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Nom série  Histoires de Pebble Island  posté le 17/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Premier ouvrage de Jon McNaught, il s'agit également de son récit le plus court et le plus petit en terme d'édition.

Ayant vécu une partie de son enfance sur les iles Malouines, Jon McNaught a voulu reproduire une partie de ses souvenirs le long de ces plages désertes ou l'ennui le dispute à des panoramas saississants.

Et c'est d'autant plus réussi en ce sens que son style emprunté à Chris Ware et doté d'une palette réduite aux bleus de l'Océan reproduisent plutôt bien ce sentiment de solitude et de pleine mélancolie.

Il est question ici de 3 histoires dont la centrale n'occupe que 2 pages et se contente de lister quelques lieux communs de Pebble Island sans autre précision.

La première est la plus intéressante avec des jeux d'enfants sur la plage consistant essentiellement à exploser un jouet Godzilla à l'aide d'un pétard.

La dernière s'attarde sur la journée d'un autochtone préférant regarder Indiana Jones que d'admirer son paysage maritime.

Effectivement exprimé ainsi ces histoires n'ont aucun relief. C'est surtout la mise en scène qui fera toute la différence mais le format est beaucoup trop petit pour profiter hélas des vignettes et sa lecture amorcée en moins de 5 minutes risque d'en refroidir plus d'un.

D'autant plus dommage que les autres oeuvres de l'auteur Automne et Dimanche soient calquées exactement sur la même thématique. Il serait fortement judicieux de compiler l'ensemble pour le rendre un peu plus attractif car une balade d'ennui à 12 euros les 300 secondes risquent d'orienter le lecteur de l'ennui à l'agacement.

Nom série  Dimanche  posté le 17/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Seconde oeuvre de Jon McNaught, Dimanche est à l'instar de Histoires de Pebble Island et de Automne un récit muet essentiellement constitué de petites vignettes muettes sur la solitude.

Dimanche est souvent considérée notamment en poésie comme une journée récréative où il ne se passe strictement rien et où les journées s'étirent lentement. Du moins c'est la perception de l'auteur qui installe l'ambiance dès la couverture avec cette reproduction à l'infini de maisons de banlieue.

On y suit deux ados perchés sur le toit à regarder le paysage et à y écouter la nature, guettant toute occasion de percer leur ennui et d'attiser leur imagination.

Le format du livre est minuscule et se lit en quelques minutes sans y développer d'autre ambition que d'y exposer un quotidien pesant dans un cadre magnifique : celui d'une petite bourgade élégamment mise en scène par 3 simples couleurs et quelques formes géométriques.

Le souci c'est que Jon McNaught n'a rien à raconter et serait bien plus à l'aise dans des illustrations isolées que dans une succession monotone de situations absconses. D'autant plus que toutes ses oeuvres ne parlent de rien d'autre que de cet ennui mortel qui gagne vite le lecteur.

Ennui d'autant plus dommage que l'essai est périlleux, graphiquement réussi mais il est fort possible que ce soit la réaction souhaitée par l'auteur, hélas le lecteur aurait aimé en avoir un peu plus de son temps comme de son argent.

Nom série  Automne  posté le 17/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grandement inspiré par les travaux de Chris Ware qui est évoqué sur la 4ème de couverture, Jon McNaught publie ici son troisième ouvrage et également le plus connu : Automne.

Amateurs d'action ou d'histoires ficelées, passez votre chemin ! Réputé pour son travail contemplatif et mélancolique, Automne est également celui qui dispose du plus grand format fort appréciable afin d'admirer ces si petites vignettes jonchées de formes géométriques sans paroles et en 3 couleurs.

Au travers de deux histoires distinctes, celle d'un employé de maison de retraite et parallèlement celle d'un ado un peu geek, l'auteur ne raconte rien de bien précis, simplement leur quotidien une belle journée d'automne.

Les dialogues se font rares et sont d'une effarante banalité, si McNaught n'a pas son pareil pour exprimer le temps qui passe et s'étire notamment par le prisme d'un hospice, il se perd davantage dans les tribulations de l'ado et de son jeu video qui nous déconnecte totalement de la réalité.

La mise en scène est également lassante avec une accumulation de petites vignettes sans importance laissant place parfois à de superbes illustrations pleine page comme pour récompenser les plus courageux.

