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Nom série  Alexandrin ou l'art de faire des vers à pied  posté le 19/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai bien aimé ce récit, certes très classique sur son fond, mais joli et poétique dans sa forme.

L’histoire de ce sans-abri voguant au fil des paysages, vivant de poèmes vendus de portes en portes et qui prend sous son aile protectrice et éducatrice un jeune fugueur, ce n’est clairement pas ce qui se fait de plus original. Mais tout classique qu’il soit, ce récit n’en est pas moins touchant.

Je craignais un peu que l’écriture en vers et en pieds fatigue à force, ou m’oblige à relire certains dialogues pour bien les comprendre. Ce n’est absolument pas le cas, cette écriture demeure très fluide et agréable à lire. L’humour est bien présent mais demeure léger car ce sont la poésie des mots et la musicalité du verbe qui sont mis en avant.

Le dessin est vraiment beau. La colorisation apporte une mélancolie au récit tandis que le trait expressif et caricatural laisse passer beaucoup d’émotions. Des décors se dégagent encore une forme de mélancolie, de douceur, de beauté dans la normalité. Rien d’exceptionnel mais je me suis senti bien dans ces pages.

En clair, j’ai bien aimé… même si ce récit est tout sauf surprenant.

Nom série  Les Rêves dans la Maison de la Sorcière  posté le 19/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas trop apprécié cette adaptation, que j’ai trouvée, surtout, beaucoup trop fidèle, linéaire et littéraire. A la limite, on se retrouve presque en face d’un livre illustré tant ici les dialogues sont relégués au fond du tiroir au profit d’un narratif lourd fidèle à Lovecraft et à son œuvre. Même le découpage des planches, travaillé et réfléchit, n’a réussi chez moi à ne provoquer qu’ennui et lassitude. Pourtant chaque planche propose des cases agencées d’une manière quasi mathématique ou plus désordonnées selon que cette planche illustre des moments de totale lucidité ou des moments de trouble mental, les rêves, eux, sont illustrés via des illustrations en noir et blanc. C’est réfléchi, travaillé, intelligent… mais je n’ai pas été séduit.

Le fait d’avoir transposé l’intrigue à notre époque n’apporte rien au récit. Ce n’aurait pas été un problème si le récit en question avait été captivant mais cette histoire de possession diabolique, de sorcière et de quatrième dimension est très classique et prévisible.

Si je ne regarde cet album que comme une retranscription d’une nouvelle de Lovecraft, j’admets que c’est bien fait. Mais j’attends plus d’une adaptation, et surtout que l’on ne ressente pas qu’il s’agit d’une adaptation. Ce qui est loin d’être le cas ici. Et comme, en plus, la nouvelle adaptée ici est très datée et prévisible, ben moi, je dis "bof, bof, bof"...

Nom série  Ma vie dans les bois  posté le 04/09/2017 (dernière MAJ le 11/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’aime beaucoup ce manga… et, après 6 tomes, les raisons de cette appréciation continuent de me poser question. Pourquoi, en effet, me suis-je passionné pour ce récit d’un mangaka qui s’en va construire sa maison au milieu des bois et se passionne pour la pèche ?

Les réponses à cette question sont multiples et parfois franchement étonnantes.

La plus étonnante de toutes à mes yeux, c’est le dessin. Pourquoi celui-ci m’a t’il fait penser au regretté Michel Plessix (oui, je sais, quand on regarde la couverture, c’est encore plus étonnant) ? J’ai d’abord pensé à la calligraphie employée (ce qui n’était pas idiot)… mais il n’y a pas que ça. La manière de dessiner la forêt et ses arbres, mais aussi les visages des personnages a un petit quelque chose de Plessix (période Julien Boisvert ou, mieux encore, La Déesse aux Yeux de Jade). Ce trait m’a beaucoup plu, même lorsqu’il se fait plus caricatural. Il est expressif et dynamique, ce qui convient parfaitement au thème, mais aussi détaillé et différent du style employé dans la majorité des mangas actuels (pour lesquels on pourrait véritablement interchanger les auteurs sans que personne n’y remarque quoique ce soit).

Ensuite vient le thème en lui-même. Il y a dans celui-ci un léger parfum du mythe de l’île déserte. Depuis l’île mystérieuse (véritable livre de chevet durant ma jeune adolescence,) j’ai toujours été fasciné par les récits dans lesquels des humains parviennent à construire quelque chose à la seule force de leurs mains, de leur courage, de leur ingéniosité et de leur obstination. Et d’autant plus fasciné lorsque les techniques employées nous sont livrées sans pour autant que l’intrigue en souffre. J’ai retrouvé un peu de cet esprit dans cet album, qui nous explique très clairement et dans le détail mais sans que cela ne devienne trop technique comment construire une maison en rondins au cœur d’une forêt pour un budget réduit, comment construire un four, comment fabriquer une canne à pèche à partir de bambous... Franchement, ça donne envie de se lancer dans l’aventure même si tout n'est pas réalisable sous nos latitudes.

Et puis, il y a le ton employé et la personnalité de Shin Morimura. Obstiné et positif, le mangaka fait montre d’humilité et d’humour mais parvient à donner vie à ce qui ressemblait pourtant à une douce utopie. Ce retour à la nature et aux travaux manuels a certes un franc côté bobo (je ne sais pas s’ils emploient ce qualificatif au Japon mais dans l’esprit on en est proche) mais un bobo réaliste, un rêveur pragmatique. Les questionnements du personnage sont une des composantes essentielles du récit… et donc de mon appréciation.

L’humour est également bien présent, et comme souvent dans les mangas en relation directe avec la scatologie. En temps normal, je peux trouver ça très vite gonflant mais ici, ça passe plutôt bien.

Les photos qui viennent illustrer la fin de nombreux chapitres jouent aussi dans mon appréciation d'ensemble, car elles matérialisent ce récit, le font rentrer dans le concret.

Bon, je dois admettre qu'il y a une petite baisse de régime depuis la fin du tome 4. Le fait que Shin Morimura semble avoir réalisé tout ce qui était possible et nécessaire à son habitation après ces quatre premiers tomes est certainement la cause principale de cette baisse d'intérêt de ma part. La part prise par ses récits de pêche depuis le tome 3, et qui ne cesse de grandir depuis est une autre raison (et une conséquence de la première ?)

Mais bon, pour l'évocation de ses chiens, pour les pages consacrées à sa perception de la catastrophe de Fukushima (il habite à seulement 80 km de la centrale nucléaire et son habitat naturel, maison, potager, forêt nourricière, a donc été exposé aux radiations), pour la bonhomie qui se dégage de ses récits, pour son ingéniosité et son obstination (on ne peut pas dire que je me passionne pour une canne à pêche mais les siennes sont vraiment des oeuvres d'art autant que d'artisan), je continue à suivre la série avec enthousiasme.

Petit regret vis-à-vis de l'éditeur : le tome 6 est moins bien soigné tant au niveau de la traduction que de l'orthographe. Le changement de traducteur est peut-être en cause mais je trouve cela vraiment dommageable pour la série.

Sinon, vraiment cette série est pour moi un manga à lire, surtout si ce type de démarche vous intéresse.

Nom série  Talk Show  posté le 05/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Talk-show est un recueil de gags -crétins- dont une certaine partie était parue dans le magazine Fluide Glacial. Fabcaro y démontre une fois de plus son art de l’absurde mais y tombe aussi plus souvent dans le vulgaire gratuit. Par ailleurs, j’ai aussi eu, à l’occasion, le sentiment qu’il manquait d’inspiration (ce que l’on peut comprendre avec un concept aussi réduit et l’obligation de pondre quelque chose coûte que coûte, publication dans un magazine oblige). L’humour, comme toujours avec Fabcaro, passe avant tout par les dialogues et l’inexpressivité de ses personnages. Le dessin peut donc paraître secondaire même si c’est tout un art de faire rire sur base d’un dessin aussi inexpressif.

Au final, le résultat est assez inégal, avec des gags qui m’ont bien fait marrer, et d’autres qui m’ont laissé de marbre. A ne recommander qu’aux fans de Fabcaro même si l’album recèle de quelques perles.

Nom série  Sixtine  posté le 05/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sixtine est une série destinée aux grands enfants et aux jeunes adolescents. On découvre le personnage, jeune fille imaginative et dynamique (du moins, pour ce qui l’intéresse), le jour où sa mère épand les cendres de son défunt mari sur la plage. Jour crucial dans la vie de la gamine puisqu’elle rencontre sur cette même plage les fantômes de trois pirates… qui ne vont plus la quitter.

Les auteurs jouent habilement de plusieurs thèmes. Pirates et amis imaginaires se confondent dans l’esprit de la mère et des amis de Sixtine, ne prenant pas l’enfant au sérieux alors qu’elle parle sincèrement de ses nouveaux compagnons. Et lorsque celle-ci grandit, le mystère autour de ses compagnons, de son père et de sa famille paternelle ne cesse de s’étoffer tandis que Sixtine se trouve certains pouvoirs. Et comme, par ailleurs, ce récit n’oublie pas de parler du quotidien de Sixtine et de sa maman, prestidigitatrice du dimanche cumulant les petits boulots pour garder le foyer à flots, on se retrouve face à un récit très riche, qui allie aventure, fantastique et mystère d’une part, et chronique sociale (vie scolaire, difficultés financières, rapports avec les chipies de la classe) d’autre part.

Après deux tomes, je suis assez convaincu par le résultat. Il se passe toujours quelque chose dans cette série et les mystères ne cessent de s’accumuler. Les personnages sont sympathiques ou terrifiants en fonction des besoins, mais surtout ils ne sont pas parfaits et commettent des erreurs, ce qui humanise grandement ce récit.

Attention toutefois au fait qu’il s’agit d’une série ‘à suivre’ et si le premier tome pouvait encore se lire d’une manière relativement indépendante, le tome 2 se termine en plein cœur de l’action, rendant la lecture du tome 3 (à venir) indispensable.

Au niveau du dessin, j’aime bien le style frais et expressif d’Aude Soleilhac, qui fait très franco-belge à la Dupuis mais avec des cases plus grandes. Ces grandes cases, qui garantissent une lecture rapide des tomes, sont suffisamment bien construites et meublées pour ne pas laisser d’impression de vide.

Franchement, dans sa catégorie, cette série a tout pour séduire, raison pour laquelle j’accorde un 4/5 pour les deux premiers tomes. J’espère juste qu’elle ne se tirera pas trop en longueur, je serais triste de me lasser d’un si attachant personnage.

Nom série  Descender  posté le 03/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Descender aurait pu n’être qu’un space-opera comme il en existe tant. On retrouve en effet dans ce récit les éléments essentiels du genre : une flopée de personnages d’importance (comptez-en une bonne dizaine), des mondes multiples et variés, des combats spatiaux, une lutte entre les ‘organiques’ et les ‘technologiques’, un personnage central objet de toutes les convoitises et catalyseur des passions.

Oui, Descender aurait pu n’être que cela… et ç’aurait déjà été pas mal. Sauf que ses deux auteurs ont, grâce à leurs talents respectifs, su placer la série un cran plus haut.

Au niveau du dessin, Dustin Nguyen nous propose un rendu personnel et original. Je trouve passablement injuste de traiter ce travail de brouillon ou de ne voir que de simples esquisses là où chaque planche est une peinture. Et si les arrière-plans des scènes se déroulant dans des vaisseaux peuvent choquer par leur blancheur, ce choix se justifie pleinement puisque nous sommes à l’intérieur de vaisseaux à l’éclairage clinique et froid. Après, c’est une question de goût et je peux parfaitement comprendre que ce style ne charme pas tout le monde. A titre personnel, j’ai beaucoup aimé, justement parce que c’était différent de ce que l’on m’offre d’habitude, tout en restant soigné, fignolé, très lisible, expressif et typé. Bien dans la ligné de ce que propose Jeff Lemire quand il est aux pinceaux (et je le soupçonne d’avoir réalisé beaucoup de croquis préparatoires) mais avec un rendu plus abouti et plus de profondeur dans les planches.

Au niveau du scénario, Jeff Lemire excelle une fois de plus dans la construction de ses personnages, classiques et complexes à la fois. Un des personnages essentiels de ce récit, personnage auquel en tant que lecteur nous sommes amenés à nous identifier, est lâche, faible et menteur. C’est, je trouve, hyper-casse-gueule de partir dans ce genre d’aventure avec un tel personnage comme ‘héros’, d’autant plus qu’il ne compense pas ses faiblesses par un sens de l’humour imparable ou une belle gueule… et pourtant ce personnage me touche. Je l’aime et le déteste à la fois : il est humain. Multipliez ce type de profil par 10, ajoutez des rôles secondaires marquants et vous comprendrez ma fascination pour le panel de personnages proposés.

Au niveau de la mise en page, le travail du duo est impressionnant. Structures en flash-backs, chapitres sans paroles où trois actions se déroulent dans trois lieux différents sur le même laps de temps, sauts constants d’un lieu à un autre, d’une époque à une autre… et pourtant tout cela reste d’une simplicité de compréhension remarquable. J’ai aimé ce renouvellement constant, j’ai aimé les multiples recoupements qu’offrent ce scénario… et j’ai adoré le fait que tout reste toujours d’une grande lisibilité. Pas besoin de revenir en arrière pour comprendre un passage, pas besoin d’avoir fumé un joint pour entrer dans un délire d’auteur, tout est ‘simple’, bien raconté et profondément humain.

Enfin, le final est à la hauteur de mes espérances… même s’il annonce un nouveau cycle (sous la forme d’une nouvelle série). Car il s’agit bel et bien d’une vraie fin, conforme à l’esprit de la série, belle et triste à la fois.

Je suis rentré dans Descender en me disant que c’était pas mal. J’en sors totalement conquis.

Nom série  Deux femmes  posté le 03/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Deux femmes est un manhwa coréen que je m’empresserais de conseiller à tous les amateurs de romans graphiques, et surtout aux lecteurs réticents à se lancer dans ces récits venus d’Asie ! Parce que, cornebique, c’est exactement le genre de récit qui peut permettre à un certain lectorat de passer du genre européen au genre asiatique sans ressentir aucune douleur. En fait, s’il n’y avait le contexte de cette histoire, je pense même qu’une majorité de lecteurs ne remarqueront pas de différences techniques entre cet album et un album européen. Même sens de lecture, un trait dépouillé et expressif mais sans tomber dans la caricature agressive, une ambiance générale bien posée, une lente progression narrative : c’est non seulement du beau travail, mais aussi fort similaire à celui que réalisent les auteurs du genre en Europe ou ailleurs.

Le thème du livre est d’ailleurs universel puisqu’il nous parle de la situation féminine, en Corée dans le cas présent mais cette situation n’est fondamentalement pas vraiment différente de la situation en Europe ou aux Etats-Unis, sociétés traditionnellement bâties sur une dominance de l’homme et un statut de la femme active encore précaire. Et au travers de ses deux personnages, Song Aram va nous dresser un tableau réaliste et humble du statut actuel et du mal-être des jeunes femmes coréennes d’aujourd’hui.

Pourtant il s’agit bien d’une œuvre asiatique, et je l’ai ressenti dans la justesse du ton employé. Song Aram analyse ses personnages avec un recul qui peut ressembler à de la froideur. Ses deux personnages, alors qu’elles sont amies, ignorent beaucoup d’aspects de la vie de l’autre. Il y a dans l’approche de l’autre et la manière de se dévoiler une pudeur, une distanciation, une réserve qui passent souvent pour de la froideur aux yeux d’un Occidental mais qui sont avant tout des marques de respect… qui ne sont pas sans conséquences puisqu’elles peuvent entraîner certaines incompréhensions entre les personnages. Ce récit est d’une grande finesse, sa lente progression et sa construction nous permettent de saisir ces deux personnages dans leurs contradictions. C’est non seulement un beau récit mais aussi une belle occasion de saisir l’état d’esprit de ces jeunes Coréennes.

Bon, je m’arrête là parce que je vais finir par vous saouler. Mais si vous aimez les romans graphiques, je n’ai qu’un conseil à vous donner : foncer !

Nom série  Hôtel Pennington  posté le 03/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hotel Pennington est un classique récit jeunesse de fantômes. Ici, les fantômes ne sont pas réellement effrayants mais se retrouvent bloqués sur terre du simple fait qu’ils n’ont pas totalement réalisé leur destinée. Charlotte, la jeune héroïne et narratrice de ce récit, leur viendra en aide alors que leur destin est lié au vieil hôtel délabré que ses parents viennent d’acquérir et se sont mis en tête de rénover.

C’est plutôt gentil et mignon, avec un dessin et une colorisation agréables -très bel aspect crayonné-… mais aussi très convenu. Certes, l’un ou l’autre cas est un peu plus original mais, dans l’ensemble, on reste sur du très classique, qui conviendra bien aux jeunes lecteurs.

En fait, je pense que la véritable pierre d’achoppement qui fera qu’un lecteur accrochera ou non à cet album se situe au niveau du profil de la jeune Charlotte. Si les miss Je-sais-tout trop mûres pour leur âge ont tendance à vous énerver, je vous conseille de passer votre chemin car Charlotte entre pleinement dans ce profil. Dans le cas contraire, cet album a de bonnes chances de vous plaire.

A titre personnel, je me situe un peu entre les deux. Charlotte ne m’a pas charmé mais le récit m’a plutôt bien plu et le dessin m’a séduit. L’album, même s’il se découpe en différents chapitres, n’offre qu’un seul long récit bien pensé et sa conclusion sous forme de clin d’œil est agréable. Je ne regrette pas ma lecture (et merci Gruizzli pour le prêt involontaire ) mais je suis assez réservé sur le prix de l'objet. 17,00 €, je trouve ça quand même un peu cher malgré le soin accordé à son édition, d'où ma réserve quant à l'achat... mais c'est un bon album jeunesse.

Nom série  Le Zouave  posté le 03/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le contexte historique, le dessin d’Ersel et la colorisation de Kattrin étaient autant d’arguments favorables pour cette série dont je n’attendais rien d’autre qu’un bon divertissement classique.

Seulement voilà, je ne sais si la faute ne vient que du scénario ou si la traduction y est pour quelque chose également mais j’ai trouvé ce récit incroyablement décousu, comme si des passages avaient étés coupés. Les dialogues deviennent à l’occasion absurdes, sans fil conducteur (un personnage ordonnera par exemple à un autre de se taire… alors que celui-ci n’a pas pipé mot, ni même manifesté l’intention de dire quoi que ce soit depuis un petit bout de temps), sans logique apparente (souvent le phylactère de droite doit être lu avant celui de gauche pour que le texte ait un sens).

L’histoire, elle, est sans intérêt. Tout semble sans enjeu. Le personnage principal se retrouve zouave pour échapper à un crime qu’il n’a pas commis… et se retrouve directement lié d’amitié avec un personnage qui semble en savoir long sur ce crime. Que voilà un très heureux hasard ! Par ailleurs, les différents protagonistes vont se retrouver embarqués pour une chasse au trésor. Ce sont là les deux moteurs du récit, et aucun des deux ne m’a convaincu. C’est trop poussif, trop maladroit, trop lent à mon goût.

La fin, elle, est expédiée. A la page 48 du tome 2, on n’en est encore nulle part. Et quelques pages plus loin, tout est bel et bien terminé, avec des explications peu convaincantes.

Une grosse déception pour moi, malgré le beau trait, la belle colorisation et un contexte historique assez peu utilisé dans l’univers de la bande dessinée d’aventure.

Nom série  Courtes Distances  posté le 31/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avant toutes choses, j’ai un aveu à faire : Blue Boy, je t’aime !!!!!!

Parce que sans son avis, au Blue Boy, je serais très certainement passé à côté de cet album. De prime abord, le dessin me semblait moche, le scénario d’une platitude parfaite, le sujet… en fait, je ne voyais même pas de sujet. Et puis vint Angoulême, la possibilité de me faire dédicacer l’album (assez horrible la dédicace, ceci dit en passant… mais son auteur, lui, est incroyablement sympathique), le souvenir de l’enthousiasme de Blue Boy et la conviction que lui et moi avons des goûts forts similaires pour ce registre littéraire. Il n’en fallait pas plus : j’ai craqué.

Courtes distances est un pur roman graphique, qui explore l’âme humaine sans avoir l’air d’y toucher, nous parlant de notre époque, de notre société sur un ton léger. Le personnage central -et narrateur- n’a jamais rien réussi dans sa vie. Après avoir abandonné ses études, avoir lancé sans succès une activité en freelance, il rentre à 27 ans chez sa maman. Décidé à avancer dans sa vie et à ne plus stresser son entourage, il opte pour la normalisation, est prêt à accepter n’importe quel travail et à s’en accommoder. Nous sommes clairement dans ce passage de l’enfance à l’âge adulte où les rêves d’hier doivent céder le champ aux réalités économiques d’aujourd’hui.

Seulement voilà, le boulot qu’il va trouver (qui va même lui être offert sur un plateau d’argent) n’a non seulement aucun intérêt mais, de plus, va l’obliger à passer énormément de temps à écouter son mentor. Un mentor empli de bonnes intentions –mais incapable de déléguer quoi que ce soit- aussi bavard que son disciple est taiseux, qui, lui, est à l’autre bout de la route de la loose. Solitaire, il n’a qu’un chien comme compagnon, la réunion Rôtisserie comme seule sortie bimensuelle et un boulot pour lequel il ne semble vraiment pas avoir besoin d’un assistant comme principale occupation.

Face à ce vide total, l’auteur parvient à nous raconter une histoire pleine. Il bouche chaque creux, chaque vide grâce aux observations de son narrateur. Tout ce qui paraissait sans intérêt devient touchant vu au travers du prisme de l’auteur. L’idiot du village, un vieux panneau rouillé, une Audi A4 avec conduite à gauche, des poils de nez, tout devient matière à réflexion pour peu que l’on se donne le temps d’observer. Et ce dessin que je trouvais moche, j’ai fini par le qualifier de quasi-génial tant son côté caricatural permet d’insister sur, justement, ces petits détails qui font tout le sel de ce récit.

Ajoutez à cela que la fin de l’album m’a touché et vous comprendrez mon enthousiasme. Franchement, cette lecture aura été un immense moment de plaisir pour moi et je ne regrette pas d’avoir investi les 24.00 € dans son achat. Il ne s’y passe rien sinon un long et lent processus de mûrissement mais, pute borgne, que c’est bien fait ! Cet album nous parle autant de l’inutilité de la vie que de sa beauté.

Nom série  L’Atelier des Sorciers  posté le 31/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé cette lecture que j’ai trouvée prenante et inventive. On est loin mais alors très loin d’Harry Potter, avec lequel je ne vois d’ailleurs qu’un seul point commun : un personnage va apprendre à contrôler des sortilèges. Après ça, tirez l’échelle, il n’y a plus aucun rapport. Pas de vieux sorciers paternalistes, pas de jeunes condisciples complices, pas de super-méchant dont on ne peut pas dire le nom, pas même d’école (mais bien un atelier dans lequel un jeune sorcier accueille quatre jeunes apprenties sorcières).

L’accent est ici mis sur le merveilleux et même si une mystérieuse confrérie semble vouloir manigancer un usage moins sympathique de la magie, ce manga reste léger et positif. La narration est excellente. Le découpage est bien pensé. Je n’ai vraiment pas vu le temps passer alors que j’ai lu le premier tome dans un contexte peu favorable (lu à Angoulême dans un lieu de passage fort fréquenté et alors que la fatigue se faisait sentir).

Dernier point fort : le dessin. On est loin du style passe-partout qui a maintenant cours dans une majorité de mangas. Ici, le trait est fin et soigné. Les décors ne sont pas que de simples ébauches, ils ont une réelle profondeur. Et les pentacles magiques sont fignolés et usent de symboles logiques qui ne font qu’enrichir encore un peu plus cet univers.

Tout est donc réuni pour que cette série plaise à un large public… Destiné aux jeunes lecteurs, elle véhicule des valeurs positives qui parleront tout autant à un public plus adulte. Une réussite en tous points.

Nom série  Sasmira  posté le 16/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime bien ce paradoxe qui, dans mon esprit, fait que cette série, si elle n’avait pas connu de suite à son premier tome, aurait été classée culte mais qui, maintenant qu’elle a été menée à terme, n’est finalement que moyenne. C’est là toute la force du lecteur qui, sur base d’un postulat de départ donné par un auteur, va s’imaginer une suite grandiose… et d’autant plus grandiose que l’attente sera longue… mais qui finira par être déçu du produit fini tel qu’imaginé par l’auteur.

En tous les cas, moi, j’ai adoré le premier tome, beaucoup aimé le deuxième… et trouvé bien fades les deux derniers.

Pourquoi cet enthousiasme sur les premiers tomes et ce déclin sur les derniers ? Finalement, pour les mêmes raisons :
- Un dessin magnifique, d’une grande finesse pour les deux premiers tomes, auquel va succéder un dessin, certes de qualité, mais très éloigné de la ligne graphique d’origine pour les deux derniers. De plus la colorisation écrase tout le trait dans ces derniers tomes alors qu’elle mettait justement ce trait en valeur dans les deux premiers.
- Un scénario vraiment intriguant dans les deux premiers tomes, avec des personnages complexes, ambigus pour certains. Et puis deux derniers tomes qui apportent des réponses… pas en concordance avec mes attentes. C’est trop facile, trop mou, pas assez surprenant pour me convaincre (pourtant, dieu sait si Sasmira m'avait charmé !) Et la fin ouverte du dernier tome achève de me décevoir (on ne sait pas exactement quel sort attend le personnage principal à la fin de ce quatrième tome, comme si les auteurs s’étaient préparé une porte de sortie vers un nouveau cycle).
- Un soin quasi maladif dans l’écriture des premiers tomes. Par contre, dans le quatrième tome, on se retrouve avec un solstice d’été prévu pour le… 31 juillet. Ce genre d’erreur, ça donne vraiment le sentiment que les auteurs étaient pressés de terminer leur série et de passer à autre chose. C’est extrêmement décevant à mes yeux alors que justement, ce soin maladif était pour beaucoup dans mon appréciation du début.

En résumé, tous les points forts du début sont devenus les points faibles de la fin. Et ma déception n’en est que plus grande. Je suis bien content que la série ait connu une conclusion… mais je ne peux m’empêcher de garder une forme de regret vis-à-vis de cette fascination perdue, de cet enthousiasme finalement avorté né d’un premier tome envoûtant n’ayant longtemps pas connu de suite.

Nom série  Prophecy  posté le 15/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré un premier chapitre que j’ai trouvé sans grand intérêt et une fin quelque peu décevante quant aux motivations des principaux protagonistes, j’ai beaucoup aimé ce manga. Principalement parce qu’il aborde diverses problématiques actuelles (chômage des jeunes, accroissement constant de l’agressivité dans la communication, problématique des laissés pour compte, etc…), soulève des sujets qui me semblent pertinents et prend le contre-pied de certaines opinions sans tomber dans la caricature ou la démagogie à deux balles.

En clair, j’ai trouvé la toile de fond actuelle et traitée intelligemment.

L’intrigue policière tient en haleine. Etant une quiche royale (avec supplément poireaux) en matière d’informatique, je ne saurais dire si toutes les techniques décrites dans cette histoire sont réalistes ou idiotes… mais j’y ai cru, et c’est bien là l’essentiel à mes yeux.

Les personnages sont intéressants dans leur ensemble. Certains tombent peut-être un peu trop facilement dans la caricature mais, bon, c’est du manga. Pas vraiment le genre littéraire dans lequel les auteurs prennent le plus leur temps pour affiner un personnage, du coup cette série est à placer parmi les très bonnes élèves de ce point de vue et dans ce genre.

Le dessin est agréable. Les personnages sont bien typés, sans risque de confusion. Les décors sont présents et même souvent soignés.

Finir ma lecture en me disant « tout ça pour ça » me laisse un petit goût amer mais le souvenir que je garde du deuxième tome (vraiment excellent de bout en bout) m’inclinerait presque à accorder un 4/5. Je suis vraiment là face au genre de série pour lequel je trouve le 3/5 réducteur et le 4/5 flatteur…

Rahhh, je sais pas quoi choisir. Bon, je masque mes yeux et je tape au hasard.

Nom série  Amour, passion et CX diesel  posté le 14/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Recueil de gags en une demi-page qui s’enchaînent pour former une histoire complète en trois tomes, cette série parodie les séries télévisées romantiques à rallonge sur le ton décalé et absurde cher à Fabcaro. Il n’est donc pas tout à fait idiot de voir là une sorte de préliminaire à « Et si l'amour c'était aimer ? » du même Fabcaro.

La galerie de personnage est magnifique et les auteurs parviennent à rendre vivantes et touchantes ces caricatures sur pattes pourvues des pires dons de l’humanité (mauvaise foi, bêtise, arrogance, prétention et autres joyeusetés). Les dialogues fourmillent de petites perles. L’humour se cache au détour d’un titre de magazine (et honnêtement « caissière du Lidl à moitié nue magazine », je le vois quelque part dans une librairie, je l’achète, moi !!) ou lors d'une répartie sortie de nulle part. L’absurde règne en maître, qu’il s’agisse d’adopter un enfant ou de se faire remodeler les seins.

Et puis il y a ce fil narratif, cette intrigue idiote (qui parviendra à hériter de la CX diesel du paternel ?) qui crée un suspense et tient en haleine tout du long des trois albums. Car oui, même si on s’en doute un peu, on ne peut s’empêcher de se demander comment tout cela va se terminer.

Enfin, l’usage d’animaux anthropomorphes en guise de personnages est une bonne idée. Elle permet de créer un visuel plus caricatural et expressif à ceux-ci sans rien enlever à leur pitoyable (et délectable) humanité.

J’ai lu la série dans sa version intégrale en format à l’italienne, ce qui, je trouve, lui convient parfaitement.

Nom série  Planète Gaspard  posté le 14/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas été spécialement charmé par cette série. L’ambition des auteurs était élevée puisqu’ils ont cherché à créer une œuvre douce, tendre, poétique et drôle. Et je suis le premier à admettre que ce n’est pas évident du tout de réussir pareil challenge mais j’étais plein d’espoir et les quelques gags que j’avais pu voir avant de lire ces deux albums m’avaient plutôt bien plu. Malheureusement, ces gags figurent finalement parmi mes préférés et le niveau moyen se situe clairement un cran plus bas.

Niveau dessin, mise en place des personnages, dialogues, rien à redire. La structure en gags qui s’enchaînent dans un ordre plus ou moins chronologique est elle aussi bien maîtrisée. Les auteurs savent faire de la bande dessinée, le problème ne se situe pas là. Bon ! Un peu plus de vivacité dans les dialogues ne m’aurait pas déplu mais avec ce genre de concept très doux, très tendre ce n’est pas évident de garder un équilibre.

Non, pour moi le problème aura vraiment été au niveau de l’humour et de la poésie. Malgré la bonne bouille de Gaspard, je n’ai pas été sensible à son imaginaire et son humour est souvent tombé à plat chez moi.

Donc bof pour moi mais si vous cherchez une série humoristique, douce et poétique, peut-être celle-ci fera votre bonheur. A essayer avant achat toutefois.

Nom série  Mermaid Project  posté le 10/10/2012 (dernière MAJ le 11/01/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série se destine, je pense, aux jeunes adolescents ainsi qu’aux lecteurs plus âgés capables de faire abstraction de certains aspects naïfs de ce scénario d’anticipation. En effet, j’ai trouvé ce scénario peu crédible par bien des côtés… mais agréable à suivre et posant de bonnes questions sur l’évolution de nos sociétés (même s’il s’agit avant tout d’un récit d’aventure et d’action).

J’ai bien aimé l’inversion des pôles. En effet, les auteurs imaginent un monde dans lequel la race blanche, en même temps que les états occidentaux responsables des dérèglements climatiques et de l’épuisement des réserves, est devenue une marque de dénigrement. Par contre, je trouve que les auteurs auraient pu aller plus loin dans la réflexion et auraient pu jouer d’une manière plus tranchée avec cette idée. Ici, cela reste un peu timoré, un peu trop consensuel à mon goût… mais c’est bien vu.

L’enquête policière est bien menée. Les rebondissements ne manquent pas, le duo vedette est très complémentaire, les seconds rôles sont nombreux et enrichissent le récit. L’emploi de dauphins par l’armée n’est pas nouveau, les expériences génétiques non plus. Mixer les deux est donc un bon point de départ pour une œuvre d’anticipation. Le résultat n’est que peu crédible (si on est un tant soit peu critique) mais plaira aux jeunes lecteurs.

A aucun moment je n’ai trouvé que la série se traînait en longueur. Et si, d’ordinaire, je n’aime pas trop les personnages et les dialogues tels que les conçoit Leo, je trouve que son association avec Corine Jamar gomme franchement cette faiblesses et ce côté « héros de romans photo des années ‘70 » qu’ils peuvent prendre quand il est seul à l’écriture. Ici, les dialogues sonnent « jeune », les personnages sont attachants. Bon, on tire parfois un peu trop sur le mélo mais pour le public ciblé, c’est assez adéquat, je trouve.

Le dessin de Simon est excellent de bout en bout. Cette ligne claire est agréable à lire, dynamique et expressive. Les décors sont soignés, les personnages bien typés. L’artiste parvient à créer un univers crédible tout en assurant constamment une lecture aisée.

Au final, cette série aura réussi à me réconcilier partiellement avec Leo et je la conseillerai sans hésitation à un jeune lecteur dans une tranche d’âge située entre 11 et 15 ans.

Nom série  Frnck  posté le 02/02/2017 (dernière MAJ le 11/01/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Frnck, c’est vraiment de la bonne bd estampillée « Spirou » !

Le héros, jeune adolescent maladroit bien ancré dans son époque et déconnecté de la nature (dont, comme bien d’autres, il n’a d’ailleurs que faire, tant que les pizzas continuent de pousser dans les congel) est le genre de personnage auquel on s’attache et/ou on s’identifie en fonction de notre âge. Parfait pour une une bande dessinée trans-générationnelle, susceptible de toucher un très large public !

Le pitch ? Notre jeune Franck va se retrouvé plongé (au propre comme au figuré) dans un univers préhistorique décalé. Un univers qui tient autant de notre préhistoire que de l’image qu’un enfant naïf peut s’en faire, et avec des petits suppléments gratuits bien rigolos (les autochtones n’ont, par exemple, pas encore inventé les voyelles au début de cette aventure, d’où le titre de la série ceci dit en passant).

Le rythme ne faiblit jamais et chaque tome nous offre au moins une très bonne idée. L’absence de voyelles dans les dialogues du premier tome est un régal pour le lecteur, obligé de pratiquer une gymnastique intellectuelle et ludique. Le plus étonnant étant que ce n’est finalement pas si compliqué que cela de comprendre ces dialogues. Le deuxième tome vaut son pesant d’arachides pour l’apparition d’étranges prédateurs charmeurs à longues incisives. Un passage d’anthologie qui m’aura amusé au plus haut point. Le troisième tome est peut-être le moins marquant mais lui aussi nous offre quelques chouettes passages.

Enfin, le quatrième et dernier tome de ce qui n’est, je l’espère du moins, qu’un premier cycle nous prouve que les auteurs avaient pensé à tout ! La boucle se boucle parfaitement. Dieu que ce scénario a bien été fignolé ! C’est juste parfait avec une conclusion qui ne nous frustrerait pas d’une fin véritable s’il ne devait pas y avoir d’autres cycles… mais qui ne ferme pas la porte à de nouvelles aventures. Ça, c’est de la fin de cycle ! Et plus d’un scénariste devrait en prendre de la graine, quand je vois les prétendues ‘fins de cycle’ qu’on nous sert parfois !!

Côté dessin, rien à redire non plus. C’est du bon trait bien dans la tradition de l’éditeur pour ce type d’histoire mêlant humour et aventure. La colorisation vive mais pas criarde ne fait que renforcer ce sentiment que nous sommes en terrain de connaissance (si du moins, comme moi, vous avez été élevé à grands verres de jus pressé de magazines de Spirou).

Avec « Louca », « Frnck » est pour moi la meilleure série sortie ces dernières années par Dupuis, capable de séduire un très large public tout en respectant la ligne éditoriale ancestrale. Du tout bon, je vous dis !

Nom série  La Croisade des Innocents  posté le 11/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis ira, je pense, dans le sens des précédents.

La Croisade des Innocents est un livre qui mérite plus qu’un coup d’œil distrait mais auquel il manque, je trouve, un petit quelque chose dans le cœur de son récit pour émarger à une catégorie supérieure.

Coté intro, rien à redire. La première scène nous met dans le bain, c’est noir, c’est cruel, c’est bête, c’est sans pitié. Et donc, j’ai été happé par le récit.

Son découpage en gros chapitres saisonniers en permet, par ailleurs, une lecture aisée. Rien à faire, les chapitres, ça me rassure et à chaque fois je me fais avoir : je me dis « boarf, on va finir celui-ci… » et arrivé à son terme, et bien j’entame le suivant, et ainsi de suite jusqu’au bout du bouquin. Alors que quand un récit m’est livré d’une seule pièce, cela a tendance à me refroidir et il n’est pas rare que j’abandonne ma lecture en cours de route. Du coup, pour le découpage, moi je dis que c’est très bien !

Mais bon, au cœur de l’album une forme de monotonie s’installe. Pas longtemps, pas au point de me faire décrocher de ma lecture… mais quand même. Le rythme est trop routinier, les péripéties sont un peu prévisibles. Le scénario est bien pensé, les dialogues sont bien écrits… mais ça manque un peu de relance.

Et puis vient la conclusion, qui permet de terminer de manière assez classique mais très agréable ce sombre récit.

L’histoire ? Celle d’une croisade d’enfants au moyen-âge, basée sur des faits réels mais, de ce que j’ai pu en lire, Chloé Cruchaudet ne s’est pas spécialement encombrée d’un quelconque souci de reconstitution historique, préférant se focaliser sur l’idée générale.

Le dessin ? Ben moi, j’aime beaucoup Chloé Cruchaudet, qui a une patte assez personnelle. Son trait favorise l’expressivité et la dynamique de ses personnages au détriment de la rigueur d’une reproduction sans âme. A choisir, c’est ce que je préfère. La colorisation cadre bien avec l’esprit du livre (très noir). Le résultat est expressif, sombre mais dégage une certaine douceur.

Très certainement à lire. Et même à posséder si vous aimez ce genre d’univers et ce type de dessin. Avis aux amateurs !

Nom série  Les Voleurs de beauté  posté le 04/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grosse déception que cette adaptation d’un roman d’horreur dont j’ignorais tout… et que je continuerai d’ignorer après cette lecture.

Bon ! Alors, déjà, je pense que le genre horrifique est un des plus délicats à mettre en place en bandes dessinées. Le fait qu’elles soient dessinées, justement, laisse peu d’espace à l’imagination (contrairement aux romans classiques… et il suffit de comparer les romans d’un grand maître comme Stephen King à ses bandes dessinées, voire même aux films qui s’en sont inspirés, pour convenir que c’est bien plus effrayant quand c'est nous, lecteurs, qui imaginons ce qu’il a voulu nous décrire que quand c’est un dessinateur, aussi talentueux soit-il, qui se charge de le représenter pour nous). Par ailleurs, le fait que notre regard visualise l’ensemble d’une planche avant même sa lecture nous prive des chocs surprises que peuvent produire certaines séquences au cinéma.

Reste donc la possibilité de créer une ambiance malsaine, une montée en puissance dans l’horreur, de dresser un portrait fin et nuancé de personnages complexes et effrayants. Et ça, pour y parvenir, il faut du temps, un grand nombre de planches, un scénario bâti sur une progression lente mais constante.

Or, justement, de temps et d’espace, cette adaptation n’en bénéficie pas. Du coup, tout est précipité, prévisible, mou… et les couleuvres que nous aurions pu avaler si elles nous avaient été livrées avec finesse, subrepticement, comme ça, l’air de rien… et bien ici, elles ont franchement du mal à passer. Les éléments fantastiques de ce scénario tombent dans le grand burlesque quasi idiot. Alors, déjà que je ne suis pas sûr que j’aurais apprécié le roman, ces voleurs de beauté ne se révélant au final n’être que les énièmes voleurs de jeunesse croisés dans ce genre horrifique, mais ici le résultat est tellement atone que je me suis profondément ennuyé.

Je pense vraiment que c’était un très mauvais plan que de chercher à adapter ce roman car je crois que sa force d’attraction (si elle existe, je ne l’ai pas lu) doit résider dans les images que le lecteur se fait sur base des descriptions de l’auteur. Ce chalet perdu, ces beautés parfaites (l’idéal féminin de l’un peut être très éloigné de l’idéal féminin d’un autre, du coup me donner en pâture un idéal féminin prenant la forme de jeunes femmes blondes et filiformes… ben déjà ça marche moyen, moyen… ), cette ambiance lourde et oppressante, c’est plus facile à décrire en restant évasif qu’à reproduire par un dessin forcément réducteur. Je pense aussi que, si on avait vraiment voulu donner toutes ses chances à ce projet, il aurait fallu partir sur une pagination autrement importante, histoire de pouvoir créer un crescendo vers l’horreur. Je pense enfin que, de toute façon, ce récit n’est pas assez original pour surprendre un amateur du genre. Trois raisons qui, selon moi, expliquent l’échec que représente cet album à mes yeux.

Nom série  Les Guerres silencieuses  posté le 20/11/2013 (dernière MAJ le 02/01/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé cette lecture, sorte de mise en abîme dans laquelle l’auteur se met autant en scène qu’il illustre le service militaire de son père.

Cette structure originale apporte une thématique supplémentaire à l’album puisqu’outre l’aspect historique, celui-ci traite finalement et également de l’angoisse de l’écrivain… et permet de comparer deux époques, l’une durant laquelle on n’avait pas vraiment l’occasion de se poser des questions et l’autre durant laquelle on finit par douter de tout. Enfin, le lecteur un tant soit peu attentif ne manquera pas de remarquer tout le travail de construction réalisé par Jaime Martin au cours de la réalisation de cet album. Ce dernier n’hésite pas à montrer les modifications qu’il apporte au récit suite à ses interrogations face à l’intérêt de la seule évocation du service militaire de son père.

Rien que pour cet aspect, cet album est déjà intéressant… mais cet aspect seul ne justifie pas bien entendu l’épaisseur de l’objet. Car le coeur même du récit, c’est son champ historique avec l’évocation d’une guerre moderne oubliée. Ce récit est vivant, touchant par bien des aspects, édifiants par d’autres. Il montre tout le décalage qui peut exister entre une situation réelle et la manière dont les faits sont relayés que ce soit dans les médias ou au travers de nos cours d’histoire.

Vient ensuite la relation père-fils. Une relation que j’ai senti évoluer au fil du récit. Au début, Jaime Martin semble prendre ce sujet de bd (le service militaire de son père, donc) en désespoir de cause, craignant de tomber sur une histoire sans intérêt. Mais, au fil des pages, j’ai senti son regard se changer, comme s’il découvrait un tout autre père que celui qu’il connaissait. En nait une forme de respect mais aussi une source de questionnements et un motif au dialogue. Et alors que son père semblait profondément le saouler en début de récit, Jaime Martin recherchera de plus en plus son contact au fil du récit.

Enfin, le dessin, très propre, très lisible de Jaime Martin assure une lecture aisée et immersive. L’apport de photographies ancre encore un peu plus ce récit dans la réalité.

A ma première lecture, je m’étais contenté d’un « pas mal ». Une récente relecture m’incite à pousser un cran de plus.

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