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Les coups de coeur de Mac Arthur

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Nom série  Les Cosaques d’Hitler  posté le 12/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Cosaques d’Hitler est un récit historique romancé. Entendez par là que l’aspect « témoignage historique » est prédominant mais nous est présenté au travers de l’histoire d’amour unissant un soldat écossais et une jeune Cosaque.

Et, franchement, le côté historique en vaut la peine ! Un peu à la manière d’un « Svoboda ! », les auteurs s’intéressent à un peuple de l’Est baladé dans un conflit mondial. Ici, vous l’aurez compris, ce sont les Cosaques qui sont au centre de l’histoire, et c’est la seconde guerre mondiale qui est à l’honneur (si je puis m’exprimer ainsi). Alliés d’Hitler car c’était pour eux le seul moyen de se débarrasser de Staline, ils se retrouveront emprisonnés à la fin du conflit. Je ne vous en dirai pas plus mais sachez que leur destin va être dramatique et peu glorieux pour les alliés.

Historiquement, c’est donc bien foutu, et l’idée (guère originale, j’en conviens) de nous la présenter au travers d’une histoire d’amour est bonne puisqu’elle nous permet de mieux nous attacher au destin de ces personnages. Seul reproche : cette romance demeure fort classique et prévisible, elle laisse un arrière-goût de déjà-vu qui refroidit un peu mon enthousiasme. Pas de quoi me pousser à abandonner ma lecture (loin de là) mais l’intérêt que j’ai ressenti pour ce récit provient principalement de son aspect historique.

La psychologie des personnages est elle aussi très classique mais conforme à l’idée que je me faisais des mentalités en action. Le peuple cosaque nous est présenté comme un peuple insoumis, cultivé, fier et orgueilleux. Les soldats écossais apparaissent respectueux de la hiérarchie mais non dépourvu de sens moral. Le fait que ce soient des Ecossais qui gardent le camp de prisonniers est intéressant car ce peuple dispose, de par son histoire, d’une part, de cette grande tradition guerrière et, d’autre part, de ce goût de la liberté qui lui permet de comprendre ses opposants. A nouveau, je dirais qu’historiquement, c’est très crédible mais aussi très bien vu de réunir ces deux mentalités.

Le dessin, signé Olivier Neuray (Lloyd Singer (Makabi)), est… étonnant. Très dépouillé, précis et facile d’accès, il se rapproche d’une ligne claire par sa grande lisibilité. Par ailleurs, il n’a pas cette raideur si caractéristique de bien des lignes claires. Il me donne ainsi le sentiment d’être un peu vide alors qu’en y regardant à deux fois, il n’en est rien. Non ! En fait, il est très bon ! Mais étonnant…

J’apprécie ce genre de récit qui éclaire une zone obscure de l’histoire et, pour cette raison, je lirai la suite avec plaisir. La romance, elle, est trop classique pour me satisfaire à elle seule mais les deux réunis font de ces Cosaques d’Hitler une bonne bande dessinée. A emprunter sans hésiter, et à acheter si, à mon image, vous aimez les récits historiques.

Nom série  Coeur de pierre  posté le 08/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La couverture à elle seule est un poème et justifie pleinement l’achat de l’album. J’aurais cependant été déçu si je n’avais trouvé à l’intérieur de ce livre de quoi satisfaire ma soif d’histoires.

Heureusement, le contenu n’est pas loin de valoir le contenant. Le dessin reste admirable tandis que l’histoire ne se résume pas à un basique conte pour enfants. De plus, comme dans leur précédente collaboration (« Aristide broie du noir »), les auteurs ont recours à un récitatif en vers qui musicalise la lecture et laisse l’espace nécessaire au dessin pour s’exprimer.

Et c’est à la fois bercé par les mots et charmé par le dessin que j’ai suivi ce beau récit, moins convenu et plus fin que celui auquel je m’attendais (que du bonus, en somme).

Ce conte :
- exploite le triangle amoureux avec finesse ;
- est sombre et lumineux à la fois ;
- est adapté à un jeune public sans être naïf ;
- offre de très belles planches sur lesquelles il fait bon s’attarder ;
- nous berce de belles phrases, telle « … ce cœur vide trop lourd à porter » ;
- ne tombe ni dans la nunucherie ni dans le manichéisme ;
- ravira bien des tranches d’âge ;
- est source de réflexion quant à sa conclusion ;
- baigne dans un esprit « burtonien » grâce à sa poésie noire.

En résumé : cet album est une réussite.

Seul (petit) reproche : certaines phrases auraient mérité un peu plus de travail dans leur structure. Séverine Gauthier a parfois opté pour la clarté au détriment de la musicalité, alors que je pense que les deux pouvaient aller de pair.

Mais ne boudons pas notre plaisir, c’est franchement bien !

Nom série  Souvenirs de l'empire de l'atome  posté le 18/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si certains scénarios sont en béton, j’ai tendance à penser que celui que nous offre Thierry Smolderen pour l’Empire de l’Atome est en acier. Car, comme chacun le sait (du moins s’il habite dans une région sidérurgique), la fabrication de l’acier comprend deux phases : la phase à chaud et… (suspense)… la phase à froid (et là vous vous dites que ça y est le Mac Arthur a définitivement grillé son dernier neurone).

Lors de la phase à chaud, c’est le travail du haut fourneau qui prime, c’est la coulée continue. Ca fume, ça fait du bruit et l’on est emporté par un flot ininterrompu de matières bouillonnantes. Et c’est un peu ce sentiment que j’ai ressenti en première lecture. En effet, j’ai directement été happé par ce récit de science-fiction résolument influencé par les années 50 et 60. Il y est question de deux personnages en contact télépathique alors qu’ils appartiennent à deux mondes et à deux époques différentes. NON !! Partez pas tout de suite ! Le concept a l’air un peu bizarre, dit comme ça mais en fait c’est très bien amené, très bien construit, facile à comprendre. Les personnages sont attachants, l’histoire dispose de ce brin de naïveté indispensable pour ce type de récit faussement daté et le découpage en multiples chapitres donne immanquablement envie… d’en lire encore un avant de suspendre sa lecture. Résultat : alors que ce bouquin contient tout de même plus de 130 pages, on le dévore sans y faire gaffe. Voilà, c’est de la s-f un peu naïve mais rythmée et fort marquée par une époque révolue.

Et puis, tout, TOUT nous ramène constamment à l'esprit qui animait ces années dorées. La manipulation par l'hypnose, le cas psychiatrique que représente le héros, les noms des personnages, et l'imagerie en général.

Et ma réflexion se serait arrêtée là s’il n’y avait eu la phase à froid, dans laquelle intervient le laminage… et autant vous dire que j’ai été laminé. Car derrière cette apparente naïveté d’un récit de science-fiction se cachent de multiples dimensions. Tout d’abord, l’introduction nous offre une pertinente réflexion sur la place et le rôle de l’homme dans l’univers. Réflexion d’un homme mûr face à la vanité de sa vie, vie pourtant extraordinaire par plus d’un aspect… ou pas. Ensuite, il y a l’usage du décor tel qu’imaginé par l’auteur. En effet, les bâtiments de l’Expo 58 seront constamment mis à l’honneur dans ce récit.

Petit aparté pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle - Expo 58 = exposition universelle organisée à Bruxelles en 1958 qui marqua fortement la Belgique car elle eut lieu à l’époque de toutes les promesses. Nos voitures allaient voler dans le futur et nous disposerions à l’avenir d’une énergie renouvelable et économique grâce à l’atome, sous-entendu le nucléaire. La seule trace physique qu’il reste aujourd’hui de cette expo est l’Atomium, célèbre bâtiment conçu en forme d’atome de fer – Fin de l’aparté.

Cet univers s’accorde parfaitement avec le dessin d’Alexandre Clérisse. C’est une réelle alchimie qui nait ici (de celles qui transforment l’acier en or, serais-je presque tenté de dire). J’ai ressenti une profonde volonté commune d’explorer l’imagerie de la fin des années 50 jusqu’au milieu des années 60. Les couleurs sont vives, voire flashy, le trait est raide et racé.

