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Nom série  Giant  posté le 09/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La première chose qui frappe lorsque l’on ouvre cet album, c’est la qualité du dessin. Je l’ai trouvé très beau – et le cahier graphique qui clôt l’album, regroupant des crayonnés, des essais pour les principaux personnages – confirme le chouette coup de crayon de Mikaël.
De plus, j’ai vraiment bien aimé la colorisation, très sombre, parfois brumeuse (beaucoup de scènes se déroulent au sommet des échafaudages de construction de gratte-ciel), avec des tons de rouille plutôt réussis.

L’histoire se déroule en 1932, à New-York, en plein dans grande crise qui frappe le pays (et le reste du monde) depuis 1929, l’année où Hoover va laisser la place à Roosevelt. Nous suivons des ouvriers irlandais, qui construisent un gratte-ciel, le Rockefeller center.

Parmi ces ouvriers, « Giant » est un taiseux, un gros costaud que ses camarades peinent à connaître. Un homme que les circonstances vont transformer en coucou (on découvre cela petit à petit, et un beau parallèle est fait avec le film de Chaplin « Les lumières de la ville »).

On découvre en parallèle, vers la fin de l’album, quelques pans du passé de Giant, en Irlande, au moment de la guerre d’indépendance contre les Anglais. Et l’on découvre aussi en dernière page les complications qui vont arriver pour Giant, qui va être confronté à la famille qu’il s’est inventé.

Très bel album je trouve, simple, avec une narration assez fine, peu de dialogues, une belle reconstitution du cadre social de la crise et de la grosse pomme en pleine expansion, avec les Italiens et les Irlandais qui essayent de se faire une place au soleil.

Un second tome doit conclure ce qui est annoncé comme un diptyque, et je l’attends avec impatience. Mais, en l’état, c’est déjà un album que je vous recommande.

Nom série  L'Homme qui croyait à la Californie  posté le 08/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quatre histoires en un seul album, ce qui finalement laisse peu de place au développement de chacune. Comme pour les recueils récents de Serpieri chez Mosquito, c’est quand même un peu frustrant.

Elles se laissent pourtant lire, toutes je trouve adoptant un ton plutôt sombre, amer. « L’homme qui attendait » est sans doute la meilleure, avec celle qui donne son titre à l’album (et dans laquelle on reconnait un John Wayne vieillissant).

Le dessin de Derib est classique – bien plus réaliste que la plupart de ses séries western – et techniquement très bon. Comme l’ambiance générale, il est aussi sombre. Parfois trop à mon goût, la colorisation n’étant pas toujours réussie.

Nom série  Gilles Hamesh  posté le 08/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai recherché quelques temps cet album, réputé pour être assez trash (je l’ai trouvé soldé il y a quelques années), et ai donc pu enfin découvrir cette mise en avant du bon goût. Je possède la version originale, qui minimisait dans son titre Gilles Hamesh, pour mettre en gras et en avant le sous-titre « polar extrême ». Et le fait est que c’est davantage représentatif du contenu que le titre de la seconde version !

Jodorowsky pond souvent des scénarios alambiqués, remplis de mystique. Ici, j’ai vraiment eu du mal à reconnaître sa patte. Quelques extraits de l’épopée de Gilgamesh scandent chacune des histoires composant l’album : voilà pour la touche mystique, mais je n’ai pas vu le lien avec les histoires, si ce n’est rappeler le jeu de mot sur le nom du héros.
Enfin, nous avons peut-être révélé là le côté obscur, noir et délétère de Jodo.

Toujours est-il qu’on est moins surpris de voir Durandur participer à cet album, lui qui a commis d’autres ouvrages poétiques assez rentre dedans (déjà les titres !). Plus Durandur que Jodo donc…

Un polar extrême disait donc le titre original.
Un polar certes, mais très noir, Gilles Hamesh, par sa fréquentation des bas-fonds, l’extrême nonchalance de sa démarche, le côté poisseux de ses aventures et la dégaine, le cynisme de ses réparties, ressemble à une sorte de Philip Marlow – mais alors après quelques cuites et nuits blanches !

Voilà pour le polar. Mais Hamesh, s’il mène vaguement des enquêtes, illustre surtout le côté extrême du sous-titre initial. Usant d’un langage argotique, fleuri et très ordurier, il ne fréquente que des endroits glauques, se complait dans la merde (dans tous les sens du terme d’ailleurs !), le scato, le crado, l’anthropophagie et autres « déviances » ne le révulsant pas trop.

Le dessin de Durandur, usant du Noir et Blanc, maintient volontiers du sombre, de l’indéfini. Là aussi, on oublie volontiers la finesse.

Là où Vuillemin avec Les Sales Blagues de l'Echo ou les excellents Paf et Hencule, tout en étant aussi très noirs, cons et trash mettaient une sorte de filtre en usant de l’humour, Jodo et Durandur ne se donnent même pas la peine de donner cette justification. Même si on arrive à déceler quelques touches d’humour (très noir bien sûr !) dans les dialogues outranciers, ou dans certaines situations finalement burlesques.

C’est donc une œuvre provocante, forcément dérangeante, une « curieuse curiosité ». En tout cas, pour amateurs « éclairés », ce défouloir mérite un petit coup d’œil.
Avec Paf et Hencule, Hitler=SS, cet album forme une sorte de trilogie du trash en bande dessinée, dont la rencontre n’est pas évidente dans les bacs des supermarchés – ou d’ailleurs…

Nom série  Hitler=SS  posté le 08/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui n’ai jamais rien lu sur tablette et ne jure que par la version « papier », voilà bien la première fois que je lis une BD en version PDF. Il faut dire que cela fait des années que je recherche cette œuvre poétique, et que je me suis toujours refusé à l’acheter au prix (plus que prohibitif et spéculatif) auquel certains libraires ou vendeurs occasionnels le proposent, sur le net ou ailleurs – en plus faut-il le trouver !
Bref, renonçant – momentanément ? – à ma quête, je me suis rabattu sur l’une des versions disponibles en lecture en libre accès sur internet, pour découvrir enfin cet album.

Alors voilà, je l’ai lu, et peut donc en tirer un bilan. D’abord, fidèle à Desproges, qui affirmait que « l’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui », je trouve dommage qu’un sujet – fut-il aussi horrible que la shoah – soit présenté comme « intouchable », tout rire à ses dépens étant assimilé à de la complaisance, voire de l’anti-sémitisme. Ici comme ailleurs, la liberté d’expression doit prévaloir, même si je ne rirais évidemment pas avec ça et de ça avec un nazillon !
Il est certain et dommage que notre époque politiquement correcte ne verra plus ce genre de chose publiée (ou alors, j’imagine le tollé, et les gros titres des journaux, pourtant plus complaisants, par leur silence, avec des horreurs bien plus grandes et réelles). Des gens comme le professeur Choron, à l’initiative de ce délire, manquent à notre époque d’autocensure.

Ceci étant dit, est-ce vraiment drôle ?

La partie roman-photo du début est dispensable, et c’est très inégal. Mais globalement, c’est quand même drôle : humour TRES noir et donc franchement trash bien sûr, mais un certain nombre de trucs sont franchement réussis (« encore en pyjama à cette heure-là ? » ; l’histoire « bonnes résolutions » ; le supplément jeux, atroce, etc.). Pas mal d’horreurs, mais qui arrachent sourire voire rire. Quelques ratages, certes, mais dans ces petites histoires (plusieurs pages chacune), il y a souvent du trash drôle.
Le dessin de Vuillemin – crado comme souvent, est plutôt raccord avec le sujet et le ton.

A noter, que de Porteere a, plus récemment – et de manière un peu moins frontale, mais franchement très réussie ! – fait quelque chose sur le même sujet avec son Dickie « Le fils d’ Hitler ».

Mon conseil de lecture est donc de principe (mais aussi parce que j’ai plutôt aimé ma lecture). Le conseil d’achat, étant donné le contexte, est purement virtuel : refusez en tout état de cause d’encourager la spéculation. En cela une bonne réédition calmerait certains spéculateurs, même si cela exciterait les censeurs. Elle trouverait en tout cas en moi un acheteur.

Nom série  Déserteur  posté le 07/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le posteur précédent, je remarque que le dessin n’est pas « parfait », il est même plein de défauts – de perspective, entre autre, paraissant parfois « amateur ». Mais je dois dire que j’ai fini par l’apprécier, et que l’utilisation qui est faite d’un Noir et Blanc tranché, presque stylisé parfois m’a plutôt plu.

