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Nom série  Messire Guillaume  posté le 27/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est amusant, mais le début du premier tome m’a fait un peu penser à Johan et Pirlouit par son moyen-âge doucement merveilleux (même si ici plus violent). La chèvre qui accompagne Guillaume étant le pendant de la Biquette de Pirlouit…
Il faut dire que le dessin de Mathieu Bonhomme est pour beaucoup dans la fluidité de la lecture, chouette, simple.

Le fantastique, qui affleurait par intermittence, devient omniprésent dès le deuxième tome (après une dernière page du premier très intrigante à ce propos). Cela penche brutalement vers le fantastique, en s’éloignant de l’univers dépeint dans le premier album. Le bestiaire introduit par De Bonneval est très riche et onirique (même si l’on ne s’attarde jamais très longtemps sur ces créatures, éliminées ou abandonnées au fil de l’aventure de Guillaume). Apparaît aussi le Prêtre Jean, personnage typique d’un moyen-âge à la fois mystique et merveilleux, dont le royaume mythique, tantôt situé en Asie, tantôt en Afrique était une sorte d’Atlantide chrétienne entre les XIIe et XIVe siècles.

Le troisième album est plus apaisé, le fantastique s’estompe (le chat en est l’ultime avatar), on retombe dans une réalité « normalisée ». Mais, hélas, je n’ai pas vraiment aimé la fin de l’histoire, trop lisse, et manquant singulièrement de caractère : cette chute décevante (et pour le coup vraiment peu crédible, alors qu’on est pourtant dans la partie la moins fantastique du triptyque !) me fait arrondir aux trois étoiles.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Jérusalem, portrait de famille  posté le 27/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album relativement épais (près de 400 pages !), mais qui se lit assez vite. En effet, beaucoup de cases sont muettes, et il n’y a pas tant de dialogues que ça. De plus, le dessin est bon et rend lui aussi la lecture fluide.

Si Jérusalem et la naissance d’Israël sont au cœur de cette histoire, le sous-titre « portrait de famille » est assez juste, puisque ce sont les relations – plus ou moins tendues ! – entretenues par les différents membres d’une même famille, qui innervent l’album.

Cette partie « familiale » est clairement la plus réussie. Même si j’ai eu du mal au début à reconnaître les différents protagonistes (pourtant présentés en préambule dans un arbre généalogique). Avec des trajectoires au départ éloignées (certains combattent aux côtés des Alliés en Europe, certains luttent aux côtés d’Arabes dans le mouvement communiste, d’autres s’engagent dans le sionisme, parfois le plus extrême), les membres – surtout les hommes d’ailleurs ! – de la famille Halaby (inspirée de celle du scénariste apparemment) vivent des moments très forts, violents : le monde est en train de basculer, à la fin de la Seconde guerre mondiale, et au début de l’Etat d’Israël.

La naissance d’un Etat donc, l’autre versant de cette histoire. Je suis là plus circonspect. Certes, puisque l’album traite de l’histoire familiale des « Halaby », Juifs, c’est à travers leurs yeux, leurs paroles et leurs rêves que la grande histoire nous est contée. Et donc, l’autre côté – c’est-à-dire le point de vue des Arabes, n’est abordé que par la bande, déformé, voire étouffé.

L’exemple le plus frappant est celui de l’attaque du village de Deir Yassin. Ici présenté comme un combat parmi d’autres, même si violent. Or, il est de notoriété publique depuis longtemps que c’était plus un massacre qu’une réelle bataille, et que la très grande majorité des morts sont des civils, non combattants, et que Deir Yassin a servi d’exemple pour les plus extrémistes des organisations juives (concurrentes de la Haganah), dont le but était de terroriser les Palestiniens arabes et les pousser à fuir des terres dont on voulait s’emparer : le fait est que ce fut de ce point de vue un succès.

La suite, tout le monde la connait, hélas, avec son cortège de morts dans les deux camps, et l’état de guerre perpétuelle entre Israël et ses voisins, mais aussi le traitement inique subi par les populations palestiniennes, de la part d’Israël surtout, état colonisateur, mais aussi des pays arabes, dictatures instrumentalisant les Palestiniens et leur combat.

