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Nom série  Un Rubis sur les lèvres  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Un Rubis sur les lèvres » n’est certainement pas le meilleur album d’Edmond Baudoin mais j’ai passé un bon petit moment de lecture à découvrir cette histoire de fuite de deux hommes après un meurtre vers l’Italie.

Pourtant, ça partait plutôt mal cette lecture ! Parce que j’ai été sceptique sur les motivations de la débandade des deux personnages principaux. Apparemment, la victime a été tuée accidentellement ; par conséquent, je ne vois pas trop la raison pour laquelle ils ont pris la décision de fuir vers l’Italie d’autant plus qu’ils auraient pu se livrer à la justice en ayant auparavant essayé de réunir le maximum de preuves pour en sortir blanchir !

Mais ensuite, j’avoue avoir eu du plaisir à suivre les péripéties de ces deux hommes pour essayer de passer la frontière transalpine même si le récit regorge pas mal de clichés du genre. En fait, je reconnais que cette histoire est très classique et décevra nombre de lecteurs qui recherchent un peu d’originalités. Alors pourquoi cette satisfaction de lecture ? Parce que j’ai apprécié la relation amicale et pleine de respects entre les deux principaux protagonistes. Car j’y ai aimé aussi le coup de patte d’Edmond Baudoin.

Je trouve que le noir et blanc de l’auteur est parfaitement adapté à son scénario surtout que le récit nous entraîne dans l’arrière pays provençal où regorge de nombreux cols alpins enneigés (ces paysages sont de toute beauté !).

« Un Rubis sur les lèvres » est un album que j’ai apprécié malgré un motif assez hasardeux sur la fuite des deux principaux protagonistes. Cependant, le tout m’est apparu assez plaisant à lire car les personnages me sont apparus attachants et parce que j’y ai aimé le graphisme d’Edmond Baudoin.

Nom série  Passe le temps  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre de cette bd porte vraiment bien son nom ! ça « passe le temps » et je n’ai pas retenu grand’chose de cette histoire ! Ce récit a été conçu par Edmond Baudouin, un auteur que j’apprécie habituellement pour son coup de patte très personnel et pour avoir aimé ses albums récents.

« Passe le temps » met en scène un homme qui raconte comment il a passé ses journées à observer les va et vient des habitants d’un village de Provence depuis un banc public en compagnie de ses amis. Il y raconte comment il a rencontré sa première petite amie et les autres filles…

C’est un pur roman graphique que nous propose Edmond Baudoin. C’est un récit qui nous parle des souvenirs de jeunesse assez tristes sans que ça ne m’a touché véritablement. Je reproche à l’auteur de ne pas avoir su me faire davantage attacher au personnage principal. Pourtant, quelques scènes comme celle sur la mort d’un chien sont assez émouvantes mais j’ai eu le sentiment qu’elles aient été insérées dans ce récit sans que cela nous apporte quelque chose d’intéressant.

Pour le reste, même les personnages secondaires en particulier les femmes qui ont marqué la jeunesse de cet homme ne me sont pas apparus très attachants. Malgré la pagination conséquente de la bd, je regrette que l’on n’en sache pas davantage sur ces protagonistes.

Quant au graphisme d’Edmond Baudoin, je vous laisse juge. Par rapport à ses autres réalisations, il est dommage que l’ambiance du récit soit un peu trop sombre à mon goût par rapport à l’histoire.

Dès lors, il résulte de cette bd une lecture passable qui ne m’a pas autant touché que je ne le pensais. Je lui reproche l’absence d’attachement pour les personnages principal et secondaires ainsi que des évènements qui m’auraient davantage marqués.
Bref, « Passe le temps » est un album à découvrir que si vous n’avez vraiment rien d’autres à lire…

Nom série  Un flip coca !  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
« Un flip coca ! » ? C’est le genre d’album réalisé par Edmond Baudoin que je déteste !

« Un flip coca ! » met en scène plusieurs protagonistes dans des lieux différents (Paris, Nice et Naples). Je ne vais pas aller plus dans les détails sur cette histoire parce que le récit m’est apparu très pénible à suivre à cause de l’incessante permutation de scènes : on passe sans arrêt d’une séquence de 3-4 pages à une autre sans crier gare ! Ce système de narration est assez ardu du fait notamment de l’absence de couleurs qui auraient pu nous aider à nous repérer dans cette histoire d’adultère.

Que dire des personnages ? Pas grand’chose parce que je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. De plus, le récit comporte une séquence de viol collectif sur une mineure à Nice qui m’a complètement écoeuré non seulement sur cet acte odieux mais aussi sur son insertion inutile dans ce récit (que vient faire ce drame dans cette histoire ?!). Je ne sais pas ce que Edmond Baudoin a voulu montrer avec cette séquence mais toujours est-il qu’il avait déjà mis en scène un viol collectif dans « Salade niçoise » avec là aussi un acte qui est resté impuni ! C’est à croire qu’à Nice, la pègre a la main mise sur la justice !

Le dessin ? Je vous laisse juge. Personnellement, j’aime bien le style très personnel d’Edmond Baudoin.

Difficile à suivre, histoire sur l’adultère manquant d’intérêt, personnages peu attachants, il est clair qu’« Un Flip coca ! » ne me restera pas gravée dans ma mémoire comme une bd incontournable !
Lecture à bannir même pour les bédéphiles qui apprécient habituellement les albums réalisés par Edmond Baudoin !

Nom série  La Peau du lézard  posté le 25/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A ce jour, « La Peau du lézard » est un de mes récits préférés d’Edmond Baudoin.

C’est une bd qui nous raconte l’amour naissante entre Jeanne et François. Leurs particularités ? Ils ont plus de 60 ans… et dans ce bled perdu du fin fond de la Provence, leur union pécheresse (ils ne se sont pas mariés) n’est pas vue d’un bon œil par la population et même par la petite fille de Jeanne…

Il y a un parfum des « Petits Ruisseaux » (bd réalisée par Pascal Rabaté) dans « La Peau du Lézard », leurs différences sont dans leurs tons employés : plus dramatique pour « La Peau du Lézard » et dans la parution de ce dernier plus de 20 ans avant « Les Petits Ruisseaux » !

