Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 2259 avis et 526 séries (Note moyenne: 2.96)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Mettez des mots sur votre colère  posté le 04/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’attendais à un récit principalement historique traitant du travail des enfants dans l’Amérique de la révolution industrielle et je me suis retrouvé face au portrait d’un homme.

Et je suis loin d’être déçu tant ce portrait m’aura accroché par sa grande humanité. Le personnage est tiraillé dans ses contradictions, empli de bonnes intentions et de mauvaises actions. Un très beau portrait !

Par ailleurs, la dimension historique n’est pas oubliée puisque ce portrait, fictif, use du travail, bien réel celui-là, réalisé par un photographe au début du XXème siècle. Cette toile de fond nourrit le récit sans en constituer le thème principal. C’est un choix audacieux tant ce sujet très fort aurait pu suffire pour écrire un récit. Opter pour une voie détournée est donc très culotté à mes yeux et la preuve que Marc Malès aime surprendre et se mettre en danger.

Au niveau du visuel, hormis le fait que les personnages féminins ont tendance à se ressembler, c’est un travail impressionnant qui nous est proposé. Tout d’abord, le format à l’italienne nous sort de nos habitudes. De plus, cette horizontalité favorise les plans larges et donc apporte une dimension cinématographique au visuel. Ensuite, la colorisation sépia est en parfait accord avec le thème. Enfin, le trait de Marc Malès, très fin, permet à ce dernier de détailler ses décors sans jamais perdre de sa lisibilité.

Un album réussi à plus d’un niveau, donc. A lire !

Nom série  Ma Vie en l'air  posté le 04/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album m’a fort marqué mais je pense sincèrement que ce ne sera pas le cas pour tout le monde et que beaucoup de lecteurs risquent d’être désarçonnés par cet âpre récit.

Les auteurs nous proposent de suivre le parcours d’une jeune fille qui va se réfugier dans la folie pour fuir une réalité sinistre à souhait. C’est extrêmement sombre et tortueux mais rarement un récit aura réussi à me faire partager pareille plongée ! Et si, au début, j’ai eu quelques peines à entrer dans l’album, au fil des planches, celui-ci est réellement devenu passionnant (et touchant) à mes yeux.

Côté dessin, je ne suis pas un grand fan du trait de Didier Tronchet car je le trouve souvent « sale », trop gras, trop poussé dans son aspect caricatural. Mais, dans le cas présent, je trouve que ce style convient bien à la thématique et permet d’exprimer certains aspects du déséquilibre mental des personnages sans devoir rechercher de grands effets.

Nom série  La Voie des Chevriers  posté le 24/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bravo !
Bravo et merci !

Bravo d’abord à Cécile et à Nico pour avoir réussi, à force de volonté, de travail, de ténacité, de débrouillardise et de bien d’autres traits de caractère, à donner vie à leur modeste rêve.

Élever des chèvres et en vivre. Qui penserait que, de nos jours, cela soit si difficile d’y parvenir ? Entre le manque de confiance des banques et les diverses contraintes administratives ou d’hygiène imposées par les autorités nationales, fédérales locales ou autres, c’est à un véritable parcours d’obstacles que nous sommes conviés.

Par ailleurs, nos deux éleveurs ne se déparent jamais de leurs propres convictions, optant résolument pour le local, le rustique, le sain, le naturel… tout sauf une démarche simplement mercantile en somme. Et là, mon questionnement de départ s’inverse : qui penserait que, de nos jours, il soit encore possible de survivre financièrement de l’élevage de chèvres sans faire de compromis ? La réponse nous est offerte en image ici, dans toute sa précarité malgré la force de travail et la passion affichée par le couple.

Merci ensuite à Samuel Figuière pour m’avoir relaté cette aventure du quotidien avec un très grand talent. Ce récit est très instructif mais jamais, au grand jamais, je n’ai eu l’impression de lire un documentaire ! Que du contraire, c’est incroyablement vivant et humain. En tournant ces pages, je me suis souvent dit que l’auteur était le résultat fusionné de Nicoby et de Davodeau (ben oui, rien que ça). Un trait simple, vif et sympathique, bien mis en valeur par une colorisation pleine de fraîcheur, au service d’une narration dans laquelle l’humain est toujours mis en avant sans jamais occulter pour autant le caractère instructif du récit. Les décors sentent l’authenticité, qu’il s’agisse de bâtiments ou de vue sur une ville (comme cette vue sur Nyons reconnaissable sans équivoque et sans qu’il soit nécessaire de préciser le nom par un texte quelconque) : ce trait n’a l’air de rien mais il est fichtrement efficace !

