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... a posté 74 avis et 1 série (Note moyenne: 3.35)

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Nom série  Le Gant de l'Infini - Le Défi de Thanos  posté le 05/08/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Gant de l’Infini, c’est l’une des sagas cosmiques qui a le plus fait parler d’elle dans l’univers Marvel.
Et pour cause : tous les héros les plus en vogue du moment s’y étaient retrouvés pour combattre un ennemi tout-puissant, Thanos le Titan.
Jim Starlin, qui a une prédilection pour les personnages « cosmiques » tels que le Surfer d’Argent ou Captain Marvel, organise ici un récit au cours duquel son personnage fétiche Thanos va enfin réussir à obtenir ce dont il rêve depuis toujours : le pouvoir ultime.

Thanos aime Dame Mort. Pour lui plaire et la conquérir il se met en tête de devenir le maître de l’univers tout entier. Rien de moins que Dieu. Il ravit à leurs gardiens les 6 gemmes de l’Infini (le temps, la réalité, le pouvoir, l’âme, l’espace et l’esprit) qu’il réunit en un gant, le Gant de l’Infini. Ainsi armé, il devient omnipotent.
Mais l’omnipotence n’est pas un fardeau aisé à supporter, et Thanos aura fort à faire contre l’univers entier qui se ligue contre lui …

Sous la plume de Starlin, Thanos est certainement devenu l’un des méchants les plus intéressants et charismatiques de la Marvel. Il ne s’avoue jamais vaincu, rebondit toujours et est le parfait mix entre puissance et intelligence. C’est un personnage que j’aime particulièrement, car derrière ses yeux noirs on ne devine jamais ses pensées profondes, et il échappe à toutes les normes habituelles des méchants, un peu comme Magnéto dans un autre registre. Un comic de super-héros n’est jamais meilleur que lorsque le méchant est bon, et Thanos est un des tous meilleurs …

Aux dessins c’est l’infatigable George Perez qui s’illustre par son style toujours impeccable. Perez est un amoureux des détails, un perfectionniste et il abat ici encore un boulot impressionnant. Difficile de gérer tant de personnages dans une histoire, pourtant Perez y arrive sans peine (c’est même devenu sa spécialité, voir à ce sujet la mini-série qu’il réalise avec Kurt Busiek, "JLA/Avengers", qui vaut son pesant de cacahouètes également !). Ces héros sont très travaillés, Perez est passé maître dans l’art de leur donner de l’expressivité. Alors pris par d’autres contrats (avec DC Comics à l’époque), c’est Ron Lim qui le remplace au pied levé pour la deuxième partie du récit. Il livre là un bon boulot et soutient plutôt bien la comparaison avec Perez. D’habitude j’ai un peu de mal avec les visages et les silhouettes de ses personnages, souvent un peu étirés, mais ce n’est pas flagrant ici.

Certainement cette saga fera se poser quelques questions aux non-initiés du monde Marvel (« Qui c’est celui-là ? », « Quel est le pouvoir de ce gars ? », « Pourquoi Hulk porte-t-il une salopette au lieu de son pantalon tout déglingué ?? » ), mais rien qui contrevienne à la bonne compréhension de l’histoire je pense. Au contraire, elle brasse tellement de personnages qu’elle peut être une bonne entrée en matière pour se rendre compte que le Marvelverse ne se limite pas à Spider-Man et aux X-Men …

Nom série  Criminal Macabre  posté le 20/07/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme pour 30 jours de nuit, les auteurs proposent ici un vrai comics « d’ambiance ». on y retrouve toutes les « races » de monstres des films d’horreur : vampires, loups-garous, zombies, goules, …
Tout ce petit monde vit dans les bas-fonds de Los Angeles, et seules certaines personnes connaissent leur existence … jusqu’à ce qu’une guerre éclate entre les différentes castes de monstres. Et au milieu, il y a Cal McDonalds qui va enquêter pour comprendre ce qui se passe.
Les monstres ça le connaît, il dessoude du vampire au ptit déj’ et son meilleur pote est une goule ! Attention, il n’a rien d’un Van Helsing bas du front au chapeau de cow-boy … il est plutôt du genre à préférer son litre de Whisky qu’à se la jouer grand tueur de vampires.

C’est d’ailleurs sur ce point que les auteurs se démarquent de ce qui se fait habituellement dans le genre. Exit l’humour d’jeuns à 2 balles et le look classe du héros à la mode. Ici les personnages évoluent dans un univers glauque et le cynisme est roi. C’est la raison pour laquelle le dessin de Templesmith est si approprié : si on peut lui reprocher quelques lacunes côté décors, l’ambiance qui se dégage de ses planches est parfaitement dans le ton du récit. Couleurs superbes, personnages travaillés, découpage maîtrisé, c’est un vrai bijou graphique.

