Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 2585 avis et 687 séries (Note moyenne: 2.97)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Ailefroide  posté le 13/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ailefroide est un très bon récit autobiographique au travers duquel l’auteur nous dévoile toute sa fascination, tout son respect pour la montagne et nous montre combien celle-ci a formé l’homme qu’il est devenu.

La force du livre tient dans l’art de la narration de son auteur car il n’y a pas de prime abord de quoi s’extasier devant ces planches dans lesquels s’’enchainent les plans d’escalade et les anecdotes passe-partout. Seulement, voilà, c’est raconté avec tellement de talent que ce récit en devient captivant. De plus, Rochette parvient à nous faire ressentir le danger sans chercher à faire de l’effet. Il nous montre avec naturel, jusqu’à l’absurde (pour certains événements dramatiques), combien la montagne peut être sans pitié, combien ce milieu demeure hostile.

Et puis, l’air de rien, il nous parle de son parcours intérieur, de la naissance de sa vocation d’artiste… qui finira par s’imposer comme une évidence alors que lui-même ne semblait pas y prêter plus attention que cela durant une bonne part de sa jeunesse.

Il s’agit donc d’un livre étonnant car il aurait pu n’être qu’anecdotique mais se révèle finalement passionnant… du simple fait des talents de narrateur et de dessinateur de son auteur.

Nom série  Le Grand Mort  posté le 13/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Grand Mort est un récit au concept de départ assez classique. Il existerait un univers fantastique lié au nôtre, un monde à la fois enchanteur et effrayant habité par un petit peuple aux coutumes étranges et qui aurait besoin d’une ‘clé’, d’un humain seul capable d’assurer la survie et la bonne entente de ce peuple.

Le premier tome nous permet de faire connaissance avec les principaux personnages du récit. Il rappelle par certains côtés le premier tome de « Sasmira » (le look de Pauline y est pour beaucoup, comme le coup du passage surprise dans un autre monde) tout en nous rappelant combien Loisel aime les mondes fantastiques. On se croit alors partis pour un récit assez classique, enchanteur, qui se déroulerait prioritairement dans ce monde étrange à nos yeux, avec un peu de suspense mais surtout des bons sentiments.

En fait, pas du tout ! Car rapidement, la série va virer vers le récit apocalyptique et se déroulera plus souvent à Paris ou en Bretagne que dans le monde du petit peuple. Les éléments vont se déchainer sur terre tandis que deux mystérieuses naissances qui unissent le petit peuple et les humains créent le cœur même de l’intrigue. On suit les personnages ballottés dans le chaos et rien ne nous est épargné. Les morts s’empilent et certains personnages dégagent une noirceur inattendue. J’ai alors repensé au « Peter Pan » de Loisel et plus particulièrement au rôle que l’auteur attribuait à Clochette. Un rôle presque malsain, dérangeant. Et bien ici, j’ai retrouvé le même genre de personnage… et ce personnage est pour beaucoup dans mon appréciation de la série.

Les tomes sont volumineux (64 pages au minimum) et pourtant la série se lit rapidement. Le dessin de Mallié est vraiment agréable à l’œil. Il apporte la fantaisie et le mystère lors des passages fantastiques (ahhh, la découverte du Grand Mort au bord du lac !) et se révèle extrêmement précis et riche dès qu’il s’agit d’illustrer l’humanité confrontée à l’apocalypse… tout en restant toujours parfaitement lisible et aéré. Et la colorisation de Lapierre est à la hauteur du dessin de Mallié. Visuellement, c’est vraiment agréable à lire.

Au final, ce récit qui part sur des bases classiques a donc réussi à me surprendre par sa noirceur… et ce n’est pas le happy end final qui parviendra à effacer les aspects les plus pessimistes de l'histoire imaginé par Loisel et Djian. On peut y voir une fable écologiste ou seulement un récit fantastique, mais c’est clair que ce Grand Mort a été une des meilleures longues séries de ce début de siècle (11 ans, 8 tomes et 520 planches tout de même… )