Et puis, derrière l’image d’Epinal du retour à la nature, de la vie au grand air, de la passion devenue profession, l’auteur et nos éleveurs n’hésitent pas à aborder des sujets plus graves, comme la nécessité de l’abattage et les conditions dans lesquelles celui-ci est réalisé. Derrière la façade très simple, très humaine se cachent donc des problèmes de société bien plus graves (l’abattage en est un, le puçage en est un autre) qui incitent le lecteur à la réflexion.

Enfin, il y a des passages un peu fourre-tout mais amusants qui nous en apprennent plus sur l’origine d’une race animale ou sur celle d’un signe zodiacal.

Non, franchement ! Je l’ai pris, je l’ai entamé et je n’ai plus eu envie de le lâcher avant d’en avoir tourné la dernière page.

Nom série  Snegurochka  posté le 17/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Snegurochka est une fiction construite autour de réalités historiques. Le début, très énigmatique, lui confère une aura de mystère qui intriguera plus d’un lecteur (moi-même, j’ai cru un moment avoir affaire à un récit fantastique sur lequel aurait plané l’ombre de Dracula… Ne me demandez pas pourquoi, je ne saurais vous répondre). Puis, progressivement, les éléments se mettent en place.

On a dès lors droit à une sorte de huis clos dans lequel les personnages se dévoilent peu à peu. Le mystère est soigneusement entretenu grâce à la recherche constante d’un objet dont on ignore tout.

Je dois bien avouer que j’ai été pris par ce récit, même s’il aboutit finalement sur un sujet déjà souvent exploité. L’aura de mystère qui entoure son introduction et la manière dont l’auteur dévoile peu à peu ses personnages sont assez accrocheurs. Le dessin (de style manga réaliste) est agréable à l’œil et plutôt soigné dans son ensemble (voire même d’une grande finesse à quelques occasions, surtout au niveau des vêtements). La dimension historique est bien exploitée même si pour les besoins du récit, la part romancée est conséquente.

Un bon manga, en somme. Pas révolutionnaire (uh uh humour… mais vous comprendrez mieux après l’avoir lu) mais suffisamment intriguant pour que je n’interrompe pas ma lecture en cours de route.

Nom série  Le Mystère du Monde Quantique  posté le 17/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Audacieux projet que celui de nous permettre (et quand je dis « nous », je pense à tout un chacun) de comprendre en quoi consiste exactement la quantique. Mathématique et physique sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit lorsque l’on me parle de ce domaine. La théorie des mondes parallèles me semblait y être également associée, sans savoir à quel niveau. J’aurais cependant bien été incapable de vous décrire exactement en quoi consistait l’étude du monde quantique.

Grave problème : après lecture de cet album, j’en suis toujours fondamentalement incapable. Pourtant, j’ai le sentiment d’être aujourd’hui un peu moins con (et paradoxalement d’être aussi beaucoup plus con que je ne le pensais vis-à-vis de ces mathématiciens de pointe). L’exercice de vulgarisation n’est donc pas totalement raté mais pas pleinement réussi non plus.

Le dessin résolument expressif et bonhomme permet une entrée en matière facile tandis que la construction du récit nous introduit dans cet univers d’une manière ludique et énigmatique à la fois. Au travers d’un scénario résolument onirique, les auteurs nous permettent de croiser les principaux physiciens reconnus en la matière. La plongée en la-dite matière se fait progressivement en suivant son évolution au travers du temps.

Il sera bien entendu question du chat de Schrödinger… et je pense cette fois avoir un peu mieux saisi le concept. La constance de Planck sera expliquée elle aussi, et c’est ma fois assez étonnant comme concept ! Mon cartésianisme et mes limites intellectuelles se heurteront toutefois à quelques paliers infranchissables pour mes pauvres neurones, et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas réussi à toujours suivre les cogitations théoriques de nos génies (honte sur moi).

En définitive, je peux dire que cet album m’a permis d’en apprendre et (surtout) d’en comprendre un peu plus sur la physique quantique. Aurait-ce été le cas si le sujet ne m’avait pas intéressé a priori d’une part et si je n’avais pas été un peu matheux (car comptable de formation) d’autre part ? Je n’en suis pas sûr. C’est pourquoi, si je vous en conseille la lecture, je n’oserais en conseiller l’achat qu’aux lecteurs vraiment intéressés par ce domaine sans en réellement maîtriser les bases. Pour les autres, et bien soit ce qui est dit risque de trop rapidement vous saouler pour que vous fassiez l’effort de compréhension nécessaire à ces concepts (qui demeurent tout de même très théoriques), soit vous avez déjà un niveau suffisant pour vous passer de cette vulgarisation en bd.

