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... a posté 2237 avis et 507 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Rock Derby  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite particularité de cette série : la longueur de ses tomes. En trente pages, tout est dit puisque chacun d’eux contient une histoire complète.

N’allez cependant pas croire que la série se résume à peu de chose. Rock Derby, dans son genre très typé du justicier courageux pur et dur opposé à des malfaiteurs souvent tordus (mais un peu cons sur les bords), bénéficie du savoir-faire de Greg. Chaque aventure est riche en rebondissements et bénéficie du goût du verbe de son papa (la narration est très bonne, quoique datée).

Maintenant, il ne faut pas attendre de « Rock Derby » des scénarios d’une densité incroyable ou une énigme d’une originalité folle. Si la série se laisse lire (avec plaisir), elle permet surtout de se distraire, tant les dénouements de ces histoires sont prévisibles.

Amusant, avec le recul.

(Achat conseillé, à condition de les trouver à bas prix)

Nom série  Celadon run  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Commençons par le point très négatif : il y a autant d’invraisemblances dans cette série que dans tous les films de Jean-Claude Van Damme, Steven Seagal et Dolph Lundgren réunis.

Ceci dit, j’ai déjà lu cette série plusieurs fois, et toujours avec un relatif plaisir.

Pourquoi ?

Le dessin ? Il est passe-partout. Les dessinateurs défilent (trois différents pour quatre tomes) tout en conservant une certaine harmonie à la série. Les deux derniers tomes sont l’œuvre de Queireix, un artiste que je trouve plutôt doué (bonne composition, beau découpage, trait extrêmement lisible). De ce fait, ce sont les deux tomes les mieux réussis d’un point de vue graphique. Les autres sont néanmoins tout à fait honnêtes dans ce style réaliste très lisible.

Les ingrédients ? Une jeune héroïne dont on ignore tout de la véritable identité, un complot visant à supprimer le président des Etats-Unis, un érotisme soft, une kyrielle de rebondissements. Si cela ne vous rappelle pas la série « XIII », c’est que vous ne l’avez pas lue.

Le scénario ? Il a la particularité de mêler deux intrigues en début d’histoire, ce qui est une très bonne chose. Ensuite, les multiples miracles qui permettent à Tracy Night d’échapper à la mort saoulent assez rapidement, ce qui est dommageable.

La fin des tomes, alors ? Et oui, vous avez gagné ! Chaque tome se termine sur un tel Cliffhanger que je ne peux pas m’empêcher de saisir le suivant. Et, comme la série est relativement courte, riche en rebondissements (tant scénaristiques que morphologiques), pas désagréable à l’œil, et que l’héroïne est attachante, j’arrive toujours au terme de cette course de Celadon.

Alors ? Je dois bien avouer que, dans le genre bd d’aventure distrayante quoiqu’hautement improbable, ce Celadon Run est plutôt pas mal.

Nom série  Le Silence de Malka  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’adore le trait de Pellejero. Et spécialement dans cet album. De plus, les couleurs sont d’une luminosité incroyable. Résultat, « le Silence de Malka » est un ravissement pour l’œil.

Le scénario, par contre tient en peu de choses et pourrait être résumé au dos d’un timbre poste.

Résultat : je parcours l’histoire, bien plus que je ne la lis, et m’arrête fréquemment pour en admirer le dessin. C’est dommage, car les éléments présents (l’émigration juive de Russie vers l’Argentine, la légende du Golem et l’idée du messager de Yahvé) auraient pu donner naissance à une histoire autrement plus dense.

3/5 grâce au dessin, mais une déception quand même.

Nom série  Jeux pour mourir  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le livre de Géo-Charles Véran à l’origine de cette adaptation est d’une efficacité redoutable. La bande dessinée lui est très fidèle, mais (et c’est souvent le cas) perd un peu en profondeur.

Toutefois, le scénario de ces jeux pour mourir demeure excellent, et il ravira n’importe quel amateur de polars sombres. Les différents personnages ont tous un profil psychologique très bien détaillé, riche en contradictions et incroyablement crédible. Les événements s’enchainent avec une cruelle logique, pour parvenir à ce final si poignant.

D’un point de vue graphique, le parti pris de Tardi d’avoir recours à la couleur, et de son éditeur de privilégier des cases d’un grand format est plus discutable à mes yeux. D’une part, je trouve la colorisation de Tardi soignée, mais sous cette forme, son trait perd en noirceur (et bien oui, forcément). Une noirceur qui était pourtant la bienvenue dans le cas présent. D’autre part, la taille des cases n’apporte rien de spécial à cet album, le trait de Tardi étant naturellement très lisible et ses décors ne sont pas ici d’une richesse telle qu’ils nécessitent un grand format. Au contraire, à l’occasion (j’insiste : à l’occasion) une légère sensation de vide se fait ressentir, sensation heureusement bien vite comblée par la densité du scénario.

Est-ce parce que je connaissais le livre avant son adaptation ? Toujours est-il que je n’ai trouvé cette dernière que finalement pas mal.

Nom série  L'Etoile du soldat  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici une œuvre sans aucun doute sincère et profondément humaine, mais qui m’aura laissé dubitatif au final.

Dubitatif, pour deux raisons :

La première raison est la narration et la construction assez maladroites de Christophe de Ponfilly. L’auteur n’est pas un habitué de la bande dessinée, et cela se ressent. L’histoire est plutôt décousue, la narration est poussive. L’ensemble manque de « vie ». Pourtant, cette évocation de la guerre en Afghanistan, au travers du parcours d’un jeune soldat soviétique envoyé sur le front remplir son service militaire, est intéressante. …. Est bien documenté (et pour cause, puisque ce récit à l’air d’être véridique, et l’auteur était correspondant de guerre), il aborde des sujets sensibles et intéressants (rapports entre les peuples, émergence du radicalisme islamiste due trop souvent à l’ignorance (dans les deux camps), ou encore démotivation des soldats soviétiques face à un conflit dont ils n’ont que faire).

La seconde raison provient du dessin de Réné Follet. Il n’est pas mauvais en soi, mais ne correspond pas à mes goûts personnels. Je le trouve peu stable et très brouillon. Il manque de netteté, de précision. Et si cela s’avère secondaire dans certains cas, lorsqu’un album se veut documentaire, témoignage, et regroupe autant de personnages, ce manque de précision se révèle (à mes yeux toujours) très dommageable. De plus, la colorisation, plutôt terne et sombre, accentue encore ce sentiment de confusion.

Je m’en voudrais cependant de trop critiquer cet album, car, comme je l’ai dit, je l’ai trouvé sincère et profondément humain. Les intensions de auteurs étaient on ne peut plus louables, leurs propos sont intéressants et le fait de s’attacher à l’être humain (quel que soit sa race ou sa couleur et dans une optique de tolérance) dans un conflit d’état est une démarche que je ne peux qu’apprécier.

D’un point de vue artistique, je ne peux que dire : « bof ». Mais que cela ne vous empêche pas de jeter un œil à cet album. Ses auteurs avaient vraiment quelque chose d’intéressant à raconter, mais ils étaient malheureusement trop peu pourvus en la maîtrise technique nécessaire à cet art délicat qu’est celui de la bande dessinée.

Nom série  Les Lettres de mon Moulin  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
S’il est bien deux thèmes dans lesquels Mittéï excellait, ce sont les contes et les histoires courtes. Par conséquent, illustrer « les Lettres de mon Moulin » était un travail on ne peut plus dans ses cordes.

Et le résultat fut à la hauteur de mes attentes. Le style souple de l’artiste s’adapte parfaitement au conte illustré. Certes, on reste toujours dans du franco-belge de la grande époque (les planches sont produites entre 1969 et 1984), mais en fonction de la gravité de l’histoire, le trait de l’artiste se fait plus ou moins rond. Grâce à son talent, l’émotion est toujours au rendez-vous, que l’histoire soit triste (l’Arlésienne) ou drôle (l’élixir du révérend Père Gaucher).

Maintenant, la question se pose quant à l’opportunité d’illustrer un livre déjà aussi célèbre. Je dirais simplement que, personnellement, je n’aurais sans doute pas connu certains des contes des lettres de mon moulin s’ils n’avaient été illustrés par Mittéï. En effet, la plupart du temps, on nous ressert les mêmes histoires (les trois messes basses, la chèvre de monsieur Seguin), en laissant de côté certaines perles de ce génial conteur qu’était Alphonse Daudet.

Petit bémol : je n’ai que très moyennement apprécié la présence (en tant que figurants) de plusieurs personnages (auteurs et héros) du magasine de Spirou dans la première nouvelle (les trois messes basses). Ce clin d’œil (qui se justifiait certainement à l’époque du fait que le conte était destiné à un numéro spécial de Noël) me semble, à l’heure actuelle, peu respectueux vis-à-vis de l’œuvre originale.

En résumé : cette adaptation des Lettres de mon Moulin par un des monstres de la bd franco-belge de la grande époque est intéressante, très bien réalisée, émouvante et reste d’un modernisme étonnant lorsque l’on pense qu’Alphonse Daudet avait écrit ces lettres il y a plus ou moins 140 ans.

Franchement bien, et toujours d’actualité, la série ayant étonnamment bien vieilli.

Nom série  Toutou et Cie  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Empruntée à cause de son dessin, qui me rappelait certains vieux cartoons (style « the Flintstones »), cette Nième série des éditions Bamboo dédiée à un drôle de métier avait pour seul objectif de me vider le cerveau. En clair, je n’en espérais vraiment pas monts et merveilles.

Je n’ai donc pas été déçu, ni surpris.

Recueil de gags en une page, ce « Toutou & Co » s’est révélé très moyen. Les histoires varient du franchement bof au plutôt pas mal. Avec une majorité de « bof » quand même, me direz-vous. Ce à quoi je vous répondrai : « Si vous le savez déjà, pourquoi lisez-vous cet avis ? (Non mais, des fois !) ». Mais vous avez parfaitement raison, la moyenne est en dessous de … la moyenne.

Mais si les chutes sont trop fréquemment quelconques pour me satisfaire, je dois avouer que je les ai trouvées bien amenées. Les gags sont souvent bien construits, les auteurs faisant preuve d’un certains savoir-faire en la matière. De plus, à plus d’une reprise, ils s’essayent au gag d’arrière-plan (avec maladresse, certes).

On n’échappe bien sûr pas à certains stéréotypes, et comme le présent recueil nous parle d’un magasin d’animaux, vous aurez droit à une ménagerie très étendue, du toutou à sa mémère au boa en passant par la girafe ou le hamster. Avec ce type de bestiole, pensez à un gag sans trop vous creusez la tête, et trois fois sur quatre, vous le retrouverez illustré dans cet album.

Le dessin ? Et bien, comme je l’ai déjà dit (pour ceux qui étaient attentifs), il me rappelle celui des vieux cartoons américains "à la Flintstones" (la famille Pierrafeu, en français, si je ne me trompe). C’est assez simpliste, mais plutôt adéquat pour ce genre de série. La colorisation, comme de bien entendu, ne s’encombre pas de nuances et vous rappellera bien plus votre pochette de marqueurs fluo que votre boîte de crayons pastel.

Et voilà, tout ça pour dire … bof.

Nom série  Le Combat ordinaire  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est les deux bras levés et en criant « Georges » que je rédige cet avis (et c’est heureux que mon clavier soit un wireless).

Que rajouter aux multiples avis dithyrambiques consultables ci-dessous, si ce n’est que, moi aussi, je suis tombé sous le charme de cette comédie humaine touchante et drôle à l’exquise justesse de ton et au dessin faussement dépouillé.

Je pourrais encore rajouter

- que chaque tome se révèle supérieur à son prédécesseur, plus juste, plus mature, plus profond ;
- que, moi qui ne suis pas fan de cette nouvelle école graphique, j’ai trouvé le trait de Larcenet en parfaite adéquation avec son propos ;
- que l’équilibre entre l’humour et la gravité est digne du travail d’un trapéziste fou au dessus du grand canyon.

Et bien d’autres choses, encore …

Mais, pour justifier le fait que je ne considère pas cette série comme culte, je me dois de mentionner deux points légèrement négatifs :

- primo : bienheureux, ce photographe indépendant issu d’une famille modeste qui peut, alors qu’il n’est qu’au début de sa carrière (on ne lui donnerait pas 30 ans) se permettre de ne plus travailler durant plus d’un an sans connaître de problèmes d’argent ;
- secundo : les monologues des pages illustrant des photographies sont écrit dans un style psychopédagogique que j’ai trouvé relativement pénible.

Maintenant que la crampe me guette, je repose mon clavier, et vous encourage à découvrir cette formidable série.

Nom série  Comme tout le monde  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bande dessinée réalisée en parallèle avec un film, dont le scénariste et la trame sont identiques mais sans qu’aucun des deux ne soit l’adaptation de l’autre : voilà qui est particulier !

Quoiqu’il en soit, le récit que nous propose ici Denis Lapière n’est pas dénué de qualité. De plus, n’ayant jamais vu le film, j’évite le problème des comparaisons.

L’histoire de ce parfait français moyen est bien plaisante à suivre. Entre critique acide de notre société de (sur)consommation et comédie romantique, le style de cette bande dessinée se veut proche des gens, accessible et touchant. En fait, et le dessin de Rudy Spiessert accentue encore cette impression, j’ai l’impression de me retrouver devant un album de « Monsieur Jean » plutôt moyen mais pas inintéressant. Les personnages sont attachants ou détestables, mais toujours crédibles, la critique est acide mais juste, la romance est belle et compliquée (comme toute relation amoureuse), mais pas trop.

Non, franchement pas mal … Pas un chef d’œuvre, pas indispensable, mais pas mal …

A lire à l’occasion.

Nom série  Dick Herisson  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une bonne petite série policière, mettant en scène un détective privé et son ami journaliste.

Rien de bien original, niveau casting. Et je pourrais en dire autant du schéma scénaristique employé par Savard pour ses enquêtes. En effet, jusqu’à « la conspiration des poissonniers » (le meilleur album de la série selon moi), j’ai le sentiment d’assister toujours à la même enquête. Le coupable apparaît toujours de la même manière, au même moment. Les « révélations » me paraissent toujours identiques et les rebondissements et fausses pistes ont un goût de déjà-vu très prononcé.

Toutefois, j’aime bien cette série. Et si je l’aime, c’est pour de multiples raisons.

La première : l’originalité des thèmes explorés. Entre un « chien des Baskerville » transformé en taureau (l’ombre du toréro), un collectionneur d’oreilles ou un vampire sévissant dans un ancien château du marquis de Sade, on ne peut pas reprocher à l’auteur un manque d’imagination. Les sujets des enquêtes sont variés et souvent farfelus.

La deuxième : l’atmosphère de mystère très typée « belle époque » qui règne tout le long de ces intrigues. Je retrouve un peu de la magie des romans de Jean Ray, et c’est un grand plaisir. Ce mélange de logique et de fantastique est plutôt bien équilibré, et répond à mes goûts en la matière.

La troisième : l’humour omniprésent mais pas envahissant dont Savard saupoudre ses histoires. Les enquêtes ont beau parfois être foutrement sordides, l’humour est toujours là pour dédramatiser une situation angoissante.

La quatrième : le dessin de Savard. L’auteur a un style particulier, à la fois accessible du grand public et personnel. J’aime particulièrement la manière dont les personnages bougent. Ce trait est à la fois relativement raide et … très fluide. De plus, il n’hésite pas à bien soigner ses décors, qui permettent au récit de gagner en profondeur. La coloration est plutôt spéciale. Assez vive, exubérante, elle convient cependant à l’esprit de la série.

Voilà donc une série policière qui n’est sans doute pas la plus originale dans la structure de ses intrigues, mais qui vaut la peine d’être découverte pour son univers, son ambiance et son graphisme.

Pas mal, franchement pas mal.

(Choix personnel pour une découverte de la collection : « la conspiration des poissonniers », « les voleurs d’oreilles », « frères de cendres ». Si vous ne retirez aucune satisfaction de la lecture de ces tomes, je crains que les autres vous laissent tout aussi indifférents).

Nom série  L'Heure la plus sombre vient toujours avant l'aube  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Moynot aux commandes, la noirceur est de rigueur. L’artiste aime les univers sombres et désespérés autant que désespérants. C’est une évidence qu’il faut être dans des dispositions particulières pour entamer la lecture d’une de ses œuvres (si vous êtes dépressif, au bord du suicide, évitez les ou assurez-vous que votre testament est bien rédigé).

Personnellement, j’aime assez bien à l’occasion ce cocktail où misère humaine, amertume et cynisme se partagent le haut du verre.

« L’heure la plus sombre » ne déroge pas à la règle. L’histoire de ce camionneur et de cette femme maltraitée (tout un programme) est triste à mourir, désespérante de médiocrité, de misérabilisme. Elle est chouette, quoi ! (Et puis, elle ne finit presque pas trop mal).

Le dessin, lui, est tout simplement excellent. Moynot officie dans son style personnel, plutôt éloigné de ses adaptations de Nestor Burma, et bien plus proche de ses autres œuvres au noir (« Pendant que tu dors, mon amour », « Bonne Fête Maman ! »). Il flotte sur son dessin une odeur de cendres de cigarettes, de vapeurs de gasoil, mais il reste dans un style réaliste très bien maîtrisé. Par contre, et c’est plutôt rare avec cet auteur, nous avons droit à un album en couleurs. Mais, bon, ses couleurs sont bien dans le ton du sujet, tant elles suintent de tristesse.

En résumé : voici une nouvelle œuvre de Moynot bien dans la lignée de ses romans les plus sombres. A réserver aux amateurs du genre (mais dans le genre en question, c’est vraiment pas mal).

Attention ! Certaines scènes assez crues pourraient choquer un public non averti (tout en fascinant un adolescent boutonneux).

Nom série  Un Paradis distant  posté le 28/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premièrement, je n’aime pas le dessin extrêmement raide de Walther Taborda. Les personnages prennent des poses souvent aussi irréalistes que figées. De plus, les décors se résument à peau de chagrin. Finalement, seuls les véhicules m’auront bien plu, mais lorsqu’une camionnette décolle de la route sans raison (elle ne roule pas spécialement vite, et la route semble plane et en bon état), je tique à nouveau. Ajoutez à cela certaines particularités physiques aussi déroutantes qu’inadéquates et inutiles telles que : les boules de billards en guise d’yeux de little Bill, le sourire mangaesque de l’adjoint du shérif et la poitrine à pression variable de Sue (ses seins sont par moment sur le point d’exploser, mais auraient bien besoin d’un coup de compresseur l’instant suivant … une fuite, sans doute).

Vous comprendrez que dans ces conditions, le seul intérêt que je pouvais trouver à ce distant Paradis ne pouvait que résider dans son scénario. Et de ce côté-là, j’avoue que j’ai trouvé ce récit tout à fait acceptable. Pas fabuleux, mais acceptable.

Côté négatif :
- le ton inutilement larmoyant utilisé, qui m’irrite bien plus qu’il ne m’émeut ;
- la grandiloquence parfois utilisée ;
- le côté très caricatural de la vision de l’Amérique sudiste, raciste, peu cultivée, pourrie.

Coté positif :
- un personnage central assez ambigu ;
- une progression dramatique bien menée ;
- une conclusion satisfaisante.

Rien d’exceptionnel, donc, mais un bon récit, une histoire finalement agréable à suivre servie par un dessin que je n’apprécie pas.

Un petit « pas mal » (grâce à sa progression dramatique).

Nom série  L'étrange Affaire des corps sans vie  posté le 28/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mais, mais, mais, mais, mais … mais c’est franchement bien ce petit bouquin ! Surprenant, inventif, amusant, intelligent … oui, oui, oui, je confirme : c’est franchement bien.

Déjà, le titre intrigue tout en nous assurant une œuvre dont les auteurs ne se prennent pas trop au sérieux.

Ensuite, le graphisme surprend. Ce trait haché, parfois mal fini mais capable d’envoûtantes fulgurances fantasmagoriques m’a finalement vraiment bien plu, alors que ce n’est pas un style que j’affectionne d’habitude. La colorisation est également plutôt bien réussie alors que bien des passages se déroulent dans des lieux (et des atmosphères) très sombres. Si je devais le définir, je parlerais de baroque de cirque (mais je crains de ne pas être compris de grand monde). En tous les cas, il est tout à fait dans le ton de cette histoire, et sert parfaitement les propos de son scénariste.

Et à ce sujet, le scénario est bien plus surprenant que son introduction pouvait le laisser supposer. Certes, nous sommes face à une série de crimes sordides perpétrés à la fin du XIXème, mais cet album ne se résume pas à une simple enquête. Il explore des pistes étonnantes, joue aux « experts » (d’époque, via cet élève en médecine légale), n’hésite pas à lancer de fausses pistes, profite de l’opposition entre deux personnages pour encore complexifier l’intrigue, et se clôt d’une manière aussi logique que surprenante. Ajoutez à cela un humour omniprésent mais pas envahissant (il ne s’agit pas d’une farce, mais bien d’un récit policier), et vous comprendrez sans doute pourquoi je suis tombé sous son charme.

(Seul bémol : le lettrage, pas toujours très lisible)

N'empêche. Vivement recommandé

Nom série  Les Larmes du Tigre  posté le 28/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
S’il y a bien un domaine dans lequel Comès excelle, ce sont les jeux d’ombres ! Alors, lorsque j’ai vu que l’histoire de « les larmes du tigre » avait pour héroïne une indienne dont on avait volé l’ombre, je me suis dit : « là, on va se régaler ! »

Je n’avais qu’à moitié raison …

Graphiquement, c’est du haut vol. Rien à redire. Juste beaucoup à admirer. Comès joue de sa palette en noir et en blanc et se joue des lumières et des ombres. Des ombres qu’il se plait d’ailleurs à multiplier par ses choix d’angles et pour mon plus grand plaisir. D’un point de vue esthétique, je ne peux rien dire d’autre que : « franchement bien ! »

Quant au scénario … euh … et bien … hum ! C’est … vide …

L’histoire que Comès nous conte ici manque singulièrement de matière. De plus, elle hésite entre mysticisme profond et sérieux (au travers de deux personnages) et farce (via le troisième homme, sorte de bouffon indien incongru autant qu’improbable). La conclusion de l’album est d’ailleurs à cette image : elle associe la fin d’une quête spirituelle et la farce (via la dernière case, qui est certainement la plus amusante de l’album). Ajoutez à cela que l’auteur apporte finalement très peu de réponses aux énigmes qu’il nous propose en début de lecture et vous comprendrez mon état dubitatif.

Résultat : un album dont j’ai survolé l’histoire pour m’arrêter sur son séduisant graphisme.

Inégal.

Nom série  Les Ailes de Plomb  posté le 28/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bienvenue aux nostalgiques des années ’50. Mais les autres peuvent continuer à lire, car ceci pourrait bien leur plaire.

Gibelin, un auteur que je trouve très inégal, a réussi à me séduire avec ce récit d’espionnage, ce polar noir, cette histoire policière légèrement humoristique, enfin ! avec ce drôle de brol que sont « les Ailes de Plomb ». J’ai trouvé l’histoire très plaisante à lire, les rebondissements sont nombreux et la personnalité du héros apporte cette dimension humoristique qui dédramatise le propos (mais certains seconds rôles contribuent également grandement à cette dédramatisation).

Le premier cycle, composé des 3 premiers tomes, est très réussi, et j’en recommanderais l’achat sans hésitations.

Le quatrième tome est un tome de transition. Il ferme certaines portes laissées entrouvertes à la fin du premier cycle, et permet à Patrick Plomb (le héros de la série) d’entamer une nouvelle carrière dans le journalisme et l’aviation (alors qu’à la base, nous avions à faire avec un fils à maman gérant un hôtel des Pyrénées avec une grande parcimonie de ses effort, hormis dans sa quête d’amour (menée tambour battant auprès de toute personne de sexe opposé et de plastique appétissante)). Un album de transition est rarement une réussite, et la règle se confirme une fois de plus dans le cas présent.

Le cinquième tome débute un nouveau cycle très prometteur, même si Patrick Plomb a perdu une bonne part de son charme en même temps que sa candeur, si séduisante durant le premier cycle. Le scénario est cependant suffisamment tordu, dense et riche, et les rebondissements sont suffisamment nombreux et bien amenés pour maintenir mon attention.

A noter également que depuis le quatrième tome, Gibelin assume tout seul. Personnellement, même si lui et Barral n’ont pas des techniques identiques, je n’ai pas remarqué de baisse de niveau. Cela reste du travail soigné, mais le graphisme n’est pas à mes yeux la qualité principale de cette série. Un lecteur ne la choisira sans doute pas pour son trait, mais ne la rejettera sans pas non plus à cause de celui-ci.

Entre franchement bien (les tomes 1, 2, 3 et 5) et bof (le tome 4), la moyenne est à la satisfaction du lecteur que je suis.

Oublions ce tome 4 (pourtant nécessaire à la transition) et espérons que cette série ne prenne plus du plomb dans l’aile à l’avenir (rien n’est acquis, monsieur Gibelin ! Ne tombez pas dans la facilité et restez vigilants afin de conserver ce très haut niveau de finition qui m’incite à coter votre série d’un « franchement bien » méritoire).

Nom série  Exauce-nous  posté le 28/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Première chose que je tiens à souligner : le superbe travail effectué par Frédéric Bihel au niveau des regards. Ce n’est certes pas très réalistes (autant de paires d’yeux aux couleurs aussi ensorcelantes au mètre carré, c’est pas possible !) mais c’est diantrement séduisant.

La première qualité de ce récit se trouve d’ailleurs selon moi au niveau de son graphisme. Le trait de Bihel est élégant, précis, très lisible et sa colorisation est vraiment très (mais alors là, vraiment très) réussie. De plus, malgré la morphologie fort proche de deux personnages, la précision dont fait preuve l’artiste est telle qu’une confusion est peu probable (en tous les cas, ce ne fut jamais mon cas).

Le scénario est de Makyo, et cela se ressent. Enfance malheureuse, secret de famille, héros hors de la normalité, dimension fantastique teintée de spiritualité : que des thèmes déjà explorés par le prolifique auteur (« Grimion gant de cuir », « Le Coeur en Islande », « Le Jeu de Pourpre » en sont d’autres exemples). J’ai trouvé l’intrigue développée ici assez convenue, mais elle est bien menée et donc plaisante à suivre. Je regrette juste la grande importance donnée à certains événements annexes (les ennuis du marchand de cailloux, pour être précis). Ces développements ralentissent bien plus le cours du récit qu’ils ne lui profitent. Mais, bon ! Il s’agit plus d’une légère gêne qu’autre chose et mon appréciation d’ensemble n’en est pas trop affectée.

Au final : voici une œuvre touchante bien dans la lignée du scénariste mise en valeur par le formidable graphisme de son dessinateur. A découvrir, sans nul doute !

Nom série  Julie, Claire, Cécile  posté le 27/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et bien oui, c’est mignon, c’est gentil, c’est caricatural, les problèmes rencontrés par ces trois jolies jeunes filles n’ont rien de dramatiques et les gags ne font pas toujours dans l’originalité, mais, personnellement, j’aime bien « Julie, Claire, Cécile ». Je trouve que cette série avait apporté un petit vent de fraicheur dans l’univers du gag pour grand public.

Maintenant, c’est un fait que les histoires complètes ne risquent pas de provoquer des méningites foudroyantes dans le lectorat. Les intrigues sont simplistes et constituent avant tout un prétexte à de gentiment amusantes péripéties.

Le dessin de Sidney n’est en rien exceptionnel, mais il possède ses qualités, dont la lisibilité et l’expressivité sont les fleurons.

Et puis, j’aime vraiment certains des premiers gags qui mettent les deux petites vieilles en vedette.

Ma part de féminité ? Allez savoir …

Achat déconseillé, au contraire de l'emprunt, car on trouve très facilement cette série dans les bibliothèques.

Nom série  Le Fer et le Feu  posté le 27/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La grande force de ce récit réside dans son aspect romanesque. Et le trait des frères Stalner y est pour beaucoup.

En effet, l’intrigue est extrêmement classique et ne surprendra pas beaucoup de lecteurs. Elle est cependant bien menée et cette « course à la valise » (en l’occurrence, un coffre qui passe de mains en mains sans jamais parvenir dans les bonnes) est, ma fois, bien plaisante à suivre. Les personnages sont attachants et … romanesques (on n’en sort pas).

Mais ce qui m’a plu par-dessus tout, ce sont les décors. Il se dégage de ces bâtiments de pierre un charme puissant et … romanesque (bon ! La prochaine fois, je vous laisse compléter les pointillés tout seuls !) De plus, les deux frères excellent dans les personnages féminins, qu’ils parviennent à varier morphologiquement sans pour autant qu’elles perdent en pouvoir de séduction. Et, comble du comble, j’ai même droit à une rousse aux yeux verts (c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup !)

Au final, et malgré le caractère très prévisible de cette … (je vous avais prévenus) aventure, j’ai passé un agréable moment de lecture (un bon 3/5 ou un petit 4/5, en fonction de mon humeur).

A découvrir par les amateurs de bande dessinée d’aventure classique.

Nom série  Rendez-vous fatal  posté le 27/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ! Et bien, là, on est loin des meilleures productions érotiques de Manara.

Le problème ne vient pas du trait, toujours élégant, de l’artiste italien, même si, au fil des albums, on a quand même le sentiment de se retrouver toujours face à la même héroïne (enfin, face … ici, on a plutôt droit au côté pile …)

Pas de problème non plus, côté scénario. Celui-ci n’est pas terrible du tout et ne sert que de prétexte pour un assemblage de séquences érotiques, à l’instar de bien d’autres productions de l’artiste. Rien de changé, donc.

Par contre, contrairement à ses habitudes, Manara ne nous propose qu’un seul type de fantasme, répété lors de toutes les séquences. De plus (pas de bol pour moi), l’idée de la fille qui se fait violer (et sodomiser, de surcroit) sans en retirer aucun plaisir est loin de faire partie de celles qui me plaisent ou m'excitent. Au contraire ...

Résultat : j’ai tourné les pages de cet album avec ennui …

Nom série  Comtesse de Ségur  posté le 27/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oui, bon ! Les histoires de la comtesse de Ségur sont d’un ton moralisateur quelque peu dépassé. De plus, certaines convictions de la comtesse conteuse paraissent aujourd’hui bien naïves (soyez bons et honnêtes et la vie, grâce à Dieu, vous le rendra).

Mais, à partir du moment où on les prend pour ce qu’elles sont (soit des contes vieillots et très naïfs), on ne peut nier que la gente dame avait le don d’écrire de bien plaisantes histoires truffées de rebondissements, de gentillesse et de bienveillance.

Le dessin de Carpentier convient bien à ce type de bande dessinée. Il est frais, simple (nous sommes dans du franco-belge à nez pas toujours gros) et sa colorisation est bien réussie. Elle apporte une bonne dose de légèreté à l’ensemble.

Au final : ces bds sont agréables à lire, et dégagent un charme vieillot qui poussera peut-être de vieux lecteurs à les lire à leurs petits-enfants. Mais je ne pense pas qu’elles pourront plaire à un jeune lectorat non accompagné.

Alors, avis aux parents adeptes d’une morale bien pensante : prenez votre enfant sur vos genoux et ces livres dans vos mains pour un agréable moment de lecture et de partage.

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