Ça on peut dire que c'est un roman graphique vraiment réussi.
Le dessin est plutôt joli et frais. Alors certes, comme souvent, il n'est pas aussi beau que celui qui sert de couverture (qui est tout simplement magnifique). A l'intérieur, le dessin est très poétique, sensible, coloré, doux, agréable à l’œil, mais aussi assez immature et manquant de maîtrise (il faut le dire, certaines cases sont un peu ratées) ! Et pourtant Isabelle DETHIAN n'est pas une débutante en BD (mais du peu que j'en ai vu, je trouve le dessin de ses autres BDs plus maîtrisé). Mais bon, dans l'ensemble, la partie graphique de l'album est plutôt réussi.
Le scénario est juste génial. L'héroïne est une petit gamine rigolote, vraiment sympathique à suivre... Il ne lui arrivera pas grand chose de plus que les enfants de son âge lorsqu'ils sont en vacances chez leur grand-parents (mais c'est vrai que sa famille est un peu timbrée). Mais I. Dethian a vraiment un vrai talent pour raconter de jolies aventures pleines de bonne humeur (et la métaphore de la puberté est superbement bien trouvée).
Pour tous les amateurs de roman graphique traitant du bonheur (et non des futilités) ; un rayon de soleil :) !
Après la lecture des 4 premiers tomes.
Une très bonne série sur la deuxième guerre mondiale.
Les dessins sont tous bonnement sublimes.
Le scénario, quant à lui, est haletant et retranscrit bien toute l'horreur et l'absurdité de la guerre ainsi que les sentiments des différents protagonistes. De plus l'auteur a l'air de s'être très bien documenté sur la période concernée avant d'écrire son histoire et cela se ressent.
Juste un petit bémol, le fait que certains personnages pardonnent un peu trop facilement les erreurs commises par d'autres et la fin en happy end ne font pas très crédible à mon goût.
Mais bon, sinon c'est un sans faute sur toute la ligne et je conseille vivement la lecture de cette série.
En voilà une série sympathique, qui de plus se termine en deux tomes.
En général j'apprécie beaucoup les scénarios de Fabien Nury et je ne pense pas être le seul et comme pour les autres séries je n'ai pas été déçu, bien au contraire.
Le fait de mêler le fantastique à une histoire de gangsters se déroulant durant la Prohibition en Louisiane est pour moi une idée à la fois originale et intrigante.
Dans l'imaginaire collectif la Louisiane est souvent source de mystères et de croyances particulières. Au cinéma, souvent, quand l'action se déroule en Louisiane, on se trouve en présence de rîtes vaudous (on peut citer l'Emprise des ténèbres de Wes Craven ).
Le fait de créer une histoire basée sur la nécromancie à cette période de l'histoire permet au lecteur de ne pas vouloir décrocher de ce récit jusqu'à la fin du deuxième tome.
Le personnage principal( (une sorte d'Al Capone tiré du film Les Incorruptibles avec Robert De Niro) devient attachant malgré son penchant pour la violence et la vengeance.
Le dessin est très particulier mais à mon goût très réussi même si parfois on a un peu de mal à reconnaître les personnages.
Je conseille donc vivement ce diptyque original et divertissant à un public qui comme moi a passé une partie de sa jeunesse à regarder des séries B horrifiques (comme le très bon Re-Animator) ou à lire des romans fantastiques .
Une bien bonne surprise cette BD, j'aime bien les sujets concernant le voyage dans le temps et celui-ci est très intéressant, deux compères (des Redresseurs) qui rafistolent le temps après une uchronie créée par les Manipulateurs, le tout se déroulant au XVème siècle et dans le futur.
J'attends la suite avec attention, suite qui mettra fin à ce diptyque.
Et j'espère qu'il y aura d'autres histoires de ce binôme très convaincant.
Voilà un petit one-shot qui ne paye pas de mine. Bien sûr j'avais déjà entendu parler de Forest et de sa célèbre Barbarella - qu'on retrouvera ici comme un caméo. Il s'agit d'une mouture librement inspirée de l'île mystérieuse de Jules Verne où une petite équipe débarque en catastrophe sur une île en forme de point d'interrogation sur laquelle trône un énorme arbre et plein de créatures étranges.