Jolie ode à la nature mais sombre regard sur la solitude et l'ennui, Automne peut facilement laisser indifférent malgré un graphisme léché et poétique. Il manque néanmoins quelque chose pour donner envie d'y retourner ultérieurement.

Nom série  No comment  posté le 16/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oubliez toute forme d'espoir à l'issue de la lecture du bien nommé "No Comment".

Recueil de petites histoires muettes ultra pessimistes, Ivan Brun annihile sans autre procès toute sympathie pour l'espèce humaine avec un certain talent.

Le décalage entre le propos de ces récits glaçants et un dessin orienté manga qui pourrait être des plus charmants dans un tout autre contexte porte ses fruits en abandonnant le lecteur à ses propres réflexions.

En se passant des mots et en utilisant des phylactères uniquement composés eux-mêmes de petits dessins, les histoires de No Comment ratissent le dysfonctionnement de notre société en nous rendant tour à tour voyeurs, violeurs, profiteurs.

Dommage que les histoires soient parfois trop longues et confuses, passant d'un personnage à un autre pour souvent revenir par un lien ou une approche aux origines du récit pour mieux nous y perdre, le message est invariablement le même : nous sommes tous pourris et tous condamnés à une existence faites de souffrance et de solitude pour la meilleure des issues.

Cette approche misanthrope n'a pour autre but que de réveiller les consciences face aux injustices sociales de ce monde mais on n'en sort pas plus éveillé ou grandi pour autant. Juste cette sensation étrange que tout va mal et qu'il n'y a aucune autre issue favorable.

En cela, l'ouvrage d'Ivan Brun est tout à fait réussi et exemplaire mais pas certain de vouloir replonger de sitôt dans une vision si atroce d'autant plus que l'humour est aux abonnés absents.

Pour lecteurs avertis il va sans dire.

Nom série  White cube  posté le 16/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Curiosité à ranger de prime abord à côté des livres de Joan Cornella, c'est avec un peu d'appréhension voire à reculons que la lecture de cet album entièrement muet s'effectue.

Par le jeu de strips en une ou deux pages quand il ne s'agit pas de fresques détaillées, White Cube met en scène deux personnages jumeaux chauves et roses atypiques, proches physiquement d'un Fantomas période Hunebelle en plus facétieux dans un musée d'art moderne où ils vont s'amuser à décortiquer de façon absurde des oeuvres bien connues de tous.

Les influences flamandes de l'artiste sont clairement évidentes, voici un humour à la fois accessible faisant appel à notre mémoire collective (tout le monde connait Guernica de Picasso ou les oeuvres de Andy Warhol) mais également très étrange car l'auteur en détourne le sens pour s'en moquer ou pour le sublimer.

Les gags font souvent mouche mais amusent plus qu'ils ne surprennent pour peu qu'on ait déjà gouté à un Mox Nox par exemple mais c'est déjà beaucoup plus explicite et un peu moins Dark.

Par contre le travail graphique est surprenant avec de superbes vignettes au rendu acrylique.

Ce regard caustique et tantôt noir tantôt attachant des oeuvres d'art contemporaines est une belle réussite pour peu qu'on puisse entrer dans l'univers hermétique de l'auteur. Je déplore néanmoins un prix très élevé pour une édition d'une rare qualité avec une couverture pliable et un format respectable mais au contenu rachitique se lisant en moins de 5 minutes.

Tout comme une oeuvre de musée, il conviendra davantage de feuilleter White Cube en librairie que de la posséder.

Nom série  Andy & Gina  posté le 12/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Andy et Gina pourrait passer pour une ènième série Fluide Glacial que l'on pouvait lire dans le mensuel avec ces petites histoires de quelques pages pour passer le temps et sourire sans s'en remémorer davantage une fois le canard refermé.

Il n'en est rien.

Andy et Gina est une série singulière et unique pour un public bien particulier friand d'histoires (très) drôles, (très) gore et (très) trash. La série a ainsi perduré sur 5 tomes enfin réunis dans une jolie intégrale bardée d'inédits et la mettant à la disposition de tous.

De tous ? Pas vraiment, il faut avoir le coeur accroché devant les tribulations de cette famille dégénérée dont chaque membre a du être amputé d'une grande partie de ses neurones.

Andy est un petit garçon d'une dizaine d'années avec une certaine sensibilité mise à mal par sa soeur à peine plus agée qui l'utilise à toutes fins possibles et impossibles en n'ayant pas une seule idée politiquement correcte en tête.

