Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 2120 avis et 442 séries (Note moyenne: 2.95)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Les coups de coeur de Mac Arthur

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Page Suivante Page suivante 
Nom série  Les Larmes du Seigneur Afghan  posté le 21/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce récit s’est révélé pour moi une œuvre majeure de la bande dessinée d’investigation. Il relate de la manière la plus fidèle possible le voyage d’une journaliste belge et de son cameraman au cœur même de l’Afghanistan, dans le village d’un chef de guerre qui a combattu les Talibans.

Je crois sa lecture salutaire et je serais d’avis de l’imposer dans nos écoles pour permettre aux jeunes de comprendre toute la complexité de la situation dans les rapports Orient/Occident. En quelques pages, les auteurs nous font comprendre pourquoi nous sommes en train de perdre cette guerre face à la radicalisation… et principalement de la faute de nos propres dirigeants.

« Nous créons nos propres monstres » a été ma pensée première en refermant ce livre, et c’est vrai que ce que nous raconte Pascale Bourgaux est consternant, entre cette employée de l’Otan incapable de s’adapter aux us d’un pays musulman et ce directeur d’école afghan, maudissant les Américains et incapable d’en reconnaitre le drapeau sur la liste des donateurs qui ont financé son école. Il y a un tel gouffre d’incompréhension, un tel décalage entre les envies de tous de vivre simplement en paix et la manière dont les efforts de beaucoup sont détournés au profit de quelques-uns. Et cette difficulté si humaine de reconnaitre ses torts ! C’est rageant, c’est consternant, c’est déprimant, c’est révoltant… c’est tellement vrai !

Inutile d’en dire plus. Pour moi, c’est vraiment un récit à lire. Et même si le style graphique n’est pas à mon goût (trop proche de la peinture), et bien d’une part, je m’en fiche face à la force du propos et, d’autre part, il offre quand même un magnifique tableau sur une grande illustration d’un Afghan dansant, une mitraillette posée à ses pieds.

Nom série  Les Crocodiles  posté le 04/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La lecture de cet album m’a choqué. Et c’est heureux, car c’est bien là un de ses objectifs : faire prendre conscience aux gens de l’ampleur du phénomène. De quel phénomène parle-t-on ? Du harcèlement au quotidien dont sont victimes les femmes. Un phénomène (ou est-ce la prise de conscience dudit phénomène) qui semble s’accentuer depuis quelques années.

L’auteur a eu envie de réaliser cet album après avoir visionné le reportage accablant de Sofie Peeters, « Femme de la rue » un film choc que j’ai vu également et qui, je pense, devrait être vu par tous. L’intention est louable, le livre est nécessaire (et j’invite vraiment tout le monde à le lire) mais certains partis-pris m’ont dérangé.

Le premier parti-pris est celui de représenter les hommes, tous les hommes, sous les traits de crocodiles. L’auteur se justifie en disant qu’il prend le point de vue féminin et que, pour une femme, tous les hommes sont des prédateurs sexuels en puissance. Je peux comprendre mais en procédant de la sorte, l’auteur se protège également. Le reportage de Sofie Peeters montrait que ces comportements étaient hélas souvent l’apanage de certaines cultures, la conséquence de certains modes éducatifs et la confrontation de deux visions des rapports homme-femme. Elle s’est fait traiter de raciste pour avoir osé montrer cette évidence (un raccourci qui m'énerve tant elle démontre par l'image et appuie par ses propos que le problème est avant tout culturel et éducatif et non lié à une race ou une couleur de peau). Ici, les allusions aux origines culturelles des agresseurs sont rares et leur identification est impossible puisque tous abordent les mêmes traits. C’est, je trouve, un peu facile et, d’une certaine manière, irrespectueux vis-à-vis des hommes et du mode d’éducation occidental et laïc.

Ensuite, cet album se centre uniquement sur les cas où la femme est la victime et l’homme le coupable. Jamais d’homme agressé, donc, ce que je trouve déjà réducteur. Mais aussi, il cherche à ôter à la femme tout sentiment de culpabilité de quelque manière que ce soit (par son comportement ou sa tenue, l’auteur insiste sur le fait qu’une femme a le droit de s’habiller ou de se comporter comme elle le désire). A nouveau, l’intention est louable et il serait vraiment stupide d’accabler une personne alors qu’elle vient d’être victime de harcèlement. Ceci dit, ma propre expérience m’incite à nuancer ce type de manichéisme (**voir en fin d’avis pour mes propres expériences en la matière, car ce type de livre-témoignage donne envie de partager à son tour).

Enfin, tous les types de harcèlement sont présentés comme identiques. Et, à nouveau, je pense qu’il n’est pas juste de considérer le malade mental (l’exhibitionniste qui se masturbe dans la rue) et le macho primaire (qui va caresser le cul d’une inconnue parce qu’il estime en avoir le droit) comme deux cas identiques. Il y a des cas où la castration chimique est la seule solution, et d’autres où le problème vient avant tout de l’éducation reçue. A nouveau, cet amalgame me dérange quelque peu.

Ceci dit, les histoires racontées ici (témoignages sincères d’anonymes) sont édifiantes et doivent donner à réfléchir. Il y a dans nos rues de vrais connards qui doivent être baffés plus souvent qu’à leur tour. Et enchainer ces scènes dresse un portrait peu glorieux de notre société et des hommes (ou du moins de son évolution (de sa dévolution ?)).

En fin d’album, des conseils sont donnés, tant pour la victime que pour les témoins ou même les coupables. Ces informations sont utiles et nécessaires, à nouveau. Mais, à nouveau, l’auteur ne cherche pas à remonter à l’origine du mal. Permettre aux femmes de se défendre, c’est très bien. Eduquer les gens (tous sexes confondus) pour que ce type de comportement disparaisse, c’est mieux ! Et pas utopique !!

Ce livre est donc à mes yeux une très bonne base de travail. Il choque, pousse à réfléchir et donne envie de partager ses expériences et son point de vue. Je pense cependant qu’il n’est qu’une porte d’entrée, une manière d’introduire un débat car, à force de ne se positionner que d’un côté et de simplifier les choses (les hommes, tous des porcs !), son intention et son intérêt risquent de ne pas être saisis de tous les lecteurs.

Le dessin est maladroit et approximatif mais, face à l'importance du sujet, je m'en fous royalement puisqu'il est suffisant pour illustrer le propos.

** Mes propres expériences en la matière :

Pourquoi parler de soi alors que l’on donne son avis sur un livre ? Tout simplement parce que nos propres expériences influencent notre manière de penser. Et face à ce sujet, la perception du lecteur dépendra beaucoup de son vécu. Un homme et une femme ne liront pas « Les Crocodiles » de la même manière… mais deux hommes auront eux aussi deux lectures différentes. C’est la raison pour laquelle il me semble logique de partager certaines expériences avec vous pour que vous puissiez peut-être mieux comprendre mon sentiment à cette lecture.

- A l’âge de 14 ans, j’ai été « victime » d’un détraqué sexuel. L’histoire n’a rien d’original ni même de dramatique, rassurez-vous. Durant des vacances à la mer, et alors que je m’étais isolé pour lire un bouquin, un gusse est venu s’installer en face de moi. Je l’ai ignoré mais il cherchait clairement à attirer mon attention. Et quand j’ai relevé les yeux, j’ai pu constater qu’il se masturbait toutes voiles dehors. Je me suis levé, l’ai regardé en prenant le plus possible l’air du type qui pense : « Mon pauvre vieux, qu’est-ce que tu es minable avec ta molle limace… » et je suis parti. Fin de l’histoire. Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que, depuis lors, j’ai la conviction que personne n’est à l’abri de ce type de harcèlement (œuvre d’un malade mental et non d’un quidam dans la rue), que l’on soit une frêle jeune fille ou un grand dadais baraqué. Il me semble donc important de distinguer les deux cas.
- J’ai, durant toutes mes études primaires et secondaires, dû longer un internat pour jeunes filles. Et, à plus d’une reprise, je me suis fait interpeller par un troupeau de jeunes filles au comportement ressenti par moi comme agressif (je ne compte pas les « Hé, grand con, tu t’appelles comment, t’as pas une clope, mais arrêtes-toi… Fous le camp, t’es trop moche… »). J’ai, depuis lors, la conviction que ce qui rend les gens arrogants, agressifs n’est pas tant une question de sexe mais bien un sentiment de toute puissance. Une meute de femmes face à un homme seul se comportera souvent de manière aussi stupide et irrespectueuse qu’un homme face à une femme isolée. Restent les problèmes liés à l’éducation et à la perception que l'on a de l’égalité homme-femme dans notre société. Mais c’est un autre débat.
- Durant mes études supérieures, j’ai été témoin d’une tentative d’enlèvement. Un étudiant arrogant et friqué (le genre qui pense avoir tous les droits, pur belge et catho pour éviter tout amalgame, des cons il y en a partout) avait essayé de forcer une des filles de notre groupe, qu’il connaissait, à grimper dans sa voiture. Nous avons bloqué son véhicule illico, arraché la fille de ses bras et l’avons raccompagnée jusqu’à notre internat. Une heure après, le type se présente à l’internat pour « parler » à la fille en question. Je fais partie du comité d’accueil et il me semble totalement exclu qu’ils se rencontrent. Finalement, la fille descend et le gars s’excuse. Nous lui demandons fermement de dégager… mais (et je n’en reviens toujours pas à l’heure actuelle) la fille décide de l’accompagner. Nous essayons de l’en dissuader mais rien n’y fera. Depuis lors, je ne crois pas en l’innocence absolue des victimes. Je ne dis pas que c’est toujours le cas ou même la majorité des cas, peut-être est-ce même une exception, mais être témoin de ce type de comportement donne à réfléchir. Avons-nous bien fait d’intervenir ? La fille ne provoquait-elle pas volontairement le garçon ? Dans un cas de figure identique, est-ce que je réagirais à nouveau en cherchant à les séparer ? Honnêtement, je n’en sais rien… Le jour où le « Non » d’une femme signifiera vraiment non, les hommes auront bien plus de facilité à les comprendre…

Ces trois anecdotes n’ont bien sûr pas leur place dans cet album. Ce n’est pas son propos. Mais elles influencent ma manière de percevoir l’album, en nuancent certaines positions et permettront peut-être d’englober la réflexion dans un contexte plus global.

C’est le grand intérêt de ce livre : permettre d’aborder un débat d’idée. Mais sa stigmatisation peut être dangereuse. Je conseillerais cependant et chaudement cette lecture dans un cadre scolaire. Partager ses expériences, réfléchir à la société de demain, aux rapports homme-femme, ces sujets essentiels à mes yeux peuvent s’aborder grâce à ce livre. Et c’est son grand mérite.

Un coup de cœur, donc mais il faut prendre ce livre pour ce qu'il est, avec ses limites... et chercher à voir plus loin.

Nom série  Alisik  posté le 12/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alisik est une série de type gothic girly due au talent de deux auteurs allemands et…

Mais…

Où ils sont partis ?

Non, sérieusement ! Revenez !!! Je sais que dit comme ça, ça peut faire peur. Pourtant, après avoir lu les trois premiers tomes, et en tenant compte de l’excellent Gung Ho, lui aussi dû aux talents conjugués de deux auteurs allemands, j’en suis arrivé à me demander si l’avenir de la bande dessinée ne se trouvait pas outre-Rhin. Ces deux séries se distinguent en effet par une approche graphique que je trouve révolutionnaire tant la palette graphique y est parfaitement maîtrisée au service de l'histoire et non pour "en mettre plein la vue" (tout en en mettant quand même plein la vue). Pourtant, de prime abord, Alisik n’avait rien pour me plaire. Comme je le dit, c’est gothique, girly et plutôt destiné aux adolescentes. Mais cette série est truffée de qualités qui en font un de mes coups de cœur actuels.

Tout d’abord vient le dessin. Les couvertures vous donnent le ton. On est proche de l’art-book et je pense que plus d’un lecteur passera devant elles sans se douter qu’il s’agit d’une bande dessinée. Pourtant, quand on l’ouvre, on tombe sur une présentation traditionnelle… ou presque, parce qu’il y a quand même cette peluche de lapin qui surgit par ci par là on ne sait d’où sinon de l’envie du dessinateur d’en rajouter une couche. Et il a bien raison, car lorsque ce lapin n’apparait plus, il me manque (à l’image de la coccinelle chère à Gotlib).

Mais, bon, ce détail mis à part, la mise en page est traditionnelle… sauf qu’il y a ce découpage en chapitres qui s’ouvrent sur des articles de loi s’adressant aux post-mortems. Et puis des phrases venues d’ailleurs aussi, des poèmes, des sonnets, quelques lignes du journal intime de l’héroïne…

Ceci mis à part, DONC, on est dans une bande dessinée classique, sauf que le dessin, très informatisé, use d’effets de flou très bien maîtrisés et judicieusement employés, d’effets de relief tout aussi bien maîtrisé mais parfois moins heureux. L’artiste n’hésite pas à nous balancer de grandes illustrations (enfin, grandes comme le format du livre… qui est petit) très girly qui rythment vraiment la lecture.

Toutes ces qualités donnent aux albums un aspect assez unique, structuré et bordélique, sympathique et gothique, avec une grande richesse dans les détails tout en étant immédiat.

Vient ensuite le scénario. Là, de prime abord, on se dit qu’on va avoir du classique. Une adolescente qui vient de mourir est accueillie par une poignée de sympathiques fantômes dont le cimetière, on l’apprend rapidement, risque d’être rasé pour donner naissance à un centre commercial. Sauf que, grâce au découpage réalisé, l’intrigue ne cesse de s’enrichir.

On en apprend donc plus :
- Sur le pourquoi de ces post-mortem et de leur présence dans ce cimetière ;
- Sur le passé des différents personnages et les causes de leur mort ;
- Sur Alisik, bien sûr, sur son état et ses nouvelles capacités.

Ce serait déjà pas mal mais, par ailleurs, vient se greffer là-dessus :
- Une histoire d’amour entre Alisik et un jeune aveugle capable d’entendre les morts ;
- Une intrigue sur la cause de l’infirmité du jeune homme (due à un accident de voiture) ;
- Une intrigue autour de l’entrepreneur désireux de construire son centre commercial.

Et au milieu coule une rivière… celle de la mémoire d’Alisik, effacée par sa mort et qui lui revient petit à petit (il faudra attendre le troisième tome pour qu'elle la retrouve).

C’est riche, ça part dans beaucoup de directions et il est finalement difficile de déterminer quel est l’élément central du récit car même Alisik devient à l’occasion le simple témoin de chapitres mettant en scène l’un ou l’autre personnage, par ailleurs secondaire. C’est original, c’est différent. Pourtant, cela demeure facile à lire et ne donne pas du tout l'impression d'être expérimental tant tous les aspect sont maîtrisés.

C’est Alisik et c’est vachement bien !!! (Et je n'en reviens pas d'être toujours le seul à avoir posté mon avis sur cette excellente série).

Nom série  Une après-midi d'été  posté le 11/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est beau mais c'est triste...

En fait de one-shot, cet album est la suite directe de Trois éclats blancs. Et si avoir lu Trois éclats blancs n'est pas indispensable, c'est quand même un plus pour apprécier ce récit !

Coup de bol pour moi, c'est mon cas.

J'ai donc retrouvé avec plaisir trois des personnages principaux dans une histoire qui, cette fois, n'a rien de maritime, voire même de côtier (la couverture est trompeuse de ce point de vue). Ce récit est un récit de guerre, qui nous montre toutes les conséquences humaines que peuvent engendrer ces périodes sombres. Trois personnages, trois victimes... trois destinées liées et poignantes.

Le découpage est une fois de plus bien pensé et la progression du scénario est magistrale. D'abord léger, voire même innocent dans son introduction, le récit sombre (c'est le mot) dans l'horreur au fil des planches, par un cheminement aussi inéluctable que logique.

Que dire du dessin ? Bruno Le Floc'h n'était pas l'auteur qui brillait le plus par ses arrière-plans (régulièrement absents de ses cases) mais son trait nerveux et vif a une telle expressivité et sa lisibilité est telle que j'ai vraiment été immergé dans l'album. Bon ! C'est un fait, c'aurait certainement été moins le cas avec un scénario plus faible...

Mais ici, c'est beau... mais c'est triste...

Nom série  Un petit goût de noisette  posté le 17/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai beaucoup apprécié l’utilisation de la couleur. Les premières histoires (qui se révèlent être des chapitres, en définitive) se centrent à chaque fois sur un personnage et n’utilisent à chaque fois qu’une couleur. Mais lorsque, plus loin dans le récit, les personnages se retrouvent au sein d’un même chapitre, les couleurs elles aussi se conjuguent. C’est non seulement beau mais également original.

De plus, le premier chapitre offre un très poétique récit, tout en pudeur et en finesse. Bien sûr Vanyda continue à exploiter la veine déjà explorée dans ses précédents albums, à savoir l’amour au quotidien, mais elle gagne indubitablement en maturité.

Malheureusement, tous les personnages ne se révéleront pas aussi intéressants et j’ai trouvé certains chapitres inutiles. Ils ne sont pas rébarbatifs pour autant mais je me suis parfois demandé pourquoi l’auteure les avait inclus dans son script.

Autre petit problème : avec autant de personnages, il m’a été parfois difficile de m’y retrouver. Heureusement, l’usage des couleurs et une narration claire facilitent le travail mais il n’empêche que, parfois, je ne voyais plus trop de qui on parlait.

Côté dessin, ce qui continue à me marquer chez cette artiste, c’est son art de saisir les poses des jeunes adolescentes. C’est saisissant de naturel et de spontanéité et tout en simplicité et en souplesse.

Dans l’ensemble, c’est quand même plus que « pas mal ». De là à accorder un « franchement bien », il y a une marche que j’ai du mal à franchir. Bon, allez, pas mal du tout et coup de cœur pour l’emploi fin et intelligent de la couleur.

Nom série  Miss Octobre  posté le 19/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série nous propose une très classique enquête à l’américaine. Stephan Desberg use de ficelles bien connues telles qu’une pin-up en guise d’héroïne, un tueur en série qui aime les sévices sexuels en guise de menace, une opposition entre un vieux flic sur le retour et un jeune flic ambitieux et prêt à tout comme moteur, sans oublier l’ex-prostituée devenue ‘privée’.

Rien de très original, donc, mais du très efficace ! La seule véritable originalité vient du fait que l’héroïne est devenue sourde suite à une agression. Le fait qu’elle se livre elle-même à des cambriolages annonce plutôt un probable second cycle puisque cet aspect n’est quasiment pas employé dans ce triptyque. Ceci dit, ces trois tomes se lisent avec plaisir, le suspense est bien dosé et la fin met réellement un terme à l’enquête. On est bien sûr à la limite du crédible mais ni plus ni moins que dans n’importe quel feuilleton US du genre.

Le dessin de Queirex est on ne peut plus approprié pour illustrer cette histoire. J’ai vraiment eu la sensation qu’il prenait son pied à croquer ces pin-up US des années 50 et son encrage fait très américain (avec des visages souvent plongés pour moitié dans l’ombre, notamment).

Les auteurs ont donc eu l’air de bien s’amuser et cela se ressent. La série ne gagnera certainement pas le prix de l’originalité mais, côté efficacité, elle tient bien la route.

Enfin, ces trois tomes offrent bien une histoire complète mais l’intro du premier tome ne devrait prendre tout son sens que si un deuxième cycle voyait le jour.

Nom série  Les Chasseurs d'écume  posté le 21/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais pas quelle aurait été mon appréciation si je n’avais été charmé par cette région de Bretagne et si le sort des pécheurs du XXème n’avait pas un écho personnel chez moi (puisque je suis arrière-petit fils de pêcheur). Mais, voilà, me retrouver à Douarnenez en ce début du XXème siècle, en compagnie de ces chasseurs d’écume (et de sardines) ou au cœur de ces conserveries a été très agréable.

Par ailleurs, et outre le cadre de cette histoire, il faut bien avouer que le récit est bien mené, construit sur une traditionnelle opposition entre deux familles et sur un amour impossible. De plus, chaque tome est séparé des autres par un nombre d’années non négligeable, ce qui permet d’évoquer l’évolution de la société mais aussi des personnages (en trois tomes, le jeune mousse du premier tome est devenu capitaine de bateau).

Le dessin n’a rien d’exceptionnel mais cherche à retranscrire fidèlement les décors de cette histoire (qu’il s’agisse de bateau ou de bâtiments). Ce souci de véracité est louable et contribue au fait que je me suis senti plongé dans une autre époque. Par ailleurs, les personnages sont bien typés, le trait est expressif et dynamique au besoin. Rien de marquant à première vue, donc, mais ce genre de trait convient parfaitement au récit et ne souffre d’aucun gros point faible.

Pas mal du tout, en résumé. Une série que je continuerai à suivre avec plaisir.

Nom série  Tartines de courant d'air  posté le 21/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un vrai coup de coeur pour moi que cette bd… dans laquelle il ne se passe absolument rien. C’est de la vie quotidienne en plein avec ce jeune en recherche d’emploi, passionné de modélisme, mais les auteurs ont une telle tendresse pour leurs personnages que ceux-ci deviennent très attachants à mes yeux.

Les passages amusants sont nombreux et le trait de Bibeur-Lu apporte à l’ensemble un supplément de candeur des plus adéquats. C’est frais, un brin naïf, sympathique, spontané et naturel.

Une lecture très plaisante que je recommande aux amateurs du genre… mais il faut clairement apprécier ce type de récit du quotidien dans lequel il ne se passe rien.

Nom série  Seul autour du monde  posté le 23/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et dire que j’ai failli totalement passer à côté de cet album…

Il faut avouer que la couverture ne donne pas spécialement envie. Sorte de photomontage du pauvre digne d’un quelconque magazine dédié à la voile, elle n’engage vraiment pas, cette couverture. Quant au titre, quelque peu ronflant, lui non plus n’est pas de nature à me convaincre de franchir le pas.

Ouvrir l’album ne me rassure pas. Ce trait extrêmement réaliste ressemble trop à des photos retouchées pour me séduire au premier coup d’œil. Non qu’il soit mauvais (loin de là) mais ce n’est pas le genre de dessin qui me transporte.

Soyons clair, si la possibilité de louer cet album via une bibliothèque ne m’avait pas été offerte, jamais je ne me serais plongé dans ce récit. Et j’aurais raté quelque chose !

Bon ! Objectivement, les marins et les compétitions de voile telles que le Vendée Globe m’attirent, voire me fascinent. Le sujet même de cet album était de nature à me plaire… mais je craignais vraiment de tomber sur un récit quelconque.

Seulement, voilà : ce récit peut s’appuyer sur une excellente narration sous la forme d’un carnet de bord rédigé, comme faire se doit, à la première personne. Et, directement, j’ai été happé, embarqué, balloté, plongé, secoué, intrigué, interpellé, ému, amusé… et bien plus encore. Car cette histoire, pour fictive qu’elle est, n’en est pas moins ultra-réaliste, incroyablement crédible, immersive. Et sa dimension humaine est énorme ! Humanité mais aussi humilité face à la mer. Quête de soi, quête de dépassement de soi dans un élément où l’orgueil peut se révéler pêché mortel. Goût de la compétition et respect de l’adversaire, qui apparait avant tout comme un compagnon d’aventure (d’infortune ?)

Le personnage central se révèle au fil des planches, et j’ai eu cette agréable sensation que c’est autant à lui-même qu’à nous. Et je me suis senti proche de lui. Il ne suscite pas spécialement l’admiration mais bien plus le respect.

Un très bel album, en définitive. Il ne paie pas de mine mais c’est ni plus ni moins un des meilleurs récits sportifs que j’ai lu ces 15 dernières années.

Respect ? Oui, respect…

Nom série  Les Vieux Fourneaux  posté le 23/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une fois de plus, Lupano me scotche ! Et pourtant son intrigue est toute simple…

Oui mais voilà, le gars a l’art du dialogue, la science du profil psychologique attachant, l’humour à fleur de peau, le don de glisser la petite anecdote mortelle au coin d’une case, là, comme ça, l’air de rien.

Résultat : un récit vif, alerte, drôle, surprenant, peuplé de personnages attachants. Le genre de récit où l’on se dit : « Qu’importe la fin, ce qui compte ici, c’est le voyage… ». Sauf que la fin, je suis tout de même très curieux de la découvrir. Avec cet auteur, la surprise est souvent au coin de la route, au détour d’un chemin de traverse aux parfums d’école buissonnière. Cette liberté de ton, cet art de toucher à plusieurs registres dans un seul et même album est une des marques de fabrique de l’auteur.

Et toujours ce talent de conteur qui nous offre des séquences magiques comme "le polichinelle dans le tiroir" ou "la sortie de route" (vous me comprenez si vous avez lu cet album ).

Et que dire du travail réalisé par Cauuet sinon qu’il est du même niveau que celui de son complice. Le trait est rond et nerveux à la fois, extrêmement expressif et vivant. Les personnages sont croqués avec talent, les cadrages font régulièrement montre d’originalité (ce plan en contre-plongée depuis l’intérieur d’une camionnette en est un bel exemple).

La colorisation est au diapason. C’est un sans faute ! J’attends déjà la suite avec impatience !!!

Reste le problème de la notation. D’ordinaire, je n’accorde la note maximale qu’à des œuvres qui me semblent avoir contribué à l’évolution de la bande dessinée ou, du moins, qui constituent des tournants décisifs dans la carrière d’auteurs majeurs…

A mes yeux, Lupano est devenu sinon majeur du moins incontournable. Et signer après l’excellent « Ma révérence » un album tel que celui-ci m’incite à penser qu’il a atteint un niveau digne du culte.




La série perd une étoile à mes yeux suite à la lecture du deuxième tome. J’ai en effet trouvé celui-ci plus confus, plus éparpillé et moins tranchant que le premier. Qu’on ne s’y trompe pas, j’ai bien aimé ce tome mais plus au point de lui attribuer la note maximale.

Par ailleurs, je regrette également certains choix scénaristiques qui nous montrent une nouvelle génération qui se plait à critiquer l’ancienne… mais qui adopte rapidement un profil bas, histoire de ne pas faire de vague, alors qu’elle a les armes pour (un peu) changer le monde. Ce manque d’ambition est peut-être volontaire de la part des auteurs mais il me déçoit, à l’heure actuelle.

Ceci dit, cette série figure parmi celles qui m’ont le mieux accroché depuis quelques années. La truculence des personnages est formidable, ce qui me les a rendus attachants en un temps record. J’attends donc la suite avec impatience.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque