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Nom série
Akissi
posté le
08/08/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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A la manière de Aya de Yopougon, j'ai apprécié de retrouver une ambiance de l'Afrique de l'ouest des années 70-80 dans cette bande dessinée. J'y retrouve pas mal de souvenirs de ma propre enfance là-bas. Par contre, j'ai nettement préféré la série pour les personnes plus âgées que cette série jeunesse que j'ai trouvée trop light.
Elle se scinde en histoires courtes de quelques pages avec généralement une fin comique que je n'ai le plus souvent pas trouvée drôle. Je n'y suis, une fois de plus, pas fan du dessin de Mathieu Sapin.
Les personnages sont néanmoins sympathiques et les histoires se lisent bien, même si elles s'oublient également vite. C'est un moment de distraction pas désagréable et un peu dépaysant.
Je ne suis cependant qu'en partie tombé sous le charme de cette série. |
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J'ai avant tout apprécié le décor de cette histoire qui se déroule au fin fond du sud chilien aride et glacé, un bout du monde solitaire où les relations entre les hommes sont magnifiées. Le contexte est également original, avec cette relation entre un enfant élevé à la dure et l'assassin de ses parents auxquels il n'était presque pas attaché du tout.
Inversement, j'ai peu apprécié la méthode d'adaptation qui rappelle trop le livre dont il est issu. La façon dont le texte dactylographié accompagne des images figées donne l'impression de lire un roman illustré plutôt qu'une bande dessinée. Le média BD n'insuffle que peu de vie à un récit qui tient davantage sur son texte que sur ses images.
Il se passe également relativement peu de choses dans cette histoire mais cela suffit à dégager quelques belles émotions, surtout vers la fin quand on commence à mieux comprendre et s'attacher aux personnages.
Ce fut pour moi une lecture intéressante, pas très marquante mais emplie de quelques jolies tranches d'âmes humaines. |
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A l'ombre de la gloire, c'est la croisée de deux vies, celle de Mireille Balin, femme fatale et star du cinéma français des années 30 avant de collaborer avec l'occupant allemand, et celle de Victor "Young" Perez, jeune boxeur juif tunisien, champion du monde des poids mouche en 1931 avant le déclin de sa carrière et sa mort en déportation durant la guerre. Ces deux-là ont connu un bref mais intense amour avant de suivre des voies différentes.
Cette BD est donc une double biographie.
Elle est mise en image à la gouache offrant de belles couleurs directes et une belle texture. Les planches sont jolies et harmonieuses même si les visages des personnages manquent un peu de détail du fait du trait épais utilisé.
Le récit est instructif et la façon dont les vies de cette femme et de cet homme sont à la fois proches et on ne peut plus différentes est assez étonnante. On y sent une certaine ironie de la vie.
Malgré quelques passages un peu plus forts que les autres, l'histoire manque cependant un petit peu d'émotion et on la lit facilement comme une simple biographie détachée de tout sentiment. C'est dommage car il y avait dans ces vies là de quoi faire ressentir beaucoup de choses. |
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N'ayant franchement jamais bien compris avant cela de quoi il était question et même si je n'étais pas passionné par le sujet, j'ai entamé la lecture de cette bande dessinée dans l'espoir qu'elle m'en apprenne davantage sur la fameuse affaire Clearstream dont finalement je ne savais que l'impact juridique qu'elle avait eu sur Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy.
En cela, j'ai été un peu déçu par le premier tome qui n'est qu'introductif. On y découvre le métier de Denis Robert, sa vie familiale, on y survole les précédentes enquêtes sur lesquelles il a pu travailler en n'en gardant pas beaucoup plus d'informations que le fait qu'il aime à enquêter sur des "affaires" mêlant politique et finance. Ce tome m'a plu par son graphisme vivant et agréable que la série gardera jusqu'au bout et par sa narration simple et fluide. Par contre, son sujet tournant autour de la dénonciation d'un monde profondément corrompu et désespéré m'a un peu plombé le moral tandis que la vie professionnelle et intime du journaliste ne m'a guère captivé.
Les choses sérieuses commencent dès le début du second tome. C'est là qu'on entend enfin parler pour de bon de Clearstream et que l'enquête commence. Et là, cela devient passionnant et instructif. Tout au long des tomes 2 et 3, on va découvrir ce dont il ressort exactement de la première affaire Clearstream, purement financière, puis de la seconde affaire Clearstream, celle qui a vu soudainement impliqués les noms de Sarkozy et de Villepin, celle qui est finalement bien moins cruciale à mes yeux mais qui a pourtant accaparé toute l'attention des médias.
