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... a posté 2252 avis et 520 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Match  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
OK, l’idée est très originale et le défi est relevé avec un certain talent. Match, c’est donc la représentation dessinée, points par points, coups par coups même, d’un match de tennis opposant un amateur plus très frais et un tennisman en pleine possession de ses moyens.

L’humour est omniprésent et le début du récit m’a énormément plu. Malheureusement, sur la longueur (et même si cela reste sympathique à lire) je trouve qu’il y a une certaine monotonie qui s’installe. Immanquablement, certains jeux sont très répétitifs.

Enfin, la conclusion de l’album ne m’a que moyennement convaincu. A nouveau, c’est sympa mais pas très logique avec l’image que je me fais du personnage.

Donc voilà, cet album est amusant et original mais il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre à mes yeux. A emprunter, très certainement. A posséder si vous aimez le genre burlesque muet.

Nom série  Lentement aplati par la consternation  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album vaut le coup d’œil en sa qualité d’exercice de style. Totalement muette, elle met en scène des personnages qui ne cesseront de communiquer et de penser. Ces messages et ces pensées sont représentés sous forme de dessins qui se répondent, se croisent, s’entrechoquent. Le jeu pour le lecteur consiste alors à démêler cet enchevêtrement de messages, à ne pas s’égarer dans cette structure volontairement labyrinthique, en fait à tout simplement comprendre cette histoire.

Le dessin est simplifié au maximum afin de centrer totalement l’attention du lecteur sur la structure et le langage employés. Le récit est anecdotique mais histoire de nous motiver un maximum, il sera question de tentatives de séduction et de beuverie.

Au final, j’ai trouvé le procédé amusant… à faible dose. Malheureusement, d’une part, à certains instants, j’ai décroché par manque d’intérêt de ma part. A d’autres, j’ai décroché parce que, tout simplement, je ne comprenais plus trop ce qui m’était raconté.

Le format de l’objet, enfin, a de quoi surprendre. Très grand, il permet de proposer des planches d’une dimension hors normes, ce qui est indéniablement un avantage pour cet exercice de style. L’auteur peut ainsi imbriquer un maximum de cases qui se répondent sans trop perdre de sa lisibilité.

Si vous avez l’occasion d’y jeter un œil (via une bibliothèque, par exemple), n’hésitez pas. Pour l’achat, par contre, je serais beaucoup plus réservé. Cela reste un album expérimental, une figure de style, ce n’est pas un livre sur lequel on revient pour son récit mais bien pour sa forme. A vous de voir, donc.

Nom série  Les Nuits de Saturne  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Adaptation d’un roman dont j’ignorais jusqu’à l’existence, ce récit très sombre s’est avéré être une surprise plus qu’agréable ! En fait, et après avoir parlé de la genèse du projet avec son auteur, j’ai bien envie de découvrir le roman. En effet, Pierre-Henry Gomont a eu l’intelligence d’adopter un autre point de vue sur ce récit que dans sa version originale. Du coup, je suis convaincu que la lecture du roman garde tout son intérêt… tandis que cette bande dessinée est déjà en elle-même des plus passionnantes.

Nous sommes dans un récit noir, un récit de vengeance et d’oubli, d’amitiés trahies et d’amours naissantes. Que du classique tout en ambiance ! Ambiance encore accentuée par le choix des couleurs de Pierre-Henry Gomont. C’est non seulement beau à voir (avec des belles uniformités de ton dans certains cas) mais également très opportun et vecteur d’état d’esprit.

Le découpage est fluide, les pages s’enfilent sans ennui. Les rebondissements sont présents aux bons moments tandis que des réflexions plus profondes naissent du parcours de ces différents personnages. Les personnages ! Voilà certainement le point fort du récit, avec ces êtres brisés, tiraillés entre leur envie d’un nouveau départ, leur soif de vie et leurs instincts morbides. Terriblement touchant, et terriblement sombre.

La fin, enfin, est de celles qui marquent le lecteur, tout en paradoxe : une lueur d’humanité sous une pluie de sang.

Non, franchement, j’ai bien aimé.

Nom série  La Gloire de mon Père  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu l’opportunité d’acheter le tirage de tête lors du dernier festival d’Angoulême et devant les précédents avis enthousiastes, j’avoue avoir craqué. Et j’ai craqué avec d’autant plus de facilité que la Gloire de mon Père est un des livres qui ont le plus marqué ma jeunesse.

Ceci dit, mes craintes étaient presqu’aussi élevées que mes attentes car après le roman et une adaptation au cinéma (celle d’Yves Robert) que je trouvais plutôt réussie, qu’est-ce que la bande dessinée allait bien pouvoir m’apporter ?

Tout d’abord, le style graphique utilisé est très adéquat. Ce semi-réalisme très pétillant et rond convient parfaitement à l’esprit du roman. De plus, les décors sont soignés et le fait que les visages des personnages ressemblent finalement plus à ceux tels que je les imaginais au travers du roman qu’à ceux proposés par le film n’était pas pour me déplaire. Maintenant, très objectivement, la version en noir et blanc proposée pour le tirage de tête n’est peut-être pas la plus adéquate. Il manque en effet à cette version les chaudes couleurs de la garrigue. Et, à choisir, j’opterais sans doute plus vite aujourd’hui pour l’achat de la version classique plutôt que pour cette version-ci.

En ce qui concerne l’adaptation en elle-même, les auteurs ont insisté sur certains aspects (le côté laïc de Joseph, par exemple) et moins sur d’autres (la vanité ridiculement humaine du même Joseph). Ce sont des choix immanquables lorsqu’il s’agit d’adapter un roman et, dans l’ensemble, je trouve qu’ils ont su saisir l’essentiel de celui-ci. J’ai retrouvé avec un grand plaisir le ‘sens de la phrase’ de Marcel Pagnol, cet art d’en dire beaucoup en peu de mots, ce génie pour créer des images en trois syllabes. Aujourd’hui encore, je trouve qu’il y a des phrases dans ce roman qui gardent une force incroyable sans faire montre d’aucune forme de véhémence (bien au contraire).

Le roman était un concentré de nostalgie, d’humanité, de respect et d’humour. La bande dessinée parvient à en reproduire une bonne part et, par les choix effectués quant aux éléments mis en avant, apporte un autre éclairage que le film. Il n’est donc pas inutile.

Une belle récréation, fine et humaine. Si vous ne connaissez pas le roman, la bande dessinée en est une belle approche. Sinon, l’album est réalisé avec soin et vous procurera sa part de satisfaction (mais très fidèle, il ne vous apportera sans doute pas grand chose de neuf par rapport au roman).

Nom série  Murderabilia  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Houlà que c’est glauque !

Toute la force de l’album réside dans l’antinomie qui oppose un trait et une narration innocentes d’aspect à un thème glauque et sordide. En effet, quand on regarde distraitement le dessin d’Alvaro Ortiz, on se croirait presque dans un album de Guy Delisle ou –mieux encore- de Michel Rabagliati. Et cette sensation est encore accentuée par la narration très « roman graphique d’un quotidien sans intérêt » employée par l’auteur, n’hésitant à directement faire dialoguer son personnage central avec nous, lecteurs. Le gars en question vend des chats, a une histoire d’amour avec la gérante d’un motel, devient copain avec un type un peu bizarre, rêve d’écrire un roman qui le rendra célèbre mais dégage surtout une image de jeune mou glandouilleur. Rien de bien dangereux de prime abord.

Le récit en lui-même est des plus sordides puisqu’il sera question de chats qui mangent des cadavres, de tueurs en série, de carnages inexpliqués, de collections malsaines… Vraiment glauque en soi mais tout cela passe comme une lettre à la poste grâce au ton employé.

A titre personnel, à cause de plusieurs moments creux à mes yeux, je n’aurais pas conseillé l’achat s’il n’y avait eu un final franchement plaisant. Mais grâce à celui-ci et à l’originalité de l’approche du thème développé, j’opte finalement pour un 3/5 avec achat conseillé.

Nom série  Silas Corey  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après lecture des deux premiers cycles, je trouve que cette série offre des scénarios riches mais compréhensibles pourvu qu’on soit un tant soit peu attentif. Honnêtement, dans le genre « espionnage », j’ai déjà lu bien plus tarabiscoté ! L’équilibre entre scènes d’action et explications est pour ainsi dire parfait et m’aura permis de ne jamais me sentir largué même dans les moments les plus brumeux (si je puis m’exprimer ainsi).

