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C'est une histoire toute simple, presque muette, réalisée en trois jours pour une exposition de « l'écurie mécanique générale » en février 2003.
On suit le quotidien d'une fille qui se lève et se prépare pour aller travailler... |
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L'avis de Erik
Note : (Vraiment pas aimé !)
C'est l'histoire d'une jeune femme qui se réveille. 10 pages pour qu'elle daigne se lever de son lit à raison de 4 cases par planche : il faut tenir. Bon, pour nous les mecs, cela vaut peut-être le coup d'attendre car elle se dévoile nue et sensuelle. :8
Après, elle met un CD musical, se dandine au son de la chanson et va se doucher. Son chat miaule et elle lui donne à manger. Le temps de s'épiler et de se couper les ongles puis de boire son café, elle sort dehors où elle se rend compte qu'il fait bien entendu - 22 degré celcius d'où le titre. La conne, elle aurait dû mettre son pull-over !!!
La bd est presque totalement muette. Il y aura cependant un échange d'amabilité à la boulangerie pour prendre la viennoiserie ("deux croissants et une chocolatine comme d'habitude ?").
Je n'ai pas envie d'être méchant mais tant pis, je vais me "lâcher" : était-ce réellement nécessaire de nous pondre une bd pour assister à cette scène quotidienne aussi banale que possible ? Est-ce alors de la bd expérimentale pour intello qui applaudiront à deux mains les yeux fermés ? Standing ovation, Mesdames et Messieurs pour cette oeuvre !!! Oui, je décerne la palme d'honneur de ce que j'ai lu de pire dans ma vie (bon, j'exagère peut-être un peu !). Qui a dit que le quotidien tue ? |
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Il y a de cela plus de mille ans, le monde était divisé en deux puissants pays de force égale : l’empire de Barsburg, sous la protection divine de l’Œil du dieu Raphaël, et le royaume de Raggs, protégé par l’Œil du dieu Michael. Lorsque Raggs fut anéanti par la puissance prodigieuse de Barsburg, le destin du monde bascula, en même temps que celui de Teito Klein, un jeune garçon orphelin qui, mystérieusement, n’a plus aucun souvenir de son passé... |
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L'avis de Erik
Note : (Vraiment pas aimé !)
C'est le genre de manga qui manque cruellement d'originalité malgré la création d'un univers peuplé de royaumes, de dieux et de magie. Je n'arrive plus à accrocher à ce type d'histoire tant la trame me semble classique. Il manque beaucoup de souffle pour faire voler cette série au-dessus du lot. Sans doute ai-je trop lu et je raisonne par comparaison. Il y a des lectures où cela passe et d'autres où je m'ennuie mortellement. Bref, la magie n'opérera pas dans ce monde pourtant fantastique. Cela m'a fait l'effet d'une mixture indigeste. |
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Bd d'horreur à l'italienne. |
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L'avis de Erik
Note : (Bof, sans plus)
Une lecture qui s'est révélée très facile pour un scénario finalement assez convenu. On retombe malheureusement sur des clichés habituels malgré un bon début. Encore une de ces prophéties qui se réalisera ou pas en fonction des évènements. On croirait lire 3 drôles de dames au pays des maisons hantées avec Charlie dans le rôle du démon. Le fantôme du métro effrayera peut-être ou pas...
C'est finalement très fade malgré une colorisation à outrance. Je dois reconnaître cependant que c'est bien dessiné avec un souci du détail toujours présent. C'est l'histoire qui ne m'a pas emballée avec tout ce mélange entre fantastique et réalité ou entre passé et présent. Le lecteur même avisé pourra bien vite se perdre. On pourra aisément passer à autre chose. Perte de temps assuré ... |
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Humour et érotisme. |
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L'avis de Erik
Note : (Bof, sans plus)
C'est vraisemblablement de l'avis presque unanime des lecteurs l'album de trop qui reprend les bonnes vieilles histoires de Dany dans la série Ca vous intéresse ? .
Du coup, il n'y a plus vraiment d'effet de surprise par rapport aux gags et aux blagues dans un registre d'érotisme soft. C'est dommage de ne pas avoir créé quelque chose de réellement original mais de sombrer tout simplement dans la facilité d'un recueil "best of" un peu paillard !