Nom série  Tête de gondole (Tronchet/Nicoby)  posté le 13/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grosse déception pour moi que cet album, pourtant réalisé par deux auteurs que j’apprécie d’ordinaire. Mais ici, j’ai l’impression de n’avoir lu que des lieux communs avec un script qui a réussi à me rappeler ‘Le Grand Bazar’, la comédie de Claude Zidi (qui date de près de 50 ans, quand même). Non qu’il s’agisse d’un copié/collé mais on retrouve cette même thématique du petit broyé par les grands et un ton qui est à la dénonciation des travers de notre société via un humour naïf et bon enfant. Du coup, ce récit est plein de bons sentiments : c’est le gentil sans-papier qui magouille un peu pour s’en sortir, c’est le gentil gérant d’une grande surface qui fait tout pour que sa fille soit bien, c’est la gentille fille qui se tape un boulot qui lui plait pas du tout mais qui fait contre mauvaise fortune bon cœur, ce sont des méchants bureaucrates qui se moquent, exploitent et humilient les gentils travailleurs, c’est le méchant chef de la sécurité qui symbolise l’état policier. C’est caricatural au possible.

Chaque personnage est enfermé dans son rôle. Même le fils glandeur du PDG m’a semblé être un personnage déjà mille fois vu. Du coup, la surprise n’est jamais au rendez-vous, le récit suit son petit bonhomme de chemin avec un final en forme de grosse farce et un happy end plein de bons sentiments (mais aussi une petite touche ironique pour souligner que les puissants retombent toujours sur leurs pattes).

En fait, mon problème, c’est que j’ai trouvé cette histoire trop prévisible et trop gentille.

Nom série  La Boîte noire  posté le 13/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé ce récit pour l’originalité de son intrigue. Les auteurs nous offrent en effet une enquête construite sur les bribes de mémoire revenues au personnage principal suite à un accident de la route. Non qu’il soit devenu amnésique mais cet accident a fait remonter à la surface des souvenirs enfouis ou des détails auxquels il n’avait pas prêté attention à l’époque. Une infirmière bien inspirée ayant noté dans un calepin tous les propos tenus par Laurent Aubier durant son coma. Cela nous donne un point de départ original.

Je regrette le côté précipité de certains événements, ainsi que certains heureux hasards un peu faciles mais je dois bien avouer ne pas m’être ennuyé le temps de cette lecture. Le dessin de Ferrandez, très daté, est fin et soigné et convient bien pour ce genre de récit.

Au final, c’est vraiment un bon emprunt de bibliothèque. Je l’ai acheté d’occasion et donc à prix réduit et je ne le regrette pas.

Nom série  In Waves  posté le 13/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Très beau récit que celui-ci, qui a réussi à me toucher alors que le pari n’était pas gagné d’avance.

Ce qui marque tout d’abord, avec ce ‘In Waves’, c’est bien sûr (et il suffit de jeter un œil sur la couverture) son aspect graphique. AJ Dungo fait montre d’un talent énorme. Ses dessins combinent élégance, pureté et esthétisme. Chaque case me semble réalisée avec le même souci de recherche, d’épure, le même soin, la même cohérence pour qu’à chaque fois je reste stupéfait par l’harmonie et la douceur qui se dégagent de ce trait, de ce style démodé et moderne à la fois… intemporel en somme.

Bon, c’est clair, côté visuel, je suis sous le charme. Mais bien souvent, avec ce type de livre qui s’admire pour chaque case, l’histoire a tendance à passer au second plan et l’émotion du récit n’atteint jamais l’émotion suscitée par le trait. Du coup, d’ordinaire avec ce genre d’objet j’admire… mais je ne suis pas ‘dedans’.

Et bien ici, l’émotion du récit est bien réelle. Ce livre est un magnifique hommage d’un auteur pour sa compagne défunte, une œuvre emplie de respect, de pudeur… et, on y revient, d’élégance. Roman graphique par son sujet autobiographique, cette œuvre m’a marqué par sa sincérité et par la capacité de l’auteur à nous faire partager son amour pour Kristen au travers d’un portrait simple et d’une grande finesse. Finesse qui se dégage aussi dans la pertinence de l’alternance entre les pages consacrées à l’histoire du surf et celles dédiées à l’aspect autobiographique. Car en racontant les vies de Duke Kahanamoku et de Tom Blake, AJ Dungo ne se contente pas de retracer une page d’histoire. Il lie cette histoire à sa propre expérience, Duke le flamboyant et Tom le solitaire… Kristen et AJ… Elle, belle intelligente et pleine de vie et lui solitaire, renfermé, maladroit.

Enfin, derrière ce drame d’une existence rongée par la maladie se love une leçon de vie, celle que nous donne Kristen qui cherchera aussi longtemps possible à ‘rester sur la vague’… et celle que nous offre AJ Dungo pour qui ce deuil est comme une vague qui parfois le submerge et parfois le laisse dans le creux. Et finalement, ce livre nous parle de résilience dans le sens le plus noble du terme, dans cette capacité qu’a l’être humain de se construire au travers de ses expériences, quand bien même celles-ci sont terriblement douloureuses.

Nom série  Amazing Grace  posté le 13/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amazing Grace avait attiré mon attention par le visuel très réussi de sa couverture. Une fillette pose le visage fermé, portant le drapeau américain en guise de voile, devant un univers de ruines. C’est, je trouve, très symbolique et cette couverture avait donc eu le don de m’intriguer.

Le nom des auteurs, et plus particulièrement celui d’Aurélien Ducoudray dont j’ai déjà fortement apprécié certaines œuvres, a fini de me convaincre.

Et très sincèrement, je ne m’attendais pas à ce type de récit ! Nous sommes dans une série post-apocalyptique assez linéaire, jusqu’à présent. Le scénario se résume à une longue errance des deux personnages principaux, émaillée de rencontres plus ou moins heureuses dans un univers de désolation et de violence. Un aspect fantastique vient apporter une petite dose d’originalité dans ce récit… et ce coup-ci on évite les zombies.

Le dessin de Bruno Bessadi est très propre, très net. La qualité est au rendez-vous mais je dois avouer ne pas être réellement tombé sous le charme. Il y a un côté ‘comics’ un peu simple qui me laisse sur un sentiment de trop peu. J’espérais sans doute un rendu plus crasseux, plus poisseux au vu de l’univers décrit.

Bon, jusqu’à présent, ça se laisse lire… mais il manque une finalité à cette errance, une quête, un but à atteindre, un objectif, enfin quelque chose qui fasse réellement évoluer les choses, qui puisse pousser les acteurs à agir plutôt qu’à subir pour que je sois complètement convaincu. Ca peut venir dans les prochains tomes mais là cette longue errance sans but précis où chaque rencontre donne lieu à une sorte de court récit qui pourrait presque se lire indépendamment l’un de l’autre me laisse sur ma faim.

Pas mal, mais j’attends plus pour la suite. En l’état, je vous conseille plutôt l’emprunt que l’achat.

Nom série  Escobar le dernier Maya  posté le 07/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Escobar le dernier maya est une série mêlant aventure et fantastique. Elle est destinée à un large public (que vous soyez un petit con ou un vieux con, ça doit pouvoir le faire). L’intrigue se développe au milieu de légendes précolombiennes, avec en point d’orgue l’existence d’un être mi-homme mi-démon qui œuvrerait pour le bien de la nature et contre l’avidité des hommes.

Stéphane Louis construit un récit très classique dans ses personnages mais apporte de l’originalité par l’exotisme du théâtre de ces aventures. La fin du récit est elle aussi surprenante… mais ne m’a pas spécialement convaincu. A part ça, on est en terrain connu. Il y a de la nana à grosse poitrine mais pas conne qu’un vieux pervers sympathique aimerait voir se dénuder. Il y a un méchant très méchant qui cherche à détruire les gardiens de la nature. Il y a une fille cachée qui veut retrouver son héros de papa. Il y a de la castagne. Il y a des créatures fantastiques. Il y a des flash-backs pour nous expliquer les origines des deux principaux protagonistes tout en ménageant le suspense sur des événements dramatiques antérieurs. Ca sent le travail de pro… et le cahier des charges bien rempli. L’important dans ce genre de série qui ne ruisselle pas d’inventivité, c’est que ces classiques ingrédients soient bien dosés, et c’est le cas ici.

Résultat : une série distrayante mais qui ne sort pas spécialement du lot. Soignée et réalisée par un pro, elle mérite plus qu’un coup d’œil distrait mais cela reste de la bd grand public, destinée à faire passer un bon moment sans vraiment se prendre la tête (ce qui n’est pas une critique en soi). Peut-être un chouïa trop bavarde si je devais vraiment chercher un défaut… mais c’est juste pour pinailler.

Achat non déconseillé même si je n'en ferais pas une priorité.