Je pense que vous l’avez deviné, « La Peau du Lézard » traite pratiquement sans tabou dans la question du sexe chez les personnes âgées. On a là un récit très tendre où fleure bon l’esprit du film « Sur la route de Madison » avec la rencontre entre un homme et une femme âgés. Ensuite, l’histoire se met à se dramatiser et à se plonger dans une ambiance assez malsaine où apparaît un personnage qui sera manipulé par la population… bref, je vous laisse découvrir cette bd qui m’a bien marqué et qui se lit sans prise de tête grâce à une bonne narration.

Je ne peux m’empêcher de réécrire ce que j’ai cité dans mon avis sur « Salade niçoise » à propos du graphisme d’Edmond Baudoin :
« Que ceux qui aiment la ligne claire et ne jurent que par ce genre de dessin ne feuillètent pas « Salade niçoise » (et les autres albums de Baudouin aussi !) ! Le style de Baudouin est à vrai dire brouillon, inconstant et délavé. Ça peut paraître à première vue « laid » à regarder mais moi, j’aime ce style, j’apprécie la capacité de cet auteur de « saisir » les ambiances plus que la recherche d’une quelconque perfection dans la représentation des personnages ou des décors. En tout cas, je pense que peu d’auteurs peuvent se féliciter même en toute modestie de créer une atmosphère rien qu’avec du noir et blanc et Baudouin fait –à mon avis- partie de ceux-là. »

Si vous appréciez le dessin en noir et blanc d’Edmond Baudoin, vous allez aimer sans problème « La Peau du lézard ». Pour les autres lecteurs, laissez-vous tenter quand même par la lecture car ce récit figure parmi ses meilleures réalisations et parce que c’est une histoire touchante et universelle que nous présente d’Edmond Baudoin.

Nom série  Le Prétexte  posté le 19/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’après Isabelle Bauthian, la scénariste, « Le prétexte » met en scène un con. Ok, le ton est donné ! Sauf qu’après avoir lu la bd, je me demande bien pourquoi elle le considère comme un con !

Quoi de plus normal après une séparation (quelles que soient les raisons !) de vouloir tout plaquer et partir loin de tous et surtout de ses proches ! C’est ce que fait Marc et je trouve qu’il a raison de le faire afin de remettre à plat ses envies et ses idées, c’est à dire tout simplement sa vie ! A la rigueur, je lui envie vachement d’avoir pu réaliser ce voyage (bin oui, je suis très jaloux !) ! A vrai dire, j’ai du mal à croire qu’il peut se le permettre parce que des jeunes mecs de son âge (apparemment, il n’est pas issu d’un milieu très aisé et puis, pouvoir mettre énormément d’argent de côté pendant quelques années n’est pas à la portée de tout le monde !) ayant du fric à dépenser pour séjourner dans des hôtels de luxe dans les grandes métropoles argentées comme New-York tous les jours, prenant l’avion pour se retrouver du jour au lendemain à l’autre bout du monde et surtout ayant pu prendre une année sabbatique au boulot (merci patron !), ça ne court pas des masses ! Bref, en partant de ces constats, je suis très perplexe sur la faisabilité de cette histoire à moins que le gus en question soit un trader (ou un « golden boy »)!...

Bon, laissons tout ça de côté et intéressons-nous au périple de Marc, le personnage principal. Je dois avouer que le développement de ce récit m’est apparu crédible car le protagoniste y nouera inévitablement des contacts plus ou moins durables avec d’autres gens… comme la vraie vie et comme j’en fus témoin lors de mes virées dans les pays lointains ! Après, il parait que les voyages forment la jeunesse… M’ouais, c’est vrai sauf qu’une fois revenu chez soi, on a plus tendance à reprendre plus ou moins ses habitudes sauf si l’homme ou la femme en question a vraiment réalisé une rencontre inoubliable… d’où mon manque d’enthousiasme pour ce récit. Pour le reste, j’avoue avoir passé un bon moment de lecture ; ce plaisir, je l’ai eu en découvrant les contrées traversées par le personnage principal. Bref, en lisant cet album, je reconnais avoir été plus intéressé par les virées touristiques que par les réflexions sur la relation avec une ex et sur la passivité à passer le test du Sida de la part de Marc.

Au final, j’ai apprécié le dessin assez personnel (l’auteur a une « drôle » de façon de représenter ses personnages) de Sylvain Limousi et les péripéties dépaysantes du personnage principal à travers le monde, moins les réflexions de ce dernier qui ne m’ont pas convaincu et qui me sont passées par-dessus la tête. Lecture très agréable toutefois.

Nom série  Salade niçoise  posté le 19/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Salade niçoise » ? Ce sont des petites fables se situant dans la ville de Nice et ayant pour personnage principal Manu, un jeune homme. C’est une bd réalisée par Baudouin quand il était l’un des auteurs les plus connus (et il l’est toujours !) et les plus prolifiques de chez l’éditeur « L’Association ». A cette époque, Baudouin ne concevait que des albums en noir et blanc.

Je préfère ne pas trop vous dévoiler le début de chaque récit histoire de vous laisser la surprise de les découvrir par vous-même. Sachez cependant que chaque historiette présente une fin qui m’est apparue à la fois étonnante et pour certaine mélancolique. Sans en être franchement inoubliables, ces histoires me sont apparues agréables à lire.

Ces récits m’ont permis de (re)découvrir un peu la ville de Nice et le quotidien des jeunes locaux. Ainsi, ce n’est pas à proprement dit une surprise pour moi de remarquer que les cafés et la promenade des anglais (surtout le long de la ville vieille) sont pris d’assaut par cette partie de la population en fin de journée. Pas mal de ces historiettes tournent autour aussi des marins, c’est assez étonnant de le constater étant donné que pour moi, le port de Nice n’est pas –à mon avis- à proprement parler un port de pêche mais de plaisance. Cependant, toujours est-il que j’ai ressenti la même atmosphère de Nice en lisant cet album que lorsque je me suis rendu sur place, j’en conclus que cet album de Baudouin est incontestablement une réussite sur ce plan-là.

Que ceux qui aiment la ligne claire et ne jurent que par ce genre de dessin ne feuillètent pas « Salade niçoise » (et les autres albums de Baudouin aussi !) ! Le style de Baudouin est à vrai dire brouillon, inconstant et délavé. Ça peut paraître à première vue « laid » à regarder mais moi, j’aime ce style, j’apprécie la capacité de cet auteur de « saisir » les ambiances plus que la recherche d’une quelconque perfection dans la représentation des personnages ou des décors. En tout cas, je pense que peu d’auteurs peuvent se féliciter même en toute modestie de créer une atmosphère rien qu’avec du noir et blanc et Baudouin fait –à mon avis- partie de ceux-là.