J'aime toujours Dany pour son style de dessin qui est de grande qualité. Gageons que la prochaine fois, il ne récidivera pas sur le même écueil. |
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Will Eisner Award 2001 : Best Serialized Story
Will Eisner Award 2002, 2004 : Best Continuing Series
Si on vous donne le choix entre vengeance impunie ou pardon, vous choisissez quoi ? |
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L'avis de Erik
Note : (Bof, sans plus)
J'aime les bds résolument adultes et qui ne font pas dans la naïveté. J'ai besoin parfois de cela non pas que le monde soit déjà bien triste. Il est ici question des pires raclures qui peuvent alimenter les réseaux mafieux de tout genre. Il y a un rythme qui fait très Miami Vice.
C'est également une série qu'il faut lire dans son ensemble pour apprécier car il s'agit d'un puzzle à reconstituer petit à petit. Il est juste dommage que cela soit encore une de ces séries qui ne se terminent jamais. Trop long et trop violent en ce qui me concerne... |
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Laissez-vous envoûter par les contes de Schéhérazade. Des histoires féériques et passionnées à en perdre la tête. |
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L'avis de Erik
Note : (Pas mal)
Je croyais avoir mis la main sur une adaptation du célèbre conte persan des 1001 nuits. Oui, c'est une adaptation mais plutôt dans sa version érotique pour les adultes. A vrai dire, cela reste tout de même très soft car les scènes soi-disant torrides sont plutôt effacées au profit du récit en lui-même.
Je n'ai pas trop apprécié "les histoires dans les histoires" ce qui fait qu'on perd quelques fois le fil tant il y a un enchevêtrement inutile du récit. La logique n'est pas souvent respectée. Cela m'a paru pénible au bout d'un moment.
Du côté du dessin, c'est plutôt à l'imagerie très disneyènne alors que cela ne s'y prête pas vraiment.
J'ai été tenté de ne mettre que deux étoiles. Pourtant, je dois reconnaître que la lecture fut un peu agréable même si cela manquait de saveur, d'exotisme et d'originalité. Pour le reste, l'adaptation semble être fidèle. C'est ce qui compte, non ? |
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Sandrine Revel se trouvait à New-York le 11 septembre, elle nous raconte de façon personelle la manière dont elle a vécu cela, en plus de gérer le deuil de son frère... |
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L'avis de Erik
Note : (Vraiment pas aimé !)
La catastrophe du 11 Septembre est la pire chose qui soit arrivée. Je me rappelle encore de l'effroi et de l'impact personnel qu'avait eu cette terrible tragédie.
En lisant une BD sur ce sujet poignant, je voulais ressentir quelque chose que je n'ai pas retrouvé... L'auteure ne cherche qu'à fuir et à prendre un avion en retour; c'est la seule chose qui compte pour elle.
Cette Bd est passée manifestement à côté du sujet. L'évocation de l'évènement ne suffit pas.
Si vous voulez lire une bonne bd sur le sujet par une auteure qui a vécu réellement cette tragédie pour y avoir perdu son mari alors qu'elle était enceinte, je vous conseille vivement Septembre en t'attendant. |
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Paris sous les eaux... |
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L'avis de Erik
Note : (Bof, sans plus)
Cette oeuvre, tirée d'un collectif dont chacun fait un petit bout, aurait certainement mérité mieux. L'intrigue liée à cette immersion paraît tout à fait originale. Cependant, il manque le suspense en graduation voir les explications pour rendre le tout crédible. Quand la vague déferle, il y a juste une panne de courant pour nous prévenir du phénomène. C'est beaucoup trop léger et peu convaincant.
Et puis, il y a cette espèce d'expérimentation graphique qui va partir dans tous les sens (d'où sortent tous ces monstres ?). Il n'y aura acune linéarité dans cette histoire. Il s'agit avant tout d'une aventure participative réunissant plusieurs auteurs : 20 micro-récits de 8 pages. Le point noir sera véritablement le manque de cohérence pour laisser libre la créativité de chacun... |
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Ce récit s'inspire du manuscrit de Pietro Querini, marchand vénitien, dont le navire fit naufrage en 1432, au-delà du cercle polaire arctique. Les onze survivants furent recueillis par les habitants de l'île de Rost, en Norvège. Ceux-là, très hospitaliers, partagèrent avec eux leur bien le plus précieux : le baccalà (morue), qui devint, à Venise, un mets très apprécié. L'histoire de ce périple est racontée par un descendant de Querini, l'oncle Paolo, qui aime passionnément Venise et la fait découvrir ici à sa nièce et à sont petit ami, venus la visiter. |
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L'avis de Erik
Note : (Bof, sans plus)
Du même auteur, j'avais déjà pu apprécier son travail de reconstitution historique dans Medz Yeghern : Le grand mal. Là, il nous raconte avec le plus grand soin dans les détails, l'histoire d'un marchand vénitien au XVème siècle qui découvrit le baccalà, un célèbre plat de poisson. D'ailleurs, cette bd se termine par de délicieuses recettes de baccalà. Bref, le sujet sera beaucoup plus léger. J'aime son trait toujours aussi expressif. Quant au récit, il est fluide donc agréable à la lecture.
C'est par amour de l'auteur pour la ville de Venise que nous découvrons le périple de Pietro Querini dont le navire n'atteignit jamais les Flandres suite à une tempête. Les marins s'échouèrent sur une île norvégienne située dans le cercle artique. C'est dans ce lieu inhospitalier qu'ils découvrirent des habitants plutôt hospitaliers ainsi que ces fameuses morues séchées.
Les amateurs d'histoires vraies qui ne sont pas connues du grand public seront impressionnés par la qualité de cette bd. Les autres un peu moins ... |
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Les réflexions philosophiques de deux sportifs s'entraînant dans une salle de musculation... |
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L'avis de Erik
Note : (Bof, sans plus)
On se dit qu'avec un titre comme cela, on va avoir droit à un récit catastrophe. Cela ne sera pas le cas car on va assister à un dialogue de deux hommes s'entraînant ardemment à la musculation dans une salle de sport. La couverture montre des altères qui écrabouillent un visage. Là encore, on est tout de suite intrigué. C'est encore trompeur car il ne se passera rien. Il s'agit tout simplement d'assister encore et encore à un dialogue insipide entre ces deux musclors. Et comme vous pouvez vous l'imaginer, cela ne vole pas très haut.
L'un d'eux est raciste mais il ne s'en rend pas compte. Du coup, il est convoqué par "des fonctionnaires à la con qui ne ratent aucune occasion de faire chier" comme il dit. Son fils est convoqué par le Directeur de l'Ecole pour avoir proféré des propos racistes. On ne s'étonnera pas ! Vraiment puant...
Bon, j'ai compris où l'auteur voulait en venir car il y a un deuxième degré de lecture non dénué d'humour. Cependant, cela ne m'interpelle pas plus que cela. |
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Les péripéties d’une photographie, témoin d’un siècle à son tournant. |
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L'avis de Erik
Note : (Pas mal)
C'est une oeuvre assez intéressante puisqu'elle fait se rencontrer deux personnages charismatiques : Buffalo Bill et Domenico Tiburzi. Il est vrai que je ne connaissais pas du tout le second qui est un bandit ayant joui d'une grande popularité en Italie car insaisissable malgré les pièges tendus par les Autorités. L'un s'est rendu célèbre en ayant contribué à la légende du Far West et l'autre par son côté Robin des bois. Au final, ces deux hommes étaient presque pareils. Pourtant, l'un a connu la gloire au travers d'un spectacle digne de ce nom et encore joué actuellement et l'autre la mort par exécution avec un semi-enterrement.
L'auteur va bâtir toute une fiction autour d'une improbable rencontre liée au hasard. Cette rencontre sera furtive mais marquée par une photographie qui va prendre toute son importance. J'ai aimé cette intrigue ainsi que ce récit. Pour autant, le trait en noir et blanc qui généralement me plaît, ne m'a pas convaincu cette fois-ci car trop imprécis. Cela reste une belle découverte. |
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L’histoire vraie d’un boxeur français, interdit de jeux olympiques, qui a vécu en URSS pendant la guerre froide ! |
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L'avis de Erik
Note : (Pas mal)
J'ai été assez sensible à ce témoignage d'un grand boxeur malheureusement tombé dans l'oubli. Ce titre fait partie d'une collection visiblement parrainée par la chaîne Eurosport. C'est plutôt instructif de montrer des carrières de sportifs. Là, on se rend compte que ce boxeur le plus doué de sa génération a été pris en otage par les enjeux de la guerre froide.
Je n'arrive pas vraiment à comprendre les motivations profondes de cette famille. Une mère fait une promesse sur son lit de mort à son mari. Elle prend la décision d'écouter l'appel de Staline alors qu'ils ont choisi la France. On se méprend souvent sur la fameuse diaspora arménienne. J'en connais qui n'ont jamais pris contact avec celle-ci en se fondant totalement dans le paysage français. Il est clair qu'il est important de connaître ses origines mais de là, à foncer dans la gueule du loup, non merci.
Ce titre est un hommage appuyé certainement mérité. Il n'évite cependant pas l'académisme du genre, là où j'aurais aimé un peu plus de dynamisme. En effet, le récit est souvent assez plat et manque de rebondissement. Qu'importe car le réalisme sera de mise et c'est peut-être mieux ainsi. |
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Benjamin, 42 ans, auteur de bande dessinée, part à la recherche d’une femme asiatique inconnue avec laquelle il a partagé, dix-sept ans auparavant, un amour d’une nuit qui l’a beaucoup marqué. Sa quête le conduit à rencontrer Michihiko, un patron de café très peu doué pour le café mais fort sympathique, avec lequel il noue bientôt une relation amicale. Les deux hommes, qui traversent l’un et l’autre un passage difficile dans leur vie sentimentale, se confient leurs difficultés respectives. |
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L'avis de Erik
Note : (Pas mal)
J'ai bien aimé ce roman graphique où un dessinateur de bd en mal d'inspiration part pour le Japon afin de retrouver une japonaise avec qui il a passé une nuit il y a 17 ans. Il va alors rencontrer le patron d'un café dans un village désert qui lui sert le plus mauvais expresso de sa vie. Au lieu de lui en vouloir, il va tout faire pour l'aider à s'améliorer.
A travers ce récit, c'est l'exploration d'un chassé-croisé amoureux entre les personnages. L'amitié est au service de l'amour. C'est tendre et beau à la fois. Le final sera d'ailleurs un véritable retournement de situation que le lecteur le plus avisé ne pourrait deviner ! Nous avons là une bonne bd qui se laisse lire très agréablement autour de 2 expressos, bien entendu ! |
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Abdel est un jeune soldat algérien, luttant avec l’armée française contre l’invasion nazie. À ses côtés, Roger. En face, il y a Franz, un Allemand pas mauvais bougre. Et au milieu, Jacqueline, belle comme un coeur. Ce quatuor va traverser une partie d’un XXe siècle de guerres et de haine, des Ardennes à l’Algérie, en passant par l’Indochine. Une histoire d’amour et d’amitié dans un tourbillon politico-dramatique qui les dépasse… |
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L'avis de Erik
Note : (Bof, sans plus)
J'ai eu beaucoup de mal à identifier les personnages qui se mélangent au gré des rencontres du destin sur le terrain. J'ai eu également beaucoup de mal à suivre leur péripéties du fait des enchaînements très mal coordonnés. L'idée d'une intrigue se déroulant sur deux décennies et de couvrir les conflits du monde entier était plutôt intéressante dans l'absolu. Cela insistait d'ailleurs sur les différences qui peuvent finalement nous lier dans l'amitié et malgré les guerres. Le dénominateur commun était une femme qui devient infirmière spécialisée pour couvrir les conflits (Seconde Guerre Mondiale, guere d'Indochine puis d'Algérie).
Il manque cependant un souffle épique à ce récit ainsi que le détail d'une vraie vision historique. C'est encore une mauvaise pioche de la collection "Signé" qui après avoir fait un début en fanfare semble s'enfoncer. On apprendra à la fin que le scénariste a crée le magazine "Lotus noir" puis "Bodoï" puis il a participé comme consultant à toutes sirtes de publications. Il a monté "pavillon rouge" chez Delcourt avant de gérer les ventes de "Lanfeust Mag". Le portrait du dessinateur est quant à lui réduit au minimum syndical. Visiblement, c'est sa première oeuvre. Le dessin à l'aquarelle n'est d'ailleurs pas très abouti mais on sent du potentiel.
J'ai eu trop de reproches à formuler à cette première oeuvre ce qui explique que je ne la maintiendrais pas dans la moyenne. Une oeuvre comme Mattéo de Gibrat est par analogie directement à conseiller et sans comparaison possible. |
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Entre humiliations, bagarres, sévices, séjours répétés au mitard, absence d’intimité, gardiens obtus, et loi du plus fort, 20 ans ferme, raconte avec force, la vie quotidienne d’un taulard en France. Basé sur le témoignage d’un ancien détenu, Sylvain Ricard et Nicoby proposent une oeuvre forte et dérangeante qui interpelle sur l’état des prisons en France. |
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L'avis de Erik
Note : (Franchement bien)
20 ans ferme est l'un des meilleurs récits que j'ai pu lire pour expliquer le problème de l'incarcération. Il est clair que la société civile se désintéresse totalement de la question car elle a d'autres préoccupations. A travers l'histoire d'un détenu, on arrive à percevoir toute l'injustice d'un tel système qui brise totalement la personne. En effet, les prisonniers sont traités pire que des animaux et les exemples ne manqueront pas dans ce documentaire. Ils ne méritent pas un tel traitement malgré tout ce qu'ils ont pu faire. Et puis, on mélangera volontiers les tueurs et les voleurs car ce qui n'est absolument pas accepté c'est le révolté contre un système totalement injuste.
En l'espèce, nous avons un voleur qui a arraché des biens à des personnes qui en ont accumulé plus que de raison et qui ne cesse de s'enrichir car ils ont été élevé dans le culte de la possession. Plus ils en ont, plus il leur en faut. Un peu comme ceux qui partent en Belgique ou ailleurs pour ne pas payer l'impôt représentant la solidarité nationale. Bref, je n'ai absolument aucune compassion pour eux et j'en arrive même à comprendre les motivations d'un cambrioleur qui prend sans demander de permission. Attention, comprendre ne veut pas dire accepter. La misère sous toutes ses formes est à l'origine de tous les maux.
Il est vrai que de manière générale, la société repliée sur elle-même, est peu disposée à accorder plus de droits aux prisonniers en leur permettant simplement d'avoir une incarcération décente. J'en ai entendu qui pense qu'on transforme les prisons en Club Méditerranée ce qui est très loin d'être le cas. On rejette en bloc tous ceux qui sont en prison. Il n'y a aucune tolérance et même lorsqu'ils ont payé leurs dettes à la société.
Plus de douche, plus de parloir, plus de considération: c'est la revendication des prisonniers. N'est 'elle pas légitime ? Chaque être humain a droit à la dignité et à la propreté. C'est tellement évident. Face à ces revendications, la réponse est toujours la même: le refus aveugle. L'administration répond par la violence, la hargne, l'humiliation. Pour moi, cette déshumanisation est inacceptable. Il faut revoir le système de fond en comble. Espérons que cette bd apportera la conscience nécessaire. Mais au vu de ce que je vois, ce n'est pas gagné ! |
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En 2021, un groupe d'enfants mutants est largué en plein Detroit pour y assassiner le leader des séparatistes de la ville. (Couleur : Massimo Rocca) |
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L'avis de Erik
Note : (Vraiment pas aimé !)
Cela se passe à Détroit en 2021 avec une nouvelle guerre de sécession. C'est surtout pas crédible pour un sou. Les enfants mutants sont utilisés par des militaires peu scrupuleux comme arme de guerre. On n'arrive pas à entrer dans ce scénario assez décousu. C'est de la science-fiction mal réalisée dans une ambiance apocalyptique. A la fin du premier tome, on ignore encore les enjeux. Le reste sera sans moi malgré un dessin réaliste qui était accrocheur. Je suis bien un amateur d'une science fiction d'anticipation mais cette série n'a absolument pas répondu à mes attentes de lecteur. |
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Mon clavier étant "politiquement correct", je n'ai pu écrire le titre comme il le faut : sur la couverture de l'album, le 'e' de '27e' est remplacé par une croix nazi... |
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L'avis de Erik
Note : (Franchement bien)
L’histoire d’un orphelin berlinois recueilli dans une maison close sur fond de montée du nazisme dans l'Allemagne dévastée entre les deux guerres. Le scénario semble captivant d’autant que le sujet est original. Le ton s’aggrave à mesure que l’histoire avance. Il n’y a jamais de vulgarité et toujours de la retenue alors qu’on pouvait s’attendre à des scènes obscènes dans ce milieu de la prostitution. L’horreur ne viendra pas du sexe mais de la folie de certains hommes se sentant supérieurs…
Par contre, je n’ai pas trop aimé le trait du dessin rendant disgracieux les personnages. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce récit pour le message de tolérance qu’il délivre.
La dernière scène dramatique est quasi-insoutenable dans l’horreur. Le début de l’histoire ne laissait pas entrevoir une fin aussi dramatique et aussi désespérante. Cela m’a un peu perturbé en refermant cet ouvrage.