Leurs parents ne sont pas en reste avec un clone raté d'Elvis Presley sur ses vieux jours (comprenez obèse et ridicule) qui aurait un certain penchant pour l'alcool, le sexe et aucune responsabilité parentale. Ginette, la mère, est un peu en retrait et va être très sérieusement amputée de la plupart des membres de son corps.

On y ajoute Roudoudou le Loup Garou Vegan et un oncle efféminé pour parfaire le tableau et tenir une famille de bargeots aux moeurs déplacées qui ferait passer la Famille Adams pour une fratrie catholique.

De cet immense n'importe quoi, Relom trouve toujours les bonnes intrigues pour déclencher les zygomatiques quitte à pousser très loin le curseur dans les situations absurdes les plus démentes !

On en redemanderait presque et on comprend mieux pourquoi Lupano l'a choisi pour illustrer Traquemage.

Le dessin est dans le pur jus Fluide Glacial avec ce défilé de trognes pas possibles et achève de faire de Andy & Gina un pur moment de lecture ludique culte.

Andy & Gina a beau être méconnu du grand public et à ne pas mettre dans toutes les mains, cette intégrale offre une occasion unique et complète de redécouvrir ce summum de l'humour trash et également de comprendre le mode de reproduction des petits lapins en tome4

Nom série  Gisèle et Béatrice  posté le 09/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Béatrice travaille dans une grosse entreprise de façon consciencieuse mais sans aucune évolution de carrière possible. Et pour cause, elle subit de façon continue le harcèlement de son patron qui n'a pour autre ambition pour elle que de l'allonger sur sa longue liste de conquêtes féminines.

Mais c'est au moment où elle semble céder à ses avances que tout va basculer mais pas forcément comme l'aurait imaginé le boss macho, bien au contraire....

Sur un schéma social éculé mais hélas toujours d'actualité que constitue le harcèlement sexuel, Benoit Feroumont inverse les rôles en transformant le macho friqué sûr de lui en femme soumise par quelques incantations magiques africaines.

Devenue Gisèle, gouvernante docile et soumise, la "victime" n'a d'autre choix que de se soumettre à une Béatrice bien machiavélique et pas si féminine qu'on aurait pu l'imaginer...

Les rôles sont inversés à l'instar du film du regretté Blake Edwards "Dans la peau d'une blonde" et Gisèle n'a d'autre choix que d'effectuer et subir la condition d'une femme reluquée entre femme d'intérieur et objet sexuel.

Si la critique sociale esquivée en début d'album laisse place rapidement à un vaudeville de boulevard, cette histoire est agréable à lire tout en laissant volontairement un soupçon de malaise....

En effet il est difficile de s'attacher aux personnages qui sont finalement tous machiavéliques passant tour à tour de bourreau à victime avec un très léger soupçon d'érotisme entre deux "femmes".

La patte graphique est agréable malgré un environnement très épuré et on passe un très bon moment entravé par une conclusion finalement assez classique.

Dénué de morale mais pas forcément de réflexion, il aurait été intéressant de pousser un peu plus la fable sociale mais les machos s'en prennent à juste titre plein la gueule et c'est toujours cela de pris.

Nom série  A travers  posté le 09/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il s'agit tout d'abord d'un livre fort intriguant avec son épaisse couverture découpée en forme de jumelles et en laissant passer "à travers" un paysage apaisant d'un lac et de reliefs montagneux en horizon.

Le principe de Tom Haugomat est aussi simple qu'alléchant : raconter l'histoire d'une vie sur plus de 70 années en utilisant sur la page gauche le quotidien d'un homme roux et sur la page de droite ce qu'il voit par ses propres yeux en gros plan.

Il n'y a aucune parole mais pour autant on ne peut être perdu dans cette immensité par des simples annotations géographiques et temporelles. Le procédé est simple mais le rendu est génial par une implication presque sensorielle au personnage principal dont on ne connaitra jamais le nom mais avec lequel on aimera flâner, rire, s'émouvoir ou rêver.

Attiré par le ciel et les grands espaces, celui-ci va connaitre un destin extraordinaire par son ambition d'une carrière d'astronaute. Comme n'importe qui, il va également subir les affres du temps qui passe, le deuil, l'amour et également la solitude.

