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Couverture de la série Marcel keuf le flic
Marcel keuf le flic

Quand j'étais abonné à Fluide Glacial, je voyais les pages de ce personnage que Charb dessinait toujours en bichromie dans les jaunes dominant ; au début, je ne les lisais pas, rien que le dessin me faisait mal aux yeux, je n'aime pas ce style graphique en forme de gribouillis vite fait, avec des décors minimalistes, le tout sur un strip de 3 images. C'est pas ma conception de la bande dessinée, j'appelle ça du dessin bâclé et du n'importe quoi. Et puis un jour, j'en ai lu quelques-uns de temps en temps, selon mon humeur, à un moment où je sentais que j'allais me désabonner de Fluide parce que ça baissait sérieusement en qualité ; mis à part les pages dessinées par Coyote, Hugot ou Maester, je ne lisais plus rien, ça me saoulait grave. Donc, Keuf c'est une charge contre la police, c'est de l'humour à 3 balles, simple, bête et méchant, qui peut soit tomber à plat , soit provoquer un sourire , sans plus, c'est un peu le style Charlie Hebdo, mais ça ne provoque pas l'hilarité comme le faisaient mes bonnes vieilles Bd à l'ancienne dans le journal Pilote, l'humour à la Gotlib quoi, qui me faisait vraiment marrer genre Rubrique-à-Brac... là on est clairement dans un cran nettement en-dessous, même si parfois il y a de bonnes idées.

05/12/2019 (modifier)
Couverture de la série La Vie sexuelle de Tintin
La Vie sexuelle de Tintin

Parmi les nombreuses parodies sexuelles de Tintin (Les aventures de), celle de Jan Bucquoy est particulièrement outrancière et pornographique, on sent qu'il veut choquer, il est dans son rôle de provocateur. Malgré les procès intentés par les ayant droits de Hergé, Bucquoy n'a cessé de récidiver en jouant la provocation à fond. Il faut dire que le caractère falot de Tintin, l'absence de femmes et le côté bon enfant de la bande se prêtent naturellement à la moquerie, c'est un terrain idéal pour les humoristes, mais je n'imaginais pas que Bucquoy verserait dans une telle bassesse, lui que j'avais connu plus pertinent et hyper subversif dans des séries comme Chooz, Stone ou Alain Moreau... c'est ce Bucquoy là que je préfère, pas ce pornographe à deux balles. Le style graphique imite maladroitement la Ligne claire hergéenne et tente de reproduire quelques postures normales de vignettes vues dans les albums Tintin, ça s'approche du pastiche qui dans sa définition est une réalisation "à la manière de", mais la désacralisation du héros de BD est la base de la parodie qui elle, détourne l'oeuvre en la moquant, dans le cas présent très vertement, je dirais même sordidement. J'avoue que ces turpitudes sexuelles ne m'ont guère amusé, la première fois, j'ai un peu souri à 2 ou 3 images, notamment lorsque Tintin s'enfile la Castafiore, mais on imagine mal ces personnages se prêter à des séances copulatoires, et voir le capitaine Haddock coucher avec Tchang, les Dupondt transsexuels, Rastapopoulos en gros pervers, ou une secte puritaine tenter d'interdire les partouzes de Moulinsart, ça m'a laissé totalement indifférent, de plus le scénario est nul, on sent que l'auteur a voulu ridiculiser un maximum de personnages, l'ensemble est donc forcé et ça n'est pas drôle.

05/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Zombies Christmas Carol
Zombies Christmas Carol

De nos jours, à Noël, on a droit aux séries dédiées avec toute l’ambiance propre à ce moment particulier dans l’année. Le genre zombie a également droit à son petit chant festif. On n'attend plus que le Père-Noël avec ses cadeaux à moins que cela ne soit le Père Fouettard en mode zombie. Il est vrai que les petits lutins verts peuvent se révéler plutôt coriaces. On aurait presque envie de croquer un mannele. On aura droit à une autre version du célèbre roman de Charles Dickens sur ce conte de Noël avec le fameux personnage de Scrooge. Cependant, si l’idée était intéressante, son traitement va être tout bonnement catastrophique en partant dans des délires hallucinants qui vont nous faire perdre patience. Si je n’avais trop rien à dire sur le graphisme, la mise en forme avec ce côté très bavard m’a vite saoulé. Je reconnais toutefois qu’on reste dans l’esprit assez proche de l’œuvre originale. Certes mais ce n’est pas assez pour me plaire. Ce côté totalement décalé n’a pas retenu mon adhésion.

05/12/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Walter Appleduck
Walter Appleduck

Une nouvelle itération des appétences pour l'absurde du prolifique Fabcaro. Cette fois-ci il nous emmène dans une ambiance western, avec la classique opposition entre un jeune homme propre sur lui face à des brutes épaisses. C'est sympa, mais sans plus. C'est même un poil répétitif avec les remarques politiquement correctes de Walter face au comportement en particulier de Billy, l'adjoint du shérif, parfois en train de faire une alliance inattendue avec le bandit qu'il est censé traquer, voire abattre. C'est quand même un cran en-dessous de Z comme don Diego, réalisé par le même duo de rigolards, et qui use des mêmes ressorts comiques. Quant au dessin de Fabrice Erre, héritier de certains auteurs hispaniques ayant par exemple travaillé pour Disney ou encore d'Edika, il se prête plus facilement à la caricature qu'à autre chose, avec tout le respect que j'ai pour son boulot. Il est ici dans son élément. Pas indispensable, même si vous êtes fan de Fabcaro et Fabrice Erre.

05/12/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Zaroff
Zaroff

2.5 Bon ben encore un album que tout le monde semble aimer mieux que moi. Je connais le film Les Chasses du comte Zaroff de nom uniquement et je n'ai pas lu le roman original donc je ne peux pas faire de comparaison avec cet album. Un truc bien est qu'au lieu d'être une adaptation comme je le pensais, c'est en faite une suite et qui montre l'affrontement entre Zaroff et des criminels. C'est une bonne idée car cela donne une situation où les rôles chasseur-chassé vont s'échanger selon les scènes. Malheureusement, il y a un truc qui m'a vraiment ennuyé dans le récit:c'est un survival et selon moi ce genre de récit fonctionne si je m'attache aux personnages, du coup le scénario me captive et me tient en haleine car je veux absolument savoir si les personnages que j'aime vont survivre ou non. Et ben ici aucun des personnages ne m'a paru attachant et seul Zaroff est un peu intéressant. La faute au fait qu'il y a trop de personnages et que la plupart n'ont pas vraiment de personnalité. La plupart des criminels sont interchangeables, les serviteurs n'ont pas trop de personnalité et franchement je trouve que rien ne différencie les enfants (enfin, il y en a un qui est un gars alors que les deux autres sont des filles, ça c'est de la personnalité mémorable !). La relation entre Zaroff et sa sœur aurait pu donner un truc intéressant, mais ce n'est pas très développé à mon gout. Comme je l'ai écrit, je n'ai pas vu le film, mais d'après ce que j'ai lu il y a peu de personnages ce qui est bien mieux pour les développer et les rendre attachants et mémorables. Il y a détail dans le scénario qui m'a énervé: comment la méchante fille du chef de bande que Zaroff a tué lors d'une de ses chasses est au courant que Zaroff est celui qui l'a tué ? Genre après avoir tué ses victimes, Zaroff envoie des lettres de condoléances à la famille ? Peut-être que c'est expliqué et que je m'en souviens pas. Au final, le scénario se laisse lire sans plus. Le dessin est très bon et malgré tout j'aurais aucun problème à ce que les auteurs fassent une suite parce que ça se termine sur une scène très intéressante.

05/12/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Sestrières
Sestrières

Je trouve que cet album a beaucoup de charme. Fédérica enquête pour retrouver une copine disparue à la suite d’une soirée bien arrosée… mais c’est plutôt d’un parcours initiatique sur l’adolescence et l’amitié dont il est question. Plus elle se rapproche de son but, plus Fédérica obtient des réponses qu’elle ne cherchait pas forcément. L’intrigue est rondement menée, les personnages intéressants, et je dois avouer que j’ai avalé les 200 pages sans forcer. Le dessin détaillé et cette bichromie violette donne un certain cachet à l’album. Un bon moment de lecture.

04/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Créatures fantastiques
Créatures fantastiques

C'est une série qui s'inspire un peu de la saga "les animaux fantastiques" dans l'univers d'Harry Potter mais je précise tout de suite que cela n'a rien à voir. Il s'agit en fait d'une apprentie vétérinaire qui soigne des animaux qui sont fantastiques dans la mesure où ils n'existent normalement pas dans notre monde. Il s'agira par exemple de soigner un bébé dragon ou une mandragore. Avec son maître Ziska, elle tente de préserver les espèces en voie de disparition. Nous sommes dans un monde où la science a remplacé la magie dans le coeur des hommes. Or, la magie permet par exemple de soigner là où le pouvoir des médicaments s'arrête. Cela va donner plein d'espoir aux malades du cancer. Cette série est franchement mignon tout plein et destinée plutôt à un public féminin sans vouloir les fustiger bien au contraire. Le graphisme est par exemple tout à fait magnifique pour un manga avec des décors à tomber. Les créatures sont également de toute beauté. On pourra admirer tout un bestiaire plutôt intéressant dans une ambiance très douce et chaleureuse. C'est très attendrissant car la bienveillance est présente. Bref, c'est une lecture qui fera du bien dans un monde de brutes épaisses. On en redemande car le charme opère.

04/12/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
Couverture de la série Moi en double
Moi en double

J'ai trouvé cette bd autobiographique très intéressante. On suit le parcours de l'auteure, et son rapport à son corps et à son poids. Navie est "obèse morbide", avec une IMC de 53 ; ce qui est beaucoup. Quand un médecin lui dit qu'elle porte en permanence sur elle une femme de poids moyen, cette deuxième ''Elle'' se matérialise, et devient l'ennemi. "Moi en double" n'est pas un récit qui se borne à raconter la perte de poids, la lutte pour maigrir. En fait, c'est presque secondaire. Le thèmes principal est de trouver le bonheur, se sentir bien, et en bonne santé. Navie se montre sans pudeur et étale ses peurs, ses angoisses, ses inquiétudes, tout ce qui peut passer par la tête d'une personne grosse (j'utilise volontairement ce mot car c'est celui qui est utilisé dans la bd). On sent que ce livre sonne un peu comme le point final d'une lutte de plusieurs années, l'acceptation totale pas seulement de son corps mais plus généralement de soi. Car perdre du poids ne règle pas tout, ce n'est pas le but final, l'achèvement. Ce n'est qu'un outil pour tendre vers le bonheur, qui ne peut se résumer à ça. Perdre du poids aide l'héroïne à aller mieux, mais ce n'est pas la baguette magique. C'est quelque chose à intégrer dans un ensemble plus vaste et plus complexe. C'est personnel et touchant, je trouve qu'on s'identifie très bien au personnage. Il n'y en a pas de trop, on ne tombe jamais dans le pathétique. Tous les sujets sont abordés, de l'obsession de la nourriture au sexe, et tous le sont de façon très simple et naturelle. Il y a également quelques touches d'humour qui allègent le sujet d'ensemble qui est tout de même un peu lourd (sans mauvais jeu de mots). Si j'ai autant apprécié cette œuvre, c'est aussi grâce au dessin. Le noir et blanc est parfaitement à propos, avec seulement le fameux double en rouge, comme pour souligner son importance et son caractère néfaste. Le trait en lui même est assez doux, rond, pas du tout anguleux. Ca donne quelque chose de tout à fait agréable. C'est le genre de dessin qui rend très bien les expressions des personnages, et c'est exactement ce qu'il fallait pour servir le scénario. Simple et efficace.

04/12/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Now
Now

Comme le précise le site de l’éditeur, « Now » est avant tout un exercice de style. Exercice de narration, déjà. L’album est complètement muet, et l’histoire est onirique et loufoque au possible. Je n’ai trouvé aucun sens aux évènements, aucun message, aucun symbolisme même. Cet aspect m’a un peu dérangé, et je dois avouer ne rien avoir retiré de ma lecture. Exercice graphique, ensuite… et de ce côté, je dois avouer que « le jeune prodige thaïlandais Art Jeeno, acclamé dans son pays et primé au Japon » (je cite l’éditeur) m’a beaucoup impressionné. Son trait, pourtant épuré au possible, déborde de dynamisme, et est très lisible. J’ai pris beaucoup de plaisir à admirer les planches. Un album original, beau, mais qui ne m’a pas vraiment marqué.

04/12/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série L'une d'elles
L'une d'elles

« L'une d'elles » est un puissant plaidoyer contre les violences faites aux femmes, qui a d’ailleurs gagné le Prix Artémisia 2019 du combat féministe. L’auteur raconte ses propres circonstances, et les abus dont elle a été la victime, tout en les mettant en parallèle aux violences faites aux femmes dans le monde et au travers l’Histoire. Elle s’intéresse notamment au « Yorkshire Ripper », fameux tueur en série ayant sévi dans sa région d’origine, quand elle était ado. Elle nous fait réfléchir à tout ça… au traitement douteux de la police. Au fait que 50 ans après, on se souvienne du nom du tueur mais pas du nom des victimes. Au fait qu’on accepte la violence masculine comme faisant partie du paysage, et qu’on attende des femmes qu’elles s’adaptent à ce fait inébranlable. Elle pose la question qu’on redoute tous : pourquoi ? Pourquoi certains hommes sont-ils violents envers les femmes ? Une lecture coup de poing en ce qui me concerne. J’ai eu beaucoup de mal à écrire un avis… je ne sais pas trop quoi dire de plus, sinon que cet album m’a instruit et ouvert les yeux. A mettre entre toutes les mains.

04/12/2019 (modifier)