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... a posté 389 avis et 7 séries (Note moyenne: 2.9)

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Nom série  Le Coeur des Amazones  posté le 21/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Graphiquement, c'est superbe. Mais je n'ai pas apprécié la lecture de cette oeuvre.

Le scénario ne m'a pas intéressé plus que cela. Je n'ai pas réussi à m'immerger, les personnages m'ont semblé peu fouillés, ils ne m'ont pas convaincu. La narration, parfois lente, parfois ultra rapide pour passer d'une scène à l'autre et certains côtés bavards m'ont perdu.

Le dessin, certes somptueux, associé à des teintes sépias m'a aussi souvent fait perdre le fil car le personnage ne ressortait pas.

Cela se lit, mais je n'ai pas pris un gros plaisir dans ma lecture.

Les thématiques homme/femme, la dénonciation de la domination masculine etc, perdent de leur force dans le récit à mes yeux.

Nom série  Oink le boucher du Paradis  posté le 19/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une oeuvre intéressante.

A lecture du précédent avis, il existe plusieurs versions de ce bouquin. C'est la version De luxe de Delirium que j'ai lue.

Graphiquement, c'est très réussi. Le dessin est beau, parfois plus encore. Il est sombre, il dépeint à merveille ce monde glauque et malsain. Il donne du coffre et de l'épaisseur à cette dictature religieuse basée sur l'esclavage, l'abaissement de certains au profit d'une caste et est une vision bien noire mais non dénuée de réalisme de nos sociétés.

Le propos et la critique sont présent, forts, mais manquent pour moi de consistance sur la durée. Ça tourne au bien bourrin, ça s'enchaîne trop vite et puis voilà, fin. Que se passe-t-il entre le moment où Oink part vers l'anarchie et son exécution, combien de temps, quelles sont ses évolutions, ses rencontres. ... Je suis par trop resté sur ma faim.

Un propos exploité complètement aurait débouché sur une oeuvre forte. Dommage.

Nom série  Lowlifes  posté le 19/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je m'attendais à un one shot et je pensais que c'en était un mal fini avant de lire le post précédent. Une fin bien troussée permettra peut-être de relever la note.

Je vais paraphraser l'avis précédent car j'ai le même ressenti. Ca part pas mal, sans grosse originalité mais dans le style polar noir US années 80. Ce flic qui va devoir passer la frontière du pourri pour se venger de l'agression subie par sa femme. Le problème c'est que cette trame tourne court, les identités des braqueurs du caïd sont rapidement connues, les protagonistes sont trop vite refroidis.

C'est classique et dans ce classique, il y a déjà eu mieux que ce soit en littérature, BD ou ciné.

Le dessin n'est pas mauvais malgré quelques erreurs d'angle/perspective dans les visages.

A voir aux tomes 2 et 3

Nom série  Tatiana K.  posté le 04/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne vais pas revenir en long en large et en travers sur tout ce qui a été dit. Une série bien inutile.

Je ne suis jamais opposé à une case ou deux un brin sexy, coquine mais là ça frôle l'indigestion. Tatiana en bleu, Tatiana sous la douche, Tatiana en actrice x, et surtout Tatiana qui doit toujours être en string pour bien se battre. Et ce toujours dans des postures dignes de Playboy et avec une justification digne de....ben de rien.

Les personnages sont tous creux, leurs justifications tirées par les cheveux (l'agent inutile mais c'est le seul disponible, tome après tome parfaitement inutile). L'agence de protection de l'environnement grandement risible. Bref du bon ridicule.

Le scénario et la narration sont aussi mauvais que le reste. Corteggiani veut à tout prix nous montrer qu'il s'est documenté sur toutes les agences et les services, du coup on a droit à chaque tome à une explication parlée car impossible à intégrer tout ça... C'est inutilement bavard, une double planche du dernier tome est même déséquilibrée à l'extrême.

L'histoire enfin, est sans queue ni tête, fourre tout et pas maîtrisée.

Indigestion.

Nom série  Dead Body Road  posté le 29/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je rejoins fortement l'avis de Jetjet, d'une part ce sont les mêmes promesses qui m'ont fait lire ce bouquin et ce sont les mêmes écueils que j'y ai trouvés.

Je suis friand du régressif assumé, de ce genre de récit plein de testostérone, d'une action puissante et sans arrière pensée.

Finalement je me suis ici un peu ennuyé. Étrange. Mais je pense que le héros manque de charisme et surtout il n'est pas capable d'assumer son opération plombage. Dès le dinner, il va se voir voler la vedette par Rachel qui sera réellement la pièce forte. Ce duo, associé à un ex flic psychopathe dont les réactions sont parfois bizarres, va affronter donc une quinzaine d'ennemis, braqueurs puis bikers mais en multipliant les erreurs. Notamment pourquoi se retrancher dans un endroit trop vaste pour être défendu à 3 sans chercher à l'optimiser et à réduire la zone de combat? S'ajoute à cela une narration trop linéaire et manquant de tiroirs et de méandres.

Le dessin est de bonne facture, aiguisé, racé. J'aime.

Malheureusement une bd dispensable et qui ne tient pas ses promesses. J'attendais du Tarantino, j'ai eu du Bruckheimer.

Nom série  Al'Togo  posté le 29/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Aïe Aïe Aïe.

Il est des séries que l'on aimerait mieux noter. Mais là, ça n'est vraiment pas possible. Pourquoi ?

D'abord parce que la crédibilité de cette EuroPolice et surtout des protagonistes n'est pas au rendez-vous. Déjà parce que les "characters" sont outranciers (la nympho, le gay, l'ex mafieux), leurs actions sont par trop "amatrices". Ils ont des outils dingues mais semblent à chaque mission être des bras cassés. Enfin le principal personnage, Al'Togo ou plutôt son frère jumeau............... La crédibilité absolue d'un novice qui arriverait à remplacer son frère au GIGN ou au RAID???? Bref du grand n'importe quoi.

Ensuite, dans le et les scénario(s). Les 4 premiers tomes sont des one shots façon feuilleton où nous voyons qu'il y a un fond sur le personnage d'Al'Togo qu'on devrait progressivement découvrir. Ce mystère est la seule tension réelle dans le script. Chaque petite histoire est irréaliste.

Le premier tome a pour fond un ministre de la culture suédois, ancien ambassadeur en Espagne fraîchement divorcé, qui va pêter un cable, assassiner sa femme et enlever ses filles. Comme de par hasard il va croiser la route d'Al'Togo qui doit intégrer l'EuroPolice qui va le filer avec sa Twingo. Ce tome dont l'enquête est inutile, sert juste à créer le lien entre le héros et le groupe.

Deuxième tome, un forcené transporte une mallette remplie de gaz VX dans le Thales et menace de la faire se répandre dans la gare de Bruxelles. S'ensuit une course poursuite risible entre les super policiers qui semblent plus être de bons amateurs que des spécialistes et des malfaiteurs étrangement professionnels eux et qui finalement verra que le VX est de la vulgaire cocaïne, le tout devant une équipe de TV US (c'est bien connu que tous les services d'élite ouvrent leurs portes aux journalistes à visage découvert). C'est sans queue ni tête.

3e opus, on va aller en Pologne, à la poursuite de braqueurs de convois sévissant partout en Europe. Et on va tomber dans un conflit entre mafia locale et soldats nostalgiques de l'époque disciplinée de la dominance soviétique. Là encore, l'équipe de l'EuroPolice est une bande de gamins (et de pantins) dans ce jeu trop grand pour eux.

4e tome, cette fois un gourou philosophe grec manipule (et est manipulé) les masses pour lutter contre les médias aux mains des gouvernements. Là encore, les pseudos superflics sont contrés par un groupuscule de 2nde zone. Et accessoirement, on va avoir droit à un cliffhanger étrange car il arrive trop tôt.....

Le dernier tome semble être créé car la série allait être sabordée. On a le droit à l'explication post mortem de ce mystère du héros sous forme de compte rendu de l'enquête de la journaliste US. Outre le procédé grossier et mal narré qui arrive comme un cheveu sur la soupe (voir cliffhanger ci dessus), cela ressemble vraiment à un tome pour "boucler" le scénario originel, sur fond de scandale d'état.


Le dessin n'est pas mauvais mais il est trop typé nouvelle bd jeunes (foot2rue) pour moi, et pas assez qualitatif pour ressortir un peu la série.

