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... a posté 2561 avis et 135 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Sexe  posté le 12/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré son titre explicite, ce comics n'est pas vraiment excitant, il s'agit d'un mix de BD de super-héros et d'érotisme, un concept peu abordé en bande dessinée, et justement ça aurait été l'occasion de se défouler vraiment. Quand je voyais dans les comics Marvel et DC les femmes comme Black Widow ou Batgirl aux costumes lycra moulant leurs formes, ça faisait fantasmer l'ado que j'étais, aussi dans cet album, la frustration est grande car il n'y a rien de bien émoustillant à se mettre sous la dent. Le sexe reste très sage et ne sert qu'à illustrer la décadence de Saturne City.

Bon, l'intéressant, c'est qu'il y a un scénario, une réflexion, il n'y a pas de scènes érotiques à tout bout de champ et amenées n'importe comment ; le scénariste s'interroge sur l'utilité du super-héros qui a raccroché la cape mais qui voudrait bien la reprendre, mais l'ennui c'est qu'il prend trop son temps, et l'homosexualité est traitée de façon trop caricaturale, ça explique la profusion de sexes masculins par rapport aux sexes féminins qu'on voit peu. Seul le dessin de Kowalski reste le point positif de ce comics, je l'avais apprécié sur Badlands (Corbeyran/Rowalski) où il dessinait dejà son héroïne nue avec de belles courbes, mais l'ensemble ne m'a pas séduit comme je l'espérais.

Nom série  Le Chemin du couchant  posté le 12/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On peut y voir au premier abord un beau récit d'aventure, l'histoire d'une traque au Canada, mais en dessous, on perçoit quelque chose de plus conséquent et de plus pertinent.
On s'offusque toujours devant les massacres indiens perpétrés par le gouvernement américain, soit par le massacre méthodique, soit par la spoliation et le vol des terres ordonnés, mais le voisin canadien n'a pas fait mieux. Car en dépit de sa politique fédéraliste qui se veut bienveillante, le Canada en a profité sous couvert de réhabilitation des populations autochtones, pour étouffer les volontés séparatistes dans ce pays, celle du Québec notamment, il y a toujours eu cette rivalité entre Français du Québec et Anglo-Saxons du Canada.

La création de réserves indiennes bricolées à la va-vite, la reconnaissance identitaire et le simulacre d'autonomie, ont participé au morcèlement de ces 2 clans, le Canada voulait donc diviser pour mieux régner ? sans aucun doute, la décohésion et la séparation étant la marque de fabrique du libéralisme anglais qui au sein de ses colonies a toujours maintenu une mainmise grâce à la discorde, ce fut pareil en Afrique et en Asie. J'ai été frappé à la lecture de bouquins très sérieux sur le sujet, de constater la violence employée par le Canada pour annihiler les Indiens récalcitrants. Ce pays n'est donc pas en reste face aux Etats-Unis dans ce domaine.

Cet album relate la fuite de Gabriel Dumont, l'un des principaux alliés de Louis Riel après la bataille de Batoche ; ces personnages et ces événements sont très peu connus parce que le Canada n'est pas très fier de tout ça, il valait mieux le cacher, mais les auteurs montrent des choses intéressantes comme cette indécision des métis qui a permis aux Canadiens de faire la différence face à leur adversaire. Les métis, naturellement tiraillés entre 2 identités antogonistes, sont un peu l'ancêtre du Québecois qui aujourd'hui ne sait pas trop s'il est une nation à part entière, le brassage culturel ayant bousillé tout ça.

Au niveau pictural, c'est très beau évidemment, mais comme dans les albums de Prugne tel Canoë Bay, ce n'est pas ce que j'ai envie de voir dans un western, ce genre d'images en mode aquarelle, je n'aime pas trop ça dans une Bd, d'autant plus que certaines vignettes sont brousailleuses et confuses par endroits et on a parfois du mal à distinguer ce qui se passe.

Nom série  Tex, Le Héros et la Légende  posté le 12/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ignorais que Serpieri avait dessiné à sa façon ce grand héros de la BD populaire italienne, j'en salivais d'avance rien qu'en voyant cet album qui en plus développe un récit complet. Malheureusement, je ne suis pas tout à fait satisfait du résultat ; côté dessin rien à dire, c'est du Serpieri, c'est donc un boulot magnifique encore, on sait qu'il aime le western, il y a consacré de nombreux récits courts que cet éditeur Mosquito s'est mis à rééditer et rassembler dans des albums depuis quelques années.

Bah, l'histoire n'est pas si mal, mais il y a quand même quelque chose qui m'étonne un peu et qui coince quelque part. Il faut savoir que lorsqu' apparaît Tex en 1948 dans des fascicules bon marché en Italie, la typologie du western est encore schématique, elle s'appuie sur les sérials de série B américaine, et quelques traits suffisent à rendre clairs les rôles de chaque protagoniste. Il y a d'un côté les bons, de l'autre les méchants, c'est le règne du manichéisme. Tex étant un légaliste, un pourfendeur d'injustice toujours du côtés des faibles, il est aussi un conciliateur entre les Indiens et les mauvais Blancs, aussi voir la façon dont il traite les Indiens ici, m'a surpris, même si ce sont des rénégats.

Je crois que l'intérêt de cet album est de permettre à Serpieri de donner sa vision d'un personnage qu'il a dû connaître dans sa jeunesse , car Tex Willer est né en 1948, il a forcément comme tous les bambins italiens de sa génération, lu ses aventures , même Sergio Leone disait qu'il en avait lu et que ça lui avait imprimé le goût pour le western. Donc, ce qui est intéressant, c'est de voir une véritable légende de la BD western se lézarder un peu, avec une dose plus violente et moins de purs sentiments, Tex est ici à mi-chemin entre le bon, la brute et le truand si je puis me permettre ce clin d'oeil à mon réalisateur fétiche... maintenant à savoir si les fans inconditionnels apprécieront, ça c'est une autre histoire.

Nom série  Tex (Special)  posté le 12/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet avis sera court car il complète celui que j'ai posté sur la fiche de Tex Willer où je signalais en fin d'avis cette édition. J'ai donc jeté un oeil sur 5 de ces petits albums, c'est joli, propre, soigné, je suis assez content de voir que ce héros majeur de la BD populaire italienne trouve enfin un écrin digne de sa formidable popularité, le matériau le valait bien, ça m'a rappelé bien des heures de lecture lorsque j'étais un ado solitaire dans ma petite chambre.

Clair de Lune reprend ni plus ni moins tous les récits que je lisais en petits formats dans les fascicules Kiwi et Rodeo qui aujourd'hui, retour de manivelle de la gloire, sont recherchés et se négocient même assez chers, c'est une honte, quand je pense comment on les traitait comme des moins que rien dans les années 70 et que maintenant ça a atteint une valeur marchande, je suis dégoûté de voir cette récupération, tout ça parce qu'une poignée d'imbéciles a dû décréter que c'était bien d'un seul coup alors que 35 ans avant ces mêmes imbéciles crachaient dessus.
Donc voila, je ne veux pas m'énerver, je suis content au final de voir ce résultat, ces aventures sont bondissantes et possèdent souvent une petite dose de naïveté, mais elles ont un charme fou, surtout que le dessin n'est pas bâclé, Tex étant une Bd sans doute parmi les plus soignées, on y retrouve plusieurs grands dessinateurs de la grande époque comme Ticci, Fusco, Magnus etc... Une belle édition !

Nom série  Les 4 Amies  posté le 10/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir découvert Gambedotti sur Cercle intime, je lis sa Bd précédente qui visiblement est du même acabit, même si là, le scénario est un peu plus recherché, mais attention, c'est tout juste, c'est pas non plus du haut niveau, c'est du prétexte à des scènes copulatoires à foison, mais au milieu il y a un petit pitch sur ces 4 amies dont les portraits sont assez bien campés.

On assiste dans une sorte de ville futuriste encore à des frasques sexuelles débridées, ça suce, ça pratique la dp, ça sodomise à outrance, avec un peu de recherche dans les pratiques, mais rien de bien surprenant dans ce domaine, il s'agit de petits récits courts mais qui s'enchainent et suivent une continuité sur les vicissitudes de vies tumultueuses de ces 4 filles qui aiment le sexe, même Marité, fausse prude qui se réfugie dans la protection divine mais qui au final se fait trousser comme les 3 autres qui passent pour des salopes, c'est en tout cas l'image qu'en donne l'auteur. Elles sont à la fois touchantes et sulfureuses.

Le dessin est assez mignon et pas dégueu, avec une toute petite touche de style manga, malgré des fonds de cases photoshopés. En résumé, c'est une Bd plutôt chaude mais assez banale qui ne sort pas du tout venant en matière de BD hard, et ça manque singulièrement d'humour, je préfère nettement d'autres séries d'auteurs classiques comme Mancini, Ardem, Jacobsen, Filobedo ou Cosimo Ferri qui sont bien plus excitantes.

Nom série  Le Kama Sutra  posté le 05/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec un tel titre, je pensais vraiment que Manara allait profiter du sujet qui était parfait pour se prêter à de l'érotisme savant dont il a le secret et qui nous régale depuis des années. Malheureusement, la surprise fut grande de découvrir qu'il ne parlait même pas du Kama Sutra, ce recueil indien brahmanique de règles rituelles et de positions amoureuses. Eh ben non, ça aurait été trop beau, au lieu de ça, Manara gâche ce sujet en or pour une stupide histoire autour d'une fille en fuite, avec une succession de saynètes ridicules et sans grand intérêt. A quoi ça sert donc un tel titre ? C'est un piège à gogo pour attirer le lecteur ? j'en ai bien l'impression !

Cette version très fantaisiste du Kama Sutra vue par Manara est une sorte de condensé où il reprend des éléments vus dans ses précédents ouvrages comme Le Déclic, Le Parfum de l'Invisible, Gulliveriana, Révolution et plusieurs récits courts repris en différents recueils ; on reconnait les mêmes fantasmes, les mêmes filles, les situations à peu près identiques, bref ce n'est pas intéressant et même ennuyeux. Visuellement, c'est également surprenant, ces successions de petites cases , je ne trouve pas ça très original, il n'y a que le trait du grand auteur italien qui reste magique, avec ses femmes toujours aussi sublimes, mais le scénario comme souvent chez lui est décevant.

Nom série  Robespierre  posté le 05/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis absolument pas passionné par la Révolution Française, comme je peux l'être pour la guerre de Cent Ans et le Moyen Age en général, voire même l'Antiquité, ce qui fait que je suis assez ignorant sur le sujet, je n'en connais que les parties importantes. Mais c'est une page d'Histoire capitale, une grande page de l'Histoire de France même, je devais donc m'y intéresser, d'autant plus que j'avais déjà lu des Bd dessus, comme dans Histoire de France en Bandes Dessinées.

L'ennui c'est que la narration est assez pénible à suivre pour différentes raisons. On suit le parcours de Maximilien, l'Incorruptible, comme il sera surnommé, depuis Arras sa ville natale où il est avocat, puis ses débuts en politique comme député des Etats Généraux du Tiers-Etat, puis son ascension à la tête de la Convention, jusqu'à sa chute le 9 Thermidor. On voit à peine lorsqu'il est blessé dans l'Hôtel de Ville de Paris, et on ne nous montre pas son éxécution avec celles de ses partisans comme son frère ou Saint-Just ; son cheminement est ponctué par ses prises de position, mais je trouve qu'on ne nous montre qu'une période de vie politique partielle, la Terreur est à peine évoquée, ou alors la narration est tellement confuse que je n'ai pas réussi à la déterminer, plusieurs événements sont évoqués ou montrés, mais dans une grande confusion.

Il y a eu tant de mots célèbres dans cette période que je m'étonne que les auteurs n'en évoquent aucun, que ce soit de la part de Danton ou d'autres acteurs, il n'y a que celui de Desmoulins "Brûlez n'est pas répondre" lorsqu'il répond à Robespierre qui l'accuse et le menace de supprimer son journal. Même s'il faut se méfier de ces fameux mots, ça fait toujours plaisir d'en voir dans une Bd, et certains sont vrais comme celui de Danton qui crie sur l'échafaud au bourreau : "Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine", ça aurait été sympa de la mettre d'autant plus qu'on nous montre l'éxécution du célèbre tribun, victime de ce fou de Robespierre.

Certains événements sont montrés, mais je pense que c'est un choix des auteurs, car on ne peut pas tout montrer, il y en a trop : les événements des Tuileries du 10 aout 1792, le Serment du jeu de Paume, les massacres de septembre 92, l'éxécution de Louis XVI (là aussi avec un mot oublié), le début des guerres de Vendée, la Fête de l'Etre Suprême etc... de même qu'on ne voit ni Marat, ni Saint-Just, ni Mirabeau, j'ai l'impression que les auteurs condensent énormément, à tel point qu'on est un peu perdu si on ne sait rien de cette Révolution.

Ce qui m'a semblé plus intéressant dans cet album, c'est le portrait de Robespierre, l'homme encore aujourd'hui suscite l'adhésion ou le rejet ; par dela les clichés et les idées reçues colportées sur l'Incorruptible, les auteurs tentent de faire ressortir la complexité de l'homme, de son histoire et proposent des clés pour mieux comprendre cette Révolution vue par ceux qui l'ont faite. Sauf que l'entreprise n'est pas une franche réussite, heureusement que le dessin de Meli qui a oeuvré dans cette collection sur Saladin et Lincoln (Glénat), est agréable, même si ces personnages emperruqués ont presque tous la même tête, ce qui est parfois difficile pour savoir qui est qui.
Je note donc 3 mais c'est en fait du 2,5/5, pour le travail documenté et le dessin, mais j'en ai appris de façon plus complète et plus agréable dans la Bd Histoire de la Révolution française et aussi dans les fascicules Larousse que j'évoquais au début de cet avis, car c'est le genre d'album qui s'adresse aux érudits connaisseurs du sujet.

Nom série  Duke  posté le 02/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Enfin, je lis cette Bd que je n'avais pas réussi à lire jusqu'à présent ; faut dire qu'après presque un an d'arrêt de BD en 2018, j'ai perdu beaucoup de repères et aussi l'envie de lire des Bd, je n'étais plus dedans, pris par d'autres activités. Mais cette fois, même si je reviens plus en douceur, je recommence à apprécier le genre de vieux fondamentaux qui ont fait le bonheur de mes jeunes années, et ici, Hermann répond à ce besoin.

Bon attention, j'ai entendu beaucoup d'avis négatifs de la part de mon entourage amateur de BD, notamment mon pote de la Fnac qui m'en a pas dit du bien, mais en admirateur incontesté de western, je partais confiant. Or, même si le scénario du fils Huppen est d'un classicisme désarmant, je marche parce que tout le monde le sait sur BDT, je suis un fou de western, bon je n'accepte pas tout quand même, j'ai lu dans le passé des westerns très mauvais, d'autres me séduisent à moitié, mais là, bah oui c'est une classique histoire de gros bonnet qui tient une ville, avec un sherif qui ferme les yeux, une bande de tueurs hyper stéréotypés (un mix de bandits de western spaghetti et de western hollywoodien), et un preux chevalier qui tente de remettre de l'ordre... oui c'est mille fois vu en BD et surtout à l'écran dans les vieilles petites séries B avec Randolph Scott notamment que je voyais dans les années 80.

