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Les coups de coeur de Mac Arthur

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Nom série  Les Chasseurs d'écume  posté le 21/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais pas quelle aurait été mon appréciation si je n’avais été charmé par cette région de Bretagne et si le sort des pécheurs du XXème n’avait pas un écho personnel chez moi (puisque je suis arrière-petit fils de pêcheur). Mais, voilà, me retrouver à Douarnenez en ce début du XXème siècle, en compagnie de ces chasseurs d’écume (et de sardines) ou au cœur de ces conserveries a été très agréable.

Par ailleurs, et outre le cadre de cette histoire, il faut bien avouer que le récit est bien mené, construit sur une traditionnelle opposition entre deux familles et sur un amour impossible. De plus, chaque tome est séparé des autres par un nombre d’années non négligeable, ce qui permet d’évoquer l’évolution de la société mais aussi des personnages (en trois tomes, le jeune mousse du premier tome est devenu capitaine de bateau).

Le dessin n’a rien d’exceptionnel mais cherche à retranscrire fidèlement les décors de cette histoire (qu’il s’agisse de bateau ou de bâtiments). Ce souci de véracité est louable et contribue au fait que je me suis senti plongé dans une autre époque. Par ailleurs, les personnages sont bien typés, le trait est expressif et dynamique au besoin. Rien de marquant à première vue, donc, mais ce genre de trait convient parfaitement au récit et ne souffre d’aucun gros point faible.

Pas mal du tout, en résumé. Une série que je continuerai à suivre avec plaisir.

Nom série  Tartines de courant d'air  posté le 21/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un vrai coup de coeur pour moi que cette bd… dans laquelle il ne se passe absolument rien. C’est de la vie quotidienne en plein avec ce jeune en recherche d’emploi, passionné de modélisme, mais les auteurs ont une telle tendresse pour leurs personnages que ceux-ci deviennent très attachants à mes yeux.

Les passages amusants sont nombreux et le trait de Bibeur-Lu apporte à l’ensemble un supplément de candeur des plus adéquats. C’est frais, un brin naïf, sympathique, spontané et naturel.

Une lecture très plaisante que je recommande aux amateurs du genre… mais il faut clairement apprécier ce type de récit du quotidien dans lequel il ne se passe rien.

Nom série  Seul autour du monde  posté le 23/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et dire que j’ai failli totalement passer à côté de cet album…

Il faut avouer que la couverture ne donne pas spécialement envie. Sorte de photomontage du pauvre digne d’un quelconque magazine dédié à la voile, elle n’engage vraiment pas, cette couverture. Quant au titre, quelque peu ronflant, lui non plus n’est pas de nature à me convaincre de franchir le pas.

Ouvrir l’album ne me rassure pas. Ce trait extrêmement réaliste ressemble trop à des photos retouchées pour me séduire au premier coup d’œil. Non qu’il soit mauvais (loin de là) mais ce n’est pas le genre de dessin qui me transporte.

Soyons clair, si la possibilité de louer cet album via une bibliothèque ne m’avait pas été offerte, jamais je ne me serais plongé dans ce récit. Et j’aurais raté quelque chose !

Bon ! Objectivement, les marins et les compétitions de voile telles que le Vendée Globe m’attirent, voire me fascinent. Le sujet même de cet album était de nature à me plaire… mais je craignais vraiment de tomber sur un récit quelconque.

Seulement, voilà : ce récit peut s’appuyer sur une excellente narration sous la forme d’un carnet de bord rédigé, comme faire se doit, à la première personne. Et, directement, j’ai été happé, embarqué, balloté, plongé, secoué, intrigué, interpellé, ému, amusé… et bien plus encore. Car cette histoire, pour fictive qu’elle est, n’en est pas moins ultra-réaliste, incroyablement crédible, immersive. Et sa dimension humaine est énorme ! Humanité mais aussi humilité face à la mer. Quête de soi, quête de dépassement de soi dans un élément où l’orgueil peut se révéler pêché mortel. Goût de la compétition et respect de l’adversaire, qui apparait avant tout comme un compagnon d’aventure (d’infortune ?)

Le personnage central se révèle au fil des planches, et j’ai eu cette agréable sensation que c’est autant à lui-même qu’à nous. Et je me suis senti proche de lui. Il ne suscite pas spécialement l’admiration mais bien plus le respect.

Un très bel album, en définitive. Il ne paie pas de mine mais c’est ni plus ni moins un des meilleurs récits sportifs que j’ai lu ces 15 dernières années.

Respect ? Oui, respect…

Nom série  Les Vieux Fourneaux  posté le 23/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une fois de plus, Lupano me scotche ! Et pourtant son intrigue est toute simple…

Oui mais voilà, le gars a l’art du dialogue, la science du profil psychologique attachant, l’humour à fleur de peau, le don de glisser la petite anecdote mortelle au coin d’une case, là, comme ça, l’air de rien.

Résultat : un récit vif, alerte, drôle, surprenant, peuplé de personnages attachants. Le genre de récit où l’on se dit : « Qu’importe la fin, ce qui compte ici, c’est le voyage… ». Sauf que la fin, je suis tout de même très curieux de la découvrir. Avec cet auteur, la surprise est souvent au coin de la route, au détour d’un chemin de traverse aux parfums d’école buissonnière. Cette liberté de ton, cet art de toucher à plusieurs registres dans un seul et même album est une des marques de fabrique de l’auteur.

Et toujours ce talent de conteur qui nous offre des séquences magiques comme "le polichinelle dans le tiroir" ou "la sortie de route" (vous me comprenez si vous avez lu cet album ).

Et que dire du travail réalisé par Cauuet sinon qu’il est du même niveau que celui de son complice. Le trait est rond et nerveux à la fois, extrêmement expressif et vivant. Les personnages sont croqués avec talent, les cadrages font régulièrement montre d’originalité (ce plan en contre-plongée depuis l’intérieur d’une camionnette en est un bel exemple).

La colorisation est au diapason. C’est un sans faute ! J’attends déjà la suite avec impatience !!!

Reste le problème de la notation. D’ordinaire, je n’accorde la note maximale qu’à des œuvres qui me semblent avoir contribué à l’évolution de la bande dessinée ou, du moins, qui constituent des tournants décisifs dans la carrière d’auteurs majeurs…

A mes yeux, Lupano est devenu sinon majeur du moins incontournable. Et signer après l’excellent « Ma révérence » un album tel que celui-ci m’incite à penser qu’il a atteint un niveau digne du culte.




La série perd une étoile à mes yeux suite à la lecture du deuxième tome. J’ai en effet trouvé celui-ci plus confus, plus éparpillé et moins tranchant que le premier. Qu’on ne s’y trompe pas, j’ai bien aimé ce tome mais plus au point de lui attribuer la note maximale.

Par ailleurs, je regrette également certains choix scénaristiques qui nous montrent une nouvelle génération qui se plait à critiquer l’ancienne… mais qui adopte rapidement un profil bas, histoire de ne pas faire de vague, alors qu’elle a les armes pour (un peu) changer le monde. Ce manque d’ambition est peut-être volontaire de la part des auteurs mais il me déçoit, à l’heure actuelle.

Ceci dit, cette série figure parmi celles qui m’ont le mieux accroché depuis quelques années. La truculence des personnages est formidable, ce qui me les a rendus attachants en un temps record. J’attends donc la suite avec impatience.

Nom série  LIP (des héros ordinaires)  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les récits traitant de lutte sociale, si, dans la majeure partie des cas, ils présentent un intérêt historique réel, ne sont pas toujours les plus agréables à lire. Trop formels, ils peuvent vite se révéler assommants.

Il existe cependant de belles exceptions, comme « Un homme est mort » ou… « LIP » !

Intelligemment construit autour du parcours d’une jeune femme que cette lutte ouvrière va émanciper à tous niveaux, ce récit se révèle aussi instructif que prenant. Le chemin emprunté par Solange et ses compagnons ne peut qu’interpeller à une époque où les délocalisations et la mainmise des actionnaires sur les travailleurs sont devenus plus qu’un simple fait.

D’autant plus que ce récit est celui d’une réalité. Les évènements qui nous sont ici relatés sont bien réels. Mais si j’avais entendu parler de cette occupation d’usine, devenue un symbole et par là même presque une utopie irréelle, les faits exposés par Laurent Galandon et Damien Vidal, avec ce souci de documentation et de véracité, ont réveillé ma conscience.

Le choix d’un noir et blanc sobre est de nature à accentuer encore ce côté « reportage » et convient donc parfaitement au récit. Les nombreux personnages sont extrêmement bien typés, au point qu’il est impossible de les confondre en cours de lecture. Le découpage et l’emploi d’un journal intime favorisent encore l’immersion dans le quotidien de ces travailleurs.

Intelligent, opportun, interpellant, soigné, agréable à lire… je me demande vraiment ce que vous attendez pour y jeter plus qu’un œil… surtout si la politique économique et l’évolution de la société sont des sujets qui vous intéressent (superjé, ce livre est pour toi ).

Même la postface de Claude Neuschwander mérite que l’on s’y attarde… contrairement à la préface de Jean-Luc Mélenchon sur laquelle j’avoue m’être endormi.

Une belle réussite pour un sujet plus que jamais d'actualité (difficile de croire que ces événements se sont déroulés il y a déjà 40 ans !)

Nom série  La Chronique des Immortels  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation de romans de fantasy, cette Chronique des Immortels présente suffisamment d’atouts pour que j’en conseille l’achat. Rien d’extrêmement original, cependant, mais que ce soit le dessin, les personnages ou leurs aventures, tout est parfaitement mis en place, de sorte qu’il est finalement difficile d’abandonner sa lecture en cours de route.

Le ton est résolument dramatique et emphatique… mais pas lourdingue pour la cause. La lecture est aisée, le découpage est aéré et alterne avec talent scènes d’action et passages plus lents, voire introspectifs. Point d’humour ici mais ce n’est pas vraiment un problème.

Le changement de dessinateur entre les deux cycles ne constitue pas un frein. Ce changement survient à un moment judicieux et, si les styles divergent en certains points, une harmonie d’ensemble existe bel et bien et (plus important encore) la qualité reste au rendez-vous. Le style, qui rappelle celui utilisé dans l'animation, est parfaitement maîtrisé et employé avec talent. Rares sont les dessinateurs qui peuvent se vanter de me convaincre en employant cette technique en bande dessinée. En voici deux qui y parviennent les doigts dans le nez !

Prenant ! Cette série ne remportera sans doute jamais un prix de l’originalité mais elle est suffisamment efficace pour que je vous invite à la lire.

Nom série  Harpignies  posté le 19/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
S'il y a bien quelque chose qui m'a plu dans cet album, c'est sa fraîcheur de ton. Les auteurs semblent d'ailleurs partager avec moi un goût immodéré pour le mauvais jeu de mot.

Grâce à cette fraicheur, grâce à des dialogues vivants et simples, grâce à la bonne humeur que fait naître cette manière de la raconter, cette histoire m'a accroché de bout en bout.

... grâce à un dessin simple et expressif, aussi. un dessin qui ne s'embarrasse pas de fioritures pour aller à l'essentiel : l'émotion. et je ne parle pas de trémolos mais bien de vivacité, d'humanité, de proximité (si tant est que la proximité soit une émotion).

En clair, d'un point de vue technique, j'ai trouvé cet album très bien réalisé.

L'histoire, elle, me laisse un peu plus perplexe, tant elle brasse tous azimut sans toujours étreindre. L'aspect historique présent au travers des pages consacrées au peintre Henri Joseph Harpignies n'est finalement que peu développé. L'aspect "policier" avec une tentative d'escroquerie m'est apparue que peu crédible et assez enfantine dans sa conception. L'aspect "roman graphique" m'a semblé être le plus réussi. Il est clair que cette histoire tenait au cœur de l'auteur et c'est dans cette sincérité que réside l'essentiel du charme de cet album.

Charmant, cet album vaut la peine d'être découvert... Et puis c'est un réel plaisir de retrouver des yeux ainsi dessinés. Ces petit traits pleins ont un charme fou.

Nom série  Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre)  posté le 06/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un beau personnage !

Après m'avoir fait découvrir Mary Shelley sous un angle nouveau, les deux Da (Daniel Casanave et David Vandermeulen) se proposent ici de m'emmener sur les pas d'Adalbert Von Chamisso, dont je dois bien l'avouer, j'ignorais jusqu'à l'existence...

... ou plus exactement, que j'ignorais connaître. En effet, quel amateur de bande dessinée n'a pas lu au détour d'une phrase le titre péjoratif de rascal ? Et bien, figurez-vous que Rascal est le nom d'un des personnages de Chamisso !

Cet album m'a donc permis d'être un peu moins con, et rien que pour ça, je ne peux que remercier les auteurs.

A l'image de Shelley, le récit démarre sur des bases historiques solides mais bascule un moment dans la fantaisie littéraire, l'auteur dont on suit les pas fusionnant avec un de ses personnages. C'est déroutant, de prime abord mais aussi très astucieux pour mieux comprendre un auteur et son œuvre.

Le dessin, simple et expressif, de David Casanave et la narration légère et spontanée de David Vandermeulen sont deux véhicules des plus agréables à emprunter pour visiter cet univers. Le livre, copieux de près de 250 pages, se lit comme un rien. Le récit amuse, divertit, instruit et séduit.

Et me voilà sortant de cet album avec l'envie de découvrir "Peter Schlemihl", l'œuvre majeure de ce bien sympathique et atypique Chamisso. Sincèrement, quelqu'un qui écrivait il y a près de 200 ans "je saisit l'occasion pour élever ici une protestation solennelle contre l'appellation de "sauvages" appliquée aux insulaires de la mer du Sud..." mérite plus de reconnaissance. Merci donc aux auteurs de me l'avoir fait découvrir.

Franchement bien est peut-être exagéré car le récit comporte tout de même de quelques longueurs (dans sa première partie, principalement) mais c'est bien ! Le coup de cœur, lui est attribué au vu de certaines planches d'une vivifiante simplicité et pour la découverte de ce beau personnage.

Nom série  Le Bel Âge  posté le 20/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de relire mon avis après un puis deux tomes… Je vous le laisse ici dessous car ce que j’y écris me semble révélateur à plus d’un niveau. Cette série a grandi… Au fil des tomes, elle s’est affirmée et a fini par me conquérir complètement.

Si le dessin fait immédiatement penser à Bastien Vivès par sa spontanéité et son aspect jeté, presque brouillon, si le sujet quelque peu bateau de trois jeunes femmes devant sortir de l’adolescence pour entrer dans l’âge adulte fera fuir les allergiques aux romans graphiques, la justesse des mots, la qualité des silences, les nuances, les non-dits, l’émotion qui se dégage au fil des planches m’ont définitivement charmé.

Et si le thème a déjà souvent été exploré, la qualité première est ici de nous en offrir une vision actuelle, moderne et sensible. J’ai aimé voir ces trois jeunes femmes grandir, s’interroger dans leurs envies, mûrir, s’affirmer.

Et ce qui me semblait être autant de défauts au départ (couvertures hideuses, personnages multiples) se sont révélés n’être en aucune manière des obstacles à mon appréciation. J’en viens même à trouver la maquette des couvertures originale, c’est dire !

Non, franchement, je suis charmé, séduit, touché, ému. Le propos est simple et juste, bateau, sans doute… mais tellement bien tourné. Et puis cette idée de la randonnée dans le dernier tome, ce moment durant lequel ces filles peuvent se recentrer sur elles-mêmes… Je suis un grand partisan de la randonnée comme parenthèse vouée à la pensée et j’ai trouvé cet emploi tellement juste que ce passage est certainement pour beaucoup dans mon appréciation finale.

Je suis conquis et m'érige aujourd'hui en fervent défenseur de ce triptyque. Et si le premier tome ne vous convainc pas vraiment, je ne peux que vous inviter à continuer votre lecture car la série progresse constamment.

Un très beau roman graphique, simple et moderne.



Point très négatif : les couvertures ! Moins engageant que ça, je vois pas… Enfin, il y en a surement à qui ça plait, sinon ce projet aurait été refusé mais franchement, ces couleurs tranchées, ce découpage agressif et sans nuances, cette composition d’une froideur quasi clinique, ce n’est pas très heureux.

D’autant plus que le sujet, lui, relève du roman graphique doux amer pour adolescentes. Le contraste entre les couvertures et le sujet est donc énorme. Mais, bon, en général, le traitement graphique de l’œuvre m’a laissé quelque peu dubitatif. Non que ce soit mal dessiné… mais c’est un style… et ce style n’est pas le mien. L’auteur s’attarde principalement sur les regards ou les attitudes et se moque un peu du reste. Le trait est brut, les décors sont négligés…

Ceci dit, je me connais : si l’histoire m’intéresse, je suis capable de passer outre le dessin pourvu que celui-ci serve celle-là (je ne suis pas sûr que vous me suiviez, mais je me comprends).

L’histoire ? Le destin croisé de trois jeunes femmes. Rien ne les unit de prime abord et ce n’est qu’à la fin du premier tome que l’on comprend enfin quel type de relation elles sont amenées à entretenir.

La grosse difficulté que j’ai rencontrée dans ce premier tome est que, avec trois personnages principaux évoluant dans trois histoires initialement différentes, on a droit à trois fois des personnages secondaires… et quand on connait mon problème pour retenir les prénoms et le rôle de chaque personnage même dans une histoire assez simple, et bien ici, ce ne fut pas du gâteau. Mais j’ai rapidement senti le coup venir, donc je me suis focalisé sur ces fameux prénoms, n’ai pas hésité à faire des retours en arrière pour être sûr de ne pas me gourer… et m’en suis finalement sorti plus facilement que je ne le craignais.

Le deuxième tome a la bonne idée de limiter le nombre de personnages secondaire. L’histoire y gagne en clarté et permet au lecteur que je suis de mieux se centrer sur les relations entre les trois personnages centraux.

Chaque héroïne possède un profil propre mais le premier tome se résume finalement à une présentation de celles-ci. Et, à la fin dudit tome, on a un peu l’impression que l’histoire peut enfin commencer. Ceci dit, je ne me suis pas spécialement ennuyé durant ma lecture. La narration est fluide et ces tranches vie (avec trois cas d’espèce assez symboliques) sont quelque part assez intéressantes (mais elles toucheront sans doute plus un lectorat féminin que moi-même).

Le deuxième tome affine ces profils psychologiques et n’épargne pas ces jeunes filles. Les défauts sont autant mis en avant que les qualités, ce qui nous donne des profils crédibles. J’avoue être de plus en plus attaché aux personnages, même si l’envie de les baffer me démange parfois.

Après deux tomes, je suis donc suffisamment pris par le récit pour en conseiller l’achat. Je dirai même que si vous êtes fan du style « Vivès » et que les romans graphiques vous attirent, cette série pourrait bien se révéler être un maître-achat. Pour ma part, j’en reste à un 3/5 mais si je ne conseillais pas l’achat après le seul premier tome, ce deuxième tome m’a fait changer d’opinion.

Nom série  Hedge Fund  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enfin !

Enfin un thriller financier qui sort des sentiers battus ! Depuis quelques temps, j’avais en effet le sentiment que les auteurs avaient fait le tour de la question, qu’il n’y avait que le savoir-faire de leurs géniteurs pour permettre aux « Largo Winch » et autres « I.R.$. » de garder un semblant d’intérêt, et que les nouvelles séries qui émargeaient à cette catégorie ne pouvaient plus rien m’offrir de neuf.

Et voici que débarque, en catimini, ce Hedge Fund… Et là, je me prends une bombe dans la tronche (oui, rien que ça). La trame est classique et rappellera Wall Street (le film) à plus d’un lecteur, mais sans en être un copié/collé. Il y a du John Grisham dans cette intrigue (et de ma part, c'est un énorme compliment, croyez-moi !) Le thème des traiders est devenu on ne peut plus actuel et fascinera les amateurs du genre. Les personnages sont des plus intéressants avec un duo ‘jeune aux dents longues/mentor manipulateur pervers’ plus complexe que les apparences pourraient le laisser croire et des seconds couteaux qui viennent apporter de la profondeur au récit.

Mais surtout, et c’est là je pense la grande force de cet album, les transactions financières nous sont expliquées avec une déconcertante simplicité. Le travail de vulgarisation est superbe. Le premier tome nous décrit une entourloupe sur une spéculation à la baisse et… j’ai tout compris sans trouver la manœuvre simpliste. Les auteurs non seulement maîtrisent leur sujet (Philippe Sabbah, l’un des co-scénaristes, a passé dix ans dans les salles de marché) mais sont aussi capables de nous faire partager leurs connaissances (sans nous prendre pour des cons ni nous regarder de haut). Franchement, chapeau !

L’histoire en elle-même (prévue en trois tomes) permet de développer le profil d’un jeune aux dents longues, ambitieux, non dénué d’un certain sens moral mais mis sous pression et manipulé par son mentor et ses propres aspirations. Il est l’archétype du jeune ambitieux actuel, qui veut tout tout de suite. Son mentor est peut-être encore plus intéressant. Les auteurs nous font sentir toute la perversité du personnage, manipulateur au possible, mais se gardent bien de trop nous en dire… ce qui ne fait bien sûr qu’accroître notre curiosité.

L’univers est celui de la bourse, un monde où 'faire de l’argent avec rien’ est la seule règle. L’ambiance est bien rendue, avec cette pression omniprésente, cette fascination des acteurs pour l’argent (et les filles) facile, cette capacité de travail et ce besoin de décompresser des mêmes acteurs. On s’y croirait.

Le dessin manque peut-être un peu de froideur pour être en totale harmonie avec le sujet mais c’est vraiment pour chicaner. Dans son genre, il est bon, les personnages sont bien typés, le trait est réaliste, les filles sont bien roulées, les décors sont soignés. Disons, pour vous donner une idée, que je ne lui accorderais qu’un 7,5/10 face à un scénario qui atteint les 9/10 à l’aise.

Si la série est prévue en trois actes et si nous ne sommes qu’au début de l’ascension (et de la probable chute) de Franck Carvale, ce premier tome offre déjà une histoire complète. La fin de l’album ne survient pas au milieu de l’action. C’est quand même bien moins frustrant !

Avis aux amateurs du genre : passer à côté serait vraiment con, car là c’est du tout bon !!



Et le deuxième tome ne fait que confirmer la bonne impression laissée par le premier. En s'appuyant sur leurs deux personnages, les auteurs nous expliquent en effet (et en détails) la crise des subprimes. Alors qu'il s'agit d'une fiction, le récit est incroyablement réaliste. Et alors qu'il s'agit d'un domaine très technique, le récit est incroyablement limpide.

Ne vous attendez pas à de la fiction, avec gros flingues, courses poursuites ou autre. Cette série est un thriller financier crédible et sans grands effets, mais, pute borgne, que c'est bon !

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