Bref, une série ambitieuse mais où tous les éléments tombent à l'eau.

Nom série  Rebels  posté le 17/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On retrouve dans Rebels les mêmes erreurs que j'ai trouvées dans Northlanders.

Un postulat qui aurait pu et du nous offrir une saga épique et profonde sur cette période forte des USA puisque fondatrice. Mais ici les histoires sont peu intéressantes, elles n'épousent que trop peu la Grande Histoire et surtout sont très linéaires et tellement centrées sur un personnage qu'elles se perdent.

La partie principale, celle de Seth Abbott, est très significative. Elle démarre pas trop mal, est développée sur une longueur suffisante pour l'étoffer et créer l'empathie sur les personnage mais ici l'équilibre intime/histoire est mal gérée. La partie bluette, qui va se tendre progressivement est sans intérêt à mes yeux. Les auteurs abordent des éléments initiaux de la révolte mais de manière trop brouillonne et pas assez développée. Certaines missions prennent de l'importance mais pas assez proches et surtout pas assez ancrées dans la grande Histoire.

Les courts scénarios suivants ne trouvent pas mon intérêt, certain frisant l'inutile.

Comme pour Northlanders, on part de quelque chose d'extrêmement intéressant et prometteur mais la réalisation ne suit pas.

Nom série  Nailbiter  posté le 17/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà ce que j'appelle un très bon comics.

L'histoire de base, cette petite ville de l'Oregon, toujours sous les trombes d'eau, est tristement célèbre pour être le berceau de 16 serial killers. Une agent du FBI enquêtant sur cette "anomalie" suite au non lieu de l'un d'eux va disparaître et plonger son ami, agent de la NSA à sa recherche.

Celui-ci va s'associer avec la shérif locale pour résoudre cette enquête.

Les personnages sont intéressants, de Finch, spécialiste es torture pour la NSA, attendant son procès pour avoir malencontreusement tué son dernier patient, à Crane, shérif(e) acariâtre qui a entretenu une liaison avec l'un d'eux, en passant par tous les protagonistes qui disparaîtront progressivement avec leur folie et leurs secrets.
C'est très bien conduit, la narration est efficace. On est entre Seven pour le côté serial killers et Walking Dead pour les personnages barrés et le côté survival.

Le dessin est typique comics mais très bien réalisé. Les ambiances sont bonnes. Un poil plus de détail dans les décors aurait pu donner une plus grande immersion. Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est du tout bon.

Je mets un tout petit bémol, je trouve les enquêteurs trop souvent surpris et presque naïfs alors qu'au moins Finch devrait être aguerri. Une facilité pour dérouler le scénario, pas trop gênante pour autant.

Les auteurs nous tiennent en haleine jusqu'au bout.

Nom série  Northlanders  posté le 07/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
AAAhhhh, quelle tristesse de ne pouvoir mieux noter cette série. Parce qu'elle avait tout (à mes yeux) pour tenir le haut du pavé.

D'abord la thématique sur les Normands au sens large, ensuite un bon gros pavé (trois en fait) recensant des mythes et légendes fondatrices ou des histoires soulignant la grande, celle avec un H.

J'aime la forme, ces 3 livres conséquents, ces différentes histoires prises par des auteurs différents, cette organisation géographique qui a du sens justement au regard de l'histoire. Le dessin est plutôt plaisant à mes yeux, il peut parfois manquer de détails paysagers mais il sait rendre la dynamique attendue.

Mais hélas, le fond est par trop laissé de côté. En effet, les différentes histoires/légendes sont trop souvent trop intimistes, mal utilisées ou narrées. Bref on passe à côté de quelque chose de top et c'est vraiment dommage. Je retiens par exemple dans le livre Saxon la première histoire sur le saccage de Lindisfarne où le sort de ce garçonnet mal dans sa peau n'est que trop fade, de celle dans le livre européen de la Peste, intéressante mais trop longue, comme l'est celle dans le livre Islandais sur le mode de construction clanique, pour le coup très intéressante mais trop longue et mal orientée à mes yeux.

