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... a posté 35 avis et 1 série (Note moyenne: 4)

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Les coups de coeur de Erwelyn

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Nom série  Le Château des étoiles  posté le 04/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et si la conquête spatiale avait débuté en cette année 1868, alors que l'aventurière Claire Dulac, grimpée dans sa folle montgolfière, atteint l'éther, ce ciel doté de substances subtiles ayant pour effet (selon Descartes) le mouvement des planètes. Malheureusement, prise dans un orage, elle disparait sans laisser de trace. Mais un an plus tard, son mari Archibald et son fils Séraphin reçoivent une mystérieuse missive les enjoignant de rejoindre la Bavière. Là quelqu'un aurait retrouvé le carnet de note de Claire et s'emploierait à vouloir faire revivre le rêve de la jeune femme.
Dans ce XIXe siècle parallèle, savoureusement steampunk, l'aventure commence pour un dyptique somptueux fait de cases (utilisant le procédé de la couleur directe) aux couleurs pastels d'une douceur et d'une beauté à la hauteur du scénario palpitant. Telle une histoire à la Jules Verne, nous voilà emboitant le pas à Séraphin, à son père et à quelques autres personnages croisés en route, comme Louis II de Bavière et la splendide Sissi. Aventure, Histoire et conquête spatiale sont les mots-clés de cette magnifique BD réalisée par Alex Alice. Lui à qui l'on doit déjà Le troisième Testament (Glénat) et Siegfried (Dargaud) revient en force avec ce petit bijou graphique et scénaristique.
Cette bande-dessinée s'adresse à tous les amoureux de belles aventures : jeunes et moins jeunes et aussi aux passionnés de steampunk et d'aérostats !

Nom série  Elephantmen  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Coup de cœur. L'arrivée des Elephantmen dans le paysage des comics est un pur régal visuel et scénaristique. Loin des super-héros mais tout en gardant la notion de "sur-homme", bien qu'ici il s'agisse de "sur-animaux", les créateurs nous plongent dans une épopée guerrière hors du commun. C'est presque un roman graphique puisque les dialogues sont assez minimalistes au profit d'une narration en haut de case.

L'histoire se déroule en France dans un avenir proche où l'on suit les mésaventures d'Yvette une rebelle qui vient de perdre son frère, massacré par les Elephantmen. Elle nous raconte ainsi comment tout a commencé et comment une poignée de survivants, dont elle, tentent désespérément de lutter contre cette armée inhumaine créée par un savant fou, dont le seul but est d'exterminer la race humaine. Profondément sauvage et violent, ce monde implacable dans lequel évolue l'héroïne la pousse à devenir aussi enragée que ses ennemis.

La dimension philosophique de ce récit est à la portée de tous et met en exergue les notions d'humanité et de compassion.

S'il n'était ce prénom outrageusement franchouillard, il n'y aurait aucune fausse note. Mais comme je suppose qu'une équipe aussi importante (environ six personnes pour un seul comic) a forcément testé plusieurs prénoms, je suis bluffé par le fait que ce prénom vieillot finisse par prendre une place aussi légitime dans le scénario. Car si le V de Vendetta connaît encore aujourd'hui un grand succès, notre Yvette sculpte elle son nom entier dans la chair de ses agresseurs.
A la fin du premier tome, nulle doute qu'elle deviendra l'héroïne emblématique de cette série en quête d'humanisme dont les décors bien inspirés nous rappellent les heures noires des tranchées de 14-18.

Je le dis haut et fort, Elephantmen est une pure merveille.

Nom série  Azimut  posté le 15/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ouah, ouah, ouah !!!! J'avais oublié comment, déjà, j'avais été enchantée par la Terre mécanique (Casterman) de Jean-Baptiste Andreae. Tout son imaginaire qui mêle baroque, animalier, exotisme, steampunk, poésie et fantaisie se retrouve ici dans ce magnifique et très original album.
Soutenu par le scénario incroyable de Wilfrid Lupano à qui l'on doit Alim le tanneur ou encore Célestin Gobe-la-lune (Delcourt), nous voilà plongés dans un univers merveilleux dès la page de garde.
On y découvre des extraits de l'Encyclopédie des Chronoptères, des croquis d'insectes et d'oiseaux improbables au système bio-mécanique, telle la libellule mémorantèle par exemple qui, si elle boit en rase-mottes à la surface de l'eau pendant que vous y admirez votre reflet, ce dernier se retrouve prisonnier de l'eau pendant un an. Ce sont ces étranges créatures toutes rattachées à la notion de temporalité que le farfelu Aristide Breloquinte tente d'étudier. Le Temps est à la base de cet univers mais pas seulement.
Car on a aussi perdu le Nord. Il devient donc difficile de s'orienter. Ce que le pauvre Comte de la Perue découvre à son détriment, lui qui voulait voguer vers de nouvelles contrées et qui finalement se retrouve à son point de départ.
Ainsi pendant que certains cherchent désespérément à retrouver le Nord et que d'autres sont à la poursuite des rarissimes lurettes au panache pendulaire, on se plonge dans ce récit, difficile à résumé, mais où tout se tient par la magie du texte, de l'image et des nombreux personnages tout autant extraordinaires, pittoresques et même drôles !

Nom série  Locke & Key  posté le 15/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Attention, chef-d'oeuvre !

Si vous pensez que les auteurs manquent d'imagination et déclinent à tour de cases des références toujours plus galvaudées les unes que les autres, si vous avez envie d'associer autre chose que des super-héros au terme de "comics", si vous aimez frissonner et surtout être totalement surpris, alors Locke & key est pour vous. C'est sans conteste la bande-dessinée fantastique la plus originale de ces dernières années ! Joe Hill et Gabriel Rodriguez ont créé un univers à la fois fascinant et étrange. Exploitant le thème de la maison hantée, ils le renouvellent complètement à un point que sans spoiler la BD, il est difficile de trop en dire.

Néanmoins, il va bien falloir quand même vous mettre un peu l'eau à la bouche...
Commençons par le commencement : les couvertures. Déjà rien qu'avec elles, surtout celles du tome 1 et 3 (dans la publication française), on a envie d'entrer dans les comics. Ce manoir sur fond de ciel enflammé (tome 1) et cette mystérieuse clé à tête de mort vous hypnotise. Inutile de lire la quatrième de couverture, déjà vous accédez à une préface signée Robert Crais qui vous parle de Joe Hill et vous convainc encore plus de l'utilité de passer la prochaine porte (page), celle devant laquelle un paillasson vous souhaite la bienvenue (à Lovecraft).

Ensuite vous ne lâcherez plus l'ouvrage, enchaînerez sur le second puis le troisième et pesterez, parce que le quatrième n'est pas encore sorti... Une frustration assurée par la qualité exceptionnelle du scénario et du graphisme. Car Joe Hill, à qui l'on doit déjà le recueil de nouvelles Fantômes, histoires troubles et le roman La costume du mort, a de qui tenir. Elevé dans le culte du fantastique grâce à un père qui n'est autre que le grand maître de l'horreur Stephen King (et oui !), il a su malgré ça inventer son propre univers, complètement distinct. Le fils de... n'a rien à prouver, c'est déjà un maître en devenir dont d'autres auteurs se réclameront sans doute un jour. Gabriel Rodriguez, lui, illustre magnifiquement cette histoire avec un style clair et lumineux.

D'entrée, on est capté par la couleur, les plans, le rythme. Présent, passé s'entrecroisent sans perturber la lecture. Immédiatement, les personnages mis en place vous parlent, vous interpellent. Qu'il s'agisse des membres de la famille Locke, de Sam Lesser, le psychopathe, ou du mystérieux Dodge, vous allez très vite les aimer ou les détester mais tout est fait pour que vous vous y attachiez. C'est sans doute une bonne part du succès de cette BD : l'empathie qui est générée pour les héros. Personnages d'âges différents (du petit enfant de 6 ans à l'adulte en passant par les ados) qui du coup sensibiliseront autant les plus jeunes lecteurs (attention quand même, c'est assez violent, donc disons à partir de 12/13 ans) que les adultes bien avisés. Première prouesse.

Deuxième atout, et pas des moindres : la maison. Keyhouse, un personnage à elle seule, et un nom prédestiné, puisque l'intrigue principale tourne autour d'une quête : réunir un maximum de clés cachées dans ce manoir et dont les serrures, une fois ouvertes, débouchent sur d'autres univers ou déclenchent des pouvoirs inattendus sur ceux qui les utilisent. Hill et Rodriguez ont imaginé toute une mythologie autour de ces clés qui évidemment ne va se dévoiler qu'au fur et à mesure que ces dernières sont découvertes. Et c'est sans compter une entité, un être diabolique, manipulateur, qui cherchera à s'en emparer en premier, mais Dieu seul sait ce que la réunion de ce trousseau déclenchera... Le tome 3, plus sombre, puisqu'il joue avec les ''Ombres'', prend une dimension superbement gothique.

Publiée aux USA en fascicules mensuels, la série touche bientôt à sa fin. Les auteurs ont même créé un opus spécial : Guide des clés connues. Les éditions Milady ont réuni en recueil chacun de ceux qui constituent un acte entier (1 recueil compte 6 opus). En fin de recueils, on retrouve des galeries d'illustrations somptueuses de Rodriguez et une partie du fameux guide des clés y est intégré en rapport avec celles déjà découvertes.
A noter qu'outre les nombreux prix ou les nombreuses nominations qu'ont eu ce comics et ses auteurs, une série télévisée a été amorcée. Plusieurs grands noms de la production ont été évoqués, Dreamworks, Steven Spielberg... mais finalement, seul le pilote a été tourné (voir la bande-annonce ci-dessous). Parmi les actrices, on retrouve la très gothique Ksenia Solo (Kenzi dans la série TV Lost Girl) dans le rôle de Dodge. Il semble pour l'instant que le projet ait été avorté en raison des coûts de production trop élevés et que la plupart des grosses chaînes américaines se soient retirées.

Néanmoins, il faut de toute façon commencer par le comics. Vous ne le regretterez pas.

lien vers la bande annonce

Nom série  Walking Dead  posté le 13/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Si vous voulez bien me pardonner cette expression populaire, Walking dead, c'est une tuerie ! Et je m'étonne encore de m'y être attachée moi qui ai toujours détesté les zombies. J'ai bien tenté de regarder quelques films cultes (dont quelques navets... quelques fois, mais qui ont marqué les grandes heures du cinéma d'horreur et dont je vous épargne la longue liste) comme La nuit des morts-vivants de Romero (un classique) ou plus récemment, 28 jours plus tard de Danny Boyle>. Mais il aura fallu un livre (War World Z de Max Brooks) et un comics, dont nous parlons ici, pour que je trouve en la figure du zombie quelque chose intellectuellement plus transcendant que les boucheries grand-guignolesques de nos amis cinéastes des années 70-80.

L'intérêt, je le trouve dans l'approche psychologique faite des gens qui sont confrontés à un monde en mutation dans lequel ils ne sont que des victimes en sursis, des survivants mal-en-point, terrorisés, affaiblis, ou au contraire de nouveaux héros, leaders en puissance ou dictateurs à l'échelle des petits groupes qu'ils protègent, manipulent, asservissent. Toute la palette des horreurs et des épreuves que peuvent endurer certains hommes, tous les actes de bravoure, de courage, d'affection qui se révèlent là où on ne les attend pas, tout ça constitue l'univers terrifiant de Walking dead. Les zombies ? Ils sont une métaphore de tous les dangers qui peuvent anéantir l'humanité. Ils sont à la fois virus, pandémie, guerre nucléaire, tremblement de terre, ils sont les voyous qui vous agressent le soir en rentrant chez vous, ils sont la maladie qui décime vos proches, ils sont le conducteur ivre qui vous rend infirme, ils sont le danger, la peur, les risques absolus. Désormais, le zombie prend une dimension différente : l'humanité et sa survie déprendra de sa capacité à gérer le danger.

Le scénario de Robert Kirkman tend complètement dans ce sens et tout en mixant violence, survie et psychologie, il traite avec parcimonie du deuil, du libre arbitre, du suicide, du passage de l'enfance à l'adolescence, de confiance, de racisme, d'identité sexuelle, d'amitié, de (re)construction psychologique ou matérielle, de folie, de la foi, des paradoxes intérieurs etc. etc. Rien n'est laissé au hasard. Pas un seul personnage n'est inutile. Certains, d'abord en second plan, finissent sous les feux de la rampe pour le meilleur, comme le pire. D'autres que l'on croyait partis pour "durer", sont rapidement éjectés du groupe ou victimes des "rôdeurs". Certains suivront leur propre voie, d'autres développeront des compétences inattendues. Hommes, femmes, enfants, blancs, noirs, asiatiques, riches ou pauvres (ce qui n'a plus de sens au moment du récit), vieux ou jeunes, tout le monde se retrouve à égalité devant le danger. Même le plus fort peut se retrouver surpris et mordus d'autres, plus faibles et couards, s'en sortiront toujours. Robert Kirkman force le respect en sachant jouer de la roulette du destin.

On est donc constamment sous tension, ne sachant pas d'une page à l'autre qui va disparaître, tomber malade, voire se tuer bêtement. Les scènes de violence n'ont d'égales que la qualité du scénario qui les enrobe. Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Certains actes ultra violents paraîtront encore plus insupportables s'ils sont promulgués par des "gentils". Les vrais méchants eux, n'auront que notre mépris et notre dégoût alors qu'on pourra ressentir de la pitié pour les premiers. Le lecteur est clairement la première victime de ces enchaînements de paradoxes psychologiques auxquels les héros sont confrontés d'autant qu'il apparaît ainsi que la violence bestiale des morts-vivants est presque bien moins dérangeante que celle engendrée par les humains entre eux ou contre les zombies.

Le dessin de Charlie Adlard est bien évidemment la clé de voûte de l'ambiance si particulière de Walking dead. Entièrement en noir et blanc, il se décline en des cases les plus variées les unes que les autres : de la case traditionnelle on passe à des pleines pages incroyables ; certaines cases de bas ou de haut de page utilisent l'intégralité de la double page imposant une lecture des cases en-dessous également sur de la double page ; on a droit aussi souvent à des successions de trois cases identiques, symbolisant, l'immobilité, la prostration, que seul un infime détail de la troisième case la distingue des deux premières.

Je ne développerai pas trop sur la série télévisée tirée du comics, toutefois, je préciserai que cette adaptation est très libre et que s'en contenter serait sacrilège. Certes, certains passages sont renforcés à l'écran (la scène de la grange dans la saison 02 par exemple) mais il se passe tellement plus de choses dans le comics que je ne peux que vous conseiller sa lecture avant même de vous aventurer à regarder la série.

Voilà donc une série qui marquera sûrement un tournant dans ma vision de la BD américaine, loin des super-héros costumés de chez Marvel. Je ne sais pas si vous vous laisserez embarquer dans cette aventure terrifiante dont personne ne sait si le lecteur sera épargné. Une chose est sûre après 15 tomes déjà parus, la demande ne se relâche pas. Espérons juste que le scénariste saura aussi s'arrêter à temps avant de sombrer dans une routine éditoriale qui pourrait signer le désintérêt des passionnés de la première heure.

Nom série  Dernier exil  posté le 23/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dernier Exil de Jean-Michel Ponzio est l'adaptation du roman de Jacques Spitz "L’œil du purgatoire".

Une adaptation osée pour ce qui est sans aucun doute le chef-d’œuvre de Jacques Spitz. La complexité des réflexions de Dagerlöff n'était pas forcément aisée à retranscrire. Quant à l'ensemble du scénario, qui fait appel à une psychologie profonde, torturée est tellement sombre, il fallait, j'imagine, une grande force pour s'immiscer en elle.
Jean-Michel Ponzio signe ici deux albums absolument maîtrisés, aboutis. Toute la force du livre est magnifiquement retranscrite. Le dessin, les couleurs aux sépias grisés sont sublimes et collent parfaitement à l'atmosphère de l'œuvre.
Ponzio prend un grand soin à poser son personnage et sa réflexion borderline. Il y a une force incroyable, un réalisme extraordinaire dans les traits, mais aussi dans les non-dits. Les bulles qui se superposent cachant les propos d'Armande au profit des pensées de Jean, offrent une sorte de réalité virtuelle.
Quelques cases donnent à penser que techniquement, certaines scènes ont pu être des photos, redessinées, colorisées. Ce qui est d'autant plus intéressant quand on voit l'importance que la photo prendra dans une part de l'histoire.
Bref, une bande-dessinée magnifique à ne pas manquer, qui se suffit à elle-même.
S'il n'est pas utile d'avoir lu le livre de Jacques Spitz pour se plonger dans la BD, je vous conseille néanmoins cet incontournable de la SF (à la limite du fantastique) française.

Nom série  Jack Black  posté le 14/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les amateurs de James Bond, Jack Bauer le héros de 24 heures chrono, Jason Bourne (les initiales sont les même et le titre sonne comme un roman de Robert Ludlum), de Sam Fisher, l'agent des jeux vidéos d'infiltration Splinter Cell, ou encore de Mission impossible et des films de John Woo vont se régaler. Sauf que Jack Black est encore plus fort qu'eux tous réunis. C'est un homme amélioré, transformé pour sa mission, il ne peut donc pas être mis en échec.

Visuellement, la couleur est belle et il y a un bon dosage entre scènes d'action et de violence.
Le scénario, qui ne réinvente pas le genre, est pourtant captivant. Les auteurs ne lésinent pas sur les dialogues et on a finalement une première mission menée à bien, sans temps mort, avec tous les ingrédients d'un très bon film d'action et d'espionnage, sans frustration à la fin de ce premier album.

Bravo et longue vie à Jack Black. Limite je mettrais 5/5, mais j'attends de voir si la suite est à la hauteur.

Nom série  Dorian Gray  posté le 18/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Coup de cœur !!! C'est sans conteste une des plus belles bandes dessinées qu'il m'ait été donné de lire. Chaque planche, chaque case, est une œuvre d'art. Le choix des couleurs est formidable. Parler de chef-d’œuvre pour une histoire qui parle d'Art c'est bien le mieux que l'on puisse faire.
Rendre visuel l'incontournable récit d'Oscar Wilde était évidemment un pari auquel déjà d'autres se sont essayés, au moins par le cinéma. Mais cette version de Corominas dépasse toutes les attentes. Chaque dessin est un enchantement. On connait tous l'histoire de Dorian Gray qui vendit son âme pour obtenir la jeunesse éternelle. Et celle de ce tableau, son portrait qui absorbe toute la noirceur de son être, pour vieillir et s'enlaidir à la place du jeune homme. Oscar Wilde a transposé dans son œuvre une vraie réflexion sur la Beauté, sur l'Art et sur la Critique. Sur la liberté, aussi, la culpabilité et la perdition. Il est normal que le roman original ait traversé les décennies. Intemporel comme l'aurait été le beau visage de Dorian Gray, s'il avait vécu.
Corominas nous offre un très beau cadeau artistique, jusque dans la représentation de l'époque victorienne.
Et les éditions Daniel Maghen en ont tiré le meilleur avec un ouvrage de très bonne qualité agrémenté d'un supplément de planches et de doubles pages somptueuses.

Nom série  Maudit mardi !  posté le 18/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Maudit mardi est une bande dessinée très originale, qu'on ouvre par curiosité d'abord et dans laquelle on plonge ensuite sans en lâcher une case. Elle raconte l'histoire à priori banale d'un homme, Achille, qui part à la recherche de son amie d'enfance après des années de séparation. Resté sur leur île natale, il regarde les paquebots passer. Une correspondance, plutôt à sens unique, finit par s'essouffler jusqu'au jour où, après avoir évité la noyade, il se décide enfin à affronter la grande ville pour retrouver celle qui lui manque tant. Si l'on s'en tient à ce résumé, l'histoire a peu de chance de vous captiver... et pourtant.

La façon dont Nicolas Vadot aborde ce sujet n'a rien, mais absolument rien de banal. Il joue avec les métaphores, installe une ambiance particulière, une étrangeté et un onirisme captivants. Au-delà de l'homme qui prend racine face à l'océan et qui s'en arrache alors que ses jambes sont devenues de bois, il y a aussi cet étonnant handicap d'un Achille sans pieds, sans talons, donc invincible. Mais dans quelle limite sa faiblesse devient une force et vice versa ? Car, on le lui a dit un jour : il mourra un mardi... mais lequel ?

Maudit mardi est teinté de nostalgie et de mélancolie, de mystères et de fantasmagories et la mise en image de cette aventure est très réussie. Des pleines et doubles pages d'une grande beauté et d'un beau crayonné jalonnent la bande-dessinée et le montage des cases est très dynamique. Techniquement, c'est donc tout aussi bon.

Pour conclure, nous évoquerons rapidement l'éditeur Sandawe.com car là aussi cela contribue à vouloir se pencher sur cette BD. Avec eux : "L'éditeur c'est vous !". Autrement dit ce sont les internautes qui investissent dans des projets qui leur plaisent. Le financement permet ensuite d'éditer les BD, mais vous en saurez plus en allant sur leur site. Il y a pas mal de choses en cours qui méritent une attention particulière.

En attendant, la suite de Maudit Mardi est déjà financée et elle paraîtra en septembre 2012.

Nom série  Les Petits Soldats  posté le 27/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Coup de cœur.

1872, en Czisletovie, Frantz, poète démuni, vivote de ses vers et de l’aumône qu’on veut bien lui faire. Il se prête volontiers aux joutes verbales, notamment avec Friedrich afin, l’un et l’autre, de gagner le cœur d’une jolie serveuse, Héloïse, dont ils sont amoureux. Mais un nouvel empereur vient d’être désigné. Il est jeune, trop jeune, et prend son armée pour des soldats de plomb avec lesquels il s’amuse. Et il déclare la guerre à la Dalmaszie, un des pays les plus pacifiques de cette Prusse imaginaire. Friedrich est mobilisé. Frantz, lui, préfère déserter mais il est contacté par un mystérieux « empoudré » de la KulturKommandatur qui lui propose, sous forme de chantage déguisé, une mission de messager.

J’ai été complètement séduite par cette fantaisie baroque, au dessin somptueux et au scénario très original qui mêle amour, complot, poésie, art et guerre (et non « l’art de la guerre », bien que…). Le mystère règne et le fantastique planant au travers de quelques personnages étranges vous happe sans possibilité de faire marche arrière. C’est beau, c’est parfois drôle, inquiétant et si l’on ne sait encore comment ce dyptique va se terminer, on sent une touche d’humanité qui se profile malgré l’avenir guerrier qui est réservé aux deux royaumes.
Incontournable qui, à mon avis, plaira aussi aux ados.

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