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Accéder à la BD 300
Titre : 300
Note : Note: 3.41/5 (Pas mal) pour 32 avis (voir)
Scénariste : Miller (Frank)
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Dessinateur : Miller (Frank)
Editeur : Rackham
Collection : Hors collection
Genre / Public : Historique / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : Comics
Nb. tomes parus : 1
Histoire terminée ? One shot
Date de parution : Octobre 1999
Postée par : Cassidy le 16/04/2002

Will Eisner Award 1999 : Best Finite Series/Limited Series

Retrace la bataille des Thermopyles, qui vit le roi spartiate Léonidas et 300 de ses meilleurs guerriers affronter l'armée perse de Xerxes, cent mille fois plus nombreuse, au 5ème siècle avant notre ère.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 4/5 (Franchement bien)

Ceci est la réécriture complète d’un de mes premiers avis posté sur ce site. Je n’irai pas jusqu’à dire que mon avis à changé du tout au tout mais pas loin. Je lui avais accolé à l’époque un médiocre 2/5 et m’en prenant exclusivement au dessin de Frank Miller. Aujourd’hui je pense toujours que l’adaptation filmique de Zack Snyder surpasse l’œuvre originale mais j’apprécie tellement cette histoire qu’une relecture devait être à un moment ou un autre inévitable.

Et finalement, peut être mon œil est-il devenu plus expert ou que je me laisse aveugler délibérément, mais j’ai fini par apprécier le trait de Frank Miller. Certainement pas sur toute son œuvre, mais en tout cas pour 300 je pense que tout n’est pas à jeter non plus. Il y a indéniablement un certain talent de la mise en scène avec ces vues à la première personne durant les combats, les poses héroïques qui en jettent pas mal, l’alignement très géométriques des hoplites renforçant ce côté martial, très discipliné et inébranlable. Et puis il y a cet encrage très prononcé dont je me demande comment je n’avais pu percevoir toute la beauté. Bien sûr il y a deux points qui me faisaient tiquer à l’époque et toujours un peu maintenant : d’abord le dessin de Miller, qu’on pourra trouver trop facile, rapidement exécuté, sans se préoccuper du détail. Et il y avait ces couleurs dont j’ai appris qu’elles n’étaient pas réalisées par Miller mais par Lynn Varley. Bon là il faut trier le bon grain de l’ivraie car si sur certaines planches on se dit qu’il manque les finitions, ben il y en a d’autres où c’est franchement bien chiadé, notamment sur les arrières plans et les couchers de soleil.

Quant à l’histoire moi j’ai toujours adhéré au concept. J’ai fait ma première rencontre avec les 300 dans le tome 1 du Lion de Macédoine de David Gemmell et je les ai adoré toujours autant par la suite dans Les Murailles de Feu de Steven Pressfield. Chez ceux qui critiquaient négativement il y avait généralement deux camps : ceux qui prenaient le récit au premier degré et y voyaient une sorte de fascination de l’auteur pour les sociétés fascisante entre autres choses ; et les pseudos-historiens qui avait pris eux-aussi le récit au premier degré mais en le jugeant sous l’angle historique. A mes yeux les deux se sont plantés.

A mon sens 300 est encore moins historique que le Gladiator de Ridley Scott et le Braveheart de Mel Gibson. L’histoire on s’en moque un peu, si c’est ce que l’on cherche mieux vaut se tourner vers les ouvrages de références. De toute façon de la bouche même des historiens et archéologues on ne sait rien avec précision du déroulement de cette bataille. 300 est un conte. Un conte exalté par la verve de Dilios, le seul hoplite spartiate survivant de la bataille des Thermopyles. Sur l’ordre de son roi Léonidas il retourne à Sparte pour raconter ce qu’il s’est passé, ce qu’il a vu, pour rassembler et unir. C’est donc à la veille de la bataille de Platée, réunit autour d’un feu de camp que Dilios harangue ses frères d’armes. Il glorifie la « nation » (300 est bourré d’anachronisme) spartiate, ses valeurs de courage, son absolutisme, ses lois, ses hommes et ses femmes. Oui le spartiate a des allures d’übermensch et sa cité est un peu flippante pour un homme du XXIème siècle, mais gare aux jugements anachroniques, surtout face à des faits qui n’ont jamais eu lieu. Non les spartiates ne pratiquaient pas l’infanticide au berceau, non Sparte n’avaient pas un roi mais deux, non il n’y avait pas de« nation » grecque unie contre l’envahisseur perse, c’est d’ailleurs bien pour cela qu’on les appelle les Guerres Médiques, certaines cités étaient alliés aux perses quand d’autres restées neutres. Non les perses ne sont pas ces espèces de barbares ressemblant à des goules et autres monstruosités, encore une fois on embrasse le point de vu d’un hoplite spartiate face à son ennemi. La liste est longue aussi je m’arrêterai là.

Quand aux valeurs glorifiées ici qui en ont rebutées plus d’un, je trouve que c’est le grand tour de force de Frank Miller d’arriver à nous faire aimer, nous gens du XXIème siècle qui adorons mettre en avant nos soi-disant valeurs d’égalité, d’humanisme ou encore démocratique ; une cité qui possède toutes les facettes d’une société totalitaire et intolérante. Vu la renommée du comics et de son film, d’autres en ont certainement mieux parlé que moi dans des analyses plus développées. Ce 300 de Miller me semble très proche de la philosophie que développait Robert E. Howard à travers Conan sa création phare, à savoir que la civilisation n’est pas un état naturel mais une fantaisie de la vie. Que tôt ou tard la barbarie finit par triompher. Avec le succès de 300 j’ai pu constater qu’il y avait toujours chez l’humain cette tentation de la violence et du retour à un état archaïque. Je trouve cela fascinant.

Donc pour moi, pas de l’historique mais du fantastico-historique, du bon divertissement loin d’être stupide. Et puis si cela ne suffit pas à convaincre, l’intégrale en format à l’italienne vaut le détour.

Accéder à la BD A Silent voice
Titre : A Silent voice
Note : Note: 4/5 (Franchement bien) pour 7 avis (voir)
Scénariste : Oima (Yoshitoki
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Dessinateur : Oima (Yoshitoki)
Editeur : Ki-oon
Collection : -
Genre / Public : Roman Graphique / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : Manga
Nb. tomes parus : 7
Histoire terminée ? Série terminée
Date de parution : 22 Janvier 2015
Postée par : Spooky le 22/01/2015

The dark side of the school...

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 4/5 (Franchement bien)

Très bonne série ayant pour thème de départ le harcèlement morale à l’école. Bien sûr ces chers petites têtes blondes peuvent se montrer de parfaits psychopathes, on a tous connu des têtes de turcs chacun à notre époque. Là c’est l’histoire de l’arroseur arrosé, le tortionnaire immature qui commet la gaffe de trop et qui devient à son tour bizuté. Cela parle de la culpabilité qui le ronge presque littéralement durant toute son adolescence jusqu’à ce qu’il ait l’opportunité de recoller les morceaux même si le mal ne sera jamais oublié.

Dans cette histoire qui embrasse parfois le point de vu des différents protagonistes l’auteure Oshitoki Oima est très juste dans le traitement psychologique des personnages. Les choses ne sont jamais simples, chacun essaie de vivre avec ses remords ou ses rancunes ou d’oublier, de passer à autre chose, et la quête que s’est fixé Shoya a tout l’air d’un sac de nœuds. Donc ouais, une chouette histoire, complexe (toujours aussi difficile de percer la mentalité, les us et coutumes japonais) mais à la fois très prenante, où les personnages évoluent sans cesse. Je n’ai pas lâché avant d’avoir terminé les sept tomes, et pas déçu par la fin (même s’il faut attendre la dernière planche pour le happy end de shôjo romantique qu’on espère un peu tous).

Au rang des défauts j’ai trouvé dans le tome un que le personnel enseignant était d’une incompétence assez invraisemblable. Cela discrédite presque le bouquin, je ne veux pas dire que ce genre de situation est impossible, mais il y a des trucs difficiles à gober. L’enseignant manque totalement de pédagogie, de psychologie et même de tact avec ses élèves, du coup la catastrophe paraît inévitable. Accueillir une petite fille sourde dans une classe d’élève « normaux » demande un minimum de préparation et d’explication j’imagine.

Autre défaut, j’ai trouvé que le récit tirait en longueur, cela aurait pu être raccourcis de deux ou trois tomes : bien qu’il soit le personnage principal, ou du moins le plus torturé de tous, je n’ai pas réussit à m’attacher à Shoya que je trouve pathétique, toujours lâche, toujours aussi idiot même en ayant pris un peu de recul, incapable de se détacher de cette encre qui le tire vers le fond et de se pardonner ses conneries de gamin (car c’est bien de cela qu’il s’agit au fond...). Il a un côté sado-masochiste où il se refuse à être heureux et sans s’en rendre compte il empêche les autres d’avancer eux-aussi. Peut être est-ce dû au fait que ce n’est qu’un adolescent, mais sa difficulté à mettre des mots sur ses pensées participe au rallongement de la série, tandis que s’il concevait mieux les choses il parviendrait sans doute à s’exprimer plus clairement pour vider son sac. Au lieu de cela, ça bafouille, ça fuit, ça se dégonfle encore et encore et cela devient trop long à finir.

Et je n’ai pas aimé l’apport de certains personnages comme le gros dont j’ai oublié le nom qui se montre trop envahissant en apportant une touche qui se veut humoristique mais qui m’a énervé car j’ai trouvé cela inapproprié avec l’ambiance.
Pas aimé non plus que dans le dernier tiers ça vire à la grosse baston de rue entre ces « amis », des fois on tombe vraiment dans l’exagération.

