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Nom série  12 Heures Plus Tard  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis totalement passé à côté de ma lecture.

Je ne connaissais pas cet auteur, j'ai pris cette bd à la médiathèque, intrigué tant par l'histoire de zombie, tendance depuis la succès Walking Dead, que par cet auteur inconnu.

L'histoire part plutôt pas mal, de manière assez distanciée avec les classiques du genre. Les personnages sentent le 100% geek et ne me sont donc pas sympathiques au sens que je ne peux me reconnaître en eux. A l'exception du "personnage marrant" ici campé par un sanglier à la libido sans fin, je n'ai pas pris de plaisir à suivre leurs pérégrinations.

Je n'ai pas su lire l'intérêt des explications de l'auteur pour situer son quartier et l'importance qu'il a à ses yeux. Il verse dans une sorte d'autobiographie déguisée.

D'ailleurs l'histoire tourne rapidement en rond et ne mène nulle part. C'est donc plus à une introspection au milieu de zombies que je me suis retrouvé convié. Et ces personnages sont vains à mes yeux.

L'histoire du coma dont on aura une explication dans les dernières planches ne sert à rien sinon à créer une forme de narration qui facilite certaines explications. J'ai donc eu l'impression d'une sorte de fourre-tout sans queue ni tête, dont je n'ai su trouver l'intérêt.

Le dessin, un mix entre BD traditionnelle et manga est assez symptomatique des oeuvres destinées aux ados aujourd'hui. S'il n'est pas mauvais, il renforce l'impression que je ne suis pas du tout dans la cible d'une BD de geek pour les geek.

Nom série  La Piscine de Micheville  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le moins agréable de Baru que j'ai lu.

Ici il invite ses souvenirs et sa mélancolie de ses jeunes années semble-t-il, dans la cité ouvrière en Lorraine.

Nous avons le droit à une suite de courts récits à l'image d'un strip. Mais si j'ai adhéré à cette peinture sociale de l'époque, les personnages et les situations m'ont laissé de marbre. Même si j'ai grandi avec ce type d'iconographie (les polards français des 70/80's), on rentre trop dans le souvenir.

Le pire à mes eux, c'est que Baru ne nous présente que des personnages antipathiques, quand ils ne sont pas sans intérêt. Le format ne permet pas de les suivre, du coup on a droit à une assertion sur les soeur Gallus, sur Mémé Bassualdo, le temps d'une boum, d'une sortie piscine...... C'est trop personnel et il y a un mélange de mélancolie mais de distanciation également.

Le dessin spécifique de Baru ne rend pas ici service à ses personnages. Son trait "arrondi" qui sied parfaitement aux adultes quarantenaires plutôt costauds rend obèses quasiment tout le monde ici et du coup, la gironde Marie n'est sexy que dans sa tête. Les personnages ne sont donc gâté ni dans la psychologie, ni dans l'intérêt ni dans le dessin.

Raté pour moi. Dispensable.

Nom série  Fais péter les basses, Bruno !  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Histoire plus courte mais néanmoins moins réussie et aboutie que L'autoroute du Sud. Baru, ici, s'éloigne un peu de la Lorraine industrielle mais reprend le concept du livre chorale avec un certain nombre de personnages qui vont se croiser et se retrouver dans une histoire de braquage.

Sauf qu'ici il montre une moins bonne maîtrise pour amener les situations et celles ci sont plus artificielles et moins bien construites. Les réactions des personnages sont incompréhensibles. Les liens entre eux sont moins naturels, leurs interactions parfois incompréhensibles, notamment le personnage de Zinedine qui outre flinguer ses sbires à peine sorti de prison va immédiatement monter un coup avec un papy braqueur (on invite un peu Lino Ventura ici) pour mieux chercher à l'arnaquer le coup à peine fait. C'est pas que c'est impossible, mais ça passe mal. Tout comme la rencontre avec le jeune africain footballeur. Disons que Baru ne s'encombre pas de pincettes pour faire avancer son histoire.

On retrouve le rythme efficace mais c'est plus court donc on essaie de faire encore plus dense et ça passe moins.

