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Nom série  L'Hérétique  posté le 16/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un dessin d’aspect naïf mais très lisible sert de support à cette évocation historique. Si vous vous attendez à de grands décors immersifs, vous allez en être pour vos frais. Par contre, ce côté enfantin permet de se concentrer sur les propos.

Et c’est un fait que c’est à ce niveau que se situe l’intérêt principal de cet album. Les auteurs nous proposent en effet de suivre Alain Bombard et Jack Palmer dans leur expérience de survie en mer, sans eau douce ni alimentation à bord. Deux naufragés solitaires curieux de repousser les limites humaines pour faire avancer la connaissance et ainsi aider de futurs naufragés à affronter de telles conditions. Et si Jack Palmer a encore des notions de navigation, Alain Bombard est un pur novice. Ce sera pourtant lui le plus obstiné des deux et cet album nous est raconté d’après son point de vue.

L’expérience est intéressante, depuis la manière de se procurer de l’eau douce à l’hostilité des marins face à cet hurluberlu mettant sa vie en danger pour une aventure qu’ils jugent inutile. Mais, du fait de ce dessin simple d’accès, rien ne semble dramatique. Tout est lissé, jusqu’aux escarres qui finissent par couvrir le corps du naufragé volontaire.

C’est donc une chouette évocation, et si vous ne connaissez pas cette histoire, une bonne manière de l’aborder. Mais il lui manque la dimension dramatique pour totalement me convaincre. Là, je conseillerais cet album aux jeunes lecteurs, vers 13-14 ans.

Nom série  Coloc' (Aimée De Jongh)  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ces deux albums regroupent des strips en trois cases d’Aimée De Jongh. Il est peut-être un peu crétin de parler d’un péché de jeunesse étant donné que l’artiste, à l’heure où j’écris cet avis, n’en est encore qu’au début de sa carrière mais ces strips semblent avoir été réalisés alors qu’elle était encore étudiante… et n’émargent clairement pas de la haute voltige.

Ces gags mettent en scène un couple de colocataires dans une époque proche de nous (2014, pour être précis), avec des références très actuelles et des thématiques qui parleront aux étudiants de plus de 16 ans. Dans l’ensemble, ce n’est pas mal fait. Certains gags font mouche. Les personnages sonnent juste (le côté autobiographique de l’œuvre est difficile à cacher). Mais ça reste du petit strip sympatoche qui, s’il avait toute sa place dans une revue estudiantine, peine à contenter un lecteur de bd dans son format album. C’est en effet, assez répétitif et les gags les plus faibles sont moins vite oubliés que lorsque ce genre de travail paraît dans un mensuel.

Certains gags souffrent de la traduction (Aimée De Jongh est Hollandaise) et, donc, quand un jeu de mot basé sur la langue de Vondel est le moteur d’un gag, sa traduction française est un flop total (limite surréaliste).

Le dessin semble avoir été rapidement expédié. Il dispose cependant de l’expressivité nécessaire à ce style de strip. Disons que j’ai le sentiment qu’on voit bien que la fille a du talent mais que là, elle ne se foule pas trop, la priorité n’étant pas dans l’esthétique du trait mais bien dans l’humour des situations.

Ces deux albums sont donc à mi-chemin entre objet de curiosité et petites bd-pour-sourire-mais-pas-fabuleuses-non-plus-faut-pas-déconner.

Nom série  Sept ans de bonheur... ou presque  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’instar des albums de Pierre Kroll, ce recueil de dessins de presse de Nicolas Vadot n’est pas à mes yeux une bande dessinée au sens strict du thème. Cependant, et contrairement à la série précitée, la cohérence du sujet, la progression chronologique et scénaristique, l’usage généralisé du phylactère et l’enchaînement de certaines cases rapprochent tellement cet album de la bd que ce serait bête de n’en pas parler.

D’autant plus bête que ce récit nous permet de revivre toute la crise financière depuis 2008 à 2015, avec un respect de la chronologie et de nombreuses mentions d’évènements annexes mis en parallèle avec elle (de la coupe du monde de football au Brésil à la crise politique en Belgique). Les références à la Belgique sont nombreuses et il est possible qu’un lecteur français n’y trouve finalement pas son compte.

On quitte donc l’anecdotique dessin de presse qui réagit sur un évènement à chaud pour revenir à froid sur l’évènement majeur de ces dernières décennies, celui qui décide des diverses politiques mondiales actuelles. Nous ne sommes pas dans un récit d’investigation mais cette juxtaposition chronologique de dessins, de réflexions, d’humour satirique nous permet de mieux appréhender le phénomène et de mieux ressentir l’effet « cascade de dominos » de cette crise bancaire et économique.

Au niveau des critiques, je trouve que certains dessins n’ont que peu de rapport avec la crise en elle-même. J’aurais apprécié un tri plus sévère de ce côté, histoire de ne vraiment retrouver que les passages les plus pertinents. Mais, bon, on doit être dans l’ordre des 3% de dessins hors propos… Il reste 97% des pages pour nous parler du sujet du livre. Ensuite, il faut bien admettre qu’avec le recul, ces gags ne prêtent vraiment pas à rire. Ne vous attendez donc pas à lire un récit humoristique ! Sarcastique, ironique, déprimant, oui ! Amusant ? Pas vraiment, non…


A lire et même à posséder si les sujets économiques vous parlent, l’album propose un intéressant retour sur ces 7 dernières années , assez édifiant lorsqu’on le redécouvre avec le recul dont nous disposons aujourd’hui (même si, pris séparément, ces dessins sont autant de réactions à vif et non éléments d’analyse économique).

Nom série  Prosopopus  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit totalement muet et fantastique est on ne peut plus étonnant. L’auteur se lâche et nous livre une sorte de conte philosophico-policier dans lequel l’humour (noir) occupe une grande place.

J’aime beaucoup le dessin de Nicolas de Crécy, qui crée un univers à lui seul… peu importe ce que l’auteur veut raconter. Lire ces planches est un plaisir même s’il n’est pas toujours évident de tout déchiffrer.

Le scénario tient la route et tout s’éclaire au final (sans que je crie au génie). Ceci dit, c’est surtout le cheminement, l’humour, l’étrangeté et les créations graphiques qui ont retenu mon attention.

Personnellement, une lecture m’a suffi et je ne chercherai pas à acheter cet album… mais je ne vous en déconseillerai pas l’achat car il vaut le coup d’œil.

Nom série  The private eye  posté le 15/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé ce récit d’anticipation, qui ne fait que confirmer tout le bien que je pense de Brian K . Vaughan. Sa vision personnelle d’un monde futuriste dans lequel la protection de la vie privée serait devenue une préoccupation majeure de tout un chacun m’a semblé aussi pertinente que décalée.

Outre cet univers, déjà bien plaisant et intelligent en soi, j’ai franchement accroché à l’aspect policier du récit. L’action est au rendez-vous, avec de multiples pistes à explorer, des confrontations musclées, du mystère et des rebondissements.

Et lorsque vient l’heure des révélations finales, et bien là encore, les auteurs parviennent à me surprendre ! C’est qu’ils en avaient gardé sous le pied pour nous dérouter une dernière fois tout en soulevant de nouvelles questions éthiques qui méritent réflexion.

Et puis, que dire et du dessin et du format ? Le dessin de Marcos Martin, bien servi par la colorisation de Vicente Muntsa, convient parfaitement au sujet. Il dote ce récit d’une atmosphère à la fois rétro et futuriste. Il est d’une lisibilité sans mesures avec des personnages bien typés, des scènes d’action limpides et un découpage d’une grande clarté. Un découpage qui explose encore grâce à ce format à l’Italienne, qui étire les planches, nous offrant un visuel très panoramique sur ce récit. Alors que ce récit était à la base prévu pour une diffusion via le net, cette mise en page (que seul un format papier peut offrir) est un des maîtres atouts de cet album !

Un très bel objet. Un univers original. De l’action, du suspense, des rebondissements. Il n’en faut pas plus pour mon bonheur !

Nom série  Football - Dans l’ombre des étoiles  posté le 10/03/2011 (dernière MAJ le 13/11/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première chose qui a attiré mon attention sur la série est l’avis ci-dessous. Ro y parlait d’une série réaliste dédiée au football, et qui s’attardait sur le parcours de trois jeunes sportifs au profil bien typé. De prime abord, ancien joueur et entraineur, je me sentais attiré par ce concept.

Le deuxième point qui m’a décidé est le nom d’un des scénaristes. Stéphane Pauwels est loin d’être un inconnu dans le monde du football business. Responsable de la communication, directeur sportif, recruteur, en France comme en Belgique, le personnage, réputé pour ne pas avoir sa langue en poche quitte à tomber dans la provoc’, connait le milieu et s'est toujours intéressé aux jeunes talents. C’est une importante garantie de crédibilité à mes yeux. On ne passe pas par des clubs comme Metz, Monaco, Lille, l’équipe nationale d’Algérie ou l’Excelsior de Mouscron (du temps de sa splendeur) sans avoir un minimum de talent.

Le troisième point qui a motivé mon achat est que la série était annoncée en trois tomes. Cela me laissait espérer qu’elle irait à son terme... J'avais oublié qui était l'éditeur...

La dernière chose qui aurait pu motiver mon achat est cette hideuse couverture ! Drôle d’idée que cette option ! En tous les cas, sans les deux points susmentionnés, jamais, je n’aurais ouvert l’album.

Résultat de ma lecture : pas mal. J’ai eu droit à un scénario assez convenu, qui prend pour point de départ un « accident » qui en rappelle un autre survenu en Belgique. Les personnages sont bien choisis et regroupent en un minimum de rôles un maximum de stéréotypes (mention spéciale au père, qui veut absolument faire de son fils une star, au risque de le dégoûter à jamais du sport. Des comme ça, j’en ai croisés). Le fait de passer d’un joueur à un autre relance constamment la mécanique et la lecture y gagne en dynamisme et en suspense (un suspense tout relatif, mais j’avais quand même envie de savoir ce qui allait arriver).

Seul gros point faible : le dessin. Le style d’Ignacio Noé ne me plait pas du tout. Je le trouve trop brut, peu travaillé. Ses nez gardent, pour tous les personnages, deux lignes qui sont autant de restes de la construction du dessin. C’est… moche, il n’y a pas d’autre mots (enfin c’est un avis personnel, hein. Y en a p’têt qui aiment). Heureusement, le style est dynamique et ce scénario est suffisamment prenant pour que je passe outre ce défaut.

Pas mal du tout, en somme. Malheureusement, ce tome 1 ne connaîtra jamais de suite. Par conséquent, l'achat est à éviter. Cet album ne fait en effet qu'introduire les personnages et l'intrigue. A lui seul, il est insuffisant.

Nom série  Yoko Tsuno  posté le 06/08/2009 (dernière MAJ le 08/11/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’héroïne de Roger Leloup fut, durant des années, l’une de mes préférées de la bande dessinée destinée au grand public.

En alternant enquêtes « terrestres » et aventures « cosmiques », l’auteur était parvenu à éviter le piège de la lassitude. J’avoue avoir toujours préféré les aventures qui se déroulent sur notre bonne vieille terre (« l’Orgue du Diable », « Message pour l’éternité » ou le superbe « la Frontière de la Vie », entre autres), dans lesquelles le souci du détail de Leloup assurait une assise solide, tant historique que technologique.

Mais, par la qualité de ses inventions, Roger Leloup parvient également à rendre crédible ses aventures extraterrestres, avec pour résultat que les récits de science-fiction du début (« la forge de Vulcain », « les Titans ») figurent parmi mes préférés du genre (tous styles confondus).

Au fil du temps, des histoires exploitant les possibilités d’une machine à voyager dans le temps ont fait leur apparition. Hormis les deux premières, je dois bien avouer que celles-ci me plaisent moins. Pourtant, et à nouveau, Roger Leloup se montre extrêmement rigoureux quant à la plausibilité de ses intrigues, et sa recherche de documentation est d’une incroyable rigueur. Mais le caractère très conventionnel de ces aventures ne satisfait pas mon besoin d’émotions (le dépaysement ne rimant pas toujours avec la surprise).

Mais la principale qualité de la série réside dans le trio formé par Yoko, Pol et Vic. Il n’est pas si fréquent d’avoir comme héroïne une personne de l’envergure de Yoko. Courageuse, audacieuse même, sensible, intelligente, intuitive, inventive, sportive, elle aurait de quoi dégouter plus d’un lecteur si Pol ne lui apportait pas une contrepartie humoristique, et si Vic ne tempérait ses emportements par moment bien trop impulsifs. C’est cet équilibre entre ces trois personnages qui assure la solidité de la série.

Le trait de l’artiste est à l’image de ses scénarios : d’une extrême rigueur et d’une superbe précision. Si l’on excepte les deux, trois premiers tomes, durant lesquels l’artiste fait évoluer son style d’un franco-belge humoristique (la série dérive de « Jacky et Célestin », deux héros dont Leloup assurait à l’occasion les aventures), la précision dont fait preuve l’artiste à tous niveaux (décors, bâtiments, véhicules, avions) est incroyable. Ce dessin figure parmi ceux qui, à mes yeux, combinent le mieux lisibilité, précision et souci du détail.

Avec le temps, Yoko va se retrouver « encombrée » d’une petite famille qu’elle ne peut se résoudre à abandonner. Cette smala est un frein au souffle épique de la série. Selon moi, depuis que Yoko s’est retrouvée dans la peau d’une mère, ses aventures ont connu une grosse baisse de qualité au niveau de son souffle épique. La risque-tout des débuts se doit d’être raisonnable, ce qui ne lui convient pas.

Jusqu’au quinzième tome, la série aurait mérité un « franchement bien ». Les cinq tomes suivants se situent plutôt au niveau du « pas mal ». La suite descend encore d'un cran dans mon estime.

J'éprouve encore du plaisir à lire les anciens albums mais je pense que Roger Leloup aurait dû clore sa série depuis quelques années déjà.

Enfin, si vous passez par Verviers, je vous invite à aller admirer la fresque dédiée à Yoko Tsuno (en plus, on peut l'observer depuis le salon de dégustation d'un excellent chocolatier patissier, j'dis ça, j'dis rien...). Vraiment splendide, elle illumine le quartier tout entier.

Nom série  Annihilator  posté le 06/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce récit reprend l’idée d’une rencontre entre un auteur et sa création. Ici, il s’agit d’un auteur qui s’est enfoncé dans tous les excès après un grand succès. Drogué, névrosé, déchu de son piédestal, ce personnage est on ne peut plus pitoyable. Face à lui, une sorte de super-méchant, arrogant, cynique et implacable, sorti tout droit de son cerveau, se retrouve sur Terre pour une raison que le lecteur ne comprendra qu’à la lecture de l’album.

Le scénario s’articule sur deux fils narratifs. Le premier est un récit de science-fiction très emphatique et au ton sentencieux. On y découvre notre super-méchant enfermé dans une station spatiale suite à un crime dont on ignore tout. Le second fil narratif nous permet de suivre l’auteur sur Terre alors qu’il cherche à réaliser son come-back via la réalisation d’un scénario de science-fiction. Ces deux fils finissent par se rejoindre, bien entendu.

Personnellement, je n’ai pas souvent été convaincu par ce principe de la rencontre entre un auteur et un de ses personnages de fiction. Je trouve cependant que la mise en place est ici plutôt bien vue, le personnage de fiction perdant au fil du temps son caractère fictionnel… car il y aurait une explication rationnelle au fait que l’auteur puisse raconter l’histoire de son personnage. C’est tordu et on est dans de la SF pur jus… mais c’est cohérent, quelque part.

