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Nom série  Les Epées de verre  posté le 15/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici encore une Bd très bien cotée, ça me surprend un peu vu que je n'ai pas trouvé le tout exceptionnel, mais comme je suis souvent à contre-courant des avis du site, ça vient peut-être de moi, je ne sais pas...

D'emblée, ce qui me frappe c'est le dessin qui est magnifique, une véritable splendeur, avec un trait d'une finesse exquise, très soigné sur les détails et sur les décors grandioses, tels ceux de la cité de Karelane ; et la mise en page aérée permet de mettre en valeur ces belles couleurs et ce dessin appliqué.

Le récit en lui-même est plus discutable et appelle quelques précisions : c'est une fantasy plutôt tournée vers le fantastique onirique, mais qui récupère ça et là des éléments spécifiques qui relèvent de la fantasy, avec une idée de départ classique (quête d'objets, vengeance etc...), mais on est très loin de la fantasy brutasse peuplée de gros guerriers musculeux, de bestioles chimériques, de forces maléfiques et de sorciers aux pouvoirs puissants.
Pourtant, des bestioles, il y en a, ce sont des bêtes étranges et de petites créatures mais qui relèvent plus du merveilleux féerique.

La quête des 4 épées est intéressante et remplie de péripéties, mais après qu'elles soient réunies, ce qui arrive n'est guère passionnant, je m'attendais à quelque chose de bien plus épique ou mystérieux, il y avait sûrement plus intéressant à inventer sur ces épées et sur leur pouvoir. De même que la confrontation entre Orland le perfide et Yama & Miklos tourne un peu à la tragédie shakespearienne, mais ça pimente l'histoire qui repart alors qu'elle accusait un petit ralenti. J'ai noté aussi quelques longueurs, notamment les retrouvailles avec Dolmon, un épisode qui à mon goût, piétine un peu. D'autre part, les personnages ne sont pas dotés d'une personnalité très marquante, et les 2 petits personnages ne sont même pas nommés, il y a un peu de négligence de ce côté, ajoutée à quelques détails scénaristiques qui laissent à désirer.

Malgré tout, ce récit même s'il peine à me convaincre totalement, ne fonctionne pas trop mal, agrémenté de détails insolites et d'idées inventives, et d'une lecture fluide sans détours qui alourdissent la narration, mais au final, je regrette que le scénario ne soit du même degré de perfection que le dessin ; ce n'est pas aussi bon que d'autres aventures de fantasy, d'ailleurs j'ai éprouvé à peu près le même sentiment d'avoir aimé à moitié comme lorsque j'ai lu Alim le tanneur, Le Feul, Le Grand Mort, Merlin (Soleil) ou Servitude... c'est bien mais il manque un truc pour que ça m'emballe complètement ou alors c'est pas le genre de fantasy qui me correspond (car pour moi, il y a plusieurs types de fantasy). Et en plus, dernier détail et non des moindres : on dirait que les auteurs ne savent pas quelle fin donner à leur histoire.

Nom série  Passions  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Aussi étrange que ça puisse paraitre, je connaissais de nom Goossens bien sûr, mais je n'avais jamais eu l'envie ou pris le temps de lire une de ses Bd, alors que c'est un auteur qui a paru dans Pilote à la fin des années 70, puis Fluide Glacial à partir de 1977... mais c'était à chaque fois à des périodes où je ne lisais plus ces magazines. Cet ouvrage m'est tombé dans les mains, j'en ai profité. Bon ben le constat sera plutôt négatif, c'est pas tellement ce à quoi je m'attendais.

Certes, ces récits courts en valent bien d'autres, mais c'est très inégal, il y a un effort évident vers la parodie, l'auteur manie l'absurde en un style unique, mais ça ne m'a pas fait d'effet ; à la limite, j'ai préféré les dialogues dont certains sont bourrés de clins d'oeil, ils feraient sourire plus que les situations décrites, et même la grossièreté du dessin (pas dans le sens péjoratif) n'est pas parvenue à me dérider, pourtant il est assez proche de celui de Binet que j'aime, mais attention, je ne le trouve pas hideux, c'est un dessin semi minimaliste qui convient bien à cet humour et ça me convient aussi. C'est bizarre cette impression parce que je le trouve aussi proche du style narratif et graphique d'Edika, et lui me fait parfois pisser aux culottes, mais là, rien ou disons pas grand chose pour me transporter.

Je lui laisse une chance parce que quand j'ai découvert Edika, j'avais eu un peu la même impression de rejet, donc je ne désespère pas d'apprécier un jour, même si je ne suis pas pressé de relire du Goossens pour l'instant...

Nom série  Sex in Italy  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis le temps que j'entendais parler de "Sex in Italy", j'ai fini par dégoter les tomes 3 & 4 de cette série de l'édition Vents d'Ouest ; c'est de l'érotisme très agréable, c'est comme ça que je conçois le genre, c'est ce que j'aime dans les Bd hard, cet érotisme sublimé plutôt que les délires SM assortis de séances de tortures. D'autre part, j'avais déjà pu apprécier le dessin de Tarlazzi sur Etreintes barbares et sur Nuage Blanc ce dernier se rapprochant beaucoup plus du trait de Liberatore.