Il y avait tellement de matière, entre les pillages de la Brittannia, le commerce sur les zones baltes, le mercenariat bizantin, les découvertes au long cours. Trop de possibilités de faire une oeuvre plus complète et épique à la fois pour accepter ce trop peu dans trois pavés aussi conséquents.

Nom série  12 Heures Plus Tard  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis totalement passé à côté de ma lecture.

Je ne connaissais pas cet auteur, j'ai pris cette bd à la médiathèque, intrigué tant par l'histoire de zombie, tendance depuis la succès Walking Dead, que par cet auteur inconnu.

L'histoire part plutôt pas mal, de manière assez distanciée avec les classiques du genre. Les personnages sentent le 100% geek et ne me sont donc pas sympathiques au sens que je ne peux me reconnaître en eux. A l'exception du "personnage marrant" ici campé par un sanglier à la libido sans fin, je n'ai pas pris de plaisir à suivre leurs pérégrinations.

Je n'ai pas su lire l'intérêt des explications de l'auteur pour situer son quartier et l'importance qu'il a à ses yeux. Il verse dans une sorte d'autobiographie déguisée.

D'ailleurs l'histoire tourne rapidement en rond et ne mène nulle part. C'est donc plus à une introspection au milieu de zombies que je me suis retrouvé convié. Et ces personnages sont vains à mes yeux.

L'histoire du coma dont on aura une explication dans les dernières planches ne sert à rien sinon à créer une forme de narration qui facilite certaines explications. J'ai donc eu l'impression d'une sorte de fourre-tout sans queue ni tête, dont je n'ai su trouver l'intérêt.

Le dessin, un mix entre BD traditionnelle et manga est assez symptomatique des oeuvres destinées aux ados aujourd'hui. S'il n'est pas mauvais, il renforce l'impression que je ne suis pas du tout dans la cible d'une BD de geek pour les geek.

Nom série  La Piscine de Micheville  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le moins agréable de Baru que j'ai lu.

Ici il invite ses souvenirs et sa mélancolie de ses jeunes années semble-t-il, dans la cité ouvrière en Lorraine.

Nous avons le droit à une suite de courts récits à l'image d'un strip. Mais si j'ai adhéré à cette peinture sociale de l'époque, les personnages et les situations m'ont laissé de marbre. Même si j'ai grandi avec ce type d'iconographie (les polards français des 70/80's), on rentre trop dans le souvenir.

Le pire à mes eux, c'est que Baru ne nous présente que des personnages antipathiques, quand ils ne sont pas sans intérêt. Le format ne permet pas de les suivre, du coup on a droit à une assertion sur les soeur Gallus, sur Mémé Bassualdo, le temps d'une boum, d'une sortie piscine...... C'est trop personnel et il y a un mélange de mélancolie mais de distanciation également.

Le dessin spécifique de Baru ne rend pas ici service à ses personnages. Son trait "arrondi" qui sied parfaitement aux adultes quarantenaires plutôt costauds rend obèses quasiment tout le monde ici et du coup, la gironde Marie n'est sexy que dans sa tête. Les personnages ne sont donc gâté ni dans la psychologie, ni dans l'intérêt ni dans le dessin.

Raté pour moi. Dispensable.

Nom série  Fais péter les basses, Bruno !  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Histoire plus courte mais néanmoins moins réussie et aboutie que L'autoroute du Sud. Baru, ici, s'éloigne un peu de la Lorraine industrielle mais reprend le concept du livre chorale avec un certain nombre de personnages qui vont se croiser et se retrouver dans une histoire de braquage.

Sauf qu'ici il montre une moins bonne maîtrise pour amener les situations et celles ci sont plus artificielles et moins bien construites. Les réactions des personnages sont incompréhensibles. Les liens entre eux sont moins naturels, leurs interactions parfois incompréhensibles, notamment le personnage de Zinedine qui outre flinguer ses sbires à peine sorti de prison va immédiatement monter un coup avec un papy braqueur (on invite un peu Lino Ventura ici) pour mieux chercher à l'arnaquer le coup à peine fait. C'est pas que c'est impossible, mais ça passe mal. Tout comme la rencontre avec le jeune africain footballeur. Disons que Baru ne s'encombre pas de pincettes pour faire avancer son histoire.

On retrouve le rythme efficace mais c'est plus court donc on essaie de faire encore plus dense et ça passe moins.