Et c’est ainsi que s’impose le dernier point fort de la série. Dans une lecture « à froid », ce sont des dizaines de références qui surgissent au coin des planches. Par ici intervient André Franquin, par là est faite une allusion au « Prisonnier » (célèbre feuilleton diffusé dès 1968 ), le dessin nous rappelle celui des dessins animés de l’époque (« The Jetsons » se sont imposés à moi, mais ce sont tous les dessins animés des studios Hanna Barbera qui ont resurgi devant mes yeux). Les décors, eux, nous renvoient constamment au Bruxelles de ces années-là, avec des maisons encore remarquables de nos jours.

En résumé : c’est naïf, c’est frais, c’est inventif, c’est intelligent, c’est bien dessiné, c’est un bel hommage à l’esprit mais aussi à l’esthétique du Bruxelles des années 50, 60. Bref, c’est un grand album.

Nom série  Bello ciao  posté le 13/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup, j’avais entendu parler des tragiques incidents survenus durant le G8 de juillet 2001 en Italie, des incidents qui allaient coûter la vie à un manifestant décrit comme un activiste d’extrême-gauche ultra-violent.

Ce livre a un double objectif. Tout d’abord, et principalement donner la parole à la défense, c’est-à-dire aux parents de Carlo Giuliani pour décrire le garçon qui se cachait derrière le terroriste sans attaches décrit par les médias. Ensuite, revenir sur les évènements survenus durant les manifestations de Gênes et tâcher de comprendre comment pareil drame a pu arriver.

Je l’avoue, dès le début du récit je me suis méfié. Je me suis méfié car j’avais peur de tomber sur une œuvre trop militante. Les auteurs sont ouvertement des sympathisants des mouvements gauchistes et le risque de faire de Carlo Giuliani une victime des autorités par pures convictions politiques était réel. Or, je n’aurais pas été plus enclin à croire une version manipulée par la gauche que je ne l’étais à gober tout cru les explications des autorités. En définitive, je craignais de sortir de cet album avec le sentiment que tout le monde manipule tout le monde, que cette mort était malheureuse mais que, en définitive, c’était « leurs problèmes » puisqu’aucun ne voulait s’exprimer avec totale franchise.

Seulement voilà, ce livre est très bien conçu. Et alors que le sujet aurais pu se révéler ardu à mettre en images, les auteurs m’ont au contraire donné à lire une œuvre fluide et prenante. Bien sûr, le parti pris est manifeste, il n’empêche que les auteurs soulèvent des questions légitimes. De plus, grâce aux témoignages familiaux, ils parviennent à éclairer la personnalité de Carlo Giuliani sous un angle différent. De l’extrémiste violent, on passe à un jeune garçon parfois déraisonné ou impulsif mais surtout incapable de supporter ce qu’il considère comme une injustice.

La mise en image du père, de la mère et de la sœur de Carlo est construite sur une mode symbolique. Chacun nous livre son témoignage avec comme seul accessoire la cagoule, le ruban adhésif ou l’extincteur que portait le fils ou le frère au moment de sa mort. Cette originale manière de procéder permet de centrer totalement l’attention du lecteur sur les propos tenus tout en conservant une structure dessinée. De plus, la symbolique est forte puisque cet objet fait office de lien entre Carlo et ses parents, cassant ainsi l’image d’un homme en pleine rupture sociale. Par ailleurs, la majeure partie du livre est composée de cases qui illustrent Carlo dans ses actes, ce qui assure le dynamisme de l’ensemble. Cette double articulation narrative est la source d’un récit aisé à lire, non rébarbatif, bien structuré… et de plus bien illustré. Le trait de Manuel de Carli est, en effet, très précis pour ce genre de mise en images. Je ne m’attendais pas à une telle qualité pour un aspect de l’album qui aurait pu n’être considéré que comme secondaire, tant l’important ici se situait dans les propos tenus. Cela reste avant tout simple et efficace, mais le trait est fin et bien plus séduisant que celui de bien d’autres œuvres du genre.

A titre personnel, je regrette que Francesco Barilli passe rapidement en fin d’album sur l’un ou l’autre évènement qui aurait pu desservir Carlo Giuliani. J’ai alors ressenti une approche trop militante et donc manquant d’objectivité, ce qui, par effet de contamination, pourrait inciter plus d’un lecteur à ne plus croire en rien dans l’histoire telle qu’elle est décrite. C’était le danger, comme je le disais plus haut… et le scénariste ne l’évite pas complètement.

Et alors, en définitive, que penser de cet album ?

D’un strict point de vue conceptuel, cet album est très bien fait. Les auteurs parviennent à faire d’un sujet délicat et d’une enquête somme toute très statique un récit vivant et non rébarbatif.

Au niveau de l’émotion ressentie, il faut bien comprendre que cet album se centre sur les faits. Je n’ai jamais eu de pincement au cœur durant ma lecture mais ce n’est pas le but recherché par cet album, je pense. Ici, on est dans l’analyse, pas dans l’émotionnel.

Au niveau du contenu, je serai plus nuancé. Je pense sincèrement que si vous êtes sympathisant des mouvements altermondialistes et de leurs manifestants, vous allez adorer ce bouquins et vous vous exclamerez à la fin de celui-ci : « vous voyez ! Nous sommes victimes des autorités, victimes de complots !! ». Si, au contraire, vous êtes plus du côté des autorités, vous refermerez ce livre en vous exclamant « vous voyez ! Comment faire confiance à ces gauchistes alors qu’ils occultent dans leur enquête ce qui aurait pu déranger ? Comment croire à des propos tenus par des sympathisants ? » Enfin, si comme moi, vous ne vous sentez pas plus d’affinités avec un côté que l’autre, vous vous direz que ce livre soulève quand même de bonnes questions. Tout n’y est sans doute pas à prendre pour argent comptant mais il n’empêche que ce tragique événement aurait mérité une enquête plus approfondie et surtout menée avec la plus profonde neutralité.

Quoiqu’il en soit, cet album est plutôt bien réalisé et mérite votre attention. A lire au moins une fois. L’achat dépendra, lui, de vos convictions politiques. Un franc 7/10 traduit ici par un « pas mal » enthousiaste et un coup de cœur pour avoir réussi à rendre vivants cette enquête et ces témoignages.

Nom série  Hell School  posté le 09/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent, ce premier tome de Hell School !! Je n’ai qu’une seule envie : connaitre la suite.

Pourtant, à voir la couverture, je ne m’attendais à rien de particulier. Je craignais même de tomber sur une histoire déjà mille fois lue, avec des démons voire des vampires tellement à la mode actuellement. Mais je me fourrais bien profondément le doigt dans l’œil (ouille !) Je n’avais pas tenu compte du nom des auteurs… déjà responsables du très bon « Les Démons d'Alexia », et j’avais tort.

Nous nous retrouvons ici au cœur d’une école chic et select isolée du monde. Rien de vraiment particulier en apparence sinon que, comme dans bien des écoles, un bizutage attend les nouveaux arrivants. Et c’est là que tout s’enflamme car, vous vous en doutez, quelques fortes têtes vont s’opposer à cette tradition… et c’est très mal vu.

Le thème central est donc le rapport à l’autorité des adolescents. Et qu’ils s’y opposent ou qu’ils s’y plient, ces jeunes sont soumis à forte pression. Ajoutez un mystère omniprésent, de nombreux rôles importants (outre nos trois rebelles, un directeur complice, un président de bizutage bouffé par la pression, une élève étrange, un prof de math charmeur, et j’en passe), un récit en constante progression et vous obtenez ce très accrocheur premier tome.

J’ai aimé :

- l’originalité du scénario ;
- le crescendo avec lequel l’angoisse est amenée ;
- le fait que de multiples zones d’ombre viennent titiller la curiosité du lecteur ;
- un excellent dessin dans la plus pure tradition du franco-belge (dans la même lignée qu’un Gazzotti, par exemple) ;
- la complémentarité du trio vedette, dont chacun conserve une part de mystère ;
- la richesse de ce premier tome, qui ne se contente pas de nous introduire le concept ;
- le fait que la série nous soit annoncée d’emblée en trois tomes.

Voici donc une série que je rapprocherais tant au niveau de la qualité d’ensemble, du public visé que de l’ambiance étrange créée de « Seuls ». Et, cerise sur le gâteau, ce n’en est pas un clone !!! Franchement, ce serait dommage de passer à côté.


Après lecture du deuxième tome, ma bonne impression se confirme et j'attends déjà avec impatience le troisième et dernier volet de ce thriller en milieu estudiantin.

J'ai relu mon avis à la fin du premier tome et je ne vois rien à y changer. C'est du tout bon dans ce genre grand public ! De plus, en ciblant une partie de la thématique sur les baptêmes estudiantins, les auteurs ont on ne peut plus tapé dans le mille, puisque le sujet est au cœur de l'actualité (le recteur de l'ULG vient en effet de suspendre les activités de baptême suite à un accident ayant entrainé un oedème cérébral chez une étudiante de médecine vétérinaire).

Moderne et efficace. Prenant dans son intrigue. Truffé de personnages aux profils psychologiques intéressants. A ne pas rater ! Vraiment !

Nom série  Le Retour à la terre  posté le 18/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà une petite série résolument sympathique à lire !

Le ton employé est proche de la perfection, pour moi, tant il est baigné de tendre ironie. Larcenet et Ferri se moquent d’eux-mêmes, de leurs proches et de leurs voisins avec une telle tendresse qu’ils parviennent à me faire aimer le genre humain jusque dans ses travers.

La structure hybride (des gags en demies planches s’enchainent pour construire une histoire suivie) est parfaitement maitrisée et peut servir de référence dans ce domaine.

Le dessin est simple et expressif. Un soin tout particulier semble avoir été accordé aux expressions du visage, et c’est important.

Au fil des tomes, la galerie s’enrichit de seconds rôles savoureux.

Avec un concept aussi étriqué (la vie quotidienne d’un auteur de bandes dessinées qui décide de s’installer à la campagne), le risque de rapidement tourner en rond était grand. Pourtant les auteurs parviennent constamment à me surprendre. Bien sûr, certains gags sont faciles, d’autres n’atteignent pas leur cible, mais la majorité d’entre eux m’a touché, tantôt en me faisant rire, tantôt par la tendresse qui s’en dégage.

Enfin, mention spéciale et pensée émue à Francis Cabrel, victime innocente de la série…

Franchement bien !!

Nom série  Jim Henson's Tale of Sand  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un scénario œuvre de jeunesse du créateur du Muppet Show, voilà ce que propose cet album. Il n’en fallait pas plus pour susciter ma curiosité.

Mais si je suis curieux, l’objet en question l’est peut-être plus encore. Pensez donc : un récit long de 160 planches dans lequel les textes sont rares, la mise en page éclatée, les couleurs basiques, vives et rosées, et l’histoire totalement délirante. Ce récit se résume en fait à un long jeu du chat et de la souris dans lequel mille et une idées tantôt saugrenues, tantôt absurdes empêchent le chat d’attraper ladite souris… quand ce n’est pas le chat lui-même qui décide de prolonger le jeu. Dans cette histoire, on ne peut que prendre en amitié notre héros malgré lui qui se demande, tout autant que nous, ce qui va bien pouvoir encore surgir derrière le prochain rocher.

La première partie du récit est vraiment très plaisante à suivre. Malheureusement, l’histoire s’essouffle quelque peu dans la seconde partie. Pas de quoi me faire décrocher de ma lecture mais cet essoufflement coûte quand même la quatrième étoile à ce récit.

Le final, lui, est très bon et plein d’ironie. Je ne sais pas s’il y a une morale cachée derrière tout ça mais, à titre personnel, le voyage graphique m’a largement satisfait.

Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la maquette de l’album. Couverture avec relief, textes de présentation, postface. Il ne s’agit pas seulement d’un bon récit mais aussi d’un bel objet, simple élégant et soigné.

Une curiosité, sans nul doute. Un petit délire d’un grand génie, certainement. Un bon album ? Oui, un bon album. En tous les cas, une œuvre qui vaut la peine qu’on y jette plus qu'un œil... mais c'est quand même bien barré !!!

Nom série  Chambres Noires  posté le 29/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un savant mélange des genres !

La première chose qui marque dans ce récit, c’est son style graphique. Expressif en diable, résolument moderne dans le trait mais pourvu d’une colorisation qui le rend désuet, ce style dote la série d’un ton, d’une âme. Directement, je me suis dit que Tim Burton ne devait pas être bien loin (pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer, les enfants de la séries me faisaient penser aux délurés gamins de « l’étrange Noël de Mr Jack »). Ce style est expressif, très dynamique, beau et décalé : une franche réussite.

Puis vient l’histoire. Et là, on peut dire que son auteur, Olivier Bleys, ne s’est pas contenté du minimum syndical. Ce scénario fourmille de joyeuses trouvailles, entre les introductions en deux pages littéraires, les professions familiales farfelues, l’enquête policière et la surprenante apparition de la pierre philosophale. Quelle richesse, quel délice. On sent là derrière un réel travail d’écrivain capable de créer un univers, de développer des personnages, de doser ses effets… et de garder tout du long une ligne directrice.

Constamment, l’équilibre est trouvé entre l’humour et le drame. Le premier l’emporte mais les auteurs parviennent à nous faire ressentir que le deuxième se tient tapi dans l’ombre.

Une de mes meilleures lectures de cette année, ni plus ni moins.

Nom série  L'Etrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde  posté le 21/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Agréable petit moment de lecture que celui offert par ce diptyque.

L’histoire n’est plus à présenter et même si vous n’avez pas lu le roman, vous savez de quoi il retourne. A titre personnel, j’ai lu le roman… que je trouvais bon mais court. Une adaptation sous la forme d’un diptyque me semblait donc intéressante (les récits courts étant à mon avis plus faciles à adapter que les romans fleuves).

Ce sont deux auteurs espagnols qui s’y collent et le moins que je puisse dire, c’est qu’ils s’en sortent avec les honneurs.

Tout d’abord, il y a ce trait. Sombre, caricatural, expressif et hachuré. Ce style convient parfaitement à l’histoire. Les hachures nous rappellent les gravures de l’époque, la noirceur des planches reflète celle de l’âme de mr Hyde, le trait caricatural assure toute l’expressivité nécessaire aux personnages de ce récit. Parfois, les planches sont un peu trop sombres et il est alors difficile de discerner les détails du dessin, c’est là le seul reproche que je puisse formuler vis-à-vis du travail de Pere Mejan.

Le scénario est très fidèle au roman, quand bien même il n’en est pas une copie conforme (ce qu'il n'est pas loin d'être tout de même). Le travail d’adaptation est soigné et j’ai retrouvé le charme du récit de Stevenson.

Je me demanderai toujours si le suspense aurait fonctionné au cas où je n’aurais jamais entendu parler de cette histoire. Question sans réponse puisque, comme je le disais, tout le monde (ou presque) connait la trame générale de ce récit. Ici, bien sûr, il s’agit plutôt d’apprécier la progression dramatique et la reconstitution historique, et ce fut mon cas.

Pas mal du tout, et même très proche d’un franchement bien. Il ne s’agirait pas d’une « simple » adaptation, j’aurais d’ailleurs sans doute opté pour cette dernière cote. Avis aux amateurs du genre.

Nom série  Un peu de bois et d'acier  posté le 15/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la lecture du précédent album de Chabouté, j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus tant ce récit m’avait déçu. Et puis…

Et puis, j’ai vu ce projet et cette idée toute simple de conter le quotidien d’un banc public. Et je me suis dit que ce genre d’histoire, c’est ce que je préfère chez Chabouté !

Et puis j’ai lu les premières planches, j’ai aimé le soin accordé à la mise en page… Je ne voyais pas encore ce qu’un album entier pourrait donner mais je me suis mis à saliver…

Et, dès la parution, je n’ai pas résisté.

Et c’est tant mieux !

Avec ce récit, Chabouté renoue avec le muet. La mise en page est aérée, le découpage soigné. Et tandis que les pages défilent, ce sont de multiples instants de vie que nous, lecteurs, happons. Notre regard se fait voyeur. Ces vies nous touchent… alors que nous n’en voyons que d’éphémères fragments.

Dieu que c’est bien fait !

Chabouté excelle dans ce noir et blanc sans nuance, dans cet art de saisir un regard, dans cette maitrise de la pose. Et si, bien vite, on imagine ce qui attend certains des usagers de ce banc public, l’humanité qui se dégage du récit est telle que jamais je n’ai été déçu (malgré quelques clichés).

Un récit original, vite lu malgré sa taille mais que je relirai encore souvent. Un poil en dessous de « Tout seul » mais un album qui me réconcilie pleinement avec son auteur. Des comme ça, j’en redemande !!!

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