« Salade nicoise » est un recueil de petites histoires assez curieuses dont le dénominateur commun est sa situation dans la cité niçoise, c’est un album que j’ai trouvé plaisant à feuilleter. Le genre de bd que je relirai sans me lasser d’autant plus que j’apprécie le style d'Edmond Baudouin.

Nom série  Le Tricheur  posté le 19/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Complètement disjonctée cette bd ! Quand on commence à lire « Le Tricheur », on ne sait pas tout à fait ce que le fameux duo d’auteurs Florent Ruppert et Jérôme Mulot de chez « L’Association » veulent nous raconter : l’album part sur un récit du genre roman graphique pour ensuite dériver vers l’absurdité puis finir sur une enquête policière. En fait, ces trois genres sont mélangés pour nous proposer une bd très originale dans son traitement, c'est-à-dire dans sa façon d’être racontée.

Ce qui fait la particularité du « Tricheur », c’est sa narration à mille chemins de ce que j’ai eu l’habitude de lire dans une bd de ce genre. Le récit se présente par de nombreuses et longues scènes sans commentaire où le lecteur suit des échanges entre les principaux comme si le son était coupé, entrecoupées de séquences où un inspecteur interroge des protagonistes avec des bulles de dialogues cette fois-ci. Ces dernières me sont apparues loufoques, je me suis demandé si ces intervenants étaient vraiment sérieux ou pas ! Les dialogues sont –à mon avis- un régal tant ils sont décalés ! D’ailleurs, cette histoire est vraiment déjantée quand on découvre les mobiles et la façon dont les péripéties s’enchainent !

J’avoue qu’à plusieurs reprises, je fus à deux doigts d’abandonner la lecture du « Tricheur » car la décomposition des séquences muettes est tellement –euh- décomposée que j’ai eu l’impression que les auteurs en rajoutaient ! Mais une fois la lecture terminée, je fus tellement bluffé par la façon de raconter de la part de Florent Ruppert et Jérôme Mulot que je n’avais qu’une envie : recommencer la lecture de cet album !

Le dessin est faussement minimaliste. Ce n’est pas vraiment le genre de graphisme que j’affectionne mais à l’image de la mise en scène, je le trouve très personnel et captivant. En fait, je n’ai qu’un reproche à faire à ce dessin : parfois, il est difficile de bien distinguer les personnages malgré les efforts de l’auteur pour le faire.

J’ai découvert ce duo d’auteurs en lisant « Safari monseigneur » et « La Maison close » qui m’avaient enthousiasmé par leur originalité dans la mise en scène et par leurs dialogues déjantés. Avec « Le Tricheur », je retrouve ce non-conformisme de la part de Florent Ruppert et Jérôme Mulot pour un récit policier loufoque et surprenant qui dévoile d’un seul coup ses richesses une fois la lecture terminée alors… amis lecteurs, faites l’effort de terminer ce one-shot ! Croyez-moi, ça vaut le coup !

Note finale : 3,5/5

Nom série  L'Afghan - Massoud  posté le 11/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me suis procuré « L’afghan – Massoud » à l’occasion du festival de bandes dessinées de Montreuil-sur-mer (Pas-de-Calais) où Frédéric Bihel y était présent. En fait, je ne savais pas du tout que cet album avait paru. Après conversation avec le dessinateur, il s’avère que cette bd a été réalisée comme un essai (en accord avec l’éditeur Casterman) avant que Frédéric Bihel ne se lance dans une série plus ambitieuse avec les scénaristes Maryse et Jean-François Charles (on sait maintenant qu’il s’agit de « Africa Dreams »).

« L’afghan Massoud » nous raconte le destin du commandant Massoud (qui signifie « Le chanceux »), de son vrai nom Ahmah Shad le Pandjsheri, depuis la fin de ses études jusqu’à sa mort par assassinat. Pendant la guerre contre les Soviétiques, le commandant Massoud est un homme qui a combattu pour que l’Afghanistan soit un pays indépendant. Pour cela, il tenta d’unir les différentes communautés de son pays contre l’occupant, il tenta aussi d’enrayer la montée de l’extrémisme représenté par les Talibans.

C’est donc une biographie de Massoud que nous présentent les auteurs, un personnage que je ne connaissais pratiquement pas. Fan de récits historiques, je fus passionné par cette histoire. A travers ce pays, j’ai pu comprendre assez facilement les enjeux géopolitiques que représente cette région, j’ai pu aussi découvrir pour quelles raisons le commandant Massoud fut respecté par son peuple et bien plus (trop ?) tard par les nations occidentales. J’y ai décelé aussi un personnage attachant, très instruit et respectueux envers ses compatriotes.

J’avais tout de même pas mal d’appréhensions pour acheter « L’afghan Massoud » rien qu’à lire le nom des deux scénaristes sur la couverture car je garde un mauvais souvenir de ma lecture de « India Dreams » des mêmes auteurs. Cette crainte, c’était de me retrouver en train de lire un récit où les séquences du passé et du présent se permutent tellement que ça me rend malade ! Dans « L’afghan Massoud », ces permutations existent mais elles ne me sont pas apparues aussi pénibles que je ne le pensais même si je trouve que ça complique inutilement le récit ! Mais bon, ça passe assez bien car cette histoire ne s’étire pas sur plusieurs tomes.

La couleur directe réalisée par Frédéric Bihel est vraiment très agréable à contempler : on y retrouve les tons jaunâtres et azurs qui caractérisent ces régions, agrémentés de tons chaudes ou froids selon l’intensité dramatique des séquences. Les décors sont détaillés et les personnages sont facilement identifiables. Pour la petite histoire, Frédéric Bihel a fait personnellement de nombreuses recherches pour restituer au maximum les lieux où se rendait le commandant Massoud. Ainsi, la scène du début de la bd représente bien à quelques détails près la pièce où il donna une interview à des journalistes marocains. Bref, graphiquement, c’est du bon boulot !

