Les dernier avis (86668 avis)

Par Jetjet
Note: 3/5
Couverture de la série La Pro
La Pro

On le sait déjà depuis un petit bout de temps : Garth Ennis n'aime pas les Superslips. Si son point d'orgue dans ce domainte de prédilection reste et demeure le long et bavard The Boys, on peut considérer "La Pro" comme une première ébauche de ce même thème. Le pitch de départ est aussi con qu'intriguant : faire d'une prostituée une super-héroïne qui devra intégrer rapidement une équipe de bras cassée, parodie évidente mais peu inspirée de la JLA où son mauvais caractère, ses jurons incessants et son franc parler vont semer la zizanie. Car "la Pro" embarque ses mauvaises mœurs, un marmot braillard et les clopes qu'elle fume en permanence pour résoudre les tracas des justiciers. Qu'importe si elle "pisse" littéralement à la gueule de ses ennemis, récompense le jumeau de Superman d'une fellation en bonne et due forme ou fracasse littéralement les terroristes.... Vous aurez donc rapidement compris que le récit d'Ennis emmené par le dessin clair et limpide d'Amanda Conner ne se prend pas du tout au sérieux et vole dans les plumes des DC Comics en ratissant le plus large et trash possible. Le tout reste plaisant à lire même si les raccourcis sont évidents et la subtilité aux abonnées absentes. Dommage néanmoins que l'ensemble se lise relativement vite et ne risque pas de laisser un souvenir impérissable. Divertissant souvent, drôle parfois et débile tout le temps, "La Pro" ne déroge pas à l'esprit provocateur de son créateur.

13/10/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Gueules cassées
Gueules cassées

Le premier tome d'une série qui n'a jamais eu de suite mais vu qu'elle a été reprise sous un autre titre par un autre éditeur, on peut enfin savoir la fin. J'ai trouvé que ça se lisait bien. Il y a des thématiques intéressantes et les auteurs parlent d'un sujet qu'on voit peu en fiction: le pillage des champs de batailles. Le scénario est bien fait et puis...ben c'est tout. L'histoire ne m'a pas ennuyé et je trouve qu'il y a des bons trucs, mais bizarrement à aucun moment je n'ai trouvé que c'était mémorable. Aucun personnage, aucune scène, aucun élément ne m'a paru extraordinaire. C'est le genre de BD qui me divertit le temps de ma lecture et que lorsque je referme l'album, je m'aperçois que rien ne m'a semblé marquant ou ne m'a donné l'envie de le relire un jour et qu'au final je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions en le lisant. Il faut dire que le dessin n'est pas trop ma tasse de thé et que je le trouve moyen quoique je comprends pourquoi certains accrochent plus à ce style que moi.

13/10/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Freaks' Squeele - Funérailles
Freaks' Squeele - Funérailles

Mais que s'est il donc passé, avant de mettre cet avis en ligne j'ai relu celui que j'avais posté sur la série mère il y a maintenant un petit bout de temps (2015). A l'époque je trouvais le dessin de Florent Maudoux pas mal mais sans plus. Quand au scénario de la série mère et bien il me semblait un brin ados à mon goût. J'ai franchi le pas et me suis attaqué à l'achat et à la lecture de "Funérailles" suite à un feuilletage rapide en médiathèque. Ben mon colon! au départ je me suis dit c'est pas le même gars qui dessine, ben si, alors Que s'est il passé ?, Est ce du à l'emballage ?, A ces cases sur fond noir ? Cette tranche magnifique, noire elle aussi qui est du meilleur effet dans un rayonnage ? Sans doute un peu de tout cela, quoiqu'il en soit je crois que l'auteur à acquit une sorte de maturité graphique pourrait on dire. Il est vrai également que ce "Funérailles" évolue dans un univers plus que sombre, un univers d'Heroic-Fantasy, alors forcément j'imagine que l'on ne dessine pas pareil quand l'ambiance, l'atmosphère change du tout au tout. Tout y est , ce récit évoque pour moi par certains aspects le monde d'Elric, il est tout en décadence , en violence, il possède aussi un petit côté Steampunk pas désagréable avec ces cyclopes relayeurs de l'information et bien d'autres choses encore. Personnellement je suis très fan de ces univers plus que sombre mêlant habilement plusieurs genres, j'ai adoré ces premiers tomes à tel point que dans un délire un peu masochiste je n'ai à ce jour acheté et lu que les quatre premiers tomes me réservant pour lire le cinquième. On trouve dans cette série des considérations plus adultes, j'aime beaucoup cette idée de "tri" à la naissance. Une lecture dense de même que son intrigue mais qui ne perd jamais son lecteur, le dosage des différents éléments qui composent de la bonne Fantasy sont tous présents et savamment dosés. Plus cette série avance plus j'ai envie de hausser ma note.

