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Nom série  La Lanterne de Nyx  posté le 10/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est intéressant à plus d’un titre.

Outre le parcours de vie de son héroïne (un classique du genre), il possède également une belle dimension historique et, surtout, permet aux lecteurs de voir comment la culture occidentale a pu influencer le Japon dès lors que celui-ci fut contraint et forcé d’ouvrir ses frontières. Enfin d’autres personnages et leurs mystères permettent d’étoffer cet univers en multipliant les centres d’intérêt.

Ceci dit, et même si j’ai bien apprécié la lecture de ce premier tome, l’ensemble reste jusqu’à présent confiné à l’anecdote.
Mais à l’anecdote amusante et instructive.
Mais anecdotique quand même…
Les premiers vêtements occidentaux, les premiers phonographes, les premières tablettes de chocolat au lait. Il est plaisant de voir les réactions et la fascination qu’exercent ces objets sur la jeune et naïve Miyo mais aussi face à la population japonaise de cette fin de XIXème siècle dans son ensemble. Je n’ai cependant pas (encore) ressenti en quoi cette découverte du mode de vie occidental allait révolutionner la vie du peuple japonais, et c’est en cela que je reste sur cette idée d’un récit anecdotique.

Mais, d’un point de vue historique, le travail effectué est plaisant. De plus, pour nous, occidentaux, l’intérêt est double puisque non seulement nous (re)découvrons les innovations occidentales de l’époque (l’expo universelle de Paris de 1878 est souvent évoquée) mais nous sommes également plongés dans le Japon de la même époque, ce qui s’avère encore bien plus dépaysant.

Mais finalement, ce qui porte réellement ce récit, ce sont ses personnages principaux. La petite Miyo est très vite attachante malgré un profil assez convenu (pauvre orpheline inculte qui va s’avérer volontaire, courageuse, obstinée et dotée d’une grande capacité d’apprentissage, elle apprend d’ailleurs à lire l’anglais en un temps record). Son « don » surnaturel lui apporte un pouvoir et une originalité propices à de multiples développements, ce qui permet de créer de petites intrigues qui dynamisent la série.

Deux autres personnages se démarquent dans ce premier tome, et leurs passés encore emplis de zones d’ombres sont autant de sources de questionnement. Un quatrième personnage, dont on sait rapidement beaucoup du passé, est une porte d’entrée vers la réalité sociale du Japon de l’époque. Personnage touchant et positif, il soutient l’héroïne et lui apporte de la crédibilité.

Enfin, un mot sur le dessin que j’ai bien apprécié. Les pages sont fournies et les décors sont soignés. Le trait clair et précis de Kan Takahama permet de facilement différencier les personnages. La mise en page est claire. L’ensemble est facile à lire et agréable à regarder. Cette profusion de détail justifie le format du livre (plus grand que les mangas traditionnels) et par conséquent le prix un peu plus élevé que ceux traditionnellement pratiqués pour les mangas.

Une bonne entrée en matière. Reste juste à parvenir à quitter l’anecdote, à trouver un peu plus de profondeur à cet univers pour faire de La Lanterne de Nyx une petite perle à ne pas manquer.

Nom série  Artiste, un chef d'exception  posté le 29/10/2018 (dernière MAJ le 10/04/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Artiste aurait pu n’être qu’un nouveau manga traitant de l’art culinaire noyé dans la surproduction, ne se détachant pas du lot et aussi vite lu qu’oublié… Je dis bien « aurait pu »…

Car le véritable défi, à l’heure actuelle, lorsqu’on aborde ce sujet, c’est de trouver un angle d’attaque suffisamment original pour ne pas donner l’impression au lecteur de lire, encore et encore, la même histoire. Cet angle, Taro Samoyed a été le chercher via plusieurs aspects :

Premier aspect : le côté artistique de la profession. Très rapidement, Gilbert, le personnage central de ce récit, va voisiner avec des artistes venus d’horizons différents (peinture et musique jusqu’à présent mais nul doute que ce panel va s’accroître au fil des tomes). Cette approche du métier de cuisinier gastronomique comparé à d’autres arts reconnus permet de saisir des similitudes (sur l’art de dresser une assiette par exemple) et d’étoffer le propos en le décloisonnant du simple art culinaire.

Deuxième aspect : le profil du personnage principal. Rien de bien novateur à première vue puisque notre Gilbert est, au premier regard, assez semblable à bien des héros de manga. Jeune, maladroit et au plus bas de l’échelle, on le découvre plongeur et on comprend vite qu’il est appelé à franchir les paliers assez rapidement. Sauf que, au fil des trois premiers tomes, ce profil s’avère moins commun qu’il n’y paraissait. Déjà sur son aspect physique puisque Gilbert dépasse le mètre nonante. Ensuite avec sa propension à s’évanouir à la moindre frayeur… propension assez irritante au début de ma lecture mais que j’ai fini par accepter, voire même par apprécier. Enfin par son don inné (et à ce sujet je ne vous dirai rien, histoire de ne pas spoiler).

