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Les coups de coeur de Erik

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Nom série  Lady Doll  posté le 30/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite fille rejetée à cause de son visage déformé ne parle qu'à ses poupées : voilà pour le concept de cette bd qui ne vous laissera pas indifférent entre la haine, la solitude et la souffrance.

Il y a en effet beaucoup d'émotions lorsque l'on sait que la seule personne au monde à la comprendre, à savoir sa maman, est très malade et va partir la laissant seule aux prises avec un soi-disant père ne s'intéressant qu'à l'argent de la famille et une gouvernante incompétente. C'est malheureux de voir que le seul réconfort de cette pauvre petite fille est de parler à ses poupées. Gaja refuse tout contact avec autrui car les gens la rejettent ou se moquent d'elle. Et même quand deux camarades de classe se prennent de pitié pour elle en tentant une approche, elle les repousse violemment ce qui lui vaut d'être exclue définitivement de l'école.

Lady Doll est le genre d'histoire poignante qui me touche réellement. C'est vrai qu'il y a déjà eu pléthore de récits sur le thème de la différence. Cependant, celui-ci a quelque chose de vraiment spécial, de presque burtonnien (cela fait penser notamment au film Edward aux mains d'argent). Il faut dire que le dessin typiquement féminin apporte de la grâce et de l'élégance entre expressionnisme des visages et dynamisme du trait. Bonnes trouvailles également que de changer la colorisation pour les faits passés ou de nous présenter un texte d'entrée qui va nous donner le ton et l'envie d'en savoir plus. La couverture intrigante et insolite est également une réussite du genre. Le rose et le rouge sont les couleurs dominantes pour appuyer une ambiance très sombre et oppressante. J'étais presque hypnotisé par tous ces yeux surdimensionnés qui restituent les pensées les plus noires.

Quand on referme cette bd, on a presque une larme à l'oeil tant on ressent cette souffrance qui est devenue insupportable dans une réalité dominée par le mensonge et l'hypocrisie. Ceci est un conte dramatique dans une ambiance inquiétante. Cela ne sera pas à mettre dans toutes les mains sans doute à cause de la dureté des événements ainsi que de la perfidie et de l'abjection du père dont les mots sont plus terribles qu'une violence physique. Un album d'un romantisme fracassant indispensable dans une bdthèque !

Ajout à l’avis initial:

Après un premier tome qui m’avait fortement marqué, j’attendais une suite à la hauteur dans ce drame presque burtonien. Or, celle-ci n’est pas parvenue à me satisfaire entièrement au niveau de l’intrigue notamment. Cependant, il s’est quand même passé quelque chose au travers du message véhiculé par ses auteurs.

L’action se déroule une bonne dizaine d’années après sans la moindre transition explicative. Le propos se concentre sur les prétendants à Lady Doll qui se succèdent dans cette bâtisse où le père mécréant conserve sa place. Les relations entre les personnages sont plutôt bizarres ce qui rend le tout peu crédible. Notre héroïne est réellement traumatisée et a perdu tout contact avec le genre humain en se repliant sur elle-même et en se confiant totalement à ses poupées.

L’émotion est passée et il ne reste plus grand-chose malgré de très beaux dessins. Lady Doll est surtout une bd réservée aux femmes. On sent une sensibilité qui la rend presque charnelle malgré un côté sombre et gothique. En tout cas, cette ambiance particulière m’a bien surpris dans le bon sens du terme.

Le lecteur regrettera que le scénario ne soit pas à la hauteur de ce graphisme vraiment exceptionnel. Quoiqu’il en soit, la fin de ce diptyque est plutôt touchante. Le physique ne devrait jamais compter. Il faut voir l’être au-delà de la surface des choses. Malheureusement, peu de gens en sont capables.

Nom série  Mattéo  posté le 05/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est vrai qu'on se dit qu'il est bien bête ce fier Mattéo de partir à la grande guerre pour épater sa Juliette qui a le coeur qui balance pour un autre homme issu d'une famille bourgeoise. Pourtant, avec un père antimilitariste et anarchiste qui a dû fuir l'Espagne, cela aurait dû le conduire à y réfléchir à deux fois. Même son ami qui revient estropié du front ne le fera pas changer d'avis. Il va vite déchanter notre Mattéo au fin fond des tranchées qui enterrent ses dernières illusions !

On nous promet une épopée époustouflante sur fond de passion romantique. Ce premier tome réussit parfaitement à faire son effet car nous avons deux personnages qui d'un premier abord ne sont pas fait pour s'aimer mutuellement. En effet, le beau et vulnérable Mattéo vit seul avec sa mère après la mort de son père braconnier disparu en mer. Juliette est une ravissante jeune fille issue d'un milieu plus aisée qui est vêtue de belles robes jetant un érotisme troublant.

L'auteur Jean-Pierre Gibrat possède une auréole particulière dans le monde de la bande dessinée depuis ses deux chefs d'oeuvre que sont Le Sursis et Le Vol du Corbeau. Ce n'est pas un auteur très prolifique. Du coup, ses productions sont très attendues par les nombreux fans.

Graphiquement, c'est que du bonheur ! Une parfaite maîtrise des aquarelles ! Une colorisation qui sublime nos émotions. Il y a de la spontanéité dans son trait qui en fait oublier les petits défauts. Ce dessin est quasi-magnifique ! L'auteur parvient à conférer à ses personnages une véritable force tourmentée.

Je suivrai avec délectation les aventures guerrières de ce coeur perdu. La fin de ce premier tome nous promet une suite bien mouvementée. Et cette suite se produit dans un cadre qu'on n'attendait pas à savoir celui de la Révolution Rouge qui s'abat sur la Russie tsariste alors que l'Occident est toujours en proie à une horrible guerre de tranchée. On est totalement pris par l'ambiance de cette révolution jusque dans son idéologie et ses premières contradictions.

Mattéo est en effet devenu un déserteur anarchiste. Il va cotoyer à nouveau l'amour et la mort. On commence à se dire que ce sympathique personnage se fourre toujours dans des conflits qui lui sont étrangers par dépit amoureux. Entre romantisme et échanges idéologiques, cette série offre bien des surprises. Personnellement, ce qui m'a intéressé était de découvrir le conflit qu'il y avait entre les néo-communistes et les anarchistes pour la prise du pouvoir. C'était quelque chose que j'ignorais jusqu'ici car on a souvent évoqué ce qui opposait les blancs au rouges mais pas les noirs. Le travail de recherche historique apporte une dimension réaliste au récit avec également des personnages plutôt crédibles.

Le trait est toujours aussi exceptionnel dans son réalisme grâce à une colorisation qui colle à merveille. Ce second tome est une réussite qui confirme le talent de l'auteur comme un des plus grand maître de la bande dessinée. Une belle saga romantique sur fond de tragédie historique à découvrir de toute urgence !

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  Henri Désiré Landru  posté le 26/10/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Décidément : je ne suis pas déçu par cet auteur qui fait des prodiges ! Quand c'est bon, c'est réellement bien ! Chabouté ne déçoit pas ! Cela faisait trop longtemps que je n'avais pas connu cette joie de découvrir un véritable chef d'oeuvre.

Je m'attendais à une évocation de la vie de ce célèbre sérial killer surtout au vu du chapitre introductif qui commence par son procès devant le tribunal en 1921. Et puis, on va de surprise en surprise en remontant le temps à l'époque où la première guerre mondiale a débuté dans le chaos que l'on connaît. Il faut dire que nous avons là l'un des plus célèbres criminels du début du XX ème siècle.

L'idée est en soi très intéressante : il s'agit pour l'auteur de lancer une autre thèse totalement inattendue concernant Landru. Sans rien révéler, je peux dire que tout semble se tenir dans cette histoire machiavélique. Du coup, pour ceux qui ne connaissent pas la version officielle historique, il pourrait y avoir confusion. Cela me semble une démarche un peu à l'identique de celle adoptée par From Hell, un autre classique revisitant l'histoire de Jack l'éventreur.

Le dessin en noir et blanc sert merveilleusement bien ce polar sombre. C'est une magistrale claque : le meilleur du roman noir, assurément ! Et surtout un récit historique rondement bien mené !

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  La Confrérie du crabe  posté le 30/06/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le sujet de la maladie grave chez les jeunes enfants me touche particulièrement pour des raisons tout à fait personnelles. Les auteurs de MangeCoeur renouvellent l'exploit d'un album purement magnifique non seulement dans l'allégorie scénaristique mais également dans le trait graphique. Ils parviennent à créer un savoureux ton étrange et imprévisible.

C'est à la fois poétique, baroque et psychanalytique. Ce rapprochement entre le surnaturel et la cruelle réalité est stupéfiant car pas facile à mettre en oeuvre sans tomber dans des clichés. Aucune niaiserie ! C'est à la fois une épopée fantastique mais également une épopée intérieure contre un mal absolu qui vous glace le sang de terreur. On y croit réellement.

Et puis et surtout : enfin un dessin qui rend ses lettres de noblesse à l'art de la BD !!! Tout y est : une maîtrise dans les précisions du dessin (regardez les expressions des personnages), des couleurs qui sont parfaites pour donner les ambiances voulues. C'est également inventif dans le découpage des cases.

Bref, une merveille sur la forme et le fond ! La "Confrérie du Crabe" peut accéder au rang de chef d'oeuvre. Tout dépendra de la suite. Et cette continuité ne m’a justement pas déçu! Il y a comme un renouvellement de l’histoire à mi-chemin entre le fantastique et l’horreur tout en suivant un cheminement propre bien tracé par les auteurs. L’apparition d’un personnage nouveau y contribue forcément. L’intrigue va gagner en profondeur avec des dialogues bien ciselés. Il y a un niveau aussi bien dans le graphisme que dans le scénario qui impressionne et qui place cette série au-dessus du lot habituel.

Le dernier chapitre qui clos cette histoire lève enfin le voile sur toutes les questions qu'on se posait depuis le début. Il n'y aura point d'aventures ou d'actions mais une quantité énorme d'explications après un second tome qui nous avait balloté à la frontière de l'ésotérisme, du fantastique, voir de l'horreur. Sans doute le lecteur en avait 'il besoin à ce stade de l'histoire. La réussite tient au fait que l'auteur nous livre quelque chose de très convaincant alors que l'exercice n'était pas facile. A découvrir absolument !

Note Dessin : 4.5/5 - Note Scénario : 4/5 - Note Globale : 4.25/5

Nom série  Il était une fois en France  posté le 19/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est réellement une agréable découverte à laquelle je ne m'attendais pas avec un titre pareil. Certes, le scénario est classique et un peu digne des grandes sagas familiales à travers les épreuves historiques du temps. Néanmoins, en l'espèce, c'est rondement bien mené. On est très vite happé par le récit et on a envie de découvrir la suite avec impatience. L'Histoire et la bande dessinée font quelquefois fois très bon ménage ensemble!

On s'attache à l'histoire d'un immigrant russe de confession judaïque qui fait fortune en France dans l'acier, juste avant la seconde guerre mondiale. J'ai bien aimé le début car on découvre la genèse de l'histoire en Bessarabie en 1905 au moment des pogroms puis la fin un peu tragique du magnat en 1965 au moment de l'élection présidentielle. Il est vrai qu'on est facilement balloté d'une époque à l'autre avec de nombreux flash-backs. Cependant, je trouve qu'ils sont savamment orchestrés d'autant que cela va être de plus en plus limité par la suite.

Bref, la réalisation de cette bd est tout à fait convenable tout comme le dessin. Il faut dire que le dessin de Sylvain Vallée avec son style réaliste ne décrédibilise pas l'ensemble. Je suis véritablement conquis! Par contre, je pense que la filiation revendiquée avec Sergio Léone est pour le moins hasardeuse sauf à revendiquer un côté fresque. Que dire également des différentes couvertures qui se succèdent et qui respectent un cadre bien précis ! C'est réellement du très bon travail !

Le second tome traite de la période de la seconde guerre mondiale où il n’était pas bon d’être un juif dans un pays conquis. Aussi cet homme va tout faire pour sauver sa famille et son entreprise jusqu’à renier ses propres origines et se compromettre avec le mal. Fera t-'il acte de résistance ou bien de collaboration avec l'ennemi pour consolider son empire dans la sidérurgie? On tient là une grande série qui ne fait pas de complaisance.

Le troisième tome est un peu celui de la consécration. La série se poursuit toujours avec brio grâce aux talents des deux auteurs. On est au coeur de la Seconde Guerre Mondiale avec la période de l'Occupation où Joseph Joanovici navigue entre des affaires douteuses qui marchent bien et une collaboration de circonstance avec les nazis. Pour autant, il sent le vent tourner et investit peu à peu dans la Résistance. C'est difficile de jouer sur deux tableaux : c'est ce que semble démontrer cette série qui nous dépeint un homme pas complètement pourri.

Le quatrième tome est sans doute le plus fort car c'est le temps du passage à l'acte afin de sauver les meubles devant le débarquement alliés. Jamais notre homme ne sera autant au bord du gouffre avec son double jeu ! Cependant, il arrivera à s'en sortir non sans de terribles sacrifices. On découvre dans toute sa splendeur l'ambiguité de ce personnage qui a pactisé avec le diable. La sympathie qu'il inspirait va s'effacer peu à peu. Reste à découvrir ce qu'il l'attend au tournant.

Le cinquième tome fait un retour sur le petit juge de Melun qui avait un peu disparu de l'intrigue. Le personnage de Joseph devient de plus en plus détestable car sans moralité. J'en arrive même à espérer que le petit juge qui lutte contre un puissant réseau qui le protège pourra le coincer. Néanmoins, il faut se dire que c'est toute une époque troublée qu'il faudrait juger où des dignitaires ont d'abord collaboré avec l'ennemi avant de retourner leur veste.

Le dernier tome est l’heure pour notre anti-héros de payer l’addition remplie par une vie d’excès et d’argent facile. Les sombres prédictions se réalisent. On en vient à avoir de la compassion pour Joseph malgré tout ce qu’il a pu faire. Cette œuvre se termine de façon magistrale. J’ai franchement bien aimé.

Un dernier mot pour dire que la narration est d'une remarquable fluidité malgré la complexité de l'histoire de ce personnage. C'est ce qui me fait dire que Fabien Nury est certainement l'un des scénaristes les plus doués de sa génération. Je crois que cette bd fera un jour un très bon film de cinéma ! Tout y est pour notre plus grand plaisir !

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 04/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Thorgal est MA série préférée, celle par qui tout a commencé dans ma passion pour la bande dessinée. C'est donc avec un grand intérêt que j'ai acheté le jour même de sa parution ce spin-off qui va faire la lumière sur différents personnages de la saga Thorgal de la même manière que Jean Van Hamme a procédé sur la série XIII.

On commence tout d'abord par l'un des personnages les plus charismatiques de la bande dessinée, celle qu'on adore détester à savoir la fameuse Kriss de Valnor. Il faut dire qu'on l'avait quittée en une bien mauvaise posture dans la série mère. Elle sacrifiait sa vie pour sauver toute la famille de Thorgal. C'était beau et presque incroyable. Au fond, on devinait que se cachaient de biens lourdes épreuves durant sa jeunesse. Devant le tribunal des Walkyries, nous allons enfin avoir des révélations. Au passage, on remarquera un raccord tout à fait remarquable entre les deux séries.

Je trouve que ce début est plutôt une réussite car nous retrouvons l'esprit même des mondes de Thorgal. Certes, le scénariste Yves Sente n'évite pas certains clichés. Cependant, l'essentiel y est, c'est à dire un scénario efficace, une mise en page intelligente et un dessin respectueux de Rosinski qui intègre ses codes graphiques. Que demander de plus ? Une suite du même acabit !

La seconde partie de ce diptyque est plutôt intéressante car il fait directement le lien avec le tome 9 de la série mère Thorgal à savoir l'album des archers où ce personnage emblématique apparaît pour la première fois. Il y a là une habilité scénaristique qu'on ne pourra que souligner. Pour autant, la fin se devine assez aisément. Qu'importe car les fans seront tout de même ravi !

La troisième partie est celle que je n'attendais pas car je pensais au début que nous avions un diptyque. Celle-ci se révèle très vite de très haut niveau. Le scénario est prenant et fait directement le lien avec le bateau-sabre (tome 33 de Thorgal). On a l'impression que cette série parallèle avance de concert avec la série mère ce qui renforce la cohérence ainsi que l'univers crée. Le dessin est réellement fidèle à l'esprit de Rosinski. L'évolution de Kriss devient assez intéressante car c'est un personnage qui passe du côté du bien et on apprécie qu'elle soit une véritable héroïne. Il est vrai que les puristes pourront crier au scandale. Par ailleurs, j'ai apprécié les méandres du pouvoir ainsi que le jeu politique auxquels se livrent certains protagonistes. On dévore cette aventure avec plaisir. C'est l'un des meilleurs tomes !

