Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 2026 avis et 391 séries (Note moyenne: 2.95)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Les coups de coeur de Mac Arthur

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Page Suivante Page suivante 
Nom série  Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre)  posté le 06/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un beau personnage !

Après m'avoir fait découvrir Mary Shelley sous un angle nouveau, les deux Da (Daniel Casanave et David Vandermeulen) se proposent ici de m'emmener sur les pas d'Adalbert Von Chamisso, dont je dois bien l'avouer, j'ignorais jusqu'à l'existence...

... ou plus exactement, que j'ignorais connaître. En effet, quel amateur de bande dessinée n'a pas lu au détour d'une phrase le titre péjoratif de rascal ? Et bien, figurez-vous que Rascal est le nom d'un des personnages de Chamisso !

Cet album m'a donc permis d'être un peu moins con, et rien que pour ça, je ne peux que remercier les auteurs.

A l'image de Shelley, le récit démarre sur des bases historiques solides mais bascule un moment dans la fantaisie littéraire, l'auteur dont on suit les pas fusionnant avec un de ses personnages. C'est déroutant, de prime abord mais aussi très astucieux pour mieux comprendre un auteur et son œuvre.

Le dessin, simple et expressif, de David Casanave et la narration légère et spontanée de David Vandermeulen sont deux véhicules des plus agréables à emprunter pour visiter cet univers. Le livre, copieux de près de 250 pages, se lit comme un rien. Le récit amuse, divertit, instruit et séduit.

Et me voilà sortant de cet album avec l'envie de découvrir "Peter Schlemihl", l'œuvre majeure de ce bien sympathique et atypique Chamisso. Sincèrement, quelqu'un qui écrivait il y a près de 200 ans "je saisit l'occasion pour élever ici une protestation solennelle contre l'appellation de "sauvages" appliquée aux insulaires de la mer du Sud..." mérite plus de reconnaissance. Merci donc aux auteurs de me l'avoir fait découvrir.

Franchement bien est peut-être exagéré car le récit comporte tout de même de quelques longueurs (dans sa première partie, principalement) mais c'est bien ! Le coup de cœur, lui est attribué au vu de certaines planches d'une vivifiante simplicité et pour la découverte de ce beau personnage.

Nom série  Le Bel Âge  posté le 20/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de relire mon avis après un puis deux tomes… Je vous le laisse ici dessous car ce que j’y écris me semble révélateur à plus d’un niveau. Cette série a grandi… Au fil des tomes, elle s’est affirmée et a fini par me conquérir complètement.

Si le dessin fait immédiatement penser à Bastien Vivès par sa spontanéité et son aspect jeté, presque brouillon, si le sujet quelque peu bateau de trois jeunes femmes devant sortir de l’adolescence pour entrer dans l’âge adulte fera fuir les allergiques aux romans graphiques, la justesse des mots, la qualité des silences, les nuances, les non-dits, l’émotion qui se dégage au fil des planches m’ont définitivement charmé.

Et si le thème a déjà souvent été exploré, la qualité première est ici de nous en offrir une vision actuelle, moderne et sensible. J’ai aimé voir ces trois jeunes femmes grandir, s’interroger dans leurs envies, mûrir, s’affirmer.

Et ce qui me semblait être autant de défauts au départ (couvertures hideuses, personnages multiples) se sont révélés n’être en aucune manière des obstacles à mon appréciation. J’en viens même à trouver la maquette des couvertures originale, c’est dire !

Non, franchement, je suis charmé, séduit, touché, ému. Le propos est simple et juste, bateau, sans doute… mais tellement bien tourné. Et puis cette idée de la randonnée dans le dernier tome, ce moment durant lequel ces filles peuvent se recentrer sur elles-mêmes… Je suis un grand partisan de la randonnée comme parenthèse vouée à la pensée et j’ai trouvé cet emploi tellement juste que ce passage est certainement pour beaucoup dans mon appréciation finale.

Je suis conquis et m'érige aujourd'hui en fervent défenseur de ce triptyque. Et si le premier tome ne vous convainc pas vraiment, je ne peux que vous inviter à continuer votre lecture car la série progresse constamment.

Un très beau roman graphique, simple et moderne.



Point très négatif : les couvertures ! Moins engageant que ça, je vois pas… Enfin, il y en a surement à qui ça plait, sinon ce projet aurait été refusé mais franchement, ces couleurs tranchées, ce découpage agressif et sans nuances, cette composition d’une froideur quasi clinique, ce n’est pas très heureux.

D’autant plus que le sujet, lui, relève du roman graphique doux amer pour adolescentes. Le contraste entre les couvertures et le sujet est donc énorme. Mais, bon, en général, le traitement graphique de l’œuvre m’a laissé quelque peu dubitatif. Non que ce soit mal dessiné… mais c’est un style… et ce style n’est pas le mien. L’auteur s’attarde principalement sur les regards ou les attitudes et se moque un peu du reste. Le trait est brut, les décors sont négligés…

Ceci dit, je me connais : si l’histoire m’intéresse, je suis capable de passer outre le dessin pourvu que celui-ci serve celle-là (je ne suis pas sûr que vous me suiviez, mais je me comprends).

L’histoire ? Le destin croisé de trois jeunes femmes. Rien ne les unit de prime abord et ce n’est qu’à la fin du premier tome que l’on comprend enfin quel type de relation elles sont amenées à entretenir.

La grosse difficulté que j’ai rencontrée dans ce premier tome est que, avec trois personnages principaux évoluant dans trois histoires initialement différentes, on a droit à trois fois des personnages secondaires… et quand on connait mon problème pour retenir les prénoms et le rôle de chaque personnage même dans une histoire assez simple, et bien ici, ce ne fut pas du gâteau. Mais j’ai rapidement senti le coup venir, donc je me suis focalisé sur ces fameux prénoms, n’ai pas hésité à faire des retours en arrière pour être sûr de ne pas me gourer… et m’en suis finalement sorti plus facilement que je ne le craignais.

Le deuxième tome a la bonne idée de limiter le nombre de personnages secondaire. L’histoire y gagne en clarté et permet au lecteur que je suis de mieux se centrer sur les relations entre les trois personnages centraux.

Chaque héroïne possède un profil propre mais le premier tome se résume finalement à une présentation de celles-ci. Et, à la fin dudit tome, on a un peu l’impression que l’histoire peut enfin commencer. Ceci dit, je ne me suis pas spécialement ennuyé durant ma lecture. La narration est fluide et ces tranches vie (avec trois cas d’espèce assez symboliques) sont quelque part assez intéressantes (mais elles toucheront sans doute plus un lectorat féminin que moi-même).

Le deuxième tome affine ces profils psychologiques et n’épargne pas ces jeunes filles. Les défauts sont autant mis en avant que les qualités, ce qui nous donne des profils crédibles. J’avoue être de plus en plus attaché aux personnages, même si l’envie de les baffer me démange parfois.

Après deux tomes, je suis donc suffisamment pris par le récit pour en conseiller l’achat. Je dirai même que si vous êtes fan du style « Vivès » et que les romans graphiques vous attirent, cette série pourrait bien se révéler être un maître-achat. Pour ma part, j’en reste à un 3/5 mais si je ne conseillais pas l’achat après le seul premier tome, ce deuxième tome m’a fait changer d’opinion.

Nom série  Hedge Fund  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enfin !

Enfin un thriller financier qui sort des sentiers battus ! Depuis quelques temps, j’avais en effet le sentiment que les auteurs avaient fait le tour de la question, qu’il n’y avait que le savoir-faire de leurs géniteurs pour permettre aux « Largo Winch » et autres « I.R.$. » de garder un semblant d’intérêt, et que les nouvelles séries qui émargeaient à cette catégorie ne pouvaient plus rien m’offrir de neuf.

