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Nom série  Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?  posté le 28/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup d’entre nous je pense, c’est le très long titre qui m’a donné l’envie de lire cette bd et sa parution chez l’éditeur « Futuropolis » (après avoir été publié chez la collection « Aire libre » des éditions Dupuis).

Je n’ai pas grand’chose à dire sur cette histoire qui met en scène deux (grands) écrivains tant cette lecture m’est apparue peu captivante. A vrai dire, il n’y a rien de vraiment marquant dans cet album sinon qu’il s’agit d’une diatribe qui m’a semblé très réaliste sur le monde de l’édition. Ah si, il y a quelque chose qui m’a frappé : l’écrivain américain par son parler grossier et son égo surdimensionné. Après, il faut aimer les histoires où le héros (le romancier français) couche à droite et à gauche alors qu’il est marié… mais comme je ne suis pas bon public de ce genre de récit, ça m’a ennuyé. Bref, je n’ai pratiquement rien retenu de cette histoire et il est fort probable que je ne rappelle plus de cette bd dans quelques mois…

Maintenant, je suis pratiquement certain qu’Emmanuel Moynot partage sa vie entre Paris et Bordeaux. En effet, dans « Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ? » et dans ses autres réalisations comme « L'Heure la plus sombre vient toujours avant l'aube », ses récits se déroule dans la capitale girondine. Par conséquent, je suis sûr aussi que l’auteur utilise la photographie pour illustrer les lieux où évoluent ses personnages. Le tout donne un dessin réaliste sans que ça fasse trop photogénique. Je n’ai pas grand’chose à reprocher au dessin d’Emmanuel Moynot, je le trouve personnel, expressif et beau à contempler. Bref, j’aime bien son style.

Un peu comme « L’heure la plus sombre vient toujours avant l’aube », « Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ? » est un album que j’ai lu sans plaisir et sans déplaisir non plus. C’est un roman graphique pur et dur qui nous propose une petite critique sur le monde de l’édition. Mon gros reproche sur cette bd est que je n’y ai pas trouvé de scènes réellement touchantes de la part de l’auteur.
Reste le dessin d’Emmanuel Moynot qui m’est apparu très agréable à contempler mais ça ne m’a pas suffit pour rehausser mon intérêt sur cette bd.

Nom série  Carthage  posté le 26/06/2010 (dernière MAJ le 28/06/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on lit le premier tome de « Carthage », on ne peut pas s’empêcher de le comparer à la série « Murena » (des éditions Dargaud) car le lecteur y retrouvera l’antiquité romaine et les mêmes complots politiques.

Le récit met en scène le destin d’Hamilcar qui combattra sans cesse contre les romains. En fait, à cette époque, la Méditerranée était occupée par deux empires : celui de Carthage et celui de Rome. Les carthaginois avaient le monopole du commerce dans le bassin méditerranéen, ils voulaient aussi celui de l’armée. Pour cela, ils procéderont à l’envoi d’une armée en Sicile. Cette manœuvre avait pour but de « tester » la réaction des romains, les politiciens de Carthage n’y croyaient pas trop au succès de cette expédition… c’était sans compter sur leur leader Hamilcar et ses élites nommées « les enfants de Tanit » qui terrassèrent plusieurs légions romaines… et je vous laisse découvrir la suite !

Bon, ce n’est pas un secret pour mon entourage : j’adore les récits historiques ! Enfin, surtout ceux qui ont fait l’objet de recherches approfondies et qui sont basés sur des faits incontestables !

Pour « Carthage », je ne sais pas si les auteurs se sont hautement documentés avant de concevoir leur série. Après lecture de ce premier tome, il me semble qu’oui parce que j’y ai vu des similitudes avec les images de synthèse officielles de ce que fut Carthage au temps de sa splendeur montrées dans les documentaires télévisés (notamment l’architecture unique du port). Mais pourquoi cette prudence ? Parce qu’il n’y a aucune mention indiquant sur quels ouvrages les auteurs se sont basés pour concevoir cette histoire. C’est vraiment dommage parce qu’après lecture, mes doutes demeurent toujours !

Pour le reste, les auteurs se sont principalement focalisés sur les complots politiques au sein de l’élite carthaginoise : ces stratégies me sont apparues intéressantes et on peut s’apercevoir que la religion à travers les fêtes populaires en l’honneur du dieu Baal avait une influence considérable sur la population de Carthage.
Par la présence de nombreux dialogues, le récit est assez dense.
Cependant, je reproche aux auteurs de ne pas avoir mis en scène des personnages principaux attachants. Dommage que les scénaristes n’aient pas eu l’idée d’insérer dans leur récit un protagoniste même fictif qui nous aurait « guidés » avec sérénité à travers les frasques politiciennes de cette cité un peu comme l’avait fait Jean Dufaux pour « Murena ».

Au niveau du dessin, en dehors des décors qui me sont apparus assez fidèles à l’image qu’on se fait de l’antique Carthage, il est difficile de juger sur la véracité des vêtements portés par les hommes à cette époque. Le trait de Mauro De Luca est un peu trop épais à mon goût. Les personnages sont expressifs et la mise en couleurs est correcte sans plus. En fait, en contemplant cet album, j’ai eu l’impression de revoir la première édition du premier tome de « Murena » dont le trait de Philippe Delaby était lui-aussi épais et les couleurs criardes. Peut-être que la suite de « Carthage » évoluera vers un meilleur traitement graphique comme « Murena »… Si c'est le cas, cette série figurera sans problème parmi mes préférées dans le genre historique.

« Carthage » m’est apparue comme une bd historique qui contentera les amateurs de récits sur l’antiquité romaine, elle permet de nous faire découvrir l’empire carthaginois qui fut la principale rivale de Rome à cette époque. Bref, ce fut vraiment un plaisir pour moi de lire une série sur Carthage d’autant plus qu’elle est servie par un dessin que je trouve très correct.
Dommage que les auteurs n’aient pas eu l’initiative de mettre les références dans ce premier tome car je reste toujours sur ma défensive au sujet de la véracité des faits relatés dans leur histoire.
Mais j’attends tout de même le prochain tome avec impatience.

Note finale : 3,5/5

Nom série  Metropolitan  posté le 26/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu compliqué à suivre ce premier tome de « Metropolitan » ! En fait, il faut piger dès le départ qu’il y a trois principaux protagonistes dans cette bd au risque de passer à travers cette histoire !

Qui sont ces trois personnages ?
Le premier est un gus qui s’est retrouvé foudroyé par un malaise dans le métro parisien, il doit sa vie sauve à un flic qui a eu le réflexe d’appeler le SAMU.
Le deuxième est le policier qui a sauvé ce pauvre mec et qui est sur une affaire d’argent sale.
Le troisième est un protagoniste dont on ne sait pas trop d’où il vient, ce qu’il fait… bref, apparemment, il joue le rôle du méchant…
Le lien entre ce trio ? Pour le flic et le gus, il parait évident qu’ils se voient de temps en temps. Mais pour le méchant monsieur, on ne sait pas trop…

Ce qui m’a marqué le plus dans ce premier album de « Metropolitan », c’est son ambiance de polar : on est en plein dans un récit pessimiste sur la nature humaine et sur la vie à Paris : les gens sont blasés et égoïstes, la capitale française y est montrée sous la mauvaise image d’une ville polluée et inhumaine… Bref, ce n’est pas la joie à Paname quoi !

Pour le reste, quoique dotée d’une histoire accrocheuse (on est tout de même curieux de savoir qui sont ces personnages et où les auteurs veulent nous emmener !), j’avoue avoir été déçu par la lenteur du récit. A la fin de ce premier tome, on ne peut pas dire que l’intrigue ait beaucoup avancée ! Parmi les trois protagonistes, seul le « méchant monsieur » m’a réellement fasciné…

Quant au dessin de Laurent Bonneau, je le trouve fascinant à contempler. Ce style est assez personnel avec son mélange de décors réalistes finement illustrés et, sa représentation des protagonistes aux traits épais et expressifs. A noter que les arbres y sont dessinés d’une manière très sommaire qui tranche avec les décors architecturaux sont représentés d’une façon fouillée. Le tout donne un graphisme qui m’a vraiment emballé par son originalité et sa capacité à donner une atmosphère pesant et très adapté au récit.

Malgré son intrigue qui évolue très lentement et ses nombreux allers-retours entre ses personnages qui peuvent désorienter le lecteur, je suis curieux de voir comment cette histoire va évoluer dans le prochain tome car j’ai apprécié le dessin de Laurent Bonneau et l’atmosphère pesante qui règne dans ce premier album de la série.

Nom série  Sous la bannière étoilée  posté le 25/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, une bd originale ! « Sous la bannière étoilée » nous présente une histoire se passant aux USA. Elle met en scène des enfants qui vivent en l’absence de leurs pères partis en Irak en tant que militaire pour y essayer de maintenir la paix.

Ainsi, les lecteurs sont invités à partager le quotidien de ces enfants de soldats, ils y découvriront des adolescents livrés à eux-mêmes et un peu désœuvrés, des gosses qui ont grand besoin de leurs pères et qui essaient de les contacter par internet en croisant les doigts pour qu’ils reviennent sains et saufs.

Une histoire pareille, il y a de quoi faire des scènes émouvantes, touchantes et inoubliables sans tomber dans le mélodrame : et bien non, les auteurs (James Ponsoldt au scénario et Danica Novgorodoff au dessin) n’y parviennent pas car c’est raconté d’une façon neutre. Surtout, je reproche au scénario d’avoir rallongé inutilement le récit en y incorporant des séquences qui n’apportent pas grand’chose à l’histoire.
Ce qui est intéressant avec ce comics, c’est que l’on découvre que ces enfants ne souffrent d’aucun manquement : ils font de la moto, jouent à la boxe pour s'endurcir, chassent un peu sans se prendre au sérieux, sortent avec des filles mais... l’absence de leurs pères les déboussolent.
Mais bon, pour être franc, je me suis ennuyé à la lecture de « Sous la bannière étoilée » d’autant plus que le dessin ne m’a pas convaincu…

Le graphisme de Danica Novgorodoff m’est apparu irrégulier, j’ai eu l’impression que les visages des protagonistes changeaient souvent d’une case à l’autre. Son trait se concentre un peu trop essentiellement à mon goût sur les expressions des personnages (pas très heureux par moments). Les décors sont simples. Quant à la mise en couleurs, elle m’est apparue correcte sans plus.

Avec un scénario original, je pensais passer un bon moment à feuilleter « Sous la bannière étoilée ». Hélas, il n’en fut rien car je n’ai pas ressenti de l’émotion en lisant ce comics.

Nom série  Cadavre exquis  posté le 23/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La fiche résumé de « Cadavre exquis » en dit un peu trop –à mon avis- sur cette histoire présentée par Pénélope Bagieu, je m’abstiens donc d’en raconter plus…

Que dire sur cette bd ? J’ai passé un très agréable moment à suivre les péripéties de l’héroïne qui cherche à sortir de son quotidien d’hôtesse d’accueil et de sa vie sentimentale bien morne et lamentable. J’ai eu l’impression de suivre un bon petit film bien français ou plutôt une pièce de théâtre avec trois comédiens principaux se déroulant dans un huis-clos.

L’histoire proprement dite ne m’est pas apparue très originale, le dénouement est irréaliste mais j’avoue que l’intrigue m’a semblé très accrocheuse et bien menée. Et puis, j’y ai apprécié l’humour employé à la fois léger, bien vu et amer (parfois). Les personnages sont –à mon avis- assez attachants (surtout l’héroïne).

Au niveau du dessin, j’ai aimé le coup de crayon de Pénélope Bagieu. D’un style simpliste, il permet de focaliser notre attention sur les expressions (réussies) de ses personnages et c’est heureux ainsi car son récit justement se concentre sur la relation entre les protagonistes. La mise en couleurs m’est apparue très agréable à l’œil à défaut de bien marquer les ambiances.

Au final, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture avec « Cadavre exquis ». A défaut d’être classique, le récit m’est apparu sympa à suivre, j’ai gardé le sourire aux lèvres tout au long des péripéties de l’héroïne.
Un bon divertissement…

Nom série  Grand Prix  posté le 22/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime beaucoup la mécanique, les voitures, l’aviation… bref, tout ce qui a trait à la technologie, il était donc normal pour moi que je m’intéresse à cette série !

« Grand Prix » met en scène des « héros » des années 1930-1940 (du moins, dans les deux premiers tomes de la série il me semble). Qui sont ces intrépides ? Ce sont des pilotes automobiles, de vrais fous du volant qui n’hésitaient pas à conduire des bolides de 300 CV filant à plus de 250 km/h doté d’une sécurité éphémère !

Marvano, l’auteur, situe sa série en Allemagne. A cette époque, ce pays est pratiquement au bord du chaos économique à cause du traité de Versailles qui l’imposait à rembourser intégralement les dommages de la première guerre mondiale aux « gagnants ». Donc, on suit la montée du parti nazi à travers un petit caporal nommé Adolf Hitler qui va devenir chancelier et qui va encourager massivement les industriels à investir dans le progrès technologique (pour montrer la supériorité de la race Aryenne…). Pour cela, Mercedes et Auto Union (qui prendra le nom d’Audi des décennies après), les deux plus grandes marques automobiles allemandes de l’époque vont se batailler et lutter contre les autres constructeurs à travers les grands prix qui se déroulent en Europe…

Ce que je peux dire sur ce premier tome de la série, c’est que Marvano s’est vachement documenté pour concevoir sa bd ! Ainsi, la moindre anecdote, la moindre petite information sur l’automobile de cette époque figurent inévitablement dans son récit. Le résultat donne une bd très riche et très (trop ?) dense sur cet univers mécanique et ces principaux artisans qui pourra contenter sans problème les connaisseurs mais aussi déconcerté gravement les néophytes !
Etant amateur de sports mécaniques, j’ai apprécié bien entendu ce premier album de « Grand Prix », j’y aimé aussi l’aspect historique où le lecteur y verra comment le régime nazi va utiliser les succès des automobiles allemandes pour sa propagande.
Par contre, la présence de nombreux dialogues où le mot « Herr machin, Herr truc » est omniprésent m’ont saoulé la longue. Il est un peu dommage aussi les protagonistes soient trop nombreux à mon goût dans cette bd car je n’ai jamais pu vraiment m’attacher à l’un d’entre eux.

Graphiquement, le trait de Marvano m’est apparu très clair et très lisible. Ce n’est pas le style de dessin que j’apprécie le plus mais je ne lui ai pas trouvé de défaut particulier dans cette bd. La mise en couleurs qui utilise des tons assez vifs de Bérengère Marquebreucq m’a semblé assez agréable à l’œil.

Avec « Grand Prix », Marvano change de registre pour nous proposer un récit d’aventure et d’histoire. L’ensemble donne une histoire très dense que les amateurs de sports mécaniques des années 1930 apprécieront certainement.
Quant aux autres lecteurs, ils risquent d’être perdus devant ce foisonnement d’anecdotes, d’informations et de protagonistes de cette époque parmi les plus fastes de l’histoire de l’automobile.

Nom série  Trois jours en été  posté le 21/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une bd vraiment particulière que nous présentent Bastien Quignon et les éditions « Actes Sud » (comme d’habitude avec cet éditeur d’ailleurs…).

Etonnante par son graphisme puisque le lecteur aura droit à un dessin qu’on peut qualifier de brouillon et même flou tant il est parfois difficile de bien distinguer dans des cases ce qui se passe exactement. J’ai eu l’impression que l’auteur avait utilisé du fusain voire des gros crayons en bois mal taillés pour concevoir sa bd. Certes, le résultat est franchement original et intéressant car ça donne une ambiance lourde et ennuyeuse mais quel dommage que ça ne soit pas plus lisible ! Pour le reste, j’avoue que la narration m’est apparue efficace et accrocheuse. A noter aussi que c’est le premier album de cet auteur.

Singulière par son scénario où on a le sentiment qu’il ne se passe rien dans ce récit. Le lecteur aura l’impression de suivre une histoire banale où deux frères (ou amis) tuent leur ennui en envoyant paître leurs parents et faisant des petites (et même des grosses !) conneries ensemble en pleine nature pendant leurs vacances.
Et puis, au fil des pages, on s’apercevra de plus en plus que ce récit va plus loin qu’une simple chronique de la vie ordinaire d’adolescents, le lecteur y découvrira qu’il s’agit en fait d’une histoire très proche de la réalité en montrant comment l’aîné(e) peut influencer les autres ! Il faut savoir que très souvent le petit frère ou la petite sœur a souvent comme référence l’ainé(e) et que par conséquent, le cadet (ou la cadette) fera le maximum pour exécuter les mêmes gestes que lui (ou elle).

Bref, ce récit m’est apparu très intelligemment conçu de la part de Bastien Quignon mais je ne pense pas que les lecteurs qui n’apprécient habituellement pas les romans graphiques se réconcilieront avec ce genre en lisant « Trois jours en été » à cause de son dessin difficile d’accès et de son scénario qui semble (faussement) vide…
Une curiosité !…

Nom série  Le Pays des trois sourires  posté le 20/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vraiment délirante cette bd ! Lewis Trondheim nous plonge dans un univers fantastique où les personnages sont des êtres difformes un peu à la manière des célèbres séries « Donjon » (chez Delcourt) du même auteur.

L’histoire du « Pays des trois sourires » met en scène deux protagonistes principaux qui sont à la pêche. Lors de leur retour au village, ils apprennent par les habitants que les scènes de désolation qui y règnent sont l’œuvre d’un violent tremblement de terre. Ça aurait pu s’arrêter là sauf que les secousses se répètent sans cesse… Du coup, un de nos deux amis se met en tête de suivre un charlatan dans son projet de rencontrer Dieu afin de lui demander des explications sur ces tremblements de terre…

Le scénario est loufoque non ? En fait, il permet surtout à l’auteur de placer des situations improbables agrémentées de dialogues tout aussi dingues. Les personnages sont attachants et le dénouement de cette histoire m’est apparu assez surprenante. La mise en page est originale par son découpage en trois rangées de trois cases bien distinctes comme si chaque ligne comportait un strip alors qu’en réalité l’ensemble de ces mini-récits forme vraiment une histoire complète. Le tout donne un récit sympa, assez marrant et agréable à suivre sans pour autant que cette bd figure parmi mes immanquables.

Les amateurs de bandes dessinées reconnaitront tout de suite le coup de patte de Lewis Trondheim, il est facilement identifiable par la présence de personnages mi-humains mi-animaliers et par son style à la limite de son classement en ligne claire. Sans être un fan de ce genre de dessin, je lui loue sa grande lisibilité.

Je pense que les fans de Lewis Trondheim et notamment ceux qui apprécient hautement les « donjons » réalisés par le même auteur passeront un excellent moment de lecture avec le « Pays des trois sourires » car ils retrouveront son humour et son dessin si particuliers. Quant aux autres bédéphiles, ils devraient prendre également du plaisir à feuilleter cet album.

Nom série  Block 109 - Etoile Rouge  posté le 20/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Apparemment, « Block 109 » semble avoir eu des critiques très positives au vu des commentaires sur les blogs et médias bds. Cet album a aussi eu un bon succès commercial, c’est donc assez logique que l’éditeur Akiléos ait décidé de publier une autre bd de cette série.

« L’étoile rouge » n’est pas la suite de « Block 109 », c’est en fait un récit qui se déroule dans un autre lieu et en parallèle aux péripéties de la série mère. Ainsi, les lecteurs y découvriront une histoire mettant en scène la célèbre escadrille « Normandy-Niemem » (qui a réellement existé et qui opéra en URSS pendant la seconde guerre mondiale) à travers trois pilotes français. L’originalité de ce récit est qu’il se passe après la mort d’Adolf Hitler par assassinat en 1941. Il se situe dans une période où l’Allemagne nazie possède la bombe atomique et des avions à réaction…

Grosse différence par rapport à « Block 109 », « L’étoile rouge » se présente en grand format avec une couverture cartonnée d’une cinquantaine de pages. Le résultat donne une histoire beaucoup moins dense que dans « Block 109 ». L’action est centralisée sur les trois pilotes qui composent l’escadrille. En fait, les auteurs ont voulu rendre hommage à ces aviateurs français qui avaient rejoint l’armée soviétique en 39-45 pour combattre les allemands. A défaut d’être moins riche en réflexions que « Block 109 », « L’étoile rouge » m’est apparu plaisant à lire grâce notamment à sa bonne narration et au fait que cette histoire comporte des séquences assez émouvantes. A titre de comparaison, cet album m’a fait rappeler les bds de Romain Hugault (notamment « Au-delà des nuages ») par leur similitude au niveau de la vivacité des séquences d’action et la présence de scènes dramatiques.