Outre ses scénarios donc complexes mais pas trop, Fabien Nury a su créer une galerie de personnages très intéressante. Les seconds rôles ont beaucoup d’importance même si Silas Corey demeure le maître des lieux. C’est une richesse supplémentaire pour cette série.

Enfin, il y a le dessin de Pierre Alary, qui apporte à la série une griffe bien typée. C’est net et tranchant, très lisible, caricatural sans jamais être grotesque, expressif sans devoir en faire des tonnes, dynamique sans jamais devenir confus. En fait, c’est tout simplement très bon.

Très certainement à lire et même à posséder si vous aimez les récits d’espionnage pas trop complexes (mais pas simplistes non plus).

Nom série  Le Chant des Runes  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Déconcertant, le final de ce premier tome !

Pourtant, tout démarre classiquement et j’étais heureux de retrouver Sylvain Runberg dans un genre que j’affectionne et qu’il maîtrise bien : le polar nordique. Mais point d’adaptation ici (contrairement à Millenium ou Trahie), le récit proposé est issu de sa propre imagination.

Des bases ultra-classiques, avec une femme flic de caractère et un archéologue bourru, une puis deux disparitions des plus inquiétantes, de mystérieuses runes écrites en lettre de sang servent de support à un récit que l’on aurait pu penser de genre… Puis tout bascule en fin de ce premier tome pour verser dans le fantastique légendaire (avec trolls et gobelins). Déroutant, et du coup, je ne sais sur quel pied danser. J’ai bien aimé ce premier tome, il se lit bien, est accrocheur à plus d’un titre (bonne maîtrise des personnages, du narratif, du suspense) et bien illustré… mais j’ai peur que cela ne bascule dans le grotesque.

Franchement bien jusqu’à présent, je n’ose paradoxalement pas vous en conseiller l’achat avant de savoir si, à mes yeux, l’auteur sera parvenu à négocier le délicat virage qui nous entraînera dans un univers de légendes nordiques à la poursuite d’un tueur en série pas comme les autres.

Nom série  Cognac  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
5 séries se déroulant dans l’univers du vin sur ces 5 dernières années, deux de ces séries sont encore en cours. Et pourtant, Corbeyran semble bien décidé à continuer à exploiter le filon. Qui l’en blâmera puisque le public lui demeure fidèle.

Et donc voici… Cognac. Vous me direz qu’il ne s’agit pas de vin. Je vous répondrai que le vin est un ingrédient indispensable à la fabrication du cognac, donc ne tournez pas autour du pot ! Si demain, Corbeyran nous pond une série sur le bœuf bourguignon, son scénario s’intéressera une fois encore au pinard. Grand bien lui fasse et comme déjà dit, si le public est demandeur, le scénariste serait bien idiot de changer une formule qui marche.

A propos de formule qui marche, dois-je vous décrire le personnage principal ? Aller, un petit quizz pour rigoler :
- Homme ou femme ?
- Jeune et jolie ou vieille moche ?
- Déterminée du genre femme à poigne ou indécise voire hésitante ?
- Qui retourne sur les terres de son enfance ou qui découvre de nouveaux paysages ?

Vous l’aurez compris, de ce côté-là, le scénariste ne se renouvelle pas non plus. Mais bon, tant que ça marche… Et comme d’habitude, le scénario tiendra grâce à une intrigue policière qui replonge l’héroïne dans son enfance… Bon là, le coup du « c’est ma meilleure amie d’enfance, elle est morte lors d’un crime sordide et je n’étais pas au courant ! WTF !! » n’est pas des plus crédibles, mais qu’importe ! Tant que le public suit…

Côté dessin, le style choisi est un peu moins léché que dans les autres séries du genre, avec un côté très tranché dans les couleurs qui lui apporte une touche à la comics. Cela déroute un peu au début mais je m’y suis vite habitué car Luc Brahy n’est pas un novice et sait réaliser des planches très lisibles et bien équilibrées.

Non, personnellement, c’est le fait d’avoir le sentiment de toujours lire la même histoire dans le même théâtre avec le même type de personnages qui est la source de mon ennui. Bof donc pour moi mais si vous êtes un amateur du genre, cela ne devrait pas vous déplaire.

Nom série  On n'est pas là pour réussir  posté le 22/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce livre est une imposture ! Une œuvre de science-fiction ou à la limite un récit historique… mais en aucun cas, cela ne m’a fait rire… Enfin, si, mais j’y viendrai plus tard.

D’où me vient ce juste courroux ? Non pas de Guyane mais d’Angoulême où, profitant du festival et de la perspective d’une dédicace, je me suis procuré ledit livre. Permettez-moi de resituer le contexte :

Nous sommes samedi et je suis dans la bulle des petits éditeurs. Devant le stand de La Cafetière, où il n’y a pas un chat, je m’arrête, traîne et farfouille puis vois de mes petits yeux doux que Fabcaro a une séance de dédicace de prévue quelques 20 minutes plus tard. Devant cette opportunité, mon cœur saute de joie (mais pas trop haut quand même rapport aux nombreux alcools ingurgités la veille dans le gîte avec les copains), j’achète donc « On n’est pas là pour réussir » et attends gentiment en compagnie d’un (et un seul) autre amateur l’arrivée de l’auteur. Pour patienter et parce que je suis un asocial total, j’opte pour la lecture du petit album acquis plutôt que pour la conversation avec des inconnus. Et que constate-je ? Que l’auteur s’y moque allègrement de lui-même, se représentant en festival lors de séances de dédicace au succès contestable (en clair, il n’a jamais un chat devant lui). Oui, mais voilà, les minutes passent et la situation est inversée par rapport à celle représentée dans ce livre puisqu’au lieu d’un auteur poireautant devant un stand vide de lecteurs, ce sont deux lecteurs qui poireautent devant la chaise vide de l’auteur. L’explication nous sera donnée alors que la séance de dédicace aurait dû débuter depuis une bonne demi-heure : Fabcaro dédicace son dernier album 8 mètres plus loin. Et la file qu’il a devant lui non seulement prouve son succès mais aussi l’incite à oublier la séance de dédicace prévue au stand de La Cafetière pour rester chez 6 pieds sous Terre… Atterré je suis de même…

Bon, sérieusement, je ne lui en veux pas mais on est loin de l’image dégagée par l’album dont il est question. Car, aujourd’hui, Fabcaro a du succès !

Ceci dit, ce petit album, historiquement autobiographique, est bien amusant. En quatre cases et sans s’encombrer de fioritures, l’auteur s’y croque avec autodérision et tendresse. Tout n’est pas du même niveau mais certains gags m’ont franchement fait marrer.

Très certainement à lire si vous ne connaissez pas cet auteur.
A acheter si vous aimez ce genre d’humour nombriliste mais plein d’autodérision.
Evitez juste de chercher à vous le faire dédicacer…

Nom série  Le Sculpteur  posté le 22/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du point de vue des techniques narratives employées, cet album est un chef-d’œuvre. C’est tout simplement parfait à mes yeux. L’équilibre entre texte et dessin, l’emploi du noir et blanc, du trait net ou estompé en fonction de l’objet que l’auteur veut mettre en avant, le découpage… c’est vraiment du très beau travail.

Au niveau du scénario, je suis moins enthousiaste. Non que je ne l’ai pas trouvé plaisant mais cette revisite du mythe de Faust me pose quand même problème sur quelques petits détails. Tout d’abord, en voyant les sculptures réalisées par le personnage central grâce à son don, je me demande vraiment où se situe son génie. Et comme je trouve que ce qu’il fait est en règle générale soit moche soit quelconque, j’ai du mal à m’enticher du personnage.

Ensuite, il y a un aspect très Marie-mère-de-Dieu, très chrétien dans ce récit qui m’incite à sourire en coin (mais c’est mon côté anticlérical qui ressort).

Enfin, sur un aussi gros volume, et même s’il se lit très bien la plupart du temps, je ne peux pas dire que j’ai toujours été passionné. Certains passages me sont apparus sans réel intérêt et d’autres étaient à mes yeux inutilement tirés en longueur.

Je conseille très certainement la lecture car l’album est plutôt plaisant à lire et techniquement très bien réalisé. Je n’y vois cependant pas un chef-d’œuvre et le manque d’empathie ressentie pour les personnages durant ma lecture m’empêche d’accorder plus que 3/5 à ce récit.

Nom série  Le Maître des crocodiles  posté le 22/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le début du récit est très fort. Stéphane Piatzszek y aborde quelques thèmes porteurs qui me semblaient garantir une lecture à la fois emplie de suspense et source de questionnement.

Malheureusement, après ce très bon début, le récit vire vers un thème plus classique. Les auteurs nous offrent en définitive une histoire de vengeance additionnée d’une bonne louche de fantastique. En soi, ce n’est pas mauvais, d’autant plus que le dessin de Jean-Denis Pendanx est excellent (et quelle mise en couleur !) mais je ne peux m’empêcher d’être déçu face aux promesses diffusées par l’ouverture du récit. Ce positionnement de l’homme au sein de la nature, son rôle, son devoir d’humilité : tout cela s’efface trop au fil du récit. Le personnage central en perd une bonne part de son intérêt. Les seconds rôles deviennent trop manichéens, trop simplistes.

Pourtant, la narration est bonne, les planches sont bien équilibrées, laissant la part belle au dessin tout en nous offrant des dialogues spontanés, naturels. Mais, voilà, avec un pareil pitch, j’espérais une œuvre plus ambitieuse d’un point de vue philosophique, plus profonde au niveau de la psyché des personnages, plus propice à un questionnement chez le lecteur.

Et puis la dimension fantastique m’est apparue de trop, comme inutile.

En définitive, je me retrouve avec un avis mi-figue mi-raisin pour une œuvre techniquement réussie, superbement illustrée mais dans laquelle les auteurs ont fait des choix qui ne cadrent pas avec mes attentes nées d’un début riche en questionnement.

Nom série  Histoire de poireaux, de vélos, d'amour et autres phénomènes...  posté le 16/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Agréable surprise que ce roman graphique jeunesse (nouvelle catégorie que je viens de créer là pour l’occasion).

Le récit nous propose de suivre les « aventures » d’un jeune fils de maraîchers lors d’un jour de marché. Récit simple et qui sent le vécu, il est illuminé par une galerie de personnages hauts en couleur et dégage un esprit de camaraderie des plus agréables.

Bien sûr, notre jeune maraîcher aura un amour secret. Bien sûr un rival viendra compliquer les choses. Bien sûr, le meilleur ami apportera une touche plus humoristique au récit. Bien sûr, les adultes sont bienveillants et même les plus effrayants se révèleront finalement des plus fréquentables. Le récit baigne donc dans un océan de gentillesse et d’insouciance et cette naïveté ne pourra sans doute pas satisfaire tous les lecteurs. Pour ma part, je trouve qu’un récit de ce genre m’aère le cerveau sans que j’aie le sentiment de m’abrutir.

Et puis il y a ce dessin, bien rond, bien expressif, bien mis en valeur par une colorisation « vive-mais-pas-trop », par ce découpage qui n’hésite pas à lui laisser de l’espace, par des cadrages variés et, à l’occasion, originaux.

Ce n’est certainement pas un récit extraordinaire mais dans son genre, il remplit pleinement son contrat. Seul reproche : s’il aborde beaucoup de sujets, il n’en approfondit réellement aucun. On reste à la surface des choses, dans la légèreté et l’insouciance. C’était le but mais à mes yeux d’adulte, c’est sans doute là que se niche le petit manque qui m’empêche d’accorder plus de 3 étoiles à l’album.

A lire !

Nom série  Passe-passe  posté le 16/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sous ses airs légers et poétiques, cet album totalement muet aborde joliment le thème du deuil.

Destiné aux jeunes lecteurs, il fait montre d’inventivité et de fraîcheur. Je me suis aisément laissé embarquer, ne voyant dans un premier temps qu’un récit, certes joli, mais aiguisant principalement le sens de l’observation. En effet, au fil des pages, un papillon hérite des couleurs d’une gentille mamie sous le regard étonné d’un jeune enfant. Quand en hérite-t-il ? Qu'est-ce qui change chez ce papillon ? Et chez la mamie ? Il y a là de quoi motiver le jeune lecteur à faire montre d'attention tout en aiguisant sa curiosité.

C’était sympa et léger… sauf qu’au final, on saisit pleinement les intentions des auteurs et l’effacement de la mamie prend un tout autre sens. Le récit en devient touchant mais sans perdre de sa légèreté ni de sa poésie. Le deuil est ainsi abordé d'une manière poétique et naturelle à la fois.

Le style de dessin, très rond, vif et expressif ainsi qu’une colorisation chaude sont d’autres beaux atouts de cet album.

A découvrir !

Nom série  Suite Française  posté le 07/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’origine, Suite française est un roman d’Irène Némirovsky. Ecrit durant les deux premières années de la seconde guerre mondiale, il survivra miraculeusement à son auteure, décédée quant à elle à Auschwitz dès l’été 1942, pour être publié finalement en 2004. Son auteure est à ce jour la seule à avoir reçu le prix Renaudot à titre posthume.

Ce roman se présente sous la forme d’un diptyque (et aurait connu une suite sans la mort tragique d’Irène Némirovsky) et le présent album nous en propose le premier volet. A l’heure actuelle, je ne sais pas si Emmanuel Moynot compte en adapter le second volet mais je trouverais malheureux que ce ne soit pas le cas.

De fait, ce premier volet, Tempête en Juin, m’a énormément plu tant par sa forme que par son fond. Irène Némirovsky n’en était pas à son premier roman et cela se sent à plusieurs niveaux.

Le récit est très bien structuré, le découpage est bien pensé et le passage d’un centre d’intérêt à un autre relance constamment l’intrigue. Des recoupements apparaissent en seconde partie du récit, qui nous permettent de mieux cerner les intentions de l’auteure.

La galerie de personnages est bien pensée : en majorité des bourgeois ordinaires, totalement déconnectés de la réalité pour certains, réactifs pour d’autres, lâches ou dignes en fonction des circonstances, admirables ou détestables selon les cas. Cette galerie permet de créer un récit-chorale sans redondance, où chaque personnage trouve sa place et son importance.

Le ton employé, enfin, permet à l’auteure de nous plonger dans une réalité de terrain. Ici, la mort peut atteindre n’importe lequel de ces personnages au coin d’une rue, alors que tous tentent d’oublier cette réalité de la guerre. Cette particularité (contrairement à bien d’autres récits du même genre dans lesquels on devine aisément quel héros l’on va suivre jusqu’au terme de la guerre) m’a tenu dans un état de tension dramatique sans que je sombre dans la noirceur absolue : les événements décrits sont juste parfois absurdes… à l’image de la guerre.

L’adaptation en image de Moynot est d’une belle qualité. L’auteur recoure intelligemment à la présentation des personnages via une galerie proposée en début d’album (bien pratique pour s’y retrouver au début tant les personnages sont nombreux et les liens entre eux pas toujours évidents à mémoriser). Le découpage est clair : chapitres – sous-chapitre – ces derniers scindés par famille. Cette manière de bien structurer le récit permet à un lecteur dans mon genre -qui retient très difficilement le nom des protagonistes- de ne pas s’égarer en cours de lecture.

Les personnages, enfin, sont bien typés et donc assez aisément identifiables.

En définitive, ce récit nous propose un récit-chorale prenant qui nous plonge dans le quotidien de gens ordinaires (même si majoritairement issus de milieux aisés) face des événements qui les dépassent. Ma seule réserve vient du fait qu'en l'état, cet album offre un goût prononcé d'inachevé. J'attends donc la suite avant d'éventuellement remonter ma cote.

Nom série  La Fabrique pornographique  posté le 26/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nouvelle collection des éditions Casterman, Sociorama nous propose d’analyser notre société (ou du moins certains de ses aspects) via des bandes dessinées en petit format et en noir et blanc.

Première œuvre lue dans cette collection, La Fabrique pornographique m'a permis d’entrer dans l’univers du porno (wouhouuu). En s’appuyant sur une enquête de Mathieu Trachman, Lisa Mandel nous offre un récit sans langue de bois, aussi instructif qu’amusant. Et même si certains aspects plus sombres de la profession sont également présentés, c’est l’humour qui domine.

Pour nous faire pénétrer dans cet univers, Lisa Mandel exploite l’idée classique du jeune néophyte qui a encore tout à découvrir. Grâce à ce personnage, les divers aspects de la profession nous sont présentés de manière naturelle, sans que l’on ait le sentiment de lire un documentaire. La légèreté de ton et l’humour démythifient cet univers, et si les scènes sont explicites, il n’y a rien ici de réellement excitant puisqu’on détricote le processus qui permet de créer l’illusion d’un fantasme parfaitement réalisé.

Le trait de l’auteure varie en fonction des circonstances. Vif et caricatural la plupart du temps, il se fait plus soigné lorsqu’il illustre le résultat filmé. Ce procédé nous permet de distinguer la réalité de la fiction et d’ainsi renforcer l’opposition entre les circonstances de tournage (souvent à la bonne franquette et soumis à des impératifs techniques et financiers) et le résultat final à l’esthétique explicite. Ben oui, pour filmer une double pénétration sans qu’une jambe ne vienne ruiner notre angle de vue, il vaut mieux, parfois, pour les acteurs, faire montre de souplesse et d’ingéniosité.

Rien ne nous est caché et le dessin en choquera plus d’un. En même temps, le sujet de l’album ne prête pas vraiment à équivoque… pas plus que la couverture de celui-ci.

J'ai dévoré ce récit, tant je l'ai trouvé vivant et instructif, explicite sans tomber dans de la vulgarité gratuite et étonnant à plus d'une occasion (le coup des cascadeurs m'a franchement ébahi). Je n'hésiterai donc pas à découvrir d'autres œuvres de cette collection et je ne peux que vous inviter à découvrir celle-ci, franchement sympathique.

Nom série  Le Club des prédateurs  posté le 26/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Classique de qualité.

L’intrigue de ce récit, son cadre victorien, ses personnages principaux et la manière dont le suspense est gérer : tout sent bon le thriller de genre, sans réelle surprise mais soigné.

Le titre suffit à lui-même pour vous donner un aperçu de l’intrigue.

Le cadre ? Londres en 1865, théâtre prisé s’il en est, qui permet aux auteurs de construire leur récit sur l’opposition des classes sociales et offre des décors glauques ou séduisants en fonction des circonstances.

Les personnages principaux sont directement identifiés tant ils répondent à des stéréotypes du genre. Une pauvre petite fille riche d’un côté, un ramoneur voleur, pauvre mais débrouillard de l’autre, voici pour les deux principaux. Les rôles secondaires, du père aristocrate imbu de son rang à la gentille orpheline en charge de jeunes enfants exploités, ne surprennent pas. Comme il s’agit d’un diptyque, ces caractères prévisibles sont un atout puisqu’ils nous permettent de directement nous concentrer sur l’intrigue.

La manière dont le suspense est géré est sans doute le point fort du récit. On plonge progressivement dans l’horreur et, même si les lecteurs les plus perspicaces devineront rapidement certains des aspects les plus repoussants de cette histoire, il n’empêche que l’on a toujours envie d’en savoir plus.

La fin de cette première partie se termine sur une image choc qui, bien entendu, nous donne envie de découvrir le second versant de ce récit.

Enfin, le dessin, soigné et bien typé, très lisible, dynamique au besoin, ne néglige ni les décors (dans lesquels on sent régulièrement une volonté d’authenticité) ni les expressions de visage.

En clair : ce premier tome est tout ce qu’il y a de plus agréable. Sans grosse surprise mais le lecteur obtiendra ce à quoi il s’attend. Et si vous êtes fan de ce genre d’univers, il n’y a aucune raison de vous en priver.

Nom série  Ovalon  posté le 11/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ovalon est une série destinée aux jeunes adolescents. Elle associe un univers magique aux influences celtes de type Harry Potter ou Merlin l’Enchanteur au… rugby dont elle se propose de nous faire (re)découvrir les origines d’une manière fantaisiste mais non dénuée de fondements historiques.

Le mélange peut paraître étrange mais le public ciblé devrait y trouver son bonheur. En effet, le récit, très dynamique, propose une trame qui a déjà fait ses preuves :
- 5 jeunes adolescents en guise de héros : deux frères risque-tout, une fille au caractère bien trempé mais plus tempérée, un cousin raisonnable mais courageux en guise de meneur auquel s’identifier et, enfin, le petit gros peureux et maladroit, inévitable cinquième roue du carrosse ;
- Une forêt interdite dans laquelle nos jeunes intrépides vont bien entendu s’aventurer ;
- Un jeu de soule revisité puisque pratiqué par des elfes, des gobelins, des trolls, des magiciens et auxquels nos petits amis vont être amenés à se confronter.

En fin d’album, un dossier consacré au rugby permet au jeune lecteur de retrouver dans ce récit fantastique les quelques éléments historiques plus ou moins bien cachés.

Ce n’est pas un récit révolutionnaire mais la manière dont il associe rugby et univers magique le sort de l’ordinaire. J’espère que la série trouvera son public car, tant au niveau du scénario que du dessin, le travail est soigné et le dynamisme qui se dégage de ce récit a de quoi séduire. Seul bémol : l'album se lit très vite, même pour un enfant.

Nom série  Vive la marée !  posté le 11/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans mon avis sur « La Marie en plastique », je déclarais –je cite- : « sans doute la série la plus mal dessinée à mes yeux mais méritant quand même un « franchement bien » enthousiaste ». Et bien, permettez-moi de vous faire un aveu : je suis un gros con !

Parce que, en fait, après lecture de ce « Vive la marée », je vous avouerai, quitte à passer pour un illuminé cette fois, que je suis devenu fan de David Prudhomme ! Ce type est un artiste es-découpage et, n’ayons pas peur des mots, un génie es-cadrages !

Et dire que je ne m’en étais pas rendu compte lors de ma lecture précédente… Honte sur moi ! Non mais sérieusement, regardez cette scène de voitures en enfilade durant laquelle on change de véhicule sans jamais perdre de vue les différents protagonistes ! Admirez les cadrages imaginaires de cette gamine sur la plage ! Deux exemples parmi d’autres. Fan, je suis devenu fan !!!

Mais, après ce mea culpa, quid du récit ?

Rabaté et Prudhomme nous proposent de passer une journée à la plage. Le récit saute constamment d’un personnage à un autre sans réel fil conducteur sinon que tous sont réunis dans la même station balnéaire aux allures normandes et familiales. Le récit est sautillant, plaisant (sans être hilarant comme pouvait l’être « la Marie en plastique »), fin (regardez donc le menu du restaurant 4,3,2,1 dans un coin d’une case – cherchez dans une autre les deux cyclistes croisés plus tôt alors qu’ils sont en mer), nostalgique (surtout pour quelqu’un qui, comme moi, a passé presque la totalité de ses vacances sur ce genre de plage familiale). Les personnages sont, pour la plupart, des beauf, des gens ordinaires, des râleurs par vocations. C'est vous et moi vus sous un angle gentiment ironique par un regard fin et tendre. Les dialogues offrent quelques magnifiques échanges dans lesquels le génie et la bêtise peuvent habiter la même phrase (« c’est dommage que la réalité ne soit pas tactile »). C’est doux, c’est frais, c’est tendre, c’est simple, c’est humain… et du coup, parfois, c’est très con.

Donc voilà : Vive la marée est un très bel album, David Prudhomme est un dessinateur atypique autant que talentueux, Rabaté demeure un conteur d’exception et ce livre va, je pense, occuper une place de choix dans mon cœur et ma bibliothèque.

Nom série  L'Île des Justes  posté le 11/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je serai moins enthousiaste que les précédents lecteurs.

Si cet album se lit bien, si le sujet abordé est intéressant, à titre personnel, j’ai quand même eu le sentiment de lire un récit gentiment romancé reprenant quelques clichés du genre, édulcoré à l’occasion et appuyant férocement sur le pathos dans sa scène finale.

Le dessin est soigné. Les personnages sont bien typés et expressifs. Les décors sont bien présents. L’ensemble est très lisible et plaira à un large public (dont je fais partie).

Non, ce qui m’aura vraiment dérangé (pour ne pas accorder plus qu’un 3/5 qui est quand même une cote très honorable), c’est le côté naïf et édulcoré (les personnages ‘disparaissent’, ils ne meurent pas – le résultat est le même me direz-vous, mais l’impact à mes yeux est bien plus doux) et le pathos appuyé du final (avec cette scène déjà mille fois vue du vieillard revenant sur les lieux du drame vécu dans son enfance et cette suggestion d’une histoire d’amour plus qu’improbable à mes yeux).

Nom série  Paul à la pêche  posté le 11/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bel album de Paul. On retrouve les caractéristiques habituelles des albums de Michel Rabagliati : un rythme lent pour relater des événements du quotidien. Au début, je dois bien avouer ne pas avoir été passionné par le récit mais celui-ci bascule dans sa seconde partie vers un sujet plus touchant, moins anecdotique.

Dessin et découpage sont toujours aussi bien pensés pour maximiser la lisibilité de l’histoire. L’humour est présent par petites touches bonhommes. L’amitié et le respect d’autrui sont des valeurs omniprésentes. Finalement, à travers ces récits mettant en scène Paul, Michel Rabagliati nous dresse un portrait simple et sympathique, rustique et authentique du Québec et de ses habitants.

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