Ces 2 albums sont un peu encore dans un graphisme très réaliste proche de Liberatore, Tarlazzi campe une Selen impudique et de belles filles bien gaulées dans toutes sortes d'expériences sexuelles, je crois que l'auteur dessine ces personnages expérimentant à peu près toutes les tendances, positions, fantasmes ou jeux sexuels qui puissent exister, d'où une gamme très variées de scènes dont certaines sont vraiment très excitantes. Le dessin qui souligne avec finesse et précision les anatomies féminines, rend le ton de la bande encore plus hot, accentué par une mise en page à cases larges et aux couleurs soignées et efficaces, pour moi ça n'est pas criard ou quoi que ce soit, je me laisse emporter par la frénésie sexuelle voulue par l'auteur.

On peut penser ce qu'on veut du scénario, à première vue, c'est vrai qu'il n'a pas grande importance comme ça de but en blanc et qu'il sert un peu de prétexte à des pages érotiques, mais à y bien regarder, il n'est pas si mal et ne se limite pas qu'à des séquences hard, l'intrigue est cohérente et amène bien les scènes en question.
Au final, au contraire de certaines Bd du genre qui ne visent que des pages copulatoires, je trouve que c'est une des meilleures Bd érotiques que j'ai pu lire jusqu'à présent.

Nom série  Bunny  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ben déjà, je sais que je n'aurais pas la suite de cette histoire puisque l'éditeur une fois de plus se fout de la gueule du lecteur en sortant ce tome 2 dans une intégrale, on ne va donc pas acheter cette intégrale si on a déjà acheté le tome 1 ; pas la première fois que je vois de telles pratiques, je trouve ça révoltant, et ça perd 1 point sur ma note globale...

De toute façon, ce sujet ne m'avait pas vraiment captivé, c'est donc peu grave que je n'ai pas la suite (c'est juste le principe que je trouve pénalisant). Les personnages n'ont aucune profondeur, l'héroïne Mio est très antipathique, donc je ne perd rien de ce côté. Et cette idée d'île carcérale semble être une sorte de mix entre les films New York 1997 et Absolom 2022, mais complètement fantoche car peu crédible (un père qui envoie sa fille en enfer, c'est n'importe quoi), ça relève plus du fantastique à mes yeux que de l'aventure, mais bof c'est un point de détail, c'est seulement que les situations n'ont pas l'air de fonctionner sur un mode actuel, on dirait un futur étrange, plus violent et plus impitoyable avec l'humanité.

Au niveau du dessin, les posteurs précédents affirment que c'est un combiné de manga et de FB ? moi je veux bien, je ne suis pas assez expert en manga pour trancher cette question, mais une chose est sûre, c'est que si ça ressemblait trop au manga, je n'aurais pas lu cette Bd vu que ce que je déteste dans le manga justement, c'est les dessins qui se ressemblent presque tous, la manque de différences de styles graphiques, la forme des yeux des personnages, bref l'aspect graphique manga me déplait...or là je ne vois rien de tout ça dans cet album, il y a peut-être une légère influence dans les personnages, mais encore une fois, je n'ai pas la compétence requise pour analyser ça, j'ai trouvé le dessin lumineux et soigné, c'est ce qui compte pour moi.

Au final, c'est quand même un récit qui n'avance pas vite, ça piétine un peu, on a l'impression que les auteurs ne savent pas trop où ils vont. Peut-être que si j'avais pu lire la suite, j'aurais changé d'avis, mais en l'état, c'est moyen.

Nom série  Kaplan & Masson  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
2 albums seulement pour l'instant, et 2 récits à cent lieues l'un de l'autre, il y a assurément un net changement de ton entre ces 2 albums. Dans le tome 1, il manque quelque chose pour que ça soit vraiment captivant, il n'y a pas le peps qui devrait donner une vraie dynamique à cette série. Ce tome 1 est plutôt une sorte d'hommage assez évident à Blake et Mortimer et aux vieux films de SF et d'espionnage impliquant des savants, tout en intégrant le paramètre du ninja, élément moderne. Le tout reste assez statique et limite soporifique, et Dieu que c'est bavard ! j'ai mis un temps fou à lire cet album...

Le tome 2 est plus tourné vers l'action, il y en a même trop, c'est un véritable festival de péripéties, de fusillades et de poursuites effrénées qui s'enchaînent à un rythme trop rapide et qui serait plus un hommage à L'Affaire Tournesol. En même temps, il y a des scènes qui ne servent à rien, je ne vois pas l'utilité de mettre Masson sur un ring de boxe... et l'intrigue reste un poil confuse.

Mais le véritable atout de cette Bd, ce qui lui donne un indéniable charme rétro et qui m'empêche de la noter 2/5, c'est son dessin, une Ligne Claire pure et plus souple, plus appliquée que dans le tome 1, une Ligne Claire qui bouge bien, pas comme celle figée qu'on voyait chez Martin ou Jacobs, avec aussi une précision d'horloger sur les décors (surtout lorsqu'ils sont connus) et surtout sur les voitures parfaitement reproduites : un régal à admirer ces vieilles caisses des années 50, comme chez Tillieux. Les cases sont également bien remplies et bourrées de petites détails.

Dommage que les scénarios ne soient pas aussi soignés, ça aurait fait une Bd du tonnerre, mais l'ensemble présente bien, le ton un peu ahuri et les situations improbables sont bien menées. Une bonne lecture, mais que je n'achèterais pas, la lire en emprunt m'a mieux convenu.

Nom série  Ivan Zourine (Les Aventures d')  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu les 2 albums édités par Magic Strip en 1979 de cette série interrompue, et je n'aurai hélas pas la suite, mais c'est pas bien grave, c'était un prêt et ce que j'en ai vu et retiré m'a plu et intéressé, en dépit d'un contexte peu folichon. Et je me suis rappelé alors que cette histoire avait en effet été publiée en 1974 dans le journal Tintin alors dans sa formule Hebdoptimiste, sous le titre "les Ors du Caucase". A ma grande honte, j'avoue ne pas m'être intéressé à ce récit à l'époque, le contexte ne me plaisait pas, le dessin n'était pas dans mes goûts, c'était assez bavard, et j'étais ado donc encore limité dans mes goûts BD, avec mes préférences qui allaient aux héros traditionnels de l'époque de la grande aventure, genre Bernard Prince ou Buddy Longway qui venait de faire son apparition dans le journal un an avant. J'ai donc dû faire partie du public qui a rejeté cette Bd en 1974 et dont la direction de Tintin n'a pas poursuivi la publication.

Aujourd'hui, je répare cette erreur de jeunesse, j'ai évolué et je sais à présent reconnaître la valeur d'une Bd, surtout lorsqu'elle présente de telles qualités scénaristiques et graphiques. Follet avait déjà fait ses preuves dans Tintin, il avait illustré contes et romans dans les années 50, et "Ivan Zourine" lui offrait l'occasion de créer un grand récit d'aventure, avec l'aide de Jacques Stoquart qui avait lui écrit des scénarios pour Wen (dessiné par Eric) ou Ramiro (dessiné par Vance)... Leur talent n'est donc pas en cause dans l'arrêt de cette bande, c'est le public qui n'a pas plébiscité "Ivan Zourine" ; ça tient à quoi ? à une narration pas tout à fait maitrisée et sans doute un peu pompeuse ? au décor russe de Sibérie qui n'emballait pas les lecteurs ? au noir & blanc du dessin ? je ne sais pas, mais je sais qu'en la lisant maintenant, c'est une aventure pleine de souffle, avec des personnages pittoresques et une bonne description de la Russie au XIXème siècle, on voit que c'est documenté et bourré de détails.

En plus, le dessin de Follet est déjà magnifique dans sa maitrise du noir & blanc, à mi-chemin entre ceux de Cuvelier, de Auclair et de Jijé, avec un trait assez épais, j'ai bien aimé ce style ; comme quoi on change avec les années, il faut relire des bandes qui nous ont rebuté plus jeune...
Il y a peut-être aussi une raison au fait que les lecteurs ont boudé ce récit, c'est que le journal Tintin était en 1974 dans une crise économique, la formule Hebdoptimiste n'était clairement pas une réussite, l'image du journal en était bouleversée, et nombre de séries en ont souffert, d'autant plus que le phénomène albums commençait à prendre de l'ampleur, bousculant les règles de parution en chapitres de 8 à 10 pages, hâtant ainsi la parution en album, alors qu'avant, il s'écoulait facilement un an avant l'édition album (parution en 2 planches seulement chaque semaine).

Au final, si cette réédition peut faire re-découvrir cette Bd, ce sera méritoire.

Nom série  Champollion et le secret des hiéroglyphes  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection Vécu compte parfois de bonnes surprises avec certains one-shots, c'est le cas avec cette bio de Champollion, probablement le plus grand spécialiste en égyptologie, qui dès 1806 étudiait le copte, convaincu que ce langage était une forme tardive de la langue de l'ancienne Egypte. Il a ensuite percé le mystère des hiéroglyphes entre 1821 et 1822 d'après les textes de la pierre de Rosette et celui d'un obélisque découvert près de Philae. Son premier voyage en Egypte date de 1827. Il mourut trop tôt en 1832 laissant inachevée une "Grammaire égyptienne" et ne pouvant finir tous ses travaux, mais grâce à lui, l'égyptologie prit un envol extraordinaire en France.

Toutes ces étapes de sa vie et de son oeuvre sont bien rapportées dans cet album, ça m'a rappelé un excellent souvenir de 2002 où j'avais visité sa maison natale à Figeac lors d'un voyage en Quercy ; cette maison transformée en Musée Champollion conserve de nombreux documents, des objets originaux, des reproductions d'écriture égyptienne, et sur l'histoire du déchiffrement, de même que le monde des rites funéraires est évoqué, on peut aussi y voir un moulage de la pierre de Rosette (volée à la France par les Anglais) et dont l'original se trouve au British Museum.

Cette Bd sur le plan didactique remplit donc parfaitement son rôle éducatif même si le traitement semble un peu naïf, mais elle n'a qu'un seul défaut : son dessin qui n'est vraiment pas terrible, on dirait un dessin sorti des années 60, sans génie, mais suffisant pour suivre agréablement cette bio d'un grand savant.

Nom série  Iris (Cordès)  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande très libertine a pour héroïne une jolie blonde généreusement dévêtue et se livrant à de fréquents ébats sexuels. Le destin de cette fille au corps très bandant sera chaotique, puisque dans les premiers épisodes, elle est la proie de tortionnaires nazis brutaux et vicieux qui lui infligent toutes sortes de sévices sexuels (ces scènes ne sont pas toutes crades, mais parfois un peu répétitives), jusqu'à son maquereau qui après la guerre lui fera connaître les joies de la prostitution. Ces soumissions semblent cependant lui convenir.

C'est très certainement la Bd la plus soignée de Jo Cordès, son dessin semble plus appliqué, et la couleur lui permet d'atténuer son trait d'habitude un peu plus caricatural, mettant bien en valeur les corps féminins et les formes opulentes de son héroïne, de même que ses scénarios sont assez classiques mais insistent sur l'aspect "exploité" de cette fille attachante, c'est pourquoi on peut regretter qu'il s'en soit peu occupé ; le final de la bande est un peu expédié, Cordès devant sans doute bâcler cette série pour en entamer une autre sous son autre pseudo d'Alan Davis, où il se livre à des dérives sexuelles beaucoup plus poussées, ici ça reste encore assez "gentil" si je puis dire, mais c'est quand même pas pour les boy-scouts...

Spécialisé depuis 1979 dans la BD érotique, Jo Cordès, de son vrai nom Jean Pailler, a publié aussi un peu avant, de la BD traditionnelle dans Pilote et Fluide Glacial, son héros le plus connu étant Déconan le Barbaresque. Ses bandes les plus torrides sont "Billie and Betty" (en N&B) et "les Fils de la violence" (N&B puis couleur) parues dans Bédé Adult et SexBulles ; "Iris vivra ses 4 aventures dans ces 2 magazines de 1980 à 1986, je la lisais assez souvent car certaines pages étaient assez excitantes, mais lues maintenant, je trouve que ça n'a plus la même saveur, sans doute que cette bande correspond à une époque, celle des années 80, mais elle peut constituer une découverte intéressante pour les amateurs d'érotisme et les curieux.

Nom série  La Source d'éternité  posté le 07/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu l'occasion de lire cette série restée inachevée et qui était parue dans le magazine Circus vers 1984, mais je ne l'avais pas lue car à cette époque là, la bande dessinée était déjà assez pléthorique depuis la fin des années 70, et l'offre était assez fournie. Il faut la situer absolument dans le contexte de l'époque parce qu'elle aligne pas mal de clichés, mais elle a quelques qualités.

Les aventures de jungle m'ont toujours attiré, c'est peut-être aussi pourquoi je reste indulgent avec cette bande réalisée par des auteurs allemands ; on est dans la jungle équatoriale, impénétrable, avec des tribus sauvages qui tournent autour d'un groupe d'explorateurs à la recherche non pas d'un trésor mais d'une source pouvant rendre immortel. J'ai l'impression d'avoir vu ça plein de fois dans des films de cinéma bis italiens (la Montagne du dieu cannibale de Sergio Martino) ou américains de série Z (Eve Venus sauvage), l'ambiance de la Bd étant très comparable, avec bestioles, mystères, action et une grosse dose de mysticisme.

Toutes ces situations sentent donc le déjà vu, les personnages sont stéréotypés, il y a aussi un peu de nichon, c'était le mot d'ordre des Bd Glénat dans ces années 80, et ça rassemble pas mal d'incohérences. Mais étrangement, malgré tous ces défauts ou clichés un peu gros, je ne suis pas parvenu à m'ennuyer, la lecture s'est avérée finalement assez plaisante, car il faut la juger avec un recul suffisant. Là dessus, le dessin n'est pas désagréable ni maladroit, c'est dans le ton des dessinateurs de chez Glénat de l'époque, donc j'en sors sans être déçu mais sans être transporté non plus, je doute simplement que ça puisse plaire à des lecteurs d'aujourd'hui, je crois qu'il faut avoir les yeux de quelqu'un de ma génération qui a bien connu le journal Circus...

Nom série  Fraternity  posté le 03/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce diptyque possède une base d'histoire qui se suffirait à elle-même et en soi pas trop mal, mais je trouve qu'il y a trop d'éléments qui s'amoncellent et qui finissent par s'annihiler car aucun n'est dominant ; la trame de fond est la suivante : une communauté qui a décidé le partage des biens, connait une fin tragique à cause d'événements extérieurs qui viennent gripper cette belle organisation sociale. L'enfant sauvage est le premier, la créature de la forêt le second, tous deux permettent de secouer la léthargie et le train-train de cette communauté, même si déjà Josiah foutait un peu la merde en son sein.