On se pose la question sur ce que représente le titre de cette bd non conventionnelle. Il faut comprendre que la 27ème lettre de l’alphabet est bien tristement la croix gammée…
Les auteurs ne nous avaient pas habitués à explorer un tel registre sur cette page triste de l’Histoire racontée avec élégance et émotion. Desberg excelle dans les thrillers économiques tandis que Will est le dessinateur de la série «Tif et Tondu».
C’était également le début de la collection Aire Libre qui s’est étoffé depuis de quelques chefs d’œuvre. C’est un album à posséder absolument.
Note Dessin : 3.5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 3.75/5 |
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8 cadavres retrouvés dans un entrepôt désaffecté ; un adolescent prostitué ; un homme au seuil de la mort ; un accident tragique. 3 actes et un épilogue (l'acte final) maîtrisés de sang froid. Une première BD copieuse, appliquée, noire et prenante ! |
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L'avis de Erik
Note : (Franchement bien)
Pour une première bd de l'auteur, c'est une réussite incontestable ! Il y a des auteurs qui manifestent leur talent d'emblée sans avoir à essayer de nous convaincre plusieurs fois avant. C'est ceux là que je préfère personnellement. Nous avons là un auteur à suivre !
On sent bien qu'il y a des influences mangas que Julien Parra revendique d'ailleurs (il est fan de Death Note). Ces trois histoires vont nous interpeller car elles sont noires et terrifiantes. Elles sont réservées à un public très averti car ultra-violente dans tous les sens du terme. Ce sont des histoires adultes comme je les aime : sans fioriture !
J'ai aimé ce concept de lien entre les trois dans un épilogue qui reliera l'ensemble des morceaux du puzzle. Pour autant, il y a une pièce que j'ai encore du mal à accrocher : celui du flic au seuil de la mort que nous retrouverons d'ailleurs à deux époques distinctes de sa vie. Quel était son véritable rôle dans l'accident ? Je me suis pourtant creusé les méninges pour comprendre. Si quelqu'un a la solution, je suis preneur ! J'ai échaffaudé une théorie mais je doute que cela soit la bonne. Du coup, cela m'énerve un peu de ne pas savoir ...
Le style graphique est épuré avec un découpage rythmé et totalement maîtrisé. On ne s'ennuie pas une minute. C'est efficace grâce à une lecture fluide. Oui, bravo pour ce travail dignement réalisé ! |
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3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion... Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive. Affaires, crimes, complot... À chacun de se faire sa propre idée. Bonne investigation. |
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L'avis de Erik
Note : (Bof, sans plus)
Les bd exercice de style me lassent assez rapidement à moins que la démonstration soit géniale. Pour ma part, je n'ai pas réussi à savoir ce qui se passait en 3 secondes dans ce flot d'images muettes un peu répétitives où l'on navigue de reflet en reflet, d'un miroir à une flaque d'eau.
Cette énigme restera muette pour moi sans que je puisse imbriquer correctement les personnages et les indices laissés. Pourtant, je ne me considère pas comme un fainéant. Je pense même que c'est à l'auteur de reconstituer le puzzle ou d'amener les explications plausibles au lecteur. Bref, je ne suis pas adepte de cette démarche à l'envers.
Cela ne me fait aucun effet de savoir que la lumière parcourt 900000km si le récit se contente d'être un vertigineux zoom graphique noyé dans la complexité. Jubilatoire pour les fans de l'auteur, sans grand intérêt pour les autres. |
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Un jeune homme meurt... et ressuscite. Il était un haschischin, un tueur surentraîné. Il est devenu un djinn. Un génie, enfermé dans une lampe... Pour l’éternité ? |
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L'avis de Erik
Note : (Franchement bien)
Voilà un conte tiré des mille et une nuits résolument moderne de par son concept. Le lecteur est franchement bluffé par l'histoire. Ce premier tome est une vraie réussite à tous les niveaux. C'était un pari un peu fou de vouloir mélanger tout l'univers du Moyen-Orient en se servant même de l'histoire des croisades et de la religion. Bref, c'est la qualité scénaristique doublée d'une belle mise en image.
Cette histoire utilise tous les poncifs du genre mais avec ce petit quelque chose en plus. Les liens entre les protagonistes sont plus complexes qu'il n'y paraît. Le graphisme est superbe avec ces couleurs étonnantes qui servent le dynamisme du récit. Que demander de plus ? Une suite qui ne déçoit pas tout simplement. |
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