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Nom série  Largo Winch  posté le 20/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a des bandes dessinées cultes et il y a des bandes dessinées cultes. Je pense qu'il faut bien dissocier deux styles de BD bien différentes et qui pourtant marquent vraiment les esprits. Par exemple, on peut dire qu'Astérix, au même titre que Tintin sont des bandes dessinées cultes. Pour Largo Winch, c'est aussi une série culte mais totalement différente dans le style, dans le public visé et dans l'évolution des personnages. Le seul point commun est le succès commercial indéniable de ces séries. Mais comme tout un chacun le sait, la quantité ne remplace pas la qualité. Avec 17 tomes de sortie, Largo Winch tient-il la distance? N'y-a-t-il pas un essoufflement dans cette série? Les aventures du milliardaire au blue jeans sont-elles intéressantes sur la longueur?

Les scénarios de Largo Winch sont tous découpés de la même manière. Il s'agit à chaque fois de diptyque et en général le premier tome annonce les emmerdes et le second annonce la réussite de notre héros. Cela peut paraître redondant, mais ce n'est sans compter sur la diversité des aventures du milliardaire. Pour faire assez simple, je vais essayer de décrire très succinctement chaque diptyque et de donner un avis sur chaque aventure. La première aventure décrit la montée en puissance de Largo Winch à la mort de son père, mais ce dernier est en prison. On va suivre son évasion et son prise de pouvoir au sein du groupe W qui fait débat à cause de son jeune âge et de son adoption douteuse. Ce diptyque pose les bases d'une fresque d'aventure qui va durer encore plus de 17 tomes. Le second diptyque reste aussi de bon aloi. Il s'agit d'une histoire d'argent et malgré des bulles remplies de dialogues concernant le monde de la finance, cela reste très ludique et très compréhensible. D'ailleurs, je déteste tout ce qui touche de près ou de loin à la finance et aux banques, mais il faut dire qu'ici, c'est fichtrement bien foutu. L'autre diptyque, parlant d'affaire de drogue reste aussi d'une qualité certaine et plaisante. Par contre, le diptyque suivant se déroulant en Birmanie reste pour moi le moins bon, car même s'il explore la jeunesse tumultueuse de Largo, le dénouement est trop rapide et sent le travail bâclé. J'ai bien aimé l'aventure suivante à Venise, même si le scénario reste simple, les rues de Venise reste un plaisir pour les yeux, tout comme les costumes. Le diptyque suivant, explorant les finances des groupes télévisuels et des séries à succès reste assez drôle et sympathique. L'avant dernière aventure à être sortie est aussi très bonne, se déroulant dans les montagnes et présentant un nouveau personnage très attachant. Enfin, le dernier diptyque sorti reste bien sympathique aussi présentant la mafia chinoise et surtout faisant appel à un album précédent, preuve que le scénariste ne s'est pas perdu en cours de route. Bref, toutes les aventures de Largo sont plaisantes à lire et c'est bien ça le plus important, car au delà de la crédibilité de chaque histoire, on reste dans le domaine financier tout en proposant quelque chose de pas ennuyeux et c'est vraiment très rare car les deux choses ne vont pas forcément de paire.

Mais au delà d'une maîtrise scénaristique efficace et assez hollywoodienne, Largo Winch présente une palette de personnages très complète et qui, parfois, vole la vedette à notre héros. Il y a son ami de toujours, son faire-valoir, Simon Ovronnaz qui est celui qui cabotine tout le temps et qui se tape toujours des gonzesses. On a aussi Freddy son pilote qui va laisser sa place à Silky Song, chinoise lesbienne volant la vedette à Simon dans la gente féminine. On a aussi ses adjoints et notamment John Sullivan et Cochrane qui sont redondant et très important dans les albums de Largo. Et comment ne pas parler de Pennywinkle, la secrétaire touche à tout du groupe. Bref, tous ses personnages possède un background assez solide et surtout, ils possèdent tous un charisme assez fort et pas aussi lisse qu'on le croit au début de l'histoire. Ainsi Freddy à tuer des gens innocents durant une guerre, Simon est un fin cambrioleur suisse, Silky Song est une nymphomane accomplie, bref, tous ces gens possèdent des caractéristiques bien spécifiques et on s'attache facilement à elles.
Le dessin de Largo Winch est très bon. Les traits sont assez nerveux tout en proposant quelque chose de très réaliste et de très soigné. Les différents décors que traverse notre héros sont relativement beau. Comment ne pas s'émerveiller devant la forteresse de Makiling, ou encore devant les rues de Venise. Bref, tout cela fait très envie, même si parfois les couleurs peuvent sembler un peu fades.

Au final Largo Winch est une bande dessinée au succès commercial mérité, car elle propose des aventures endiablées dans les quatre coins du monde avec un héros charismatique et pas si bête. Il réside dans cette BD un aspect très cinématographique que sera exploiter par la suite notre cinéma avec un Tomer Sisley en grande forme. Rendre ludique de la finance en proposant de l'action, c'est le pari réussi de Van Hamme et Francq dans une série qui s'allonge mais qui ne perd pas son souffle. Si l'on peut voir des épisodes un peu moins bons que les autres, cela reste du divertissement assuré. Bref, je conseille.

Nom série  Murena  posté le 06/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Quand on est un féru de fantastique et d'horreur comme moi, on est toujours un peu frileux de se lancer dans des séries historiques et très terre à terre. Sauf que voilà, le papa noël m'a apporté les deux intégrales regroupant les huit tomes et que, à la vue des dessins sublimes et de l'histoire tout de même palpitante sur la vie de Néron je me suis lancé à corps perdu dans ce récit. Et là, j'ai vraiment été bluffé, autant pas la qualité visuelle que narrative, par l'importance des personnages secondaires et surtout par un dynamisme constant qui rend le récit nullement ennuyeux. Attaquons un peu plus en profondeur cette magnifique série.

On va commencer par le scénario, qui présente la vie de l'empereur Néron, avec un premier cycle montrant son ascension jusqu'à son arrivée sur le trône, puis un deuxième cycle montrant son déclin et l'incendie de Rome. Alors pourquoi ce titre Murena ? Et bien parce que l'on va aussi s'intéresser à la vie de Lucius Murena, héros abîmé par le temps et les épreuves et dont l'ascension de son ami Néron va lui couter très cher. Evidemment, dit comme cela, on se demande comment le récit puisse être palpitant, à tel point que je lui mets un note maximale. Et bien parce que dans Murena, tous les personnages, même secondaires sont d'une grande importance et que les révélations, les manipulations, les mises à mort, les révoltes, tout cela est très rythmé, et on va de rebondissements en rebondissements. L'évolution des héros est elle aussi aux petits oignons. En effet, on peut voir Néron approcher la folie, Murena devenir un héros empli de haine, Massam devenir un monstre encore plus sanguinaire, Balba l'esclave en justicier libre. Bref, tous les personnages sont travaillés. Mais encore, si ce n'était que cela. L'histoire est très riche, les coups bas pleuvent, les langues de vipère se multiplient, les vengeances sont légion, en aucun cas on ne sent un relâchement ou un moment d'ennui dans ce récit historique. Et quand on y pense, à l'école, c'est chiant l'histoire, mais vu de ce point, cela devient vite palpitant.

Il faut dire aussi qu'il y a tout dans cette série. Du sang, certes, avec des combats de gladiateurs, des meurtres sanguinaires, mais aussi du sexe, de l'amour et aucune concession ne nous sera faite. Les personnages attachants et sympathiques pourront très bien mourir alors que les salauds seront toujours vivants. On notera aussi la décadence de la grande Rome au travers d'histoires de prostitutions, de jeunes filles volées ou encore de vestales violées, côtoyant étroitement des ruelles vétustes et des personnages saouls décuvant leur vin sur le bord des trottoirs.

Evidemment, tout cela ne serait rien sans le travail remarquable et remarqué de monsieur Delaby, qui offre des personnages étonnants de réalité et de charisme. Néron est tout simplement parfait, Lucius Murena est excellent au début et sa "mutation", tant mentale que physique est une réelle réussite graphique. Tous les personnages ont leur propre caractéristique et leur réalisme est vraiment une très belle chose. Mais le dessinateur ne s'arrête pas là. Il dépeint aussi une Rome grandiloquente, magnifique et si fragile, avec des plans donnant le vertige et des décors somptueux. Mais il est aussi très malin, dessinant plutôt des scènes de personnages et des drames dans Rome lors du grand incendie plutôt que de se risquer au grand format de la ville, loupant ainsi le coche du drame, et il faut dire que cela fonctionne à merveille. Les couleurs sont utilisées à bon escient pour donner un aspect encore plus réaliste à Rome et aux personnages.

Au final, Murena est une série fort recommandable, où l'histoire ne devient pas ennuyeuse et poussiéreuse, bien au contraire, les intrigues fusent, les complots se dessinent, les aventures se multiplient et les changements de mentalité s'opèrent. Une vraie réussite tant scénaristique que graphique, Murena vaut plus qu'un coup d’œil et fait partie de ces séries qui restent longtemps dans l'esprit et dans le cœur.
Je conseille plus que fortement !

Nom série  Orgueil et Préjugés et Zombies  posté le 27/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Collectionneur de chair putréfiée en films ou en littérature, j'attendais avec impatience l'acquisition de ce one shot qui reprend et détourne le livre culte de Jane Austen. Il faut dire que lorsqu'on attaque une histoire de zombies, on s'attend souvent à la même chose. Des mangeurs de cervelle errant dans les rues et un groupe d'humains tentant vainement de survivre et d'établir un semblant de communauté. Avec ce comics, on est bien loin de tout cela, mais malgré tout, l'histoire laisse un petit gout amer au fond de la gorge.

Il faut dire que l'histoire de fond n'est pas vraiment intéressante et seul l'environnement sera le témoin d'attaques de morts-vivants. Malheureusement, même le fond ne sera pas totalement exploité et on se retrouve devant un comics qui n'arrive pas à faire la part des choses et qui reste le cul entre deux chaises. Ce que j'ai trouvé dommage, c'est que les histoires d'amour rocambolesques soient si superflues et si prévisibles et qu'il n'y a pas une petite surprise. D'autant plus que ces histoires restent très terre à terre et que la maîtrise du kung-fu ou encore de l'arbre droit avec un doigt sont totalement hors de propos et rendent le tout très peu réaliste. Néanmoins, on s'attache à l'histoire et on avance pour voir la nouvelle attaque de zombies.

Les dessins sont très réussis. Le trait est nerveux, mais les visages restent très tendres et réalistes. Les expressions des yeux sont magnifiques et les visages féminins sont vraiment beaux. Mais, le gros point noir du livre, c'est que tous les visages se ressemblent et qu'il faut regarder les coiffures pour distinguer les différents protagonistes du métrage. J'ai eu énormément de mal à savoir qui était qui, notamment pour les personnages masculins, mais aussi pour la sororité. Au delà de ça, les passages gores restent très sympathiques et marquent une vraie rupture avec l'histoire un peu gnangnan.

Au final, orgueil et préjugés et zombies reste un comics sympathique, qui ne casse pas des briques et qui n'est pas exempt de défauts, mais l'histoire se laisse suivre tranquillement et on s'attachera facilement à la jeune fille très dynamique et vengeresse de l'histoire.

Nom série  Muraqqa'  posté le 14/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album aurait tout aussi bien pu s'intituler Muraqqa' ou comment faire du Djinn sans Djinn. Car au delà de la ressemblance des dessins et de l'ambiance générale, Muraqqa', c'est un peu la même chose que Djinn mais avec une magie moins présente et sûrement moins de nichons. Certes l'histoire est elle aussi différente, mais j'ai tout de même eu du mal à m'enlever la série de chez Dargaud de la tête.

Les dessins, c'est comme l'écriture, on reconnait très rapidement qui les a faits. Et Ana Mirales ne fait pas exception à la règle. Si le rendu global est très beau, que les femmes sont sublimes et que les dénudés sont toujours aussi excitants, on a quand même l'impression d'avancer en terrain connu est c'est assez désagréable. Alors je ne dis pas qu'elle ne devrait faire que du Djinn, mais quand l'histoire met en scène deux femmes fortes comme dans Djinn, que ça se passe en Afrique, comme le cycle deux de Djinn et qu'il y a une sensualité exacerbée, ça me met plutôt mal à l'aise et je sens la facilité pointer le bout de son nez.

Le scénario part sur de bonnes bases. Une jeune dessinatrice est désignée pour rejoindre un grand palais où l'impératrice souhaite qu'elle représente au mieux l'activité des femmes au sein du harem de son mari. Bien entendu, en plus des histoires de coucheries et du mystère des eunuques, on aura droit à notre mysticisme et à des problèmes de cour. Sans être exceptionnel, le scénario tient bien en haleine et cela se lit plutôt vite.

Au final, Muraqqa' est une BD intéressante, jolie malgré la trop forte ressemblance avec Djinn et qui, j'espère, sera meilleure dans le temps que Djinn qui part en vrille.

Nom série  Les Enfants du Capitaine Grant, de Jules Verne  posté le 29/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on fait une adaptation d'un roman de Jules Verne, il faut avoir une sacré paire de roubignolles, car le monsieur était un très grand écrivain, avant-gardiste, et beaucoup de personnes sont fans de son travail, moi le premier. Qui ne connait pas le tour du monde en 80 jours, cinq semaines en ballon ou encore 20000 lieues sous les mers. Bref, quand on s'attaque à un grand maître, au même titre que Doyle, Poe, Lovecraft, il ne faut pas se louper. Le pari est-il réussi pour Alexis Nesme qui signe les dessins?

Niveau scénario, on est dans un récit d'aventures pur jus avec notre lot de compagnons et de leurs aventures incroyables. Ici, nous suivons Lord Glenarvan qui part à la recherche du capitaine Grant qui aurait fait naufrage. Il est accompagné des enfants du capitaine, de sa femme ainsi que d'autres personnages assez haut en couleur. Je ne puis dire si le récit est fidèle au roman car je ne l'ai point lu, mais il faut dire que les aventures que traversent les compagnons sont assez rocambolesques. Naufrage, traversées épiques, décors somptueux, tempêtes, bref, tout est réuni pour faire un grand récit d'aventures.

Le parti du dessinateur est de transposer les aventuriers et les humains par des animaux, un peu comme pour l'excellente série De cape et de crocs, et il faut dire que ça fonctionne relativement bien. Les dessins sont sublimes et malheureusement, le petit format de la BD ne sied pas convenablement au talent du dessinateur. Les planches sont sublimes, les couleurs vont superbement bien avec les décors et l'ambiance, mais la petitesse du format nous fait forcer les yeux et c'est assez désagréable. J'ai aussi du mal avec certaines figures animales car je trouve que le tigre a un menton bien trop long ou encore que la grenouille à quelque chose qui ne va pas contrairement aux dessins de De Cape et de Crocs. La surenchère de chance et de malchance des héros peut en énerver certains mais il faut dire que tout cela se lit très bien et très vite et que l'on ne s'ennuie jamais.

Au final, les enfants du capitaine Grant est une belle série qui promet encore de bons moments et qui reste dans un esprit littérature d'aventure du XIXème siècle. On y dénonce aussi pas mal de choses comme l'esclavagisme, la toute puissance de la Grande Bretagne et c'est vraiment bien amené et assez ludique. Une BD qui aurait gagné à avoir un plus grand format!

Nom série  Reconquêtes  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Reconquêtes est une bande dessinée qui m'a vite intriguée. En effet, en regardant la couverture, on ne sait pas à quoi on s'attaque. Une série sur les indiens, une série historique ou d'aventure ? Bref, on reste dans le flou et cela m'a toujours donné envie de jeter un coup d’œil. Bien évidemment, la mise en image de la couverture et le sublime dessin favorisent grandement une curiosité déjà bien attisée. Alors qu'en est-il de cette série qui pour l'instant n'a qu'un seul tome de sorti ?

Le scénario de cette série a le mérite d'être très original. Il faut dire que l'on oscille entre récit historique romancé et récit d'aventure fantastique. On suit une sorte de guerre entre des peuples rarement évoqués en bande dessinée ou même sous toutes formes de support. On parle d'Hittites, d'Atlantes, de Babyloniens ou encore de Cimmériens (Conan où es-tu ?). Bien entendu, tous ces peuples vont se friter la tronche pour des richesses et des territoires. Si ce n'est pas très original dans le déroulement et dans l'histoire en elle-même, il faut tout de même saluer le choix des peuples et le risque pris de prendre des peuples méconnus du grand public et de la plupart des lecteurs.

Les dessins sont très réalistes et je les ai vraiment appréciés. Les grandes planches sont vraiment magnifiques et montrent le talent du dessinateur. Les expressions sont bien rendues, les animaux sont vraiment superbes hormis peut-être les moumoutes sur la tête des éléphants. C'est assez gore et l'on voit très souvent des paires de loches, mais d'un autre coté, tout peuple violent, flamboyant et barbare à sa grande part de nudité, de sexe et de scènes sanglantes. Parfois, on pourra reprocher des dessins un peu trop statiques mais cela n’entache en rien la lecture de ce tome.

Au final, il en ressort un premier tome sympathique, bourré d'énigmes que l'on souhaite voir s'expliquer (comme les bêtes volantes cachées par les cimmériens) et de peuples assez peu développés sous toutes formes de média. C'est pas mal et les dessins sont vraiment beaux, donc je conseille.

Nom série  Le Chineur  posté le 28/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série assez étrange mais qui est finalement pas si mal foutue. Il est vrai qu'avec un titre comme celui-ci, je m'attendais plus à une série à la Tintin, comme si le héros trouvait un message ou un trésor dans une brocante et que cela le menait vers des horizons obscurs. Mais il n'en est rien et la série prend un angle assez inattendu.

En effet, ça démarre comme un Louis la Brocante pour finir vers le thriller policier bien ficelé et assez dynamique. En gros, Gabin est chineur et brocanteur sur Paris. Il descend dans le Sud-Ouest pour faire des affaires et il tombe sur un secret de famille assez lugubre. Malheureusement, le village n'est pas si calme que ça et une histoire incroyable va se dérouler. Dans un climat assez chaleureux et détendu, le scénariste arrive à porter une histoire assez sombre mélangeant secret et passé obscur. Il est vrai que l'on peut voir cette série comme un téléfilm de France 3, mais c'est rudement bien amené et le tout se lit très rapidement. De plus, l'histoire s'accélère rapidement par la suite avec plus d'action, même si cela reste assez anecdotique et légèrement improbable.

Le dessin est assez sympathique sans être absolument réaliste. Il sert assez bien le contenu et correspond bien aux fêtes de village du Sud-Ouest. C'est plein de vie, c'est bourré de petits bonhommes au caractère bien trempé et c'est aussi pétri de personnages secondaires qui méritent un développement lors de prochains tomes (s'il y en a). On peut prendre par exemple la fouine, brocanteur arnaqueur, rival de notre héros, les trois jeunes brigands, reflet amer du rejet des banlieusards de notre société ou encore le barman, pilier du village et ami de tout le monde. Bref, une joli palette de personnages croquants malgré le peu de tomes de la série. Mais il y a autre chose que j'aime bien, c'est les phrases récurrentes que prononcent les personnages tertiaires du récit à l'encontre du héros et qui le gavent profondément. Cela rajoute un certain charme et surtout, une grosse dose de réalisme et d'humanité au récit.

Mais le plus gros point faible, c'est que tout se déroule rapidement, parfois trop et on a l'impression que l'histoire a été balancée sur la fin. D'ailleurs, l'action est privilégiée et ce n'était peut-être pas la meilleure solution pour la fin. Ceci dit, c'est bien fichu mais cela reste un peu en travers de la gorge.

Au final, Le Chineur est un série recommandable, sympathique mais peut être un poil trop franchouillarde et qui rappelle un peu trop les intrigues provinciales que nous propose France 3 à la télé.

Nom série  Larmes de Fées  posté le 21/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne sais pas ce qu'il m'a pris de lire cette série, car je ne suis pas d'origine bretonne, loi de là, et je ne me passionne pas pour les légendes bretonnes. Mais la série m'étant parvenu, et ayant peu de tomes, je me suis donc mis à lire cette série jusqu'au bout. Petit diptyque sur les créatures et les marins bretons, il est assez difficile de se faire embarquer dans ce voyage qui oscille entre mythes et légendes et courage marin.

Le scénario est assez casse-gueule. On se retrouve devant un fourre-tout mystique selon les coutumes bretonnes et les craintes des marins qui assimilaient les évènements naturels à des créatures légendaires. En gros, on suit l'histoire d'une jeune maman qui perd son mari lors d'un naufrage. Les moriganes, sorte de femmes pieuvres, sont mises en cause. Il apparait qu'une dryade, censée protéger les marins ne fait plus son job et la jeune femme éplorée va chercher des explications. On mets dans le panier à crabes des korrigans, des leprechauns, des sylvains, des prostitués et des tarés, et on obtient grossièrement larmes de fées, qui malheureusement est très pénible à suivre et à lire à cause d'une histoire peu passionnante et d'un scénario brouillon et peu intéressant.

Au niveau du dessin, le changement de dessinateur entre les deux tomes n'était pas une bonne idée. Si dans le premier tome les couleurs sont moins belles, les dessins semblent plus réussis, plus ronds et résolument plus axés sur la fantasy et les créatures. De plus, on ressent bien l'humidité de l'océan et la misère sociale des marins. Par contre, les dessins du deuxième tome sont moins en adéquation avec l'univers. les korrigans sont moches et les visages sont très bizarres. Par contre, les couleurs sont bien mieux et cela rend l'atmosphère plus attrayante. Malgré tout, cela n'a rien de fantastique et les dessins ne m'ont pas embarqués.

Au final, on peut dire que larmes de fées est une déception sans l'être car je n'attendais de cette série qui s'avère assez décevante et beaucoup trop brouillonne. Peut être les marins superstitieux et les bretons pourraient apprécier, mais pour ma part, je n'ai pas été embarqué et emballé par cette histoire. Encore une série Soleil qui me déçoit. Mais bon, il s'agit d'une série finie, ce qui est rare chez Soleil!

Nom série  La 6e heure  posté le 11/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Il y a des séries, je me demande bien comment elles peuvent sortir et se faire éditer. Je sais depuis quelques temps déjà que les éditions Soleil sont ce qui se fait de pire dans le domaine de l'édition. Peu regardant sur la qualité, ils préfèrent booster des ventes sur des séries médiocres comme pour la Geste des chevaliers dragons et lancer des séries surfant sur un fait d'actualité ou essayant de prendre au piège des parents voulant faire plaisir à leurs enfants. Bien entendu, tout n'est pas à jeter chez cet éditeur, mais la série la 6ème heure fait partie de ces daubes infâmes qui espèrent faire des partisans en lorgnant grandement vers le Da vinci Code et la religion.

Le dessin est vraiment atroce. Je ne trouve pas d'autres mots pour décrire ce tas de planches médiocres où se mêlent des personnages grossiers alliant graphisme réaliste et cartoonesque et des décors vides, carrés et aseptisé. Les effets de lumières et d'ombres sont ridicules et pour palliant à ce réel manque de talent, le dessinateur nous impose des plans cinématographiques complètement raté. De toute façon, quand un réalisateur abuse d'une astuce au cinéma, c'est pour pallier à un manque de talent et d'ingéniosité. Et bien, c'est la même chose en BD!

Le scénario est assez aberrant et on ne comprend vraiment rien. On mélange des gangs asiatiques, avec une femme aux gros seins muettes et sa fille très pertinente, avec un duo de flics pas très clean dont un magicien et un porto-ricain qui frise la bêtise humaine et on obtient la 6ème heure qui ne donne aucun point de départ et surtout aucun point d'arrivée. Le pompon étant à la fin avec un retour au temps de Jésus et avec la lance de Longinus qui reste des plus incompréhensibles.

Et puis il faut dire qu'aucun personnage n'est attachant. Entre le flic magicien d'origine arabe qui nique toutes les filles mais dont sa vraie femme est en train de mourir dans un hôpital, le porto-ricain vulgaire dragueur et macho, le type de la balistique en kilt et la vieille chinoise qui gère un gang nommé les lumières d'août, on tombe dans les plus gros clichés jamais vu et surtout, on tombe dans une surenchère de personnages incongrus et qui ne fonctionnent aucunement ensemble.

Bref, inutile de vous fourvoyez dans cette mascarade signé Soleil. Les fans d'ésotérisme seront vite déçu et le triste aperçu historique et religieux qui tient sur deux planches ne donne pas du tout envie de se pencher plus en avant sur cette série. C'est moche, laborieux et con. Je déconseille vivement!

Nom série  Victorian Undead  posté le 06/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les zombies sont de plus en plus utilisés dans des domaines où l'on ne les attend pas. Après une tentative délirante de Ankama de mettre des zombies dans le domaine du rock, ou encore chez Panini Comics avec les héros de Marvel en morts-vivants affamés, on se retrouve avec un comics dans lequel les zombies vont être confrontés à Sherlock Holmes, personnage emblématique de l'Angleterre du XIXème siècle crée par Sir Arthur Conan Doyle. Enfin, c'est plutôt Sherlock Holmes qui va devoir se coltiner une horde de zombies qui a les crocs. Que peut donner ce mélange intrigant? Peut-on aimer les romans de Doyle et apprécier aussi bien ce comics qui tend à donner à notre héros une enquête surnaturelle?

Le scénario est assez basique, car, comme pour toute histoire de zombies, ce qui intéressant c'est de voir du gore et une critique sociale acerbe, un peu comme le fait papy Romero au cinéma. Ici, le scénario reste assez brouillon, surtout au tout début. En effet, on nous parle d'une comète qui aurait contaminé une source d'eau et rendu les gens malades, puis ensuite, on nous balance un grand méchant qui peut contrôler les zombies. Du coup, on ne sait plus trop la cause des morts et c'est assez gênant.
Par contre, le déroulement narratif est très intéressant. En effet, les quelques allers et retours entre les deux dates sont assez claires et tout se lit avec un certain plaisir. D'ailleurs l'ennui n'est pas de mise avec ce comics puisque l'action va à cent mille à l'heure et les parties calme entre Holmes et Watson sont assez rares.
Il est peut être vrai que le mythe de Holmes n'est pas forcément respecté. La partie enquête est amoindrie en privilégiant les attaques répétées des morts sur Londres et les défenses de l'armée de la reine.

Les dessins sont sublimes. je ne trouve pas d'autres mots pour qualifier le travail de Davide Fabbri sur ce comics, car tout est somptueux. Holmes est juste le grand gaillard charmant typiquement anglais, alors que Watson est un vieux vétéran de guerre totalement dévolu au détective. Tous les personnages sont intéressants et on les différencie relativement bien. Du coté du gore, on en a pas mal. Les zombies sont sans pitié, ça mord, ça déchire, ça tranche, ça saigne et on en a pour notre argent. Moi qui suis un fan des films d'horreur, j'ai été comblé. Si je devais un reproche du coté des graphismes, c'est que au final, le tout fait assez informatisé et pas assez dessin fait main. Les couleurs sont bien foutues mais elles renforcent ce coté numérique et je trouve que cela enlève du charme à la BD. Enfin, les puristes des belles années londoniennes seront forcément choqués par l'artillerie lourde de l'armée mais l'explication à cela reste très sympathique, et un peu de Steam Punk n'a jamais tué personne!

Au final, Victorian undead reste un bon comics, sympathique, léger et sans prise de tête. Un concentré d'action avec des dessins remarquables et une narration classique qui donne un récit dynamique mais assez surprenant. Les fans de Holmes crieront peut-être au scandale, comme pour le film de Guy Ritchie, mais quand c'est bien fait, un de nouveauté dans le monde des héros littéraires ne fait pas de mal!

Nom série  Iron Ghost  posté le 29/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les comics ont leur lot de super héros et de leurs histoires rocambolesques qui font le plaisir de bon nombre de personnes. Parfois, il sort des comics beaucoup moins connus et qui ont parfois une valeur scénaristique hautement meilleur que les plus connus. Avec Iron ghost les fantômes du Reich, on n'est pas dans ce cas de figure. Mais si le scénario n'est pas exceptionnel et si l'album est demeuré assez méconnu, cela signifie-t-il pour autant que l'histoire soit mauvaise? Je ne crois pas et je me suis laissé tenter par cet ouvrage qui mêle polar, fantastique et seconde guerre mondiale dans un cadre très apocalyptique, c'est-à-dire à Berlin lorsque les allemands sont en train de perdre la guerre.

Le scénario est assez basique mais je l'ai trouvé finalement assez bien foutu. Durant la seconde guerre mondiale, à Berlin, des hauts placés nazis sont butés les uns après les autres. Sur place deux enquêteurs sont chargés de l'affaire avant que n'interviennent la gestapo. Dans chaque cadavre, ils découvrent des mots qui incriminent directement les morts. Bien entendu, le but de la manœuvre est de trouver qui est le meurtrier et pourquoi il fait cela. Le résultat sera assez surprenant et on pardonnera les grosses ficelles qui ne sont visibles qu'à la fin. Hormis cela, le contexte historique est plutôt bien retranscrit, puisque le récit est ponctué des sirènes prévenant de l'arrivée des américains et des bombardements. Les grades nazis ont l'air respecté et le scénariste met en place une histoire qui reste tout à fait plausible.

Le dessin est assez nerveux et on reste dans les bons tons pour ce genre de récit. Le plus gros défaut est que parfois les nazis se ressemblent tous et on a du mal à identifier qui est qui dans ce regroupement de blonds. Les décors sont par contre assez minimalistes et on peut voir quelques planches faites à la va-vite. Hormis cela, on reste dans les bons tons pour une atmosphère apocalyptique de seconde guerre mondiale et on ressent bien l'urgence et la fatalité des allemands. Les couleurs, sans être exceptionnelles, restent de bon acabit et encore une fois, la prépondérance du noir pour symboliser le désespoir est une bonne chose.

Au final, Iron ghost est un one-shot bien sympathique qui procure un bon moment et qui se lit relativement vite. Un mélange agréable entre polar, enquête et seconde guerre mondiale, sans jamais tomber dans la surenchère d'horreur. Une histoire simple assez efficace, et qui, même si elle ne révolutionne pas le genre, procure un certain plaisir de lecture. Au prix où on la trouve en ce moment, il serait dommage de passer à côté.

Nom série  Ex Machina  posté le 28/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on a l'occasion de chopper des BD pour des prix dérisoires, on ne va pas se priver. D'autant plus que pour le coup, il s'agit d'une belle version pour une série vraisemblablement arrêtée en France. Mais qu'importe, les dessins semblent sympathiques et la trame générale assez intelligente, alors je me laisse tenter. Au niveau des super héros, on a tous les plus grands comme Spidey, Batman ou encore Superman, mais je ne connaissais pas Ex Machina, personnage qui parle aux machines suite à un accident avec un drôle d'appareil. Ce héros fera-t-il longue date?

Le scénario se révèle plutôt intéressant, dans le sens où l'on ne va pas avoir un héros surpuissant, arrêtant les méchants et niquant les plus belles filles. Au contraire, on a ici un héros un peu maladroit (qui me fait un peu, je dis bien un peu, penser à Hancock) qui veut faire le bien mais qui, par maladresse fait aussi le mal. De ce fait, il décide de retirer son costume et de devenir le maire de New York. Et il y arrive. il va alors trouver d'autres difficultés que ne peut remplir un super héros. L'idée est originale, mais ce qui est assez "puissant" c'est que cela se passe juste après les attentats du 11 septembre et que le héros n'a pu sauver qu'une seule tour. De ce fait, certains le voit comme un héros et d'autres comme un naze. Cette vision est assez intéressante, d'autant plus qu'avec son rôle de maire et il est encore plus vu par les médias et par les gens. Le scénario mêle aussi une enquête sur un mystérieux meurtrier mais aussi des dilemmes politiques, notamment avec une peinture qui fait polémique dans un musée conventionné par l'état. On a donc une vision changeante d'un super héros et ça fait du bien!

La narration est assez particulière mais reste assez lisible. En effet, le comics est fait d'aller et retour dans le temps avec des dates qui oscillent entre 1999 et 2004. La facilité de lecture se fait surtout parce que nous avons la prise de fonction en tant que maire mais aussi les débuts pour embaucher des personnes compétentes pour son mandat. Tout en associant aussi ses débuts en tant qu'Ex Machina. L'avantage de ce genre de procédé c'est une meilleure compréhension de l'histoire et de la psychologie du personnage. Le désavantage, c'est que parfois il faut revenir en arrière pour bien comprendre ou encore se rappeler la date à laquelle on se trouve.

Les dessins restent assez bons. Le trait de Harris est assez énergique, les personnages restent assez charismatiques sauf peut être Bradbury qui demeure trop impersonnel et trop banal. Au niveau des décors, c'est surement ce qu'il y a de moins travaillé et on ressent une volonté de faire plus dans les personnages et leur relation que dans les plans larges de la ville de New York. Quoiqu'il en soit, certaines planches sont sublimes, notamment lors que l'explosion du chasse-neige, avec des effets pyrotechniques sublimes.

Au final, Ex Machina est une série intéressante. Pas forcément inoubliable, pas forcément géniallissime mais qui possède des atouts indéniables et surtout un scénario qui s'éloigne volontairement des clichés des super héros en collant poursuivant les méchants ou encore du coté sombre des super héros. Un comics assez atypique avec un héros qui l'est tout autant. Intéressant.

Nom série  Joker  posté le 26/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'univers de Batman, personnage créé par Bob Kane, est un univers très riche possédant un nombre incalculable de méchants très méchants et un héros très charismatique. Le comics s'est vu aussi popularisé par 6 films, dont les deux derniers restent des chef d'oeuvre, donnant un aspect très sombre et très mature à Gotham City et à ses habitants. Au niveau des méchants, il y a de quoi faire, entre gueule d'argile, le pingouin, double-face, Hugo Strange, Edward Nigma, Killer Croc, j'en passe et des meilleurs, il y en a un qui sort complètement du lot, grâce à une psychologie incompréhensible et une sens de la mise en scène incroyable. Il s'agit bien évidemment du Joker. Dans le comics qui me retient aujourd'hui, nous avons une histoire complète sur ce méchant, avec une apparition furtive du héros, mais l'histoire est exclusivement basée sur le Joker. D'ailleurs, le titre est assez évocateur puisqu'il n'y a aucune mention de Batman. Alors ce livre est-il aussi loufoque et dangereux que le Joker?

Le scénario est assez simple à suivre, mais, fait assez rare, la narration est faite par un personnage secondaire qui souhaite grandir avec le Joker. En gros, le Joker est sorti d'Arkham après un bon bilan psychologique. Malheureusement, durant son absence, les petites frappes en ont profité pour se partager la ville. Mais le Joker ne veut pas se contenter d'un bout du gâteau, il veut la ville en entier. De ce fait, il va aller de part et d'autre de la ville pour faire du chantage, menacer, voire même tuer pour regagner la ville. Le scénario est simple, on suit l'histoire facilement et le tout est assez fluide.

Malgré tout, c'est au niveau de la narration que j'ai eu un peu plus de mal. En effet, les pensées de Jonny Frost, le narrateur de l'histoire sont parfois assez floues et un peu trop grandiloquentes pour les propos utilisés. Il ne faut pas péter plus haut que son cul. Il y a aussi des passages qui se veulent intelligents et qui, finalement, tombent un peu à plat, comme lorsque le Joker parle de couverture ou de défis impossibles à réaliser. Si on ressent une profonde mélancolie dans le récit et dans les termes employés, il y a parfois des moments où l'on doit revenir en arrière pour voir si l'on n'a rien loupé. Et j'ai horreur de revenir en arrière pour comprendre la suite d'un dialogue.

Par contre, au niveau du dessin, c'est vraiment du tout bon. Gotham city ressemble à un dépotoir à ciel ouvert, en plus d'être une ville gangrénée par le crime et par les malfrats. Le rendu est très sombre et franchement désolant. Mais ce n'est pas tout, les personnages sont relativement bien faits et le Joker bénéficie d'un traitement aux petits oignons. Il est sublime tout en étant laid, digne héritier de la prestation de Heath Ledger dans The Dark Knight. J'ai été un peu déçu par le dessin de Croc, qui est ici un gros black à la peau écailleuse, alors que je le préfère en version animale. On retrouve aussi Double-face, Enigma et le Pingouin qui sont très reconnaissables et qui ont pris une bonne cure de jouvence pour le meilleur. Batman apparait comme plus sombre et méchant que le Joker mais il reste tout de même bien foutu. Les traits sont nerveux, les couleurs splendides (comme le plan de Jonny Frost sur le toit de l'immeuble) et on voit qu'il y a eu un très gros boulot sur ce one shot très intéressant.

Au final, Joker est un excellent tome qui axe son histoire sur le méchant le plus charismatique de Batman et non sur son héros. Un tome qui montre la folie du Joker mais aussi son génie et son humour décalé. Un one shot qui montre aussi des dessins sublimes et une ambiance noire et malsaine qui sied à merveille à l'univers des bad guys de Batman. Un tome que je recommande chaudement malgré les quelques traces verbeuses que l'on aurait pu éviter.

Nom série  Aspic Détectives de l'étrange  posté le 25/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand on regarde les éditions Soleil, on devient toujours un peu plus réticent. En effet, la firme s'est affirmée dans un domaine ingrat qui est le business. Contrairement à un Delcourt ou un Dargaud, Soleil s'est fait une spécialité dans la série abandonnée pour cause de ventes insuffisantes, et les fans de ces séries peuvent aller gentiment se faire foutre. Et bien souvent, la qualité s'en trouve amoindrie. La culture de masse étant ce qu'elle est, une nourriture pour les cochons, ce sont les séries qui fonctionnent avec les enfants ou les ados qui sont privilégiées. Et depuis Lanfeust, je n'ai pas vu une série dont le potentiel était franchement satisfaisant. C'est alors qu'est sorti Aspic, détectives de l'étrange, sorte de Sherlock Holmes dans Paris avec des évènements paranormaux. Le gaga de fantastique que je suis n'a pas mis longtemps à faire main basse sur cette série qui possède énormément d'atouts.

On retrouve au scénario un certain Thierry Gloris, déjà intervenu sur l'excellent "Codex angélique", pour qui, surement, l'époque des temps modernes est fascinante. Ici, on se retrouve en plein Paris durant la fin du XIXe siècle et une voyante naine se fait buter par un mystérieux personnage. On ne retrouve d'elle que les yeux et on met sur l'affaire un certain Nimber, jeune premier assez vif et Dupin, grand détective privé. En parallèle de cette histoire, Dupin a une stagiaire, Flora Vernet, qui va prendre possession d'une enquête épineuse qu'un jeune homme au physique surprenant lui demande. En effet, cet homme s'est fait assommer et on lui a volé sa montre. Ce qui est assez marrant avec ces deux enquêtes, c'est que l'on ressent un certain degré de fantastique, mais pas tant que ça, c'est au fur et à mesure des planches que l'on va découvrir le pot aux roses et l'omniscience d'un monde fantomatique. Si cela déroute certaines personnes, je trouve ce pari osé et il faut dire que l'époque s'y prête à merveille. Du coté du scénario, on lorgne bien sur le coté fantastique, mais dans un axe totalement différent de celui du "Codex angélique". Et puis, j'aime énormément toutes les références qui sont faites. On ressent énormément de Conan Doyle dans la liste des personnages, notamment avec le syndicat du crime français, et son grand chef charismatique. D'ailleurs, la fin du tome 2, absolument géniale, est un grand hommage au célèbre écrivain. Il y a aussi des références à Lovecraft, avec Azatoth ou encore avec un portrait de Poe dans une vignette.

Au niveau du dessin, c'est vraiment très très réussi. Rarement une bande dessinée ne m'avait autant scotché avec des dessins aussi somptueux. Les décors du Paris haussmannien sont sublimes avec des planches immenses, les personnages possèdent tous des visages bien différentiables et relativement réalistes, le trait est propre et nerveux quand il le faut. Les couleurs, assez claires, apportent aussi un plus non négligeable. D'ailleurs, tout est vraiment en concordance, que ce soit dans les décors, les personnages, l'ambiance souhaitée, les prouesses techniques, tout est en adéquation et c'est un réel plaisir pour les yeux. Le seul défaut que l'on pourrait trouver, et il est au niveau du dénouement, c'est que tout cela finisse trop vite et que le format des 48 pages ne suffisent pas à approfondir le tout. Enfin, peut-être que la fin risquait de devenir trop grand-guignolesque mais finalement elle s'avère très sympathique, bien que trop vite expédiée.

Au final, Aspic détectives de l'étrange est une série très convaincante et surtout très réussie. Un scénario fantastique et policier dans le Paris du XIXe, il faut dire que ça fait rêver. Les dessins ajoutant une touche de beauté incroyable, nous voilà avec une série à laquelle Soleil ne nous avait pas habitués. Mais il faut dire qu'avec Gloris au scénario, il faut toujours s'attendre à des surprises. Il en résulte un investissement certain et surtout une impatience pour les prochains tomes qui annoncent les premières enquêtes du bureau Aspic, puisque dans les deux premiers tomes nous voyons sa formation. A noter que la première histoire se termine avec les deux premiers tomes.

Nom série  Il était une fois en France  posté le 21/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il faut que je le dise tout de suite, j'ai lu cette BD parce que j'en ai eu l'occasion. En effet, la BD historique n'est pas trop mon truc et je suis plutôt dans le domaine du fantastique ou de l'horreur. Néanmoins, la série a eu beaucoup de bonnes notes au travers du net et de critiques de lecteurs, je me suis donc mis en selle pour lire les quatre premiers tomes. Surtout qu'en plus le scénario semblait tiré d'une vie réelle et qu'il donne le portrait d'un homme ambigu, considéré pour certains comme un héros et pour d'autres comme un collaborateur détestable. Alors quel est le verdict de cette série? Ai-je eu raison de me lancer dans cette aventure historique et terre à terre ?

Le scénario ne m'a pas plu d'entrée de jeu. J'ai trouvé les deux premiers tomes assez ennuyeux car il montre un homme, d'origine juive, qui est prêt à tout pour gagner beaucoup d'argent et surtout pour sortir vivant de la guerre. Par contre, le rythme devient beaucoup plus vif dans les tomes trois et quatre, avec une histoire beaucoup moins complexe, beaucoup plus compréhensible et surtout, qui montre enfin un homme prêt à tuer pour s'en sortir. Le scénario se veut assez rapide et montre les étapes importantes de l'ascension de Joanovici durant la seconde guerre mondiale. Mais ce qui assez fort de la part du scénariste, c'est que l'on se prend d'affection pour ce type qui n'est qu'une ordure tentant de se racheter une conduite mais seulement parce que la guerre est en train de tourner du coté des alliés. Malgré des débuts difficiles, cette série s'annonce assez passionnante et je suis presque déçu de ne pas avoir accès aux autres tomes.

Au niveau du dessin, c'est assez bizarre. Il faut dire qu'il y a un léger contraste entre les couvertures très réalistes et l'intérieur qui reste très bande dessinée classique, et qui me fait penser à de grands classiques de la bande dessinée. Néanmoins, cela reste plutôt bien foutu et les trognes des personnages sont assez explicites sur leurs intentions et leurs caractères. Le héros reste assez anodin, car il possède un physique ingrat et ne paye pas de mine, mais en même temps, l'habit ne fait pas le moine. Les quelques scènes d'action sont bien faites, et on obtient des plans assez forts notamment avec les morts devant Joanovici alors que c'est lui qui les a balancés.

Au final, il en résulte une série assez atypique, tirée de faits réels et qui ne fait pas dans la dentelle. Si une partie est romancée, d'après les dires des auteurs, il n'en reste pas moins une grosse part de vérité et surtout une grosse part de plausibilité dans le déroulement de la vie de ce monsieur. Après un a priori assez négatif, je reste satisfait de cette série qui mérite le coup d’œil et qui montre les plus bas instincts d'un homme prêt à tout pour sortir de la guerre enrichi et surtout vivant quitte à balancer des amis ou des familles entières. Les fans d'histoire, de seconde guerre mondiale et de biographie trouveront leur compte. Dans ce domaine cela semble une belle réussite.

Nom série  Dead Run  posté le 06/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le fan de zombies que je suis ne pouvais pas passer à coté de ce one shot qui oscille grandement entre deux genres bien distincts mais qui se regroupent de temps en temps au cinéma ou en littérature, qui sont la science-fiction et l'horreur. Il est très clair que la volonté première de l'auteur est de donner un aspect Mad Max au récit et d'agrémenter le tout d'une sauce survival avec des mutants à l'aspect craspec et rednecks. Mais que vaut ce comics avec autant de références cinématographiques?

Au niveau du scénario, j'ai été relativement déçu. Certes il s'agit d'un one shot et de par ce fait l'histoire doit être courte, pêchue et surtout simple à suivre. Mais le problème c'est qu'à force de faire simple, on se sent vraiment pris pour un con. Et c'est un peu le cas avec ce Dead Run. En gros, les humains ne vivent plus que dans une ville forteresse. A l'extérieur, c'est le chaos et les mutants règnent en maîtres sanguinaires. Seuls les transporteurs peuvent sortir pour livrer des marchandises dans d'autres villes forteresses ou pour aller chercher des trucs bien précis dans certains endroits isolés. Un beau jour, notre héros voit sa sœur enlevée par un malfrat et il doit emprunter la Dead Run ralliant San Francisco pour un colis spécial. Il rencontre alors une jeune fille dont le père est un des rescapés de la Dead Run, route la plus dangereuse qui soit. Si le scénario peut sembler prometteur, il n'en n'est rien à cause d'un retournement de situation improbable sur la fin et finalement qui rend tout le reste du récit inutile. C'est bien dommage.

Au niveau des graphismes, là aussi mon cœur balance. Certaines planches sont très réussies. On remarquera un trait rapide, vivant et qui donne vraiment du mouvement à toutes les scènes d'action. Mais par certains moments, on retrouve des dessins assez approximatifs et qui font parfois un peu brouillon. Les différents mutants ne sont pas terribles et seuls quelques effets gores sont assez agréables. Par contre, l'univers post-apocalyptique est très intéressant et pas assez exploité à mon sens. Les décors restent sympas ainsi que les véhicules qui sentent bon le Mad Max.

Au final, si Dead Run n'est pas la BD du siècle, elle n'en reste pas moins un petit récit agréable, facile à suivre et qui promet quelques bons moments d'adrénaline. malgré cela, on reste déçu devant tant de facilités et aussi devant ce minable retournement de situation qui nous fait dire "tout ça pour ça"...Vu que c'est un one shot, les inconditionnels comme moi de zombies peuvent se réjouir, les autres peuvent se contenter d'autres choses.

Nom série  Millénaire  posté le 27/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a longtemps que je n'avais pas reçu un tel choc en lisant une BD, et, autant le dire tout de suite, il s'agit là d'une des meilleures série que j'ai pu lire avec de cape et de crocs ou la nef des fous par exemple. Et pourtant, je n'ai lu que les 4 premiers tomes sur les 5 cinq en ce moment. Pourtant, avec un titre comme millénaire et un monsieur avec une croix en couverture du premier tome, ce n'était pas gagné. Mais il faut dire que bien souvent le scénario frôle le génie et remet en cause nombres de piliers de la religion qu'elle soit chrétienne, juive, musulmane ou païenne. Et c'est sûrement cela qui m'a plu dans cette série, qui arrive à remettre en cause les croyances sans pour autant les dénigrer les défoncer.

Les scénarios sont basés sur un fil conducteur qui est fort intéressant, et surtout, jamais exploré dans la bande dessinée (enfin, il me semble). En gros, nous entre 997 et 998, alors que Hugues Capet est revenu d'entre les morts. Raedwald le saxon est un trafiquant de reliques dont on dit que l'esprit est aussi aiguisé qu'une lame. Dans le premier tome, la femme et l'enfant bâtard de Hugues de Francie sont tués sur les bord d'une route par des bandits commandité par un homme mystérieux. Notre héros, accompagné d'Arnulf son acolyte, golgoth maniant habilement la hache, découvre le massacre et trouve un survivant au visage cramé. Ils croisent alors un comte qui demande à ce que le corps soit vite amené dans une abbaye qui soigne les brûlés en suppliant saint Polycarpe. Sauf que l'on va vite tomber dans une conspiration de l'église de Cluny visant à priver le roi d'héritier pour pouvoir prendre le pouvoir. Et s'ensuit une suite d'évènements incroyables avec une dose de surnaturel finement trouvé et surtout une phase d'enquête remarquable. Et l'on va retrouver cela dans tous les tomes, avec pour fil conducteur un peuple mêlé dans la religion que l'on nomme changelin et qui se déplace dans des vaisseaux volants lumineux.
Évidemment, cela peut paraître un peu brouillon, mais le tout est très lisible et l'histoire frôle sincèrement le génie. Jamais encore je n'avais vu de la S.F mêlée à de l'historique et il faut dire que cela marche rudement bien!
La partie enquête n'est pas pour autant délaissée, et on évolue dans des aventures digne d'un Sherlock Holmes du moyen-âge. En général, l'explication de fin est excellente et on prend un plaisir fou à suivre les aventures de nos deux compères. D'ailleurs, ils font une paire dont le fonctionnement est rodé puisque j'ai senti une grosse référence à Astérix et Obélix mais pour adulte avec un humour plus fin et surtout avec une dose d'action sanguinolente beaucoup plu crue. Car malgré les quelques phrases d'humour, les auteurs n'oublient jamais de nous rappeler dans quelle époque on avance et que la pitié à cette époque n'existait pas. Même les enfants y passent, ce qui rajoute une grosse touche de véracité et cela est vraiment appréciable. Putain, les mecs osent et c'est fort!

Bien entendu, tout cela est servi par des dessins de toute beauté. Les personnages sont très bien faits, les visages reflètent bien les expressions et les émotions, mais surtout, les paysages, le décors ainsi que les animaux sont sublimement faits. Les scènes d'action sont lisibles, violentes, et surtout elles donnent une impression de mouvement. Les perspectives sont parfaites et parfois, on se retrouve avec un dessin pleine page qui nous en met plein les yeux. Les couleurs sont sciemment choisies et conviennent parfaitement à l'ambiance de la série. Les différents monstres parsemant les albums sont eux aussi fort agréables comme les goules sarrasines à tête de sanglier ou encore les trolls des montagnes scandinaves.

Au final, Millénaire est une bombe qu'il faut se procurer à tout prix et qui réserve un lot de surprises fantastiques non négligeables. Jamais encore je n'ai lu de scénario si génial et qui mêle si habilement les genres sans se planter ou sans partir en eau de boudin. Je conseille fortement et vivement à tous les amateurs d'histoire, de fantastique, et aussi de S.F! Par contre, les chrétiens risquent de ne pas apprécier et verront peut être leur foi mise à l'épreuve dans cet ouvrage, qui, finalement, annihile toutes haines religieuses et raciales.

Nom série  Le Cycle d'Ostruce  posté le 24/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une bande dessinée bien étrange qui mélange énormément de genres pour un résultat ma foi, fort surprenant. Ayant pour habitude de me cantonner à des genres uniques comme la fantasy, la science-fiction ou autre, il m'est assez difficile de me prononcer devant cette BD que je ne connaissais pas et qui m'a un peu pris au dépourvu.
Effectivement, le cycle d'Ostruce est une série de 4 tomes qui mélange de la fantasy avec un empereur dragon et des créatures magiques, du steampunk avec des objets ou des tenues rétrogrades par rapport à l'avancée technologique de certains objets, de la politique avec une histoire de révolution et de prise de pouvoir ou encore de l'uchronie puisque nous nous plaçons dans la Russie de 1894! Bref, un mélange plus que surprenant puisqu'il faut aussi rajouter de la magie, différents peuples et des divinités capricieuses. Loin de moi de croire que c'est un joyeux bordel, car le scénariste a bien les idées en place et on n'est pas perdu dans cette masse alliant superstition, magie et divinité.
Pour le scénario, nous suivons l'évolution de cette Russie après la mort du dragon tyran par une drack (sorte d'amazone qui, normalement doivent obéissance au dragon) et qui lui vole son dernier œuf pour priver ce roi d'une descendance complètement dégénérée. De prime abord, cela est très surprenant, car le dragon est vraiment un dragon dominant un peuple humain. Ensuite, on se place dans une Russie contemporaine mais comprenant magie et technologie avancée, du coup on est assez vite perdu et étonné. Néanmoins, il s'agit là d'une histoire vraiment novatrice et jamais je n'ai rencontré un scénario comme celui-ci. Bien évidemment, au cours des tomes, on connaitra un peu mieux les religions de cette Russie, la jeunesse de notre héroïne et de celle qui l'accompagne, on rencontrera des personnages plus ou moins sympathiques. Bref, une palette de personnages là aussi ultra novatrice et qui reste à mon sens assez réussie.

Les dessins sont eux aussi réussis, mais j'émets quand même quelques réticences. Par exemple, Iron l'ogre fait une taille assez normale dans les deux premiers tomes alors que dans le quatrième il mesure au moins trois mètres. Ensuite, certains visages sont assez disgracieux et il faut un certains temps pour s'y habituer. Par contre, la colorisation est vraiment excellente et le froid est très bien rendu. Mais ce qui m'a le plus plu, c'est sans aucun doute le troisième tome avec son sanatorium glauque, froid et ses habitants plus que mystérieux. Les dessins y sont excellents et les couleurs sont franchement en total adéquation avec l'ambiance voulue. Par contre, on peut voir une certaine évolution entre les tomes et pour moi, le plus réussi est le troisième.

Au final, chaque tome vaut son petit pesant de cacahuètes malgré une fin qui prend l'eau et qui laisse le lecteur dubitatif. Le premier tome vaut le coup pour la découverte de cet univers surprenant. Le deuxième tome vaut pour le zeppelin dirigé par un automate qui est en fait une divinité. Le troisième vaut pour le sanatorium et le docteur complètement barjot. Quant au quatrième tome, il est intéressant pour les différents dénouements qui arrivent. Le cycle d'Ostruce est une série intéressante, surprenante et vraiment novatrice. Par contre, le dessin peut rebuter certaines personnes et le scénario fourre-tout peut aussi désabuser quelques lecteurs.

Nom série  Cassio  posté le 07/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je fais une petite incursion dans la bande dessinée à moitié historique, à moitié fantastique, car j'éprouvais une certaine curiosité envers ce scénario qui semble à la fois si proche de la réalité et si éloigné. Il est vrai que je suis un néophyte en matière d'histoire, de tenues d'époque, de décors ou encore de langage, alors si j'induis certaines personnes en erreur sur cette série, j'en suis désolé.

Le scénario de Cassio est assez intéressant. En effet, le premier tome reste très terre à terre, on voit une jeune archéologue qui trouve une des maisons d'un certain Lucius Aurélius Cassio qui aurait été assassiné par quatre assassins ayant des motivations différentes. Malheureusement, notre jeune aurait pu survivre à ses blessures et se venger. Fort de sa découverte, elle va tomber dans un cauchemar entre des personnes qui veulent s'emparer des secrets de Cassio et qui sont prêtes à tout pour récupérer des poudres. On voit bien que l'histoire est assez originale et que, même si le scénariste prend des libertés historiques, on reste quand même dans un décor très crédible.

La narration est assez bien foutue. On tangue entre l'histoire de Ornella et de sa quête de vérité et l'antiquité avec l'histoire et la vie de Cassio. Le découpage en 4 tomes pour le premier cycle est bien trouvé, on découvre ainsi à chaque tome un nouvel assassin et on comprend les raisons de son meurtre. Mais la narration entre chaque tome est aussi bien trouvé et l'on est jamais perdu dans le temps. Effort appréciable de la part du scénariste et du dessinateur qui nous offre une histoire menée tambour battant sans jamais nous perdre dans une ellipse temporelle.

Le dessin, par contre est assez moyen. Si les habits sont sympathique et les visages ne se ressemblent pas, on reste quand même dans du basique et cela fait assez bizarre pour un récit à moitié historique. Les contours sont très épais, et les émotions des personnages ne sont pas terribles. Certaines vignettes sont pauvres en décor, alors que d'autres fourmillent de petits détails . Du coup, c'est assez inégal, mais malgré tout cela ne m'a pas du tout gêné. Le tome 4 semble plus réussi au niveau des couleurs et des dessins, donc on peut espérer que le deuxième cycle sera mieux.

Au final Cassio est une série assez passionnante pour le moment, avec un coté fantastique bien trouvé et peu exploré, et un décor historique bien exploité entre Rome Antique et ancienne Égypte. J'espère que la suite sera encore meilleure.

Nom série  Dead Life  posté le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu Dead life et ça se lit très très vite. Pour quelle raison? Parce que ce premier est basé sur une action non stop et cela dès les premières planches. Alors à l'époque où les séries de zombies ont le vent en poupe, où les mangeurs de chair fraîche envahissent nos rayons librairie avec plus ou moins de succès et de talent, qu'en est-il de cette série?

Le scénario n'a rien de bien bandant, il faut le dire. On commence avec un couple qui file récupérer leur fils chez les parents du père. Tout se passe bien jusqu'à la découverte, ou plutôt la disparition d'un calice que le grand père gardait secrètement dans son grenier. L'enfant avoue avoir joué avec pour faire comme dans Indiana Jones. Et là, c'est le drame. Les zombies arrivent et on entre dans une course poursuite d'enfer jusqu'à la fin du tome. Pas le temps de souffler, le scénariste joue avec nos nerfs et nous inflige débâcle sur débâcle pour les différents protagonistes de l'histoire.
Attention tout de même, car le tout est relativement réaliste et on ne fait pas dans les sentiments. Beaucoup de monde y passe, femmes et enfants compris et il y a très peu de bons sentiments. La chose a déjà été vu avec Zombies ou Walking dead, mais ça reste intéressant.
Ce qui est aussi agréable et cela malgré le superflu des personnages, c'est les questions quant à ce calice. D'où vient-il? Que provoque-t-il? Comment le provoque-t-il? A-t-il une vérité historique? Bref des questions qui font que l'on attend les autres tomes avec une certaine impatience.

Le dessin sort des sentiers battus dont nous a habitué Soleil. On s'éloigne progressivement des dessins ronds aux grands yeux, pour aller vers quelque chose de plus réaliste, de plus brut et aussi de foutrement plus adulte. Le gore est de mise avec pas mal de sang et quelques scènes assez trash. Le tout est bien dynamique et colle bien à l'ambiance voulue qui est rapide, asphyxiante et sans concession. Il y a peut être quelques défauts de proportion mais pas de quoi fouetter un chat. Et puis de toute façon, on ne touche pas aux chats, c'est sacré.

Au final, une série sympathique qui commence et qui, malgré un premier tome moyen, promet de une bonne suite. A voir donc.

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