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... a posté 2518 avis et 132 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Godaille et Godasse  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la manière de Rataplan de Berck, Sandron adopte le même ton fantaisiste et des personnages secondaires truculents ou cocasses dans cette parodie réussie de l'Empire, où le héros, le brave hussard Godaille côtoie Napoléon et la Maréchale Lefebvre.

Pas de doute, on est bien dans du formatage journal Spirou des années 70, et c'est du Cauvin pur jus, qui imagine des situations réelles tempérées par son humour habituel. Il ne fait que reprendre un concept développé plus tôt avec "Caline et Calebasse" (où un mousquetaire et son percheron vivaient des aventures cocasses au siècle de Louis XIII), autre duo comique que dessinait Mazel.

Autant dire, que c'est gai, dynamique et assez drôle pour permettre de s'y intéresser, même si je préférais le trait plus expressif et le ton plus joyeux et pertinent de Berck et Duval sur Rataplan dans le journal Tintin, au dessin moins attractif de Sandron, qui s'inspire un peu du trait de Seron, mais aux décors soignés.

Nom série  Sylvio  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sylvio le petit grillon humanisé qui vit dans une forêt avec sa fiancée Cléo l'abeille, j'avais presque oublié cette petite série pleine de charme et de poésie sur le monde des insectes, univers peu exploré dans la BD animalière. C'est frais, c'est joli et idéal pour les tout petits.

Cette Bd est née dans le magazine Fripounet en 1973, mais je me souviens en avoir lu des récits complets dans Pif-Gadget lorsqu'elle rejoint ce journal peu après. Graphiquement, c'est joli, Luguy est doué pour représenter ce petit monde insectoïde, mais les sujets sont souvent similaires, ça tourne presque toujours autour de Sylvio et Cléo qui doivent déjouer les mauvais tours de Jack le cafard, un peu à la manière de Chlorophylle et Minimum qui combattent Anthracite le rat noir.
Luguy abandonne cette série en 1981 lorsqu'il crée Percevan.

Nom série  Clin d'oeil  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Serge Ernst arrive dans le journal Tintin en 1975 avec sa rubrique Clin d'oeil ; j'ai tout de suite été fan. Comme pour Mordillo et Serre, ce n'est pas de la BD traditionnelle, plus proche du dessin humoristique, mais comme certains gags étaient construits soit en pleine page, soit en 2 ou 3 grandes cases faisant la hauteur de page, ça peut aussi se rapprocher de la BD.

Ce qui est très bon dans ces gags, c'est non seulement la débordante imagination de Ernst, car il y a eu matière à 8 albums quand même, mais surtout la variété dans les différents types d'humour : le gag peut traiter de l'humour noir, comme il peut aborder un absurde bon teint, ou encore approcher un humour plus basique ; le tout est enrubanné d'une certaine poésie qui donne un charme étrange à ces pages. Ca peut avoir quelques points communs avec les thèmes de Mordillo, mais c'est suffisamment original pour mériter une attention ; la lecture est rapide comme pour tout dessin d'humour, mais là aussi, comme chez Mordillo, on y revient car c'est un régal pour les yeux de scruter chaque dessin pour détailler les petits personnages ronds, les éléments de décor, le jeu des couleurs dans des gammes de vert, de bleu, de rose....
Un dessin soigné, précis avec un humour qui fait mouche à tous les coups. Un album ou deux, c'est un remède contre la morosité.

Nom série  Les Dirigeables de l'Amazone  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette course aérostate partait d'un postulat vraiment intéressant et profondément original. Elle sert de prétexte à une histoire où se mêlent drames et intrigues, avec une dose de fantastique et de poésie dans une optique écologique qui était d'actualité à la fin des années 70. J'avais bien apprécié cette série très peu connue, dans Circus en 1979, car elle véhiculait justement de saines valeurs.

Mais surtout, c'est les qualités inventives du scénario qui se mariaient parfaitement avec une créativité graphique qui sont ici attractives ; la série renoue avec des idées mirifiques à la Jules Verne revisitées par une sorte de fantastique moderne. Graphiquement, Sanahujas dont c'était la première grande série, faisait preuve d'innovation et de talent avec ses dirigeables en forme d'oiseaux et son monde sorti d'un véritable catalogue de l'imaginaire.
Tout ceci ne sera hélas pas suffisant pour empêcher l'arrêt de la série, les auteurs se lanceront ensuite dans d'autres séries en laissant le lecteur déçu et frustré. Mais l'achat vaut le coup pour la part de rêve de cette Bd qui ne compte que 3 albums peu ruineux.

Nom série  Wen  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette série de 9 récits complets à mi-chemin entre le rêve et la réalité, où le héros faisait des rêves étranges grâce à des scénarios insolites et oniriques, a surpris les lecteurs du journal Tintin en 1973, moi le premier, car ce n'était pas du tout dans le style du journal qui voulait amener de nouveaux personnages et de nouveaux horizons. Intention louable, mais c'était carrément le genre de Bd que je n'aimais pas, je n'y comprenais rien et ça m'ennuyait profondément. Ce genre d'univers parallèle était trop biscornu pour mon jeune esprit à l'époque, ce fantastique trop décalé trop intrigant et pas assez passionnant. J'ai bien essayé d'y revenir plus tard, mais rien à faire, ces personnages comme Cranach' de Morganloup ou Rork qui franchissent des portes et passent dans d'autres mondes, ça me dépasse, c'est un univers trop abstrait.

La série n'a d'ailleurs pas connu le succès, malgré le trait déjà sûr d'Eric, pourtant à ses débuts. Stoquart lui écrit ensuite une autre série fantastique, plus tournée vers la magie, avec Tetfol, toujours dans Tintin, que j'arrive à mieux accepter, même si c'était pas trop mon truc (le dessin était encore mieux) ; mais là encore, le succès n'est pas trop au rendez-vous, ni même sur la série suivante "Rorika" qui là me correspondait mieux puisqu'elle évoluait dans un univers Viking, mais il n'y eut que 2 récits et aucune parution en album. Bref, je n'avais pas de chance avec cet auteur.

Nom série  Michaël Logan  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me souviens de cet aventurier crée par Beautemps et Van Hamme lorsqu'il fait son apparition dans le journal Tintin en 1972 ; ce n'était pas très nouveau, le personnage étant un baroudeur de caractère comme il y en avait énormément à l'époque en BD de magazine pour jeunes ou en petits formats, les péripéties aériennes à tournure policière plutôt mouvementées étant aussi très utilisées. Mais il y avait un petit quelque chose en plus, un charme dans cette bande qui m'avait bien plu.

Van Hamme était à ses débuts, mais il n'était pas un débutant ; entré au journal Tintin en 1966, il avait déjà écrit pour Paul Cuvelier (Corentin) et Geri (Mr Magellan), et ses scénarios ici annonçaient un peu le style qu'il allait développer dans Largo Winch. De son côté, Beautemps dont le style graphique était séduisant, s'inspirait d'un combiné de Hermann et Auclair, mais cette bande sympathique très prometteuse, malgré ses clichés, a été interrompue par le décès brutal d'un dessinateur doué en 1978 qui rejoindra d'autres auteurs disparus trop tôt comme Alexis ou Auclair.

Nom série  Victor Billetdoux  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais découvert cette série par le 3ème épisode dans Circus, La Nuit de l'Horus Rouge, et l'ambiance m'avait suffisamment interpellé pour tenter de lire les 2 précédents récits. Et puis au final, j'ai trouvé le tout assez fade, manquant d'une véritable originalité.
Au début du 20ème siècle, c'était la grande mode de l'Egyptologie, Wininger y plonge son héros en plein dedans, un journaliste passionné par l'antique civilisation et ses mystères qui sont censés l'entraîner dans des aventures rocambolesques à l'aspect bizarre.

L'ennui, c'est que cette bande emprunte à trop de références pour trouver son véritable style : elle lorgne en effet vers Jacobs et Tardi scénaristiquement et graphiquement, avec un dessin même très inspiré de Tardi, qui soigne décors et aspect documenté, mais qui s'en détache ensuite et qui reste agréable ; la bande emprunte aussi beaucoup à la littérature d'aventure mystérieuse (Conan Doyle, Leroux, H. Ridder Haggard...), on a donc l'impression d'être tombé constamment chez quelqu'un d'autre qu'on connaît, il n'y a rien de novateur qui dépoussière le contexte (faits étranges, malédictions, savants fous). Ce qui explique que la bande ne trouve pas son public et ne connaît que 3 épisodes entre 1976 et 1982.

Nom série  Jesuit Joe  posté le 03/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Jesuit Joe" est un western titré à l'origine "Jesuite Joé, l'homme du Grand Nord", puisqu'il est question d'uniformes rouges au Canada. En réalité, c'est l'histoire d'un métis exalté qui s'est revêtu d'un uniforme de la police montée, et qui vit une suite d'épisodes dramatiques, où l'héroïsme est presque dû au hasard (il abat des voleurs ayant déshonoré sa soeur, libère des prisonniers, sauve un bébé...). C'est une sorte d'errance suicidaire d'un personnage qui se contente de tuer et de constater ses méfaits.

Le western n'est qu'un décor servant à démontrer le côté sordide de la nature humaine, car c'est un récit intense, affûté, implacable, au ton dérangeant, que j'avais lu en 1978 dans le journal Pilote, et que je n'avais pas trouvé tellement excitant; il n'y a pas de profondeur, c'est assez primaire. Graphiquement, j'ai toujours autant de mal avec Pratt, car ici, son trait se fait plus épuré et plus désinvolte que dans Corto Maltese.

Nom série  Le Goulag  posté le 03/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Primitivement crée en 1975 sous l'apparence d'un léopard humanisé dans le fanzine Hop puis dans Charlie Mensuel, le personnage de Krampon trouve son aspect humain définitif 2 ans plus tard dans les pages de l'hebdo B.D. La bande est alors rebaptisée "le Goulag" du nom du premier album, et c'est sous ce nom qu'elle va rencontrer un franc succès auprès d'un lectorat aussi disparate que ceux des journaux qui la publient : Magazine hebdo, l 'Evènement du Jeudi ou l'Echo des Savanes.

Cette création de Dimitri, qui n'est autre que Guy Mouminoux, s'adressait à un public bien différent de celui des bandes animalières Goutatou et Dorochaux, Prémolaire ou Rififi (Les aventures de) qu'il a longtemps dessinées dans les publications juvéniles. Elle a permis à cet auteur d'être reconnu comme dessinateur important à une époque où la bande dessinée, par le biais de la BD adulte, était enfin prise au sérieux.

C'est une sévère satire politique et sociale, assez pessimiste mais tempérée par le côté burlesque et une certaine paillardise. Eugène Krampon est un ouvrier parisien qui est prisonnier du camp 333 en Sibérie, pour une raison qu'on ignore ; ceci est un alibi pour laisser à Dimitri le soin de traiter des sujets qui fâchent, il va parfois très loin dans ses charges, notamment celles qui visent les supporters de football. C'est pourquoi, certains passages avec la blonde et plantureuse Loubianka que Krampon a épousé au goulag, servent à faire le lien par leur légèreté.
Le dessin de Dimitri oscille entre un trait caricatural et un trait réaliste utilisé seulement pour l'appétissante Loubianka et certains éléments de décor. J'ai lu plusieurs de ces récits en appréciant l'humour satirique de l'auteur, mais je n'en suis pas fan pour autant, je préfère de loin ses oeuvres réalistes comme Kaleunt ou Le Voyage.

Nom série  Félina  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Annie Goetzinger lance ce Fantomas féminin dans Circus en 1978, avec le concours du scénariste espagnol Victor Mora qui travaillait alors en France ; celui-ci livre un scénario riche en rebondissements et bourré de clins d'oeil, utilisant toutes les ficelles propres aux feuilletons populaires fin 19ème siècle-début 20ème, dans le style de Rocambole, et agrémenté d'une pointe d'humour.

Cette superbe héroïne qui passe du statut d'orpheline à celui de Félina, moulée de satin noir et le visage recouvert d'un masque, incarne avec grâce et féminité ce fantôme-justicier divinement sexy, c'est une éblouissante vengeresse qui fait trembler ses ennemis. On s'attarde sur ses charmes opportunément offerts, et on apprécie l'ambiance Belle Epoque magnifiquement rendue par les cadrages stylés ainsi que le dessin caressant et d'un raffinement étrange de Goetzinger, qui ici a fait de nets progrès depuis son premier album Casque d'Or.

La série a été diffusée ensuite dans Pilote en 1982, puis dans Charlie Mensuel jusqu'en 1986, mais elle n'a pas rencontré le succès escompté, d'où une audience moyenne auprès du public. Ses 3 uniques récits méritent d'être redécouverts.

Nom série  Andy Gang  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A l'époque de sa création dans le journal féminin Ah! Nana, en 1976, cette série valait le détour, car elle se démarquait des bandes policières de l'époque, avec un flic atypique qui n'entre pas dans le moule du flic solitaire et désabusé, il mène une vie de famille bien rangée, mais surtout, il est à la tête d'une équipe de joyeux cowboys flicards qui connaissent des aventures picaresques où les bavures ne manquent pas.

Montellier introduit le lecteur dans un univers décalé peuplé de petits truands minables, de tueurs à la petite semaine, de gros bonnets véreux et de névrosés. C'est une peinture au vitriol d'une société en décomposition, directement en phase avec des références à l'actualité, et qui ne donne pas de la police une image très reluisante.

Je me suis ensuite détourné de cette série qui montrait le contraire des héros de BD idéalisés et policés qu'on voyait dans les années 70-80 lorsque la bande a continué sa route dans Métal Hurlant, c'était un peu trop déprimant... et j'ai relu récemment Joyeux Noël pour Andy Gang, ça confirme mon désintérêt, surtout qu'en plus, c'est le dessin que je ne supporte plus trop : un dessin presque figé, au rendu un peu photographique, avec des pointillés, c'est très Métal Hurlant du tout début des 80's, bref, ça ne m'attire plus. Ma note oscille entre 2 et 3, la série possède quand même un fond qui peut plaire aux amateurs de polars décalés.

Nom série  Jeremie dans les îles  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu d'albums , mais je me souviens très bien de cette série lorsque je lisais ses chapitres en noir et blanc dans Pif-Gadget, je l'ai toujours connue sous le titre de "Jérémie", c'est ainsi qu'elle est répertoriée dans Pif.

Les aventures maritimes de ce jeune garçon au temps de la flibuste, ne me passionnaient pas plus que ça, en fait je ne les aimais guère. Pourtant, les personnages étranges rencontrés par Jérémie et la vision assez inhabituelle de cet univers auraient pu séduire, mais il y avait l'absence de bulles, un côté un peu contemplatif, et surtout la gamine prétentieuse qui côtoyait le jeune héros, et qui était vraiment exaspérante...autant d'éléments qui me rebutaient ; à cette époque, j'avais dans les 10-12 ans, j'aimais plutôt les récits très aventureux et plus remuants comme Rahan, Teddy Ted ou Loup Noir dans mon Pif-Gadget. Maintenant, il faudrait peut-être que je relise cette série que je n'ai pas relue depuis ce temps ; elle était justement à l'opposée de ces séries très populaires comme Rahan ou Docteur Justice d'un abord plus facile pour le jeune public, d'où son insuccès. Elle connut en effet une courte existence avec 9 récits complets parus entre 1968 et 1973, Gillon l'abandonnant pour mieux se consacrer à ses autres séries.

Nom série  Thierry Laudacieux  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
François Rivière auteur d'un ouvrage d'étude sur "L'Ecole d'Hergé" en 1976 chez Glénat, se spécialise ensuite dans le domaine policier, en créant des héros à l'univers différent, même si c'est l'enquête à énigme qui prédomine (Albany avec J.C. Floc'h, Le Privé d'Hollywood avec Berthet, Victor Sackville avec Carin..).

En 1981, il signe le scénario de "Thierry Laudacieux", sorte de jeune garçon belge débrouillard à l'étrange mèche rousse, qui se rend en Afrique coloniale, fuyant la Seconde guerre mondiale. Il se livre à des enquêtes en amateur éclairé en affrontant des personnages inquiétants. Hélas, la bande ne connaîtra que 2 épisodes seulement entre 1981 et 1983 dans la revue A Suivre, son dessinateur Alain Goffin se consacrant ensuite à la publicité. Mais aussi, il faut avouer que ces enquêtes n'étaient pas de la même qualité que les autres créations de Rivière ; un côté mal abouti et assez lent ne m'a pas vraiment convaincu.

C'est dommage que ce personnage n'aie pas été mieux cerné, parce que le trait de Goffin, très proche de la Ligne claire qui sévissait en ce début d'années 80, s'exprimait par une esthétique plus moderne et légèrement différente des autres adeptes de ce style, tels Floc'h ou Ted Benoît. Fidèle à son habitude, F. Rivière imaginait des péripéties imprégnées d'un parfum rétro et de références littéraires (allusions notamment à l'univers de Tintin, dont le héros lit les aventures parues avant la guerre), mais peut-être pas assez bien développées.

Nom série  Sweet Delice  posté le 02/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En plus de Abel Dopeulapeul, Loro est l'auteur de cette brève série humoristique en 1974 et 75 dans le journal Pilote, sur des idées de Claude Moliterni qui signe Cehem. Il s'agit d'une très jolie fille rousse à tâches de rousseur, Sweetie, qui se retrouve projetée, suite à des annonces de lecteurs, dans des univers insolites et parfois oniriques, tel celui des Adorateurs du Nombril.

Je ne goûtais que très peu ces petits récits complets qui partaient souvent dans du n'importe quoi, et malgré la belle rousse qui dénudait parfois un corps parfait, et un joli dessin aux couleurs psychédéliques de Loro, la série n'a pas laissé un grand souvenir, sauf dans l'esprit de certains nostalgiques (je n'en fais pas partie).

Nom série  Après la Bombe  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonvi qui s'est rendu célèbre avec ses fameux Sturmtruppen, lance vers 1975 en Italie cette bande post-atomique, mais attention ici, ce n'est pas de l'aventure réaliste, Bonvi choisit ce sujet pour faire rire, un vrai défi. Le plus étonnant c'est qu'il y arrive. Pourtant, c'est crade, parfois dégueu, les scènes gore et les cadavres décomposés s'amoncellent parmi un tas de décombres, de gravats et de ruines où évoluent des personnages souvent répugnants, certains se font bouffer par d'autres, il y a un érotisme désespéré et pathétique , bref, c'est immonde, mais c'est drôle.

C'est de l'humour sombre, très noir et cruel, entre méchanceté et rire grinçant, avec des gags horribles, mais toujours justes, pratiquement sans paroles, dont la technique est calquée sur celle du film d'animation (à l'ancienne, pas celle d'aujourd'hui en numérique ; il faut savoir que Bonvi a travaillé dans le cinéma d'animation avant d'aborder la BD).
En plus, son trait rond et simplifié, son noir et blanc bien travaillé et surtout son emploi quasi systématique des trames, amplifient le côté horrible voulu par l'auteur.
De l'humour destructeur et virulent que je recommande sans hésiter.

Nom série  Scarlett Dream  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la grande époque de la reconnaissance de la BD comme mode d'expression et aussi de l'éclosion de la BD adulte, Moliterni et Gigi créent en 1965 cette héroïne de l'espace dans V-Magazine, petit périodique gentiment coquin, en succédant à Barbarella qui avait ouvert la voie à ce type de bande, même si ce succès reste moyen en France, beaucoup plus important à l'étranger puisque la bande sera traduite dans 17 pays. Encore une fois, je crois qu'elle était un peu trop en avance sur son temps, trop moderne pour son époque, et comme en France, on a toujours été en retard d'un train sur les voisins européens...ceci explique cela.

Les 2 auteurs entamaient une collaboration qui allait donner 2 intéressantes séries fantastiques : Agar et "Orion le laveur de planètes" (Orion (Gigi) ). Après quelques travaux ça et là, Gigi commençait avec "Scarlett Dream" sa première vraie série importante. C'est une héroïne d'action, agent secret aux aventures délirantes qui mêlent fantastique et espionnage, parfois dans l'espace ; Scarlett est une fille sexy, comparable à une James Bond girl totalement libérée, qui n'hésite pas à dévoiler ses charmes, et ses missions lui opposent régulièrement le Dr Styx, prototype de méchant impérial et machiavélique, flanqué de Zarda, sa cruelle et opulente compagne.
Moliterni insère dans ses scénarios des clins d'oeil faisant référence à sa grande connaissance de la bande dessinée, tout en laissant à Gigi une grande liberté d'interprétation ; celui-ci dessine la série avec sensualité, constellée de très belles filles qui dégagent un érotisme léger mais bien présent.

Après un intervalle de quelques années, Scarlett poursuit ses exploits dans France-Soir en strip ; là, c'est beaucoup moins bien, elle est légèrement transformée, perd sa ressemblance avec les traits de Marlène Jobert qu'elle avait à sa création, devient plus pudique en éliminant l'érotisme, tout en restant agréablement sexy, tandis que ses aventures évoluent vers un ton policier plus traditionnel et sans saveur.
Les albums Dargaud de la collection Aventures sont très courants en occase, ça vaut le coup d'essayer.

Nom série  Les Deux du balcon  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je lisais cette courte série diffusée entre 1983 et 84 dans le mensuel A Suivre ; elle a beaucoup fait pour la réputation de Francis Masse, un artiste à l'univers unique, onirique et kafkaïen. C'est sa seule Bd où l'on retrouve 2 personnages récurrents, Masse étant un dessinateur sans héros fixe.

Il s'agit ici de l'intellectuel Diderert et son faire-valoir d'Alembot, 2 bonshommes laids au gros pif, coiffés de curieux chapeaux ; ces deux-là se détestent cordialement, et en philosophes improvisés, se mettent à gloser à l'infini sur les sujets les plus pointus, du haut d'un balcon dans une Venise inquiétante et surréaliste qui semble désertée. La plupart de leurs litanies fumantes sont d'ordre scientifique. Masse, en maître de l'absurde, fait parfois intervenir des personnages insolites qui viennent troubler ces 2 bouffons gonflés d'orgueil.

L'humour est souvent ardu, soutenu par un graphisme souvent surchargé, fait de hachures, aussi brillant en noir et blanc qu'en couleurs, et où s'incrustent des bulles conséquentes qui feraient bien plaisir à Achille Talon par la taille ; elles sont remplies de dialogues incisifs, ampoulés et parfois abscons. Bref, c'est une prouesse autant graphique que verbale, réservée à un lecteur préparé, mais à laquelle je ne souscris pas vraiment, car ces saynètes surréalistes finissent par m'ennuyer ferme au bout d'un moment, c'est bien d'en lire une fois ou deux, mais ce débit de paroles ininterrompues sur des sujets qui ne me passionnent pas, tend à me coller mal au crâne.

Nom série  L'Homme au chapeau mou  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette petite série humoristique s'inscrit dans une catégorie de bandes courtes à l'humour adulte décalé, et d'une longévité souvent assez courte aussi, tel qu'il y en avait beaucoup à cette époque, entre la fin des années 70 et le début des années 80, et publiées soit par Pilote, soit par Charlie Mensuel, ou encore par l'Echo des Savanes.

Celle-ci est typique de ces années, elle est signée Tartempion, pseudonyme de Claude Lacroix qui s'est fait connaître à la même époque par Yann le Migrateur, une Bd de science-fiction onirique assez sympa. Ces courts récits parus dans Pilote entre 1977 et 1982 mettent en vedette un curieux bonhomme coiffé d'un chapeau, cynique et ronchon, à qui il arrive des tracas ou des épisodes insolites.
Une petite perle de l'absurde au cynisme cruel, peu connue du grand public, et dotée d'un dessin très agréable qui aide à faire passer le propos.

Nom série  Les Rubipèdes  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Michel Iturria, c'est un cador chez nous dans le Sud-Ouest, surtout à Bordeaux, il est très aimé pour ses dessins humoristiques qui ont égayé le journal Sud-Ouest, c'est en plus un gars adorable qui vous signe un autographe dans la rue ou à une terrasse de café sans problème....
Cette Bd sportive humoristique apparaît d'abord en 1973 dans le journal Pilote, puis sévit pendant 10 ans dans le grand quotidien régional, en même temps que ses dessins d'actualité politique.

Il se moque gentiment de l'univers du ballon ovale et de ses gros bras à maillot rayé et à serre-tête ; même s'il les rend ridicules et grotesques parfois, on sent qu'il aime ces personnages à l'accent sonore, il les connaît bien et les décrit avec tendresse dans des gags au comique léger, et eux-mêmes, pas rancuniers, se reconnaissent et rient devant les facéties d'Achille, Diomède et de leurs copains, des grandes gueules à l'esprit bien gaulois, présents sur le terrain, à l'entraînement ou aux 3èmes mi-temps.
La qualité des gags n'est hélas pas toujours excellente, assez inégale, et comme en plus, je n'aime pas le rugby, j'y goûte assez peu.... Pardon, Michel...

Nom série  Le Polar de Renard  posté le 30/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 1978, Benoît Sokal lance Canardo, son flic non conformiste. Cette même année, J.G. Imbar crée "le Polar de Renard" pour J.L. Hubert dont le dessin semi-réaliste est proche de Sokal. Est-ce un hasard ? D'autant plus que le ton et l'esprit de cette bande sont tout aussi décapants que Canardo. L'émulation est donc bénéfique pour le lecteur qui peut apprécier chacune des visions voulues par ces 2 bandes, sauf que "le Polar de Renard" est beaucoup moins connue du grand public. D'autre part, là où Canardo était ouvertement une parodie cynique de l'univers policier classique, "le Polar de Renard" donne dans l'action déjantée et lorgne plutôt vers le pastiche du Roman de Renart, ce conte médiéval picaresque qui est ici complètement détourné avec brio.

En l'adaptant, les auteurs en profitent pour se livrer à une réjouissante et souvent sulfureuse parodie de l'actualité de la fin des années 70, une sorte de mélange hétéroclite où s'invite l'idéologie nazie : à partir du tome 2, le loup Ysengrin est souvent costumé en officier SS, et se fait duper par Goupil le renard matois et baroudeur, qui ensuite devient un de ses agents. Autour d'eux, évoluent des barbouzes, des truands, des personnages inquiétants et sournois, le tout versant dans un humour jouissif, à l'action frénétique et à la violence explosive, assortis d'un langage assez cru. Ces scènes ont surtout de l'effet lorsque la couleur directe apparaît sur la série.

Une Bd assez étonnante à découvrir, que je lisais dans Charlie Mensuel vers 1979-80, mais au ton dérangeant et subversif, beaucoup plus décapante dans sa dernière partie, Le Jour du Saigneur ; ça risque de surprendre, même si le dessin est attractif. Elle a cessé après ces 3 albums en 1984, année où Hubert décide d'arrêter la bande dessinée pour le cinéma.

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