Bref dans un futur lointain, une foule d'aventures attend le lecteur avec des rebondissements et des mystères en veux-tu en voilà. De plus on pourra apprécier un dessin noir et blanc pas vilain du tout même s'il subit le poids des années et qu'on peut lui reprocher un style un peu vieillot aujourd'hui.
Cet album est, c'est le cas de dire, un "enchantement" à lire, sublime mélange de poésie, d'onirisme et d'histoire de l'art.
Pour commencer, le dessin, bien que relativement simple et un poil naïf est très joli et assez maîtrisé (et aurait pu être plus mature). Les planches sont magnifiques, dans une teinte sépia, avec des cadrages recherchés, des personnages esthétiques, etc.
Bref, même si le graphisme n'est pas des plus virtuoses, des plus recherchés, ni des moins banals, je suis tout de suite tombé sous le charme de la BD, mais le scénario est très bon aussi...
Le récit est une très belle histoire sur un politicien en fin de vie (il s'avère que c'est François Mitterand, mais comme je ne l'ai pas reconnu à la lecture, ça ne m'a pas gêné) qui s'accorde une dernière ballade dans le Louvre, avec une jolie jeune femme, en observant certaines grandes œuvres. J'ai aimé le récit, simple, touchant, onirique, et éducatif (on apprend des choses sur des tableaux, C. Durieux n'a heureusement, pas choisi les plus connus -Joconde ou autres-).
Une très bonne BD, pour tous les amateurs d'art.
Cela faisait longtems que j'avais lu cette série. Et les lectures récentes d'une grande partie de l'oeuvre Cosey (Orchidea, A la recherche de Peter Pan, Le Voyage en Italie...) m'ont donné l'envie de replonger dans cette oeuvre magistrale qui a bercé mon adolescence.
Et ça me cause toujours autant.
J'adore le dessin de Cosey, sa mise en page et en couleurs. Ca date un peu mais cela reste d'actualité. Il nous peint à merveille ces paysages enneigés du Tibet, les personnages sont comme toujours merveilleux de charisme et d'une beauté simple malgré le petit côté figé caractéristique mais qui ne me gène pas. Les paysages je l'ai dit sont magnifiques et Cosey joue à merveille des nuages, de ces impressions de lumière changeante que l'on retrouve en montagne. Les architectures typiques sont également bien restituées, comme il avait su le faire dans d'autres albums (les villages valaisans notamment).
Les histoires sont simples, toujours tournées vers les rencontres humaines dans un environnement inhospitalier ou pour le moins inhabituels. La nature sert de révélateur de l'âme humaine, dans un cadre historique chargé. La première postface de l'auteur sur le vrai Jonathan montre bien le rapport de l'auteur à cette histoire, à ces thématiques fortes.
J'aime toujours autant, et cette série va figurer dans mes listes au père Noël...
Derrière les 3 récits qui se lisent effectivement assez rapidement et avec grand plaisir (d'où ma note) se cache un univers en arrière fond, développé juste ce qu'il faut (ou légèrement trop peu) pour qu'il soit intéressant, intrigant et qui donne un corps d'ensemble aux récits.
Des dessins sacrément classe qui ne sont pas sans rappeler ceux de Mike Mignola (dessinateur/scénariste de Hellboy).
Voilà un ouvrage qui mériterait bien une suite.
3.5
Parmi tous les Tezuka que je voulais lire, ce one-shot était dans le haut de la liste. Il parait que c'est l'œuvre la plus sombre de l'auteur et qu'il y a Rock Holmes, un personnage que j'aime beaucoup. J'étais donc curieux de lire 'Alabaster' depuis que j'avais appris son existence et j'étais bien content quand j'ai su qu'un éditeur l'avait enfin édité.
Mon verdict ? Bien, j'ai trouvé le récit intéressant même si je suis un peu déçu. C'est ça le problème avec les œuvres qu'on veut lire absolument, on s'imagine que c'est un chef d'œuvre et on l'idolâtre sans avoir lu une seule page. Donc au final j'ai été déçu que ça ne soit que 'franchement bien' à mes yeux.
J'ai beaucoup aimé les différents thèmes que Tezuka traite. La folie d'Alabaster, qui considère que la pureté et la beauté n'existent pas, est très bien traitée. J'ai aimé le rôle de Rock Holmes et Amy est un personnage attachant. Dommage que son frère adoptif et les amis de Gen n'aient pas un plus grand rôle et que Gen lui même soit sans grand intérêt.