Le dernier tome, portant davantage sur les implications de cette enquête et notamment les nombreux procès qui en ont découlé notamment pour Denis Robert lui-même est un peu moins prenant mais reste intéressant. Et l'ensemble forme un tout indissociable et instructif.
Une lecture qui vaut le coup, très bien menée tant sur le fond que sur la forme, où le média bande dessinée joue un véritable rôle et ne sert pas juste de support à des textes journalistiques. |
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Nom série
Petra Chérie
posté le
24/07/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Petra Chérie, ce sont des aventures militaires et d'espionnage à l'ancienne dans le cadre de la première guerre mondiale. Sa particularité, c'est d'avoir pour héros une héroïne, une femme de tête douée en à peu près tout à la manière des héros sans peur et sans reproche des "bandes dessinées à papa".
Graphiquement et au niveau de l'ambiance, nous sommes très proches des oeuvres d'Hugo Pratt, un certain romantisme poétique en moins. Ici le trait du dessin mais aussi le ton des récits sont beaucoup plus stricts, moins enclins à laisser divaguer l'imaginaire. Le noir et blanc simple, à l'exception de la toute dernière histoire où l'auteur teste une colorisation en teintes de gris, est élégant et agréable quoiqu'un peu austère.
L'ambiance de l'année 1917, durant laquelle visiblement l'héroïne fut vraiment très occupée puisque ses nombreuses aventures semblent toutes se passer cette année là, est bien rendue et bien documentée. On voit du pays avec Pétra, de la frontière franco-belge jusqu'à la révolution de Russie en passant bien évidemment par l'Italie et une Venise qui, une fois de plus, ne manquent pas de rappeler les aventures des héros de Pratt.
Je dois cependant dire que je me suis un peu ennuyé durant cette lecture. La narration est un peu saccadé, pas toujours très claire, et le rythme ne m'a pas accroché. L'héroïne m'est apparue trop froide pour m'y attacher. Elle est en outre un peu trop aidée par l'auteur qui lui offre toutes les qualités et un bon nombre de facilités scénaristiques. Et puis le texte du narrateur qui pose des questions, avertit ou discute même parfois avec l'héroïne m'a un peu agacé. Pour finir, les histoires elles-mêmes, à base d'actions militaires parfois, d'espionnage le plus souvent, ne m'ont pas séduit même si je les ai lues, à petite dose, sans trop de déplaisir.
C'est une bande dessinée élégante et bien documentée, de l'aventure et del'espionnage à l'ancienne avec une touche d'originalité du fait de son héroïne, mais ce n'est pas une lecture dont je me fais une passion et je ne la conseille qu'aux vrais amateurs du genre. |
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Si je conseille l'achat de cet album, c'est pour les dessinateurs ou apprenti-dessinateurs. Car il s'agit là en bonne et due forme de la retranscription dessinée d'un véritable et intéressant cours de morphologie, pour apprendre à dessiner les corps humains vivants en ayant une connaissance excellente de leur structure interne : squelette, articulations, muscles et graisses.
Il s'agit là d'un contenu extrêmement instructif et très complet. Complet au point d'en être dense et complexe et de ne pas pouvoir s'appréhender en une unique lecture. Les termes anatomiques sont nombreux, qu'il s'agisse des noms précis des os ou muscles et mêmes des différentes portions de ces mêmes parties du corps, ce qui ajoute encore une part de difficulté pour retenir l'ensemble dans le détail.
La narration est celle du discours oral du professeur de morphologie en question. Il présente les choses avec beaucoup de vie, une part d'humour et aime à étonner son auditoire et donc ici le lectorat avec des informations étonnantes sur un corps humain qu'on croyait pourtant connaitre. Un cours et probablement une lecture assez excellente sur le plan de l'apprentissage pour les dessinateurs.
Pour ceux comme moi qui n'en sont pas, par contre, c'est quand même assez fastidieux. Il y a beaucoup d'informations, de termes détaillés un peu lourds et trop nombreux pour être retenus, et la somme d'informations a de quoi noyer le lecteur. Sincèrement, difficile de lire tout sans s'ennuyer tant cela entre dans des niveaux de détails et des sujets précis qui ne passionnent pas toujours.
J'aurais quand même appris pas mal de choses. Et même si je n'en conseille pas l'achat et peut-être même pas la lecture à ceux qui ne sont pas des passionnés du sujet ou d'apprenti-dessinateurs, je la conseille sans hésiter à ces derniers. |
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Autant les albums de Fabcaro attisent mon envie et ma curiosité depuis que j'en entends parler ici et ailleurs, autant finalement je n'ai presque pas lu de lui, du moins pas les meilleurs probablement. Et c'est malheureusement encore le cas pour moi avec cet album là. Car en effet je n'y ai que moyennement accroché.
Il s'agit là d'un recueil de gags parus en magazine entre 2003 et 2011. Ils n'ont pas été spécialement conçus comme une oeuvre unique à la base mais présentent un ensemble homogène au ton similaire de page en page.
L'humour y est légèrement absurde, souvent noir et régulièrement politiquement incorrect. Théoriquement, c'est un type d'humour qui devrait me plaire. Et effectivement certains gags m'ont fait plutôt rire. Mais bizarrement, les autres ne m'ont rarement fait plus que sourire. Je les ai trouvés sympathiques mais pas hilarants. Certains tombaient même un peu à plat à partir du moment où j'avais compris la logique des chutes cherchant à surprendre le lecteur mais par des moyens devenant finalement répétitifs par moment.
Au final, j'ai trouvé cet album humoristique sympathique mais sans plus. |
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J'ai été surpris de découvrir après lecture que ce manga date d'il y a 6 ans à peine et que son auteur a environ la quarantaine seulement. Je m'imaginais avoir lu un vieux gekiga des années 60. J'y retrouvais en effet le type de thématique très réaliste et adulte ainsi qu'un dessin fortement désuet.
Du coup, je suis un peu circonspect. Car j'ai en partie apprécié ce manga en étant indulgent et en me disant qu'il reflétait de manière intéressante le style d'une époque révolue. Mais d'apprendre qu'il est en fait récent me fait un peu douter. Est-ce un choix volontaire d'avoir utilisé un style si démodé ?...
Mais bon, je reste sur le fait que je l'ai trouvé assez intéressant et que je ne me suis pas ennuyé.
Par contre, c'est clair que je n'aime pas le dessin. Réaliste et vieillot, il présente les personnages sous des visages franchement moches. Pas mal dessinés, non, mais physiquement moches. Sans parler de leur aspect affreusement grimaçant quand ils se mettent à pleurer, c'est-à-dire très très souvent dans ce récit fortement larmoyant.
L'histoire, quant à elle, n'est pas inintéressante. Elle présente de manière crédible le dur combat d'une mère ayant quitté son mari alcoolique pour élever seule son fils de sa petite jeunesse jusqu'à sa entrée de plein pied dans la vie adulte. Le thème est beau et plutôt bien rendu, malgré le côté pleurnicheur indiqué ci-dessus. Même si on n'a pas vraiment l'occasion de tellement s'attacher aux personnages du fait d'une narration un peu rapide et de nombreux sauts chronologiques, ils sont quand même assez attachants. En outre l'intrigue parait sincère et ne manque pas de naturel.
Je ne me suis donc pas ennuyé, j'ai apprécié cette impression de me retrouver dans un récit japonais des années 60-70 et d'y découvrir un récit réaliste et crédible. Par contre, je reste perplexe sur le choix d'un style graphique et narratif aussi désuet. |
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Nom série
Les Noceurs
posté le
17/07/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Quand j'ai refermé l'album et vu sur la couverture le rappel qu'il avait gagné le Prix de l'Audace à Angoulême, je me suis demandé un peu si l'audace en question consistait à avoir publié un tel récit, un récit qui, pour ma part, m'a laissé désabusé, me demandant franchement où l'auteur voulait en venir.
Concrètement, l'album raconte globalement trois soirées successives où l'on rencontre plus ou moins les mêmes fêtards trentenaires, urbains et célibataires. La première soirée est une pendaison de crémaillère un peu minable où tout le monde se plaint de l'absence d'un convive qui semble être au coeur de l'admiration et de l'envie de tous. La seconde soirée se déroule dans la discothèque fêtiche de ce fameux personnage où une jeune célibataire a l'immense honneur de devenir sa conquête du soir et donc de jouer le rôle de la reine de la soirée tandis qu'il lui dévoile les mille merveilles de son domaine avant enfin de la combler au lit. Le dernière soirée a le même cadre mais raconte les retrouvailles de ce fameux roi de toutes les soirées avec l'hôte de la première soirée. En très bons amis, le roi dispense sa superbe personnalité, ses bienfaits et les merveilles de son imaginaire et de son génie social.
Et hop, ça se termine ainsi. C'est pourquoi je suis resté perplexe, n'ayant pas compris où l'auteur voulait en venir.
Je n'ai pas du tout apprécié les personnalités de ces personnages qui n'ont strictement rien à voir avec la mienne (il faut avouer que je suis un casanier qui déteste purement et simplement tout type de soirée, sauf en petit groupe d'amis). La façon dont le "roi de la soirée" est rendu aussi parfait, aussi adulé de tous et en même temps foncièrement gentil, est tout ce qu'il y a de plus irritant. C'est largement fait exprès, c'est probablement un moyen pour l'auteur d'attiser une forme de jalousie ou à contrario peut-être d'admiration chez le lecteur vis-à-vis de ce personnage très particulier, mais je n'ai pas aimé la facilité artificielle avec laquelle tout lui réussit sans jamais aucune rivalité ni conséquence à ses actes.
Le graphisme, lui, est effectivement audacieux. Sur le plan du dessin, il est moyen, notamment au niveau des visages qui sont très simplement esquissés. Par contre, au niveau du travail des couleurs, des transparences et de l'ambiance de chaque case et de chaque planche, c'est assez fort et original.
Pour résumer, cette comédie humaine un peu déroutante m'a ennuyé. Je m'en suis senti très détaché et je suis resté franchement interdit en fin de lecture, n'y ayant trouvé ni sens ni émotion si ce n'est une légère part d'agacement vis-à-vis du personnage clé du récit. |
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L'idée de mettre en scène les aventures et enquêtes des gamins des rues parfois associés d'ordinaire à Sherlock Holmes dans les oeuvres de Conan Doyle, c'est assez sympa. Surtout quand ces derniers sont vraiment en relation avec le fameux détective qui fait quelques apparitions dans la série.
La ville de Londres Victorienne est bien rendue. Le dessin est un peu proche de l'animation Disney, en ce qui concerne les personnages, ce qui réduit un peu l'aspect sombre et glauque des rues malfamées de Whitechapel. Je dois cependant dire que je n'aime pas trop les expressions faciales des protagonistes. Je trouve leurs bouches un peu trop grimaçantes dès qu'ils veulent parler un peu plus fort.
Les histoires sont sympathiques et divertissantes. Elles sont bien foutues et assez crédibles. Il y a quand même quelques légères facilités comme les héros qui se retrouvent très facilement les uns les autres dans les rues de Londres comme si la ville était toute petite ou qu'ils repéraient leurs amis grâce à un GPS ou je ne sais quoi.
Je dois aussi dire que je ne me suis que moyennement attaché aux personnages. Mais je crois que cela vient en partie de leurs expressions faciales agaçantes dont je parlais plus haut et aussi un peu de leur façon de parler que je trouve un petit peu artificielle.
Mais ce fut quand même une bonne lecture et je la conseille sans hésiter, aux adolescents comme aux plus âgés. |
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J'ai retrouvé dans cet ouvrage l'aisance graphique de Christophe Blain mais rien qui m'ait autant séduit, amusé et épaté que Quai d'Orsay. L'objectif de cet ouvrage est de nous faire découvrir l'art culinaire d'Alain Passard, chef du restaurant 3 étoiles l'Arpège à Paris et amoureux de la cuisine des légumes. Par le biais de discussions et cours théoriques mis en images, de quelques recettes racontées en bandes dessinées et de petits reportages dans les différents potagers appartenant à Alain Passard en Sarthe et dans l'Eure, il nous fait découvrir le personnage et sa cuisine. Ca donne envie. On sent vraiment la cuisine élevée au rang d'art et de passion. Et pour ceux qui comme moi cuisinent un peu, eh bien cela donne un peu honte car on est vraiment loin d'un tel niveau d'excellence.
Ce fut une lecture instructive et divertissante. Mais je dois avouer ne pas avoir été particulièrement captivé. |
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Voyage aux îles de la Désolation est un beau carnet de voyages permettant au lecteur de connaitre les Terres Australes et Antarctiques Françaises, et plus particulièrement les îles particulièrement inhospitalières pour la vie humaine que sont les Kerguelen, Crozet et Amsterdam. C'est aussi une belle manière de découvrir la réalité du navire, de son équipage et des passagers qui effectuent la rotation saisonnière entre l'île de la Réunion et ces îles coupées du monde où ne séjournent que des scientifiques dans des bases qui comptent totalement sur le ravitaillement de ce navire pour leur survie.
C'est un récit instructif et beau. Le dessin d'Emmanuel Lepage rend un bel hommage à ces décors, à ces bateaux et à ces hommes. Il nous apprend aussi beaucoup de choses sur la situation de ces îles, leur passé et les conditions de vie de nos jours.
C'est dépaysant et intéressant. Malheureusement, j'espérais être un peu plus transporté par les émotions d'un tel voyage. Ce ne fut que moyennement le cas à la lecture de cet ouvrage qui parle beaucoup de sentiments mais n'a réussi que partiellement à me les transmettre.
Une lecture que je conseille néanmoins sans hésiter. |
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Nom série
Agito Cosmos
posté le
16/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'ai eu une belle surprise avec cette série dont je n'attendais strictement rien. Il s'agit d'une intrigue de science-fiction de belle envergure sur une Terre complètement bouleversée par les élements et les années. Il y a là beaucoup de potentiel et même si le premier tome reste introductif, j'attends beaucoup de la suite dans l'espoir de rapidement relever ma note.
Pour le moment, nous avons trois récits racontés en parallèle, dans des cadres bien différents mais dont on comprend vite qu'ils vont se recouper. L'univers imaginé là est empli de mystères qui ne sont expliqués qu'au compte-gouttes. Le lecteur n'est pas pris pour un idiot et trop mené par la main, mais en contrepartie il faut un peu s'accrocher pour s'y retrouver au départ.
Les mystères restent franchement nombreux en fin de premier tome. Il faut donc que la suite soit à la hauteur de l'enjeu promis. J'espère pouvoir avoir confiance car j'ai apprécié l'imagination du cadre imaginé là et les personnalités des protagonistes. |
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J'avais déjà lu quelques-uns de ces gags ici et là et notamment dans le journal de Mickey, les trouvant médiocres. Mais j'ai eu finalement l'occasion d'en lire un album entier, le tome 2, et de les trouver exceptionnellement mauvais.
C'est vraiment de l'humour basique, clownesque dans l'esprit, totalement artificiel dans la mise en scène, et strictement pas drôle du tout. J'ai été effaré par le niveau de qualité de certains gags tellement éculés que je croyais ne plus en voir de tels depuis les blagues de l'école élémentaire.
Graphiquement, ceci dit, cela tient la route dans le genre humour gros-nez. Mais le personnage de Roméo lui-même m'agace profondément.
Rien à en tirer en ce qui me concerne. |
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Nom série
Predators
posté le
13/07/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je n'ai pas vu le film Predators. Tant mieux, cela m'a permis de ne pas connaitre à l'avance le scénario de cette BD.
Le premier tome contient deux prequels du film.
La plus longue de ces deux histoires met en scène un commando de soldats américains projetés sur la planète-terrain de chasse des predators comme dans le film. Du commando, un seul soldat survit assez longtemps pour rencontrer le personnage de Nolan qui apparaît aussi dans le film. Cette histoire là est basique et franchement médiocre. Même son graphisme n'est pas terrible du tout.
La seconde histoire, bien plus courte, présente une part du passé d'un des personnages du film, le super tueur-mercenaire Royce. C'est un récit dur et très efficace, plutôt bien dessiné et qui donne envie de voir ce type là confronté par la suite aux predators.
Le second tome est pour l'essentiel l'adaptation du film lui-même. Le récit est narré par la seule femme du groupe de protagonistes. Le dessin est plutôt bon quoique légèrement figé. Le scénario est basique mais pas inintéressant. C'est de l'action à 100%, guère de place pour la réflexion et les discussions, mais certains personnages ne sont pas mauvais. La narration est correcte sauf sur certaines scènes d'action qui manquent de clarté ou qui semblent zappées à toute vitesse comme si on vous disait "allez plutôt voir le film si vous voulez voir les scènes où ça bouge pour de bon !". Ça donne un sentiment de récit un peu trop empressé, d'adaptation moyenne. Mais ça reste une lecture divertissante grâce à une intrigue relativement prenante malgré son manque d'originalité.
Les 20 dernières pages sont un prologue qui se déroule deux mois après la fin du film. Heureusement qu'il était là car la fin officielle du film m'aurait franchement laissé sur ma faim pour le coup. Alors là non plus, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, il est toujours aussi orienté vers l'action, mais on commence à s'attacher un peu à ce couple de survivants.
Bref, il s'agit là d'une lecture pop-corn sans grande envergure mais sa lecture, davantage celle du tome 2 que celle du tome 1, fait passer le temps sans trop de prise de tête. |
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Nom série
I love Tokyo
posté le
13/07/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Bon, OK, je n'ai pas pas pu terminer le premier album de cette série. Bien que je sois conscient que je ne suis pas le public visé, je l'ai trouvée franchement trop nulle. Il me semble qu'elle s'adresse à des lectrices de 10 à 13 ans (j'ose espérer pas à des filles plus âgées) mais je n'imagine pas ma fille assez futile pour s'enticher un jour d'un tel type de lecture.
Cette BD s'adresse aux amatrices de manga, de mode, d'amourettes à l'eau de rose et d'histoires de rivalité entre filles ultra-superficielles.
Mais à mes yeux c'est un scénario pour collègiennes digne d'une BD de supermarché.
L'intrigue est infiniment convenue. Elle frise voire même dépasse très souvent les limites du ridicule, sans pour autant pouvoir être prise au second degré. Elle est parsemée de tentatives d'humour minables. Les personnages sont en majorité détestables. Et surtout elle suinte d'une ambiance girly à base de mode, de shopping, de look et de consumérisme à gerber.
Graphiquement, il y a un certain potentiel dans ce style d'inspiration manga et dans cette colorisation rose bonbon assistée par ordinateur. Néanmoins, le bon y côtoie le franchement moins bon et certains dessins m'ont paru d'un niveau aussi mauvais que des brochures pour enfants distribuées aux enfants dans certaines chaines de restaurants.
Sans moi. |
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Nom série
END
posté le
12/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Ma note pour cette bande dessinée est motivée avant tout par son exceptionnel graphisme. Ses planches sont de grandioses oeuvres baroques, très féminines, aux sombres couleurs pastels. Chaque page, chaque case, est une oeuvre d'art soigneusement ciselée, visiblement travaillée durant de longues heures voire de longs jours chacune.
Toute l'oeuvre est à l'image de ce graphisme poétique et mélancolique. Le sujet ici est la mort, ou la non-mort, la mélancolie et la solitude. La thématique est assez adolescente, à l'image de ces jeunes amatrices de poèmes tragiques et romantiques, mais elle n'en est pas moins belle car formidablement mise en valeur par la beauté du dessin et le rythme lent et mature du récit.
Le scénario reste assez mystérieux pour le seul tome actuellement paru mais on peut tenter de le résumer. Elisabeth, une jeune étudiante dans un superbe collège pour filles de style victorien, est morte de manière mystérieuse. Sauf que tout porte à croire qu'elle n'est pas véritablement morte et qu'elle vit désormais comme une ombre dans un monde plus ou moins parallèle, gardant son ancien collège à portée de main mais incapable de s'y rendre sans danger et incapable d'y être vue ou entendue. Elle vit désormais seule dans un jardin onirique, avec trois animaux mutants et parlants qui sont devenus ses compagnons et partagent son exil. Il y a également d'étranges êtres éthérés qui veillent sur elle sans qu'on sache bien qui ils sont, mais aussi ses anciennes amies qui essaient de leur côté de comprendre ce qui lui est arrivé et sa soeur qui se sent responsable de sa mort et pourrait bien l'être effectivement sans qu'on comprenne pour le moment le lien entre tout cela.
La narration est un peu difficile. Il y a énormément de non-dits. Les personnages ont l'air d'en savoir plus que nous, pauvres lecteurs, et le mystère est précautionneusement entretenu par les auteurs. Les dialogues sont en outre souvent alambiqués ou simplement poétiques, ce qui contribue à les rendre parfois nébuleux.
Il y a pour le moment un peu trop d'inexpliqué dans le premier tome de cette série, trop de passages et de dialogues difficiles à saisir au premier abord. Mais la beauté du graphisme et l'ambiance du récit ont réussi à me faire savourer cette histoire fantastique aux accents de poésie féminine romantique et gothique qui, pourtant, n'avaient rien pour me séduire à priori. |
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Les éditions Soleil ont décidé de recueillir dans cette nouvelle série un récit inédit pour le premier tome mais aussi des BD déjà parues indépendamment en tant que tomes 2 à 6, Le Sang de la Sirène, Le Gardien du feu, Quand souffle le vent des îles et La Légende de la Mort. Ce qui fait le lien entre ces histoires outre leurs auteurs (du moins jusqu'au tome 5), c'est qu'il s'agit d'adaptations de nouvelles ou de récits collectés par l'écrivain Anatole Le Braz ayant toute pour cadre la Bretagne de la fin 19e - début 20e siècle dans une ambiance plus ou moins proche du fantastique.
Mon avis ne portera ici que sur le seul premier tome, le seul vraiment inédit. Je n'ai pas lu les séries correspondant aux tomes 2, 5 et 6, et je vous renvoie à la fiche de Le Gardien du feu pour mon avis sur ces deux albums là.
"Jusqu'au bout de la terre" ressemble au départ à un récit de marins bretons. C'est l'histoire d'un écrivain de la ville venue s'imprégner de l'ambiance de la Bretagne et de sa mer. Louant les services d'un marin-pêcheur, il part presque tous les jours avec lui sur son petit voilier. Jusqu'au jour où, un soir de Toussaint, ils trouvent à leur retour un port totalement vide de ses habitants, comme si tout le monde et tous les animaux avaient disparu.
L'ambiance bretonne est plutôt bien rendue. Les personnes ne sont pas particulièrement charismatiques et on suit sans déplaisir leur étrange aventure. Comme dans nombre de récits fantastiques similaires, on est avant tout poussé par la curiosité de comprendre ce qu'il peut bien se passer et de voir comment les protagonistes vont réagir.
L'ambiance des légendes bretonnes se mêle étrangement à celles de récits post-apocalyptiques plus modernes. Le cocktail fonctionne bien... jusqu'à ce qu'on s'approche de sa conclusion.
Et là, je dois dire que j'ai été déçu. J'ai trouvé cette fin trop facile, trop convenue. Je m'attendais franchement à mieux, quelque chose qui irait soit dans la direction de l'envergure imaginaire d'une série comme Seuls, soit vers une conclusion plus proche des légendes bretonnes classiques.
En définitive, le graphisme et les deux premiers tiers de l'album m'ont plu, mais le dernier tiers, lui, m'a laissé une impression mi-figue mi-raisin. |
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Nom série
Imperator
posté le
12/07/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Sans être vraiment sous son charme, je suis intéressé par l'univers de l'Antiquité Galactique imaginé par Valérie Mangin depuis la première publication de la série Le Fléau des Dieux. C'est un cadre de science-fiction qui a une véritable classe et un beau potentiel non encore totalement exploité.
Cette nouvelle série, qui se situe quelques années avant la fondation du fameux Empire Romain Galactique, me parait cependant nettement en dessous de la qualité de la série mère ou du dernier Troyen. Pour le moment, je ne suis pas convaincu même si je laisse le bénéfice du doute à la suite du récit.
Pour commencer, je n'ai guère apprécié le graphisme. Très informatique, il semble en grande partie réalisé à partir d'images digitalisées voire de photos retouchées. Je trouve que le résultat final manque d'élégance et de clarté. Et même si les décors et les véhicules sont globalement réussis quoique parfois embrouillés, les personnages, par contre, sont souvent laids et figés. Certaines cases et planches ont de vraies allures de roman photo, beuh...
L'intrigue, pour sa part, manque d'originalité pour le moment. Elle nous place dans une classique dictature futuriste avec le banal couple de héros issu des masses laborieuses qui va se rebeller et probablement faire s'effondrer le système totalitaire. En guise de tyran, nous avons une remise à jour de l'Italie Fasciste et raciste de Benito Mussolini, à laquelle s'oppose néanmoins le syndicat des camionneurs, des aliens disparates et à priori seuls capables de transporter les humains dans leurs vaisseaux spatiaux. Arrivé à la fin du premier tome, rien de bien novateur à se mettre sous la dent, ni dans le cadre du récit, ni dans son déroulement.
J'ai été en outre déçu par l'aspect un peu ridicule de certains éléments de l'histoire, ridicule qui tranche avec le sérieux et la classe des autres séries du même univers. Les fascistes, Benito le premier, ainsi que leur ennemis du syndicat et ce fan du Parrain sont assez risibles. La façon de parler très familière, façon adolescents français des années 2000, des aliens les rend bizarre et pas crédible. Dans l'ensemble, on dirait parfois du Jodorowsky dans ce que certains de ses scénarios de science-fiction ont de plus caricaturalement bouffon.
Je ne suis donc pas particulièrement séduit. Mais je ne l'avais pas été non plus par le premier tome du Fléau des Dieux, pour des raisons très différentes ceci dit, et la suite m'avait fait changer d'avis. Alors je réserve mon opinion pour le moment. Je me contente de dire que ça se lit bien et que c'est divertissant. Et je suis curieux de voir comment tous ces évènements vont mener à la fondation de l'Empire Romain Galactique. |
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Pierre Goldman, je n'en avais jamais entendu parler. Pour ceux qui ne le connaissent pas non plus, sachez que c'était un militant actif d'extrême gauche, ayant glissé dans le banditisme, qui a été accusé d'un double meurtre à la fin des années 60 avant d'être acquitté puis assassiné quelques années après sa libération.
Emmanuel Moynot fait avec cet ouvrage le choix de nous raconter l'essentiel de sa vie, ce qui l'a mené à perpétrer quelques hold-ups à mains armées puis les circonstances de son accusation de meurtre, ses procès, son acquittement et ce qui s'en est suivi. Pour cela, il se base sur ses propres recherches documentaires et surtout sur plusieurs entretiens fouillés qu'il a eus avec des proches ou les avocats de Pierre Goldman lui-même.
L'album se présente en chapitres de bandes dessinées ponctués des comptes-rendus détaillés et légèrement illustrés des entretiens qu'Emmanuel Moynot a réalisés. Ces textes, longs de 4 à 8 pages chacun, sont très denses puisqu'ils comprennent probablement l'ensemble du contenu de ces entretiens, comme des éléments de documentation essentiels pour comprendre la démarche de l'auteur.
Le tout est mis en image dans un style agréable en teintes de gris me rappelant celui d'Etienne Davodeau.
L'auteur a visiblement tenté de présenter, dans la partie bande dessinée, les faits de manière aussi détachée et aussi neutre que possible. Sauf erreur, il se contente pour seuls textes ou presque de citations du protagoniste principal lui-même, d'articles d'époque et de compte-rendus d'entretiens et de procès. Le militantisme de Pierre Goldman, son envie d'une révolution radicale, son besoin viscéral de combattre, son insoumission et ses hold-ups à main armée sont présentés comme de simples faits, sans jugement... si ce n'est que le déroulement des faits principaux, ceux liés à l'accusation de meurtre, est la version de Pierre Goldman lui-même puisqu'il s'agit d'extraits de sa propre autobiographie.
Il n'est pas question d'impartialité, par contre, en ce qui concerne les entretiens qui sont pour beaucoup ceux d'amis du personnage, souvent eux-mêmes militants d'extrême gauche très engagés, qui pour la majorité d'entre eux le soutiennent sans faille malgré les légers défauts qu'ils lui reprochent parfois, respectent voire admirent sa lutte militante passée et occultent sans peine ses actes criminels avérés.
Cette partialité est néanmoins compensée par l'aspect instructif de toutes ces informations et par les avis moins tranchés et plus circonspects de certaines autres personnes interviewées.
Le vrai défaut, par contre, c'est que quand on ne connait rien de l'affaire et du personnage de Pierre Goldman, le récit s'entame directement sans qu'on ne comprenne rien. Plutôt que d'utiliser le contenu de ses entretiens pour expliquer et donner vie à la bande dessinée, Emmanuel Moynot commence à les retranscrire tels quels de manière brute dès la 16e page, avant même que le lecteur puisse bien saisir les tenants et aboutissants de l'affaire. Et ce sont là des entretiens qui fourmillent d'informations, qui en débordent même au point de très rapidement noyer le lecteur qui connait trop mal le contexte, les gens et les ambiances de l'époque.
J'ai le sentiment que l'auteur aurait dû regrouper l'ensemble de ces entretiens en fin d'album et ne pas les intercaler entre les chapitres en bande dessinée, ou du moins pas aussi rapidement. Présentés ainsi, les premiers textes sont totalement indigestes car le lecteur lambda ne sait rien de toute cette affaire et ce n'est qu'après lecture de la BD elle-même qu'il peut mieux appréhender leur contenu
Inversement, un tout petit peu plus d'explications délayées dans les planches BD les auraient rendues plus instructives, plus complètes et autonomes.
Là, on a d'un côté une partie dessinée qui se lit bien mais parait un peu vide, et d'un autre côté des textes très instructifs mais longs et franchement lourds à lire quand on découvre le sujet ou que tous ses éléments ne vous passionnent pas. J'aurais aimé que l'ensemble s'imbrique mieux, que le média bande dessinée soit favorisé et qu'il mette en scène à lui seul la substantifique moelle du contenu de ces entretiens, ces derniers demeurant par la suite comme seule documentation annexe pour les plus désireux d'aller encore plus en profondeur dans le sujet.
Je ressors de cette lecture comme du parcours d'une documentaire dense et complexe, où il a fallu que je m'accroche pour entrer pour de bon dans le contexte et m'attacher à son récit. Ce fut une lecture un peu fatigante de par sa structure et l'accompagnement de ses textes longs et difficilement abordables pour qui découvre l'affaire, mais ce fut néanmoins une lecture instructive sur un sujet qui, pourtant, n'avait pas grand chose pour m'intéresser à la base. |
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