Les dernier avis (86695 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Louca
Louca

Il est vrai que Louca n'est généralement pas mon type de bd. Cependant, il peut y avoir de bonnes surprises lorsqu'on sort un peu de ses sentiers battus pour explorer autre chose. Louca est une bd rafraîchissante et qui donne de la joie et de la bonne humeur. Il est vrai que ce garçon est très rigolo surtout dans ses situations de maladresse que cela soit dans son entourage proche ou avec ses camarades de classe ou autre professeur. Il est question également d'effort et de travail afin de se surpasser dans un sport. Ce type de moralité me convient parfaitement. Par ailleurs, c'est assez bien dessiné et cela reste hilarant au fil des tomes avec une histoire tout de même assez prenante. Agréable et très sympa pour résumer en deux mots.

16/10/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
Couverture de la série Sumato
Sumato

"Sumato" est un album unique. L'histoire est rocambolesque, très particulière, un peu tirée par les cheveux. Mais qu'est ce que c'est mignon. Tous les personnages dépeints par Dillies sont attachants et intéressants. Ils sont tous construits intelligemment et aucun ne l'est de façon simpliste. Les 4 personnages principaux (Sumato, Herbie, Sally et Sonny) ont plusieurs traits de caractère, ce ne sont pas des personnages unilatéraux. Juste des gens normaux, à qui il peut parfois arriver d'agir de manière impulsive, ou de faire des erreurs. Tout cela les rend très attachants. L'histoire en elle-même, bien qu'elle n'appelle pas à énormément de développement, est très agréable à suivre. Sumato, le héros, tombe follement amoureux de Sally, et part pour un festival de jazz avec Herbie, son ami de toujours, dans l'espoir de la revoir. Sally, quant à elle, semble perdue dans son rôle de chanteuse modèle et dépassée par tous les évènements, menés par son compagnon Sonny Wolf Williamson (en hommage à Sonny Bill Williamson II, dont une chanson est d'ailleurs chantée par les deux compères). Le destin va pousser irrésistiblement Sumato et Sally l'un vers l'autre, alors même qu'ils ne s'étaient vu qu'une fois. Rien d'incroyable dans ce scénario, mais c'est tout ce qui se passe dans le récit qui nous tient en haleine, toutes les péripéties auxquelles sont confrontés les héros. Il y a également pas mal d'humour, on sourit assez fréquemment tout au long de la lecture. "Sumato", c'est une ambiance, un univers spécifique dans lequel on se laisse glisser avec plaisir. Le dessin y est pour beaucoup. Il est rond, un peu ambiance cartoon. Bref, ce dessin fait se sentir bien. Il est très agréable à l'oeil, et si j'ai trouvé les personnages très attachants, c'est aussi grâce à leur graphisme. Dillies arrive parfaitement à nous faire rentrer dans son univers, et ça me donne envie de lire d'autres de ses albums, en espérant retrouver la même poésie.

16/10/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série Les Aventures oubliées du Baron de Münchhausen
Les Aventures oubliées du Baron de Münchhausen

J'avoue que je suis un peu déçu, en vérité il n'y a pas ici grand chose à se mettre sous la dent ou plutôt les yeux si ce n'est le dessin, ou devrais je dire les illustrations de Supiot. C'est très beau, certaines planches possèdent une force évidente mais cela n'est pas suffisant. Cela me fait dire qu'il y a bien souvent un problème avec ces illustrateurs/dessinateurs de très grand talent qui ne savent pas, ne veulent pas recourir aux services de scénaristes, comme si leurs talents pictural devaient suffire. A l'arrivée cela est assez vain et si le résultat est plus qu'agréable à l’œil cela ne suffit pas a donner l'envie d'acheter la BD. Avec ces aventures de Münchhausen déjà bien foutraques ne pas balisé son chemin, son récit est une aventure plus que complexe. Mon avis rejoint en de nombreux point celui de mes deux prédécesseurs et sauf pour les inconditionnels de Supiot l'achat n'a pas de nécessité.

16/10/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Satanie (Voyage en Satanie)
Satanie (Voyage en Satanie)

Encore une étrangeté du duo Kerascoët et du sieur Vehlmann. Personnellement je suis assez preneur de ce genre d'univers à la limite de la folie, où l'inconscient se révèle et dit des choses de notre rapport au monde et aux autres. Ici il n'est pas question de cercle de l'enfer mais plutôt d'une longue descente strate par strate jusqu'aux tréfonds de l'âme de certains des personnages. Il y a de tout dans cette histoire, de la naïveté, du rêve enfantin, des considérations philosophico-religieuses, la notion de passage à l'âge adulte pour l'héroïne dans une scène presque furtive sur laquelle il a d'ailleurs fallu que je revienne tant je n'en croyais pas mes yeux, où oui celle-ci s'accouple avec un satanien. Avec ces auteurs ce n'est pas tant au graphisme qu'il faut s'attacher mais plutôt à une ambiance particulière née sans doute de ce style de dessin justement et évidement au propos. Cela me rappelle dans un tout autre genre ce que peut produire un Tony Sandoval. Créatures ou personnages un peu évanescents empreints d'une fausse naïveté à la limite d'un petit côté pervers. Afin de râler un peu, il me manque pour être pleinement satisfait un aspect plus violent, plus dur que j'avais ressenti en lisant le fabuleux Jolies ténèbres. Après la lecture de cette intégrale empruntée en médiathèque j'aurais presque envie d'en faire l'acquisition tant j'ai apprécié.