Sinon, oui l'histoire est assez sombre. Pas autant qu'un truc comme 'Watchmen' ou les derniers tomes de 'Neon Genesis Evangelion', mais c'est clair que si vous connaissez uniquement 'Astro Boy', vous allez avoir une surprise durant votre lecture !
Bref, 'Alabaster' est une bonne œuvre de Tezuka, mais qui contient quelques défauts: des visages rigolos dans des passages censés être dramatiques et les deux-trois derniers chapitres sont un peu moins bons que les autres. C'est donc une œuvre que je recommande, mais plus pour les fans du style de Osamu Tezuka qui connaissent déjà les défauts de certains de ses récits. Je ne suis pas sûr si c'est un bon one-shot pour découvrir cet auteur.
Miam, quel concept alléchant. Complètement improbable, un rêve d’enfant, certes, mais alléchant quand même : l’humanité décide enfin que trop, c’est trop, que cette course en avant ne nous mènera nulle part, et qu’il est grand temps de « dévoluer ». L’ONU passe donc des tas de lois et réformes drastiques, et les résultats ne se font pas attendre… mais peut-on aller trop loin dans l’autre sens ?
Suivre cette évolution « à l’envers » est d’abord rigolo, puis beaucoup moins rigolo quand on considère la gestion de nos déchets nucléaires par des générations n’ayant plus les compétences, ou quand on voit une famille brûler des livres pour se réchauffer. Bon, le ton reste léger, et les enchainements sont simplifiés. Je trouve qu’il y avait moyen d’aller plus loin dans la réflexion, même si je réalise tout à fait que ce n’était sans doute pas le but recherché.
L’utilisation d’une langue universelle simplifiée est bien vu, et nous amène à nous poser tout un tas de questions sur l’efficacité, la complexité et les subtilités de nos langues actuelles.
Graphiquement, c’est magnifique, avec ce petit truc en plus : la complexité du dessin dévolue elle-aussi au fil des pages : planches hyper-détaillées en couleur au début, pour revenir progressivement à l’état de crayonné… bien vu !
Grumf ! (*)
(*) Un album original au possible, à découvrir de toute urgence. Un coup de cœur !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Eva aux Mains Bleues
Ça on peut dire que c'est un roman graphique vraiment réussi. Le dessin est plutôt joli et frais. Alors certes, comme souvent, il n'est pas aussi beau que celui qui sert de couverture (qui est tout simplement magnifique). A l'intérieur, le dessin est très poétique, sensible, coloré, doux, agréable à l’œil, mais aussi assez immature et manquant de maîtrise (il faut le dire, certaines cases sont un peu ratées) ! Et pourtant Isabelle DETHIAN n'est pas une débutante en BD (mais du peu que j'en ai vu, je trouve le dessin de ses autres BDs plus maîtrisé). Mais bon, dans l'ensemble, la partie graphique de l'album est plutôt réussi. Le scénario est juste génial. L'héroïne est une petit gamine rigolote, vraiment sympathique à suivre... Il ne lui arrivera pas grand chose de plus que les enfants de son âge lorsqu'ils sont en vacances chez leur grand-parents (mais c'est vrai que sa famille est un peu timbrée). Mais I. Dethian a vraiment un vrai talent pour raconter de jolies aventures pleines de bonne humeur (et la métaphore de la puberté est superbement bien trouvée). Pour tous les amateurs de roman graphique traitant du bonheur (et non des futilités) ; un rayon de soleil :) !
Airborne 44
Après la lecture des 4 premiers tomes. Une très bonne série sur la deuxième guerre mondiale. Les dessins sont tous bonnement sublimes. Le scénario, quant à lui, est haletant et retranscrit bien toute l'horreur et l'absurdité de la guerre ainsi que les sentiments des différents protagonistes. De plus l'auteur a l'air de s'être très bien documenté sur la période concernée avant d'écrire son histoire et cela se ressent. Juste un petit bémol, le fait que certains personnages pardonnent un peu trop facilement les erreurs commises par d'autres et la fin en happy end ne font pas très crédible à mon goût. Mais bon, sinon c'est un sans faute sur toute la ligne et je conseille vivement la lecture de cette série.
