|
|
|
|
Les coups de coeur de Mac Arthur
|
|
|
|
Nom série
RG
posté le
12/12/2011
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien)
|
|
|
Une série que je guettais depuis longtemps, me jurant de l’acheter si l’occasion se présentait. Pensez : un récit policier réaliste qui nous entraine dans le quotidien des R.G. (comprenez Renseignements Généraux et non Tintin et Milou), c’est le genre de truc qui me plait, d’habitude.
Cependant, je me méfiais quand même un peu de l’objet car le scénariste, Pierre Dragon, s’il sait de quoi il cause, n’est pas un pro de la bd. Le risque de me retrouver devant une histoire intéressante mais mal racontée était donc réel !
Et pourtant… Et pourtant, j’ai été scié par la qualité, justement, de cette narration ! En peu de mots bien choisis, en courtes séquences bien représentatives, en quelques traits d’humour viril (primaire, diront certains), l’auteur nous fait rentrer dans son quotidien. Et, dans mon cas, impossible d’en sortir avant la dernière page.
Le propos est très bien soutenu par un dessin vif et pourtant travaillé, brut et pourtant élégant, simple et pourtant expressif. Le genre de dessin dont vous ne pouvez isoler une case en vous disant « que c’est beau » mais qui illustre à merveille le propos.
Les histoires en elles-mêmes n’ont rien d’explosif. Il s’agit bel et bien du quotidien d’une équipe des Renseignements Généraux, un quotidien principalement occupé par d’interminables planques, par de discrètes filatures, par des coups de bluff qui font monter l’adrénaline chez leurs auteurs sans que rien ne transpire. Et c’est là que la narration devient essentielle, car la tension devient palpable, les frustrations aussi… et l’on comprend parfaitement ces moments de relâchement faits de blagues à deux balles, courts moments rapidement interrompus par la réalité du quotidien.
Enfin, il y a ces personnages, souvent attachants par leur humanité, réalistes voire résignés quant à leur importance et l’efficacité de leurs actions.
Excellent, pour les amateurs du genre. Vraiment, vraiment, très très bien. Je regrette même qu’il n’existe que deux tomes tant j’aurais aimé continuer à suivre ces personnages ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Les Ignorants
posté le
18/10/2011
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Culte !)
|
|
|
Après l’excellent Lulu Femme Nue, une œuvre de fiction profondément humaine, Etienne Davodeau revient au reportage bd pour nous livrer le récit d’une initiation croisée.
Initiation croisée… Echange de savoir et de passion… Un sujet sur mesure pour cet artiste devenu un maître dans l’art de relater les rapports humains simples et francs (voir son « Quelques jours avec un menteur » pour exemple) et dans celui de vulgariser des données techniques (lisez donc « Rural ! » pour vous en convaincre).
Et, à nouveau, Etienne Davodeau fait mouche. Son récit est instructif, amusant et incroyablement humain. Les rencontres y occupent un espace majeur, et chacune d’elles nourrit les acteurs plus sûrement que n’importe quel restaurant 4 étoiles.
Etienne et son ami viticulteur sont deux passionnés, cela se voit et se sent, mais ils gardent une capacité d’autodérision et de recul qui les rendent simples, accessibles et, aussi, extrêmement didactiques. Les deux se révèlent en effet être d’excellents professeurs.
Et s’il est amusant pour un lecteur dans mon genre d’observer les réactions d’un novice face à un Moebius, un Gibrat ou un Trondheim, le récit devient très instructif dès que le thème de la viticulture (et du vin) est abordé. Davodeau a eu une idée simple mais géniale qui fait basculer le lecteur de maître en apprenti tout au long du récit. Un coup, je m’amuse en apprenant, un coup j’apprends en m’amusant. C’est pareil mais différent.
Autre qualité : l’écriture ! Elle coule, simple, fluide, vivante, naturelle, souvent drôle. Pour parvenir à ce niveau, il faut à l’auteur une impressionnante maîtrise. Et si cette écriture est si performante, c’est parce que l’auteur parvient à ne pas la rendre omniprésente. Ici, les silences expriment autant que les dialogues. Le découpage est bien équilibré. La fin des chapitres survient avant l’idée même d’un quelconque sentiment de lassitude et ne provoque qu’une seule envie : celle de découvrir le chapitre suivant !
Ce récit riche de plus de 250 pages vous glisse dans les neurones comme un rien. Les données techniques sont digérées avec plaisir (notamment les débats sur la biodynamique et le sulfatage) tant elles sont présentées avec humour, humilité et simplicité.
… Ahhh, ce que les gens passionnés peuvent être passionnants !
A la fin de cette lecture, je ne peux que remercier Etienne Davodeau de m’avoir permis d’entrer, l’espace d’une lecture, dans le monde de ces ignorants, de ces passionnés.
PS : après lecture, je n’ai pu m’empêcher de déboucher une bouteille de muscat alsacien produite selon les principes de la biodynamie par une viticultrice indépendante (Sylvie Spielmann, de Bergheim). Et bien, il m’en est apparu encore meilleur ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Neuf Mois
posté le
05/10/2011
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal)
|
|
|
L’angoisse de devenir père.
En prenant ce passage délicat comme point de départ, l’auteur nous mène dans un récit fantastique assez étonnant. Je me demande si j’ai bien tout compris mais la plupart des allusions sont tout de même assez aisées à saisir. Au niveau scénaristique, cela donne donc une œuvre originale mais accessible pourvu qu’on se donne la peine de chercher à comprendre. Ami lecteur, je te préviens, il y aura de ta part une démarche à faire.
Au niveau du dessin, le trait de Vadot est relativement raide, avec un petit côté figé que je n’apprécie pas trop. Cependant, ce style convient bien au scénario et permet une lecture facile.
Au final, c’est le genre d’œuvre dans laquelle on parvient à entrer… ou non. A titre personnel, je ne sais pas si j’étais spécialement bien luné mais j’ai apprécié l’album. On navigue entre fantastique et roman graphique, entre angoisse et clins d’œil humoristiques.
Très personnel… et étonnant. A essayer, selon moi, mais passez par une location avant l’achat car l’œuvre a de quoi déconcerter. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Bien sûr, cet album ne peut être apprécié que par les habitués de ce site marron.
Bien sûr, scénaristes et dessinateurs font preuve d’un savoir-faire des plus amateurs (quoique, Pierig a tout de même un sacré talent de caricaturiste et Enclume a la plume légère et alerte (et ses nombreuses conquêtes féminines l’en remercient)).
Mais, bon sang de bonsoir !!!!! Quel beau cadeau cette bande de passionnés a offert à Alix !
A lire si la vie de cette étrange communauté qu’est bdtheque.com vous intéresse. Et n’hésitez pas à demander quelques renseignements concernant les private jokes et autre clins d’œil qui vous auraient échappé.
Enfin, chapeau bas à Superjé. Relever pareil challenge et le mener à son terme avec une pareille coupe de cheveux à son âge ne peut qu’être applaudi par tout un chacun.
Comme beaucoup, je regrette que Iannick n’a pas pu mener son histoire à son terme, et j’espère sincèrement avoir de ses nouvelles rapidement.
PS : ceci est mon 1350ème avis, ce qui est l’exacte moitié du total des avis postés par Spooky diminué du total des avis postés par Superjé au moment où eux-mêmes avisaient cet album. C’est fou, ça ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Surprenante, très surprenante série que ce Lloyd Singer, alias Makabi !!!
Dans le premier cycle, Luc Brunschwig nous présente une sorte de super justicier. Lloyd Singer, en effet, sous ses dehors des plus quelconques, cache un double des plus redoutables. Mais sa personnalité serait bien pauvre s’il ne s’agissait que de cela. Car notre gaillard, outre le fait d’être juif américain, grand frère responsable d’une famille de névrosés (une de ses sœurs est anorexique mais les deux autres membres de la fratrie ne valent guère mieux), sait parler et surtout écouter les femmes.
Ça n’a l’air de rien, comme ça, mais ce genre de profil permet de faire se rencontrer deux types de bande dessinée : d’une part, la bande dessinée d’action classique, du type Largo Winch, avec un héros solide, des méchants immondes, des courses poursuites et bien entendu, de l’action, beaucoup d’action, mais d’autre part, la bande dessinée psychologique qui s’inquiète de la personnalité de ses acteurs, en nuance les profils est très présente également. On s’inquiète de la manière de penser de tous les personnages, on remarque leur fragilité, leurs failles, on partage leur passé pour comprendre leur réalité présente. Oui, les « vilains » peuvent être d’immondes crapules, ils peuvent aussi ne pas répondre à cet archétype. Oui Makabi peut sembler sûr de lui… il peut ne pas l’être pour autant. C’est d’ailleurs de ce genre de profil paradoxal que se nourrit un deuxième cycle encore supérieur au premier.
Je craignais pourtant une chute d’intérêt dès que le héros allait tomber le masque. Il n’en est rien puisque l’histoire rebondit sur les difficultés pour celui-ci de faire coexister ses deux personnalités. Lloyd Singer en devient encore plus touchant et plus fragile.
Ajoutons à cela que les intrigues sont bien menées et très différentes d’un cycle à l’autre. Si, dans le premier, la trame de fond est très classique et sans réelle surprise, dans le deuxième, cette intrigue ne cesse de changer de centre d’intérêt. En trois tomes, ce centre d’intérêt se déplace de la victime d’un tueur en série à Lloyd Singer pour aboutir enfin à la personnalité du tueur en série lui-même. Ce deuxième cycle est donc beaucoup plus psychologique et l’action n’y est plus aussi présente que dans le premier. Mais quelle richesse dans ce développement psychologique, justement !
Le dessin d’Olivier Neuray est d’une agréable qualité. Dérivé de la ligne claire, il est très lisible, type bien les personnages et fait montre d’efficacité dans les scènes d’action. Les expressions du visage sont également bien reproduites, ce qui est important dans le cas présent. Seul reproche : un certain vide dans les décors, un sentiment encore accentué par le passage à un plus grand format. Le changement d’éditeur a également entrainé une modification de la colorisation, me semble t’il et je préférais le style plus nuancé de chez « Dupuis » mais je me suis vite fait au style « Grand Angle » et la qualité du scénario a totalement occulté les petites faiblesses du graphisme.
J’attends maintenant avec impatience la suite de ces aventures. Makabi est devenu un de mes personnages de papier préférés, à l’instar d’un Joshua Logan (« Le Pouvoir des innocents ») grâce à ses failles, sa conscience morale et ses conflits de personnalité. J’avoue avoir vraiment hâte de recevoir de ses nouvelles !
A ne pas manquer, selon moi ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Mojo
posté le
27/06/2011
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien)
|
|
|
Une légende, LA légende : celle du blues. De sa naissance dans les années 20 à sa reconnaissance planétaire dans les années 80.
Une image d’Epinal : celle du gratteux noir américain issu du Delta et parti à l’aventure en quête d’une gloire aléatoire.
Un récit prenant : Mojo.
Magnifique, vraiment.
D’une part, il y a ce personnage principal, ce Slim Whitemoon, tellement crédible qu’il m’est difficile d’admettre qu’il n’a pas existé ! Son histoire s’incruste dans l’Histoire tel un rubis dans une couronne : c’est du travail d’orfèvre. Et par ce biais, grâce à cette porte d’accès, ce sont milles et unes histoires légendaires et souvent véridiques du blues qui défilent tout au long de ce récit.
Et ne vous attendez pas à un récit à l’eau de rose. Ce Slim a bien des côtés détestables mais il est, par ailleurs, tellement attachant que je n’ai pu que l’aimer. Entre les galères, les rencontres marquantes et une reconnaissance éphémère, son parcours, tellement semblable à celui des bluesmen de cette époque, interpelle, touche, amuse, séduit… On songe à John Lee Hooker, à Muddy Waters, mais aussi et surtout à tous ces inconnus qui écumèrent les bars ou la rue en rêvant d’un jour pouvoir enregistrer un 45T. Et tout cela sans tomber dans le mélo, car notre heureux bluesman reste d’une désinvolture face au succès et aux échecs telle que rien ne semble dramatique. C’est parfois triste, c’aurait pu, à l’occasion, être franchement traumatisant, mais toujours, la passion du blues reprend le dessus. Et ce récit se transforme alors en une leçon de vie. Les auteurs semblent nous crier : il a vécu… avec des galères mais avec passion… IL A VECU !
Car cela ne fait aucun doute : les auteurs aiment le blues et sa légende. Cela se sent et se ressent. Ce récit vibre telle une corde de guitare.
Et que dire du trait de Georges Van Linthout, sinon qu’il est parfait pour ce genre de récit ! Un noir et blanc très lisible et tout en émotion. Son style clair a vraiment gagné en profondeur depuis qu’il est passé à la technique du lavis. Il a une âme mais n’a rien perdu de son expressivité.
Une âme… c’est le mot juste… celle du blues, de la passion qui va au-delà de la reconnaissance et des douleurs…
Quel album !!!! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1er acte :
Et bien, en voilà une chouette surprise !
La couverture ne paie pas de mine, même si j’aime cette présentation à l’ancienne (ben oui, on ne se refait pas). Et puis, avec un titre pareil, on se doute de ce sur quoi on va tomber.
Et, effectivement, pas de surprise à ce niveau, on a bien droit à une enquête policière dans un univers de far-west. La recette n’est pas des plus originales avec cet adjoint « qui vient de la ville » et qui débarque à Plouc-town (enfin, Old Creek Town, dans le cas présent), petit village dont les personnes influentes sont immédiatement identifiables. D’un autre côté, c’est le genre d’univers que j’apprécie et pour peu que les personnages soient sympathiques, que l’enquête soit originale et joliment menée avec fausses pistes à la clé, qu’il y ait de l’humour, que la galerie des personnages soit intelligemment diversifiée, je me laisse alors facilement convaincre.
Je suis convaincu.
Ce qui est évident au début, et parait même trop facile, devient en cours d’enquête matière à suspicion. L’humour est continuellement présent sans que l’on puisse parler de gags. La galerie des personnages est très variée (et très classique, les auteurs allant jusqu’à intégrer dans l’histoire un jeune gamin futé qui vient au secours du héros). Et puis, surtout, ce scénario ne cesse de rebondir.
Je me méfiais quelque peu du dessin … et puis, non, ce trait moderne, nerveux mais pas trop, usant de la hachure tout en gardant un style clair a même plutôt tendance à me plaire.
Un bon premier album, prometteur. Reste à espérer que les auteurs continueront à faire montre d’autant de dynamisme et d’originalité pour que la suite s’avère toujours aussi intéressante.
2ème acte :
Décidément, j’aime bien cette série ! Après un premier tome qui m’avait plu par son ton et séduit par son art d’accommoder l’adage selon lequel « il ne faut pas se fier aux apparences », ce deuxième opus est parvenu, à nouveau, à me plaire et à me surprendre.
Le ton est toujours aussi bonhomme. Les personnages sont sympathiques et même les méchants ne sont pas foncièrement mauvais. Si vous cherchez une série cynique ou caustique, passez votre chemin. Andrew Barrymore a un petit côté Jérome K Jérome Bloche qui me plait. L’humour a beau être gentil et conventionnel, il est néanmoins présent et, dans ce deuxième tome, une petite fleur m’aura bien fait rire ! L’album est riche. On est loin de la planche à trois cases sans textes mais il n’y a pas surabondance de textes non plus. C’est le parfait équilibre pour moi. Les auteurs sèment quelques indices qui nous permettent de jouer à l’apprenti détective et qui leur permettent… de nous envoyer sur de fausses pistes.
Surtout, et j’espère que cette qualité perdurera, il y a dans ces deux enquêtes une manière de jouer sur les évidences qui rafraichit le genre policier. J’en suis à un point tel qu’avec cette série je n’ose me fier aux apparences de peur d’avoir raison… ou pas.
3ème acte :
Ce troisième tome, contrairement aux précédents n’offre une enquête qu’en guise de prétexte. En effet, les auteurs profitent surtout de ces planches pour nous révéler une partie du passé d’Andrew. L’ensemble est toujours agréable à lire avec de petites touches d’humour à gauche et à droite et un héros touchant dans sa fragilité (décidemment, la comparaison avec Jerôme K Jérôme Bloche ne cesse de se confirmer). C’eut été un tome transitionnel parfait… si la série avait continué. Malheureusement, faute de succès, ce troisième tome est le dernier.
N’empêche ! Je pense encore souvent relire ces trois tomes tant je me suis attaché aux multiples personnages présents, tant j’ai apprécié l’absence de manichéisme (aucun acteur n’est tout blanc ou tout noir), tant le trait de Roderic Valambois a su me séduire. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Pyongyang
posté le
18/04/2011
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Culte !)
|
|
|
Bienvenue en Absurdie.
Le récit de Guy Delisle est édifiant et amusant à la fois. Et c’est là tout le génie de l’auteur lorsqu’il réalise ce genre de carnet de voyage. En effet, l’artiste a l’art de nous décrire en peu de mots toute l’absurdité d’une situation sans se montrer hautain ou professoral. Il observe, compare et s’amuse, tout en gardant une certaine tendresse pour les personnages rencontrés.
Le simple fait d’emporter « 1984 » comme livre de chevet en Corée du Nord donne un bon aperçu de l’humour du gaillard.
Au niveau du dessin, ce n’est pas beau mais efficace ! Le trait est minimaliste mais suffisamment expressif pour saisir l’état d’esprit des personnages. Ce n’est cependant pas là que réside la force du récit… Quoique, avec un style trop fouillé, le rythme de lecture aurait sans douté été différent et, par conséquent, moins adapté à la narration enjouée de l’auteur.
La narration, tiens, parlons en de la narration ! C’est de la super-glue, cette narration. Une fois la lecture entamée, pas moyen de lâcher l’objet. Drôle, vivante, elle ne surcharge pas les cases. On se dit « bon, allez, je lis encore deux, trois pages, puis j’arrête »… et on continue jusqu’au terme car il se passe toujours quelque chose d’amusant et/ou d’étonnant.
Drôle et vivant, ce récit est aussi très instructif et je sors de cette lecture en ayant le sentiment d’un peu mieux connaître la Corée du Nord.
Edifiant et amusant, tout en restant humain, un très grand récit ! A lire et à posséder ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Grosse surprise que cet album jeunesse !
Tout d’abord l’écriture en rimes et en vers est magnifique ! Drôle, poétique et teintée de noirceur, à elle seule elle tient déjà le lecteur en haleine. A un point tel que ce genre d’écriture risque d’occulter la partie dessinée de l’album.
Heureusement, il n’en est rien, car là aussi on a droit à du haut vol ! Le trait rond de Jérémie Almanza, sa colorisation à la fois sombre et pastel, nuancée mais contrastée, la poésie étrange et noire qui se dégage de son trait, tout collabore à capter mon attention de ce point de vue également !
Seul bémol : La transition entre les deux supports. Soit je me concentre sur ma lecture, soit je m’attarde sur le dessin mais impossible de faire les deux en même temps tant l’un comme l’autre sont riches. Mais, bon, à partir du moment où l’on se dit que cet album est destiné à un jeune lectorat, et bien les parents n’ont qu’à se mettre à disposition de leurs enfants : ils liront le texte à haute voix tandis que leur progéniture pourra s’attarder à loisir sur le dessin (non mais, des fois !)
L’histoire en elle-même a ses propres qualités. Classique dans son thème, elle se développe avec originalité et offre une conclusion plaisante et décalée.
Excellent, donc ! Très riche, peut-être trop même. Mais je préfère ce genre de surabondance à un album jeunesse vide de contenu. A lire en famille, mais surtout à lire ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Mon arbre
posté le
28/03/2011
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal)
|
|
|
Un beau récit qui a su me toucher grâce à un sujet proche de moi : un arbre.
Un arbre mais surtout le rôle de protecteur et de confident que celui-ci peut jouer dans la vie d’une enfant, voire même d’une adulte qui aurait gardé son âme d’enfant.
J’ai aimé cette approche juste, simple et poétique de ce lien quasi magique.
Le dessin de Labourot, quant à lui, est peut-être un peu trop immédiat mais il ne faut pas oublier que ce récit s’adresse avant tout à de jeunes lecteurs. Un style trop fouillé les aurait peut-être refroidis. Je trouve toutefois le niveau atteint inférieur à celui auquel il parvient dans « garance ». Son encrage, notamment, n’a pas encore atteint sa pleine finesse. N’empêche, cela demeure agréablement expressif et facile d’accès tout en étant travaillé.
La colorisation, qui privilégie les teintes douces, est de celles que j’apprécie particulièrement.
Au final, le gros reproche à formuler est la faible pagination de l’album. C’est trop court pour pouvoir à la fois aérer le récit et développer les situations. Les auteurs ont dû choisir et ont opté pour la simplicité quitte à procéder à quelques ellipses. C’est frustrant pour le lecteur adulte que je suis mais cela rend le récit très accessible pour les jeunes lecteurs et donc adapté pour le public ciblé.
Un bel album, recommandé pour tous les enfants amateurs de récits poétiques et non bêtifiants. |
|
|
|
|
|
|
|
|