Troisième aspect : la structure du récit. Point de combat du meilleur chef, ici. On découvre les différentes spécialisations dans le domaine et la complémentarité entre les différentes tâches. L’objectif de chacun est de faire de son mieux, avec ses qualités mais aussi des défauts qui dans un cadre précis s’avèrent être des atouts. Du coup, il n’y a pas de méchants, pas d’opposition mais plutôt une quête d’excellence avec une ouverture vers les autres que je trouve très agréable.

Dernier aspect : l’humour. Très présent, il est parfois un peu lourd, un peu du genre tarte à la crème. Mais, au fil du temps (et des trois tomes que j’ai lus), il s’affine, m’amuse avec des réflexions absurdes et naïves. S’il n’est pas déterminant, cet humour est un ingrédient non négligeable de la série.

A la lecture, le début du premier tome m’est apparu fort décousu et j’ai craint le pire. Il y avait des ellipses faciles, des passages tronqués qui me laissaient croire que ce manga s’était vu estropié de certaines cases. Mais des explications viennent par la suite qui justifient pleinement la plupart de ces raccourcis de prime abord bizarres. Et, au fil des chapitres, le charme a opéré. Je peux clairement dire que dès le milieu du deuxième tome, j’étais devenu totalement accro à cette série. Et le troisième tome n’a fait que confirmer mon appréciation d’ensemble.

Au niveau du dessin, il recèle de certaines qualités mais aussi de certains défauts. Sa qualité principale réside dans le fait que Taro Samoyed parvient à bien typer ses personnages. Or, en temps normal j’ai la mauvaise manie de m’emmêler les pinceaux dans les mangas tant des acteurs ont tendance à se ressembler. Ici, il n’en est rien et c’est bien agréable.

Au niveau des défauts, je pense que l’auteur a beaucoup de mal à dessiner le mouvement. Du coup, il recourt aux ellipses pour, par exemple, illustrer un évanouissement (où on passe sans transition du statut « debout normal tout va bien » au statut « couché évanoui »). C’est un peu facile à mon goût et surtout ça casse le rythme narratif.

Mais j’avoue, je suis accro et je lirai la suite avec grand plaisir.

Nom série  Snotgirl  posté le 10/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas été convaincu par ce premier tome, la faute principalement au langage de type SMS souvent utilisé. Trop nombreux à mon goût, malgré quelques explications de textes proposées en début de récit, ces emplois sont fatigants pour peu que, comme c’est mon cas, on ne maîtrise pas toutes les subtilités de ces multiples abréviations.

Le dessin très épuré, contrairement à ce que la couverture pouvait laisser penser, ne m’a pas spécialement séduit non plus. Il semble réalisé par deux dessinateurs différents et c’est un fait qu’en fonction des chapitres ce dessin gagne ou perd en finesse ou en détails, chose que je n’apprécie pas particulièrement non plus.

L’histoire, elle, aurait pu me plaire. Nous sommes plongés dans l’univers des bloggeuses influentes du milieu de la mode, ce qui justifie totalement le type de langage employé… mais ne le rend pas plus compréhensible pour la cause. L’héroïne, derrière son image de bimbo parfaite, cache un problème d’allergie et un manque de confiance en elle qui auraient pu la rendre attachante. Un mystère né de la mort (ou pas) d’une de ses amies permet aux auteurs de créer une ambiance étrange qui nous laisse croire que la série peut à tout moment basculer dans le fantastique (voir même le thriller horrifique). En clair, je trouve qu’il y a là un vrai potentiel… mais qui n’est que peu ou mal exploité. Les dialogues et soliloques omniprésents monopolisent bien trop d’espace à mon goût. Les personnages n’explosent pas de charisme, certaines sont même d’une insipidité notoire… et l’intrigue n’en est encore qu’à ses balbutiements.

J’arrête là l’aventure, ne conseille la lecture qu’aux personnes maîtrisant le langage SMS… mais je ne peux m’empêcher de me demander vers quoi cette série va finalement s’orienter.

Nom série  Lucien et les mystérieux phénomènes  posté le 03/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis moyennement convaincu par ce premier tome.

L’histoire en elle-même est assez classique. Un enfant aux portes de l'adolescence découvre un nouvel et campagnard environnement suite au déménagement de ses parents. S’ensuivent les traditionnelles difficultés d’intégrations et la découverte de ce nouveau milieu. Comme le gamin est passionné par les phénomènes surnaturels en général et les fantômes en particulier, une vieille bâtisse abandonnée va vite l’attirer.