J’ai aimé le coup de crayon de Ronan Toulboat et les magnifiques double-pages présentés dans cet album. Le grand format de cette bd m’a permis de mieux apprécier le style de ce dessinateur par rapport à « Block 109 ». Contrairement à la série mère, les différents protagonistes sont assez facilement identifiables au premier coup d’œil, il faut dire aussi qu’il y a moins de personnages à représenter dans le second album (par conséquent, il est plus facile pour nous lecteurs de savoir qui est qui).

Dotée d’un scénario moins dense et riche que « Block 109 », « L’étoile rouge » m’est apparu comme une bd plaisante à lire et à contempler. J’y ai apprécié le coup de patte de Ronan Toulboat, la vivacité des scènes d’action et la présence de séquences qui me sont apparu touchantes.
« L’étoile rouge » est –à mon avis- un bel hommage à l’escadrille « Normandy Niemem ».

Nom série  Le Corbusier, Architecte parmi les hommes  posté le 18/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me faisais une joie de lire « Le Corbusier, Architecte parmi les hommes » parce que j’aime les récits de type documentaire, parce qu’il est rare de découvrir un bâtisseur comme protagoniste principal dans une bande dessinée et parce que je côtoie dans la vie de tous les jours des maitres d’œuvre. Après lecture, je suis déçu de la façon dont les auteurs ont mis en page ce personnage…

Le Corbusier ? C’est le surnom de Charles-Édouard Jeanneret-Gris qui fut un des plus grands architectes de son époque et un des principaux représentants du « mouvement moderne ». Sa vision de l’architecture était de réunir sur un même lieu plusieurs services publics nécessaires à la vie des habitants.

Les auteurs ont pris l’initiative de nous raconter les derniers moments de la vie professionnelle de Le Corbusier. Etant donné que la bd proprement dite se tient sur une vingtaine de pages, j’aurais préféré que la biographie (très complète) de cet architecte qui clôt l’album (sur une vingtaine de pages également) soit mise en images ! Pourquoi cette préférence ? Parce que la vie de Le Corbusier dans sa partie bd ne m’a apparu aussi captivante que je ne le pensais car les auteurs permutent un peu trop à mon goût les dates (pas facile par moments de se retrouver !) et parce que les scénaristes ont incorporé des citations importantes de l’architecte qui tombent un peu comme un cheveu dans la soupe.

Je reproche aussi aux auteurs de ne pas nous avoir expliqué pourquoi Le Corbusier était détesté par les autorités françaises et pourquoi certaines de ses réalisations étaient décriées. Au pire, ils nous présentent Le Corbusier comme un concepteur rancunier voire aigri envers ses compatriotes parce que ces derniers ne lui témoigneront jamais la reconnaissance dont il aspire à tout prix. Du coup, cet architecte m’est apparu antipathique et imbu de lui-même par ses succès internationaux. Un retour en arrière sur sa vie n’aurait pas été -à mon avis- de trop pour bien saisir pourquoi Le Corbusier a choisi cette technique de conception qui fait sa patte personnelle (d’ailleurs, pourquoi les auteurs n’ont-ils pas développé un peu plus sa jeune collaboration avec Auguste Perret qui l’avait apparemment convaincu de l’utilité du béton armé ?), quelles étaient ses principales réalisations en tant que maitre d’œuvre (avec leurs caractéristiques qui les faisaient classer en « œuvre majeure de l’architecture du XXème siècle») et pourquoi il se comportait de cette façon.

Le dessin de Frédéric Rébéna ne m’est pas apparu franchement engageant, je le trouve trop brouillon. Même les quelques bâtiments conçus par Le Corbusier et présentés dans cette bd sont –à mon avis- très peu détaillés et vite survolés.

Vraiment déçu par cette bd originale dont je me régalais à l’avance de découvrir le destin d’un grand architecte.

Nom série  Moi, Dragon  posté le 17/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert Juan Gimenez lorsque je me suis remis à relire les bds, c’était à l’occasion de la sortie du « Quatrième pouvoir ». A cette époque, je considérais cet auteur comme un de mes préférés. Ensuite, j’ai découvert d’autres dessinateurs et Juan Gimenez n’est plus une référence pour moi. Maintenant, je trouve son graphisme trop fouillé, plus adapté pour des illustrations que pour la bd.
Mais revenons sur son nouvel album intitulé « Moi, Dragon »…

La surprise de cette bd, c’est que pour la première fois à ma connaissance, Juan Gimenez abandonne la science fiction pour la fantasy ; « Moi, Dragon » met en scène deux familles rivales : la première règne sur le royaume tandis que la seconde veut reconquérir le trône. Ça se passe au Moyen-âge et à proximité d’un volcan où se terre un dragon…

Je pense que vous l’avez compris : c’est un récit classique sur la rivalité entre deux familles de sang royal que nous présente Juan Gimenez, cette rivalité est quelque sorte arbitrée par une (ou des) créature(s) fantastique(s). Donc, rien de surprenant du côté du scénario sauf que la narration m’est apparue accrocheuse et que j’ai suivi cette histoire avec plaisirs. En dehors de ce manque d’originalité, je reproche à ce récit la présence de nombreux dialogues… mais rien de grave cependant.
Les personnages sont - mon avis- attachants, l’auteur a eu l’intelligence de développer leurs passés et leurs psychologies, il en résulte une histoire assez complexe qui ravira les lecteurs fans de drames familiaux.

Quant au dessin de Juan Gimenez, les amateurs de bandes dessinées de cet auteur ne seront guère dépaysés : on y retrouve ses plans très dynamiques (les fameuses vues plongeantes qui donnent le vertige), ses décors très fouillés, des nanas bien roulées ayant parfois été victimes d’une mutilation ou d’une maladie, des costumes extravagants et recherchés, une mise en couleurs aux tons pastels adaptés au scénario… bref, les fans de Juan Gimenez devraient être aux anges en contemplant les planches de « Moi, Dragon ».

En dehors du classicisme de ce scénario, je n’ai pas grand’chose à reprocher au premier tome de « Moi, Dragon » : ça se lit très bien, c’est accrocheur, le dessin plaira sans problème aux amateurs du style de Juan Gimenez… et pour une fois, l’auteur abandonne la science-fiction pour de la fantasy, ça vaut le coup tout de même de voir ce qu'il en ait capable de faire !
Une curiosité…

Nom série  La Colline empoisonnée  posté le 16/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D’habitude, j’aime beaucoup les albums des éditions Futuropolis mais « La Colline empoisonnée » réalisée par Freddy Nadolny Poustochkine ne fera jamais partie de mes bds préférées de cet éditeur.

