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Nom série  Vértigo  posté le 15/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un genre d'environnement brutal et violent assez peu courant dans cette collection Troisième Vague du Lombard, c'est un récit assez compliqué qui ne m'a absolument pas passionné. On est dans les arcanes du banditisme latino, dont une partie se passe en taule, avec de nombreux flashbacks. J'ai l'impression d'avoir déjà vu ce genre d'histoire dans des Bd comme Cuervos qui ne m'avait guère attiré non plus, ou dans Rio que j'avais préféré.

Bref, c'est le genre de Bd qui ne m'intéresse pas outre mesure, ce type de sujet m'ennuie, j'ai juste lu pour avoir une idée de ce que pouvait présenter cette Bd dans cette collection plus habituée aux séries policières péchues dans un décor américain et utilisant la technologie moderne. J'en ressors donc indifférent. Le dessin est sans génie mais il est de bonne facture, en s'améliorant au cours de l'album. Cette fois-ci, j'ai fait court, mais cette Bd ne m'inspire pas grand chose, désolé...

Nom série  Henriquet, l'homme-reine  posté le 11/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Richard Guérineau donne une suite à son Charly 9, je crois que c'était inévitable. Et comme j'avais apprécié l'ensemble sans en cautionner tous les aspects, ici en revanche je suis pleinement satisfait. Guérineau se lâche tout seul sans scénariste derrière lui, et use d'un dialogue beaucoup plus conforme avec un beau français d'époque, sans qu'il soit pour autant pesant et pénible.

Le plus étonnant, c'est qu'il a parfaitement respecté tout l'aspect historique qui sert de fond à son récit, tout est vrai, c'est une période de l'Histoire de France très critique, Charles IX ayant légué à son frère Henri III un royaume malade des guerres de Religion et d'une Saint-Barthélémy funeste qui a fait rejaillir sur la monarchie un vent de cruauté sanglante. Ce roi, le plus intelligent des 3 fils de Catherine de Médicis ayant régné, a dû affronter bien des vicissitudes, des difficultés et des complots contre sa politique, qu'il lui a été houleux de diriger le pays. Je connais parfaitement cette période, je l'ai beaucoup étudiée pour savoir que ce dernier Valois a fait tout ce qu'il a pu pour obtenir la paix et apaiser les tensions entre huguenots et catholiques. Mais il y avait trop de forces contre lui, le poids était trop lourd.

Je crois que Guérineau a su bien faire sentir tout ça au lecteur, il donne un aperçu très complexe du royaume de cette époque. Si on est passionné comme moi par cette période, on est aux anges, mais si on est peu connaisseur, on risque d'être un peu largué tant les rouages de la politique sont compliqués et tant il y de protagonistes que Guérineau fait défiler, tous pourtant très connus... entre Catherine la reine-mère, la soeur Margot, François d'Alençon le frère gênant, Henriot qui n'est encore que roi de Navarre, Henri de Guise, les Mignons Joyeuse, O, Epernon, Quélus etc et bien d'autres encore, ça fait beaucoup de monde. Les événements ou faits sont rapportés assez fidèlement, tels l'assassinat du duc de Guise ou la bataille de Coutras...

Je trouve que Guérineau a été beaucoup plus sérieux dans son traitement que sur Charly 9 qui suivait le bouquin de Teulé ; ici, il est libre d'interpréter l'Histoire à sa façon mais en la respectant beaucoup plus. D'ailleurs il use de procédés identiques vus dans Charly 9, notamment les styles graphiques différents (j'adore la parodie de l' Histoire de France en Bandes Dessinées) et un certain humour. Il ne peut éviter 1 ou 2 parodies graphiques un peu limite, mais dans l'ensemble, le résultat est plus intéressant que dans Charly 9.

Sur la personnalité du roi, on a beaucoup exagéré son côté maniéré, ses "mignardises " et sa soi-disant homosexualité, alors qu'il était un roi sans doute précieux, peut-être légèrement efféminé mais aimant aussi les femmes. On sait qu'il a honoré plus d'une fois la reine Louise pour qui il avait une réelle affection, et d'ailleurs celle-ci le lui rendra après sa mort, conservant un deuil sincère et durable.
Guérineau sacrifie donc à 2 ou 3 reprises sur quelques tenues excentriques, mais c'est pour amuser la galerie, Henri étant plus porté sur une certaine élégance, il n'y a qu'à voir les tableaux le représentant toujours fardé mais impeccable et en habit d'homme, au contraire du futur Henri IV qui lui sentait l'écurie et avait des frusques parfois négligées.

Guérineau inclut aussi des mots historiques apocryphes ou les détourne de façon amusante, il en oublie aussi de plus fameux. Bref, son approche de ce règne et d'un roi qui commence à être réhabilité par les historiens, est fort subtile. Je m'attendais à plein de dérives un peu connes comme il l'a fait sur Charly 9, à une exagération gratuite sur l'homosexualité et les Mignons, mais point, à part 2 ou 3 trucs sans importance. L'ouvrage est de bonne facture sur le plan historique, c'est ce qui me réjouit.

Au niveau graphique, c'est également très agréable, j'aime ce dessin semi-réaliste qui reproduit bien les personnages connus et les édifices avec une bonne dynamique dans la mise en page. L'épilogue dessiné dans un style caricatural imité de Dick Browne, est jubilatoire avec Montaigne et Pierre de l'Estoile qui "arrangent" le dernier mot d'Henri lors de son assassinat par le moine fanatique Jacques Clément. C'est en effet ce mot qui a traversé la postérité, et je gage que beaucoup d'autres en divers siècles ont été enjolivés de même façon.

Au final, même si Guérineau a donné sa vision personnelle de ce roi, il a quand même suivi de belle façon l'Histoire de France et n'a pas détourné grand chose, il a même oublié les anachronismes et a non seulement atténué le côté homosexuel du roi, mais a aussi introduit des détails intéressants sur de petits éléments réels (les braguettes, le bilboquet etc..). C'est donc un ouvrage plus sérieux tout en ayant recours aux mêmes recettes qui ont fait le succès de Charly 9, qui déboulonne la mauvaise réputation de ce roi, un subtil équilibre entre le biopic historique et le ton décalé propre à l'auteur.

Nom série  Urban  posté le 08/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Depuis le temps que j'entendais des gens parler de cette série comme d'un truc génial, je suis allé voir de quoi il retournait, sans trop de conviction.
D'emblée, l'univers implanté par les auteurs est mis en place rapidement, on comprend vite qu'on est dans un monde concentrationnaire, contrôlé, réglementé strictement et ultra surveillé, un monde grouillant et sordide peuplé d'une faune pittoresque et hétéroclite, où tous les travers de nos sociétés se retrouvent. A ce niveau là, ça me plaisait, le truc était bien cerné.

Si Luc Brunchwig a voulu faire une critique amère de notre monde, c'est donc pas trop mal réussi, même si ce n'est pas nouveau en BD. Honnêtement, ça n'a rien de bien original car j'ai l'impression d'avoir déjà vu tout ceci dans des films de science-fiction ; Luc a picoré un peu partout pour construire cet univers : un peu de Blade Runner, un peu de Soleil vert, un peu de Mondwest, un peu de Judge Dredd, un peu de 1984... et il mélange le tout en agitant bien pour créer un récit d'anticipation un peu déprimant et au ton amer qui mêle la critique sociale au polar.

En fait, ça part bien dès le tome 1, et si ça avait continué ainsi, j'aurais noté plus haut, mais vers le dernier tiers, ça commence à se diluer un peu trop ; l'épisode avec le gamin n'apporte rien, d'autres personnages n'ont que peu d'intérêt, il y en a trop, de même que le personnage de Overtime qui sert de double imaginaire à Zach, ne sert à rien. Tous ces personnages en trop rendent le scénario brouillon, et je n'arrive pas à rentrer là-dedans ; le tome 2 se repose un peu sur le bon démarrage du tome 1 et stagne un peu, bref après 3 tomes, j'en ai assez. J'aurais carrément préféré que le récit reste centré un peu plus sur Zach sans trop s'éparpiller, ces fils narratifs prennent trop de place, et ça manque ensuite pour expliquer clairement certaines séquences.

Je ne retiens finalement que le dessin de Ricci qui est superbe et qui correspond bien à ce monde grouillant, j'aime bien les ambiances qu'il crée, le visuel donné à cet univers urbain futuriste, avec des cases très remplies et regorgeant de détails à scruter et de petits clins d'oeil. Dommage que le scénario ne s'accorde pas, il manque le petit plus qui me ferait adhérer à ce monde, comme l'avait fait une autre Bd d'anticipation telle que Metronom'.

Nom série  Ashrel  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas envie d'accabler cette Bd car je sens une certaine recherche pour développer un univers intéressant mais qui n'innove pas dans ce monde très encombré de l'heroic fantasy. On retrouve en effet plein d'éléments propre aux Bd de fantasy, l'intrigue fait appel au merveilleux et au fantastique, le décor est bien élaboré comme le montre la carte de ce monde en pages de garde (comme on le voit dans beaucoup de bandes du même genre). Cependant, rien n'est vraiment surprenant ou très original, il y a beaucoup de personnages et le scénario parait assez touffu. C'est pourquoi ce n'est pas qu'une fantasy pour ados, il y a pas mal de trucs à retenir.

La lecture n'est pas clairement désagréable, mais on a vite l'impression d'avoir vu les situations ailleurs, d'autre part, parmi certains défauts, des actions sont rapidement expliquées ou pas toujours montrées, si bien qu'il faut deviner, et certains personnages surgissent sans trop de crédibilité, sans compter certains épisodes un peu dispensables qu'on dirait rajoutés pour gonfler les péripéties (le Gullygrim est un peu grotesque). Enfin, le final m'a semblé un peu plat et trop bref.

Le dessin n'est pas trop dans mes goûts, il n'est pas foncièrement vilain, mais je le trouve un peu trop simple, c'est pas parce qu'il est destiné à un public plutôt jeune qu'il doit être fait à la va-vite, or il m'a semblé un peu bâclé par endroits ; c'est joli, coloré et tout, mais c'est trop stylisé sur les visages et il manque d'épaisseur. Seuls les décors sont bien conçus et soignés.
Au final, une Bd tous public mais plutôt destinée à des ados un peu poètes, qui ne se démarque pas de la production du genre.

Nom série  Métropoles  posté le 06/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai eu ces 3 albums à un prix très intéressant au dernier Festival de Rochefort-en-Bulles, parce que cette Bd est totalement méconnue et qu'elle m'a semblé intéressante. Mais en vérité, c'est tout le contraire. Chaque album est indépendant.

Il s'agit d'une aventure policière un peu trop fantaisiste qui se donne des airs sérieux, mettant en vedette les propres créateurs de la Bd, ils sont les héros de péripéties assez foutraques, où abondent maladresses, erreurs, manque de continuité, invraisemblances, facilités scénaristiques, ellipses à tout va, bref un travail qui aurait pu avoir un certain intérêt de par le côté pittoresque de ces récits où les personnages se déplacent dans plusieurs villes ou endroits différents, mais qui au final arrive à lasser le lecteur par cet aspect bordélique et mal foutu. De plus, certaines scènes sont inutiles et stupides, et auraient pu faire gagner de la place pour développer les personnages qui sont aussi creux qu'une barrique vide de bon Bordeaux, de même que les tomes 2 et 3 ont des fins hyper rapides qui vous arrivent dessus sans crier gare.

Il semble que cette Bd parue à partir de 1989 en album, n'ait eu aucun succès, je comprend pourquoi, c'est pas du tout captivant, et j'ai encore la désagréable impression que c'est un sujet gâché qui présentait une originalité, mais on dirait que c'est une Bd de débutants qui n'ont pas su élaborer un récit crédible, on se demande comment un éditeur comme le Lombard a pu se laisser embarquer là-dedans, mais il est vrai qu'à cette époque, ce risque se pratiquait encore, ce serait maintenant, aucune chance. Le dessin n'est pas désagréable, au trait fin, avec un encrage fin, très détaillé, avec de jolis décors bien reproduits et précis, et quelques petites erreurs de proportions mais rien de bien grave, donc doublement dommage.

Nom série  L'Usine  posté le 01/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est avec cette courte série que je découvrais en 1979 le monde orgasmique de Georges Pichard, véritable moule érotique et coït visuel qui m'a forgé un intérêt vers la BD érotique, mais qui en même temps m'en a un peu rendu méfiant. La faute à cet ouvrage paru d'abord en 2 tomes mais que j'avais découvert dans le magazine Circus entre 1979 et 80 ; je n'ai lu Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope et Ulysse que bien après.

"L'Usine" m'a d'abord montré comment un dessinateur reconnu par ses pairs dessinait des femmes nues, il n'était plus question ici de petits pockets brochés achetés en kiosques dessinés sous le manteau par souvent des auteurs qui se défoulaient. Ici, Pichard était un auteur qui avait déjà publié dans des magazines célèbres comme Pilote, des bandes sans érotisme, il donnait libre cours à ses fantasmes les plus fous, mais surtout je trouvais alors que ça ne menait à rien, parce que je ne comprenais pas son propos. Il se servait de l'érotisme et de femmes nues pour dénoncer des trucs et faire dans la critique sociale, c'était latent dans Blanche Epiphanie, ça sera encore plus exacerbé dans Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope.

"L'Usine" parle de femmes plantureuses et de locomotives superbes, association étrange qui sert en fait à Pichard pour dénoncer les excès du féminisme alors très à la mode à cette époque. Les héroïnes Fadette et Violette, proies d'un vieux fou obsédé de morale, subissent des châtiments terribles, la nudité, l'humiliation de bosser nues à pousser des chariots dégueulasses... le sujet est tellement con quand on y réfléchit bien, il y a un voisinage d'absurde, de surréalisme et d'érotisme qui surprend ; plus de l'érotisme d'ailleurs que de la pornographie, car on ne voit pas d'actes sexuels. Mais les femmes pichardiennes sont caractéristiques de son style graphique : aux poitrines très généreuses, aux fesses rebondies, opulentes et aux lèvres gourmandes, bref des filles bien en chair au trait souligné par des pointillés, qui font qu'elles sont reconnaissables au premier regard. En contrepartie, les hommes chez Pichard sont toujours laids et sans intérêt.

Relu aujourd'hui par cet album qui regroupe les 2 récits d'origine, j'avoue que ça ne me dit plus rien de voir ces bonnes femmes toutes à poil pour une raison stupide, c'est un peu du voyeurisme, et cet étalage de chairs m'a fait comprendre que des auteurs de BD comme Pichard ne projettent que leurs fantasmes machistes dans leurs oeuvres, des fantasmes sérieusement tordus, et l'absence d'un scénario consistant et linéaire qui justifierait une telle nudité se fait cruellement sentir, ça me manque vraiment, je ne suis donc pas tellement client de cette Bd, préférant plus la vision fantastique de Ulysse ou certains autres délires pichardiens.

Nom série  André Lefort  posté le 30/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais entendu parler vaguement de cette Bd dans des biographies sur Charlier, mais je ne l'avais jamais lue, c'est chose faite grâce au prêt de cet unique album paru chez Bedescope en 1978, j'ai dû en prendre soin car il est assez coté, autour des 40 euros au BDM.

Bof, je dois dire que je m'attendais un peu au résultat, c'est de la Bd qui reflète bien son époque de parution, pas désagréable, mais peu originale vue aujourd'hui, alors qu'en 1956 lors de sa création, elle a pu sans doute intéresser des lecteurs. On sent que c'est du travail de commande, vite réalisé, et guère développé, Charlier ne s'est pas trop foulé. En 1955, les éditions Dupuis qui avaient lancé l'hebdo Risque-Tout, sollicitèrent Charlier qui avec la collaboration d'Eddy Paape, créèrent cette bande sympathique mais comme je le disais peu originale car les personnages rappelaient beaucoup trop Jean Valhardi des 2 mêmes auteurs. D'autant plus que ce concept de série policière à énigme sera reprise par d'autres sur d'autres Bd.

"André Lefort" n'a donc aujourd'hui qu'un charme rétro qui caractérise les bandes de cette époque années 50, elle ne connut que 2 récits : le Dollar déchiré, récit complet de 4 planches, et L'énigme du diadème d'or dont l'action se passe sur un bateau (à noter que Duchâteau reprendra cette formule pour un épisode de Ric Hochet en 1968, Rapt sur le France) ; ce récit restera inachevé du fait de la disparition de Risque-Tout qui subit un échec commercial un an à peine après son lancement, et ne sera pas repris ailleurs, même dans le journal Spirou... mais le plus curieux, c'est que les lecteurs pourront découvrir la dernière planche dans le magazine Schtrompf en 1972. Cet album reprend donc les récits de ce héros très éphémère, avec un dessin de Paape qui n'a pas encore atteint son style mais dont on reconnait le coup de crayon, je ne met pas l'achat car il n'intéressera que des lecteurs anciens je pense, mais je suis content de l'avoir lu, même si je n'ai pas vibré, car c'est un héros très méconnu.

Nom série  Death Mountains  posté le 30/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une chose rare dans le monde de l'édition BD : ce diptyque est paru en 2 albums simultanément, ça a permis d'éviter une attente, car le récit est assez prenant.
Basé sur des faits authentiques lors de la conquête de l'Ouest, il reste cependant peu connu, même si aux Etats-Unis, il est relaté dans les écoles, mais à ma connaissance, aucun western hollywoodien à l'ancienne ne l'a illustré, le sujet étant trop morbide. J'en ai cherché la trace dans mon Histoire du Far West de Jean-Louis Rieupeyrout, qui relate en détail la tragédie.

Quelques noms ont été changés, certains faits transformés, Bec prend quelques libertés pour des questions de narration plus simple j'imagine, mais en gros, l'histoire est respectée et certains épisodes tout à fait réels, l'événement étant connu sous le nom de "Donner Party", du nom des 2 frères Donner, organisateurs d'un convoi de colons en route pour la Californie.

Ce fut d'abord la chaleur suffocante lors de la traversée du désert du Nevada et des monts Wasatch avant d'atteindre le Grand Lac Salé, une mauvaise route, des disputes entre individus auxquelles succéda un froid intense et des rafales neige. Le désespoir et le manque de provisions obligèrent les survivants à pratiquer le cannibalisme. A la lecture, j'avais du mal à croire ce que je lisais, ça me rappelait la tragédie aérienne survenue dans les Andes dans les années 70 où les rescapés durent en venir à cette extrémité, sans doute la pire pour des êtres humains civilisés. Il y eut même un film, les Survivants.

Au final, 32 jours après avoir quitté le Grand Lac Salé, 45 personnes furent secourues sur 89 parties de Fort Bridger. Aujourd'hui, sur la route qui monte vers la Donner Pass, un monument s'élève en souvenir de cette tragédie.
Bec se nourrit des souvenirs de quelques témoignages d'archives et construit un scénario rigoureux en romançant légèrement les faits, couplé sans doute à quelques souvenirs de westerns, tel celui de l'abandon de Reed attaché à une roue de charriot, et qui rappelle fortement le personnage de Richard Widmark dans la Dernière caravane, sauf que là ce n'était pas une histoire climatique, mais un massacre commis par des Indiens.

Le dessin de Brecht que j'ai découvert récemment dans L'Or de Morrison, rend bien compte de cette page terrible de la Conquête de l'Ouest, grâce à des cadrages dynamiques et un trait expressif, même s'il manque parfois de détails.
Un bon diptyque sur un fait dramatique bien relaté.

Nom série  Le Concile des arbres  posté le 27/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le concept de ce récit et l'accroche en quatrième de couverture laissent augurer une Bd pleine de mystère avec une ambiance brumeuse et fantasmagorique, mais en fait, je sors assez déçu. Le dessin n'y participe qu'à moitié car la première page est très accrocheuse avec ses grandes cases et cette bâtisse en pleine forêt dans un décor nocturne, mais sur les personnages, c'est très curieux avec ces grosses têtes difformes, ça donne peut-être un style, mais je ne le trouve pas vraiment adapté pour ce type de récit, même si graphiquement c'est de bonne qualité.

Et puis ça s'étiole très vite car cette enquête n'est pas passionnante, les rebondissements sont mous et ça ne décolle pas. Le côté lugubre que j'étais en droit d'attendre d'un tel récit ne survient qu'en de très rares occasions. Le rythme est cependant assez soutenu, l'ambiance est assez réussie, et le duo d'enquêteurs est original par son association. Les personnages auraient toutefois gagné à être plus appuyés en profondeur, je les trouve un peu creux, il aurait sans doute fallu un diptyque plutôt qu'un one-shot qui aurait aidé dans cette direction ; et d'ailleurs, la narration semble rapide, pour la même raison...

Nom série  L'Or de Morrison  posté le 26/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me réjouis toujours d'un nouveau western, même quand c'est dessiné par un auteur que je connaissais pas, et dont je vais rapidement lire les oeuvres précédentes. Avec ce diptyque, on a à faire à un grand western, très classique et qui rassemble la plupart des éléments qui compose sa mythologie, vus dans nombre de films.

Le récit s'inscrit dans un contexte authentique d'après-guerre de Sécession, et d'ailleurs le scénariste présente cet environnement historique dans un mini dossier en début d'album, c'est important pour bien suivre cette aventure, car elle réunit des anciens Confédérés vivant de rapines (qu'on appelait des Jayhawkers, Charlier en a évoqué certains dans la saga Blueberry), des Bonapartistes rescapés de l'expédition française au Mexique, une communauté de Français, des bandidos mexicains, et même des Apaches furieux.

Prévue en 2 tomes, c'est une épopée sanglante au rythme soutenu et plein de rebondissements, avec fusillades, attaques de train, guet-apens, traques, et vastes paysages rocailleux et poussiéreux de l'Ouest américain, où les fugitifs sont traqués par la milice du sheriff de Laramie, par l'armée et par des Apaches. Les auteurs vont même jusqu'à donner le vrai nom de John Wayne à leur anti-héros qui n'a pas froid aux yeux : Marion Michael Morrison, eh oui, c'était son nom !

Le dessin n'est pas parmi mes préférences, il n'est pas assez détaillé et précis, mais fort de son expérience acquise sur Death Mountains, Daniel Brecht possède quand même un coup de crayon sympathique et soigné qui convient bien au western et qui emprunte aux westerns hollywoodiens ; il multiplie les cadrages panoramiques qui donnent incontestablement un goût de cinemascope à cette aventure bien ficelée qui , espérons-le, promet un tome 2 palpitant.

Nom série  Saga Valta  posté le 26/07/2014 (dernière MAJ le 23/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet univers des sagas nordiques toujours aussi fascinant, l'est encore plus grâce au dessin d' Aouamri ; ce dessinateur dont j'avais particulièrement apprécié le trait puissant, épais, foisonnant et précis sur Mortepierre, me séduit complètement ici. Il retrouve donc une série digne de son talent graphique et ayant quelques points communs avec Mortepierre (sorcellerie, maléfices, monstres, univers sombre) et je pense qu'il doit se régaler à dessiner ces gros guerriers musculeux aux visages farouches, ces femmes à la beauté renversante, ces chiens féroces qui aiment la chair humaine et ces armes et décors nordiques.

Car ici, on est en plein dans les sagas islandaises où Dufaux a puisé nombre d'éléments comme il le laisse entendre dans sa préface du tome 2, où en même temps, il s'excuse auprès des lecteurs de n'avoir pas tenu sa promesse de conclure cette aventure en 1 diptyque ; finalement, il y aura 3 tomes, mais bon, avec Dufaux on sait jamais, il a déjà fait le coup sur Barracuda.

En tout cas, l'univers développé ici est très dense et me plaît beaucoup, mais je ne suis pas d'accord avec la présentation en fiche qui compare cette Bd à Thorgal ; celle-ci brasse plusieurs genres et se sert de l'univers viking comme décor de fond, tandis qu'ici, on est en plein dans les sagas nordiques et uniquement là-dedans, où l'on ne trouve aucune science-fiction, mais où intervient le fantastique et la sorcellerie liés à cet univers. Dufaux peut donc laisser libre cours à son goût du fantastique qu'il colle parfois dans des séries qui n'en ont pas besoin, mais ici, il peut en coller tant qu'il veut.

Après un tome 1 un peu embrouillé, ça semble se décanter doucement dans le tome 2, même si je trouve qu'il y a un peu trop de personnages. Le tome 3 est sans doute le moins captivant, c'est surtout l'histoire d'un affrontement oral dans un procès, avec quelques tours de magie noire et un peu de sensualité grâce à de très belles femmes. Cet album est moins épique que les précédents, avec moins de combats sanglants, je ne me suis pas ennuyé, mais l'album est vraiment sans grande surprise, et j'avoue que je m'attendais à une conclusion plus spectaculaire.

Le truc aussi qui est critiquable, c'est la dose d'érotisme malvenu, Dufaux aime ça, moi aussi, mais quand c'est justifié : ici, Valgar veut à tout prix retrouver sa femme et son enfant, mais il se farcit quand même 2 bonnes femmes qui ont certes des charmes évidents, mais je trouve ces épisodes de trop.
Sinon, ce récit brille beaucoup plus par son dessin où Aouamri fait preuve d'une puissance envoûtante qui donne un souffle indéniable à cette Bd, son trait s'est renforcé encore, et au sein de cases très remplies et très détaillées, il représente avec autant de talent la sauvagerie barbare, la sensualité des corps féminins ou la laideur de certaines gueules de brutes, c'est un vrai plaisir d'admirer un tel travail.

Au final, c'est la fin d'un cycle, mais avec Dufaux, c'est jamais fini puisque la dernière image laisse deviner un autre cycle avec une vengeance terrible envers Valgar de Salta.
Note inchangée, les tomes 1 et 2 rattrapant un peu la faiblesse du tome 3.

Nom série  Hyver 1709  posté le 14/12/2015 (dernière MAJ le 23/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
1709 : c'est le Grand Hiver. le 5 janvier, la température baisse brutalement ; à Versailles, il parait que le vin gèle dans le verre de Louis XIV ; difficile à croire avec le confort des châteaux royaux, mais imaginez ce que ça devait être dans les campagnes et les villages...

Ce grand froid va persister pendant 2 mois, les semailles d'automne sont détruites, les oliviers du Midi perdus, tout transport devient impossible sur les rivières bloquées par les glaces. Aussi, le ravitaillement de régions reculées est-il gravement perturbé, et le prix des aliments augmente considérablement. Succédant à une mauvaise récolte de 1708, le Grand Hiver provoque dans tout le royaume la disette et la misère qui jette sur les routes des milliers de vagabonds et de pillards.
A cette catastrophe naturelle s'ajoute la guerre de Succession d'Espagne qui a commencé en 1700 ; tout vient du choix du roi d'Espagne Charles II mort sans hériter, et qui désigne par testament comme successeur le petit-fils de Louis XIV, Philippe d'Anjou. Désireux de contrer l'expansion économique de ses voisins, le roi de France après avoir pris une des décisions les plus lourdes de son règne, accepte ce testament, ce qui entraine le mécontentement des Provinces-Unies et de l'Angleterre qui voient d'un mauvais oeil les Bourbons régner sur les trônes de France et d'Espagne.

L'Anglais Marlborough et le général impérial Eugène de Savoie infligent de rudes défaites aux armées de Louis XIV, dont celle de Malplaquet en 1709 sur les troupes du maréchal de Villars qui brisa définitivement la tentative d'hégémonie européenne de Louis XIV. La paix d'Utrecht n'intervient qu'en 1713.

Ce résumé peut vous sembler long, mais il est essentiel pour planter le décor du contexte historique dans lequel la France se trouvait en 1709, et pour comprendre les enjeux de cette Bd qui aborde cette période peu explorée à l'écran et en BD. C'est un beau début d'album autour de ce long règne de Louis XIV, c'est la fin du règne qui fut marquée non seulement par des guerres, des révoltes (comme celle des Camisards, à laquelle il est fait allusion ici), ce Grand Hiver meurtrier, et aussi des tragédies familiales, puisque le roi verra mourir son fils, le Grand Dauphin, l'aîné de ses petits-fils et l'aîné de ses arrière-petits-fils...

Le scénario soulève habilement différents points de cette guerre de Succession d'Espagne et de ces protestants déchus par la révocation de l'Edit de Nantes qui n'ont aucun intérêt à favoriser un roi de France qui leur a tout pris ; les conséquences désastreuses sur les populations rurales de ce grand froid sont également évoquées, avec au milieu de tout ceci une sorte d'agent secret oeuvrant pour la France. Son rôle est déjà bien défini, et on souhaite que sa mission réussisse. Je n'étais pas vraiment partant pour m'intéresser à cette intrigue, mais ce pan de la fin de règne de Louis XIV m'a finalement captivé.

Le dessin de Xavier par rapport à ses précédentes séries, a encore atteint un degré supérieur, sa maîtrise des décors, des costumes, des détails et surtout des visages est beaucoup plus conséquente ; et quand il trouve un bon scénario, c'est un plaisir de le lire (je n'ai pas gardé un bon souvenir de ses 2 dernières collaborations avec Dufaux). Je connais des mauvaises langues qui disent que dessiner des décors neigeux est une solution de facilité car ça évite de détailler, mais ici, l'ensemble de ces pages dément cette affirmation fallacieuse, les paysages glacés étant très bien rendus.

J'attendais une sorte d'apothéose pour la suite, mais cette traversée de la France au coeur de l'hiver glacial de 1709 se poursuit sans trop de surprise, et s'articule autour du héros Loys Rohan et Valescure, le chef d'une bande de camisards violents et cruels. Le récit se réduit à une chasse à l'homme sur fond de menace politique pour le roi, avec une certaine dose de suspense, mais j'ai trouvé ce tome 2 beaucoup moins prenant.
Il y a un peu trop de personnages qui tentent de barrer la route de Loys, et ils se ressemblent tous, si bien qu'il est parfois difficile de faire le tri parmi cette tripotée de types patibulaires.

Le contexte de famine est cependant bien mis en avant, et on ressent bien la sensation de froid grâce au dessin superbe de Xavier qui réussit de très belles pages sous la neige comme à Versailles, où Louis XIV et ses conseillers s'inquiètent de la tournure que prend la coalition contre la France. Le vrai héros, c'est lui, c'est l'hiver qui tue impitoyablement les miséreux. Le sens très sûr et très cinématographique du cadrage est aussi remarquable.
Finalement, c'est une ambiance réussie, des personnages principaux intéressants, mais une intrigue un peu laborieuse. Je conserve quand même ma note, c'est du beau travail.

Nom série  Bob Morane Renaissance  posté le 10/04/2016 (dernière MAJ le 23/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au départ, je n'avais pas spécialement envie de lire cette nouvelle version, n'ayant jamais été un lecteur assidu du Bob Morane originel ; j'en ai lu pas mal en version Forton et surtout en version Vance, mais ce n'était pas un de mes héros préférés. Et puis, devant les avis positifs de ci, de là, je me suis décidé.

C'est un vrai reboot, à savoir que les auteurs ont recyclé ce vieux héros et son univers ancien en respectant ses codes et ses personnages emblématiques (comme miss Ylang Ylang) avec des codes de narration actualisés dans un contexte géopolitique africain brûlant, entre guerre civile sanglante et trafics douteux de minerais. Morane en ressort très actuel, très contemporain, véritable acteur de son temps ; c'est pourquoi je ne trouve pas très juste le qualificatif employé par Spooky sur la fiche, de "héros plus subtil". Il a toujours été subtil, son créateur Henri Vernes l'avait conçu ainsi, et dans les Bd de Vance, il était justement très subtil ; il est simplement adapté au monde moderne d'aujourd'hui, c'est pas parce qu'il vient d'un univers sixties qu'il est automatiquement crétin ou ringard.

D'ailleurs, je me suis demandé pourquoi on avait choisi de faire revivre ce personnage pour l'adapter à notre époque ; il appartient aux années 60, aussi n'aurait-il pas été plus intéressant ou plus pratique de créer carrément un nouveau personnage ?
Ces points étant éclaircis, en l'état, Morane est plus rugueux, moins mécanique et plus humain, à défaut d'être très charismatique, je l'ai même trouvé un peu éteint ou en retrait, sans doute faut-il attendre la suite pour qu'il prenne plus d'importance. Son univers est certes plus violent, le langage est plus libre, tout a évolué, c'est donc un bon album introductif et de mise en place d'un univers cohérent, avec des personnages plus torturés. Et surtout, le ton n'est plus au fantastique comme ça l'était dans les Bd de Vance, tout est très actuel, en phase avec l'actu, et les attentats qu'on y voit prennent évidemment une résonance particulière dans notre environnement rongé par le terrorisme.

Dimitri Armand enchaîne les succès après Sykes ; j'avais apprécié son travail sur Angor, et ici il livre un dessin de bon niveau, tel qu'on en voit sur les Bd modernes abordant ce genre de sujets. Il respecte le physique de Morane qui est à peu près conforme à ce qu'on a connu, seul Bill Ballantine a un look moins clean, mais actualisé lui aussi, un peu comme ces braves brutes bourrues qu'on voit dans certains films d'action, j'espère seulement que son rôle sera plus conséquent dans la suite.

TOME 2 : comme je le prévoyais, la suite de cette aventure montre un Bob Morane complètement déboussolé ; dans le tome 1, je le trouvais éteint, là il est carrément manipulé, ballotté et ne contrôle plus rien. Déjà que je n'étais pas fan du personnage, je reconnais cependant qu'il avait un sacré charisme à l'époque Vance, mais en l'état, l'évolution opérée par Brunschwig me laisse froid, je maintiens ce que j'ai dit, à savoir qu'on aurait dû laisser ce héros à sa retraite méritée et repartir avec un héros nouveau et un nom nouveau.
J'ai trouvé cet affrontement avec Ming totalement plat et sans intérêt, avec une narration peu excitante qui mélange présent et des flashbacks incessants. Autant le tome 1 m'avait semblé satisfaisant et réaliste, autant ce tome 2 est très inégal et pas passionnant. Le dessin reste bon. Au final, je me désintéresse de ce diptyque et ne conseille plus l'achat. Je ne lirai donc pas d'éventuelles suites.

Nom série  Messalina  posté le 11/10/2013 (dernière MAJ le 23/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série prévue en 6 tomes permet à Mitton d'aborder un sujet propice à la luxure et au sexe exacerbé qu'il a déjà illustré dans toutes ses grandes séries avec plus de retenue. Mais ici, il peut aller très loin, et il se défoule en donnant libre cours à sa folie priapique, car c'est carrément du X pur jus avec des scènes très hard à chaque page. Il n'existe en effet que peu de pages sans cul, ce ne sont que fellations goulues, sodomies frénétiques et torrents de sperme qui s'alignent sous les les yeux du lecteur, faisant ainsi de Rome un gigantesque baisodrome.

Lire 4 albums (puis 6) à ce rythme regorgeant de sexe, même bien dessiné, finit par être répétitif et lassant. 3 ça m'a suffi. Le dialogue parfois abondant, est souvent aussi cru que le dessin de Mitton qui est toujours aussi séduisant, exagérant comme beaucoup de dessinateurs de Bd X les braquemards des mecs. Mais j'avoue que si le dessin n'était pas à la hauteur, ça serait vite ennuyeux.

D'autre part, pour cautionner la série dans une optique disons, acceptable, Mitton respecte un fond historique relativement bien documenté sur la fin de règne de Caligula et l'avènement de Claude (quelques pages politiques s'intercalent entre 2 orgies), exagérant à outrance le rôle de Messaline qui, bien que notoirement reconnue comme une des plus grandes putains romaines pour ses débauches effrénées par bon nombre d'historiens, a beaucoup manipulé son faible époux, qui finira par la faire exécuter sommairement, avant de se remarier avec Agrippine, mais ça, c'est une autre histoire.

Mitton ayant enfin terminé cette Bd, je prend mon courage à 2 mains et replonge 4 ans après dans le stupre et la fornication façon Mitton pour voir comment il conclut cette série.
Au niveau de la forme, rien n'a changé, ça baise et ça rebaise toujours autant, des personnages sont tués, le sang coule, le sperme aussi, et Mitton détourne l'Histoire officielle en l'ajustant à sa façon. Le fond reste correct, même si certaines situations sont surprenantes et parfois grotesques par leur côté excessif. Le dessin est toujours aussi propre, bref du Mitton quoi. Au final, c'est une saga hard de qualité malgré ses excès, on peut la voir comme une Bd historique enrobée dans un écrin porno. Note inchangée.

Nom série  Mousquetaire  posté le 03/02/2016 (dernière MAJ le 23/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une sorte de Bd d'espionnage sous Louis XIV, une histoire de complots royaux et de politique secrète à la sauce cape et d'épée, ancrée dans un décor historique crédible et bien agencé, quoiqu'un peu embrouillé ; ce premier tome oblige donc le lecteur passionné à être concentré et attentif, car il y a de nombreux personnages, et ça va assez vite. Parallèlement à la mission de D'Artagnan et à celles de ses mousquetaires, on suit Madame de Locuste, une intrigante, empoisonneuse et espionne qui tient sous sa coupe la jeune Eloïse de Grainville, s'occupe de son éducation afin d'être destinée à une fonction de demoiselle de compagnie et de cour.

Duval autant passionné d'Histoire que de science-fiction, s'inspire d'Alexandre Dumas et de ses célèbres mousquetaires pour échafauder un scénario qui démarre avec l'arrestation de Fouquet en début d'album, seul événement réel ; tout le reste est brodé en faisant en sorte que ça paraisse crédible, et ça l'est, car ça aurait pu très bien se produire. Cependant, les historiens considèrent que Fouquet (si toutefois la thèse de ses malversations est avérée) aurait agi seul. Il ne fut pas le premier et n'a pas été le dernier des grands argentiers, conseillers ou surintendants à puiser dans le trésor royal pour alimenter son train de vie dispendieux, ils l'ont tous fait, mais Louis XIV était un roi très imbu de sa personne, et n'admettait pas d'avoir à vendre sa vaisselle d'or pour payer les dégâts causés par la Fronde, tandis qu'un de ses sujets (fut-il le plus important après lui) baignait dans les fastes de ses nombreuses demeures luxueuses.

Le dessin est la petite faiblesse de cette Bd, je le trouve un peu moins appliqué que dans L'Homme de l'Année - 1894, ou est-ce une impression ? D'autre part, Calvez reproduit de nombreux décors réels, surtout des châteaux, dont celui des Ducs à Nantes qui fera sans doute plaisir à quelques lecteurs de la région que je connais... hélas, il fait quelques erreurs : je ne crois pas que l'entrée principale soit tout à fait conforme à ce qu'elle était en 1661, mais surtout, l'image aérienne que l'on voit au tout début comporte un bâtiment qui ne fut construit qu'en 1784 lorsque le château fut récupéré honteusement par l'administration militaire, il ne devrait donc pas figurer ici ; sinon pour le reste, le Grand Logis construit par le duc François II et sa fille Anne de Bretagne sont conformes, de même que la cathédrale et la Porte Saint-Pierre. Les autres décors comme les châteaux de Largoët, Valençay, Angers (où fut ensuite détenu Fouquet) et Grignan sont bien dessinés, ainsi que les visages de Condé, Fouquet ou D'Artagnan d'après les gravures connues...

Je crois que ce tome sert à planter les personnages, certains joueront sans doute un rôle plus conséquent dans la suite, telle Eloïse dont le tome 2 portera son nom, l'intrigue a donc le temps d'évoluer.
Et pas manqué, avec ce tome 2, c'est reparti dans les complots et les secrets d'Etat, avec un côté politique encore plus accentué. Ce tome offre de ce fait peu d'action et une intrigue qui ne renouvelle pas ce type de Bd historique. Duval souhaitant revisiter le genre très souvent exploré, ne produit que du déjà vu, en plus l'intrigue n'avance pas tellement, on y retrouve les mêmes personnages avec 5 ans de plus, mais elle n'est pas directement rattachée à celle du tome 1.
Malgré ces réserves, je ne peux pas dire que la lecture est ennuyeuse, je la trouve juste assez banale et mille fois vue dans des films de cape & d'épée.
Le dessin n'a pas varié, il est peut-être un peu plus maîtrisé, Calvez reproduit l'incendie de Londres en 1666, quelques monuments célèbres de Rouen, le manoir d'Ango près de Dieppe, le château de Saint-Germain-en-Laye, et le paysage d'Etretat avec précision. Il faut donc encore attendre une suite.

Nom série  Choc  posté le 03/02/2016 (dernière MAJ le 23/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ancien fan de Tif et Tondu, je crois que je me devais de lire cette Bd même si j'en retardais l'échéance par peur ou par prudence, je ne sais trop, trouvant d'abord que c'était une drôle d'idée, et puis en entendant à droite à gauche qu'on m'incitait à la lire, je me suis dit " pourquoi pas?" J'avais quand même une petite appréhension car Monsieur Choc fut une telle figure de grand méchant impérial que j'avais un peu peur qu'on galvaude son image. En effet, il est apparu en 1955 dans "Tif & Tondu contre la Main blanche" grâce à Maurice Rosy qui l'oppose au duo de détectives, mais même si la période Rosy est l'une des bonnes périodes de la série, les scénarios étaient farfelus et d'un ton gentiment naïf, c'est pourquoi j'ai toujours préféré la période Tillieux, plus axée sur le mystère et parfois le fantastique, et avec plus de maturité de la part des héros.

Je respectais la figure de Choc, mais en même temps en devenant adulte, je me rendis compte qu'il me faisait sourire avec cette image de grand seigneur en smoking , fume-cigarette et surtout heaume sur la tête... quelle tenue grotesque ! mais à cette époque, les méchants des Bd franco-belges humoristiques étaient comme ça, grandiloquents, théâtraux et un peu ridicules, donc on l'acceptait.

En 2014, Colman et le fils de Will redonne vie à cet adversaire puissant, énigmatique et charismatique, sorte de Fantomas casqué, dont les origines ont conditionné sa stature de criminel. La vision donnée par les auteurs est très bonne, on comprend pourquoi Choc est devenu ce qu'il est, ayant vécu une enfance chaotique remplie d'injustice et de douleur, il ne pouvait que vivre pour exercer une vengeance terrible contre la société qui a broyé ses jeunes années. Néanmoins, le portrait est atténué par une sorte de sentiments humains qu'on ne soupçonne pas chez un grand méchant, c'est perceptible lorsque Choc se promène dans le manoir et où affluent ses souvenirs d'une enfance difficile ; ce passé a de quoi étonner de vieux fans comme moi, et ces souffrances forgeront la personnalité d'un futur maître du mal. D'ailleurs, ce prequel propose une image beaucoup plus dure que celle plus naïve qu'on a pu connaître dans Tif et Tondu, les actes violents qu'on y voit détonent un peu avec le futur univers mis en place par Rosy, mais ça n'est pas incongru.

L'intérêt de cette Bd est aussi de rendre hommage à Will et à Rosy en ayant creusé une telle personnalité à travers ce passé réinventé ici, et pour cela, Eric Maltaite s'y prend aussi bien que Colman en affinant son dessin, il est plus épais, plus dur, plus sombre, avec une mise en page plus moderne que dans ses autres créations, le tout est beaucoup moins lisse. Le seul truc qui m'a dérangé à cette lecture, c'est les flash-backs dans le désordre le plus complet, je trouve cette narration gênante, je l'aurais préférée plus linéaire, mais dans l'ensemble, le résultat est satisfaisant.

Après avoir lu le tome 2, je trouve que le récit est moins prenant, l'action n'avance pas beaucoup, tout reste en suspens et fait du sur place, et la narration est toujours aussi bordélique. Ce procédé de changements de lieux incessants finit sérieusement par m'agacer. Aussi, devant tous ces paramètres, et malgré la bonne impression ressentie avec le tome 1, je n'ai pas tellement envie de continuer. Note inchangée, et je laisse l'achat pour les amateurs éventuels, mais pas pour moi...

Nom série  Un loup est un loup  posté le 11/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dès la première page, on nous plonge dans ces contrées sauvages du Rouergue et dans le monde du loup au XVIIIème siècle. Serait-ce encore une version aux faux airs de Bête du Gévaudan ? Non, mais ça y fait penser et c'est assez fascinant.
Ce prologue est suivi par une description pittoresque et très juste d'un petit village rural du nom de Racleterre, qui à ma connaissance est fictif, au milieu d'autres lieux qui eux sont réels. Il est question d'une intrigue qui tourne autour d'un sabotier qui vient d'avoir des quintuplés.

Ce récit adapté d'un roman que je ne connais pas, peut sembler banal et ennuyeux à première vue, on se dit "mais qu'est-ce que les auteurs vont bien pouvoir trouver d'étrange et de singulier pour intéresser le lecteur ?". Mais le scénario est bien plus subtil qu'il n'en a l'air, il ne s'y passe apparemment pas grand chose, c'est la chronique d'un village, d'une famille dont on suit le destin un peu chaotique des 5 rejetons du sabotier Tricotin, on y apprend plein de choses sur un univers rural peuplé de légendes, et d'un patois savoureux du XVIIIème. Les auteurs ont insufflé une rusticité qui donne un ton très réaliste à ce monde villageois ancien, un réalisme cru propre à ce passé rude en ces contrées loin des grandes villes.

Les caractères se dessinent, on apprend à connaître ces quintuplés qui grandissent doucement ; dans le tome 2, leur itinéraire connait un destin contrarié, et la narration s'attache au dernier, Charlemagne qui semble être le plus éveillé et le plus malin. Ce qui est novateur dans cette Bd, c'est que les différentes péripéties de ce récit sont telles qu'il sort vraiment de l'ordinaire en BD, car c'est vu sous l'angle du peuple et non sous celui des nobles ou des rois comme on l'a vu dans beaucoup de bandes historiques.

Tout ceci est soutenu par un dessin de grande qualité, j'adore ce type de graphisme, puissant et soigné, aussi bien sur les décors de vieilles maisons que sur les personnages aux gueules représentatives de ce temps, ça donne de la force à cette histoire car ça crée une certaine ambiance aux limites du fantastique. Nardo réalise de très belles pages, quels progrès en 3 ans depuis Le Vent des Khazars. Une Bd au charme envoûtant !

Nom série  Reign  posté le 10/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le dessin a attiré mon attention et je suis tombé sur une histoire très actuelle, très technologique et très remuante avec la dose de violence qui va avec. Visiblement, je m'attend à un truc hyper compliqué, un peu comme dans les Jason Bourne, mais en fait, rien n'est vraiment creusé. Certes, c'est ancré dans une géopolitique très moderne, mais on ne nous explique pas grand chose, d'autant plus que ça a un fort goût de déjà vu, ça ressemble à beaucoup de TV-films de série B qu'on voit sur 13ème Rue ou NRJ12 qui traitent du terrorisme.

J'ai aussi l'impression d'avoir vu tout ceci dans une Bd de la collection Bulle Noire chez Glénat, Celadon run, en moins burné. D'autant plus que le terrorisme, ça me saoule un peu, on le vit tellement de près depuis quelques temps, que je n'ai pas trop envie de le lire en BD, ça suffit déjà au cinéma.

L'intérêt de cette série c'est son côté action à profusion, les scènes s'enchaînent parfaitement sans trop de cohésion, avec des facilités et des trucs peu crédibles, ça m'a fait l'effet d'une Bd au ton bourrin, avec beaucoup de crash et d'explosions, ça va bien un moment, ce n'est guère passionnant quand c'est répété à foison. C'est donc l'avantage de cette série, mais aussi sa faiblesse, car trop d'action tue l'action.

Comme dit au début, le dessin est bon, dans un style qui lorgne vers celui de Philippe Francq en moins esthétique, c'est plus musclé et sans trop de personnalité, assez proche d'un style comics moderne même, avec une mise en page très dynamique et des enchaînements de cases très speed qui renforcent le côté ultra spectaculaire... Pour moi, ça suffit, j'ai feuilleté par acquis de conscience les autres albums, mais je m'arrête après ce tome 1.

Nom série  Spoogue  posté le 10/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant entendu parler de cette série et vu plusieurs fois en bibli les couvertures d'albums sans trop percuter, je me suis enfin lancé dans cette lecture. Je suis toujours un peu méfiant au départ, vu que je suis souvent à contre-courant des avis (positifs ou négatifs) quand des Bd ont une grosse moyenne et une flopée de 4 et 5 étoiles, ce qui est le cas ici. Mais rapidement, mes craintes furent dissipées. En plus, l'auteur ne tire pas sur la corde comme le font beaucoup de ses confrères, la série se décline en trilogie, 3 albums c'est parfait !

C'est une sorte d'heroic fantasy pas sérieuse et même franchement humoristique, à l'aspect complètement délirant, accentué par le dessin très chargé qui souligne le grotesque de certains personnages et créatures, le tout aidé par des cases bien remplies et bourrées de détails.
Ce qui est drôle, ce sont les gueules incroyablement moches de certains personnages, on dirait un concours de laideur, auxquelles s'ajoute un côté gore rigolo avec la cruauté de hordes sanguinaires. Parfois, l'univers trop déjanté peut lasser ou agacer, mais je crois que l'auteur a dû bien s'amuser avec cette création, il a inventé un monde dramatico-burlesque très décalé, mais bien élaboré, un peu à la manière de Turf sur La Nef des fous, un monde étonnant et bien à lui, très imaginatif, qu'on ne rencontre pas dans d'autres Bd du même genre.

Mais comme pour La Nef des fous, tout ceci va bien un moment, il y a beaucoup de bonnes idées, un humour décapant, des personnages marrants, de la magie noire, des noms fantaisistes et de l'épopée drolatique, mais au final, je n'ai pas trouvé tout ceci vraiment exceptionnel, et le scénario reste très léger, voire faible, c'est un vrai foutoir, comme si Milhet avançait au coup par coup sans trop savoir dans quelle direction aller et comment tout ce délire va se terminer. J'ai l'impression que c'est encore une série un peu surcotée, c'est sympathique et agréable à lire mais sans plus quoi...

C'est déjà pas mal, d'autant plus que le dessin est excellent, j'aime bien ce style, les personnages ont des bouilles incroyables, la mise en page est très dynamique et constituée d'images aux cadrages différents, avec des pleine-pages, pas mal de longues cases en vertical qui donnent un bel effet, et quelques vues saisissantes comme celle de Castel Krüt qui ouvre le tome 1.
Bref, une dinguerie à consommer sans ennui et à mettre dans un petit coin de sa mémoire. Je met l'achat car 3 albums, c'est pas ruineux, contrairement à plein de séries à rallonge.

Nom série  Mémoires d'un aventurier  posté le 09/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu ces 3 albums à un prix modique au festival Rochefort en Bulles, une série du magazine Vécu diffusée entre 1989 et 1991 passée assez inaperçue et que je n'avais pas lue.
C'est dans la veine de certaines séries de cette époque, avec des ficelles éprouvées de ce type de récit, dans un ton romanesque avec coups de théâtre, rebondissements, action, aventure sur fond historique etc... en l'occurrence le fond est celui de l'expansion coloniale française en Cochinchine, et au Tonkin à la fin du XIXème siècle, politique gouvernementale menée par Jules Ferry il me semble, je suis très mal renseigné sur cette page d'Histoire car elle me passionne peu.

Ce fond historique ne sert que de fond en vérité puisqu'il est question surtout de suivre le destin de Pierre de Saint-Fiacre, jeune dandy oisif de la grande bourgeoisie parisienne qui tourmente son père député par ses frasques. Il est victime d'une machination, un coup monté par sa demi-soeur pour couler la réputation des Saint-Fiacre et mettre la main sur un trésor. Il s'en suit donc pas mal de rebondissements intéressants (le héros est même secouru par Jules Verne) qui m'ont fait une très bonne impression, c'est digne d'un roman d'Alexandre Dumas ou d'un roman de Jules Verne qui dit s'inspirer de la mésaventure du héros (on pense à " Michel Strogoff " ou aux "500 millions de la Begum"), le tout dans un contexte houleux où la politique de la France envers les populations tonkinoises (aujourd'hui c'est le Vietnam) est comme dans toute colonisation, très discutable.

Le récit est malheureusement handicapé par des invraisemblances et des incohérences notables qui gâchent un peu l'ensemble (le coup des masques pour se faire passer pour un autre, c'est très limite, surtout avec une telle facilité), ainsi que quelques petits détails qui sont des facilités scénaristiques mais moins gênantes. Sinon la narration est soutenue dans les 2 premiers tomes qui se suivent, et le côté documenté donne une crédibilité au contexte, c'est une simple histoire de vengeance qui est englobée dans des circonvolutions assez palpitantes qui se terminent à la fin du tome 2. Seul le troisième album qui garde une continuité avec le personnage principal, est indépendant, mais il est inintéressant, en reprenant des recettes identiques et moins habiles dans un scénario tout à fait improbable et aux situations grotesques. A noter enfin que c'est une des très rares séries Vécu sans érotisme (seul le tome 3 contient un peu de fesse, mais c'est très furtif).

Le dessin de Hé est très plaisant, je sais qu'il fera grincer des dents certains lecteurs plus jeunes, peu habitués à ce type de graphisme et de mise en page, mais moi je suis rôdé à ce style et j'aime malgré une petite rigidité qui est la marque habituelle de ce dessinateur, encore que ça soit meilleur que dans Marc Mathieu. Hé livre un dessin très soigné, avec des arrière-fonds bien fournis, de belles scènes d'ambiance et de foule ou de combats, il est très appliqué dans ses décors, d'abord parisiens (les tours de Notre-Dame, l'Opéra, la statue de la Liberté en construction etc...) puis tonkinois, où il soigne les décors naturels de la baie d'Along, des bateaux de guerre français très détaillés, des palais exotiques et des sampans et jonques nombreux sur la mer de Chine...

Au final, une série abandonnée par manque de succès, qui tient en haleine dans ses 2 premiers tomes bien calibrés et qu'on peut acheter, mais dont on peut largement éviter le tome 3. Je précise aussi que le récit est entièrement fictif, malgré le fait que les auteurs aient l'air de faire croire qu'il est réel, cet aventurier n'a pas existé. Dommage quand même qu'une série sur cet épisode historique jamais abordé en BD n'ait pas eu une suite mieux élaborée.

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