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Avis posté par Ro Infos posteur le 23/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j'apprécie le graphisme de Sorel, je suis en général assez réservé sur ses scénarios. C'est le cas pour cet album que je trouve sympathique sans plus.

C'est l'histoire d'une femme qui se suicide dans la baignoire de son appartement et se retrouve fantôme à hanter son immeuble, découvrant les secrets des appartements des voisins et ayant pour confident un chat qui peut la voir et lui parler. Au fantastique de la thématique du fantôme s'ajoute celui de différents phénomènes surnaturels qui composent le mystère de certains des appartements en question. La jolie fantôme se contente généralement d'être témoin des événements mais va aussi tenter de s'impliquer autant qu'elle puisse, puisque théoriquement personne ne la voit ni ne la sent.

A l'instar du graphisme, le ton est un peu gris et sombre.
Ayant vu ce que Sorel peut produire avec des couleurs, comme dans Algernon Woodcock, je suis toujours frustré de le voir peindre en noir et blanc, ou en couleurs un peu sépia comme ici. Je trouve ce style triste et morne. Pourtant son trait est assez excellent et il y a un vrai soin apporté au graphisme, mais je ne suis pas sous le charme.
Le ton du récit au départ est assez distant, assez contemplatif. On a droit à des extraits de poème en guise de narration, une héroïne à laquelle on ne s'attache pas vraiment et des situations qui ressemblent un peu à une suite de saynètes, appartement après appartement. Ce n'est que peu à peu que l'atmosphère s'humanise un peu, que l'ensemble s'imbrique un peu mieux et qu'on finit par s'attacher aux personnages qui participent enfin pour de bon à l'action.
Néanmoins, l'atmosphère reste romantique-artistique, sombre et mélancolique, et je dois dire que ce n'est pas trop ma tasse de thé dans le cas présent.

Avis posté par Agecanonix Infos posteur le 18/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le point fort de Sorel, c'est son dessin qui parvient toujours à envoûter le lecteur ; ici, son dessin en forme de sépia au ton grisé est magnifique et donne indéniablement une ambiance fascinante à ce récit, c'est un beau travail graphique, mais tout ceci ne m'a pas transporté comme je l'aurais souhaité.

L'idée de départ, à mi-chemin entre Lovecraft et Lewis Carroll, est intéressante, mais très vite, l'ennui s'est installé ; cet univers interpelle quelque part mais je n'ai pas réussi à me passionner ou à entrer dans cette atmosphère, c'est un récit étrange de fantôme mêlé d'érotisme, trop déroutant pour moi, je m'attendais à quelque chose de plus onirique ou de beaucoup plus fantastique chez un auteur comme Sorel, dans le genre de Algernon Woodcock... ce n'est pas ce fantastique là qui m'intéresse. C'est dommage que la plupart des sujets qu'il traite n'aient pas le même brio que son dessin.

Avis posté par sloane Infos posteur le 14/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album possède plusieurs qualités, celles-ci ne pouvaient que m'inciter a lui mettre cette note.

Tout d'abord le dessin de Sorel dont je suis assez fan depuis de nombreuses années et qui à mon sens excelle dans le genre fantastique ou onirique. Ses teintes pastel, sépia qui jouent sur de subtils effets d'ombre et de lumière sont ici autre chose qu'un simple noir et blanc. Comment dire? Il y a comme un effet de transparence dans les planches qui s'offrent à nos yeux.

Un autre point qui m'a fait apprécier cette histoire c'est que l'auteur qui n'abuse pas des dialogues, que par ailleurs je trouve très justes, cite quelques strophes de poèmes d'auteurs que j'aime beaucoup. Pensez donc, nous avons droit à Baudelaire, Rimbaud et Lewis Caroll. En aucun cas cela ne plombe le récit, tout au contraire cela ajoute à sa charge onirique. Il y a énormément de poésie, de magie dans cette œuvre, elle possède également un charme suranné qui nous propose autant de voyages qu'il y a d’appartements et de propriétaires.

Laissez vous embarquer dans celui de ce collectionneur de livres, grand épicurien qui "anime" les personnages des romans qu'il possède.

Affligez vous face au sort réservé à cet enfant coincé dans son placard et dont les parents ne savent plus rien.

Méditez sur la bêtise banale de cette concierge qui n'aurait pas du .... et souffrez les affres de la création avec ce peintre aux abois qui recherche une image entraperçue dans un miroir.

Enfin dernier hommage à Baudelaire, il y a le sphinx, le destin, en fait le chat!!!!

Avis posté par Mac Arthur Infos posteur le 23/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Welcome to the Hotel California… euh, Hotel Particulier, pardon. Soyez prêt à être déroutés, déboussolés, désorientés… transportés dans un univers parallèle, illogique, étrange et fascinant. Pour guide, Sorel vous propose une bien séduisante trépassée et pour compagnons de voyages… et bien ceux-là, je vous laisse les découvrir par vous-mêmes puisque c’est là que réside tout l’intérêt du récit.

Ici, le fantastique se cache derrière chaque porte, l’aventure se croise au détour d’une page et les miroirs ont des réflexions qui n’appartiennent qu’à eux.

Ce récit risque de dérouter. Moi, il m’a charmé. Il est original, léger, étrange, triste voire sordide, amusant. A-t-il une logique ? Une finalité ? Honnêtement, je n’en sais trop rien. J’ai apprécié le voyage et ne me suis finalement jamais inquiété de la destination.

Et puis, il y a le dessin de Sorel. Un grand artiste ! Je lui reproche parfois d’avoir un style pas toujours bien adapté à la bande dessinée mais, ici, c’est parfait et très bien mis en valeur par une colorisation sépia raffinée.

Prêts à embarquer pour ailleurs ?

Avis posté par fab11 Infos posteur le 24/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme deux posteurs précédents (je ne citerai pas leur nom pour ne pas les vexer) c'est la première fois que je lis une œuvre de Guillaume Sorel et celle-ci ne me laissera pas un souvenir impérissable. C'est surtout l'histoire qui ne m'a pas emballé car le dessin lui est irréprochable.
J'avoue que cette histoire fantastique m'a laissé plutôt froid , pourtant en règle générale j'affectionne beaucoup les histoires de fantômes.

C'est dommage car l'idée de départ était intéressante , mais tout au long du récit j'ai senti l'ennui m'envahir. Pourtant l'idée de faire naviguer une jolie revenante dans un immeuble habité par des personnages aussi variés que bizarres aurait pu réussir à me fasciner, mais finalement ce ne fut pas le cas.
Par contre j'ai bien aimé que ce charmant fantôme discute avec un chat et qu'un voisin réussisse à faire apparaître les personnages de romans classiques , mais les autres idées abordées dans ce one shot n'ont pas réussi à me passionner.

Par contre comme je l'ai signalé plus haut le dessin est superbe . Ce dessinateur a vraiment beaucoup de talent et je ne vais pas tarder à me lancer dans ses autres séries, en espérant que son dessin soit aussi réussi que dans cet album.

Alors je conseille tout de même aux fans de l'auteur la lecture de ce one shot, ne serait-ce que pour le dessin car celui-ci vaut vraiment le coup d'œil.

Avis posté par dut Infos posteur le 30/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'avait rien lu de Guillaume Sorel, je le découvre donc avec Hotel Particulier.
C'est le dessin qui m'a d'abord attiré ! J'aime beaucoup ce trait, ces teintes de couleurs, à mi chemin entre le sépia et le noir et blanc, c'est parfait pour l'ambiance que veut donner l'auteur.

Dans Hotel Particulier, on suit cette jeune femme fantôme, qui hante son immeuble et on va donc à travers elle suivre des tranches de vie, on est en quelques sorte un peu voyeur. Les histoires de ces voisins sont parfois dans l'imaginaire, le fantastique, voir un peu onirique avec par exemple un voisin qui prends du bon temps avec des personnages de ses romans préférés, ou alors plus terre à terre avec les difficultés du quotidien d'un artiste, une petite vieille qui déteste "vraiment" les chats.
Le récit le plus important restant sans doute la "relation" qu'elle a avec ce voisin a travers le miroir.

Même si j'ai apprécié ma lecture, je n'ai pas été transporté par ces petites tranches de vie, ces histoires. L’interaction avec le chat est très bonne, mais j'aurais aimé en savoir un peu plus sur cette femme, pourquoi le suicide ? Un peu épaisseur à ce personnage principal m'aurait intéressé.

Avis posté par Blue Boy Infos posteur le 29/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sorel nous propose ici un voyage au sein d’un immeuble dont il brise les murs pour le transformer en un vaste continent des rêves et de l’imaginaire. C’est totalement sous le charme que l’on suit cette Ophélie rimbaldienne flottant dans les airs et traversant comme bon lui semble les parois et les plafonds, prenant un plaisir croissant à hanter les lieux et pénétrer à leur insu l’intimité des vivants. C’est ainsi que l’on survole les joies et les souffrances des protagonistes. Ici un couple désemparé dont l’enfant a mystérieusement disparu, là un amant au cœur brisé pourchassé par les huissiers, ou encore un étage plus haut, une sorcière pour qui les chats sont juste bons à faire des civets… Cette « promenade » donne également lieu à des rencontres aussi incongrues que surprenantes entre personnages de contes et de fiction, grâce à l’un des habitants, hédoniste solitaire amateur de bonne chère et de littérature, capable d’insuffler la vie aux personnages de son imposante bibliothèque. Il est plutôt amusant en effet de voir Miss Marple en compagnie notamment de Lolita et du baron de Münchhausen. L’ouvrage abonde également de références littéraires, à commencer par « Alice au pays des merveilles » qui lui permet de jouer de façon très poétique avec les miroirs…

L’histoire est sublimée par le magnifique trait au lavis de Sorel, qui d’après moi fait partie des dessinateurs les plus talentueux dans le monde du neuvième art, aussi doué dans l’utilisation de cette technique que dans l’aquarelle (« Les Derniers Jours de Stefan Zweig »). Impossible de rester de glace en contemplant ces vues splendides des toits de Paris.

Je me suis laissé très vite charmer par ce fantastique du quotidien, intemporel, bien plus troublant que tout ce qu’a à proposer l’ensemble des blockbusters hollywoodiens réunis… On pourra peut-être juste reprocher une certaine froideur, compensée largement par la poésie des images et un humour tout en retenue pour une histoire dont le point de départ (le suicide) était plutôt glauque. Sinon j’ai bien aimé le matou, sorte de sphinx mystérieux régnant sur la vie de cet immeuble et à qui rien n’échappe, habitué aux frasques des humains mais prêt à sortir les griffes dès lors que l’on s’attaque à ses congénères. Pour ma part, je ne regarde plus les chats tout à fait de la même manière depuis cette lecture…

Avis posté par Erik Infos posteur le 22/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hôtel particulier est surtout une bd d'atmosphère qui possède de magnifiques planches à admirer. On va suivre au fil des pages les déambulations d'une belle fantômette qui se balade à travers un immeuble et qui explore la vie de ses voisins.

Il y a de la magie et de la poésie. Il faut être sensible à cela pour pénétrer dans cet univers particulier tout en délicatesse. Les textes sont lyriques à souhait et on peut vite succomber entre l'ennui et la mélancolie. A ne pas lire dans la période de Noël par exemple...

On retrouve également le fameux chat si cher à l'auteur et qui nous avait terrorisé dans Algernon Woodcock comme une sorte de clin d'oeil.

En conclusion, c'est très beau graphiquement mais il faudra repasser par la case scénario car son absence pèse.

Avis posté par jul Infos posteur le 20/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la 1ère fois que je lis une œuvre de Guillaume Sorel (j'ai souvent failli acheter son œuvre la plus connue, sa fameuse ''Ile des morts'' mais ce n'est pas encore fait).
Là, en la feuilletant, j'ai été attiré par ce dessin très sensible et cet univers d'appartements parisiens éclairés par une pâle lumière d'hiver avec cette femme fantôme qui erre à travers les murs en observant les habitants. De plus il y a un chat qui parle ... Tout pour me plaire.

Après lecture c'est un peu décevant et c'est bien dommage car on avait là tout les ingrédients pour une très belle bd. Bon cela reste une très belle bd car le graphisme de Sorel est très très beau. Mais les petites intrigues sont assez étranges. Ce sont diverses choses presque toujours fantastiques reliées entre elles par cette héroïne spectrale. Il n'y a en fin de compte pas tellement de rapports entre ces personnages habitants l'immeuble, ni même de logique à tous ces évènements surnaturelles... En vrac : un miroir qui fait passer "de l'autre côté", une petite fille enfermée dans une pièce noire, un homme qui fait littéralement sortir les héros et héroïnes de ses livres et qui passe du bon temps avec eux dans son appartement, une vieille mangée par des chats... C'est un peu (pardonnez moi Mr Sorel) n'importe quoi scénaristiquement.

Et puis les dialogues sont un peu monotones, très réguliers. ça parle tout du long (104 pages tout de même) sans vraiment de pauses. Je pense qu'il aurait fallu alterner entre des moments plus calmes sans dialogues et d'autres remplis de textes. Là c'est un peu mécanique, rendant le tout un peu trop bavard par rapport à l'ambiance (même le chat parle !).

Il n’empêche que malgré cette semi-relative déception, cette œuvre a réussi à m'emporter grâce avant tout à cette merveilleuse ambiance douce-amère. On y parle de suicide, de femme mangée par des chats, un homme se pend, beaucoup de sexe entre les habitants ... C'est sombre mais doux, hivernal, fantastique, sensuel et chaleureux. Le dessin des appartements, des toits, du plancher est vraiment magnifique, il y a un superbe travail sur l'aquarelle, sur les lumières, c'est vraiment magique.

De plus certaines scènes sont vraiment très belles. L'épilogue triste et romantique, le début également, les chats qui hurlent à la mort sur les toits, en fait c'est vraiment très beau tout du long mais avec les critiques formulées plus haut.

Donc un *** mention très bien.

Avis posté par PAco Infos posteur le 30/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après ma lecture récente de l'album Les Derniers Jours de Stefan Zweig de Guillaume Sorel qui m'avait plus ennuyé qu'autre chose, je retente l'expérience avec sa dernière BD en date "Hôtel particulier".

D'emblée on retrouve son coup de crayon et son talent pour l'aquarelle. Monsieur a du talent, et on apprécie. Reste a voir si derrière ce savoir faire, l'ennui qui m'avait gagné lors de ma dernière lecture n'allait pas repointer le bout de son nez...
Premier bon point, le récit pourtant ancré dans le réalisme, bascule rapidement dans le fantastique. On se retrouve à suivre les errances fantomatiques à travers cet immeuble, pivot de notre histoire, d'une jeune femme qui vient de se suicider. On découvre alors petit à petit les étranges personnages qui peuplent cette habitation... Chacun a ses secrets, et le fantastique s'invite souvent pour donner à chacun force et caractère.
Rapidement confrontée à un compréhensible sentiment de solitude (personne ne la voit ni ne l'entend), la jeune Emilie finit par se découvrir un compagnon avec qui échanger : un chat.
Etrange et pourtant très important personnage que ce chat, avec qui elle va apprendre bien des secrets sur cet immeuble...

Pourtant, malgré cette foultitude de bonnes idées, de références littéraires et la qualité graphique de cet ouvrage, je n'ai pas trouvé la petite étincelle qui fait ressortir un album du lot. C'est très bien réalisé, les petites intrigues qui tissent le canevas de ce récit m'ont plu, mais l'ensemble manque peut-être à mon goût d'un fil conducteur plus conséquent. Cela reste quand même une BD très agréable à lire.

3.5/5

Avis posté par roedlingen Infos posteur le 28/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sorel assume cette fois-ci le scénario en plus du dessin, et cela se voit beaucoup. Lorsque l’on a rencontré le bonhomme on a compris qu’il a un univers personnel très particulier. Entouré de livres sur la littérature gothique anglaise (au sens gothique originel et pas au sens ados habillés en noir), d’un chat et souvent enclin aux histoires compliquées avec la gente féminine, Sorel nous livre ici un album totalement représentatif de ses passions.

Le chat avait déjà été magnifiquement croqué dans Algernon Woodcock, le voici de retour avec une vision sociétale parallèle à la vie humaine. Vous qui scrutez chaque planche, vous aurez un très bel aperçu d’une jolie bibliothèque du roman gothique si vous notez tous les titres visibles dans cet album, et enfin les femmes, ah les femmes…

Notre histoire nous fait voyager dans un immeuble qu’une fantôme vient hanter, elle rencontrera tout un tas de fantômes avec qui elle pourra communiquer. Un immeuble rendu glauque par ses habitants vivants deviendra tout à fait vivant et passionnant par ses horlas. Entre les mégères, les artistes maudits, les hommes peu enclins à l’engagement, la dureté financière d’une vie matérielle et les hommes qui se coupent de la société pour profiter de la vie : quelle belle tranche de société… (j’ai perçu par ailleurs une certaine ressemblance physique entre notre bon vivant de l’album et son auteur en sus de goût littéraires proches…)

Sorel nage dans son univers, son trait si particulier s’en trouve tout à fait pertinent, nous sommes dans un autre siècle, nous sommes dans un mode différent, nous voyageons, nous rêvons et là réside l’essentiel. Évidemment certains pourront reprocher une certaine ressemblance physique entre certains personnages du Mâle de mer, du Les Derniers Jours de Stefan Zweig et cet album. Mais la technique de couleur directe est arrivée à maturité, chaque planche est un bijou qui met en relief la narration pour mieux faire sortir le lecteur de sa réalité.

Un très bon album, comme Sorel en devient coutumier, à découvrir avec passion.

Avis posté par Mr Degryse Infos posteur le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup le dessin de Sorel, dessinateur que je suis depuis des années et ma découverte du Fils du grimacier. Cependant en général, je n'aime pas les scénarios sur lesquels il travaille. Comme l'année dernière, j'avais adoré les derniers jours de Stefan Zweig, je me suis jeté sur cet album oubliant mes réserves et déconvenues passées. Et bien pas de petit miracle cette fois ci, je retrouve le Sorel que je n'aime pas beaucoup. Le voir en scénariste aurait dû me mettre la puce à l'oreille. On a donc une histoire de fantôme qui passe de pièces en pièces d'un immeuble rencontrant les différents locataires. Seuls les chats la voient et lui parlent. Vous trouvez que c'est déjà trop fantastique pour vous. Passez votre chemin. Sorel retombe dans ces délires lovecraftiens à base de pièces fantômes ou les enfants disparaissent, de miroir à travers lequel on passe, de lecteur faisant apparaitre les héros et surtout héroïnes des romans, de sorcières etc. On passe du coq à l'âne sans réel fil conducteur ou logique autre que les errances de cette fantôme. De plus, il faut vraiment que Sorel se fasse soigner. Il a une vision du suicide idyllique. Jamais le suicide n'est montré comme quelques choses de glauque ou grave mais comme l'aboutissement d'une relation amoureuse ici. On avait déjà cela dans l'ouvrage précédent mais là c'est vraiment appuyé et malsain. On sent une attirance morbide de Sorel pour le suicide et il ne m'étonnerait pas qu'un jour on apprenne qu'il ait franchi le pas. Bref 2.5/5 pour le dessin

Avis posté par Puma Infos posteur le 03/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
D'abord, quel plaisir de lire une BD graphiquement sublime.

Combien d'auteurs de BD aujourd'hui nous sortent un pareil graphisme que j'appellerais "libéré", qui peut tout, et qui cherchent et prennent le temps à réaliser un résultat visuel final qui est beau ? Tellement peu à mon sens, la majorité des productions visant le rentable ou l'efficace.

L'histoire foncièrement originale qui se situe dans l'imaginaire pur est osée, et la mayonnaise prend !

Il n'y a pas d'aventure dans le vrai sens de ce mot, mais des histoires de vies et de sensibilités qui se croisent ou ne se croisent pas, ou parfois seulement à sens unique. Le côté fantôme et vaporeux du personnage principal est très bien rendu.

Le récit me fait penser par analogie à la formidable chanson "Je suis un soir d'été" du grand Jacques (Brel), où une sorte de courant d'air extérieur, impalpable, inodore, invisible, observe tout sans que personne ne le sache ...

Du très bel ouvrage, et un magnifique moment de lecture.

Avis posté par pol Infos posteur le 29/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile de parler de cet album et de savoir précisément quoi en penser après sa lecture. C’est une sorte de conte poétique dont le personnage principal est le fantôme d’une jeune femme qui s’est fraichement suicidée. Elle hante alors son immeuble et déambule d’appartements en appartements. Elle découvre l’intimité de ses voisins. Son seul compagnon est un chat avec qui elle peut parler.

C’est un album totalement onirique qui mettra l’accent sur une histoire d’amour entre la jeune fantôme et un artiste fauché qui habite un petit studio. Cette relation pourrait un peu se décrire ainsi : elle l’épie, il a l’impression de la sentir, il la peint, il la rêve… Tout ici est dans la subtilité, la poésie, les sensations et le non-dit. C’est une histoire qui ne peut pas enthousiasmer un esprit cartésien mais qui a tout pour séduire les rêveurs.

L’histoire n’est pas cantonnée à cette relation platonique. Il y a un côté voyeur amusant lorsque la jeune femme visite les apparts de ses voisins. Quand ce n’est pas une femme au lit avec son amant, c’est un autre voisin qui organise des orgies… mais là aussi place à l’imaginaire puisque ses partenaires sortent des bouquins de sa bibliothèque !

Le dessin en noir et blanc colle parfaitement à cette ambiance qui mêle rêve et poésie. A priori ce n’est pas ce genre d’histoire poétique que j’affectionne le plus. Les déambulations de la jeune femme m’ont intrigué et amusé mais l’histoire d’amour ne m’a pas trop touché. Au final, cet album m’a fait passer un bon moment, mais par contre je ne suis pas sûr qu’il me marque beaucoup.

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