« La Colline empoisonnée » est un récit décomposé en deux parties : la première nous présente l’apprentissage d’un moine bouddhiste au Cambodge. Celui-ci préfère passer son temps à s’amuser qu’à méditer… La seconde partie se passe en France où un jeune garçon fait connaissance d’une fille d’origine cambodgienne. Cette dernière disparaît un jour…

Les points communs entre ces deux chapitres : la jeune fille, leur origine cambodgienne et les papillons…

Malgré la poésie qui se dégage de cette bd (de nombreuses séquences nous présentent l’apprenti bouddhiste seul dans la nature…) et son aspect historique à travers la présence d’un khmer rouge, je n’ai pas été touché par cette histoire.

Franchement, je me suis ennuyé grave lors de la lecture parce que la narration est tellement décomposée (ça a au moins l’avantage d’être fluide mais bon…) que certaines séquences me sont apparu interminables (le livre fait tout de même 352 pages !) : encore heureux que de nombreuses planches ne présentent que 3 cases !

Le parallèle entre les deux parties auraient pu être intéressantes mais j’avoue que je dois être passé à côté de la lecture parce que je ne vois pas trop où veut en venir l’auteur : dévoiler le drame cambodgien retranscrite par la présence du khmer ? Ça ne m’a pas semblé si évident que ça. Nous rappeler nos souvenirs d’insouciance pendant notre jeunesse ? Oui… et alors ? Bref, j’ai eu le sentiment que la somme de ces idées ne s’emboite pas bien.

Le graphisme de Freddy Nadolny Poustochkine ? Je le trouve franchement bien dans la première partie grâce notamment au fait que le héros (ou les héros) se détachent nettement du décor (au ton monochrome) par l’utilisation d’une couleur orangée qui permet de mettre en valeur ces protagonistes : l’effet est vraiment bon !
Je suis plus réservé sur le second chapitre où je pense que l’utilisation d’un ton différent (par exemple du sépia) à la première partie aurait été plus pertinente.

Pas franchement convaincu par cette histoire où l’auteur essaie de nous faire un parallèle entre la situation au Cambodge et des jeunes d’origine khmère vivant en France. La poésie qui dégage de ce récit et le joli coup de patte de Freddy Nadolny Poustochkine n’ont pas réussi à me donner des émotions lorsque j’ai lu cette bd. Je me suis ennuyé en feuilletant cette bd… peut-être que d’autres bédéphiles seront séduits par cette lecture ?

Nom série  Jour J  posté le 12/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
« Jour J » par une idée très intéressante : Et si l’histoire ne s’était pas déroulée comme on la connaît ? Et si, par exemple, l’armée napoléonienne avait gagné à Waterloo, quel serait notre monde aujourd’hui ?
« Jour J » est scénarisée par Jean-Pierre Pécau et Fred Duval.
Voici mes avis tome par tome :

Avis sur « Paris, secteur soviétique » :

Dessinée par Gaël Séjourné, « Paris, secteur soviétique » nous propose de suivre les péripéties d’un espion américain en 1951 passé au nord de la Seine à Paris dans le secteur soviétique pour officiellement enquêter avec leurs rivaux sur le meurtre de plusieurs prostituées.

Je pense que vous l’avez compris : l’originalité de cet album vient de sa situation dans un Paris coupé en deux par une ligne de démarcation s’appelant la Seine avec au Sud : les américains et au Nord : les soviétiques. Les français ? Leur représentant, le général Charles De Gaulle est mort dans un accident d’avion au large de l’Algérie. Le débarquement en Normandie ? Un désastre ! A cause du mauvais temps qui y régnait le jour-là !

Alors ? Cette bd est-elle vraiment captivante à suivre ? Pas vraiment, parce qu’une fois qu’on connaît ses éléments, le lecteur est invité à suivre les investigations du héros dans les abords de Montmartre, Barbés et de Pigalle. Du coup, l’histoire bascule d’un sujet de science-fiction vers un récit d’espionnage qui ne m’a pas vraiment convaincu et qui m’a ennuyé. Pas persuadé parce que les protagonistes principaux et secondaires ont tous un passé chaotique qui n’est que très peu développé dans cette histoire (difficile donc de s’attacher à eux !) et parce que le héros possède comme d’habitude une chance hors du commun. Pas fasciné car le scénario est long et assez prévisible, car aucune séquence ne m’a pas donné des émotions.

Quant au dessin de Gaël Séjourné, je l’ai particulièrement apprécié : coup de crayon fin, décors fouillés, personnages facilement identifiables au premier coup d’œil, mise en couleurs qui s’adapte parfaitement à l’atmosphère de chaque séquence… bref, c’est du beau boulot !

J’ai commencé à lire cette série par ce deuxième tome car au vu des avis des autres bédéphiles, le premier album n’est guère convaincant…
Hélas, malgré ses qualités graphiques, « Paris, secteur soviétique » ne m’a pas convaincu : j’y ai éprouvé de l’ennui en le lisant car le récit bascule de la science-fiction (c’est ce qui m’a motivé à feuilleter l’album) à de l’espionnage (je ne suis pas vraiment fan de ce genre), parce que le récit ne m’a pas fait frissonner et parce que je n’ai eu aucun attachement pour les divers personnages.

Note finale : 2/5

Nom série  Gaza 1956, en marge de l'histoire  posté le 10/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La lecture de « Gaza 1956, en marge de l’histoire » m’a conforté dans l’idée que les colonies israéliennes implantées dans la bande de Gaza sont à l’origine des relations tendues entre les palestiniens et l’Etat d’Israël.

En effet, comment peut-on tolérer que les israéliens puissent diviser la bande de Gaza en deux (Nord et Sud) lorsque des convois viennent alimenter leurs colonies. Pour précision, il faut savoir que les autorités israéliennes envoient l’armée se poster de part et d’autre des routes (elles sont murées aussi de part et d'autres comme des corridors !) qui relient ces colonies à l’état hébreu pour « protéger » leurs ressortissants contre les palestiniens ; ainsi, les « arabes » n’ont pas d’autre choix que d’attendre que ces opérations militaires soient terminées pour pouvoir circuler ! Aberrant non ?!

