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... a posté 874 avis et 178 séries (Note moyenne: 3.08)

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Nom série  Cadavre exquis  posté le 23/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La fiche résumé de « Cadavre exquis » en dit un peu trop –à mon avis- sur cette histoire présentée par Pénélope Bagieu, je m’abstiens donc d’en raconter plus…

Que dire sur cette bd ? J’ai passé un très agréable moment à suivre les péripéties de l’héroïne qui cherche à sortir de son quotidien d’hôtesse d’accueil et de sa vie sentimentale bien morne et lamentable. J’ai eu l’impression de suivre un bon petit film bien français ou plutôt une pièce de théâtre avec trois comédiens principaux se déroulant dans un huis-clos.

L’histoire proprement dite ne m’est pas apparue très originale, le dénouement est irréaliste mais j’avoue que l’intrigue m’a semblé très accrocheuse et bien menée. Et puis, j’y ai apprécié l’humour employé à la fois léger, bien vu et amer (parfois). Les personnages sont –à mon avis- assez attachants (surtout l’héroïne).

Au niveau du dessin, j’ai aimé le coup de crayon de Pénélope Bagieu. D’un style simpliste, il permet de focaliser notre attention sur les expressions (réussies) de ses personnages et c’est heureux ainsi car son récit justement se concentre sur la relation entre les protagonistes. La mise en couleurs m’est apparue très agréable à l’œil à défaut de bien marquer les ambiances.

Au final, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture avec « Cadavre exquis ». A défaut d’être classique, le récit m’est apparu sympa à suivre, j’ai gardé le sourire aux lèvres tout au long des péripéties de l’héroïne.
Un bon divertissement…

Nom série  Grand Prix  posté le 22/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime beaucoup la mécanique, les voitures, l’aviation… bref, tout ce qui a trait à la technologie, il était donc normal pour moi que je m’intéresse à cette série !

« Grand Prix » met en scène des « héros » des années 1930-1940 (du moins, dans les deux premiers tomes de la série il me semble). Qui sont ces intrépides ? Ce sont des pilotes automobiles, de vrais fous du volant qui n’hésitaient pas à conduire des bolides de 300 CV filant à plus de 250 km/h doté d’une sécurité éphémère !

Marvano, l’auteur, situe sa série en Allemagne. A cette époque, ce pays est pratiquement au bord du chaos économique à cause du traité de Versailles qui l’imposait à rembourser intégralement les dommages de la première guerre mondiale aux « gagnants ». Donc, on suit la montée du parti nazi à travers un petit caporal nommé Adolf Hitler qui va devenir chancelier et qui va encourager massivement les industriels à investir dans le progrès technologique (pour montrer la supériorité de la race Aryenne…). Pour cela, Mercedes et Auto Union (qui prendra le nom d’Audi des décennies après), les deux plus grandes marques automobiles allemandes de l’époque vont se batailler et lutter contre les autres constructeurs à travers les grands prix qui se déroulent en Europe…

Ce que je peux dire sur ce premier tome de la série, c’est que Marvano s’est vachement documenté pour concevoir sa bd ! Ainsi, la moindre anecdote, la moindre petite information sur l’automobile de cette époque figurent inévitablement dans son récit. Le résultat donne une bd très riche et très (trop ?) dense sur cet univers mécanique et ces principaux artisans qui pourra contenter sans problème les connaisseurs mais aussi déconcerté gravement les néophytes !
Etant amateur de sports mécaniques, j’ai apprécié bien entendu ce premier album de « Grand Prix », j’y aimé aussi l’aspect historique où le lecteur y verra comment le régime nazi va utiliser les succès des automobiles allemandes pour sa propagande.
Par contre, la présence de nombreux dialogues où le mot « Herr machin, Herr truc » est omniprésent m’ont saoulé la longue. Il est un peu dommage aussi les protagonistes soient trop nombreux à mon goût dans cette bd car je n’ai jamais pu vraiment m’attacher à l’un d’entre eux.

Graphiquement, le trait de Marvano m’est apparu très clair et très lisible. Ce n’est pas le style de dessin que j’apprécie le plus mais je ne lui ai pas trouvé de défaut particulier dans cette bd. La mise en couleurs qui utilise des tons assez vifs de Bérengère Marquebreucq m’a semblé assez agréable à l’œil.

Avec « Grand Prix », Marvano change de registre pour nous proposer un récit d’aventure et d’histoire. L’ensemble donne une histoire très dense que les amateurs de sports mécaniques des années 1930 apprécieront certainement.
Quant aux autres lecteurs, ils risquent d’être perdus devant ce foisonnement d’anecdotes, d’informations et de protagonistes de cette époque parmi les plus fastes de l’histoire de l’automobile.

Nom série  Trois jours en été  posté le 21/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une bd vraiment particulière que nous présentent Bastien Quignon et les éditions « Actes Sud » (comme d’habitude avec cet éditeur d’ailleurs…).

Etonnante par son graphisme puisque le lecteur aura droit à un dessin qu’on peut qualifier de brouillon et même flou tant il est parfois difficile de bien distinguer dans des cases ce qui se passe exactement. J’ai eu l’impression que l’auteur avait utilisé du fusain voire des gros crayons en bois mal taillés pour concevoir sa bd. Certes, le résultat est franchement original et intéressant car ça donne une ambiance lourde et ennuyeuse mais quel dommage que ça ne soit pas plus lisible ! Pour le reste, j’avoue que la narration m’est apparue efficace et accrocheuse. A noter aussi que c’est le premier album de cet auteur.

Singulière par son scénario où on a le sentiment qu’il ne se passe rien dans ce récit. Le lecteur aura l’impression de suivre une histoire banale où deux frères (ou amis) tuent leur ennui en envoyant paître leurs parents et faisant des petites (et même des grosses !) conneries ensemble en pleine nature pendant leurs vacances.
Et puis, au fil des pages, on s’apercevra de plus en plus que ce récit va plus loin qu’une simple chronique de la vie ordinaire d’adolescents, le lecteur y découvrira qu’il s’agit en fait d’une histoire très proche de la réalité en montrant comment l’aîné(e) peut influencer les autres ! Il faut savoir que très souvent le petit frère ou la petite sœur a souvent comme référence l’ainé(e) et que par conséquent, le cadet (ou la cadette) fera le maximum pour exécuter les mêmes gestes que lui (ou elle).

Bref, ce récit m’est apparu très intelligemment conçu de la part de Bastien Quignon mais je ne pense pas que les lecteurs qui n’apprécient habituellement pas les romans graphiques se réconcilieront avec ce genre en lisant « Trois jours en été » à cause de son dessin difficile d’accès et de son scénario qui semble (faussement) vide…
Une curiosité !…

Nom série  Le Pays des trois sourires  posté le 20/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vraiment délirante cette bd ! Lewis Trondheim nous plonge dans un univers fantastique où les personnages sont des êtres difformes un peu à la manière des célèbres séries « Donjon » (chez Delcourt) du même auteur.

L’histoire du « Pays des trois sourires » met en scène deux protagonistes principaux qui sont à la pêche. Lors de leur retour au village, ils apprennent par les habitants que les scènes de désolation qui y règnent sont l’œuvre d’un violent tremblement de terre. Ça aurait pu s’arrêter là sauf que les secousses se répètent sans cesse… Du coup, un de nos deux amis se met en tête de suivre un charlatan dans son projet de rencontrer Dieu afin de lui demander des explications sur ces tremblements de terre…

Le scénario est loufoque non ? En fait, il permet surtout à l’auteur de placer des situations improbables agrémentées de dialogues tout aussi dingues. Les personnages sont attachants et le dénouement de cette histoire m’est apparu assez surprenante. La mise en page est originale par son découpage en trois rangées de trois cases bien distinctes comme si chaque ligne comportait un strip alors qu’en réalité l’ensemble de ces mini-récits forme vraiment une histoire complète. Le tout donne un récit sympa, assez marrant et agréable à suivre sans pour autant que cette bd figure parmi mes immanquables.

Les amateurs de bandes dessinées reconnaitront tout de suite le coup de patte de Lewis Trondheim, il est facilement identifiable par la présence de personnages mi-humains mi-animaliers et par son style à la limite de son classement en ligne claire. Sans être un fan de ce genre de dessin, je lui loue sa grande lisibilité.

Je pense que les fans de Lewis Trondheim et notamment ceux qui apprécient hautement les « donjons » réalisés par le même auteur passeront un excellent moment de lecture avec le « Pays des trois sourires » car ils retrouveront son humour et son dessin si particuliers. Quant aux autres bédéphiles, ils devraient prendre également du plaisir à feuilleter cet album.

Nom série  Block 109 - Etoile Rouge  posté le 20/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Apparemment, « Block 109 » semble avoir eu des critiques très positives au vu des commentaires sur les blogs et médias bds. Cet album a aussi eu un bon succès commercial, c’est donc assez logique que l’éditeur Akiléos ait décidé de publier une autre bd de cette série.

« L’étoile rouge » n’est pas la suite de « Block 109 », c’est en fait un récit qui se déroule dans un autre lieu et en parallèle aux péripéties de la série mère. Ainsi, les lecteurs y découvriront une histoire mettant en scène la célèbre escadrille « Normandy-Niemem » (qui a réellement existé et qui opéra en URSS pendant la seconde guerre mondiale) à travers trois pilotes français. L’originalité de ce récit est qu’il se passe après la mort d’Adolf Hitler par assassinat en 1941. Il se situe dans une période où l’Allemagne nazie possède la bombe atomique et des avions à réaction…

Grosse différence par rapport à « Block 109 », « L’étoile rouge » se présente en grand format avec une couverture cartonnée d’une cinquantaine de pages. Le résultat donne une histoire beaucoup moins dense que dans « Block 109 ». L’action est centralisée sur les trois pilotes qui composent l’escadrille. En fait, les auteurs ont voulu rendre hommage à ces aviateurs français qui avaient rejoint l’armée soviétique en 39-45 pour combattre les allemands. A défaut d’être moins riche en réflexions que « Block 109 », « L’étoile rouge » m’est apparu plaisant à lire grâce notamment à sa bonne narration et au fait que cette histoire comporte des séquences assez émouvantes. A titre de comparaison, cet album m’a fait rappeler les bds de Romain Hugault (notamment « Au-delà des nuages ») par leur similitude au niveau de la vivacité des séquences d’action et la présence de scènes dramatiques.

J’ai aimé le coup de crayon de Ronan Toulboat et les magnifiques double-pages présentés dans cet album. Le grand format de cette bd m’a permis de mieux apprécier le style de ce dessinateur par rapport à « Block 109 ». Contrairement à la série mère, les différents protagonistes sont assez facilement identifiables au premier coup d’œil, il faut dire aussi qu’il y a moins de personnages à représenter dans le second album (par conséquent, il est plus facile pour nous lecteurs de savoir qui est qui).

Dotée d’un scénario moins dense et riche que « Block 109 », « L’étoile rouge » m’est apparu comme une bd plaisante à lire et à contempler. J’y ai apprécié le coup de patte de Ronan Toulboat, la vivacité des scènes d’action et la présence de séquences qui me sont apparu touchantes.
« L’étoile rouge » est –à mon avis- un bel hommage à l’escadrille « Normandy Niemem ».

Nom série  Le Corbusier, Architecte parmi les hommes  posté le 18/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me faisais une joie de lire « Le Corbusier, Architecte parmi les hommes » parce que j’aime les récits de type documentaire, parce qu’il est rare de découvrir un bâtisseur comme protagoniste principal dans une bande dessinée et parce que je côtoie dans la vie de tous les jours des maitres d’œuvre. Après lecture, je suis déçu de la façon dont les auteurs ont mis en page ce personnage…

Le Corbusier ? C’est le surnom de Charles-Édouard Jeanneret-Gris qui fut un des plus grands architectes de son époque et un des principaux représentants du « mouvement moderne ». Sa vision de l’architecture était de réunir sur un même lieu plusieurs services publics nécessaires à la vie des habitants.

Les auteurs ont pris l’initiative de nous raconter les derniers moments de la vie professionnelle de Le Corbusier. Etant donné que la bd proprement dite se tient sur une vingtaine de pages, j’aurais préféré que la biographie (très complète) de cet architecte qui clôt l’album (sur une vingtaine de pages également) soit mise en images ! Pourquoi cette préférence ? Parce que la vie de Le Corbusier dans sa partie bd ne m’a apparu aussi captivante que je ne le pensais car les auteurs permutent un peu trop à mon goût les dates (pas facile par moments de se retrouver !) et parce que les scénaristes ont incorporé des citations importantes de l’architecte qui tombent un peu comme un cheveu dans la soupe.

Je reproche aussi aux auteurs de ne pas nous avoir expliqué pourquoi Le Corbusier était détesté par les autorités françaises et pourquoi certaines de ses réalisations étaient décriées. Au pire, ils nous présentent Le Corbusier comme un concepteur rancunier voire aigri envers ses compatriotes parce que ces derniers ne lui témoigneront jamais la reconnaissance dont il aspire à tout prix. Du coup, cet architecte m’est apparu antipathique et imbu de lui-même par ses succès internationaux. Un retour en arrière sur sa vie n’aurait pas été -à mon avis- de trop pour bien saisir pourquoi Le Corbusier a choisi cette technique de conception qui fait sa patte personnelle (d’ailleurs, pourquoi les auteurs n’ont-ils pas développé un peu plus sa jeune collaboration avec Auguste Perret qui l’avait apparemment convaincu de l’utilité du béton armé ?), quelles étaient ses principales réalisations en tant que maitre d’œuvre (avec leurs caractéristiques qui les faisaient classer en « œuvre majeure de l’architecture du XXème siècle») et pourquoi il se comportait de cette façon.

Le dessin de Frédéric Rébéna ne m’est pas apparu franchement engageant, je le trouve trop brouillon. Même les quelques bâtiments conçus par Le Corbusier et présentés dans cette bd sont –à mon avis- très peu détaillés et vite survolés.

Vraiment déçu par cette bd originale dont je me régalais à l’avance de découvrir le destin d’un grand architecte.

Nom série  Moi, Dragon  posté le 17/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert Juan Gimenez lorsque je me suis remis à relire les bds, c’était à l’occasion de la sortie du « Quatrième pouvoir ». A cette époque, je considérais cet auteur comme un de mes préférés. Ensuite, j’ai découvert d’autres dessinateurs et Juan Gimenez n’est plus une référence pour moi. Maintenant, je trouve son graphisme trop fouillé, plus adapté pour des illustrations que pour la bd.
Mais revenons sur son nouvel album intitulé « Moi, Dragon »…

La surprise de cette bd, c’est que pour la première fois à ma connaissance, Juan Gimenez abandonne la science fiction pour la fantasy ; « Moi, Dragon » met en scène deux familles rivales : la première règne sur le royaume tandis que la seconde veut reconquérir le trône. Ça se passe au Moyen-âge et à proximité d’un volcan où se terre un dragon…

Je pense que vous l’avez compris : c’est un récit classique sur la rivalité entre deux familles de sang royal que nous présente Juan Gimenez, cette rivalité est quelque sorte arbitrée par une (ou des) créature(s) fantastique(s). Donc, rien de surprenant du côté du scénario sauf que la narration m’est apparue accrocheuse et que j’ai suivi cette histoire avec plaisirs. En dehors de ce manque d’originalité, je reproche à ce récit la présence de nombreux dialogues… mais rien de grave cependant.
Les personnages sont - mon avis- attachants, l’auteur a eu l’intelligence de développer leurs passés et leurs psychologies, il en résulte une histoire assez complexe qui ravira les lecteurs fans de drames familiaux.

Quant au dessin de Juan Gimenez, les amateurs de bandes dessinées de cet auteur ne seront guère dépaysés : on y retrouve ses plans très dynamiques (les fameuses vues plongeantes qui donnent le vertige), ses décors très fouillés, des nanas bien roulées ayant parfois été victimes d’une mutilation ou d’une maladie, des costumes extravagants et recherchés, une mise en couleurs aux tons pastels adaptés au scénario… bref, les fans de Juan Gimenez devraient être aux anges en contemplant les planches de « Moi, Dragon ».

En dehors du classicisme de ce scénario, je n’ai pas grand’chose à reprocher au premier tome de « Moi, Dragon » : ça se lit très bien, c’est accrocheur, le dessin plaira sans problème aux amateurs du style de Juan Gimenez… et pour une fois, l’auteur abandonne la science-fiction pour de la fantasy, ça vaut le coup tout de même de voir ce qu'il en ait capable de faire !
Une curiosité…

Nom série  La Colline empoisonnée  posté le 16/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D’habitude, j’aime beaucoup les albums des éditions Futuropolis mais « La Colline empoisonnée » réalisée par Freddy Nadolny Poustochkine ne fera jamais partie de mes bds préférées de cet éditeur.

« La Colline empoisonnée » est un récit décomposé en deux parties : la première nous présente l’apprentissage d’un moine bouddhiste au Cambodge. Celui-ci préfère passer son temps à s’amuser qu’à méditer… La seconde partie se passe en France où un jeune garçon fait connaissance d’une fille d’origine cambodgienne. Cette dernière disparaît un jour…

Les points communs entre ces deux chapitres : la jeune fille, leur origine cambodgienne et les papillons…

Malgré la poésie qui se dégage de cette bd (de nombreuses séquences nous présentent l’apprenti bouddhiste seul dans la nature…) et son aspect historique à travers la présence d’un khmer rouge, je n’ai pas été touché par cette histoire.

Franchement, je me suis ennuyé grave lors de la lecture parce que la narration est tellement décomposée (ça a au moins l’avantage d’être fluide mais bon…) que certaines séquences me sont apparu interminables (le livre fait tout de même 352 pages !) : encore heureux que de nombreuses planches ne présentent que 3 cases !

Le parallèle entre les deux parties auraient pu être intéressantes mais j’avoue que je dois être passé à côté de la lecture parce que je ne vois pas trop où veut en venir l’auteur : dévoiler le drame cambodgien retranscrite par la présence du khmer ? Ça ne m’a pas semblé si évident que ça. Nous rappeler nos souvenirs d’insouciance pendant notre jeunesse ? Oui… et alors ? Bref, j’ai eu le sentiment que la somme de ces idées ne s’emboite pas bien.

Le graphisme de Freddy Nadolny Poustochkine ? Je le trouve franchement bien dans la première partie grâce notamment au fait que le héros (ou les héros) se détachent nettement du décor (au ton monochrome) par l’utilisation d’une couleur orangée qui permet de mettre en valeur ces protagonistes : l’effet est vraiment bon !
Je suis plus réservé sur le second chapitre où je pense que l’utilisation d’un ton différent (par exemple du sépia) à la première partie aurait été plus pertinente.

Pas franchement convaincu par cette histoire où l’auteur essaie de nous faire un parallèle entre la situation au Cambodge et des jeunes d’origine khmère vivant en France. La poésie qui dégage de ce récit et le joli coup de patte de Freddy Nadolny Poustochkine n’ont pas réussi à me donner des émotions lorsque j’ai lu cette bd. Je me suis ennuyé en feuilletant cette bd… peut-être que d’autres bédéphiles seront séduits par cette lecture ?

Nom série  Jour J  posté le 12/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
« Jour J » par une idée très intéressante : Et si l’histoire ne s’était pas déroulée comme on la connaît ? Et si, par exemple, l’armée napoléonienne avait gagné à Waterloo, quel serait notre monde aujourd’hui ?
« Jour J » est scénarisée par Jean-Pierre Pécau et Fred Duval.
Voici mes avis tome par tome :

Avis sur « Paris, secteur soviétique » :

Dessinée par Gaël Séjourné, « Paris, secteur soviétique » nous propose de suivre les péripéties d’un espion américain en 1951 passé au nord de la Seine à Paris dans le secteur soviétique pour officiellement enquêter avec leurs rivaux sur le meurtre de plusieurs prostituées.

