Les dernier avis (86718 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Quelle chose étrange
Quelle chose étrange

Je précise que je n'ai lu que le deuxième tome qui m'a intéressé par son sujet. En effet, je fais souvent de l'anxiété et une bande dessinée qui en parle m'attire donc. Les auteurs expliquent de manière scientifique le mécanisme de l'anxiété, cite ce que des personnalités historiques ont dit sur le sujet (par exemple Sartre et Beauvoir), proposent des solutions pour contrôler son anxiété, etc et etc. Comme souvent avec ce genre de documentaire, c'est intéressant du moment qu'on aime le sujet traiter, mais le développement est un peu froid et ce n'est pas très captivant à lire. Heureusement que l'album est court et donc je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Le dessin est correct, mais ce n'est pas trop mon style. En gros, une série à lire du moment qu'on s'intéresse à la douleur/anxiété/trauma/les trois à la fois. Les autres peuvent passer leur chemin sans problème.

19/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Tam-Tam
Tam-Tam

C’est un album relativement imposant (126 pages), qui reprend une bonne partie de Saison des amours (en changeant parfois certains titres), mais en le complétant de très nombreuses petites histoires – certaines inédites – issues Charlie Mensuel ou d’autres albums publiés par Le Square ou Albin Michel. Les lecteurs habituels de Reiser y retrouveront sa signature graphique. A savoir des cases brinquebalantes, un dessin très minimaliste (décors quasi absents, personnages en partie esquissés seulement, etc.) – et pourtant très expressif. Si l’humour noir habille ces historiettes, c’est un peu moins noir et cynique que ce qu’a pu faire Reiser ailleurs. Et c’est aussi moins caustique, la critique sociale qui souvent relève ses dessins est elle-aussi insuffisante ici. C’est un album qui se laisse lire (rapidement, car quasiment muet), mais qui n’est clairement pas le meilleur de cet auteur que j’apprécie généralement, mais qui m’a quelque peu déçu ici.

18/10/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série La Brigade des cauchemars
La Brigade des cauchemars

Je dois dire que cette série est quand même assez originale dans l'idée. Il fallait y penser que de créer une brigade des cauchemars qui intervient dans nos mauvais rêves pour essayer de les corriger du mieux que possible. Le scénario est plutôt bien amené avec une explication pseudo scientifique. Il faut le reconnaître. Le professeur Angus semble cacher bien des secrets dans sa clinique un peu spéciale ! Certes, on pourrait dire que ce récit manque parfois d'un peu de crédibilité mais cela passe aisément le cap ce qui n'est pas toujours le cas. Certes, le dessin est un peu particulier mais j'ai bien aimé la mise en page qui réserve quelquefois de bonnes surprises. On est très vite immergé dans cet univers assez prenant. Bien entendu, c'est une lecture jeunesse mais qui est bien faite. 3 étoiles assez méritées.

18/10/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série La belle endormie
La belle endormie

C'est une histoire moderne du conte de la Belle au bois dormant mais avec une variante sur la danse classique. Rien n'est crédible dans ce récit où on pourra aisément s'arracher les cheveux ou avaler une belle couleuvre. C'est surtout destinée à un public de jeunes filles prépubères ce que je ne suis pas. Pour autant, le graphisme reflète beaucoup de grâce et de délicatesse. Dommage que le scénario soit si mièvre. Vraiment désolé mais je ne peux décemment pas donner plus de deux étoiles. Il faut être honnête avec soi-même. Cela ne mérite pas plus. Il y a beaucoup mieux sur le marché et même dans ce secteur jeunesse.

18/10/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Zizi chauve-souris
Zizi chauve-souris

Little Suzie est une jeune fille espiègle aux cheveux roux indisciplinés qui vit seule avec sa mère célibataire et l'ombre d'un père qu'elle n'a jamais connu. Mais elle ne manque pas d'imagination pour troubler quelque peu la monotonie de son quotidien en bravant l'autorité de sa mère (trop cool) mais qui ne lui offre pas de téléphone portable (pas cool), en défiant également celle d'une maîtresse trop stricte et à s'adonnant à des jeux de garçon manqué dans la proche campagne qui lui sert d'immense terrain de jeu. Les aventures désopilantes et fantastiques commencent lors d'une rencontre inopinée avec une petite chauve-souris qui décide de s'installer dans la chevelure de Suzie (ou Zizi). L'animal est doté de paroles et ne garde pas sa langue en poche. C'est parti pour ce duo improbable qui va affronter toutes sortes de monstres nocturnes magiques.... Le pitch de l’infatigable Trondheim vous rappelle une autre série célèbre avec un petit garçon et son tigre ? Bingo et pas bingo car s'il y a effectivement quelques similitudes entre Zizi et Calvin et Hobbes par l'animal perçu uniquement par l'enfant et le modèle de strips, on s'en éloigne suffisamment pour avoir une aventure différente qui ravira les amateurs de l'humour acerbe du papa de Ralph Azham. Effectivement tout n'est pas drôle ou hilarant mais suffisamment haletant pour tenir en haleine avec une véritable construction de l'intrigue et une alternance assez loquace entre quotidien banal mais perturbé par les deux trublions et séquences diurnes emplies de fantastique et de poésie. Tout ne serait pas si agréable à la rétine sans le trait de Guillaume Bianco qui reprend ses meilleurs pinceaux pour nous offrir des illustrations du même calibre que sa propre série Billy Brouillard et les mêmes influences "timburtonesques". L'histoire s'emballe même en offrant quelques nouvelles possibilités dont celle fort intéressante pour Zizi de se transformer en jeune femme pour chaque pleine lune (et aller en discothèque par la même occasion) ou une intrigue amoureuse entre la chauve-souris et une simple souris. Il y a suffisamment de quoi se réjouir à la lecture de ces 3 tomes dont la conclusion semble assez ouverte. C'est en définitive un régal avec quelques personnages secondaires tout aussi bargeots les uns que les autres et un agréable moment à passer que vous offre ce duo de talents bien inspirés.

18/10/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Angola Janga
Angola Janga

Cà et Là avait déjà publié un album de cet auteur sur le thème de l’esclavage au Brésil : Cumbe… ce dernier proposait des histoires courtes, et peut donc être vu comme un album « bonus » de la pièce de résistance que constitue « Angola Janga ». Voyez plutôt : 432 pages, glossaire détaillé de 4 pages, mini reportage en fin d’album proposant des textes, des cartes, une chronologie des évènements, une bibliographie de deux pages… Il s’agit vraiment d’un reportage détaillé, presque d’une thèse sur le sujet. Et le sujet est passionnant : l’esclavage au Brésil au 17ème siècle, et le fait que de nombreux esclaves s’étaient échappés et regroupés dans la jungle et avaient formé une sorte de royaume improvisé… avec une population de 30 000 habitants à un moment donné ! Vous imaginez bien que les colons des plantations ne voyaient pas ça d’un bon œil, et de nombreuses vagues d’attaques sanglantes ont finalement eu raison de ce rêve… au prix d’horreurs inimaginables, parfaitement retranscrites dans cet album. 432 pages, c’est long, mais pas aussi long qu’on pourrait le croire… il y a de nombreuses planches contemplatives et muettes, et l’ensemble est structuré en courts chapitres assez faciles à « digérer ». Je note quand même des petits soucis de narration qui rendent la lecture inutilement éprouvante : des enchainements pas très clairs, des scènes d’action souvent confuses, des sauts temporels sans aucun repère graphique, et de nombreux termes « techniques » nécessitant des aller-retours un peu pénibles entre l’histoire et le glossaire en fin d’album. La mise en image est donc mitigée : les planches sont belles, le noir et blanc est vraiment élégant… mais je note les petits soucis de lisibilité et clarté suscités. Une lecture pas forcément « facile », mais je suis content d’en être venu à bout. J’ai trouvé le dernier chapitre très beau, et rempli de symbolisme. J’ai appris beaucoup de choses sur cette période assez peu connue de l’Histoire de l’esclavage (même si l’auteur explique dans la postface qu’il y a une importante part de fiction, les faits rapportés officiellement étant maigres, et servant donc plutôt de pistes, d’indices). Un album remarquable.

18/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Zaï Zaï Zaï Zaï
Zaï Zaï Zaï Zaï

« Zaï Zaï Zaï Zaï », c’est une page et demi de relative normalité avant de sombrer dans un flot jouissif de situations cocasses et absurdes. Fabcaro, auteur et anti-héros de cette histoire, fait tranquillement ses courses au supermarché. Au moment de passer à la caisse, il réalise qu’il a oublié sa carte de fidélité (ooouuuh le fourbe !)… il échappe de peu au vigile et parvient à fuir. S’engage alors une traque policière et médiatique pour le retrouver, l’arrêter et le condamner. La société observe la course-poursuite et chacun y va de son commentaire ou de son jugement. Cette chasse à l’homme débute plus ou moins comme ça : - Fais pas le con, lâche ce poireau… - Écoutez, je suis pas un bandit, je l’ai ma carte… - Du calme, pose ce poireau et tout se passera bien… - C’est juste qu’elle est dans mon autre pantalon… - Mais oui, du calme, pose ce poireau… Ne m’oblige pas à faire une roulade arrière… - Ne m’approchez pas ! - Attention il s’enfuit ! Roselyne, prévenez la direction… Il ne pourra pas aller bien loin… Symptomatique du ton général de « Zaï Zaï Zaï Zaï », ce type de dialogue m’éclate totalement ! C'est tellement con, mais si bon ! Quand on prend cet album dans les mains, sa sobriété ne présage pas du tout de son contenu. Après quelques pages, il serait même permis de se demander où l’auteur veut en venir, à tout le moins de se sentir désarçonné. Mais plus les pages défilent, plus le contenu et la force du scénario se révèlent. Avec ce one shot, Fabcaro ne se contente pas d'enchaîner des blagues absurdes. Il raconte surtout la traque d’un homme et le traitement de cet événement par les forces de l’ordre, les médias et l’opinion publique. Quel sens de l’observation ! La critique sociale est acerbe et tombe toujours juste. À chaque page, on sourit, on rit même. Le dessin constitue, malgré son côté austère, l’un des points forts de l’album et donne à l’ensemble un côté pince-sans-rire original et efficace. Le fait que les personnages soient peu détaillés permet de s’identifier et/ou de mieux relier ce que nous avons sous les yeux à sa propre vie/expérience. « Zaï Zaï Zaï Zaï » est certainement la meilleure bande dessinée d’humour absurde que j’aie pu lire. À découvrir et faire découvrir absolument ! Note réelle : 4.25/5

18/10/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Jeune Fille et le Nègre
La Jeune Fille et le Nègre

Cette série comporte deux tomes au ton et au contenu différents même si tous deux abordent le même thème des demandeurs d'asile africains et de leur acceptation dans une famille bourgeoise européenne. Le premier tome prend pour personnage principal un père de famille belge dont la fille, tout juste majeure, est tombée amoureuse d'un Togolais qu'elle a rencontré dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. C'est par ses yeux que nous découvrons le fameux prétendant et toute l’appréhension que le père ressent envers celui qui non seulement s'empare du cœur de sa fille chérie mais en plus est d'une culture tout à fait différente et dans une situation précaire. Rapidement il va surmonter ses a priori et s'attacher au personnage et à sa cause, et faire en sorte qu'il puisse voir accepter officiellement sa demande d'asile.. mais si possible sans que cela implique un mariage. Avec cet album, nous allons découvrir en partie la complexité de l'administration belge et son rejet des migrants, et en même temps les turpitudes d'un père en plein dilemme entre une acceptation complète de cet étranger venu "voler sa fille" et sa méfiance instinctive et culturelle. Cependant, tout du long de ce premier tome, le fameux Togolais reste un étranger mystérieux, certes attachant et sympathique mais lisse et sans passé, représenté simplement par sa tête ronde et toute noire et son sourire blanc. C'est dans le second tome seulement qu'on le découvre plus en profondeur. Et il permet au passage de combler quelques ellipses abruptes qui pouvaient surprendre à la lecture du premier tome mais qui sont expliquées dans le deuxième. Cet album se déroule dix ans plus tard et prend cette fois pour personnage principal la fameuse fille amoureuse. Désormais devenue mère elle aussi, elle raconte à sa propre fille sa relation avec cet homme dont on apprend très vite qu'il n'est pas resté dans sa vie. L'amoureux Togolais devient alors bien plus complexe, bien plus mature, et on apprend les malheurs de son passé et de la situation dans le Togo dictatorial du début des années 90. Et on est également mis face à la réalité de la vie, qui fait qu'un traumatisme physique et psychologique peut venir à bout d'une relation amoureuse aussi sincère soit-elle. J'ai été davantage intéressé par cette lecture que je le pensais. Au simple vu des couvertures et du titre, je croyais avoir affaire au récit d'une romance enjolivée et teintée de dénonciation du racisme ordinaire. Au lieu de cela, c'est une histoire bien plus mature, abordant des thèmes intéressants tels que la réaction d'un père face à la relation amoureuse de sa fille qu'il souhaite protéger, la situation des demandeurs d'asile en Belgique dans les années 90, les causes qui ont poussé ces fameux demandeurs d'asile Togolais à venir chercher asile en France et les conséquences sur leur propre vie intime. C'est intelligemment mené et raconté. Dommage que le dessin ne soit pas tout à fait à mon goût, mais il n'a pas empêché une agréable lecture.

18/10/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série The Darkness
The Darkness

Je précise que je n'ai pas lu le tome 5. Je me suis intéressé à cette série parce qu'il y avait Garth Ennis comme premier scénariste de la série et si ça sent clairement l'oeuvre de commande, on retrouve un peu sa patte (par exemple, il y a un personnage de gros loser comme il semble les affectionner) et les dialogues sont bons comme c'est souvent le cas avec lui. Ça se passe dans le même univers que ''Witchblade'', une série que je n'ai pas lue, mais ce n'est pas trop grave. À noter qu'il y aura des crossovers avec ''Witchblade'' et qu'ils m'ont laissé indifférent (celui avec Batman aussi d'ailleurs). La prémisse de la série est intéressante et ça se laisse lire du moment qu'on accroche aux séries remplies d'action et de fan service. Personnellement, c'est le genre de comics que j'apprécie à petite dose et dont les différents numéros sont inégaux. Il y a des bonnes idées, mais les scénaristes ne font pas dans la finesse et le personnage principal me laisse indifférent. Le dessin est correct, mais je ne trouve pas les femmes sexy et du coup j'ai eu droit à plein de scènes avec des personnages féminins très peu vêtus qui m'ont laissé de marbre, surtout qu'elles ont toutes l'air d'avoir le même corps. Un truc ennuyeux est qu'on a souvent droit à des doubles pages où le dessin est en rotation 180 degrés et du coup il faut tourner le livre sur le côté pour pouvoir lire et ça m'énerve plus qu'autre chose.

18/10/2019 (modifier)
Par Ber
Note: 5/5
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

Incontournable. Indispensable. Immanquable. Le premier cycle date des années 80 mais n’a pas pris une ride. La méticulosité de l’auteur l’a préservé des ravages des modes. Bourgeon nous raconte une histoire dans un décor finement planté et nous embarque avec son Isa à travers les océans découvrir les terres nouvelles et les horreurs dont les Hommes sont capables. Plus contemplatif, le second cycle était attendu au tournant. Ben, il tient largement la dragée haute au premier. Les décors de bayou et de plantations fourmillent de détails. Les traits des visages se sont affinés. Là encore, comment ne pas se laisser porter par Zabo et Isa dans cette Louisiane en guerre? Le troisième cycle me laisse plus circonspect. L’atmosphère du Montmartre de la Commune est parfaitement représentée. Bourgeon a construit, après recherches sur plans et photos d’époque une maquette du quartier pour s’assurer de la cohérence de ses décors. C’est très beau mais d’une telle précision et relève d’une telle exigence de fidélité que ça finit par manquer d’âme à mon goût. Espérons que, dans le second tome, le personnage de Klervi prenne un peu d’ampleur. Au-delà des immenses qualités du dessin, ce sont peut-être ces héroïnes en avance sur leur temps qui donnent un côté indémodable à cette BD.

17/10/2019 (modifier)