Comment peut-on tolérer aussi ce qui s’est passé en novembre 1956 à Rafah où selon les témoignages des palestiniens, les soldats israéliens auraient massacrés des centaines d’hommes qu’ils soient civils ou non ? Et pourtant, des doutes persistent sur les faits… puisque Joe Sacco aura l’honnêteté de citer des témoignages contradictoires de palestiniens ayant apparemment vécus ce drame. D’ailleurs, les articles réunis en fin d’ouvrage ne font que nous jeter le trouble sur la véracité des événements du 12 novembre 1956. Alors oui, il s’est passé quelque chose d’horrible ce jour-là qui montera à jamais les palestiniens contre les israéliens mais comment ça s’est passé réellement ? Qui dit vraiment la vérité ? Combien y a-t-il eu de victimes ? Qui sont les vrais responsables de ce drame ? Ça, on ne le saura vraisemblablement jamais malgré les nombreuses recherches, témoignages sur place et l’acharnement de Joe Sacco pour connaître l’authenticité des faits.

« Gaza 1956, en marge de l’histoire » est une mine d’or pour tous les lecteurs fans d’histoire désirant connaître comment et pourquoi la bande de Gaza est apparue. Ils découvriront aussi le quotidien des palestiniens qui tentent de survivre dans une région où les israéliens ont la main libre sur l’économie et la gestion des territoires grâce à leur suprématie militaire (et aussi à l’indifférence de la communauté internationale mais ceci est une autre histoire…). Après, est-ce que l’état hébreu est totalement responsable de cette situation en Palestine ? Je pense négativement, je suis en fait convaincu que les « arabes » sont aussi coupables de cet état de fait… franchement, j’ai du mal à comprendre comment un peuple ayant subi les pires exactions pendant la seconde guerre mondiale aient pu à leur tour commettre des atrocités aux palestiniens. J’ai du mal aussi à concevoir que ces pays n’aient jamais su mettre leurs différends de côté et pu créer une entente cordiale à l’image du couple franco-allemand. Tant que ces deux peuples ne feront pas table rase sur les crimes du passé (il est vrai que c’est plus facile à dire qu’à le faire !), ils ne se concilieront jamais !

Que faut-il penser de la bd proprement dite ? Alors oui, l’auteur use beaucoup de la voix-off pour raconter les différents témoignages qu’il a pus récolter. Alors oui, certaines images semblent inutiles étant donné qu’elles ne font qu’illustrer le commentaire de Joe Sacco mais… « Gaza 1956, en marge de l’histoire » reste une bd ! En fait, le gros reproche que je fais à cet album, c’est sa grande redondance des témoignages. Sans ces répétitions, je pense que la bd aurait moins éprouvante, plus « agréable » à lire (400 pages tout de même !) tout en gardant l’intensité et l’émotion des scènes où les palestiniens s’expriment.

Que dire du graphisme de Joe Sacco ? Comme lorsque je l’avais signalé pendant la lecture de « Gorazde » : il faut un temps d’adaptation pour l’apprécier pleinement ! L’auteur a eu l’honnêteté de préciser qu’il utilise ses photographies pour dessiner ses bds : le résultat donne des décors réalistes mais pas trop car Joe Sacco force les expressions (sans tomber dans de la caricature pure et dure !) de ses personnages pour mieux nous faire partager leurs émotions. En fait, je suis particulièrement ébahi de voir à tel point cet auteur arrive à différencier aussi nettement des trentaines de personnages dans une seule case ! Du grand art !

A défaut de nous apporter des réponses au conflit israélo-palestinien (ce n’est d’ailleurs pas le but de ce livre !), « Gaza 1956, en marge de l’histoire » m’est apparue comme une bd vraiment très intéressante à lire pour comprendre comment la bande de Gaza s’est créée et pour connaître la situation actuelle dans cette région… du moins pour les bédéphiles qui aiment les genres documentaire et historique. Pour ces derniers, « Gaza 1956, en marge de l’histoire » est un ouvrage à découvrir absolument et à lire en y prenant son temps !

Nom série  Vincent et Van Gogh  posté le 10/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un scénario original que nous présente Gradimir Smudja pour sa première bd.

L’auteur nous propose de suivre le destin de Van Gogh. D’après Gradimir Smudja, ce n’est pas cet homme qui dessina tous ses fameux tableaux comme « Les tournesols » mais un chat doté d’un talent époustouflant ! Fou, non ?!

Avec une telle idée, le lecteur peut s’attendre à lire une histoire envoûtante et pleine de surprises : bin non finalement parce qu’une fois l’introduction passée, j’ai eu l’impression que le récit tournait en rond. Certes, quelques séquences me sont apparues tout de même étonnantes (l’apparition de Toulouse Lautrec et de son « secret » par exemple) mais j’avoue à chaque fois que le soufflet est retombé vite fait dans la monotonie des péripéties du chat. Pour ainsi dire, je pense que cette histoire aurait gagnée en intérêt si la pagination avait été moins conséquente…

Le graphisme de Gradimir Smudja ? Très personnel, très flamboyant, je ne dirais pas que c’est très beau mais qu’il s’intègre à merveille avec cette histoire ! Par moments, j’ai vraiment eu l’impression de regarder des tableaux réalisés par un impressionniste proche du style de Van Gogh !
Quant à la mise en page, c’est correct mais sans plus, ça se voit que c’est le premier album de Gradimir Smudja car parfois, il faut être attentif à l’enchainement des séquences au risque de « sauter » des cases. Pour le reste, je n’ai pas grand’chose de particulier à constater : les personnages sont facilement identifiables, les décors sont fouillés et respirent bon le Paris et la Provence du XIXème siècle.

« Vincent et Van Gogh » m’est apparue comme une lecture assez plaisante à lire. Comme gros défaut, je ne lui reproche que la présence de longues séquences sans surprise qui estompent les effets de surprise de ce récit. Pour le reste, le dessin très typé de Gradimir Smudja m’a envoûté et convaincu qu’il allait parfaitement à ce scénario.
Je suis tout de même curieux de lire sa deuxième série « Le Cabaret des muses » dont on m’a dit le plus grand bien…

Nom série  Média  posté le 03/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m’attendais à lire une grosse satire sur les médias en lisant cette nouvelle série conçue par Philippe Richelle (au scénario) et Marc Rénier (au dessin) et finalement, c’est une bd assez réaliste, bien construite et captivante que nous proposent les auteurs.

Le scénario ? Il met en scène Manu Courvet un jeune homme un peu rebelle, un peu paumé mais diplômé qui cherche un boulot stable et intéressant pour lui. Après maintes péripéties, il réussit à s’embaucher dans une boite de production en tant que responsable internet. Ambitieux, notre héros va tenter un pari un peu fou : proposer à un animateur un projet d’émission béton en espérant que sa carrière puisse enfin décoller… c’est sans compter sur ce milieu sans pitié où chacun défend son propre intérêt…

Ce premier tome de « Média » met l’accent sur la vie de Manu Courvet avant qu’il ne soit embauché dans cette grande maison de production. En fait, c’est une grosse introduction ayant pour but qu’on puisse s’attacher au personnage principal : ça a marché sur moi car j’ai éprouvé rapidement de la sympathie sur Manu Courvet ; ses situations familiale, professionnelle et sentimentale m’ont vachement intéressé.

