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... a posté 2477 avis et 646 séries (Note moyenne: 2.97)

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Nom série  Les Petites Cartes Secrètes  posté le 11/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Deux gosses odieux vont fomenter le meurtre de la nouvelle fiancée de leur papa. Fiancée enceinte, ceci dit en passant.
La mère se drogue, démissionne de son rôle pour se réfugier tantôt dans les médicaments, tantôt dans des mondes virtuels.
Le père se refuse à communiquer avec son fils, le laissant s’enfoncer dans un comportement de petit caractériel égocentré.
Les parents s’engueulent, les enfants complotent…
Voilà de quoi nourrir un roman noir caustique et ravageur !

Oui, mais en fait non ! Tous ces faits, que l'on peut lire dans ce récits, nous sont racontés comme s'il s'agissait de gentilles anecdotes, avec deux enfants naïfs et deux parents attentionnés mais juste un peu maladroits...

Les intentions des deux autrices étaient de nous livrer un récit tendre et juste sur l’amour fraternel, une gentille chronique familiale pleine de bons sentiments sur la complicité qui peut unir un frère et une sœur, sur le besoin de communiquer dans une famille… Et je ne doute pas une seconde de leur profonde sincérité et de leur motivation. Le dessin est mignon, l’idée des cartes postales est gentille (pas du tout crédible mais gentille).

- Ceci dit, lire des textes truffés de fautes d’orthographe, certes logiques puisque ces cartes sont écrites par deux jeunes enfants, est vite fatiguant (et en deux ans, on ne peut pas vraiment dire que ces deux djônes aient fait le moindre progrès. C’est à désespérer de l’enseignement !) -

Je pensais, j’espérais être séduit. J’ai été ébahi. Est-ce là le reflet de l’éducation actuelle ? Avec des parents démissionnaires qui laissent leurs enfants se débrouiller et agir à leur guise, ou qui les punissent sans autres explications ? Avec des enfants dénués de tout repère moral au point d’imaginer faire « disparaître » un fœtus en l’écrasant dans le ventre de sa mère ? Pute borgne ! C’est terrifiant !!!

J’espère qu’il s’agit d’un abus de naïveté de la part des autrices, qu’elles ont voulu forcer le trait pour toucher leur lectorat, sans se rendre compte qu’en forçant de la sorte, elles nous décrivaient ce que j’assimile à des monstres (parents comme enfants).

Vous l’aurez compris : à titre personnel, je suis passé à côté (mais alors là, loin, loin, loin à l’ouest) de cet album. S’il s’était agi d’une farce macabre, si les autrices avaient usé d’un style caustique et second degré, j’aurais sans doute apprécié.

Mais là, j’ai pas capté.

Nom série  Koralovski  posté le 11/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série s’inspire de personnages réels pour nous proposer une fiction explosive sur fond de magouilles internationales.

J’avais plutôt bien accroché au premier tome. Le scénario était bien construit, avec deux centres d’intérêt bien distincts dont on se demande ce que l’un a à voir avec l’autre. Ma curiosité a donc été titillée (et elle aime ça), les personnages importants n’étaient pas spécialement nombreux, la narration était fluide, l’action était au rendez-vous. Pas toujours réaliste mais d’une fantaisie acceptable pour le genre.

Puis vint le tome 2. Et déjà la colorisation m’est apparue « bizarre ». Pourtant c’est toujours Scarlett Smulkowski qui s’y colle, et on ne peut pas dire que ce soit une coloriste extravagante. D’habitude, elle suit une ligne de conduite bien balisée mais là, allez savoir pourquoi, les couleurs me sont apparues saturées, tranchés, désagréables. Et comme si ça ne suffisait pas, ce deuxième tome commence par deux pages d’explications sur les motivations d’Etats occidentaux contre l’OPEP… et j’ai eu beau les lire trois fois, j’ai rien compris !

En fait, ce deuxième tome va vraiment me voir perdre le fil du récit, et surtout quant à la crédibilité des intentions des uns et des autres. L’auteur lance des pistes… et les laisse se vautrer sans plus d’explications. Des hydrocarbures disponibles à l’infini ? Mentionné et aussitôt oublié… Un système révolutionnaire pour pomper le total des nappes ? Oui… mais finalement non…

Qu’est-ce qu’il reste ? De l’action, un complot dont on ne comprend pas trop les intentions ni la stratégie de ses intervenants (qui, en gros, signalent au mieux leur présence pour bien indiquer… qu’ils ne sont pas là). Poutine et Merkel (aka Khanine et Kermel dans le récit) en rescapés d’un attentat dont, à nouveau, je n’ai absolument pas compris les objectifs. Un héros dont l’action la plus notable est d’avoir donné son nom à la série, des personnages improbables…

Bon ! Me restait un tome à lire. Je l’ai lu. Et déjà, la colorisation est bien plus agréable à mes yeux. Mais je n’ai rien compris aux intentions des uns et des autres (surtout du côté des « méchants » de l’histoire). L’action est au rendez-vous et le vilain complot est déjoué. Ça se laisse lire mais je m’attendais à un thriller politico-financier un tant soit peu crédible et j’ai eu un récit d’action confus et truffé de passages à la limite du grotesque.

Le dernier tome se termine sur une image… qui laisse présager d’une suite. Je ne sais si cette suite verra le jour, mais ce sera sans moi.

Voilà, voilà… C’est con, ça partait pourtant bien…

Nom série  Underwater - le village immergé  posté le 04/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé le premier tome, un peu moins le second mais sans que cette lecture ne devienne ennuyante.

Underwater mélange la chronique sociale et le récit fantastique asiatique. J’ai bien apprécié ce mélange car la dimension fantastique vient se greffer d’une manière très naturelle sur ce roman graphique. Il est beaucoup question de fantômes et d’une légende dans laquelle intervient un dragon. Avec ces deux éléments, le récit aurait pu basculer dans la naïveté la plus totale. C’est pourtant tout l’inverse.

Ce récit est sensible. Il parle du besoin d’avoir des racines. Il parle du temps qui passe. Il parle de dérèglement climatique et de la création de grands barrages aussi, comme ça, l’air de rien… En fait, il parle de beaucoup de choses et il aurait pu en parler sans avoir recours à cette dimension fantastique. Mais qu’est-ce que cela aurait été plat sans, justement, cette dimension, sans ce focaliseur qui nous permet de mieux appréhender le poids du passé, de mieux saisir les raisons de cet ancrage des habitants pour leur village condamné à disparaître.

Le premier volume est vraiment prenant. Le deuxième donne plus la parole à la dimension fantastique du scénario. J'ai alors eu le sentiment que certaines séquences ne servaient à rien, qu'elles rallongeaient la sauce sans rien apporter d'essentiel. Heureusement, la fin du récit parvient à nouveau à très bien faire cohabiter les deux aspects (fantastique et roman graphique) pour offrir un final sensible et touchant.

… Et en plus, j’ai bien aimé le dessin que j’ai trouvé supérieur au niveau moyen des mangas actuels. Plus fin, plus soigné dans ses décors, plus réaliste aussi… il est finalement plus proche du trait de Jiro Taniguchi que de celui des mangaka traditionnels.

Franchement bien ! C’est exactement le genre de série courte qui permet à un amateur de bandes dessinées d’appréhender l’univers du manga sans être trop dérouté par ses codes spécifiques.

Nom série  Les Parques  posté le 04/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce récit d’espionnage en deux tomes ne m’a pas spécialement charmé. Pourtant, il n’est pas mauvais et marie d’une manière relativement correcte une intrigue complexe (avec de multiples intervenants) et un humour décalé, voire déjanté.

Et le mariage des deux, s’il n’est pas raté, est tout de même étrange car j’ai eu l’impression de constamment passer du grotesque au sérieux, de l’absurde au réaliste. Cette lecture, en fait, je n’ai pas su comment l’appréhender.

Mais je suis arrivé à lire les deux tomes sans réel souci, sinon parfois celui de m’y retrouver entre les multiples personnages qui s’agitent au sein de cette aventure. Mais ça, ce n’est pas spécifique à cette série. Dès qu’il est question d’espionnage, j’ai souvent du mal à m’y retrouver… D’ailleurs, Les Parques est bien moins alambiqué que bien des séries que j’ai lues par ailleurs.

En ce qui concerne le dessin, j’ai trouvé les plans souvent trop larges. Il y a trop d’informations dans les cases à mon goût. J’aurais préféré être mieux guidé par ce dessin, avec plus de plans serrés, moins de détails et plus de lisibilité.

Si vous cherchez un récit d’espionnage décalé où l’absurde côtoie les éléments classiques du genre, vous pouvez y jeter un œil. Ce n’est pas un chef-d’œuvre mais ce diptyque fait passer le temps.

Nom série  Travelling square district  posté le 04/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un concept album original que l’on doit pouvoir classer dans l’oubapo tant l’intérêt de l’objet vient plus de la manière dont le récit est construit que dans l’intrigue policière qui tient lieu de prétexte à cette construction.

Mais de quoi je cause ? Et bien je vous parle d’un album dont tous les décors (et je dis bien tous) sont visibles sur la couverture. Durant l’intégralité de ce récit, nous allons nous balader au sein de cette couverture qui figure un ensemble d’immeubles agrémenté d’une statue, d’une piscine et d’une terrasse. Le découpage est pensé de telle sorte que lors de chaque transition l’auteur nous balade d’un point de la couverture à un autre.

A titre personnel, j’ai trouvé ce procédé ludique et amusant. Par contre, on ne peut pas dire que cela apporte quelque chose à l’intrigue policière même s’il est plaisant de voir qui se trouve où en se référant à la couverture. Et c’est mon gros bémol. Si l’auteur était parvenu à se servir de son concept pour réellement construire une intrigue autour, alors j’aurais sans doute crié au génie. Ici, ça reste un exercice de style, certes original et amusant, mais uniquement visuel.

