Les derniers avis (40048 avis)

Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série La Vengeance du Comte Skarbek
La Vengeance du Comte Skarbek

Une excellente histoire de vengeance, pour tous les amoureux du « Comte de Monte Cristo »… Ce diptyque vous entraîne dans la haute bourgeoisie parisienne où l’Art de la peinture est étroitement lié au procès de quelques individus. Ce procès, assuré sur l’ensemble des deux opus, vous entraînera dans une aventure mêlant l’Art, l’amour, la trahison, la souffrance, la piraterie, l’exotisme et la vengeance. Si vous ajoutez à cela plusieurs rebondissements finement préparés, on ne peut que s’étonner de la qualité du récit proposé en cent-dix pages environ. Les planches sont assez spéciales, elles se rapprochent en réalité d’un des thèmes de cet ouvrage : la peinture. Comme souvent, quelques planches sont nécessaires pour se familiariser au style; après, cela devient très agréable et permet à cette série de jouir d’une singularité peu répandue dans ce genre. Pour information, dans le genre aventure, je conseillerais également dans un autre style Chéri-Bibi aux éditions Delcourt. En conclusion, si vous aimez l’aventure, foncez-vous procurer ces deux tomes, vous ne le regretterez pas...

03/02/2008 (MAJ le 03/02/2008) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Barry Lan
Barry Lan

Je suis très agréablement surpris par cette série, la seule d'ailleurs réalisée par les soeurs Rahir au début des années 90. Le héros Barry Lan est mi-tartare, mi-anglais, un mélange intéressant de deux cultures opposées. Ses aventures évoluent dans la région de Samarkand, une ville au coeur de l'Asie centrale qui existe depuis déjà 2500 ans et qui a été le lieu de rencontre de toutes les caravanes, un carrefour marchand entre Orient et Occident. Alexandre le Grand ou Gengis Khan y ont séjourné dans leur soif de conquête. Cette ville n'est pas très loin de la région du Pamir ou autrement dit le toit du monde... Le premier tome est un récit de voyage proche d'Indiana Jones: une expédition à la recherche de la tombe de la reine Koulan en Asie Centrale. Une jolie morale finale également. Dans le second volume, Barry Lan est chargé de récupérer une famille d'Anglais dont le dirigeable s'est perdu dans le Pamir. En fait ce prétexte cache d'autres choses qui renvoie à la sourde rivalité entre Russes et Britanniques dans l'Asie Centrale. Le dernier album verra le héros se confronter à ses origines dans une ville perdue et étouffée par les glaciers. C'est une histoire un peu moins intéressante que les précédentes qui se veut comme un rite initiatique imprégnée d'une sagesse bouddhique. Cette belle saga est malheureusement indisponible car l'éditeur Glénat a oublié de la rééditer. Je n'en comprends vraiment pas les raisons. La qualité est pourtant au rendez-vous ! Par ailleurs, c'est à la fois exotique, dépaysant et intéressant.

03/02/2008 (MAJ le 03/02/2008) (modifier)
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

La première BD de cet auteur australien à paraître chez nous, racontant l'histoire d'un homme quittant sa famille pour aller chercher du travail dans un autre pays et subvenir aux besoins de sa femme et de sa fille. Chose troublante car inhabituelle : il n'y a aucun texte, tout n'est qu'images. Ce qui m'a le plus impressionné, c'est le dessin : remarquable en tous points, beau à couper le souffle. L'expression des visages, l'imagination dans les décors de ce nouveau monde (un peu Miyazakien par moment), la façon de nous faire comprendre plein de choses sur cet univers inconnu à l'aide de simples dessins, les couleurs, le découpage, la façon de décrire le temps qui passe : tout, absolument tout, est phénoménal. Je ne pensais pas qu'une BD "sans paroles" pouvait arriver à me marquer autant. En ce qui me concerne, il y avait très très très longtemps qu'un album de cette qualité n'avait pas été primé à Angoulême, peut-être parce qu'il y avait très très très longtemps qu'un album de cette qualité n'avait pas été édité.

03/02/2008 (modifier)
Par adel
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Naruto
Naruto

Excellent manga, je comprends pourquoi il est premier au Japon. Un peu répétitif certes, mais l’histoire est excellente, avec Akatsuki, Orochimaru et les autres. Je le préfère largement à Bleach et autres shonen. Enfin j’en suis au tome 34 et je ne suis pas déçu.

02/02/2008 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Mémoire morte
Mémoire morte

Mémoire morte est, à mes yeux, l’œuvre la plus accessible de l’auteur. Les métaphores sont limpides et le scénario, malgré de savoureux et traditionnels accents d’absurdité, est d’une logique implacable. Dépeignant une cité fantasmatique infinie au décorum à mi-chemin entre Kafka et Orwell, il nous entraîne dans une alléchante parabole sociotechnologique. Assimilable à un immense réseau (les plans aériens nous dévoilent d’ailleurs un trompe-l'œil révélateur), la ville se comporte comme un système informationnel boulimique alimenté, bon gré, mal gré, par chacun de ses citoyens. Dépendants, incapables d’imaginer et privé de leur libre arbitre, ils se suffisent des déversements lénifiants du trop-plein de la « machine » pour régler facilement leurs problèmes existentiels ou plus prosaïques. Leur froide et sombre quiétude va vite être brisée par les apparitions arbitraires de murs qui, petit à petit, cloisonnent les rues et restreignent la liberté de mouvement jusqu’à l’immobilisme. Comme autant de symboles du dysfonctionnement de la communication, ces transformations urbaines s’accompagneront d’une épidémie d’amnésie chez la population et de la disparition progressive du langage. Paralysie physique, paralysie spirituelle. Firmin Houffe, le seul personnage qui affichera un semblant de volonté activiste (on pourrait même dire hacktiviste) dans une administration attentiste et fallacieuse, va incarner la dernière lueur d’espoir… À l’ère contemporaine de l’électronique et de l’informatique où la célérité des ondes électromagnétiques dégomme les concepts d’espace et de temps, à l’heure des multimédias et d’un cyberespace dont les autoroutes de l’information nous abreuvent de leur flot incessant et immédiat, à l’orée du règne des télérencontres, de la télévente, du télétravail et bientôt du télétout, Marc Antoine Mathieu s’interroge et nous interpelle sur la dangerosité de cette interactivité devenue incontournable. Une amorce de réflexion talentueuse, quelque peu alarmiste, mais avant tout lucide : avant de fétichiser ce qui n’est encore qu’un outil et à l’aube d’une nouvelle réalité dont l’évolution reste conjecturale, il est urgent d’appréhender et d’apprivoiser le « monstre » avant qu’il nous dévore. Sa vision réflexive évite le piège d’un abstrait trop rédhibitoire en se parant d’extravagance, d’onirisme et d’une beauté visuelle étourdissante (l’allégorie graphique finale est extraordinaire. Je vous invite à la découvrir). Plus je découvre le dessin de Marc Antoine Mathieu, plus je l’aime. Sa maîtrise de la lumière est exceptionnelle. Un clair-obscur qui sculpte littéralement les visages et surtout les architectures. Emprisonné dans un carcan d’horizontales et de verticales, étouffé par les foules ou pris de vertige devant la démesure de certains édifices, on éprouve entièrement toute l’oppression et l’angoisse que génèrent ses univers. Une morale ? Bougez, rencontrez, parlez, écrivez, pensez ! 4,5/5

02/02/2008 (MAJ le 02/02/2008) (modifier)
Couverture de la série Foot 2 rue
Foot 2 rue

Franchement, j'adore cette série, d'abord parce que j'aime le football, mais je trouve que le foot 2 rue est encore mieux, les règles sont mieux... Mais j'adore aussi les personnages, ils sont très bien dessinés et ont chacun un caractère différent que j'aime bien. Je pense que le seul point noir au tableau est que ça manque un peu de texte, sinon je mettrais 5/5.

02/02/2008 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Pascal Brutal
Pascal Brutal

La meilleure série actuelle de Fluide Glacial ! Lorsque j'ai feuilleté le magazine à la bibliothèque, je suis tombé sur ça et je me suis dit 'Pas encore une Bd idiote sur un macho stéréotypé !'. Eh ben à la lecture, je me suis rendu compte que c'était plus complexe que ça ! Pascal Brutal est un personnage attachant qui peut faire preuve de sensibilité. On n'attend pas cela d'un personnage qui à l'air d'un gros macho ! Les histoires sont drôles, émouvantes et efficaces à chaque fois. Bon, il y a quelques histoires pas marrantes, mais elles sont très rares à mes yeux.

02/02/2008 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 5/5
Couverture de la série Darling - La Recette de l'amour
Darling - La Recette de l'amour

Bien sur, tout le monde a compris que le beau docteur (à l'insu de son plein gré) va se faire un plaisir de "réchauffer" la pauvre Setsuko. Et celle-ci va se faire aussi un plaisir de rattraper le temps injustement perdu... 8 volumes qui se lisent bien, avec quelques petites répétitions ci et là, mais avec tellement de variantes que ça passe comme une lettre à la poste. Les décors sont souvent vides, et la mangaka abuse parfois des personnages SD (super déformés), mais le but reste encore et toujours de s'amuser. Elle dynamite au passage beaucoup de clichés des romans à l'eau de rose... Ai suru hito, en plus disjoncté ! Désolé de faire court, mais j'adore. Je me demande comment l'auteur fait pour trouver tout ça. Oui, c'est parfois tellement con qu'on ne peut pas s'empêcher de rigoler franchement sans tabou en lisant cette série totalement à la masse qui mélange humour, sexe soft et amour. Je ne suis pas un partisan de mettre "culte" mais là, je me le dois. C'est culte dans son genre, mais pas culte à se prosterner devant le scénario, ni le dessin.

01/02/2008 (MAJ le 02/02/2008) (modifier)
Par Cartouche
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Casque d'Agris
Le Casque d'Agris

C'est même un coup de coeur ! C'est sur un salon que j'ai rencontré Laurent Libessart le dessinateur et que je me suis procuré son album atypique. On peut penser que cette maison d’édition ne propose que d’illustrer quelques pages de notre histoire de façon rigoureuse et scolaire !? Mais le Casque d’Agris n’est pas du tout cela. C’est une belle aventure dans la lignée des Bois Maury, Shane, Légende ou Murena Très bien documentée et plaisante à lire. Le graphisme et de très grande qualité la colorisation par Christophe Robakovski très réussi. C’est un excellent album. Compliqué à se procurer je vous l’accorde mais mérite votre attention. Laurent Libessart est un grand illustrateur et peut être destiné à une belle carrière. Ayant vu quelques planches du tome 2 : son trait s’affine encore, les détails sont impressionnants voir la bataille à paraître dans ce nouveau tome.

01/02/2008 (MAJ le 02/02/2008) (modifier)
Par bab
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Effleurés
Effleurés

Pas facile de parler d’une bd quand on connaît (un peu) celui ou celle qui l’a faite. Même quand on a aimé. ''Effleurés'', ce n’est pas une grosse baffe. Non, c’est plus fin que ça. Ce n’est pas la marque laissée par les doigts sur la peau de la joue. Non, ça s’apparente plus à cette chaleur sous durale persistante, même une fois que la rougeur se soit estompée. Isabelle Bauthian livre ici un scénario tout en finesse, nous proposant une histoire d’amour pas si éloignée des lieux communs, mais n’approchant jamais de près ou de loin les stéréotypes. On croit en Fleur, en Christophe et leur histoire qui se construit au fil des pages, des situations et de leur découverte l’un de l’autre. Ils s’apprivoisent, cherchant avec plus ou moins de succès à amener l’autre hors de son territoire et de ses habitudes. Lui est « conventionnel » et surtout rassuré par ses habitudes de jeune cadre. Elle vit sa vie au jour le jour, assumant pleinement ses idées et ses choix sans concession. Il en ressort que le plus ouvert d’esprit des deux n’est pas forcement celui que l’on croit, que ces « efforts », ces excursions que l’on fait hors de ses frontières dans le territoire de l’autre par amour ne sont pas toujours gratuites, innocentes et sans risque. On se laisse porter au fil des pages par cette tranche de vie et même si d’aucuns, comme je l’ai lu, considère que la conclusion de l’histoire est traitée rapidement, c’est à mon sens ce qui en fait sa force et sa justesse. Au dessin, même si j’avoue ne pas avoir été complètement à l’aise avec son style au départ, Sylvain Limousi nous offre un dessin clair et original dans lequel j’ai fini par me fondre. J’ai adoré le travail sur les couleurs et les lumières. Le cadrage est habile. Les visages sont expressifs. Graphiquement, je trouve que le dessin apporte une touche de naïveté à l’histoire. Une naïveté nécessaire, inhérente à toute histoire d’amour pour qu’on y croie… A lire donc.

02/02/2008 (MAJ le 02/02/2008) (modifier)