… N’hésitez quand même pas à y jeter un œil, ne fusse que parce qu’oser aborder ce type de sujet dans un œuvre destinée à un public non spécialisé démontre d’une audace réjouissante.

Nom série  Le Grand Méchant Renard  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis ressemblera aux précédents : ce Grand Méchant Renard est des plus amusants.

Le ton est très « Tex Avery » avec un renard attachant en gentil méchant qui s’en prend plein la tronche. Les rebondissements sont multiples et souvent originaux. J’ai le sentiment que l’auteur prenait plaisir à se mettre en danger dans le sens où, souvent, il trouve une solution au problème rencontré par le renard mais se plait à rebondir sur cette solution pour créer de nouveaux problèmes.

Le ton est moderne et direct.

Le dessin, lui aussi, va à l’essentiel mais dispose de toute l’expressivité et de tout le dynamisme nécessaires pour parfaitement coller au propos.

Enfin, j’ai aussi apprécié les dernières planches de l’album qui, à raison d’une case muette par planche, permettent de quitter en douceur et avec tendresse cet attachant renard et sa progéniture de substitution.

Un très bel album, drôle avant tout, mais tendre également.

Nom série  California dreamin'  posté le 25/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
>>Spooky avait écrit:
>>Claire Brétécher. Kaoru Mori. Isabelle Dethan. Annie Goetzinger...
>>
>>Pénélope Bagieu. Non je déconne pour cette dernière.

>>>>Mac Arthur avait écrit:
Rigole mais si ça se trouve, ce sera la première de ta liste à être nommée.

C’était au moment où la liste des nommés pour le Grand Prix d’Angoulême avait été dévoilée et que la polémique concernant l’absence d’auteure dans cette liste faisait rage. J’avais demandé à Spooky de me citer des auteures qu’il aurait vues dans cette liste. Et le nom de Pénélope Bagieu était sorti sous forme de boutade…

Aujourd’hui Mac Arthur persiste, signe et surenchérit. Pénélope Bagieu pourrait bien être la première femme à se voir décerner ce fameux Grand Prix. Parce que si elle parvient à aligner quelques albums de la trempe de ce California dreamin’, sa place au panthéon de la bd serait méritée !

Pourquoi ?

Parce que, avec cet album, Pénélope Bagieu parvient à apporter un certain renouveau au genre biographique. Son ton léger et désinvolte, la fluidité de sa narration, son trait frais et immédiat, son humour, tous ces éléments concordent pour nous offrir un récit aussi instructif qu’amusant, aussi distrayant que nostalgique. C’est simple, j’ai commencé ma lecture avec des yeux de plomb (ben oui, des pieds de plomb, dans le cas présent, ç’aurait pas été un handicap vu que je marche rarement en lisant) un peu poussé au cul par Little Miss Giggles qui m’en avait vanté la qualité… et je n’ai plus lâché l’album avant d’avoir tourné la dernière page ! Dieu que ce fut plaisant ! Suivre Ellen Cohen, alias Cass Elliot, alias Mama Cass, depuis sa plus tendre enfance jusqu’au succès rencontré au sein des The Mamas & the Papas m’aura fait aimer ce groupe sans jamais en connaître que deux ou trois chansons !

Les points forts de ce récit, outre le personnage atypique et emblématique de Mama Cass, sont incontestablement sa fraicheur de ton et son dynamisme. Alors, bien sûr la nostalgie d’une époque insouciante joue également en plein mais avec cette technique narrative… Tiens, c’est bien simple, Pénélope Bagieu écrirait une biographie de Mireille Matthieu que je serais tenté de la lire. C’est tout dire !

Ah oui, un bémol quand même : j’ai trouvé les couleurs de la couverture très moches, raison pour laquelle j’ai d’ailleurs très longtemps repoussé cette lecture. Heureusement, l’intérieur, lui est en noir et blanc.

Nom série  La Vie secrète des jeunes  posté le 25/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne vois pas ce que ça a de drôle… Non, franchement, si Riad Sattouf a un sens aigu de l’observation et a l’art d’appuyer le trait là où ça fait mal, les planches proposées dans cette série sont à mes yeux des appels du pied face à la consternante banqueroute de notre mode sociétal… et ça ne me fait absolument pas rire.

Entre la banalisation d’une sexualité sans émotions, la montée du radicalisme, l’expansion de l’analphabétisme et de l’inculture chez les jeunes, l’abandon du sens des responsabilités, je ne sais ce qui est le plus dramatique. Et je ne me vois pas rire devant ce « gag » qui semble avoir lancé la série, devant cette jeune femme racontant le plus naturellement qui soit son viol (avec circonstances aggravantes) consenti. Oui, elle vous sort là, comme ça, que son supérieur hiérarchique (pour lequel elle avait un faible) l’a emmenée à l’hôtel, lui a demandé de se déshabiller et de se mettre à quatre pattes devant lui et lui a éjaculé au visage avant de se tirer sans autre forme de procès. Qu’est-ce que ça a de drôle ? Je me le demande… Je suis juste choqué et je trouve dramatique qu’un tel comportement soit banalisé (au point que la victime en parle sans colère ni honte dans les transports en commun) et non condamné.

Car, et c’est un autre point sensible à mes yeux, Riad Sattouf ne condamne rien. Il se contente juste d’observer et de reproduire les comportements souvent absurdes et ignobles, voire dans certains cas dramatiquement dangereux de ses voisins. Il nous montre la montée du radicalisme sans la condamner (il semble même s’en amuser, comme s’il était déjà désabusé, résigné face à celle-ci). Je ne suis pas contre le fait qu’on nous mette le nez dans le caca de temps à autres (histoire de nous remettre un tant soit peu en question) mais si le but est de me faire rire, c’est pas vraiment le bon plan !

Donc voilà, je me suis retrouvé totalement hermétique face à ce genre de thématique humoristique, certainement parce qu’il s’agit d’ « histoires vraies » et non de caricatures, et que les travers et dérives de la société que Riad Sattouf expose sont trop déprimants à mes yeux pour que j’en rie.

Nom série  Match  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
OK, l’idée est très originale et le défi est relevé avec un certain talent. Match, c’est donc la représentation dessinée, points par points, coups par coups même, d’un match de tennis opposant un amateur plus très frais et un tennisman en pleine possession de ses moyens.

L’humour est omniprésent et le début du récit m’a énormément plu. Malheureusement, sur la longueur (et même si cela reste sympathique à lire) je trouve qu’il y a une certaine monotonie qui s’installe. Immanquablement, certains jeux sont très répétitifs.

Enfin, la conclusion de l’album ne m’a que moyennement convaincu. A nouveau, c’est sympa mais pas très logique avec l’image que je me fais du personnage.

Donc voilà, cet album est amusant et original mais il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre à mes yeux. A emprunter, très certainement. A posséder si vous aimez le genre burlesque muet.

Nom série  Lentement aplati par la consternation  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album vaut le coup d’œil en sa qualité d’exercice de style. Totalement muette, elle met en scène des personnages qui ne cesseront de communiquer et de penser. Ces messages et ces pensées sont représentés sous forme de dessins qui se répondent, se croisent, s’entrechoquent. Le jeu pour le lecteur consiste alors à démêler cet enchevêtrement de messages, à ne pas s’égarer dans cette structure volontairement labyrinthique, en fait à tout simplement comprendre cette histoire.

Le dessin est simplifié au maximum afin de centrer totalement l’attention du lecteur sur la structure et le langage employés. Le récit est anecdotique mais histoire de nous motiver un maximum, il sera question de tentatives de séduction et de beuverie.

Au final, j’ai trouvé le procédé amusant… à faible dose. Malheureusement, d’une part, à certains instants, j’ai décroché par manque d’intérêt de ma part. A d’autres, j’ai décroché parce que, tout simplement, je ne comprenais plus trop ce qui m’était raconté.

Le format de l’objet, enfin, a de quoi surprendre. Très grand, il permet de proposer des planches d’une dimension hors normes, ce qui est indéniablement un avantage pour cet exercice de style. L’auteur peut ainsi imbriquer un maximum de cases qui se répondent sans trop perdre de sa lisibilité.

Si vous avez l’occasion d’y jeter un œil (via une bibliothèque, par exemple), n’hésitez pas. Pour l’achat, par contre, je serais beaucoup plus réservé. Cela reste un album expérimental, une figure de style, ce n’est pas un livre sur lequel on revient pour son récit mais bien pour sa forme. A vous de voir, donc.