13/10/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série Doctor Mirage
Doctor Mirage

Le docteur Mirage (Shan) possède un don , elle peut parler aux morts. Elle va se mettre en quête pour retrouver son mari Hwen et tenter de le ramener dans notre monde. En provenance de la galaxie Valiant, le "Doctor Mirage" est un personnage qui intervient de manière ponctuelle dans d'autres aventures de cet univers foisonnant. Ici point n'est besoin d’être connaisseur de cet univers pour comprendre les tenants et aboutissants de l'intrigue, celle-ci est unique dans son genre et ne nécessite pas d’être au taquet avec les autres personnages Valiant, ce qui entre nous soit dit est heureux tant cet univers peut se révéler parfois complexe. Il n'en reste pas moins que l'intrigue est parfois un brin complexe et dans les premiers temps de la lecture il faut un peu s'accrocher, mais passé ce moment c'est un agréable moment de lecture. Non, finalement le gros atout de cette histoire c'est son graphisme qui ne ressemble en rien à ce que nous proposent les comics habituellement. La colorisation tout d'abord qui n'est pas dans les canons du genre, donc rien de flashy qui pique les yeux et puis le trait un peu hachuré et qui donne une certaine tension à l'histoire. Ma note n'est pas supérieure à cause d'un scénario parfois un brin abscons, par contre une lecture en emprunt pour le graphisme ne peut nuire.

13/10/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Changing Ways
Changing Ways

Ah que oui, mille fois oui. Voila une série dont le premier tome est extrêmement prometteur. Je dirais que c'est le type de BD exigeante au même titre que d'autres qui me viennent à l'esprit ,tel ce que peux produire un C. Burns. L'histoire en elle même n'est pas si complexe que l'on pourrait le croire. La famille Barrots décide de s'installer à Grey Oaks dans l'espoir d'y vivre une vie tranquille. Les rumeurs d'une infection qui touche les animaux inquiètent le père de famille. quand la contagion fait apparaitre d'étranges stigmates sur les insectes et bientôt les humains il décide de mettre sa femme enceinte et sa fille à l'abri, d'autant plus qu'un voisin vient de se tirer une balle dans la tête. Le père de famille s'enfuit et débute alors une nuit de terreur. Visuellement le travail de Justin Randall évoque sans conteste celui de Ben Templesmith avec des ambiances à la limite du flou qui génèrent une atmosphère angoissante à souhait. Usant de photos , cet effet ne nuit en rien à la lecture mais renforce plutôt le réalisme du récit. En ce qui concerne le scénario rien que de très classique, bled paumé au fin fond du désert australien, une infection qui transforme les gens en monstres et héros survitaminé qui tente de sauver les siens. Le découpage est habile et arrive à ménager un suspense tout au long du récit. Les différents stigmates qui marquent la population sont originaux à mes yeux. Les personnages infectés se découvrent des "pouvoirs" qui au final sont plus nuisibles que bénéfiques, bref l'on ne s'ennuie jamais. Pour ma part je suis preneur de ce genre de récit, en inconditionnel de Ben Templesmith il ne pouvait en être autrement, j'irai avec bonheur voir la suite de ce triptyque annoncé. Amateurs d'ambiances angoissantes, voire un peu glauques n'hésitez pas.

13/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Un Autre Regard
Un Autre Regard

La transition entre un succès sur internet et la bande dessinée est un exercice périlleux. Ce qui fonctionne sur une page web ne marche pas toujours lorsqu'on le réunit dans un album. « Un Autre Regard » parvient-il à faire mieux que la concurrence sur ce point ? Pas vraiment. Emma aborde au moyen d’histoires courtes de nombreux sujets d’actualité ou de société : le clitoris, la charge mentale, la violence policière, le capitalisme, le sexisme, le revenu universel, etc. Le message de fond est intéressant et propose un autre regard, d’où le titre de la série, sur les thèmes abordés. De nombreuses personnes gagneraient à lire ces albums pour prendre conscience de certaines choses et évoluer. Emma est une féministe et militante en générale. Elle le dit elle-même. À titre personnel, ce qui me gêne avec le militantisme, quel qu’il soit, c’est le côté extrême vers lequel il dérive souvent. Le militantisme place la loupe sur ce qui ne va pas et doit changer, selon le groupe concerné, et laisse bien souvent de côté ce qui s’est amélioré ou ce qui fonctionne. Cet angle d’attaque a tendance à braquer une partie de la population et créer l’effet inverse. Dans « Un Autre Regard », Emma reste mesurée mais ce militantisme sous-jacent m’a un peu dérangé, en particulier quand elle aborde la violence policière. Comme pour le racisme en général, ce n’est pas parce que quelques policiers adoptent des comportements illégaux et inacceptables que l’ensemble de la profession doit en prendre plein la figure. Quant au dessin, il illustre bien le propos et les situations décrites. Le trait manque toutefois d’assurance et semble trembler légèrement. « Un Autre Regard » est une lecture intéressante mais je doute de la pertinence de sa publication en format papier. Note réelle : 2.25/5

13/10/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série Snow Blind
Snow Blind

Teddy Ruffins vit en Alaska avec ses parents et le moins que l'on puisse dire est qu'il s'emmerde à cent sous de l'heure. Plus pour tuer le temps que par provocation il vole un livre ou deux à la bibliothèque du coin mais surtout il ne se reconnait pas dans ce père qui organise annuellement un barbecue avec les voisins (un barbecue en Alaska pense Teddy !!). Alors que le père finit la soirée ivre mort, Teddy le prend en photo ronflant dans la neige et balance l'image sur un réseau social. Dès lors tout va se mettre en branle et les ennuis ne font que commencer. Voilà un petit polar qui cache plutôt bien son jeu, il démarre comme une sorte de "teen movie" et dérive petit à petit vers un thriller qui s'il ne révolutionne pas le genre sait garder le suspense et sait faire également monter la tension. Attention pas de quoi faire des cauchemars et sursauter au moindre bruit pendant la lecture amis l'ensemble est plutôt sympathique. Les auteurs sans jeu de mots signent là un polar mordant comme le froid de l'Alaska. Le dessin qui me semble en couleurs directes est plus qu'efficace avec un trait acéré. Vous l'aurez compris ces productions Glénat dans la collection Grindhouse stories proposent du plutôt très bon après L'Agent et Amazing Grace entre autres. Lecture conseillée.

13/10/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Spirou à Berlin
Spirou à Berlin

