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Bécassine est une jeune bretonne bon teint et naïve comme pas permis qui traversera toute l'histoire de France du début du XXème siècle et l'imaginaire de plusieurs générations de lecteurs. |
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L'avis de Ro
Note : (Bof, sans plus)
Je possède une vieille édition de Bécassine en apprentissage (non, non, pas dédicacée par l'auteur ;) ) et... et je n'ai jamais réussi à la lire en entier. Cette BD date de l'époque où la BD, c'était un dessin pas exceptionnel souligné de quatre ou cinq lignes de texte narratif. Alors, j'ai été plutôt agréablement surpris de voir que ce texte-là est plutôt bien écrit et se lit bien.
Oui mais... Oui mais ça n'a pas suffi du tout à m'intéresser à l'histoire. Evidemment, je lis ça avec des yeux d'homme moderne, habitué aux médias modernes. Je ne juge pas du tout Bécassine sur l'autel de l'intérêt historique, de la référence littéraire, etc... Je la juge sur le plaisir de lecture qu'on en aurait aujourd'hui, et franchement, je ne trouve ça ni drôle, ni captivant, ni quoi que ce soit d'autre qui me donnerait vraiment envie de suivre les aventures de cette petite bretonne, finalement pas aussi stupide que je ne le craignais si la caricature avait été vraiment bête et méchante.
C'est... Bon, ça a un côté intéressant puisque ça permet de voir à quoi ressemblait la BD de l'époque et les moeurs et pensées de l'époque, mais à part ça, c'est difficilement lisible. |
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Les aventures explosives du plus célèbre et du plus fou des canards. |
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L'avis de Ro
Note : (Pas mal)
J'ai relu ces derniers jours quelques albums de Donald publiés chez Edi-Monde. Ces histoires, si vous avez mon âge, vous les avez sûrement déjà lu en grande partie disséminées dans le Journal de Mickey. On y retrouve Donald, les Castor Juniors et parfois aussi Picsou.
Après relecture donc, je trouve que cela reste des BDs de bon niveau, tout à fait plaisantes à lire pour un adulte et sûrement excellentes pour des enfants.
Le dessin n'est pas du niveau de Don Rosa mais il est tout à fait plaisant.
Les récits sont variés, les personnages attachants, les situations sympathiques, et la narration ne fait pas preuve de la naïveté voire de la bêtise qu'on retrouve dans certaines BDs jeunesse qui ont mal vieilli. Ce sont de bons scénarios bien racontés, même si leurs sujets ne marqueront sans doute pas vraiment les esprits de nos jours.
Si vous avez l'occasion d'en relire, n'hésitez pas. Et si vous pouvez les acheter pour vos enfants, n'hésitez pas non plus. |
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L'histoire d'un homme qui veut sortir d'une ville... et qui n'y parvient jamais. |
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L'avis de Ro
Note : (Pas mal)
C'est la première BD de Christophe que je lis, et ma seconde BD datant du 19e siècle après la très bonne surprise que fut pour moi l'album de Töpffer, Monsieur Jabot et autres histoires.
Malgré ma curiosité, j'étais un peu réticent à entamer L'Idée fixe du savant Cosinus car je craignais d'y trouver davantage du texte illustré qu'une vraie BD. Ce genre de récit à la Bécassine m'est assez indigeste. Mais j'ai été agréablement satisfait. C'est une vraie BD au sens où évidemment le récit est séquentiel mais surtout le texte est indissociable de l'image. L'un répond à l'autre et ils apportent chacun leur part d'informations au récit.
L'humour se trouve à plusieurs niveaux. D'une part, il y a le texte qui est très bien écrit, empli de petits clins d'oeil et de jeux de mots. D'autre part, il y a l'image qui tourne bien souvent les personnages en ridicule et ajoutent quelques touches humoristiques purement visuelles. Et enfin il y le rapport de l'un à l'autre, le décalage voulu et ironique entre texte et image ou encore les quelques images qui montrent clairement la catastrophe à venir quand le texte semble l'ignorer.
Cela n'a pas tellement vieilli et j'avoue avoir ri à plusieurs occasions. D'autant plus que le dessin n'est pas moche du tout.
Tout cela manque un peu de rythme et d'originalité pour un lecteur moderne et s'avèrera un peu répétitif au long de l'album entier, mais c'est une bonne lecture qui montre les qualités de la bande dessinée française des tous débuts. |
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Les prémices de la bd . . . |
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L'avis de Ro
Note : (Franchement bien)
J'ai eu la chance de pouvoir lire "L'Histoire de Monsieur Jabot", tel que parue en exemplaire relié et autographié en 1860 (l'édition originale datant de 1833). Il s'agit d'une unique histoire alors que je vois que le Seuil en a réédité 6 regroupées en 3 albums. Mais cette histoire m'a étonné, séduit et vraiment fait rire.
J'ai été très surpris de voir à quel point il s'agit vraiment d'une BD et absolument pas d'un livre illustré ou d'une suite d'images accompagnées d'un texte narratif trop décousu. A l'exception près d'une répétition un peu malheureuse des mots "Monsieur Jabot" en entame de presque chaque phrase en début d'album, la narration est fluide et ne parait pas avoir vieilli malgré ses presque 200 ans d'âge.
Le dessin est caricatural et s'épargne le plus souvent les décors mais il est agréable et le héros, Mr Jabot, est amusant par sa seule représentation. Il s'agit d'un homme riche et un peu vantard qui souhaite ardemment plaire en société et fait tout pour cela, quitte à prendre des poses ridicules et à agir de manière totalement artificielle.
Après un début un peu laborieux le temps de se faire à l'écriture manuscrite à l'ancienne, le récit se révèle drôle, vraiment drôle. On dirait un vaudeville très réussi, avec des gags burlesques mais qui tombent juste et trouvent dans la narration un rythme excellent. Cela aurait été publié dans les années 2000, à la manière de ces BD indépendantes volontairement rétro d'aspect, cela aurait été tout aussi amusant à mes yeux.
A cela s'ajoute en outre le grand intérêt instructif de découvrir par le biais de ce récit la société de l'époque, ses moeurs et son humour vraiment proche du nôtre.
Cela ne fait pour moi plus aucun doute : dans la première moitié du 19e siècle, par le biais de Rodolphe Töpffer, existait déjà de la vraie et bonne bande dessinée. |
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Les aventures ubuesques de 3 compagnons qui se trouvent régulièrement dans les situations les plus extraordinaires. |
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L'avis de Ro
Note : (Bof, sans plus)
Je n'ai découvert cette vieille série très connue que récemment. Et même si je partais sur un bon à-priori, je n'ai pas accroché. Les personnages ne sont pas attachants pour moi et les voir préparer leurs mauvais coups ne m'enthousiasmait pas plus que ça. Ensuite, les histoires, quoique assez intelligentes (dans le sens où elles sont destinées à un public adulte et pas enfantin), sont un peu longuettes et sans véritablement de quoi captiver et intéresser, enfin à mes yeux.
Bref, une BD qui, pour moi, a mal vieilli et qui se relit difficilement. |
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La première bande dessinée, publiée en 1897. Pour la première fois des cases se suivent et racontent une histoire; les bulles font également leur apparition. |
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L'avis de Ro
Note : (Bof, sans plus)
Je n'arriverais pas, je pense, à relire les premières versions des Katzenjammer Kids : le style de dessin, d'histoires et les textes des bulles ont trop mal vieilli pour être lisibles avec un quelconque plaisir de nos jours.
Par contre, je dois avoir lu une bonne partie des gags plus récents de Pim, Pam, Poum, du moins ceux publiés dans le Journal de Mickey à l'époque. Mais bon, je n'ai jamais trouvé ça vraiment drôle.
Les personnages du Capitaine et de l'Astronome sont encore assez sympas, mais par contre, je ne supportais pas la plupart des autres personnages principaux : Tante Pim, constamment aveugle des bêtises de ses neveux, Adolphe et Madame Rose, sciemment créés pour êtres insupportables, et surtout Pam et Poum eux-mêmes qui ne sont que deux sales gamins décidés à faire les pires conneries. Je les trouvais parfaitement irritants et leur seule présence m'empêchait de rire à des gags qui de toute façon n'étaient pas fantastiques.
Une Bd qui a mal vieilli, avec des personnages pour la plupart insupportables. |
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Qui ne connait pas Popeye le Marin ? |
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L'avis de Ro
Note : (Bof, sans plus)
Voilà une des BDs antiques qui est toujours aussi connue de nos jours que dans les années 30 où elle a connu son apogée. Qui ne connait pas Popeye le marin au dialecte tellement... marin, sa compagne Olive au physique très (peu) avantageux, ses épinards qui le rendent très fort, le méchant Brutus, etc...
Pourtant, je n'ai jamais accroché à ces strips ou ces histoires courtes. Le personnage lui-même de Popeye ne me parait pas charismatique, les histoires courtes sans réel interêt, les gags rarement drôles. C'est le cas typique d'une Bd qui a plutôt mal vieilli à mon goût.
Alors il reste les grands classiques que sont devenus les personnages de cette série, mais franchement, essayez d'en relire, vous verrez que ce n'est guère fameux. |
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Le plus célèbre dessinateur de Tarzan est sans conteste Burne Hogarth, et à ce titre de nombreux articles le concernant et études ont été faits par les exégètes de Tarzan. |
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L'avis de Ro
Note : (Bof, sans plus)
Je possède une intégrale de 1967 de Tarzan, en noir et blanc, et c'est quelque chose, ça oui ! ;)
Burne Hogarth est sûrement le dessinateur le plus marquant des aventures classiques de Tarzan. Il a un style de dessin mettant les formes du corps humain en valeur à la manière de sculptures grecques. Et indubitablement, les planches de son Tarzan sont très belles, surtout pour l'époque, et encore plus quand on sait l'impressionnante quantité de planches de la même qualité qu'il a dessinées pour cette BD. Ses planches sont dramatiques, tragédiques, grandioses mais également évidemment kitschissimes vues avec un oeil moderne.
Ceci étant dit, comme on pouvait s'en douter, la mise en couleur qui a été appliquée pour les éditions plus récentes ont passablement massacré le dessin (mais je m'en fous puisque moi, je les ai en N&B ;) ).
Maintenant, concernant les histoires en elles-mêmes, la notion de kitschissime est complètement dépassée : c'est... effarant ! :) OK, c'est de l'aventure pure et dure, comme on savait en faire à l'époque. Mais ce qui plaisait à l'époque, c'était aussi beaucoup le fantastique : alors qu'à cela ne tienne, mettons plein de fantastique dans ces aventures de Tarzan. Et c'est ainsi que l'homme-singe au corps de dieu grec va combattre des légions d'amazones, d'hommes-têtes, de civilisations disparues, de magiciens, etc... C'est à peine s'il ne combat pas également les martiens et leurs soucoupes volantes, tout en sauvant bien sûr la jolie blonde des griffes du méchant Ming de Flash Gordon (dont il partage pas mal le type d'aventures fantastiques).
Et alors, vous me direz ? Ca devrait se lire avec un superbe sourire sur les lèvres : un beau dessin, des histoires kitsch à prendre au 2e degré, c'est super, non ?
Oui mais non, car la narration a tellement vieilli que c'en est quasiment illisible à mon goût.
Ca a trop mal vieilli.
Dommage car c'était de sacrées planches de dessin. |
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Extrait du Livre de Benoît Peeters “Le monde d’Herge” chez Casterman
“Une fois de plus, c’est la même scène qui recommence: à plat ventre sur mon lit, un album entre les mains, je suis en train d’oublier, à mesure que je m’enfonce dans la lecture, cette histoire que je connais par coeur pour l’avoir lue plus de cent fois. C’est une après-midi de vacances ou un soir... ... Ai-je six ans?, en ai-je vingt? ou bien déjà cinquante? Rien ne permet de le savoir tant se fondent à ce moment toutes ces heures de lecture, comme si jamais il ne m’était arrivé de lire les albums pour la première fois mais que toujours ils avaient fait partie de moi, chaque lecture convoquant nécessairement le souvenir de toutes celles qui l’on précédée. Et peut-être est ce là, l’origine du charme sans pareil de ces livres que nous avons aimés dès l’enfance. Livres dont le pouvoir d’envoutêment n’apparaîtra jamais de la même manière à ceux qui, adultes, les découvre pour la première fois. Peut-être, après tout ne peut on parler de Tintin qu’à ceux, heureusement innombrables, qui le connaissent depuis toujours. |
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L'avis de Ro
Note : (Culte !)
Même s'il faut avouer que les premiers tomes de Tintin ont assez mal vieilli et font preuve d'une xénophobie assez dérangeante, même si on peut faire des reproches à Hergé et à son studio tout puissant, même si on peut ne pas apprécier le côté "premier de la classe" de Tintin, il est impossible de ne pas admettre que cette série ne soit un vrai monument de la BD.
Le dessin est soigné, net, précis et bien mis en page. Les histoires sont originales, très diversifiées et surtout chaque BD est dense et se lit longuement avec plaisir. L'humour y est présent, avec le Capitaine Haddock notamment, qui est un des personnages les plus charismatiques que je connaisse.
Bref, même pour ceux qui comme moi n'apprécient guère la ligne claire, on peut comprendre sans difficulté que Tintin soit, avec Astérix, l'une des références majeures de la BD dans l'esprit populaire.
Et je dois avouer relire avec beaucoup de plaisir chaque épisode de Tintin paru après "le Crabe aux Pinces d'Or". |
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