Le trait est lui toujours aussi bon. Il cadre bien, permet de suivre efficacement les personnages. Le rythme s'en trouve bien accompagné.

A lire, ça reste bon malgré tout.

Nom série  L'Autoroute du soleil  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un road-bd sympathique où vont se croiser deux jeunes, Karim, arabe 80's calé dans les années 50 et Alexandre, complexé et envieux (dans le bon sens) de Karim qui sait parler aux femmes, un futur ex candidat local du FN (pardon, de l'Elan National) et ses sbires, un VRP infidèle et sa famille, des trafiquants lyonnais, un anar qui cache son jeu, des routiers sympas, bref, tout une cohorte de personnages savoureux qui fleurent bon la montée du FN dans les années 80 sur fond de fin de métallurgie lorraine.

Nos deux compères se retrouvent embarqués malgré eux dans un western français, et doivent parcourir la route vers le sud puis retour en croisant tout ce joli monde. Le scénario n'est pas exceptionnel mais ici c'est le chemin qui est le principal moteur et non l'arrivée.

De son dessin caractéristique, Baru nous offre des trognes et croque ses personnages qui sont tous la vraie valeur ajoutée du bouquin. Certes on ne fouille pas trop la psychologie mais on suit tout ce beau monde avec plaisir, intérêt et une certaine jubilation.

La seule erreur à mon sens réside dans les réactions de notre politicard extrémiste lorsqu'il parvient à mettre la main sur Karim. Il y a ici une facilité de l'auteur pour poursuivre son chemin.

Malgré tout un vrai moment de plaisir (non)coupable.

Nom série  Mondo Reverso  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comment noter ce type de bouquin, c'est vraiment très compliqué.

Le dessin est une pure merveille et vaut à lui seul 4*. C'est détaillé, un poil caricatural mais malgré tout très réaliste. On sent vraiment la maîtrise de l'artiste. Le choix d'un sépia et blanc s'avère judicieux d'autant que le trait le permet.

L'histoire est trop légère, trop convenue (L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu) et le parti pris transgenre ne suffit pas à en faire un récit intéressant. L'humour Fluide Glacial est présent effectivement. Et autant j'étais très client de l'époque Soeur Marie/Little Kevin/Edika/Maëster autant je n'arrive plus à aimer cette revue. De ce fait, je suis assez éloigné de l'humour transgressif que l'auteur souhaite mettre. Il ne sert en rien l'histoire et ne me fait même pas lever les commissures des lèvres. 1*

Voila, très dispensable.

Nom série  Serena  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Oh la très belle BD que voici. Adaptation d'un roman dont je ne connais rien, je me suis plongé dans cette oeuvre qui va nous dépeindre une femme forte dans un environnement et une époque où elles étaient plus reléguées à la portion congrue.

Pemberton est le propriétaire d'une concession de bûcheronnage dans les Smoky Mountains, Caroline du Nord au début des années 30. Il va faire débarquer dans cet îlot de sueur, de sang et de mecs son épouse, Serena. Et loin de l'image d'Epinal de la femme précieuse, celle ci va d'abord se révéler une redoutable manager avant, progressivement, d'avaler ce cher Pemberton dans son ambition démesurée, en laissant ici puis là les cadavres des gens qui la dérangent. Ce qui est prégnant avec Serena, c'est qu'elle n'a aucun scrupule, aucun remord. Une personne est utile ou pas. Et si elle devient inutile, elle est mieux morte. A l'image de sa façon de gérer le cas de Galloway qui perd sa main, elle se révèle redoutable dans la lecture de l'âme humaine, elle qui semble en être dépourvue.
Pemberton va d'abord suivre cette soif d'ambition et de pouvoir, avant lui aussi finalement de lâcher.

La force du récit, outre la peinture de cette femme incroyable (belle, blessée, redoutable et froide), est aussi de souligner, par touches ténues mais subtiles, la grande dépression et ses conséquences sur l'emploi et les conditions sociales de l'époque, renforcée par une Amérique encore marquée par la violence où les explorateurs économiques remplacent progressivement les cowboys. De même, nous y découvrons l'absence totale d'équilibre pour l'homme blanc entre dollars et gestion maîtrisée de l'environnement. Ici, une forêt est rasée puis on se déplace, à l'instar de crickets à 2 pattes.

