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Avis posté par Ottonegger Infos posteur le 14/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série a été une véritable surprise
Dès le tome 1 l'atmosphère est posée : pesante et murmurant l'écho de la traitrise et manipulation à chaque instant. Cette dernière accroît son emprise sur le lecteur au fur et à mesure que les pages se tournent.
Pages, qui, sont très classes et le reflet de la pensée de Moorcock. Elles sont toutes plus agréables à regarder les unes que les autres. Le travail sur le dessin est remarquable et plonge le lecteur dans l'univers glauque,macabre, magique et sans pitié qu'est celui d'Elric de Melnibonée.
Le scénario est assez fidèle à l'historie originale et intégre très bien toutes les étapes de l'évolution de la pensée d'Elric. Il ne va pas trop vite et en raconte suffisamment pour ne pas avoir à se dire "zut j'ai raté une page" comme on peut le voir dans certaines adaptations.
Les 3 premiers tomes se dégustent d'une traite et invitent le lecteur à découvrir la suite et je me joints à eux avec plaisir.

Avis posté par Le Grand A Infos posteur le 01/07/2013 (dernière MAJ le 04/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Tome 1 Le Trône de Rubis

Je crois que c’est mon gros coup de cœur de l’année. Depuis le temps qu’on attendait une version potable des aventures d’Elric de Melniboné, le résultat surpasse les attentes avec ce que j'estime comme la meilleure nouveauté fantasy de l’année et peut être un futur immanquable si le trio Recht/Poli/Blondel continue sur sa lancée. En guise de préambule j’aimerai placer quelques mots du maître Michael Moorcock à propos de cette nouvelle adaptation européenne dans l'avant-propos de la BD (désolé, pas eu le temps de traduire pour les non anglophones):

" I have to say this is the best interpretation EVER. It's a stunning BD. I've no idea when the English edition will be available but with a working knowledge of the story, you should do fine. There are some tweeks to the original story which in my view are an improvement. "

Comprenez que l'écrivain britannique reconnaît sans mal que Julien Blondel a « amélioré » l’histoire originale, l’ayant rendu plus fluide et plus dans l’air du temps ; c’est quand même assez couillu de le reconnaître et cela souligne bien le boulot énorme abattu.

Pour en revenir à la BD, enfin on arrive à mettre en image l’île de Melniboné, ses forêts, son bestiaire fantastique, sa cour décadente, le labyrinthe mortel d’Imrryr. Je n’aurais jamais imaginé un trône de rubis pareil, il est impressionnant, grandiloquent, un peu à l'image du Trône de Fer de Marc Simonetti. Apprécions également le dépoussiérage de Cymoril qui n’avait dans les romans qu’un rôle de princesse en détresse. Elle est nettement dans une attitude de strong independant woman avec le charisme royal qui va avec.

Elric, c’est quand même bien plus qu’une bête histoire de rivalité pour le pouvoir entre Yyrkoon et son cousin albinos. Par ailleurs cette histoire n’est présente dans les romans que dans le tome 1 « Elric des dragons », on passe à autre chose par la suite (les derniers textes sont plus philosophiques et métaphysiques alors que les premiers symbolisent les années « pulp » de Moorcock) et reste à savoir ce qu’en fera Blondel mais j’ai confiance. Au-delà de la décadence du peuple millénaire melnibonéen et de la sauvagerie sado maso de ce dernier il faut y voir de la part de Moorcock une critique acerbe de l’impérialisme occidentale et du colonialisme britannique (Yyrkoon qui a la nostalgie du passé et qui rêve de l’époque du grand empire de Melniboné qui écrasait tout les peuples et les soumettait à sa loi). Entre autres choses… Il y a à boire et à manger dans Elric. Elric, c’est un des récits fondateurs de la fantasy, directement inspiré de Howard et un héritage énorme avec son fameux concept du multivers (qui a inspiré les générations suivantes d’auteurs comme David Gemmell), du champion éternel et de l’anti héros (d’où vous croyez qu’ils sont issus tous ces héros de la culture populaire dans les jeux vidéos ou les mangas avec leur longue chevelure d’argent et leur teint blanchâtre, maladif, hein ?).

IM-MAN-QUABLE je vous dis.

Mise à jour 22/11/2014
Tome 2 Stormbringer

Le premier album était grandiose, le second réussit l’exploit d’aller encore plus loin graphiquement où je trouve que l’on atteint une certaine uniformité et harmonie, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant, reconnaissant parfois le style de Didier Poli, tantôt celui de Robin Recht ou de Jean Bastide. Ce qui est normal, il fallait bien un tome « d’échauffement ». Que la troupe s’élargisse avec les entrées remarquées de Julien Telo au dessin et de Scarlett Smulkowski à la couleur, n’est pas encombrante, bien au contraire c’est un formidable plus. Julien Blondel a fait appel à son ami Jean-Luc Cano pour l’épauler au scénario, cela fait un rôliste de plus qui maîtrise son sujet.

Dans ce tome 2 on continue logiquement à suivre les années « pulp » d’Elric. Entendez par là que la trame scénaristique est de la même saveur que le tome 1, inspirée, héritée en partie de l’Heroic Fantasy de Robert E. Howard, et c’est carrément le pied !
Avis aux amateurs du genre : le maître Dyvim Tvar franchissant un lac de lave dans la caverne aux dragons ; Elric poursuivant l’infâme Yyrkoon sur le navire des terres et des mers offert par l’esprit élémentaire Straasha ; la partie d’échec qui se joue entre les dieux du Chaos et de la Loi (opposition inspirée du zoroastrisme) commence petit à petit à émerger de façon subtile ; un duel épique au sommet d’une tour dans une cité maléfique abandonnée ; de la sorcellerie ; des créatures infernales ; une reine à sauver ; l’introduction de Stormbringer l’épée buveuse d’âme qui en inspirera plus d’une dans les décennies à venir (la Soul Reaver dans la saga de jeu vidéo Legacy of Kain)… Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ?!

À souligner la préface élogieuse de mister Alan Moore excusez du peu…

Mise à jour 04/10/17
Tome 3 Loup Blanc

Dans cette suite le sens du mot « adaptation » prend toute sa signification avec des auteurs toujours aussi inspirés et qui prennent quelques libertés par rapport au contenu d’origine du cycle écrit par Mike Moorcock ; pour le meilleur, et le meilleur seulement (Oh par Arioch ! Ce twist de malade en fin d’album ! Et dire qu’avant les femmes n’avaient pas leur place dans cet univers amer et tragique… je m’arrête, pas de spoiler ! ). Un an qu’Elric a laissé son trône vacant pour arpenter les jeunes royaumes. L’impasse est faite sur le trop métaphysique La Forteresse de la perle pour passer directement au Navigateur sur les mers du destin, ma partie favorite. Là encore, les auteurs se sont emparés des textes d’origines et ont rendu une copie impeccable à mon sens, rendant la narration nettement plus fluide et intelligible là où les nouvelles nous perdaient parfois, oscillant à en perdre la raison entre événements passés et futurs. Ainsi, le rassemblement et les exploits de la team des champions éternels du multivers, que les lecteurs connaissent bien, sont vite évacués en début d’intrigue pour laisser place à l’introduction de personnages à l’importance plus significative dans les aventures d’Elric de Melniboné : en l’occurrence le comte Smiorgan des Cités Pourpres. Preview du cycle 2 ou simple teasing ? Les auteurs ne manquent pas de présenter également la princesse Yshana, son conseiller et futur Némésis d’Elric, le sorcier Theleb K’aarna.

Mais revenons au présent : dans cette aventure Elric, jamais réellement maître de ses choix, toujours l’objet de manipulation des dieux ou des hommes, de plus en plus dépendant des caprices de Stormbringer tout en demeurant froid et implacable dans les carnages qu’elle exige ; part à la rencontre d’un de ses lointains ancêtres, Saxif D’aan, prisonnier de sa bulle dorée sclérosée. Un face à face qui touche au She de H. Rider Haggard et où l’Histoire, si elle ne se répète jamais vraiment, bégaye sévèrement. Une confrontation providentiel pour un Elric en quête de connaissance de soi et de ce que sont les Champions de la Balance. Il réalise que pour atteindre ce but il devra déterrer les secrets de son peuple dans la cité antique de R’Lin K’Ren A’a. Si à l’exploration de la cité oubliée on y ajoute le géant de jade, l’être âgé de 10 000 ans, ainsi que l’inévitable adaptation de la crépusculaire nouvelle La Cité qui rêve, le tome 4 s’annonce méga épique. En fait, les auteurs gouvernent tellement bien leur barque que je me demande s’ils ne sont pas capables de nous conclure la série en un seul cycle.

L’équipe artistique est toujours autant au taquet. Robin Recht + Julien Telo + Jean Bastide + Ronan Toulhoat + Luc Perdriset = vendeurs de rêves (ah ces dragons cristallisés, les gardiens cadavériques, la fausse Imrryr, p. 23, toutes ces bonnes références dans la conception des personnages dans le cahier graphique, et cette illustration de couverture ah y en a trop à citer...). Un grand « merci » ! Il y a des planches on est juste la gueule parterre. Recht et Telo sont en parfaite synchro, impossible de différencier leurs dessins, il règne une géniale harmonie entre ces différents auteurs.

Avis posté par McClure Infos posteur le 04/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Aïe, c'est dur de ne pas accrocher à une série qui présente autant d'arguments. J'ai lu le cycle d'Elric de Moorcock il y a plus de vingt ans et dans mes souvenirs embrumés, j'avais aimé. Mais je n'ai pas apprécié ma lecture des 2 premiers tomes de cette série.

Le dessin est sublime, la couverture n'est pas comme parfois un trompe l'oeil car les planches sont du même acabit, excellemment réalisées et mises en couleur. Cela m'a fait parfois penser à Siegfried.
J'ai plus de réserves quant à la mise en scène graphique. Le rythme et la narration ne sont pas rendues faciles par ces pages où les cases ne se suivent pas, sont intégrées dans des doubles etc. Si cet exercice peut être payant pour insuffler par instant du rythme, du lyrisme, de l'épique, c'est ici bien trop usité à mes yeux. Outre le fait que cela nuit grandement au confort de lecture, cela semble à la longue cacher quelque chose. Et ce quelque chose, comme l'a souligné Agécanonix, il me semble que c'est ce manque de volume, de romanesque. Je ne me souviens plus trop si c'est fidèle à l'original, mais nous sommes ici cantonnés presque tout le temps à la salle du trône, à de la débauche "interne", à de l'incantation de démon, bref, rien de bien "aventureux" et c'est vraiment ce qu'il me manque. Au point donc que j'ai soupçonné les auteurs d'utiliser ces artifices graphiques pour masquer ce manque.
Passé à côté de ma lecture, j'y reviendrais après la sortie des 2 derniers tomes prévus pour voir si en lecture complète, j'accroche plus

Avis posté par mononeurone Infos posteur le 13/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je connaissais pas l'histoire de ce roi d’héroïque fantasy albinos mais la couleur annoncée sur les couvertures ne triche pas : De la violence dans un monde imaginaire au multiples créatures et castes.

Ca pète dans tous les sens, parfois même à en minimiser les enjeux, tant les pouvoirs déployés sont immenses mais ce scénario est bien un exutoire cru ou la limite est l'imagination et finalement, on rentre quand même dans le jeu et on attend impatiemment de savoir comment tout cela va se terminer.

Du fun pour adulte.

Avis posté par Spooky Infos posteur le 27/06/2013 (dernière MAJ le 29/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je l'attendais cette adaptation... Depuis une bonne vingtaine d'années, époque où j'ai dévoré les bouquins de Michael Moorcock (Elric, mais aussi d'autres...). Oh bien sûr, ce n'est pas la première adaptation des aventures de l'Empereur de Melniboné, créé il y a plus de 50 ans, ni même la première adaptation en BD par un Français, puisque Philippe Druillet l'a fait en 1969...

Mais malgré cette ancienneté, malgré sa stature héroïque pétrie de stéréotypes (lesquels ont d'ailleurs été, en quelque sorte, créés par le personnage lui-même), le héros a gardé, quelque part, sa légende, son charisme et son attrait. Dès lors il n'est pas étonnant que des auteurs français s'y soient à nouveau intéressés, après que nombre d'anglo-saxons aient donné leur interprétation du personnage.

Ce qui frappe d'emblée à la lecture de cette nouvelle version, c'est sa magnificence visuelle. Pour retranscrire la noirceur, les abîmes décadents et la dimension épique d'Elric, il fallait un dessinateur de la trempe de Druillet, forcément, ou de celle de Lauffray. Mais c'est Didier Poli, co-auteur de la jolie reprise de Neige Fondation, qui est à l'origine du projet. Mais comme son trait est trop sage, il s'adjoint, après divers essais, le talent de Robin Recht, lequel travaille justement avec Lauffray. Et pour rajouter un grain de folie, Jean Bastide vient faire de la retouche et des couleurs. Le trio est gagnant, leur travail est fantastique. La mise en scène des crayonnés de Poli est très inspirée ; l'encrage de Recht propose une noirceur d'une grande maturité, et les retouches de Bastide rajoutent de la profondeur à l'ensemble. Je suis réellement admiratif. Au tome 2 Julien Telo prend le relais de Poli, avec un résultat tout aussi impressionnant.

Ce qui compte aussi dans une adaptation, c'est le travail qui est fait par rapport à l'oeuvre originale. Ma lecture des romans de Moorcock remonte à très loin, mais j'ai retrouvé dans cette BD de nombreuses impressions d'alors. Cette ambiance de décadence, de désespoir, cette atmosphère poisseuse avec cette épée de Damoclès qui pend au-dessus d'Elric, la dimension épique qui entoure la bataille navale, le côté putride du palais d'Ymrryr...Tout y est, à mon avis. Julien Blondel a réussi à épaissir le personnage de Cymoril, l'épouse d'Elric, laquelle n'avait qu'un rôle mineur dans l'histoire originale.

Le deuxième tome marque un tournant dans l'histoire d'Elric, avec son renoncement et sa rencontre de l'épée Stormbringer, son arme, son alliée, sa soeur... sa malédiction. Un tome à la hauteur des enjeux.

Aux qualités artistiques de l'album s'ajoute la qualité éditoriale, avec en bonus quelques notes sur l'origine et la réalisation du projet, accompagnées par des ébauches de personnages et de magnifiques illustrations de l'univers d'Elric par quelques grands noms : Druillet, Lauffray, Andreas ou encore Thierry Ségur.

Incontournable.

Avis posté par Agecanonix Infos posteur le 11/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
De Moorcock, je n'ai pas lu grand chose, excepté des romans dans le ton de Edgar Rice Burroughs qui sont des romans de jungle un peu fantastiques. Aussi, aborder Elric qui paraît-il est l'une de ses oeuvres majeures, paraissait hasardeux parce que ce n'est pas l'heroïc fantasy à laquelle je m'attache. Cet univers ne m'attire pas du tout, c'est de la dark fantasy qui manque d'envolée et de souffle, de la fantasy décadente et baroque, c'est très ennuyeux, et je n'y retrouve pas le ton du conte épique, de la narration folklorique, de la glorification du héros, bref le fantastique rugueux de "sword and sorcery" qui fait très bourrin pour certains, mais qui me convient. Mieux, je ne retrouve pas la fantasy poétique à la Tolkien vue dans le Seigneur des Anneaux ; c'est cette fantasy là que j'adore plus que tout, avec une vraie mythologie autour.

Bon, je trouve des éléments intéressants (un roi souffrant au passé héroïque, un cousin brutal et jaloux, assoiffé de pouvoir, un aspect farouche, des décors grandioses...). La puissance évocatrice des images contribue à donner à cet univers un côté extrêmement tourmenté, c'est très sombre ; mais la façon dont tout ceci est arrangé ne parvient pas à me passionner. Ce monde de Melniboné et les dieux invoqués par Elric manquent de profondeur dans cette saga pourtant complexe, et la psychologie des personnages principaux est pratiquement inexistante.

L'association des 3 artistes aux dessins est excellente, je ne distingue pas trop qui fait quoi, mais j'y reconnais une inspiration graphique issue de Lauffray et même Druillet, tandis que le trait de Recht est assez reconnaissable. Il y a de splendides pleines pages, dont une page d'ouverture démentielle... mais j'ai un peu l'impression que tout ceci est là pour en mettre plein la vue du lecteur. En tout cas, cette puissance graphique fait son effet, et ça convient à cet univers chaotique, je le trouve bien conçu.

Seule l'histoire développée dans un ton malsain et torturé me laisse froid, sans compter cette tendance un peu vampirique (sang omniprésent, sacrifices de vierges) et cette cruauté dérangeante. Le tome 2 achève de me détourner de cet opéra grandiloquent et un peu prétentieux.

Avis posté par sloane Infos posteur le 18/02/2014 (dernière MAJ le 24/09/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ben oui les gars et les filles, elle est enfin là l'Adaptation BD que nous attendions tous nous les amateurs de BD qui en plus ont lu quelques uns des grands classiques de la SF.
A la base un héros pas si manichéen que cela ni aussi bourrin que son compère Conan. Quelqu'un a parlé de Shakespeare, mais il faudrait aussi évoquer Nietzsche. Bon d'accord pas besoin d'avoir fait philo pour lire ça mais c'est pour dire qu'il y a dans cette histoire plus que ce que l'on pourrait imaginer au premier abord.
Scénario très malin qui édulcore le côté emphatique qui pouvait exister dans les romans mais garde tout de même une puissance évidente.
Dessin, couleurs, mise en page et découpage ben pour moi c'est parfait, rien à ajouter.
Cerise sur le gâteau le tome 2 devrait voir le jour au printemps ou à l'été prochain.

Majoration après la sortie ce jour du tome 2 "STORMBRINGER"

Une claque visuelle, une claque scénaristique, une claque artistique. Une vraiment grosse baffe quoi!

Après un premier tome introductif qui nous présentait les différents protagonistes et l'univers dans lequel ils évoluaient les choses sérieuses ont commencé. Avant aussi c'était du sérieux, mais là Elric est véritablement parti en guerre, avec des pouvoirs décuplés, à la recherche de sa bien aimée.

Encore une fois je tire mon chapeau aux auteurs qui ont su magnifier l'oeuvre de Moorcock en lui donnant un corps véritablement tel qu'imaginé par cet auteur. Arrêtons également de dire que c'est une enième histoire déjà vue. Diantre non c'est l'ORIGINAL. C'est une oeuvre qui au même titre que le Seigneur des anneaux est au commencement de l'héroic fantasy. Ce sont tous les autres qui après se sont inspirés, qui ont parfois pompé.

Allez, je ne vais pas faire de long discours, la lecture se suffit à elle même.
Grandiose vous dis-je!

Avis posté par Erik Infos posteur le 20/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais déjà posté Elric chez un autre éditeur mais la série avait été abandonnée malgré quelques qualités indéniables. Je dois admettre que cette version est complètement différente car beaucoup plus malsaine. Visiblement, Elric a besoin de sacrifices humains pour pouvoir se régénérer. Par ailleurs, il n’hésite pas à passer un marché avec une entité maléfique. Cela donne un côté moins clean à notre héros toujours albinos. Mais bon, il fait preuve d’un esprit d’ouverture.

Je n’ai pas aimé le fait qu’on annonce en introduction la fin de cet empire qui a régné 10000 ans. Bref, on sait d’emblée qu’il ne parviendra pas à sauver son royaume. Il est dommage de donner ce genre d’indication qui ne laisse plus de place au doute.

Pour le reste, malgré un incontestable succès outre-Atlantique, cet univers d’héroïc fantasy ne m’a pas trop bouleversé. C’est correct mais sans plus.

Avis posté par Dunkaan Infos posteur le 01/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai eu la chance de lire en avant-première et dans le cadre d’une Masse Critique organisé par Babelio une nouvelle adaptation en format bd du cycle d’Elric écrit par Michael Moorcock et adapté par un groupe talentueux d'auteurs... Autant dire rien que faire l’adaptation d’un univers aussi riche est un challenge en soi. Pour la petite histoire, je n’ai pas encore pu lire ce classique de la fantasy mais j’en avais entendu beaucoup parler en mon jeune temps (ouch, mon arthrite), où je fréquentais les clubs de jeu de rôle, dans les folles discussions nocturnes sur les différents univers (genre qui a la plus grosse) voire même dans les premières adaptations pourries (si si on peut le dire) … Maintenant que j’y repense je crois bien avoir lu un truc à l’époque mais c’est si loin... Bref, d’avance pardonnez-moi si je lache des spoilers à mort ci-dessous, c’est vraiment au-delà de tout contrôle mental de ma part (ou presque) et si vous ne me pardonnez pas c’est le même prix ! (non mais, c’est qui qui tient le clavier ici ?)

« Elric » n' a pas de bol, il est né empereur, albinos, intelligent et beau de surcroît … Il aurait pu être l’idole des jeunes dans les années 60 (époque à laquelle le romans a été édité) si le film Twilight avait été tourné. Elric est donc une sorte de Edward Cullen en plus balaise avec des cheveux longs mais là je m’égare (de train) mais c’est juste histoire d’égayer un peu car le roman, lui, est très premier degré. Alors faisons un reset, un petit bonhomme sans rire et remettons les compteurs à zéro.

Où en étais-je ? Ah oui ! Bien avant la domination de l’homme, notre monde était peuplé de créatures puissantes et étranges, mi-hommes, mi-dieux. L’homme n’était que viande et bétail dans ce monde-là. Elric, né albinos et affublé d’une maladie, est le dernier empereur de l’arrogante Melniboné, puissante civilisation guerrière en plein déclin. Il n’est pas juste un empereur comme les autres, il est un puissant sorcier-roi capable d’invoquer de terribles créatures provenant du monde du Chaos. Mais qui a besoin d’un philosophe pour gouverner un royaume ?

C’est exactement ce que pense son cousin Yyrkoon, assoiffé de pouvoir et qui veut redonner la splendeur d’antan à son peuple. Pour ce faire, il mettra tout en oeuvre afin de destituer Elric de son trône de Rubis, et ce à n’importe quel prix.

Elric l’arrogant, l’aristocrate, agnostique, avec sa terrible maladie et la blancheur de sa peau... Autant d'éléments qui le rendent faible aux yeux de certains ; et sa maladie qui le condamne à s’abreuver, tel un junkie, de sang humain ne fait que l’enfoncer dans l’abîme de sa malédiction. Mais ce qu’Elric ne sait pas, c’est qu’il n’est qu’un pion dans les intrigues et les plans écrits par les seigneurs du Chaos. Elric à un destin tout tracé : détruire l’empire de Melniboné et commencer une nouvelle ère.

Voilà un monde des plus originaux, transposé en bd. Pour la petite histoire, il faut savoir que Michael Moorcock a écrit cette saga à l’époque de la publication du fameux Conan (ouais vous savez le guerrier pur taureau reproducteur aux cheveux longs bataillant un peu partout) ; Elric, lui, fait surtout référence au néoromantisme-gothique alliant torture et douleur (un peu SM style Clive Barker pendant sa période Hellraiser et donc pas pour le tout jeune publique).

Graphiquement grandiose, les auteurs de cette adaptation ont vraiment réussi la prouesse de montrer un monde froid et cruel, digne des plus grandes sagas épiques. Décors grandioses, baroques, sombres, colorés, le tout dégageant une ambiance mélancolique et de rages retenues ; on sent qu’il y a eu un vrai travail de recherche et une excellente collaboration entre les auteurs.

Au niveau de la narration, des voix off et des dialogues bien dosés afin de bien faire ressentir et remonter la froideur des mots tout en mélangeant des réflexions sur l’intrigue, lutte de pouvoir, manipulation des dieux, amour, le bien et le mal, la Loi ou le Chaos, le choix de notre destinée … bref on brasse tout un tas de sujets ...

Et bien entendu, la clé de voute de ce récit ; un personnage Shakespearien, sombre et paradoxal, mélange d’héros et d’anti-héros, dont le principal ennemi semble être lui-même. On sent qu’on a mis le paquet dans ce premier opus introduisant les personnages et l’intrigue, dont les numéros suivants sont déjà planifiés (si si).

Néanmoins, un petit bémol (comme d’habitude on va dire, on cherche toujours le petit truc qui manque pour que ce soit LE chef d’œuvre intergénérationnel )... ce premier livre a des difficultés pour approfondir la psychologie des personnages mais je ne doute pas que les volumes suivants vont approfondir et étoffer Elric.

Pour conclure ? Une lecture pour un public adolescent et plus, clairement pleine de gageures avec des prémisses intéressantes et surtout une adaptation de qualité qui m’a clairement donné envie de me plonger dans la lecture des romans (ah on me souffle à l’oreille que ma femme me conseille VIVEMENT de terminer d’abord la pile de romansssss/bdsssssssss qui trône sur le chevet ; ce que femme dit … ) ! Je vous laisse, j’ai des tonnes de bouquins à terminer … (aïe pas sur la tête).

(NDMF : Et par la même occasion, ta femme te conseille de faire une brocante pour faire un peu de place et vider quelques caisses...)

Avis posté par iannick Infos posteur le 28/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est l’avis de Spooky qui m’a encouragé à lire ce premier tome d’ « Elric ». Pour être franc, je ne suis pas du tout friand de ce genre de récit. Pour moi, Elric, c’est un peu comme si c’était une sorte de Superman qui avait été envoyé au Moyen Age. Une fois sur place et pour faire « mumuse » avec les humains, il s’était mis alors à manier une épée et à communiquer avec l’au-delà… Enfin, bref, c’est en gros mon état d’esprit lorsque j’eus débuté le feuilletage de cet album.

Après lecture, j’avoue avoir passé un bon petit moment en compagnie de ce super héros moyenâgeux même si je trouve tout cela grandiloquent et guignolesque. En fait, j’ai été captivé par cet univers macabre et par ce foisonnement graphique ; bref par l’atmosphère qui se dégage de cette bande dessinée.

Après, je ne peux pas dire que je fus enthousiasmé par le personnage principal et les autres protagonistes, ni par l’histoire en elle-même puisqu’il s’agit à première vue d’une ième variante d’un gus proche du roi qui veut s’emparer du pouvoir. C’est donc le traitement graphique qui m’a fait accrocher à cette histoire.

Le dessin, on ne peut pas dire non plus que je sois fan de ce style mais à première vue, il m’a semblé parfaitement adapté à la noirceur du monde d’ « Elric ». Et à la vue du supplément, les auteurs ont effectué un gros travail de recherche et on sent qu’ils sont fans de l’univers imaginé par Michael Moorcock..

Parce que je suis curieux de savoir pour quelles raisons ce récit écrit par Michael Moorcock génère de nombreux fans et parce que j’ai été envoûté par l’atmosphère malsaine qui règne dans « Elric », je suivrai les péripéties de ce personnage imaginaire dans le prochain tome. Après, il ne faudra pas me demander plus si je m’aperçois que ce n’est qu’une « bête » histoire de renversement de pouvoir…

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