Je pense que vous l’avez compris : l’originalité de cet album vient de sa situation dans un Paris coupé en deux par une ligne de démarcation s’appelant la Seine avec au Sud : les américains et au Nord : les soviétiques. Les français ? Leur représentant, le général Charles De Gaulle est mort dans un accident d’avion au large de l’Algérie. Le débarquement en Normandie ? Un désastre ! A cause du mauvais temps qui y régnait le jour-là !

Alors ? Cette bd est-elle vraiment captivante à suivre ? Pas vraiment, parce qu’une fois qu’on connaît ses éléments, le lecteur est invité à suivre les investigations du héros dans les abords de Montmartre, Barbés et de Pigalle. Du coup, l’histoire bascule d’un sujet de science-fiction vers un récit d’espionnage qui ne m’a pas vraiment convaincu et qui m’a ennuyé. Pas persuadé parce que les protagonistes principaux et secondaires ont tous un passé chaotique qui n’est que très peu développé dans cette histoire (difficile donc de s’attacher à eux !) et parce que le héros possède comme d’habitude une chance hors du commun. Pas fasciné car le scénario est long et assez prévisible, car aucune séquence ne m’a pas donné des émotions.

Quant au dessin de Gaël Séjourné, je l’ai particulièrement apprécié : coup de crayon fin, décors fouillés, personnages facilement identifiables au premier coup d’œil, mise en couleurs qui s’adapte parfaitement à l’atmosphère de chaque séquence… bref, c’est du beau boulot !

J’ai commencé à lire cette série par ce deuxième tome car au vu des avis des autres bédéphiles, le premier album n’est guère convaincant…
Hélas, malgré ses qualités graphiques, « Paris, secteur soviétique » ne m’a pas convaincu : j’y ai éprouvé de l’ennui en le lisant car le récit bascule de la science-fiction (c’est ce qui m’a motivé à feuilleter l’album) à de l’espionnage (je ne suis pas vraiment fan de ce genre), parce que le récit ne m’a pas fait frissonner et parce que je n’ai eu aucun attachement pour les divers personnages.

Note finale : 2/5

Nom série  Gaza 1956, en marge de l'histoire  posté le 10/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La lecture de « Gaza 1956, en marge de l’histoire » m’a conforté dans l’idée que les colonies israéliennes implantées dans la bande de Gaza sont à l’origine des relations tendues entre les palestiniens et l’Etat d’Israël.

En effet, comment peut-on tolérer que les israéliens puissent diviser la bande de Gaza en deux (Nord et Sud) lorsque des convois viennent alimenter leurs colonies. Pour précision, il faut savoir que les autorités israéliennes envoient l’armée se poster de part et d’autre des routes (elles sont murées aussi de part et d'autres comme des corridors !) qui relient ces colonies à l’état hébreu pour « protéger » leurs ressortissants contre les palestiniens ; ainsi, les « arabes » n’ont pas d’autre choix que d’attendre que ces opérations militaires soient terminées pour pouvoir circuler ! Aberrant non ?!

Comment peut-on tolérer aussi ce qui s’est passé en novembre 1956 à Rafah où selon les témoignages des palestiniens, les soldats israéliens auraient massacrés des centaines d’hommes qu’ils soient civils ou non ? Et pourtant, des doutes persistent sur les faits… puisque Joe Sacco aura l’honnêteté de citer des témoignages contradictoires de palestiniens ayant apparemment vécus ce drame. D’ailleurs, les articles réunis en fin d’ouvrage ne font que nous jeter le trouble sur la véracité des événements du 12 novembre 1956. Alors oui, il s’est passé quelque chose d’horrible ce jour-là qui montera à jamais les palestiniens contre les israéliens mais comment ça s’est passé réellement ? Qui dit vraiment la vérité ? Combien y a-t-il eu de victimes ? Qui sont les vrais responsables de ce drame ? Ça, on ne le saura vraisemblablement jamais malgré les nombreuses recherches, témoignages sur place et l’acharnement de Joe Sacco pour connaître l’authenticité des faits.

« Gaza 1956, en marge de l’histoire » est une mine d’or pour tous les lecteurs fans d’histoire désirant connaître comment et pourquoi la bande de Gaza est apparue. Ils découvriront aussi le quotidien des palestiniens qui tentent de survivre dans une région où les israéliens ont la main libre sur l’économie et la gestion des territoires grâce à leur suprématie militaire (et aussi à l’indifférence de la communauté internationale mais ceci est une autre histoire…). Après, est-ce que l’état hébreu est totalement responsable de cette situation en Palestine ? Je pense négativement, je suis en fait convaincu que les « arabes » sont aussi coupables de cet état de fait… franchement, j’ai du mal à comprendre comment un peuple ayant subi les pires exactions pendant la seconde guerre mondiale aient pu à leur tour commettre des atrocités aux palestiniens. J’ai du mal aussi à concevoir que ces pays n’aient jamais su mettre leurs différends de côté et pu créer une entente cordiale à l’image du couple franco-allemand. Tant que ces deux peuples ne feront pas table rase sur les crimes du passé (il est vrai que c’est plus facile à dire qu’à le faire !), ils ne se concilieront jamais !

Que faut-il penser de la bd proprement dite ? Alors oui, l’auteur use beaucoup de la voix-off pour raconter les différents témoignages qu’il a pus récolter. Alors oui, certaines images semblent inutiles étant donné qu’elles ne font qu’illustrer le commentaire de Joe Sacco mais… « Gaza 1956, en marge de l’histoire » reste une bd ! En fait, le gros reproche que je fais à cet album, c’est sa grande redondance des témoignages. Sans ces répétitions, je pense que la bd aurait moins éprouvante, plus « agréable » à lire (400 pages tout de même !) tout en gardant l’intensité et l’émotion des scènes où les palestiniens s’expriment.

Que dire du graphisme de Joe Sacco ? Comme lorsque je l’avais signalé pendant la lecture de « Gorazde » : il faut un temps d’adaptation pour l’apprécier pleinement ! L’auteur a eu l’honnêteté de préciser qu’il utilise ses photographies pour dessiner ses bds : le résultat donne des décors réalistes mais pas trop car Joe Sacco force les expressions (sans tomber dans de la caricature pure et dure !) de ses personnages pour mieux nous faire partager leurs émotions. En fait, je suis particulièrement ébahi de voir à tel point cet auteur arrive à différencier aussi nettement des trentaines de personnages dans une seule case ! Du grand art !

A défaut de nous apporter des réponses au conflit israélo-palestinien (ce n’est d’ailleurs pas le but de ce livre !), « Gaza 1956, en marge de l’histoire » m’est apparue comme une bd vraiment très intéressante à lire pour comprendre comment la bande de Gaza s’est créée et pour connaître la situation actuelle dans cette région… du moins pour les bédéphiles qui aiment les genres documentaire et historique. Pour ces derniers, « Gaza 1956, en marge de l’histoire » est un ouvrage à découvrir absolument et à lire en y prenant son temps !

