Les dernier avis (87208 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Une famille en guerre
Une famille en guerre

Une autre saga familiale qui se passe durant la seconde guerre mondiale. On retrouve les codes du genre: la vie de la famille est bouleversé lorsque les nazis débarquent. Certains essaient le plus qu'ils peuvent pour rester fidèle à leur idéaux sans s'attirer des ennuies alors que d'autres vont mal tourné, notamment le jeune garçon de la famille qui va se radicaliser à cause de l'influence d'une de ses professeurs. Le truc original est que ça se passe en Alsace, une région différente du reste de la France à cause de son histoire. On va donc avoir droit à des personnages qui ont tous des manières différentes de définir leurs identités (français, allemand ou alsacien). Les notes historiques sont intéressantes, je ne savais pas qu'il y avais eu un mouvement autonomiste en Alsace. Pour l'instant, c'est plaisant à lire sans être captivant ou exceptionnelle. Le premier tome pose les bases de la série et présente bien les différents personnages. L'histoire se passe aussi dans le présent vu que le jeune garçon dont j'ai parlé plus haut dans mon avis et maintenant un petit vieux qui raconte tout à un jeune homme et le cliffhanger final m'a donné envie de lire la suite. Le dessin est correct. En gros, c'est à lire du moment qu'on accroche au genre.

12/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Mermaid Prince
Mermaid Prince

La lecture de ce manga avait plutôt mal commencée mais elle s’est fort heureusement bien terminée. Il est vrai que la première nouvelle sur cette jeune fille qui peur des garçons n’était guère enthousiasmante. On enchaîne sur une seconde qui intrigue beaucoup par son côté surnaturel où une bibliothécaire observe le comportement étrange d’un père avec son gamin. Puis, il y a le long récit principal sur cette histoire de sirène qui exhausse les vœux les plus fous sur l’île d’Okinawa. J’ai bien aimé la douceur du graphisme qui procure une sensation bienveillante de légèreté. Et puis, il y a ces personnages qui ont leurs forces et leurs faiblesses. J’avoue avoir adhéré à cet univers empreint de tendresse et parfois de surprises. A noter également une très belle couverture dans une jolie édition. Mermaid Prince ne sera sans doute pas le manga du siècle mais il procurera un bon moment de lecture entre mélancolie et douceur.

11/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Tropique de la violence
Tropique de la violence

Là encore, nous avons un bel écrin pour une belle mise en forme mais le fond ne m’a pas séduit. Objectivement, la bd semble bien être réalisée mais le sujet ou plutôt les valeurs véhiculées ne m’ont pas touchée. Nous avons sur l’île de Mayotte une gentille infirmière en mal d’enfant qui recueille un bébé typé qu’une maman abandonne à cause d’un problème de couleur de yeux dépareillé. Il est vrai qu’au moindre défaut, on jette dans notre société. Mais là, ce sont des réfugiés d’îles voisines curieusement moins prospères d’où l’excuse économique. Malheureusement, plus on est bon dans notre société, moins l’espérance de vie est grande. Elle laisse derrière elle un jeune adolescent de 15 ans qui va sombrer dans la violence à cause de mauvaises fréquentations. Il s’en suivra une véritable descente aux enfers sur fonds de drogue et de bandes rivales. L'auteur semble insister sur le fait que toute cette violence qui se passe sur cette île ne semble pas inquiéter la République sachant que Mayotte est rattachée à la France pour des raisons économiques. J’avoue ne pas avoir aimé mis à part le début avec cette gentille femme qui a donné tout son amour. Quelque fois, le résultat ne semble pas être à la hauteur des attentes. C’est parfois comme cela sous les tropiques et ailleurs.

11/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Kébek
Kébek

Cette aventure se passe au Québec d’où le titre tombe assez bien. Mise à part ce jeu de mot, on va avoir droit à une entrée en matière comme le film Premier contact du québécois Denis Villeneuve. Il faut dire qu’il y a une inspiration qui se ressent jusque dans le scénario avec l’exploration d’une mystérieuse sphère noire d’origine extraterrestre mais avec beaucoup de maladresses en l’espèce. Je vais être sévère dans ma notation car nous avions un très bon sujet mais qui a été exploité de façon presque catastrophique. Je vais donner un exemple précis pour illustrer mon propos. Notre héros se comporte comme tel allant jusqu’au mépris de la prudence scientifique. Il avait promis à contrecœur de jouer un match de hockey avec ses collègues. Il tiendra promesse tout juste après une journée d’hospitalisation. Je pourrais multiplier aisément ce type d’incohérences. Bref, rien n’est crédible dans la mise en scène. Pourtant, la forme est particulièrement soignée avec de grandes doubles pages qui sont un émerveillement graphique. Il faut dire que l’éditeur a mais les moyens pour produire dans la plus grande qualité. Cependant, à bien y regarder, le dessin manque parfois de profondeur. C’est malheureusement un grand ratage comme il peut en arriver. Tiens, cela me fait penser au film Waterworld avec le célèbre Kévin Costner. Bref, on peut avoir de grands moyens pour la réalisation et se planter royalement. C’est bien le cas de Kébek.