Nom série  Trap  posté le 07/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trap est un récit muet qui fait beaucoup penser au travail réalisé par Grégory Panaccione lors de certains de ses récits. On y retrouve la même maîtrise de la narration muette, le même sens du découpage, le même dynamisme, le même côté « mimé » des émotions des personnages, la même propension à saupoudrer son récit d’une part d’absurde… et même un personnage principal qui présente quelques similitude morphologiques avec le personnage fétiche de Panaccione.

Ceci dit, l’histoire que nous conte Mathieu Burniat n’est en aucun cas un erzatz de la production de Panaccione. Elle mérite vraiment le coup d’œil et l’auteur parvient à créer un univers qui lui est propre, qui intrigue et qui sort des sentiers battus.

Imaginez un trappeur d’une époque à-peu-préhistorique s’accaparant des spécificités d’un animal lorsqu’il se couvre le chef de sa peau. Si l’animal était féroce, il devient féroce, si l’animal était agile, il devient agile. Pour avancer dans sa quête (vaincre une bête aussi terrifiante que dangereuse), notre bon trappeur change donc de peau (de bête) en fonction des circonstances. Accompagné du plus fidèle des compagnons (un chien qui par son pelage bleu m’a rappelé « Froud & Stouf »), il va voir son aventure s’émailler de multiples péripéties lors desquels le danger ne se trouvera pas toujours où on l’attendait.

Tout du long, le rythme est soutenu, les péripéties s’enchaînent avec naturel. Et alors que l’histoire qui nous est contée est quand même assez complexe, la maîtrise de la narration muette de son auteur en assure une grande compréhension. Et même les rares moments un peu moins compréhensibles de prime abord se transforment en plaisir de lecture lorsqu’il nous faut, à nous lecteurs, revenir en arrière pour bien capter le petit détail qui explique la scène.

Non, franchement, c’est une belle petite réussite que ce bouquin qui ne paie pas de mine… mais j’avoue ne pas avoir tout capté sur la séquence finale (faudra que je le relise, tiens). Du coup, une lecture conseillée, tout comme l’achat !

Nom série  Mourir sur Seine  posté le 07/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Emballé par Nymphéas noirs, j’ai été naturellement attiré par cette autre adaptation d’un roman de Michel Bussi, dont la première partie est d’ailleurs parue à la même époque que lesdits nymphéas (trois mois plus tôt pour être précis).

Et honnêtement, la comparaison n’est pas flatteuse pour ce « Mourir sur Seine ». Déjà la qualité de l’intrigue imaginée par Michel Bussi est un cran au-dessous. Mourir sur Seine vaut finalement plus pour son cadre que pour son récit policier. J’ai trouvé ce dernier trop improbable par moments et trop prévisible à d’autres… en fait, je n’ai jamais été captivé, ni même surpris.

Ensuite, les personnages principaux me sont apparus que fort peu charismatiques, à commencer par Maline à qui j’ai rapidement eu principalement envie de foutre des baffes.

Enfin, le dessin est quand même assez maladroit. Si Salvo s’en sort encore honorablement sur le premier tome (on va pas comparer avec Didier Cassegrain, on n’est pas dans la même catégorie), nous livrant des planches dans lesquelles on sent qu’il s’est pleinement investi, le deuxième tome déçoit tant ces mêmes planches semblent avoir été réalisées dans l’urgence. Le trait devient à l’occasion franchement grossier, les perspectives sont parfois étranges et les décors sont de plus en plus chiches.

Reste la très bonne idée de ce diptyque : le découpage en multiples chapitres, chacun introduit via un extrait du roman original illustré par des photographies ou des dessins en rapport direct. C’est le seul aspect que j’ai réellement apprécié… mais celui-là je l’ai vraiment bien apprécié.

Une déception, donc, à tous niveaux sinon cet emploi judicieux du texte original pour ouvrir les différents chapitres du récit.

Nom série  Mon chat, ma cuisine et moi  posté le 05/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre résume parfaitement cet album.

Au travers de courts récit l’auteure nous raconte le quotidien d’une jeune femme coréenne. A chaque chapitre sa recette de cuisine, qui souvent n’a pas grand-chose d’asiatique, elle. Je ne sais si le récit a été adapté pour un public européen mais c’est assez déconcertant de trouver dans un manga des recettes européennes traditionnelles (le pain perdu, le tiramisu, la crème aux œufs…). Le point positif, c’est que ces recettes sont faciles à reproduire chez nous. Le point négatif, c’est que l’on perd l’exotisme que nous laissait espérer les origines du livre. On se contentera du sirutteok, un gâteau à la pâte de haricot rouge, en guise de recette fondamentalement asiatique.

Les chats interviennent souvent dans ces récits. On retrouve donc au travers de petites anecdotes les caractères bien connus de ces félins. Pour le reste, le quotidien du personnage central est des plus banals. Elle commence par perdre un emploi précaire, puis elle suit une formation, est invitée à une réunion d’anciens élèves, garde son neveu, discute avec une amie et finira par ouvrir son propre commerce. Très banal donc et raconté avec légèreté, on est dans du pur roman graphique allégé par les interventions des trois chats et l’explication des recettes de cuisine.

Le dessin est très épuré mais pas maladroit. Le découpage est bon et ce manga se lit de gauche à droite, ce qui à mes yeux demeure plus confortable pour un Européen.

Bon, honnêtement, ce n’est pas ce que j’ai lu de plus passionnant et les recettes sont de grands classiques de base qui plairont plus à des enfants qu’à des adultes. Dispensable, donc. Mais ce n’est pas un mauvais album.

Nom série  Les Mentors  posté le 02/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile de se faire une opinion après ce seul premier tome mais Zidrou a réussi à capter mon attention avec ce récit où s’entremêlent les destins de deux femmes que rien ne lie de prime abord. J’ai été happé dès l’introduction qui voit une jeune femme se faire voler son enfant, celui-ci étant remplacé… par un engin explosif. C’est saugrenu, décalé, morbide, dramatique, donc fichtrement efficace comme entrée en matière.

Et comme Zidrou a l’art de construire des personnages profondément humains qui allient une réelle force de caractère à des faiblesses bien visibles, et bien je suis directement en empathie avec eux.

Le dessin de Francis Porcel est bon mais n’apporte pas de plus-value au récit. Rien de mal fait, le trait est bien lisible, les personnages sont bien typés, les décors ne sont pas oubliés… mais je ne suis jamais tombé en arrêt devant une planche en me disant « Wouaouwww ?!? »

Mon avis est donc très similaire à celui de Ro. J’attends la suite pour voir si je vais vraiment être séduit ou pas mais ce premier tome m’a quand même rudement donné l’envie de continuer l’aventure.

Nom série  Chantier interdit au public  posté le 02/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Décidément, j’aime beaucoup cette collection (Sociorama) et cet album figure parmi ceux qui m’ont le plus convaincu.

Pourtant et une fois de plus, serais-je tenté de dire, le dessin est vraiment peu engageant. Caricatural, vif, spontané, comme jeté sans travail préalable sur la feuille de papier, ce n’est pas le genre de dessin qui attire mon regard vers un livre. Mais il est efficace pour ce type de projet, justement parce qu’il est caricatural et spontané et que, de la sorte, il renforce l’aspect documentaire et humoristique du récit.

Et c’est un fait que je me suis amusé durant ma lecture, alors que le sujet (quand on y réfléchit un peu) est tout sauf drôle. Côté documentaire, j’ai trouvé ce à quoi je m’attendais… avec peut-être encore plus d’aspects déprimants que je ne l’aurais cru. L’humour, bien présent allège la gravité du sujet, nous permet de prendre nos distances, d’avoir du recul et donc de mieux capter toute l’absurdité de certaines situations.

A lire, très certainement. Un très bon album de plus de cette collection qui nous permet de mieux comprendre notre société sans se prendre au sérieux.

Nom série  Charogne  posté le 02/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier aspect qui m’a poussé vers cet album est son dessin. Un style semi réaliste soigné aux décors élaborés et aux visages caricaturaux juste ce qu’il faut pour donner de la personnalité, de la vie et de la gravité aux différents personnages. Le tout est servi par un noir et blanc (et nuances de gris) bien à propos avec la thématique du bouquin. Et le petit format de l’objet n’étouffe pas le dessin tant celui-ci parvient à garder une grande lisibilité malgré la profondeur des cases. Franchement, c’est beau à voir !

Le scénario m’a également bien plu. Nous sommes devant un récit rural se déroulant à la fin du XIXème siècle. Petites lâchetés, bassesses, jalousies et coups bas sont au menu de ce récit… qui fait pourtant montre d’une réelle originalité par son synopsis.

Un peu de concentration est nécessaire au début du récit pour bien enregistrer les noms et les têtes des différents protagonistes et le rythme est assez lent. Voilà pour les points négatifs (mais, bon, personnellement, un rythme lent n’est pas fait pour me déplaire). La description des mentalités de village, la bassesse de certains personnages (de tous, en fait), la lente progression vers les révélations finales, les divers incidents qui vont rythmer cette descente de cercueil et cette montée de curé sont, eux, les points forts du livre.

A titre personnel, j’ai vraiment bien aimé. Pas au point de crier au chef-d’œuvre mais suffisamment pour ne pas regretter mon achat et pour relire cet album de temps à autres avec un réel plaisir.

Nom série  Buck Danny - Les Oiseaux noirs  posté le 02/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pourquoi ce diptyque n’est-il pas tout simplement intégré à la série « normale » de Buck Danny ? Parce que, honnêtement, elle en a le goût, l’odeur et les auteurs ! Jean-Michel Charlier et Francis Bergèse ! C’est pas rien, quand même… Alors classer ce diptyque en hors série, ça me fait l’effet d’un enfant qui aurait trop vite rangé sa chambre, se serait rendu compte à la dernière minute qu’il avait oublié un truc et l’aurait mis au premier endroit où il aurait trouvé un semblant de place.

Tout ça pour dire que « Les Oiseaux noirs », c’est du Buck Danny pur jus. L’intrigue se déroule à la fin de la guerre froide et s’articule autour d’un risque de guerre totale fomentée par un groupe de fanatiques soviétiques. Le champ de bataille se situe dans les étoiles, avec le projet « Star Wars » de Ronald Reagan comme base historique réaliste. Les avions mis en avant sont de type « furtif » et l’aspect « espionnage » est très développé. Les principaux protagonistes agissent comme nous en avons l’habitude : Sonny Tuckson est maladroit et impulsif, Buck Danny est héroïque, Tumbler est discret et déterminé.

Le dessin du premier tome est assuré par Francis Bergèse tandis que celui du deuxième est confié à André Le Bras. Les deux styles sont très proches et la transition ne choque absolument pas. Le scénario a été ébauché par Jean-Michel Charlier et retravaillé par le duo Buendia/Zumbiehl (des habitués du genre, Zumbiehl étant par ailleurs devenu le scénariste attitré des « Aventures de Buck Danny (classic) »). Ce n’est clairement pas le meilleur diptyque de Buck Danny. A titre personnel, je le classerais dans la moyenne basse. J’y ai ressenti certains relents xénophobes (caricature de la culture japonaise, exacerbation de la « folie » soviétique) mal tempérés par quelques nuances finales. Dans les années 80, ces albums n’auraient sans doute pas fait tache mais, parus 30 ans plus tard, ils sont un peu décalés.

Dispensable si on n’est pas un fan absolu de Buck Danny, mais réalisé avec soin et sérieux. Personnellement, je dis « bof » parce que ce n’est pas ma période préférée de Buck Danny (je préférais les récits plus axés sur l’aventure des années 1952 à 1979) mais si cette période vous intéresse et si vous aimez l’aspect « espionnage » de la série, ce diptyque vous plaira.

Nom série  C'est aujourd'hui que je vous aime  posté le 02/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une association de deux auteurs auxquels je suis sensible, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’acheter cette bande dessinée sans même prendre la peine de l’ouvrir, convaincu que j’étais de la complémentarité de leurs talents et univers respectifs.

Je dois pourtant avouer qu’à la première lecture, je suis un peu resté sur ma faim. Ce fut pour moi comme une première relation sexuelle : on en attend monts et merveilles et, trop fébrile, trop empressé, on en ressort avec le sentiment que ce n’était finalement pas la peine d’en faire une montagne. Sauf que, comme pour les relations sexuelles, au plus on y revient, au plus on se connait, au plus on connait son ou sa partenaire, au plus on maîtrise la chose… au plus on est apte à apprécier, à savourer, à remarquer les petites nuances et à la faire traîner suffisamment pour en tirer une totale plénitude.

Cette bande dessinée est un orgasme d’âge mûr…

Ce n’est pas par hasard que je parle autant de sexualité pour aborder ce livre, car le sexe en est l’élément central. Le sexe des premiers émois, celui dans lequel un cerveau adolescent voit en même temps la perfection romanesque d’un amour impossible et magnifique et le besoin physique de se vider les couilles. François Morel, par son approche poétique, tendre et naïve, parvient parfaitement à retranscrire cet état que beaucoup d’entre nous ont dû connaitre (bon, si ça se trouve, que deux humains ont dû connaître, lui et moi). C’est drôle et touchant, sincère et maladroit, c’est frais, c’est juste… ça me parle, quoi !

Pascal Rabaté apporte tout son savoir-faire à ce récit. Le petit François se dédouble, détriple, déquadruple à l’occasion. Se cherchant lui-même, il se laisse encore guider par celui qu’il rêverait d’être, se laisse distraire par celui qu’il pense que les autres aimeraient voir en lui. Ces passages où des ombres colorées de François s’imposent dans son quotidien sont à mes yeux d’une grande finesse et d’une grande justesse, jusqu’au paroxysme de l’album lorsque l’adolescent empressé finit par réaliser, sinon qui il est, du moins qui il ne veut pas être. Je parlais de nuances en début d’avis. Et bien, elles sont là, ces nuances, c’est le genre de détail au-dessus duquel j’ai tégévé dans ma première lecture, m’amusant du procédé mais sans en comprendre la profondeur. Et ce n’est qu’à la relecture que j’ai pu la savourer.

Ne vous méprenez pas : il ne s’agit pas d’une œuvre hermétique ou d’un livre « d’auteur » dans le sens péjoratif. "C’est aujourd’hui que je vous aime" est avant tout un récit touchant et amusant… mais qui m’a ému par sa finesse, par son art de parler de sujets sérieux avec désinvolture et profondeur. C’est, je trouve, une œuvre intelligente autant que drôle.

Un vrai coup de cœur pour moi. Pas un coup de foudre mais un coup de cœur progressif, imparable, inéluctable.

Nom série  Mars !  posté le 31/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mars, c’est de l’humour crétin. Mais alors là, franchement très crétin. Pas vulgaire, pas méchant, juste crétin… bien dans la lignée de ce que les deux auteurs ont fait en duo par ailleurs (voir par exemple le bien nommé Z comme don Diego).

La structure se compose de courts strips de 3 cases qui s’enchaînent pour former une histoire complète. On est directement mis dans le bain et si tout ne m’a pas convaincu, certains passages m’ont vraiment fait me marrer. La complémentarité entre le dessin rond, caricatural à outrance et expressif de Fabrice Erre et l’art du décalage dans les dialogues comme dans les situations du duo d’auteurs est indéniable.

C'est un pur moment de détente et de plaisir coupable. de la crétinerie quasi-touchante. Si vous aimez ce genre, il faut vraiment essayer.

Nom série  Les Druides  posté le 31/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série se scinde en deux cycles bien distincts. Le premier va du tome 1 au tome 6 et le second tient dans les trois derniers tomes. Chaque cycle propose une enquête dans laquelle se mêlent un cadre historique précis (la prise de pouvoir de la religion chrétienne au détriment de la culture celte) et des éléments de légendes celtes (qui apportent à cette série une dimension fantastique marquée).

J’ai eu un peu de mal lors des deux, trois premiers tomes car le duo de héros présente vraiment trop de similitudes avec celui formé par Guillaume de Baskerville et Adso de Melk dans « Le nom de la Rose ». La seule différence ici étant que ce duo est formé d’un druide enquêteur et de son jeune apprenti plutôt que d’un moine enquêteur et de son jeune novice. Par ailleurs, la narration est assez lourde, assez sentencieuse… et les personnages me semblaient assez caricaturaux.

Heureusement, ces personnages a priori assez caricaturaux vont méchamment évoluer dans la seconde moitié de cette première enquête. Le récit gagne alors en complexité et comme le dessin de Jacques Lamontagne est très beau, j’ai enfin pu profiter pleinement de cette enquête. Bon ! Le caractère assez sentencieux des dialogues n’est toujours pas ma tasse de thé mais j’étais suffisamment pris par l’intrigue pour oublier ce détail.

Le deuxième cycle est d’un niveau équivalent à la fin du premier, soit très bon ! On retombe sur des personnages plus complexes qu’ils ne paraissaient de prime abord. L’enquête est bien menée et le mélange de données historiques et d’éléments fantastiques issus des légendes celtes est bien maîtrisé. Ça ne verse jamais dans le ridicule grandiloquent malgré des passages bien sanguinolents.

Au final, voilà une belle série ! Servie par un dessin envoûtant, elle a pour cadre une époque historiquement intéressante et parvient à intégrer des éléments fantastiques à des enquêtes qui tiennent la route.

Nom série  La Ballade de Sean Hopper  posté le 31/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis toujours admiratif des auteurs qui prennent pour personnage central un être détestable et qui, au fil du récit, parviennent à nous le rendre sinon sympathique, du moins attachant.

La Ballade de Sean Hopper s’inscrit dans cette thématique, avec un Sean Hopper qui nous est d’abord présenté comme une brute machiste et alcoolique et qui, au fil du récit, va se révéler plus complexe qu’envisagé.

La première partie du récit, qui permet surtout de nous présenter les différents personnages, se traîne quelque peu. Survient ensuite un événement étrange qui dote notre brute épaisse d’un don aussi fantastique qu’encombrant. Cette évolution m’a surpris, et c’est à mes yeux la grande originalité de cet album (qui aurait pu n’être qu’un ènième roman graphique comme il y en a tant). Je peux comprendre que cela ait dérouté certains et j’avoue moi-même ne pas avoir été pleinement convaincu par ce procédé, y voyant quand même une certaine forme de facilité, mais ce « don » va permettre à Sean Hopper d’évoluer et de se dévoiler. Et finalement, c'est là tout l'intérêt du truc.

Le happy end final permet de refermer l’album avec un sentiment positif même si je ne peux pas dire que j’étais en extase.

Le trait de Christophe Merlin assure une lecture rapide tant il se centre sur les personnages, quitte à en oublier les décors. Il convient bien à ce genre de récit justement centré sur l’évolution des personnages. Il est vif et expressif mais pas toujours « beau » à voir.

Au final, cet album est pour moi un bon emprunt de bibliothèque. L’achat n’est pas une priorité mais la qualité d’ensemble (narration comme dessin) est suffisante pour l’envisager.

Nom série  L'Album de l'année  posté le 31/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même s’il change un peu la forme, Fabcaro fait du Fabcaro avec ce calendrier illustré dans lequel chaque jour de l’année donne lieu à un dessin. On retrouve son personnage extrêmement humain et touchant, son autodérision souvent très amusante, ses préoccupations, sa lâcheté… et ce terrible second degré.

Cet album se place donc directement dans la lignée des « steacks » (« Le Steak Haché de Damoclès », « Like a steak machine ») et de « Droit dans le mûr ». Il est souvent amusant sans être hilarant et marque un premier pas chez l’auteur pour sortir de ses habitudes autobiographiques (sinon sur le fond, du moins dans la forme).

L’écho qui se forme entre certains gags est à mes yeux le point d’orgue de l’album. Le reste varie du moyen au très amusant mais n’égale pas les meilleurs albums de l’auteur.

Si vous êtes fans de l’auteur, vous aimerez. Si vous ne le connaissez pas, je pense qu’il vaut mieux commencer par un autre album. Pour moi, c’est « pas mal » et je ne regrette pas de posséder ce bouquin.

Nom série  Les Carrés  posté le 31/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série policière pêche à mes yeux par un trop grand nombre d’heureux hasards et de déductions expéditives pour vraiment me convaincre. Pourtant, ce n’est pas mauvais, le personnage principal est intéressant, la narration est fluide et si le dessin est un peu raide, il ne m’a pas rebuté pour autant (sauf sur certaines perspectives que j'ai trouvé affreusement ratées).

Oui mais voilà, il s’agit d’une série policière et pour me convaincre ce genre de série doit faire montre de plus de qualités, surtout au niveau de la progression logique de l’enquête et de la subtilité des déductions de l’enquêteur. Ici, parfois j’ai trouvé qu’on était proche du grand n’importe quoi.

Je reste sur une note de « pas mal » parce que ce n’est pas désagréable à lire… mais je ne conseille pas l’achat.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque