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... a posté 14 avis et 1 série (Note moyenne: 3.29)

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Nom série  Les Missions de l'Agent secret É-1.000  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai jamais eu l'album entre les mains, visiblement très rare à dénicher, mais j'ai eu l'occasion de lire la plupart (voire toutes, je ne sais pas) des histoires de cet agent E-1000 dans les numéros de Pilote originaux où elles sont parues.
En effet, après avoir réalisé le dessin des hilarantes aventures de Tromblon et Bottaclou (scénarisées par Goscinny), Godard accepte de se lancer seul à la demande de Jean-Michel Charlier dans les pages de Pilote avec cet agent secret E-1000, dont chaque aventure se passe à empêcher les agents du pays voisin de voler les recettes des inimitables pâtes de son pays...

Partant de ce point de départ loufoque, Godard fait montre, en plus de son grand talent de dessinateur, d'un non moins bon talent d'auteur humoristique. Les diverses aventures de ce pauvre agent E-1000 sont émaillées d'un humour absurde où les bons mots rythment des situations déjà très drôles par elles-mêmes, dans une parodie de récit d'espionnage tout-à-fait savoureuse.
Si l'on sent que l'auteur se cherche encore un peu, certaines aventures étant plus drôles et maîtrisées que d'autres, il prouve en tous cas qu'il a toutes les caractéristiques d'un bon auteur humoristique, et peut légitimement prétendre à marcher sur les traces de ses aînés Greg et Goscinny. Ce qu'il fera par la suite avec d'excellentes sagas comme Norbert et Kari ou Martin Milan.

Nom série  Benjamin et Benjamine  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
En-dehors de leur célébrissime saga gauloise, Goscinny et Uderzo ont fréquemment collaboré. On connaît encore assez bien Oumpah-Pah ou Jehan Pistolet, mais on connaît souvent beaucoup moins des Luc Junior ou "Benjamin et Benjamine", pourtant savoureux.

Même si Goscinny et Uderzo ne sont pas encore tout-à-fait arrivés à la maturité de leur génie, celui-ci se manifeste déjà souvent dans ces histoires franchement délicieuses. Chaque page est une petite merveille graphique et humoristique, tant on voit se développer la ligne incroyable d'Uderzo, qui atteindra la perfection dans Astérix et Tanguy et Laverdure, sans doute ses deux plus belles sagas à mes yeux.

Au niveau du scénario, c'est légèrement inégal, d'autant que les deux protagonistes principaux sont pour ainsi dire totalement transparents (mais c'est voulu, puisque cela permet au jeune lecteur de se mettre facilement à leur place, et surtout à l'auteur de mieux mettre en valeur des personnages secondaires, à la personnalité très marquée et toujours craquante) mais Goscinny s'y entend pour créer des situations rocambolesques et varier les plaisirs, évitant tout risque de redite et multipliant les aventures sans queue ni tête. Le sommet est à mon sens atteint dans "Le Grand Boudchou", où Goscinny nous fait éclater de rire à chaque page (voire à chaque case), et où le dynamisme du dessin d'Uderzo sert à point une histoire riche en rebondissements délirants.
Une vraie bonne saga humoristique, que tous les fans du merveilleux duo Albert-René gagneront non seulement à lire, mais aussi à posséder en bonne place dans leur bédéthèque.

A noter, dans l'excellente intégrale, quelques bonus, dont les hilarantes aventures de la famille Moutonnet qui deviendra la famille Cokalane, sorte de mélange entre un Boule et Bill et un Modeste et Pompon. Malheureusement, il n'y aura que 20 planches en tout... Ca reste un délice à découvrir !
Le dossier documentaire sur la création de Pilote est lui aussi captivant et assez fourni (30 pages).

Nom série  César et Ernestine  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Maurice Tillieux, c'est évidemment avant toute chose Gil Jourdan, où, à une intrigue policière toujours parfaitement ficelée, il joint un humour percutant, aux dialogues souvent hilarants. Avec César et Ernestine, il se tourne vers l'humour pur, en nous proposant une série de gags, à raison d'un par page, pour un résultat qui met vraiment de bonne humeur.

Dans la lignée de ce qui se faisait à l'époque (Modeste et Pompon, Boule et Bill), Tillieux nous propose donc une succession de gags sur la vie quotidienne d'un homme dépassé par son entourage.
Bon, tout n'est pas tout-à-fait égal, parfois certains gags sont un peu légers, mais dans l'ensemble, la verve de Tillieux fait presque toujours mouche, même quand l'auteur se force un peu pour placer un bon mot dans la bouche de ses personnages, et ces derniers sont très bien croqués, la plupart (hormis César) étant délicieusement horripilants.

Comme c'est du Tillieux, le dessin est excellent, et l'ensemble, sans côtoyer les sommets du genre, nous propose un moment de détente tout-à-fait sympathique et plus qu'honnête. A lire sans trop de modération.

Nom série  Au revoir là-haut  posté le 16/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Evidemment, c'est un pari complètement fou d'adapter en BD un petit chef-d'oeuvre littéraire tel qu'Au revoir là-haut (roman que je recommande à tous), dont toute la force réside dans les mots. Pourtant, Albert Dupontel a montré qu'on pouvait aussi en faire une très belle mise en images, à travers un film tout-à-fait digne du roman qu'il adapte, et qui fait partie de la catégorie des films à voir au moins une fois dans sa vie.

Malheureusement, Christian De Metter n'est pas Albert Dupontel, et il échoue presque totalement à diffuser la moindre émotion ici, malgré un nombre de pages assez conséquent. Le texte gardé est beaucoup trop faible, et les images trop peu explicatives, ce qui fait qu'il n'y a aucune réelle alchimie entre les deux, et que les magnifiques mots de Pierre Lemaître se voient enlever une grande partie de leur substance, leur force évocatrice disparaissant presque à chaque page.
Je dois bien avouer aussi que le dessin de Christian De Metter ne me parle pas beaucoup. Il est parfois efficace : quand De Metter s'essaye aux gros plans, il montre qu'il a une réelle maîtrise visuelle (les trognes de la plupart des personnages sont, elles, très évocatrices), mais manque trop d'ampleur à mon sens pour capter le souffle épique du récit de Lemaître. Les personnages sont souvent soignés, mais plus on s'éloigne vers les derniers plans, plus le dessin est flou, ce qui donne un côté un peu impressionniste à la BD, qui n'est pas inintéressant, mais ne colle pas trop avec le récit.

Dommage, il y avait quelque chose à en tirer, et tout n'est pas à jeter dans cette BD (loin de là). Après tout, la force du récit original subsiste dans les quelques scènes clés, mais c'est trop léger. Peut-être cette BD conviendra-t-elle davantage à ceux qui n'ont pas lu le roman. En ce qui me concerne, pour avoir lu le roman et vu le film, tous deux merveilleux, c'est une grosse déception.

Nom série  Jo Nuage et Kay Mc Cloud  posté le 15/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré un scénario très amusant et surtout très joliment dessiné par Dany, l'histoire de Greg a un peu tendance à partir dans tous les sens et à oublier d'instaurer un vrai fil directeur. D'ailleurs, les deux personnages du titre ne sont jamais vraiment mis plus en avant que les autres, on dirait que Greg n'a aucune idée de ce qu'il veut faire avec ses personnages...
Mais bon, pourtant, l'ensemble reste très bon enfant. Comme toujours, l'alchimie entre le scénario et les dessins est très dynamique, et rend la lecture très agréable. On atteint largement notre quota de sourires, et finalement, c'est quand même le principal. Reste qu'il aurait sans doute été sympa que ce tome (dont la fin est d'ailleurs trop abrupte) soit suivi par d'autres tomes développant un peu les personnages.
C'est en tous cas une curiosité à lire, mais qui ne semble pas indispensable à avoir dans sa bibliothèque, quand bien même ça n'y fera pas tâche.

Nom série  Strapontin  posté le 15/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si j'avais besoin qu'on me rappelle pourquoi j'aime Goscinny (bon, en fait, je n'en ai pas besoin, c'est vrai...), Strapontin arrive à point nommé ! Il est une preuve supplémentaire que chez Goscinny, même les bandes dessinées les plus mineures sont de vraies pépites...

Avec Strapontin, on tient donc une nouvelle pierre du génie goscinnyen. Il ne faut certes rien y chercher d'exceptionnel, mais on y trouve tout de même une aventure joyeusement délirante où la vraisemblance n'a pas son mot à dire mais où l'humour règne en roi, où les personnages sont rendus sympathiques par leur insouciance de tous les instants, source constante de comique, et où le trait presque cartoonesque de Berck, certes simple, est tout aussi dynamique qu'efficace, permettant à l'auteur d'instaurer un rythme du tonnerre. Entre autres, comme d'habitude, grâce à son talent pour les running gag hilarants, et à sa verve, même si les dialogues ont déjà été plus percutants chez Goscinny (mais ici, ça reste de très bon niveau).

Les plus fins connaisseurs reconnaîtront même certains gags préfigurant d'autres oeuvres de notre génie national, qui achèvent de rendre la lecture de cet album plus que plaisante. Bref, sans doute à réserver aux amateurs de BD à l'ancienne et aux fans de Goscinny, mais pour ces derniers, Strapontin est une pépite délicieuse qui met de franchement bonne humeur, et qu'il fera bon avoir en bonne place sur son étagère.

Nom série  Starter  posté le 10/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Typique de l'hésitation de l'auteur qui ne sait pas trop s'il nous raconte une aventure sérieuse ou humoristique, Starter contre les casseurs semble ne jamais trop savoir sur quel pied danser. Et c'est dommage, parce que Jidéhem a un excellent coup de crayon, très dynamique, proche de celui d'un Franquin. D'ailleurs, c'est à l'initiative de ce dernier que Starter fut créé, puisqu'au début, il s'agissait simplement d'un personnage servant à illustrer la chronique automobile de Spirou.

Le scénario d'Yvan Delporte tient la route, mais il ne se suffit pas à lui-même. Après tout, ça n'est qu'une vaste course-poursuite dans Paris, sans grands enjeux (en gros : les gentils vont-ils arriver à déjouer les pièges des méchants pour arriver avant eux au Palais de Justice ? Bon, niveau suspense, on a vu mieux), qui aurait eu moins de mal à se justifier avec une bonne dose d'humour en plus.
Mais bon, n'est pas Tillieux ou Goscinny qui veut, et Jidéhem nous offre tout de même un joli travail, plus un exercice de style qu'autre chose, qui lui permet de dessiner des mécaniques en veux-tu, en voilà, et d'offrir au lecteur une aventure tout ce qu'il y a de plus oubliable, mais pas déplaisante.

Nom série  Les Mémoires de Mathias  posté le 10/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série à fort potentiel, mais qui ne l'exploite pas à fond.
S'appuyant sur un fort joli dessin de Marcel Uderzo, très proche de ce que faisait son célèbre frère Albert sans en égaler tout-à-fait le génie, le scénario peine généralement à en être à la hauteur. Les intrigues ne sont pas inintéressantes, mais rien ne vient marquer la mémoire. L'humour est souvent un peu à la ramasse, et les personnages manquent trop de personnalité pour qu'on parvienne à s'y attacher.
C'est loin d'être une catastrophe pour autant, et l'on pourra se laisser emporter sans problèmes par le cadre canadien du récit, enchanteur et magnifié par le trait de Marcel Uderzo. Ça reste donc un moment de lecture pas désagréable, mais pas inoubliable non plus, loin de là.

Nom série  Blanc Casque  posté le 10/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une fois n'est pas coutume, Jijé nous propose une bande dessinée d'aventures de grande qualité. Si la structure du récit et de la mise en page est très classique, c'est au niveau de l'écriture des personnages que l'on trouvera le principal intérêt de ce one-shot.
En effet, Jijé s'ingénie à briser tout manichéisme avec son personnage principal, fermier courageux aux valeurs fortes, mais dont les faiblesses prennent parfois le dessus. Autant qu'une BD sur l'immigration des fermiers européens au Canada, "Blanc Casque" est aussi une BD sur l'alcool et sur la nature humaine, et en tant que telle, une BD vraiment réussie.

Certes, Jijé ne s'épargne sans doute pas certains clichés un brin idéalistes sur la colonisation pacifique du Canada, mais le contexte est néanmoins très bien dressé, illustrant la polyvalence des cultures au sein des colons (qui n'étaient sans doute pas tous aussi solidaires que Jijé nous le montre, en passant), les tensions entre indiens convertis et indiens païens, le rôle des missionnaires chrétiens, nécessaires traits d'union entre les colons et les indiens, et véritable âme de l'organisation des terres agricoles au Canada...
Bref, mine de rien, Jijé nous propose une fresque assez ambitieuse, dont on aura le droit de penser qu'elle propage une vision un peu trop unilatéralement positive de la période, mais qui impressionne par le talent avec lequel s'y entremêlent histoire intime et tableau historique.

Bien évidemment, c'est aussi très convaincant visuellement, le trait de Jijé ayant l'efficacité qu'on lui connaît. Parfois un peu bavard : il arrive que le texte écrase quelque peu l'image. Mais c'est du détail, l'ensemble est très beau à voir, le dessin est fluide et le récit bien mené. Si je ne le savais pas, je ne me serais pas douté que Jijé adaptait là un livre en BD...
Bref, encore une jolie pépite à découvrir ! Je ne conseille pas l'achat à un prix exorbitant, mais ça reste une bande dessinée intéressante à avoir.

Nom série  Dieu en personne  posté le 10/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Etrange.
C'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit en terminant cette bande dessinée. J'aurais pu dire bien des choses : inhabituel, décalé, intelligent, recherché, lent, surprenant, casse-tête... Mais c'est bien le terme qui résume tout ça le mieux : étrange.
Ça dit tout et ça ne dit rien. Comme Dieu, finalement: il est tout et il n'est rien. Enfin, ça, c'est ce qu'on pourrait tirer des longs débats auxquels Marc-Antoine Mathieu nous fait assister. Un être paradoxal qui prouve son existence tout en donnant des arguments pour prouver sa non-existence. Un peu court, tout de même... Mais ça a au moins le mérite d'actualiser la citation de Saint Athanase (IVe siècle) : "Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu."

Mais en réalité, ce n'est pas vraiment une bande dessinée qui parle de Dieu comme on pourrait le penser qu'a écrit ici Marc-Antoine Mathieu, c'est bien une bande dessinée qui parle de l'homme. La question "Dieu existe-t-il ou non ?" n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est ce qu'en pense l'homme, c'est ce qu'en fait l'homme. Et là, le constat n'est pas vraiment reluisant...

Tout d'abord, l'homme réfléchit. Il cherche à comprendre. Instruments scientifiques à l'appel, il va essayer de prouver ou de réfuter l'existence de Dieu. Mais comment remettre son existence en cause lorsqu'il se présente en chair et en os devant vous ? Et qu'il accomplit un certain nombre de "prodiges" pour prouver qu'il est bien celui qu'il prétend être ?
Seulement voilà, l'homme n'est pas du genre à se laisser avoir comme un bleu. Si Dieu existe, alors il est coupable. Et s'il n'est pas coupable, il est au moins responsable. Responsable de quoi ? De tout, de rien, qu'est-ce qu'on en sait ? Est-ce que ça a une importance, d'abord ? Si Dieu existe, s'il est parfait, comment le monde qu'il a créé peut-il être aussi imparfait ? Et voilà comment se trouve organisé le plus grand procès de toute l'histoire de la justice. Le procès de Dieu... Il y a de quoi attirer les foules !

Et qui dit "foules" dit "succès", dit "produit dérivé", dit "commercialisation", dit "argent"... Et c'est là que se trouve le coeur de la bande dessinée, c'est ce que dénonce Marc-Antoine Mathieu, avec plus ou moins de pertinence : la frénésie de l'argent, de la commercialisation à outrance...
Si la charge est parfois un peu pesante voire - plus rarement - naïve, elle illustre à merveille les dérives et le ridicule de nos sociétés contemporaines, dans son désir de désacraliser le sacré, de mettre à bas tout ce qui dépasse l'homme. Dérives de l'art contemporain, bavard, vain et dont la prétention est mise au jour lorsqu'il transforme Dieu en objet d'art; dérives de la publicité, qui ne voit en Dieu qu'un produit marketing; dérives de la pensée enfin, qui, partant d'une dialectique intéressante, finit par basculer dans la masturbation intellectuelle...
Débats interminables qu'on suit pourtant avec intérêt, malgré leurs longueurs, pour peu qu'on s'intéresse aux conceptions philosophiques de Dieu, mais qui finissent par tourner en rond. Car ce que cherche l'homme d'aujourd'hui dans ces débats, ce n'est pas la vérité, non. Ce qu'il cherche, c'est à prouver qu'il a raison. Ce qui explique que Dieu finisse par dormir pendant son propre procès...

Malgré son apparente aridité et ses quelques temps morts, la bande dessinée de Marc-Antoine Mathieu se révèle esthétiquement achevée, notamment par une maîtrise impressionnante du noir et blanc, mais aussi passionnante sur le fond, d'autant que l'auteur parvient à construire toute une bande dessinée autour de Dieu sans jamais aborder la religion. Tour de force qui permet, déjà, d'éviter la polémique inutile dont on est un peu trop friand aujourd'hui, et ensuite, de mieux faire ressortir l'absence de transcendance qui caractérise les sociétés contemporaines, dans leur volonté de se débarrasser de tout ce qui touche de près ou de loin au divin. Car si Dieu n'existe plus, alors n'est-ce pas l'homme qui peut devenir Dieu ?
Si la fin permet à chacun de se retrouver dans ses convictions, et de renvoyer (intelligemment) dos-à-dos athées et croyants, elle affirme au moins une chose avec force : que s'il y a une chose qui est infinie, c'est bien la bêtise humaine. Et le mot de la fin, ce sera Einstein, cité à de multiples reprises par l'auteur, qui l'aura : "Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue..."

Nom série  Le Club des Peur-de-rien (Junior)  posté le 10/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et voilà encore une belle petite pépite, malheureusement oubliée aujourd'hui... Dessinée par un Tibet en grande forme, "Le Club des Peur-de-rien" est visuellement très convaincant. Je raffole de ce dessin clair et précis, naïf mais pas simpliste, et cette série me rappelle pourquoi à merveille.

Quant au scénario, Greg nous fait du Greg, c'est-à-dire quelque chose de léger et bon enfant, qui n'a aucune autre ambition que celle de nous amuser pendant un bref instant. Et là aussi, c'est du très bon ! La plupart du temps, on sourit plus que l'on rit, mais on sourit franchement aux péripéties de ces personnages très attachants.
Des personnages très caractéristiques, dans lesquels on pourra voir soit toujours les mêmes clichés ressassés à l'infini, soit un emploi malicieux et amusé des codes habituels du genre. En tous cas, on a là une bonne histoire de bande. Chacun des cinq membres de la bande d'enfants a sa personnalité propre et aucun ne sert de potiche dans l'histoire, ce qui est assez méritant pour être souligné.
Les histoires en elles-même ne sont pas toujours très élaborées, mais elles accomplissent bien leur fonction. Parfois sous forme d'enquêtes policières, parfois uniquement sous forme de chroniques enfantines, les histoires écrites par Greg et/ou Tibet nous offrent toujours une vision souriante de l'enfance, dans la lignée d'un "Petit Nicolas", par exemple. Et Greg réussit à restituer cette innocence de la jeunesse avec une jolie magie.

Alors ça ne veut pas dire que toutes les histoires sont parfaitement réussies. Le récit est parfois un peu simpliste ou l'humour assez rudimentaire. Mais dans l'ensemble, ça reste très efficace, et l'alchimie entre le récit et le dessin est bonne. Bref, je ne vais pas m'étendre, mais pour ceux qui aiment la BD un peu "old school" des années 50-60 (ma période préférée), et qui aiment les récits joyeux et bon enfant, ça reste une série à lire, et dont il ne sera pas forcément superflu de posséder quelques tomes.

Nom série  Johnny Goodbye  posté le 09/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré une certaine absence d'ambition, que les uns pourront trouver louable et les autres décevante, "Johnny Goodbye" est néanmoins une série qui assure sa part de divertissement. Les textes malicieux du néerlandais Martin Lodewijk fonctionnent plutôt bien, et sont correctement traduits en français par Guy Hempay (en revanche, pour l'orthographe, c'est pas toujours ça...). Ils trouvent un écho tout-à-fait adapté dans le dessin simple mais efficace de Dino Attanasio, dont on reconnaît assez bien le style.
Les scénarios des deux tomes que j'ai lus ne sont pas des plus originaux ou rigoureux, l'intérêt se trouve surtout dans des dialogues souvent savoureux, mais ils restent sympathiques à suivre, et se jouent agréablement des codes traditionnels du film noir des années 20-30.
Bref, certainement pas un chef-d'oeuvre, mais une petite pépite qui se découvre avec d'autant plus de plaisir qu'elle a sombré dans le gouffre immérité de l'oubli...

Nom série  Negalyod  posté le 09/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mélanger un univers futuriste avec des dinosaures, pourquoi pas ? Ca donne ici des scènes intéressantes et une ambiance assez unique en son genre, mais pourtant, Perriot ne nous convainc jamais totalement de l'utilité du concept. Ca fonctionne plutôt bien, mais on ne sait pas trop pourquoi l'auteur a voulu mêler les deux.

Niveau dessin, c'est du bon. Le trait paraît parfois un peu hésitant, quoique cela fasse sans doute partie du style graphique de l'auteur, mais il y a une belle ampleur visuelle. Le découpage est à la fois classique et efficace, et certaines cases font vraiment rêver. Si on accepte de rentrer dedans au début, ça devient un régal à lire !

Niveau scénario, c'est un peu plus flou. Globalement, on comprend l'intrigue générale, mais c'est un peu brouillon, on a du mal à comprendre certains détails. L'univers est dense et assez fourni, mais Perriot ne nous initie pas à tous ses secrets, l'a-t-il créé de manière assez superficielle ou laisse-t-il volontairement une part de mystère dans l'univers qu'il a imaginé ? Je ne saurais pas le dire, toujours est-il que j'ai régulièrement ressenti un (léger) manque dans l'écriture. Les personnages sont intéressants voire attachants par moments, mais tout ça manque un peu de rigueur apparente. Après, peut-être qu'une deuxième lecture me fera changer d'avis, à voir.

Cela reste à mes yeux une bande dessinée très convaincante pour sa qualité graphique, et ses visuels grandioses, qui n'en font certes pas la meilleure BD de l'année, mais en font une valeur sûre dans le domaine de la BD de science-fiction et post-apocalyptique. Un album imposant qui ne fait pas tâche dans une belle bibliothèque.

Nom série  Will dans Spirou  posté le 09/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Réunir toutes les courtes histoires en BD dessinées par Will parues dans Spirou, c'est une idée absolument géniale, et ça nous promet la découverte de bon nombre de pépites inédites et délicieuses, toujours drôles et parfois même poétiques, qui nous font rentrer dans l'imaginaire malheureusement trop méconnu aujourd'hui de cet immense artiste qu'était Will. Chaque seconde passée à lire les cases de cet album est un délice... Rarement j'avais ressenti la même jubilation en tournant la page et en me disant : "Qu'est-ce qui va venir après ?"

L'album est très bien fait, suivant un ordre chronologique qui permet de voir l'évolution de Will, que ce soit dans son dessin ou son humour (même s'il n'a pas scénarisé beaucoup des histoires présentes ici). J'avoue avoir une préférence pour la première partie de l'album, où on retrouve l'innocence de la BD des années 60-70 à la Spirou, et son côté très familial. Rien que la première histoire, "Le rêve de Noël de Petit Jean" est un chef-d'oeuvre dans sa maîtrise de la narration, et tout particulièrement de la couleur, qui occupe une place particulière dans ce court récit. Mais tout l'ensemble suit, et aucune histoire n'est vraiment mauvaise.
Bref, un album très réussi, qui permet de découvrir plus en détail un grand auteur de bande dessinée. Essentiel.

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