Les dernier avis (87182 avis)

Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série La Boîte de petits pois
La Boîte de petits pois

Malgré les apparences, cette BD ne s’adresse pas vraiment aux enfants. Un peu à l’image de GiédRé dont les chansons ressemblent à des comptines mais se révèlent être en fait des paillardises très coquines au trentième-septième degré (féministes en vérité), propres (si on peut dire) à faire rougir votre vieil oncle Bernard pourtant amateur de blagues sous le niveau de la ceinture. Bien sûr, il n’est pas question de cul ici, parce que ce n’est pas le propos. Non, GiédRé nous raconte une histoire authentique, SON histoire, lorsqu’elle était fillette dans une Lituanie soviétique où les conditions de vie n’étaient pas franchement des plus drôles. Pourtant, ce qui pourrait paraître plombant pour un adulte ressort toujours transformé sous le regard d’une enfant, et avec GiédRé, il ne pouvait en aller autrement. Avec un mélange d’espièglerie et d’innocence, elle évoque ses souvenirs en se remettant dans la peau de la fillette qu’elle fut, entre une mère fragile et aimante et un père nonchalant et alcoolo, mais surtout une grand-mère haute en couleurs, ce qui donne lieu à quelques anecdotes truculentes. En effet, cette dernière voulait toujours lui faire boire de l’alcool pour qu’elle s’habitue et se protège ainsi des garçons qui risquaient de profiter d’elle plus tard… Holly R vient renforcer le charme de ce récit plein d’humour avec ses dessins naïfs et coloriés aux Caran d’Ache de notre enfance, bien loin de la supposée grisaille soviétique. Et cette boîte de petits pois, que vient-elle faire dans tout ça, me direz-vous ? Cela paraît difficile à croire, mais il se trouve que cet aliment, un peu ringardisé dans notre alimentation moderne, était pour les gens vivant en U.R.S.S. une denrée rare et appréciée que l’on servait pour les fêtes de Noël, souvent réservée aux apparatchiks. La mère de GiédRé s’évanouit lorsqu’elle vit son futur beau-frère en train d’en manger, alors que son père venait de l’introduire dans sa famille ! Et vous, vous savez ce que vous mangerez à Noël ?

06/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Petites coupures à Shioguni
Petites coupures à Shioguni

J’ai emprunté cet album après l’avoir laissé de côté plusieurs fois, rebuté par une couverture que je n’aime pas, et craignant d’y trouver une esthétique manga à laquelle je n’accroche pas du tout. Mais finalement j’ai franchi le pas et ai lu cet album, essentiellement poussé par la récompense qu’il avait obtenue à Angoulême. Et je me demande après lecture ce qui a bien pu motiver cette récompense. Sans doute le jury a-t-il été davantage sensible à la construction, à l’esthétique qu’à l’histoire proprement dite : en effet, tout est « déconstruit », nous suivons, lisons les comptes-rendus de l’enquête, annotés, avec des bouts de papiers, les témoignages des protagonistes (et, en parallèle, nous suivons les événements qui donneront ensuite lieu aux interrogatoires). Je ne sais pas si je suis clair. De toute façon, ça ne l’est pas à la lecture. En effet, le choix de construction hache un peu la lecture, et le dessin – que je n’aime pas trop (même s’il possède de réelles qualités) – ne rend pas les choses très claires. Surtout que le texte, placé un peu partout sur la page – que ce soit de rares dialogues ou des commentaires off, n’est pas toujours très lisible. Bref, l’album mise tout sur la mise en scène, l’habillage (construction de l’intrigue et dessin original), mais cela ne masque pas une histoire on ne peut plus banale et succincte. Au départ, j’ai cru avoir affaire à une histoire comme celle du très bon dessin animé « La véritable histoire du Petit Chaperon rouge », mais ici il n’y a pas assez d’idées, d’humour pour relever le plat, et l’éclatement de l’intrigue ne la fait pas paraître moins creuse. A lire essentiellement pour la construction – relativement originale (mais aussi si vous êtes plus réceptif que moi au dessin – mais là c’est affaire de goût) : c’est cet aspect qui me fait arrondir aux trois étoiles. Note réelle 2,5/5.