Polar noir, monstres en tous genres et touche d’humour bien senti : si vous aimez tout ça il ne faut pas passer à côté de Criminal Macabre !

Nom série  30 jours de nuit  posté le 20/07/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
30 jours de nuit est un comics remarquable sur bien des points.

D’abord c’est un one-shot (bon point car au pays du dollar-roi le moindre comics ayant du succès se voit presque automatiquement décliné en série régulière en y perdant trop souvent en qualité), ensuite c’est un comics d’horreur !
Mine de rien ce genre de comics qui a connu ses heures de gloires avec EC Comics (les années 50 quand même !) n’avait plus eu de digne représentant depuis bien longtemps (et ne me parlez pas de Buffy par pitié …).

Le postulat de départ est plutôt bien trouvé. Barrow, la ville la plus au nord de l’état d’Alaska connaît des périodes de 30 jours consécutifs sans que le soleil ne se lève … de quoi organiser une véritable orgie pour les vampires venus se défouler sur place !

Dernier point fort et pas des moindres, le trait de Templesmith quelque part à mi-chemin entre Dave McKean et Ashley Wood. Le dessin sert parfaitement le récit en démultipliant l’ambiance lourde, oppressante et malsaine que développe Steve Niles. La sauvagerie dont font preuve les vampires m’a fait penser un peu à des films comme Blade 2, ce qui n’est pas pour me déplaire …

Au chapitre des reproches, je dirais que ça se lit très (trop) vite, mais après tout il vaut mieux une petite histoire courte et bien foutue que longue et sans intérêt.
Lisez 30 jours de nuit, ça vaut le coup.

Nom série  Goldfish  posté le 20/07/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà l’un des petits pavés que Bendis a pondus de A à Z. Scénario, dialogues et dessin. Aujourd’hui il est un des artistes les plus prolifiques dans l’univers du comics mainstream en tant que scénariste, en particulier pour le compte de la Marvel.
Goldfish, c’est un projet indépendant, édité par Image aux USA, par Semic chez nous.

Ses talents de dessinateur sont moins portés aux nues que sa technique de scénariste, ils n’en restent pas moins plutôt convaincants. Il s’agit de Noir & Blanc pur et dur, fait de nombreux à-plats, jouant énormément avec les ombres, ce qui correspond assez bien au contexte de polar noir qu’affectionne Bendis.
Côté histoire, Bendis met en scène des petits voyous, la pègre locale, l’univers du jeu clandestin et du poker où l’on joue son porte-feuille et parfois sa vie.Le tout sur une histoire d’amour/haine qui s’insère sans prendre une place trop envahissante dans le récit.
Les dialogues enfin, c’est du Bendis pur jus. Des échanges directs, très saccadés, des silences aussi, les dialogues contribuent autant que le dessin à l’ambiance du comics selon moi.

Il ne s’agit pas d’une œuvre phare ni d’une BD follement originale, mais cela reste dans la droite ligne de ce que Bendis sait bien faire. Ça se lit bien, ça laisse un bon souvenir même s’il ne sera pas impérissable. À lire donc.

Nom série  Quartier lointain  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Le voilà.
Je l’attendais depuis longtemps et c’est lui : le manga qui s’impose à moi comme l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie pu lire. Ce n’est pas le premier manga que je lis mais presque, mais c’est le premier à me faire un tel effet. Il entre par la grande porte au sein des œuvres cultes, des bouquins qui ont su me marquer de façon indélébile.

Le postulat de départ est très excitant … ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que vous feriez si vous pouviez revenir en arrière ? Ce que vous changeriez dans votre vie si vous aviez l’occasion de revivre des périodes-clés, ces moments où certains choix déterminent l’itinéraire d’une vie et où s’estompent comme des rêves les réalités qui auraient pu être, les chemins différents qui resteront à jamais de l’ordre du conditionnel passé ?
Taniguchi nous prouve ici à quel point la réponse classique « moi je ne changerais rien » n’est pas si évidente que ça.

Voilà très exactement le genre de sujet qui me fascine. Parce que tout en lisant l’histoire de Hiroshi, son retour à l’adolescence alors qu’il a gardé tous ses souvenirs d’homme mûr, on se pose des questions sur soi-même. Sur sa vie, sur ce qu’on regrette d’avoir fait. Sur ce qu’on regrette de n’avoir pas fait.

Taniguchi nous entraîne avec lui dans l’histoire intimiste d’un homme ordinaire. Ça peut paraître un brin rébarbatif dit comme ça… et pourtant c’est tout le contraire.
Le récit est passionnant, parsemé de ces détails qui font d’une histoire une bonne histoire. Et, bien que situé dans le Japon des années 60 la majorité du temps, le récit a quelque chose d’universel, ce quelque chose qui fait qu’il touche tout le monde.

L’auteur prend le temps de poser son décor, ses personnages, il évite de se précipiter dans le déroulement de son intrigue et c’est tant mieux. Car au fil des pages on évolue en même temps que Hiroshi.
D’abord l’étonnement, le refus d’y croire.
Ensuite vient l’expérimentation, on est heureux de voir le personnage profiter de son expérience d’adulte pour améliorer sa vie d’adolescent. On se prend à espérer le voir réaliser telle ou telle chose, on se dit « moi à sa place je ferais ça ! », on vit l’expérience pleinement.
Et enfin on se pose les questions de fond avec lui. A-t-il le droit d’influencer son passé, de prendre des chemins qu’il n’avait pas pris la première fois qu’il avait 14 ans ? Le peut-il seulement ?
Le suspense monte tandis que Hiroshi cherche à résoudre le mystère de son père…

Bref, ce manga est captivant du début à la fin.

Côté dessin, Taniguchi sait faire jouer ses deux principales qualités : la simplicité et le réalisme de son trait tiennent un grand rôle dans le fait qu’on se plonge sans la moindre retenue dans son histoire.

« Quartier lointain » est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années, et je le range sans hésiter parmi les chefs d’œuvre du 9ème art.

Nom série  Jessica Jones : Alias (Alias)  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bendis est certainement l’un des types les plus prolifiques en ce moment outre-atlantique.
Il a prouvé récemment ses talents d’artiste complet en signant des albums comme "Goldfish" ou "Torso", il a sa série « Powers » en creator-owner éditée chez Image, et il fournit à Marvel plusieurs scénarios par mois : Ultimate X-Men, Ultimate Spider-Man, Ultimate FF, Ultimate Six, Daredevil et Alias pour la ligne MAX, réservée à un lectorat averti. De toute la ligne MAX, "Alias" est d’ailleurs la seule série qui vaille franchement le coup.

D’abord oubliez complètement la série télévisée du même nom, ça n’a aucun rapport. Bendis développe ici les enquêtes d’une ancienne super-héroïne reconvertie en détective privée. Jessica Jones a fait partie des Vengeurs, et a gardé quelques relations privilégiées dans le monde des héros en collants. C’est d’ailleurs dans les coulisses de cet univers qu’elle évolue, ses enquêtes l’amenant à dévoiler la face cachée des super-héros de la Marvel. On a une autre approche de ces mythes, un peu à la manière des thèmes abordés dans "Powers", à ceci près que ces super-héros sont des personnages parfois vieux de plusieurs dizaines d’années, entrés dans l’imaginaire collectif.

Vus par l’œil de Bendis, ils prennent une autre dimension grâce à Jessica Jones. L’univers Marvel est soudain moins coloré, moins lumineux que d’habitude. Les paillettes laissent la place à quelque chose de plus terre-à-terre, et le dessin témoigne du parti pris de la narration qu’adopte Bendis.

Faut-il le redire, Bendis est un spécialiste des polars, il sait et aime mettre en scène des flics, des détectives, des petits malfrats et des gens ordinaires. Et c’est par leur intermédiaire qu’il aborde le thème des super-héros, ce qui à défaut d’être incroyablement innovant, change malgré tout du comics mainstream habituel. La recette n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne, parce que Bendis sait raconter une histoire, sait captiver le lecteur.

Sa science de l’intrigue, la façon qu’il a de ciseler ses dialogues, le rythme qu’il donne à son récit et l’humanité pleine de réalisme de ses personnages sont indéniables dans "Alias". Et ça marche plutôt bien, on se prend à la lecture et on ne lâche la BD qu’une fois l’histoire terminée.

"Alias" est une des plus belles réussites de Bendis selon moi. Le dessin de Michael Gaydos et les participations graphiques (les couvertures entre autres) de David Mack (qui a été associé à Bendis sur "Daredevil" aussi) ajoutent à la qualité de la série, qui est certainement l’une des plus intéressantes séries de la Maison des Idées.
À lire si l’on recherche un bon compromis entre super-héros et polar.

Nom série  Human Target  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les semic books se multiplient, et deviennent vraiment des gages de qualité. Cette collection qui prend de plus en plus d’ampleur commence à sortir du comics purement mainstream en glissant tout doucement vers des labels plus adultes, dont Vertigo, qui regroupe des séries beaucoup plus ciblées adultes.

Ici il s’agit donc de Christopher Chance, espion-mercenaire free-lance, il prend l’identité que vous désirez pour faire ce que vous souhaitez. En véritable caméléon, il adopte non seulement l’apparence, mais aussi la personnalité de ceux qu’il copie. Ce qui forcément finit par influer sur sa vie à lui, sa personnalité propre.

Peter Milligan, en scénariste de talent qu’il est, entraîne le lecteur dans une quête de la vérité, une quête d’identité pour des personnages qui se perdent entre rôles et réalité. Personnage mûr pour la schizophrénie et l’oubli de soi, Chance est un héros hors du commun, riche et insaisissable.
L’histoire que développe Milligan ne laisse pas de répit aux protagonistes ni au lecteur qui ne peut pas se permettre de lecture distraite s’il veut suivre correctement tout ce qui se passe.

Le dessin épuré mais très évocateur du regretté Biukovic qui semblait promis à une belle carrière, ainsi qu’une mise en page efficace permettent de progresser aisément dans cette histoire aux multiples tenants et aboutissants.
Je ne vous parle même pas des couvertures sensationnelles du toujours excellent Tim Bradstrett (cover artist de "Preacher" et du "Punisher" de Ennis, entre autres), qui ne se regardent pas, mais qui se dégustent.

À lire d’une traite et au calme, vous ne serez pas déçus.

Nom série  Blacksad  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si le scénario puise allègrement dans les fondements même du polar de littérature et de cinéma (ce qui ne lui donne pas un caractère exceptionnel), la grande force de "Blacksad" est sans conteste les fabuleux dessins de Guarnido.

Attention, ça ne veut pas dire que le scénario n’a pas d’intérêt, juste qu’il entre dans la moyenne de ce qui se fait de bien dans le genre, et qu’on entendrait moins parler de cette BD si elle n’était pas sublimée par son graphisme. Des histoires honnêtes donc, et un trait époustouflant de justesse, de finesse et d’efficacité.

C’est d’ailleurs ce qui m’empêche de mettre 5 étoiles à cette série. Louer ses qualités d’accord, parce qu’il y a largement de quoi, en faire le symbole de ce qui se fait de mieux, non, je trouve que ce serait exagérer.

Quoiqu’il en soit, le succès de cette BD suffit pour comprendre qu’elle possède un petit truc en plus qui en fait une très bonne série. Ça a été suffisamment dit et répété pour que je ne m’étale pas plus dessus, les enquêtes du chat noir dans son univers d’animaux antropomorphiques sont un régal à suivre pour les yeux, et on ne se lasse pas de relire ces somptueuses planches.

Inutile donc de perdre plus de temps à lire cet énième avis, achetez "Blacksad" et lisez-le !

Nom série  Live war heroes  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un one shot de facture intéressante !
Dans le genre futuriste, légèrement SF, c’est sufisamment rare de trouver un one-shot récent pour le signaler. Les contraintes du format sont d’ailleurs là : présenter et développer de manière satisfaisante les personnages principaux, mettre en place une intrigue intéressante et proposer un dénouement réussi, le tout en 55 planches, ce n’est pas à la portée de tous.
Et sans atteindre des sommets, cette BD répond correctement aux critères énoncés.

Pour moi cela a donc été une agréable surprise, cet album que personne n’attendait et que la couverture assez sympa a réussi à sortir du flot de nouveautés du mois de septembre 2003. Ne connaissant au préalable aucun des deux auteurs, j’ai pu rencontrer Bourgier en dédicace, et je l’ai trouvé très sympathique, ouvert et ne se prenant pas au sérieux une seconde. Il m’a déclaré au cours d’une discussion sur ses influences (en grande partie les classiques des comics, et ça se ressent dans son trait) qu’il ne prétendait pas faire de l’art, juste avoir l’envie de divertir le lecteur sans se moquer de lui. Et non content d’être très souriant, le dessinateur aixois réalise de belles dédicaces…

Le thème de la BD n’est pas d’une originalité folle, mais son traitement est tout à fait plaisant. On parle ici de télé-réalité très poussée (puisqu’il s’agit de filmer des concurrents à la gloire cathodique mis en situation de conflit armé), de médias tous-puissants et d’une pincée d’anti-mondialisme au passage.

Sans prétention, cette BD remplit bien ses fonctions et atteint son but : la narration est agréable et on referme le bouquin sur une bonne impression. C’est déjà pas si mal, non ?

Nom série  Wonder Woman - Hiketeia  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Wonder-woman est une héroïne dont les origines puisent dans la mythologie grecque. C’est sous cet angle que Greg Rucka va traiter son histoire.