Le dessin n'est pas très joli de prime abord. Pour autant il n'est pas non plus désagréable et il va finalement s'avérer excellemment choisi pour "optimiser" les éléments climatiques, pour démonter cette massive déforestation, pour amplifier les comportements et caractères des protagonistes.

Vraiment du très très bon.

Nom série  Emma G. Wildford  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Là oui cela vaut le coup. L'objet est déjà très bien édité. Une couverture magnifiquement illustrée, renforcé d'une couverture à rabat, de fac similés (photo et billet d'embarquement) font de ce livre un bel album que l'on apprécie d'ouvrir.

Sur une centaine de pages, le dessin fait d'encrage pointu et vif, sec et fin, se mêle et danse avec une mise en couleurs de type aquarelles qui fait parfaitement écho à l'histoire, à la période et aux personnages. C'est très joli, vraiment un superbe travail.

L'histoire nous fait suivre Emma, fille cadette d'une famille de petite aristocratie anglaise au début du 20e, période de conventions et de convenances, où la femme se marie et se doit d'être là pour son homme, profiter du temps qui passe dans une oisiveté inutile pour celles de bonne condition bien sûr, en ne remettant surtout pas en cause ce patriarcat étouffant. Emma est l'herbe folle, la femme poète qui rêve plus d'aventures que d'inaction. Elle va partir à la recherche de son fiancé, descendant d'explorateurs parti lui aussi vers le pôle nord et porté disparu. Nous allons donc la suivre d'abord dans son combat des conventions, puis dans celui des éléments naturels avant d'affronter celui des révélations.

Comme le trait, l'histoire est vive, enlevée. La narration et le rythme sont parfaitement exécutés.

C'est une très belle lecture.

Nom série  Tramp  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série sympathique mais pas plus.

C'est bien réalisé, le premier cycle part plutôt bien, avec un suspense bien tenu. Mais je trouve que d'albums en albums, on reste toujours dans des histoires assez semblables. Le héros manque pour moi à la fois de charisme et d'aspérités. A l'instar de son trait, il est trop lisse. Ses relations aux autres ne semblent pas naturelles et c'est renforcé par certains dialogues. Nous avons trop souvent la sensation d'une pâle copie de nombreuses oeuvres aventureuses sur les mers.

Le dessin est très bon me concernant, mais la ligne claire réaliste n'amène aucune folie et "garde" la série sur les rails d'un ensemble trop convenu et trop peu intéressant.

C'est pour moi une série à lire mais pas assez nécessaire pour investir une centaine d'euros dedans.

Nom série  Souterrains  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très belle lecture que celle ci. D'abord un très bel album, format assez grand, 134 pages avec un carnet de dessins final, un chapitrage, bref un bien bel objet.

L'histoire est assez surprenante. comme il a déjà été dit, on part d'abord sur du Germinal années 20, une mine où le capital bourgeois conçoit la main d'oeuvre comme un mal nécessaire et où l'accident est coutumier. Henri et Lucien sont beaux frères. Le premier, délégué syndical, se montre virulent et toujours à l'affût des signes avant coureurs des combats à mener. Frêle, son personnage est dessiné assez anguleux collant parfaitement au caractère. Lucien, lui, semble une force de la nature. Il est calme, fort, semble suffisamment digne de confiance pour être apprécié de tous. Pour lui, c'est la famille qui prime et il accepte sa condition pour offrir le meilleur à sa fille. Henri semble d'abord se présenter comme le personnage central mais il va disparaitre et c'est bien Lucien qui prend le relais et devient primordial.
La première méandre de l'histoire nous amène ensuite sur des bribes de steampunk, avec l'intronisation de la machine (et quelle machine) dans les galeries minières. On pense alors se diriger vers une lecture qui va opposer la machine et l'homme, revenir vers la lutte des classes.
Et c'est là que l'auteur va encore tout brouiller et nous amener sur un fantastique teinté d'Heroic Fantasy.
Je vais rester évasif sur l'histoire, les différents protagonistes et peuples, les virages que prend celle ci pour ne pas dénaturer la lecture future des autres passionnés.
On passe de page en page très rapidement, c'est frais, vif, dynamique. Tout est parfaitement ordonné. C'est un petit travail d'orfèvre qui nous est livré ici.

Le dessin, à la fois réaliste et caractéristique est superbe. Les personnages sont bien croqués, leurs traits collent parfaitement à l'image que l'on pourrait avoir d'eux si on lisait sans image et permettent de passer de l'un à l'autre facilement. La colorisation permet de surligner les différents niveaux de ce sous sol, passant du rouge pour les galeries au vert/bleu pour les sous sols suivants. Le niveau de détails, que ce soit dans les runes, le bestiaire, les décors début 20e, est excellent et on se prend à ralentir sa lecture pour fouiller les cases.

Une très belle oeuvre, une belle surprise, à conseiller vivement dès 12 ans.

Nom série  La Terre des fils  posté le 11/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis passé à côté de cette lecture. Je ne comprends pas le positionnement du père à l'égard de ses deux fils. Certes il l'explique à la sorcière, pour les endurcir. Mais il pouvait le faire tout en leur inculquant la capacité de lire, de comprendre mieux ce qu'il y a autour d'eux.

Les deux fils, Lino et Santo sont antipathiques. Alors certes ils sont bêtes comme des pieds ce qui leur donne des circonstances atténuantes mais pas suffisamment pour nous les faire apprécier.

Leur périple, lui aussi, ne m'a pas intéressé. Je ne l'ai pas vraiment compris. Je n'y ai vu aucun intérêt. Je ne prends pas de plaisir à les suivre. Les personnages secondaires, comme les jumeaux sont inutiles, ils ne rendent pas le récit intéressant car c'est cousu de fil blanc. Seule la communauté des fidèles amène un haussement de sourcil, qui s'évanouit immédiatement grâce à ce bourreau qui les libères on ne sait pas trop pourquoi (la lumière lui vient en lisant le cahier du père donc il avait des trucs à transmettre).

Jérémiah a été évoqué et la comparaison est cruelle, j'y trouve aussi une similitude de fond avec Walking Dead dans le côté road movie à la rencontre de groupes barrés qui tentent de survivre voire qui s'organisent autour de l'horrible mais là encore, ça n'arrive pas à la cheville.

Le dessin plutôt peu qualitatif ce qui ne donne pas ici encore le contrepoids aux défauts de l'histoire.

Pas pour moi.

Nom série  What a Wonderful World !  posté le 27/04/2016 (dernière MAJ le 11/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je serais peut être moins critique sur cet album que le précédent aviseur, sans malheureusement monter la note car ça ne le mérite pas.

J'apprécie de lire / trouver le regard de certains auteurs sur l'actualité notamment de ceux qui ont l'habitude de manier l'humour. Leur prisme est souvent très bon.

Et ici c'est le cas.

Malheureusement trop peu. Si certaines planches m'ont vraiment fait rire, d'autres sont fadasses. Et du coup l'ensemble est tellement inégal que l'intérêt en patit trop, le déséquilibre rire/ennui n'est malheureusement pas dans le bon sens. Il n'a pas assez de régularité (choses que j'avais un peu trouvé dans Happy Girl et Happy parents.

Mais pour autant je ne trouve Zep jamais aussi bon que lorsqu'il s'adresse aux grands.

Edition après lecture du tome 2

Ben on reprend les mêmes et on recommence. Zep parvient à nous faire sourire (parfois), rire (souvent) et soupirer (souvent).

Il a du talent dans le traitement de l'actualité et de l'évolution du monde mais malheureusement il noie tout ça dans un recueil où trop souvent l'intime inintéressant l'emporte sur sa vision du monde. Il se décrit vieillissant dans un monde 2.0 en proie aux troubles que l'on connait. Mais c'est dilué. On sent la verve pas loin, sous la surface, mais il semble s'autocensurer, rester dans un humour potache pour pas trop se mouiller (Suisse quoi). C'est dommageable car son trait est merveilleux. Les strips sur la guerre 2.0, sur le traitement des réfugiés par la Suisse, la déchéance de nationalité sont bons. Mais il y a trop d'histoires vraies autour du savon, des grosses bites et autres boites de chocolat.

Allez Zep, un 3e tome vraiment engagé?

Nom série  La Grande Odalisque  posté le 11/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'avais déjà pas fortement apprécié la Grande Odalisque, que je pensais comme un one shot. La lecture d'Olympia va encore plus loin et renforce mon sentiment.

Le dessin est plutôt bon. L'aspect un peu éthéré, étiolé n'est pas génant, pour autant il doit masquer une lacune sur la gestion des traits. Mais globalement ça marche. Les intérieurs sont très bien rendus, les musées et tableaux également.

Par contre comment croire en ces catseyes à la française, lorsqu'on les suit dans des situations aussi incongrues et des dialogues incroyables. Les relations entre les 3, Durieux puis sur le tome 2 avec Antonio le tueur à gage sont prodigieusement incohérentes, irréalistes. C'es too much. Et puis les auteurs n'hésitent pas à multiplier les scènes toujours plus ahurissantes. 2 des héroïnes sortent indemnes d'une fusillade sur un yacht habillées (déshabillées) en infirmière et soubrette de Dorcel en parvenant à planquer qui une épée qui un pistolet médiéval à trois coups face à une armée de gorilles à uzi. Plus loin, on va encore plus loin dans une course poursuite dans un musée inondé sur une torpille qu'elles parviennent à piloter enceinte pour l'une d'elles.

Tout va vite, monté à la va comme je te pousse, sans souci de cohérence avec un soupçon de véridique et du coup on perd en intérêt.

Les personnages hypersexués/bisexuelles/nymphos sont inintéressant, voire même prodigieusement stupides, énervant et amateurs alors qu'elles sont censées être les nouvelles Ocean11.

Peu d'intérêt hors le dessin.

Nom série  Shahidas  posté le 11/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent diptyque que ce Shahidas.

Le dessin de Volante est bon et se cale parfaitement dans le style et le rythme du récit. Les personnages sont clairement reconnaissables, l'encrage, un peu épais, donne du coffre et de l'épaisseur aux personnages et souligne surtout parfaitement celui de
Mahmoud. La rythmique est bien soutenue par les cadrages et les compositions. Ce n'est les plus beau dessins vus bien sûr mais ils sont très qualitatifs et en raccord avec l'oeuvre.

Le point fort de l'histoire, c'est de ne jamais y amener le prisme occidental. Cela permet de ne pas dénaturer le propos et de bien mettre en exergue la difficulté au moyen orient de trouver le juste équilibre entre combat de valeur (Palestine) et barbarie (attentats aveugles) comme le souligne Hisham, le frère du personnage principal. Les rouages de l'endoctrinement, passant de l'intellectuel prosélyte universitaire à l'assistance psychologique apportée aux personnes en difficultés sont bien décrits sans être profondément fouillés. Les aspects un peu rétrogrades de la religion (mariages arrangés, honte familiale) maintenus même par des "innocents" modérés font le lit des extrémistes de manière indirecte.

Le personnage principal est personnellement impliqué, passant de veuf de victime à mari de terroriste, tiraillé entre ses origines palestiniennes (ses frères combattent Israel) et son intégration en Egypte (pendant que lui est "le traitre" à sa patrie). Il est donc impliqué et plus qu'on ne le croira au fil d'un tome 2 un peu plus facile.

Une belle surprise que ce diptyque

Nom série  Luisa, Ici et là  posté le 30/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon moment de lecture.

Le dessin est très expressif. Le coup de crayon est juste, il rend les personnages très expressifs malgré le peu de couleur. A la fois fouillé et rapide, efficace et terriblement humain. Il est vraiment un parfait complément de l'histoire.

J'avoue avoir eu du mal à rentrer dans l'histoire. Ce "saut spacio temporel" ne m'inspirait que du questionnement sur son intérêt, sa finalité.

