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Avis posté par Tomdelapampa Infos posteur le 20/06/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Hormis les films, Conan m'était complètement étranger mais j'aime cet univers, alors quand j'ai appris le concept de la série à savoir l'adaptation des récits initiaux d'Howard par des grands de la bd je ne pouvais être qu'intrigué, tout en restant méfiant sur une qualité inégale des albums à venir, problème majeur de ce genre de collection.

L'avenir me fera peut être mentir mais à ce jour (6 albums) c'est quasi un sans faute.
On sent des auteurs impliqués et heureux de travailler sur un tel matériel et leur vision du personnage bien que différente est sans faute de goût.
Visuellement on en prend plein les mirettes et les péripéties de Conan sont agréables à lire car assez variées et exotiques dans les destinations, il aura tenu bien des rôles en tout cas (mercenaire, général, roi, pirate ... pas qu'un simple barbare) même si on connaît le fin mot de l'histoire à chaque tome ... syndrome james bond ^^
Bref très bonne collection pour découvrir ou approfondir le personnage et le replacer à l'origine de son mythe dans la vison de son créateur.

tome 1 : gros scénario à faire rentrer dans un one shot, Morvan s'en tire pas mal (fin un poil trop rapide qq pages en sus auraient été la bienvenue) et l'intro avec la voix off de Conan est excellente pour cerner de suite le personnage et son côté dit barbare, Alary est surprenant et s'en tire magnifiquement bien dans la composition des pages.
Tome 2 : intro magnifique dans son traitement graphique, apres les auteurs du roy des ribauds ou d'iras dei déroulent leur savoir faire, du tout bon, mais aventure plus classique et linéaire
Tome 3 : grosse claque par les auteurs de la licorne, avec superbe conclusion
Tome 4 : petite déception à la première lecture tant le scénario est maigre malgré une maîtrise graphique indéniable, heureusement la relecture fait mentir la 1ère impression, on a là une des plus belles adaptations des nouvelles d'Howard, Robin Recht s'est vraiment approprié le récit (mention spéciale)
Tome 5 : aïe le dérapage, j'en attendais peut être trop au vue des auteurs mais pas fameux comme album (et pauvre de moi je l'ai pris dans sa version noir et blanc, la version couleur m'ayant rebuté), alors attention l'album est pro et se laisse lire mais je n'ai pas senti d'investissement particulier des auteurs, histoire très linéaire et Etienne Le Roux rend une copie lisible mais sans forcer son talent (on est très loin de sa série l'éducation des assassins que je souhaiterai voir perdurer d'ailleurs ...) bref album classique et souffrant de la comparaison dans la collection
Tome 6 : du très très bon Virginie Augustin m'a épaté graphiquement et narrativement, je ne l'attendais pas sur cette collection, excellente surprise
Tome 7 : à venir ... mais grosse grosse attente sur le titre adapté (considéré comme une des meilleures nouvelles) et sur les noms affichés (Cassegrain, Hautiere et Vatine)

Nota : les 1ères éditions sont accompagnées d'un cahier bonus qui constitue un vrai plus, outre recherche graphique et dessin hommage, c'est le petit mot de Patrice Louinet qui donne tout le sel à la conclusion de l'album.

Avis posté par Le Grand A Infos posteur le 02/05/2018 (dernière MAJ le 06/06/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
« Ses textes ont forgé les codes de la fantasy. Ses personnages (Conan, Kull, Solomon Kane, Red Sonja, Bran Mak Morn, El Borak, Agnès le noire...) ont marqué des générations de lecteurs. Depuis une quinzaine d’années, Robert E. Howard connaît une véritable résurrection littéraire. Débarrassée des interférences de ceux qui se l’ont appropriée après sa mort, son œuvre fondatrice est désormais accessible dans toute sa force grâce à des éditions respectueuses de son travail. » Patrice Louinet, éminent spécialiste de Robert E. Howard.

En 2007 la maison d’édition Bragelonne a entrepris la compilation sous la forme de 3 intégrales des nouvelles de l’écrivain texan sur le barbare le plus connu au monde. Patrice Louinet et d’autres ont effectué un véritable travail d’archéologie littéraire, retraduisant parfois à partir des tapuscrits originaux lorsque ces derniers étaient disponibles. Ayant pour ma part ingurgité les précédentes versions en Livre de Poche lorsque j’étais plus jeune, le héros cimmérien ne m’avait pas laissé une très forte impression, ni même la plume de son créateur, bien que reconnaissant l’immense héritage laissé par ce personnage phare d’un genre que l’on nommera plus tard Heroic Fantasy. Avec ces livres j’ai pu revoir mon jugement et découvrir par la même occasion la plume d’un écrivain à part entière, éloigné de l’image de tâcheron et de fou que les médisants lui ont forgé au fil des décennies.

Un bref rappel sur le sujet en question : Conan est né aux États-Unis en 1932, dans le magasine Weird Tales, sous la plume de Robert E. Howard, suicidé en 1936. Il faudra attendre 1968 et sa réédition en ouvrages de poches, aux couvertures signées Frank Frazetta, pour que le succès soit au rendez-vous. Adopté par le comics deux ans plus tard, puis par le cinéma, la télévision, les jeux de plateau…, « Conan » est devenu un mythe qui a rapidement franchit les frontières américaines. Né dans la légendaire Cimmérie, l’imposant guerrier parcourt des contrées sauvages - rencontre d’autres peuples, affronte des créatures maléfiques, lutte contre les tyrans, croise la route de jolies femmes – « pour fouler de ses sandales les trônes constellés de joyaux de la Terre »… ^^

Le projet ambitieux affiché par Glénat est ni plus ni moins que d’adapter sous papier glacé ces fameuses nouvelles originales respectueuses des écrits de leur concepteur. Adapter Conan, le vrai, pas celui qu’on a appelé Conan le Barbare, c’est un rêve de geek qui se réalise aujourd’hui, c’est noël avant l’heure ! Douze nouvelles sont annoncées au calendrier de l’éditeur. Douze dessinateurs accompagnés par un scénariste, ou en solo. Pour déclencher les hostilités l’éditeur cogne fort avec la parution de deux albums la même date, dont le premier est certainement une des histoires les plus connues et appréciées des fans :

La Reine de la côte noire
(scénario : Jean-David Morvan dessin : Pierre Alary couleur : Sergio Seydas)

Autant se l’avouer, dans le tas il y aura des albums que l’on appréciera plus ou moins selon les graphismes ou la teneur de l’histoire. Ici j’avais clairement plus d’appréhension sur le dessin cartoonesque d’Alary que sur le scénario de Morvan qui ne pouvait que difficilement se rater vu le potentiel de la nouvelle. Alors nos deux auteurs sont-ils parvenus à ménager le problème cimmérien de la chèvre, du chou et le loup ? Plusieurs bons points pour Alary : le chara-design de Conan passe, enfin nous nous éloignons de l’image « slip à fourrure » qui lui collait à la teub, le personnage apparaît dans toute sa splendeur. Une gueule quelconque mais un attirail témoignant de sa vie et ses aventures passées : casque du Nordheim, cape d’Ophir, épée d’Aquilonie, etc. En revanche pour Bêlit, ça passe moyen. Comme dans les meilleurs histoires de Conan, ce dernier n'est pas au centre des attentions mais n'est souvent que simple spectateur. Bêlit est ici l'égal du barbare, elle partage l'affiche à ses côtés. Il ne fallait donc pas se louper, à travers elle Howard a écrit le seul personnage féminin un tant soit peu badass de la série. L’écrivain imaginera d’autres héroïnes sexy, strong independant woman, par la suite mais avec Bêlit on peut dire qu’il nageait à contre-courant et qu’il fût un des seuls à mettre en avant une femme guerrière à l’époque. Pour le coup, je trouve qu’elle manque de prestance ici, elle ne parvient à soulever mon enthousiasme. Je me l’imaginais davantage sexy, la peau d’albâtre et touti quanti. Je préfère les versions de Xavier Colette ou Adrian Smith en comparaison. Elle a ici un côté reine de Saba qui pour le coup s’éloigne de l’esprit « 100 % Howard » que cherche pourtant à renvoyer l’éditeur. D'un autre côté, il s'agit aussi d'une adaptation, donc accepter le fait que chaque auteur vienne avec ses idées, son style. Pour le reste Alary compense avec un découpage dynamique et une mise en scène jalonnée d'idées ingénieuses. Certains arrières plans sont riches en détails et font leur effet. Sergio Seydas assure à son tour avec une coloration très chatoyante. Sinon, brillante idée que de commencer le cycle par cette nouvelle qui plante tout de suite le décor et qui permet au lecteur profane de saisir le caractère de Conan : l’histoire s’ouvre sur un meurtre commis par celui-ci qui est pourchassé par des gardes. Il parvient à s’enfuir en forçant le capitaine d’un navire commerçant à le prendre à son bord contre son gré. Les péripéties s’enchaînent entre course-poursuite, massacres, actes de pirateries, sexe, romance, chasse au trésor, terreur dans les bois, l’empreinte horrifique lovecraftienne y est même perceptible.

« La nuit dernière, dans une taverne, un capitaine de la garde royale a fait violence à la compagne d'un jeune soldat, et naturellement ce dernier a embroché le capitaine. Mais il semble qu'il existe une satanée loi interdisant de tuer des gardes, aussi le garçon et la fille ont-ils pris la fuite. Le bruit s'étant répandu que l'on m'avait vu en leur compagnie, on m'a donc traîné aujourd'hui devant un tribunal. Un juge m'a demandé où avait fui le garçon. J'ai répondu que, comme c'était un ami, il m'était impossible de le trahir. Le juge s'est mis en colère et m'a tenu un grand discours où il était question de mon devoir envers l'État, la société, et d'autres choses auxquelles je n'ai rien compris, et m'a prié de lui dire où mon ami s'était réfugié. À ce moment, je commençais moi aussi à être furieux, car j'avais clairement expliqué ma position. Mais j'ai ravalé ma colère et j'ai gardé mon calme. Le juge a repris de plus belle, braillant que j'avais fait offense à la cour et que je devais donc être jeté dans un cachot pour y moisir jusqu'à ce que je dénonce mon ami. Comprenant alors qu'ils étaient tous fous, j'ai sorti mon épée et j'ai fendu le crâne du juge en deux. » ^^

Nihiliste, épicurien, une philosophie de vie à la « carpe diem », telle est la conception du monde de cet aventurier à l’irrépressible bougeotte. C’est un condensé du meilleur de Conan qui est ici mis en image et qui constitue une formidable mise en bouche avant d’entamée les hors-d’œuvre.

Le Colosse noir
(scénario : Vincent Brugeas dessin et couleur : Ronan Toulhoat)

Autre temps, autre lieu, et nouvelle équipe donc avec un duo d’auteurs qui a fait ses preuves dans plusieurs genres en s’étant illustré dernièrement dans l’aventure historique de Ira Dei. Logique de penser que ces deux-là étaient programmés pour réaliser une histoire Hyborienne. D’ailleurs si on en juge par le physique du cimmérien, Ronan Toulhoat semble nostalgique de la coupe mulet (déjà avec Tancrède sur Ira Dei…), à moins qu’il ne soit tout simplement fana comme moi de Mel Gibson dans Braveheart ou des héros burnés comme Silvester Stallone dans Rambo III. De bonnes inspirations comme souvent avec cette artiste (La princesse Yasmela serait physiquement inspiré de Gemma Arterton dans Prince of Persia que cela ne m'étonnerai pas ^^. L’histoire n’est clairement pas la plus profonde du cycle, écrite davantage parce que « faut bien manger » on va dire. Néanmoins elle est idéalement destinée à un artiste généreux dans le dynamisme et les scènes d’action car c’est ce vers quoi l’histoire est principalement tournée : du divertissement pur. Malgré la mise en route sympathique, le cœur du récit se situe dans la bataille dont Conan est la clé de voûte qui en décidera l’issue. C’est une histoire que j’apprécie moins car elle fait doublon avec une autre nouvelle, La Citadelle écarlate, qui est autrement plus épique et fantastique à mon sens et dont l’adaptation est aussi à venir. Cependant si on est admirateur du duo Toulhoat / Brugeas, on est forcé d’apprécier cet album qui témoigne encore une fois de la montée en régime de ces deux compagnons de route. R. Toulhoat possède un encrage bien sombre dynamité par une mise en scène très cinématographique, sa mise en couleur est "spéciale", je l'aimais déjà bien sur Ira Dei, tandis que V.Brugeas fait parler sa magie arcanique des dialogues et a bien su poser le personnage (bien que ce ne soit pas son meilleur rôle. La fin est aussi branlante en BD qu'en nouvelle).

« Dans ce monde les hommes luttent et souffrent en vain, trouvant du plaisir seulement dans la folie ardente de la bataille; une fois morts, leurs âmes pénètrent dans un royaume gris, nuageux et parcouru de vents glacés, où ils errent sans joie, pour l'éternité. » Conan.

Mike Moorcock évoquait l’adaptation BD d’Elric, son cycle majeur par Glénat, comme de la meilleure jamais conçue, les auteurs français ayant parfaitement su capter la tonalité ambiante et la psychologie de l’anti-héros. Je pense, j’imagine, que si Howard était encore de ce monde, il aurait approuvé le bel hommage que lui rendent les auteurs de Glénat. Who knows ? Après tout, Crom s’en moque. Oubliez Schwarzenegger, oubliez Momoa (même s’il incarnait bien mieux le perso que le précédent bodybuildé), oubliez John Milius, oubliez John Buscema et Roy Thomas. Revenons aux fondamentaux, à Robert E. Howard, gardons en tête les illustrations évocatrices de Frank Frazetta et la musique emblématique de Basil Poledouris, et… To Be Continued…

https://www.youtube.com/watch?v=EAFtiUoq6TE

Au-delà de la rivière noire
(scénario : Mathieu Gabella dessin et couleur : Anthony Jean)

Nombre d’amateurs et de spécialistes de Howard considèrent Au-delà de la rivière noire comme la meilleure nouvelle de toute sa carrière. J’ai personnellement une préférence pour quelques autres mais oui, incontestablement cette nouvelle fait partie du top 5 de Conan et de Howard. Si dans un projet d’adaptation l’éditeur choisit de faire appel à Mathieu Gabella, auteur du désormais culte La Licorne, et accompagné au dessin par l’artiste ayant officié sur la même série, Anthony Jean, alors n’en jetez plus. Au-delà de la rivière noire collection Glénat est l’album dont j’attends le plus impatiemment la sortie car il réunit récit d’importance et haletant, en même temps que des graphismes forcément flamboyant.

Pour être honnête je ne saurais dire si cette adaptation est fidèle à la nouvelle de l’auteur texan, je l’ai lu il y a quelques temps et ne m’en rappelle plus dans les détails, et… la flemme, quoi. Mais d’après les dires d’un « potonautes », le rôle de Balthus y est ici un peu amoindri alors qu’il avait une position plus héroïque et son propre POV dans la nouvelle. La faute a cette saleté de pagination à 48 planches dont décidément les éditeurs franco-belges n’arriveront jamais à se passer… On pense aussi au cabot Slasher, vite introduit mais vite disparu, dommage. Mais mis à part ce menu détail (à mes yeux), toute la violence, le gore et la terreur que parvenait à renvoyer la nouvelle, exsude sur chacune des planches d’Anthony Jean. Cela n’arrête pas, de la baston et du macabre de bout en bout. Pour moi le contrat est rempli, malgré la limitation des pages, le rythme du récit n’en souffre aucunement, les dialogues sont clairs et le décor est bien planté, on retrouve (ouf!) les punch lines devenues cultes.

Est-ce que j’ai dit que graphiquement c’était magistral ? Pour les deux précédents albums je ne voyais pas l’intérêt d’une version noir et blanc. L’encrage d’Alary n’est pas suffisamment prononcé pour faire aimer une version N&B et son dessin passe beaucoup mieux avec de la couleur, tandis que l’album de Toulhoat a clairement été pensé pour être vu en couleur (l’introduction). Là, c’est du très très haut level, je sais pas, les mots me manquent, on se tait et on admire, juste.

Une œuvre emblématique qui expose la vision de son auteur sur les limites de la civilisation et qui reprend habilement le spectre américain de la « frontière ». Il y a eu d’autres « Fort Alamo » Fantasy, mais celui-ci est le premier et principal à retenir.

« La barbarie est l’état naturel de l’espèce humaine. La civilisation n’est pas naturelle. Elle résulte d’une fantaisie de la vie. Et la barbarie finit toujours par triompher. » Un trappeur anonyme à Conan.

La fille du géant du gel
(scénario dessin et couleur : Robin Recht)

Crom ! Que cet album est magnifique ! Le grand Mike Moorcock (auteur du cycle d’Elric, également adapté chez Glénat) déclare en préface de l’album « Pour moi, Recht est l’un des meilleurs artistes de bande dessinée français, et l’un des plus intelligents. Sa superbe interprétation de ce qui est la plus simple et la plus pure des histoires de Conan, résiste à ce qui est ironiquement la tentation américaine d’embellir et d’ajouter au personnage jusqu’à ce qu’il en perde sa signification originale. Recht dépasse Howard, en fait. C’est un Conan intense, hors norme, un Conan comme Bob Howard, mort trop tôt, aurait voulu qu’il soit. Le meilleur à ce jour. J’adore ! » ; et je ne suis pas loin de penser comme lui. Sur l’aspect purement visuel je considère Recht comme faisant parti des très grands depuis quelques temps maintenant et cet album est celui de la confirmation. Il nous régale du début à la fin, de l’illustration de couverture au cahier graphique en passant bien sûr à la bd en elle-même, avec des dessins et illustrations en pleine et double page, une composition qui fait très cinématographique, un découpage qui privilégie les grandes cases, son trait, dans la lignée d’un Mathieu Lauffray (qui rend un dessin hommage en fin d’album pour la 1ère édition) est solide et maîtrisé. Le début du récit avec cette bataille qui vire au carnage m’a rappelé dans sa profondeur d’encrage et sa mise en scène le 300 de Frank Miller, avec ce côté « armée en ordre de marche », les cases toutes en longueur, etc. La mise en couleur où l’auteur est assisté par Fabien Blanchot, rien à redire, la couleur rouge des cheveux d’Atali (ou bien est-ce celle du sang qui coule à flot ? ) est prédominante avec celle du blanc immaculé, un vrai contraste, le feu et la glace. N’importe quel Conan est un récit violent, mais jamais comme ici je n’ai ressenti cette fureur qui fait battre le cœur comme celui du héros lorsqu’il est manipulé par la déesse Atali. Comme Conan on est tout simplement ensorcelé et obsédé par cette adaptation. Un exploit étant donné comme le rappelle Patrice Louinet en fin d’ouvrage, que c’est une nouvelle des plus courtes et minces écrite par Howard. Une resucée du mythe d’Apollon et Daphné à la cimmérienne, forcément plus furieuse, sexuelle, érotique, sanglante. Un immanquable de la Fantasy !

La Citadelle écarlate
(scénario : Luc Brunschwig dessins : Étienne Le Roux couleurs : Hubert)

Une adaptation très attendue de mon côté pour un résultat qui, sans être à la hauteur des espérances, remplit son office de bon divertissement. Une histoire qui se déroule à vitesse grand V et dont le pitch tient sur un post-it : Conan perd son trône d’Aquilonie suite à une bataille où il a été trahi par ceux qu’il pensait être ses alliés, puis est fait prisonnier par l’infâme sorcier Thoth-Amon dans les geôles de sa citadelle dont il s’échappe avant de reconquérir son bien par la seule voie qu’il connaisse, celle de la force et des crâne qui explosent.

J’ai été assez surpris par le style graphique d’Étienne Le Roux que je n’avais plus vu depuis le tome 2 du Serment de l’Ambre, ça remonte… Je ne dirais pas que c’est le moins bon car il y a indubitablement de la qualité, il n’y a qu’à voir cette magnifique illustration de couverture très évocatrice (on a l’habitude de voir Conan prendre la pause au sommet d’un tas fumant de cadavres, là c’est un Conan certes vivant mais acculé par des centaines de lances au sommet d’une même piles de corps), le trait un peu « hachuré » je dirais me fait parfois penser à du Patrick Pion. En fait ce qui me déçoit un petit peu c’est le manque de finition sur la plupart des planches, il n’y a pas ce souci du détail, d’enjoliver le tout avec de superbes arrières-plan ou même de délivrer de grandes cases en double page comme l’a si bien fait Robin Recht au tome précédent. Chacun son style après tout. Le coloriste Hubert s’en tire plutôt pas trop mal mais j’ai trouvé cela un peu palot, il ne parvient pas à transcender le dessin de son collègue.

Comme le rappelle en fin d’album Patrice Louinet, c’est un épisode très inspiré par le médiéval historique, et notamment la guerre de Cent Ans, donc le dessinateur a choisi, de même que le scénariste Luc Brunschwig, de nous livrer une conception graphique qui fait presque davantage penser à un récit médiéval qu’à de la fantasy. C’est un parti pris qui se défend. J’ai moins été emballé en revanche par la vision de Le Roux sur les abominations de la citadelle. J’ai toujours en tête, et je ne pense pas être le seul, l’illustration iconique de Frank Frazetta sur cette nouvelle où Conan est enchaîné pieds et poings liés confronté à un serpent géant. Les monstres de l’adaptation Le Roux / Brunschwig ne m’ont pas effrayé, on dirait tantôt un énorme crapaud, tantôt un tigre avec des ailes… je n’ai pas été terrifié du tout.

De même que je n’ai pas ressenti l’aspect « Donjons et Dragons » dans ce labyrinthe qui m’avait tellement plu dans la nouvelle. J’ai un petit goût de « meh » dans la bouche. C’est du bon travail sur la forme comme sur le fond mais pour l’instant le meilleur est derrière nous.

 « L’épée qui tue le roi coupe les cordes qui maintiennent l’empire » Proverbe aquilonien.

Chimères de Fer dans la clarté lunaire
(Adaptation et dessin : Virginie Augustin)

Je ne sais pas si c’est l’album le plus réussi visuellement, chacun jugera, mais dans tous les cas le résultat se révèle magnifique. L’album en édition « normale » ne sortira que le 12 juin prochain, donc pour profiter de ce spectacle il fallait se lever tôt pour ne pas se faire chiper l’édition de luxe en noir et blanc sortie elle ce 5 juin. Je dois dire que ce n’est pas plus mal d’avoir exceptionnellement abordé cet épisode par sa version sans couleurs car le travail d’Hubert, déjà présent sur le tome 5, ne m’avait pas spécialement emballé, et la technique d’encrage de Virginie Augustin, qui bosse donc quasiment seule ici, semblait beaucoup promettre.

Voici donc Chimères de Fer dans la clarté lunaire : un épisode qu’on qualifiera « d’alimentaire » pour reprendre Patrice Louinet, et qui divise pas mal de monde. Personnellement je l’ai toujours apprécié et cette adaptation ne change pas mon impression et au contraire même la renforce. Ce que j’aimais c’était le décor dépaysant, une île isolée, sauvage, abandonnée, sur laquelle Conan et Olivia dénichent un vieux temple en ruine qui n’inspire rien de bon à la princesse. Il y a un parfum tout à la fois exotique, contemplatif et en même temps inquiétant qui laisse présager du grabuge. Il y a une histoire de dieux, de créatures maudites, un mystérieux gardien de l’île qui ne vous veut pas du bien, une jolie pépée dont on pourra regretter le rôle un peu pot de fleur mais bon… elle est super canon et Virginie Augustin parvient bien à en faire un personnage qui sort de sa condition de femme en détresse quand les rôles s’inversent avec Conan.

Graphiquement c’est vraiment trop de la balle ! Ce n’est pas juste beau à mater, il y a de la recherche, des compositions travaillées. J’ai surtout été attentif à l’évolution physique de Conan qui au début du récit à un aspect d’animal acculé, sale, puant, totalement bestial et hostile. Plus tard dans des moments plus intimes et silencieux avec Olivia, son trait se fait plus humain, plus « doux » (ne lui répétez pas que j’ai dit cela ! ), tout en restant reconnaissable. C’est bluffant. Pour tout le reste, les décors, la végétation abondante, les visions cauchemardesques en pleine page, on en prend plein les mirettes.

Une très bonne surprise pour moi. Il y a des albums que j’attendais, d’autres que je continue d’attendre ou d’espérer, celui-là je n’en attendais pas grand-chose, j’ai été ravi. Je me procurerai l’édition normale, j’espère que ma bonne impression n’en sera pas amoindrie par le format ou la couleur.

Ma vision de la barbarie n’a rien d’idyllique. Pour autant que je sache, c’est un mode de vie terrible, sanglant, féroce et dénué d’amour. Je ne supporte pas que l’on dépeigne le barbare comme s’il était un enfant de la nature, quasi divin et majestueux, doté d’une étrange sagesse et s’exprimant sur un ton cadencé d’un air ampoulé. (Lettre de novembre 1932.) Robert E. Howard – Lettre 11/1932.

Avis posté par Gaston Infos posteur le 25/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu les deux premiers tomes qui sont enfin disponibles à ma bibliothèque et mes sentiments sont mitigés.

Comme c'est toujours le cas avec les séries qui changent d'auteurs chaque tome, j'ai trouvé que la qualité était inégale. Le premier tome est franchement moyen. Je ne suis pas fan du dessin ou plutôt je pense que je ne suis pas fan des couleurs parce que j'ai bien aimé les dessins en noir et blanc présents dans le bonus. Le récit se laisse lire et je trouve que ça va trop vite et je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions. Par exemple, la relation entre Conan et la fille de service m'a laissé indifférent.

J'ai mieux accroché au tome suivant qui a un meilleur dessin. Le scénario est pas mal même si ça tourne un peu en bourrin vers la fin. Au moins cela donne des bonnes scènes de combats. Toutefois, même si j'ai bien aimé, cela ne dépasse pas le niveau du sympathique sans plus. Bref, pour le moment je préfère le Conan des vieux comics Marvel. Il faut dire que les adaptations de Marvel que j'ai lues venaient du même scénariste et de dessinateurs avec un style similaire donc il y avait une certaine cohérence et de plus il y avait une profondeur que je ne retrouve pas ici.

Je pense que je vais tout de même lire la suite si je tombe un jour sur les albums suivants à la bibliothèque.

Avis posté par Agecanonix Infos posteur le 30/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue avoir été un peu surpris en voyant cette adaptation européenne d'un des plus grands héros de fantasy US. Mais après tout, les Américains n'ont pas le monopole de l'adaptation, alors pourquoi pas ? quand on voit comment ils bousillent notre Histoire de France à l'écran dans certains films, c'est à pleurer, au moins chez nous on respecte le matériau d'origine, et ici je trouve que Robert Howard est bien servi. Je précise que je n'ai lu que les 2 premiers tomes.

Pour moi, Conan en BD, c'est évidemment les comic books Marvel dont je lisais les adaptations dans les années 70 en albums brochés grand format édités par Lug ou en petit format édités par Arédit. Mon dieu, c'était bien évidemment John Buscema qui a donné une telle vigueur à ce personnage, un côté plus musculeux et un cerveau aussi avec un Conan moins bourrin que ne l'avait imaginé Roy Thomas et Barry Smith. Ensuite, il y eut le film de Milius en 1982 faisant de Schwarzenegger une vedette, mon héros de jeunesse prenait vie avec ce gars à la carrure adéquate. La tâche des auteurs de cette collection s'avérait donc ardue, car il fallait faire oublier les adaptations dessinées par le crayon talentueux et aiguisé de Buscema aux mecs de ma génération ou d'un peu après qui ont trempé dedans (voir Anthologie de Conan le barbare).

Bon ben dans ce que j'ai lu, il y a du bon et du moins bon, c'est pourquoi je note 3. J'ai particulièrement apprécié dans le tome 1 la bonne adaptation de Morvan qui reprend toute la mythologie conanienne avec un dialogue riche aux formules à la fureur poétique et très évocatrice, en brassant aussi tous les noms-gimmicks des nouvelles de Robert Howard : Cimmérien, Aquilonien, Hyborien, Hyrkanien, Stygien, le lotus noir, le dieu Crom etc, tout y passe, c'est autant de noms que connait tout bon amateur des nouvelles d'Howard. J'ai relevé aussi pas mal de clins d'oeil au film de Milius (que je connais par coeur, étant fan absolu). Par contre, le dessin d'Alary passe moyen, même si j'ai bien apprécié les décors et les scènes de combat féroces dans une mise en page moderne ; mais les gueules des personnages, j'aime pas des masses. Par endroits, c'est même un peu laid.

Le tome 2 m'a semblé meilleur dans son approche graphique, même si je ne connaissais pas le dessinateur ; au départ, je tiquais et puis au final c'est passé. Mais j'ai moins apprécié le scénario qui m'a paru plus faible et trop déjà vu. D'autre part, je trouve que le personnage de Conan est un peu trop grosse brute dans le tome 1, alors d'accord Howard l'a conçu plus ou moins ainsi, mais j'avais perdu l'habitude de le voir comme ça parce que dans les comics, il avait plus de profondeur, il était plus nuancé et réfléchissait. A ce titre, le personnage est trop bourrin dans le tome 1 et plus réfléchi dans le tome 2, donc ça fait un équilibre, reste à savoir comment les autres auteurs s'y prendront, je pense que je lirai les autres dès que je le pourrai. Mais en gros, c'est une adaptation correcte qui part d'un bon concept.

Avis posté par Erik Infos posteur le 07/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est franchement dommage que l'auteur de Conan à savoir Robert Ervin Howard soit mort à l'âge de seulement 30 ans après un suicide suite à la maladie mortelle de sa mère. Il a été l'un des pères fondateurs de l'héroïc fantasy avec J.R Tolkien. Il a crée ce personnage mythique en 1932 soit 4 ans à peine avant son décès. Conan sera repris par la suite avec notamment le cinéma qui a lancé un certain Arnold Schwarzenegger mythique acteur des années 80. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort...

J'ai bien aimé cette nouvelle adaptation qui rend véritablement hommage au personnage. Il y a une véritable topologie des lieux dans cette ère nommée l'âge hyborien. Chaque tome est repris par des auteurs différents pour former une histoire à part entière. La reine de la côte noire fut d'ailleurs la toute première dessinée par Robert Ervin Howard.

J'aurais aimé un personnage de Conan avec un peu plus de profondeur que la force physique brute mais bon, c'est comme cela qu'il fut perçu depuis la reprise par Lyon Sprague de Camp qui a vampirisé le travail de son prédecesseur. Quelque fois, la traduction d'un personnage peut prendre d'autres chemins.

Une mention spéciale pour La fille du géant de sel qui est franchement assez spectaculaire sur le fond et la forme. Pour les autres, rien à redire car c'est une adaptation vraiment réussie. Une fois n'est pas coutume.

Avis posté par Spooky Infos posteur le 01/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pour l'heure lu que "La Citadelle écarlate" parmi les 5 tomes jusqu'à présent sortis dans cette nouvelle série d'adaptations de Robert E. Howard.

Et je dois dire que j'ai été un peu déçu, sur tous les plans. Sur le plan scénaristique tout d'abord. J'ai trouvé le récit très, voire trop linéaire. On n'a presque qu'une trame narrative, hormis quelques incursions auprès de l'usurpateur du trône aquilonien. Et pour un scénariste de la trempe de Luc Brunschwig, je dirais presque que c'est du gâchis, tant il a dû se sentir à l'étroit dans ce cadre, avec peu de possibilités de développer les personnages. Alors certes, on est dans le cadre d'une oeuvre de commande au sens large, mais pour le coup, c'est du temps de gâché. Ça reste efficace et facile à suivre, ceci dit.

Et sur le plan graphique, je suis également sur ma faim. En effet nous avons un background plus proche du médiéval fantastique de de l'heroic fantasy dans cet opus, alors que du peu que je connais de l'univers du Cimmérien, cela penche plutôt du côté obscur. Etienne Le Roux est capable de tellement mieux, de partir sur des chemins de traverse au niveau graphique... Et ici c'est encore une fois trop sage, même avec l'adjonction d'un coloriste de talent comme Hubert...

Du coup, n'ayant pas lu les autres tomes de la "série", je ne saurais comparer et j'espère pouvoir combler prochainement ce manque, mais pour moi cette Citadelle écarlate est trop sage...

Avis posté par Montocal77 Infos posteur le 16/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Conan : "Au-delà de la Rivière Noire"!!!!!! Du 5 étoiles!!! 4 pour la série dans sa globalité suite à la parution de ce tome 3.
Pour l'instant et même si j'ai aimé les deux adaptations précédentes, celle-ci est pour moi la meilleure des 3 ! Il est vrai que la nouvelle est aussi reconnue pour être une des plus emblématiques de Howard ! Le style de Alary (La reine de la Côte Noire)...son Conan, j'aime moins et pourtant la nouvelle est une de mes préférées et le scénario de Morvan au top!
Les dessins d’Anthony Jean sur "Au delà de la Rivière Noire" sont de très belle facture et j'ai vraiment adhéré aux traits du cimmérien! Il est un peu dépoussiéré, avec des piercing dans les oreilles...bref surprenant mais pas si éloigné que ça de Buscema, si ce n'est la coupe de cheveux qui lui va plutôt bien comparée à la frange!
Bref, on s'attache très vite à cette représentation de Conan qui pour l'instant est celle qui me convient le mieux ! Un Conan sombre, fataliste mais tellement lucide saluant le courage même celui d'un animal !
Alors bien entendu, je rejoins certains en disant que c'est court, bien trop court par rapport à la nouvelle ! Cela ne veut pas dire que ce n'est pas bon, c'est même tout le contraire, c'est excellent mais c'est frustrant, on aurait tellement aimé que les auteurs développent quelques passages !
Le siège du fort, le combat héroïque de Balthus avec son chien contre les pictes est seulement ébauché (faute au nombre de pages de la Bd), c'est pourtant à mon sens un moment de haute intensité dramatique qui méritait quelques pages supplémentaires ! Il est vrai que dans la nouvelle de Howard, l’affrontement final entre Balthus, Slasher et leurs ennemis n'est pas narré directement non plus mais elle développe beaucoup plus ce qui se passe juste avant, le fait qu'il en tue quelques-uns avec son arc et que petit à petit on le sent encerclé mais décidé à donner du temps aux femmes des colons pour fuir !

"C'était un homme, dit Conan. Je bois à son ombre et à l'ombre de son chien qui ne connaissait aucune peur..." écrivait Howard.

Cette nouvelle méritait au moins deux tomes... mais je sais, on ne peut pas toujours faire comme on le souhaite et il y a des contraintes que Anthony Jean et Mathieu Gabella ont dû respecter ! Ils s'en sont très bien tirés!

Ceci dit, je me suis régalé et vais me replonger dans la nouvelle pour avoir une idée plus précise de l'adaptation même si je sais déjà que c'est une superbe adaptation et qu'ils ne pouvaient faire mieux sur 42 pages !

Excellente troisième BD dans cette collection ! J'ai adoré, ma préférée pour l'instant même si les deux autres tomes de la série valent largement le détour! Ce qui est séduisant dans cette série, c'est justement le fait que plusieurs équipes se succèdent! On varie les plaisirs (un peu, beaucoup, à la folie) mais chacun va y trouver son Conan idéal et sa BD référence concernant le héros de Howard! Pour l'instant, je suis admiratif devant ce 3eme volume. J'espère que la suite sera du même niveau pour le plus grand plaisir de tous les fans du cimmérien et des autres...

Avis posté par Tim Flyn Infos posteur le 12/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une collection d'une très grande qualité qui mérite VRAIMENT de s'y interesser, que l'on soit fan de Conan ou non. Les histoires en elles mêmes sont des adaptations fidèles des nouvelles de Robert E. Howard, chacune adoptant son propre style graphique, mais il est aussi important de préciser l'ajout en fin de tomes de quelques pages d'explication par Patrice Louinet, l'un des plus grands spécialistes de Robert E Howard, afin d'expliquer le contexte d'écriture de chaque nouvelles ainsi que la vision de l'auteur, bien plus profonde qu'elle n'y parait. Pour moi cette série est un excellent moyen de briser les cliché entourant malheureusement Conan Le Cimmérien.

Tome 1 : La Reine de la Côté Noire
3,5/5 - Je ne suis pas fan du graphisme choisit, il ne colle pas trop à ma vision de Conan, mais l'on s'y fait vite, d'autant plus que l'aventure est au rendez vous avec cette nouvelle de qualité. Un bon début de collection.

Tome 2 : Le Colosse Noir
4,5/5 - Gros coup de coeur en revanche sur le graphisme de ce tome-ci, l'histoire est plus simple et va plus rapidement au but mais elle est pour moi bien plus épique. C'est même Homérien.

Tome 3 : Au dela de la Rivière Noire
4,5/5 - Encore une adaptation phénoménale ! Quelle ambiance ! Le dessin est magnifique, créant vraiment une atmoshpère particulière. L'histoire fait la encore dans la "simplicité" dans le sens où il n'y a pas 40,000 personnages et péripéties (il n'y en a absolument pas besoin) mais cette opposition civilisation/barbarie fait vraiment la force du récit. Un essentiel.

Avis posté par PAco Infos posteur le 10/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
LE COLOSSE NOIR

Plutôt fan de la production de notre duo d'auteurs Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, j'ai sauté sur l'occasion de les voir passer en dédicace chez un de mes libraires préférés pour faire l’acquisition de cet album. Et comme escompté, pas de déception !

Après le très bon Ira Dei sorti courant janvier, nos deux compères n'ont pas chômé et ont trouvé avec cette série d'adaptation de Conan le Cimmérien un terrain de jeu propice à leur savoir faire.
D'emblée, l'introduction nous plonge dans l'univers typique de Conan. Le voleur Shevatas s'enfonce dans les ruines de l'ancienne cité prodigue de Zamora en quête d'un trésor oublié. Mais malgré ses talents, c'est une nouvelle boîte de Pandore qu'il va réouvrir en libérant malgré lui le roi sorcier Nathok... Après des années de captivité, celui-ci entend bien réaffirmer sa domination en s'emparant des territoires avoisinants et surtout de la Princesse Yasmela. Conan va donc se retrouver à la tête des armées de la belle afin de défendre son royaume et plus si affinité...

Pas de surprise donc du côté du scénario, on est dans une adaptation relativement fidèle aux écrits de Robert E. Howard datant des années 30' et le savoir faire de nos deux auteurs fait le reste. Les ambiances variant en fonction de l'action sont majestueuses, les découpages et les cadrages très cinématographiques impulsent l'énergie nécessaire au récit et la colorisation lumineuse que j'avais apprécié dans Ira Dei est également au rendez-vous.

Bref, de la fantasy comme je l'aime qui réservera un très bon moment de lecture aux amateurs du genre.

Avis posté par Sloane Infos posteur le 09/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, Conan,, l'un des héros de mon adolescence. A l'époque je me ruais sur tous ces auteurs américains qui nous proposaient des aventures à mille lieues de ce que j'avais pu connaitre dans ma prime jeunesse. Alors j'avais fait mes premières armes de lecteur avec Le Club des Cinq, quelques Agatha Christie et j'en passe. Puis j'ai découvert la BD et surtout les illustrations de Frank Frazetta qui dégageaient une puissance bourrée de testostérone propre à enflammer l'ado que j'étais. Tout ceci pour dire que pour moi Conan c'est avant tout un climat, une ambiance et Frazetta. C'est peu de dire si j'attendais avec impatience cette série confiée à des duos d'auteurs.

LA REINE DE LA COTE NOIRE

Pour cet album je n'ai pas grand chose à dire concernant le scénario, typique de l’œuvre de Robert E. Howard. Quelques raccourcis un peu rapides, normal c'est fait pour ça un raccourci. Par exemple cette scène ou Conan se retrouve sur le bateau pirate avec une facilité déconcertante.

C'est au niveau du dessin que les choses coincent pour moi. Comme l'a fort justement noté le Grand A dans son avis le côté cartoonesque de la chose me dérange un poil. Chacun son style ou son genre mais je trouve qu'au final cela rend la chose moins puissante, plus ados bref j'aime pas trop. Pour autant l'ensemble est plaisant et mérite que l'on y jette un œil. Un pas mal donc.

LE COLOSSE NOIR

Et ben par Crom comme il disait!!! Ça c'est Conan, d'abord la nouvelle qui me plait beaucoup, ceci lié en grande partie au fait quelle se déroule dans les contrées semi désertiques de Koth et Zamora propres à un visuel qu'à la lecture des nouvelle de Howard je m'étais imaginé ainsi. Visuel fait de cités monumentales et pratiquement en ruines. Je sais pas trop pourquoi mais personnellement je suis plutôt preneur des ambiances que cela génèrent. A ce titre les dix premières pages de l'album sont absolument magnifiques, mêlant couleurs et noir et blanc, ce dernier sous formes d'esquisses ou de crayonné. Ronan Toulhoat avait frappé très fort sur Ira Dei ici pour moi il passe encore un nouveau cap. Seul petit reproche évoqué par le camarade précédent le visage de notre Conan finalement assez peu expressif sur certaines cases et doté de cette fameuse coupe de cheveux dont il semble qu'elle revienne à la mode.

Comme je l'ai dit plus haut les architectures sont assez grandiose et ne sont pas sans me rappeler certaines planches de Druillet ce qui est un compliment.

Très fan de cette adaptation que je place bien au dessus de la précédente ma note est donc un franchement bien et j’attends maintenant la prochaine adaptation.

AU DELÀ DE LA RIVIÈRE NOIRE

Dans l'entreprise de dépoussiérage de l’œuvre de Robert E. Howard les éditions Glénat ont eu la riche idée de proposer à des couples différents de scénaristes et dessinateurs de mettre en images des nouvelles du dit auteur. Pour un coup de jeune s'en est un et réalisé de belle manière.

Petite parenthèse, j'ai lu les aventures de Conan à la fin de l'adolescence et ça le faisait. Une tentative de relecture il y a quelques années m'a nettement moins enchanté, j'ai trouvé l'écriture vieillotte et notre héros un poil bas du front. Donc ce support BD en 2018 avec des pointures du 7 ème art actuel ne pouvait amener que du tout bon. Fin de la parenthèse.


Cette nouvelle de la rivière noire est plutôt bonne en ce sens qu'elle ne fait pas intervenir de pulpeuse princesse déambulant avec trois triangles de fourrure dans la neige. Ce qui est mis en avant ici c'est une opposition plutôt bien vue entre la barbarie et la civilisation. Un bon cru dans cette série avec une mention spéciale à la couverture qui laisse le visage du personnage principal dans l'ombre, du bel ouvrage.

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