C'est important de comprendre à quel point en seulement 4 couleurs et dans un graphisme épuré rappelant les affiches publicitaires des colonnes Morris des années 50 Tom Haugomat arrive à susciter un réel intérêt oculaire.

Ce découpage faisant appel à l'imagination et au vécu de chaque lecteur a nécessité 3 ans de travail pour la réalisation d'un tel ouvrage qui se lit rapidement mais paradoxalement restera dans les mémoires.

Voici une oeuvre poétique toute simple et touchante dont les références cinématographiques et historiques distillées savamment ne trahiront guère la grande pudeur des propos et du temps qui passe.

Nom série  Negalyod  posté le 07/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans une vaste contrée désertique, Jarri le berger conduit un troupeau de 300 dinosaures vers le marché des nomades alors qu'un "Camion Météo" attire la foudre et le décime dans sa totalité.

N'ayant plus rien à perdre, Jarri va chercher le responsable de la cité d'en haut pour en répondre.

Véritable blockbuster aux diverses influences, Perriot n'essaye jamais de surprendre son lectorat mais de lui en donner pour son argent par de superbes planches fourmillantes de détails comme des scènes d'action et de course poursuite au montage ciselé.

Et qu'importe si tout cela a déjà été vu de Mad Max à Gunnm sans oublier Soleil Vert ou l'Incal, on se plait et se complait dans un univers richement coloré au rythme soutenu dont seul la fin cryptée et précipitée peut ternir l'enthousiasme.

Les couleurs de Florence Breton font intégralement partie du charme général et certaines pages n'ont rien à envier aux travaux de Geof Darrow.

Accessible et divertissante, Perriot a accompli un travail phénoménal au canevas classique et un peu naïf mais dont l'accessibilité et la portée un brin écolo risquent de plaire au plus grand nombre ayant la nostalgie des oeuvres SF Old School de Metal Hurlant.

Nom série  Doggybags - Mapple squares  posté le 05/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Faudrait-il croire qu'en cette année 2018 les meilleures surprises proviennent d'auteurs français sous haute influence de comics pulp ?

Tout porte à le croire effectivement avec la publication du dernier tome de la série culte de Griffon Apocalypse sur Carson City et le premier tome de la série de Nicolas Pétrimaux Il faut flinguer Ramirez auquel s'ajoute cette histoire complète de la famille Doggybags "Mapple Squares" qui devrait faire date également.

Mais reprenons, prévue à l'origine comme une anthologie de courts récits brassant la culture Pop dans un style Grindhouse assumée, le label 619 avait relevé un grand nombre de jeunes artistes méconnus talentueux pour sa collection irrévérencieuse Doggybags.

De qualité variable, cette série avait pour dénominateur commun un style graphique issu à la fois des trois écoles en cours selon les thèmes : franco-belge, manga et comics. Certaines histoires s'extirpaient sans mal du lot commun par exemple avec Neyef et ses "South Central Stories" à l'efficacité redoutable.

Mapple Squares parlera donc à tous les amoureux de récits policiers borderline.
Batie sur un pitch simplissime (un duo de flics du FBI s'embourbe dans une bourgade perdue à la recherches de personnes disparues), l'histoire se déroule sur plusieurs niveaux de narration qui vont venir s'entrechoquer de la plus belle des manières avec quelques retournements percutants de situation qui risquent de laisser plusieurs lecteurs bouche bée.

Conçu comme un redoutable manège de montagnes russes, David Hasteda assume le récit comme un brillant hommage au cinéaste John Carpenter dont il reprend le suspens, l'épouvante et la relecture sociale et même un lieutenant d'escouade physiquement similaire.

Heureusement Mapple Squares n'est pas uniquement une bible de références même si elle en regorge et parvient dans une ambiance glauque et anxiogène mille fois déjà vue ailleurs à en délivrer un récit tout à fait original dès sa première partie achevée et le twist principal relevé en plein milieu d'une intrigue déjà bien épicée.

Il faut également souligner le joli travail de Ludovic Chesnot sur le rendu général. Si tous les personnages ont des trognes pas possibles, sa mise en scène cartoonesque et ses couleurs variées font partie intégrante de l'ambiance générale.

Constamment au bord de la rupture sans jamais en perdre le fil, Mapple Squares est donc une petite perle d'humour noir, de violence et d'un mauvais goût assumé qui devrait ravir pleinement les amateurs du genre.