Puis en découvrant les thématiques sur l'identité sexuelle, l'adolescence, les chemins qui vont de celle ci à l'adulte que l'on construit, j'ai plongé. D'autant que finalement, à quelques années prêt, les moqueries, quolibets et pressions sur une homosexualité pas acceptée, c'est ce que j'ai vu des 90's qu'il m'ont vu passer à l'âge adulte. La pression sociale et familiale, l'incompréhension (que n'a-t-on entendu cette phrase de la mère "tu as choisi d'être comme ça......."). Cette histoire m'a parlé.

Après je dois avouer que le bouquin est un peu trop dispersé, des personnages inutiles, des parties inutiles.

Une plus grande densité aurait été bénéfique il me semble.

Pour autant, je conseille vivement cette lecture.

Nom série  Beauté noire et le groupe Prospéro  posté le 30/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La lecture de ce premier volume a été un vrai plaisir.

Tout d'abord le contexte historique, la montée du nationalisme, les prémices de ce qui va amener le premier conflit mondial, tout est bien restitué, on croisera les personnages majeurs de cette époque. C'est bien documenté, fouillé et la grande histoire se mêle à la petite à merveille.

Le dessin m'a beaucoup plu. Une ligne claire très expressive, avec de beaux aplats de couleurs toujours bien choisies, donne vie à ces personnages. Je trouve ça très bien réalisé. Cela donne un côté daté, vintage, qui sied parfaitement à l'oeuvre.

Reste l'histoire et ici je rejoins l'avis précédent en ce sens que cela vient un peu vite, que tout se met rapidement en place, trop rapidement. Les personnages sont peu exploités. Les auteurs donnent des éléments mais ils semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Cela donne peu de foi à leur crédibilité. Par ailleurs, les "héros" du groupe Prospero sont par trop parfaits et incroyablement efficaces. Une sorte de Cats Eyes........... L"album mériterait d'être plus conséquent. De prendre plus son temps pour développer.

Pour le moment, malgré ce bémol, j'y ai trouvé mon compte de lecture. J'espère que la suite permettra de gommer celui ci et de continuer et amplifier les qualités que j'y ai trouvées.

Nom série  Le Oki d'Odzala  posté le 30/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La difficulté avec le reportage, c'est de rendre suffisamment intéressant son récit pour ne pas perdre le lecteur.
Deux options sont possibles, soit être très bon (Le Photographe/Les Chroniques....) soit scénariser pour créer une tension dans la lecture.
C'est ce deuxième axe qu'a choisi d'exploiter A.DAN.

Son histoire manque malheureusement d'écriture. Il tisse une trame autour de Mickey et de sa vengeance, de la participation de Gibson à celle ci, de l'importance des marabouts et de leurs sorts pour étoffer le peu à dire de l'expédition. La finalité est bien de dénoncer le braconnage, les horreurs qui y sont liées et l'absurdité de son utilisation (trophées, soigner les troubles de l'érection, cendriers etc....).
Clémence la primatologue est sans intérêt. Je pensais qu'elle nous apprendrait beaucoup mais c'est survolé. De plus, elle apparaît toujours acariâtre, énervée. Elle ne communique pas avec ses partenaires d'expédition. Donc nous n'apprenons que trop peu d'elle.
Manu ensuite est bien plus agréable. L'auteur s'est il autoportraitisé de manière plus positive volontairement? Malheureusement, il cherche sans arrêt à rentrer plus loin dans les mythes locaux mais on ne lui en fourni que trop peu. il aimerait apprendre, connaître, mais on ne lui en laisse pas la place. Il se retrouve comme nous.
Reste donc les personnages secondaires qui conduisent la trame "suspense". Le gosse et son protecteur, pilote de son état, ont déjà plus de choses à dire. Malheureusement, la trame est trop légère. Cela va trop vite. Gibson a un passé qui l'a conduit ici. Mais c'est juste évoqué, juste survolé. Mickey cherche à se venger, il veut aussi marcher sur les traces de son père, mais là encore tout file autour de lui.

En fait il y a une volonté forte de l'auteur de pondre quelque chose de bien foutu, malheureusement, il passe à côté de son sujet sur les 2 axes. Le reportage n'est pas assez fouillé, l'histoire est trop légère. C'est dommage, les bonnes intentions sont là.

Graphiquement, c'est très réussi. Les aquarelles sont superbes mais....elles auraient pu être plus belles encore. La couverture, le cahier graphique en fin de volume, tout montre l'extraordinaire artiste qu'il est. Mais il s'est limité sur les planches. C'est joli, bien réalisé, mais tellement en dessous de son travail que l'on retrouve en fin d'album.

Sur le fonds, l'ouvrage est essentiel. Il offre une lecture de pratiques encore fortes et ancrées quand on les connait depuis si longtemps, qu'elles étaient déjà dénoncées par Dianne Fossey, qu'on voit les dégâts s'amplifier, le globe se détruire.

Nom série  Templiers  posté le 14/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent diptyque que voici.

Comme dit plus haut, nous n'avons pas affaire ici à une (re)lecture de l'Histoire des Templiers, de leur enrichissement, de leur chute, mais plus à une histoire dans celle-ci, une sorte de Robin des Bois mâtiné de Ocean Eleven.

Nous allons suivre, pendant les rafles de templiers et leur procès, les aventures d'un groupe d'une demi douzaine d'entre eux qui vont soustraire le fameux trésor de l'ordre au Roi et ses conseillers, pour qui la chute de l'ordre (et de son prestige) se doublait d'une opération destinée à remplir les caisses de l'état, exsangues. Et ces personnages sont vraiment savoureux, chacun avec ses qualités, défauts, vices.... On leur trouve vraiment ce caractère qui nous les rends sympathiques. Les méchants sont des méchants. Ils en portent tous les stigmates, comme dans les bons fils d'Errol Flynn. C'est caricatural certes, mais tellement bien réalisé.

Le rythme est dynamique, toujours en action. Le style Comics se prête parfaitement pour suivre cette narration cartoonesque, toujours en mouvement. Pas une page ne suscite l'ennui, les trouvailles sont toutes excellentes (l'utilisation des excréments parisiens et ce dialogue avec le bâtelier chargé de leur évacuation). Le dessin n'est pas exceptionnel mais il est bon dans son genre, les personnages sont reconnaissables, il participe au dynamisme, à l'action et se révèle au fil des pages, une belle réalisation.

Le format, en deux volumes de 245 pages environ, est pour moi idéal. Il permet de donner du coffre, de l'ampleur à l'histoire et aux personnages, d'évoluer à la fois sans temps mort ni raccourcis.

Vraiment bon.

Nom série  La Guerre des Loups - L'Enfer du Lingekopf  posté le 14/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Victor Lepointe nous offre un livre de toute beauté.

Son dessin est magnifique. Les visages sont terriblement réussis, il parvient à merveille à nous faire vivre les horreurs, les sentiments. Nombre de personnages sont "semblables mais cela n'est pas gênant dans le sens où nous avons affaire à une histoire à la fois documentaire et introspective. Du coup, les autres soldats sont plus là pour faire le nombre, pour situer, pour montrer la mort. Les paysages de cette montagne alsacienne sont tout aussi superbes. Ils nous renvoient cette image d'une forêt tout à la fois merveilleuse, mais pour autant révélant en son sein la plus grande horreur que l'on puisse imaginer. L'évolution de ceux ci accompagne également l'évolution de cette bataille, passant d'une forêt que l'on devine d'abord profonde, plein de vie sauvage, avec des beaux conifères et qui progressivement, au fil des combats, va se transformer en bourbier duquel jaillissent les fûts brisés par d'incessant bombardements d'artillerie. Ils souligne l'horreur.


La mise en couleur est aussi une grande réussite. Nous trouvons ici un mélange de sépia très raccord avec la période, mixé avec quelques couleurs simples (uniformes principalement). L'auteur est à mon sens un bel artiste.Dans un style très différent bien sûr, j'y vois une beauté telle que je retrouve dans les oeuvres de Prugne.

L'histoire est le point faible de ce livre. Non pas qu'elle soit inintéressante et mal tournée, mais plutôt du fait qu'elle pâtit grandement des orientations de l'auteur. D'une part, nous sommes face à une oeuvre qui se veut documentaire sur le fond, et qui donc va privilégier le didactique à une narration plus scénarisée, plus dynamique. Le propos est donc très intéressant mais on peine à rentrer dedans dans la mesure où c'est plus un cours d'histoire. De plus, pour faire tenir le tout sur un volume de 60 planches, nous passons régulièrement de plusieurs mois d'un coup, nous ne nous attardons jamais sur un coup de force ou une période très définie. Cela renforce finalement le risque de passer à côté.
D'autre part, comme la narration est introspective, nous trouvons plus de phylactères de pensée que de dialogue. Et ici encore, cela rend l'histoire personnelle de ce soldat peu intéressante, on a du mal à se glisser dans sa peau. Certes on est dans sa tête mais de manière trop "universitaire".

Personnellement, je mettrais 4* et un conseil d'achat. Mais parce que la période 1860/1960 est une de mes préférées, que je suis fan d'histoire en générale et des conflits du XXe en particulier (pas fan des millions de morts hein....). Par contre, de manière plus objective, cette oeuvre manque de quelques ingrédients pour que je puisse y mettre cette note en terme de conseil. Malgré tout c'est à lire, d'une part parce que c'est magnifique et d'autre part parce qu'apprendre est toujours nécessaire.

Nom série  Amour austral  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le roman graphique est un genre à la mode. Il peut s’avérer excellent lorsque il offre une expérience de lecture forte. La majorité de mes plus grandes satisfactions viennent de ce genre. Dans cette catégorie, le récit de voyage est un peu le parent à la fois riche et pauvre. Le moindre gars qui se trimballe un peu nous fait son récit de voyage comme il ferait un selfie. Alors le roman graphique de voyage peut avoir trois attraits, le premier géographique, avec une découverte et un graphisme qui rend hommage aux lieux (Emmanuel LEPAGE en est un des meilleurs représentants) soit géopolitique à l’image de Delisle ou du Photographe d’Emmanuel Guibert ou enfin initiatique/introspectif .

La problématique ici c’est que l’on a le droit à aucun de ces éléments forts. Malgré quelques doubles pages un peu travaillées, on découvre trop peu de ces terres australes. Certes on a le droit à quelques digressions sur les mouches, les dingos, la sécheresse, mais on ne va pas très loin dans la découverte, nous n’apprenons pas grand-chose, seule une carte en double de couverture nous instruit un peu (trop peu). La partie géopolitique n’existe pas (normal vu la période/lieu). Quant à la partie initiatique et/ou introspective, nous suivons les pérégrinations d’un allemand trentenaire qui compte sur cette randonnée pour se ressourcer après une rupture et le décès de sa maman et qui va tomber amoureux d’une jeune française de 23 ans. Nous suivons sa dragouille, son béguin et son comportement mièvre quand Morgane va se révéler trop « libre » pour lui. Je n’ai trouvé aucun intérêt à son histoire, son âge rend presque son amourette pathétique. On ne va pas vraiment assez loin dans l’introspection pour savoir ce qui cloche vraiment chez lui et trop loin dans sa lecture des sentiments humains.

Le dessin est plutôt bon, il permet de suivre avec clarté et fluidité ce récit mais il pêche sur le rendu des grands espaces du bush (à l’exception de 4/5 doubles pages).

Bref pas incontournable loin s’en faut. Ca se lit rapidement, mais je l’aurais oublié en fermant les yeux ce soir.

Nom série  Les Ogres-Dieux  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voila ce que l'on peut présenter comme de la belle ouvrage. Des albums luxueux, couverture magnifique, reliure de qualité, papier luxueux, interludes magnifiquement mis en page, bref du grand art. On en a pour son argent. Rares sont les BD à offrir un tel "contenu".

L'histoire de ces géants consanguins est excellente. Aucun personnage n'est réellement positif. On s'attache à ces personnages auxquels ont ne peut (veut) s'attacher. J'ai adoré découvrir ces ogres déguster ici des membres et là des torses au point de cherche les assiettes.
Le dessin est bien sûr d'excellente facture, ce noir et blanc aux 1000 nuances de gris (rien de SM ici sauf pour qui aime se manger un mollet) est somptueux et il profite à merveille de la qualité du papier et de l'encrage.

C'est vraiment une BD à lire et à acquérir.

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