Nom série  Les Nuits de Saturne  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Adaptation d’un roman dont j’ignorais jusqu’à l’existence, ce récit très sombre s’est avéré être une surprise plus qu’agréable ! En fait, et après avoir parlé de la genèse du projet avec son auteur, j’ai bien envie de découvrir le roman. En effet, Pierre-Henry Gomont a eu l’intelligence d’adopter un autre point de vue sur ce récit que dans sa version originale. Du coup, je suis convaincu que la lecture du roman garde tout son intérêt… tandis que cette bande dessinée est déjà en elle-même des plus passionnantes.

Nous sommes dans un récit noir, un récit de vengeance et d’oubli, d’amitiés trahies et d’amours naissantes. Que du classique tout en ambiance ! Ambiance encore accentuée par le choix des couleurs de Pierre-Henry Gomont. C’est non seulement beau à voir (avec des belles uniformités de ton dans certains cas) mais également très opportun et vecteur d’état d’esprit.

Le découpage est fluide, les pages s’enfilent sans ennui. Les rebondissements sont présents aux bons moments tandis que des réflexions plus profondes naissent du parcours de ces différents personnages. Les personnages ! Voilà certainement le point fort du récit, avec ces êtres brisés, tiraillés entre leur envie d’un nouveau départ, leur soif de vie et leurs instincts morbides. Terriblement touchant, et terriblement sombre.

La fin, enfin, est de celles qui marquent le lecteur, tout en paradoxe : une lueur d’humanité sous une pluie de sang.

Non, franchement, j’ai bien aimé.

Nom série  La Gloire de mon Père  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu l’opportunité d’acheter le tirage de tête lors du dernier festival d’Angoulême et devant les précédents avis enthousiastes, j’avoue avoir craqué. Et j’ai craqué avec d’autant plus de facilité que la Gloire de mon Père est un des livres qui ont le plus marqué ma jeunesse.

Ceci dit, mes craintes étaient presqu’aussi élevées que mes attentes car après le roman et une adaptation au cinéma (celle d’Yves Robert) que je trouvais plutôt réussie, qu’est-ce que la bande dessinée allait bien pouvoir m’apporter ?

Tout d’abord, le style graphique utilisé est très adéquat. Ce semi-réalisme très pétillant et rond convient parfaitement à l’esprit du roman. De plus, les décors sont soignés et le fait que les visages des personnages ressemblent finalement plus à ceux tels que je les imaginais au travers du roman qu’à ceux proposés par le film n’était pas pour me déplaire. Maintenant, très objectivement, la version en noir et blanc proposée pour le tirage de tête n’est peut-être pas la plus adéquate. Il manque en effet à cette version les chaudes couleurs de la garrigue. Et, à choisir, j’opterais sans doute plus vite aujourd’hui pour l’achat de la version classique plutôt que pour cette version-ci.

En ce qui concerne l’adaptation en elle-même, les auteurs ont insisté sur certains aspects (le côté laïc de Joseph, par exemple) et moins sur d’autres (la vanité ridiculement humaine du même Joseph). Ce sont des choix immanquables lorsqu’il s’agit d’adapter un roman et, dans l’ensemble, je trouve qu’ils ont su saisir l’essentiel de celui-ci. J’ai retrouvé avec un grand plaisir le ‘sens de la phrase’ de Marcel Pagnol, cet art d’en dire beaucoup en peu de mots, ce génie pour créer des images en trois syllabes. Aujourd’hui encore, je trouve qu’il y a des phrases dans ce roman qui gardent une force incroyable sans faire montre d’aucune forme de véhémence (bien au contraire).

Le roman était un concentré de nostalgie, d’humanité, de respect et d’humour. La bande dessinée parvient à en reproduire une bonne part et, par les choix effectués quant aux éléments mis en avant, apporte un autre éclairage que le film. Il n’est donc pas inutile.

Une belle récréation, fine et humaine. Si vous ne connaissez pas le roman, la bande dessinée en est une belle approche. Sinon, l’album est réalisé avec soin et vous procurera sa part de satisfaction (mais très fidèle, il ne vous apportera sans doute pas grand chose de neuf par rapport au roman).

Nom série  Murderabilia  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Houlà que c’est glauque !

Toute la force de l’album réside dans l’antinomie qui oppose un trait et une narration innocentes d’aspect à un thème glauque et sordide. En effet, quand on regarde distraitement le dessin d’Alvaro Ortiz, on se croirait presque dans un album de Guy Delisle ou –mieux encore- de Michel Rabagliati. Et cette sensation est encore accentuée par la narration très « roman graphique d’un quotidien sans intérêt » employée par l’auteur, n’hésitant à directement faire dialoguer son personnage central avec nous, lecteurs. Le gars en question vend des chats, a une histoire d’amour avec la gérante d’un motel, devient copain avec un type un peu bizarre, rêve d’écrire un roman qui le rendra célèbre mais dégage surtout une image de jeune mou glandouilleur. Rien de bien dangereux de prime abord.

Le récit en lui-même est des plus sordides puisqu’il sera question de chats qui mangent des cadavres, de tueurs en série, de carnages inexpliqués, de collections malsaines… Vraiment glauque en soi mais tout cela passe comme une lettre à la poste grâce au ton employé.

A titre personnel, à cause de plusieurs moments creux à mes yeux, je n’aurais pas conseillé l’achat s’il n’y avait eu un final franchement plaisant. Mais grâce à celui-ci et à l’originalité de l’approche du thème développé, j’opte finalement pour un 3/5 avec achat conseillé.

Nom série  Silas Corey  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après lecture des deux premiers cycles, je trouve que cette série offre des scénarios riches mais compréhensibles pourvu qu’on soit un tant soit peu attentif. Honnêtement, dans le genre « espionnage », j’ai déjà lu bien plus tarabiscoté ! L’équilibre entre scènes d’action et explications est pour ainsi dire parfait et m’aura permis de ne jamais me sentir largué même dans les moments les plus brumeux (si je puis m’exprimer ainsi).

Outre ses scénarios donc complexes mais pas trop, Fabien Nury a su créer une galerie de personnages très intéressante. Les seconds rôles ont beaucoup d’importance même si Silas Corey demeure le maître des lieux. C’est une richesse supplémentaire pour cette série.

Enfin, il y a le dessin de Pierre Alary, qui apporte à la série une griffe bien typée. C’est net et tranchant, très lisible, caricatural sans jamais être grotesque, expressif sans devoir en faire des tonnes, dynamique sans jamais devenir confus. En fait, c’est tout simplement très bon.

Très certainement à lire et même à posséder si vous aimez les récits d’espionnage pas trop complexes (mais pas simplistes non plus).

Nom série  Le Chant des Runes  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Déconcertant, le final de ce premier tome !

Pourtant, tout démarre classiquement et j’étais heureux de retrouver Sylvain Runberg dans un genre que j’affectionne et qu’il maîtrise bien : le polar nordique. Mais point d’adaptation ici (contrairement à Millenium ou Trahie), le récit proposé est issu de sa propre imagination.

Des bases ultra-classiques, avec une femme flic de caractère et un archéologue bourru, une puis deux disparitions des plus inquiétantes, de mystérieuses runes écrites en lettre de sang servent de support à un récit que l’on aurait pu penser de genre… Puis tout bascule en fin de ce premier tome pour verser dans le fantastique légendaire (avec trolls et gobelins). Déroutant, et du coup, je ne sais sur quel pied danser. J’ai bien aimé ce premier tome, il se lit bien, est accrocheur à plus d’un titre (bonne maîtrise des personnages, du narratif, du suspense) et bien illustré… mais j’ai peur que cela ne bascule dans le grotesque.

Franchement bien jusqu’à présent, je n’ose paradoxalement pas vous en conseiller l’achat avant de savoir si, à mes yeux, l’auteur sera parvenu à négocier le délicat virage qui nous entraînera dans un univers de légendes nordiques à la poursuite d’un tueur en série pas comme les autres.

Nom série  Cognac  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
5 séries se déroulant dans l’univers du vin sur ces 5 dernières années, deux de ces séries sont encore en cours. Et pourtant, Corbeyran semble bien décidé à continuer à exploiter le filon. Qui l’en blâmera puisque le public lui demeure fidèle.

Et donc voici… Cognac. Vous me direz qu’il ne s’agit pas de vin. Je vous répondrai que le vin est un ingrédient indispensable à la fabrication du cognac, donc ne tournez pas autour du pot ! Si demain, Corbeyran nous pond une série sur le bœuf bourguignon, son scénario s’intéressera une fois encore au pinard. Grand bien lui fasse et comme déjà dit, si le public est demandeur, le scénariste serait bien idiot de changer une formule qui marche.

A propos de formule qui marche, dois-je vous décrire le personnage principal ? Aller, un petit quizz pour rigoler :
- Homme ou femme ?
- Jeune et jolie ou vieille moche ?
- Déterminée du genre femme à poigne ou indécise voire hésitante ?
- Qui retourne sur les terres de son enfance ou qui découvre de nouveaux paysages ?

Vous l’aurez compris, de ce côté-là, le scénariste ne se renouvelle pas non plus. Mais bon, tant que ça marche… Et comme d’habitude, le scénario tiendra grâce à une intrigue policière qui replonge l’héroïne dans son enfance… Bon là, le coup du « c’est ma meilleure amie d’enfance, elle est morte lors d’un crime sordide et je n’étais pas au courant ! WTF !! » n’est pas des plus crédibles, mais qu’importe ! Tant que le public suit…

Côté dessin, le style choisi est un peu moins léché que dans les autres séries du genre, avec un côté très tranché dans les couleurs qui lui apporte une touche à la comics. Cela déroute un peu au début mais je m’y suis vite habitué car Luc Brahy n’est pas un novice et sait réaliser des planches très lisibles et bien équilibrées.

Non, personnellement, c’est le fait d’avoir le sentiment de toujours lire la même histoire dans le même théâtre avec le même type de personnages qui est la source de mon ennui. Bof donc pour moi mais si vous êtes un amateur du genre, cela ne devrait pas vous déplaire.

Nom série  On n'est pas là pour réussir  posté le 22/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce livre est une imposture ! Une œuvre de science-fiction ou à la limite un récit historique… mais en aucun cas, cela ne m’a fait rire… Enfin, si, mais j’y viendrai plus tard.

D’où me vient ce juste courroux ? Non pas de Guyane mais d’Angoulême où, profitant du festival et de la perspective d’une dédicace, je me suis procuré ledit livre. Permettez-moi de resituer le contexte :

Nous sommes samedi et je suis dans la bulle des petits éditeurs. Devant le stand de La Cafetière, où il n’y a pas un chat, je m’arrête, traîne et farfouille puis vois de mes petits yeux doux que Fabcaro a une séance de dédicace de prévue quelques 20 minutes plus tard. Devant cette opportunité, mon cœur saute de joie (mais pas trop haut quand même rapport aux nombreux alcools ingurgités la veille dans le gîte avec les copains), j’achète donc « On n’est pas là pour réussir » et attends gentiment en compagnie d’un (et un seul) autre amateur l’arrivée de l’auteur. Pour patienter et parce que je suis un asocial total, j’opte pour la lecture du petit album acquis plutôt que pour la conversation avec des inconnus. Et que constate-je ? Que l’auteur s’y moque allègrement de lui-même, se représentant en festival lors de séances de dédicace au succès contestable (en clair, il n’a jamais un chat devant lui). Oui, mais voilà, les minutes passent et la situation est inversée par rapport à celle représentée dans ce livre puisqu’au lieu d’un auteur poireautant devant un stand vide de lecteurs, ce sont deux lecteurs qui poireautent devant la chaise vide de l’auteur. L’explication nous sera donnée alors que la séance de dédicace aurait dû débuter depuis une bonne demi-heure : Fabcaro dédicace son dernier album 8 mètres plus loin. Et la file qu’il a devant lui non seulement prouve son succès mais aussi l’incite à oublier la séance de dédicace prévue au stand de La Cafetière pour rester chez 6 pieds sous Terre… Atterré je suis de même…

Bon, sérieusement, je ne lui en veux pas mais on est loin de l’image dégagée par l’album dont il est question. Car, aujourd’hui, Fabcaro a du succès !

Ceci dit, ce petit album, historiquement autobiographique, est bien amusant. En quatre cases et sans s’encombrer de fioritures, l’auteur s’y croque avec autodérision et tendresse. Tout n’est pas du même niveau mais certains gags m’ont franchement fait marrer.

Très certainement à lire si vous ne connaissez pas cet auteur.
A acheter si vous aimez ce genre d’humour nombriliste mais plein d’autodérision.
Evitez juste de chercher à vous le faire dédicacer…

Nom série  Le Sculpteur  posté le 22/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du point de vue des techniques narratives employées, cet album est un chef-d’œuvre. C’est tout simplement parfait à mes yeux. L’équilibre entre texte et dessin, l’emploi du noir et blanc, du trait net ou estompé en fonction de l’objet que l’auteur veut mettre en avant, le découpage… c’est vraiment du très beau travail.