Bien aimé les graphismes même s’ils n’ont rien d’extraordinaires, l’auteure a souvent recours au recyclage de cases, la mise en scène efficace fait que cela se parcours vite et bien. Pour l’achat ou pas de la série, je laisse cela à l’appréciation de chacun mais pour moi cela fait beaucoup de pages à lire et c’est un peu le genre d’histoire que j’apprécie mais dont une seule lecture me suffit.

Accéder à la BD L'Agent 212
Titre : L'Agent 212
Note : Note: 2.04/5 (Bof, sans plus) pour 57 avis (voir)
Scénariste : Cauvin (Raoul)
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Dessinateur : Kox (Daniel)
Editeur : Dupuis
Collection : -
Genre / Public : Humour / Tous publics
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 29
Histoire terminée ? Histoires courtes (Gags de 1,2,3,4 pages)
Date de parution : Avril 1981
Postée par : dut le 02/03/2002

L'agent 212, c'est par Kox et Cauvin, les histoires burlesques d'un flic vraiment bêta. Il respecte la loi, mais n'est pas toujours capable de l'appliquer. Lui confier une mission??? Jamais sinon c'est le commissaire qui en prend pour son grade. Et souvent le met en colère sur l'agent 212.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

Enfant je lisais Tintin, Les Schtroumpfs, Lucky Luke et Astérix entre autres. Arrivé un moment où je me suis lassé de ces séries « pour enfants » pensant que le monde du 9ème art se limitait à ce genre de série. Je ne me suis replongé dans la BD que bien des années plus tard. "L’Agent 212" est la dernière série en date dont je faisais la collection étant gamin. De là, il n’en faut pas beaucoup pour penser que c’est à cause d’elle que j’ai subitement arrêté mes lectures. Je n’irai pas jusqu’à le penser, je ne me souviens plus, mais c’est tentant.

Bref, "L’Agent 212" ne brille pas autant que les autres séries citées plus haut, ça c’est clair. On rigole trop peu sur une vingtaine de sketchs par album, on va se marrer 2 ou 3 fois. Et encore « marrer » c’est un bien grand mot. Au mieux on forcera le sourire et on lâchera un « ahah » histoire de se convaincre qu’on est en train de lire une série comique.

Bon il y a quand même des qualités dans cette série. Le fait de pouvoir se moquer gentiment des agents de l’ordre est un réel plaisir. Les soufflantes que se prend l’Agent 212 par le commissaire sont mémorables tout comme ses combines avec ses collègues où ils décident d’aménager la camionnette pour picoler tranquille parce qu’il gèle trop dehors. J’aime bien ce côté police franchouillarde à l’ancienne plus orienté Navarro jambon beurre cornichon à la pause de midi, que les séries avec des policiers modernes et pessimistes style « Braquo ». Et puis il y a le style Dupuis aussi, reconnaissable et pour lequel j’ai une sympathie nostalgique.

Si je reste indulgent dans la note c'est parce que je n'oublies pas que c'est avant tout destiné à un public jeunesse. Voilà, il ne faut pas trop en demander non plus. Je ne savais pas que cette série était aussi vieille, je la découvrais milieu des années 90 et j’apprends que le 1er tome date de 1981. Ah ouais quand même ! Il serait peut être temps d’arrêter, non ?

Accéder à la BD Akron le Guerrier
Titre : Akron le Guerrier
Note : Note: 2.86/5 (Pas mal) pour 7 avis (voir)
Scénariste : Trinchero (Giorgio)/Daveti (Samuel)
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Dessinateur : Saviori (Nicola)
Editeur : Soleil
Collection : -
Genre / Public : Fantasy / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 1
Histoire terminée ? Série abandonnée (Prévue en 3 tomes)
Date de parution : 24 Juin 2009
Postée par : Miranda le 25/06/2009

Le sacrifie de dix mille hommes sauvera-t-il le royaume d'Adzen ?

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

A la toute fin du Vème siècle a.v. J-C. 10000 mercenaires grecs sont engagés par le prince perse Cyrus le jeune pour renverser son frère le roi Artaxerxès II. Après plusieurs victoires, les hoplites subissent la débâcle et s’enfoncent au cœur de cet empire infini. Suite à un guet-apens les officiers se font massacrer et les 10000 se retrouvent sans chef pour les ramener au bercail. Le philosophe Xénophon qui n’est en ce temps qu’un jeune hoplite, est choisi pour conduire la retraite. Cette fuite menée avec bravoure se termine par un succès où presque la moitié des soldats auront survécu au froid, la faim et la soif, avec une armée ennemie à leurs trousses. Xénophon relatera cet exploit dans son célèbre Anabase. Une histoire qui inspirera bien des romanciers historiques et fantastiques comme l’irlandais Paul Kearney dans son premier tome de la trilogie Les Macht intitulé 10 000 – Au cœur de l’Empire.

En 2009 les italiens Samuel Daveti et Giorgio Trinchero puisent également dans les grandes gestes historiques et la culture littéraire populaire pour écrire l’histoire d’Akron, dernier survivant des 10000 de l’empire fictif Adzen. La différence étant que l’épopée d’heroic fantasy qu’on nous promettait ne verra jamais le jour, la série ayant été lâchement abandonné dès le tome un, ne reste plus qu’un tome d’ouverture prometteur au ton sombre et tragique.

Le décor planté par Nicola Saviori se révèle sympathique, la capitale s’inspirant d’une architecture méditerranéenne orientale, on imagine fort bien la civilisation Adzen comme un pendant de l’empire romain d’Orient assimilant la culture et les traditions autochtones tant que ces derniers demeurent fidèles à l’empereur. Le dessin presque cartoonesque n’est pas ce que je préfère, mais le trait de Saviori très inspiré par l’animation style Disney se révèle bien maîtrisé sur les premiers plans et les ombres. À noter également l’attention portée aux scènes d’actions qui sont détaillées tout en restant dynamiques. Un mauvais point cependant en raison du recours à certains archétypes visuels comme les visages où les méchants ont forcément des têtes de méchants. La colorisation de Luca Saponti est parfaitement raccord avec ce style animation, c’est pétillant, engageant et chaleureux.

Un graphisme drôle et qui interpelle tant il contraste avec l’ambiance et les enjeux de ce récit. Car en substrat les auteurs tiennent un discours à charge où ils dénoncent à travers la figure du roi les pourritures ploutocrates va-t-en-guerre toujours prêtent à manipuler les foules, titiller leurs pulsions destructrices où, sous couvert d’apporter la liberté l’obecjtif réel et d’accumuler des richesses matérielles et maintenir sa position de dominant. On associe l’étranger (le royaume de Torgrom = Irak) comme un ennemi qui en veut à notre mode de vie et on ressort les discours des néo-cons style Colin Powell sur les armes de destructions massives (mais « invisibles » ^^ ). Plus le mensonge est gros, plus il y a de chances que le discours passe auprès de l’opinion public c’est bien connu.

Les auteurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère sur la culpabilité de l’empire Adzen (=USA. Pas pour rien si les personnages s’appellent Ted, Norman, Mark, etc), car en mettant ce dernier sous la coupe de la déesse maléfique Clara, ils puisent dans l’imaginaire dark fantasy de Michael Moorcock et l’empire Melnibonéen placé sous la férule du duc des enfers Arioch.

« DU SANG ET DES ÂMES POUR CLARA (ARIOCH) ! ».

On ne peut que se lamenter de l’abandon de la série car on devine qu’Akron l’ultime survivant était promis à un destin de libérateur à la Maximus Decimus Meridius dans Gladiator. De plus, les auteurs ne se montrent pas avares en éléments fantastiques teintés de chamanisme avec des petites bestioles chimériques rigolotes ou carrément un monstre manticore inspiré des Izunas japonais, quand ils ne vont pas puiser leur inspiration du côté du conte de fées (la petite maison de la sorcière au fond des bois). L’album n’est pas parfait, on n’évite pas certains passages loufoques comme la mort guignolesque d’un personnage de premier plan dans un moment qui ne devrait pas prêter à rire (entre parenthèse : tout le monde sait que la section de commandement ne se place jamais aux avant-postes devant la ligne archer, mais derrière en hauteur), et le récit n’est peut-être pas suffisamment posé pour permettre au lecteur d’avoir de l’empathie pour les personnages. Cependant, on sent qu’il y avait du potentiel et que trois albums ce n’était pas non plus la mort. Alors hein, pas bien Soleil.

Accéder à la BD Alim le tanneur
Titre : Alim le tanneur
Note : Note: 3.96/5 (Franchement bien) pour 73 avis (voir)
Scénariste : Lupano (Wilfrid)
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Dessinateur : Augustin (Virginie)
Editeur : Delcourt
Collection : Terres de Légendes
Genre / Public : Fantasy / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 4
Histoire terminée ? Série terminée
Date de parution : Septembre 2004
Postée par : ThePatrick le 13/09/2004

Alim le tanneur nous entraîne dans un univers oriental, un monde des mille et une nuits... où vit un peuple dominé par un système théocratique rigide des plus liberticides.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

Désolé je vais me faire l’avocat du diable et aller un peu contre l’avis général très positif qui se dégage de cette série qui ne m’a pas conquis à titre personnel.

Comme tout le monde j’ai été envoûté par le charme oriental qui ressort du premier tome. Une Fantasy exotique très modérée d’inspiration méditerranéenne qu’on n’a pas souvent l’habitude de voir en bande-dessinée, dessins et couleurs de Virginie Augustin opèrent leur charme, un encrage peu profond et des teintes chaudes et claires, oui, de prime abord on tombe sous le charme. Entre parenthèse on ne retrouve pas la qualité affichée du premier tome dans les deux derniers qui font piètre mesure en comparaison, il y a une criante baisse de régime. Un décor et un bestiaire fantastiques changeant au fil des albums, on passe de la chaleur orientale aux monts enneigés puis de l’autre côté de l’océan vers un désert aride puis une jungle humide.

Un graphisme cependant loin d’être dépaysant tant tout cela nous rappelle à notre réalité, et pas seulement sur le plan géographique mais aussi sur l’aspect culturel, religieux, historique. Avec ses allures de conte philosophique Alim le tanneur s’éloigne des codes classiques de la Fantasy, le scénario se place presque dans le genre du conte. Ainsi le vaste empire Jésamethain s’apparente à un Califat ou un Etat islamique dont la ville sainte, l’éternelle Brahmalem, serait le pendant d’une Jérusalem. Le mimétisme est poussé jusqu’à avoir les mêmes consonances, leur prophète guerrier se nomme Jésameth ce qui rappelle un certain Mahomet. La cité dans les montagnes du nord, Théobès, dont le peuple prône une religion pacifique fait tout de suite penser aux moines bouddhistes du Tibet, et cela continue ainsi de suite sur l’ensemble du récit.

Mais alors pourquoi cette ressemblance ? Et bien tout simplement parce que le principal intérêt de la série ne réside pas dans un scénario qui ferait la part belle à l’héroïsme et aux aventures épiques, même s’il y en a, mais dans un récit qui n’est qu’un prétexte pour délivrer un message ou plutôt une dénonciation que l’on peut reprendre à notre compte : celle des religions austères liberticides et du fanatisme religieux qui en découle qui pousse aux violences les plus macabres. On pose aussi la question du fondement des mythes et de la recherche de la vérité.

Tout cela est intéressant, toutefois la soi-disant révélation apportée dans le dernier album par le biais d’un échange entre Torq Djihib le fanatique jusqu’au-boutiste qui croit dure comme fer que lui et son peuple détiennent LA vérité et que le monde entier doit s’y soumettre, et Khélob l’empereur qui comprend parfaitement les rouages du pouvoir et lui fait ainsi la leçon sur la vraie nature du pouvoir ; et bien cette scène ne m’a pas du tout mis sur le cul. Je ne comprends pas qu’il ait fallu quatre albums pour en arriver à cette conclusion dont le premier album avait déjà parfaitement mis en lumière. Il est bon de rappeler que la plupart des civilisations ont été battit sur des génocides et sur une pseudo-unité dans une même foi aussi morbide soit-elle, mais j’ai l’impression que l’auteur enfonce une porte ouverte, je ne vois pas ce que ça a de si génial. Que la religion lorsqu’elle est entre les mains du pouvoir, ce qui est ou a été souvent le cas, n’est qu’un instrument du pouvoir en place pour que les puissants puissent contrôler et orienter la vie de la plèbe. Qu’elle permet de faire la guerre et d’exacerber les haines et les passions des syndiqués de la religion. Bien sûr qu’on ne fait jamais la guerre pour des questions de croyances, mais pour des richesses qu’une poignée vont en tirer, à travers l’or, la gloire ou une expansion territoriale. Et quoi, c’est tout ? D’accord le propos est intelligent et bien construit, mais pour moi qui ne me fais plus guère d’illusion sur les raisons d’existence des religions à savoir maintenir les peuples dans l’ignorance et la peur du blasphème comme le conquérant Torq, pour que d’autres puissent s’empiffrer, je trouve cela un peu maigre. Il y a peut être d’autres thèmes qui m’ont échappé mais la religion est le principal axe de l’intrigue.

Seul le parcours de Soubyr le Candide m’a vraiment intéressé. On le rencontre la première fois en tant que soldat en bon rapport avec les inquisiteurs de la foi, puis comme renégat en quête du nouveau messie, pour finalement le trouver mener une philosophie de vie voltairienne, celle du « il faut cultiver son jardin », car il choisit d’abandonner aux autres tous ces questionnements religieux pour se consacrer à son propre bonheur et se retirer loin de tout.

Pour ce qui est du reste, il faut bien en parler comme je n’ai pas été obnubilé par le message humaniste, je trouve le rythme du récit trop frénétique. On passe d’un lieu à un autre ce qui permet rarement de faire parler les personnages et de s’intéresser à eux, excepté Alim qui tire toute la couverture. Mais par exemple Cléolia la capitaine du navire des vents qui apparaît dans le tome 2 est intéressante mais jamais on ne se penchera sur elle, et quand on la retrouve bien plus tard, 10 ans ont passé et on est déjà proche de la fin. De même, la petite Bul n’est pas attachante, en tout cas dans son rôle d’agent provocateur et déclencheur des péripéties de notre héros elle est plus exaspérante et un boulet qu’autre chose alors qu’elle a sûrement plus à apporter.

Je disais plus haut que l’aspect épique qu’on aime dans la Fantasy n’est pas ce qui caractérise en premier la série. Il y a parfois des ellipses qui vont clairement dans ce sens comme la prise de Théobès par les armées de Torq qui aurait pu donner lieu à une chouette bataille, ou encore le trou entre le tome 3 et 4 et l’exploration des marécages qui donne lieu à de véritables carnages et escarmouches jamais montrés entre sauvages et Jésaméthains .

Voilà, Alim le tanneur est une jolie fable humaniste qui a ce mérite d’avoir une certaine profondeur sous une couche fantastique, je ne lui reproche pas son côté Fantasy soft, j’ai pris la série pour ce qu’elle était mais j’ai du mal à me conformer à la doxa et y voir une œuvre d’exception. J’ai bien aimé la toute dernière page du tome 4 en forme de clin d’œil inversé au début du tome un, une jolie conclusion.

Accéder à la BD Alpine
Titre : Alpine
Note : Note: 3/5 (Pas mal) pour 1 avis (voir)
Scénariste : Bernard (Denis)/Paquet (Robert)
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Dessinateur : Papazoglakis (Christian)
Editeur : Glénat
Collection : Plein Gaz
Genre / Public : Documentaire / Tous publics
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 1
Histoire terminée ? One shot
Date de parution : 29 Janvier 2014
Postée par : Le Grand A le 13/05/2015

Couleurs : Tanja Cinna, Christian Papazoglakis, Robert Paquet

La plus mythique des marques de voitures françaises !

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

Histoire intéressante, retraçant la genèse de l’Alpine, voiture de course mythique. De sa conceptualisation par Jean Rédélé, puis le passage par ses débuts difficiles accompagnés de morts dramatiques de pilotes, ses heures de gloire et sa pelletée de titres raflés dans les courses de Rallye, jusqu’à sa lente chute et son absorption par l’ogre Renault qui voyait d’un mauvais œil cette petite berlinette lui faire de l’ombre.

Je ne suis pas un grand amateur de sport automobile. Pas du tout en fait, je n’y connais quasiment rien. Mais je connais quelqu’un qui est très fan de cette célèbre marque, marque qui conserve toujours aujourd’hui dans le cœur des français un capital sympathie sincère. Je pense que c’est le genre de cadeau qui peut faire plaisir à ce type de public. La narration se veut très sobre, résumé, ça fait un peu encyclopédie. Certes dans la forme c’est une histoire romancée mais je n’ai pas trouvé le procédé très réussie. Les dialogues entre les différents acteurs qui ont fait la renommée de la marque sont insipides et manquent de naturel, ils s’expriment comme un article de journal.

De toute façon, on prend surtout cette BD pour mater de l’Alpine sous tous les angles et sur cet aspect c’est plutôt pas mal. Mais je pense que les dessinateurs auraient dû se lâcher à fond et donner davantage de gros plans sur la carrosserie, quitte à ce que la BD fasse carrément recueil d’illustrations. Car comme je l’ai dit, le reste on s’en moque, donc je passe sous silence le décor ainsi que la façon dont les personnages sont dessinés, pas joli du tout.

Avis mitigé donc, mais je ne suis pas le public ciblé. Pour preuve le jargon technique qui accompagne les dialogues démontre qu'on s'adresse avant tout aux passionnés de sport auto et amoureux de la marque. Un beau cadeau à faire.

Accéder à la BD Androïdes
Titre : Androïdes
Note : Note: 3.5/5 (Franchement bien) pour 8 avis (voir)
Scénariste : Istin (Jean-Luc)/Peru (Olivier)/Cordurié (Sylvain)/Gaudin (Jean-Charles)
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Dessinateur : Hervás Millán (Jesús)/Geyser/Nhieu (Emmanuel)/Viska
Editeur : Soleil
Collection : Anticipation
Genre / Public : Science-Fiction / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 4
Histoire terminée ? Série terminée
Date de parution : 15 Juin 2016
Postée par : pol le 03/07/2016

Nouvelle série concept, 4 histoires complètes de science fiction où le personnage central est un Androide.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

La maison d’édition Soleil prod a sonné le tocsin et convoqué ses immuables scénaristes pour non pas nous conter des histoires de fantastiques comme souvent, mais cette fois-ci de la science-fiction bien classique, avec comme dans bien des cas Jean-Luc Istin pour ouvrir la marche.

Alors moi il y a un truc qui me chiffonne un peu, dès les remerciements monsieur Istin propose comme conseil de lecture Philip K. Dick au cas où on aurait aimé sa BD. Déjà il y a du level, ça se pose là, genre on se place en digne héritier de Dick tranquille. Mais outre le fait que d’emblée ça crane un peu, moi ce qui m’intéresse surtout c’est de me rendre compte par moi-même des références sur lesquels s’appuie l’auteur. Je n’ai pas envie qu’on me donne les réponses toutes crues. Qu’on me laisse me faire ma propre expérience ! C’est exactement comme regarder une vidéo spoiler d’un film avant de le voir au cinéma. Et on insiste bien sur Dick avec en plus une citation en guise de préface...

Alors c’est sûr, Istin connaît son Dick, son Asimov, son P.D. James, et je pousserai même en disant qu’il flotte un parfum de décadence melnibonéenne chez ces terriens-là. Le hic est que si comme l’auteur on connaît son Souvenirs à vendre (Total Recall) et de façon général les nouvelles de Dick, ses cycles des Robots, son Fils de l’Homme et autres futurs dystopiques (sympa le clin d’œil à Robocop "Vous êtes en état d'arrestation" ^^), ben l’expérience se révèle sympa, divertissante, mais rien d’hyper originale non plus. Ne jouons pas les pisses-froid, du moment que je me divertis j’y trouve mon compte, mais c’est aussi pour avertir et éviter qu’on crie au génie.

A mes yeux l’expérience dickienne, je suis désolé pour l’auteur mais je ne l’ai pas vraiment ressenti. De ce que j’ai retenu de mes lectures de Dick, c’est qu’il y a deux grandes questions, entre autres, qui possédaient son œuvre : qu’est-ce qu’être humain ? Et qu’est-ce qui est réel ? Pour la première j’y reviendrai mais la question m’a semblé davantage entrer en collision avec l’univers d’Asimov et ses androïdes. Mais pour ce qui est de la manipulation de la réalité, pardon, mais ce que j’ai lu ici manque de tension, d’interrogation. Ce qui faisait la sève des nouvelles de Dick dans ce genre-là c’était ces personnages principaux paranoïaques en perpétuel questionnement, tout comme le lecteur, seul contre tous, où le doute est constant du début à la fin. Hors ici j’ai lu une intrigue complexe, bien ficelé, tenant debout, mais l’angoisse de savoir ce qui est réel ou fictif intervient beaucoup trop tard dans le récit, et le lecteur que je suis est resté dubitatif, je n’ai douté que moyennement, trouvant même ce ressort un peu poussif. Et puis, la série s’appelle Androïdes bon sang, de quoi cela pourrait-il parler d’autres ?! Les lecteurs comprendront, mais pour le côté « whoua, révélation ! » ça fait pschitt.

Et pour Asimov alors ? Les androïdes d’Istin n’ont pas grand choses d’asimovien, n’obéissant pas aux trois lois de la robotique. J’ai eu le sentiment que les personnages évoquaient les trois lois de la robotique juste pour caser de la référence. Mais bon, au-delà de ça il y a effectivement de la référence asimovienne très cool comme le duo de flic Liv l’humaine immortelle blasée, et Job le robot personnifié, qui rappellent le cycle Des Cavernes d’Acier et les enquêtes d’Elijah Baley l’humain faisant équipe avec le robot Daneel pour résoudre des meurtres impliquant lesdits robots. Il y a aussi cette tentative transhumaniste de trouver le chaînon manquant entre le robot et l’homme et qui est également présent dans l’œuvre d’Asimov dans je ne me rappelle plus quelle nouvelle.

D’une certaine façon les androïdes d’Istin se révèlent aussi intéressant que ceux d’Asimov, ils sont presque « post-asimovien » je dirai. Ce qui distingue les robots des humains chez Asimov est leur perfection, tandis que les humains sont perfectibles et pleins de défauts ce qui les rends vivants et leur donne une « âme ». Les androïdes d’Istin ont atteint un tel mimétisme des comportements humains que la distinction entre les deux en devient confuse, se sont de quasi Replicant "dickien". D’où le rapprochement avec celui-ci et le dilemme du réel.

Sinon en ce qui concerne l’image, le dessin de Millan est très plaisant, je sens qu’il a dû s’éclater à dessiner cette BD tant il semble à l’aise pour dessiner engins spatiaux comme décors futuristes. L’illustration de couverture en jette un max : l’héroïne semble sortir de Ghost in the Shell et montée sur la bécane d’Akira. Les décors comme je l’ai dit sont très sympa mais ne m’ont pas semblé très raccord avec une ambiance dickienne faite de mégalopoles sombres et multiethnique. Leurs formes très carré avec des lignes pures m’ont davantage rappelé une Coruscant dans Star Wars. Mais bon, c’est la touche perso des auteurs donc plutôt un bon point.

Et mention spéciale aux couleurs d’Olivier Heban, jamais décevant. Je n’y connais rien mais je leur trouve un petit côté peinture à l’huile qui donne un aspect très égayé à l’ensemble.

En bilan, de très beaux graphismes, une histoire très sympa avec le mélange Dick+Asimov+Autres, sauf pour le côté Dick tout seul où là on peut trouver à redire.

Mais à suivre sans l’ombre d’un doute. :S

Accéder à la BD Angela
Titre : Angela
Note : Note: 2.85/5 (Pas mal) pour 27 avis (voir)
Scénariste : Pecqueur (Daniel)
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Dessinateur : Vatine (Olivier)
Editeur : Delcourt
Collection : -
Genre / Public : Western / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 1
Histoire terminée ? One shot
Date de parution : Mai 2006
Postée par : ArzaK le 18/05/2006

Difficile de grandir dans un Ouest en proie au chaos lorsque l'on est une jeune fille fidèle à son éducation humaniste. Piégée au milieu des feux croisés, et des secrets de famille, Angela ne devra son salut qu'au génie inventif de 3 hommes : Samuel Colt, Oliver F.Winchester et Alfred Nobel.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 2/5 (Bof, sans plus)

J’aime bien Olivier Vatine, c’est un dessinateur qui a un style bien personnel que l’on reconnait au premier coup d’œil. Je l’ai découvert pour la première fois avec la série Star Wars L’Héritier de l’Empire chez Dark Horse que j’avais trouvé assez bonne dans l’ensemble. Dans Angela, Vatine est fidèle à lui-même avec des personnages et des décors dessinés avec des formes anguleuses, des visages taillés à coup de serpes, ça donne un petit côté cartoon, quelque chose qui se rapproche des comics américains mais le tout dans un format bd franco-belge.
Pour les couleurs Vatine partage le travail avec Isabelle Rabarot et le résultat est assez sympa, des couleurs bien vifs sans que ça pique les yeux. Bref, j’aime bien le dessin mais le problème avec Vatine je trouve, est qu’il met trop souvent son talent au service de BD faiblardes avec un scénario trop prévisible (qu’il coécrit) et ennuyeux à mourir et Angela n’échappe pas à la règle.

Il ne faut surtout pas s’attendre à un scénario à rebondissement avec un braquage façon mission impossible, des personnages développés qui traînent chacun leurs casseroles, des répliques qui font mouche, etc. Non ! Angela c’est le western basique avec comme trame de fond le classique hold-up de train, le badass de l’histoire traître et lâche mais avec un bon fond et qui se révèle être le père de l’héroïne (bon je spoil pas vraiment parce qu’on le comprend tout de suite) et tout les clichés du genre qu’on peut imaginer. Même la scène du braquage est décevante, aucune imagination, c’est le genre de plan vu et revu. Mais la vrai déception pour moi, c’est qu’arrivé à la fin (à peine 45 pages) j’ai eu l’impression de lire un quart de scénario et que la BD constituerai une bonne intro à une petite série de, je ne sais pas, 3 ou 4 albums. Pour résumé mon sentiment à la fermeture du livre, c’est d’avoir visionné les 45 première minute du « bon, la brute et le truand » et ensuite… générique de fin. Il est où le reste ?

Voilà, c’est du gâchis tout ça, même pas divertissant.

Accéder à la BD Anita Bomba
Titre : Anita Bomba
Note : Note: 3.65/5 (Franchement bien) pour 20 avis (voir)
Scénariste : Gratien (Eric)
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Dessinateur : Cromwell
Editeur : Akileos/Albin Michel
Collection : -
Genre / Public : Science-Fiction / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 5
Histoire terminée ? Série terminée
Date de parution : Avril 1994
Postée par : ThePatrick le 02/05/2002

Comme son nom l'indique, Anita Bomba est une héroïne explosive.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

Anita Bomba, anti-héroïne singulière à la morale dérangeante et dépourvue de scrupule, est le genre de personnage phare que j’aime lire. Le monde inventé par Eric Gratien et Cromwell est des plus barré, loufoque, à la violence décontractée, il fallait donc un personnage à la hauteur qui fut tout désigné avec cette femme à la goupille facile prête à tuer à peu près n’importe qui ou n’importe quoi pour « 300 balles ».

Un scénario un peu étrange dans sa construction et son découpage en plusieurs minis chapitres qui ne manquent pourtant pas de liant, mais un scénario qui présente en revanche des raccourcis et deus ex machina franchement limite pour un esprit cartésien. Cependant ce style hachuré est voulu, on y adhère ou pas et même si ça sort un peu de ma zone de confort j’ai tendance à saluer cette volonté de proposer une structure qui sort des sentiers battus.

Les auteurs n’ont pas ce soucis d’écrire une histoire crédible de bout en bout et veulent avant tout proposer un récit avec une certaine liberté de ton. Des auteurs un peu en mode free style pour résumer et dont le récit semble inventé au fur et à mesure. C’est ce qui fait personnellement que je reste mitigé sur ce point car j’ai une préférence pour les histoires maîtrisées où le scénariste sait où il va. Et si dans les trois premiers volumes on connaît l’objectif qui se veut une sorte de chasse au trésor Sergio Leonesque façon Le Bon, la Brute et le Truand (ou plutôt le Cinglé) ; par la suite j’ai du mal à comprendre où le scénariste veut en venir. Va-t-il y avoir ne serait-ce qu’une vraie fin à cette histoire ? Je ne sais pas mais toujours est-il qu’à partir du tome cinq j’ai commencé un peu à décrocher et à me lasser.

Autre bémol : qu’est-ce que c’est bavard ma parole ! Cette logorrhée en voix off m’a semblée complètement superflue au point où parfois il m’arrivait de sauter plusieurs lignes.

Trop bavard dans les légendes mais le ton employé dans les phylactères, plein de gouaille, est assez trippant dans le genre. Et puis c’est drôle aussi, grâce à Sig14 le robot schizophrène aux multiples personnalités qui tour à tour mettront ses compagnons dans la mouise ou au contraire les sauveront de situations périlleuses. Drôle aussi avec les sorties théâtrales d’Anita qui ne manque pas de balancer plus vite que son ombre une bombinette mortelle à la gueule de ses ennemis pour se sortir de n’importe quelle situation, même sans danger apparent. Un comique de situation qui apporte un vrai plus.

À scénario déjanté, une ambiance et un graphisme déjanté dans le sens où c’est inclassable. Quelque part entre le cyberpunk pour la technologie robotique avancée, le super héros biologiquement trafiqué, les personnages cupides cyniques et de peu de vertu (Anita étant du genre chacun pour sa peau) ; et un décorum étrange avec des structures faîtes de pierres et de bois dans un assemblage aléatoire brinquebalant ressemblant plus à des tas de détritus qui donnent un côté médiéval futuriste. D’ailleurs on s’entretue aussi bien au pistolet automatique qu’à coup d’épée ou de lancé de grenade.

Un dessin très raffiné de Cromwell que je découvre ici, qui se situe quelque part entre Didier Tarquin et Claire Wendling. C’est bien détaillé et minutieux et je trouve que la couleur apporte un vrai plus. La palette chromatique ne varie pas beaucoup mais ce travail à la couleur directe est formidable je trouve. Il n’y a plus grand monde qui colorise comme cela de nos jours et c’est bien dommage. Mais ce bon rendu concerne surtout les tomes un à quatre car j’ai remarqué un changement graphique sur le tome cinq, sûrement dû au fait qu’il est sorti neuf ans après le précédent. Un changement graphique que j’ai moins apprécié même si cela demeure très bon, probablement parce que j’ai enchaîné ma lecture sans temps mort et que cette trop grande différence produit son petit choc. Vraiment j’ai eu plus un net coup de cœur pour les premiers albums chez Casterman.

Ultime précision puisque les aventures d’Anita Bomba continuent sous un format comics noir et blanc semestriel paru chez Akileos sous le label Week End On Mars. Un label créé spécialement par Cromwell qui n’étaient pas satisfait du grand format des éditions Albin Michel et qui en a donc profité pour racheter les droits de sa série et ainsi proposer une suite aux lecteurs qui attendaient se moment depuis longtemps.

Accéder à la BD Arawn
Titre : Arawn
Note : Note: 3.65/5 (Franchement bien) pour 17 avis (voir)
Scénariste : Le Breton (Ronan)
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Dessinateur : Grenier (Sébastien)
Editeur : Soleil
Collection : Soleil Celtic
Genre / Public : Fantasy / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 6
Histoire terminée ? Série terminée
Date de parution : 23 Janvier 2008
Postée par : Miranda le 25/01/2008

Arawn, roi de l'Autre-Monde, fait partie de la mythologie celtique.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

Je donne mon avis après lecture des trois premiers tomes.

Alors j’ai lu dans différents commentaires qu’Arawn serait de l’heroic fantasy, cependant, et ce n’est que mon avis, je pense qu’Arawn se situe d’avantage entre myth et dark fantasy, ce qui n’est pas du tout le même genre ; Conan ou Kane sont de l’heroic fantasy par exemple. Les récits de dark fantasy sont d’avantage pessimiste et violent avec de bonnes grosses giclées de sang à chaque coup d’épée, le héros est un salaud de première, l’ambiance est froide, limite horrifique. Voilà pour la mise au point.

J’ai commencé ma lecture avec pas mal d’appréhension car le style graphique n’est pas celui que je trouve être le plus approprié, on est d’avantage proche de l’illustration que du dessin tout en mouvement et dynamisme. Ici c’est un poil trop figé mais c’est normal je pense quand on cherche à atteindre un dessin très réaliste. Presque chaque case d’Arawn est une peinture, c’est vraiment très beau mais bon, j’ai vu mieux aussi. On a à peu près un album de sortie par an mais je pense que si les auteurs et l’éditeur avaient repoussé la sortie d’une année supplémentaire le résultat aurait été vraiment magnifique. Je dis ça parce que je connais assez bien les œuvres d’un maître de l’illustration de fantasy et SF, Luis Royo, et donc quand on cherche à adapter ce style graphique en bande dessinée, il y a des chances de se vautrer. Mais bon Sébastien Grenier s’en tire bien, je chipote un peu.

En ce qui concerne l’histoire, c’est le truc bien bourrin avec des héros mythologiques, quatre frères plus précisément, une histoire de famille et dont Arawn est le personnage principal, le dieu des enfers. Le récit s’ouvre sur Arawn dans son palais, il a vaincu ses ennemis et est maintenant seul, il se prend donc à raconter sa vie et se met dans la peau du narrateur. Il y a très peu de dialogues dans cette série (et c’est tant mieux parce que souvent affligeant de banalité) et la plupart du temps on a Arawn en voix off pompeuse.

Arawn est en résumé une série moyenne pas prise de tête, et pour le coup trop bourrin, agréable à regarder.

Accéder à la BD Asgard
Titre : Asgard
Note : Note: 3.11/5 (Pas mal) pour 18 avis (voir)
Scénariste : Dorison (Xavier)
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Dessinateur : Meyer (Ralph)
Editeur : Dargaud
Collection : -
Genre / Public : Médiéval Fantastique / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 2
Histoire terminée ? Série terminée
Date de parution : 02 Mars 2012
Postée par : herve le 26/02/2012

Asgard, viking infirme de naissance, est recruté pour mettre fin aux ravages causés par Krökken, un monstre des mers.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

C’est une bonne BD d’aventure s’inspirant de Moby Dick. Le scénario était à l’origine proposé pour un spin-of sur un personnage de « Thorgal », mais refusé (pas suffisamment emballant ?).

Avec Xavier Dorison au scénario et Ralph Meyer au dessin, cette mini-série vise le haut du panier et sans être la BD de l’année on est en présence d’une série divertissante et c’est bien tout ce qu’on lui demande.
J’ai trouvé le dessin de Meyer moins bon que sur « Berceuse Assassine » mais on reconnaît bien la patte du dessinateur et donc pour ceux qui connaissent l’auteur il n’y a pas à s’inquiéter c’est du très bon boulot.
L’histoire concoctée par Dorison n’est pas des plus originales (on sent que c’est une série intermédiaire en attendant d’écrire un projet plus ambitieux). Les personnages sont classiques et plutôt caricaturaux avec Pied-de-Fer, homme mutilé à la fois dans sa chair, dans son âme, et qui a un cœur gros comme ça sous ses apparences de gros dur. Il y a aussi l’adolescente orpheline (sans modèle paternel donc), espiègle (donc enquiquineuse) et qui va mûrir au fil de l’aventure.

Histoire classique donc, mais divertissante et très bien dessinée. Suffisamment de bons points pour la classer dans le haut du panier. Je ne comprends pas pourquoi le scénario a été rejeté à l’origine. Il y a des albums de Thorgal qui font vraiment pitié en comparaison.

Accéder à la BD Aslak
Titre : Aslak
Note : Note: 3.43/5 (Pas mal) pour 7 avis (voir)
Scénariste : Hub/Weytens (Fred)
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Dessinateur : Michalak (Emmanuel)
Editeur : Delcourt
Collection : Terres de Légendes
Genre / Public : Médiéval Fantastique / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 5
Histoire terminée ? Série en cours (prévue en 6 tomes)
Date de parution : 02 Mars 2011
Postée par : Miranda le 02/03/2011

Afin de satisfaire un cruel roi viking, deux frères partent en quête d'un célèbre conteur. Celui qui échouera devra périr. Une course-poursuite sans merci s'engage dès lors. D'un côté, Skeggi s'accoquine avec le sanguinaire Roald le Borgne. De l'autre, Sligand embarque à bord de l'Aslak, le drakkar le plus piteux du royaume commandé par la téméraire Brynhild. Leur quête s'annonce des plus périlleuses...

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 4/5 (Franchement bien)

Bis repetita. Ne vous fiez pas à la couverture du tome 1 qui il faut bien le reconnaître, n’est pas très aguichante. A l’intérieur le dessin d’Emmanuel Michalak se révèle plus qu’à la hauteur. Vous aimez Okko la série phare de Hub ? Ne cherchez plus, Aslak est du même tonneau et les couleurs sur le tome 1 sont la réalisation de Drac qui officie également sur Okko. Hub n’est que co-scénariste mais l'on peut à juste titre supposer qu’il a pris part à la conception graphique tant le trait de Michalak est similaire au sien. A noter que le coloriste change sur le tome 2 et laisse sa place à Sébastien Lamirand qui apporte une touche plus claire et des couleurs plus chaudes. Ce n’est pas plus mal, ça se tient bien.

En ce qui concerne l’histoire j’ai grandement apprécié cette lecture qui m’a rappelé aux bons souvenirs de Lanfeust De Troy car l’on se situe ici en pleine lanfeusterie et fantasy burlesque.
Le synopsis vous l’avez lu pas la peine que je le rappelle. On a donc une compagnie hétéroclite de bras cassés en guise de héros avec : Almarik (mon préféré) un guerrier berserk qui tourne de l’œil à la vue du sang. Il préfère certainement lorgner davantage sur la poitrine de la belle Brynhild, capitaine hargneuse du piteux drakkar « Aslak », théâtre des aventures de nos personnages. Pour les accompagner on peut aussi citer Dankrad le devin que personne ne prend au sérieux (et qui schlingue de façon épouvantable, y a-t-il un jeu de mot avec son nom ?), Sligand qui est un anti-Lanfeust par excellence, stupide à bouffer du foin, arrogant et un vrai boulet. Son frère cadet Knut qui est le plus malin de la bande alors que paradoxalement il n’est qu’un enfant.

Alors c’est très drôle je trouve, le côté comique s’exprime à travers les situations et la gestuelle des personnages. Un récit qui parvient habilement à mélanger la comédie avec un ton souvent très sérieux et gore car l'on n’est pas en reste côté action et drame.

Le tome 2 prend en revanche une autre tournure en délaissant quelque peu l’humour au profit d’un ton plus (trop ?) sérieux. Certains personnages deviennent mélancoliques et envieux tandis que l'on sent poindre les retournements de veste. Certains lecteurs apprécieront, d’autres regretteront l’abandon du ton enfantin qui faisait le charme du premier tome.

Vraiment une série sympathique à recommander d’urgence aux amateurs de lanfeusterie.

MAJ 21/10/2017 Déjà pas mal d'années se sont vite écoulées, comme si je m'étais perdu dans Le Monde du Rien. Je dois dire que la série m'intéresse moins maintenant, j'ai sûrement passé le cap des lanfeusteries, je continue néanmoins de la suivre. Celle-ci sur les tomes 3 à 5 n'a pas spécialement perdu en qualité, du moins concernant les graphismes. Mais le scénario qui va de McGuffin en McGuffin pour désespérément faire vivre le truc a commencer à me saouler un chouia. Je crois que le tome 6 sera le dernier, ouais, il est temps d'en finir dans un dernier baroud d'honneur.

Accéder à la BD Assassin
Titre : Assassin
Note : Note: 3.17/5 (Pas mal) pour 6 avis (voir)
Scénariste : Peru (Olivier)
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Dessinateur : Pacurariu (Christian)
Editeur : Soleil
Collection : Secrets du Vatican
Genre / Public : Fantastique / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 2
Histoire terminée ? Série terminée
Date de parution : 26 Janvier 2011
Postée par : Miranda le 26/01/2011

Enfants de l'ordre sacré des Haschichins, artistes du meurtre pour les uns, fanatiques religieux pour d'autres, la mort est leur commerce, ils sont les assassins. Voici leur histoire revue par Olivier Peru.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)

Mais que cette série est nulle ! Je ne comprends absolument pas pourquoi ce dyptique figure parmi le best of de 2011. La série est zéro du début à la fin avec le final du tome 2 qui est d’un ridicule rarement vu (on le voit venir une page avant tellement c’est énorme) pour bien nous rappeler une dernière fois au cas où que cette série aura été lamentable de bout en bout. Alors c’est difficile de décrire ce que j’ai ressenti durant ma lecture sans faire de spoilers mais je ne vais pas me gêner parce que franchement ce n’est pas possible de considérer ça comme le top du top.

Je commence par le dessin qui est le point sur lequel j’ai le moins à redire puisqu’il est plutôt bon même si je n’ai pas aimé, c’est juste une question de goût. Le dessin est trop figé je trouve, le cadrage ne varie pas suffisamment ce qui fait qu’on se retrouve tout le temps avec des toutes petites cases et des dessins minimalistes. Il n’y a pas un seul dessin en pleine page, signe d’une technique moyenne. Voilà, je trouve qu’on a vu beaucoup mieux que ça même si ça reste plus ou moins agréable à regarder.
De même, les couleurs ne m’ont pas impressionnée. Le dessin est figé, mais les couleurs sont froides, ça ne colle pas à l’ambiance je trouve, qu’on soit à Berlin, en Angleterre ou à Jérusalem, c’est pareil. Et comme il y a un changement de coloriste dans le tome 2, c’est pire encore.

Le pire, j’y viens, c'est le scénario. Que d’incohérences dans cette histoire, des situations qui n’ont pas de sens, des deus ex machina et j’en passe. C’est le genre de bd blockbuster qui mise tout sur l’apparence mais qui n’a rien dans le fond. Le synopsis, vous l’avez lu, semble plutôt fun et décapant de prime abord mais j’ai vite déchanté à la lecture. Exemples de situations complètement absurdes et qui feraient passer des films du style Avengers ou Sucker Punch (pour faire une comparaison cinématographique) pour des monuments du cinéma :
Ces fameux assassins protègent un secret millénaire qui, s’il venait à être découvert par de mauvaises personnes, plongerait le monde dans le chaos (selon eux) : l’accession à l'immortalité. Et donc, ces assassins, qui se veulent de bonnes vertus, tuent toutes personnes s’approchant trop près de la vérité sans même chercher à découvrir leurs intentions (le héros Lawrence d’Arabie en fera les frais). Les mecs sont vachement cohérents, ils disent tuer uniquement par nécessité et pourtant on nous raconte en légende qu’ils ont justement profité de cette immortalité pour devenir des assassins et vendre leur talent aux plus fortunés. Allez comprendre leur logique… Et puis, si seuls les gens bons ont le droit d’être initié, pourquoi ne reste t-il plus qu’un seul assassin ? Leur ordre est millénaire, ils sont immortels et pourtant ils sont en voie d’extinction ? D’ailleurs je dis qu’il n’en reste plus qu’un mais on en voit deux autres au début mais « pouf », ils vont tomber dans un trou du scénario et on ne va plus les revoir.
Mais dès le début l’intrigue est foireuse ! L’histoire commence vraiment avec cette histoire de papyrus sur lequel est écrite la formule pour accéder à l’immortalité et les deux personnages principaux (qui sont censés protéger le secret je le rappel) ont la brillante idée de voler le papyrus pour… euh… pour rien en fait, ils peuvent l’examiner sur place mais non, ils veulent le voler. Et tout ça alors qu’ils sont suivis par des nazis qui eux, aimeraient bien devenir immortels et qui n’auraient jamais eu connaissance du papyrus si les deux autres abrutis n’avaient pas eu l’idée d’y jeter un œil.
Il y a aussi la façon dont les personnages reviennent à la vie : pendant la période où ils sont morts, ils sont dans une sorte de dimension noire avec une petite lumière blanche et pour revenir à la vie, il faut prendre une porte… Mouais. On est dans Docteur Who ou quoi ?! Pourquoi pas une cabine téléphonique pendant qu’on y est ?!

Pff, j’en passe des pires et des meilleurs, mais bon, lisez-la, vous verrez, c’est comme ça du début à la fin. Une bd qui ne mérite pas qu’on s’y attarde.

Accéder à la BD L'Assassin Royal
Titre : L'Assassin Royal
Note : Note: 3/5 (Pas mal) pour 8 avis (voir)
Scénariste : Gaudin (Jean-Charles)/Clerjeaud (Jean-Luc)/Hobb (Robin)
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Dessinateur : Sieurac (Laurent)/Picaud (Christophe)
Editeur : Soleil
Collection : Cherche Futurs
Genre / Public : Médiéval Fantastique / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 10
Histoire terminée ? Série en cours
Date de parution : 24 Septembre 2008
Postée par : Ro le 06/10/2008

Adaptation de la série de romans de Robin Hobb.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 2/5 (Bof, sans plus)

Robin Hobb, connue également sous l’autre pseudonyme Megan Lindholm, est assurément une grande dame de la fantasy. Le succès commercial de ses romans et sa flopée de récompenses parlent pour elle. Toutefois je ne me suis toujours pas donné le courage d’entamer les nombreux tomes composant L’Assassin Royal, sa première série et pour le même coup premier best seller. J’ai entendu dire que c’était long et lent à mettre en place et en matière de fantasy classique longue et lente à mettre en place j’ai déjà suffisamment de lecture avec Le Trône de Fer de George RR. Martin. Donc cette BD est un peu l’occasion rêvée de lire l’histoire en condensé sans avoir à me farcir toute la saga.

Franchement pour ce qui est du rythme, l’adaptation de Jean-Charles Gaudin est plutôt fidèle à l’œuvre d’origine, longue et lente à mettre en place. Peu d’action, peu d'intrigues dignes d'intérêt, mais de l’ennui dans les trois premiers albums, l’histoire se concentrant pour l’essentiel sur la phase apprentissage du héros.

D’ailleurs j’ai été très surpris. Moi qui pensais que L’Assassin Royal était une fantasy pour adulte, c’est en réalité davantage destiné à un public adolescent. Les atermoiements, pleurnicheries et autres complaintes geignardes du héros Fitz ont fini par me rendre à l’évidence, je ne suis pas le type de lectorat visé. L’Assassin Royal tire vers le récit initiatique et un type de fantasy qui plaira davantage en somme à des lecteurs qui cherchent une alternative à Harry Potter comme héros avec des problèmes, des questionnements, des rêves et des désillusions d’adolescent. Le personnage est tout de même plus complexe que la création de Rowling pour nuancer.

Je devine que les romans de Hobb font la part belle au traitement psychologique des personnages et une qualité d’écriture simple mais plus riche, mais comme nous sommes ici dans une bande dessinée ces aspects là sont survolés, et ne reste plus qu’une intrigue confuse et assez soporifique dans son premier tiers. On notera un sursaut de vigueur sur les tomes 4 et 5 mais j’étais déjà lassé à ce moment là pour tout dire.

Cette série est-elle adaptable dans un autre format que le roman ? Peut être, mais en tout cas je ne crois pas que cette adaptation-ci rende un bel hommage à cette saga tant le scénario présenté par Gaudin se révèle quelconque, parfois incompréhensible, vidé de ce qui pouvait en faire toute la saveur et la magie. Pour exemple cette scène où le prince Rurisk trouve la mort, empoisonné par Fitz. Je n’ai absolument rien compris. Pourquoi avale-t-il le vin empoisonné alors que le mec lui dit que c’est du poison et qu’il va en mourir s’il en boit ? Ça n’a pas de sens. Un exemple parmi d’autres.

Une bien piètre adaptation pas très inspirée donc et pas jolie du tout en plus. Que ce soit Laurent Sieurac ou Christophe Picaud, j’ai trouvé que les visages manquaient d’expressivité, que certains personnages étaient difficilement identifiables. Fitz enfant ressemble à une petite fille asiatique, je dis ça je dis rien mais je lui trouve un côté tantine quand il se ballade avec son panier sous le bras. Le reste du dessin est toutefois correct. Concernant les couleurs de Fabien Alquier je ne suis pas emballé non plus. Tantôt trop flashy, tantôt trop terne, il y a un manque d’unité qui ne me plaît pas. Je suis même déçu par les illustrations de couvertures de Jean-Sébastien Rossbach qui m’a habitué à mieux, et pourtant c’est un de mes illustrateurs favoris. Les illustrations de Didier Graffet en revanche sont plus classes, surtout celle pour le tome 1.

Je ne suis pas allé au-delà du tome 5. Il me semble que ceux-là correspondent aux trois premiers livres de poche ou la première intégrale VF de la série. Peut être que j’ai tort de ne pas persister car l’action semblait enfin décoller dans ce cinquième album. J’ai cru comprendre que pour mieux saisir le deuxième cycle de L’Assassin Royal, il était conseillé d’aborder au préalable la série dérivé Les Aventuriers de la Mer. Cela tombe bien qu’elle soit aussi adaptée en BD chez le même éditeur.

Pour les adultes qui veulent une fantasy avec un véritable assassin et un scénario plus mature, je ne peux que recommander Gagner la Guerre de Jean-Philippe Jaworski et son soudard culte Benvenuto Gesufal. À quand une adaptation ?

Accéder à la BD Astérix
Titre : Astérix
Note : Note: 4.66/5 (Culte !) pour 125 avis (voir)
Scénariste : Goscinny (René)/Uderzo (Albert)/Ferri (Jean-Yves)
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Dessinateur : Uderzo (Albert)/Conrad (Didier)
Editeur : Hachette/Albert René
Collection : -
Genre / Public : Aventure / Tous publics
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 37
Histoire terminée ? Une histoire par tome
Date de parution : Juillet 1961
Postée par : Loïc le 23/08/2001

Nous sommes en 50 avant J.C., toute la Gaule est occupée par les romains.... Toute ? Non ! ....

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 5/5 (Culte !)

Je préviens de suite, je poste cet avis uniquement pour renchérir la base de données du site. Après tout, ai-je vraiment besoin d’argumenter pourquoi « Astérix » est la BD française la plus culte et la plus connue dans le monde, traduite en 107 langues ? Non. Il faut vraiment sortir de la jungle amazonienne pour ne pas connaître cette série. Voilà, 5 sur 5 et puis basta !

Accéder à la BD L'Augure
Titre : L'Augure (VO: The Portent)
Note : Note: 2.75/5 (Pas mal) pour 4 avis (voir)
Scénariste : Bergting (Peter)
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Dessinateur : Bergting (Peter)
Editeur : Delcourt
Collection : Contrebande
Genre / Public : Fantasy / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : Comics
Nb. tomes parus : 1
Histoire terminée ? Une histoire par tome
Date de parution : 06 Juin 2007
Postée par : ArzaK le 01/06/2007

La Terre des Hommes se meurt. Elle réclame un héros capable de préserver de l’emprise du puissant esprit Guishen ce qu’il reste de territoire. Milo, combattant aux motivations mystérieuses, est ce héros.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 2/5 (Bof, sans plus)

Peter Bergting n’est pas aussi bon scénariste que dessinateur. Le suédois fait un substitut correct à son modèle Mike Mignola avec ce dessin si particulier et reconnaissable entre mille, quoique il y aurait à redire concernant le dynamisme et la lisibilité de certains morceaux d’action, mais pour le reste ça pêche grave.

L’Augure est une histoire qu’on pourrait qualifier de Dark Fantasy qui se déroule dans un monde à l’agonie où les morts côtoient les vivants, un âge crépusculaire où le seul espoir réside dans l’arrivée d’un héros prophétisé. Dans la thématique du monde en fin de vie où la philosophie ambiante penche vers le pessimisme et le nihilisme, j’ai trouvé que cet Augure avait des accointances très fortes avec le jeu vidéo Dark Souls que j’adore. De plus le décorum tire indéniablement vers le Wuxia et la Shenmo Fantasy, entendez par là une Fantasy « exotique » inspiré par le Chine et sa mythologie.

Donc à la base il y a tout les ingrédients que j’affectionne pour que je passe un agréable moment cependant la narration est à mon sens calamiteuse. Je ne sais pas ce qu’a fumé Mignola pour trouver que « L’Augure est l’un des meilleurs comics de fantasy que j’ai lu, nimbé de son atmosphère étrange et mystérieuse », mais je pense qu’il se laisse aveugler par les graphismes de son « poulain », et je ne vous parle pas de la postface de Michael Kaluta qui pète plus haut que son cul sur 2 pages.

Comment dire : au-delà du fait que L’Augure véhicule certains clichés éculés du genre (le héros prophétique, le vieux sage, le grand méchant scrogneugneux, la gonzesse magicienne, etc.) qui n’ont rien d’insurmontable, c’est surtout que l’histoire manque de rythme, c’est long, lent et ennuyeux. Il y a un manque de mise en place, le lecteur se prend en plein visage des informations dont il ne sait que faire pendant que les personnages continuent d’avancer tout droit. Du coup, sans contexte, sans montée progressive de la tension, les événements qui se déroulent n’ont rien de haletant, on s’en moque comme de l’an 40. Les dialogues n’ont pas de saveur ce qui n’aide pas à rendre des personnages déjà très archétypaux plus attachants ou passionnants. Je prends pour exemple le démon Guishen qui se lance subitement dans une longue logorrhée expliquant aux héros le pourquoi du comment alors qu’ils sont ennemis, on a là un passage digne des pires nanars où les méchants « LOL » au-dessus du héros expliquant leur plan machiavélique.

Où est la suite ?

Accéder à la BD Badlands (Corbeyran/Rowalski)
Titre : Badlands (Corbeyran/Rowalski)
Note : Note: 2.83/5 (Pas mal) pour 6 avis (voir)
Scénariste : Corbeyran (Eric)
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Dessinateur : Kowalski (Piotr)
Editeur : Soleil
Collection : -
Genre / Public : Western / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 3
Histoire terminée ? Série en cours
Date de parution : 19 Mars 2014
Postée par : PAco le 19/03/2014

Un Western fantastique qui nous plonge dans les légendes indiennes et l'ésotérisme européen.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

Couleurs : Aurore Folny. J’ai jugé bon de la citer car elle a réalisé un travail remarquable je trouve. Des couleurs très modernes, claires, qui embellissent le dessin déjà excellent de Piotr Kowalski.

Quel dommage… si prêt de réaliser LE western fantastique modèle. Il s’en est fallu de peu. La faute au scénario encore une fois… J’y reviendrai.

Le dessin semi-réaliste est incroyable de maîtrise, un grand talent chez ce dessinateur que je ne connaissais pas. Il me fait penser à Roman Surzhenko ou Rosinski pour donner une référence. J’adore. Personnages bien proportionnés et aux contours légers, décors précis sans être chargés ce qui rend bien l’atmosphère du grand ouest américain, créatures chimériques qui en mettent plein les yeux à défaut d’être originales. C’est concrètement le point positif de cette BD. Elle est quand même classe cette couverture.

L’idée de base avait tout pour me conquérir pourtant. Un western ésotérique genre chasse au trésor doté d’une héroïne comme personnage principal, une belle brune espagnole sacrément bien roulée. Perla Ruiz-Tenguillo rentre dans cette catégorie des héroïnes de BD hyper sexy telles Cyann, Cixi, Näavis ou même Angela, une autre figure du western féminin. Concernant la panoplie psychologique on jurerait un croisement entre différentes « gueules » des films de Sergio Leone : la détermination de Sentenza, la roublardise et la gouaille de Tuco, et la gâchette de Blondin. Elle emprunte aussi à Clint son cigare qu’elle a en permanence au bec et ses mimiques faciales comme le sourcil relevé en « V » inversé.

Mais Badlands n’est pas un western spaghetti. C’est plutôt dans l’idée la fusion entre le western nouveau et les romans horrifiques de Howard Philip Lovecraft. On voit ainsi apparaître une sorte de cube nécronomicon et un rejeton de Cthulhu, le tout saucé d’un chamanisme indien flippant.

Voilà, ça aurait pu être de la dynamite, le mélange est assez explosif pour qu’on se laisse prendre au trip, quoique ça manque d’effeuillage pour Perla (oui je sais, quel pervers je fais…), mais malheureusement l’histoire souffre d’une construction qui vous laisse las : trop d’incohérences et de scènes clichées très énervantes. Je ne vais pas m’amuser à donner la liste mais grosso modo :
- Pourquoi Perla entreprend-t-elle de découvrir les mystères distillés par son ancêtre ? L’argent n’entre pas dans ses plans comme elle le dit elle-même, alors pourquoi ? Ça ne colle tout simplement pas avec son personnage de dure à cuire renfrognée prête à tuer père et mère pour atteindre son but. Peut être aurons-nous des explications dans la suite, enfin j’espère.
- La course poursuite en chariot était-elle vraiment nécessaire ? Oui c’est la première scène d’action, il faut bien qu’il y en ait une, mais il faut aussi savoir les doser les scènes d’action. Mettre une fusillade dès le début juste pour une histoire de vol de charriot… c’est… épique ?
- Les seconds couteaux sont sous-utilisés alors que parfois il aurait été judicieux de les mettre plus en valeur, surtout dans les parties qui les concernent. Pour exemple le professeur Labotte : pourquoi ce n’est pas lui qui accompli le rituel invoquant l’esprit indien et que c’est Perla qui s’en charge ? Depuis quand parle-t-elle ce langage chamanique ancien alors que c’est Labotte l’éminent spécialiste ? Incohérent.
- Elle considère les gens qu’elle paye comme ses employés et non ses associés alors pourquoi cherche-t-elle à sauver l'indien Meurs-beaucoup qui a le rôle de damoiselle en détresse ? Sam ne sert strictement à rien, sans exagérer.

Bon comme promis je ne vais pas faire la liste. Voilà, c’est intéressant, moyennement divertissant, mais des regrets car on se dit que ça aurait pu (dû) être cent fois mieux !

J’attends la suite, que les personnages se découvrent davantage, qu’on explore leur psychologie, que soit un peu plus révélé le background et surtout, un peu de surprise et d’originalité serait la bienvenue. Ce tome 1 reste avant tout un premier jet (là où il faut généralement réussir son coup).

Mise à jour tome 2 01/11/2016

J’y ai mis le temps qu’il faut mais j’ai enfin fini par mettre la main sur ce second tome. L’attente fut longue et le résultat pas à la hauteur des espérances.

Sur le quatrième de couverture on peut lire « Pas bavarde, trop sexy pour être honnête, l’aventurière à la gâchette facile poursuit sa quête fantastique... », et cela résume un peu se que l’on peut retenir de cet album.

Merci donc à Corbeyran et Kowalski d’avoir satisfait à mes attentes lubriques déjà mentionnées dans mon précédent commentaire où je regrettais que la jolie Perla ne se « dévoile » pas un peu plus. Donc, partie cul : biff(l)ée.

Pour le côté « pas bavarde », c’est le moins qu’on puisse dire : toujours aucun développement psychologique des personnages, on ne sait toujours pas où l’on va, pourquoi Perla fait-elle tout cela ? L’argent, l’adrénaline ? On ne sait pas, on en est toujours au même point de départ et Labotte ne sert toujours à rien.

Pour en rajouter une couche on sent le scénariste/dialoguiste en grand manque d’inspiration dans ce second volume. Entre les premières pages consacrées aux ablutions des personnages, une noyade à laquelle on ne croit et on ne vibre pas, une partie de pêche ennuyeuse à mourir (où est l’aventure là-dedans ? ), l’aspect fantastique quasiment relégué aux oubliettes parce que soyons franc cette magie chamanique avec la métamorphose ne sert strictement à rien, et un final qu’on peut qualifié de bâclé car plié en une page, deux temps trois mouvements ; je ne suis pas loin de penser qu’on se moque du lecteur devant autant d’indigence et de facilité.

Mais les manquements ne s’arrêtent pas là donc, j’ai trouvé que les dialogues manquaient de punch, d’originalité, ce que les personnages se racontent est d’un bateau… quand ils ne laissent pas circonspect comme l’indienne qui emploie le mot « hétéroclite », ça ne fait pas très naturel tout ça. D’accord Corbeyran a effectué un travail de recherche sur les Kwakiutls, leurs coutumes, traditions, etc. Et alors ? La belle affaire.

Et c’est bien dommage parce que Piotr Kowalski, même s’il n’est pas aussi convainquant que sur le premier tome, fait le taf. C’est soigné, pas aussi détaillé que je l’espérais, je le sens moins investi que sur le tome 1 mais son trait reste plus ou moins du même tonneau. Son illustration de couverture a beaucoup de classe et attire l’œil dans les rayons. Quant à Aurore Folny, elle est égale à elle-même, impeccable.

Vraiment très déçu, Badlands ne sera probablement jamais le grand western fantastique attendu. A l’avenir si la série se poursuit il faudra la prendre pour ce qu’elle est : une sympathique série B très joliment mise en image mais plombée par un scénario paresseux et inutile.

Accéder à la BD Le Banni
Titre : Le Banni
Note : Note: 3.18/5 (Pas mal) pour 17 avis (voir)
Scénariste : Henscher (Olivier)
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Dessinateur : Tarumbana
Editeur : Le Lombard
Collection : -
Genre / Public : Médiéval Fantastique / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : BD
Nb. tomes parus : 2
Histoire terminée ? Série en cours (3 tomes prévus)
Date de parution : 21 Janvier 2010
Postée par : Geoffroy le 24/01/2010

Le banni est une légende vivante. Ou ce qu'il en reste.
Trahi par le roi qu'il a couronné, chassé de la nation qu'il a fondée, il se terre aux confins du royaume d'Archaon.
Alors que la guerre menace à nouveau et que le roi agonise, il est le dernier recours d'un monde au bord du chaos. Du moins s'il accepte de livrer cette dernière bataille, lui qui a tout perdu dans sa quête de gloire éternelle...
Car le Banni le sait mieux que personne : Toute légende est un mensonge.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

La couverture est superbe, ça fait un bon point pour l’approche.

Alors oui les planches sont très belles aussi, mais que c’est froid ! Et figé ! Dessins et couleurs me font penser à du Alain Brion mais ce dernier parvient à rendre un peu plus vivant son récit dans ses albums alors que dans Le Banni on est parfois très (trop ?) proche de l’illustration et je n’ai rien contre, mais ce n’est pas spécialement ma came. Il y a un cahier graphique lui aussi de toute beauté à la fin du tome 1.

En ce qui concerne l’histoire, j’éprouve une sympathie toute particulière pour le personnage du banni qui me rappelle par plusieurs aspects certains héros d'heroic fantasy comme Druss aka Marche-Mort du cycle de Drenaï de David Gemmell, ou encore Logen Neuf Doigts de la trilogie La Première Loi de Joe Abercrombie. Des héros complètement cinglés, revanchard et brute de décoffrage, faiseurs de roi et d’empire, increvables et capables de renverser l’issue d’une bataille du simple fait de leur présence et de la crainte qu’ils inspirent chez l’ennemi.
Mais mis cet aspect là de côté, je trouve le récit des plus abscons même si ça ce décante au fur et à mesure dans le tome 2 qui vient de sortir. Mais malheureusement j’ai l’impression qu’on se dirige tout droit vers une histoire convenue où on s’attend déjà à la tournure que va prendre le scénario. Il manque le côté épique qui fait toute la différence dans ce genre d'histoire.

C’est dommage. Si le dessin et les combats avaient été plus dynamiques je pense que j’aurai pu acheter cette série, cependant une seule lecture me contentera.

Accéder à la BD Batman - Amère victoire (Dark Victory)
Titre : Batman - Amère victoire (Dark Victory)
Note : Note: 3.75/5 (Franchement bien) pour 16 avis (voir)
Scénariste : Loeb (Jeph)
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Dessinateur : Sale (Tim)
Editeur : Urban Comics
Collection : DC Essentiels
Genre / Public : Policier/Thriller / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : Comics
Nb. tomes parus : 4
Histoire terminée ? Série terminée
Date de parution : Septembre 2002
Postée par : JBT900 le 03/06/2003

Will Eisner Award 2002 : Best Graphic Album: Reprint

Le flic Gordon et le super fort Batman se mettent sur la route d'un tueur en série qui joue au jeu du pendu dans un Gotham City livrée à la pègre et à la vengeance.

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 3/5 (Pas mal)

Au niveau du dessin pas de surprise, c’est de la même trempe qu’Un Long Halloween. Je n’étais pas spécialement fan de ce dernier (le dessin pas la BD) mais il m’avait permis de découvrir autre chose.
C’est du pur comics en somme, un style que je ne comprendrai décidément jamais avec ; un trait fin, pas de détails en arrière plan, on épure au maximum, on joue sur les couleurs elles-mêmes basiques.
C’est le scénario, la couverture et la présentation (dans l’intégrale chez Panini Comics) qui avait sauvé Un Long Halloween d’une note moyenne. Sa suite Dark Victory n’a malheureusement pas hérité de ses qualités.

Les mafieux en prison, se sont tous les fous et les méchants bien méchants qui sont dans la nature et dont Batman va devoir remettre en cellule alors qu’en parallèle un nouveau serial killer sévit. Déjà dans la première série les ennemis étaient introduits n’importe comment et leur contribution dans la logique de l’histoire me laissait perplexe. Les mêmes erreurs sont reproduites ici mais j’ai plus de mal à passer outre cette fois. Je me suis ennuyé pour tout dire.

Je finis sur l’aspect visuel du bouquin, qui a de l’importance à mes yeux. La réédition chez Urban Comics n’est pas belle, on dirait une grosse bible ou un dictionnaire Larousse. Un gros bouquin tout noir en carton qui serait parfait pour colmater une fissure dans un mur mais certainement pas pour décorer ma bibliothèque. Et c’est la même chose pour tout les Batman publiés par Urban Comics apparemment. Un Long Halloween avait de la classe dans sa version Panini Comics avec sa couverture plastifiée et Batman dessiné à l’aquarelle.

Accéder à la BD Batman - The Dark Knight returns
Titre : Batman - The Dark Knight returns
Note : Note: 4.02/5 (Franchement bien) pour 44 avis (voir)
Scénariste : Miller (Frank)
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Dessinateur : Miller (Frank)
Editeur : Urban Comics
Collection : DC Essentiels
Genre / Public : Policier/Thriller / Ados - Adultes
Type d'oeuvre : Comics
Nb. tomes parus : 1
Histoire terminée ? Série terminée (Uniquement disponible en intégrale.)
Date de parution : Janvier 1987
Postée par : Cassidy le 19/04/2002

Une vague de crime sans précédent à Gotham City conduit Bruce Wayne, 55 ans, à endosser à nouveau le costume de Batman après une retraite de 10 ans...

L'avis de Le Grand A
Note : Note: 2/5 (Bof, sans plus)

Bon, ne parlons pas du dessin sinon je vais être grossier, alors passons.

Pour le scénario… pff qu’est-ce que c’est bavard ! Déjà il n’existe que la version intégrale chez Delcourt donc il faut se les farcir les 192 pages mais à peine parvenu au quart du bouquin que je n’en pouvais déjà plus. C’est un roman qu’il aurait dû sortir, pas une BD. Trop de parlotes selon moi qui nuisent à la fluidité de l’intrigue. Bon OK la critique de l’Etat policier, l’influence des masses médias, le retour du héros vieillissant, critique des mœurs et de la société… c’est bon quoi on connaît. Lisez plutôt 1984 d’Orwell qu’on n’en parle plus. Et « Batman – Un Long Halloween » de Sale et Loeb pour les amis du chevalier noir.

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