Et voici que débarque, en catimini, ce Hedge Fund… Et là, je me prends une bombe dans la tronche (oui, rien que ça). La trame est classique et rappellera Wall Street (le film) à plus d’un lecteur, mais sans en être un copié/collé. Il y a du John Grisham dans cette intrigue (et de ma part, c'est un énorme compliment, croyez-moi !) Le thème des traiders est devenu on ne peut plus actuel et fascinera les amateurs du genre. Les personnages sont des plus intéressants avec un duo ‘jeune aux dents longues/mentor manipulateur pervers’ plus complexe que les apparences pourraient le laisser croire et des seconds couteaux qui viennent apporter de la profondeur au récit.

Mais surtout, et c’est là je pense la grande force de cet album, les transactions financières nous sont expliquées avec une déconcertante simplicité. Le travail de vulgarisation est superbe. Le premier tome nous décrit une entourloupe sur une spéculation à la baisse et… j’ai tout compris sans trouver la manœuvre simpliste. Les auteurs non seulement maîtrisent leur sujet (Philippe Sabbah, l’un des co-scénaristes, a passé dix ans dans les salles de marché) mais sont aussi capables de nous faire partager leurs connaissances (sans nous prendre pour des cons ni nous regarder de haut). Franchement, chapeau !

L’histoire en elle-même (prévue en trois tomes) permet de développer le profil d’un jeune aux dents longues, ambitieux, non dénué d’un certain sens moral mais mis sous pression et manipulé par son mentor et ses propres aspirations. Il est l’archétype du jeune ambitieux actuel, qui veut tout tout de suite. Son mentor est peut-être encore plus intéressant. Les auteurs nous font sentir toute la perversité du personnage, manipulateur au possible, mais se gardent bien de trop nous en dire… ce qui ne fait bien sûr qu’accroître notre curiosité.

L’univers est celui de la bourse, un monde où 'faire de l’argent avec rien’ est la seule règle. L’ambiance est bien rendue, avec cette pression omniprésente, cette fascination des acteurs pour l’argent (et les filles) facile, cette capacité de travail et ce besoin de décompresser des mêmes acteurs. On s’y croirait.

Le dessin manque peut-être un peu de froideur pour être en totale harmonie avec le sujet mais c’est vraiment pour chicaner. Dans son genre, il est bon, les personnages sont bien typés, le trait est réaliste, les filles sont bien roulées, les décors sont soignés. Disons, pour vous donner une idée, que je ne lui accorderais qu’un 7,5/10 face à un scénario qui atteint les 9/10 à l’aise.

Si la série est prévue en trois actes et si nous ne sommes qu’au début de l’ascension (et de la probable chute) de Franck Carvale, ce premier tome offre déjà une histoire complète. La fin de l’album ne survient pas au milieu de l’action. C’est quand même bien moins frustrant !

Avis aux amateurs du genre : passer à côté serait vraiment con, car là c’est du tout bon !!



Et le deuxième tome ne fait que confirmer la bonne impression laissée par le premier. En s'appuyant sur leurs deux personnages, les auteurs nous expliquent en effet (et en détails) la crise des subprimes. Alors qu'il s'agit d'une fiction, le récit est incroyablement réaliste. Et alors qu'il s'agit d'un domaine très technique, le récit est incroyablement limpide.

Ne vous attendez pas à de la fiction, avec gros flingues, courses poursuites ou autre. Cette série est un thriller financier crédible et sans grands effets, mais, pute borgne, que c'est bon !

Nom série  Les Guerres silencieuses  posté le 20/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Honnêtement, la couverture ne me faisait pas envie. L’occasion s’est toutefois présentée à moi de lire ce récit via une location.

Bien m’en a pris car ce récit s’est finalement révélé très agréable à lire.

Il s’articule autour de trois axes.

Le premier est l’évocation du service militaire du père de l’auteur. Un service effectué au Maroc dans un état d’esprit étrange. La guerre n’est pas loin et les troupes espagnoles occupent encore le pays manu militari mais les conscrits semblent n’être absolument pas au courant de la situation… du moins au début de leur service. A titre personnel, j’ignorais moi aussi tout de cette situation et l’album offre de ce fait une indéniable plus-value historique. A travers les témoignages de ses parents, l’auteur nous dresse un beau portrait de cette Espagne des années ’60. J’ai été immergé dans cette époque mais aussi et surtout, à l’image de l’auteur, j’ai découvert avec surprise (parfois bonne parfois mauvaise) la mentalité de l’époque.

Le deuxième axe s’articule autour de la relation père-fils. Une relation que j’ai senti évoluer au fil du récit. L’auteur apprend l’histoire de son père via un cahier réalisé par celui-ci et j’ai partagé ses étonnements. Au début, Jaime Martin semble prendre ce sujet de bd (le service militaire de son père, donc) en désespoir de cause, craignant de tomber sur une histoire sans intérêt. Mais, au fil des pages, j’ai senti son regard se changer, comme s’il découvrait un tout autre père que celui qu’il connaissait. En nait une forme de respect mais aussi une source de questionnements et un motif au dialogue. Et alors que son père semblait profondément le saouler en début de récit, Jaime Martin recherchera de plus en plus son contact au fil du récit.

Le troisième axe est celui du processus de création d’une œuvre. Jaime Martin nous permet vraiment de partager ses doutes, ses craintes, se questionnements au travers de planches dans lesquelles il se met lui-même en scène. Il nous explique ses choix narratifs au travers de dialogues avec sa compagne. C’est, là aussi, intéressant et instructif et je pense que ces passages devraient plaire à beaucoup d’auteurs amateurs de bandes dessinées.

Ces trois thématiques mises ensemble offrent un récit très humain, avec une narration qui rend les personnages proches du lecteur. Les passages d’un thème à un autre permettent de dynamiser la lecture tandis que le découpage en courts chapitres m’a systématiquement donné l’envie de continuer ma lecture.

Le dessin est simple mais convient bien au propos. L’auteur n’hésite pas à régulièrement exploiter des photographies qui humanisent encore un peu plus le récit, nous rappelant par ce procédé que les personnages évoqués sont bien réels.

En fait, je trouve qu’il ne manque qu’une conclusion un peu plus marquante pour que je puisse parler d’un grand album. Ici, j’ai bien apprécié ma lecture mais, au terme de celle-ci, je me suis dit : tout ça pour ça ? Car c’est finalement la vie quotidienne de personnages ordinaires que nous raconte l’auteur et si le contexte est intéressant, si l’évocation du service militaire est intéressante, il n’y a pas d’événement final marquant qui puisse vraiment graver ce récit dans ma mémoire.

Très certainement à lire et même à posséder, un album touchant, parfois amusant, parfois étonnant mais surtout profondément humain. Franchement pas mal bien !

Nom série  Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait...  posté le 12/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce n'est que moi...

C'est le titre du premier chapitre de ce formidable album et il résume parfaitement son personnage principal, cette gentille vieille maman, modeste et présente, humble héroïne oubliée. Une héroïne qui s'ignore tant son fils occupe ses pensées, tant il squatte son quotidien.

Cet album, c'est avant tout un souffle de vie, simple avec ses bons et ses mauvais côtés mais surtout beaucoup de respect et d'humanité. Pourtant, jamais on ne bascule dans le mélodrame fleur bleue. Le récit est magistralement maîtrisé et ces courtes tranches de vie, ces petits passages tout en retenue, tout en pudique simplicité sont d'une justesse émouvante.

Et puis quel positivisme ! Quelle leçon de vie !

Le risque de se planter était pourtant grand, lorsqu'on ose aborder des sujets aussi délicats que la sexualité chez la personne handicapée mentale ou le refus (légitime) d'un frère ou d'une sœur de s'occuper d'une personne handicapée après la disparition des parents. Zidrou ne contourne pas l'obstacle. Il le traite avec une justesse désarmante, rendant simplement humains ces sujets pourtant encore fort tabous.

Et le dessin de Roger ne fait que renforcer notre immersion dans ce quotidien. Michel, cagoule bien accrochée sur sa tête, pourrait paraître ridicule. Il ne l'est aucunement car ses proches l'acceptent ainsi. Catherine, petite vieille croquée par l'artiste dans un style très caricatural, n'est pas une caricature. C'est Catherine ! Un personnage que je ne suis pas prêt d'oublier. Les émotions passent mais tout est exposé avec retenue et respect.

Les regards que s'échangent ces personnages changent notre propre regard. C'est en cela que nous avons entre nos mains un très grand album.

Simple, juste, humaine, positive, touchante, une œuvre à ne pas manquer !

Nom série  Ma révérence  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent récit que celui-ci, sorte de polar à la française dans lequel la psychologie des personnages domine toute l'intrigue.

Excellente narration à la première personne qui permet de divulguer des informations au compte-goutte.

Excellent casting d'acteurs avec ce duo de laissés pour compte qui ne se cherchent pas de circonstances atténuantes. Tout au plus a-t-on le sentiment de se retrouver face à celui que nous aurions pu devenir si nous avions refusé de grandir (de nous formater ?) à un moment de notre vie.

Excellente progression dans l'intrigue, qui m'aura scotché dans ma lecture jusqu'à la dernière case.

Excellent final, simple et positif.

Excellente symbiose entre un dessin clair et expressif et ce scénario fin et subtil. Et excellent choix pour le format de l'objet (une grosse pagination dans un format réduit).

Excellentes notes d'humour qui surgissent parfois au moment où on les attend le moins.

Dois-je encore vous dire que j'ai trouvé "Ma révérence" excellent ?

Nom série  Amorostasia  posté le 07/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fin, intelligent, poétique, romantique...

Ce récit touche et nous incite à réfléchir sur le sens de l'amour et de la passion amoureuse. Entre conte fantastique et roman graphique, cette histoire... (... pffffffff, que dire ?) Cette histoire me touche telle la vision d'une gracieuse funambule (Pas sûr que ce soit clair pour vous... qu'importe ! Cela l'est pour moi).

A la fois divertissant et nous incitant à réfléchir, touchant par les personnages décrits, bien amené, bien pensé et joliment conclu.

Un très bel album !!!!

Nom série  Isabellae  posté le 15/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après trois tomes, la série termine donc un premier cycle… et j’ai un peu l’impression que l’histoire ne fait que commencer !

Isabellae, improbable enfant d’un samouraï et d’une sorcière celte, débite et charcute à tour de bras. Personnage torturé, hanté par la mort de ses parents, en quête d’une sœur sans cesse fuyante, aurait pu n’être qu’une héroïne parmi tant d’autres si les auteurs n’avaient veillé à l’entourer d’un petit monde très intéressant. Du fantôme du père à l’amoureux brigand en passant par le jeune moine défroqué, les compagnons de route de la rousse héroïne sont autant de points d’appui au récit. Ils apportent de l’humour, offrent un autre point de vue sur l’histoire ou favorisent la résurgence de souvenirs. En clair : ils enrichissent le récit.

La colorisation est aussi un des points importants de la série. Gabor soigne ses ambiances et choisit régulièrement un ton dominant par planche. Le résultat est plus que réussi. Le dessin happe et immerge quand bien même il n’est pas toujours très précis. Les personnages, extrêmement typés, dégagent un charisme incontestable. Aucune confusion n’est possible entre les différents personnages quand bien même ceux-ci auraient parfois tendance à se multiplier.

L’aventure est présente dans chaque album. Dès le premier, on en apprend beaucoup sur l’univers d’Isabellae tout en suivant déjà la belle dans des aventures étonnantes. Le récit alterne ainsi flash-back et aventure en temps réel dans un bel équilibre.

Malheureusement, le troisième tome offre un petit couac à mes yeux. En effet, il nous offre un retournement de situation que j’ai trouvé plus qu’improbable. C’est… trop facile et, par voie de conséquence, quelque peu décevant. Ce troisième tome a cependant le mérite de relier tous les fils de l’intrigue. Il constitue donc un épisode-pont qui permettra à Isabellae d’aller de l’avant pour de nouvelles aventures.

Une série que je continuerai à suivre avec plaisir, en espérant que les auteurs ne s’égarent pas trop dans leur scénario.

Nom série  Le Vent des Khazars  posté le 25/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un récit qui s’articule sur deux époques adapté d’un roman à succès dont j’ignorais jusqu’à l’existence (fou le nombre de best-sellers dont je n’ai jamais entendu parler !!), qui nous présente un peuple juif oublié de l’histoire et qui s’articule autour de deux histoires d’amour et de passion : voilà le programme.

Et bien, si dans un premier temps, c’est surtout sa dimension historique qui m’aura attiré, au final, j’ai trouvé les deux périodes évoquées des plus poignantes. Ce récit jongle avec de multiples éléments (historiques, géopolitiques, romanesques), rebondit constamment de l’un sur l’autre (on saute à intervalles réguliers d’une époque à l’autre), garde une bonne part de mystère, demeure cohérent et, surtout, m’est apparu très bien pensé.

J’ai vraiment eu le sentiment que rien n’était gratuit dans cette structure. Le rôle laissé à l’écrivain, qui peut sembler un peu trop improbable au début, s’explique parfaitement en cours de route. Les motivations de ces mystérieux Khazars me sont elles aussi apparues des plus légitimes et le final me semble totalement cohérent. J’adore quand ce genre d’histoire parvient à m’apparaître aussi plausible tout en m’offrant une belle dose de romantisme et de mélodrame !

Le dessin, quant à lui, est vraiment excellent. Les costumes d’époque sont retranscrits avec une grande finesse. Les décors sont soignés. Les personnages sont parfaitement typés et séduisants.

Rien à jeter ! Et si j’étais encore un peu réservé après la lecture du premier tome, ce second volet a fini de me convaincre : une de mes meilleures lectures de 2013, que je conseille vivement à tout amateur de récit classique et romanesque construit sur une base historique des plus intéressantes.

Nom série  Les Champs d'azur  posté le 14/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien, cela faisait longtemps que je ne m’étais plus goinfré (excusez l’expression) une série aussi rapidement !

Faut dire qu’elle en jette ! Tout d’abord, il y a l’évocation historique puisque Franck Giroud nous emmène à la découverte des premiers avionneurs. Tout le monde connait la rigueur du scénariste dès qu’il s’agit d’histoire et, une fois de plus, on en a pour son argent. Le cadre historique est des plus crédibles et l’histoire qu’il nous conte vient se greffer dans l’Histoire sans que j’y retrouve quoi que ce soit à redire.

Ensuite, il y a les personnages. Un duo vedette intéressant et de multiples seconds rôles qui, tous, permettent de bâtir cette grande saga. Théodore Fayard, le personnage principal, est un anti-héros parfait qui m’aura, par plus d’un aspect, fait penser à Louis Ferchot (alias « Louis la Guigne »).

Enfin, un puissant souffle épique traverse ces aventures. C’est très classique mais super bien foutu. Chaque tome nous raconte une histoire tout en construisant un récit complet. Rien n’est inutile et l’aventure est toujours au coin de la page. Le romantisme est également à l’honneur avec cette belle histoire d’amour impossible.

Non, franchement, je n’ai rien à redire. Même le dessin de Luc Brahy, parfois imprécis sur les personnages et assombri par une colorisation pas toujours très nuancée, m’a vraiment bien plu par sa précision technique, sa mise en page classique et diversifiée et son art du cadrage opportun.

Reste juste ce petit détail : la fin n’en est pas une !! Une suite est plus que probable, donc ne croyez pas en être quitte pour « seulement » quatre tomes.

N’empêche, je vous recommande vivement l’achat de cette série, surtout si, comme moi, vous êtes amateur de ce genre de récit classique reposant sur une solide trame historique.

Du solide, de l'aérien, du tragique, du romanesque... De la très bonne bd, en somme...

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque