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Nom série  Super catho  posté le 06/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je dois bien avouer que j’ai passé un bon moment en compagnie des souvenirs de jeunesse de René Pétillon, des souvenirs qui se rapportent plus particulièrement à la période mystique de son père.

Je me suis retrouvé à une époque où la religion catholique exerçait d’une manière très marquée son influence sur la société. Ecole catholique, mouvement de jeunesse, église, tous les moments de la journée étaient influencés par la religion. Alors, pour peu que vos parents fussent des pratiquants convaincus (ce qui était alors encore fréquent), je crois aisément que certains de vos souvenirs de jeunesse ressemblent à ceux de Pétillon.

Mais lorsque le père de celui-ci sombre dans le mysticisme le plus profond, convaincu de l’apparition de la Vierge à l’une de ses voisines, et de la fin du monde prévue pour le jour de Noël, on plonge dans le délire total.

L’auteur ayant l’art de mettre le doigt sur les absurdités de la situation (malgré la fin du monde programmée, le père de René Pétillon commande une nouvelle voiture, par exemple), le livre se révèle très drôle.

Bien sûr, on n’évite pas certaines situations bateau, mais le talent d’écriture de Pétillon et le dessin très expressif de Cestac compensent largement ces quelques facilités.

Au sujet de cette dernière, tous ceux qui connaissent l’artiste ne seront pas surpris par son style. Pour les autres, sachez que Florence Cestac est une adepte du gros nez. Son dessin, hérité du franco-belge, est très expressif mais sa tendance à l’exagération pourra en irriter certains (gros nez, grands pieds, bouches carnassières, …). Personnellement, à faible dose (je ne m’enfilerais pas trois albums de l’artiste d’affilée), ce style m’amuse encore bien.

Je voudrais encore souligner la page de garde illustrée d’images pieuses. Lire les textes présents sur ces bouts de cartons est la meilleure introduction possible à cet album, tant ceux-ci sont parfois superbement ridicules.

Nom série  Qu'elle crève, la charogne !  posté le 06/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le duo Moynot et Dieter n’en était qu’à ses débuts lorsqu’il a commis le présent opus. Celui-ci est cependant tout à fait dans la veine d’autres œuvre du duo (« Bonne Fête Maman ! »).

Nous avons donc droit à un drame psychologique très noir dont le personnage central est tout simplement abject. Comme souvent avec ce duo, l’écriture favorise la narration à la première personne, ce qui permet d’humaniser quelque peu le héro. Cette narration est l’un des points fort de l’album, avec cette ambiance d’arrière salle de café et d’immeubles déshumanisés, un décor assez coutumier pour eux et qu’ils maitrisent à merveille.

L’intrigue n’est pas des plus originale, mais la structure du récit est suffisamment intelligente pour maintenir mon attention jusqu’au dénouement final.

Le dessin de Moynot n’est pas encore à son apogée. L’artiste navigue alors entre le style plus grand public de « Le Temps des Bombes » et ce trait en noir (beaucoup) et blanc (rarement) qui en fait un des maîtres actuels du genre (le polar très sombre). La colorisation est à l’image du dessin. Le noir et blanc prédomine, quand bien même quelques touches de couleurs (dans les teintes rouge sang majoritairement) apparaissent fréquemment.

Résultat : un bon album, très sombre, qui plaira aux amateurs du genre, mais qui n’atteint pas le niveau des meilleures œuvres du duo.

Nom série  Taxi Molloy  posté le 06/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Coup de cœur de mon libraire, ce Taxi Molloy est à mes yeux plus que moyen. Certes, le dessin est d’une belle qualité, et j’aurais plaisir à retrouver cet artiste dans d’autres circonstances, mais le scénario du présent opus cumule tant de poncifs que l’histoire de ce gentil benêt me laisse on ne peut plus froid.

Imaginez donc un nigaud au faciès bovin, que sa richissime grand-mère ne recueillit qu’après le décès de son chien (à elle), car elle ne pouvait envisager d’élever les deux en même temps.

Imaginez que le rêve de notre crétin soit de faire le taxi, et que sa grand-mère lui en offre un d’occasion, épargnant au maximum son portefeuille (et oui, c’est Cendrillon, version enseignement spécial versus la méchante Reine).

Imaginez que la méchante Reine soit vraiment méchante.

Imaginez que la première cliente du taximan novice soit d’une beauté à couper le souffle.

Imaginez que notre taximan, subjugué par autant de beauté offre la course à sa cliente qui, en guise de remerciement, l’embrasse sur la joue.

Imaginez que cette première expérience hautement érotique marque tellement notre pitoyable héros qu’il offre systématiquement la course à toutes ses clientes dans l’espoir d’un nouveau baiser.

Gardez en mémoire que notre héros ne bénéficie pas de toutes ses facultés mentales et que sa grand-mère est méchante.

Ajoutez une narration omniprésente et plutôt lourdingue.

Vous obtiendrez peut-être quelque chose, mais certainement pas un suspense psychologique digne d’intérêt, tant l’intrigue est convenue, prévisible et l’album pénible à lire.

Reste le beau graphisme d'Alexis Chabert pour éviter le 1/5. L’artiste officie dans un classique style réaliste très lisible et élégant.

Un album à vous dégouter des conseils de votre libraire (tu as compris, Jean-Lou ?)

Nom série  Les Boules Vitales  posté le 06/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album m’aura rapidement fait penser à « Effleurés », par son thème. En effet, il relate une histoire d’amour impossible entre deux personnes que tout oppose, hormis une certaines attirance physique. D’un côté, le dragueur matérialiste qui craint de s’engager. De l’autre, l’écolo naïve … qui a tout autant peur de s’engager. Comment ces deux êtres ont pu être attirés l’un par l’autre demeure un mystère pour moi (même si je peux comprendre les considérations morphologiques d’Ernest (Ahh, ces culs en forme de cœur …)) et rend ce récit peu crédible. Dans la vie réelle, je pense sincèrement qu’Ernest tire Peggy, puis se tire, point barre.

Mais le thème central du récit n’est pas la relation amoureuse, mais plutôt ce qu’elle implique. Les deux protagonistes, attirés l’un par l’autre, semblent vouloir faire des efforts pour se rapprocher, mais la réalité est toute autre. De fait, ils restent sur leurs positions, ancrés dans leurs convictions, alors qu’ils pensent sincèrement tout faire pour que leur relation fonctionne. C’est cet aspect du « moi, je » (très joliment illustré sur une planche) qui m’aura finalement séduit. Ce processus, décrit ici d’une manière assez caricaturale, est la cause de bien des séparations. Chacun voulant voir chez l’autre l’autre fantasmé, ne peut qu’être déçu par la réalité (la perfection n’étant pas de ce monde), cette frustration entrainant la séparation. (En clair : je croise une jolie fille dans un magasin bio, je l’imagine saine, sportive, ouverte, consciente des enjeux environnementaux actuels, mais en cours de relation, je me rends compte qu’elle n’aime que très moyennement le sport, préfère le bus au vélo pour ses trajets, est obnubilée par son poids, et d’autres choses encore que je n’apprécie pas, j’essaye de lui montrer combien elle a tort et moi, j’ai raison. Elle ne change pas d’avis, donc c’est une conne, donc je la quitte (d’accord, c’est très schématique, mais c’est le principe, et cela fonctionne dans les deux sens)).

Le trait de Charles Masson est supérieur à ses œuvres précédentes, mais il manque encore de finition pour totalement me convaincre. Les décors demeurent très pauvres et certaines planches manquent vraiment de matière. Heureusement, la colorisation gomme partiellement ces manquements, et le récit en lui-même ne nécessite pas de grands effets graphiques (puisqu’il s’agit d’une œuvre assez intimiste).

En résumé : l’œuvre m’a convaincu par son analyse d’un des processus autodestructeurs du couple, et malgré son caractère très caricatural et son dessin trop minimaliste.

Nom série  Autour de Kate  posté le 06/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne sais qui a eu l’idée de réunir ces deux anciennes bandes dessinées, et de les relier par ce génial procédé, mais ce type a eu une très (mais, alors, vraiment, une très) bonne idée !

Me voici donc face à une bande dessinée qui m’explique pourquoi et comment deux bandes dessinées (que je peux également lire) ont été réalisées par deux (plus ou moins) jeunes auteurs à un moment charnière de leurs existences. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces auteurs osent se mettre à nu. Les drames intimes à l’origine de ces créations nous sont livrés avec toute la pudeur que l’humour au second degré offre. C’est incroyablement touchant, sans être larmoyant ou nombriliste.

En ce qui concerne les deux anciens livres, « K une jolie comète » était déjà une histoire très touchante en elle-même, et traitée avec cet humour tendre qui semble la marque de fabrique des auteurs. Le graphisme n’est cependant pas encore totalement abouti à mes yeux, surtout en comparaison avec l’histoire introductive. Le second récit est une histoire policière fantaisiste (à la « Léo Loden ») ma fois bien plaisante sans être révolutionnaire. Le graphisme y est plus abouti, mais je crains que le passage de la couleur au noir et blanc ait fait perdre certaines nuances à ces planches. A l’occasion, je les ai en effet trouvées quelque peu confuses.

Si c’est la dimension émouvante de cet album qui m’a le plus emballé, je m’en voudrais de ne pas souligner le travail de Efix. Cet artiste est très doué et mériterait une plus grande reconnaissance publique. Son style inspiré du franco-belge est d’une efficacité redoutable, et ses décors (voir les très beaux plans de rues citadines) sont aussi riches que précis et lisibles.

PS : les collectionneurs fous qui désireraient posséder toutes les productions d’Alfred devront également acquérir le présent objet, l’artiste ayant réalisé quelques unes de ces planches.

Nom série  Figurec  posté le 06/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adapté d’un livre de Caro, ce Figurec m’aura bien plu durant la majeure partie de son intrigue. Le personnage central, confronté à une bien curieuse société maçonnique, est joliment décrit. Artiste désabusé et complexé, il assume brillamment le premier rôle de cette histoire, à laquelle les nombreux seconds rôles assurent une belle densité.

L’idée de départ a déjà été exploitée par d’autres auteurs. Elle reste cependant suffisamment rare pour conserver une certaine originalité. Une originalité ici renforcée par la variante que Caro nous propose.

D’un point de vue scénaristique, seules les toutes dernières révélations m’auront fait décrocher (ce qui se résume aux deux dernières planches). C’est trop « gros », pas crédible du tout … et c’est bien regrettable, car l’histoire n’avait pas besoin de ce dernier effet de surprise pour convaincre.

Je regrette également certaines « facilités » en cours de route. Au lieu d’explorer toutes les possibilités de son idée de départ, Caro se centre sur l’une d’entre elles, et en exagère les effets (l’implication quasi généralisée dans notre société, et les délires du personnage central, notamment). Sans me faire décrocher, ces choix m’auront laissé sur ma faim. J’ai en effet le sentiment que l’auteur tenait vraiment une idée forte, mais qui aurait mérité un traitement plus subtil, plus ambigu.

Le trait de Christian De Metter convient bien pour illustrer ce genre d’histoire. Il est sombre, précis, faussement réaliste, et l’artiste maitrise très bien toutes les expressions de visage. Je lui reprocherais juste l’aspect souvent figé de ses personnages, un petit manque de fluidité qui, heureusement, dans le cas présent ne prête pas à conséquences.

La colorisation « baveuse » a son charme, et ne devrait pas laisser beaucoup de lecteurs indifférents (en positif ou en négatif).

Un bon récit, donc, bien servi par un dessin de qualité, mais qui est partiellement abimé par certaines facilités et un final trop peu crédible.

Nom série  Hors limites  posté le 06/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Didier Daeninckx est un auteur de romans noir que j’apprécie. Et c’est donc sur base de son nom que j’ai emprunté le présent album. Je ne sais s’il s’agit d’une adaptation, mais le résultat me laisse circonspect.

Hors Limite est donc une bd policière réaliste, mais qui manque cruellement de matière. Je ne retrouve pas les qualités de son auteur dans l’analyse psychologique des personnages. Et, alors que certains d’entre eux auraient mérité un autre développement, tous sont survolés ou, au mieux, à peine ébauchés.

L’intrigue n’étant pas, non plus, des plus palpitantes, le résultat est un album qui se laisse lire, mais qui aurait mérité un autre développement pour totalement me convaincre.

Graphiquement, le trait de Hanouka est loin d’être parmi mes préférés. J’ai trouvé son style réaliste mal maitrisé, approximatif et brouillon. L’artiste s’en sort mieux dans ses décors que pour les personnages, mais comme ces derniers prédominent dans cette histoire …

Nom série  Froud & Stouf  posté le 06/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il ne s’agit certainement pas là de la meilleure série de Frédéric Jannin (épaulé pour la circonstance, et encore une fois, par Liberski aux scénarios). Les gags de Froud et Stouf (Fred (Jannin) et Stef (Liberski)) sont plutôt bavards et donnent fréquemment de la matière à la réflexion, mais ils oublient souvent l’essentiel : être drôles. De plus, les thèmes tournent régulièrement autour du monde de la télévision (logique, puisque la série dérive d’une série de courts dessins animés diffusés par Canal+ à la fin des années 90), ce qui entraine un effet de déjà-vu plutôt désagréable.

D’un point de vue graphique, l’album se révèle plutôt minimaliste. Deux chiens croqués sommairement, pas ou peu de décors. Seuls, les quelques gags mettant en scène des êtres humains bénéficient d’un peu plus de profondeur de champ.

A faible dose, et sous la forme d’une courte séquence animée, les gags de ces deux quadrupèdes étaient encore plaisants, mais se farcir un album entier met en évidence toutes les limites de ce concept.

En résumé : bwouf …

Nom série  Rock Derby  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite particularité de cette série : la longueur de ses tomes. En trente pages, tout est dit puisque chacun d’eux contient une histoire complète.

N’allez cependant pas croire que la série se résume à peu de chose. Rock Derby, dans son genre très typé du justicier courageux pur et dur opposé à des malfaiteurs souvent tordus (mais un peu cons sur les bords), bénéficie du savoir-faire de Greg. Chaque aventure est riche en rebondissements et bénéficie du goût du verbe de son papa (la narration est très bonne, quoique datée).

Maintenant, il ne faut pas attendre de « Rock Derby » des scénarios d’une densité incroyable ou une énigme d’une originalité folle. Si la série se laisse lire (avec plaisir), elle permet surtout de se distraire, tant les dénouements de ces histoires sont prévisibles.

Amusant, avec le recul.

(Achat conseillé, à condition de les trouver à bas prix)

Nom série  Celadon run  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Commençons par le point très négatif : il y a autant d’invraisemblances dans cette série que dans tous les films de Jean-Claude Van Damme, Steven Seagal et Dolph Lundgren réunis.

Ceci dit, j’ai déjà lu cette série plusieurs fois, et toujours avec un relatif plaisir.

Pourquoi ?

Le dessin ? Il est passe-partout. Les dessinateurs défilent (trois différents pour quatre tomes) tout en conservant une certaine harmonie à la série. Les deux derniers tomes sont l’œuvre de Queireix, un artiste que je trouve plutôt doué (bonne composition, beau découpage, trait extrêmement lisible). De ce fait, ce sont les deux tomes les mieux réussis d’un point de vue graphique. Les autres sont néanmoins tout à fait honnêtes dans ce style réaliste très lisible.

Les ingrédients ? Une jeune héroïne dont on ignore tout de la véritable identité, un complot visant à supprimer le président des Etats-Unis, un érotisme soft, une kyrielle de rebondissements. Si cela ne vous rappelle pas la série « XIII », c’est que vous ne l’avez pas lue.

Le scénario ? Il a la particularité de mêler deux intrigues en début d’histoire, ce qui est une très bonne chose. Ensuite, les multiples miracles qui permettent à Tracy Night d’échapper à la mort saoulent assez rapidement, ce qui est dommageable.

La fin des tomes, alors ? Et oui, vous avez gagné ! Chaque tome se termine sur un tel Cliffhanger que je ne peux pas m’empêcher de saisir le suivant. Et, comme la série est relativement courte, riche en rebondissements (tant scénaristiques que morphologiques), pas désagréable à l’œil, et que l’héroïne est attachante, j’arrive toujours au terme de cette course de Celadon.

Alors ? Je dois bien avouer que, dans le genre bd d’aventure distrayante quoiqu’hautement improbable, ce Celadon Run est plutôt pas mal.

Nom série  Le Silence de Malka  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’adore le trait de Pellejero. Et spécialement dans cet album. De plus, les couleurs sont d’une luminosité incroyable. Résultat, « le Silence de Malka » est un ravissement pour l’œil.

Le scénario, par contre tient en peu de choses et pourrait être résumé au dos d’un timbre poste.

Résultat : je parcours l’histoire, bien plus que je ne la lis, et m’arrête fréquemment pour en admirer le dessin. C’est dommage, car les éléments présents (l’émigration juive de Russie vers l’Argentine, la légende du Golem et l’idée du messager de Yahvé) auraient pu donner naissance à une histoire autrement plus dense.

3/5 grâce au dessin, mais une déception quand même.

Nom série  Jeux pour mourir  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le livre de Géo-Charles Véran à l’origine de cette adaptation est d’une efficacité redoutable. La bande dessinée lui est très fidèle, mais (et c’est souvent le cas) perd un peu en profondeur.

Toutefois, le scénario de ces jeux pour mourir demeure excellent, et il ravira n’importe quel amateur de polars sombres. Les différents personnages ont tous un profil psychologique très bien détaillé, riche en contradictions et incroyablement crédible. Les événements s’enchainent avec une cruelle logique, pour parvenir à ce final si poignant.

D’un point de vue graphique, le parti pris de Tardi d’avoir recours à la couleur, et de son éditeur de privilégier des cases d’un grand format est plus discutable à mes yeux. D’une part, je trouve la colorisation de Tardi soignée, mais sous cette forme, son trait perd en noirceur (et bien oui, forcément). Une noirceur qui était pourtant la bienvenue dans le cas présent. D’autre part, la taille des cases n’apporte rien de spécial à cet album, le trait de Tardi étant naturellement très lisible et ses décors ne sont pas ici d’une richesse telle qu’ils nécessitent un grand format. Au contraire, à l’occasion (j’insiste : à l’occasion) une légère sensation de vide se fait ressentir, sensation heureusement bien vite comblée par la densité du scénario.

Est-ce parce que je connaissais le livre avant son adaptation ? Toujours est-il que je n’ai trouvé cette dernière que finalement pas mal.

Nom série  L'Etoile du soldat  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici une œuvre sans aucun doute sincère et profondément humaine, mais qui m’aura laissé dubitatif au final.

Dubitatif, pour deux raisons :

La première raison est la narration et la construction assez maladroites de Christophe de Ponfilly. L’auteur n’est pas un habitué de la bande dessinée, et cela se ressent. L’histoire est plutôt décousue, la narration est poussive. L’ensemble manque de « vie ». Pourtant, cette évocation de la guerre en Afghanistan, au travers du parcours d’un jeune soldat soviétique envoyé sur le front remplir son service militaire, est intéressante. …. Est bien documenté (et pour cause, puisque ce récit à l’air d’être véridique, et l’auteur était correspondant de guerre), il aborde des sujets sensibles et intéressants (rapports entre les peuples, émergence du radicalisme islamiste due trop souvent à l’ignorance (dans les deux camps), ou encore démotivation des soldats soviétiques face à un conflit dont ils n’ont que faire).

La seconde raison provient du dessin de Réné Follet. Il n’est pas mauvais en soi, mais ne correspond pas à mes goûts personnels. Je le trouve peu stable et très brouillon. Il manque de netteté, de précision. Et si cela s’avère secondaire dans certains cas, lorsqu’un album se veut documentaire, témoignage, et regroupe autant de personnages, ce manque de précision se révèle (à mes yeux toujours) très dommageable. De plus, la colorisation, plutôt terne et sombre, accentue encore ce sentiment de confusion.

Je m’en voudrais cependant de trop critiquer cet album, car, comme je l’ai dit, je l’ai trouvé sincère et profondément humain. Les intensions de auteurs étaient on ne peut plus louables, leurs propos sont intéressants et le fait de s’attacher à l’être humain (quel que soit sa race ou sa couleur et dans une optique de tolérance) dans un conflit d’état est une démarche que je ne peux qu’apprécier.

D’un point de vue artistique, je ne peux que dire : « bof ». Mais que cela ne vous empêche pas de jeter un œil à cet album. Ses auteurs avaient vraiment quelque chose d’intéressant à raconter, mais ils étaient malheureusement trop peu pourvus en la maîtrise technique nécessaire à cet art délicat qu’est celui de la bande dessinée.

Nom série  Les Lettres de mon Moulin  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
S’il est bien deux thèmes dans lesquels Mittéï excellait, ce sont les contes et les histoires courtes. Par conséquent, illustrer « les Lettres de mon Moulin » était un travail on ne peut plus dans ses cordes.

Et le résultat fut à la hauteur de mes attentes. Le style souple de l’artiste s’adapte parfaitement au conte illustré. Certes, on reste toujours dans du franco-belge de la grande époque (les planches sont produites entre 1969 et 1984), mais en fonction de la gravité de l’histoire, le trait de l’artiste se fait plus ou moins rond. Grâce à son talent, l’émotion est toujours au rendez-vous, que l’histoire soit triste (l’Arlésienne) ou drôle (l’élixir du révérend Père Gaucher).

Maintenant, la question se pose quant à l’opportunité d’illustrer un livre déjà aussi célèbre. Je dirais simplement que, personnellement, je n’aurais sans doute pas connu certains des contes des lettres de mon moulin s’ils n’avaient été illustrés par Mittéï. En effet, la plupart du temps, on nous ressert les mêmes histoires (les trois messes basses, la chèvre de monsieur Seguin), en laissant de côté certaines perles de ce génial conteur qu’était Alphonse Daudet.

Petit bémol : je n’ai que très moyennement apprécié la présence (en tant que figurants) de plusieurs personnages (auteurs et héros) du magasine de Spirou dans la première nouvelle (les trois messes basses). Ce clin d’œil (qui se justifiait certainement à l’époque du fait que le conte était destiné à un numéro spécial de Noël) me semble, à l’heure actuelle, peu respectueux vis-à-vis de l’œuvre originale.

En résumé : cette adaptation des Lettres de mon Moulin par un des monstres de la bd franco-belge de la grande époque est intéressante, très bien réalisée, émouvante et reste d’un modernisme étonnant lorsque l’on pense qu’Alphonse Daudet avait écrit ces lettres il y a plus ou moins 140 ans.

Franchement bien, et toujours d’actualité, la série ayant étonnamment bien vieilli.

Nom série  Toutou et Cie  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Empruntée à cause de son dessin, qui me rappelait certains vieux cartoons (style « the Flintstones »), cette Nième série des éditions Bamboo dédiée à un drôle de métier avait pour seul objectif de me vider le cerveau. En clair, je n’en espérais vraiment pas monts et merveilles.

Je n’ai donc pas été déçu, ni surpris.

Recueil de gags en une page, ce « Toutou & Co » s’est révélé très moyen. Les histoires varient du franchement bof au plutôt pas mal. Avec une majorité de « bof » quand même, me direz-vous. Ce à quoi je vous répondrai : « Si vous le savez déjà, pourquoi lisez-vous cet avis ? (Non mais, des fois !) ». Mais vous avez parfaitement raison, la moyenne est en dessous de … la moyenne.

Mais si les chutes sont trop fréquemment quelconques pour me satisfaire, je dois avouer que je les ai trouvées bien amenées. Les gags sont souvent bien construits, les auteurs faisant preuve d’un certains savoir-faire en la matière. De plus, à plus d’une reprise, ils s’essayent au gag d’arrière-plan (avec maladresse, certes).

On n’échappe bien sûr pas à certains stéréotypes, et comme le présent recueil nous parle d’un magasin d’animaux, vous aurez droit à une ménagerie très étendue, du toutou à sa mémère au boa en passant par la girafe ou le hamster. Avec ce type de bestiole, pensez à un gag sans trop vous creusez la tête, et trois fois sur quatre, vous le retrouverez illustré dans cet album.

Le dessin ? Et bien, comme je l’ai déjà dit (pour ceux qui étaient attentifs), il me rappelle celui des vieux cartoons américains "à la Flintstones" (la famille Pierrafeu, en français, si je ne me trompe). C’est assez simpliste, mais plutôt adéquat pour ce genre de série. La colorisation, comme de bien entendu, ne s’encombre pas de nuances et vous rappellera bien plus votre pochette de marqueurs fluo que votre boîte de crayons pastel.

Et voilà, tout ça pour dire … bof.

Nom série  Le Combat ordinaire  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est les deux bras levés et en criant « Georges » que je rédige cet avis (et c’est heureux que mon clavier soit un wireless).

Que rajouter aux multiples avis dithyrambiques consultables ci-dessous, si ce n’est que, moi aussi, je suis tombé sous le charme de cette comédie humaine touchante et drôle à l’exquise justesse de ton et au dessin faussement dépouillé.

Je pourrais encore rajouter

- que chaque tome se révèle supérieur à son prédécesseur, plus juste, plus mature, plus profond ;
- que, moi qui ne suis pas fan de cette nouvelle école graphique, j’ai trouvé le trait de Larcenet en parfaite adéquation avec son propos ;
- que l’équilibre entre l’humour et la gravité est digne du travail d’un trapéziste fou au dessus du grand canyon.

Et bien d’autres choses, encore …

Mais, pour justifier le fait que je ne considère pas cette série comme culte, je me dois de mentionner deux points légèrement négatifs :

- primo : bienheureux, ce photographe indépendant issu d’une famille modeste qui peut, alors qu’il n’est qu’au début de sa carrière (on ne lui donnerait pas 30 ans) se permettre de ne plus travailler durant plus d’un an sans connaître de problèmes d’argent ;
- secundo : les monologues des pages illustrant des photographies sont écrit dans un style psychopédagogique que j’ai trouvé relativement pénible.

Maintenant que la crampe me guette, je repose mon clavier, et vous encourage à découvrir cette formidable série.

Nom série  Comme tout le monde  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bande dessinée réalisée en parallèle avec un film, dont le scénariste et la trame sont identiques mais sans qu’aucun des deux ne soit l’adaptation de l’autre : voilà qui est particulier !

Quoiqu’il en soit, le récit que nous propose ici Denis Lapière n’est pas dénué de qualité. De plus, n’ayant jamais vu le film, j’évite le problème des comparaisons.

L’histoire de ce parfait français moyen est bien plaisante à suivre. Entre critique acide de notre société de (sur)consommation et comédie romantique, le style de cette bande dessinée se veut proche des gens, accessible et touchant. En fait, et le dessin de Rudy Spiessert accentue encore cette impression, j’ai l’impression de me retrouver devant un album de « Monsieur Jean » plutôt moyen mais pas inintéressant. Les personnages sont attachants ou détestables, mais toujours crédibles, la critique est acide mais juste, la romance est belle et compliquée (comme toute relation amoureuse), mais pas trop.

Non, franchement pas mal … Pas un chef d’œuvre, pas indispensable, mais pas mal …

A lire à l’occasion.

Nom série  Dick Herisson  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une bonne petite série policière, mettant en scène un détective privé et son ami journaliste.

Rien de bien original, niveau casting. Et je pourrais en dire autant du schéma scénaristique employé par Savard pour ses enquêtes. En effet, jusqu’à « la conspiration des poissonniers » (le meilleur album de la série selon moi), j’ai le sentiment d’assister toujours à la même enquête. Le coupable apparaît toujours de la même manière, au même moment. Les « révélations » me paraissent toujours identiques et les rebondissements et fausses pistes ont un goût de déjà-vu très prononcé.

Toutefois, j’aime bien cette série. Et si je l’aime, c’est pour de multiples raisons.

La première : l’originalité des thèmes explorés. Entre un « chien des Baskerville » transformé en taureau (l’ombre du toréro), un collectionneur d’oreilles ou un vampire sévissant dans un ancien château du marquis de Sade, on ne peut pas reprocher à l’auteur un manque d’imagination. Les sujets des enquêtes sont variés et souvent farfelus.

La deuxième : l’atmosphère de mystère très typée « belle époque » qui règne tout le long de ces intrigues. Je retrouve un peu de la magie des romans de Jean Ray, et c’est un grand plaisir. Ce mélange de logique et de fantastique est plutôt bien équilibré, et répond à mes goûts en la matière.

La troisième : l’humour omniprésent mais pas envahissant dont Savard saupoudre ses histoires. Les enquêtes ont beau parfois être foutrement sordides, l’humour est toujours là pour dédramatiser une situation angoissante.

La quatrième : le dessin de Savard. L’auteur a un style particulier, à la fois accessible du grand public et personnel. J’aime particulièrement la manière dont les personnages bougent. Ce trait est à la fois relativement raide et … très fluide. De plus, il n’hésite pas à bien soigner ses décors, qui permettent au récit de gagner en profondeur. La coloration est plutôt spéciale. Assez vive, exubérante, elle convient cependant à l’esprit de la série.

Voilà donc une série policière qui n’est sans doute pas la plus originale dans la structure de ses intrigues, mais qui vaut la peine d’être découverte pour son univers, son ambiance et son graphisme.

Pas mal, franchement pas mal.

(Choix personnel pour une découverte de la collection : « la conspiration des poissonniers », « les voleurs d’oreilles », « frères de cendres ». Si vous ne retirez aucune satisfaction de la lecture de ces tomes, je crains que les autres vous laissent tout aussi indifférents).

Nom série  L'Heure la plus sombre vient toujours avant l'aube  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Moynot aux commandes, la noirceur est de rigueur. L’artiste aime les univers sombres et désespérés autant que désespérants. C’est une évidence qu’il faut être dans des dispositions particulières pour entamer la lecture d’une de ses œuvres (si vous êtes dépressif, au bord du suicide, évitez les ou assurez-vous que votre testament est bien rédigé).

Personnellement, j’aime assez bien à l’occasion ce cocktail où misère humaine, amertume et cynisme se partagent le haut du verre.

« L’heure la plus sombre » ne déroge pas à la règle. L’histoire de ce camionneur et de cette femme maltraitée (tout un programme) est triste à mourir, désespérante de médiocrité, de misérabilisme. Elle est chouette, quoi ! (Et puis, elle ne finit presque pas trop mal).

Le dessin, lui, est tout simplement excellent. Moynot officie dans son style personnel, plutôt éloigné de ses adaptations de Nestor Burma, et bien plus proche de ses autres œuvres au noir (« Pendant que tu dors, mon amour », « Bonne Fête Maman ! »). Il flotte sur son dessin une odeur de cendres de cigarettes, de vapeurs de gasoil, mais il reste dans un style réaliste très bien maîtrisé. Par contre, et c’est plutôt rare avec cet auteur, nous avons droit à un album en couleurs. Mais, bon, ses couleurs sont bien dans le ton du sujet, tant elles suintent de tristesse.

En résumé : voici une nouvelle œuvre de Moynot bien dans la lignée de ses romans les plus sombres. A réserver aux amateurs du genre (mais dans le genre en question, c’est vraiment pas mal).

Attention ! Certaines scènes assez crues pourraient choquer un public non averti (tout en fascinant un adolescent boutonneux).

Nom série  Un Paradis distant  posté le 28/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premièrement, je n’aime pas le dessin extrêmement raide de Walther Taborda. Les personnages prennent des poses souvent aussi irréalistes que figées. De plus, les décors se résument à peau de chagrin. Finalement, seuls les véhicules m’auront bien plu, mais lorsqu’une camionnette décolle de la route sans raison (elle ne roule pas spécialement vite, et la route semble plane et en bon état), je tique à nouveau. Ajoutez à cela certaines particularités physiques aussi déroutantes qu’inadéquates et inutiles telles que : les boules de billards en guise d’yeux de little Bill, le sourire mangaesque de l’adjoint du shérif et la poitrine à pression variable de Sue (ses seins sont par moment sur le point d’exploser, mais auraient bien besoin d’un coup de compresseur l’instant suivant … une fuite, sans doute).

Vous comprendrez que dans ces conditions, le seul intérêt que je pouvais trouver à ce distant Paradis ne pouvait que résider dans son scénario. Et de ce côté-là, j’avoue que j’ai trouvé ce récit tout à fait acceptable. Pas fabuleux, mais acceptable.

Côté négatif :
- le ton inutilement larmoyant utilisé, qui m’irrite bien plus qu’il ne m’émeut ;
- la grandiloquence parfois utilisée ;
- le côté très caricatural de la vision de l’Amérique sudiste, raciste, peu cultivée, pourrie.

Coté positif :
- un personnage central assez ambigu ;
- une progression dramatique bien menée ;
- une conclusion satisfaisante.

Rien d’exceptionnel, donc, mais un bon récit, une histoire finalement agréable à suivre servie par un dessin que je n’apprécie pas.

Un petit « pas mal » (grâce à sa progression dramatique).

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