Necromancy
En voilà une série sympathique, qui de plus se termine en deux tomes. En général j'apprécie beaucoup les scénarios de Fabien Nury et je ne pense pas être le seul et comme pour les autres séries je n'ai pas été déçu, bien au contraire. Le fait de mêler le fantastique à une histoire de gangsters se déroulant durant la Prohibition en Louisiane est pour moi une idée à la fois originale et intrigante. Dans l'imaginaire collectif la Louisiane est souvent source de mystères et de croyances particulières. Au cinéma, souvent, quand l'action se déroule en Louisiane, on se trouve en présence de rîtes vaudous (on peut citer l'Emprise des ténèbres de Wes Craven ). Le fait de créer une histoire basée sur la nécromancie à cette période de l'histoire permet au lecteur de ne pas vouloir décrocher de ce récit jusqu'à la fin du deuxième tome. Le personnage principal( (une sorte d'Al Capone tiré du film Les Incorruptibles avec Robert De Niro) devient attachant malgré son penchant pour la violence et la vengeance. Le dessin est très particulier mais à mon goût très réussi même si parfois on a un peu de mal à reconnaître les personnages. Je conseille donc vivement ce diptyque original et divertissant à un public qui comme moi a passé une partie de sa jeunesse à regarder des séries B horrifiques (comme le très bon Re-Animator) ou à lire des romans fantastiques .
Les Brigades du Temps
Une bien bonne surprise cette BD, j'aime bien les sujets concernant le voyage dans le temps et celui-ci est très intéressant, deux compères (des Redresseurs) qui rafistolent le temps après une uchronie créée par les Manipulateurs, le tout se déroulant au XVème siècle et dans le futur. J'attends la suite avec attention, suite qui mettra fin à ce diptyque. Et j'espère qu'il y aura d'autres histoires de ce binôme très convaincant.
Mystérieuse matin, midi et soir
Voilà un petit one-shot qui ne paye pas de mine. Bien sûr j'avais déjà entendu parler de Forest et de sa célèbre Barbarella - qu'on retrouvera ici comme un caméo. Il s'agit d'une mouture librement inspirée de l'île mystérieuse de Jules Verne où une petite équipe débarque en catastrophe sur une île en forme de point d'interrogation sur laquelle trône un énorme arbre et plein de créatures étranges. Bref dans un futur lointain, une foule d'aventures attend le lecteur avec des rebondissements et des mystères en veux-tu en voilà. De plus on pourra apprécier un dessin noir et blanc pas vilain du tout même s'il subit le poids des années et qu'on peut lui reprocher un style un peu vieillot aujourd'hui.
Un Enchantement
Cet album est, c'est le cas de dire, un "enchantement" à lire, sublime mélange de poésie, d'onirisme et d'histoire de l'art. Pour commencer, le dessin, bien que relativement simple et un poil naïf est très joli et assez maîtrisé (et aurait pu être plus mature). Les planches sont magnifiques, dans une teinte sépia, avec des cadrages recherchés, des personnages esthétiques, etc. Bref, même si le graphisme n'est pas des plus virtuoses, des plus recherchés, ni des moins banals, je suis tout de suite tombé sous le charme de la BD, mais le scénario est très bon aussi... Le récit est une très belle histoire sur un politicien en fin de vie (il s'avère que c'est François Mitterand, mais comme je ne l'ai pas reconnu à la lecture, ça ne m'a pas gêné) qui s'accorde une dernière ballade dans le Louvre, avec une jolie jeune femme, en observant certaines grandes œuvres. J'ai aimé le récit, simple, touchant, onirique, et éducatif (on apprend des choses sur des tableaux, C. Durieux n'a heureusement, pas choisi les plus connus -Joconde ou autres-). Une très bonne BD, pour tous les amateurs d'art.
Jonathan
Cela faisait longtems que j'avais lu cette série. Et les lectures récentes d'une grande partie de l'oeuvre Cosey (Orchidea, A la recherche de Peter Pan, Le Voyage en Italie...) m'ont donné l'envie de replonger dans cette oeuvre magistrale qui a bercé mon adolescence. Et ça me cause toujours autant. J'adore le dessin de Cosey, sa mise en page et en couleurs. Ca date un peu mais cela reste d'actualité. Il nous peint à merveille ces paysages enneigés du Tibet, les personnages sont comme toujours merveilleux de charisme et d'une beauté simple malgré le petit côté figé caractéristique mais qui ne me gène pas. Les paysages je l'ai dit sont magnifiques et Cosey joue à merveille des nuages, de ces impressions de lumière changeante que l'on retrouve en montagne. Les architectures typiques sont également bien restituées, comme il avait su le faire dans d'autres albums (les villages valaisans notamment). Les histoires sont simples, toujours tournées vers les rencontres humaines dans un environnement inhospitalier ou pour le moins inhabituels. La nature sert de révélateur de l'âme humaine, dans un cadre historique chargé. La première postface de l'auteur sur le vrai Jonathan montre bien le rapport de l'auteur à cette histoire, à ces thématiques fortes. J'aime toujours autant, et cette série va figurer dans mes listes au père Noël...
Mémoires d'un Guerrier
Derrière les 3 récits qui se lisent effectivement assez rapidement et avec grand plaisir (d'où ma note) se cache un univers en arrière fond, développé juste ce qu'il faut (ou légèrement trop peu) pour qu'il soit intéressant, intrigant et qui donne un corps d'ensemble aux récits. Des dessins sacrément classe qui ne sont pas sans rappeler ceux de Mike Mignola (dessinateur/scénariste de Hellboy). Voilà un ouvrage qui mériterait bien une suite.
Alabaster
3.5 Parmi tous les Tezuka que je voulais lire, ce one-shot était dans le haut de la liste. Il parait que c'est l'œuvre la plus sombre de l'auteur et qu'il y a Rock Holmes, un personnage que j'aime beaucoup. J'étais donc curieux de lire 'Alabaster' depuis que j'avais appris son existence et j'étais bien content quand j'ai su qu'un éditeur l'avait enfin édité. Mon verdict ? Bien, j'ai trouvé le récit intéressant même si je suis un peu déçu. C'est ça le problème avec les œuvres qu'on veut lire absolument, on s'imagine que c'est un chef d'œuvre et on l'idolâtre sans avoir lu une seule page. Donc au final j'ai été déçu que ça ne soit que 'franchement bien' à mes yeux. J'ai beaucoup aimé les différents thèmes que Tezuka traite. La folie d'Alabaster, qui considère que la pureté et la beauté n'existent pas, est très bien traitée. J'ai aimé le rôle de Rock Holmes et Amy est un personnage attachant. Dommage que son frère adoptif et les amis de Gen n'aient pas un plus grand rôle et que Gen lui même soit sans grand intérêt. Sinon, oui l'histoire est assez sombre. Pas autant qu'un truc comme 'Watchmen' ou les derniers tomes de 'Neon Genesis Evangelion', mais c'est clair que si vous connaissez uniquement 'Astro Boy', vous allez avoir une surprise durant votre lecture ! Bref, 'Alabaster' est une bonne œuvre de Tezuka, mais qui contient quelques défauts: des visages rigolos dans des passages censés être dramatiques et les deux-trois derniers chapitres sont un peu moins bons que les autres. C'est donc une œuvre que je recommande, mais plus pour les fans du style de Osamu Tezuka qui connaissent déjà les défauts de certains de ses récits. Je ne suis pas sûr si c'est un bon one-shot pour découvrir cet auteur.
Grumf
Miam, quel concept alléchant. Complètement improbable, un rêve d’enfant, certes, mais alléchant quand même : l’humanité décide enfin que trop, c’est trop, que cette course en avant ne nous mènera nulle part, et qu’il est grand temps de « dévoluer ». L’ONU passe donc des tas de lois et réformes drastiques, et les résultats ne se font pas attendre… mais peut-on aller trop loin dans l’autre sens ? Suivre cette évolution « à l’envers » est d’abord rigolo, puis beaucoup moins rigolo quand on considère la gestion de nos déchets nucléaires par des générations n’ayant plus les compétences, ou quand on voit une famille brûler des livres pour se réchauffer. Bon, le ton reste léger, et les enchainements sont simplifiés. Je trouve qu’il y avait moyen d’aller plus loin dans la réflexion, même si je réalise tout à fait que ce n’était sans doute pas le but recherché. L’utilisation d’une langue universelle simplifiée est bien vu, et nous amène à nous poser tout un tas de questions sur l’efficacité, la complexité et les subtilités de nos langues actuelles. Graphiquement, c’est magnifique, avec ce petit truc en plus : la complexité du dessin dévolue elle-aussi au fil des pages : planches hyper-détaillées en couleur au début, pour revenir progressivement à l’état de crayonné… bien vu ! Grumf ! (*) (*) Un album original au possible, à découvrir de toute urgence. Un coup de cœur !