L’originalité aurait pu se situer au niveau de l’approche écologique du discours. Les parents ont décidé de venir vivre à la campagne pour se reconnecter avec la nature et la maison abandonnée va rapidement révéler un hôte au comportement très 'tendance', écologiquement parlant. Sauf que cet aspect est finalement très peu développé durant ce récit.

Par ailleurs, un regard autre qu’enfantin relèvera rapidement des incohérences à gauche et des facilités à droite.

Au final, et malgré un dessin agréable et une narration fluide, cet album s’est avéré être une déception à mes yeux. Par manque d’originalité dans sa trame générale et par manque de profondeur dans son aspect « étude de l’impact de l’homme sur son environnement », il n’a pas réussi à me sortir de ma routine.

Bof, donc, même si rien n’est mal fait.

Nom série  La Pyramide de Ponzi  posté le 02/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La pyramide de Ponzi est une biographie assez classique dans sa présentation. On suit Carlo Ponzi depuis son arrivée sur le sol américain en 1903 jusqu’à sa déchéance après la faillite de son système financier véreux (la fameuse pyramide). L’ordre chronologique est parfaitement respecté mais les auteur.e.s s’attachent plus à nous décrire l’homme que ses magouilles. Du coup, le résultat est très humain avec un personnage central certes détestable par bien des côtés mais aussi touchant par d’autres. Il dévoile une profonde fragilité derrière son avidité, une soif de reconnaissance qui dépasse encore sa soif de richesse.

L’album est donc intéressant sans devenir trop technique ou trop froid. Je regrette un peu le manque d’explications sur le fameux procédé qui permet à ce type de pyramide (encore utilisée de nos jours par certains financiers magouilleurs… voire même les services d’Etat qui se plaisent à financer les pensions qu’ils versent aujourd’hui aux anciens travailleurs avec l’argent que nous leur versons pour nos pensions de demain (et oui, c’est une pyramide de Ponzi, qui ne peut fonctionner que s’il y a toujours plus de travailleurs à la base pour cacher le fait que l’argent soi-disant placé a en réalité déjà été dépensé)) de se mettre en place et de tenir sur la longueur. Mais je respecte ce choix de la part des auteurs et je pense même que cette absence de données techniques permettra à des lecteurs autres que ceux intéressés par le monde de la finance d’apprécier cet album.

Le dessin de Nathalie Ferlut est agréable, frais et expressif. Il permet lui aussi, par la chaleur et la spontanéité qu’il dégage, d’accentuer la dimension humaine au détriment de la dimension technique du monde de la finance.

Nom série  Reconquêtes  posté le 01/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé là un pur récit d’heroïc fantasy alors que je m’attendais à quelque chose d’un peu plus historique… mais non, c’est de la fantasy pure et simple avec éléments fantastiques et plastiques parfaites à la clé. Car comme dans tout récit d’heroïc fantasy qui se respecte, les femmes sont de vraies bombasses, les hommes sont soit de puissants et musclés guerriers soit de lipidiques salopards, la magie est au rendez-vous et les animaux fabuleux ne sont pas oubliés.

Dans l’ensemble, je ne me suis pas ennuyé mais je ne crierai pas au génie non plus. Le fait que l’intégrale ne soit pas trop volumineuse m’aura permis de finir ce récit avant de m’en lasser, et le dessin soigné de François Miville-Deschênes (certes, toutes ces poitrines ne sont que peu réalistes ou alors fameusement siliconées mais elles ont le mérite de ne pas toutes être décalquées sur un modèle unique. Un bel effort qui mérite d’être souligné, je trouve) aura capté mon attention, surtout dans les scènes de combat.

Une série distrayante mais que j’avais cru plus ambitieuse à lire les avis précédents. Perso, je n’ai vu là qu’un classique récit grand public avec du nichon, de la castagne, des trahisons et des guerriers valeureux. C’est pas mauvais, c’est bien fait, tout se tient, ça se lit sans peine… mais ce n’est pas assez marquant pour que j’en recommande l’achat.

Nom série  De la nécessité d'avoir un ours chez soi  posté le 01/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit que je n’ai pas trouvé totalement maîtrisé mais qui dégage tout de même une amusante poésie. Cette histoire a en tous les cas le mérite d’être originale et de nous sortir de notre ordinaire. Imaginez un peu un quidam, pas trop bien dans sa peau, et qui du jour au lendemain et sans qu’on en comprenne la raison profonde cohabite avec un… ours, peu loquace, il est vrai mais tout de même bien encombrant.

Son entourage ne le croit pas, son psy essaie d’interpréter ce qu’il considère être une transposition hallucinatoire d’un mal-être, mais en attendant, il faut bien vivre avec !

Ce petit délire trouvera une explication à la fin de l’album… et malheureusement, j’ai trouvé cette explication mal amenée alors qu’elle aurait pu éclairer tout le récit d’une manière étincelante. Là, pouf ! Ca tombe un peu à plat car mal préparé.

Le dessin, très expressif avec encore un côté brut que j’apprécie particulièrement, convient parfaitement au sujet. Il apporte la légèreté nécessaire à l’ensemble et la luminosité de la colorisation ne fait que renforcer ce sentiment.

Pour une première œuvre, c’est plus que pas mal… mais face à la concurrence c’est encore un peu juste pour que j’aille jusqu’au franchement bien. En tous les cas, une fois de plus le prix Raymond Leblanc aura permis l’édition d’un album de qualité.

Nom série  Candy & cigarettes  posté le 01/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga ne renouvellera pas le genre. Il est même très caricatural puisqu’on retrouve beaucoup d’ingrédients déjà vus, et à de multiples reprises, par ailleurs. Jugez plutôt :

- Un duo vedette composé d’un vieux de la vieille et d’une jeune adolescente impulsive ;
- Une organisation secrète qui permet de « faire le bien » en dégommant tous azimuts ;
- Des récits policiers où l’action l’emporte sur toute autre considération (suspense, logique… tout cela est très aléatoire face à l’action) ;
- Une gamine de 11 ans utilisée comme symbole sexuel et sa petite culotte comme objet de fantasme (les amateurs de manga ne seront pas choqués tant c’est monnaie courante, … et d’autant moins que, dans le cas présent, ça reste très soft) ;
- Une structure en courts récits dans lesquels on en apprend progressivement un peu plus sur le passé des personnages. Un intrigue plus générale et à plus long terme permet de créer un suspense sur la longueur mais chaque court récit peut se voir comme une histoire indépendante ;
- Un dessin passe-partout, certainement pas mauvais dans le genre manga mais qui n’apporte lui non plus rien de neuf.

Au final, cet album aurait pu rapidement tomber dans l’oubli. Pourtant, j’ai bien accroché. Le duo central n’a pas été sans me rappeler celui formé par Jean Reno et Natalie Portman dans Léon. L’action est bel et bien au rendez-vous. La narration est fluide. Le découpage en courts récits qui s’enchaînent est agréable. Elle a beau ne rien révolutionner, cette série est suffisamment efficace pour faire passer un bon moment de pure détente. Enfin, son côté pédo-érotique reste très soft (par rapport à beaucoup d’autres mangas), ce qui m’arrange énormément.

A conseiller aux amateurs du genre mais une série qui ne convaincra sans doute pas les autres.

Nom série  La Fille dans l'écran  posté le 01/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Clairement, je ne m’attendais pas à autant aimer cet album. Et un grand merci à Gruizzli pour avoir attiré l’attention de Little Miss Giggles dessus, me permettant par ricochet de le découvrir à mon tour.

Tout d’abord, la technique du récit à quatre mains est magistralement maîtrisée. Le pari de changer d’auteure à chaque page était pourtant très audacieux mais le rythme narratif n’est jamais perturbé par cette technique. Au contraire, serais-je tenté de dire, il est constamment relancé. A un point tel qu’il m’a été impossible d’interrompre ma lecture avant la dernière page.

Ensuite vient le sujet. Cette histoire d’amour qui se dessine lentement, progressivement, sans même que les deux personnages ne s’en rendent compte, nous est racontée avec sensibilité. C’est un récit moderne, jeune et pourtant subtil et mature. Ce contraste entre le modernisme de la forme et la maturité du propos m’a réellement foutu une bonne claque dans la tronche (et dieu que ça fait du bien !)

Alors oui, bon, il y a peut-être quelques (rares) raccourcis faciles qui pourraient un peu tempérer mon enthousiasme, un côté « feel good story » parfois un peu trop sucré pour un palais saturé comme le mien… mais je serais hypocrite si je n’avouais pas avoir été profondément touché par cette histoire.

C’est une très grosse surprise pour moi, et j’en suis ravi. Lecture hautement recommandée à tout amateur de comédie romantique ! Les autres sont également invité à y jeter un œil attentif, ne fusse que pour la maîtrise technique de cette narration à quatre mains et deux cerveaux.

Nom série  Gung Ho  posté le 30/09/2013 (dernière MAJ le 01/04/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Gung Ho est incontestablement une très bonne série ! La surprise d'un premier tome un peu sorti de nulle part a laissé place à la confirmation grâce à quatre tomes prenants et bien balancés. Il n'en reste plus qu'un pour conclure la saga (à l'heure où je remets à jour mon avis) et je me demande un peu comment les auteurs vont faire pour nous offrir une fin digne de ce nom tant les pistes à explorer demeurent nombreuses.

Pourtant le scénario est des plus classiques puisque nous nous retrouvons dans un univers post-apocalyptique avec un camp fortifié isolé menacé par des ennemis extérieurs et avec des adolescents en vedettes.

Mais la première chose que l’on remarque en feuilletant la série, c’est le dessin de Thomas Von Kummant. Extrêmement travaillé et d’aspect synthétique, il ne m’a pas subjugué au premier coup d’œil. Pourtant, à la lecture, je suis définitivement tombé sous son charme. La colorisation est des plus osées, les cases sont fouillées et si le travail sur bases photographiques est évident, le résultat final est des plus esthétiques et personnels. De plus, malgré ce procédé, le trait reste dynamique et lisible. Ce style permet clairement au lecteur de plonger dans un autre univers, dans quelque chose de différent.

Puis vient un scénario bien pensé. Ce qui m’a marqué à ce niveau, c’est le travail par couples. Nous avons deux dirigeants obligés de travailler ensemble mais que tout oppose, deux adolescents en vedette, eux aussi unis de prime abord mais aux comportements finalement fort différents, deux groupes d’adolescents clairement définis, sans oublier la césure qui existe entre les adolescents et enfants d’une part et les adultes d’autre part. Ces multiples duos permettent bien des variations et une grande richesse dans le panel des personnages proposés.

Je soulignerais ensuite un suspense bien entretenu. Longtemps on ignore tout de la menace extérieure. Et si l’on sent la tension, on se demande bien sous quelle forme cette menace va nous apparaître. Je vous en laisse la surprise, c’est un des très bons moments du premier tome. Mais, alors que les tomes s'enchaînent, les rivalités s'exacerbent et les personnages gagnent en profondeur, en complexité.

Enfin, ce type d’histoire nous donne envie d’en savoir plus à bien des points de vue. Nous avons tout à découvrir et notre curiosité est titillée à de multiples reprises. Du coup, je peux clairement déclarer qu'après quatre tomes, je ne suis pas rassasié.

En définitive, cette série se dévore avec grand plaisir. Je vous invite clairement à vous laisser tenter.

Nom série  Ada & Rosie  posté le 26/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ada & Rosie est un recueil de gags qui sentent l’autobiographie et qui mettent en scène une famille ordinaire issue d’un milieu aisé. Pas de souci apparent d’argent, des enfants aux comportements conformes à leurs âges respectifs, des parents à l’écoute mais pas toujours parfaits. Tout cela est bien classique.

Le problème que j’ai rencontré durant ma lecture vient justement de cette « normalité ». Je n’ai rien trouvé ici de novateur, de marquant, de choquant (d’un choc justement susceptible de provoquer une réaction chez moi, et de préférence un fou rire puisque cette série se veut humoristique). Non, en fait, j’ai trouvé l’ensemble plat. Rien n’est mal fait, les personnages sont bien typés, les événements viennent de situations quotidiennes finement observées… mais je n’ai jamais ri, je n’ai jamais été surpris, je n’ai jamais été touché, je n’ai jamais été conquis.

Le fait de caricaturer les personnages sous la forme d’animaux anthropomorphes aurait pu apporter une part d’originalité mais, finalement, hormis le fait que cela permettra sans doute à plus de lecteurs de s’identifier à ces personnages, je n’ai pas vu un grand intérêt au procédé.

Au final, je trouve qu’il manque à cette série un angle d’approche novateur et/ou surprenant pour l’extraire de la masse. En l’état, elle parlera sans doute à certaines lectrices et à certains lecteurs mais elle ne m’a pas séduit. Bof, donc, même si rien n’est mal fait.

Nom série  Arcanum  posté le 26/07/2018 (dernière MAJ le 26/03/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis bien embêté…

J’ai bien aimé les deux premiers tomes de cette série. Je trouvais cet univers de science-fiction intéressant et le questionnement au centre du récit digne d’être développé. Malheureusement, ce questionnement peine -justement- à se développer. La redondance n’est pas loin… mais l’ambiance est là, les péripéties s’enchaînent. On en apprend toujours un peu plus sur cet univers, qui ne demande qu’à être développé. Après deux tomes, on ignore encore beaucoup de choses, notamment sur le passé de plusieurs personnages ou sur l’origine de la menace qui plane au dessus de notre planète.

Et puis, bardaf ! Virage à 180° pour le dernier tome. J’ai alors eu le sentiment qu’il avait été signifié à l’auteur qu’il devait clôturer sa série avec celui-ci. Honnêtement, si c’est le cas, il s’en sort bien, trouvant une échappatoire à son intrigue centrale pour déplacer le sujet et terminer ce troisième tome sur une vraie fin. Mais s'il avait dès le début pensé sa série comme une série en trois tomes, alors cette construction me paraîtrait vraiment très particulière tant le troisième tome, son intrigue et son développement sont éloignés des deux premiers.

Au final, j’ai envie de dire qu’il n’y a rien de mal fait mais que cette série laisse un goût d’inachevé. Les questionnements du début sont finalement laissés sans réponses, l’univers n’a pas dévoilé tous ses secrets et plusieurs personnages gardent leurs parts de mystère.

Au niveau du dessin, hormis quelques scènes de combat manquant de lisibilité (problème courant dans les mangas), l’ensemble est agréable et soigné. Le style se veut réaliste et joue sur des expressions de visage sombres et tristes. Le ton est grave et cela se traduit au niveau du dessin.

Pour le conseil d’achat, j’hésite. Je reste quand même sur ce sentiment d’inachevé, de série tronquée. D’un autre côté, l’ensemble se tient, malgré ce tardif virage à 180°. Du coup, si je vous invite à jeter un œil sur ce récit, je n’ose pas trop vous en recommander l’achat. A vous de voir.

Nom série  Eveil  posté le 26/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je pense que je n’avais pas toutes les clés pour réellement apprécier cet album à sa juste valeur. Ma connaissance de l’univers folklorique japonais est en effet assez limitée tandis que ma maîtrise des codes de son théâtre doit avoisiner le néant intégral. Du coup, ma lecture de cette histoire, conçue à l’origine pour une pièce de théâtre, jouant sur des codes narratifs particuliers et illustrant ce qui me semble être une légende ancestrale, a été tout sauf passionnante.

Pourtant, j’adore la couverture. Mais c’est le seul élément positif que je retiens de cet album. Le dessin à l’intérieur m’a déjà moins séduit. Un dessin marqué par un encrage irrégulier et un trait charbonneux qui lui confèrent un style artisanal et une personnalité mais auquel je n’ai pas été sensible. Quant au scénario, comme déjà dit, je pense ne pas en avoir capté la dimension symbolique, folklorique ou spirituelle.

A voir si une personne férue de culture asiatique (et japonaise dans ce cas précis) captera mieux et pourra être séduite par cet album soigné. Mais là, clairement, ce n'était pas pour moi.

Nom série  Nymphéas noirs  posté le 26/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme les précédents lecteurs, je me suis fait avoir par cette intrigue policière et une fois la dernière page tournée, je n’ai eu qu’une envie : revenir en arrière pour m’assurer de la cohérence de l’ensemble… cohérence que je n’ai pas su prendre en défaut. C’est très bien construit, bien amené, intrigant et intelligent. D’une certaine manière, cet album m’a fait le même effet que « Watertown » dans le sens où les auteurs m’ont emmené exactement là où ils le voulaient pour bien me retourner, façon crêpe à la Chandeleur, dans un final… où je me serais bien foutu des baffes tellement j’ai été aveugle !!

Le dessin m’a également séduit par sa colorisation. Les personnages sont bien typés, les décors sont soignés mais c’est surtout cette colorisation tout en nuances que je garde en mémoire.

Lecture bien entendu conseillée à tout amateur de récit policier… du moins s’il n’a pas peur de se faire manipuler par l’auteur.

Et achat conseillé du simple fait qu’une fois la lecture terminée, la tentation d’y revenir sera grande même si l’effet de surprise ne jouera plus. J’ai pris presque autant de plaisir dans une relecture, à découvrir tous ces indices laissés par les auteurs et auxquels je n’avais pas fait attention en première lecture, que durant ma découverte de l’album.

Une franche réussite.

Nom série  Les Nouvelles Aventures de Ric Hochet  posté le 21/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé ces nouvelles enquêtes policières de Ric Hochet. Je trouve que Zidrou a réussi cette reprise en apportant une plus grande autodérision à la série tout en conservant l’esprit d’ensemble.

Les enquêtes policières sont originales et bien construites tandis que l’on retrouve les personnages marquants de la série d’origine. C’est également bien vu de la part des auteurs (du moins, je trouve) d’avoir replacé ces aventures durant la période de gloire de Ric Hochet. De la sorte, la nostalgie du lecteur peut jouer à fond puisqu’il retrouve le personnage à l’époque où, bien souvent, il l’avait découvert.

Seul bémol : dans la première histoire, ce qui s’apparente à un viol nous est montré sans que la victime ne semble en souffrir le moins du monde. C’est… très bizarre. J’ai en tous les cas eu beaucoup de mal à accepter ce passage.