11/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Erwann
Erwann

Nous avons un petit garçon qui perd son frère englouti sous une avalanche pendant une compétition sportive de sport de glisse. Ce dernier semble suivre la voie tracée par son défunt frère en pratiquant le skateboard. On apprendre ce qui est un ollie (et non le chanteur membre d’un duo actuellement à la mode). Le ollie est en effet la figure de base du skateboard. Il s'agit d'un saut effectué avec la planche. C’est un album au ton assez sympathique sur le fait qu’il faut suivre sa passion envers et contre les parents. Je les vois bien acheté cet album pour leurs progénitures. Bon, en même temps, on peut tabler qu’ils ne le lisent pas forcément avant de l’offrir. Cela reste de la bd assez convenue avec de bons sentiments dégoulinants. L’intrigue manque un peu d’originalité mais cela permet de s’ancrer dans le réel. Au final, on suivra le parcours du petit Erwann vers son émancipation à travers ce sport désormais reconnu comme une discipline olympique.

11/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série The Golden Path - Ma vie de cascadeuse
The Golden Path - Ma vie de cascadeuse

Je le dis tout de suite : nous avons là de la grande bd comme on en fait aussi rarement. J’avoue que pour une fois, je suis tombé sur le gros lot. Nous avons une jeune femme d’origine chinoise Jin Ha qui migre vers Hong-Kong pour pratiquer les arts martiaux dans des productions avec un célèbre acteur ressemblant à s’y méprendre à Jackie Chan. Nous sommes dans la période de la fin des années 80 puis ensuite 90 à savoir avant la rétrocession de ce bout de territoire à la Chine communiste. Bref, l’âge d’or de cette grande cité avec un cinéma florissant dans le genre action. Ce n’est pas Hollywood mais les espoirs des jeunes actrices sont les mêmes. On peut également tomber sur un magnat du genre Harvey Weinstein mais en pire. La déchéance de cette actrice cascadeuse sera faramineuse. Elle va tomber aussi bas que possible pour mieux se relever. Elle ne se rendra pas compte des mises en garde de ses anges protecteurs. On assiste impuissant à ces mésaventures dans ce milieu peu scrupuleux. Le regard de l’auteur est d'une profondeur fascinante, parfois critique et cynique mais décortiquant cette industrie du cinéma pour mieux la retranscrire. J’ai bien aimé les différentes références à des films de kung-fu ayant marqué cette époque particulière. C’est la première fois que je lis une œuvre abordant ce sujet particulier ce qui la rend original de par son traitement. On ne peut que tomber sous son charme. Le dessin est magnifique dans sa précision et dans son exercice de style. Le découpage est des plus réussis pour une qualité de lecture exceptionnelle. Par ailleurs, les couleurs sont superbes et participent très largement à la beauté de cet album. Cet album mérite vraiment d'être connu car on pourrait malheureusement passer complètement à côté. C'est vraiment une petite mine d'innovations avec des éléments utilisés à bon escient. Cette lecture a été un pur moment de bonheur.

11/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Galope comme le vent
Galope comme le vent

La collection Strawberry des éditions Soleil proposait des séries destinées aux jeunes lectrices dans lesquelles de jeunes héroïnes se retrouvaient confrontées aux difficultés d’un monde réel fantasmé. Galope comme le vent accumule tellement les stéréotypes qu’on aurait pu croire à une caricature destinée à se moquer de la collection. En fait, non… L’éditeur a véritablement misé sur cette série et le fait que trois tomes soient parus me laisse penser que la série en question a trouvé un certain public. Pas assez pour continuer au-delà du tome 3… mais suffisamment pour ne pas s’arrêter avant celui-ci. Je ne suis clairement pas le public ciblé mais cette série m’est apparue comme quand même très faible. Les seuls points positifs que je retire sont le fait que le lecteur a tout de même droit à quelques notions d’équitations et celui que le dessin est très facile à lire. Sinon, sincèrement, je n’ai vu que des stéréotypes dignes des histoires que peuvent se raconter deux gamines de 6 ans qui joueraient à la poupée avec un peu tout ce qui leur tombe sous la main (et j’ai quand même le sentiment que la série s’adresse à un public un peu plus âgé, vers les 9-10 ans en gros). L’image de la femme donnée ici, avec culte de la minceur et de la mode, les personnes en surpoids (ou du moins pas maigres) sont soit des brutes soit la bonne copine rigolote de service, est tout sauf moderne et valorisante (de quoi donner des complexes à toute jeune fille pesant plus de 30 kg pour 1,60m). L’univers décrit… mon dieu ! La jeune héroïne est Suissesse et issue d’une famille très aisée venue s’installer en Angleterre. Elle adore l’équitation mais suite à une mauvaise chute provoquée par sa stupidité (pardon, sa maladresse (pardon, par un triste coup du destin)), elle a arrêté d’en pratiquer. Bien entendu, les trois tomes qui composent la série vont la voir vaincre dans toutes les compétitions auxquelles elle va participer. Son frère joue dans un groupe de musique mais, comme si ce n’était pas suffisant, va se mettre aussi à dessiner des vêtements. Le meilleur ami de celui-ci et dont l’héroïne est amoureuse en secret est Russe et chanteur du groupe. Et s’il semble parfaitement maîtriser l’anglais dès qu’il se trouve derrière un micro, il le pratique comme une vache espagnole au quotidien (histoire de lui donner un petit charme rigolo grâce à sa maladresse). La meilleure copine est un peu boulotte, excellente cavalière elle aussi mais atteinte d’une maladie grave qui va la rendre aveugle (ce qui ne l'empêchera pas dans le troisième tome de nous faire partager sa décision de devenir vétérinaire... Ah bah, ça va être ballot pour châtrer le minou à sa mémère, je plains l'animal !). Le père de celle-ci tient un haras et va entraîner l’héroïne et lui mettre à disposition toutes les infrastructures et tout le matériel nécessaires (il n’est bien entendu jamais question d’argent pour quoi que ce soit dans cette série, tout coule de source). La garce de service est blonde et semble encore plus riche que toutes les autres filles (ce qui n’est pas peu dire). Je pourrais encore tartiner mais je ne crois pas que ce soit la peine de continuer, ni de vous parler des rebondissements clichés et souvent forcés qui jalonnent ce récit. Sinon, et si vraiment vous voulez la lire, la série se compose de trois tomes plus ou moins indépendants dont le dernier n’offre pas de véritable fin (on sent que les autrices auraient aimé continuer l’aventure). Si votre fille est belle, mince et issue d’un milieu aisé, pourquoi pas ? Sinon, à part nourrir des regrets, de la rancœur et des complexes, je ne vois pas ce que cette série pourrait apporter à une jeune lectrice. 2/5 quand même parce que le dessin est très lisible et le découpage n'est pas mauvais, mais je vous invite quand même à passer directement à autre chose.

11/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Astra - Lost in space
Astra - Lost in space

Là encore, nous avons droit à une introduction assez maladroite et plutôt catastrophique au niveau de la mise en scène et des différents clichés de personnages. On ne pouvait faire pire. Cependant, une fois que l’aventure est véritablement lancée avec cette boule sphérique qui envoie 9 personnages dans un lieu à des millions d’années lumières, cela va beaucoup mieux. Bien entendu, on retrouvera tous les poncifs et les défauts du genre mais c’est une aventure tout de même assez prenante surtout pour un lectorat jeunesse. L’auteur nous propose de suivre une poignée de lycéens perdus à des années-lumière de chez eux. Le scénario sera assez riche en mystère. Astra est un manga de pur divertissement dans une aventure spatiale sur le thème de Lost in space. Même Netflix a fait une série intitulée du même nom. A noter que la série se termine curieusement en 5 tomes alors qu’il y avait pour une fois matière à développer dans un tel univers infini.

11/12/2019 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Jusqu'au dernier
Jusqu'au dernier

Voilà un western qui grâce à un scénario bien mené nous offre un moment de lecture agréable. Dessin, cadrages et couleurs sont au diapason pour nous mettre dans l'ambiance. L'idée originale est de situer cette histoire sur la toute fin de la période des cow boys tel qu'on les voit habituellement dans les westerns. Ça lance bien le récit qui tourne autour de la dernière mission d'accompagnement de troupeau avant de devoir penser reconversion. Et bien sur les péripéties qui vont arriver vont chambouler ces projets. Et nous tenir en haleine une bonne partie de l'histoire. J'ai un peu moins aimé la fin, ce combat - sacrifice ne m'a pas convaincu. Ou plutôt j'aurais espéré un autre dénouement, plus optimiste. Peut être parce que je m'étais attaché aux personnages. En tout cas, cette lecture est très sympa et je ne manquerais pas d'offrir cet album très prochainement.

10/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Babybox
Babybox

Déjà auteur de Couleur de peau : miel, Jung a été profondément marqué par son adoption. Il revient sur ce sujet avec cet album. Et même s’il ne s’agit pas d’un récit biographique, le fait que nous soyons plongés dans les pensées du personnage principal et les éléments issus du monde réel sont si présents que l’on a vraiment le sentiment de se trouver face à un témoignage. A titre personnel, il m’aura fallu quelques pages avant de vraiment me sentir happé par ce récit. Mais une fois happé, je n’ai plus su lâcher prise. Car ce récit est extrêmement touchant et nous permet de mieux appréhender (je n’oserais dire comprendre tant ces sentiments doivent être personnels) les sentiments contradictoires d’une personne adoptée et ce besoin viscéral de connaître ses origines quand bien même sa famille d’adoption aurait été aimante. Et au-delà de l’intérêt du scénario, cet album offre un magnifique visuel. Jung multiplie les belles cases dans lesquelles l’émotion affleure tant grâce à ses cadrages et à la finesse de son trait qu’à cette colorisation soignée qui ne met en avant qu’une seule couleur, celle des coquelicots référence directe au passé de l’héroïne. Un bien bel album, donc, pour encore un peu plus explorer les états d’âme des personnes adoptées.

10/12/2019 (modifier)