Les dernier avis (86762 avis)

Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Pittsburgh
Pittsburgh

La couverture de cet album m’a interpelé, puis l’intérieur m’a impressionné… le mélange d’outils de dessin (crayons de couleur, feutres etc.) et collages (avec bande adhésive visible) est vraiment original, et finalement assez esthétique. Les cadrages sont très géométriques, avec beaucoup de perspective dans les vues, les bâtiments. J’imagine que ce style ne plaira pas à tout le monde, mais moi j’ai pris beaucoup de plaisir à admirer les planches (surtout qu’il y a de nombreux passages muets). Je serai moins enthousiasme en ce qui concerne l’histoire… je ne suis à priori pas contre les autobiographies un peu nombrilistes, mais pour moi l’auteur est ici trop personnel, les faits sont trop détaillés, j’ai presque eu l’impression de lire les notes d’une thérapie familiale. Je comprends tout à fait que l’auteur ait voulu explorer l’histoire troublée de sa famille, mais il n’a selon moi pas réussi à rendre la chose intéressante et « digeste » pour le lecteur lambda. Sans le dessin pour me pousser à continuer, j’aurai abandonné au quart je pense. Bof.

22/10/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Gast
Gast

Cet album a beaucoup de charme. Un ado enquête sur la mort d’un voisin dans la campagne du Pays de Galle… Mais le ton est très onirique, surréaliste quand les animaux se mettent à parler à Helen… le rythme est lent, avec de longs passages contemplatifs… une chouette occasion de visiter le Pays de Galle par procuration, mais je regrette quand même l’absence de couleur, c’est tellement verdoyant quelle que soit la saison. Le résumé de l’éditeur parle de « quête initiatique », et même si je trouve le terme un peu exagéré, je suis d’accord sur le fait que cette enquête à priori anodine finit par interpeler son « aventurière », mais aussi le lecteur. Une lecture pas forcément marquante, mais paisible et intrigante.