Nom série  Vincent et Van Gogh  posté le 10/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un scénario original que nous présente Gradimir Smudja pour sa première bd.

L’auteur nous propose de suivre le destin de Van Gogh. D’après Gradimir Smudja, ce n’est pas cet homme qui dessina tous ses fameux tableaux comme « Les tournesols » mais un chat doté d’un talent époustouflant ! Fou, non ?!

Avec une telle idée, le lecteur peut s’attendre à lire une histoire envoûtante et pleine de surprises : bin non finalement parce qu’une fois l’introduction passée, j’ai eu l’impression que le récit tournait en rond. Certes, quelques séquences me sont apparues tout de même étonnantes (l’apparition de Toulouse Lautrec et de son « secret » par exemple) mais j’avoue à chaque fois que le soufflet est retombé vite fait dans la monotonie des péripéties du chat. Pour ainsi dire, je pense que cette histoire aurait gagnée en intérêt si la pagination avait été moins conséquente…

Le graphisme de Gradimir Smudja ? Très personnel, très flamboyant, je ne dirais pas que c’est très beau mais qu’il s’intègre à merveille avec cette histoire ! Par moments, j’ai vraiment eu l’impression de regarder des tableaux réalisés par un impressionniste proche du style de Van Gogh !
Quant à la mise en page, c’est correct mais sans plus, ça se voit que c’est le premier album de Gradimir Smudja car parfois, il faut être attentif à l’enchainement des séquences au risque de « sauter » des cases. Pour le reste, je n’ai pas grand’chose de particulier à constater : les personnages sont facilement identifiables, les décors sont fouillés et respirent bon le Paris et la Provence du XIXème siècle.

« Vincent et Van Gogh » m’est apparue comme une lecture assez plaisante à lire. Comme gros défaut, je ne lui reproche que la présence de longues séquences sans surprise qui estompent les effets de surprise de ce récit. Pour le reste, le dessin très typé de Gradimir Smudja m’a envoûté et convaincu qu’il allait parfaitement à ce scénario.
Je suis tout de même curieux de lire sa deuxième série « Le Cabaret des muses » dont on m’a dit le plus grand bien…

Nom série  Média  posté le 03/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m’attendais à lire une grosse satire sur les médias en lisant cette nouvelle série conçue par Philippe Richelle (au scénario) et Marc Rénier (au dessin) et finalement, c’est une bd assez réaliste, bien construite et captivante que nous proposent les auteurs.

Le scénario ? Il met en scène Manu Courvet un jeune homme un peu rebelle, un peu paumé mais diplômé qui cherche un boulot stable et intéressant pour lui. Après maintes péripéties, il réussit à s’embaucher dans une boite de production en tant que responsable internet. Ambitieux, notre héros va tenter un pari un peu fou : proposer à un animateur un projet d’émission béton en espérant que sa carrière puisse enfin décoller… c’est sans compter sur ce milieu sans pitié où chacun défend son propre intérêt…

Ce premier tome de « Média » met l’accent sur la vie de Manu Courvet avant qu’il ne soit embauché dans cette grande maison de production. En fait, c’est une grosse introduction ayant pour but qu’on puisse s’attacher au personnage principal : ça a marché sur moi car j’ai éprouvé rapidement de la sympathie sur Manu Courvet ; ses situations familiale, professionnelle et sentimentale m’ont vachement intéressé.

Quant à la satire sur les médias, j’ai deviné tout de suite que les médias pointaient du doigt la chaine télévisée TF1 (renommée TV1 dans la bd) et les animateurs comme Christophe Chavanne (appelé Chavagne dans la série) : je ne sais pas si c’est vraiment comme ça que ça passe dans le monde de télé mais Philippe Richelle nous propose une version télévisuelle impitoyable de « Dallas » dans son récit. En tout cas, moi, j’attends avec impatiemment la suite pour juger de la pertinence de la vision de ce scénariste sur les médias ; pour l’instant, je dirais juste que son histoire m’a captivé.

Le dessin de Marc Rénier ? Je l’ai trouvé très agréable à contempler, je n’ai pas de reproches particuliers à faire sur son coup de patte, sa mise en page ou en couleurs. Vraiment, c’est du bon boulot !

Captivant, agréable à lire, servi par un graphisme convaincant : voilà ce que je retiens de ce premier tome de « Média ». Seul hic : l’introduction qui se concentre sur la vie du héros avec son entrée dans le monde des médias pourra paraître longue pour des bédéphiles. Pour ma part, je la trouve intéressante et justifiée car elle m’a permis de m’attacher davantage au personnage principal.
Série à suivre…

Nom série  Tahya El-Djazaïr  posté le 20/06/2009 (dernière MAJ le 02/06/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tous ceux qui me connaissent savent que j’affectionne particulièrement les récits historiques, « Tahia El-Djazaïr » fait partie de ce genre de lecture. Je ne connais pas grand’chose de la guerre d’Algérie, il faut dire aussi que les historiens et les témoins de cette période sombre du passé de la France (et de l'Algérie) se sont montrés (très) avares en informations. Il aura fallu les récentes déclarations des présidents de ces deux pays, quelques films et trois-quatre courageux reportages pour qu’enfin, on s’intéresse à ce conflit !

J’étais donc assez impatient de feuilleter le premier tome de « Tahia El-Djazaïr » d’autant plus que j’avais lu l’intéressante interview de Laurent Galandon parue dans « Canal BD magazine ».

« Tahia El-Djazaïr » nous conte l’arrivée de Paul à Alger. Ça se passe en 1954 et cet ancien résistant français de la seconde guerre mondiale n’aspire qu’à enseigner les enfants. Sur place, il retrouvera Amine un ami algérien qui l’a connu en France et aussi, par hasard, un camarade de résistance qui s’est engagé dans l’armée française.
Paul va tomber amoureux d’Asia, la fille d’Amine qui a adopté les mœurs occidentales, il va être aussi confronté très bientôt aux premiers soulèvements du peuple algérien contre les colons français…

Il est un peu trop tôt pour dire si cette série va devenir une référence bd sur la guerre d’Algérie car son premier tome « Du sang sur les mains » est un album d’introduction. Cependant, j’ai été intéressé par les péripéties de Paul dans ce pays qui va bientôt mener une guerre d’indépendance.
Il n’y a pas beaucoup de dates, ni d’indications sur les moments clés pendant cette période de l’histoire d’Algérie dans ce premier tome. Néanmoins, j’y ai apprécié le fait que les auteurs ont apparemment cherché à nous mettre à la place de Paul et de la famille algérienne (celle d’Amine) qui ont vécu le basculement du pays vers une confrontation violence entre l’Algérie et le pays colonisateur. Ce choix narratif m’est apparu très pertinent car j’ai ressenti de l’émotion pendant ma lecture de ce premier tome. Le parti-pris du scénariste de mettre en scène un homme issu de la résistance qui revoit un de ses anciens amis incorporés à l’armée française est lui-aussi très judicieux car Paul sera témoin des faits réalisés par les soldats de mon pays…
Seul reproche : j’ai eu l’impression que les algériens étaient des « gentils » à côté des « méchants » français dans cette bd… pourtant, il me semble que les tortures/attentats infligées par les algériens sur les français ou les civils n’avaient rien à envier à celles réalisées par les colons d’après les archives de cette époque.

Au niveau du dessin, je ne suis pas fan du style d’A. Dan. Cependant, je trouve que son coup de patte est adapté au récit et qu’il est d’une bonne lisibilité (les personnages sont tout de suite reconnaissables, les décors sont suffisamment riches pour que le lecteur ressente l’ambiance qui régnait à Alger et pour que le bédéphile se sente plonger dans les années 50). Au niveau du découpage et de la mise en page, je n’ai pas de remarques particulières à y faire : ça se lit très bien et sans déplaisir… bref, c’est du bon boulot !
Quant à la mise en couleurs qui adopte des tons un peu fades, je la trouve elle-aussi parfaitement adapté à cette histoire.

Au final, je mets 4 étoiles sur « Tahia El-Djazaïr » car j’ai le sentiment que les prochains tomes seront aussi captivants (voire même plus fascinants) que le premier album. J’espère bien que les auteurs ne tomberont pas dans le piège de mettre en scène des « gentils » contre des « méchants ».
Je pense que les bédéphiles qui n’aiment pas les récits historiques sur la guerre (d’Algérie dont il est question dans cette bd) seront tout de même intéressés par ce récit car « Tahia El-Djazaïr » se lit comme une bd d’aventure. En plus, les protagonistes me sont apparus attachants.
A découvrir !

Mise à jour de mon avis sur « Tahia El-Djazaïr » suite à la lecture du deuxième tome (série terminée) :

Et voila, ce que je redoutais à la fin de ma lecture du premier tome se vérifie : on aura donc bien une confrontation entre les « gentils » algériens et les « méchants français »… je n’ai pas grand’chose de plus à dire, je vous laisse juge.

Pour le reste, j’avoue que je ne suis pas resté insensible aux péripéties de Paul et de sa famille : certaines scènes me sont apparues très émouvantes. Je pense que même les lecteurs qui n’aiment pas les récits historiques trouveront de l’intérêt à lire cette série. Seul petit défaut : ce tome se lit très vite.

Quant au graphisme, pas de surprises de ce côté-là par rapport au premier album : bonne mise en page, dessin lisible et adapté au récit.

J’aurais davantage pris du plaisir à lire « Tahia El-Djazaïr » si les auteurs avaient su rester neutre dans leurs ressentis sur la guerre d’Algérie en évitant de se ranger du côté d’un des deux ennemis… dommage car ils ont eu du courage à réaliser une bd sur ce conflit dont le sujet est encore tabou de nos jours !

Nom série  Bonne arrivée à Cotonou  posté le 02/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Euh… Je ne vois pas trop l’intérêt de cette bd…

Je m’explique : Anne Barrois (au scénario) et Jean-Christophe Chauzy (au dessin) nous invitent à partager les péripéties d’un touriste français qui visite l’Afrique noire suite à un concours qu’il vient de gagner. Ça aurait pu être intéressant comme histoire sauf que le tout est traité exagérément dans le comique de situation, cet humour ne m’a jamais fait rigoler.
Sauf que la présence de ce héros qui est un parfait imbécile ayant des idées préconçues de ce continent m’a vraiment gonflé à la longue ! Dès le début de ce récit, j’ai vite compris que ce personnage sera l’objet de coups tordus dus à son comportement et aussi à la conduite de la population locale qui utilisera sa naïveté pour parvenir à leurs fins. Dès lors, les évènements qui s’enchainent tout au long de ce récit m’ont semblé très prévisibles (sauf le dénouement) et par conséquent ennuyeux.

Il est dommage qu’Anne Barrois n’ait pas pu exploiter son scénario avec plus de sérieux car à la vue des reportages télévisés que j’ai pu regarder récemment sur les pièges des séjours vacances (un d’entre eux se déroulait au Kenya), il y avait de quoi faire une bonne satire sur les agences de voyage !

Le dessin ? Les lecteurs qui ont l’habitude de feuilleter des séries (surtout « Petite nature », une de ses dernières réalisations) de Jean-Christophe Chauzy ne seront pas dépaysés ! On y retrouve sa patte et sa mise en couleurs uniques. Personnellement, j’ai toujours aimé son graphisme. En fait, je trouve préjudiciable pour cet auteur qu’il n’ait pas toujours eu la possibilité de conjuguer son talent avec une histoire convaincante (en dehors de « La Vie de ma Mère »).

Vite lue, vite oubliée, voilà ce que je retiens de ma lecture de « Bonne arrivée à Cotonou » malgré un dessinateur que j’aime beaucoup qui a participé à cette bd : Jean-Christophe Chauzy.

Nom série  Tosca  posté le 30/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne souvenais plus grand’chose de cette série réalisée par Stephen Desberg (au scénario) et Francis Vallès (au dessin) jusqu’à ce qu’elle figure en couverture mystère du site. C’est ainsi que je me suis remis à feuilleter « Tosca » et finalement, c’est une bd qui ne me marquera jamais même si sa lecture m’est apparu assez plaisante.

L’histoire se passe en Amérique, elle met en scène un condamné à mort qui est libéré afin qu’il s’infiltre dans la mafia. Pour ce faire, il rend l’identité de Tosca, un des parrains, après avoir subi une opération chirurgicale et un entrainement minutieux…

Ce récit est agréable à suivre mais je lui reproche son classicisme et l’utilisation de grosses ficelles pour que le héros arrive à ses fins. En effet, comment un gars qui prend l’identité d’un autre peut-il partager pendant plusieurs jours des moments d’intimité avec une famille qui le connaissait par cœur ?! A partir de cette question, il m’a donc été difficile de m’attacher à cette histoire d’autant plus l’ensemble est traité avec beaucoup trop de sérieux à mon goût (dans la construction de ce récit et dans le comportement des différents protagonistes).
Je n’ai pas non plus été charmé par le héros, je le trouve trop posé et prévisible. De plus, je n’ai ressenti aucun frisson en lisant cette bd, l’ensemble manque –à mon avis- d’intensité, de surprises et de moments vraiment dramatiques.

Quant au coup de patte de Francis Vallès, lui-aussi, il m’est apparu très classique : pas de cadrages dynamiques ou cinématiques qui nous font frémir, une mise en page sans surprise mais efficace, un trait épais que j’aime bien, une mise en couleurs adaptée aux diverses séquences mais sans plus, des décors corrects et des personnages facilement identifiables… Bref, j’ai vraiment senti que Francis Vallès s’était hautement appliqué en réalisant cette série.

« Tosca » ne figure pas parmi mes séries préférées, je lui reproche un scénario classique et pas assez crédible. Je trouve que cette bd manque de scènes vraiment frissonnantes. Quelques jours après sa lecture, je ne me souvenais plus du développement de cette histoire… Bref, malgré un dessin plus que correct de la part de Francis Vallès, je ne conseille l’achat de « Tosco » qu’aux lecteurs fans de bds classées dans le genre policier/thriller. Les autres lecteurs, passez votre chemin !

Nom série  Les Désarmés  posté le 29/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens de m’en apercevoir en regardant la liste des bds consultables sur ce site : « Les Désarmés » qui vient juste de sortir est une intégrale (chez « Drugstore ») des deux bds des mêmes auteurs auparavant publiées chez Zenda. En dehors de son format, c’est la mise en couleurs de cette bd qui a été retravaillée.

« Les Désarmés », c’est une réalisation du duo Michel Pirus (au scénario) et Mezzo (au dessin).Il est intéressant de constater que vingt ans après avoir conçu « Les Désarmés », ils continuent à bosser ensemble (cf « Le Roi des mouches ») !

Le récit se déroule au Sud des Etats-Unis, plus exactement près de la frontière mexicaine. Jacques est un type qui revient au bled natal fauché ; aussi, plutôt que de se présenter devant sa mère les poches vides, il braque la banque de la ville et réussi à s’en tirer avec un joli magot. Seulement voilà, pratiquement au moment, une bande de gangsters avait lui-aussi l’intention d’effectuer ce hold-up… alors, forcément, ça fout le bordel d’autant plus que parmi cette équipe figure un shérif et comme par hasard la mère de Jacques…

Bon, faudra que j’arrête de lire les bds conçues par Michel Pirus et Mezzo ! Ce n’est pas que je n’aime pas le coup de patte de Mezzo ou que ça soient des séries ratées (loin de là !), c’est parce que je ne suis pas fan de leur façon de mettre systématiquement des ambiances oppressantes et en place des protagonistes paumés de la mort qui tue que ce duo d’auteurs imposent à leurs réalisations !
Sinon, l’histoire proprement dite n’est pas si mal foutue que ça ! Contrairement au « Roi des mouches », j’ai eu tout de même du plaisir à suivre les péripéties de cette bande de tarés, de Jacques et de frère. J’y ai apprécié le dénouement pas si heureux que ça pour les protagonistes (ça change un peu des autres bds !).
Je voudrais rendre hommage aux éditions « Drugstore » pour avoir publié cette intégrale sous une excellente maquette avec papier épais, valorisant et de qualité, et pour avoir retravaillé la mise en couleurs aux tons parfaitement adaptés à ce récit.

Malgré une trame très classique, Michel Pirus et Mezzo nous présentent une bd assez agréable à lire. Ce plaisir, je l’ai eu grâce au coup de patte très personnel de Mezzo et au dénouement malheureux des différents protagonistes. Après, il faut aimer cette ambiance oppressante et cette façon de mettre en scène des personnages pourris de la part de ce duo d’auteurs pour apprécier « Les Désarmés »…
Bref, un conseil : avant d’acquérir cette bd, lisez le début pour vous en faire une idée et surtout pour voir si ça vous plait !

Nom série  Lydie  posté le 28/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est une histoire un peu… euh… débile… que nous proposent Zidrou (au scénario) et Jordi Lafebre (au dessin) mais qu’est-ce qu’elle m’a ému !

« Lydie » ? C’est le prénom donné à un mort-né. Sa maman n’admettra jamais son décès au point de tomber dans la folie et, par conséquent, de continuer à vivre comme si sa fille était vivante et grandissait au fil des années… grâce à la complicité et la solidarité de ses proches et des habitants du village ! Ces derniers, voyant la splendeur de la jeune femme alors qu’elle délirait en clamant haut et fort que sa petite Lydie est ressuscitée, vont se relayer pour que la malheureuse puisse continuer à avoir goût à la vie en faisant comme si son enfant était parmi eux !

Débile comme récit non ? Et alors ?! Je n’en fous finalement que ça soit comme ça puisque ce scénario m’a littéralement scotché, touché et rendu optimiste sur la nature humaine ! En effet, il est rare qu’un ouvrage comme « Lydie » puisque nous montrer ce que les hommes ont de meilleur en eux : du cœur, de la fraternité, du respect envers les autres, et tout ce que vous voulez bien trouver de merveilleux sur nous ! En cette période de scepticisme, croyez-moi, ça fait énormément de bien de découvrir un récit pareil !
Tiens, juste une remarque en passant : cette cohabitation et cette solidarité entre voisins, on peut encore les retrouver dans certaines régions françaises, je pense notamment du côté de Lens où nombre de visiteurs sont revenus chez eux en louant la générosité des gens du Nord !…
Bref, les lecteurs y découvriront une fable touchante, drôle, poétique, mise en page par un dessin qui seconde parfaitement ce scénario.

En effet, j’y ai adoré le coup de crayon de Jordi Lafebre : précis, personnages identifiables au premier coup d’œil et expressifs comme il faut, décors fouillés mais pas trop pour que ça reste très lisible, mise en couleurs qui crée une ambiance idéalement adaptée à chaque séquence, scènes muettes pleines de sensibilités… Bien que ce style ne soit pas celui que je préfère dans la majorité des bds que j’ai eues l’occasion de feuilleter, je l’ai trouvé magnifiquement adapté au scénario de Zidrou.

Un de mes gros coups de cœur de cette année 2010, c’est ce que je garde comme souvenir de ma lecture de « Lydie » !

Nom série  L'Age des corbeaux  posté le 27/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le résumé de « L’âge des corbeaux » qui figure sur la fiche « histoire » se suffit pour donner une indication de ce que les lecteurs y découvriront en lisant ce one-shot de Parno (au scénario) et de Jicé (au dessin) : Une critique traitée avec humour doublé de fantastique sur la célébrité.

« L’âge des corbeaux », c’est aussi une satire sur le monde de l’édition. Le bédéphile y verra quelles sont les méthodes de l’éditeur de Vladimir Principal, le personnage principal de la bd, qui seront employées pour le conduire à la renommée : peu importe la valeur « artistique » du livre de Vladimir pourvu que celui-ci à tout prix se fasse le chouchou des médias quitte à séduire les journalistes et à prononcer des discours qui n’ont rien à voir avec le livre ! Ceci afin de doper les ventes de son roman !

Je dois reconnaître que je ne suis pas totalement ressorti convaincu par la lecture de « L’âge des corbeaux » : la narration m’est apparue assez laborieuse. En fait, des scènes sensées être amusantes parsèment l’histoire, celles-ci m’ont semblées assez en dehors de la trame principale du récit. Il en résulte ma sensation que ces séquences ne font que « rallonger » inutilement cette histoire.
Quant à la critique sur la célébrité, m’ouais, c’est pas mal mais sans plus parce que les auteurs ont forcé un peu trop à mon goût cette diatribe que ce soit au niveau du scénario où tout semble aller trop vite, qu’au niveau du dessin où les expressions/réactions des personnages me sont apparues parfois très exagérées.
Toutefois, j’avoue que le comportement du personnage principal m’est apparu crédible avec son envie de retrouver sa famille et son train-train habituel.

En fait, parlons du graphisme : l’ensemble est vraiment très réussi. J’y ai apprécié la mise en couleurs à l’encre de chine qui apporte une ambiance assez particulière à cette histoire : on a l’impression qu’il y fait tout le temps nuit ou que ça passe dans des cabarets (atmosphère fumeuse et chaude illustrée par tons orangé et sépia). Le lecteur aura aussi le sentiment de se balader à Paris au vu des décors d’une grande beauté où nos héros errent souvent dans des rues crades et piétonnes.

Au final, « L’âge des corbeaux » est une bd qui m’est apparue assez plaisante à lire grâce surtout au graphisme réussi de Jicé. Pour le reste, à mon avis, il est dommage que l’histoire traine un peu en longueurs par la présence de scènes qui n’apportent pas grand’chose au récit.

Nom série  Constellations  posté le 26/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
M’ouais, suite à ma lecture du premier tome de « Constellations », il n’y a qu’une question qui me revient à chaque fois à l’esprit : Pourquoi les éditions Ankama ont t-elles eu l’idée de publier cette « chose » ?! Comment peut-on éditer une bd aussi peu aboutie graphiquement et scénaristiquement ?

A la rigueur, quand le scénario est crédible et captivant, j’arrive à me passer du dessin lorsque celui-ci est dépouillé voire raté… mais avec « Constellations », j’ai été consterné par le manque de maturité de l’ensemble !

L’histoire ? Ça se passe dans un stade où une partie ( ?) de la population humaine est parquée suite à… on ne sait pas trop, peut-être que c’est suite à une catastrophe naturelle ou à une guerre mondiale… enfin, on ne sait pas trop finalement après avoir lu ce premier tome. Les habitants de ce stade vivent de détritus balancés régulièrement par –on ne sait qui- et n’ont apparemment pas accès à la connaissance si ce n’est qu’ils sont passionnés par les étoiles. Les héros sont deux jeunes garçons et une fille dont le lecteur suivra le quotidien.

Voilà comment se déroule ce premier tome… qui fait tout de même un gros paquet de pages ! Tout ça pour vous dire que je me suis ennuyé grave en lisant ce premier album de la série où l’intrigue avance tout dou-ce-ment et où des scènes inutiles (voir illogiques) y foisonnent (que vient faire cette boîte de nuit dans cette histoire ? Ils arrivent à fabriquer des cigarettes et de l’alcool dans un stade ? Où arrivent-ils à trouver de la bouffe dans ce bordel ? Bon, peut-être que certains d’entre eux ont des relations avec l’extérieur… mais rien n’est précisé dans le premier tome).
Bref, le lecteur y découvrira une sorte de remake du film « District 9 » où ce sont des humains qui sont enfermés au lieu que ça soit des extra-terrestres. La différence entre ces deux réalisations, c’est que le film a l’intelligence de nous résumer en 5 minutes pourquoi les aliens sont parqués, comment ces derniers arrivent à survivre sur la Terre et, tout de suite après, ça passe à l’action alors que « Constellations » traîne lamentablement en longueur et privilégie de nous montrer de nombreuses scènes de contemplations d’un des héros (séquences poétiques qui ne m’ont pas ému).

Que dire du dessin de « Constellations » ? Je préfère me taire sinon je risque d’être odieux !

En conclusion : Série à oublier vite fait bien fait !

Nom série  Le Casse - Soul man  posté le 25/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai été agréablement surpris par ce troisième album de la collection « Le Casse » des éditions Delcourt ! Je m’attendais à une trame très classique. Certes, il est vrai que cette histoire est traditionnelle dans son déroulement mais j’ai été étonné par son dénouement !

Le scénario de « Soul Man » se passe de nos jours. En fait, il y a 40 ans, un casse mettant en scène une bande de mafieux ayant quitté Cuba suite à l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro pour faire fortune aux Etats-Unis. Pour convoyer l’argent gagné par la corruption, cette équipe fait confiance à un homme mais malheureusement, la caisse n’arrivera jamais à destination puisqu’elle sera volée par… personne ne le saura ! Le magot ? 20 millions de dollars, soit l’équivalent de 200 millions de dollars de nos jours ! Vraiment, est-ce que personne ne sait qui a volé cet argent ? Non, car, apparemment, un homme qui est enfermé en prison a avoué être le responsable de ce casse : c’est ce que vient d’apprendre une famille ayant des relations avec des personnalités haut placées. C’est ainsi que celle-ci va envoyer un des leurs en prison pour nouer contact avec ce taulard…

J’ai été captivé par ce récit ! J’y ai apprécié la personnalité complexe et complètement différente des deux héros : l’un semble naïf et fragile, l’autre y apparaît sans pitié et solide comme un roc ! J’y ai adoré le tempérament du prisonnier, celui d’un homme sûr de lui et ayant une intelligence hors du commun (enfin, pas trop puisqu’il n’a pas réussi à échapper à la taule).

Et puis, la narration de « Soul Man » m’est apparue excellente : je n’ai pas pu décrocher de cette lecture avant son terme ! Je trouve que le scénariste a très bien su gérer le suspense, les indices s’emboîtent intelligemment et logiquement au fil de l’histoire jusqu’au dénouement qui m’a semblé surprenant !

Le dessin de Denys et sa mise en page contribuent beaucoup au plaisir que j’ai ressenti pendant la lecture de « Soul Man ». J’y ai aimé son coup de crayon épais, la richesse des décors, la facile différenciation des personnages. Mention spéciale aussi à la mise en couleurs qui retransmet bien la froide ambiance de l’univers carcéral.

A mon avis, la collection « Le Casse » de chez Delcourt propose, pour l’instant, des albums captivants et variés au niveau des scénarii. Ce dernier point est important à mes yeux car il permet de ne pas se lasser de lire les bds de cette collection.
En tout cas, je vous recommande vivement la lecture de ce troisième opus des « Casses » car j’y ai passé un excellent moment en compagnie des deux héros.
Fans de récits « policiers/thrillers », je pense que vous ne serez pas déçus par « Soul Man » !

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