Le trait est lui toujours aussi bon. Il cadre bien, permet de suivre efficacement les personnages. Le rythme s'en trouve bien accompagné.

A lire, ça reste bon malgré tout.

Nom série  L'Autoroute du soleil  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un road-bd sympathique où vont se croiser deux jeunes, Karim, arabe 80's calé dans les années 50 et Alexandre, complexé et envieux (dans le bon sens) de Karim qui sait parler aux femmes, un futur ex candidat local du FN (pardon, de l'Elan National) et ses sbires, un VRP infidèle et sa famille, des trafiquants lyonnais, un anar qui cache son jeu, des routiers sympas, bref, tout une cohorte de personnages savoureux qui fleurent bon la montée du FN dans les années 80 sur fond de fin de métallurgie lorraine.

Nos deux compères se retrouvent embarqués malgré eux dans un western français, et doivent parcourir la route vers le sud puis retour en croisant tout ce joli monde. Le scénario n'est pas exceptionnel mais ici c'est le chemin qui est le principal moteur et non l'arrivée.

De son dessin caractéristique, Baru nous offre des trognes et croque ses personnages qui sont tous la vraie valeur ajoutée du bouquin. Certes on ne fouille pas trop la psychologie mais on suit tout ce beau monde avec plaisir, intérêt et une certaine jubilation.

La seule erreur à mon sens réside dans les réactions de notre politicard extrémiste lorsqu'il parvient à mettre la main sur Karim. Il y a ici une facilité de l'auteur pour poursuivre son chemin.

Malgré tout un vrai moment de plaisir (non)coupable.

Nom série  Mondo Reverso  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comment noter ce type de bouquin, c'est vraiment très compliqué.

Le dessin est une pure merveille et vaut à lui seul 4*. C'est détaillé, un poil caricatural mais malgré tout très réaliste. On sent vraiment la maîtrise de l'artiste. Le choix d'un sépia et blanc s'avère judicieux d'autant que le trait le permet.

L'histoire est trop légère, trop convenue (L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu) et le parti pris transgenre ne suffit pas à en faire un récit intéressant. L'humour Fluide Glacial est présent effectivement. Et autant j'étais très client de l'époque Soeur Marie/Little Kevin/Edika/Maëster autant je n'arrive plus à aimer cette revue. De ce fait, je suis assez éloigné de l'humour transgressif que l'auteur souhaite mettre. Il ne sert en rien l'histoire et ne me fait même pas lever les commissures des lèvres. 1*

Voila, très dispensable.

Nom série  Serena  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Oh la très belle BD que voici. Adaptation d'un roman dont je ne connais rien, je me suis plongé dans cette oeuvre qui va nous dépeindre une femme forte dans un environnement et une époque où elles étaient plus reléguées à la portion congrue.

Pemberton est le propriétaire d'une concession de bûcheronnage dans les Smoky Mountains, Caroline du Nord au début des années 30. Il va faire débarquer dans cet îlot de sueur, de sang et de mecs son épouse, Serena. Et loin de l'image d'Epinal de la femme précieuse, celle ci va d'abord se révéler une redoutable manager avant, progressivement, d'avaler ce cher Pemberton dans son ambition démesurée, en laissant ici puis là les cadavres des gens qui la dérangent. Ce qui est prégnant avec Serena, c'est qu'elle n'a aucun scrupule, aucun remord. Une personne est utile ou pas. Et si elle devient inutile, elle est mieux morte. A l'image de sa façon de gérer le cas de Galloway qui perd sa main, elle se révèle redoutable dans la lecture de l'âme humaine, elle qui semble en être dépourvue.
Pemberton va d'abord suivre cette soif d'ambition et de pouvoir, avant lui aussi finalement de lâcher.

La force du récit, outre la peinture de cette femme incroyable (belle, blessée, redoutable et froide), est aussi de souligner, par touches ténues mais subtiles, la grande dépression et ses conséquences sur l'emploi et les conditions sociales de l'époque, renforcée par une Amérique encore marquée par la violence où les explorateurs économiques remplacent progressivement les cowboys. De même, nous y découvrons l'absence totale d'équilibre pour l'homme blanc entre dollars et gestion maîtrisée de l'environnement. Ici, une forêt est rasée puis on se déplace, à l'instar de crickets à 2 pattes.