Si vous en avez l’occasion, je vous invite à y jeter un œil. Surtout si vous êtes friand d’originalité en termes de découpage. Pour l’achat, je suis plus réservé. L’intrigue n’est pas assez présente pour que ce récit ait un autre attrait que son seul concept visuel. Et du coup, une fois qu’on a vu le truc, l’album perd de son intérêt. Surtout que les transitions sont longues et rapidement monotones (même si graphiquement, elles apportent toute son originalité à ce récit).

Mais cela n’enlève rien à la démarche de l’auteur, auteur que je vais d’ailleurs continuer à suivre.

Nom série  La Dernière Targa Florio  posté le 04/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cet album, Dugomier et Krings nous font (re)découvrir une course mythique de l’époque glorieuse du sport automobile (qui, pour moi, débute au cœur des années 50 pour se terminer à la fin des années 70) : la Targa Florio. Course démente s’il en est ! Pour bien comprendre le concept, imaginez de nos jours un rallye de Corse disputé en une seule étape d’un petit millier de kilomètres par des prototypes inscrits aux 24h du Mans, mais sur des routes pas vraiment fermées à la circulation publique… parce que la Targa Fiorio, à l’origine, c’était ça !

Et c’est au travers d’une fiction aux accents romantiques que le duo d’auteurs va parvenir à ses fins. Le scénario est simple : un jeune pilote local, pour pouvoir prétendre à la main de sa bien-aimée, se doit d’honorer une promesse d’adolescent… et gagnant la Targa Florio. Sicilien, il connait bien les routes et les dangers de cette course. Il s’agit donc d’un excellent guide pour nous, lecteurs, qui désirons découvrir ce parcours atypique. Mécanicien et pilote audacieux, il va pouvoir nous faire partager ses connaissances et ses découvertes du sport automobile et de ses vedettes de l’époque (fin des années 60 jusqu’au cœur des années 70). Ajoutons à cela le petit coup de pouce du destin qui lui permet de piloter une voiture, certes de classe inférieure à celle des ténors, mais capable de faire un bon classement et vous aurez compris que notre jeune pilote va pouvoir courir pour la gagne.

Les auteurs parviennent à combiner le côté romanesque de leur récit avec la reconstitution historique. Du coup, cet album est facile à lire.

Au niveau du dessin, j’aurais préféré un peu plus de détails dans les décors. Jean-Marc Krings a un trait très franco-belge humoristique (que j’aime bien) avec beaucoup de rondeur. Du coup, ses voitures sont fort caricaturales, ce qui gâche un peu l’aspect « reconstitution historique » de l’album. Mais on reconnait les principaux véhicules, hein ! C’est juste que l’on ne s’extasie pas devant une case en se disant « Pute borgne, elles avaient quand même une autre gueule, ces voitures d’époque ! »

Si vous aimez la course automobile, si vous êtes nostalgiques (ou simplement curieux) de cette époque glorieuse, cet album vaut la peine d’être lu.

De là à l’acheter… je sais pas. Ça dépend plus de vous que de moi, en fait. Rien n’est mal fait et je m’en voudrais de vous en déconseiller l’achat… mais il ne s’agit pas non plus d’une œuvre majeure à mes yeux.

Nom série  Holly Ann  posté le 04/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai bien aimé ce récit qui mélange un univers de la fin du western, des enquêtes policières et une discrète dimension fantastique. Ces trois éléments réunis expliquent la richesse de la série, qui ne cesse de grandir et de s’étoffer au fil des tomes.

J’ai particulièrement aimé le fait que la dimension fantastique demeure discrète. Certes, cet aspect procure à l’héroïne un don des plus appréciables… mais il ne fait pas d’elle un être invulnérable. J’ai aussi beaucoup aimé le théâtre de ces aventures. Une Nouvelle Orléans qui sort doucement de la période de la conquête de l’Ouest pour se confronter au modernisme et à une pègre plus organisée. Un univers de bordels dans lequel les personnages ne sont jamais tous lisses.

Enfin, les enquêtes policières sont bien construites, avec des fausses pistes bien amenées et des révélations finales respectueuses d’une certaine logique.

Le dessin est lui aussi à mon goût. Le trait est fin et sec. Le découpage est soigné et certaines planches méritent vraiment d’être vues dans leur ensemble avant d’être regardées case par case (et ça, c’est le genre de détail que j’aime beaucoup).

Rien à redire, c’est vraiment une chouette série.

Nom série  Mozart à Paris  posté le 29/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il m’a fallu beaucoup de temps pour finir cette lecture… et c’est toujours mauvais signe. Ici, ce n’est pas tant un problème de forme (parfois un trait trop singulier ou une narration trop présente peuvent expliquer chez moi ma difficulté à rentrer dans un livre) que de fond.

En fait, j’aime bien les récits historiques, et j’aime la musique classique (sans pouvoir dire que Mozart soit mon compositeur préféré). Je m’attendais donc à un album dans lequel ces deux thèmes auraient été déterminants. Sauf qu’à la lecture -et alors que l’aspect historique est très poussé- je me suis surtout retrouvé face à un personnage qui tourne en rond dans un Paris qui s’en désintéresse, le personnage n’étant pas assez agressif et prétentieux pour s’imposer aux yeux de ces riches Parisiens plus préoccupés du quand-dira-t-on que de leurs goûts personnels.

L’auteur multiple pourtant les audaces stylistiques. Il recourt au symbolisme dans son dessin, avec des représentations démesurées de Mozart ou de son père (pour symboliser les rapports de force). Il accentue à l’extrême certaines expressions de visage. Il fouette son trait pour apporter encore plus de vigueur et de dynamisme.

Mais rien n’y fait. Je me suis passablement ennuyé. Le passage de Mozart à Paris me parait tellement anecdotique par rapport à la trace que ce génie a laissée dans la culture musicale. Les Parisiens n’ont pas su l’apprécier ? J’ai envie de dire : tant pis pour eux ! Mozart a eu le tort de s’obstiner ? Là aussi, j’ai envie de dire tant pis pour lui… Et donc, je n’ai pas trouvé d’intérêt au récit.

Mais cet album est soigné à tous points de vue. Je ne doute pas de sa pertinence historique et le trait de Frantz Duchazeau vaut vraiment le coup d’œil. Donc n’hésitez pas à le lire, ce n’est pas parce que je n’ai pas accroché que cet album ne mérite pas le succès.

Nom série  Dog End  posté le 29/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On ne peut pas dire que ce manga joue la carte de l’originalité. Le synopsis est de fait des plus classiques. Vous prenez un flic un (gros) poil psychorigide d’un côté. Vous l’associez à un criminel d’apparence désinvolte et bordélique. Et vous assignez ce binôme mal assorti à la surveillance d’une jeune héritière sous la menace de tueurs implacables.

Et si vous avez l’impression d’avoir déjà vu ça par ailleurs, vous ne serez pas les seuls…
Mais bon, c’est pas parce qu’on a déjà trempé son spéculoos dans sa jatte de café qu’on ne va pas aller en racheter un paquet. Tant que c’est bon, pourquoi se priver ?

Si on met de côté l’aspect moral du récit (le tueur a l’air bien plus cool et sympa que le flic… donc la personne à laquelle le lecteur se plait à s’identifier n’est pas spécialement la plus recommandable), ou son degré de crédibilité (c’est quand même parfois très crétin, de ce point de vue) il m’est difficile de nier l’efficacité de la formule.

Les personnages principaux sont dotés d’un certains charisme.

Les différents tueurs auxquels ils sont confrontés sont assez originaux dans leur manière d’exercer leur art.

L’action est bien au rendez-vous et le découpage de ces scènes est assez lisible (ce qui est loin d’être le cas dans tous les mangas).

Le découpage des tomes est pensé de telle sorte que la fin d’un chapitre se trouve au début du tome suivant, histoire d’inciter le lecteur à continuer à acheter les albums –même s’il se lasse de la série- juste histoire de pouvoir lire la conclusion de ce qu’il était en train de lire. Je continue de ne pas aimer du tout ce procédé mais il est devenu tellement habituel dans le monde du manga que la formule ne surprendra plus personne.

Donc, voilà, rien de neuf sous cette couverture mais un récit efficace et bien illustré qui ravira le public visé.

Nom série  Dickie  posté le 29/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’humour de Boerke, pardon, de Dickie (pas trop compris au passage pourquoi il a fallu renommer le personnage pour la version française…) est assez varié. Parfois franchement trash, parfois très scatologique… et parfois étrangement poétique. Il y en a pour tous les goûts et s’il y a toujours moyen de trouver au sein d’un album un gag susceptible de plaire au public face à vous, je crois qu’il est impossible que l’ensemble des gags d’un même album touche le lecteur d’égale manière.

Ceci dit, tous les albums de Dickie ne sont pas du même niveau. Dickie à Hollywood m’a, par exemple, bien plus plu que Dickie dans l’espace. Dans le premier cas, chaque gag s’inspire d’un film célèbre qu’il est amusant de reconnaître. Le personnage inexpressif, cash mais pas toujours stupide de Dickie y fait merveille et je ris encore du gag créé sur base de Cocktail, film insipide au possible soit dit en passant. Dans le deuxième cas, et même si le procédé demeure identique, j’ai été moins sensible aux gags (peut-être à cause d’une absence de références culturelles, justement).

Si vous ne connaissez pas ce personnage et si l’humour noir et crétin ne vous fait pas peur, c’est à essayer. Tout ne vous plaira sans doute pas mais, si vous êtes comme moi, vous aimerez certains gags (et comme ceux-ci sont muets, ceux que vous n’aimerez pas seront vite derrière vous).

En tous les cas, c'est un humour différent de celui que l'on rencontre habituellement. C'est la raison pour laquelle je ne conseille pas l'achat d'office. Essayez d'en emprunter un avant, histoire de voir si ce type d'humour peut vous plaire avant d'investir vous sous là-dedans.

Nom série  Collaboration horizontale  posté le 29/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai plutôt bien aimé cet album. J’ai trouvé le récit très fluide, bien servi par un dessin d’une grande lisibilité. Après, lire le titre suffit à deviner le thème principal du livre et donc la surprise n’est pas vraiment au rendez-vous, mais les auteurs ont su étoffer leur intrigue en s’intéressant à l’ensemble d’un immeuble plutôt qu’à la seule histoire d’amour interdite qui nait entre le personnage central du récit et son beau sous-officier allemand.

Le microcosme formé par les multiples habitants de l’immeuble permet de présenter différents personnages dignes d’intérêt. On tombe certes sur des profils assez classiques mais la formule est efficace. Les rôles principaux sont octroyés aux femmes mais cette œuvre n’est pas spécialement féministe.

J’ai eu ce que j’espérais… et même un peu plus. Le personnage central a su me toucher, et j’aurais aimé pouvoir un peu plus suivre certains seconds rôles. L’album remplit donc parfaitement mes attentes. Ce n’est certes ni original ni novateur mais c’est efficace. Un bon album, en résumé.

Nom série  Sky-Doll  posté le 27/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé cette lecture. Sans doute plus pour son univers et ses personnages que pour un scénario qui semble ne pas trop savoir où il veut nous emmener.

Le dessin est très dépouillé. Il garantit une lecture aisée mais frustre l’amateur de décors élaborés de ces détails qui font toute la différence. Et si, quelque part, l’univers de Sky-Doll m’a fait penser à celui d’Urban, le travail d’Alessandro Barbucci ne peut être comparé à celui de Roberto Ricci. C’est frustrant car l’univers est justement propice à un foisonnement de détails accrocheurs… mais on reste sur des décors lissés, dépourvus de reliefs.

Les personnages sont assez classiques. Un trio composé de deux personnages de sexe masculin et d’un robot féminin porte le récit tandis que les rôles secondaires apportent la profondeur de l’univers. Il est fortement question d’illusion car, dans ce monde, tout est apparence. La religion et ses miracles, la téléréalité et ses pseudo-vedettes, la politique et ses mensonges, le cirque et ses artistes sont donc autant de thèmes qui tombent facilement sous la main des auteurs. Ils en font un melting-pot pas toujours très ordonné et le récit peine à se trouver un réel fil conducteur.

Du coup, après quatre tomes, le scénario est vraiment l’élément faible de la série. Et si Alessandro Barbucci parvient à structurer la suite du récit, avec une quête plus limpide, plus linéaire -qu’on sache un peu le but de tout ça- alors je pense que je franchirai le pas et que j’achèterai la série. Parce que pour le reste, et malgré ses défauts, cette série me plait bien.

Reste la grosse question : quid pour la suite ? Alessandro Barbucci rencontre un grand succès de ventes avec Ekhö, monde miroir. 10 ans séparent la sortie du tome 3 de celle du tome 4 de ce Sky-Doll. Alors, quelle énergie va-t-il encore mettre dans cette série ? Je ne saurais dire et c’est pourquoi je vais continuer à privilégier l’emprunt en bibliothèque plutôt que l’achat (même d’occasion).

Nom série  Algériennes 1954-1962  posté le 27/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est bien fait. La narration est fluide, le dessin n’est pas un exemple de précision mais il est très lisible et laisse passer l’émotion. Le scénario est bien construit même si je regrette cet usage d’heureux hasards pour relier les différents récits entre eux.

L’intention des auteurs est claire : mettre en lumière la grandeur d’âme des femmes durant un conflit (ici des femmes de nationalité française ou algérienne durant la guerre d’Algérie). Intention louable mais le parti-pris est tellement insistant qu’il a tendance à réveiller en moi l’avocat du Diable. Du coup, l’émotion a un peu de mal à passer chez moi.

Par contre, d’un point de vue historique, les auteurs ont réalisé du très bon travail ! Les différents profils permettent de donner le point de vue de différentes actrices du conflit, de sorte que l’on se dit qu’au final il n’y a pas de bon ou de mauvais camps, juste des hasard qui font que l’on se retrouve chez les uns plutôt que chez les autres.

Je n’ai pas été ému comme je l’espérais mais ça reste un bel album, agréable à lire. Il n’est pas politique, ne prend pas parti pour l’un ou pour l’autre mais montre les femmes comme les premières victimes de ce conflit… victimes qui feront pourtant toujours preuve de compassion pour l’autre, d’abnégation, de respect (et c’est sans doute cette vision très Marie, mère de Dieu de la femme qui m’aura dérangé sur les bords).

Nom série  Demo  posté le 27/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si tous ces courts récits n’ont pas le même niveau d’excellence, j’ai bien aimé ce gros recueil. Je trouve l’idée de départ très originale même si les deux thématiques qui composent ces étranges histoires ont bien souvent été associées.

En effet, pour prendre deux exemples connus de tous, Stephen King (Carrie, Christine, Shinning) a régulièrement construit ses romans d’une manière assez similaire, en associant une approche de type roman graphique et un twist à caractère fantastique. Et Steven Spielberg a fait de même au cinéma (Jaws, E.T. sont de bons exemples, je trouve).

Oui mais voilà, ici, c’est différent. L’accent est vraiment mis sur le côté « roman graphique » et l’élément fantastique en devient presque naturel. L’anormalité devient la norme. La différence provoque toujours l’incompréhension, voire le rejet mais pas tant parce qu’il s’agit d’un « super pouvoir » mais plutôt parce qu’il singularise l’individu par rapport au groupe (tu es différent, donc tu fais peur).

Les récits sont très courts et n’autorisent pas vraiment une progression lente dans le fantastique. Du coup, tout est très concentré. On rentre directement dans le quotidien des personnages -souvent déjà en crise- et l’élément fantastique fait rapidement son apparition. Je trouve cette formule extrêmement casse-gueule et pourtant, très souvent, l’humanité des personnages m’a explosé à la figure.

Un mot sur le dessin, en noir et blanc et excellent, de Becky Cloonan : impressionnant ! Elle change tellement souvent de style qu’il est difficile de croire que toutes ces histoires ont été illustrées par la même personne. Par ailleurs, chaque changement de style se justifie par le scénario, et chaque technique est joliment maîtrisée, conservant à l’ensemble de ces récits une parfaite lisibilité. On passe ainsi d’un style très proche de la ligne claire à une approche plus manga avant de bifurquer vers un trait plus haché pour se retrouver ensuite dans un récit où les jeux d’ombre et de lumière deviennent essentiels. Ce renouvellement incessant aura été pour une bonne part dans mon incapacité à stopper ma lecture. Alors que le concept reste identique le long de ces 460 pages, le renouvellement est constant.

Alors, oui, il y a bien une baisse de régime à un moment ou à un autre. Certains récits ne m’ont pas touché. Je suis passé totalement à côté d’autres, ne voyant pas trop ce qu’ils venaient faire là. Mais rien que pour les quelques récits qui me restent pleinement en tête, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce recueil. Et la moyenne d’ensemble tire quand même vers le haut, pour moi.

Entre un « pas mal » que je trouve un peu réducteur (mais qui tiendrait compte des récits les plus faibles dans la moyenne d’ensemble) et un « franchement bien » flatteur mais plus en phase avec mon sentiment purement subjectif, mon cœur balance…

Et PS : Alix, ça devrait te plaire

Nom série  Bout d'homme  posté le 06/04/2009 (dernière MAJ le 26/11/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je gardais un bon souvenir du premier cycle… tellement bon, en fait, que je ne m’étais jamais décidé à acheter le second cycle, me demandant ce que ce dernier allait bien pouvoir apporter à la série.

Et comme j’ai eu dernièrement l’occasion d’emprunter ce deuxième cycle via bibliothèque, je me suis laissé tenter… et j’ai eu confirmation de mes craintes. Ce deuxième cycle m’est apparu comme totalement inutile. Certes, il n’est pas déplaisant à suivre mais (et même si je peux comprendre le cheminement de la pensée de l’auteur) les interrogations philosophico-religieuses du personnage central m’ont vite énervé. « Faut-il faire le bien ? Faut-il faire le mal ? Dieu existe-t-il ? S’inquiète-t-il de nous ? Pardonner à nos ennemis nous grandit-il ? »… Franchement, ce catéchisme de Prisunic, c’est tout sauf ma tasse de thé. Alors, oui, historiquement, ce genre de questionnement chez un jeune paysan breton du XIXème siècle se tient ! Mais moi, je suis devenu un vieux con plus du tout naïf (et déjà pas très déiste à la base)… Et du coup, ben ça passe pas. J’ai terminé les deux tomes, surtout parce que d’un point de vue technique, cette bd est bien faite… mais sans aucun ressenti pour le personnage. Et le fait que ce deuxième tome ne soit que le récit des événements advenus durant l’ellipse de deux ans dont l'auteur avait usé au coeur du tome 4 n’arrange rien… puisqu’on sait dès le début comment ce deuxième cycle va se conclure.

Et finalement, ce que je retiens de ce deuxième cycle, ce sont les très belles couleurs du tome 5. D’un point de vue esthétique, ce cinquième tome est de loin mon préféré, grâce principalement à cette colorisation pastelle. C'est d'ailleurs bien dommage que ce choix esthétique n'ait duré que le temps d'un tome, le dernier tome étant bien plus terne et insipide de ce point de vue.

Et si vous ne connaissez pas le premier cycle, Bout d’Homme est un récit assez daté (début des années 1990, pour être précis (pute borgne, c’est en écrivant ce genre de truc que je me prends mon âge dans les dents… )). La narration est fluide, le ton mélodramatique et le scénario mélange chronique sociale et petites touches de fantastique. Le héros, un jeune homme qui a arrêté de grandir suite à un drame familial, trouve en un rat un complice et ami. Avec l’aide de ce rat, ce Bout d’Homme se découvre le pouvoir de tuer d’un simple regard. Pouvoir aussi enivrant que terrifiant qui lui fera vivre de multiples aventures, le transformant en paria ou en phénomène de foire en fonction des rencontres.

La narration est fluide. Le dessin est agréable et très lisible. Les dialogues ne sont pas envahissants. C’est pas tout jeune mais ça se laisse encore lire avec plaisir. Le tome 3 est une petite perle pour qui s’intéresse au monde de la pèche au XIXème siècle, dans le même esprit mais supérieur au « Coeur en Islande » de Makyo, à mes yeux. La conclusion est plaisante et a le mérite de mettre un réel point final au récit.

Donc, voilà, relire le premier cycle ne me déplait pas. Mais je suis bien content de ne pas avoir acheté le deuxième cycle !

Nom série  Orc Stain  posté le 22/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ! Ben honnêtement, j’ai pas été passionné.

Déjà, la vulgarité constante dans les dialogues m’a vite saoulé. Créer une société orc qui tourne autour de la bite, why not ? Mais là, c’est plus qu’obsessionnel. Cela en devient gratuitement vulgaire.

Ensuite vient l’histoire. Un synopsis déjà vu mille fois avec ce jeune héros qu’une prophétie annonce comme celui qui fera tomber le roi en place. S’ensuivent multiples aventures durant lesquelles le gars doit échapper aux tueurs lancés à sa poursuite tout en cherchant à survivre dans ce monde sans pitié et sans trop comprendre pourquoi tout ce petit monde lui cherche noise. Il y a bien quelques bonnes trouvailles par ci par là mais la surprise est quand même rarement au rendez-vous. De plus, avec ce genre de concept, la tension baisse directement d’un cran puisqu’on sait que le héros ne mourra pas avant d’avoir renversé le roi (ben oui, si la prophétie le dit…)

Ces défauts auraient encore pu être compensés par une bonne dose d'humour. Sauf que si humour il y a, et bien je n'ai pas trop vu où il se planquait...

Enfin vient le dessin. Et là, c’est sans doute le plus rageant ! Parce qu’il avait tout pour me plaire, ce dessin ! Seulement, l’auteur ajoute tellement de détails et ses couleurs sont tellement tranchantes que son dessin finit par ne plus être lisible. Il m’a fallu regarder à deux fois certaines cases pour comprendre ce qui était dessinée. Au final, c’est … fatigant !

Synopsis passe-partout, dialogues saoulant, dessin fatigant… mon appréciation est donc plus que mitigée (et pourtant, je continue à penser que ce dessinateur est bourré de talent).

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 24/11/2010 (dernière MAJ le 22/11/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorsque la série a débuté, je m’attendais à autre chose, à une sorte de prequel qui nous aurait montré qui était Kriss de Valnor avant sa rencontre avec Thorgal, d’où elle venait, qui étaient ses parents, et que sais-je encore. Et les deux premiers tomes ont pleinement répondu à mes attentes. L’image de la Kriss enfant n’est pas vraiment surprenante tant elle correspond à l’idée que je m’en faisais, et c’est tant mieux ! C’était ce que j’espérais, et ces deux tomes sont mes préférés de la série.

Par la suite, la série bifurque et prend une voie parallèle à la série mère, à savoir « Thorgal ». En effet, à partir du troisième tome, ce récit nous permet de suivre Kriss de Valnor de près lors des évènements racontés dans les albums de Thorgal n° 32 à 35. Il y a donc beaucoup de liens entre les deux séries et il devient difficile de suivre Kriss de Valnor sans posséder les albums de Thorgal correspondants. Des éléments nous manquent, des clins d’œil tombent à l’eau.

Alors, certes, le procédé est intéressant et original (je ne connais en tous les cas pas d’autre cas de figure similaire sinon l’un des autres spin-off de Thorgal, à savoir Les Mondes de Thorgal - Louve) mais il me dérange aux entournures (que j’ai charnues). Tout d’abord, cela ne correspondait pas à mes attentes (mais ça, on s’en fout un peu, vu que ça ne me dérange pas d’être surpris par l’évolution d’une série). Ensuite, j’ai un peu le sentiment que les auteurs m’ont vendu deux fois la même histoire et qu’il y aurait eu moyen de raconter tous ces évènements sans devoir créer une série à part.

Mais bon, dans l’ensemble ça reste plaisant à lire. Disons qu’on se situe dans la moyenne des albums moyens de Thorgal, loin des sommets mais supérieur aux moments d’égarement de la série mère. Le ton est assez sombre et l’accent est mis sur l’action, le fantastique et les intrigues politiques (alliances et trahisons sont fréquentes) plus que sur l’évolution des personnages. C’est dommage car il y avait une bonne idée dans le tome 3 qui, finalement, n’est que très peu exploitée.

Les continuels changements d’auteurs (scénaristes comme dessinateurs) donnent à la série un coté décousu, comme si Yves Sente lui-même n'avait pas su trop quoi raconter après ses deux premiers tomes et ses successeurs avaient furieusement galéré pour parvenir à recoller les morceaux et ainsi permettre à Kriss de Valnor -et à sa série- de rejoindre Thorgal au moment voulu. Les dessinateurs, même s’ils gardent une certaine ligne directrice, ont chacun leur personnalité. Je ne peux pas dire que j’ai été choqué… mais j’ai quand même mes préférences. Et à choisir, c’est le trait de Roman Surzhenko que je préfère. Plus rond, plus fin et plus précis que les deux autres, ce n’est sans doute pas le plus fidèle à Grzegorz Rosinski, mais c’est celui que je trouve le plus lisible et le plus riche.

Pas mal en résumé, mais je pense que la série fonctionne surtout grâce à l'attachement que les lecteurs de Thorgal ont pour Kriss de Valnor, plus que pour ce scénario somme toute assez moyen et parfois inutilement tiré en longueur.

Nom série  Millenium Saga  posté le 21/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Millenium Saga n’est pas une adaptation mais bien une création originale de Sylvain Runberg et de Belén Ortega, qui réutilisent bien entendu les personnages créés par Stieg Larsson. Ce procédé n’est pas nouveau mais s’avère toujours délicat car les fans de l’œuvre originale sont souvent déçus par ces reprises.

Dans le cas présent, je dois bien dire que je reste un peu sur ma faim. Le scénario m’a bien plu mais les personnages me sont apparus moins complexes, moins torturés qu’ils ne l’étaient à l’origine. C’est principalement le cas pour Lisbeth Salander, trop réduite au rôle de la hackeuse tête brûlée. Son côté « femme blessée, écorchée vive » est beaucoup moins présent et, du coup, ce personnage perd beaucoup de son charme à mes yeux.

Mais, comme dit plus haut, le scénario imaginé par Sylvain Runberg m’a bien plu. L’auteur entremêle avec talent plusieurs pistes, joue avec intelligence de l’actualité politique et des questions de société (espionnage d’Etat, montée du nationalisme, égalité des sexes sont autant de thèmes abordés). Le suspense est bien dosé. L’action est au rendez-vous. Il y a bien quelques heureux hasards mais le scénariste parvient toujours à les expliquer. Ce n’est pas toujours très crédible mais si on prend cette série comme du divertissement explosif, c’est clairement moins fantaisiste que la moyenne du secteur.

Au niveau du dessin, je regrette la chute régulière de qualité. Le premier tome m’a vraiment bien plu, le deuxième montre déjà des faiblesses, le troisième est encore un cran en deçà. C’est surtout au niveau des plans larges que le bât blesse. Les personnages vus de loin manquent vraiment de finesse, et la colorisation accentue encore ce phénomène. C’est dommage car j’aime vraiment bien le trait de Belén Ortega quand celle-ci s’applique sur un gros plan (avec des expressions de visage souvent très réussies).

Le résultat est satisfaisant mais j’en attendais clairement plus à plusieurs niveaux (psychologie des personnages et précision du dessin, principalement). Je reste donc sur une note de « pas mal » et si je ne déconseille pas l’achat, je ne vous dirai pas qu’il s’agit d’une priorité non plus.

Nom série  Des espaces vides  posté le 19/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas accroché.

Je trouve le début du récit assez brouillon. J’ai eu du mal à comprendre qui était le narrateur. Un coup, c’est l’auteur, un coup, c’est son père. Ça s’améliore au fil des planches mais ça n’a pas été suffisant pour récupérer le coup.

Ensuite, et même si je peux comprendre le besoin de l’auteur de nous parler de ses parents et grands-parents, la vie de ceux-ci ne m’a pas passionné. D’autant moins que l’auteur -peut-être inconsciemment- crée une attente chez le lecteur dans l’évocation d’un passage de la vie de son grand-père. Mais, faute d’éléments probants, il ne peut finalement pas lever le mystère sur ces années d’exil passées en Amérique du Sud.

L’aspect le plus intéressant aura donc été l’évocation de la guerre d’Espagne… mais je n’ai pas découvert grand-chose que je n’avais déjà rencontré par ailleurs.

Enfin, dernier point : l’auteur tel qu’il se décrit est à l’opposé du gars avec qui j’ai envie de passer du temps. Deux passages m’ont particulièrement dérangé. Dans l’un, il se moque sans retenue du surpoids d’une jeune femme obèse avec laquelle il vient de coucher. Dans l’autre, il se plaint de son travail avec ce que je considère être un manque de maturité.

Donc bof…

(Mais le trait de l'auteur est très agréable, expressif et bien lisible).

Nom série  Confessions d'un enragé  posté le 19/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé l’idée de départ très originale. Son traitement m’a plutôt bien plu… à un détail près : les interventions du scientifique. Ces passages, bourrés de termes techniques n’apportent finalement pas grand-chose alors qu’elles plombent le rythme narratif. C’est bien simple : j’ai fini par survoler ces passages pour me concentrer sur l’évolution du personnage.

Sinon, rien à redire. Le découpage est bon. La narration à la première personne fonctionne. Le dessin est agréable à l’œil et facile à lire. Le personnage propose un profil intéressant. Le final est vite prévisible mais convient parfaitement au récit.

Pas mal, donc. Et même si je n’en ferais pas une priorité pour moi, je ne vois pas de raison de vous en déconseiller l’achat.

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