Malgré ce handicap, j'aime l'ambiance un peu lente et limite crépusculaire insufflée par les auteurs, et aussi par le dessin de Hermann, même si je conçois qu'en western, Hermann n'a jamais été aussi bon que sur Comanche. Pourquoi me direz-vous ? mais tout simplement parce qu'il avait Greg comme scénariste et que ce gars connaissait l'Ouest comme s'il y était né, et qu'il vous pondait un récit autrement plus charpenté que celui-ci, avec plein d'astuces psychologiques et un travail de fond sur les personnages.
En plus je préférais largement le dessin de Hermann sur Comanche, c'était cent fois plus joli, car depuis qu'il bosse en couleurs directes, je trouve son dessin beaucoup moins appliqué, j'ai toujours l'impression de voir une sorte d' ébauche, et puis ses bonnes femmes non, c'est pas possible, il a vraiment un problème avec ça, elles sont toujours aussi laides, de même que les visages sur cette série sont bizarrement colorés, on dirait des blacks, ils sont plus foncés que sur d'autres Bd... bon sinon, son trait est quand même correct, faut pas non plus cracher dessus.

Le tome 2 change un peu, il s'agit d'une traque qui là aussi n'a rien de bien original, l'histoire accuse une petite baisse de rythme, il y a un long dialogue entre Duke et Rose, ça pèse un peu sur la narration je trouve, mais sinon ça conforte ma bonne impression sur ce western ; graphiquement, je parlais de Comanche, et je trouve que Jim a des airs de Red Dust, et le marshall Sharp ressemble à Bombardier Cavendish, le boxeur qui aidait Dust dans ce qui reste probablement comme le meilleur diptyque, celui titré Les Loups du Wyoming / Le Ciel est rouge sur Laramie. Comme on le voit, Hermann est peut-être nostalgique de cette Bd qui reste un western majeur, d'ailleurs lorsque je l'avais rencontré dans un petit salon BD à Barsac, il m'avait confié que malgré le poids de Greg qu'il devait un peu subir, il gardait une affection pour Comanche, et moi je trouve que c'est une de ses apothéoses d'auteur.

Voila donc, "Duke" est un western assez banal mais qui a su intéresser suffisamment un vieux passionné du genre comme moi, par son atmosphère, son dessin et ses personnages, je trouve qu'il y a quand même du beau matériel dans cette série, elle ne mérite pas d'être boudée.

Nom série  Inguinis  posté le 24/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tenter de concilier récit cohérent et érotisme est souvent peu facile, l'un prend parfois le pas sur l'autre, mais ici, chapeau ! les auteurs livre une intrigue consistante tout en n'étant pas avare de scènes hot. Manoeuvres politiques, complots, violence, meutres, sexe, ce sont des éléments qui composaient la société romaine dans l'Antiquité. Bon, j'avoue que ce scénario n'est pas neuf, j'ai vu ce genre de mix dans le cinéma bis italien, très friand dans les années 70 et 80 de revisiter son histoire romaine, mais comme je disais, ce scénario est suffisamment consistant et captivant pour qu'on s'y intéresse, car il fait corps si j'ose dire, avec les scènes de sexe. Les orgies romaines étaient inévitables dans un tel sujet.

Le grand intérêt de cette Bd, c'est bien évidemment le dessin de Guenet dont j'ai déjà dit du bien ailleurs. J'avais en effet été époustouflé par la qualité de son rendu quasi hyperréaliste sur Orks, série que j'avais beaucoup appréciée, et j'avais souligné déjà la formidable plastique de ses personnages. Ici, il trouve un terrain propice pour exprimer la beauté des corps tant masculins que féminins, les mecs ont tous la tablette de chocolat et les femmes sont de vraies bombasses hyper bien gaulées. Il était temps même que Guenet aborde la BD érotique et historique après la fantasy sur Orks et plus anciennement Dedal, la légende du roi barbare, un ovni foutraque où il se faisait la main mais qui déjà laissait entrevoir son style.

J'ai aussi signalé que son dessin atteignait une telle puissance graphique que ça ressemblait à du Corben ; et là sur "Inguinis", on y retrouve les mêmes composants graphiques, l'expressivité des personnages, l'exagération des corps, les anatomies, la palette de couleurs sont très voisines. Donc Guenet est un auteur à suivre, et je me réjouis d'avance de lire la suite de cette série. Encore une belle réussite de l'éditeur Tabou.

Nom série  Mondo Reverso  posté le 22/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
N'étant plus abonné à Fluide glacial depuis plus de 20 ans, j'ignorais que cette bande y était publiée, je l'ai découverte par hasard lors d'un prêt, et c'est assez spécial. On est dans ce qu'on pourrait appeler le western féministe. Ce qui frappe évidemment, c'est l'inversion des rôles entre hommes et femmes, surtout dans le contexte du western, genre qui en BD comme au cinéma, a toujours été une histoire d'hommes où les femmes ne jouaient qu'un rôle secondaire, souvent de potiche décorative ou de monnaie d'échange. Or ici, ce sont les femmes qui chevauchent les canassons, boivent sec, pincent le cul des mecs et font la loi, tandis que les hommes en sont réduits à des rôles soumis de boniches ou de faire-valoirs. Cette idée est plutôt cocasse et audacieuse, l'ironie vise non seulement le western dont les codes du genre sont conservés mais détournés, mais aussi la masculinité triomphante qu'on trouve dans la bande dessinée en général.

Passé l'effet de surprise de cet inversement des rôles, l'intention louable au départ ne tient pas toutes ses promesses, l'histoire peine à tenir la distance sur 80 pages, c'est poussif et paresseux, le récit n'est pas convaincant et semble trébucher dans sa structure narrative, la démonstration ne dépasse pas le simple inversement des clichés sans les remettre en question, dommage. Reste heureusement le dessin qui permet une certaine mansuétude ; c'est un sépia réalisé au brou de noix, comme Rossi sur Le Coeur des Amazones, il a la particularité étonnante d'adopter un style caricatural exagéré sur les visages des personnages, et des détails réalistes sur l'ensemble, notamment un soin dans les décors, ce qui donne un cachet original et très plaisant.
De Bertail, j'avais lu Shandy, un Anglais dans l'Empire et Ghost money, où son dessin était déjà très sympa, mais ces Bd datent de très longtemps, son style a bien évolué depuis.

Nom série  Sexorama  posté le 22/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Le sexe expliqué par l'humour, c'est la mode depuis un certain temps, on l'a vu avec Une histoire du sexe (Sex story) ou encore avec la collection Le Guide de... où l'on trouve notamment le Guide du Sexe. Cet album décrit différentes approches du sexe selon les points de vue des femmes et des hommes, avec les anatomies spécifiques, les techniques de l'amour, les accessoires, les petits tracas, les paroles liées au sexe etc... bref tout ce qui peut rendre la vie sexuelle agréable ou pénible.

Même si la démarche part d'une bonne intention, et même si on y trouve quelques idées par-ci par-là, le résultat m'a laissé très dubitatif, je n'ai vraiment pas apprécié ces blagues trop inégales ; c'est parfois drôle mais c'est aussi parfois très nul, sans compter un côté trash et vulgaire. L'autre raison qui me bloque, c'est ce dessin, je n'aime pas du tout ce style géométrique et minimaliste, les personnages à poil y sont vilains et ce n'est pas du tout gracieux, on dirait carrément du dessin d'enfant. La mise en page de style gaufrier à petites cases toutes de la même taille, c'est pas top non plus. Dans un domaine érotique rigolo, je préfère nettement les Bd cent fois mieux dessinées avec application et beaucoup plus drôles comme Magali, la petite infirmière ou Galipettes...

Nom série  Le Passeur (Hermann/Yves H.)  posté le 21/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai un peu le même avis que Gaston, c'est un récit d'anticipation à connotation fantastique, qui se rattache à une ambiance post-apo étrange, mais qui n'en est pas tout à fait, en fait on ne sait pas trop où on est, c'est quasi surréaliste, avec une atmosphère sinistre, des personnages encore plus étranges comme cet homme tronc sans bras ni jambes, et des décors également étranges. On ne sait pas ce qui s'est passé, s'il y a eu une guerre ou autre, on ne nous dit rien là-dessus, et à la rigueur, ce n'est guère important.

L'association de Hermann et de son fils Yves H. est très inégale, ils ont livré de bons récits mais aussi des récits très moyens, celui-ci se situe un peu entre les deux. L'idée est intéressante, mais qu'est-ce que c'est démoralisant, c'est un récit sombre et désespéré qui ne m'a pas vraiment passionné. C'est réservé aux fans d'Hermann ? ben non justement, moi je suis fan depuis le journal Tintin, mais c'est pas parce que j'aimais Bernard Prince et Comanche que je dois aimer tout le reste, je n'ai jamais trop apprécié Jeremiah, beaucoup plus Les Tours de Bois-Maury, mais il y a des Bd indépendantes d'Hermann sur lesquelles je butte, bref c'est pas une raison parce qu'on aime un auteur qu'on doit être aveuglé au point de ne pas voir quand c'est moyen. Mais comme j'ai dit, ce récit me laisse mitigé, le dessin est bon comme toujours, encore que les visages de femmes, on sait que Hermann n'y arrive pas, mais à part ça, c'est du Hermann quoi...

Nom série  Lincoln (Glénat)  posté le 21/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'album s'ouvre sur le carnage de Gettysburg qui reste l'une des plus sanglantes batailles de la guerre de Sécession. Le lecteur est immédiatement dans le bain de la guerre si je puis dire, mais cet album qui s'ajoute à cette impressionnante collection Ils ont fait l'Histoire par Glénat/Fayard, ne s'intéresse heureusement pas qu'à la guerre, je redoutais cette optique, mais non, les auteurs choisissent une narration assez linéaire au travers de Lincoln qui raconte lui-même sa vie dans le train qui l'amène à Gettysburg où il prononcera un discours célèbre que les écoliers américains apprennent encore par coeur de nos jours.

On assiste donc à l'enfance assez rude d'Abe comme on le surnomme, il accomplit divers petits métiers et travaille à la dure, ce qui lui forge un moral d'acier et une force physique que sa grande stature met en valeur. Cette partie m'a rappelé le beau film de John Ford, Vers sa destinée (Young Mister Lincoln) où le jeune Henry Fonda incarnait le personnage alors qu'il était avocat et défendait les opprimés. On voit un peu cette fonction dans la Bd, de même qu'une image qui représente Lincoln à cheval sur sa mule en lisant un bouquin, est un clin d'oeil directement tiré du film (page 17).

L'ensemble de cette biographie expose avec clarté les fondements de la guerre de Sécession, avec ce qui oppose le Nord au Sud, c'est très intéressant car pour nous Européens, on ne sait pas toujours comment et pourquoi cette guerre a été déclenchée. L'oeuvre politique de Lincoln est également bien décrite, on y voit les grandes étapes de sa jeunesse et de tout ce qui a jalonné sa vie politique jusqu'à son assassinat un peu théâtral par Booth (dans un théâtre d'ailleurs), et on comprend pourquoi il laisse l'image d'un grand homme d'Etat, profondément humaniste, dans l'esprit du peuple américain.
Le dessin de Roberto Meli est très beau, ce n'est pas un nouveau venu dans cette collection puisqu'on lui doit déjà 2 tomes : Saladin et Robespierre. Son trait est appliqué, le visage de Lincoln est bien reproduit, et certaines images sont foisonnantes comme cette belle double page sur la bataille de Bull Run. Un bon album.

Nom série  La Venin  posté le 20/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Malgré le fait que ce western récupère pas mal de stéréotypes du genre, je le trouve intéressant et suffisamment intriguant avec sa narration entrecoupée de flashbacks laissant voir l'enfance de cette gamine dans un bordel qui une fois adulte, se rend dans un patelin de l'Ouest pour y semer la pagaille en faisant parler la poudre et en cachant bien son jeu. Apparemment, l'héroïne surnommée la Venin par un scout Apache, traine un lourd passé, et visiblement c'est une histoire de vengeance. Ce thème est tellement éculé dans le western que Laurent Astier devra faire preuve d'une grosse dose d'originalité pour surprendre.

J'ai envie de voir cette évolution parce que ce premier album démarre bien en plantant le décor et les personnages, on devine un truc pas catholique sous les motivations d'Emily, ça laisse augurer quelque chose d'intéressant, surtout que ce western a de bons atouts :
- un coin perdu du Colorado
- une action située en 1900, début du 20ème siècle où l'Ouest entre en mutation
- une héroïne de caractère très badass sous de beaux atours
- les péripéties sont déjà captivantes pour un premier album, ça va très vite, puisque ça commence dans un bordel, puis on arrive à Silver Creek, il y a un meurtre puis une traque et on aboutit dans une réserve Comanche...
- ça mélange le fictif et le réel, ben oui, on parle de Butch Cassidy, du Wild Bunch, de Geronimo, de Quanah Parker, de Tom Horn et de Charlie Siringo et du Sundance (personnage évoqué dans un autre western chez Glénat Sundance), sans compter les gars de chez Pinkerton... tous ces gens ont vraiment existé. Le seul ennui, c'est qu'il va falloir encore se farcir 5 albums et attendre.

Ce qui compte, c'est que la Bd est construite autour d'un personnage solitaire de femme charismatique et que ça donne envie d'en savoir plus. Le dessin d'Astier, je m'en méfiais avant d'ouvrir cette Bd, car j'avais conservé un souvenir plus que mitigé avec Cirk, mais ensuite, Comment faire fortune en juin 40 m'a un peu rassuré, son dessin s'est amélioré, même si je trouve encore ça et là un petit aspect hésitant, comme si le trait n'était pas fignolé, surtout sur certains visages (le petit vieux du début), mais je chipote sans doute, il y a de belles images de ville et de désert, et le dessin a un petit air de Ralph Meyer, donc c'est pas mal.

Nom série  Churchill  posté le 18/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le traitement de cette biographie en 2 tomes est bénéfique pour approcher ce grand homme politique britannique. Le récit commence avec une enfance très aristocratique et sévère, puis se poursuit avec les exploits militaires du jeune Winston lors des guerres coloniales de l'Empire britannique, et les premières tentatives politiques. On apprend qu'il s'est fixé un plan de carrière très précis.

Tout ceci m'a rappelé un très beau film, les Griffes du Lion, réalisé en 1974, avec Simon Ward qui était un quasi sosie du personnage, et qui s'intéressait surtout à la jeunesse de Winston et à ses premiers succès parlementaires. On sent que c'est une bio qui caresse dans le sens du poil, il y a aussi de nombreux raccourcis et ellipses, on passe vite sur certains faits, même si l'épisode peu glorieux des Dardanelles est bien évoqué. Le point de vue d'un oeil anglais est intéressant sur ces années, jusqu'au tome 2 qui rejoint un autre film, plus récent, les Heures sombres, où Gary Oldman livre une prestation énorme.

Ce tome décortique l'oeuvre de Churchill surtout pendant la Seconde guerre mondiale qui reste probablement son plus grand titre de gloire, avec nombre de discours célèbres et de mots percutants ("Du sang, de la sueur et des larmes"). Cette partie m'a un peu moins captivé, peut-être du fait que j'ai vu il y a pas si longtemps le film les Heures sombres, mais dans l'ensemble, j'en ai pas mal appris sur Churchill.

Le dessin est moyen, je ne sais pas quelle est la part de Regnault ici, mais sur l'album, il est fait mention en dessinateur principal de Alessio Cammardella, son dessin n'est pas laid, mais je le trouve parfois un peu brouillon et guère séduisant.
Au final, la riche carrière politique de Winston Churchill me semble bien abordée, bien que sans doute de façon incomplète, mais je ne suis pas assez connaisseur du bonhomme pour en juger, ce que j'ai lu m'a suffi pour avoir une idée du personnage qu'il était.

Nom série  Alexandre le Grand  posté le 18/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette biographie vient étayer cette collection Ils ont fait l'Histoire en section Antiquité qui ne comptait que Vercingétorix et César. Je préfère largement la figure d'Alexandre le Grand à celle de Jules César, et je connais bien les étapes de sa courte vie puisqu'il est mort à 33 ans après avoir accompli une oeuvre considérable de conquérant militaire, de colonisateur, de pacificateur et d'administrateur en respectant les peuples conquis.

L'approche choisie est différente de celle vue dans Alexandre - L'épopée, c'est une vue très partielle de sa vie qui aurait pu être plus complète, je regrette que le récit ne démarre pas avec la jeunesse du héros et ses premières campagnes, on manque ainsi plusieurs étapes importantes : l'assassinat de son père Philippe de Macédoine, les batailles d'Issos et du Granique, l'épisode du Noeud Gordien, la mort de son cheval Bucéphale, la mort de Parménion, l'entrevue avec le roi vaincu Poros (ou Porus) sur les rives de l'Indus ("Comment dois-je te traiter ?" "En roi !" et Poros devint un de ses fidèles alliés), les derniers mots d'Alexandre ("Au plus fort" ou "Au plus digne" selon les versions)... de même qu'on ne voit pas sa mère Olympias ; tout ceci est ignoré ou survolé, parfois relaté dans le dossier en fin d'album, mais moi j'aurais bien voulu les voir en dessin, même si je suis conscient qu'on ne peut pas tout montrer, ou alors il aurait fallu 2 tomes, et pour un tel personnage, ça n'aurait pas été superflu.

Bref, la façon dont le récit est conduit me satisfait à moitié, et la façon sont sont présentés les épisodes de la vie d'Alexandre me laisse sur ma faim, mon intérêt est déçu, pas comme sur l'album César, mais pas loin. Le dessin est joli, avec de belles images de Babylone, mais rien de transcendant.

Nom série  Mayas  posté le 14/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Mayas, ce peuple d'Amérique centrale dont la civilisation s'étendait entre le Mexique, le Guatemala et le Honduras, ne cesse de fasciner. Moi ça me passionne depuis longtemps, beaucoup plus que l'Egypte des Pharaons.
Cette Bd ne vise pas le point de vue didactique et historique précis, on n'y verra pas les grandes cités de Copan, Tula, Tikal ou Palenque, mais une histoire de conflits et rivalités entre peuples et tribus, dans un contexte très aventureux et imaginaire, d'où mon classement en aventure et non en historique.

Cependant attention, l'auteur Georges Ramaïoli n'est pas le premier venu, on connait sa précision et son souci du travail bien fait, son besoin de vérité, d'où une BD très bien documentée sur les coutumes et rites religieux des peuples toltèques, mayas et indigènes au Nord du Yucatan (les Atacapas étant probablement des Indiens d'Amérique du Nord). Il aborde cette histoire et ces peuples comme il l'a fait dans Zoulouland, avec un maximum de connaissances.

Même si Ramaïoli ne situe pas son épopée, on est ici au moins 600 ans avant l'arrivée des Espagnols, les costumes et parures sont également fidèles aux illustrations vues sur des gravures, sculptures et sur les codex. Sur ce matériau solide, Ramaïoli imagine un récit sympathique et plausible, au départ inspiré par le film les Rois du soleil (1963) puis qui s'en écarte. Plusieurs étapes de la vie quotidienne et de nombreuses péripéties meublent ainsi les 5 albums de cette série très méconnue et qui vaut le coup d'être découverte. Les plus exigeants y verront sans doute un aspect naïf, mais c'est très agréable à lire. Au niveau du dessin, on connait le trait réaliste de Ramaïoli, sauf qu'à partir du tome 3, il utilise la couleur directe, et je trouve que le dessin est un peu moins fignolé.

Nom série  Les Sexties  posté le 13/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je trouve cet album suffisamment connu, je pense même qu'au début des années 80, il l'était autant que Les Sextraordinaires aventures de Zizi et Peter Panpan du même Lauzier, je m'en souviens très bien, et j'avais complètement oublié que je possédais cet album, je l'ai retrouvé par hasard sous une pile énorme de bouquins que j'avais mis au rebut, je vais peut-être essayer de l'échanger. Car je me souviens aussi que j'avais été assez déçu de l'avoir acheté.

C'est une sorte de condensé ou de best of de ce que faisait Lauzier à l'époque, il ne faut pas oublier qu'il a débuté dans le dessin humoristique avant d'accéder à la bande dessinée, on en retrouve donc pas mal ici, dont beaucoup ont été publiés dans le magazine de charme Lui, d'où le titre et le ton qui tourne autour du sexe, le dessin en galerie est paru dans Lui, il fait partie des bons contenus de cet album qui reste très inégal, plusieurs autres ne sont pas aussi réussis, les courtes histoires et les parodies qui le complètent ne sont pas toujours terribles. Lauzier porte un regard sans complaisance sur les travers de la société mais n'aborde pas le sexe de façon crue, tout ceci reste soft et il me semble moins féroce qu' à son habitude. Un album moyen qu'on peut parcourir par curiosité mais loin d'être indispensable, à moins d'être fan de Lauzier.

Nom série  Jonas Fink  posté le 13/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me souviens vaguement avoir lu "Jonas Fink" en diagonale dans les pages du mensuel A Suivre vers 1994, mais à cette époque, je n'avais pas envie de me plonger dans un récit politique touchant les pays de l'Est, j'ai eu ma dose ensuite avec certaines Bd là-dessus, principalement Partie de chasse de Bilal et Christin. Aujourd'hui, je n'en avais guère plus envie, mais bon comme j'aime bien Giardino et l'occasion de ce dernier album sorti en 2018, je me suis lancé.

Giardino est incroyable, il aura mis plus de 20 ans pour terminer cette histoire qui commence à Prague en 1950 et qui suit les affres d'un jeune garçon au destin brisé, en donnant une image tragique du totalitarisme stalinien en ex-Tchécoslovaquie, et la misère que ça engendre. Sûrement bien documenté (moi je lui fais confiance n'étant absolument pas passionné par le sujet), Giardino fait bien sentir l'ambiance délétère qui devait régner dans ce pays à cause d'un régime politique répressif, et qui fout en l'air la vie de Jonas. Ces tourments sont heureusement compensés par des choses positives, par l'amour notamment, car on peut aimer sous les dictatures, le récit prend parfois un ton romanesque.

Le dernier album a pour cadre le fameux Printemps de Prague, quand les troupes soviétiques envahissent le pays pour le mettre sous tutelle. Jonas a une nouvelle petite amie, il tient une librairie subversive, la vie se libéralise un peu, et les anciens dirigeants souhaitent le retour du bon vieux communisme d'Etat. Giardino décortique causes, effets et conséquences de la fin du Printemps de Prague, qui mèneront plus tard à la chute du mur de Berlin, mais tout ceci me laisse plus ou moins indifférent, la lecture ne fut pas ennuyeuse mais j'ai lu cette Bd sans passion, c'est souvent démoralisant et je ne trouve aucun plaisir dans ce genre de lecture. Grâce à son dessin précis et élégant, cette Ligne Claire inimitable, Giardino m'a aidé à passer le cap, mais je le préfère dans ses autres oeuvres.

Nom série  Chasseurs d'or  posté le 07/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je crois que j'ai ramené cet album de mes achats d'occase à Angoulême cette année, mais je ne le lis qu'aujourd'hui, accusant un gros retard dans mes lectures. J'ai mis l'achat même s'il n'est pas absolument indispensable, car c'est une curiosité et c'est sympathique à lire.

Il s'agit d'un des premiers albums édités par Delcourt, maintenant ils n'éditeraient plus ce type de Bd, ils ont pris trop la grosse tête, et c'est dommage. L'album reprend 2 récits qui ont été publiés dans Pif-Gadget vers 1980 : Les Frères de la Côte et la Ruée vers l'or, retitrés ici "Chasseurs d'or". Le scénariste maison Jean Ollivier concocte 2 histoires classiques qu'on rencontrait en récits complets à l'époque dans ce journal jeunesse, et l'intérêt majeur vient d'André Juillard qui dessine ces 2 récits alors qu'il venait de démarrer dans Pif-Gadget, Masquerouge avec Cothias. Son dessin est plus maîtrisé que dans Bohémond de Saint-Gilles et même que dans les premiers récits de Masquerouge, il a déjà le trait velouté et élégant qu'on retrouvera 2 ans plus tard dans Les 7 vies de l'épervier.

Le premier récit intitulé Coeur de Gris comporte 18 planches et conte une classique histoire de pirates français dans la mer des Antilles qui font la chasse aux Espagnols et à leurs galions chargés d'or volé au Mexique ; le héros Coeur de Gris et son équipage parviennent à capturer un énorme galion grâce à une ruse. C'est un bon récit, intéressant aussi car il montre des boucaniers qui contrairement à l'idée reçue n'étaient pas des pirates, ils tirent leur nom des boucans qui leur servaient à faire fumer la viande ; sédentaires, ils vivaient sur des îles mais ce n'était quand même pas des saints. Le second récit de 22 planches suit le futur écrivain Jack London dans sa quête du filon en 1897 au Klondike, alors qu'il était dans sa vie aventureuse, après avoir été matelot et cowboy ; cette épopée en Alaska lui fournira le matériau pour écrire ses livres, dont Croc-Blanc et l'Appel de la forêt sont les plus connus. Ce récit est moins captivant mais instructif.

Voici donc un album qui retrace à travers des destins proches, deux moments essentiels de la grande fièvre du métal jaune.

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