Mais en réalité , la créature s'avère finalement inutile, son origine est inexpliquée (on dirait une sorte de Bigfoot), elle n'est là qu'en pièce rapportée et ne sert pas à grand chose, si ce n'est donner un peu de vigueur à cette ambiance presque morte, c'est l'enfant le déclencheur. S'imbrique aussi un semblant de romance pour essayer de donner un attrait supplémentaire, ça ne sert pas à grand chose non plus...bref j'ai l'impression que les auteurs ne privilégie aucune direction et ne savent pas trop où aller avec cette histoire. De plus, les personnages sont formatés à l'extrême, hyper stéréotypés (le vieux sage idéaliste, le bigot insupportable, le fauteur de troubles, la féministe etc...). Enfin, je trouve que le fantastique n'est pas tellement appuyé, si l'on excepte la créature, il y a bien quelques pages un peu étranges mais ce n'est pas du vrai fantastique pour moi, il y a plus un côté tragique dans tout ça. C'est donc une lecture qui m'a plutôt laissé indifférent et que j'aurais oublié sans doute dans 1 mois ou 2.

Reste le dessin de Munuera, auteur que je connais mal, je crois n'avoir jamais lu quoi que ce soit de lui, aussi je ne savais pas comment était son dessin ailleurs ; je l'ai bien reçu même si dans le tome 1, ça m'a un peu surpris, je trouve le visuel épatant, ça a de la gueule et le choix de différentes couleurs délimite différentes ambiances. La mise en page est très variée, surtout dans le tome 2, ça passe de très grandes cases à une page en gaufrier, enchainant les plans de façon très rapide, on a même une double page et des cases muettes qui permettent d'admirer la finesse du trait. Malheureusement, ce joli travail graphique ne suffit pas pour rehausser la qualité de cette Bd.

Nom série  Anibal Cinq  posté le 01/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu l'occasion de lire ces 2 albums peu connus parus chez les Humanos en 1990 et 92, je ne m'attendais pas du tout au résultat, rien qu'en feuilletant au préalable, je sentais que ça pouvait être amusant, mais ça a littéralement dépassé mon espérance.

Ce cyborg à la force colossale conçu par un vieux savant est un personnage très étonnant et très réjouissant, sorte de James Bond des étoiles dont la plupart des ennemis sont des femmes ; efficace sur les champs de bataille, il est aussi un grand amateur de filles, et il sait y faire pour les satisfaire sexuellement. C'est là que c'est drôle, et surtout complètement délirant, c'est un habile mélange de SF, d'érotisme, de fights destroy et d'humour au second degré. Jodorowsky lance cette Bd peu avant La Caste des Méta-barons, à un moment où il n'a pas encore d'idées trop métaphysiques et qu'il sait manier la fantaisie débridée en détournant les codes du space opera en les passant au tamis de l'humour et de l'érotisme joyeux. Les exploits virils de son héros sont un vecteur de rire bien barré dans une parodie poilante de science-fiction.

Le dessin est très plaisant, assez inspiré de ce que faisait Moebius à la même époque, avec de jolis contours et un trait fin très séduisant ; je connaissais mal Bess, n'ayant pas lu Le Lama blanc ou ses autres bandes, et je trouve que ça colle parfaitement au ton parodique et pas sérieux imposé par Jodo. Une bonne lecture de détente.

Nom série  Légendes de Troy - Ploneïs l'incertain  posté le 31/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me souviens quand Paco avait posté cette Bd en 2014, quand j'avais vu cette couverture, je m'étais fait la réflexion suivante : "encore de la fesse légère chez Soleil dans un monde de fantasy qui plus est celui de Troy, encore une fois du Arleston bien calibré". Je m'étais plus ou moins promis de ne pas y toucher, les extensions sur l'univers de Troy étant tellement nombreuses, j'avais lu Cixi de Troy qui m'avait peu enthousiasmé et donc voila... Ben oui pas manqué, je m'aperçois en plus que ça fait partie d'une sorte de collection sur les Légendes de Troy, mais chaque histoire est un one-shot, tant mieux, je n'avais pas envie de me coltiner encore une série longue là-dessus, et comme cet album m'est tombé dans les mains, pourquoi pas ?

C'est l'exemple parfait du pur divertissement, de la BD légère, drôle, sympathique, sans prise de tête et sans complications. Le scénario en vaut un autre, il est bien écrit je trouve, Arleston part d'une idée intéressante et déroule quelques petits travers et avantages entre les sexes, en n'exploitant peut-être pas à fond cette idée, mais après tout c'est pas plus mal, car ça aurait débordé le cadre d'un album. C'est inventif, avec un humour léger, sans grosses brutes ou bestioles monstrueuses qu'on rencontre habituellement en fantasy, avec des répliques référencées comme celle rappelant un sketch célèbre de Chevalier & Laspalès ("Il y en a qui ont essayé, elles ont eu des problèmes")... bref c'est de la fantasy humoristique qu'il faut prendre pour ce qu'elle est, c'est à dire une excellente lecture divertissante.

Hubsch est dans son élément, j'avais bien aimé son dessin sur Le Chant d'Excalibur, et ici, il est joli et séduisant, très esthétique et mignon, avec cependant un petit inconvénient : la mise en page utilise une majorité de petites cases, si bien que les personnages ont l'air d'avoir des silhouettes petites et tassées. Mais l'ensemble est très plaisant.

Je préfère des Bd de ce style de temps en temps, au contraire de bandes trop complexes ou qui se prennent tellement au sérieux.

Nom série  Mister Hollywood  posté le 30/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce genre de parcours d'un idéaliste qui débarque dans l'usine à rêves d'Hollywood en croyant qu'il va tout de suite connaître le succès, n'est pas nouveau, ça a fait déjà l'objet de plusieurs films, romans, feuilletons TV... d'autant plus que la jungle hollywoodienne est impitoyable, on le sait, c'est un univers de chausse-trappes, de requins prêts à bouffer tout cru le premier gogo venu, et sans pitié, on en a de beaux exemples dans cette Bd où néanmoins, le récit est bien conté et pas ennuyeux, en démontrant à travers des personnages types, des portraits de menteurs, cyniques, profiteurs, faux-jetons, tous obsédés par l'argent et le succès.

Le reflet des embûches et des travers hollywoodiens s'incarne dans le producteur qui ne pense qu'au fric qu'un film peut rapporter, pourvu qu'il y ait aussi un peu de cul, le scénariste mielleux chevronné qui connait les ficelles du métier, qui joue le gentil parrain mais qui encule son monde dès qu'il peut, la starlette bimbo qui voudrait être reconnue pour autre chose que pour sa plastique avantageuse, le jeune scénariste naïf qui se fait embobiner et qui doit composer à écrire des trucs de merde afin de monter les marches du succès, le larbin qui joue les béni-oui-oui, l'intervieweuse sans scrupules qui fait les questions et les réponses... toute cette faune détestable basée sur des personnages réels (car il y en a) est bien analysée.

C'est pourquoi cette Bd est une immersion intéressante et instructive dans cette industrie qui jette de la poudre aux yeux, c'est bourré de références ciné, et chaque histoire se suffit à elle-même, le tout sonne juste et semble crédible, on sait, on soupçonne qu'à Hollywood c'est comme les auteurs nous le montre, un visage peu reluisant qui est le Hollywood d'aujourd'hui, l'art et le fun n'existent plus, seuls comptent le profit et la célébrité pour nourrir les magazines people et le net qui guettent les moindres frasques, à l'affût du moindre buzz.

Le dessin est un trait léger et fin qui n'est pas désagréable, même si ça manque un peu de maturité, mais dans l'ensemble, c'est sympa, et des lieux emblématiques sont bien reproduits, tel le fameux Grauman's Chisese Theater où ont lieu souvent les premières hollywoodiennes. Dommage qu'on ne sache pas si cette série va continuer, elle semble arrêtée alors qu'il y a de la matière pour faire d'autres albums...

Nom série  Terres Lointaines  posté le 29/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est reparti avec Léo dans ses mondes étranges, cette fois sur la planète Altaïr-3 qui ressemble à la Terre mais elle aussi peuplée de créatures bizarres, dont d'horribles bestioles très dangereuses, mais aussi des sortes de grosses créatures insectoïdes ou de crustacés géants intelligents et très forts ; être au look repoussant, le Stepanerk qui a un peu de mal à comprendre les humains, est une créature surprenante et intéressante.

La série est très similaire aux mondes d' Aldébaran, Léo est en terrain connu en écrivant cette histoire pour le dessinateur Icar avec qui il collaborera à nouveau sur Ultime Frontière ; c'est inventif, plein de trucs étranges, d'un tas de péripéties, et l'exotisme planétaire est ici agrémenté d'une histoire plus ou moins policière mouvementée qui compense le faible nombre de bestioles inventées pour l'occasion, de même qu'il n'y a pas de sexe ou d'érotisme.
J'ai bien aimé l'ensemble, même si j'ai eu l'impression que l'intrigue trainait un peu par moments, et le final dans le tome 5 m'a semblé un peu plat...

Graphiquement, Icar possède un trait fin dans le style de Léo, mais pas vraiment joli, c'est le moins attractif des graphismes avec qui Léo a collaboré jusqu'ici, je l'ai trouvé un peu léger, fébrile, pas très abouti, il ne s'améliorera que dans Ultime Frontière, à tel point que ça m'a légèrement dérangé parfois au début, mais au bout d'un moment, on finit par s'y habituer.

Nom série  Nico  posté le 28/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On rentre tout de suite dans le vif du sujet, ça ne perd pas de temps dans ce tome 1, le démarrage est rapide, j'aime ça !
Les auteurs jouent sur l'événement Roswell, la peur de l'inconnu et des Martiens, d'une invasion extraterrestre en 1947, juste après la guerre, c'est normal et c'est bien vu, de même qu'ils intègrent dans une uchronie la création de la toute nouvelle CIA qui a succédé à l'OSS, mais le récit reste une uchronie, avec des personnages réels comme le président Truman embarqués dans une histoire à moitié réinventée, et en faisant jouer un rôle totalement différent à Castro, c'est excellent. Sans compter que c'est bourré de clins d'oeil et d'allusions : les engins Thunderbirds, la Marque Jaune, le chat de Blofeld, les cameos d'Hitchcock et Truffaut etc...

Tout le prologue laisse à penser que le récit va tourner autour de Roswell, mais ce n'est qu'une amorce pour lancer une intrigue complètement délirante, ça bascule ensuite en récit dystopique, dans un futur de 1966 réinventé, où la belle Nico en figure archétypale de la greluche sexy façon sixties, se retrouve dans une mission à la James Bond. Duval lui donne un profil tonique et péchu assez voisin de sa Carmen Mc Callum.

Ce premier diptyque est captivant, imaginatif et amusant, mais le tome 3 m'a semblé plus banal et moins attrayant, avec un épilogue assez plat. Le seul inconvénient est peut-être que le personnage de Nico n'a pas tellement de substance, elle est aussi dépourvue de personnalité que Yoni, précédente héroïne de Berthet qui n'avait guère eu de succès.

Côté graphique, j'ai adoré, et je crois que Berthet a dû se régaler, son dessin qui sur Yoni était sans grand relief, retrouve ici toute sa qualité, c'est un vrai délice ; la finesse du trait qui confère une élégance à l'ensemble, colle parfaitement à l'époque traitée en mode rétro mais en même temps futuriste en 1966, la fluidité est très agréable à l'oeil.

Une série qui démarre fort en adoptant un rythme rapide, puis dont l'intérêt retombe dans des aventures plus classiques, aux rouages éprouvés, c'est un peu inégal mais ça permet une lecture très agréable.

Nom série  Lueur de nuit  posté le 27/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je connais peu Boiscommun que j'avais découvert il y a peu sur Meutes que je n'avais pas trop aimé. Le dessin est magnifique, il donne beaucoup de caractère à ce conte fantastique et accentue l'étrangeté du récit avec élégance et finesse. De ce côté, rien à dire, j'ai trouvé la partie graphique pleinement satisfaisante.

Au niveau narratif par contre, je suis plutôt déçu car je me retrouve devant un récit un peu creux et nébuleux qui aurait gagné à plus de développement. Un prologue étrange et fantastique en pleine tempête avec des personnages sur un frêle esquif, donne un peu le ton de ce que va être l'histoire, et comme souvent, ce prologue est relié à cette histoire un peu plus loin, mais la partie centrale du récit est très faible, indécise, vague, mystérieuse, peu consistante, avec des effets un peu forcés pour accuser l'aspect fantastique, en gros on en sait très peu sur ce qui se passe dans cette abbaye en ruines avec ces enfants. A la limite, ça m'a même semblé un peu fantaisiste, on a l'impression que c'est un mauvais rêve, sans doute faut-il l'interpréter ainsi...

Je reste persuadé que ce sujet aurait pu être plus captivant si ce type de fantastique avait été plus solidement charpenté, un peu à la manière des nouvelles d'Edgar Poe.

Nom série  Du plomb pour les garces  posté le 27/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce diptyque traite de la célébrité, de la presse à scandale et d'un monde de strass racoleur, le tout dans un style de série Z. D'ailleurs, le tome 1 s'ouvre par une scène racoleuse de fille à poil et à gros flingue accomplissant une action dont je n'ai pas trop compris le sens et l'intérêt ; comme façon de se suicider, on peut trouver mieux...

Il y a dans cette Bd un petit côté trash, un peu tarantinesque dans la description des médias mélangés à des meurtres et du sexe, et on peut s'amuser à faire des analogies entre les personnages et de vraies personnalités (la chanteuse pétasse est carrément un décalque en plus salope de Madonna, tandis que la starlette Britney Spice fait penser à Britney Spears elle aussi en plus salope et surtout en plus dérangée de la tête).

La seule originalité de cette Bd vient de l'univers très féminisé en réaction contre ce que l'on voit dans les blockbusters US bourrés de machos musclés et forts en gueule : 2 stars du showbiz aux goûts lesbiens, une fliquette burnée qui n'a pas de si gros nichons que ça, une bodyguard latino qui se la pète, une cheftaine de police qui fait preuve d'autorité, une kidnappeuse déterminée, et accessoirement la gamine de la star, et sa boniche pleurnicheuse... les rares mecs vus ici sont carrément transparents.
A cela s'ajoutent un mélange de showbiz frelaté, de paparazzi vicieux et de police qui peine à trouver des indices et puis qui d'un seul coup par une facilité de scénario, se retrouve sans qu'on sache comment au bon endroit... bref un brassage qui ne m'a absolument pas intéressé ni diverti, j'ai l'impression que cette Bd est une sorte de défouloir pour les auteurs, Mangin utilisant en plus une technique narrative de pensées en voix off vite pénible.

Seul le dessin de Malnati m'a plu, c'est un trait que j'ai toujours apprécié, et ici même s'il l'a un peu simplifié, il a fait le job de belle façon, avec un dessin fluide et soigné.
Au final, un diptyque violent et sournois, un brin déjanté mais sans grand intérêt.

Nom série  La Mémoire d'Abraham  posté le 25/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette fresque sur le peuple juif à travers le destin du scribe Abraham est une véritable saga de l'humanité, je m'attendais à quelque chose de mieux construit sur le peuple juif, mais j'ai trouvé ce récit légèrement ennuyeux, je ne sais trop à quoi ça tient, peut-être est-ce la narration, ou l'agencement du récit en lui-même... les personnages défilent un peu trop vite, il faut être attentif à la lecture car on passe vite d'Abraham à ses fils puis à ses petits-enfants, et toute sa descendance jusqu'à l'écrivain Marek Halter qui revendique sa filiation. On ne laisse guère le temps au lecteur de s'habituer à un personnage qu'il disparait déjà...

Je n'ai pas d'attachement particulier au sujet du peuple juif, mais son histoire m'intéresse quand même et je pensais que ça pouvait déboucher sur quelque chose de plus enrichissant, mais ce côté religieux a fini par m'agacer un peu, je sais bien que c'est très lié à la religion, mais finalement, n'ayant aucune conviction religieuse, je ne me sentais sans doute pas assez concerné. Et pourtant l'Histoire Sainte ne m'a jamais rebuté, mais sous cette forme, je n'ai pas été passionné. J'espère ne pas donner une image d'impie en faisant cette révélation, mais je n'aime ni la piété profonde, ni le fanatisme, et comme Karl Marx, je pense que les religions sont l'opium des peuples, c'est à dire qu'elles rendent les hommes dépendants.

A côté de ça, il y a aussi les Romains, et comme je n'aime pas cette civilisation avec son désir constant d'envahir et d'asservir les peuples, son désir de conquête de territoires, ça n'a rien arrangé, autant dire que lire cette Bd n'a pas été de tout repos, mais j'ai tenu le coup grâce à un élément favorable : le dessin d'Ersel que j'ai toujours apprécié dans toutes ses Bd. Le dessin de Dupré mettant en scène Marek Halter étant proche, ne dérange pas, ainsi que le dessin dans le tome 2 qui est également assez proche de celui d'Ersel, même si moins joli.

Au final, c'est un documentaire édifiant sur l'histoire du peuple juif, mais le traitement m'a paru un peu maladroit, trop rapide et pas passionnant.

Nom série  Grand Nord  posté le 25/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces 2 récits courts situés dans le froid canadien sont assez pauvres en tension dramatique et ne sont pas parvenus à vraiment me captiver, ce sont des intrigues relativement classiques, encore que le premier qui est une histoire de vengeance, utilise des éléments atypiques et peu courants, mais honnêtement, je ne l'ai pas trouvé terrible. Le second récit a une idée de base intéressante, il est un peu mieux mais le dénouement n'est guère original. Bref, c'est de la grande aventure où se conjuguent les passions humaines imprévisibles, c'est surtout ce que je retiens de cet album, sinon ces 2 récits ne possèdent pas une réelle profondeur ; dans le même genre et le même décor, je préfère nettement Trent.

Le dessin de Vianello que je n'avais pas détesté sur Dick Turpin, montre sa similitude avec celui de Pratt, à croire que tous les gars qui ont collaboré avec le grand maître italien, ont subi son influence graphique, on retrouve aussi le même style dépouillé et simple, sans trop de décors sur les Bd de Stelio Fenzo (Capitaine Cormorant) qui fut aussi l'assistant de Pratt. Habituellement, je ne suis pas très fan de ce genre de graphisme surtout quand c'est situé dans un domaine aventureux comme ici, où je préfère un dessin plus détaillé, mais dans le cas présent, ça ne m'a pas trop dérangé.

Un album un peu en demi-teinte pour moi, mais qui n'est pas véritablement désagréable, c'est juste que je n'ai pas été entièrement séduit par l'ensemble.

Nom série  Le Casse - La grande escroquerie  posté le 23/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je pensais d'après la couverture prometteuse, que ce récit allait raconter un audacieux hold-up dans le genre du fameux train postal Glasgow-Londres dans les années 60, avec une ambiance anglaise d'époque qui m'a toujours fasciné, mais au lieu de ça, cette histoire sombre dans une sorte de méli-mélo confus et peu captivant.

Le dessin de Quet me déçoit un peu, je l'ai trouvé beaucoup moins appliqué que dans Travis, il a beaucoup moins de personnalité, c'est dommage car j'aime bien cette ambiance british des années 70 bien reconstituée avec ses rues, ses quartiers et ses boutiques, qui plus est le Londres de 1977 que j'ai connu lors de mes séjours linguistiques, mais tout ceci n'est qu'effleuré pour se focaliser sur une intrigue politique assez complexe sur fond de crise sociale. L'Angleterre à cette époque connait sa plus grande crise économique depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, en proie aux troubles qui l'agitent.

Je trouve qu'en fait de casse, ce n'est qu'un leurre, comme un prétexte, je n'ai pas eu l'impression d'assister à des préparatifs pour ce soi-disant casse comme dans les autres volumes de cette collection, on ne voit pratiquement rien de tout ça, les auteurs se concentrant sur l'ambiance d'époque qu'ils ont à coeur de soigner, mais pas sur la chose à dérober. Il faut bien être attentif à la lecture, car plusieurs éléments s'imbriquent l'un dans l'autre, se coordonnent dans un style brouillon, avant que l'opération ait vraiment lieu, il y a beaucoup de personnages dont l'interaction n'est pas claire, et des dérivatifs qui égarent le lecteur, entre l'histoire proprement dite, le concert des Sex Pistols, la vogue punk, les sous-intrigues avec les policiers... bref dès la lecture finie, je me rappelais à peine de ce que j'avais lu. C'est dommage, mieux élaboré, mieux construit, ce récit aurait pu donner un bien meilleur résultat, le décor d'époque étant lui, très réussi.

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