« L’afghan – Massoud » est une bd qui m’a beaucoup intéressé. Elle y raconte la vie du commandant Massoud d’une manière complète. En plus, le dessin de Frédéric Bihel est –à mon avis- vraiment très agréable à contempler. Cet album devrait donc combler les amateurs de récits historiques. Dommage cependant que la narration ne soit pas plus fluide…

Nom série  Sur les pas de Mariette  posté le 10/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel plaisir de relire un album de Winoc ! Impressionné de constater qu’il a réalisé complètement à sa charge une bd –à mon avis- très aboutie aussi bien au niveau du scénario que du dessin malgré l’arrêt de sa série « Pierres du Nord ». Content aussi de voir qu’il est en train de tracer son chemin dans le monde du 9ème art en ayant signé chez un éditeur solide avec sa série « Cliff & Co ». Et enfin, heureux de refeuilleter un album de cet auteur d’une grande gentillesse dont je ne garde que de bons souvenirs de ses expositions de peintures et de mes rencontres avec lui dans ma région natale. Mais revenons un peu sur son one-shot intitulé « Sur les pas de Mariette »…

Winoc nous présente la vie d’Auguste Mariette, grande figure de l’Egyptologie et natif de Boulogne-sur-Mer. En fait, c’est la période où cet aventurier a commencé à s’intéresser à l’Egypte des pharaons que nous présente l’auteur. Ça se passe entre 1840 et 1881 (l’année où Mariette est décédé) qui est une période politique assez mouvementée en France et où mon pays et le Royaume-Uni se « rivalisaient » par tous les moyens pour contrôler l’Afrique du Nord.

C’est avec grande passion que j’ai suivi les péripéties d’Auguste Mariette d’autant plus que Winoc relate sa vie d’une façon bien construite, d’une manière ludique et distrayante à la fois. J’y ai apprécié aussi que l’auteur ait intégré la femme de cet archéologue dans son histoire : sa présence nous montre à tel point elle a eu un rôle important dans la vie d’Auguste Mariette. Les séquences où l’on voit l’épouse avec son mari sont d’ailleurs assez touchantes.

Le lecteur y découvrira aussi pour quelles raisons Auguste Mariette fut un grand égyptologue. Ainsi, toutes ses grandes découvertes et théories de cet archéologue sur l’Egypte des pharaons sont relatées dans la bd. D’ailleurs, ceux qui préparent une thèse sur Auguste Mariette retrouveront certainement des réponses en feuilletant cette bd tellement on sent que Winoc s’est excellemment documenté ! Les historiens en herbe apprécieront aussi la situation de l’époque dans une France agitée par les tensions politiques et internationales. Donc, des recherches importantes sur la biographie mais aussi au niveau du dessin !

Quelle richesse dans les décors ! Enfin, je veux dire par là que l’auteur est allé jusqu’à mettre dans la bd des représentations issues des photos de l’époque. Ainsi, j’ai pu (re)découvrir l’ancien casino de Boulogne-sur-mer qui était à l’emplacement actuel de « Nausicaa » (le Centre National de la Mer), les fameux « charrettes » qui emmenaient les femmes à la mer pour s’y baigner (rendues populaires au début des années 1900), etc.
Pour le reste, le coup de crayon de Winoc m’est apparu plaisant même si des approximations au niveau des visages demeurent. La mise en couleurs est elle-aussi très agréable à contempler. Au fait, j’adore la couverture !

Agréable à lire, ludique, très instructif et beau à contempler : voici les mots qui me reviennent tout de suite de ma lecture de « Sur les pas de Mariette ». Les fans de récits historiques passeront –à mon avis- un excellent moment à lire cette bd ! Quant aux autres lecteurs, jetez-y tout de même un coup d’œil car l’album nous raconte également la vie sentimentale d’Auguste Mariette d’une façon qui m’est apparu assez touchante.

Nom série  Nous ne serons jamais des héros  posté le 10/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avoue que sans les nombreux avis positifs postés sur ce site, je n’aurais probablement jamais feuilleté « Nous ne serons jamais des héros ». Pourquoi ? Parce la couverture ne m’attirait pas et parce que les auteurs, Olivier Jouvray au scénario et Frédérik Salsedo au dessin, sont connus pour être des concepteurs de bds comiques et d’aventures (ce que je veux dire par là, c’est que j’avais des appréhensions sur leur capacité à réaliser un bon roman graphique).

« Nous ne serons jamais des héros » ? C’est une histoire qui nous emmène pour un tour du monde en compagnie d’un père et de son fils, Mick. Pourquoi ce périple ? On ne sait pas trop, pas plus en tout cas que Mick qui ne fréquentait pas trop son paternel. Ce dernier l’a contacté alors qu’il venait juste de toucher l’héritage suite au décès de sa mère (qui est aussi la grand-mère de Mick) : une énorme somme d’argent. Alors, pour -à première vue- profiter de ce pognon inattendu, il invite son fils à partager ses aventures à travers le monde d’autant plus que le père a une bonne excuse pour qu’il le fasse : Mick est chômeur et par conséquent a tout le temps devant lui, et le paternel lui a promis une part de cet héritage s’il accompagne jusqu’au bout…

Franchement, je ne m’attendais pas tout du tout à découvrir une bd aussi touchante, attachante, émouvante et agréable à lire ! Ce plaisir de lecture, ce sont les principaux personnages qui me l’ont procuré ! J’ai adoré le tempérament râleur, insupportable et à la limite de la vulgarité du paternel ! J’ai apprécié aussi le caractère un peu « bof », fataliste et indifférent à son entourage du jeune homme… Alors évidemment, lorsque ces êtres se mettent à cohabiter, il y a des moments de tension énorme et aussi de rires francs dus à leurs (grosses) différences de comportement !

J’ai aimé aussi la fluidité de cette narration : pas pu décrocher du livre avant la fin ! Tiens, à propos de conclusion, elle m’est apparue très belle et triste aussi, on y découvrira les raisons qui ont conduit le père à proposer ce voyage à ce fiston. Certes, cette histoire n’est pas originale car des récits sur la relation entre père et fils sont nombreux mais dans cette bd, elle est tellement bien racontée que je pardonne sans problème au scénariste ce classicisme.

Au fait, je ne vous ai pas encore parlé du dessin : vraiment magnifique à contempler ! C’est la superbe mise en couleurs qui m’a frappé en premier : tons agréables et ambiances parfaitement adaptées aux intensités dramatiques de chaque séquence.
Quant au graphisme proprement dit, je l’ai trouvé très bon lui aussi. J’y ai apprécié la présence de personnages expressifs et facilement identifiables, les décors fouillés.

Bref, j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de ce duo. « Nous ne serons jamais des héros » est exactement le genre d’album que je relirai plusieurs fois avec grand plaisir d’autant plus que son dessin m’est apparu très agréable à contempler.
A lire absolument !