L’histoire est très noire, et en fait pas très simple à suivre, en particulier pour situer précisément dans le temps et l’espace les événements retracés par le narrateur et personnage principal.
Il n’y a quasiment aucun dialogue, tout est narré de manière indirecte, en voix off, hors phylactère, par un personnage emprisonné, torturé, et qui, via des flash-back qui se mêlent aux séances de torture, va nous donner des explications.

Visiblement deux autres tomes sont prévus. J’espère qu’ils éclaireront davantage cette histoire – pas tant dans le ton, qui peut se comprendre, mais dans la narration. Pour le moment, la dictature en Turquie (l’auteur s’inspire de l'histoire de son père et cela se déroule en Turquie, près de la frontière avec l’Arménie), le souvenir du génocide arménien, et quelques non-dits au sein de la famille du personnage principal (entre lui, son frère mort et ses parents), tout cela reste trop obscure pour moi, et, même si cela se lit vite et sans trop de difficulté, je suis quand même resté sur ma faim.

Nom série  Bangalore  posté le 06/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans une courte mais très intéressante préface, Simon Lamouret présente Bangalore, ville en plein boom depuis quelques dizaines d’années, depuis que les hautes technologies indiennes s’y sont développées. Il y a séjourné trois années, et cet album est le résultat de ce « voyage ».

Lamouret nous présente une série d’ « observations », de petits événements de la vie quotidienne, diurne ou nocturne, événements qui le plus souvent font sens.
Chaque « événement » ou thème est illustré par une double page (découpée en de nombreuses cases), puis conclu par une pleine page : cette dernière est probablement l’observation elle-même, les pages précédentes constituant l’interprétation de Lamouret, la « reconstitution » d’un enchainement de faits et gestes ayant abouti à l’observation. J'ai en particulier bien aimé sa vision des castes au travers des véhicules circulant en ville.

C’est généralement muet – mais très compréhensible, avec comme « intermède » une rubrique récurrente (« Soussou ») plutôt humoristique. Cette rubrique, comme toutes les autres observations, sont « expliquées », mises en perspectives dans une conclusion.
Lamouret use d’Un Noir et Blanc, des nuances du gris, avec un trait très gras : j’ai bien aimé son dessin.

A noter que les éditions Warum ont réalisé un beau travail éditorial, avec un papier et une couverture épais, un grand format, une importante pagination (plus de cent pages) : c’est une belle prise de risque pour ce « petit » éditeur !

Une lecture sympathique et agréable, une sorte de reportage sans thème précis, mais qui nous fait découvrir une ville de manière originale.
Note réelle 3,5/5

Nom série  Pour l'amour de l'art  posté le 06/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, bof bof.
J’ai lu les quatre albums de cette série, et seuls les deux premiers m’ont vaguement intéressé. Les deux suivants sont très dispensables, et heureusement, la série s’est arrêtée là.

Même si nous suivons l’évolution (la stagnation en fait !) des relations entre les deux personnages principaux, Greg et Anthéa, chaque album peut se lire séparément des autres, car relatant une aventure, plus ou moins policière. Chacune se déroulant dans les milieux artistiques (peinture, théâtre, archéologie, etc.).

Les deux premières se laissent lire, mais les suivantes sont peu folichonnes donc. Surtout, j’ai fini par être un peu gonflé par les jeux de séduction des deux héros : Greg, dragueur invétéré, et Anthéa, issue de la grande bourgeoisie suisse, qui freine ses ardeurs une bonne partie de ces quatre albums. Au bout d'un moment, le procédé est un peu saoulant et artificiel. Comme l’est la vie de ces deux personnages, dont on se demande bien comment ils arrivent à vivre – et aussi bien ! (Greg ayant presque des airs de Largo Winch sur la fin).

Après le premier tome, le dessinateur change (ce que je n’apprécie généralement pas). Même s’il n’y a pas d’énormes différences, je préférais le trait de Béhé.

Bref, un emprunt suffit je pense (et plutôt les deux premiers albums alors).

Nom série  Go West  posté le 05/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un album qui se lit rapidement, et plutôt agréablement. Sans plus ? Oui, mais pas mal quand même.

Graphiquement, c'est une sorte de mixe du style enfantin de Yakari et de celui des premiers albums de Buddy Longway, du même Derib, avec des personnages ou animaux aux traits encore arrondis (cela évoluera vers plus de réalisme dans Buddy Longway), proche aussi des "Tuniques Bleues".

Le scénario lui-même reste relativement traditionnel, s'inspirant des classiques du cinéma (Derib seul évoluera aussi ensuite vers plus de naturalisme), Greg n'ayant pas livré là son meilleur scénario. Même si la traversée du Far-West lui permet de développer plusieurs thèmes.

Une petite curiosité à emprunter, éventuellement.

Nom série  Terre à Chaos  posté le 04/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans un pays d’Amérique latine indéfini, dirigé par une dictature, dans lequel plusieurs généraux et une rébellion cherchent à s’imposer, une troupe très hétéroclite fuit la répression dans un bus !?, au milieu de la jungle.

J’ai plutôt bien aimé le dessin, assez original. La colorisation l’est aussi, même si certaines cases sont trop sombres, rendant la lecture de certains textes difficile.

L’histoire elle-même se laisse lire agréablement, mélangeant avec un certain bonheur humour et drame. Les personnages rassemblés dans ce bus (un bourreau, quelques « filles faciles », trois mémés pétroleuses, un Indien, etc) ne sont pas « compatibles », et cela donne lieu à quelques échanges savoureux.

Mais malgré ces bons points, j’ai trouvé l’ensemble un chouia décevant. L’histoire se déroule de manière un peu trop nonchalante, ce road movie (sans route…) trainant parfois en longueur (par exemple le long passage dans les rapides dans le second tome).

Enfin, j’ai trouvé la fin bâclée, ou tout du moins incomplète. J’ai clairement l’impression qu’il manque une suite, une vraie conclusion (sinon, les dernières cases ne s’expliquent pas). Après avoir un peu levé le voile sur le conducteur du bus, son passé, on nous laisse en plan sans donner de réponse aux questions qui se posent immanquablement. Une série « abandonnée » ?

Nom série  Margot l'enfant bleue  posté le 04/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le départ de la série est assez classique – surtout pour la collection Vécu – au milieu du XVIème siècle, avec une présentation rapide des intrigues de cour. Les auteurs tentent de créer une héroïne attachante, bâtarde de Valois qui ne connait pas ses origines, et qui est élevé par un père adoptif, qui fut semble-t-il élève de Léonard de Vinci (il en a développé des inventions, possède ses écrits, mais vit à l’écart dans une bicoque perchée en pleine forêt).

Par contre, je trouve que l’histoire part en vrille dès lors que Margot découvre son passé, devenue adulte (au milieu du premier album), en même temps qu’elle se découvre des aptitudes d’aventurière, de justicière.

Si les deux autres albums se laissent lire, c’est sans trop d’enthousiasme. L’intrigue (nous sommes alors dans les derniers temps précédents la Saint-Barthélemy) maniant maladroitement un peu de fantastique, mais surtout beaucoup trop de facilités scénaristiques, voire d’incohérences. Sans être exhaustif, Margot prenant le risque de se faire prendre pour que certaines promesses soient tenues à la lettre ; les allers-retours des deux Margot de la cour à la forêt ; la rencontre entre Margot et Henri de Navarre. Léonard de Vinci étant mort en 1519, ses prétendus élèves sont bien conservés 53 ans plus tard !

Le dessin est de qualité (même si le premier album n’est pas le meilleur dans ce domaine, avec qui plus est une colorisation un peu surprenante parfois).

Une série qui a mieux réussi ses décors (ville, palais, personnalités des Valois) que l’intrigue elle-même. Et la fin est un peu brutale : une suite était-elle envisagée ? Car finalement la Saint-Barthélemy elle-même est un peu escamotée.
Une déception me concernant.

Quant au (non) conseil d’achat, c’est un peu virtuel, car ces trois albums ne sont pas courants.

Nom série  Dômu - Rêves d'enfants  posté le 03/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu l’histoire en un volume, dans l’intégrale. Je m’y suis plongé suite aux avis sur le site, moi qui suis très réfractaire vis-à-vis des mangas, et qui en lis très peu.

Alors, là, c’est sûr, je n’accroche toujours pas à certains visages, en particulier lorsqu’ils doivent véhiculer une émotion, avec des bouches et des yeux grand-ouverts. Mais pour le reste, ça passe à peu près.

Otomo a fait de la cité dans laquelle se déroulent les événements un personnage à part entière, en usant des lignes géométriques (ceci est renforcé par l’usage du Noir et Blanc) : peu de décors au final, si ce n’est ce cadre froid et angoissant, impersonnel. C’en est presque un exercice de style – mais plutôt réussi, et qui participe du climat angoissant qui s’installe. Certaines planches sont réellement très belles.

Le décor urbain froid, le climat angoissant, avec un mystère qui s’épaissit sont clairement les vrais atouts de cette série. L’intrigue en elle-même est moins captivante que ces « à-côté » finalement.

Cela se laisse lire – rapidement même, eu égard au grand nombre de pages : beaucoup de grandes cases, sans dialogue : là aussi, l’ambiance prime sur les détails.

Je reste tout de même dubitatif en ce qui concerne la fin. Je ne sais pas s’il y a quelque chose à comprendre, mais cela m’a échappé.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  La Gloire d'Héra  posté le 03/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, cette histoire, traitant de la mythologie grecque, le fait de manière relativement originale. En effet, nous avons là retracés les événements qui vont « créer » un des héros les plus célèbres (du moins de nos jours) : Héraclès.

Le Tendre a donc choisi de présenter « Héraclès avant Héraclès », ses démêlés avec son demi-frère et surtout sa volonté d’échapper à la haine que lui voue Héra, tout en récupérant le trône de Mycènes, qu’il pense lui être dû.

Le centaure Agrios apporte quelques touches d’humour à cette histoire plutôt tragique (d’ailleurs Agrios lui-même finira tragiquement).

J’ai été surpris par le dessin de Rossi – ici semi-réaliste –, assez éloigné de celui que je lui connaissais. Mais finalement cela passe.

Un album à redécouvrir.

Nom série  L'Association en Egypte  posté le 03/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est une commande de l’éditeur – ceci dit pour expliquer, peut-être, le côté parfois convenu des propos, alors même que L’Association n'est généralement pas réputée pour être timorée.

Quatre auteurs ont donc pour mission de raconter, sur une quinzaine de pages chacun, leur ressenti au cours d’un séjour en Egypte (fin 1997) : deux dans les grandes villes (Le Caire et Alexandrie), deux autres plus au sud, dans une oasis (Siwa) et près de Louxor le long du Nil.

A part Golo, que je ne connaissais pas (et qui était le seul à résider habituellement en Egypte, au Caire), on retrouve le trait caractéristique des trois autres piliers de l’Association que sont Menu, Baudouin et David B.

Chacun des « reportages » est intéressant (peut-être proche de ce que propose « La revue illustrée » de nos jours), accumulant les remarques, les petites notes sur les observations du quotidien vécu par les auteurs.

Menu connait visiblement bien l’Egypte (sa mère y était archéologue), mais son reportage est vampirisé par les attentats ayant eu lieu quelques jours avant son arrivée à Louxor (même si ce qu’il dit est intéressant), les autres alternant regard critique et/ou amusé avec un carnet de voyage plus ou moins pointilliste.

Album intéressant donc, mais sans plus. Je ne me vois pas y retourner (d’où l’absence de conseil d’achat – alors même qu’il n’est pas très courant de le rencontrer).

Nom série  Macadam Valley  posté le 28/01/2014 (dernière MAJ le 02/09/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai été attiré par la couverture, aux vagues airs de South Park, avec des personnages rondouillards, ressemblant aussi un peu à Dickie, que j’adore.

J’ai donc ensuite ouvert cet album, et ai découvert cet auteur, que je ne connaissais pas du tout. Et j’ai acheté dans la foulée ce condensé de conneries.

C’est un recueil de strips plus ou moins courts, mêlant humour noir et humour con, avec quelques très timides incursions dans le trash. En tout cas, c’est de l’humour qui est réellement drôle, et j’ai passé un très bon – même si assez court – moment, entre sourire et rigolade.

Inégal donc, mais c’est le lot de ce genre d’album. En tout cas recommandé, pour la lecture et l’achat !

MAJ après lecture du deuxième tome:

Ce deuxième tome est du même niveau que le premier, avec le même genre de gags d'humour noir, con, mâtinés de trash parfois.

Encore inégal, mais il n'y a pas trop de déchet, c'est le plus souvent drôle. Les amateurs d'humour crétin peuvent sans problème acheter les deux albums. Je passe même ma note d'ensemble à quatre étoiles !
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Légende  posté le 19/08/2017 (dernière MAJ le 02/09/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il n’y a pas grand-chose d’original, quand on y pense, dans cette série (je n’ai lu pour le moment que le premier cycle), et pas mal de choses ont un air de déjà-vu. Le méchant et ses complots (l’usage des poisons pour « tenir » ses victimes – même si Swolfs abuse un peu de ça), l’héritier écarté bébé et qui survit, apprend peu à peu la vérité, et prend la tête des révoltés contre l’infâme usurpateur et son âme damnée, une bonne touche de Robin des bois, et j’en passe.

Oui mais voilà, Swolfs réutilise très bien ces ingrédients, pour rendre la lecture agréable. Rien de révolutionnaire certes, mais c’est quand même une lecture divertissante. Et surtout, son dessin est vraiment très bon ! Avec une colorisation elle aussi réussie.
Peut-être une tendance trop forte aux héros bodybuildés, aux femmes à forte poitrine, mais ce défaut fait aussi partie de ces clichés que l’auteur réutilise à sa sauce.
Toujours est-il que ce dessin est vraiment un plus pour cette série. La remarque est valable pour les personnages (avec les réserves évoquées plus hauts), mais aussi pour les décors : les forêts comme les châteaux-forts sont superbes (même si Swolfs cède à la facilité de les faire avec des courtines et un donjon un chouia trop élevés : l’héroïc fantasy déteint là un peu trop sur le médiéval…).

Par contre, j’ai été surpris – et peu convaincu – par la présence, au cœur d’une forêt du moyen-âge européen, d’un combattant asiatique, maître du katana : cette touche exotique est hautement improbable. Comme l’est la tolérance des moines, qui acceptent de voir leur abbaye transformée en centre d’entrainement guerrier (avec des leçons données entre autres par ce païen !) : cela va à l’encontre de l’esprit de l’époque présumée de l’intrigue (XIIe-XIIIe siècles ?) – et du monachisme bénédictin en particulier.
Mon autre petit bémol concerne la fin de ce cycle : c’est un happy end un peu forcé, et la mort du « méchant » Shaggan m’est apparu bâclée (en plus, c’est toujours risqué dans ce genre de série de se débarrasser du méchant !).

Mais c’est quand même une série bien fichue, dont je peux recommander la lecture sans trop d’hésitation.
Note réelle 3,5/5.


MAJ après lecture du tome 6, inaugurant semble-t-il un nouveau cycle.

Si j'ai trouvé le dessin une nouvelle fois très réussi, je n'ai vraiment pas été emballé par ce nouvel album. Je pense que Swolfs aurait dû en rester là de cette série. en effet, le ton change, le fantastique - plus ou moins onirique - domine, et surtout l'histoire manque vraiment de sel, d'inspiration.
Il faut savoir conclure à temps je pense...

Nom série  La Petite Reine  posté le 02/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais.
C’est un album qui se laisse lire, essentiellement grâce au dessin de Servais, un Noir et Blanc impeccable (peut-être trop léché, trop « lisse » parfois, mais en tout cas techniquement très bon). J’ai donc lu la première version, en Noir et Blanc (je pense que, comme souvent, la couleur n’apportera pas grand-chose, bien au contraire).

Pour ce qui est de l’histoire elle-même, elle mêle un peu de fantastique à une enquête policière. Mais le cœur de l’intrigue est ailleurs : le lien qui unit une jeune femme à sa sœur aînée, possessive, et le lien entretenue par cette dernière avec les abeilles.

Ce n’est pas inintéressant, mais cela ronronne un peu trop je trouve, il manque du dynamisme. Comme cette petite ville de province – et le Noir et Blanc accentue sûrement cette impression – qui somnole, à peine réveillée par les élections (qui fournissent le seul moteur de l’intrigue). Il y manque un peu de noirceur, de ce quelque chose que Chabrol savait mettre dans ses descriptions des villes de province et de leur bourgeoisie.

Un album à emprunter, éventuellement.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Don  posté le 02/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Le don » est un album assez particulier, dans lequel j’ai eu un peu de mal à entrer, et dont la lecture me laisse quelque peu sur ma faim.

Le personnage principal possède un don exceptionnel, le « shining ». Par simple toucher d’un objet ou d’une personne, il « perçoit » des faits, il reconstitue des histoires, voire les anticipe. Ce don est à la fois une chance et un poids pour lui, ses visions étant souvent douloureuses.

Mais le scénario ne fait qu’empiler des expériences, des exemples de ces visions, sans les relier forcément, ce qui est quand même frustrant.

Le dessin est lui aussi assez spécial. Il est beau, mais d’une beauté froide et dont le côté hyper réaliste ne m’a pas séduit. Par ailleurs, il n’est pas toujours très clair.

Une petite déception me concernant.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Murmure  posté le 02/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Murmure » est un album assez vite lu, car peu de cases et de texte, mais dans lequel il n’est pas facile d’entrer.

En effet, le texte de Kramsky est souvent très littéraire – poétique plutôt – et en cela s’accorde à l’histoire, déroulée de manière peu linéaire. C’est assez planant, et j’avoue ne pas avoir tout compris – si ce n’est la recherche de soi-même d’un individu, dans un univers mal défini.

La fin est un peu bizarre, avec un retour à la réalité, à un décor presque « normal ». Une fin qui ne livre pas toutes les explications attendues après la lecture de cet album très original.

Reste le dessin de Mattoti, lui aussi éloigné du main stream, qui a son charme, qui est adapté aux rêveries de Kramsky, mais que je n’arrive pas à apprécier – question de goût seulement.

Nom série  Rubrique Abracadabra  posté le 01/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui suis plutôt circonspect lorsqu’il s’agit de ces hommages, et qui ai été souvent déçu par la lecture d’assemblages moyennement inspirés, je me suis quand même fendu de l’achat de cet hommage à l’œuvre phare du génie de la BD d’humour qu’est Gotlib.

La quasi-totalité des participants sont des grands noms du neuvième art – même si cela ne garantit pas la réussite de l’album (chacun étant engoncé dans des limites – place, thème avec lesquelles il a du mal à jouer).

Mais je dois dire que, si le résultat est inégal, c’est quand même au-dessus de tous les albums du genre qu’il m’avait été donné de lire jusque-là.

Une bonne partie de l’équipe historique de Fluide glacial est mise à contribution (ainsi que d’autres gest stars), pour donner une vie différente à la coccinelle, au professeur Burp ou à Newton. Ou tout simplement pour un hommage moins « ciblé ».
J’ai bien aimé les contributions de Boucq ; Ferri/Larcenet ; Goossens ; Léandri/Solé et, une fois n’est pas coutume, celle d’Arleston/Mourier. Le reste est plus inégal. La seule histoire que je n’ai pas du tout aimée est la dernière, d’Antoine de Caunes et Guardino.

Un sympathique hommage, que les fans de Gotlib (dont je fais partie) peuvent feuilleter, voire acheter.

Nom série  La véritable histoire de Ashe Barrett  posté le 01/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« La véritable histoire d’Ashe barré », serais-je tenté de renommer cette série, qui sort clairement des standards – comme toute l’œuvre de Vincent Hardy d’ailleurs !

L’intrigue en elle-même, une partie des dialogues, mais aussi parfois le dessin, on a parfois l’impression de lire des essais enfantins, des ébauches sans scénario construit, les délires d’un gamin.

Si le dessin semble parfois inabouti (Hardy semble avoir laissé certains crayonnés au milieu de choses colorisées), j’ai en tout cas beaucoup aimé le côté graphique, les décors – mêlant de l’anodin et du contemporain avec des engins et un univers de science-fiction.

Pour le reste, Hardy semble avoir navigué à vue, sans plan préconçu (ou alors ne l’a-t-il été que dans les très grandes lignes).
Cela a un côté absurde, loufoque, avec un peu d’humour dans les dialogues ou certaines situations. Le lecteur est pris à partie, voire à témoin, lorsque l’avancement de l’histoire est trop lent pour un bouclage en 48 pages. D’ailleurs, un troisième album était annoncé comme « nécessaire » pour une éventuelle conclusion, et il ne verra sans doute jamais le jour.

Mais cela n’empêche pas d’apprécier les deux tomes parus. En effet, c’est davantage une histoire d’ambiance, sans réel scénario (je vous fais grâce d’un résumé). C’est en tout cas original et jouissif, avec un air rétro et « amateur » assumés, une sorte de n’importe quoi qui n’en est pas.

A découvrir !

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