En l’opposant à Batman, héros des temps modernes, Rucka met en opposition l’antiquité et le 21ème siècle, les croyances et la technologie, la justice des Dieux et celle des hommes.
L’idée est bonne, et suffisamment originale pour se démarquer du tout-venant tristement banal qui prolifère dans l’univers du comics.

Au dessin on retrouve JG Jones, gage de qualité et de rigueur à défaut de génie.

Et pourtant la sauce ne prend pas. J’ai beau essayer, je n’accroche pas à l’histoire. Le pire c’est que je n’arrive pas à en cerner les raisons exactes. Question de feeling, problème de rythme, histoire intéressante qui se révèle finalement pas si forte que ce à quoi on s’attendait ?
Je ne sais pas exactement, certainement un peu de tout cela en fait. Un goût d’inachevé, d’inabouti pour tout dire, c’est ce que me laisse cette BD après lecture.
C’est d’autant plus décevant quand tant de facteurs positifs et prometteurs semblaient réunis dans ce comics.

Une note positive pour la couverture qui représente Batman, le mâle dominant par excellence, à terre, la botte de Wonder-Woman appuyée sur son visage grimaçant. Elle m’a vraiment, plu et rendons à César ce qui est César, et donc à JG Jones ce qui est à JG Jones, je l’ai trouvée très efficace.
Dommage qu’il n’en ait pas été de même pour le reste…

Nom série  Taar le rebelle  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Taar c’est une espèce d’hybride invraisemblable entre Rahan, Tarzan et Conan le barbare. Taar fait partie de ces personnages qui vous fascinent quand vous êtes gamin, que vous adorez parce qu’il est super fort, super musclé, super gentil et qu’il gagne toujours, même dans les pires situations.
Et c’est très exactement pour ces raisons là que vous le détestez une fois adulte !!

Taar c’est des récits d’aventures qui pêchent un peu partout l’inspiration, tout en donnant l’impression de se répéter à l’infini ! Sacré tour de force !! C’est très gentillet, moral, naïf, old school dans le mauvais sens du terme.
Les dessins idem, on trouve que ça en jette à 10 ans et on ne les supporte plus à 20 !

Là où quelques séries de mon enfance m’inspirent une certaine nostalgie et des souvenirs émus de lecture, Taar ne résiste pas au temps, on finit par le chasser de ses souvenirs…
Bref, inutile d’en dire plus je crois.

Nom série  Petzi  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le gros problème quand on donne un avis sur une BD pour enfants … c’est qu’on n’est plus un enfant depuis trop longtemps !!
Dès lors, on ne sait pas trop sous quel angle l’aborder, s’il faut se fier aux souvenirs de gamins qu’on en a gardé, ou plutôt à l’œil averti du lecteur adulte qu’on est devenu (quoique là, je suis peut-être un peu présomptueux ! ).

Finalement je me suis décidé pour trouver un juste milieu (s’il existe).
Enfant j’adorais lire les aventures de Petzi et ses copains, le pingouin, le pélican et le morse. C’était drôle, il y avait des situations toujours nouvelles et j’étais absorbé par ce petit univers animal.

Aujourd’hui quand j’en relis un, le charme s’est un peu envolé, il manque l’étincelle qu’on a dans ses yeux d’enfant. C’est inéluctable à mon avis, le public est à ce point ciblé que même en en ayant fait partie un jour on s’en sent étranger quelques années plus tard.

Alors quoi dire ? Petzi c’est chouette quand on apprend à lire et qu’on se découvre un monde entier de personnages imaginaires cachés dans les livres… et puis on grandit et on passe à autre chose, tout bêtement.

Donc si vous avez des enfants dans cette tranche d’âge, ou si vous avez gardé une âme de gamin nostalgique, achetez Petzi, sinon sachez que ça existe au cas où un jour…

Nom série  Fantastic Four - 1234  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fantastic Four 1234 est une mini-série en 4 épisodes regroupés ici en un seul tome. En marge de la série régulière des FF qui existe depuis 1961, cette histoire sort des habituelles aventures cosmiques des héros pionniers de la Marvel. Ici, pas de zone négative, pas de Galactus, pas d’extra-terrestre belliqueux. Grant Morrisson revient aux bases de ce que sont les FF : avant tout une famille.

Trois hommes et une femme : l’intello chef de groupe (Mr Fantastic), la belle passée du statut de potiche à celui de femme à poigne (l’Invisible), la brute défigurée au cœur tendre (la Chose aux yeux bleus) et le jeune inconscient tout feu tout flamme (la Torche). Les bases des FF ce sont aussi deux autres personnages phares : Namor le prince Atlante, pour lequel Sue Richards a toujours eu un petit faible, et évidemment le Dr Fatalis (Doom en VO) double maléfique de Reed Richards, l’ennemi suprême.

Ici on aborde donc une histoire de famille, dans laquelle vont intervenir également l’Homme-Taupe (historiquement le premier ennemi des FF) et Alicia Masterson, l’artiste aveugle fiancée de Ben Grimm.
Fatalis va s’attaquer aux FF un à un, en les brisant physiquement et moralement. En ce sens l’aventure présentée ici sort de l’ordinaire, tout est affaire de mensonges, de manipulations.

Malheureusement, pour qui ne connaît pas ces personnages, le récit risque d’être un peu opaque, Morrison ayant peu de temps pour développer ses protagonistes plus profondément. Pas facile de tout comprendre quand il y a tant de sujets abordés, et un tel historique (40 ans d’histoires mensuelles) en background.

L’un des attraits principaux de ce bouquin reste le dessin du surdoué Jae Lee. Tout en ombres, il n’y a pas meilleur que lui pour représenter un personnage torturé. Il retrouve d’ailleurs ici le personnage sur lequel son style avait explosé, Namor, dont il a dessiné la série régulière il y a une douzaine d’années. Depuis Jae Lee s’est affirmé, son style a progressé et a acquis une réelle maturité. Son talent saute aux yeux dans FF1234.

À lire donc si vous voulez voir les 4 Fantastiques sous un autre jour, plus sombre, plus adulte.

Nom série  Mariko Parade  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Mariko Parade", c’est une drôle d’expérience. Une histoire entre deux personnes, un homme et une femme, un occidental et une japonaise. On lit la quatrième de couverture et on en connaît déjà la fin. D’ailleurs même sans cela, on sait d’instinct comment cela va finir. Et malgré ça, j’ai été surpris par la dernière scène… vraiment déroutant.

"Mariko Parade" c’est une œuvre intimiste, traitée de façon toute particulière. On sent que Boilet est totalement imprégné de la culture japonaise, aussi bien traditionnelle que moderne. Il y a de la poésie, de l’humour léger et de l’amour dans ce récit, désinhibé et pudique en même temps.

"Mariko Parade" c’est une tranche de vie au cours de laquelle deux êtres se retrouvent à un tournant de leurs existences. Alors oui, c’est un récit tout en lenteur et en ambiances, empli de détails qui semblent faussement anodins et superflus. Mais ne croyez pas qu’il ne se passe rien parce que le rythme n’est pas haletant. Bien au contraire, c’est ce qui permet au lecteur de bien peser l’intensité de ce qui se passe.
L’air de rien, "Mariko Parade" parle de sujets de la plus haute importance. C’est une sensation que j’ai retrouvée en regardant le sublime film de Sofia Coppola, « Lost in Translation ». Le même parfum de non-dits mais de compréhension totale entre deux personnes s’en dégage.

"Mariko Parade", c’est une belle histoire.

"Mariko Parade", c’est un beau livre, tout simplement.

Nom série  Le Style Catherine  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est l’histoire d’une fille un peu paumée, dans un monde pas tout rose, qui oscille entre l’insouciance de la jeunesse et la gravité de la réalité dans laquelle elle évolue.

Ce n’est pas d’un optmisme délirant, il faut bien le dire, et pourtant on se prend à la trouver sympa cette fille, attachante. Peut-être est-ce dû aussi à la narration particulière qu’utilise l’auteur. Catherine s’adresse directement au lecteur, l’interpelle, lui pose des questions. Ce qui aurait pu casser l’attention du lecteur, le sortir de l’histoire, permet au contraire d’instaurer une relation au personnage toute spéciale.

Le dessin est assez abouti, Thierry Bouüaert maîtrise parfaitement son personnage dès le premier album. Le découpage intègre quelques originalités bienvenues pour bousculer un peu le classicisme du gaufrier à 9 vignettes.

Bref, le premier tome annonce une série toute en finesse, pas révolutionnaire mais originale malgré tout. Ce genre de premier tome qui donne envie de lire la suite.

Nom série  Spider-Man/Wolverine - Deux contre le monde entier  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Le duo Matthews – Mavlian avait signé un an plus tôt une précédente mini-série sur le même format, SpiderMan / Daredevil, qui m’avait laissé d’assez bons souvenirs. En les voyant remettre le couvert pour une rencontre Spiderman / Wolverine, j’étais assez confiant et curieux du résultat.

Malheureusement l’essai n’est pas transformé… Peter Parker et Logan sont embauchés un peu contraints et forcés pas Nick Fury pour remplir une obscure mission en Suisse… Une histoire tellement plate et sans intérêt que j’ai déjà oublié l’essentiel des tenants et aboutissants… Le tout est monté en parallèle avec l’interrogatoire des 2 héros par un mystérieux inconnu caché dans l’ombre, dont on découvre l’identité dans les toutes dernières pages.

Comme pour masquer le vide scénaristique, Matthews force les traits de ses personnages : Parker fanfaronne et fait le pitre, Logan bougonne et fait sa forte tête.

Le dessin aussi est un peu décevant. Ou plutôt déroutant : on navigue sans cesse entre des planches assez réussies et d’autres bien moins convaincantes. Il faut reconnaître toutefois le dynamisme que Mavlian parvient à insuffler à la majorité de ses vignettes. Dommage que certaines paraissent bâclées, mal dégrossies. Même la couverture souffre de cette dualité : je la trouve plutôt attirante et pourtant si ce n’est par ses griffes on ne reconnaît absolument pas Wolverine ! C’est quand même le comble pour un personnage aussi charismatique !

Alors voilà tout simplement l’explication de mon unique étoile : en refermant ce bouquin je me suis dit : « tout ça pour ça ? ». Il ne s’agissait à mon avis que d’un prétexte pour aligner deux noms de héros porteurs et populaires sur une couverture, sans aucun projet digne de ce nom derrière…
Bref, ça n’en vaut franchement pas la peine…

Nom série  L'Homme qui marche  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Surprenant.
Je n’ai pas lu beaucoup de mangas jusqu’à présent, et on m’a offert celui-ci. Celle qui me l'a offert me connaît bien… (trop bien !). Je crois que pour commencer à en lire, c’est le choix parfait pour moi. Pourquoi ? Parce qu’il va à l’encontre de tous les a priori qu’on peut avoir sur les mangas. C’est à lui seul un plaidoyer contre les généralisations à l’emporte pièce qu’on peut faire sur la BD nipponne.

"L’Homme qui marche", c’est un mélange de sérénité, de simplicité et de fraîcheur. Les petites choses qui font que la vie n’est pas si moche que ça. Les petits bonheurs qui finissent par passer inaperçus parce qu’on ne sait plus y prêter attention.

Alors oui, le reproche principal qu’on peut faire à ce bouquin, c’est son côté exagérément naïf. La naïveté, ou plutôt ce qu’on prend pour telle, est une caractéristique qu’on retrouve souvent dans les œuvres japonaises, ou asiatiques de manière plus générale. Au cinéma par exemple, c’est très marqué. Certains verront là un obstacle pour apprécier la BD, moi pas. Je préfère parler de simplicité et de sincérité dénuée de pudeur pour définir l’œuvre de Taniguchi. La mode étant à la sophistication, tout ceci peut sembler daté, décalé. Alors sachez dépasser ce stade et prendre ce manga pour ce qu’il est : un pur moment de douceur dans ce monde de brutes, histoire de citer une publicité connue.

Vraiment, ce bouquin est à lire comme on pose une trop lourde valise : pour se reposer un peu et reprendre son souffle. Il suffit de se laisser guider par l’homme qui marche, et tout semble, même si ce n’est qu’un fugitif instant, plus simple et plus sain.
Vraiment une très belle BD, je remercie la fée qui me l’a offerte…

Nom série  Monsieur Jean  posté le 31/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah "Monsieur Jean"... dès le départ je l’ai aimé, dès le départ je l’ai trouvé sympathique. Et pourtant il n’a rien d’exceptionnel, rien de spectaculaire. C’est même un personnage un peu passif, qui subit souvent plus qu’il ne décide. Pas un fort en gueule, ni un démonstratif, encore moins un homme d’action. Il serait plus du genre doux rêveur placé face à la réalité de la vie.

Un peu intello, un peu BCBG, monsieur Jean ? Peut-être effectivement, mais pas de manière outrancière. Monsieur Jean, c’est juste quelqu’un qui a la chance de vivre de sa plume, et qui bénéficie du luxe de pouvoir laisser divaguer ses pensées pour essayer de comprendre et trouver sa place dans le monde qui l’entoure.

Monsieur Jean, c’est une belle intelligence mise en relief dans des situations de la vie d’un célibataire de 30 ans. Il n’est pas infaillible, il n’a pas toutes les réponses, mais il s’en sort pas si mal finalement. Jean essaie, même s’il n’y parvient pas toujours, d’être un homme bien, et c’est déjà beaucoup. Il compose avec ses envies, ses angoisses, ses réussites et ses échecs, sa personnalité et celles des gens qui gravitent dans sa vie.

Alors à l’arrivée, cela donne des histoires assez intimistes, saupoudrées d’humour, parfois d’ironie, mais qui poussent bien souvent le lecteur à se poser quelques interrogations sur lui-même au travers ce personnage de papier...

Dupuy et Berberian nous proposent des histoires simples, qu’ils traitent avec sensibilité et sens de l’humour. Je dois avouer que si je l’ai aimé d’entrée, c’est parce que Monsieur Jean me faisait penser à un de mes amis chers. Et puis j’ai fini par réaliser que je m’y retrouve aussi plus que je n’aurais cru au départ...
Je conseille la lecture de "Monsieur Jean" à toutes celles et ceux qui cherchent une BD qui allie réflexions et rires à la fois.

Nom série  Wolverine Hulk - La Délivrance  posté le 05/06/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette mini-série atypique fait se rencontrer deux stars actuelles de l’écurie Marvel. Deux brutes également.
Le petit poilu, c’est Logan, alias Wolverine, le mutant griffu des X-Men. Son squelette indestructible, son pouvoir auto-guérisseur et sa hargne le sortent de biens des mauvais pas, et lui permettent d’entretenir son mauvais caractère.
Le colosse de Jade, c’est Hulk, l’alter ego incontrôlable du docteur Bruce Banner. Il a beau faire ce pauvre Bruce, il a beau essayer de se contrôler, à chaque montée d’adrénaline, à chaque énervement, c’est Hulk qui prend le dessus. Le monstre vert tout en muscle remplace le frêle scientifique, en même temps que l’esprit simple de Hulk remplace l’intelligence de Banner. Avec Hulk c’est simple : rien ne lui fait peur, tout l’énerve. Et plus Hulk s’énerve, plus il devient fort !

Pour contrebalancer la présence de ces deux pros de la baston, le troisième personnage de cette histoire n’est autre qu’une petite fille malicieuse, fragile et en détresse : Po.
Po va entraîner les deux frères-ennemis dans une aventure qui mélange avec réussite humour, fantastique et poésie.

Sam Kieth, aux textes et aux dessins parvient à l’adéquation parfaite entre le trait et les mots. Son dessin associe l’action, le punch, au délire et à l’humour. L’incursion de dessins d’enfant au beau milieu de son style très fouillé, très détaillé est surprenant mais finalement plutôt bienvenue et harmonieuse.
Kieth a réussi là son pari de nous présenter des icônes de la Marvel d’une manière innovante, légère et drôle, dans des contre-emplois parfaits.

Vous ne supportez pas les super-héros costumés, les bastons gentils contre méchants, tout ce qui contribue pense-t-on à la banalité des comics ? Alors essayez ce bouquin, découvrez Sam Kieth si ce n’est pas déjà fait, vous ne devriez pas être déçus !

Nom série  Powers  posté le 05/06/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Powers n’est pas un comics comme on a l’habitude d’en voir.
Pour commencer, graphiquement on se rapproche de l’esprit (la mode ?) qui règne en ce moment dans certains dessins animés (comme l’a dit Cassidy, Batman et Superman en tête). C’est très cartoony, les traits de Oeming sont larges, la palette de couleurs limitée. Cette association aux dessins animés donne l’impression qu’il s’agit d’un style adapté plutôt à un lectorat jeune.

C’est tout le contraste d’ailleurs avec les histoires, très sombres, dures, bref adultes. Ce contraste est un point important, avec un graphisme plus approprié aux polars urbains, l’effet aurait été moindre, et Powers aurait perdu en originalité.

Autre particularité : le scénariste. Le très prolififique B. M. Bendis est lui aussi en ce moment à la mode dans l’univers comics, même si ses honnêtes prestations ne sont pas toujours à la hauteur de sa réputation. Dans Powers, c’est à du pur Bendis qu’on a droit. Le récit est découpé en une succession de dialogues pleins de répétitions et de nuances de ton, d’humour, mais toujours en répliques courtes et saccadées. Et comme en écho aux dialogues parfois envahissants, les vignettes vides de tout mot prennent de temps à autre une importance capitale. C’est là qu’on se rend compte que le dessin n’est pas si infantile que ça.

Si dans Powers, tout ceci est mené de main de maître, l’entente scénariste / dessinateur doit y être pour beaucoup. La construction du récit est donc impeccable. Là où je l’avoue j’ai le moins accroché, ce sont les histoires elles-mêmes, pas aussi passionnantes que ce en quoi on était en droit de s’attendre, compte tenu des éloges que Powers récolte un peu partout.

Au final, la série est bonne, c’est certain, mais pas exceptionnelle non plus. Elle reste un polar de bonne facture, servi par un contraste graphisme / ambiance original et une technicité sans faille dans l’art de dérouler une intrigue. À lire donc.

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