22/10/2019 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Si René Goscinny a régné sur le monde de la bande dessinée au XXe siècle, Alain Ayroles est sans conteste le souverain du monde de la bande dessinée du siècle suivant (en ne prenant en compte que les scénaristes). Et l'entrée dans ce nouveau siècle de bande dessinée s'effectua de manière légèrement anticipée en 1995. En effet, cette année-là, l'auteur lance deux grandes sagas : Garulfo et De Capes et de crocs. Deux des plus grandes sagas de la bande dessinée contemporaine... Bien sûr, De Capes et de crocs reste l'indétrônable saga de la carrière d'Ayroles, en tous cas jusqu'à ce jour. Mais dans Garulfo, il fait toutefois montre du même génie qui anime toute son oeuvre. Si la saga commence de manière assez sage, le premier dyptique est d'ores et déjà savoureux, par ses dialogues craquants, ses quiproquos et situations hilarantes, et ses personnages bien croqués. Mais passé ce premier dyptique, alors que le troisième tome nous fait craindre une suite purement commerciale, c'est la métamorphose. De saga sympathique, Garulfo devient une saga essentielle, majeure dans l'histoire de la bande dessinée. Avec cette idée prodigieuse - apparemment soufflée par l'autre compère d'Ayroles, Jean-Luc Masbou - d'échange de corps entre la grenouille Garulfo et le prince humain Romuald, la saga prend une toute autre dimension : en plus d'être une simple relecture de conte de fées et apologues du même style, Garulfo devient à part entière un pur apologue. Sans jamais oublier son second degré salutaire qui dévoile tout son éclat au travers de situations hilarantes issues de cet échange de corps, la saga d'Alain Ayroles se met elle-même à véhiculer de vraies valeurs, de belles valeurs, qui se manifestent dans des personnages savamment écrits, dont l'évolution est en tous points remarquable. L'autre grand tournant de la série, c'est aussi l'arrivée d'un des personnages les plus prodigieux que toute la bande dessinée - et toute oeuvre narrative en général - ait connu : l'ogre au grand cœur. Coup de génie d'Alain Ayroles, ce personnage résume à lui tout seul ce qui rend la saga Garulfo si grande. Comment ne pas s'attacher à cette créature qui, sous ses apparences de brute sanguinaire, cache une âme d'enfant et d'artiste ? En révisant de manière subtile La Belle et la Bête, Ayroles réussit à nous émouvoir profondément, entre deux gags hilarants, sur le sort de cette créature touchante et maladroite, dont le grand final du tome 6 explicitera avec beaucoup d'intelligence le parallèle entre l'ogre et la princesse qui, au-delà des apparences, ont finalement tout en commun. Ainsi, la relation entre la belle et la "bête", entre la princesse et l'ogre, fait partie de ces liens incroyablement émouvants (j'avoue avoir fini ma lecture les yeux humides, la première fois) qui rendent une oeuvre inoubliable. Avec cela, on ne doit pas oublier la relation entre Garulfo et Romuald, les deux personnages principaux de la saga. Si l'un et l'autre peuvent exaspérer, l'un par son excessive naïveté, l'autre par sa méchanceté exacerbée, les deux compères connaissent pourtant une évolution d'une extrême subtilité tout au long de leurs péripéties. Evidemment, le parcours le plus touchant est celui de Romuald qui, tout d'abord froid et cynique, s'ouvre petit-à-petit aux autres, et se découvre un cœur. L'amour de la princesse, d'abord égoïste, devient au fur et à mesure de la saga un véritable amour, qui finit par ne plus rester tourné vers soi, mais vers l'autre. Et ce faisant, Romuald s'intéresse de plus en plus à son entourage, dont, par exemple, le petit Poucet, rôle secondaire qui aurait pu être terne, mais dont la présence permet de mieux mettre en lumière les évolutions des rôles principaux. Ainsi, après un début solide mais encore un peu timide, Garulfo devient au fur et à mesure de ses différents tomes une oeuvre belle, hilarante mais toujours un peu émouvante, poétique mais toujours un peu transgressive, parfois dure mais toujours sensible. Seul petit défaut qui ne s'effacera jamais totalement : le dessin de Maïorana. Celui-ci est loin d'être catastrophique, mais le trait des deux premiers tomes est franchement peu attrayant, et peine à rendre la magie de l'ambiance. A partir du 3e, on note une nette amélioration, mais qui n'aboutira jamais véritablement à quelque chose de beau et puissant. La puissance découle plus de la mise en scène en elle-même, sans doute avant tout le fruit du génie d'Ayroles (on y retrouve beaucoup de choses en commun avec De Capes et de crocs ou Les Indes fourbes), que des dessins, qui ont au moins le mérite de ne pas entraver les étincelles de génie de l'auteur. La mise en couleur, elle, s'améliorera sans cesse jusqu'à un dernier tomer visuellement très convaincant. Mais bon, Maïorana fera un bien meilleur travail dans D, et il reste un dessinateur qui connaît son métier. Et comme cela n'empêche de se laisser fondre face aux cascades de talent qui transpirent de chaque page de cette extraordinaire série, on ne lui en tient pas rigueur : Garulfo reste envers et contre tout un vrai petit chef-d'oeuvre.

22/10/2019 (MAJ le 22/10/2019) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Jusqu'au dernier
Jusqu'au dernier

Depuis le succès de Undertaker notamment, il y a un vrai renouveau du western dans la BD ces dernières années, avec pas mal de vraiment bons albums et bonnes séries. Et "Jusqu'au dernier" vient s'y ajouter, en bonne place parmi les meilleurs à mes yeux. L'histoire se déroule à la fin du 19e siècle, alors que l'Ouest est en plein bouleversement avec l'arrivée du chemin de fer qui va conduire à la fin de l'ère des cow-boys, ces hommes dont la mission consistait à faire traverser les états à des troupeaux de bovins en direction des abattoirs de Chicago notamment. Russell est l'un de ces cow-boys, un vieux de la vieille qui sent le vent tourner pour lui. Accompagné de Kirby, un jeune cow-boy débrouillard en qui il place toute sa confiance, et de Bennett, l'enfant un peu simplet qu'il a recueilli, il décide de prendre sa retraite et de monter un petit ranch bien à lui. Mais la mort de Bennett, à qui il tenait tant sans le montrer clairement, va changer la donne et l'entraîner dans une fuite en avant sans retour possible. D'emblée, j'ai été épaté par le dessin. Paul Gastine a mis trois ans à dessiner cet album et, pfiou, ça en valait la peine. Chaque planche est superbe, à la toute petite exception de la planche titre dont la colorisation trop orangée m'a un peu dérangé. Mais hormis celle-là, il n'y a pas une page que je n'ai pas trouvée époustouflante. La mise en scène est très cinématographique, avec des prises de vue en plans éloignés sur des paysages grandioses, réalistes et détaillés. Les personnages sont réalistes eux aussi et en même temps plein de vie, d'expressivité et de dynamisme. Et la colorisation est aussi particulièrement maîtrisée. Par plusieurs aspects et même si le trait est ici plus fin, j'ai retrouvé dans ce dessin des touches me rappelant le style de Ralph Meyer et comme j'adore cet auteur et son graphisme, c'est un vrai compliment que je fais là. L'histoire n'est pas en reste. Elle est très bonne et offre un one-shot dense, qui sort des sentiers battus. Le contexte est intéressant, celui d'un pays en plein bouleversement où le cow-boy classique ne trouve plus sa place. Les personnages sont très bons, avec un trio original qui fonctionne bien. Et les protagonistes secondaires sont également bien trouvés. L'intrigue, quant à elle, se révèle pleine de surprises, avec quelques passages, retournements de situations et décisions des personnages plutôt inattendus. On n'y trouvera finalement pas vraiment de bons ni de méchants et pourtant le déroulé se révélera tragique. Je note qu'on aura droit à un passage rappelant un peu l'intrigue du Rige, le troisième tome de La Quête de l'Oiseau du Temps, et là encore c'est pour moi un compliment manifeste. La conclusion du récit est forte car elle laissera le lecteur sur un sentiment mi-figue mi-raisin, à la fois triste et désabusé mais aussi finalement optimiste pour la relève qui se présente. La fin d'une ère laisse la place à un nouveau monde, avec sa lumière et son obscurité. Indéniablement un chouette one-shot ! Bravo aux auteurs.