16/10/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Univers !
Univers !

Univers ! est à l'origine un webcomic conçu en même temps que The private eye de Marcos Martin dont Albert Monteys partage les origines barcelonnaises. Il s'agit de différentes histoires interconnectées dans un monde futuriste qui rappellera à beaucoup la série télévisée avant-gardiste "Love, Death + Robots" dont les thèmes sont similaires : le côté anthologie d'une part, le regard amer du futur en prisme de notre société actuelle d'autre part. Il ne faut pas se fier au trait coloré vif qui offre un contraste saisissant avec la teneur des propos : le monde proposé est froid, complexe et pas si humaniste que prévu. Univers ! propose 5 histoires parlant de voyage dans le temps pour des fins mercantiles, substituts d'amants robotisés pour âmes sœurs éplorées, conquêtes spatiales proches des odyssées de Stanley Kubrick... La chute est souvent associée à de l'humour noir avec un semblant de réflexion et quelques retournements de situation originaux. Il faut dire que l'univers déployé est souvent crédible pour de la SF : ici les morts reviennent sous forme de bandes magnétiques et continuent leur rôle de "vivant", les androïdes sont dotés d'une intelligence qui ne tient plus de l'artifice et on répare les membres cassés par des techniques nouvelles ou des pièces mécaniques. La cinquième histoire est peut-être la plus poignante avec une expérience temporelle qui aurait mal tourné et provoque un décalage horaire entre l'épouse malade et son mari. Inutile d'en dire davantage, c'est suffisamment malin, émouvant et innovant pour susciter une attention toute particulière. Bien sur, toutes les histoires ne se valent pas mais l’interconnexion des histoires encourage à la relecture de l'ensemble comme l'avaient si bien réussi les auteurs de Lucy Loyd's nigthmare, oeuvre unique et hautement sous-estimée. Albert Monteys réussit donc brillamment une oeuvre personnelle offrant une fois de plus un regard pessimiste sur les nouvelles technologies dans un monde pas si utopique que cela. J'ose espérer qu'il continuera de développer cet univers à travers de nouveaux tomes à venir.

16/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Bitume
Bitume

Étrange cette série, qui porte bien son nom, mettant en avant le bitume, la route (ou parfois la rue), autour de laquelle tournent les intrigues, mais qui n’est pas vraiment une série. En effet, c’est plutôt une sorte de collection, de concept, puisque chaque album est une sorte de one-shot, se déroulant dans des lieux différents et variés (Colombie, Amérique profonde, bush australien, rues de Paris ou de Londres, etc.) avec des personnages et des intrigues totalement indépendants d’un album à l’autre. Le point commun est le rythme, assez pépère généralement, une économie de dialogues, et donc une omniprésence de ce bitume, qui devient une sorte de personnage muet (mais souvent mis en avant par des gros plans, des séries de planches). Ce sont des albums d’ambiance le plus souvent, plus que d’intrigues fortes. Du coup, c’est assez inégal (et donc on peut envisager d’en acheter certains). Mon préféré est celui se déroulant en Australie, assez poétique, usant habilement (avec une petite dose d’humour) de l’univers aborigène. Je suis moins intéressé par les histoires jouant moins sur les grands espaces, et qui, plus urbaines et tournant autour de la rue plus qu’autour de la route, perdent le côté lyrique que pouvaient avoir les 3 premiers albums parfois (les suivants se déroulant en plus dans un univers « occidental » bien moins exotique). Le dessin est relativement original, efficace (sans être de ceux que je préfère). Je ne suis par exemple pas fan des visages, anguleux. La colorisation joue sur des tons chauds, mais manque parfois de nuance. Si vous ne devez choisir que quelques albums, prenez les 3 premiers (et le troisième si vous n’en prenez qu’un).

16/10/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dans l'abîme du temps (Tanabe)
Dans l'abîme du temps (Tanabe)

Après le choc visuel procuré par son adaptation des Montagnes hallucinées, Gou Tanabe creuse le sillon des adaptations des textes les plus connus d'Howard Phillips Lovecraft. Cette fois-ci il s'attaque à Dans l'abîme du temps, l'un de ses textes les plus aboutis. Encore une fois, un sacré challenge relevé haut la main... A la lecture du texte original, je me faisais une certaine idée du peuple Yith, et je dois avouer que visiblement l'auteur japonais et moi avions la même. Il faut dire que HPL passait beaucoup de temps à décrire ce qui pourtant était indescriptible, innommable, selon ses propres termes. Ce que propose Tanabe, en plus de I.N.J. Culbard, qui avait déjà adapté ce roman de Lovecraft il y a quelques années, c'est son trait réaliste, parfois trop, qui plonge le lecteur ou la lectrice dans les abysses de l'imagination malade du reclus de Providence. Champion des ambiances en noir et blanc, il réussit à installer le doute chez le spectateur/la spectatrice, qui doit se frotter les yeux pour être sûr(e) d'avoir vu ce qu'il/elle a vu... Une ambiance qui alterne scènes descriptives et contemplatives, avec des personnages qui semblent perdus dans les enjeux cosmiques qu'ils découvrent au fil de leur exploration... C'est vraiment réussi.

16/10/2019 (modifier)
Par LuluZifer
Note: 3/5
Couverture de la série Le Boiseleur
Le Boiseleur

Illian est apprenti dans une boutique de sculpture sur bois. Il vit à Solidor où les oiseaux sont rois et il travaille chaque jour plus durement pour pouvoir acquérir un oiseau, un vrai. C'est par le plus grand des hasards que malgré lui il va détruire l'équilibre de la ville et le rapport qu'entretiennent les Solidoriens avec les oiseaux. Le Boiseleur tome 1 est une belle et douce fable sur la nature, nos espérances, nos gâchis, nos erreurs, nos peurs et nos émotions. C'est traité de manière très douce et le trait de Gaëlle Hersent et les mots de Hubert donnent un ton très poétique à l'ambiance qui se dégage de ce premier album. Série qui sera un diptyque et qui est publiée chez Soleil dans leur collection Métamorphose. Le format est plus grand qu'un album Franco/Belge de base qui mets bien en évidence toute la splendeur du rendu des illustrations d'intérieur et pour ne rien gâcher le travail de fab de la couverture est somptueux. Il y a beaucoup de pleines pages et l'histoire est racontée par le biais d'une voix off qui n'est autre que celle d'Illian, le personnage principal. L'album se lit assez lentement et ses 96 pages s'enchainent magnifiquement bien et cela justifie assez bien son prix de 19,99 euros. Le récit captive, fait réfléchir, enchante et le dessin de Hersent conquiert le lecteur. Une belle réussite pour un conte social et qui ravira de plus les amoureux des oiseaux.

16/10/2019 (modifier)
Couverture de la série L'Album
L'Album

Cet « album » regroupe une série d’histoires courtes, assez caractéristiques du style graphique de Beb Deum, reconnaissable entre mille (à la fois hyperréaliste et caricatural) – et qui est assez clivant je dois le reconnaître. Dans plus de la moitié des cas, c’est un texte en off (relativement abondant), qui accompagne les images. De plus, lorsqu’il y a de véritables dialogues, ceux-ci sont placés hors phylactères, et ne se distinguent formellement pas beaucoup de ces textes off. Il faut dire que souvent, le ton est assez froid, impersonnel. Et je dois aussi reconnaître que ces histoires (mêlant différents genres, de la SF au roman graphique classique, en passant par des ambiances polar) manquent de coffre, d’intérêt (à part peut-être la deuxième, qui aurait sans doute mérité d’être développée, pour faire ressortir le côté kafkaïen – comme dans son Bürocratika). Pour le reste, cet album met surtout en valeur le talent graphique de Beb Deum, mais ce recueil (assez courant dans les bacs d’occase, en tout cas sur Paris) n’est clairement pas indispensable. Même l’auteur lui-même semblait manquer d’enthousiasme, car il ne s’est pas vraiment foulé pour le titre ! Note réelle 2,5/5.

15/10/2019 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série The Kong Crew
The Kong Crew

Comme certains ici, je n'ai pas vu venir cet album, et pourtant, je surveille constamment les sorties des bandes dessinées. Il a fallu que mon libraire attire mon attention sur ce titre pour titiller ma curiosité (merci au passage, pour le travail de ces libraires indépendants). Avant tout, il faut souligner la qualité éditoriale de l'ouvrage : dos toilé, cahier graphique à un prix très abordable. Et puis, après la forme, il y a le fond, l'histoire à proprement dite qui se révèle originale et prenante. Imaginez que New York soit devenue subitement désertée suite à l'incapacité de l'armée US à éliminer King Kong. Il fallait oser et Eric Hérenguel, à qui l'on doit déjà le très remarqué Lune d'argent sur Providence l'a fait. En plaçant son histoire en 1947, il nous offre un scénario habile qui m'a fait songer à Mark Schultz ("Chroniques de l’ère xénozoïque", que j'avais adoré). L'album est truffé de références et se lit avec plaisir voire avec une certaine jubilation. Sans se prendre au sérieux, Hérenguel régale le lecteur avec des plans audacieux, des dialogues qui font mouche et un dessin dynamique. J'ai été tellement emballé par cet album (dessin et scénario) que je me suis empressé d’acquérir la version n&b , déclinée sous un format comics, en deux volumes et en anglais. C'est, à mon avis, une des meilleures surprises inattendues de cette rentrée . J'en conseille fortement la lecture.

15/10/2019 (modifier)