Le dessin n'est pas très joli de prime abord. Pour autant il n'est pas non plus désagréable et il va finalement s'avérer excellemment choisi pour "optimiser" les éléments climatiques, pour démonter cette massive déforestation, pour amplifier les comportements et caractères des protagonistes.

Vraiment du très très bon.

Nom série  Emma G. Wildford  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Là oui cela vaut le coup. L'objet est déjà très bien édité. Une couverture magnifiquement illustrée, renforcé d'une couverture à rabat, de fac similés (photo et billet d'embarquement) font de ce livre un bel album que l'on apprécie d'ouvrir.

Sur une centaine de pages, le dessin fait d'encrage pointu et vif, sec et fin, se mêle et danse avec une mise en couleurs de type aquarelles qui fait parfaitement écho à l'histoire, à la période et aux personnages. C'est très joli, vraiment un superbe travail.

L'histoire nous fait suivre Emma, fille cadette d'une famille de petite aristocratie anglaise au début du 20e, période de conventions et de convenances, où la femme se marie et se doit d'être là pour son homme, profiter du temps qui passe dans une oisiveté inutile pour celles de bonne condition bien sûr, en ne remettant surtout pas en cause ce patriarcat étouffant. Emma est l'herbe folle, la femme poète qui rêve plus d'aventures que d'inaction. Elle va partir à la recherche de son fiancé, descendant d'explorateurs parti lui aussi vers le pôle nord et porté disparu. Nous allons donc la suivre d'abord dans son combat des conventions, puis dans celui des éléments naturels avant d'affronter celui des révélations.

Comme le trait, l'histoire est vive, enlevée. La narration et le rythme sont parfaitement exécutés.

C'est une très belle lecture.

Nom série  Tramp  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série sympathique mais pas plus.

C'est bien réalisé, le premier cycle part plutôt bien, avec un suspense bien tenu. Mais je trouve que d'albums en albums, on reste toujours dans des histoires assez semblables. Le héros manque pour moi à la fois de charisme et d'aspérités. A l'instar de son trait, il est trop lisse. Ses relations aux autres ne semblent pas naturelles et c'est renforcé par certains dialogues. Nous avons trop souvent la sensation d'une pâle copie de nombreuses oeuvres aventureuses sur les mers.

Le dessin est très bon me concernant, mais la ligne claire réaliste n'amène aucune folie et "garde" la série sur les rails d'un ensemble trop convenu et trop peu intéressant.

C'est pour moi une série à lire mais pas assez nécessaire pour investir une centaine d'euros dedans.

Nom série  Souterrains  posté le 24/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très belle lecture que celle ci. D'abord un très bel album, format assez grand, 134 pages avec un carnet de dessins final, un chapitrage, bref un bien bel objet.

L'histoire est assez surprenante. comme il a déjà été dit, on part d'abord sur du Germinal années 20, une mine où le capital bourgeois conçoit la main d'oeuvre comme un mal nécessaire et où l'accident est coutumier. Henri et Lucien sont beaux frères. Le premier, délégué syndical, se montre virulent et toujours à l'affût des signes avant coureurs des combats à mener. Frêle, son personnage est dessiné assez anguleux collant parfaitement au caractère. Lucien, lui, semble une force de la nature. Il est calme, fort, semble suffisamment digne de confiance pour être apprécié de tous. Pour lui, c'est la famille qui prime et il accepte sa condition pour offrir le meilleur à sa fille. Henri semble d'abord se présenter comme le personnage central mais il va disparaitre et c'est bien Lucien qui prend le relais et devient primordial.
La première méandre de l'histoire nous amène ensuite sur des bribes de steampunk, avec l'intronisation de la machine (et quelle machine) dans les galeries minières. On pense alors se diriger vers une lecture qui va opposer la machine et l'homme, revenir vers la lutte des classes.
Et c'est là que l'auteur va encore tout brouiller et nous amener sur un fantastique teinté d'Heroic Fantasy.
Je vais rester évasif sur l'histoire, les différents protagonistes et peuples, les virages que prend celle ci pour ne pas dénaturer la lecture future des autres passionnés.
On passe de page en page très rapidement, c'est frais, vif, dynamique. Tout est parfaitement ordonné. C'est un petit travail d'orfèvre qui nous est livré ici.

Le dessin, à la fois réaliste et caractéristique est superbe. Les personnages sont bien croqués, leurs traits collent parfaitement à l'image que l'on pourrait avoir d'eux si on lisait sans image et permettent de passer de l'un à l'autre facilement. La colorisation permet de surligner les différents niveaux de ce sous sol, passant du rouge pour les galeries au vert/bleu pour les sous sols suivants. Le niveau de détails, que ce soit dans les runes, le bestiaire, les décors début 20e, est excellent et on se prend à ralentir sa lecture pour fouiller les cases.

Une très belle oeuvre, une belle surprise, à conseiller vivement dès 12 ans.

Nom série  La Terre des fils  posté le 11/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis passé à côté de cette lecture. Je ne comprends pas le positionnement du père à l'égard de ses deux fils. Certes il l'explique à la sorcière, pour les endurcir. Mais il pouvait le faire tout en leur inculquant la capacité de lire, de comprendre mieux ce qu'il y a autour d'eux.

Les deux fils, Lino et Santo sont antipathiques. Alors certes ils sont bêtes comme des pieds ce qui leur donne des circonstances atténuantes mais pas suffisamment pour nous les faire apprécier.

Leur périple, lui aussi, ne m'a pas intéressé. Je ne l'ai pas vraiment compris. Je n'y ai vu aucun intérêt. Je ne prends pas de plaisir à les suivre. Les personnages secondaires, comme les jumeaux sont inutiles, ils ne rendent pas le récit intéressant car c'est cousu de fil blanc. Seule la communauté des fidèles amène un haussement de sourcil, qui s'évanouit immédiatement grâce à ce bourreau qui les libères on ne sait pas trop pourquoi (la lumière lui vient en lisant le cahier du père donc il avait des trucs à transmettre).

Jérémiah a été évoqué et la comparaison est cruelle, j'y trouve aussi une similitude de fond avec Walking Dead dans le côté road movie à la rencontre de groupes barrés qui tentent de survivre voire qui s'organisent autour de l'horrible mais là encore, ça n'arrive pas à la cheville.

Le dessin plutôt peu qualitatif ce qui ne donne pas ici encore le contrepoids aux défauts de l'histoire.

Pas pour moi.

Nom série  What a Wonderful World !  posté le 27/04/2016 (dernière MAJ le 11/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je serais peut être moins critique sur cet album que le précédent aviseur, sans malheureusement monter la note car ça ne le mérite pas.

J'apprécie de lire / trouver le regard de certains auteurs sur l'actualité notamment de ceux qui ont l'habitude de manier l'humour. Leur prisme est souvent très bon.

Et ici c'est le cas.

Malheureusement trop peu. Si certaines planches m'ont vraiment fait rire, d'autres sont fadasses. Et du coup l'ensemble est tellement inégal que l'intérêt en patit trop, le déséquilibre rire/ennui n'est malheureusement pas dans le bon sens. Il n'a pas assez de régularité (choses que j'avais un peu trouvé dans Happy Girl et Happy parents.

Mais pour autant je ne trouve Zep jamais aussi bon que lorsqu'il s'adresse aux grands.

Edition après lecture du tome 2

Ben on reprend les mêmes et on recommence. Zep parvient à nous faire sourire (parfois), rire (souvent) et soupirer (souvent).

Il a du talent dans le traitement de l'actualité et de l'évolution du monde mais malheureusement il noie tout ça dans un recueil où trop souvent l'intime inintéressant l'emporte sur sa vision du monde. Il se décrit vieillissant dans un monde 2.0 en proie aux troubles que l'on connait. Mais c'est dilué. On sent la verve pas loin, sous la surface, mais il semble s'autocensurer, rester dans un humour potache pour pas trop se mouiller (Suisse quoi). C'est dommageable car son trait est merveilleux. Les strips sur la guerre 2.0, sur le traitement des réfugiés par la Suisse, la déchéance de nationalité sont bons. Mais il y a trop d'histoires vraies autour du savon, des grosses bites et autres boites de chocolat.

Allez Zep, un 3e tome vraiment engagé?

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