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Nom série  Vito  posté le 10/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bon début pour cette nouvelle série d'Eric Stalner.
On rentre dans le vif du sujet dès les premières pages, et ce premier volume se lit avec plaisir, sans aucun temps mort.
Même si la couverture de l'album nous donne une idée du monde fantastique dans lequel Guiseppe Amarino, le projectionniste ambulant, va se trouver confronté, le récit se déroule dans la Sicile de l'immédiat après guerre.
Il faut d'ailleurs souligner la beauté des dessins d'Eric Stalner, qui nous offre des décors siciliens somptueux.
Même si les mystères sont assez nombreux dans cet opus (qui est Vito, qui a filmé le court métrage fantastique, quelles sont les motivations de ses poursuivants...?), l'histoire reste linéaire.
Un bon album qui j'espère, augure d'une bonne série.

Nom série  On dirait le sud  posté le 16/03/2010 (dernière MAJ le 04/04/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1

Très bonne petite surprise de l'année.
Un dessin et une colorisation surprenants mais une intrigue finement amenée. L'ambiance des années 70 est parfaitement retranscrite.
D'ailleurs, rien n'y manque : des chansons de Joe Dassin, au méga-tube "porque te vas", jusqu'aux voitures (ne serait-ce pas des photos? voir la page 31 de sortie d'usine) ou encore les vêtements (le mythique T-shirt de l'AS St Etienne -allez les Verts !!- est même en couverture). J'avais 7 ans en 1976, et je me reconnais dans l'atmosphère décrite.

Sur fond de crise sociale et de drame humain, Cédric Rassat, à qui l'on doit déjà La Frontière et William Panama, nous offre un univers quasi familier avec des situations cocasses (le quasi running gag du capitaine de gendarmerie).

Un premier opus de présentation très riche et qui, dans ses dernières pages, laisse augurer un développement plus dramatique.

Bref un album intéressant à plus d'un titre et qui mérite vraiment d'être découvert surtout pour les dessins.

Longtemps, je suis passé à côté de cet album et il a fallu la pugnacité de mon libraire pour me décider, tout d'abord à l'acheter (mais je suis faible) mais surtout à le lire.

Sans aucune publicité aucune (je n'ai lu encore aucun article dans la presse spécialisée), je crois savoir que cet opus commence à trouver son public. Et c'est bon signe pour son dessinateur, Raphaël Gauthey qui, par son style (faut-il parler de dessin, tant l'on s'approche de la photo), illumine cette histoire, somme toute assez sombre.

Un régal pour les yeux,
un scénario plus qu'intéressant,
bref une bd originale dans un paysage éditorial assez morne, en ce semestre, à mes yeux.

Tome 2

Après 3 ans d'attente, je découvre enfin la seconde et dernière partie de cette aventure.
J'avoue que le dessin y est toujours aussi excellent voire remarquable. La couverture de cet album reprend en outre les mêmes personnages que ceux figurant sur le premier volume, mais dans des postures fort différentes.
J'ai retrouvé dans cette seconde partie, toute l'atmosphère des années 70: la canicule de 76, le célébre "pull over over rouge", les années Giscard, les syndicats, le débat sur la peine de mort, la conduite sans ceinture de sécurité.
J'avoue tout de même avoir été assez déboussolé par cette fin ouverte.
Mais ce dipthyque vaut surtout, je le rappelle, par le formidable dessin, lumineux, explicite, et surtout très réaliste de cette ambaince des années 70 (regardez les pages 58 à 60 qui sont formablement ancrées dans cette époque)

Je pense que cet album devrait recueillir les suffrages des lecteurs nés dans les années 70

Nom série  Lastman  posté le 22/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis guère un inconditionnel des ouvrages de Vivès (seuls trouvent grâce à mes yeux Polina et l'irrésistible Les Melons de la colère), pourtant avec "Lastman", cosigné par Balk et Sanlaville, j'ai pris une véritable claque.

D'une part, il s'agit d'un formidable divertissement, comparé à tort dans la presse spécialisée à un manga (les magazines Zoo, DBD et CaseMate consacrent ce mois ci de longs articles sur cette nouvelle série). Le ton adopté est drôle, enlevé et enjoué (le personnage de Richard Aldana est riche en bons mots et possède un caractère d'un véritable ours), et j'avoue avoir passé un excellent moment à la lecture de ces presque 200 pages.

D'autre part, le dessin, même s'il n'est pas signé par Vivès, l'étoile montante de la bd actuelle, s'apparente à son style si particulier.

Avec ce premier volume, de nombreuses intrigues peuvent se développer avec le temps : d'où vient Richard Aldana? Comment vont évoluer ses rapports avec la très belle Mme Valba ? Comment va réagir le Maître Jansen ? Qui est ce mystérieux personnage s'intéressant au tournoi ?

Bref un premier volume prometteur et innovant dans la production franco-belge actuelle, qui mérite vraiment toute votre attention (le tirage initial étant prévu à 30 000 exemplaires, Casterman prévoit tout de même un succès éditorial) et qui sera suivi dans l'année 2013 par la parution des deux prochains volumes.

J'attends donc la suite avec impatience.

Nom série  Hot dreams  posté le 06/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Longtemps, je tournais autour des livres de Varenne sans pour autant en acquérir un. Et puis avec Hot Dreams, j'ai sauté sur l'occasion et j'ai succombé à l'achat.
Je connaissais de loin l'oeuvre de Varenne et j'avoue que son trait réaliste et surtout élégant m'a séduit.
Derrière une superbe couverture volontairement suggestive, "Hot Dreams" regoupe autour de cinq thèmes (Rêveries, Libertinages, Découvertes, Rencontres et Vagabondages) près de 60 histoires coquines de 5 à 6 pages , publiées dans le mensuel "Union" entre 2001 et 2007, bref 320 pages dédiées au sexe. (Si vous voulez des révélations sur les débuts de ce journal, reportez-vous à un roman d'Alexandre Jardin, qui en dit long sur les débuts éditoriaux de ce mensuel pour adultes).
D'ailleurs, les scenarii sont signés Adam de Lichnana, actuel patron du journal "Union"
Malgré des scènes très explicites, le dessin de Varenne, de par son trait, est plus versé vers l'érotisme que vers la pornographie. Varenne ne décrit pas la même chose que Bruce Morgan ou encore qu'Ardem.
Certaines histoires relèvent d'ailleurs plus de l'humour ( je pense notamment à "Hot menhir" ou encore "Love cérébral record" voire "Hot Cap") que de la pornographie.

Il faut aussi souligner la très belle qualité éditoriale de ce livre, publié par "Page 69".

Nom série  Souvenirs de l'empire de l'atome  posté le 03/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Un véritable Ovni que cette bd intitulée sobrement "Souvenirs de l'Empire de l'Atome", de Thierry Smolderen (à qui l'on doit déjà cette superbe série Ghost money) et A. Clérisse, dont je découvre le dessin.

Tout d'abord, un objet éditorial de grande qualité édité étrangement par Dargaud alors que le format le rapprochait plus des albums en provenance de Futuropolis.

Découpée en plusieurs chapitres, qui vont dans le désordre de 1926 à l'an 110 000 dans le futur, en passant par l'année charnière 1958, cette histoire peut paraître confuse, voire compliquée mais elle bénéficie d'un scénario en béton qui en fait une lecture très fluide et très agréable. Bref, cette bande dessinée est un véritable régal, voire la révélation de l'année 2013.

Véritable hommage aux thèmes de science-fiction developpés dans les années 50 (et inspiré apparemment d'un fait divers réel), cet album réconcilie à la fois le franco-belge (avec l'exposition universelle de Bruxelles de 1958 ) et l'inspiration des bd américaines de science-fiction. On y croise d'ailleurs un André Franquin et une rousse plantureuse et incendiaire issue de Mad Men, un clone de Zorglub, et certainement d'autres références (une Ford T, un Georges Bush Sr) qui mériteraient une seconde lecture.

Ouvrage fort riche et à plus d'un titre intéressant, qui, s'il le fallait, est encore réhaussé par le magnifique dessin décalé d'Alexandre Clérisse qui donne à cet album à la fois cet aspect désuet des années 50 et toute sa modernité. Un comble, non ?

Bref, s'il ne fallait conseiller qu'un seul livre à lire depuis ce début 2013, ce serait sans nul doute celui-là.

Nom série  Thermae Romae  posté le 22/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais emprunté les quatre premiers volumes de Thermae Romae et devant de bonnes critiques dans les journaux, je m'attendais à lire quelque chose d’intéressant.
Que nenni !
On tourne en rond, le premier volume est répétitif avec ce Geo Trouvetout des bains douches qui ne cesse de se noyer dans son bain pour réapparaitre dans le futur, pour enfin ramener dans son époque (vous suivez?) une création du futur (pomme de douche, baignoire...)
Je me suis un peu lassé de cette histoire.
Le début du tome 2 est plus prometteur car on s'attache plus au personnage et à son époque (avec l'empereur Hadrien) qu'aux thermes romains. Hélas, on revient encore dans ce travers avec alternance d'histoire antique et "retour vers le futur" japonais.
J'ai arrêté ma lecture à ce tome 2 et je n'irai pas au-delà.
Ce n'est pas demain la veille que je me réconcilierai avec les mangas.

Nom série  Le Beau Voyage  posté le 19/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une petite pépite teintée d'émotion que ce "Beau Voyage" signé Springer & Zidrou.

Hasard ou pas, je viens de lire coup sur coup Les Folies Bergère et La Peau de l'ours de Zidrou, auteur que je découvre donc tardivement.

J'éprouve aussi une certaine admiration depuis des années pour le dessin de Benoit Springer, qui depuis Volunteer, a bien évolué.

C'est une histoire tout en finesse qui nous est présentée, avec des rapports père-fille difficiles , des incompréhensions mutuelles, sur fond de drame familial que l'on découvrira vers la fin. Si le thème de la mort est souvent abordé en bande dessinée, (Les Funérailles de Luce, par exemple signé d'un certain... Springer), Zidrou le traite en parallèle avec des scènes de sexe assez suggestives tout de même.

Après une première lecture, des scènes très fortes ressortent : l'enterrement, "l'accident" mais surtout la superbe page émouvante du répondeur (page 48 ).

Mais cet album mérite surtout d'être relu, gage de qualité.

Présentée en sept chapitres, cette chronique familiale entrecoupée de flashes-back est une belle surprise en ce début d'année 2013.

Une bd intimiste, sensible et émouvante.

En un mot... superbe !

Nom série  Chantages  posté le 08/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1

Le dessin d'Ardem est toujours aussi bon, aussi cru pour ce genre de bd.
L'histoire est très violente, voire souvent insupportable : comme souvent dans les bd d'Ardem, le thème de la soumission des femmes est très (voire trop) présent.On peut certes regretter que le scénario donne lieu à une scène quasiment insoutenable où Hélèna subit les assauts répétés de plusieurs mâles en rut dans les toilettes des hommes.
Ardem choisit de décrire des femmes le plus souvent passives devant le joug de la gente masculine, c'est parfois dérangeant, souvent humiliant mais, je dois le dire, parfaitement mis en image par Ardem, qui reste pour moi, un des meilleurs ilustrateurs de la bd porno actuelle.
Au final, on aimerait qu'Hélèna ait plus de caractère -elle est tout de même cadre supérieure- pour se rebeller face à ce chantage qui n'était pas si insurmontable (la réponse est dans le tome 2).
Certes, le trait d'Ardem est toujours aussi fin, et les scènes très soignées mais j'avoue que la perversité de certaines actions est assez difficile à lire.

Nom série  Les Films de Justine  posté le 05/01/2013 (dernière MAJ le 07/01/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1: Vidéos privées

Ardem, qui, pour moi demeure un des maîtres de la bd pour adultes, nous retrace dans cet opus, l’initiation de Justine, homonyme d’une héroïne de Sade, au film porno amateur . Mariée à Roger, elle subit tout d’un coup le nouveau jeu de son époux, celui de s’exhiber devant la caméra « familiale ».
Evidemment, avec Ardem, cette situation va dépasser le cadre strictement conjugal, avec notamment l’arrivée du beau-frère, André, qui n’hésitera pas à faire profiter des charmes de Justine à quelques camarades.
Avec un dessin très réaliste, Ardem, qui nous offre des bd plus conventionnelles sous un autre nom, décrit avec brio le piège dans lequel est pris Justine. L’ensemble des codes de la pornographie sont présents dans ce premier volume : sodomies, fellations, gang bang.
On peut tout simplement regretter que le scénario souligne un peu trop la soumission d’une femme aux désirs des hommes, ce qui nuit à la crédibilité de l’histoire. Sinon, Ardem sait vraiment dessiner des filles somptueuses.
Moins cruelles que les bd de Bruce Morgan, celles d’Ardem se lisent avec plaisir.


Tome 2 : Tournage amateur

Deuxième volume consacré aux films de Justine. Cette fois, Justine est moins farouche que dans « Vidéos privées » puisqu’elle saute le pas, sans jeu de mots, pour se lancer dans le tournage amateur pornographique, sur une île paradisiaque, avec un autre couple, et d’autres figurants dont Maurice, un gringalet monté comme un âne !
Comme à son habitude, Ardem demeure très explicite dans les scènes de sexe (les 90 premières pages consacrées au tournage sont vraiment hot !), et aime dessiner les femmes à la poitrine opulente.
Mais certaines pages sont plus axées sur les états d’âme d’Aurélie, quasi jeune vierge effarouchée, parmi des acteurs d’un jour, avides de sexe. D’ailleurs cet album offre beaucoup plus de textes qu’à l’accoutumée dans ce genre d’ouvrage (on a même droit à des pages entière de texte, si !si !)
Le livre tout entier est raconté par Justine, qui dans un gang bang endiablé, nous fait profiter de ses commentaires osés.
Cette bd se concentre beaucoup plus sur l'initiation d’Aurélie aux perversions sexuelles plutôt que sur le personnage de Justine, à présent véritable pro du X amateur !
Même si cette bd n’est pas forcement très morale (la femme toujours soumise aux désirs masculins, et y prenant du plaisir à la longue), elle demeure néanmoins une très bonne bd pour adultes, avec ici un scénario qui tient la route sur plus de 200 pages, ce qui est rare dans le genre. J’ai nettement préféré cet opus au précédent « vidéos privées ».
Pour adultes, only !!

Nom série  Cézembre  posté le 05/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La lecture de ce premier volume, dernière création de Malfin, est parfois longue et surtout instructive.
Près de 70 pages denses en dialogues et pas mal de personnages qui gravitent autour du jeune Ewan.
Mais avant tout le principal protagoniste de cet album, c'est bien sûr la ville de Saint Malo pendant les dernières heures de l'occupation allemande (l'histoire se situant en août 1944). Malfin reconstitue avec minutie toute l'histoire de cette ville, qui sera d'ailleurs détruite à plus de 80% par les bombardements, à travers les aventures d'Ewan et de ses amis, de la résistance et de la milice.
Pourtant, comme Ro, je pense qu'il manque quelque chose pour en faire un très bon album. Le dessin de Malfin, si reconnaissable entre tous, est-il peut-être trop "propre", les couleurs trop éclatantes, et les personnages trop soignés pour rendre compte d'une période aussi tourmentée et obscure (pourtant les morts tragiques sont nombreuses dans cet opus). Mais cet opus ravira certainement les amateurs d'Histoire.
Malgré ces légères réticenses, je ne manquerai pas de poursuivre ma lecture dès que le second (et dernier) volume de cette histoire sortira.

Nom série  Le Révérend  posté le 05/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne surprise que ce premier volume qui certes ne renouvelle pas le genre en western mais qui apporte un vent de fraicheur avec ce mystérieux révérend (qui, si mes souvenirs sont exacts, ne va pas sans rappeler un autre révérend dans la série Comanche d'Herman).
Tous les codes du genre sont présents dans cet opus : le saloon, le shériff, les filles, les duels et une série de meurtres dans une bourgade pas si tranquille que cela.
Bref un scénario inventif et une fin de premier tome qui me donne furieusement envie de connaître la suite.
Quant au dessin, il faut tout simplement saluer la performance d'Augustin Lebon qui signe là son premier album avec une parfaite maîtrise.
Histoire prévue en seulement deux volumes, il faut souhaiter que la suite soit aussi réussie.

Nom série  Ruse  posté le 03/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire de ce Simon Archard, sorte de Sherlock Holmes, accompagné d'un assistante ravissante à souhait, Emma Bishop, est vraiment prenante.

Et que dire des dessins, sinon qu'ils sont sompteux : décors, personnages, vêtements (ah! la scène de bal !).

Avec comme fil rouge, les agissements d'une certaine Miranda Cross, véritable Moriarty locale en jupon, nous suivons nos deux détectives aux prises avec des naufrageurs, des vampires ou encore avec des forces occultes. Mélant fantastique et enquêtes policières, ces aventures méritent une lecture soutenue tout de même. Le format éditorial choisi (format à l'italienne) et le découpage des pages souvent hasardeux (ou alors trop osé) ne nous permet pas d'avoir une lecture très fluide du récit.

Dommage que cette série soit stoppée depuis des années car les derniers dialogues entre Simon et Emma promettaient de belles cases en perspective: "enlevez votre robe !" et hop clap de fin pour nos deux héros !

Nom série  Le Troisième Testament : Julius  posté le 01/10/2010 (dernière MAJ le 17/12/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1

Grandiose ce nouveau cycle du troisième testament.

Pourtant, j'ai eu peur en débutant la lecture : cela commencait comme "Quo Vadis", le roman de Henryk Sienkiewicz (le triomphe d'un général à Rome, l'idée de brûler la Rome éternelle , faire porter la responsabilité aux chrétiens....) puis se transformait en "Ben-Hur" avec la déchéance de Julius, le tout sur un fond de naissance du christianisme, sans oublier la fille naïve... bref que du déjà vu.

Mais le scénario de Dorison et d'Alex Alice vient tellement apporter de méandres dans ce récit qu'on en oublie les références à ces péplums pour évoluer plus vers une histoire mystérieuse que vers une aventure classique.

Et que dire des dessins de Robin Recht à la fois si proche de l'ambiance défini par Alex Alice dans le précédent cycle mais aussi très personnel. Quelques scènes font d'ailleurs écho à certaines situations du livre IV du Troisième Testament : le combat sur le pic de Nigmigiv et celui de Julius avec l'énigmatique et imperturbable chrétien. Le dessin de Recht est beaucoup moins sombre que dans Totendom, avec des décors et personnages beaucoup plus travaillés.

Je vous invite à dévorer ces 80 premières pages d'une saga qui, avec ce premier volume, sera aussi fascinante que le précédent cycle.

Tome 2

Je suis un inconditionnel du « Troisième testament », que je relis régulièrement depuis des années. Aussi, je me suis précipité vers le pré quel dès sa parution.
J’avoue que j’ai eu du mal à m’habituer au dessin de Thimothée Montaigne, après celui de Robin Recht , dessinateur du premier volume: un encrage plus épais, un dessin moins fouillé mais au fil des pages, j’ai oublié ces petites imperfections et la comparaison avec le trait de Recht, pour me concentrer sur l’histoire. En effet, grâce aux couleurs de François Lapierre, les différences finissent par s’estomper.
En outre, des mises en pages originales et soignées (l’entrée dans Babylone, par exemple) rappellent les mises en scène osées de « Julius #1 »
Avec ce second volume, intitulé bizarrement « la révélation 1/2 », nous suivons la quête de Sar Ha Sarim à travers le désert. Certes, nous n’avançons pas beaucoup dans cette recherche du « Troisième testament » mais cette errance dans le désert nous permet de faire le parallèle entre la vie de Jésus et de ce (nouveau ?) Prophète. Le scénario est assez intrigant pour nous donner envie de connaitre la suite.
Pour autant, il a fallu que les éditions Glénat lancent un coffret réunissant l’album et le making-of de 108 pages pour me convaincre d’acheter cette deuxième partie (le changement de dessinateur, le changement de pagination, et sans doute un nombre d’albums encore non définis pour clore cette série m’ayant à première vue refroidit), grand collectionneur devant l’éternel et admirateur de crayonnés en noir et blanc que je suis !
Car c’est un supplément de grande qualité édité par Glénat, avec page de gauche le storyboard d’Alex Alice, et page de droite, les recherches et crayonnés de Thimothée Montaigne.
Un régal pour les yeux , un must pour les collectionneurs

Nom série  Les Archives secrètes de Sherlock Holmes  posté le 16/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Volume 1

Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas plongé dans un album de Marniquet.
Avec ce premier volume des "Archives secrètes de Sherlock Holmes : Retour à Baskerville Hall", j'avoue avoir été gaté.
En respectant parfairement le canon holmésien, Chanoinat et Marniquet nous offrent une suite très plausible au célébre roman de Conan Doyle, "Le chien des Baskerville". Tout y est : du Professeur Mortimer à Sir Henry, en passant par les Stapleton, bref nous retrouvons toute la galerie des fameux personnages présents dans le roman.
Avec beaucoup de rappels au canon, comme les aventures de "La maison vide" ou "Le dernier problème", ou encore les personnages récurrents comme Lestrade, Cartwright, Mycroft Holmes, il faut tout de même bien connaitre l'univers de Sherlock Holmes pour apprécier l'ensemble des références.
Pourtant, comme dans la plupart des bandes dessinées de Marniquet, les mêmes imperfections subsistent : un dessin figé, des personnages difficilement reconnaissables d'une page à l'autre, et des erreurs dans le texte : par exemple, page 1 : "Août 1897..." et page 2: "trois mois plus tard, le 12 novembre 1894..." Il faut rajouter à cela des tailles de police très différentes d'une case à l'autre dans le lettrage", qui nuisent à la lecture.
Un album riche en dialogues, qui se lit néanmoins avec plaisir.

Nom série  Loup de pluie  posté le 08/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Petite séance de lecture en retard, avec ce premier volume de Loup de Pluie, qui traînait dans ma bibliothèque depuis plus de 3 mois.
Tout d'abord, je l'ai acheté au vu du dessin de Pellejero que j'avais surtout apprécié dans le superbe Tour de Valse .
Ensuite, le western est un genre que j'apprécie particulièrement en bande dessinée.
Je dois dire que j'ai été séduit à la fois par le trait magnifique de Ruben Pellejero (en plus les couleurs sont superbes) et le scénario original de Dufaux, qui signe là une superbe tragédie.
Car même si nous retrouvons les canons classiques du western (les indiens, le saloon, les cowboys, le shérif et les duels) l'essentiel n'est pas là ; non il réside dans cette lutte fratricide entre deux familles, sur laquelle se greffe un début d'histoire d'amour entre Jack Mc Dell et Petite Lune.
On oscille sans cesse , à travers les personnages principaux, entre Roméo et Juliette et la tragédie grecque antique, bref du grand art.
En outre la page d'ouverture, en voix off, est superbe.

Un album réussi qui mérite toute votre attention.

Nom série  La marque Jacobs, une vie en bande dessinée  posté le 20/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Admirateur depuis toujours d'Edgar P. Jacobs, je ne pouvais que succomber à l'achat de cette biographie en bd du créateur de Blake et Mortimer. Je possède par ailleurs un grand nombre d'ouvrages sur le maître du "Bois aux pauvres", comme "Un opéra de papier", "Le monde d'Edgar P.Jacobs" de Claude Le Gallo, "La damnation d'Edgar P. Jacobs" de B. Mouchart & F. Rivière, ou encore "A l'ombre de la ligne claire" de Benoit Mouchart, et "le manuscrit d'E.P. Jacobs", et aussi la dernière biographie en date, celle de Viviane Quittelier.

C'est pour dire la passion que j'ai pour cet auteur (je passe sous silence d'autres livres plus polémiques sur Jacobs).

Pour revenir à ce biopic façon bd, je voudrais dire que le travail documentaire effectué par Rodolphe est parfait (de l'accident du puits à sa modeste carrière à l'Opéra ou à ses collaborations avec Hergé, tout est exact).
C'est vrai qu'il manque le poids de sa série phare, voire unique, dans cet album, je veux évidemment parler de Blake et Mortimer, référence simplement survolée dans cet opus. La vie personnelle de Jacobs y est privilégiée par rapport à son activité professionnelle.

J'ai beaucoup apprécié l'approche de Rodolphe avec l'ami Jacques, mis au rebut de la société après la Libération, mais aussi sa fidélité à Georges Rémi au sortir de la guerre.
Que dire du dessin de Louis Alloing qui, certes, ne relève pas de la ligne claire comme je m'y attendais, mais s'y approche tout de même. C'est vrai que la superbe couverture ne reflète pas pour autant le dessin des planches (c'est le seul bémol que je peux reprocher à cette bd).
Je regrette également que les dernières années de la vie de Jacobs soient vite expédiées dans l'album, alors que ces années, paradoxalement, seront les plus riches sur le plan éditorial de Jacobs, malgré les embûches rencontrées.

Malgré toutes ces imperfections, j'ai été ravi de revivre à travers ce one-shot (peut-être que deux volumes auraient été plus judicieux pour retracer la vie d'un des maîtres de la bd franco-belge) l'ambiance, fort bien dessinée, de cette première moitié du XXième siècle.
Bref, malgré cela, je vous invite à découvrir cet album.

Nom série  Songes  posté le 29/01/2007 (dernière MAJ le 21/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alice aux pays des merveilles a bien grandi et elle s'appelle désormais Coraline.
Et ses rêves sont devenus plus osés. Filippi nous offre là un véritable conte pour adultes magnifiquement mis en relief par Terry Dodson, dessinateur plus habitué aux comics, qui flirte ici avec un érotisme assez léger, il faut l'avouer.

Coraline, aux formes bien généreuses, évolue dans un monde souvent proche de l'univers de Jules Verne (avec un soupçon d'érotisme en plus), ou des contes pour enfants

Un scénario qui oscille sans cesse entre rêve et réalité, entre mystères et inventions insolites, entre paysages champêtres et monde barbare; scénario que j'ai suivi avec plaisir dans le premier volume, la beauté du personnage féminin aidant.
C'est drôle, léger, et superbement dessiné et après 6 ans d'attente, je me suis rué chez mon libraire pour découvrir Célia, second tome de la série Songes.
Après moultes aventures éditoriales, voilà donc enfin la conclusion de cette aventure assez étrange vécue par Coraline.
On traverse, dans ce second volume, en quelques pages, le monde des "milles et une nuits", celui de "la belle aux bois dormant" ou encore celui du roi Arthur ou d'un Japon médiéval.
Graphiquement, l'album est assez réussi et Terry Dodson sait donner forme à ses personnages féminins (un simple regard sur la couverture va vous convaincre)
Par contre, au niveau du scénario, c'est un plus fouilli (une soeur apparait comme par enchantement) et sans le dessin de Terry Dodson, j'avoue que je naurais peut-être pas été au bout de l'album.
Même au niveau graphique, le second opus accuse quelques faiblesses : moins de précisions dans le trait et de nombreuses vignettes assez pauvres au niveau du décor.
Filippi semble avoir baclé la conclusion, hâtive et vite expédiée.
Bref, je suis assez partagé sur cette série à qui il manque quelque chose pour en faire une lecture indispensable.

Dommage car le premier volume était très prometteur.

Nom série  La Page blanche  posté le 20/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré le sticker "Coup de coeur des lecteurs" de ma médiathèque, j'ai été très peu convaincu par cette histoire de "La Page Blanche" de Boulet & Pénélope Bagieu
Sans doute que le dessin de Pénélope Bagieu, assez simpliste (une vignette, un unique personnage présent dans 80 % des planches) n'est pas pour attirer mon attention. En feuilletant cette épaisse bd (près de 200 pages), on pourrait la croire tournée vers un public plûtot féminin, et plutôt jeune alors que cette quête d'identité intéresse plus un lectorat plus âgé.
Dommage que le dessin ne donne pas cette impression de maturité.
En conclusion, un album que j'ai lu assez rapidement et qui n'a guère bouleversé (sauf vers la fin, avec la recherche des origines de l'héroïne)

Nom série  Pyongyang  posté le 11/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après Chroniques de Jérusalem ; Chroniques Birmanes , je continue ma lecture des pérégrinations de Guy Delisle avec Pyongyang , petit chef d'oeuvre d'humour et d'esprit subversif.
La lecture de cette chronique est à la fois drôle (ah! les pages dédiées à "chercher l'erreur !" à l'ascenceur, au guide, aux "volontaires"...), inquiétante (avec l'omniprésence militaire), voire paranoïaque (avec l'omniscience de Kim Il Sung et de son rejeton de dictateur dans la société coréenne.), le tout avec le fil rouge constitué par la lecture du roman "1984", qui m'a fait hurler de rire.
Malgré un dessin très simpliste, Guy Delisle arrive à nous communiquer l'oppression du régime militaire , et surtout l'absurdité de ce régime.
Pourtant antérieur aux Chroniques Birmanes, j'ai trouvé cet opus beaucoup plus percutant, et incisif.
Rarement un carnet de voyage m'avait autant diverti et surtout instruit sur un pays qui, je l'avoue, ne m'attire vraiment pas, et surtout que je ne connaissais guère.

Avec Chroniques de Jérusalem, que j'ai relu trois fois, Pyongyang constitue pour moi un des meilleurs livres de Guy Delisle, voire le meilleur, car il est complétement deconnecté des préoccupations familiales qui seront les siennes dans ses prochains livres.

A lire absolument

Nom série  Un printemps à Tchernobyl  posté le 06/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Depuis des années, je suis un inconditionnel d'Emmanuel Lepage, et le tournant qu'il a pris dans sa carrière avec Voyage aux îles de la Désolation, qui fut pour moi la bd de l'année 2011, m'enchante.

Avec ce nouveau carnet de voyage, ou encore ce deuxième documentaire en bande dessinée, Emmanuel Lepage nous offre un formidable livre.

Graphiquement, c'est grandiose, on prend une claque quasiment à chaque page, avec des doubles pages à vous couper le souffle.
L'univers post apocalyptique de Tchernobyl est fort bien décrit avec des images que nous avons tous vues à la télévision, comme cette grande roue abandonnée dans Pripiat, ville, censée être le fleuron du communisme.

Lepage nous confie ses doutes sur la façon de témoigner d'une catastrophe alors que les habitants revenus sur place semblent heureux et que la nature luxuriante reprend sa place sur le béton :"Aurais-je pu imaginer de tels moments à Tchernobyl, au coeur d'un désastre dont j'étais venu dessiner l'horreur".
En effet, aux dessins de décors désolés, gris, de villes fantômes, succèdent parfois des scènes plus bucoliques, et de joie comme ces enfants qui jouent, tout près de la zone interdite.

Un témoignage fort, parfois émouvant mais surtout admirablement construit et dessiné. Tout comme Voyage aux îles de la Désolation, cette bande dessinée fait partie des livres que l'on relit avec plaisir.

Un incontournable de cette année 2012

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