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Nom série  Martin Milan  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Martin Milan est un héros pour lequel j’avais, étant jeune, une sincère affection. Le personnage est intéressant à plus d’un titre. D’abord, il a une « gueule », ensuite il est aviateur (ce qui sous-entend aventure et exotisme), enfin il est faussement blasé, amer. Ce dernier point est très particulier, car, à l’époque (et encore aujourd’hui, me semble-t-il) rares étaient les héros destinés à un public jeune qui faisaient montre d’autant de cynisme.

Les histoires, au début résolument humoristiques, allaient, avec le temps, acquérir un ton doux-amer qui en faisaient une série vraiment à part.

Les tomes ne sont pas tous du même niveau (loin s’en faut), mais certains valent vraiment le détour. Dans un style purement humoristique et loufoque, j’aime beaucoup « Destination Guet-Apens », tandis que dans un style plus doux-amer, « Une Ombre est passée » (qui est également très loufoque) et « l’Ange et le Surdoué » sont très bons.

A noter que certains tomes étant des rééditions, ils se retrouvent au milieu de la série alors qu’ils datent de plus longtemps (à la manière d’une série comme « Chick Bill »). Une façon assez facile de différencier anciens et récents albums consiste à regarder le dessin. Les albums aux traits les plus franco-belges (version humoristique et relativement ronde) sont les plus anciens, l’artiste faisant évoluer son dessin dans un style plus raide, plus semi-réaliste et plus moderne au fil du temps.

Quoiqu’il en soit, cette série est certainement à essayer, mais, du fait de l’inconstance de la qualité des tomes, je n’en conseille pas l’achat et reste dans une moyenne très neutre pour ma cote.

Nom série  Le Retard  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En lisant cet album, j’ai pensé à Etienne Davodeau. Le point commun entre celui-ci et Barbara Yelin ? Leur volonté d’aller triturer les sentiments de leurs personnages, des individus qui parlent très peu d’eux-mêmes, mais dont on finit quand même par comprendre les douleurs, les blessures.

Cet art de tourner autour du pot constitue le point fort de cet album. Il nous faudra du temps pour parvenir à cerner les personnages, qui y gagnent autant en mystère qu’en humanité.

Il faut dire que l’artiste fait fort, puisque, dès le début du récit, elle laisse le lecteur dans l’ignorance la plus totale. Cinq trentenaires se retrouvent réunis dans une vieille maison à la campagne, et attendent un sixième. Pourquoi ? On ne le découvrira qu’après bien des planches, même si, inévitablement, on pense à un héritage (mais avons-nous raison ?)

Cet album est traduit de l’allemand au français. Je n’ai pas lu la version originale (et mon allemand approximatif ne m’aurait pas permis de me faire une opinion). Ceci dit, la version française me semble bien écrite mais lourde à lire. Il faut dire que l’ambiance générale de l’album est assez lourde. Les différents protagonistes se connaissent et s’apprécient mais ne semblent pas avoir grand-chose à se dire. Par moment, l’album se traine, et le lecteur que je suis s’ennuie. L’artiste aurait sans doute gagné en efficacité avec un peu plus de concision et moins de développements verbaux plutôt pompeux.

Reste le point qui fâche : le dessin.

Celui-ci n’est pas dénué de qualités, mais manque incontestablement de maîtrise, surtout pour les personnages. A l’occasion, ceux-ci semblent sortis des marges d’un cahier d’élève même pas doué pour le dessin. C’est vraiment très maladroit. Par contre, et particulièrement lorsque le format s’agrandit, l’artiste fait montre d’une réelle sensibilité. Mais j’ai bien plus apprécié ses décors, et plus particulièrement ses arbres, que ses personnages (malheureusement fort présents).

Pour ces multiples raisons, cet album ne m’a pas convaincu, mais l’artiste a manifestement « quelque chose à dire », elle dispose d’une réelle sensibilité qu’une plus grande maturité technique lui permettra sans doute d’exprimer à l’avenir (c’est tout le mal que je lui souhaite).
A revoir …

Nom série  Dieu n'a pas réponse à tout (mais Il est bien entouré)  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est composé de plusieurs courts chapitres, qui constituent autant de petites scénettes.

L’idée de départ était amusante. Face à une âme en peine, Dieu choisit parmi ses « locataires » (demeurant au Paradis) la personne à même de l’aider et la réexpédie sur terre le temps d’une journée. Charge pour ladite personne d’aider le pauvre mortel dans sa quête de bonheur.

Malheureusement, les auteurs ne parviennent pas à créer des histoires dignes d’un concept aussi prometteur. On oscille constamment entre le « bof » et le « pas mal » sans jamais atteindre le franchement bien (à mon avis). L’ensemble demeure cependant sympathique, et le trait de Barral contribue à cette bonne appréciation.

L’artiste maîtrise bien ses personnages, très expressifs, et même s’il ne soigne pas assez ses décors à mon goût, parvient à produire des planches agréables à regarder, car très immédiates.

Pas mal, en résumé, mais je demeure convaincu qu’il y avait moyen de mieux faire avec une idée de départ aussi originale.

Nom série  La Dernière des Salles Obscures  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien, moi, j’ai bien aimé cette autobiographie mensongère. Lapière parvient à nouveau à créer un personnage intéressant à mes yeux. Ce vieux cinéaste odieux dont on découvre la vie au fil des pages se révèle en définitive touchant et … humain.

La structure du récit est intéressante sans être très originale (sous la forme de flash-back), et le dessin de Gillon convient parfaitement pour illustrer cette histoire. Son trait réaliste, précis et très lisible est toujours agréable à lire et ses personnages féminins toujours agréables à regarder. Bien sûr, ce style est un peu passé de mode, mais il demeure, à mes yeux, joliment efficace.

Mais, surtout, cette autobiographie est un beau prétexte pour survoler un siècle de cinéma et d’histoire. Ce balayage, effectué au travers du regard d’un cinéaste, permet un éclairage légèrement décalé et intéressant (la vision de « un chien andalou » étant un fait historique plus marquant à ses yeux que la guerre du Vietnam, par exemple. C’est logique, et intéressant).

Enfin, je tiens à souligner le soin avec lequel Aire Libre avait édité ce diptyque. Le premier tome était fourni avec une interview des deux auteurs agrémentée de quelques esquisses, et le second était fourni avec une double couverture cartonnée (qui permet de ranger les deux tomes ensemble) qui proposait en outre une biographie de Gillon, un artiste reconnu mais sans doute mal connu de la jeune génération des lecteurs. Cette présentation donne à n’en pas douter une réelle plus-value à l’objet, et contribue certainement (même inconsciemment) à mon appréciation d’ensemble.

Entre le « pas mal » et le « franchement bien », j’hésite … Allez ! Je dirai franchement bien pour l’édition originale …

Nom série  Le Masque de fer  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Récit historique mêlant habillement personnages réels et héros de roman, ce « Masque de fer » aurait pu me séduire si … un souffle épique l’avait parcouru.

Malheureusement, et malgré un bon premier tome, la série tombe rapidement dans le dessin illustré. La narration est trop présente, peu passionnante (à mon avis) et trop scolaire, du genre « trucmuche couche avec machin et qui enfante par un beau jour de juin » avec, dans une première case trucmuche qui couche avec machin et dans la seconde un nouveau-né dans les bras de machin. Rien de passionnant à mes yeux.

En fait, la série se centre avant tout sur les luttes d’influence autour de Louis XIV, un sujet qui ne me passionne pas. Tout passe par la langue de bois, le persiflage, les fausses rumeurs, sans qu’il n’y ait vraiment d’action. Rien à faire, et malgré le beau travail de Cothias (qui mélange avec talent éléments historiques et légendes romanesques), je m’ennuie.