Le 4ème tome sera celui des alliances où Kriss tente de s’imposer dans un monde d’homme et de guerre. J’ai bien aimé la surprise de taille qui nous attend. L’intrigue est toujours classique mais parfaitement bien maîtrisée. On en redemande toujours ! Ces intrigues de trône renvoient à la désormais très célèbre série.

On va néanmoins assister à une baisse de régime dans les épisodes 5 et 6 qui ne sont au fond que des aventures transitoires pour allonger la sauce. Pourtant, changement dans l’équipe des scénaristes avec le tome 6. Quant au dessin, rien à redire car il reste conforme à l’univers graphique de Rosinski.

Au final, une bonne utilisation de l’univers des Thorgal.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Enchaînés  posté le 14/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Magnifique scénario pour une intrigue haletante avec un dessin correct mais sans plus. Le postulat de départ est très intéressant : 4 personnages ordinaires choisis pour accomplir une mission sordide. Nous avons une jeune mère de famille, un employé de bureau quadragenaire, un adolescent perturbé et un retraité paisible. Ils vont être confrontés à une situation des plus étranges...

En effet, on propose à chacun de tuer l'un d'entre eux en échange d'une forte somme d'argent. Ils n'accepteront pas. Et pourtant, la morale disparaît très vite lorsqu'un million de dollars est en jeu. On trouve alors de bonne raison de franchir la ligne rouge. Des destins qui s'affrontent pour le plaisir d'un manipulateur!

J’ai tout de suite accroché à cette histoire qui développe la psychologie des personnages. Le rythme est implacable. On passe un excellent moment de lecture. L’un des meilleurs thrillers très assurément signé par l'un des meilleurs scénaristes du moment à savoir Callède! Ce dernier a d'ailleurs confirmé tout son talent dans d'autres séries qui ont également eu du succès.

Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 4.75/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  Haute sécurité  posté le 29/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Haute Sécurité, c'est le "Prison Break" de la Bd mais du côté des gardiens. Il n'y a rien à redire: j'ai adoré ce moment de lecture ! Haute sécurité est bien plus qu'une histoire de prisonniers.

Ce scénario mêle à la fois l'intrigue policière et quotidien au coeur du pénitencier de Templeton Bay dans l'Orégon. Pour l'instant, tous les scénarios élaborés par Callède ont retenu mon attention et entraîné systématiquement l'achat. Un sans faute!

Une des causes de ce succès tient dans le fait que Callède est très bien imprégné des moeurs de notre époque et de l'air du temps. Il élabore ses récits avec un réel talent. Il peut également nous balader et nous entraîner sur des fausses pistes ; bref, c'est un régal!

Les dialogues sonnent vrai et les personnages ont du caractère. L'univers carcéral est très bien retranscrit. On le vit avec le regard un peu naïf du nouveau gardien Alek. On découvre la triste réalité du système pénitentiaire qui brise des vies. On va également comprendre que la prison peut marquer des hommes même s'ils n'en sont que les geôliers car leurs vies respectives souffrent des répercussions engendrées.

Denses et angoissants, les deux premiers albums qui constituent une histoire, sont à la hauteur de nos espérances car ils nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Cerise sur le gâteau, le second cycle s'avère passionnant: point de baisse de régime! Certes, c'est du pur divertissement mais tellement bien réalisé !

Le troisième cycle est sans doute le plus intéressant car on va découvrir un Alek totalement vulnérable en proie à ses démons du passé et qui surtout se laisse aller dans sa vie amoureuse. Je crois que cette série est un véritable coup de coeur.

Dans le détail, voilà ce que cela donne :
Cycle 1: Les gardiens du temple
Cycle 2: Les nouveaux maîtres
Cycle 3: L'ombre d'Ezekiel

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  Pin-up  posté le 01/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai franchement aimé la lecture de cette série un peu originale qui met en scène une jeune femme dans le contexte de la seconde guerre mondiale, de la guerre froide et de la guerre du Viêt-Nam en trois cycles bien distinct qui retrace en filligramme l'histoire des Etats-Unis dans son american way of life. Un superbe dessin au service d'un scénario passionnant tout en restant dans un style rétro ...

Les dialogues des premières planches m'ont laissé craindre le pire mais ce ne fut qu'une mauvaise impression. Il y a des répliques mémorables teinté d'humour corrosif. Elle a un sacré caractère cette Dottie qui se mue progressivement en Poison Ivy aux courbes exquises et généreuses. Cette transformation se fera avec l'aide d'un dessinateur afin de remonter le moral des troupes qui combattent les japonais dans le Pacifique. On la retrouvera également aux prises des griffes du célèbre Howard Hugues avant de travailler pour Hugh Heffner, le patron de la revue Play-Boy.

L'idée même d'une série sur les pin-up était en soi très intéressante. La série reste très soft compte tenu du sujet abordé. Il aurait peut-être fallu cependant changer d'héroïne pour chaque époque pour rendre plus de crédibilité au scénario. Près de 30 ans se sont écoulés entre le premier et le troisième cycle sans que l'héroïne ne prenne une ride accentuant l'idée qu'on se projette dans un fantasme intemporel.

Au final, le plaisir de la lecture reste tout de même intact grâce à un grand savoir-faire des auteurs. J'ai attendu la parution d'une superbe intégrale des 9 volumes en Octobre 2010 avant d'acquérir cette série. Rarement une intégrale aura été aussi rentable. Je vous la conseille vivement ! Cette relecture m'a également fait prendre conscience que c'est vraiment de la très bonne bd. En effet, c'est devenu au fil du temps un classique intemporel multi-genres (histoire, humour, polar, espionnage...) avec l'une des plus intéressantes héroïnes qu'il m'ait été donné de voir et d'admirer. Une série de grande classe !

J'ai été un peu déçu de voir apparaître un 10ème tome qui chronologiquement ne respecte pas vraiment le cadre de l'histoire générale. J'ai d'ailleurs crû que l'intégrale marquait véritablement la fin de la série. Eh bien, je dois dire que je me suis bien fais avoir lorsque j'ai acheté ce dernier opus qui dépareille totalement ma collection. Outre cet aspect purement formel, je dois dire qu'on est très loin de l'esprit de la série. Dottie s'est transformée en détective privée et se fait engager sur le tournage du dernier Hitchcock. On n'y croit pas une seconde. C'est d'ailleurs le maître du suspense qui volera la vedette à notre ex pin-up préférée ! Le charme n'opère-t-il plus ?

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  Kraa  posté le 12/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis véritablement époustoufflé par ce que je viens de lire d'une qualité indéniable. C'est certainement par le biais d'une alchimie magique entre la richesse intérieure d'un auteur et les attentes inconscientes du public que le création devient succès. Nous ne y trompons pas : nous avons là un petit chef d'oeuvre avec un dessin à couper le souffle et un scénario de haute voltige à l'image de l'ombre de cette aigle royale qui protège à la fois son territoire et son petit frère humain.

Kraa, c'est un titre sobre et poétique, tout simplement sublime. Un pays imaginaire situé entre l'Alaska et la Sibérie, une vallée perdue où vivent les derniers représentants d'une civilisation ancestrale, l'arrivée de l'homme blanc poussé par la convoitise des richesses du sol : ceci semble être le cadre idéal pour une histoire incroyable dont le héros sera un petit indien fasciné par un aigle et capable de communiquer avec lui. D'ailleurs, il est étonnant de voir également que l'aigle est bien le narrateur de ce récit, une fois n'est pas coutume !

Sokal est véritablement au sommet de son art avec cet enchaînement de tableaux réalisés en couleurs directes mais modifiées informatiquement pour donner plus de puissance et d'éclat à ce western des temps modernes. On observera d'ailleurs le soin particulier qu'il apporte à l'aigle Kraa dont la présence irradie de chaque page comme un animal divin.

Le lecteur sera sans doute interpellé dans son for intérieur sur des thèmes comme la protection de la nature face à la course aux richesses au nom du progrès. Certes, il sera encore question de vengeance mais celle-ci semble légitime comme un dernier baroud d'honneur dans un combat perdu d'avance.

Kraa est sans conteste une de ces bds qu'il faut absolument lire et avoir dans sa collection. On suivra avec plaisir ce conte indien magique, parfois cruel mais jamais ennuyeux. Un futur indispensable !

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