Au niveau du scénario, je suis moins enthousiaste. Non que je ne l’ai pas trouvé plaisant mais cette revisite du mythe de Faust me pose quand même problème sur quelques petits détails. Tout d’abord, en voyant les sculptures réalisées par le personnage central grâce à son don, je me demande vraiment où se situe son génie. Et comme je trouve que ce qu’il fait est en règle générale soit moche soit quelconque, j’ai du mal à m’enticher du personnage.

Ensuite, il y a un aspect très Marie-mère-de-Dieu, très chrétien dans ce récit qui m’incite à sourire en coin (mais c’est mon côté anticlérical qui ressort).

Enfin, sur un aussi gros volume, et même s’il se lit très bien la plupart du temps, je ne peux pas dire que j’ai toujours été passionné. Certains passages me sont apparus sans réel intérêt et d’autres étaient à mes yeux inutilement tirés en longueur.

Je conseille très certainement la lecture car l’album est plutôt plaisant à lire et techniquement très bien réalisé. Je n’y vois cependant pas un chef-d’œuvre et le manque d’empathie ressentie pour les personnages durant ma lecture m’empêche d’accorder plus que 3/5 à ce récit.

Nom série  Le Maître des crocodiles  posté le 22/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le début du récit est très fort. Stéphane Piatzszek y aborde quelques thèmes porteurs qui me semblaient garantir une lecture à la fois emplie de suspense et source de questionnement.

Malheureusement, après ce très bon début, le récit vire vers un thème plus classique. Les auteurs nous offrent en définitive une histoire de vengeance additionnée d’une bonne louche de fantastique. En soi, ce n’est pas mauvais, d’autant plus que le dessin de Jean-Denis Pendanx est excellent (et quelle mise en couleur !) mais je ne peux m’empêcher d’être déçu face aux promesses diffusées par l’ouverture du récit. Ce positionnement de l’homme au sein de la nature, son rôle, son devoir d’humilité : tout cela s’efface trop au fil du récit. Le personnage central en perd une bonne part de son intérêt. Les seconds rôles deviennent trop manichéens, trop simplistes.

Pourtant, la narration est bonne, les planches sont bien équilibrées, laissant la part belle au dessin tout en nous offrant des dialogues spontanés, naturels. Mais, voilà, avec un pareil pitch, j’espérais une œuvre plus ambitieuse d’un point de vue philosophique, plus profonde au niveau de la psyché des personnages, plus propice à un questionnement chez le lecteur.

Et puis la dimension fantastique m’est apparue de trop, comme inutile.

En définitive, je me retrouve avec un avis mi-figue mi-raisin pour une œuvre techniquement réussie, superbement illustrée mais dans laquelle les auteurs ont fait des choix qui ne cadrent pas avec mes attentes nées d’un début riche en questionnement.

Nom série  Histoire de poireaux, de vélos, d'amour et autres phénomènes...  posté le 16/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Agréable surprise que ce roman graphique jeunesse (nouvelle catégorie que je viens de créer là pour l’occasion).

Le récit nous propose de suivre les « aventures » d’un jeune fils de maraîchers lors d’un jour de marché. Récit simple et qui sent le vécu, il est illuminé par une galerie de personnages hauts en couleur et dégage un esprit de camaraderie des plus agréables.

Bien sûr, notre jeune maraîcher aura un amour secret. Bien sûr un rival viendra compliquer les choses. Bien sûr, le meilleur ami apportera une touche plus humoristique au récit. Bien sûr, les adultes sont bienveillants et même les plus effrayants se révèleront finalement des plus fréquentables. Le récit baigne donc dans un océan de gentillesse et d’insouciance et cette naïveté ne pourra sans doute pas satisfaire tous les lecteurs. Pour ma part, je trouve qu’un récit de ce genre m’aère le cerveau sans que j’aie le sentiment de m’abrutir.

Et puis il y a ce dessin, bien rond, bien expressif, bien mis en valeur par une colorisation « vive-mais-pas-trop », par ce découpage qui n’hésite pas à lui laisser de l’espace, par des cadrages variés et, à l’occasion, originaux.

Ce n’est certainement pas un récit extraordinaire mais dans son genre, il remplit pleinement son contrat. Seul reproche : s’il aborde beaucoup de sujets, il n’en approfondit réellement aucun. On reste à la surface des choses, dans la légèreté et l’insouciance. C’était le but mais à mes yeux d’adulte, c’est sans doute là que se niche le petit manque qui m’empêche d’accorder plus de 3 étoiles à l’album.

A lire !

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 113 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque