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Nom série  Le Goulag  posté le 03/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Primitivement crée en 1975 sous l'apparence d'un léopard humanisé dans le fanzine Hop puis dans Charlie Mensuel, le personnage de Krampon trouve son aspect humain définitif 2 ans plus tard dans les pages de l'hebdo B.D. La bande est alors rebaptisée "le Goulag" du nom du premier album, et c'est sous ce nom qu'elle va rencontrer un franc succès auprès d'un lectorat aussi disparate que ceux des journaux qui la publient : Magazine hebdo, l 'Evènement du Jeudi ou l'Echo des Savanes.

Cette création de Dimitri, qui n'est autre que Guy Mouminoux, s'adressait à un public bien différent de celui des bandes animalières Goutatou et Dorochaux, Prémolaire ou Rififi (Les aventures de) qu'il a longtemps dessinées dans les publications juvéniles. Elle a permis à cet auteur d'être reconnu comme dessinateur important à une époque où la bande dessinée, par le biais de la BD adulte, était enfin prise au sérieux.

C'est une sévère satire politique et sociale, assez pessimiste mais tempérée par le côté burlesque et une certaine paillardise. Eugène Krampon est un ouvrier parisien qui est prisonnier du camp 333 en Sibérie, pour une raison qu'on ignore ; ceci est un alibi pour laisser à Dimitri le soin de traiter des sujets qui fâchent, il va parfois très loin dans ses charges, notamment celles qui visent les supporters de football. C'est pourquoi, certains passages avec la blonde et plantureuse Loubianka que Krampon a épousé au goulag, servent à faire le lien par leur légèreté.
Le dessin de Dimitri oscille entre un trait caricatural et un trait réaliste utilisé seulement pour l'appétissante Loubianka et certains éléments de décor. J'ai lu plusieurs de ces récits en appréciant l'humour satirique de l'auteur, mais je n'en suis pas fan pour autant, je préfère de loin ses oeuvres réalistes comme Kaleunt ou Le Voyage.

Nom série  Félina  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Annie Goetzinger lance ce Fantomas féminin dans Circus en 1978, avec le concours du scénariste espagnol Victor Mora qui travaillait alors en France ; celui-ci livre un scénario riche en rebondissements et bourré de clins d'oeil, utilisant toutes les ficelles propres aux feuilletons populaires fin 19ème siècle-début 20ème, dans le style de Rocambole, et agrémenté d'une pointe d'humour.

Cette superbe héroïne qui passe du statut d'orpheline à celui de Félina, moulée de satin noir et le visage recouvert d'un masque, incarne avec grâce et féminité ce fantôme-justicier divinement sexy, c'est une éblouissante vengeresse qui fait trembler ses ennemis. On s'attarde sur ses charmes opportunément offerts, et on apprécie l'ambiance Belle Epoque magnifiquement rendue par les cadrages stylés ainsi que le dessin caressant et d'un raffinement étrange de Goetzinger, qui ici a fait de nets progrès depuis son premier album Casque d'Or.

La série a été diffusée ensuite dans Pilote en 1982, puis dans Charlie Mensuel jusqu'en 1986, mais elle n'a pas rencontré le succès escompté, d'où une audience moyenne auprès du public. Ses 3 uniques récits méritent d'être redécouverts.

Nom série  Andy Gang  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A l'époque de sa création dans le journal féminin Ah! Nana, en 1976, cette série valait le détour, car elle se démarquait des bandes policières de l'époque, avec un flic atypique qui n'entre pas dans le moule du flic solitaire et désabusé, il mène une vie de famille bien rangée, mais surtout, il est à la tête d'une équipe de joyeux cowboys flicards qui connaissent des aventures picaresques où les bavures ne manquent pas.

Montellier introduit le lecteur dans un univers décalé peuplé de petits truands minables, de tueurs à la petite semaine, de gros bonnets véreux et de névrosés. C'est une peinture au vitriol d'une société en décomposition, directement en phase avec des références à l'actualité, et qui ne donne pas de la police une image très reluisante.

Je me suis ensuite détourné de cette série qui montrait le contraire des héros de BD idéalisés et policés qu'on voyait dans les années 70-80 lorsque la bande a continué sa route dans Métal Hurlant, c'était un peu trop déprimant... et j'ai relu récemment Joyeux Noël pour Andy Gang, ça confirme mon désintérêt, surtout qu'en plus, c'est le dessin que je ne supporte plus trop : un dessin presque figé, au rendu un peu photographique, avec des pointillés, c'est très Métal Hurlant du tout début des 80's, bref, ça ne m'attire plus. Ma note oscille entre 2 et 3, la série possède quand même un fond qui peut plaire aux amateurs de polars décalés.

Nom série  Jeremie dans les îles  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu d'albums , mais je me souviens très bien de cette série lorsque je lisais ses chapitres en noir et blanc dans Pif-Gadget, je l'ai toujours connue sous le titre de "Jérémie", c'est ainsi qu'elle est répertoriée dans Pif.

Les aventures maritimes de ce jeune garçon au temps de la flibuste, ne me passionnaient pas plus que ça, en fait je ne les aimais guère. Pourtant, les personnages étranges rencontrés par Jérémie et la vision assez inhabituelle de cet univers auraient pu séduire, mais il y avait l'absence de bulles, un côté un peu contemplatif, et surtout la gamine prétentieuse qui côtoyait le jeune héros, et qui était vraiment exaspérante...autant d'éléments qui me rebutaient ; à cette époque, j'avais dans les 10-12 ans, j'aimais plutôt les récits très aventureux et plus remuants comme Rahan, Teddy Ted ou Loup Noir dans mon Pif-Gadget. Maintenant, il faudrait peut-être que je relise cette série que je n'ai pas relue depuis ce temps ; elle était justement à l'opposée de ces séries très populaires comme Rahan ou Docteur Justice d'un abord plus facile pour le jeune public, d'où son insuccès. Elle connut en effet une courte existence avec 9 récits complets parus entre 1968 et 1973, Gillon l'abandonnant pour mieux se consacrer à ses autres séries.

Nom série  Thierry Laudacieux  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
François Rivière auteur d'un ouvrage d'étude sur "L'Ecole d'Hergé" en 1976 chez Glénat, se spécialise ensuite dans le domaine policier, en créant des héros à l'univers différent, même si c'est l'enquête à énigme qui prédomine (Albany avec J.C. Floc'h, Le Privé d'Hollywood avec Berthet, Victor Sackville avec Carin..).

En 1981, il signe le scénario de "Thierry Laudacieux", sorte de jeune garçon belge débrouillard à l'étrange mèche rousse, qui se rend en Afrique coloniale, fuyant la Seconde guerre mondiale. Il se livre à des enquêtes en amateur éclairé en affrontant des personnages inquiétants. Hélas, la bande ne connaîtra que 2 épisodes seulement entre 1981 et 1983 dans la revue A Suivre, son dessinateur Alain Goffin se consacrant ensuite à la publicité. Mais aussi, il faut avouer que ces enquêtes n'étaient pas de la même qualité que les autres créations de Rivière ; un côté mal abouti et assez lent ne m'a pas vraiment convaincu.

C'est dommage que ce personnage n'aie pas été mieux cerné, parce que le trait de Goffin, très proche de la Ligne claire qui sévissait en ce début d'années 80, s'exprimait par une esthétique plus moderne et légèrement différente des autres adeptes de ce style, tels Floc'h ou Ted Benoît. Fidèle à son habitude, F. Rivière imaginait des péripéties imprégnées d'un parfum rétro et de références littéraires (allusions notamment à l'univers de Tintin, dont le héros lit les aventures parues avant la guerre), mais peut-être pas assez bien développées.

Nom série  Sweet Delice  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En plus de Abel Dopeulapeul, Loro est l'auteur de cette brève série humoristique en 1974 et 75 dans le journal Pilote, sur des idées de Claude Moliterni qui signe Cehem. Il s'agit d'une très jolie fille rousse à tâches de rousseur, Sweetie, qui se retrouve projetée, suite à des annonces de lecteurs, dans des univers insolites et parfois oniriques, tel celui des Adorateurs du Nombril.

Je ne goûtais que très peu ces petits récits complets qui partaient souvent dans du n'importe quoi, et malgré la belle rousse qui dénudait parfois un corps parfait, et un joli dessin aux couleurs psychédéliques de Loro, la série n'a pas laissé un grand souvenir, sauf dans l'esprit de certains nostalgiques (je n'en fais pas partie).

Nom série  Après la Bombe  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonvi qui s'est rendu célèbre avec ses fameux Sturmtruppen, lance vers 1975 en Italie cette bande post-atomique, mais attention ici, ce n'est pas de l'aventure réaliste, Bonvi choisit ce sujet pour faire rire, un vrai défi. Le plus étonnant c'est qu'il y arrive. Pourtant, c'est crade, parfois dégueu, les scènes gore et les cadavres décomposés s'amoncellent parmi un tas de décombres, de gravats et de ruines où évoluent des personnages souvent répugnants, certains se font bouffer par d'autres, il y a un érotisme désespéré et pathétique , bref, c'est immonde, mais c'est drôle.

C'est de l'humour sombre, très noir et cruel, entre méchanceté et rire grinçant, avec des gags horribles, mais toujours justes, pratiquement sans paroles, dont la technique est calquée sur celle du film d'animation (à l'ancienne, pas celle d'aujourd'hui en numérique ; il faut savoir que Bonvi a travaillé dans le cinéma d'animation avant d'aborder la BD).
En plus, son trait rond et simplifié, son noir et blanc bien travaillé et surtout son emploi quasi systématique des trames, amplifient le côté horrible voulu par l'auteur.
De l'humour destructeur et virulent que je recommande sans hésiter.

Nom série  Scarlett Dream  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la grande époque de la reconnaissance de la BD comme mode d'expression et aussi de l'éclosion de la BD adulte, Moliterni et Gigi créent en 1965 cette héroïne de l'espace dans V-Magazine, petit périodique gentiment coquin, en succédant à Barbarella qui avait ouvert la voie à ce type de bande, même si ce succès reste moyen en France, beaucoup plus important à l'étranger puisque la bande sera traduite dans 17 pays. Encore une fois, je crois qu'elle était un peu trop en avance sur son temps, trop moderne pour son époque, et comme en France, on a toujours été en retard d'un train sur les voisins européens...ceci explique cela.

Les 2 auteurs entamaient une collaboration qui allait donner 2 intéressantes séries fantastiques : Agar et "Orion le laveur de planètes" (Orion (Gigi) ). Après quelques travaux ça et là, Gigi commençait avec "Scarlett Dream" sa première vraie série importante. C'est une héroïne d'action, agent secret aux aventures délirantes qui mêlent fantastique et espionnage, parfois dans l'espace ; Scarlett est une fille sexy, comparable à une James Bond girl totalement libérée, qui n'hésite pas à dévoiler ses charmes, et ses missions lui opposent régulièrement le Dr Styx, prototype de méchant impérial et machiavélique, flanqué de Zarda, sa cruelle et opulente compagne.
Moliterni insère dans ses scénarios des clins d'oeil faisant référence à sa grande connaissance de la bande dessinée, tout en laissant à Gigi une grande liberté d'interprétation ; celui-ci dessine la série avec sensualité, constellée de très belles filles qui dégagent un érotisme léger mais bien présent.

Après un intervalle de quelques années, Scarlett poursuit ses exploits dans France-Soir en strip ; là, c'est beaucoup moins bien, elle est légèrement transformée, perd sa ressemblance avec les traits de Marlène Jobert qu'elle avait à sa création, devient plus pudique en éliminant l'érotisme, tout en restant agréablement sexy, tandis que ses aventures évoluent vers un ton policier plus traditionnel et sans saveur.
Les albums Dargaud de la collection Aventures sont très courants en occase, ça vaut le coup d'essayer.

Nom série  Les Deux du balcon  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je lisais cette courte série diffusée entre 1983 et 84 dans le mensuel A Suivre ; elle a beaucoup fait pour la réputation de Francis Masse, un artiste à l'univers unique, onirique et kafkaïen. C'est sa seule Bd où l'on retrouve 2 personnages récurrents, Masse étant un dessinateur sans héros fixe.

Il s'agit ici de l'intellectuel Diderert et son faire-valoir d'Alembot, 2 bonshommes laids au gros pif, coiffés de curieux chapeaux ; ces deux-là se détestent cordialement, et en philosophes improvisés, se mettent à gloser à l'infini sur les sujets les plus pointus, du haut d'un balcon dans une Venise inquiétante et surréaliste qui semble désertée. La plupart de leurs litanies fumantes sont d'ordre scientifique. Masse, en maître de l'absurde, fait parfois intervenir des personnages insolites qui viennent troubler ces 2 bouffons gonflés d'orgueil.

L'humour est souvent ardu, soutenu par un graphisme souvent surchargé, fait de hachures, aussi brillant en noir et blanc qu'en couleurs, et où s'incrustent des bulles conséquentes qui feraient bien plaisir à Achille Talon par la taille ; elles sont remplies de dialogues incisifs, ampoulés et parfois abscons. Bref, c'est une prouesse autant graphique que verbale, réservée à un lecteur préparé, mais à laquelle je ne souscris pas vraiment, car ces saynètes surréalistes finissent par m'ennuyer ferme au bout d'un moment, c'est bien d'en lire une fois ou deux, mais ce débit de paroles ininterrompues sur des sujets qui ne me passionnent pas, tend à me coller mal au crâne.

Nom série  L'Homme au chapeau mou  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette petite série humoristique s'inscrit dans une catégorie de bandes courtes à l'humour adulte décalé, et d'une longévité souvent assez courte aussi, tel qu'il y en avait beaucoup à cette époque, entre la fin des années 70 et le début des années 80, et publiées soit par Pilote, soit par Charlie Mensuel, ou encore par l'Echo des Savanes.

Celle-ci est typique de ces années, elle est signée Tartempion, pseudonyme de Claude Lacroix qui s'est fait connaître à la même époque par Yann le Migrateur, une Bd de science-fiction onirique assez sympa. Ces courts récits parus dans Pilote entre 1977 et 1982 mettent en vedette un curieux bonhomme coiffé d'un chapeau, cynique et ronchon, à qui il arrive des tracas ou des épisodes insolites.
Une petite perle de l'absurde au cynisme cruel, peu connue du grand public, et dotée d'un dessin très agréable qui aide à faire passer le propos.

Nom série  Les Rubipèdes  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Michel Iturria, c'est un cador chez nous dans le Sud-Ouest, surtout à Bordeaux, il est très aimé pour ses dessins humoristiques qui ont égayé le journal Sud-Ouest, c'est en plus un gars adorable qui vous signe un autographe dans la rue ou à une terrasse de café sans problème....
Cette Bd sportive humoristique apparaît d'abord en 1973 dans le journal Pilote, puis sévit pendant 10 ans dans le grand quotidien régional, en même temps que ses dessins d'actualité politique.

Il se moque gentiment de l'univers du ballon ovale et de ses gros bras à maillot rayé et à serre-tête ; même s'il les rend ridicules et grotesques parfois, on sent qu'il aime ces personnages à l'accent sonore, il les connaît bien et les décrit avec tendresse dans des gags au comique léger, et eux-mêmes, pas rancuniers, se reconnaissent et rient devant les facéties d'Achille, Diomède et de leurs copains, des grandes gueules à l'esprit bien gaulois, présents sur le terrain, à l'entraînement ou aux 3èmes mi-temps.
La qualité des gags n'est hélas pas toujours excellente, assez inégale, et comme en plus, je n'aime pas le rugby, j'y goûte assez peu.... Pardon, Michel...

Nom série  Le Polar de Renard  posté le 30/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 1978, Benoît Sokal lance Canardo, son flic non conformiste. Cette même année, J.G. Imbar crée "le Polar de Renard" pour J.L. Hubert dont le dessin semi-réaliste est proche de Sokal. Est-ce un hasard ? D'autant plus que le ton et l'esprit de cette bande sont tout aussi décapants que Canardo. L'émulation est donc bénéfique pour le lecteur qui peut apprécier chacune des visions voulues par ces 2 bandes, sauf que "le Polar de Renard" est beaucoup moins connue du grand public. D'autre part, là où Canardo était ouvertement une parodie cynique de l'univers policier classique, "le Polar de Renard" donne dans l'action déjantée et lorgne plutôt vers le pastiche du Roman de Renart, ce conte médiéval picaresque qui est ici complètement détourné avec brio.

En l'adaptant, les auteurs en profitent pour se livrer à une réjouissante et souvent sulfureuse parodie de l'actualité de la fin des années 70, une sorte de mélange hétéroclite où s'invite l'idéologie nazie : à partir du tome 2, le loup Ysengrin est souvent costumé en officier SS, et se fait duper par Goupil le renard matois et baroudeur, qui ensuite devient un de ses agents. Autour d'eux, évoluent des barbouzes, des truands, des personnages inquiétants et sournois, le tout versant dans un humour jouissif, à l'action frénétique et à la violence explosive, assortis d'un langage assez cru. Ces scènes ont surtout de l'effet lorsque la couleur directe apparaît sur la série.

Une Bd assez étonnante à découvrir, que je lisais dans Charlie Mensuel vers 1979-80, mais au ton dérangeant et subversif, beaucoup plus décapante dans sa dernière partie, Le Jour du Saigneur ; ça risque de surprendre, même si le dessin est attractif. Elle a cessé après ces 3 albums en 1984, année où Hubert décide d'arrêter la bande dessinée pour le cinéma.

Nom série  Le Petit Cirque  posté le 30/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Peu de temps avant d'intégrer le journal Pilote, Fred était encore le directeur artistique de Hara-Kiri où il dessinera des récits poétiques pleins d'humour, en rodant ce trait si caractéristique qu'il peaufinera ensuite sur Philémon.

"Le Petit Cirque" fut l'une de ces petites fables en 1964, déclinée en gags de 1 ou 2 planches ; il y est question d'une famille de gitans, Léopold, Carmen et leur jeune fils qui tirent leur roulotte sur les routes en faisant de bien étranges rencontres et en observant le monde plein d'imprévus et de contradictions. Une Bd mélancolique et onirique, véritable fantaisie poétique d'où se dégage un humour absurde, et où Fred se révèle un merveilleux conteur.

Moi qui n'aimait Fred que pour Philémon et quelques récits courts dans Pilote avant sa série vedette, je fus plus réceptif à cet absurde là qu'à celui de Le Concombre Masqué, mais c'est très relatif, je n'en raffole pas pour autant, car c'est quand même assez déroutant.

Nom série  Abel Dopeulapeul  posté le 30/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette parodie intéressante des romans noirs américains débute dans Pilote en 1974, à une époque où je ne lisais plus trop ce journal, mais parfois, je savais déceler une originalité, c'est un peu le cas ici, car la bande présente un personnage atypique de privé qui veut se hisser au niveau du grand Philip Marlowe, le détective de Raymond Chandler. Seulement voila, c'est un parfait crétin qui se donne un genre et rate tout ; mais un peu comme pour Jack Palmer, il est dit que ce type d'individu est parfois protégé par le destin.

En effet, c'est grâce à une chance insolente qu'il échappe de justesse aux bastos et qu'il peut résoudre ses enquêtes. De plus, il est souvent entouré de créatures de rêve, alors que sa silhouette étrange détone dans cette Amérique des années 30.

Bon attention, ça n'a rien de transcendant, l'auteur, Loro, fait souvent référence dans ses dialogues à des classiques de la littérature policière ou du cinéma, et son trait avec ces grosses gueules de personnages donne un ton humoristique étrange à cette bande qui détend un moment, mais ça ne va pas plus loin ; l'achat n'est donc pas obligatoire.

Nom série  Blanche Epiphanie  posté le 30/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Inspirée des héroïnes de romans populaires du début du 20ème siècle, cette attirante orpheline blonde et pulpeuse fait son apparition en 1967 dans V Magazine, qui avait déjà accueilli Barbarella et Scarlett Dream, 2 héroïnes libérées. ici, Lob et Pichard qui venaient de créer Ténébrax et Submerman, se lancent dans une Bd gentiment érotique, loin des audaces qu'adoptera Pichard dans ses oeuvres ultérieures comme "Marie-Gabrielle". Leur héroïne est une belle jeune fille très naïve (que ça en devient bête parfois), livrée aux convoitises libidineuses des hommes salivant à la vue d'un corps si désirable. La pauvre Blanche rencontre Défendar un étrange justicier masqué en collant noir, secrètement amoureux d'elle, qui la protège maladroitement contre des hommes qui se servent d'elle.

Pichard et Lob utilisent avec brio et humour les recettes qui ont fait le succès des feuilletons, et en profitent pour décrire un monde phallocratique aux vils comportements masculins stéréotypés, surtout envers de jolies nunuches comme l'incarne si joliment leur héroïne, très nue la plupart du temps, à une époque où la nudité et l'érotisme en BD étaient encore mal vus. C'est pourquoi le dessin de Pichard se fait plus soft, du moins au début, car au fil des années de parution dans Métal Hurlant ou Circus, Blanche en montrera un peu plus, tout en étant moins torride que d'autres héroïnes du dessinateur, et aussi moins ronde, gardant toujours une minceur élégante ; son trait est aussi et surtout très sensuel ici, associé à des cadrages Art Nouveau évoquant la Belle Epoque. Les hommes quant à eux sont représentés laids et malfaisants, caractéristiques que l'on retrouvera dans ses autres créations.

La bande étant un peu démodée aujourd'hui, je ne peux la recommander à l'achat à des lecteurs s'intéressant à l'érotisme, de même que les sujets développés peuvent sembler naïfs ; aussi, c'est bien d'en connaître l'existence en choisissant de l'emprunter car elle a marqué une époque et même dans son genre, l'histoire de la BD.

Nom série  Le Concombre Masqué  posté le 30/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
En 1965, Mandryka fait surgir ce personnage légumier dans le journal Vaillant ; c'est une bande basée sur un humour nosensique et des gags absurdes qui peut surprendre dans ce journal pour jeunes, plutôt voué à l'aventure et à un humour moins intellectuel. Ceci dit, Vaillant/Pif-Gadget accueillera d'autres Bd qui seront aussi déroutantes pour son public, telles M le Magicien... de Mattioli, "les Compagnons d'Univerzoo" de Usero et Mora, "Milo Marat" de Bonvi, ou Corto Maltese...

Ce concombre masqué vit donc une première vie où il ne se passe pas grand chose, on se contente de deviser de façon philosophique. La formule change en 1971 lorsque le légume atypique arrive dans Pilote : le décor est plus stylisé, les humains sont remplacés par d'autres végétaux, et le ton devient beaucoup plus tourné vers la psychanalyse et la discussion existentielle entre le héros et son copain Chourave. Plus tard, dans L'Echo des Savanes, le concombre se préoccupera de politique, avant de revenir dans Pilote où il retrouvera la poésie de ses débuts. C'est donc à partir de 1971 que cette bande inclassable et difficile à définir a été "récupérée" par une sorte d'élite intellectuelle qui y voyait une Bd de génie. Je suis désolé mais moi ça m'a toujours laissé froid, je trouvais ça stupide et sans intérêt, mais ça ne m'a pas étonné, car dès qu'il y a quelque chose d'un peu novateur ou de singulier par son non-sens, les intellos, qui souvent à cette époque avaient été les premiers dix ans avant à cracher sur la bande dessinée comme quoi c'était pas un art et tout ça...sont toujours là pour crier au génie, parce qu'un crétin a dû dire que c'était génial. Quelle hypocrisie et quelle récupération calamiteuse !

Bref, cette bande ne m'a jamais fait rire, et je n'ai jamais compris comment ça avait pu autant tourner la tête des gens, avec un humour à 2 balles et un dessin pas hideux mais pas formidable quand même. Pourtant j'aime bien l'absurde, mais là, je trouve que c'est pas vraiment intelligent, c'est banal, quelconque, commun, ennuyeux, lassant et ça veut rien dire...

Nom série  Germain et nous  posté le 29/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand ado maigre et dépenaillé, Germain même s'il n'est pas le personnage principal de cette série, est le prototype parfait de l'adolescent du début des années 80, caricature de la "bof génération" mi-coincée, mi-contestataire, mi-dépourvue d'idéal, et qui se voulait totalement blasée. Amateur de vidéo, de clips musicaux et de hamburgers, Germain est entouré d'une bande de copains dont le but est de refaire le monde ; ils vivent auprès de parents qui essaient d'être dans le coup et qui ne les comprennent pas, et surtout ils sont adeptes de la glande totale.

Cette bande a dû être appréciée plus par le lectorat concerné qui fut ado à cette époque, car elle est en prise directe avec l'adolescence et expose un vécu rempli de clichés mais aussi de multiples éléments relatifs à cette période 1980-85 ; je n'étais pas concerné car à cette époque, je n'étais déja plus un ado, j'avais entre 20 et 25 ans, mais j'ai vécu quelques situations rencontrées par tous ces personnages de jeunes. C'est pourquoi je trouve que cette série sonne juste dans son contexte social bien campé et avec ses personnages finement typés, avec un tas de problèmes liés à la tranche d'âge concernée (drogue, loisirs, filles, acné juvénile...). L' auteur épingle avec une ironie mordante les parents et les ados, ainsi que le décalage générationnel qui va avec, sujet qui ne vieillit jamais.

Bien-sûr, comme dans toute Bd humoristique, c'est souvent inégal, certains gags fonctionnent mieux que d'autres, mais c'est l'esprit de l'ensemble qu'il faut retenir ; j'ai dû en lire 5 ou 6 albums et ça m'a plu, malgré un dessin qui pourtant ne me branchait pas des masses. On peut donc en acheter 1 album ou 2, voire plus si affinités.

Nom série  Tarao l'enfant sauvage  posté le 29/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sera l'une des dernières bandes réalistes inédites importantes de Pif-Gadget avant son changement ; elle a été diffusée entre 1981 et 1987 en récits complets, avec au crayon, Marcello, insatiable dessinateur qui après Taranis, revient à l'Histoire, sur des textes du non moins inusable Roger Lécureux, qui visiblement empiète sur le terrain de Rahan, héros phare du journal, scénarisé par ce même Lécureux.

Celui-ci donne à cet âge primitif une vision moins sérieuse et un peu moins crédible que dans Rahan, mais le graphisme toujours agréable de Marcello, capable d'aborder tous les genres, rattrape le coup, donnant ainsi un aspect sympathique à cette Bd de pure détente, avec un ton légèrement poétique parfois. Tarao est une sorte de Rahan en réduction, puisqu'il s'agit d'un jeune garçon un peu perdu et rêveur, dont les errances lui font rencontrer comme son modèle, de nombreux "singes à peau lisse" au sein de tribus amies ou ennemies.

Ces récits complets n'avaient jamais été repris en albums, c'est chose faite en 2011 avec ce courageux éditeur spécialisé dans les Bd oubliées de qualité, c'est le cas ici.

Nom série  Lone Sloane  posté le 28/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Après son coup d'essai en retrait, Druillet fait surgir son néo-terrien aux yeux rouges en 1970 dans le journal Pilote ; celui-ci commence à virer tous les héros à la papa, pour inviter de nouveaux dessinateurs à s'exprimer, c'est ainsi qu'on verra des gens comme Alexis, Loro, Reiser, Mandryka, Solé, F'Murr, Brétécher, Caza ou Mulatier.... côtoyer un temps encore les dernières aventures de Lucky Luke, de Blueberry, d'Achile Talon ou d'Astérix....ça sera bizarre d'ailleurs ce changement de formule en mensuel, ce remaniement de dessinateurs et cette sorte de cohabitation parfois malaisée entre auteurs classiques et avant-gardistes. Druillet se situait tout à fait dans ceux-là, puisque "Lone Sloane" qui arrive avec les 6 Voyages se fondait dans le moule du nouveau Pilote, graphiquement, narrativement, idéologiquement et au niveau des couleurs aussi. Pour moi, c'était la fin d'une époque, et il n'était pas question que j'aime ce genre de bande (comme je l'ai dit dans l'avis Lone Sloane 66) ; cependant, cette bande est un jalon dans l'histoire de la bande dessinée, on a le droit de pas l'aimer, mais on doit savoir qu'elle existe.

Surtout parce que ça déroute le lecteur et qu'on découvre alors le génie graphique d'un dessinateur aux pages délirantes et aux cadres éclatés, aux couleurs qui explosent, et composées d'architectures tourmentées, de machines de métal complexes, de visions chaotiques d'un monde en perdition, de décors fouillés et surchargés à l'excès.... bref, des images-choc abolissant le découpage classique de la BD traditionnelle, qui trouvent leur inspiration chez Lovecraft, et donnent une démesure dans le ton et le dessin dûs à la folie créatrice de Druillet.

Certains observateurs prétendent que les créations de Druillet ressemblent plus à des prouesses graphiques qu'à de véritables histoires ; je ne suis pas assez qualifié pour trancher, mais ce qui est sûr, c'est que ses oeuvres ont profondément marqué le monde de la BD des années 70, et ont contribué à élever le 9ème art vers une véritable forme d'expression.
J'ai donc suffisamment approché cet univers tortueux pour pouvoir le décrire, mais ça aura été au prix d'une épreuve assez difficile, une lecture que je ne pourrais plus refaire maintenant parce qu'il m'est absolument impossible de rentrer dedans sans me faire ch...voila tout.

Nom série  Lone Sloane 66  posté le 28/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette histoire fantastique et baroque emmène le héros vagabond intergalactique surgi du cosmos dans un cauchemar infini, à la recherche de la planète Terre, en parcourant d'étranges univers peuplés de guerriers sanguinaires, de démons vicieux et de sorciers démoniaques. C'était un personnage totalement novateur et avant-gardiste en 1966, ça a beaucoup surpris à cette époque, ce qui obligea Druillet à le mettre un peu en attente.

Le personnage est apparu dans "le Mystère des abîmes" chez l'éditeur Eric Losfeld ; cet album est aujourd'hui très recherché ; puis il est réédité en 1977 aux Humanoïdes Associés sous le titre de "Lone Sloane 66". J'ai eu l'occasion de lire cette réédition, et c'est carrément le genre de Bd que je déteste au plus haut point, d'abord parce je n'y comprend rien, ensuite parce cet univers ne m'apporte rien, aucun plaisir, aucune joie de lecture, et en plus, ça n'est pas fait pour m'attirer vers la SF, déjà que je n'aime pas vraiment ça. Mais, il faut bien reconnaître (car je ne suis pas bêtement borné) que c'est du lourd. Un de mes oncles m'a raconté qu'à l'époque, on sentait le fort potentiel et le talent d'un créateur prêt à bousculer le cadre classique du graphisme et de la narration en bande dessinée. Et surtout, on sentit une approche de la science-fiction différente des Bd américaines, une SF résolument visionnaire.
Bref, c'est pas mon truc du tout, mais ça fait partie de l'histoire de la BD, on ne peut l'ignorer.

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