Par contre, j’ai eu du mal à apprécier la narration. L’auteur étant un grand névrosé constamment shooté, le récit de SF qu’il écrit (et qui constitue donc un des deux fils narratifs) est -très logiquement- décousu, obscur, allumé… En clair, c’est chiant à lire. Les passages où les deux personnages se rencontrent et interagissent sont plus agréables à lire mais on reste dans de la SF américaine très grandiloquente, gratuitement vulgaire et violente. Au final, alors que je trouve l’idée qui permet de relier ces deux univers assez agréable, la lecture de l’album m’a été pénible.

Au niveau du dessin, si je ne nie pas la qualité du trait d’Irving Frazer, je continue à ne pas être fan de ce type de dessin très sombre avec un encrage marqué. Mais c’est juste une question de goût et les amateurs de comics devraient, je pense, beaucoup apprécier le travail réalisé ici. Deux styles picturaux distincts illustrent les deux fils narratifs, l’un -celui dédié à la SF- tient plus de la peinture, l’autre propose un aspect plus hachuré et plus brouillon.

Au final, je n’ai pas été convaincu par cet album, non qu’il soit mauvais mais il n’était tout simplement pas fait pour moi, surtout du point de vue de la narration et du dessin qui me donnent ce sentiment d’être face à des auteurs qui cherchent plus l’effet que l’émotion…

Bof, donc, dans mon chef… mais si vous êtes amateurs de SF américaine, sombre et violente, cet album peut constituer une belle surprise.

Nom série  Pendant ce temps à White River Junction  posté le 30/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit retrace l’année que Max De Radiguès a passé dans un bled paumé des USA afin d’y suivre une formation en bande dessinée.

Honnêtement, rien que la démarche m’intéressait car il ne s’agit pas ici d’une grande université reconnue mais bien une petite école fondée par un auteur de Comics certes connu des amateurs mais pas du grand public. Parce que Max De Radiguès n’est pas non plus ni un inconnu ni un auteur internationalement célébré.

Et puis j’aime son trait simple et épuré, son art du dialogue naturel et vivant… Et je me disais que cet album pouvait bien être une belle surprise.

Au départ, j’ai été un peu déçu par la structure. Cet album est en effet constitué de multiples courtes scènes, pas spécialement humoristiques puisqu’il n’y a pas de gag à proprement parler, mais bien anecdotiques. Anecdotiques dans le sens premier du terme, celui de l’anecdote qui nous est arrivée en voyage et que l’on se fait un plaisir de raconter. Déçu donc… mais pas longtemps car mises bout à bout, ces anecdotes nous donnent un bon aperçu de son expérience. Le résultat est certes décousu mais au vu de la taille de l’objet c’est finalement le format qui pouvait offrir le plus de contenu sans tomber dans la synthèse déshumanisée.

Et au fil des planches, j’ai fini par tomber sous le charme. Bon, il ne s’agit pas d’un grand album à ne pas manquer mais il est agréable à lire et instructif. On y découvre une Amérique authentique, avec notamment la vénération profonde des Américains pour les armes à feu, ici montrée avec naturel et sans jugement. On partage les états d’âmes de Max De Radiguès, son enthousiasme lorsqu’il rencontre tel ou tel auteur, ses coups de blues quand sa compagne lui manque de trop, et surtout tous le lent processus qui lui permet de s’adapter à cette autre culture…

L’album s’achève comme il avait commencé, avec un auteur heureux de rentrer comme il était heureux de partir, … et triste de quitter ses nouveaux compagnons comme il était triste de quitter ses proches lors de son départ. C’est une belle expérience, simple et bien contée. Un album à découvrir si le sujet vous parle… et à fuir si les romans graphiques ne vous intéressent pas.

PS: Alix, si tu en as l'occasion, cet album pourrait bien te plaire

Nom série  Jacky Ickx  posté le 30/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n’est pas la première collaboration entre Jean-Marc Krings et Vincent Dugomier pour un récit se déroulant dans l’univers des sports moteurs puisqu’ils avaient déjà signé ensemble « La Dernière Targa Florio ». Coïncidence (ou pas), cette précédente collaboration illustrait un récit se déroulant dans la même époque que celle à laquelle Jacky Ickx a connu sa première heure de gloire, soit la fin des années 60 et le début des années 70.

Tout ça pour vous dire que non seulement les deux auteurs se connaissaient mais également qu’ils semblent naturellement attirés par ce sujet et cette époque. Et ça, ce sont autant de signes encourageants pour une série qui se veut historiquement précise sur un sujet (le sport automobile) et un thème (la biographie de Jacky Ickx) qui demandent un investissement certain sous peine de tomber dans le travail de commande bâclé et sans intérêt.

Mais le grand défi, lorsqu’on se lance dans une biographie, c’est de parvenir à rendre son récit vivant tout en restant précis et instructif. Et le format classique en 48 pages ne me semble pas être le plus adéquat car même en deux tomes, soit 96 pages, il est très difficile d’évoquer à la fois le palmarès et la personnalité d’un personnage haut en couleurs, multifacettes et à la carrière longue et diversifiée comme Jacky Ickx. C’est le gros reproche que je ferai à ce premier tome. Non qu’il soit mal fait -loin de là- mais, dans ce type de format, les auteurs ne peuvent souvent qu’évoquer telle ou telle course, tel ou tel trait de caractère sans pouvoir s’attarder sur les détails qui nous feraient comprendre en profondeur l’impact de cette course ou l’importance et la persistance de ce trait de caractère. On reste donc parfois un peu trop à la surface des choses, et je le regrette.

Ceci dit, l’album dispose tout de même de suffisamment de qualités pour que l’on s’y attarde.

Tout d’abord, Vincent Dugomier et Jean-Marc Krings parviennent à bien transmettre l’état d’esprit général du monde du sport automobile de cette époque. En évoquant les multiples accidents mortels, en montrant la dangerosité de certains tracés, ils nous font bien comprendre qu’à l’époque, rouler dans ce genre d’engin, c’était jouer avec la mort. Et si la rivalité entre pilotes était bien réelle, il existait également entre eux un grand respect et une haute estime. Cela nous est bien montré dans cette bande dessinée.

Ensuite, tant au niveau du scénario que du dessin, j’ai senti une grande volonté à être précis et juste. La documentation a dû être importante et cela se ressent. Bon, comme je connais très bien le circuit de Francorchamps et son évolution à travers les époques et comme Jean-Marc Krings a un trait assez souple, je tique bien sur la largeur d’une piste à tel ou tel endroit, sur l’absence d’une route à tel autre, mais il s’agit vraiment de petits détails que seul le puriste maniaque relèvera. Car pour le reste, son trait rond et caricatural offre un agréable contrepoint à la rigueur du sujet. J’ai eu peur au début que cette liberté dans le trait ne ternisse la précision nécessaire au sujet mais, au final, je pense que ces deux aspects s’avèrent plus complémentaires qu’opposés. Les différents véhicules illustrés, par exemple, demeurent reconnaissables sans que l’on puisse parler de fidèles reproductions.

Je lirai avec plaisir le deuxième tome et conseillerais cette série à tout lecteur amateur de bande dessinée et de sport automobile. Jacky Ickx demeure un grand parmi les anciens pilotes et lui consacrer une biographie, même condensée sur 96 pages, est à mes yeux une bonne idée et un bel hommage.

Nom série  Prisonnière des Apaches  posté le 29/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme Alix, j’ai trouvé le scénario extrêmement classique, voire simpliste et le dessin en aquarelle très agréable à l’œil mais trop limité sur les personnages au détriment des décors.

Cet album se lit, par conséquent, très rapidement. J’ai dû mettre moins de 10 minutes… parce que je me suis attardé sur certains dessins de visages. Et objectivement, je suis assez déçu. Oui, je veux bien qu’il respecte les codes du western tel qu’on le voyait dans les années 70. Oui, le dessinateur a un talent certain. Mais justement, avec un tel talent, c’est du gâchis de ne pas avoir un peu d’ambition sur le scénario comme sur la retranscription de décors immersifs.

Bof, donc.

Nom série  Artiste, un chef d'exception  posté le 29/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Artiste aurait pu n’être qu’un nouveau manga traitant de l’art culinaire noyé dans la surproduction, ne se détachant pas du lot et aussi vite lu qu’oublié… Je dis bien « aurait pu »…

Car le véritable défi, à l’heure actuelle, lorsqu’on aborde ce sujet, c’est de trouver un angle d’attaque suffisamment original pour ne pas donner l’impression au lecteur de lire, encore et encore, la même histoire. Cet angle, Taro Samoyed a été le chercher via plusieurs aspects :

Premier aspect : le côté artistique de la profession. Très rapidement, Gilbert, le personnage central de ce récit, va voisiner avec des artistes venus d’horizons différents (peinture et musique jusqu’à présent mais nul doute que ce panel va s’accroître au fil des tomes). Cette approche du métier de cuisinier gastronomique comparé à d’autres arts reconnus permet de saisir des similitudes (sur l’art de dresser une assiette par exemple) et d’étoffer le propos en le décloisonnant du simple art culinaire.

Deuxième aspect : le profil du personnage principal. Rien de bien novateur à première vue puisque notre Gilbert est, au premier regard, assez semblable à bien des héros de manga. Jeune, maladroit et au plus bas de l’échelle, on le découvre plongeur et on comprend vite qu’il est appelé à franchir les paliers assez rapidement. Sauf que, au fil des deux premiers tomes, ce profil s’avère moins commun qu’il n’y paraissait. Déjà sur son aspect physique puisque Gilbert dépasse le mètre nonante. Ensuite avec sa propension à s’évanouir à la moindre frayeur… propension assez irritante au début de ma lecture mais que j’ai fini par accepter, voire même par apprécier. Enfin par son don inné (et à ce sujet je ne vous dirai rien, histoire de ne pas spoiler).

Troisième aspect : la structure du récit. Point de combat du meilleur chef, ici. On découvre les différentes spécialisations dans le domaine et la complémentarité entre les différentes tâches. L’objectif de chacun est de faire de son mieux, avec ses qualités mais aussi des défauts qui dans un cadre précis s’avèrent être des atouts. Du coup, il n’y a pas de méchants, pas d’opposition mais plutôt une quête d’excellence avec une ouverture vers les autres que je trouve très agréable.

Dernier aspect : l’humour. Très présent, il est parfois un peu lourd, un peu du genre tarte à la crème. Mais, au fil du temps (et des deux tomes que j’ai lus), il s’affine, m’amuse avec des réflexions absurdes et naïves. S’il n’est pas déterminant, cet humour est un ingrédient non négligeable de la série.

A la lecture, le début du premier tome m’est apparu fort décousu et j’ai craint le pire. Il y avait des ellipses faciles, des passages tronqués qui me laissaient croire que ce manga s’était vu estropié de certaines cases. Mais des explications viennent par la suite qui expliquent la plupart de ces raccourcis de prime abord bizarres. Et, au fil des chapitres, le charme a opéré. Je peux clairement dire qu’au bout de deux tomes, je suis devenu accro à cette série.

Au niveau du dessin, il recèle de certaines qualités mais aussi de certains défauts. Sa qualité principale réside dans le fait que Taro Samoyed parvient à bien typer ses personnages. Or, en temps normal j’ai tendance à m’emmêler les pinceaux dans les mangas tant des acteurs ont tendance à se ressembler. Ici, il n’en est rien et c’est bien agréable.

Au niveau des défauts, je pense que l’auteur a beaucoup de mal à dessiner le mouvement. Du coup, il recourt aux ellipses pour, par exemple, illustrer un évanouissement (où on passe sans transition du statut « debout normal tout va bien » au statut « couché évanoui »). C’est un peu facile à mon goût et surtout ça casse le rythme narratif.

Mais j’avoue, je suis accro et je lirai la suite avec grand plaisir.

Nom série  Le Monde à tes pieds  posté le 29/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le dit très justement Alix, « Le monde à tes pieds » est à conseiller aux amateurs de romans graphiques. Je serais même enclin à le déconseiller aux autres tant nous sommes là face à un récit du plus pur des quotidiens. Trois histoires (pas spécialement courtes car l’album est volumineux) pour nous parler de trois parcours de jeunes adultes en quête d’une place dans une société espagnole en pleine crise économique. Je me demande si d’ici une vingtaine d’année, cet album n’aura pas gagné en intérêt tant il saisit avec justesse un problème d’actualité et le ressenti de ces jeunes adultes.

Ces trois récits offrent trois profils différents. Le premier va devoir s’expatrier pour pouvoir exercer ce pour quoi il a été formé. Le découpage de ce récit, qui fonctionne sur deux lignes temporelles distinctes, est original et permet d’accrocher l’attention du lecteur malgré la banalité de la situation et des propos. Dans le deuxième récit, le personnage, sans réelle formation, va devoir se créer son propre emploi. C’est le récit le plus farfelu à mes yeux, qui veut dénoncer le confort bourgeois d’une certaine classe sociale espagnole face au désastre économique subit par les jeunes en quête d’emploi. La critique est ici plus agressive mais le personnage ne me touche pas. Pas plus que le troisième personnage, objet de toutes les attentions du troisième récit. Celle-là est vraiment énervante. Oui, elle a un boulot de merde (opératrice en démarchage téléphonique), et elle espérait bien mieux grâce à ses études... Mais de là à devenir aussi agressive et rancunière ! C’est le récit qui m’a le moins parlé... Je ne dis pas qu’il n’est pas juste mais ce personnage est tellement irritant... Ca a beau être le sujet de ce récit (la transformation d'un caractère et l'évolution de la rancune suite à la frustration, puis la prise de conscience et enfin l'acceptation de la situation... qui à la fin de ce récit ressemble à de la résignation), ce type de personnage ne me parle pas, il ne m'intéresse pas.

En résumé :

Je n’ai pas été spécialement touché par les personnages (dont certains sont plus irritants que touchants).
Je n’ai pas été interpellé par les situations décrites (que je connais trop bien à force de les croiser au quotidien).
Je n’ai pas été subjugué par le dessin (même si, pour ce genre de sujet, il est très bon et offre des cadrages variés).
J’ai beaucoup aimé le découpage. Le format à l’italienne apporte un plus et certaines idées graphiques m’ont vraiment bien plu (notamment pour la description du caractère mécanique du démarchage téléphonique).

Je ne me suis pas ennuyé mais je n’ai pas été passionné. Je n’ai rien lu de neuf mais je pense que cet album permettra dans un avenir éloigné de comprendre l’état d’esprit des jeunes adultes à une certaine époque.

Pas mal en somme… mais sans plus pour moi. Je ne déconseillerais pas l'achat mais uniquement si vous êtes fans de romans graphiques... ou si nous sommes en 2050 et si vous aimeriez savoir comment les jeunes Espagnols ont vécu la crise économique des années 2010.

Nom série  Geronimo (Matz/Jef)  posté le 23/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Geronimo est un bel album qui se veut réaliste dans sa retranscription historique du parcours d’un des derniers grands chefs indiens.

Cet album se lit comme un western. Les indiens y ont le beau rôle, ce qui est on ne peut plus logique au vu du sujet. La narration est fluide et efficace, Matz évite parfaitement le piège de la biographie scolaire dans laquelle dates et faits historiques se suivent dans une longue énumération sans âme au profit d’une œuvre humaniste où l’accent est mis sur les personnages, leurs pensées et leur évolution au fil des épreuves qu’ils traversent. Le découpage en chapitres est bien pensé, chacun d'entre eux correspondant finalement plus à un stade d'évolution du personnage qu'à tel ou tel événement précis.

Le côté « désespéré » de la résistance indienne touche forcément, mais les auteurs ont vraiment réussi leur coup avec des personnages au charisme certain.

Le dessin est lui aussi de belle facture, renforçant encore un peu plus ce sentiment d’être face à un western de la grande époque. Ce trait réaliste fin et soigné est vraiment beau à voir.

Au final, voilà un bien bel album que je recommande aux amateurs de western comme aux amateurs de récits historiques. En fait, je pense que tout amateur de bande dessinée est susceptible d’y trouver son bonheur… Donc foncez !

Nom série  Murciélago  posté le 23/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nouvelle série lancée par Ototo, Murciélago est un seinen dans lequel se mélangent humour noir, humour déjanté, érotisme lesbien, action et violence. Ne cherchez ici aucune forme de réalisme, tout est excessif, des poitrines des protagonistes (un bonnet J pour l’héroïne) aux scènes de poursuites automobiles (de toit en toit dès le premier tome… et ne me demandez pas comment elles sont arrivées là, je serais bien en peine de vous répondre) en passant par les différents combats et autres scènes d’action.

C’est qu’elle découpe à tour de bras, la longiligne –à un détail mammaire près- Kuroko Kômori, serial killer imperturbable et détachée tant qu’il s’agit de trucider mais incapable de se contenir dès qu’une poitrine avenante se profile dans son champs de vision. Libérée en échange de menus services à rendre aux autorités, elle exécute d’autant plus gaiement les ordres reçus que ceux-ci lui donnent l’occasion de s’adonner à sa grande passion dans la plus totale légitimité.

Dans ses missions elle est épaulée par la jeune et sautillante Hinako Tozakura, experte es-tout ce qui a des roues. Cette dernière a la lourde charge de surveiller Kuroko mais se révèle en définitive être bien plus une comparse qu’une tutrice. Le duo fonctionne grâce à sa complémentarité, l’une froide et décalée, l’autre survoltée et passionnée. Ce duo porte le récit mais les seconds rôles, bien folkloriques dans la majeure partie des cas (d’un ex-catcheur ultra bodybuldé à une dame de compagnie insensible à la douleur, il y en a pour tous les goûts), assurent eux aussi le job.

La majeure partie des chapitres sont tournés vers l’action et la violence, violence atténuée par l’humour noir et déjanté et le côté excessif de l’ensemble. L’érotisme lesbien est bien présent mais reste très soft et garde une certaine morale. Il est mis en avant lors de l’un ou l’autre chapitre mais demeure quantité négligeable par rapport à l’action.

Les tomes se découpent en courts récits dont la longueur varie d’un seul à 6 ou 7 chapitres. Et bien entendu, l’éditeur s’est arrangé pour que chaque tome se termine alors qu’un récit est encore en cours, histoire de motiver les lecteurs à acheter le tome suivant… pour au moins avoir la fin de l’aventure qu’il était en train de lire.

Je ne vais pas dire que j’ai été estomaqué par les deux premiers tomes mais ils se lisent facilement. C’est très rythmé, amusant à l’occasion et les auteurs font montre d’imagination dans certaines péripéties. Le côté décalé et noir fonctionne plutôt bien tandis que les auteurs parviennent à éviter les pièges du glauque, du sordide facile et du voyeurisme dérangeant (même si voyeurisme il y a… faut pas déconner non plus, mais j’ai déjà vu bien pire par ailleurs).

Le dessin est agréable dans son ensemble. Les personnages sont bien typés (le côté caricatural de l’œuvre aide bien de ce point de vue) et les décors ne sont pas oubliés. Seul bémol (habituel) : des scènes d’action pas toujours des plus lisibles avec un découpage trop souvent tourné vers l’esthétisme plutôt que vers la logique séquentielle.

Si vous êtes amateurs du genre, je pense qu’il s’agit d’un bon investissement. Dans le cas contraire, je ne crois pas que cette série vous convertira. Pas mal, quoi.

Nom série  Le Reste du Monde  posté le 16/01/2017 (dernière MAJ le 18/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Chauzy nous livre sa vision du monde post-apocalyptique tel que souvent exploré dans les récits de genre. Et si sa vision n’a rien de révolutionnaire, il n’empêche que son récit a réussi à m’accrocher au point que j’attends maintenant chaque nouveau tome avec impatience.

Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, il y a l’aspect visuel du récit. Et là, clairement, certaines planches fichent le tournis tant elles ont une gueule infernale ! Notamment la scène du déluge orageux en pleine montagne qui sonne véritablement le début des hostilités. La composition et les couleurs choisies m’ont immergé dans cette nature fascinante et effrayante à la fois. Mais si ces scènes grandioses existent, elles ne composent pas la majeure partie de l’album, l’accent étant souvent mis sur les relations entre les personnages. Là aussi, Chauzy livre un beau travail même si moins spectaculaire. Les personnages sont bien typés, expressifs, vivants. Les compositions sont bien pensées, toujours lisibles, bien équilibrées. Le découpage ne casse jamais le rythme du récit. Du point de vue visuel, je pense que nous sommes face à une très grande bande dessinée.

Du point de vue du scénario, je trouve que la série est peut-être un peu en-deçà du niveau que son aspect visuel laissait espérer. Non que ce soit mauvais, loin de là même, mais ce scénario n’offre fondamentalement pas grand-chose d’original. Le destin de cette mère de famille et de ses enfants est prenant mais pas poignant. On s’attache aux personnages sans qu’ils ne nous deviennent proches. Pourtant, les rebondissements ne manquent pas et le travail sur la psychologie de certains personnages est très intéressant. En conséquence, le scénario tient la route, la progression narrative est bien maîtrisée mais il manque ce choc qui m’émouvrait au point de réellement craindre pour les personnages. Après trois tomes, je continue de rester témoin de cette histoire. J’aime la lire, j’attends le prochain tome avec impatience… mais je ne peux pas dire que je me sente proche des personnages comme c’est le cas pour d’autres séries.

En résumé, voici une très bonne série, avec un dessin parfois tout simplement grandiose et un scénario certes classique mais qui, dans le genre post-apocalyptique, fait mieux que simplement tenir la route. Cerise sur le gâteau : le premier diptyque nous offre une conclusion satisfaisante. Du coup, si vous n’accrochez pas, il n’est pas obligatoire de continuer l’aventure. Ceci dit, le troisième tome est très bon et offre l’un ou l’autre rebondissement qui me fait penser que vous rateriez quelque chose si vous vous en arrêtiez là…

Mieux que « pas mal » mais « franchement bien » est peut-être un peu excessif. Bien, tout simplement bien. A lire et à posséder.

Nom série  Adrastée  posté le 15/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai beaucoup aimé l’aspect graphique de cet album. Je n’ai que moyennement été emballé par son scénario, que je trouve trop linéaire, trop répétitif. C’est finalement à une belle promenade dans un univers de Grèce antique, truffée de références et de clins d’œil, à laquelle j’ai eu droit… mais je cherche encore le scénario, le drame, la tension, le mystère… ce qui aurait fait qu’au terme de cet album je ne sois pas seulement ébloui par la majesté de certaines planches mais aussi touché par les personnages croisés.

Si vous aimez les beaux livres bien illustrés et si vous maîtrisez assez bien l’imagerie de la Grèce antique, cet album est fait pour vous. Si vous recherchez un récit d’aventure dans un univers de Grèce antique, je crains que, comme moi, vous soyez trop désorienté pour y trouver pleinement votre compte.

Achat non déconseillé donc... A vous de voir en fonction de vos attentes.

Nom série  Pinocchio (Winshluss)  posté le 15/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une vision bien trash mais rigolote de Pinocchio. J’avoue avoir longtemps hésité à la lire tant je craignais de tomber sur un truc pas fait pour moi. Ce n’est qu’après avoir lu « Dans la forêt sombre et mystérieuse » que j’ai osé approfondir mon exploration de l’univers de Winshluss et, dans le cas présent, je ne le regrette pas.

Ne vous attendez pas à une adaptation du conte au sens strict. L’auteur prend des largesses, s’amuse en introduisant des personnages venus d’autres contes. Mais il respecte ce que je qualifierais de « passages obligés » qui nous permettent de dire que, oui, il s’agit bien d’une version de Pinocchio.

Le dessin est assez terrible. L’auteur n’hésite pas à changer de registre en fonction des circonstances. Avec une certaine pertinence mais aussi avec beaucoup de talent !

Le résultat est totalement irrévérencieux, trash et vulgaire à l’occasion mais pas stupide du tout (j’ai particulièrement aimé cette petite phrase assassine qui dit que les riches deviennent de plus en plus riche et les pauvres de plus en plus cons). Ma note irait entre le « pas mal » et le « franchement bien » mais c’est une lecture que je conseille (si du moins vous n’avez pas peur de l’humour trash et grossier).

Quant à l'achat... je ne le déconseille pas mais feuilletez l'album avant de passer au tiroir-caisse, histoire de vous assurer que ce type d'humour peut vous plaire.

Nom série  Wounded  posté le 15/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’originalité du récit tient dans le fait que les auteurs combinent un genre, le western, à un sujet, celui de Jack L’éventreur, au sein d’un même récit avec une certaine cohérence.

Malheureusement, cette lecture ne m’a pas vraiment passionné. Je trouve que les auteurs ont mal dosé leur diptyque. Le second tome, particulièrement, avec tous ces flash-back, empêche le développement d’éléments pourtant intéressants. Les personnages eux-mêmes manquent de profondeur. On s’attarde sur certains faits mais sans approfondir la psychologie des personnages.

Au niveau du dessin, le travail m’a plu dans l’ensemble mais l’encrage très prononcé n’est pas de ceux que je préfère.

Au final, je ne peux pas dire que je regrette cet emprunt en bibliothèque. Il m’a fait passer le temps mais ne me marquera pas dans la durée. Par contre, si j’avais acheté cette série, je pense que j’aurais regretté mon achat.

Nom série  The End  posté le 11/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me retrouve totalement dans l’avis de Noirdésir. Du coup, je sais pas trop quoi ajouter…

The End est un album plaisant à lire. Avec de grandes cases et peu de textes, il se lit d’ailleurs très vite. Son approche écologique couplée au suspense né de l’enquête policière m’ont donné l’envie d’arriver au terme du récit sans le lâcher en route.

Au final, j’ai eu le sentiment de lire un conte, pas déplaisant, certainement original dans son approche du règne végétal (qui correspond à des découvertes plus ou moins récentes en la matière), mais pas un chef d’œuvre, non plus.

Et puis, dans son style réaliste, Zep ne figure pas parmi les auteurs que je préfère. Attention, c’est efficace et le découpe est très bon… mais bon, je vais pas rester en arrêt devant une case en me disant « Djû, qu’c’est bien beau à regarder !! »

Sinon, j’ai eu la confirmation (depuis Happy Rock (L'enfer des concerts)) que Zep et moi partageons certains goûts musicaux.

Voilà, cet avis ne sert pas à grand chose… c’était juste pour faire avancer le schmilbilibib…

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