Nom série  Sir Arthur Benton  posté le 16/06/2005 (dernière MAJ le 05/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis sur le premier cycle (tomes 1 à 3) :

Il m’est difficile de rester objectif lorsque je lis des récits historiques parce que c’est un genre que j’apprécie énormément.

« Sir Arthur Benton » a pour cadre l’avant et pendant la seconde guerre mondiale. Son originalité est de nous faire découvrir les dessous de l’espionnage à travers le personnage réel de Sir Arthur Benton. Cet anglais qui a rallié la cause nazie sera l’un des principaux agents qui contribueront à mettre Hitler et son parti au pouvoir. A travers cet homme, c’est la rivalité entre les nations européennes, français et anglais au premier rang, qui sera montrée du doigt et qui favorisera indirectement la montée du fascisme dans le vieux continent. Le dénouement m'a fait froid au dos en voyant pourquoi certaine(s) nation(s) a (ont) poussé le nazisme à prendre le pouvoir en Allemagne.

Étant moi-même féru de faits historiques, je ne pouvais qu’être passionné par ce récit. Toutefois, j’ai été souvent gêné par l’emplacement des bulles disposées à contresens de la lecture. Le découpage manque parfois de fluidité et quelques cadrages sont mal adaptés. J’apprécie énormément la couleur directe de Perger. Des (gros) reproches sont cependant à signaler au niveau des visages où j’ai eu du mal à distinguer qui sont ces personnages mais ça s'améliore au fil des tomes.

« Opération Marmara » est finalement une bédé captivante pour tous ceux qui aiment les récits historiques à condition d’apprécier le graphisme de Perger et de faire l’impasse sur le manque de fluidité dans le découpage. Le scénario de Tarek est un des plus original que j'ai pu lire parmi les récits historiques jusqu'à maintenant.

Nom série  Les Munroe  posté le 02/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’étais vraiment curieux de découvrir « Les Munroe » la nouvelle série du duo Christian Perrissin (au scénario) et Boro Pavlovic (au dessin) car j’avais apprécié « El Nino » leur précédente réalisation.

La première chose qui m’a intrigué en contemplant ce premier tome de « Les Munroe », c’est sa parution chez l’éditeur Glénat au lieu des éditions « Humanoïdes associés » dont « El Nino » en est une de ses séries phares : la maquette ne change pas et la pagination non plus, seule la mise en couleurs n’est plus assurée par Sébastien Gérard. Le résultat donne des tons agréables à l’œil et adaptés à l’intensité dramatique de chaque séquence même si je préfère la mise en couleurs réalisée par Sébastien Gérard (je trouve qu’il utilise des tons plus chaleureux et plus recherchés).

Le dessin est toujours égal à lui-même, c'est-à-dire que le lecteur y retrouvera les supers arrières plans (les paysages de la savane sont –à mon avis- magnifiques !) et son style très réaliste. On y constatera aussi la bonne faculté de Boro Pavlovic à diversifier ses mises en page sans que la fluidité de la lecture n’en souffre. Les personnages sont tout de suite reconnaissables au premier coup et leurs expressions me sont apparues réussies. Bref, graphiquement, c’est du bon travail (à quand une version noir et banc de cet album ?) !

Par contre, au niveau du scénario, je n’ai pas été autant emballé que par le dessin. Non pas parce qu’il est mauvais mais parce que j’ai toujours eu horreur de lire des grandes sagas familiales à la « Dallas » (célèbre série télévisée des années 80). Quand les drames familiaux sont complétés par une intrigue parallèle qui m’intéresse comme dans la série « Les Maitres de l’orge », ça passe mais dans le cas contraire je m’ennuie… Certes, ce premier tome des « Munroe » se passe une grande partie dans la savane où un des principaux personnages rencontrent aussi bien des animaux que des habitants pittoresques mais cette toile de fond ne me semble pas pour l’instant faire partie intégrante de l’histoire. Pour une fois, j’aimerais bien que le scénariste nous emmène dans un vrai récit d’aventure que dans une histoire où les hommes se déchirent entre eux pour des problèmes familiaux.

Je suivrai sans problème les prochaines aventures de la famille « Munroe » parce que j’aime le coup de patte de Boro Pavlovic, parce que l’ensemble m’est apparu plaisant à lire et surtout parce que je suis curieux de voir comment va évoluer le scénario en espérant que les drames familiaux ne prendra pas trop le pas sur la situation aventureuse de ce récit dans la savane africaine.

Nom série  Les Princesses Egyptiennes  posté le 29/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai acheté « Les Princesses égyptiennes » suite aux nombreux avis positifs qui ont été postés sur le site : je ne regrette pas mon achat.

Bien qu’étant un fan de récits historiques, je n’ai paradoxalement jamais été vraiment passionné par l’égyptologie. Je pense que cela est du à ma difficulté à retenir les noms égyptiens qui ne sont pas du tout communs à nos langues européennes et à m’intéresser aux (trop ?) nombreux rois qui ont marqué ces temps pharaoniques. Mais bon, je me suis laissé tenter par cette bd en espérant que ça serait le point de départ pour que je m’intéresse de plus en plus à l’histoire égyptienne.

« Les Princesses égyptiennes » met en scène Kiki-Néfer et Titi-Néfer, les deux filles inséparables du pharaon Ramsès III. Sous les conseils de Ka-Bouboui une femme appartenant à la haute société, elles se sont rendues dans un temple afin de consulter leurs horoscopes (Oui, je sais, ça fait un peu bizarre dit comme ça mais ça se passait comme ça à l’époque !). A leurs retours, les princesses et sa garde sont attaquées par des Mahouash, tribu sauvage et ennemi juré du pharaon. Elles parviennent à s’échapper et à se réfugier dans la « ville maudite »…

Oh la la ! Que ce récit est riche ! Riche en péripéties ! Riche en intrigues secondaires ! Moi qui ne connaît pas grand’chose à l’égyptologie, j’en ai eu plein la vue en découvrant les nombreuses références à la religion (omniprésente !), à la hiérarchie sociale et politique de l’époque, aux fables qu’ils se racontaient entre eux, à leurs superstitions, à la géopolitique de cette région et j’en passe !

Bien que les indications historiques soient nombreuses dans ce récit, « Les Princesses égyptiennes » est tout d’abord un véritable récit d’aventure. Aventure parce que les scènes de combat y sont fréquentes, parce que les séquences surprises qui n’ont rien à voir avec ce qui s’est réellement passé sont abondantes, parce que certains personnages connus et présents dans la bd ne correspondent pas aux caractéristiques que leur donnent les grands historiens.