Quant à la satire sur les médias, j’ai deviné tout de suite que les médias pointaient du doigt la chaine télévisée TF1 (renommée TV1 dans la bd) et les animateurs comme Christophe Chavanne (appelé Chavagne dans la série) : je ne sais pas si c’est vraiment comme ça que ça passe dans le monde de télé mais Philippe Richelle nous propose une version télévisuelle impitoyable de « Dallas » dans son récit. En tout cas, moi, j’attends avec impatiemment la suite pour juger de la pertinence de la vision de ce scénariste sur les médias ; pour l’instant, je dirais juste que son histoire m’a captivé.

Le dessin de Marc Rénier ? Je l’ai trouvé très agréable à contempler, je n’ai pas de reproches particuliers à faire sur son coup de patte, sa mise en page ou en couleurs. Vraiment, c’est du bon boulot !

Captivant, agréable à lire, servi par un graphisme convaincant : voilà ce que je retiens de ce premier tome de « Média ». Seul hic : l’introduction qui se concentre sur la vie du héros avec son entrée dans le monde des médias pourra paraître longue pour des bédéphiles. Pour ma part, je la trouve intéressante et justifiée car elle m’a permis de m’attacher davantage au personnage principal.
Série à suivre…

Nom série  Tahya El-Djazaïr  posté le 20/06/2009 (dernière MAJ le 02/06/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tous ceux qui me connaissent savent que j’affectionne particulièrement les récits historiques, « Tahia El-Djazaïr » fait partie de ce genre de lecture. Je ne connais pas grand’chose de la guerre d’Algérie, il faut dire aussi que les historiens et les témoins de cette période sombre du passé de la France (et de l'Algérie) se sont montrés (très) avares en informations. Il aura fallu les récentes déclarations des présidents de ces deux pays, quelques films et trois-quatre courageux reportages pour qu’enfin, on s’intéresse à ce conflit !

J’étais donc assez impatient de feuilleter le premier tome de « Tahia El-Djazaïr » d’autant plus que j’avais lu l’intéressante interview de Laurent Galandon parue dans « Canal BD magazine ».

« Tahia El-Djazaïr » nous conte l’arrivée de Paul à Alger. Ça se passe en 1954 et cet ancien résistant français de la seconde guerre mondiale n’aspire qu’à enseigner les enfants. Sur place, il retrouvera Amine un ami algérien qui l’a connu en France et aussi, par hasard, un camarade de résistance qui s’est engagé dans l’armée française.
Paul va tomber amoureux d’Asia, la fille d’Amine qui a adopté les mœurs occidentales, il va être aussi confronté très bientôt aux premiers soulèvements du peuple algérien contre les colons français…

Il est un peu trop tôt pour dire si cette série va devenir une référence bd sur la guerre d’Algérie car son premier tome « Du sang sur les mains » est un album d’introduction. Cependant, j’ai été intéressé par les péripéties de Paul dans ce pays qui va bientôt mener une guerre d’indépendance.
Il n’y a pas beaucoup de dates, ni d’indications sur les moments clés pendant cette période de l’histoire d’Algérie dans ce premier tome. Néanmoins, j’y ai apprécié le fait que les auteurs ont apparemment cherché à nous mettre à la place de Paul et de la famille algérienne (celle d’Amine) qui ont vécu le basculement du pays vers une confrontation violence entre l’Algérie et le pays colonisateur. Ce choix narratif m’est apparu très pertinent car j’ai ressenti de l’émotion pendant ma lecture de ce premier tome. Le parti-pris du scénariste de mettre en scène un homme issu de la résistance qui revoit un de ses anciens amis incorporés à l’armée française est lui-aussi très judicieux car Paul sera témoin des faits réalisés par les soldats de mon pays…
Seul reproche : j’ai eu l’impression que les algériens étaient des « gentils » à côté des « méchants » français dans cette bd… pourtant, il me semble que les tortures/attentats infligées par les algériens sur les français ou les civils n’avaient rien à envier à celles réalisées par les colons d’après les archives de cette époque.

Au niveau du dessin, je ne suis pas fan du style d’A. Dan. Cependant, je trouve que son coup de patte est adapté au récit et qu’il est d’une bonne lisibilité (les personnages sont tout de suite reconnaissables, les décors sont suffisamment riches pour que le lecteur ressente l’ambiance qui régnait à Alger et pour que le bédéphile se sente plonger dans les années 50). Au niveau du découpage et de la mise en page, je n’ai pas de remarques particulières à y faire : ça se lit très bien et sans déplaisir… bref, c’est du bon boulot !
Quant à la mise en couleurs qui adopte des tons un peu fades, je la trouve elle-aussi parfaitement adapté à cette histoire.

Au final, je mets 4 étoiles sur « Tahia El-Djazaïr » car j’ai le sentiment que les prochains tomes seront aussi captivants (voire même plus fascinants) que le premier album. J’espère bien que les auteurs ne tomberont pas dans le piège de mettre en scène des « gentils » contre des « méchants ».
Je pense que les bédéphiles qui n’aiment pas les récits historiques sur la guerre (d’Algérie dont il est question dans cette bd) seront tout de même intéressés par ce récit car « Tahia El-Djazaïr » se lit comme une bd d’aventure. En plus, les protagonistes me sont apparus attachants.
A découvrir !

Mise à jour de mon avis sur « Tahia El-Djazaïr » suite à la lecture du deuxième tome (série terminée) :

Et voila, ce que je redoutais à la fin de ma lecture du premier tome se vérifie : on aura donc bien une confrontation entre les « gentils » algériens et les « méchants français »… je n’ai pas grand’chose de plus à dire, je vous laisse juge.

Pour le reste, j’avoue que je ne suis pas resté insensible aux péripéties de Paul et de sa famille : certaines scènes me sont apparues très émouvantes. Je pense que même les lecteurs qui n’aiment pas les récits historiques trouveront de l’intérêt à lire cette série. Seul petit défaut : ce tome se lit très vite.

Quant au graphisme, pas de surprises de ce côté-là par rapport au premier album : bonne mise en page, dessin lisible et adapté au récit.

J’aurais davantage pris du plaisir à lire « Tahia El-Djazaïr » si les auteurs avaient su rester neutre dans leurs ressentis sur la guerre d’Algérie en évitant de se ranger du côté d’un des deux ennemis… dommage car ils ont eu du courage à réaliser une bd sur ce conflit dont le sujet est encore tabou de nos jours !