Au niveau du dessin, rien à redire pour ce qui concerne les décors, bien dans la lignée du travail de Tibet. Par contre, les personnages présentent souvent des figures allongées, peu esthétiques. Disons qu’on est plus dans l’esprit des premiers Ric Hochet, lorsque Tibet ne maîtrisait pas encore totalement ses personnages que durant sa période la plus réussie à mes yeux (soit les années 70 et 80).

Dans l’ensemble, et si vous aimez les héros à l’ancienne (et surtout si Ric Hochet ne vous donnait pas des boutons déjà à l’époque), c’est à lire. Une bonne reprise, en somme… même si elle joue principalement sur la nostalgie du lecteur.

Nom série  Un été sans maman  posté le 22/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai beaucoup moins apprécié cet album de Grégory Panaccione que ses précédentes productions. Pourtant, ça partait bien et ses intentions sont belles… mais à un moment, j’ai purement et simplement commencé à m’emmerder (pour le dire platement).

Mais reprenons les choses dans l’ordre.

Début de récit conforme à mes attentes. Une gamine va passer un été dans une famille d’accueil au bord de la mer. Le récit est muet et on retrouve dans le rôle masculin le personnage fétiche de Panaccione. La narration est bonne, je comprends facilement ce qui se passe, une certaine tendresse teintée d’humour se dégage de l’album. C’est bien engagé.

Rapidement, une dimension fantastique fait son apparition. Pourquoi pas ? Me dis-je (d’autant plus qu’il y a quand même un très gros indice en couverture) et je demande à voir où l’auteur veut m’emmener.

Et les planches s’enchaînent et… il ne m’emmène pas bien loin. Le récit me semble tourner en rond. La narration muette n’est pas toujours très claire. Les personnages font, me semble-t-il, plus de gestes que d’habitude, me donnant le sentiment d’avoir face à moi des sourds muets dans un récit classique plutôt que des personnages classiques dans un récit muet.

Enfin vient un long enchaînement de doubles planches dont je n’ai, mais vraiment, rien eu à battre. C’est à cet instant que Grégory Panaccione m’a perdu. J’ai vite fait défiler ces planches, j’ai lu la fin (et le petit mot de l’auteur qui replace ce récit dans un cadre historique dramatique) et je suis passé à autre chose. En fait, j’ai décroché et les explications post-scriptum, même si on y sent la sincérité, le besoin d’écrire cette histoire chez l’auteur, n’ont rien changé à la donne. Oui, j’ai bien capté la plupart de ses intentions (la tristesse de voir des enfants qui ne vieilliront jamais… même si la vieillesse fait peur), mais j’ai clairement loupé des trucs (dont une histoire de godasses pour laquelle je ne saurais dire si c’est juste que la gamine trouvait bizarre que le type porte de grosses godasses ou s’il y a avait un lien entre ces godasses et celles d’autres personnages) et, surtout, je n’ai que peu ressenti d’émotions.

Je suis passé au travers, en somme. Donc bof.

Nom série  Le Temps des Amours  posté le 22/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le Temps des Amours est pour moi le moins prenant des quatre romans que Pagnol a consacré à ses souvenirs d’enfance. D’abord parce qu’il sent le récit inachevé, composé de bric et de brocs sans véritable fil conducteur. Ensuite parce que le jeune Marcel a grandi et perdu de son innocence, de sa juvénile vivacité naïve. Enfin, parce que je ne trouve plus autant de phrases marquantes. Or, j’aime Pagnol pour son sens de la phrase, pour son art d’en dire beaucoup avec peu… et dans le Temps des Amours, je ne retrouve pas (ou du moins beaucoup moins) cette singularité.

Alors, oui, l’adaptation est bien faite, fidèle au récit (même si l’ordre chronologique de certaines scènes a été modifié… ce qui n’est d’ailleurs pas plus mal). Le dessin est toujours aussi agréable, lumineux, expressif et lisible. Mais ces anecdotes, elles, ne m’ont que peu passionné. Le narratif ne m’a pas souvent amusé. Ça manque de bons mots, de naïveté, de découvertes, pour moi. J’ai l’impression que le petit Marcel devient déjà blasé, que les préoccupations de ses amis ne sont plus (ou pas encore) les siennes, qu’il a le cul entre deux chaises, installé de plain-pied dans l’adolescence.

Bof donc pour moi mais l’adaptation est bien faite et si vous avez aimé le roman vous aimerez sans doute cet album.

Nom série  Fleur de l'ombre  posté le 22/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit m’a intéressé par deux niveaux de lecture.

Le premier niveau est l’histoire en elle-même. Ce manga nous raconte la vie d’une jeune femme japonaise durant les années ’70. Fruit d’une liaison secrète entre sa mère et un politicien en vue, on la découvre à 20 ans devenue une jeune femme en quête de liberté et d’indépendance.

Le portrait est intéressant et le découpage en courts chapitres nous permet de saisir ce personnage à l’apparence extrêmement froide. Car à force de vouloir garder une totale liberté, elle finit par refuser de s’attacher à qui que ce soit, confondant indépendance et insensibilité.

Le deuxième niveau de lecture se situe dans la forme de ce manga. Cet album a été réalisé dans les années ’70 et son auteur nous offre un récit très adulte, parfois déroutant dans son ton mais souvent intriguant. En fait, je trouve ce manga beaucoup plus proche du (peu de) cinéma japonais que je connais que de la production manga d’aujourd’hui. C’est adulte, intelligent, analytique. L’auteur garde une distance entre lui et ses personnages. Il n’y a pas d’exubérance, pas de scènes sur-jouées. Et du coup, je trouve que dans cette forme, le manga est intéressant… beaucoup plus en tous les cas que 80% de la production actuelle.

Au final, j’ai commencé par être dérouté, puis j’ai été charmé. Malheureusement, arrivé au milieu de l’album, j’ai commencé à déchanter. Ça reste agréable à lire mais le personnage perd de son charme en rentrant dans ce que je trouve être une forme de normalité. Le récit tire alors en longueur avec des chapitres qui n’apportent pas grand-chose, qui surtout me marquent beaucoup moins que les premiers.

Il n’empêche ! Pour moi, c’est un manga à découvrir (et en plus le dessin est agréable, lisible sans sembler formaté).

Nom série  Lapa la nuit  posté le 22/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit offre à Nicolaï Pinheiro la possibilité de nous présenter un quartier peu connu (du moins par ici) de Rio de Janheiro : Lapa, quartier populaire où différentes classes sociales aiment se retrouver la nuit pour faire la fête, se fournir en drogues diverses ou trouver l’âme sœur.

L’auteur construit son histoire sous la forme d’un récit-chorale avec des personnages multiples qui vont se croiser (ou non) au cours d’une nuit riche en évènements. Ce récit permet de véritablement entrer dans ce quartier, d’en découvrir le charme comme la dangerosité. Les intrigues multiples sont finalement faciles à suivre malgré le fait que l’on saute régulièrement d’un lieu à un autre, d’un personnage à un autre. Et la tension est bien présente car certains de ces protagonistes ont l’art de se foutre dans la merde tandis que d’autres sont tout sauf des enfants de chœur.

Le dessin de Nicolaï Pinheiro est agréable. Les personnages sont bien typés, ce qui évite tout risque de confusion. Les décors sont soignés et j’ai vraiment eu le sentiment que l’auteur nous parlait d’un quartier qu’il connait bien, ce qui contribue grandement à la réussite de l’immersion. La colorisation vive est harmonieuse tant d’un strict point de vue esthétique que par rapport à l’image que je me fais de la ville de Rio.

Au final, je trouve cet album très agréable à lire. Il lui manque peut-être juste un personnage central plus porteur, plus charismatique pour que je parle d’un album « franchement bien ». Ici, c’est seulement « bien », mais c’est déjà pas mal !

Nom série  Trou de mémoire  posté le 22/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien moi, j’ai beaucoup aimé cet album (j'ai lu l'intégrale).

Déjà, l’aspect graphique m’avait séduit d’emblée. Un trait auquel je trouve des similitudes avec ceux d’Antonio Lapone et d’Alexandre Clérisse mais sans que je puisse parler de style atome. Ce trait, très lisible, stylé, est joliment mis en valeur par une colorisation en teintes monochromes (bleuté pour la nuit, brune pour les scènes de jour). Ce style apporte un réel cachet à l’album et, de plus, cadre parfaitement avec le sujet et l’époque.

Puis vient le scénario. Trou de mémoire est un récit policier assez classique, de prime abord. On découvre le personnage central alors que celui-ci se réveille –sans mémoire- auprès du cadavre d’une jeune femme, l’arme à la main. Le scénario alternera ensuite les scènes où notre inconnu cherche à retrouver la mémoire tout en échappant à la police comme aux tueurs qui semblent lancés à ses trousses et celles mettant en scène un duo de policiers bien décidés à résoudre le meurtre de la jeune femme.

Sauf qu’au fil des pages, l’intrigue se complexifie (tout en restant très linéaire et facile à suivre), les auteurs usent intelligemment du cadre historique pour nous surprendre (personnellement, à un moment je me suis vraiment dit : « Ah ouais, bien vu, pas con ! ») et finissent leur récit d’une manière abrupte mais assez judicieuse, je trouve.

Rien à jeter, donc. Petit bémol sur le visage de certains personnages, pas toujours très élégant, mais pour le reste, si vous aimez les récits policiers old-school, c’est une lecture que je vous recommande.

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