22/10/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Chinh Tri
Chinh Tri

Je n'ai lu que les deux premiers tomes de cette série mais comme je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout du second, je vais m'arrêter là. Ce que j'ai apprécié dans cette série, c'est qu'elle m'a permis de découvrir l'esprit des Vietnamiens et aussi d'autres personnes originaires des colonies françaises dans les années 20 puis juste avant la guerre d'Indochine. J'ai pu découvrir leur travail de militants pour la décolonisation, la complexité de leurs mouvements et les quelques conflits politiques que cela a impliqué. J'y ai découvert aussi une intelligentsia de ces pays colonisés qui tranche avec le stéréotype de la masse populaire indigène qui fait gronder sa colère et son envie de liberté par des manifestations et des révoltes. J'avoue que je ne connaissais quasiment rien de cela et ce fut donc instructif. On y comprend en tout cas que la vague de décolonisation des années 50 et 60 s'était déjà préparée depuis des décennies. Là où je commence à être mitigé, c'est sur le dessin. J'ai beaucoup aimé la peinture colorée de Clément Baloup sur des oeuvres comme Un Automne à Hànôi et Mémoires de Viet kieu (Quitter Saïgon). Mais ici, ce n'est pas lui qui dessine et je n'accroche pas au style de Mathieu Jiro. Côté couleurs, je trouve que cela manque d'harmonie et d'esthétique. Mais surtout je trouve que les cases et la mise en scène sont assez confuses, avec parfois du mal à bien discerner ce qui est dessiné, comme si le trait était trop gros, les plans trop rapprochés ou les couleurs trop bigarrées pour bien déchiffrer le dessin. A noter que ce style s'améliore et se clarifie nettement dans le 3e et dernier tome... que je n'ai malheureusement pas lu... Et enfin, je n'ai pas accroché du tout au scénario. Le premier tome passe encore car il est relativement linéaire et j'ai plutôt bien suivi l'arrivée en France de ce jeune homme tout droit venu d'Annam et son intégration dans un groupe de militants contre la colonisation. J'ai parfois été un peu perdu car certaines ellipses et sauts dans le temps rendent les choses un peu complexes, mais j'ai globalement compris l'histoire. Par contre, les très nombreuses discussions politiques m'ont rapidement ennuyé, ainsi que le déroulé global de l'intrigue qui ne fut pas passionnant à mon goût. Avec le second tome, on se retrouve une vingtaine d'années plus tard, directement en Indochine, et là j'ai complètement décroché. Beaucoup trop de politique, de machinations, d'accusations et de trahisons. Et le tout raconté de manière trop peu clair. Là, de l'ennui, je suis passé au rejet et à l'incapacité de continuer ma lecture au delà du premier tiers de l'album. J'ai zappé quelques pages puis j'ai sauté jusqu'à la fin pour voir s'il semblait se dérouler quelque chose de plus palpitant mais on restait toujours trop dans le combat politique et les affrontements entre partis et factions. Je me suis donc arrêté là, sans envie d'aller plus loin. Dommage car le fond de cette série est plutôt bon : proposer la vision de la décolonisation du Vietnam depuis les années 1920 jusqu'aux années 1970. Mais il aurait fallu me permettre de davantage m'attacher aux personnages et aussi impliquer moins de politique dans le récit.