"Le monstre ici... l'anormal... c'est toi".

Nom série  Mox Nox  posté le 05/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier recueil des strips du Barcelonais Joan Cornella et également son ouvrage le plus connu à ce jour, Mox Nox est un joli ouvrage dont les multiples rééditions se sont curieusement enchainées offrant un contenu identique mais des couvertures à chaque fois différentes.

Objet conceptuel de bonne facture mais se lisant en moins de 5 minutes, les strips muets de Cornella sont avec le recul terriblement redondants. Il s'agit ici d'une histoire si possible sanglante exposant le malaise de nos contemporains dans leur représentation la plus cryptée possible.

En effet comme déjà dit, les "gags" de Cornella dans leur style rose bonbon ne prêtent pas à la franche rigolade et déclenchent davantage une situation de malaise. Malaise car sous des mécanismes parfois complexes, Cornella décrit une société solitaire, malheureuse et prête à tout pour se sortir de sa mélancolie même si cela suppose se mutiler, se suicider ou blesser son prochain.

Un exemple simple pour illustrer ce genre particulier : deux hommes roulent en voiture, se crashent contre un arbre et l'unique survivant préfère enterrer son véhicule que son pote, point final.

Les deux autres ici présents en galerie peuvent servir de test afin de bien comprendre si cet humour est le votre ou s'il vous laisse tout simplement indifférent puisqu'ils sont bien représentatifs de l'ambiance homogène de Mox Nox.

Un autre ouvrage est déjà disponible à l'heure où est rédigée cette chronique mais s'il n'en fallait qu'un seul, celui-ci reste paradoxalement surement le plus accessible, on peut vite se lasser des douches froides constantes que Cornella envoie à son lectorat même si elles sont souvent plus subtiles qu'il n'y paraitrait à la première lecture désagréable.

Nom série  Popol et Virginie  posté le 02/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oeuvre méconnue de Hergé à qui on attribue invariablement Tintin comme unique fait d'arme, que valent les aventures de Popol et Virginie plus de 80 ans après leur première publication ?

Unique album animalier de Hergé, ce dernier met en scène une aventure anthropomorphe d'un couple d'oursons en quête de prospérité dans un Far West sauvage peuplé de Lapinos (oursons indiens !!!) et de vils desperados.

Le style propre à Hergé est reconnaissable de suite grâce à sa ligne claire emblématique. Non dépourvue de défauts inhérents à une oeuvre de jeunesse avec une naïveté exemplaire mais surtout un machisme sans égal (Virginie n'est qu'une faire valoir dénuée de presque toute parole ou initiative et cantonnée aux rôles ménagers), Popol et Virginie ne manque pas d'un certain charme tout relatif.

En faisant abstraction de certaines maladresses, voici un court récit d'aventures qui souligne en filigrane les nerfs de la guerre (la métaphore d'un certain parti des années 30 est bien présente) et son aspect financier sous couvert d'une guerre commerciale entre le chapelier Popol et les fameux Lapinos.

La seconde partie est moins intéressante avec l'introduction du bandit Bully Bull en seul et unique antagoniste malfaisant et les situations Ex Machina dont Hergé a toujours été friand (le hasard a toujours bien fait les choses).

Peu à l'aise avec la gestion de ses personnages animaliers dont les membres sont identiques à ceux d'un humain, Hergé ne fera jamais aucune suite à cette série dont on sent qu'il aura fait le tour en un seul album.

D'une lecture amusante toutes proportions gardées, Popol et Virginie vaut le coup d'oeil pour tous les curieux du travail de Hergé mais ne restera pas en mémoire bien longtemps.

Une véritable curiosité, rien de plus en somme.

Nom série  Zonzo  posté le 30/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les habitués des réseaux sociaux amateurs de bd auront sans doute un jour ou l'autre eu l'opportunité de tomber sur une planche de Joan Cornellà.

Invariablement sans paroles, ces strips muets généralement en 6 cases interpellent le lecteur par leurs couleurs chatoyantes et ces visages souriants dégageant souvent le malaise.

Car ces gags parfois difficiles à comprendre et souvent même obscurs ne peuvent laisser personne indifférent, qu'on apprécie ou pas. Les situations sont souvent simples : une situation banale et une résolution sanglante ou dérangeante.