Peut-être aurait-il fallu, en fin d’album, donner quelques « suites », sur cet état d’Israël naissant, mais aussi sur les protagonistes. Mais le propos n’était pas celui-là, c’est dommage.

Nom série  Libertad !  posté le 26/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ernesto « Che » Guevara est devenu malgré lui une icône, et hélas, lui et les idées qu’il défendait, qu’il incarnait, ont été galvaudés, trahis, et ce depuis bien longtemps.

Les auteurs cherchent ici à lui rendre hommage. Si l’intention est louable, le résultat ne rend pas justice à cet homme qui a payé de sa vie sa volonté de libérer les autres. Et, comme il s'agit de juger l'album et non les idées du Che, je vais être un peu sévère...

D’abord, cet album prend place dans une collection intitulée « rebelles ». C’est un titre maladroit (il était plus révolutionnaire que rebelle), et qui perd tout son sens lorsque l’on voit les autres personnages ayant droit à une bio dans cette collection : JFK, Marilyn Monroe… (des rebelles en paillettes !). Bref, c’est avec une curiosité sur la défensive que j’ai ouvert cet album.

Hélas, mes appréhensions ont été confirmées. En effet, bâti sur une série de flash-backs, l’album narre par le menu les principaux faits d’arme du Che, en suivant scrupuleusement la courte biographie placée en début de volume (avec une erreur à la fin mais bon).

Mais on touche là les limites de ce genre de biopic : c’est souvent lourd et redondant (le couple de scénariste n’est pas très doué pour « donner vie » au héros), dans un style vaguement hagiographique proche des manuels scolaires d’’il y a quelques décennies. Par ailleurs, les idées du Che sont largement passées sous silence (au profit de ses amours, dans une vision de l’histoire plus proche de Stéphane Bern que d’une réelle approche historique) – ce qui est dommage, de même que la dictature de Batista (comme souvent hélas).

Ne reste donc que quelques « flashes », un montage de saynètes, parfois à la limite de l’image d’Epinal. Un album réellement décevant, sur un sujet pourtant très intéressant, mais qui n’est que très partiellement et maladroitement survolé.

Nom série  Catharsis  posté le 26/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Luz est un pilier de l’équipe de Charlie Hebdo, et le hasard a voulu qu’il soit l’un des rares survivants du massacre (il explique de manière indirecte en fin d’album pourquoi il n’était pas là lors de l’attaque du journal). Bref, comme on s’en doute, son statut de survivant miraculeux, et le choc consécutif à la mort de ses collègues et surtout amis sont un traumatisme difficile à guérir.

Comme le titre de l’album l’indique, il s’agit ici de nous montrer par quels affres il est passé, mais aussi comment sa « guérison » a pu être envisagée, c’est-à-dire comment il a pu concevoir de se remettre au dessin.

En se mettant en scène – avec sa copine – dans une série d’histoires plus ou moins courtes, Luz nous fait partager ses questionnements. Le ton est parfois noir (les Idées Noires de Franquin sont évoquées), parfois absurde et comique (voir le moment amusant lorsque l’attentat est assimilé à un complot juif). D’autres passages sont plus ou moins poétiques, ou de simples touches, des saynètes sans autre but que d’éviter un cri ou une larme.

Le dessin est minimaliste et parfois quasi illisible, brouillon, pour illustrer une pensée qui peine à se fixer sur quelque chose de positif.

C’est le deuxième livre du genre que je lis, écrit par un rescapé de l’équipe de Charlie Hebdo, après La Légèreté de Catherine Meurisse (qui elle, évoquait beaucoup moins le massacre en lui-même). Et, dans les deux cas, si le témoignage est touchant, je ne sais pas trop si je le relirais. L’album de Meurisse m’avait peut-être davantage intéressé, car peut-être moins morbide et torturé, et sans doute davantage tourné vers l’avenir que celui de Luz, je ne sais pas.

Nom série  S.O.S. Lusitania  posté le 26/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu comme l’avait fait au cinéma James Cameron avec le naufrage du Titanic, les auteurs nous présentent une vision élargie (avant, pendant, et ici après) d’un naufrage, celui du Paquebot Lusitania, coulé par un sous-marin allemand au cours de la Première guerre mondiale.

Et je dois dire que ce triptyque tient la route. Il n’y a pas trop de remplissage (ce que je craignais), et le naufrage lui-même est traité relativement rapidement (il faut dire qu’il n’a duré que 18 minutes, et non pas deux heures comme celui du Titanic !).

On prend donc le temps de découvrir les protagonistes principaux, et les embrouilles (avec moult agents doubles) qui vont mener à l’inéluctable massacre. L’intrigue est ensuite démêlée dans le dernier tome.

La lecture est plutôt fluide (le dessin est bon) et agréable, avec des personnages pas trop caricaturaux. Même si le pêcheur irlandais et sa grotte secrète ainsi que la jeune fille chinoise spécialiste des arts martiaux m’ont paru nettement moins crédibles.

En tout cas, c’est une lecture que je vous recommande, si vous êtes amateur de séries d’aventure.

Nom série  Minimal  posté le 26/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oui, il faut sans doute être fan de Larcenet pour acheter cet album. Quoique, il recèle quelques belles conneries quand même ! Et de toute façon, je suis fan de l’œuvre de Larcenet…

Alors oui, c’est très inégal, et cela passait mieux dispersé dans divers numéros d’un magazine. Et la lecture d’un bloc de ces petites mignardises peut entrainer une lassitude, un rejet.

Inégal, certes, mais Larcenet, en utilisant divers styles graphiques, en parodiant un certain nombre de ses collègues, varie les plaisirs, et réussit quand même quelques bons gags. J’ai en particulier bien aimé ceux avec Hitler, d’un humour très noir, comme il se doit.

Humour con et ou noir, cynisme revendiqué (Larcenet interpelle régulièrement son lectorat par des phrases faussement méprisantes) : certes ce n’est pas fin, mais ça se mange sans faim.

Nom série  Le Combat ordinaire  posté le 26/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Le combat ordinaire « peut faire office de récit charnière dans l’œuvre de Larcenet, entre ses albums « déconne » de chez Fluide Glacial, et les chefs d’œuvres noirs plus récents que sont Blast et Le Rapport de Brodeck. Certes, des albums comme Presque chez Les Rêveurs montraient déjà cette facette de la personnalité de Larcenet, mais de manière sans doute plus confidentielle.

Ici, le dessin reste du Larcenet première manière, c’est plutôt l’histoire, son déroulé et les textes, qui font basculer ces albums vers plus de dureté, d’introspection. Je ne sais pas ce que Larcenet a mis d’autobiographique dans ces quatre albums, mais je pense que Marco n’est pas loin d’être son porte-parole – comme chacun peut s’y reconnaître d’ailleurs.

Les quatre albums se lisent facilement et rapidement, et Larcenet arrive à captiver le lecteur avec rien, si ce n’est le quotidien. Mais un quotidien bien ancré dans une réalité, que ce soit par des allusions à la politique et aux soirées d’élection, à l’économie avec la désindustrialisation qui touche les chantiers navals.

C’est surtout un chouette portrait d’un homme et de ceux qui gravitent autour de lui (ses parents, son frère et sa copine), d’un homme tourmenté, qui ne cesse jamais son analyse, même si le dernier album, qui se déroule plusieurs années après les trois précédents, nous le montre ayant franchi un palier, ayant trouvé des réponses à certaines de ses questions (ou tout simplement arrêtant de se les poser) : un homme épanoui.

Ni franche déconne, ni noirceur asphyxiante, « Le combat ordinaire » est donc bien un passage important dans l’œuvre de l’auteur. C’est en tout cas une série dont je recommande vraiment la lecture.

Nom série  Le Fulgur  posté le 25/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Partis à la recherche d’un trésor perdu au fond du golfe du Yucatan (et renfermant une grosse cargaison d’or), une équipe de scientifiques et d’aventuriers utilise un nouveau sous-marin. Alors qu’ils sont dans les grands fonds, une éruption volcanique les entraine dans une aventure que je ne spoilerai pas ici.

On puise dans cet album à de multiples sources. D’abord chez Jules Verne, du sous-marin vaguement streampunk proche de « 20 000 lieues sous les mers » à « Voyage au centre de la Terre », en passant par un savant incompris et traité de fou. Mais aussi un peu de Lovecraft.
Mais c’est surtout de Bec que Bec s’inspire ! En effet, depuis Sanctuaire, Carthago (il recycle d’ailleurs ici son Mégalodon !?), on connait sa passion pour les intrigues se déroulant dans les grands fonds marins.

Graphiquement, si le dessin de Dejan Nenadov est plutôt bon (sans plus serais-je tenté de dire) – mais souvent gâché je trouve par un trait gras (contour des personnages) qui fait presque « daté » –, j’ai trouvé la colorisation et/ou l’encrage un peu trop sombres, cela gêne parfois la lecture. Idem pour certains passages de textes calligraphiés, avec une police (et une taille de caractère) qui fait davantage plaisir aux ophtalmologues qu’au lecteur lambda – je me suis pris plusieurs fois à plisser les yeux pour tenter de déchiffrer ces passages !

Bref, un nouveau Bec, globalement bien ficelé mais pas assez surprenant, trop « classique » pour lui et ses lecteurs. La série semble prévue en trois tomes si j’en crois le chapitrage de fin d’album, et il faudra plus d’originalité pour garder l’intérêt des lecteurs, quelque peu blasés dans un genre fantastique que Bec affectionne.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Wunderwaffen  posté le 25/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai emprunté les quatre premiers tomes de la série, les seuls que possédait ma médiathèque – et de toute façon, je ne l’encouragerai pas à compléter la collection.

En effet, cette uchronie n’est pas si originale que ça. D’abord, elle est loin d’être la première sur la même période (voir l’univers de Block 109 par exemple).
Ensuite parce que tout manque de sel dans cette histoire.
Le dessin, correct mais sans plus, n'est pas ma tasse de thé. Le héros, sans charisme ni crédibilité. Et enfin l’uchronie elle-même, absolument pas crédible !

En effet, si une uchronie déforme la réalité, il lui faut un minimum de crédibilité pour que l’on embarque dans l’histoire. Or, ici, tout est absurde (le retournement du front russe suite au décès d’un général, la résistance de l’Allemagne alors complètement exsangue, etc).

Du coup, ces nouvelles armes passent au second plan, derrière un décor qui ne convainc pas, et des personnages qui ne font pas mieux. Une série décevante. Sur un ton plus humoristique, avec une uchronie proche basée sur les développements scientifiques secrets des Nazis, j’avais préféré le diptyque La Conquête de Mars !

Nom série  Kiki de Montparnasse  posté le 25/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet traité par cet album est de ceux qui m’intéressent, mais à propos duquel j’avais quelques appréhensions, car ayant déjà lu pas de mal d’inepties. J’ai fini par l’emprunter pour me faire une idée.

Alors, certes, il peut être intéressant de découvrir un peu de l’univers de la bohème parisienne (surtout du Montparnasse des années 1920-1930), avec pas mal de « grands noms » des arts, dont tableaux, sculptures et renommée, aujourd’hui au plus haut et hors de prix, ne disent pas grand-chose de la misère dans laquelle il ont été conçus.

Au cœur de ce petit monde, qui redéfinit les canons artistiques et réévalue la création, dans ce que l’on va appeler l’art moderne, une femme donc, Kiki, modèle, muse, qui vit la vie par les deux bouts, en passant d’un atelier – et d’un lit – à l’autre, pour ne laisser que quelques rares traces de son passage pour le profane. La femme nue, de dos, illustrant le fameux « Violon d’Ingres », photo retouchée de Man Ray, c’est elle.
Sujet intéressant donc, un album très épais mais qui se lit relativement vite (peu de dialogues ou de cases).

Mais voilà, si ma note n’est pas plus élevée et que je ne recommande pas l’achat, c’est que cet album pèche par quelques défauts gênants à mes yeux.
D’abord, les auteurs voulant « placer » un maximum de noms, références, c’est parfois amené maladroitement, les personnages s’interpelant par leur nom alors que le prénom était plus sûrement utilisé. Je suis d’ailleurs étonné que Francis Picabia n’apparaisse pas, lui qui était proche de la plupart des personnages traversant cet album…

Ensuite, et c’est ce qui me chiffonne le plus, la présentation de certains personnages et/ou événements m’a paru biaisée, hélas dans un sens généralement déjà vu. C’est en particulier le cas de certains aspects du surréalisme naissant et de la personnalité d’André Breton (tant qu’à choisir une biographie du Breton de ces années, les auteurs aurait gagné à utiliser le travail de Marguerite Bonnet, au lieu de celui, bien faible, de Polizzoti). En cela le dossier final, qui présente une courte biographie d’une vingtaine de protagonistes, est plus que maladroit : Breton, une nouvelle fois surnommé « pape du surréalisme » - contre toute évidence pour qui sait ce que pensait et disait Breton des religions (et de la chrétienne en particulier), mais aussi pour ceux qui cherchent réellement à connaître le mode de fonctionnement du groupe surréaliste (où les idées, le comportement, qu’ils soient artistiques, politiques ou humains devaient suivre une certaine éthique et étaient intimement liés, et au sein duquel nulle dictature, de Breton ou d’un autre, n’a jamais prévalu).

Enfin, si le propos de cet album n’est pas d’étudier les polémiques de l’époque, mais est centré sur la trajectoire de Kiki, les querelles de Tzara et de Breton auraient mérité d’être précisées et nuancées (dans le dossier final justement), car le béotien qui les découvre avec ce livre et s’en contente ne saurait les comprendre (ce n’est qu’à la fin des années 1930, donc bien après les faits ici cités que la rupture va être consommée, et encore).
Bref, je m’égare sans doute, mais je tenais à faire ces remarques, puisque certains avis précédents prétendaient que cet album permettait une découverte du surréalisme et de Breton, ce qui n’est pas forcément le cas.

Bon, cette longue digression finie, reste la trajectoire de cette étoile filante, Kiki, femme à la personnalité très moderne, pleine de vie. Et c’est cet aspect qui est le mieux rendu et dans lequel réside l’essentiel de l’intérêt de cet album.

Pour ceux qui veulent poursuivre leur découverte du Montparnasse de cette période, allez voir du côté d’une imposante série documentaire (qui doit bien exister en DVD) plutôt bien fichue, « Les heures chaudes de Montparnasse », dans laquelle apparaissent les personnages dont Kiki a été une partenaire de jeux, avec qui elle a vécu des « heures chaudes », pour reprendre ce titre.

Nom série  New-York Mi Amor  posté le 25/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La majeure partie de cette intégrale est occupée par Tueur de cafards, histoire déjà publiée à part plus de vingt ans auparavant (et que j’avais trouvée quelque peu décevante : voir mon avis sur cet album).

Pour le reste, entrecoupées de textes de présentation, de digressions sur la ville de New-York, trois autres histoires ont été ajoutées. Elles sont très courtes, et je dois dire qu’aucune ne m’a vraiment intéressé.

Seul à la manœuvre, ou parfois accompagné d’un scénariste, Tardi n’a pas trouvé ici une inspiration suffisante pour dynamiser des récits qui restent peu originaux.

Ce n’est pas ce que Tardi a fait de mieux et vous pouvez sans trop de regret vous abstenir, même si vous êtes fan du travail de l’auteur.

Nom série  S'enfuir  posté le 25/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album sympa, mais que je ne me vois pas relire.

Guy Delisle nous narre – essentiellement en voix off, et à la troisième personne, l’expérience d’un membre de MSF kidnappé en Tchéchénie il y a une vingtaine d’années. C’est cette personne le narrateur, et tout l’album est centré sur lui.

C’est ce qui fait la force et la faiblesse du projet. La force, parce qu’on est au plus près d’un homme, qui prend peu à peu conscience de son statut de prisonnier à durée indéfini, qui se pose des questions, sur lui, ses ravisseurs, ses petits soucis d’un quotidien bien morne et répétitif.

Et c’est ce côté répétitif qui est la faiblesse de l’album et qui peu lasser au bout d’un moment le lecteur. Car les seules actions viennent des visites quotidiennes des ravisseurs pour apporter de la nourriture – et deux ou trois changements de planque. Le prisonnier tourne autant en rond dans une pièce que dans sa tête, les mêmes questionnements revenant très souvent.

Du rythme et de la tension en fin d’album, jusqu’à la libération, mais c’est peu quand même. Cela dit, les plus de 400 pages se lisent vite (peu de cases et de dialogues) et sans réel ennui.
Mais je préfère l’univers développé par Delisle dans ses diverses « chroniques », plus caustiques – même si le propos n’est évidemment pas le même ici.

Un témoignage intéressant donc, une lecture recommandée, mais l’achat est-il indispensable ?

Nom série  TER  posté le 25/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Allez, j'arrondis au degré supérieur (note réelle 3,5/5), car ce premier tome m'a donné envie de lire la suite et, malgré des défauts, m'a quand même bien plu.

L'arrivée du personnage principal au milieu d'une société intrigante (où, pour le moment, même si des tensions existent, on ne nous sert pas la sempiternelle dictature qu'un grain de sable vient perturber) est surprenante, et Rodolphe ne nous livre pas trop d'indications sur cette cité, semble-t-il coupée de tout, dans un lieu et un temps mal précisés - avant la dernière page en tout cas (même si cela semble être dans le futur, après une quelconque catastrophe). C'est aussi un des défauts - pas forcément pour moi d'ailleurs - que cette lenteur dans le scénario, qui avance tranquillement.

Toujours est-il que l'intrigue se met en place, autour de ce nouveau venu, des quelques habitants de la ville basse devenus ses amis, mais aussi de ces personnages des collèges de la ville haute (dont une femme, qui sait jouer de ses charmes). La fin de ce tome inaugural relance sacrément le suspens...

Le dessin de Dubois est franchement bon, avec un choix judicieux des tons pastels, cela ressemble au dessin de Schuiten dans "Les Terres creuses". Enfin, les décors, à la fois sobres et originaux, les personnages (peut-être un chouia statiques, mais je chipote), tout est bien fichu pour rendre la lecture fluide et agréable. Ajoutons qu'un copieux cahier graphique (mais c'est publié chez l'éditeur/galeriste Daniel Maghen, qui met toujours cet aspect là en avant) confirme le très bon coup de crayon de Christophe Dubois.

Un bon premier tome. J'attends maintenant que l'essai soit transformé par la suite.

Nom série  Thorinth  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, voilà une série que j’ai eu autant de mal à appréhender qu’à noter. C’est-à-dire qu’elle possède de grosses qualités, mais aussi des défauts notables.

Commençons par le point fort, l’aspect graphique. J’ai trouvé le dessin vraiment réussi, souvent très beau (certaines planches sont réellement superbes, comme peuvent l’être certaines de Bilal, dans un genre pas si éloigné, le bleu faisant ici la liaison entre les deux univers graphiques). Et la colorisation est elle aussi intéressante, même si parfois un peu trop sombre, ce qui gêne la lecture. Je n’aime par contre pas trop l’évolution dans les derniers tomes, dans lesquels l’informatique joue là un rôle que je ne goûte guère.

En tout cas les décors et la galerie de personnages sont vraiment chouettes (Luc Besson, grand lecteur de BD SF ne se serait-il pas inspiré de certains personnages pour « Arthur et les Minimoys » ?). Les seuls qui ne trouvent pas grâce à mes yeux sont les Schnouboufs, petites bestioles au style décalé et un peu trop « gentilles ».

Hélas, si je suis plutôt enthousiaste pour le dessin, j’ai eu beaucoup plus de mal avec l’histoire. Le premier tome est vraiment ardu ! Il est difficile d’entrer dans cette intrigue, de suivre dialogues et protagonistes et, si j’ai été au bout des cinq tomes, j’ai dû faire quelques aller-retours pour comprendre certaines choses. Et la dernière partie n’est pas non plus des plus simples, s’éloignant quelque peu de certains personnages clés, et partant dans un grandiose joli à voir mais pas simple à suivre.

C’est dommage, car du coup, j’ai un ressenti mitigé, alors que cette série avait un gros potentiel. J’en sors donc un peu déçu, mais ne saurait vous dissuader de la découvrir. Passez outre un scénario tortueux, et laissez-vous porter par des images très belles.

Nom série  Pixy  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert cet auteur scandinave avec une autre publication de L’Association, dans la même collection, Lamort & Cie, que j’avais plutôt appréciée.

Avec ce « Pixy », je reste plus sur ma faim. D’abord, alors que Lamort & Cie permettait de souffler en multipliant les histoires, plus ou moins longues et aux tons quelque peu différents, nous n’avons ici qu’une seule et longue histoire, et je pense que cela ne facilite pas forcément la lecture.

En effet, Max Andersson est un auteur au style très underground, qui joue sur une sorte de surréalisme, avec des objets vivants (l’argent qu’on élève, les immeubles qu’on achève, etc.), avec un trait très sombre, comme le ton général de l’album. C’est assez morbide, avec un fond d’humour noir, grinçant, et une version no futur, punk de la vie, qui demande au lecteur des efforts pour s’accrocher.

L’histoire en elle-même me paraît avoir été largement improvisée, dans une longue plongée trash sur nos sociétés tournant le dos aux valeurs proclamées. Que c’est noir !

Aussi, si je ne regrette pas du tout mon achat, et si je vais jusqu’à vous recommander d’en faire autant, je vous conseille aussi un feuilletage avant de franchir le pas, car ce n’est pas du tout le genre d’œuvre ni d’auteur qui plait à tous, c’est assez spécial. Je vous conseillerai d’ailleurs de commencer votre découverte d’Andersson avec Lamort & Cie, plus accessible je pense.

En tout cas, je salue les choix de L’Association, qui prend des risques et qui permet de faire découvrir des univers originaux.

Nom série  Les Petits Hommes  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec beaucoup de nostalgie que j’avise cette série – et sûrement aussi pas mal de mansuétude, car c’est une série que j’aimais beaucoup quand j’étais très jeune, mais que j’ai peu relue depuis (à part les trois premiers albums, que j’avais achetés à mon fils – il est vrai un peu aussi pour avoir le plaisir de m’y replonger).

Alors, que reste-t-il, au final ? Eh bien d’abord un dessin sympa, Pierre Seron étant un des meilleurs « continuateurs/imitateurs (plagieurs ?) » du grand Franquin, avec un dessin très classique, du franco-belge à la sauce Journal de Spirou.

Pour ce qui est des histoires proprement dites, c’est très inégal, et pas mal de choses sont datées et n’ont pas forcément bien vieilli. Mais le point de départ est intéressant, et les premiers albums restent sympas, pour un jeune lectorat s’entend.

Mais il aurait fallu arrêter depuis longtemps, et je ne sais pas si ça passe tant que ça la barrière de l’âge (à part pour les vieux nostalgiques qui ont biberonné avec).

A découvrir avec vos enfants en bibliothèque (s’ils n’ont pas viré cette série de leurs rayonnages), en privilégiant les premiers albums.

Nom série  Le Bois des Vierges  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si elle n’est pas située dans l’espace ou le temps, l’intrigue fait clairement penser au XVIème siècle français et aux guerres de religions, catholiques et protestants étant ici remplacés par humains et loups/lynx.

Le dessin de Béatrice Tillier – que j’avais découverte sur la série Fée et tendres Automates – est franchement très beau, léché, et un atout non négligeable pour ce triptyque.

Pour ce qui est de l’intrigue, c’est le premier tome, qui pose l’histoire et les protagonistes, que j’ai préféré. Le suivant, plonge plus profondément dans l’univers des contes, avec la faune du Bois des vierges, mais aussi dans le fantastique que Dufaux ne manque que rarement de placer dans ses séries, pas toujours avec bonheur. J’ai trouvé ce tome moins intéressant, même s’il se laisse lire quand même !

Le troisième et dernier tome est clairement plus faible, et carrément décevant. En effet, je n’ai pas aimé la fin, trop facile et comme bâclée. Il eut mieux valu s’en dispenser, et resserrer l’action sur deux tomes, avec une fin plus ouverte et moins mièvre.

Seuls le premier tome (et éventuellement le deuxième), et surtout le superbe dessin de Tillier me font vous conseiller l’achat, d’une histoire intéressante mais qui finit aussi mal sur la forme qu’elle finit bien sur le fond.

Nom série  Le Bleu est une couleur chaude  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n’ai pas vu le film adapté de cet album – même si je n’ai pas échappé au battage médiatique dont il a fait l’objet. Je ne sais donc pas si l’adaptation est fidèle.

Par contre, pour revenir à cet album, je dois dire qu’il est vraiment bien fichu, prenant, qu’on y entre facilement pour ne plus lâcher l’histoire, relativement vite lue malgré l’importante pagination (beaucoup de cases muettes, et peu de dialogues).

L’essentiel de l’histoire est un long flash-back, nous savons que l’héroïne vient de mourir, son amie prend connaissance de ses carnets intimes, et c’est donc au style indirect que nous est narrée cette histoire d’amour qui aurait pu être banale.

La narration justement est sensible, ne donne pas dans le pathos ni le simplisme qui aurait pu menacer un tel sujet. Les histoires d’amour finissent mal, en général, dit-on. Ici, elle n’a pas vraiment de fin, et c’est plutôt le début qui est difficile.

Il faut dire – et les excités de la « Manif pour tous » l’ont hurlé récemment dans tous les médias – que l’homosexualité n’est pas encore acceptée par une certaine frange de l’opinion. Et qu’il est parfois difficile de vouloir aimer au grand jour, lorsque le hasard a fait que cette personne aimée est du même sexe que soi.

Cet album est une belle réussite, avec une histoire qui prend le temps de s’attarder sur les frémissements, l’éveil à l’amour et à l’extériorisation des sentiments. C’est aussi une belle réussite graphique, avec un dessin qui rend la lecture fluide, avec ce bleu, qui matérialise certains battements du cœur de Clémentine.

Album à découvrir !

Nom série  Yerzhan  posté le 23/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire menée tambour battant, très rythmée. On n’a pas vraiment le temps de faire le point ni de découvrir la personnalité des protagonistes, qu’on est obligé de suivre dans une course poursuite haletante, dans des décors d’Asie centrale.

Si cela se passe au Kazakhstan au milieu du XXIème siècle, l’intrigue emprunte beaucoup à la guerre d’Afghanistan, entre Moudjahidines et armée soviétique (ici armée russe).

Au milieu de l’aspect aventure pure, et des actions guerrières, prend place un petit mystère, autour d’une jeune femme évadée de prison, qui entraine dans sa cavale deux jeunes Kazakhs, poursuivis par l’armée russe.

Hélas, la série semble abandonnée après le deuxième tome, sans que soit révélé le secret dont la jeune femme est dépositaire. C’est d’autant plus dommage que la fin de cet album faisait monter la tension autour de ce secret. C’est en grande partie ce qui me freine pour vous recommander l’achat.

Pour ce qui est du dessin, il est très correct, mais je l’ai trouvé quelques fois trop brouillon, un peu maladroit.

Deux albums à emprunter éventuellement en bibliothèque.

Nom série  Soda  posté le 22/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès le premier tome, on est embarqué dans une histoire menée à cent à l’heure, c’est très dynamique et ça castagne, ça tire à tout va. Cela devait être l’une des plus agitées des séries de chez Dupuis et du Journal de Spirou !

Par la suite, si ça homicide encore pas mal, c’est plus irrégulier, y compris dans le rythme et la qualité des différents albums (j’ai lu les 8 premiers albums, mais il n’y a que le deuxième que je n’ai pas aimé). Mais globalement, cela se laisse lire agréablement, avec un personnage principal, flic new-yorkais qui vit avec sa mère (à qui il fait croire qu’il est pasteur !).

Tome, qui s’adresse à un public relativement jeune au départ, réussit à construire une série qui touche rapidement tous les publics, et à bien rendre une certaine atmosphère urbaine nord-américaine.

Le dessin de Warnant est lui aussi réussi, et – même si d’habitude je n’apprécie pas du tout ce genre de chose – la passation de pinceau avec Gazzotti à partir du milieu du troisième tome se fait sans top de bouleversement au niveau du style. Gazzotti a vraiment un bon coup de crayon, qui modernise le style franco-belge de chez Dupuis (voir son très bon dessin sur Seuls).

Au final, les grands enfants et/ou jeunes ados – mais aussi leurs parents ! – peuvent acheter ou se faire offrir quelques albums. Ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres (le deuxième est toutefois dispensable).

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