Reste le travail de Marc-Renier. Un travail très inégal, à mes yeux. L’artiste a un trait réaliste fin et élégant qui doit être « habillé » pour totalement me convaincre. Je veux dire par là que lorsqu’il simplifie son trait, lorsqu’il oublie ses décors, l’auteur perd toute sa force. Hors, à partir du milieu du deuxième tome jusqu’à la fin du quatrième, Marc-Renier simplifie exagérément son trait. Ce choix est sans doute dû à un souci de productivité (5 ans entre le premier et le deuxième tome, puis trois tomes qui s’enchainent en trois années), mais il est vraiment peu judicieux à mon avis. A partir du cinquième tome, la qualité est de retour et le sixième est vraiment très beau. Malheureusement, je crains que beaucoup de lecteurs aient déjà décroché à ce moment là.

Résultat : parce que le sujet ne m’a pas semblé très intéressant, parce qu’il est exposé d’une manière trop scolaire, parce que le dessin connaît en cours de route une énorme perte de qualité, je ne peux dire que « bof ! »

Nom série  Eddy l'Angoisse  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca gigote, ça s’agite, ce n’est pas vraiment drôle, pas vraiment ennuyant non plus. Ca se laisse lire, en somme, mais souvent d’un œil distrait, tant le propos est anecdotique. Le style graphique simpliste de l’artiste n’est pas un obstacle en soi. Au contraire, son accessibilité immédiate permet au lecteur de ne pas décrocher.

Non, en fait, c’est surtout le manque d’émotions qui se dégagent de ce récit (et ce malgré le ton doux amer souvent employé) qui me fait finalement dire : pas mal, sans plus …

Mais cette histoire séduira sans doute le lecteur qui partagera les mêmes rêves que le héros de l’histoire, à savoir devenir une star du rock. Car ce récit, que je n’ai que moyennement apprécié, est loin d’être dénué de qualités. Graphisme simple et efficace, narration fluide et vivante, humour doux amer permanent. C’est son nombrilisme qui m’aura bloqué, et uniquement cela.

A essayer.

(un petit 3/5).

Nom série  Jolies ténèbres  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mwouais, bof …

Jolies ténèbres est une œuvre qui a créé la polémique sur ce site. Je m’attendais donc à trouver une œuvre que soit j’aurais détesté, soit j’aurais adoré.

Au final, je me suis ennuyé …

L’histoire met en scène des « esprits » enfantins aux comportements extrêmes. Cela se voudrait très sombre, l’artiste cherchant à enfanter chez le lecteur un sentiment de malaise, d’insanité, un sentiment encore accentué par le style graphique très naïf (et, donc, en décalage avec le propos), que Kerascoët emploie majoritairement.

En fait, et c’est le grave problème, je n’ai ressenti aucunes émotions. Ni dégoût, ni jubilation, les gesticulations de ces petits personnages m’emmerdent (voilà, c’est dit). Tous ces personnages manquent tellement de maturité tout en affichant une telle autosuffisance que je ne parviens pas à m’y attacher. Cette absence d’empathie est, à mon avis, la cause principale de mon rejet de l’œuvre.

De plus, à la longue, le style choisi par Kerascoët finit par me lasser, et je suis heureux lorsque, au détour d’une page, l’artiste opte pour un style plus réaliste. Pourtant, au début, je trouvais cela joli et intéressant … mais, à la longue … pffffff …

Reste la très belle couverture (car, là ! Il faut reconnaître que c’est la grande classe !)

Nom série  Black Hills  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne sais pas si les carnets mentionnés dans ce récit sont réels ou s’il s’agit d’une invention, mais cet élément apporte indéniablement une dimension réaliste à la série. Le souci de crédibilité de l’œuvre (tout en restant dans un style très épique) est d’ailleurs à souligner.

En s’intéressant à la sombre période de l’histoire de l’Amérique qui vit les indiens définitivement perdre leur lutte pour la survie de leurs valeurs et de leurs croyances, le duo Swolfs/Marc Renier aborde un sujet qui ne pouvait que me passionner.

Reste qu’il faut encore pouvoir rendre l’œuvre intéressante. Et le duo y parvient en évitant de tomber dans la stricte évocation historique tout en étant très réaliste à mes yeux (les carnets ont fait leur œuvre !)

La galerie des personnages est très conventionnelle du genre, avec ce duo blanc-bec/vieux de la vieille, ces indiens révoltés ou résignés et ces bandits sans scrupules. J’ai donc retrouvé ce que j’espérais, sans surprises (bonnes ou mauvaises).

L’intrigue se centre sur une histoire de vengeance (comme bien souvent) qui permet d’illustrer cette sombre période sous un angle original. Les événements des Black Hills sont autant un décor qu’un acteur de cette série, et c’est, à mes yeux une belle réussite.

Le dessin de Marc Renier est excellent à mes yeux (sans doute les plus belles planches réalistes de l’artiste). Il est toujours aussi fin, aussi élégant, mais il a ici une profondeur, une « matière » que je ne retrouve pas toujours chez l’artiste (voir « Le Masque de fer » et sa qualité fluctuante). Sa colorisation est soignée, même si le choix des couleurs n’est pas celui que j’aurais personnellement effectué (car souvent très ternes).

En résumé : un bon western, très conventionnel (comme souvent avec Swolfs) mais prenant et s’intéressant à une période et à des événements finalement peu exploités.

A découvrir !

Nom série  La Caverne du souvenir  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’habitude, je préfère Andréas dans son noir et blanc. Je trouve cependant que sa colorisation est ici très bien réussie. Ses teintes de bleu sont particulièrement envoutantes selon moi.

Le lettrage d’un des personnages (oui ! le lettrage diffère en fonction des acteurs !), par contre, m’aura souvent été assez pénible à déchiffrer. C’est le seul reproche que je peux formuler au niveau du graphisme de cet album. Car, pour le reste, Andréas officie toujours dans son style traditionnel très anguleux mais diantrement séduisant.

L’histoire, par contre, lorsqu’on la débarrasse de son verni de mystère, est finalement assez simple, voire simpliste. L’auteur m’avait habitué à une plus grande complexité et j’ai donc, de ce point de vue, été quelque peu déçu.

Mais, d’un autre côté, le caractère conventionnel de l’intrigue et la luminosité des couleurs rendent ce récit agréablement rafraichissant.

Une œuvre mineure de l’artiste, mais qui reste d’un niveau tout à fait acceptable.

Nom série  Outlaw  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plaisant, indéniablement plaisant ce petit western décalé, qui bénéficie du savoir-faire de deux valeurs sures de la bande dessinée actuelle.

Au scénario : Dieter, un artiste que je connaissais mieux pour ses récits sombres (dont ses nombreuses associations avec Moynot), mais qui m’avait déjà convaincu par le passé de ses qualités « humaines » et « émotionnelles » grâce au merveilleux « Julien Boisvert ».

Avec Outlaw, on peut dire que l’artiste se lâche ! Ce western déjanté n’hésite pas à flirter avec l’absurde, et les personnages dont l’artiste peuple son récit ne sont pas piqués des vers. On est souvent proche de la grosse farce, mais à aucun moment le récit ne tombe dans le grotesque. Dieter est toujours attentif à l’humanité de ses personnages, qui, par conséquent, sont non seulement amusants mais aussi, selon moi, attachants.

L’intrigue est intelligemment développée, et permet de revisiter tous les standards du western (et des hors-la-loi) en quatre petits tomes. Cette œuvre tient donc autant de l’hommage que de la parodie, … et n’hésite pas à intégrer des éléments pour le moins saugrenus.

Aux crayons : Fourquemin, un artiste au style incomparable qui a très rapidement fait école. Le trait de l’artiste est on ne peut plus expressif. Ses visages sont très caricaturaux, mais ils gardent une certaine candeur qui ne cesse de me charmer. Ses décors ne sont pas avares de détails et bénéficient de cette même souplesse du trait. L’ensemble est aussi riche que lisible, et c’est souvent un régal d’un peu s’attarder sur une planche (un peu, seulement, car le scénario de Dieter ne tarde pas à nous rappeler à l’ordre).

La colorisation est particulière, et favorise les teintes monochromes, ce qui donne à la série un style vieillot très agréable. Un peu comme si cette histoire nous était contée à partir de vieilles photos jaunies aux teintes sépia, choix judicieux qui ne peut qu’engendrer une grosse bouffée de nostalgie (alors que l’histoire est plutôt déjantée, je vous le rappelle).

Une réussite, incontestablement !

Nom série  Le Roman de Malemort  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série peut être séparée en deux périodes distinctes … et aurait indéniablement gagné à mes yeux à ne se limiter qu’à une seule : la première.

Au début, nous avons donc droit à une séduisante héroïne, prostituée de son état, rêvant de preux chevaliers défendant de nobles causes, et qui se retrouve embarquée dans une aventure qui la dépasse. Les personnages qui l’accompagnent gardent longtemps une belle part de secrets durant ce premier cycle, et l’opposition entre le bien et le mal y gagne en ambiguïté. De plus, la série bénéficie du trait d’Eric Stalner. L’artiste excelle dans les décors médiévaux et les héroïnes à la plastique avantageuse. Mais encore, dans la première partie, Eric Stalner prend vraiment le temps de soigner ses planches, qui sont par conséquent vraiment très agréables à regarder.

Malheureusement, la seconde partie du récit n’est vraiment plus captivante. Les compagnons de notre séduisante putain ont perdu tout leur mystère et, malgré sa tentative de raviver la flamme via un pseudo grand secret, l’artiste ne parvient plus à m’intéresser.

Comble de tout, je trouve ses planches moins bien finies que dans la première partie. Cette seconde partie est donc tout à fait dispensable à mes yeux.

A emprunter ? Certainement !
A posséder ? Je ne crois pas, la série ayant du mal à sortir du ventre mou de ce style médiéval si souvent exploité.

Nom série  Le Curé  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le trait de Christian De Metter convient très bien pour illustrer des romans noirs. Mais il ne brille pas par son dynamisme. Heureusement, cette série est très « statique » et l’artiste peut donc exploiter les plus belles facettes de son indéniable talent. Attention ! Ce style, maintenant bien connu des bédéphiles, n’a pas que des qualités (manque de netteté, noirceur des planches, effets flous), mais pour ce qui est de créer une ambiance, il est d’une efficacité indéniable !

Reste que, si, graphiquement parlant, l’œuvre est plutôt réussie, le scénario de Laurent Lacoste et de Christian De Metter ne m’aura que très moyennement convaincu. Pourtant, le début du récit est très bon, mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, l’ennui grandit.

Lassitude de ce style graphique particulier ? Chute dans l’intensité dramatique ? Profil psychologique des acteurs mal développé ?

Un peu de tout, sans doute, aura contribué au fait que je fus finalement heureux d’arriver au bout de ces deux tomes.

Entre le « bof » et le « pas mal », malgré un très bon début.

Nom série  Naciré et les machines  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première chose qui m’a frappé dans cette série (très logiquement, me direz-vous, puisque c’est la première chose que l’on voit), ce sont les couvertures. Elles me font inévitablement penser à Enki Bilal. La forme des visages et la palette des couleurs sont frappantes à ce propos.

Et, tout le long du récit, cette filiation me sera parue comme une évidence, sans que je puisse parler de plagiat, car Frédéric Pontarolot possède sa touche personnelle, tant du point de vue graphique que du point de vue scénaristique.

Quoiqu’il en soit, ce trait m’a bien plu, même s’il peine a être réellement dynamique. Nous sommes plus souvent face à une image arrêtée qu’en action. Heureusement, le scénario de l’artiste se prête assez bien à ce style, raison (je pense) de ma bonne appréciation d’ensemble.

Et l’histoire ?

Pas mal … pas révolutionnaire, non dépourvu de certaines longueurs, mais pas mal.

On est ici dans une SF qui m’aura, dans ses meilleurs passages, fait penser à des films comme Brazil ou Delicatessen (il y a pire comme références !) Les personnages sont sympathiques et originaux, mais il leur manque un peu de charisme, un peu de personnalité. L’univers inventé est intéressant mais, lui aussi, manque de profondeur, de complexité.

Finalement, cette histoire se laisse lire, mais sans engendrer chez moi une quelconque forme de passion. Sympathique et agréable à regarder, sans plus (mais c’est déjà pas mal).

A emprunter ? Certainement !
A posséder ? Je n'en suis pas convaincu ...

Nom série  La Fille du Yukon  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un western comme il y en a tant (une ruée vers l’or au cours de laquelle une jeune et belle bourgeoise suit son amant, un aventurier de petite envergure), dont l’atout principal tient plus dans son cadre inhabituel que dans son intrigue. La série est agréable à suivre et ne m’aura jamais lassé, mais elle ne m’aura jamais surpris non plus.

La fin du récit est un peu précipitée à mon goût, mais, d’un autre côté, on évite ainsi ces fins à rallonge que je déteste.

Le cadre, comme je l’ai dit, est vraiment bien choisi, et la reconstitution historique me parait très crédible. C’est incontestablement le point fort de la série à mes yeux.

Le dessin de Sinisa Radovic est sans grande originalité, mais il convient bien au thème et fait montre d’une belle lisibilité. La qualité est constante le long des trois tomes et la mise en couleurs est tout à fait adéquate.

Pas mal, en résumé, mais rien d’extraordinaire non plus …

Nom série  Rwanda 1994  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le génocide qui eut lieu au Rwanda au cours des années ’90 est bien resté gravé dans nos mémoires. Mais je pense qu’il est difficile pour un spectateur éloigné (comme moi) de bien cerner toute l’horreur de ce massacre, et d’en saisir les raisons.

En lisant cette série, j’espérais trouver des réponses à mes questions. Et, autant le dire de suite, ce ne fut que très partiellement le cas.

En cause : un scénario confus, qui part tous azimuts (on suit différents personnages en même temps) et des explications que je ne peux que juger simplistes (notamment en ce qui concerne les réactions (ou absences de réactions) des militaires français présents sur place, et que les auteurs chargent sans nuances). J’ai le sentiment que les auteurs n’ont pu faire abstraction de leurs sentiments personnels, et si les faits relatés sont très certainement exacts, ils ne nous sont expliqués que d’un seul point de vue. Ce manque d’objectivité, ce manque de vision globale (que je peux comprendre, les auteurs ayant été pris par la dimension humaine du drame) me frustre dans mes attentes.

A la fin de ma lecture, je ne comprends toujours pas les raisons de ce massacre.

Maintenant, d’un strict point de vue émotionnel, cet album est loin d’être raté. Les auteurs parviennent à créer des passages choquants, qui nous font ressentir toute l’horreur de cette guerre. Le graphisme de Pat Masioni est de qualité (dans un style réaliste très conventionnel). Il est très lisible et agréablement mis en couleurs.

Je me cantonnerai à une cote de 2/5, parce que la série n’a pas répondu à mes attentes, mais je suis convaincu que d’autres lecteurs y trouveront leur compte. Si vous êtes à la recherche d’émotions, si vous êtes dans l’empathie plutôt que dans l’analyse et à la recherche d’explications, cet album répondra sans doute à vos attentes.

A essayer, avant d’acheter.

Nom série  Necrolympia  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange mais non dénué de qualités, ce premier tome se révèle assez accrocheur. Le dessin de Marc Jailloux y est pour beaucoup. Son style, ici expressif et anguleux, se rapproche de celui de Bodart pour « Green Manor ». Ses personnages, surtout, sont joliment croqués.
Les décors sont également très valables mais leur charme provient bien plus encore du travail de la coloriste (Corinne Billon), qui parvient à créer une ambiance lumineuse en parfaite adéquation avec le sujet de la série.

Le sujet ? Je préfère ne pas trop vous en dire. Disons qu’il y a « necro » dans le titre, que le personnage central est un « privé » et que l’esprit est à chercher du côté de « Green Manor » (mais en moins drôle).
Une œuvre dont j’aurais conseillé l’achat si j’étais sûr qu’elle bénéficiera d’une suite (bien que cet album puisse être lu comme un one-shot). L’univers mis en place par Stéphane Beauverger est prometteur, mais nécessite encore quelques développements pour totalement me convaincre. Malheureusement, le premier tome est sorti en 2005, et, comme sœur Anne, je ne vois rien venir pour une suite éventuelle.

Pas mal et prometteur, mais (peut-être) trop vite abandonné.

Nom série  Monsieur Jean  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Monsieur Jean, c’est vous et moi … ou presque, car le gars ne semble pas trop devoir se préoccuper de problèmes d’argent. Un bobo, en somme, mais un bobo encore accessible.

Pour le reste, monsieur Jean vit dans un immeuble dont certains voisins sont pénibles, d’autres plutôt sympathique. Monsieur Jean a des amis, parfois pénibles, parfois sympathiques (et parfois les deux en même temps). Monsieur Jean est à la recherche du grand amour, qu’il tarde à trouver, alors que son horloge biologique ne cesse de se manifester. Monsieur Jean trouve le grand amour, ce qui est loin de le déstresser.

En fait, je me demande si un chanteur comme Bénabar aurait autant de succès aujourd’hui si Dupuy et Berberian n’avaient pas préparer le terrain avec leur anti-héro. Car monsieur Jean, c’est ça : un personnage quelconque dont le quotidien, les rêves, les tracas sont relatés avec humour et gentillesse.

Et c’est très réussi, car monsieur Jean est une série très agréable à lire. La simplicité de ses histoires (dans lesquelles chacun se reconnaitra à l’occasion) et de son graphisme (qui va droit à l’essentiel, sans s’encombrer d’effets de style) m’ont convaincu depuis longtemps. Je ne peux donc que vous encourager à découvrir ce sympathique personnage.

Moins profond que « Le Combat ordinaire » de Larcenet, mais franchement bien quand même !

Nom série  Atalante  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m’attendais au pire … et j’ai été plutôt agréablement surpris.

Première remarque : alors que les couvertures me faisaient craindre l’horreur (avec ce style très proche du dessin d’animation), le contenu s’est avéré bien plus séduisant. Les personnages sont joliment croqués, et les décors sont d’une richesse à laquelle je ne m’attendais pas.

Ensuite : la série revisite le mythe de Jason d’une manière simpliste mais bien plaisante. Il est clair que l’auteur prend beaucoup de libertés vis-à-vis de l’original, mais ce n’est pas plus mal. L’œuvre s’adresse avant tout aux adolescents, et dispose de bien des atouts pour les séduire : la plastique avantageuse des personnages féminins, la profusion de rebondissements, des mises en page dynamiques et cinématographiques, des dialogues réduits à l’essentiel, des jeux de mots assez basiques.

Humour et aventure, donc, au menu de cette série, qui n’a d’autre but que de nous distraire. L’objectif est atteint. Pas mal, donc …

Nom série  Le Poids de l'ombre  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof, pas terrible ce truc.

Déjà, j’ai l’impression que les auteurs ont réécrit le début du récit lorsqu’ils se sont rendu compte des énormes zones d’ombre de celui-ci.

Mais aussi, alors que l’histoire se veut sentimentale (avec une belle et grande histoire d’amour intemporelle), le personnage principal saute sur tout ce qui bouge. Cette attitude n’est pas très romantique à mes yeux, un peu comme si je disais : « Oui, je suis à la recherche du grand amour ! J’ai le sentiment que ce n’est pas toi, mais … tu couches ? » (Vous imaginez ce genre de réplique dans Love Story, vous ?)

Ensuite, le scénario est très ambitieux, se veut métaphysique, mais débouche sur … pas grand-chose. La fin est tordue et peu (mais alors, vraiment très peu) convaincante.

De plus, en cours de récit, plus d’un raccourci sera emprunté. Mais surtout, la narration très envahissante étouffe l’histoire. A nouveau, j’ai le sentiment que les auteurs, n’arrivant pas à exprimer simplement leurs idées, ont eu recours à cette encombrante narration, sensée éclairer les zones obscures du récit, mais sans parvenir à un résultat convaincant (à mes yeux).

Enfin, le dessin de Beja est très froid. Les personnages sont élégants et la lisibilité de l’œuvre est maximale, mais l’ensemble manque d’âme. Peut-être ce sentiment provient-il de la colorisation, ou des décors de l’artiste, mais j’ai vraiment le sentiment qu’il manque une prise, une émotion, une âme à ce dessin.

Je ne peux pas dire que je n’ai vraiment pas aimé, mais je n’ai pas accroché, tout simplement, et malgré d’élégantes plastiques féminines.

Nom série  Finkel  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien, moi qui ne suis pas un grand fan de science-fiction, je considère ce Finkel comme un des meilleurs récits de bande dessinée d’aventure. Je le préfère même à l’œuvre majeure du duo dont il est ici question (Neige).

L’univers créé par Convard est à la fois simple, cohérent et riche. Bien sûr, on a encore une fois droit à une confrontation entre le bien et le mal, mais la présentation des deux camps permet de joliment nuancer cet aspect de prime abord très manichéen. Les rebondissements ne manquent pas et les cinq premiers tomes (qui constituent le premier cycle) ne laissent pas au lecteur le temps de reprendre son souffle. Chaque tome apporte en effet sa part de révélations plus ou moins surprenantes. Seule, une grosse facilité scénaristique m’aura déçu en fin de ce premier cycle. Mais je suis convaincu que cette « facilité » était prévue dès l’entame de la série, je la trouve donc juste trop évidente (et non pas amenée artificiellement).

Le second cycle s’annonce inférieur au premier mais semble rester d’un très bon niveau. Malheureusement, après deux tomes, les auteurs ont laissé Esta (une des héroïnes principales) entre la vie et la mort, … et cette situation perdure depuis de trop nombreuses années à mon goût. Et le lecteur impatient que je suis commence à se lasser (à quand le tome 8 ?)

Ceci dit, je préfère que Giné prenne son temps et demeure dans une qualité graphique comparable aux cinq premiers tomes, plutôt qu’il ne se précipite. En effet, j’ai constaté une baisse de qualité dès l’entame du second cycle. Le trait de Giné n’est pas mon préféré, mais, au début, je lui ai trouvé une chaleur et une « substance » que je ne lui connaissais pas. Ses décors, mais aussi ses personnages étaient non seulement élégants mais également chaleureux, charismatiques (une qualité que je ne décèle pas dans la série de « Neige »).

Malheureusement, comme je l’ai dit, je trouve les deux derniers tomes plus froids, moins denses (graphiquement parlant) et donc plus artificiels. L’émotion ne passe plus aussi bien. Par conséquent, il vaut peut-être mieux que Giné prenne son temps et trouve un créneau horaire qui lui permette de fignoler ses planches.

Quoiqu’il en soit, Finkel est une très bonne série, dont je recommande vivement l’achat du premier cycle, … et la prudence pour la suite.

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