Cet auteur espagnol ne choisit pas la facilité en décrivant un quotidien absurde reflétant de façon parfois plus subtile qu'il n'y parait les maux d'une société aseptisée et bien souvent égoïste.

Le style graphique détonne en imitant quelque peu les publicités fifties cartoon américaines : personnages "positifs" uniformes et couleurs pastel.

En mêlant séquences scatologiques, scarification et débordements gores voire sexuels, Cornella distille un réel sentiment de passivité pour le lecteur et un plus fort sentiment pessimiste sur l'espèce humaine.

On notera néanmoins une certaine répétitivité sur l'ensemble des thèmes et une lecture rapide sans être aisée (faut-il encore éprouver le sentiment de relire pour mieux comprendre ?) ce qui n'en fera pas un indispensable mais une véritable curiosité.

Nom série  Hitler=SS  posté le 29/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Publié au préalable dans le magazine Hara-Kiri du Professeur Choron, Vuillemin et Gourio ne reculent devant aucun tabou pour tourner en dérision les camps de concentration de la Seconde Guerre Mondiale par différentes histoires allant de une à plusieurs pages.

S'il est toujours difficile de définir s'il est possible de rire de tout, ce recueil aujourd'hui introuvable et pas prêt d'être réimprimé en est probablement l'un des modèles en la matière car rire de l'Holocauste reste à juste titre un sujet tabou des plus brulants.

Comme tout recueil humoristique classique qui se respecte, toutes les histoires ne sont pas du même niveau mais sont toutes clairement hors limite pour la tolérance du commun des mortels.

Aussi il faudra faire preuve de beaucoup d'indulgence et lire "Hitler = SS" au 3ème voire 4ème degré pour en tirer du plaisir et un sourire coupable.

Nazis comme déportés Juifs en prennent de la graine mais dans les situations les plus atroces ou écœurantes il vaut avouer que certains gags très noirs font mouche. La parodie du roman photo romantique vaut par exemple son pesant de cacahouètes.

Vuillemin opte pour une bichromie rehaussant son trait gras habituel bien cradringue et il s'agit probablement d'une de ses réalisations les plus inspirées, écrite à 4 mains.

Les problèmes juridiques auront eu raison à tort ou à raison de la publication de cette bd qui pousse le curseur malsain et trash au maximum. Elle n'est de toutes façons pas faite pour plaire à tout le monde ce qui est tout à fait normal mais on aura rarement vu quelque chose de si inspiré en terme d'humour noir.

Nom série  Le Shaolin Cowboy  posté le 29/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Shaolin Cowboy débarque de nulle part dans un désert post apocalyptique laissant carte blanche à l'imagination débridée de Geof Darrow riche de son expérience avec Frank Miller pour le non moins fameux Hard Boiled et de sa contribution à la trilogie Matrix.

Attention OVNI graphique non répertorié en vue ! Darrow réalise ici une oeuvre atypique qui ne peut laisser de marbre : soit on déteste soit on adore et généralement pour les mêmes raisons.

Le scénario semble tenir sur un timbre poste plié en deux. Des origines du combattant martial ventripotent, il ne faut guère espérer en apprendre davantage. Le Shaolin Cowboy parle peu et porte des Converse aux pieds et c'est à peu près tout.
La mule qui le transporte est beaucoup plus bavarde et explicite tel Jolly Jumper prenant les rênes des déambulations de son Cowboy solitaire et déversant quelques jolies tirades cyniques (Donald Trump en prenait déjà pour son grade).

Le reste n'est qu'une succession de combats dans le désert contre un Roi Crabe ninja, des requins ou des zombies au choix...

Ce qui fait de Shaolin Cowboy une oeuvre unique est donc ailleurs... Darrow ne s'est jamais caché être un disciple et admirateur du grand Moebius dont il reprend et sublime sa ligne claire riche en détails et mouvements. Des expériences notées en préambule, l'auteur en a gardé l'art du découpage, un régal et une leçon pour les yeux pour qui se prendra la peine de s'y attarder.

Et que dire du second cycle, Shemp Buffet où toute l'intrigue se résume en de longues pages et vignettes d'un combat du Shaolin Cowboy contre une horde incalculable de zombies sans une seule ligne de dialogue !!!!!

Mad Max Fury Road était une longue course poursuite où l'histoire se racontait par les effets de caméra et de séquences, Shaolin Cowboy c'est exactement cela mais couché sur papier. Darrow développe de façon subtile une critique de la société de consommation ainsi qu'une invitation aux sens pour un lecteur averti du caractère particulier de cette histoire.

Jamais répétitif mais tour à tour pénible ou jouissif, Shaolin Cowboy n'est pas une lecture facile ni pour tous les publics mais son audace et sa prouesse graphique en font une expérience à part et unique.

Nom série  Petit Paul  posté le 28/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Suite plus ou moins directe des "Melons de la Colère" avec Magalie en "héroïne", Bastien Vives va s'intéresser d'un peu plus près à son petit frère, Paul dont le principal attribut est de disposer à son très jeune âge d'un attribut masculin de la taille et du diamètre d'une baguette de pain dont vont user et abuser au gré de ses "aventures" quelques demoiselles peu farouches.

Subdivisés en divers chapitres aux couvertures parodiant les célèbres histoires de Martine, star de la littérature jeunesse, Petit Paul est strictement destiné sans réserves à un public adulte très averti.

Le mignon Petit Paul est simplement une victime des pulsions sexuelles d'adultes pervers. Sans rentrer dans la polémique qui affole actuellement toile et médias, l'oeuvre de Vives loupe les cases cochées à quasiment tous les niveaux. Ce n'est ni drôle ni bandant ce qui est forcément un comble pour une oeuvre se voulant porno et humoristique. Les chutes des historiettes sont téléphonées et rarement aussi percutantes que prévues une fois qu'on a assimilé le mécanisme immuable et invariable de la réaction du "Oh non pas ça" de Petit Paul face à ses érections incontrôlables.

Pire les histoires deviennent de plus en plus abracadabrantes au fil de la lecture passant des activités "réalistes" comme l'école, l'anniversaire et le judo aux phénomènes paranormaux ou apparition de personnages manga.

Le dessin épuré de Vives semble par ailleurs avoir encore moins de substance que d'ordinaire dans ses autres oeuvres plus classiques.

La levée de boucliers à l'encontre de sa publication est par contre ridicule. Sa seule vertu est d'être d'inspiration shakespearienne : Beaucoup de Bruit pour Rien.
C'est en effet un joli pétard mouillé qui n'est ni loufoque ni jubilatoire. On plaint davantage le Petit Paul qui n'aspire qu'à une vie normale et ne semble pas même jouir des situations d'inceste ou de relations non consenties qu'il subit. Mais cela reste de la littérature douteuse pour adultes dont la plus belle censure serait de laisser le feu de paille s'éteindre de lui-même.

Magnus était bien plus percutant et subtil à ce petit jeu avec Necron. Et Vives n'a pas le même talent que Magnus.

Nom série  Supergod  posté le 05/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Troisième et dernier volet de Ellis sur sa vision des "Super Héros", Supergod ne pouvait qu'en être la conclusion.

Après les approches parallèles mais désabusées de Black Summer et No Hero, Supergod enterre définitivement le mythe en ne proposant ni plus ni moins que la fin du Monde amorcée par des affrontements entre "divinités".

Désolé pour le potentiel spoil mais il s'agit tout simplement d'un résumé des toutes premières pages de ce copieux récit dont Warren Ellis va s'employer à nous expliquer comment tout ceci est arrivé.

Dans une métaphore sur la course à la puissance et à l'armement, Ellis s'amuse via le long monologue d'un témoin à raconter l'origine et l'ascension d'entités créées par des pays ou des continents.

Le rythme s'en ressent grandement car Ellis prend le parti de raconter chaque entité à sa suite puis leurs prévisibles faces à faces et conséquences. Il s'agit d'une critique évidente à notre propre société par la surenchère qui peut s'avérer complexe à suivre sans pour autant être inintéressante.

Gastonny remplace Ryp parti sur d'autres projets et apporte suffisamment de noirceur tout en conservant un style aéré et agréable.

En résulte un récit original par le thème mais simpliste sur le fond. Supergod est une approche originale sans être marquante mais apporte une conclusion définitive et divertissante sur la thématique des Superhéros vus par Ellis.

Nom série  No Hero  posté le 05/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Second one-shot de la trilogie thématique de Warren Ellis sur sa vision pessimiste des Super Héros après Black Summer et toujours avec J.J. Ryp aux pinceaux, No Hero ne permet aucun doute sur son contenu de par son titre.

Si Black Summer se permettait de trop grosses ambitions à développer en un seul album en négligeant certains de ses personnages bien trop nombreux, Ellis corrige le tir en s'attachant au destin d'un jeune homme irréprochable au premier abord souhaitant intégrer un groupe de super justiciers.

De simple Vigilante sans reproches, Joshua va attirer l'attention de Carrick Masterson, génial inventeur d'une drogue procurant les pouvoirs nécessaires pour devenir un membre surpuissant des Front Line. Mais cette métamorphose se fera au prix fort....

Ellis ne manque pas d'ambitions et se permet même le luxe d'instaurer son univers et ses origines par de judicieux flashbacks des années 60 à l'époque actuelle. Or l'époque actuelle est bien celle de l'après 11 septembre et de la sécurité intérieure au sein des Etats-Unis, véritable propos de cette histoire. Aux innocents les mains sales pourrait-on même se permettre d'évoquer en parallèle de la lente mais horrible métamorphose de Joshua en arme ultime qui ne se fera pas sans douleur.

La douleur justement tant physique que psychologique trouve un véritable écho entre les mains de Ryp. Graphiquement c'est superbe mais également très organique avec de nombreuses scènes sanglantes et même difficiles à supporter.

La méthode Ellis/Ryp déjà bien expressive dans Black Summer ne ménage pas ses lecteurs par de nombreux ajouts "gratinés". Les amateurs de gore tout comme d'action vont apprécier tout en se doutant de la fin tragique et inéluctable de cette escalade même si il subsiste quelques surprises qu'il serait indécent de dévoiler ici.

Proposant des planches superbes et fourmillant de détails, No Hero est bien plus intéressant que Black Summer et moins confus. Le seul reproche formulé pourrait être dans son déroulement finalement prévisible mais ô combien jouissif.

Nom série  Un Monde étrange  posté le 05/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pré-publiées à l'origine dans la série Frank Margerin présente, les histoires de Mezzo et Pirus se retrouvent dans le présent ouvrage agrémenté pour l'occasion d'une sixième histoire, celle-ci, inédite.

Le recueil porte bien son nom puisqu'il s'agit pour la plupart de courtes histoires cyniques et cruelles traitant de personnages désabusés.
Si la plupart d'entre elles se terminent par une chute digne des productions EC Comics, certaines semblent parfois abruptes ou inachevées (les histoires Jimmy, Sucre et Victoria sont plus proches de l'ébauche de ce que les auteurs délivreront plus tard avec leur sommet Le Roi des Mouches).

Parfois inégales, souvent inspirées, ces œuvres de jeunesse restent avec le recul de formidables récits aux dialogues ciselés sublimés par le talent graphique d'un Mezzo affinant son style imparable et dont on voit clairement l'évolution.

Sans être indispensable, "Un monde étrange" plaira aux fans des auteurs tout comme à ceux d'un David Lynch dont on ressent également l'influence ici.

Nom série  La Saga de Grimr  posté le 05/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rares sont les ouvrages aussi faciles d'accès à la lecture que celui-ci qui parvient à captiver lentement mais surement au fil des pages et ne délivre son véritable message humaniste qu'aux toutes dernières pages tout en expliquant son titre.

Jérémie Moreau tente et réussit le challenge de raconter l'histoire d'un paria rouquin évoluant dans une contrée inhospitalière : l'Islande du XVIIIème siècle. Il serait aisé de faire le parallèle entre Sans Famille de Hector Malot et cette histoire tant les similarités surgissent (survie dans un milieu hostile et malchance à tous les étages) mais les mésaventures de Grimr sont présentées dès le départ comme les origines d'une Saga légendaire....

Le style graphique choisi ici peut décontenancer : si les paysages sont de toute beauté, les personnages sont mis à mal principalement davantage pour leurs expressions fermées et/ou horrifiées (on ne croisera ici pour la plupart que de sombres personnages).

Si l'histoire ne manque pas d'intérêt, il faudra vraiment attendre les dernières pages de l'intrigue pour en percevoir son véritable intérêt. La Saga de Grimr est une jolie curiosité, à lire de préférence avec le moral, mais qui ne restera pas gravée dans toutes les mémoires. Un bon choix pour l'audace mais pas si sur d'y revenir pour une relecture ultérieure.

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