Les dernier avis (86757 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Warlock - L'Intégrale
Warlock - L'Intégrale

Cette intégrale reprend la plupart des apparitions d'Adam Warlock avant que Jim Starlin n'ait repris le personnage et disons qu'en voyant le résultat, il est assez clair pourquoi Starin est considéré comme l'auteur le plus important de Warlock parce qu'avant qu'il débarque le personnage faisait un peu pitié. On est en plein succès de la comédie musicale Jésus Christ Superstar et du coup Warlock va vite devenir le Jésus de Marvel et ça fait penser à ce qu'a fait Stan Lee avec le personnage du Surfeur d'Argent. Warlock débarque sur une seconde terre qui a été créée pour être une terre parfaite, mais qui a été souillée par le méchant Homme-Bête qui joue le satan de l'histoire. Warlock va donc essayer de sauver cette terre et les références religieuses vont vite devenir chiantes. Les scénaristes traitent de sujet sérieux, mais la plupart du temps c'est traité de manière un peu trop simpliste à mon goût et ça manque clairement de subtilité. Il y a quelques bonnes idées (on verra notamment une version très différente du Docteur Fatalis et de Reed Richards) et disons que si j'avais lu ses histoires séparément dans des magazines de comics, j'aurais peut-être trouvé que ça se laisse lire, mais réunies dans une intégrale cela devient vite indigeste et répétitif. Un des problèmes est qu'au final Warlock affronte le même méchant encore et encore. J'aime bien l'Homme-Bête et ses sbires, mais un peu de varier n'aurait pas fait de tort à la série. Si Panini continue cette intégrale, la prochaine va porter sur la période de Starlin qui est bien mieux et je ferais une mise à jour une fois que je l'aurais lue.

22/10/2019 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Berck
Berck

Beaucoup de livres pour enfants d'aujourd'hui prennent ce motif du personnage pas comme les autres, qui est rejeté et qui finit par trouver sa place. Ici la fin n'est probablement pas aussi convenue, mais le début non plus... On ne peut pas dire que berck soit rejeté. Simplement il est seul au milieu des autres, et c'est sans doute le sentiment que peut avoir un enfant au milieu des adultes. Et peut être l'humain qu'était GÉBÉ au milieu des autres humains.... J'ai lu cet album quand j'étais enfant. Et je crois qu'il m'a donné beaucoup : l'étrangeté du personnage, amoral, bizarre, inconvenant, mais assez calme dans son genre, m'a appris à me méfier des préjugés, à ne pas avoir peur devant ce qui déconcerte. En partie grâce à ce livre mais aussi à mes parents qui l'avaient laissé venir entre mes mains, j'ai grandi plus vite. Le dessin de GÉBÉ est une chose froide et pleine de surprise. Pas de gnangnan, pas de mamour, mais pas de violence non plus. Le trait, juste le trait... Et la poésie. Bref, lisez et faites lire Berck !

21/10/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Route End
Route End

Bonne pioche en terme de thriller pour les Editions Ki-oon avec ce "Route End". L'intrigue fait un peu penser à certaines séries américaines qui ont pour héros ces nettoyeurs de cadavres, lesquels se prennent parfois au jeu de vouloir enquêter eux-mêmes sur des affaires auxquelles ils sont liés... Mais c'est un métier aliénant, qui peut attirer des déséquilibrés, ou rendre fou, comme ce couple qui est excité par les scènes de crime et en profite pour faire des galipettes sur les lieux... Cela semble décalé dans le contexte morbide, mais c'est une pathologie qui existe. Je vous renvoie au dérangeant Crash de David Cronenberg, sur un sujet comparable. Bref ici on est dans un contexte un peu trash, mais relativement crédible, même si on notera un certain goût pour la théâtralité du fameux End. Il y a une histoire qui s'amorce avec une policière, mais je ne suis pas sûr que cela se transforme en idylle. Le tome 2 s'attarde un peu sur les personnages secondaires, mais l'enquête progresse, de façon assez intéressante, avec un joli cliffhanger en fin de tome : je continue ma lecture. Aux tomes 3 et 4 on continue à avoir un focus sur Yuka et Omi, et leur histoire va prendre un tournant décisif. Parallèlement l'enquête sur End progresse, tout doucement. Pour l'heure ça va encore, il se passe pas mal de choses, mais gare à l'étirement de l'intrigue principale. Un étirement qui se confirme au tome 5, dans lequel il ne se passe pas grand-chose, même si on a le droit à un grand chassé-croisé de tous les personnages, et une bizarre scène de sexe entre le frère de Taji et sa femme. Mais la fin du tome propose un petit cliffhanger... Le tome 6 propose une avancée nette dans l'histoire, avec le dévoilement possible de l'identité de End, et son mobile, si tant est que l'on puisse qualifier de mobile les motivations d'une personne ayant manifestement perdu la tête. Espérons que la fin soit proche... A côté de cela le dessin de Kaiji Nakagawa est efficace, nerveux, même si je trouve qu'il manque de maturité sur certains visages, comme ceux des deux héros : c'est ce qui m'a fait baisser ma note à 3.

17/08/2018 (MAJ le 21/10/2019) (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Leonard 2 Vinci
Leonard 2 Vinci

Stéphane Levallois fait partie des auteurs que j’estime énormément. Je l’apprécie car il se remet en question à chacune de ses réalisations. Pour concevoir « Leonard 2 Vinci », Stéphane Levallois a eu de la chance de passer de nombreuses heures à disséquer les croquis et peintures de Léonard de Vinci dont l’exposition au musée du Louvre va bientôt démarrer à l’occasion du 500ème anniversaire de la mort du « maître ». A partir de ses observations, Stéphane Levallois va imaginer un récit de science-fiction dont l’action est centrée en 14 061 sur la création d’un clone de Léonard de Vinci qui devra aider les derniers survivants de l’humanité à gagner la guerre contre des extra-terrestres hostiles. Je salue l’initiative de Stéphane Levallois d’avoir imaginé un récit futuriste au lieu de concevoir une énième biographie de cet auteur. Certes, certains passages de la bd reviennent sur la jeunesse de Léonard de Vinci, mais ceux-ci nous permettent de mieux cerner ses actions futures. Au final, le récit tient assez bien la route à condition d’accepter le postulat de départ (le clonage à partir d’une empreinte récupérée sur un de ses tableaux). En fait, à mon avis, le débat sera davantage centré sur le traitement graphique de cette bd que sur son scénario… Stéphane Levallois a pris la résolution de s’inspirer du style de Léonard de Vinci pour dessiner cette bd, ceci afin de lui rendre hommage et de nous « baigner » pleinement dans l’univers de ce génie. Le résultat donne une bande dessinée quasiment unique dans son traitement graphique au risque de désorienter le lecteur car il m’est apparu assez peu lisible… heureusement que le grand format a été adopté pour cette bd ! « Leonard 2 Vinci » est un ouvrage assez curieux et rebutant au premier abord car son traitement graphique est à mille lieux de l'habituel dessin observé dans le milieu du 9ème art. Personnellement, je salue ce genre d’initiative qui nous démontre que la bande dessinée n’est pas un média totalement figé par ses codes. Je trouve que c’est encourageant qu’un auteur comme Stéphane Levallois s’investisse autant dans ses œuvres surtout lorsqu’il met en scène un génie de la peinture, qu’il essaie de son mieux de respecter le style et l’univers de cet auteur. Quant au scénario de cette bd, je vous laisse juge, il a au moins le mérite de sortir des sentiers battus de l’autobiographie que la plupart des auteurs conçoivent à chaque fois qu’ils veulent rendre hommage à une personnalité mondialement connue.

21/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Une année sans Cthulhu
Une année sans Cthulhu

Je n’ai été que moyennement convaincu par cet opus. Le dessin d’Alexandre Clérisse est toujours aussi agréable. De nombreuses références tant visuelles que scénaristiques nous replongent bien agréablement dans ces années 80. Mais à côté de cela, j’ai trouvé toute la première partie du récit poussive et la fin quelque peu nébuleuse. Reste une partie centrale qui, elle, m’a vraiment bien accroché… ainsi que de nombreuses bonnes idées mais dont les développements m’ont égaré. Résultat : je reste sur ma faim. Peut-être qu’une relecture me fera changer d’avis. Peut-être en attendais-je de trop…

21/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Les Chiens de Pripyat
Les Chiens de Pripyat

Trop de thèmes qui finissent par ne plus être explorés qu’en surface couplés à ma difficulté à caser cette histoire ont fait que je n’ai finalement que peu apprécié ma lecture. Pourtant la narration est bonne, le découpage est soigné, le dessin est agréable… mais je n’ai pas été touché par les différents sujets abordés par ce diptyque. Tout commence par une approche réaliste et historique. Un groupe de ‘chasseurs’ décroche un contrat pour aller tuer des chiens dans les environs directs de Tchernobyl, voire sur le site même de la centrale. Nous allons donc suivre ces personnages aux profils assez chargés (le chef de bande et son fils timide et naïf, l’alcoolique de service, le névrosé ancien militaire d’active, etc… ) dans leurs aventures. J’ai trouvé cette première approche mole et peu prenante. Puis viennent des conflits entre bandes, avec une bataille rangée dans les rues de la cité abandonnée. Je ne suis toujours pas passionné. Mais dans une meute de chiens se trouve un terrifiant chien-loup noir qui semble devoir apporter une autre dimension au récit. Arrivé à la fin du deuxième et dernier tome, je ne sais toujours pas quel est le rôle de cet animal… Nous allons également découvrir que des enfants ont trouvé refuge dans la centrale. Hormis quelques brûlures superficielles, ils ne semblent pas impactés par leur séjour prolongé au sein d’un environnement hautement radioactif et se qualifient eux-mêmes d’ ‘enfants de l’atome’. Là, je sais plus si on est dans un conte, dans un récit fantastique, s’il y a une symbolique cachée derrière tout ça… En fait, je suis perdu. Et arrivé à la fin du diptyque, je me demande toujours pourquoi ces enfants ont décidé de rester sur place. Il y a aussi une allégorie entre l’histoire de Saint-Christophe et la relation entre le père chef de bande et son fils qui l’aime, le craint et le hait à la fois. C’est cet aspect qui sera le plus développé au final… mais à nouveau cela ne m’a pas passionné. En clair, j’ai eu l’impression d’être dans une série fourre-tout où à force de vouloir nourrir son récit Aurélien Ducoudray a fini par me paumer car je ne voyais plus ce qu’il voulait me raconter. Donc pour moi, c’est bof, bof…

21/10/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série B+F
B+F

Bon, je vais faire court. Ce genre d’album n’est vraiment pas ma tasse de thé. Je reconnais volontiers du talent à l’auteur, qui maitrise parfaitement les codes du medium de la BD… mais je ne retire rien de cette lecture. La narration est complètement muette et l’album se lit donc très vite. L’histoire ne raconte pas grand-chose, il n’a aucun scenario, juste une course en avant, aucune émotion (en ce qui me concerne en tout cas). Le dessin est certes joli, mais encore une fois rien d’exceptionnel. A recommander aux amateurs d’essais graphiques psychédéliques et d’histoires oniriques complétement barges.

21/10/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Boiseleur
Le Boiseleur

Le 4ème de couverture de ce splendide ouvrage parle à juste titre "d'un conte doux-amer sur l'art, la nature et le consumérisme." On ne saurait ainsi mieux résumer cette jolie histoire racontant le quotidien d'un jeune apprenti sculpteur, Ilian aux mains de son tyrannique maître l'exploitant sans vergogne pour créer de magnifiques cages d'oiseaux. Solidor est une ville commerçante en bord de mer dans des époques reculées et ressemblant fortement à la région paradisiaque du lac de Côme en Italie. Les plus nobles de ses habitants se pressent pour mettre en cage tout oiseau exotique. Lorsqu'Illian va sculpter un oiseau de bois plus vrai que nature, toute l'économie de Solidor va en être bouleversée... En effet, chaque habitant va relâcher les oiseaux pour les remplacer par les sculptures en bois du jeune prodige et Solidor va devenir bien triste en préférant de vulgaires reptiles pour animaux de compagnie. Si l'histoire parait volontairement désuète, il faut louer le talent de Hubert pour insuffler la poésie et la grâce nécessaire à cette histoire somme toute banale. Le Boiseleur dégage toute la noirceur de Beauté ou de Les Ogres-Dieux pour une ambiance aussi désinvolte qu'agréable. Et un talent en entraînant un autre, ce Boiseleur ne serait sans doute rien sans le talent hallucinant de l'autrice Gaëlle Hersent. La voir créer de splendides et nombreuses doubles pages richement détaillées confère un charme immédiat et permanent à l'ensemble de cet ouvrage. La ville de Solidor purement fictive n'a jamais semblé être aussi vivante. Le grand format inhabituel régale les rétines. Avec une portée discrète mais bien présente sur l'art, la nature et le consumérisme comme annoncé et une véritable prouesse graphique, le duo emporte l'adhésion avec un récit certes classique mais dont il nous tarde de lire la fin dans le second et ultime opus. Un joli coup de coeur qui mériterait amplement d'être offert pour toute personne sensible de votre entourage.

20/10/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage avec Bill
Le Voyage avec Bill

Ce road-movie n'est pas comme ceux que j'ai pu déjà lire. Il est différent en tout point de vue. Il y a tout d'abord ce père et sa petite fille qui font un voyage en voiture sans destination précise à la recherche d'un but. Puis, il y a cette rencontre avec un certain Bill qui a perdu ses jambes dans un accident d'hélicoptère pendant une guerre. Il va se nouer une étrange relation entre ces trois personnages qui sont visiblement en marge de la société. Cela va partir vers une quête assez onirique et à la limite du fantastique sur le mode qu'il y a toujours un espoir. J'ai rarement vu des dessins aussi maîtrisés en couleurs directes. On va passer des marais de Louisiane à Atlantic City ou encore par les vastes plaines du Labrador canadien. La fin est vraiment une belle réussite. Il faudra tout de même abattre près de 300 pages où se construit tout doucement cette quête. L'ennui guette parfois mais il y a une telle force dans cette oeuvre qu'elle finira par tout balayer pour offrir quelque chose d'unique en son genre. Le voyage avec Bill vaut le détour. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

20/10/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série West Coast Avengers - L'intégrale
West Coast Avengers - L'intégrale

Au milieu des années 80, le scénariste Roger Stern a imaginé le concept d'une seconde équipe des Avengers qui serait cette fois-ci basée sur la côte Ouest américaine. Le concept a tellement été populaire que l'équipe a vite eu droit à son titre à suivre. Cette première intégrale regroupe les premières aventures de cette équipe de super-héros et le résultat est globalement divertissant du moment qu'on aime les vieilles histoires de super-héros. On retrouve les tics de l'époque comme le fait que les personnages font des résumés de ce qui s'est passé dans le numéro précédant. C'était pratique lorsque les épisodes sortaient en kiosque et qu'on prenait en compte le fait que tous les lecteurs ne lisent pas tous les numéros d'une série de super-héros, mais lire en intégrale un résumé de ce que l'on vient de lire cela devient un peu chiant. C'est axé sur l'action et le divertissement, mais il y aussi des moments qui mettent en avant la psychologie des personnages (mais il ne faut pas s'attendre à du Alan Moore, hein). J'ai trouvé que les histoires étaient divertissantes, du moment qu'on connaissait un peu les personnages. Et puis ça tombe bien il y a deux scénaristes que j'aime bien, Roger Stern et Steve Englehart, qui écrivent la majorité des histoires quoique j'avoue préférer Stern. En effet, Englehart a un peu trop tendance à mettre en avant la continuité de l'univers Marvel et on a droit à plusieurs pages qui racontent le résumé de la vie de quelques personnages et cela devient vite un peu lourd. Et s'il y a des bonnes idées, elles ne sont pas toujours bien développées. La fin de son récit avec le méchant frère de Wonder Man est un bon exemple: cela finit de manière un peu trop abrupte à mon goût. Au niveau du dessin, j'ai globalement bien aimé sauf le dessin de Richard Howell qui est vraiment moyen. En gros, des aventures à lire du moment qu'on est fan de super-héros.

20/10/2019 (modifier)