06/12/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Aiôn
Aiôn

Je suis assez partagé quant à ma notation sur ce titre. Enthousiasmé, sans être totalement pris par le graphisme, qui combine élégance et froideur, un style qui correspond bien, finalement, à l'atmosphère de SF qui baigne dans l'album. Le dessin de Ludovic Rio me fait penser à ceux de Frederik Peeters, de Sylvain Savoia ou encore Bruno Gazzotti, le dessinateur de Seuls. Une netteté du trait et de l'encrage au service d'ambiances un brin inquiétante,n au sein d'une station isolée sur une planète lointaine, avec un peu de nature. Si le trait m'a plu, l'histoire, elle, me laisse plus partagé. En effet dès qu'on se lance dans le voyage et le paradoxe temporel, le risque est de se prendre les pieds dans les rayons et de se casser la figure. C'est ce que fait Rio en bout de course. J'avais décidé de ne pas trop me prendre la tête avec les implications du voyage dans le temps jusqu'à la dernière séquence. Car en effet, si Maxine demande à Lexi de faire un dernier "voyage" et si ce que voit Elliott est une illusion, alors à quoi sert donc ce dernier voyage ? Je ne tique pas forcément sur la même chose que mes camarades, mais je dois avouer avoir relu trois fois la séquence sans avoir trouvé la réponse... Et c'est là, quelque part, l'intérêt de ce type de récit : laisser le lecteur dans le questionnement, dans le doute. Peut-être ce questionnement aurait-il pu être plus fort, car la fin me semble tout de même un poil bâclée. Il reste toutefois un album bien agréable, qui fait passer un bon moment de lecture.

06/12/2019 (modifier)
Couverture de la série L'Oiseau chante comme le lui permet son bec
L'Oiseau chante comme le lui permet son bec

L’émotion n’est pas passée. Soyons clairs : je n’en ai rien eu à foutre du destin de ce personnage de sans-abri, qui traîne son ennui sur le trottoir devant un café tenu par un patron bienveillant, qui va tous les jeudi rechercher un peu d’affection et de sexe chez une vieille prostituée qui lui offre la passe, qui se fait tabasser de temps à autres contre un peu d'argent, qui se fait alpaguer par une jeune femme en pleine nuit, qui la ramène chez elle pour qu’il la ramone avant de passer à sa sœur… Franchement, j’ai pas compris l'intérêt de la chose, à un point tel que quand une idylle commence à naître entre ce personnage et une inconnue croisée dans la rue, il était déjà trop tard pour que je me sente subitement captivé. Et puis ce dessin dans lequel l’encre de Chine semble tacher les cases, ben même si ça donne un style, je ne suis pas fan. Cet album n’était pas fait pour moi, tout simplement…

06/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Le Signe
Le Signe

Une fois de plus, un album de cette collection m’aura déçu. On part pourtant sur une idée de base assez classique, avec cette malédiction qui tourne mal, mais c’est comme si l’auteur s’était rendu compte en cours de route que son scénario était trop pauvre. Du coup, il rajoute, allonge la sauce. Par exemple, j’ai eu le sentiment que l’intro avait été ajoutée en cours d’élaboration pour justifier la seconde partie du récit. Mais du coup, cette intro est tout sauf subtile et on devine aisément un des ‘grand mystères’ sensés nous ébahir au moment des révélations. L’élément que j’aurai préféré, finalement, c’est le côté ‘exaspéré jusqu’à devenir injuste’ du personnage principal, tellement énervé sur sa voisine du dessus que la simple existence de celle-ci le rend malade… Ou quand un bruit ou un comportement au départ anodin deviennent finalement obsessionnels au point de mettre dans une rage folle un personnage par ailleurs tout à fait normal et courtois. Ce désagréable trait de caractère, que je partage et que je comprends, m’a vraiment bien plu. Il aurait pu donner naissance à une intrigue autrement plus dérangeante, plus psychologique, plus intériorisée. Oui mais voilà, ici nous sommes sur une histoire de malédiction de série B peu crédible, avec des rebondissements assez bateau et un final qui m’a laissé de marbre. Et si le dessin en noir et blanc ne m’a pas déçu, il n’est pas de ceux qui me captivent tellement que j’en arrive à oublier les lacunes du scénario. Bof, donc…

06/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Une aventure du lieutenant Blueberry
Une aventure du lieutenant Blueberry

Je ne suis fan ni de Christophe Blain (dont je reconnais néanmoins le talent), ni de Joann Sfar (qui la plupart du temps m’endort profondément). Les voir reprendre ce monument, cet icône, ce symbole de la bande dessinée et du western qu’est Blueberry avait de quoi m’effrayer… mais aussi m’intriguer. Parce que, oui, je suis un grand fan de Blueberry, de sa gueule cassée, de son sens personnel de la justice, de sa manie de plaire aux femmes loin desquelles il ferait mieux de fuir. Blueberry, c’est une charte, un symbole. On ne touche pas à Blueberry !! J’ai beaucoup aimé ce premier volet. D’abord parce qu’il respecte parfaitement l’esprit de la série mère. On retrouve le Blueberry que l’on connait, toujours aussi doué pour se foutre les pires ennuis sur le dos tout en voulant aider son prochain. On retrouve cet univers de western inspiré par le cinéma italien et les œuvres américaines des années 70. Ici, une famille de dégénérés menée par un pasteur cruel et vicieux va faire office de catalyseur. Blueberry va devoir les protéger d’une juste vengeance indienne tout en évitant que cette vengeance ne sombre dans un bain de sang infernal et aveugle. C’est bu bon, c’est du grand, c’est du pur Blueberry. Mais j’aurais été déçu si les auteurs n’avaient pas apporté quelque chose en plus, ou du moins de différent. Et ils y parviennent grâce à la force de leurs personnages pas si secondaires que cela. Les femmes font montre d’un caractère fidèle à celui qu’elles affichaient déjà dans la série mère. Les indiens ne sont pas de simples victimes ou de sombres brutes, la vérité se situe ici entre les deux avec au départ un légitime besoin de vengeance mais qui glisse en cours de route vers la rancune aveugle. La complexité et l’ambivalence des sentiments et émotions de ces personnages apporte une touche originale au récit. Mais, et c’est important de le souligner, sans alourdir la narration, sans plomber les propos sous des réflexions vaguement philosophiques. Et puis il y a l’excellent dessin de Christophe Blain. Alors, oui, ça change de Giraud… mais j’ai envie de dire « pas tant que ça ». Et certainement pas autant que je le craignais, et si vous avez des doutes, comme moi avant ma lecture, je vous invite à feuilleter l’album pour vous en convaincre. C’est beau, c’est racé, c’est soigné avec une bonne mise en page et la régulière mise en avant de grands espaces. Franchement, je suis heureux que ma curiosité l’ai emporté sur mes craintes car c’est le meilleur album de Blueberry que j’ai lu depuis longtemps ! Vivement la suite !!!

06/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Sombres citrouilles
Sombres citrouilles

Je ne sais pas comment vous convaincre que cet album n’est pas une œuvre opportune sortie à l’époque d’Halloween juste pour faire nombre dans les rayons de librairies déjà débordées. Je pourrais vous parler de sa scénariste, Malika Ferdjoukh. Vous dire qu’avant d’être scénariste, elle est auteure de romans, dont l’excellente série des « Quatre soeurs » déjà adaptée (avec talent) par Cati Baur. Vous vanter son art de marier légèreté apparente et réflexions plus profondes, son habileté à créer des récits destinés de prime abord aux adolescents mais qui toucheront un bien plus large public. Souligner encore que pour un travail d’une romancière, ce scénario adapté d’une de ses propres œuvres ne souffre en rien du transfert d’un support vers un autre. Oui, je pourrais vous dire tout ça… Je pourrais aussi vous parler du dessinateur, Nicolas Pitz. De l’intelligence et de l’inventivité dont il a fait preuve pour illustrer les passages se déroulant la nuit. Du talent dont il a fait montre pour parvenir à singulariser chacun des nombreux membres de cette famille recomposée et complexe. De la fraicheur et de la naïveté qui peuvent surgir de son trait. Oui, ça aussi, je pourrais l'évoquer... Je pourrais enfin vous parler de ce récit, de sa finesse. Souligner le fait qu’il nous confie des petits et des grands secrets, que chaque personnage en a un bien à lui, ou qu’il partage avec d’autre. Vous dire que cet album parle d’amours inavouées (les plus douloureuses) et d’amitiés sincères. Insister tout de même sur le fait que derrière ce roman graphique se cache une intrigue policière, avec un cadavre quelque peu encombrant que l’on ira cacher tantôt dans les citrouilles, tantôt dans un placard… … et puis vous avouer enfin que j’ai eu la larme à l’œil lorsque cette histoire qui paraissait pourtant si légère finit par tourner au drame pour un de ses personnages… Je pourrais vous dire tout ça mais j’aurais peur que vous attendiez de cet album monts et merveilles… alors qu’il s’agit tout simplement d’un chouette album. Ni une œuvre opportune et mercantile, ni un récit révolutionnaire… mais une histoire qui m’a touché par sa finesse et l’émotion qu’elle parvient à distiller. Seul reproche : pas toujours facile de s’y retrouver dans les liens qui unissent les différents membres de cette famille recomposée. Un petit arbre généalogique planqué quelque part aurait, je pense, été l’arme ultime pour m’achever.

06/12/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Fatma au parapluie
Fatma au parapluie

Voilà une petite curiosité. D'abord parce qu'elle nous vient de l'autre côté de la Méditerranée, d'Algérie plus précisément, et qu'elle a été écrite en langue arabe, une culture rare en bandes dessinées par chez nous. Ensuite parce qu'elle nous conte une histoire un peu intrigante. Dans la casbah, quartier pauvre et populaire des hauteurs d'Alger, les ragots sont colportés à la vitesse de la lumière, et ce que l'on dit de la maison des parapluies est assez inquiétant : les femmes qui y habitent, l'une un brin décrépite et à la dentition défaillante, l'autre plus jeune et au regard pénétrant, connues pour des réparations de chaussures et de parapluies, auraient d'autres talents très... particuliers. La vieille est capable de prédire l'avenir et concocte des potions particulières, l'autre vend des légumes et parle français, n'hésitant pas à s'inviter dans les cafés réservés aux hommes. Ces comportements transgressifs ne leur font pas que des amis dans le quartier... Au-delà de cette histoire un brin énigmatique, bouclée en deux tomes, l'intérêt de cette série se situe également dans le dessin. Mahmoud Benamar semble fortement inspiré par les grands maîtres italiens, dans ce trait neveux et qui exagère un peu les caractéristiques physiques, tandis que l'atmosphère de la casbah est retranscrit dans un noir et blanc qui vaut le coup d'oeil. Une belle découverte, j'ai hâte de lire la suite et fin.

06/12/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Stig & Tilde
Stig & Tilde

Tilde et Stig, ce sont une soeur et un frère jumeaux d'une contrée scandinave indéterminée où la coutume veut que le passage à l'âge adulte s'accompagne d'un séjour d'au moins un mois sur une île déserte de un grand lac où les adolescents doivent survivre par leurs propres moyens avant de revenir à la civilisation. De nos jours, ce rite s'est bien adouci avec une île qui s'apparente à un centre de colonie de vacances avec comme seul particularité qu'il n'y a aucun adulte. Sauf que le petit bateau de Stig et Tilde s'échoue par accident sur une autre île, plus petite mais moins déserte qu'elle en a l'air... C'est le début d'une suite de vraies aventures pour les deux ados, avec une composante fantastique assez inattendue. Sur la forme et dans la narration, cette BD fait dans la simplicité et l'efficacité. Le dessin de Max de Radiguès est assez candide, fait de quelques traits simples, à la manière des séries pour la jeunesse. Pour autant, il est très agréable et il fonctionne bien. Sa mise en scène, surtout, est particulièrement immersive, avec un rythme narratif s'accordant quelques longues périodes muettes qui posent l'ambiance du récit et l'atmosphère assez particulière de la série. Chaque album est composé d'une histoire complète avec son début et sa fin, mais les récits se suivent tout de même et chaque nouveau tome intègre les acquis et personnages des précédents. Ce qui surprend quand on découvre la série, c'est l'implication d'une part de fantastique dans son intrigue. Fantôme, et femme parlant aux loups s'intègrent dans un récit proche d'une Robinsonnade qui est également prétexte à mettre en scène le passage de l'adolescence à l'âge adulte des deux héros. Si les deux premiers tomes sont des récits de survie sur des îles "désertes", une différente pour chaque album, le troisième tome se place dans une situation différente, avec bien plus de personnages, et un scénario rappelant une version moderne de Sa Majesté des Mouches, même si là encore il inclut les apports fantastiques des deux premiers albums. C'est une lecture très prenante, divertissante et dont l'ambiance et le contenu sort plutôt des sentiers battus. Elle plaira sûrement autant aux jeunes lecteurs, ados et pré-ados, qu'aux adultes. Je suis content de voir que la série connaître encore une suite car je la lirai avec plaisir.

06/12/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Universal War Two
Universal War Two

On l'attendait ce premier tome du second cycle, depuis 7 ans. Denis Bajram a alors affirmé qu'il avait toujours été question de trois cycles de 6 tomes, et du coup la magnifique réussite d'Universal War One prend une nouvelle dimension, une nouvelle saveur, d'autant plus que l'auteur a su rebondir sur l'actualité en adaptant son script d'origine. D'entrée de jeu, ce nouveau tome, s'il ne comble pas les attentes (il faudra attendre les 5 suivants pour en être sûr), ravira les fans du premier cycle. On y retrouve beaucoup d'éléments connus, comme le voyage dans le temps (ici juste évoqué) la soif de liberté des personnages et le discours humaniste qui imprègne toute l'histoire. Difficile pour l'heure d'en dire beaucoup plus, mais l'essentiel est déjà là. Dans le deuxième, l'action s'accélère déjà, dans une sorte de furieux remake de ce qu'il s'est passé de plus grave dans le premier cycle. La tension est insoutenable, et nous amène jusqu'à la fin du tome sans temps mort. Et puis de nombreuses questions sont encore sans réponse, comme ce mystérieux vaisseau laissé à lui-même sur Japet... Serait-ce encore une rencontre spatio-temporelle plus ou moins ratée par ses protagonistes ? Le tome 3 répond à quelques questions, mais en soulève un certain nombre d'autres, et la fin nous laisse sur un cliffhanger de haut niveau, parfaitement insoutenable. On imagine bien que les caractères et les aptitudes particulières des survivants de Canaan vont leur permettre de se sortir de ce piège géant, mais... Comment ? Espérons que Bajram saura sortir de cette période compliquée qui l'empêche de continuer son récit... Graphiquement j'ai l'impression que Bajram a passé un cran. Je n'ai pas lu les albums réalisés entre les deux cycles, mais il y a une maîtrise énorme dans les décors, la mise en scène, mais aussi les personnages. Et toujours ce traitement des couleurs si particulier. C'est enthousiasmant, au bas mot.

12/11/2013 (MAJ le 05/12/2019) (modifier)