Si « Les Princesses égyptiennes » ne m’a pas totalement emballé, c’est parce qu’il y a dans cette bd des séquences ésotériques… scènes que je déteste hautement dans une bd, un film ou autres ! J’ai horreur de ça !
A la décharge de l’auteur, imaginons un peu qu’Igor Baranko n’ait pas inséré dans son récit des scènes fantastiques ayant trait aux croyances égyptiennes de cette époque, « Les Princesses égyptiennes » aurait-elle eu cette atmosphère si caractéristique qu’on se fait de l’époque pharaonique ? Ça, je le reconnais, j’en doute fort malgré ma forte aversion aux idolâtries religieuses !
Et puis, les réactions des personnages principaux me sont apparues assez étonnantes : ceux-ci changent souvent et rapidement de comportement d’une séquence à l’autre !

Parlons un peu du graphisme d’Igor Baranko, on peut dire qu’il a le sens du rythme le bougre ! Le lecteur y découvrira des cadrages inhabituels et osés. Les décors sont fouillés et les personnages assez facilement identifiables au premier coup même s’il faudra un temps d’adaptation pour bien faire la distinction entre Kiki-Néfer et Titi-Néfer. Cependant, je serai assez curieux de voir ce que le style d’Igor Baranko donnerait avec de la couleur, je pense que cette initiative rehausserait l’atmosphère particulière de ce scénario et mettrait plus de lisibilité à la bd (le trait d’Igor Baranko est un peu trop fin à mon goût).

« Les Princesses égyptiennes » m’a fait découvrir énormément de choses sur l’égyptologie et pourtant, c’est avant tout un récit d’aventure plein de surprises ! Malgré la présence de scènes ésotériques dans ce premier tome, séquences que je déteste, je suis impatient de découvrir les prochaines aventures de Kiki-Néfer et Titi-Néfer !

Nom série  Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?  posté le 28/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup d’entre nous je pense, c’est le très long titre qui m’a donné l’envie de lire cette bd et sa parution chez l’éditeur « Futuropolis » (après avoir été publié chez la collection « Aire libre » des éditions Dupuis).

Je n’ai pas grand’chose à dire sur cette histoire qui met en scène deux (grands) écrivains tant cette lecture m’est apparue peu captivante. A vrai dire, il n’y a rien de vraiment marquant dans cet album sinon qu’il s’agit d’une diatribe qui m’a semblé très réaliste sur le monde de l’édition. Ah si, il y a quelque chose qui m’a frappé : l’écrivain américain par son parler grossier et son égo surdimensionné. Après, il faut aimer les histoires où le héros (le romancier français) couche à droite et à gauche alors qu’il est marié… mais comme je ne suis pas bon public de ce genre de récit, ça m’a ennuyé. Bref, je n’ai pratiquement rien retenu de cette histoire et il est fort probable que je ne rappelle plus de cette bd dans quelques mois…

Maintenant, je suis pratiquement certain qu’Emmanuel Moynot partage sa vie entre Paris et Bordeaux. En effet, dans « Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ? » et dans ses autres réalisations comme « L'Heure la plus sombre vient toujours avant l'aube », ses récits se déroule dans la capitale girondine. Par conséquent, je suis sûr aussi que l’auteur utilise la photographie pour illustrer les lieux où évoluent ses personnages. Le tout donne un dessin réaliste sans que ça fasse trop photogénique. Je n’ai pas grand’chose à reprocher au dessin d’Emmanuel Moynot, je le trouve personnel, expressif et beau à contempler. Bref, j’aime bien son style.

Un peu comme « L’heure la plus sombre vient toujours avant l’aube », « Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ? » est un album que j’ai lu sans plaisir et sans déplaisir non plus. C’est un roman graphique pur et dur qui nous propose une petite critique sur le monde de l’édition. Mon gros reproche sur cette bd est que je n’y ai pas trouvé de scènes réellement touchantes de la part de l’auteur.
Reste le dessin d’Emmanuel Moynot qui m’est apparu très agréable à contempler mais ça ne m’a pas suffit pour rehausser mon intérêt sur cette bd.

Nom série  Carthage  posté le 26/06/2010 (dernière MAJ le 28/06/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on lit le premier tome de « Carthage », on ne peut pas s’empêcher de le comparer à la série « Murena » (des éditions Dargaud) car le lecteur y retrouvera l’antiquité romaine et les mêmes complots politiques.

Le récit met en scène le destin d’Hamilcar qui combattra sans cesse contre les romains. En fait, à cette époque, la Méditerranée était occupée par deux empires : celui de Carthage et celui de Rome. Les carthaginois avaient le monopole du commerce dans le bassin méditerranéen, ils voulaient aussi celui de l’armée. Pour cela, ils procéderont à l’envoi d’une armée en Sicile. Cette manœuvre avait pour but de « tester » la réaction des romains, les politiciens de Carthage n’y croyaient pas trop au succès de cette expédition… c’était sans compter sur leur leader Hamilcar et ses élites nommées « les enfants de Tanit » qui terrassèrent plusieurs légions romaines… et je vous laisse découvrir la suite !

Bon, ce n’est pas un secret pour mon entourage : j’adore les récits historiques ! Enfin, surtout ceux qui ont fait l’objet de recherches approfondies et qui sont basés sur des faits incontestables !

Pour « Carthage », je ne sais pas si les auteurs se sont hautement documentés avant de concevoir leur série. Après lecture de ce premier tome, il me semble qu’oui parce que j’y ai vu des similitudes avec les images de synthèse officielles de ce que fut Carthage au temps de sa splendeur montrées dans les documentaires télévisés (notamment l’architecture unique du port). Mais pourquoi cette prudence ? Parce qu’il n’y a aucune mention indiquant sur quels ouvrages les auteurs se sont basés pour concevoir cette histoire. C’est vraiment dommage parce qu’après lecture, mes doutes demeurent toujours !

Pour le reste, les auteurs se sont principalement focalisés sur les complots politiques au sein de l’élite carthaginoise : ces stratégies me sont apparues intéressantes et on peut s’apercevoir que la religion à travers les fêtes populaires en l’honneur du dieu Baal avait une influence considérable sur la population de Carthage.
Par la présence de nombreux dialogues, le récit est assez dense.
Cependant, je reproche aux auteurs de ne pas avoir mis en scène des personnages principaux attachants. Dommage que les scénaristes n’aient pas eu l’idée d’insérer dans leur récit un protagoniste même fictif qui nous aurait « guidés » avec sérénité à travers les frasques politiciennes de cette cité un peu comme l’avait fait Jean Dufaux pour « Murena ».

Au niveau du dessin, en dehors des décors qui me sont apparus assez fidèles à l’image qu’on se fait de l’antique Carthage, il est difficile de juger sur la véracité des vêtements portés par les hommes à cette époque. Le trait de Mauro De Luca est un peu trop épais à mon goût. Les personnages sont expressifs et la mise en couleurs est correcte sans plus. En fait, en contemplant cet album, j’ai eu l’impression de revoir la première édition du premier tome de « Murena » dont le trait de Philippe Delaby était lui-aussi épais et les couleurs criardes. Peut-être que la suite de « Carthage » évoluera vers un meilleur traitement graphique comme « Murena »… Si c'est le cas, cette série figurera sans problème parmi mes préférées dans le genre historique.

« Carthage » m’est apparue comme une bd historique qui contentera les amateurs de récits sur l’antiquité romaine, elle permet de nous faire découvrir l’empire carthaginois qui fut la principale rivale de Rome à cette époque. Bref, ce fut vraiment un plaisir pour moi de lire une série sur Carthage d’autant plus qu’elle est servie par un dessin que je trouve très correct.
Dommage que les auteurs n’aient pas eu l’initiative de mettre les références dans ce premier tome car je reste toujours sur ma défensive au sujet de la véracité des faits relatés dans leur histoire.
Mais j’attends tout de même le prochain tome avec impatience.

Note finale : 3,5/5

Nom série  Metropolitan  posté le 26/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu compliqué à suivre ce premier tome de « Metropolitan » ! En fait, il faut piger dès le départ qu’il y a trois principaux protagonistes dans cette bd au risque de passer à travers cette histoire !

Qui sont ces trois personnages ?
Le premier est un gus qui s’est retrouvé foudroyé par un malaise dans le métro parisien, il doit sa vie sauve à un flic qui a eu le réflexe d’appeler le SAMU.
Le deuxième est le policier qui a sauvé ce pauvre mec et qui est sur une affaire d’argent sale.
Le troisième est un protagoniste dont on ne sait pas trop d’où il vient, ce qu’il fait… bref, apparemment, il joue le rôle du méchant…
Le lien entre ce trio ? Pour le flic et le gus, il parait évident qu’ils se voient de temps en temps. Mais pour le méchant monsieur, on ne sait pas trop…

Ce qui m’a marqué le plus dans ce premier album de « Metropolitan », c’est son ambiance de polar : on est en plein dans un récit pessimiste sur la nature humaine et sur la vie à Paris : les gens sont blasés et égoïstes, la capitale française y est montrée sous la mauvaise image d’une ville polluée et inhumaine… Bref, ce n’est pas la joie à Paname quoi !

Pour le reste, quoique dotée d’une histoire accrocheuse (on est tout de même curieux de savoir qui sont ces personnages et où les auteurs veulent nous emmener !), j’avoue avoir été déçu par la lenteur du récit. A la fin de ce premier tome, on ne peut pas dire que l’intrigue ait beaucoup avancée ! Parmi les trois protagonistes, seul le « méchant monsieur » m’a réellement fasciné…

Quant au dessin de Laurent Bonneau, je le trouve fascinant à contempler. Ce style est assez personnel avec son mélange de décors réalistes finement illustrés et, sa représentation des protagonistes aux traits épais et expressifs. A noter que les arbres y sont dessinés d’une manière très sommaire qui tranche avec les décors architecturaux sont représentés d’une façon fouillée. Le tout donne un graphisme qui m’a vraiment emballé par son originalité et sa capacité à donner une atmosphère pesant et très adapté au récit.

Malgré son intrigue qui évolue très lentement et ses nombreux allers-retours entre ses personnages qui peuvent désorienter le lecteur, je suis curieux de voir comment cette histoire va évoluer dans le prochain tome car j’ai apprécié le dessin de Laurent Bonneau et l’atmosphère pesante qui règne dans ce premier album de la série.

Nom série  Sous la bannière étoilée  posté le 25/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, une bd originale ! « Sous la bannière étoilée » nous présente une histoire se passant aux USA. Elle met en scène des enfants qui vivent en l’absence de leurs pères partis en Irak en tant que militaire pour y essayer de maintenir la paix.

Ainsi, les lecteurs sont invités à partager le quotidien de ces enfants de soldats, ils y découvriront des adolescents livrés à eux-mêmes et un peu désœuvrés, des gosses qui ont grand besoin de leurs pères et qui essaient de les contacter par internet en croisant les doigts pour qu’ils reviennent sains et saufs.

Une histoire pareille, il y a de quoi faire des scènes émouvantes, touchantes et inoubliables sans tomber dans le mélodrame : et bien non, les auteurs (James Ponsoldt au scénario et Danica Novgorodoff au dessin) n’y parviennent pas car c’est raconté d’une façon neutre. Surtout, je reproche au scénario d’avoir rallongé inutilement le récit en y incorporant des séquences qui n’apportent pas grand’chose à l’histoire.
Ce qui est intéressant avec ce comics, c’est que l’on découvre que ces enfants ne souffrent d’aucun manquement : ils font de la moto, jouent à la boxe pour s'endurcir, chassent un peu sans se prendre au sérieux, sortent avec des filles mais... l’absence de leurs pères les déboussolent.
Mais bon, pour être franc, je me suis ennuyé à la lecture de « Sous la bannière étoilée » d’autant plus que le dessin ne m’a pas convaincu…

Le graphisme de Danica Novgorodoff m’est apparu irrégulier, j’ai eu l’impression que les visages des protagonistes changeaient souvent d’une case à l’autre. Son trait se concentre un peu trop essentiellement à mon goût sur les expressions des personnages (pas très heureux par moments). Les décors sont simples. Quant à la mise en couleurs, elle m’est apparue correcte sans plus.

Avec un scénario original, je pensais passer un bon moment à feuilleter « Sous la bannière étoilée ». Hélas, il n’en fut rien car je n’ai pas ressenti de l’émotion en lisant ce comics.

Nom série  Cadavre exquis  posté le 23/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La fiche résumé de « Cadavre exquis » en dit un peu trop –à mon avis- sur cette histoire présentée par Pénélope Bagieu, je m’abstiens donc d’en raconter plus…

Que dire sur cette bd ? J’ai passé un très agréable moment à suivre les péripéties de l’héroïne qui cherche à sortir de son quotidien d’hôtesse d’accueil et de sa vie sentimentale bien morne et lamentable. J’ai eu l’impression de suivre un bon petit film bien français ou plutôt une pièce de théâtre avec trois comédiens principaux se déroulant dans un huis-clos.

L’histoire proprement dite ne m’est pas apparue très originale, le dénouement est irréaliste mais j’avoue que l’intrigue m’a semblé très accrocheuse et bien menée. Et puis, j’y ai apprécié l’humour employé à la fois léger, bien vu et amer (parfois). Les personnages sont –à mon avis- assez attachants (surtout l’héroïne).

Au niveau du dessin, j’ai aimé le coup de crayon de Pénélope Bagieu. D’un style simpliste, il permet de focaliser notre attention sur les expressions (réussies) de ses personnages et c’est heureux ainsi car son récit justement se concentre sur la relation entre les protagonistes. La mise en couleurs m’est apparue très agréable à l’œil à défaut de bien marquer les ambiances.

Au final, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture avec « Cadavre exquis ». A défaut d’être classique, le récit m’est apparu sympa à suivre, j’ai gardé le sourire aux lèvres tout au long des péripéties de l’héroïne.
Un bon divertissement…

Nom série  Grand Prix  posté le 22/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime beaucoup la mécanique, les voitures, l’aviation… bref, tout ce qui a trait à la technologie, il était donc normal pour moi que je m’intéresse à cette série !

« Grand Prix » met en scène des « héros » des années 1930-1940 (du moins, dans les deux premiers tomes de la série il me semble). Qui sont ces intrépides ? Ce sont des pilotes automobiles, de vrais fous du volant qui n’hésitaient pas à conduire des bolides de 300 CV filant à plus de 250 km/h doté d’une sécurité éphémère !

Marvano, l’auteur, situe sa série en Allemagne. A cette époque, ce pays est pratiquement au bord du chaos économique à cause du traité de Versailles qui l’imposait à rembourser intégralement les dommages de la première guerre mondiale aux « gagnants ». Donc, on suit la montée du parti nazi à travers un petit caporal nommé Adolf Hitler qui va devenir chancelier et qui va encourager massivement les industriels à investir dans le progrès technologique (pour montrer la supériorité de la race Aryenne…). Pour cela, Mercedes et Auto Union (qui prendra le nom d’Audi des décennies après), les deux plus grandes marques automobiles allemandes de l’époque vont se batailler et lutter contre les autres constructeurs à travers les grands prix qui se déroulent en Europe…

Ce que je peux dire sur ce premier tome de la série, c’est que Marvano s’est vachement documenté pour concevoir sa bd ! Ainsi, la moindre anecdote, la moindre petite information sur l’automobile de cette époque figurent inévitablement dans son récit. Le résultat donne une bd très riche et très (trop ?) dense sur cet univers mécanique et ces principaux artisans qui pourra contenter sans problème les connaisseurs mais aussi déconcerté gravement les néophytes !
Etant amateur de sports mécaniques, j’ai apprécié bien entendu ce premier album de « Grand Prix », j’y aimé aussi l’aspect historique où le lecteur y verra comment le régime nazi va utiliser les succès des automobiles allemandes pour sa propagande.
Par contre, la présence de nombreux dialogues où le mot « Herr machin, Herr truc » est omniprésent m’ont saoulé la longue. Il est un peu dommage aussi les protagonistes soient trop nombreux à mon goût dans cette bd car je n’ai jamais pu vraiment m’attacher à l’un d’entre eux.

Graphiquement, le trait de Marvano m’est apparu très clair et très lisible. Ce n’est pas le style de dessin que j’apprécie le plus mais je ne lui ai pas trouvé de défaut particulier dans cette bd. La mise en couleurs qui utilise des tons assez vifs de Bérengère Marquebreucq m’a semblé assez agréable à l’œil.

Avec « Grand Prix », Marvano change de registre pour nous proposer un récit d’aventure et d’histoire. L’ensemble donne une histoire très dense que les amateurs de sports mécaniques des années 1930 apprécieront certainement.
Quant aux autres lecteurs, ils risquent d’être perdus devant ce foisonnement d’anecdotes, d’informations et de protagonistes de cette époque parmi les plus fastes de l’histoire de l’automobile.

Nom série  Trois jours en été  posté le 21/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une bd vraiment particulière que nous présentent Bastien Quignon et les éditions « Actes Sud » (comme d’habitude avec cet éditeur d’ailleurs…).

Etonnante par son graphisme puisque le lecteur aura droit à un dessin qu’on peut qualifier de brouillon et même flou tant il est parfois difficile de bien distinguer dans des cases ce qui se passe exactement. J’ai eu l’impression que l’auteur avait utilisé du fusain voire des gros crayons en bois mal taillés pour concevoir sa bd. Certes, le résultat est franchement original et intéressant car ça donne une ambiance lourde et ennuyeuse mais quel dommage que ça ne soit pas plus lisible ! Pour le reste, j’avoue que la narration m’est apparue efficace et accrocheuse. A noter aussi que c’est le premier album de cet auteur.

Singulière par son scénario où on a le sentiment qu’il ne se passe rien dans ce récit. Le lecteur aura l’impression de suivre une histoire banale où deux frères (ou amis) tuent leur ennui en envoyant paître leurs parents et faisant des petites (et même des grosses !) conneries ensemble en pleine nature pendant leurs vacances.
Et puis, au fil des pages, on s’apercevra de plus en plus que ce récit va plus loin qu’une simple chronique de la vie ordinaire d’adolescents, le lecteur y découvrira qu’il s’agit en fait d’une histoire très proche de la réalité en montrant comment l’aîné(e) peut influencer les autres ! Il faut savoir que très souvent le petit frère ou la petite sœur a souvent comme référence l’ainé(e) et que par conséquent, le cadet (ou la cadette) fera le maximum pour exécuter les mêmes gestes que lui (ou elle).

Bref, ce récit m’est apparu très intelligemment conçu de la part de Bastien Quignon mais je ne pense pas que les lecteurs qui n’apprécient habituellement pas les romans graphiques se réconcilieront avec ce genre en lisant « Trois jours en été » à cause de son dessin difficile d’accès et de son scénario qui semble (faussement) vide…
Une curiosité !…

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