22/10/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Warlock - L'Intégrale
Warlock - L'Intégrale

Cette intégrale reprend la plupart des apparitions d'Adam Warlock avant que Jim Starlin n'ait repris le personnage et disons qu'en voyant le résultat, il est assez clair pourquoi Starin est considéré comme l'auteur le plus important de Warlock parce qu'avant qu'il débarque le personnage faisait un peu pitié. On est en plein succès de la comédie musicale Jésus Christ Superstar et du coup Warlock va vite devenir le Jésus de Marvel et ça fait penser à ce qu'a fait Stan Lee avec le personnage du Surfeur d'Argent. Warlock débarque sur une seconde terre qui a été créée pour être une terre parfaite, mais qui a été souillée par le méchant Homme-Bête qui joue le satan de l'histoire. Warlock va donc essayer de sauver cette terre et les références religieuses vont vite devenir chiantes. Les scénaristes traitent de sujet sérieux, mais la plupart du temps c'est traité de manière un peu trop simpliste à mon goût et ça manque clairement de subtilité. Il y a quelques bonnes idées (on verra notamment une version très différente du Docteur Fatalis et de Reed Richards) et disons que si j'avais lu ses histoires séparément dans des magazines de comics, j'aurais peut-être trouvé que ça se laisse lire, mais réunies dans une intégrale cela devient vite indigeste et répétitif. Un des problèmes est qu'au final Warlock affronte le même méchant encore et encore. J'aime bien l'Homme-Bête et ses sbires, mais un peu de varier n'aurait pas fait de tort à la série. Si Panini continue cette intégrale, la prochaine va porter sur la période de Starlin qui est bien mieux et je ferais une mise à jour une fois que je l'aurais lue.

22/10/2019 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Berck
Berck

Beaucoup de livres pour enfants d'aujourd'hui prennent ce motif du personnage pas comme les autres, qui est rejeté et qui finit par trouver sa place. Ici la fin n'est probablement pas aussi convenue, mais le début non plus... On ne peut pas dire que berck soit rejeté. Simplement il est seul au milieu des autres, et c'est sans doute le sentiment que peut avoir un enfant au milieu des adultes. Et peut être l'humain qu'était GÉBÉ au milieu des autres humains.... J'ai lu cet album quand j'étais enfant. Et je crois qu'il m'a donné beaucoup : l'étrangeté du personnage, amoral, bizarre, inconvenant, mais assez calme dans son genre, m'a appris à me méfier des préjugés, à ne pas avoir peur devant ce qui déconcerte. En partie grâce à ce livre mais aussi à mes parents qui l'avaient laissé venir entre mes mains, j'ai grandi plus vite. Le dessin de GÉBÉ est une chose froide et pleine de surprise. Pas de gnangnan, pas de mamour, mais pas de violence non plus. Le trait, juste le trait... Et la poésie. Bref, lisez et faites lire Berck !

21/10/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Route End
Route End

Bonne pioche en terme de thriller pour les Editions Ki-oon avec ce "Route End". L'intrigue fait un peu penser à certaines séries américaines qui ont pour héros ces nettoyeurs de cadavres, lesquels se prennent parfois au jeu de vouloir enquêter eux-mêmes sur des affaires auxquelles ils sont liés... Mais c'est un métier aliénant, qui peut attirer des déséquilibrés, ou rendre fou, comme ce couple qui est excité par les scènes de crime et en profite pour faire des galipettes sur les lieux... Cela semble décalé dans le contexte morbide, mais c'est une pathologie qui existe. Je vous renvoie au dérangeant Crash de David Cronenberg, sur un sujet comparable. Bref ici on est dans un contexte un peu trash, mais relativement crédible, même si on notera un certain goût pour la théâtralité du fameux End. Il y a une histoire qui s'amorce avec une policière, mais je ne suis pas sûr que cela se transforme en idylle. Le tome 2 s'attarde un peu sur les personnages secondaires, mais l'enquête progresse, de façon assez intéressante, avec un joli cliffhanger en fin de tome : je continue ma lecture. Aux tomes 3 et 4 on continue à avoir un focus sur Yuka et Omi, et leur histoire va prendre un tournant décisif. Parallèlement l'enquête sur End progresse, tout doucement. Pour l'heure ça va encore, il se passe pas mal de choses, mais gare à l'étirement de l'intrigue principale. Un étirement qui se confirme au tome 5, dans lequel il ne se passe pas grand-chose, même si on a le droit à un grand chassé-croisé de tous les personnages, et une bizarre scène de sexe entre le frère de Taji et sa femme. Mais la fin du tome propose un petit cliffhanger... Le tome 6 propose une avancée nette dans l'histoire, avec le dévoilement possible de l'identité de End, et son mobile, si tant est que l'on puisse qualifier de mobile les motivations d'une personne ayant manifestement perdu la tête. Espérons que la fin soit proche... A côté de cela le dessin de Kaiji Nakagawa est efficace, nerveux, même si je trouve qu'il manque de maturité sur certains visages, comme ceux des deux héros : c'est ce qui m'a fait baisser ma note à 3.

17/08/2018 (MAJ le 21/10/2019) (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Leonard 2 Vinci
Leonard 2 Vinci

Stéphane Levallois fait partie des auteurs que j’estime énormément. Je l’apprécie car il se remet en question à chacune de ses réalisations. Pour concevoir « Leonard 2 Vinci », Stéphane Levallois a eu de la chance de passer de nombreuses heures à disséquer les croquis et peintures de Léonard de Vinci dont l’exposition au musée du Louvre va bientôt démarrer à l’occasion du 500ème anniversaire de la mort du « maître ». A partir de ses observations, Stéphane Levallois va imaginer un récit de science-fiction dont l’action est centrée en 14 061 sur la création d’un clone de Léonard de Vinci qui devra aider les derniers survivants de l’humanité à gagner la guerre contre des extra-terrestres hostiles. Je salue l’initiative de Stéphane Levallois d’avoir imaginé un récit futuriste au lieu de concevoir une énième biographie de cet auteur. Certes, certains passages de la bd reviennent sur la jeunesse de Léonard de Vinci, mais ceux-ci nous permettent de mieux cerner ses actions futures. Au final, le récit tient assez bien la route à condition d’accepter le postulat de départ (le clonage à partir d’une empreinte récupérée sur un de ses tableaux). En fait, à mon avis, le débat sera davantage centré sur le traitement graphique de cette bd que sur son scénario… Stéphane Levallois a pris la résolution de s’inspirer du style de Léonard de Vinci pour dessiner cette bd, ceci afin de lui rendre hommage et de nous « baigner » pleinement dans l’univers de ce génie. Le résultat donne une bande dessinée quasiment unique dans son traitement graphique au risque de désorienter le lecteur car il m’est apparu assez peu lisible… heureusement que le grand format a été adopté pour cette bd ! « Leonard 2 Vinci » est un ouvrage assez curieux et rebutant au premier abord car son traitement graphique est à mille lieux de l'habituel dessin observé dans le milieu du 9ème art. Personnellement, je salue ce genre d’initiative qui nous démontre que la bande dessinée n’est pas un média totalement figé par ses codes. Je trouve que c’est encourageant qu’un auteur comme Stéphane Levallois s’investisse autant dans ses œuvres surtout lorsqu’il met en scène un génie de la peinture, qu’il essaie de son mieux de respecter le style et l’univers de cet auteur. Quant au scénario de cette bd, je vous laisse juge, il a au moins le mérite de sortir des sentiers battus de l’autobiographie que la plupart des auteurs conçoivent à chaque fois qu’ils veulent rendre hommage à une personnalité mondialement connue.

21/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Une année sans Cthulhu
Une année sans Cthulhu

Je n’ai été que moyennement convaincu par cet opus. Le dessin d’Alexandre Clérisse est toujours aussi agréable. De nombreuses références tant visuelles que scénaristiques nous replongent bien agréablement dans ces années 80. Mais à côté de cela, j’ai trouvé toute la première partie du récit poussive et la fin quelque peu nébuleuse. Reste une partie centrale qui, elle, m’a vraiment bien accroché… ainsi que de nombreuses bonnes idées mais dont les développements m’ont égaré. Résultat : je reste sur ma faim. Peut-être qu’une relecture me fera changer d’avis. Peut-être en attendais-je de trop…

21/10/2019 (modifier)