Malgré 2 albums au succès discret parus en France, Flix est un auteur allemand quasiment inconnu du public français à ma connaissance. Aussi, savoir qu'il a publié en 2018 une aventure de Spirou spécifiquement pour le public allemand et d'apprendre que Dupuis allait finalement l'éditer également pour le public francophone, ça ne me parlait pas plus que ça. D'autant qu'au vu de la couverture, le dessin me paraissait peu engageant. Pourtant, très rapidement, j'ai trouvé cet album bien sympathique. Il faut un petit temps d'adaptation au dessin. Le style de représentation des visages des personnages se rapproche un peu des comic strips et les têtes de Spirou et de Fantasio diffèrent trop des standards graphiques de ces deux personnages pour ne pas grincer un peu des dents en première lecture. Pourtant contrairement à la couverture que je trouvais trop simple et épurée, les planches elles-mêmes sont finalement plus travaillées et les décors et mises en scène tout à fait à la hauteur de la qualité qu'on peut espérer d'un album classique de la série. Le travail sur les couleurs et les éclairages est également très appréciable, loin du gris uniforme que la couverture, encore une fois, et les clichés sur Berlin Est laissaient augurer. J'ai été véritablement enthousiasmé par la première moitié de cet album. J'étais fortement amusé de voir la germanisation de l'univers de Spirou. En effet, même s'il est régulièrement rappelé qu'il est belge, les architectures de Champignac et de son château font ici nettement plus allemandes que dans l'oeuvre originale. Et je n'ai pas pu m'empêcher de rigoler en voyant Spirou équipé de chaussettes sous ses sandales à la manière des touristes allemands. L'intrigue se met rapidement et très efficacement en place. Elle rappellera immanquablement par plusieurs aspects celle de QRN sur Bretzelburg auquel l'auteur fait plusieurs clins d’œil. Nous sommes en effet plongés dans le Berlin Est de l'époque de la RDA et de la Stasi pour une vision conforme à la réalité historique et en même temps sortant des clichés grisâtres et moroses. On y voit en effet une Allemande de l'Est colorée et ensoleillée, où la dictature se cache un peu plus sournoisement que dans les stéréotypes de cinéma, par le biais d'une surveillance discrète mais permanente de tous les habitants. L'humour est également bien présent, avec une foule de références aux éléments les plus célèbres de l'univers de Spirou, à commencer par Zorglub et ses véhicules volants loufoques. S'y ajoutent aussi pas mal de clins d’œil au décor allemand, avec une bonne dose d'auto-dérision, qui passe très bien pour des lecteurs ne connaissant pas particulièrement le pays. Ce n'est pas un album fait par un allemand pour d'autres allemands seulement. Bref, jusqu'à la moitié de l'album, j'avais le sentiment d'avoir là l'une des plus sympathiques adaptations de l'univers de Spirou et Fantasio. J'ai été un peu moins charmé par la seconde partie qui plonge davantage dans l'action et les péripéties mouvementées. On retombe à ce moment là dans quelque chose de plus basique, plus convenu, à la manière d'une course-poursuite n'ayant plus comme spécificité que d'aligner quelques décors Berlinois mais sans la même finesse d'humour et de mise en scène que la première partie. La conclusion du récit tombe un petit peu à plat en outre, avec une résolution en demi-teinte, trop facile d'une part, et aussi un peu vaine d'autre part. Une scène notamment joue artificiellement la carte de l'émotion et de la tristesse, pour être finalement sabordée deux pages plus loin par l'annonce que de toute manière le mur de Berlin allait tomber très peu de temps après. Quoiqu'il en soit, ça reste un bon cru parmi ces albums des aventures de Spirou imaginés par d'autres auteurs. Ne vous laissez donc pas décourager par cette couverture qui, personnellement, m'avait refroidi : l'intérieur est bien plus attrayant, bien fichu et à même de satisfaire les amateurs les plus exigeants.

13/10/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Balles Perdues
Balles Perdues

Je découvre moi l'amateur de policier/thriller cette grosse intégrale éditée par Delcourt et que je ne connaissais pas. Ben mes aïeux voila du lourd. Bienvenue au pays des losers paumés et autres ratés de la vie. Entre combines foireuses, petit dealers minables et tranches de vie de "L'american way of life" nous sommes bien loin de "America great again", n'en déplaise au blond en charge actuellement. Personnages ou lieux récurrents font de ce gros pavé une sorte de monument, un instantané d'aspects de la vie aux États-Unis, cette construction chorale n'est pas sans me rappeler le fabuleux Criminal de Brubaker et Phillips. Le noir et blanc est chiadé, le trait est abrupt mais sait garder une certaine rondeur le tout au service d'intrigues bougrement bien ficelées qui une fois la lecture entamée ne vous lâchent plus. Essentielle pour tous les amateurs du genre nul doute que j'irais jeter plus qu'un œil à l'autre intégrale "On the road again"

13/10/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Green Mechanic
Green Mechanic

Je ne savais pas que c'était le premier manga de l'auteure, mais en voyant le résultat je ne suis pas surpris. Les problèmes pour moi ont commencé dès les premières pages. Je trouvais la narration confuse et j'ai eu l'impression qu'il manquait l'introduction parce qu'on est tout de suite largué dans le monde créé par l'auteure. C'est d'ailleurs un problème que j'ai rencontré tout le long de la série: c'est souvent raconté de manière un peu confuse. Il y a des idées sympas (même si cela manque souvent d'originalité) et j'aime bien un peu l’héroïne, mais ça ne suffit pas pour rendre le scénario passionnant. C'est un peu poussif, même lorsqu'il y a des scènes d'action, et j'ai du relire certains passages pour être certain si j'avais bien compris le déroulement de la situation. Le dessin est correct sans plus.

13/10/2019 (modifier)