Nom série  Bonne arrivée à Cotonou  posté le 02/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Euh… Je ne vois pas trop l’intérêt de cette bd…

Je m’explique : Anne Barrois (au scénario) et Jean-Christophe Chauzy (au dessin) nous invitent à partager les péripéties d’un touriste français qui visite l’Afrique noire suite à un concours qu’il vient de gagner. Ça aurait pu être intéressant comme histoire sauf que le tout est traité exagérément dans le comique de situation, cet humour ne m’a jamais fait rigoler.
Sauf que la présence de ce héros qui est un parfait imbécile ayant des idées préconçues de ce continent m’a vraiment gonflé à la longue ! Dès le début de ce récit, j’ai vite compris que ce personnage sera l’objet de coups tordus dus à son comportement et aussi à la conduite de la population locale qui utilisera sa naïveté pour parvenir à leurs fins. Dès lors, les évènements qui s’enchainent tout au long de ce récit m’ont semblé très prévisibles (sauf le dénouement) et par conséquent ennuyeux.

Il est dommage qu’Anne Barrois n’ait pas pu exploiter son scénario avec plus de sérieux car à la vue des reportages télévisés que j’ai pu regarder récemment sur les pièges des séjours vacances (un d’entre eux se déroulait au Kenya), il y avait de quoi faire une bonne satire sur les agences de voyage !

Le dessin ? Les lecteurs qui ont l’habitude de feuilleter des séries (surtout « Petite nature », une de ses dernières réalisations) de Jean-Christophe Chauzy ne seront pas dépaysés ! On y retrouve sa patte et sa mise en couleurs uniques. Personnellement, j’ai toujours aimé son graphisme. En fait, je trouve préjudiciable pour cet auteur qu’il n’ait pas toujours eu la possibilité de conjuguer son talent avec une histoire convaincante (en dehors de « La Vie de ma Mère »).

Vite lue, vite oubliée, voilà ce que je retiens de ma lecture de « Bonne arrivée à Cotonou » malgré un dessinateur que j’aime beaucoup qui a participé à cette bd : Jean-Christophe Chauzy.

Nom série  Tosca  posté le 30/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne souvenais plus grand’chose de cette série réalisée par Stephen Desberg (au scénario) et Francis Vallès (au dessin) jusqu’à ce qu’elle figure en couverture mystère du site. C’est ainsi que je me suis remis à feuilleter « Tosca » et finalement, c’est une bd qui ne me marquera jamais même si sa lecture m’est apparu assez plaisante.

L’histoire se passe en Amérique, elle met en scène un condamné à mort qui est libéré afin qu’il s’infiltre dans la mafia. Pour ce faire, il rend l’identité de Tosca, un des parrains, après avoir subi une opération chirurgicale et un entrainement minutieux…

Ce récit est agréable à suivre mais je lui reproche son classicisme et l’utilisation de grosses ficelles pour que le héros arrive à ses fins. En effet, comment un gars qui prend l’identité d’un autre peut-il partager pendant plusieurs jours des moments d’intimité avec une famille qui le connaissait par cœur ?! A partir de cette question, il m’a donc été difficile de m’attacher à cette histoire d’autant plus l’ensemble est traité avec beaucoup trop de sérieux à mon goût (dans la construction de ce récit et dans le comportement des différents protagonistes).
Je n’ai pas non plus été charmé par le héros, je le trouve trop posé et prévisible. De plus, je n’ai ressenti aucun frisson en lisant cette bd, l’ensemble manque –à mon avis- d’intensité, de surprises et de moments vraiment dramatiques.

Quant au coup de patte de Francis Vallès, lui-aussi, il m’est apparu très classique : pas de cadrages dynamiques ou cinématiques qui nous font frémir, une mise en page sans surprise mais efficace, un trait épais que j’aime bien, une mise en couleurs adaptée aux diverses séquences mais sans plus, des décors corrects et des personnages facilement identifiables… Bref, j’ai vraiment senti que Francis Vallès s’était hautement appliqué en réalisant cette série.

« Tosca » ne figure pas parmi mes séries préférées, je lui reproche un scénario classique et pas assez crédible. Je trouve que cette bd manque de scènes vraiment frissonnantes. Quelques jours après sa lecture, je ne me souvenais plus du développement de cette histoire… Bref, malgré un dessin plus que correct de la part de Francis Vallès, je ne conseille l’achat de « Tosco » qu’aux lecteurs fans de bds classées dans le genre policier/thriller. Les autres lecteurs, passez votre chemin !

Nom série  Les Désarmés  posté le 29/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens de m’en apercevoir en regardant la liste des bds consultables sur ce site : « Les Désarmés » qui vient juste de sortir est une intégrale (chez « Drugstore ») des deux bds des mêmes auteurs auparavant publiées chez Zenda. En dehors de son format, c’est la mise en couleurs de cette bd qui a été retravaillée.

« Les Désarmés », c’est une réalisation du duo Michel Pirus (au scénario) et Mezzo (au dessin).Il est intéressant de constater que vingt ans après avoir conçu « Les Désarmés », ils continuent à bosser ensemble (cf « Le Roi des mouches ») !

Le récit se déroule au Sud des Etats-Unis, plus exactement près de la frontière mexicaine. Jacques est un type qui revient au bled natal fauché ; aussi, plutôt que de se présenter devant sa mère les poches vides, il braque la banque de la ville et réussi à s’en tirer avec un joli magot. Seulement voilà, pratiquement au moment, une bande de gangsters avait lui-aussi l’intention d’effectuer ce hold-up… alors, forcément, ça fout le bordel d’autant plus que parmi cette équipe figure un shérif et comme par hasard la mère de Jacques…

Bon, faudra que j’arrête de lire les bds conçues par Michel Pirus et Mezzo ! Ce n’est pas que je n’aime pas le coup de patte de Mezzo ou que ça soient des séries ratées (loin de là !), c’est parce que je ne suis pas fan de leur façon de mettre systématiquement des ambiances oppressantes et en place des protagonistes paumés de la mort qui tue que ce duo d’auteurs imposent à leurs réalisations !
Sinon, l’histoire proprement dite n’est pas si mal foutue que ça ! Contrairement au « Roi des mouches », j’ai eu tout de même du plaisir à suivre les péripéties de cette bande de tarés, de Jacques et de frère. J’y ai apprécié le dénouement pas si heureux que ça pour les protagonistes (ça change un peu des autres bds !).
Je voudrais rendre hommage aux éditions « Drugstore » pour avoir publié cette intégrale sous une excellente maquette avec papier épais, valorisant et de qualité, et pour avoir retravaillé la mise en couleurs aux tons parfaitement adaptés à ce récit.

Malgré une trame très classique, Michel Pirus et Mezzo nous présentent une bd assez agréable à lire. Ce plaisir, je l’ai eu grâce au coup de patte très personnel de Mezzo et au dénouement malheureux des différents protagonistes. Après, il faut aimer cette ambiance oppressante et cette façon de mettre en scène des personnages pourris de la part de ce duo d’auteurs pour apprécier « Les Désarmés »…
Bref, un conseil : avant d’acquérir cette bd, lisez le début pour vous en faire une idée et surtout pour voir si ça vous plait !

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