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Nom série
Jour J
posté le
12/06/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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« Jour J » par une idée très intéressante : Et si l’histoire ne s’était pas déroulée comme on la connaît ? Et si, par exemple, l’armée napoléonienne avait gagné à Waterloo, quel serait notre monde aujourd’hui ?
« Jour J » est scénarisée par Jean-Pierre Pécau et Fred Duval.
Voici mes avis tome par tome :
Avis sur « Paris, secteur soviétique » :
Dessinée par Gaël Séjourné, « Paris, secteur soviétique » nous propose de suivre les péripéties d’un espion américain en 1951 passé au nord de la Seine à Paris dans le secteur soviétique pour officiellement enquêter avec leurs rivaux sur le meurtre de plusieurs prostituées.
Je pense que vous l’avez compris : l’originalité de cet album vient de sa situation dans un Paris coupé en deux par une ligne de démarcation s’appelant la Seine avec au Sud : les américains et au Nord : les soviétiques. Les français ? Leur représentant, le général Charles De Gaulle est mort dans un accident d’avion au large de l’Algérie. Le débarquement en Normandie ? Un désastre ! A cause du mauvais temps qui y régnait le jour-là !
Alors ? Cette bd est-elle vraiment captivante à suivre ? Pas vraiment, parce qu’une fois qu’on connaît ses éléments, le lecteur est invité à suivre les investigations du héros dans les abords de Montmartre, Barbés et de Pigalle. Du coup, l’histoire bascule d’un sujet de science-fiction vers un récit d’espionnage qui ne m’a pas vraiment convaincu et qui m’a ennuyé. Pas persuadé parce que les protagonistes principaux et secondaires ont tous un passé chaotique qui n’est que très peu développé dans cette histoire (difficile donc de s’attacher à eux !) et parce que le héros possède comme d’habitude une chance hors du commun. Pas fasciné car le scénario est long et assez prévisible, car aucune séquence ne m’a pas donné des émotions.
Quant au dessin de Gaël Séjourné, je l’ai particulièrement apprécié : coup de crayon fin, décors fouillés, personnages facilement identifiables au premier coup d’œil, mise en couleurs qui s’adapte parfaitement à l’atmosphère de chaque séquence… bref, c’est du beau boulot !
J’ai commencé à lire cette série par ce deuxième tome car au vu des avis des autres bédéphiles, le premier album n’est guère convaincant…
Hélas, malgré ses qualités graphiques, « Paris, secteur soviétique » ne m’a pas convaincu : j’y ai éprouvé de l’ennui en le lisant car le récit bascule de la science-fiction (c’est ce qui m’a motivé à feuilleter l’album) à de l’espionnage (je ne suis pas vraiment fan de ce genre), parce que le récit ne m’a pas fait frissonner et parce que je n’ai eu aucun attachement pour les divers personnages.
Note finale : 2/5 |
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La lecture de « Gaza 1956, en marge de l’histoire » m’a conforté dans l’idée que les colonies israéliennes implantées dans la bande de Gaza sont à l’origine des relations tendues entre les palestiniens et l’Etat d’Israël.
En effet, comment peut-on tolérer que les israéliens puissent diviser la bande de Gaza en deux (Nord et Sud) lorsque des convois viennent alimenter leurs colonies. Pour précision, il faut savoir que les autorités israéliennes envoient l’armée se poster de part et d’autre des routes (elles sont murées aussi de part et d'autres comme des corridors !) qui relient ces colonies à l’état hébreu pour « protéger » leurs ressortissants contre les palestiniens ; ainsi, les « arabes » n’ont pas d’autre choix que d’attendre que ces opérations militaires soient terminées pour pouvoir circuler ! Aberrant non ?!
Comment peut-on tolérer aussi ce qui s’est passé en novembre 1956 à Rafah où selon les témoignages des palestiniens, les soldats israéliens auraient massacrés des centaines d’hommes qu’ils soient civils ou non ? Et pourtant, des doutes persistent sur les faits… puisque Joe Sacco aura l’honnêteté de citer des témoignages contradictoires de palestiniens ayant apparemment vécus ce drame. D’ailleurs, les articles réunis en fin d’ouvrage ne font que nous jeter le trouble sur la véracité des événements du 12 novembre 1956. Alors oui, il s’est passé quelque chose d’horrible ce jour-là qui montera à jamais les palestiniens contre les israéliens mais comment ça s’est passé réellement ? Qui dit vraiment la vérité ? Combien y a-t-il eu de victimes ? Qui sont les vrais responsables de ce drame ? Ça, on ne le saura vraisemblablement jamais malgré les nombreuses recherches, témoignages sur place et l’acharnement de Joe Sacco pour connaître l’authenticité des faits.
« Gaza 1956, en marge de l’histoire » est une mine d’or pour tous les lecteurs fans d’histoire désirant connaître comment et pourquoi la bande de Gaza est apparue. Ils découvriront aussi le quotidien des palestiniens qui tentent de survivre dans une région où les israéliens ont la main libre sur l’économie et la gestion des territoires grâce à leur suprématie militaire (et aussi à l’indifférence de la communauté internationale mais ceci est une autre histoire…). Après, est-ce que l’état hébreu est totalement responsable de cette situation en Palestine ? Je pense négativement, je suis en fait convaincu que les « arabes » sont aussi coupables de cet état de fait… franchement, j’ai du mal à comprendre comment un peuple ayant subi les pires exactions pendant la seconde guerre mondiale aient pu à leur tour commettre des atrocités aux palestiniens. J’ai du mal aussi à concevoir que ces pays n’aient jamais su mettre leurs différends de côté et pu créer une entente cordiale à l’image du couple franco-allemand. Tant que ces deux peuples ne feront pas table rase sur les crimes du passé (il est vrai que c’est plus facile à dire qu’à le faire !), ils ne se concilieront jamais !
Que faut-il penser de la bd proprement dite ? Alors oui, l’auteur use beaucoup de la voix-off pour raconter les différents témoignages qu’il a pus récolter. Alors oui, certaines images semblent inutiles étant donné qu’elles ne font qu’illustrer le commentaire de Joe Sacco mais… « Gaza 1956, en marge de l’histoire » reste une bd ! En fait, le gros reproche que je fais à cet album, c’est sa grande redondance des témoignages. Sans ces répétitions, je pense que la bd aurait moins éprouvante, plus « agréable » à lire (400 pages tout de même !) tout en gardant l’intensité et l’émotion des scènes où les palestiniens s’expriment.
Que dire du graphisme de Joe Sacco ? Comme lorsque je l’avais signalé pendant la lecture de « Gorazde » : il faut un temps d’adaptation pour l’apprécier pleinement ! L’auteur a eu l’honnêteté de préciser qu’il utilise ses photographies pour dessiner ses bds : le résultat donne des décors réalistes mais pas trop car Joe Sacco force les expressions (sans tomber dans de la caricature pure et dure !) de ses personnages pour mieux nous faire partager leurs émotions. En fait, je suis particulièrement ébahi de voir à tel point cet auteur arrive à différencier aussi nettement des trentaines de personnages dans une seule case ! Du grand art !
A défaut de nous apporter des réponses au conflit israélo-palestinien (ce n’est d’ailleurs pas le but de ce livre !), « Gaza 1956, en marge de l’histoire » m’est apparue comme une bd vraiment très intéressante à lire pour comprendre comment la bande de Gaza s’est créée et pour connaître la situation actuelle dans cette région… du moins pour les bédéphiles qui aiment les genres documentaire et historique. Pour ces derniers, « Gaza 1956, en marge de l’histoire » est un ouvrage à découvrir absolument et à lire en y prenant son temps ! |
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C’est un scénario original que nous présente Gradimir Smudja pour sa première bd.
L’auteur nous propose de suivre le destin de Van Gogh. D’après Gradimir Smudja, ce n’est pas cet homme qui dessina tous ses fameux tableaux comme « Les tournesols » mais un chat doté d’un talent époustouflant ! Fou, non ?!
Avec une telle idée, le lecteur peut s’attendre à lire une histoire envoûtante et pleine de surprises : bin non finalement parce qu’une fois l’introduction passée, j’ai eu l’impression que le récit tournait en rond. Certes, quelques séquences me sont apparues tout de même étonnantes (l’apparition de Toulouse Lautrec et de son « secret » par exemple) mais j’avoue à chaque fois que le soufflet est retombé vite fait dans la monotonie des péripéties du chat. Pour ainsi dire, je pense que cette histoire aurait gagnée en intérêt si la pagination avait été moins conséquente…
Le graphisme de Gradimir Smudja ? Très personnel, très flamboyant, je ne dirais pas que c’est très beau mais qu’il s’intègre à merveille avec cette histoire ! Par moments, j’ai vraiment eu l’impression de regarder des tableaux réalisés par un impressionniste proche du style de Van Gogh !
Quant à la mise en page, c’est correct mais sans plus, ça se voit que c’est le premier album de Gradimir Smudja car parfois, il faut être attentif à l’enchainement des séquences au risque de « sauter » des cases. Pour le reste, je n’ai pas grand’chose de particulier à constater : les personnages sont facilement identifiables, les décors sont fouillés et respirent bon le Paris et la Provence du XIXème siècle.
« Vincent et Van Gogh » m’est apparue comme une lecture assez plaisante à lire. Comme gros défaut, je ne lui reproche que la présence de longues séquences sans surprise qui estompent les effets de surprise de ce récit. Pour le reste, le dessin très typé de Gradimir Smudja m’a envoûté et convaincu qu’il allait parfaitement à ce scénario.
Je suis tout de même curieux de lire sa deuxième série « Le Cabaret des muses » dont on m’a dit le plus grand bien… |
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Nom série
Média
posté le
03/06/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je m’attendais à lire une grosse satire sur les médias en lisant cette nouvelle série conçue par Philippe Richelle (au scénario) et Marc Rénier (au dessin) et finalement, c’est une bd assez réaliste, bien construite et captivante que nous proposent les auteurs.
Le scénario ? Il met en scène Manu Courvet un jeune homme un peu rebelle, un peu paumé mais diplômé qui cherche un boulot stable et intéressant pour lui. Après maintes péripéties, il réussit à s’embaucher dans une boite de production en tant que responsable internet. Ambitieux, notre héros va tenter un pari un peu fou : proposer à un animateur un projet d’émission béton en espérant que sa carrière puisse enfin décoller… c’est sans compter sur ce milieu sans pitié où chacun défend son propre intérêt…
Ce premier tome de « Média » met l’accent sur la vie de Manu Courvet avant qu’il ne soit embauché dans cette grande maison de production. En fait, c’est une grosse introduction ayant pour but qu’on puisse s’attacher au personnage principal : ça a marché sur moi car j’ai éprouvé rapidement de la sympathie sur Manu Courvet ; ses situations familiale, professionnelle et sentimentale m’ont vachement intéressé.
Quant à la satire sur les médias, j’ai deviné tout de suite que les médias pointaient du doigt la chaine télévisée TF1 (renommée TV1 dans la bd) et les animateurs comme Christophe Chavanne (appelé Chavagne dans la série) : je ne sais pas si c’est vraiment comme ça que ça passe dans le monde de télé mais Philippe Richelle nous propose une version télévisuelle impitoyable de « Dallas » dans son récit. En tout cas, moi, j’attends avec impatiemment la suite pour juger de la pertinence de la vision de ce scénariste sur les médias ; pour l’instant, je dirais juste que son histoire m’a captivé.
Le dessin de Marc Rénier ? Je l’ai trouvé très agréable à contempler, je n’ai pas de reproches particuliers à faire sur son coup de patte, sa mise en page ou en couleurs. Vraiment, c’est du bon boulot !
Captivant, agréable à lire, servi par un graphisme convaincant : voilà ce que je retiens de ce premier tome de « Média ». Seul hic : l’introduction qui se concentre sur la vie du héros avec son entrée dans le monde des médias pourra paraître longue pour des bédéphiles. Pour ma part, je la trouve intéressante et justifiée car elle m’a permis de m’attacher davantage au personnage principal.
Série à suivre… |
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Nom série
Tahya El-Djazaïr
posté le
20/06/2009
(dernière MAJ le 02/06/2010)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Tous ceux qui me connaissent savent que j’affectionne particulièrement les récits historiques, « Tahia El-Djazaïr » fait partie de ce genre de lecture. Je ne connais pas grand’chose de la guerre d’Algérie, il faut dire aussi que les historiens et les témoins de cette période sombre du passé de la France (et de l'Algérie) se sont montrés (très) avares en informations. Il aura fallu les récentes déclarations des présidents de ces deux pays, quelques films et trois-quatre courageux reportages pour qu’enfin, on s’intéresse à ce conflit !
J’étais donc assez impatient de feuilleter le premier tome de « Tahia El-Djazaïr » d’autant plus que j’avais lu l’intéressante interview de Laurent Galandon parue dans « Canal BD magazine ».
« Tahia El-Djazaïr » nous conte l’arrivée de Paul à Alger. Ça se passe en 1954 et cet ancien résistant français de la seconde guerre mondiale n’aspire qu’à enseigner les enfants. Sur place, il retrouvera Amine un ami algérien qui l’a connu en France et aussi, par hasard, un camarade de résistance qui s’est engagé dans l’armée française.
Paul va tomber amoureux d’Asia, la fille d’Amine qui a adopté les mœurs occidentales, il va être aussi confronté très bientôt aux premiers soulèvements du peuple algérien contre les colons français…
Il est un peu trop tôt pour dire si cette série va devenir une référence bd sur la guerre d’Algérie car son premier tome « Du sang sur les mains » est un album d’introduction. Cependant, j’ai été intéressé par les péripéties de Paul dans ce pays qui va bientôt mener une guerre d’indépendance.
Il n’y a pas beaucoup de dates, ni d’indications sur les moments clés pendant cette période de l’histoire d’Algérie dans ce premier tome. Néanmoins, j’y ai apprécié le fait que les auteurs ont apparemment cherché à nous mettre à la place de Paul et de la famille algérienne (celle d’Amine) qui ont vécu le basculement du pays vers une confrontation violence entre l’Algérie et le pays colonisateur. Ce choix narratif m’est apparu très pertinent car j’ai ressenti de l’émotion pendant ma lecture de ce premier tome. Le parti-pris du scénariste de mettre en scène un homme issu de la résistance qui revoit un de ses anciens amis incorporés à l’armée française est lui-aussi très judicieux car Paul sera témoin des faits réalisés par les soldats de mon pays…
Seul reproche : j’ai eu l’impression que les algériens étaient des « gentils » à côté des « méchants » français dans cette bd… pourtant, il me semble que les tortures/attentats infligées par les algériens sur les français ou les civils n’avaient rien à envier à celles réalisées par les colons d’après les archives de cette époque.
Au niveau du dessin, je ne suis pas fan du style d’A. Dan. Cependant, je trouve que son coup de patte est adapté au récit et qu’il est d’une bonne lisibilité (les personnages sont tout de suite reconnaissables, les décors sont suffisamment riches pour que le lecteur ressente l’ambiance qui régnait à Alger et pour que le bédéphile se sente plonger dans les années 50). Au niveau du découpage et de la mise en page, je n’ai pas de remarques particulières à y faire : ça se lit très bien et sans déplaisir… bref, c’est du bon boulot !
Quant à la mise en couleurs qui adopte des tons un peu fades, je la trouve elle-aussi parfaitement adapté à cette histoire.
Au final, je mets 4 étoiles sur « Tahia El-Djazaïr » car j’ai le sentiment que les prochains tomes seront aussi captivants (voire même plus fascinants) que le premier album. J’espère bien que les auteurs ne tomberont pas dans le piège de mettre en scène des « gentils » contre des « méchants ».
Je pense que les bédéphiles qui n’aiment pas les récits historiques sur la guerre (d’Algérie dont il est question dans cette bd) seront tout de même intéressés par ce récit car « Tahia El-Djazaïr » se lit comme une bd d’aventure. En plus, les protagonistes me sont apparus attachants.
A découvrir !
Mise à jour de mon avis sur « Tahia El-Djazaïr » suite à la lecture du deuxième tome (série terminée) :
Et voila, ce que je redoutais à la fin de ma lecture du premier tome se vérifie : on aura donc bien une confrontation entre les « gentils » algériens et les « méchants français »… je n’ai pas grand’chose de plus à dire, je vous laisse juge.
Pour le reste, j’avoue que je ne suis pas resté insensible aux péripéties de Paul et de sa famille : certaines scènes me sont apparues très émouvantes. Je pense que même les lecteurs qui n’aiment pas les récits historiques trouveront de l’intérêt à lire cette série. Seul petit défaut : ce tome se lit très vite.
Quant au graphisme, pas de surprises de ce côté-là par rapport au premier album : bonne mise en page, dessin lisible et adapté au récit.
J’aurais davantage pris du plaisir à lire « Tahia El-Djazaïr » si les auteurs avaient su rester neutre dans leurs ressentis sur la guerre d’Algérie en évitant de se ranger du côté d’un des deux ennemis… dommage car ils ont eu du courage à réaliser une bd sur ce conflit dont le sujet est encore tabou de nos jours ! |
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Euh… Je ne vois pas trop l’intérêt de cette bd…
Je m’explique : Anne Barrois (au scénario) et Jean-Christophe Chauzy (au dessin) nous invitent à partager les péripéties d’un touriste français qui visite l’Afrique noire suite à un concours qu’il vient de gagner. Ça aurait pu être intéressant comme histoire sauf que le tout est traité exagérément dans le comique de situation, cet humour ne m’a jamais fait rigoler.
Sauf que la présence de ce héros qui est un parfait imbécile ayant des idées préconçues de ce continent m’a vraiment gonflé à la longue ! Dès le début de ce récit, j’ai vite compris que ce personnage sera l’objet de coups tordus dus à son comportement et aussi à la conduite de la population locale qui utilisera sa naïveté pour parvenir à leurs fins. Dès lors, les évènements qui s’enchainent tout au long de ce récit m’ont semblé très prévisibles (sauf le dénouement) et par conséquent ennuyeux.
Il est dommage qu’Anne Barrois n’ait pas pu exploiter son scénario avec plus de sérieux car à la vue des reportages télévisés que j’ai pu regarder récemment sur les pièges des séjours vacances (un d’entre eux se déroulait au Kenya), il y avait de quoi faire une bonne satire sur les agences de voyage !
Le dessin ? Les lecteurs qui ont l’habitude de feuilleter des séries (surtout « Petite nature », une de ses dernières réalisations) de Jean-Christophe Chauzy ne seront pas dépaysés ! On y retrouve sa patte et sa mise en couleurs uniques. Personnellement, j’ai toujours aimé son graphisme. En fait, je trouve préjudiciable pour cet auteur qu’il n’ait pas toujours eu la possibilité de conjuguer son talent avec une histoire convaincante (en dehors de « La Vie de ma Mère »).
Vite lue, vite oubliée, voilà ce que je retiens de ma lecture de « Bonne arrivée à Cotonou » malgré un dessinateur que j’aime beaucoup qui a participé à cette bd : Jean-Christophe Chauzy. |
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Nom série
Tosca
posté le
30/05/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je ne souvenais plus grand’chose de cette série réalisée par Stephen Desberg (au scénario) et Francis Vallès (au dessin) jusqu’à ce qu’elle figure en couverture mystère du site. C’est ainsi que je me suis remis à feuilleter « Tosca » et finalement, c’est une bd qui ne me marquera jamais même si sa lecture m’est apparu assez plaisante.
L’histoire se passe en Amérique, elle met en scène un condamné à mort qui est libéré afin qu’il s’infiltre dans la mafia. Pour ce faire, il rend l’identité de Tosca, un des parrains, après avoir subi une opération chirurgicale et un entrainement minutieux…
Ce récit est agréable à suivre mais je lui reproche son classicisme et l’utilisation de grosses ficelles pour que le héros arrive à ses fins. En effet, comment un gars qui prend l’identité d’un autre peut-il partager pendant plusieurs jours des moments d’intimité avec une famille qui le connaissait par cœur ?! A partir de cette question, il m’a donc été difficile de m’attacher à cette histoire d’autant plus l’ensemble est traité avec beaucoup trop de sérieux à mon goût (dans la construction de ce récit et dans le comportement des différents protagonistes).
Je n’ai pas non plus été charmé par le héros, je le trouve trop posé et prévisible. De plus, je n’ai ressenti aucun frisson en lisant cette bd, l’ensemble manque –à mon avis- d’intensité, de surprises et de moments vraiment dramatiques.
Quant au coup de patte de Francis Vallès, lui-aussi, il m’est apparu très classique : pas de cadrages dynamiques ou cinématiques qui nous font frémir, une mise en page sans surprise mais efficace, un trait épais que j’aime bien, une mise en couleurs adaptée aux diverses séquences mais sans plus, des décors corrects et des personnages facilement identifiables… Bref, j’ai vraiment senti que Francis Vallès s’était hautement appliqué en réalisant cette série.
« Tosca » ne figure pas parmi mes séries préférées, je lui reproche un scénario classique et pas assez crédible. Je trouve que cette bd manque de scènes vraiment frissonnantes. Quelques jours après sa lecture, je ne me souvenais plus du développement de cette histoire… Bref, malgré un dessin plus que correct de la part de Francis Vallès, je ne conseille l’achat de « Tosco » qu’aux lecteurs fans de bds classées dans le genre policier/thriller. Les autres lecteurs, passez votre chemin ! |
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Nom série
Les Désarmés
posté le
29/05/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je viens de m’en apercevoir en regardant la liste des bds consultables sur ce site : « Les Désarmés » qui vient juste de sortir est une intégrale (chez « Drugstore ») des deux bds des mêmes auteurs auparavant publiées chez Zenda. En dehors de son format, c’est la mise en couleurs de cette bd qui a été retravaillée.
« Les Désarmés », c’est une réalisation du duo Michel Pirus (au scénario) et Mezzo (au dessin).Il est intéressant de constater que vingt ans après avoir conçu « Les Désarmés », ils continuent à bosser ensemble (cf « Le Roi des mouches ») !
Le récit se déroule au Sud des Etats-Unis, plus exactement près de la frontière mexicaine. Jacques est un type qui revient au bled natal fauché ; aussi, plutôt que de se présenter devant sa mère les poches vides, il braque la banque de la ville et réussi à s’en tirer avec un joli magot. Seulement voilà, pratiquement au moment, une bande de gangsters avait lui-aussi l’intention d’effectuer ce hold-up… alors, forcément, ça fout le bordel d’autant plus que parmi cette équipe figure un shérif et comme par hasard la mère de Jacques…
Bon, faudra que j’arrête de lire les bds conçues par Michel Pirus et Mezzo ! Ce n’est pas que je n’aime pas le coup de patte de Mezzo ou que ça soient des séries ratées (loin de là !), c’est parce que je ne suis pas fan de leur façon de mettre systématiquement des ambiances oppressantes et en place des protagonistes paumés de la mort qui tue que ce duo d’auteurs imposent à leurs réalisations !
Sinon, l’histoire proprement dite n’est pas si mal foutue que ça ! Contrairement au « Roi des mouches », j’ai eu tout de même du plaisir à suivre les péripéties de cette bande de tarés, de Jacques et de frère. J’y ai apprécié le dénouement pas si heureux que ça pour les protagonistes (ça change un peu des autres bds !).
Je voudrais rendre hommage aux éditions « Drugstore » pour avoir publié cette intégrale sous une excellente maquette avec papier épais, valorisant et de qualité, et pour avoir retravaillé la mise en couleurs aux tons parfaitement adaptés à ce récit.
Malgré une trame très classique, Michel Pirus et Mezzo nous présentent une bd assez agréable à lire. Ce plaisir, je l’ai eu grâce au coup de patte très personnel de Mezzo et au dénouement malheureux des différents protagonistes. Après, il faut aimer cette ambiance oppressante et cette façon de mettre en scène des personnages pourris de la part de ce duo d’auteurs pour apprécier « Les Désarmés »…
Bref, un conseil : avant d’acquérir cette bd, lisez le début pour vous en faire une idée et surtout pour voir si ça vous plait ! |
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Nom série
Lydie
posté le
28/05/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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C’est une histoire un peu… euh… débile… que nous proposent Zidrou (au scénario) et Jordi Lafebre (au dessin) mais qu’est-ce qu’elle m’a ému !
« Lydie » ? C’est le prénom donné à un mort-né. Sa maman n’admettra jamais son décès au point de tomber dans la folie et, par conséquent, de continuer à vivre comme si sa fille était vivante et grandissait au fil des années… grâce à la complicité et la solidarité de ses proches et des habitants du village ! Ces derniers, voyant la splendeur de la jeune femme alors qu’elle délirait en clamant haut et fort que sa petite Lydie est ressuscitée, vont se relayer pour que la malheureuse puisse continuer à avoir goût à la vie en faisant comme si son enfant était parmi eux !
Débile comme récit non ? Et alors ?! Je n’en fous finalement que ça soit comme ça puisque ce scénario m’a littéralement scotché, touché et rendu optimiste sur la nature humaine ! En effet, il est rare qu’un ouvrage comme « Lydie » puisque nous montrer ce que les hommes ont de meilleur en eux : du cœur, de la fraternité, du respect envers les autres, et tout ce que vous voulez bien trouver de merveilleux sur nous ! En cette période de scepticisme, croyez-moi, ça fait énormément de bien de découvrir un récit pareil !
Tiens, juste une remarque en passant : cette cohabitation et cette solidarité entre voisins, on peut encore les retrouver dans certaines régions françaises, je pense notamment du côté de Lens où nombre de visiteurs sont revenus chez eux en louant la générosité des gens du Nord !…
Bref, les lecteurs y découvriront une fable touchante, drôle, poétique, mise en page par un dessin qui seconde parfaitement ce scénario.
En effet, j’y ai adoré le coup de crayon de Jordi Lafebre : précis, personnages identifiables au premier coup d’œil et expressifs comme il faut, décors fouillés mais pas trop pour que ça reste très lisible, mise en couleurs qui crée une ambiance idéalement adaptée à chaque séquence, scènes muettes pleines de sensibilités… Bien que ce style ne soit pas celui que je préfère dans la majorité des bds que j’ai eues l’occasion de feuilleter, je l’ai trouvé magnifiquement adapté au scénario de Zidrou.
Un de mes gros coups de cœur de cette année 2010, c’est ce que je garde comme souvenir de ma lecture de « Lydie » ! |
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Le résumé de « L’âge des corbeaux » qui figure sur la fiche « histoire » se suffit pour donner une indication de ce que les lecteurs y découvriront en lisant ce one-shot de Parno (au scénario) et de Jicé (au dessin) : Une critique traitée avec humour doublé de fantastique sur la célébrité.
« L’âge des corbeaux », c’est aussi une satire sur le monde de l’édition. Le bédéphile y verra quelles sont les méthodes de l’éditeur de Vladimir Principal, le personnage principal de la bd, qui seront employées pour le conduire à la renommée : peu importe la valeur « artistique » du livre de Vladimir pourvu que celui-ci à tout prix se fasse le chouchou des médias quitte à séduire les journalistes et à prononcer des discours qui n’ont rien à voir avec le livre ! Ceci afin de doper les ventes de son roman !
Je dois reconnaître que je ne suis pas totalement ressorti convaincu par la lecture de « L’âge des corbeaux » : la narration m’est apparue assez laborieuse. En fait, des scènes sensées être amusantes parsèment l’histoire, celles-ci m’ont semblées assez en dehors de la trame principale du récit. Il en résulte ma sensation que ces séquences ne font que « rallonger » inutilement cette histoire.
Quant à la critique sur la célébrité, m’ouais, c’est pas mal mais sans plus parce que les auteurs ont forcé un peu trop à mon goût cette diatribe que ce soit au niveau du scénario où tout semble aller trop vite, qu’au niveau du dessin où les expressions/réactions des personnages me sont apparues parfois très exagérées.
Toutefois, j’avoue que le comportement du personnage principal m’est apparu crédible avec son envie de retrouver sa famille et son train-train habituel.
En fait, parlons du graphisme : l’ensemble est vraiment très réussi. J’y ai apprécié la mise en couleurs à l’encre de chine qui apporte une ambiance assez particulière à cette histoire : on a l’impression qu’il y fait tout le temps nuit ou que ça passe dans des cabarets (atmosphère fumeuse et chaude illustrée par tons orangé et sépia). Le lecteur aura aussi le sentiment de se balader à Paris au vu des décors d’une grande beauté où nos héros errent souvent dans des rues crades et piétonnes.
Au final, « L’âge des corbeaux » est une bd qui m’est apparue assez plaisante à lire grâce surtout au graphisme réussi de Jicé. Pour le reste, à mon avis, il est dommage que l’histoire traine un peu en longueurs par la présence de scènes qui n’apportent pas grand’chose au récit. |
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Nom série
Constellations
posté le
26/05/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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M’ouais, suite à ma lecture du premier tome de « Constellations », il n’y a qu’une question qui me revient à chaque fois à l’esprit : Pourquoi les éditions Ankama ont t-elles eu l’idée de publier cette « chose » ?! Comment peut-on éditer une bd aussi peu aboutie graphiquement et scénaristiquement ?
A la rigueur, quand le scénario est crédible et captivant, j’arrive à me passer du dessin lorsque celui-ci est dépouillé voire raté… mais avec « Constellations », j’ai été consterné par le manque de maturité de l’ensemble !
L’histoire ? Ça se passe dans un stade où une partie ( ?) de la population humaine est parquée suite à… on ne sait pas trop, peut-être que c’est suite à une catastrophe naturelle ou à une guerre mondiale… enfin, on ne sait pas trop finalement après avoir lu ce premier tome. Les habitants de ce stade vivent de détritus balancés régulièrement par –on ne sait qui- et n’ont apparemment pas accès à la connaissance si ce n’est qu’ils sont passionnés par les étoiles. Les héros sont deux jeunes garçons et une fille dont le lecteur suivra le quotidien.
Voilà comment se déroule ce premier tome… qui fait tout de même un gros paquet de pages ! Tout ça pour vous dire que je me suis ennuyé grave en lisant ce premier album de la série où l’intrigue avance tout dou-ce-ment et où des scènes inutiles (voir illogiques) y foisonnent (que vient faire cette boîte de nuit dans cette histoire ? Ils arrivent à fabriquer des cigarettes et de l’alcool dans un stade ? Où arrivent-ils à trouver de la bouffe dans ce bordel ? Bon, peut-être que certains d’entre eux ont des relations avec l’extérieur… mais rien n’est précisé dans le premier tome).
Bref, le lecteur y découvrira une sorte de remake du film « District 9 » où ce sont des humains qui sont enfermés au lieu que ça soit des extra-terrestres. La différence entre ces deux réalisations, c’est que le film a l’intelligence de nous résumer en 5 minutes pourquoi les aliens sont parqués, comment ces derniers arrivent à survivre sur la Terre et, tout de suite après, ça passe à l’action alors que « Constellations » traîne lamentablement en longueur et privilégie de nous montrer de nombreuses scènes de contemplations d’un des héros (séquences poétiques qui ne m’ont pas ému).
Que dire du dessin de « Constellations » ? Je préfère me taire sinon je risque d’être odieux !
En conclusion : Série à oublier vite fait bien fait ! |
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Nom série
Le Casse - Soul man
posté le
25/05/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J’ai été agréablement surpris par ce troisième album de la collection « Le Casse » des éditions Delcourt ! Je m’attendais à une trame très classique. Certes, il est vrai que cette histoire est traditionnelle dans son déroulement mais j’ai été étonné par son dénouement !
Le scénario de « Soul Man » se passe de nos jours. En fait, il y a 40 ans, un casse mettant en scène une bande de mafieux ayant quitté Cuba suite à l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro pour faire fortune aux Etats-Unis. Pour convoyer l’argent gagné par la corruption, cette équipe fait confiance à un homme mais malheureusement, la caisse n’arrivera jamais à destination puisqu’elle sera volée par… personne ne le saura ! Le magot ? 20 millions de dollars, soit l’équivalent de 200 millions de dollars de nos jours ! Vraiment, est-ce que personne ne sait qui a volé cet argent ? Non, car, apparemment, un homme qui est enfermé en prison a avoué être le responsable de ce casse : c’est ce que vient d’apprendre une famille ayant des relations avec des personnalités haut placées. C’est ainsi que celle-ci va envoyer un des leurs en prison pour nouer contact avec ce taulard…
J’ai été captivé par ce récit ! J’y ai apprécié la personnalité complexe et complètement différente des deux héros : l’un semble naïf et fragile, l’autre y apparaît sans pitié et solide comme un roc ! J’y ai adoré le tempérament du prisonnier, celui d’un homme sûr de lui et ayant une intelligence hors du commun (enfin, pas trop puisqu’il n’a pas réussi à échapper à la taule).
Et puis, la narration de « Soul Man » m’est apparue excellente : je n’ai pas pu décrocher de cette lecture avant son terme ! Je trouve que le scénariste a très bien su gérer le suspense, les indices s’emboîtent intelligemment et logiquement au fil de l’histoire jusqu’au dénouement qui m’a semblé surprenant !
Le dessin de Denys et sa mise en page contribuent beaucoup au plaisir que j’ai ressenti pendant la lecture de « Soul Man ». J’y ai aimé son coup de crayon épais, la richesse des décors, la facile différenciation des personnages. Mention spéciale aussi à la mise en couleurs qui retransmet bien la froide ambiance de l’univers carcéral.
A mon avis, la collection « Le Casse » de chez Delcourt propose, pour l’instant, des albums captivants et variés au niveau des scénarii. Ce dernier point est important à mes yeux car il permet de ne pas se lasser de lire les bds de cette collection.
En tout cas, je vous recommande vivement la lecture de ce troisième opus des « Casses » car j’y ai passé un excellent moment en compagnie des deux héros.
Fans de récits « policiers/thrillers », je pense que vous ne serez pas déçus par « Soul Man » ! |
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Nom série
Juge Bao
posté le
06/02/2010
(dernière MAJ le 22/05/2010)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Avis sur le "Juge Bao & le phœnix de jade" :
J’ai découvert « Juge Bao » lors de mon séjour à Angoulême pendant le festival international de bande dessinée. Les éditions Fei dont c’était leur première apparition dans le salon « Nouveau monde » étaient littéralement envahies par les festivaliers qui voulaient dédicacer « Juge Bao » par les auteurs : Patrice Marty au scénario et Chongrui Nie au dessin. Intrigué par ce remue-ménage, je me suis approché du stand et je vis des planches originales de cette bd d’une beauté exceptionnelle… et quand mon ami qui m’accompagnait m’indiqua le prix de « seulement » 7€50 pour ce premier tome du « Juge Bao », je fus totalement convaincu de son achat !
« Juge Bao » ? C’est un personnage mythique pour les chinois. C’est un homme qui vécut entre 999 et 1 062, il est –pour les chinois- le symbole d’une justice inflexible capable de juger et de condamner sans distinction les délinquants issus du bas peuple, ceux appartenant aux plus hautes sphères de l’Etat.
Ce premier tome des aventures du « Juge Bao » nous entraine dans une province chinoise où cet homme accompagné de son fidèle garde du corps Zhan Zhao, de son page « Bao Xing », de son assistant Gongsun et des deux autres gardes Wang Chao et Ma Han recueillent le témoignage d’une mère ayant vu son fils être inculpé dans des circonstances pour le moins étranges d’un meurtre… Ce sera le début d’une enquête menée par le juge Bao qui l’entrainera dans une histoire où plusieurs hommes seront impliqués dans la corruption à grande échelle !
J’ai apprécié cette première enquête du juge Bao. En fait, n’étant pas du tout habitué aux récits mettant en scène des personnages chinois, j’ai lu cette bd avec un œil d’un enfant qui participe à son premier séjour à l’étranger. Ainsi, j’ai souvent souri en voyant les gestuels des personnages comme lorsqu’ils se présentent en joignant leurs mains.
Bref, j’ai été surtout charmé par la situation de cette histoire dans un pays et une époque que je ne connais pas du tout.
L’histoire proprement dite m’est apparu assez plaisante à lire quoique j’eusse des difficultés pour bien différencier leurs personnages (et leurs noms !) et pour bien comprendre comment le juge Bao a pu mettre au clair les différentes affaires de corruption.
Le dessin réalisé par Chongrui Nie est très réaliste, je suis pratiquement sûr que cet auteur utilise la photographie pour ses réalisations. Le résultat donne un graphisme impressionnant puisque Chongrui Nie a réussi –à mon avis- à rendre son trait vivant et à gommer l’aspect « statique » des personnages que l’on voit souvent lorsque des auteurs utilisent des photos pour mettre en scène leurs protagonistes. Néanmoins, -je le répète- je pense qu’un effort de sa part devra être fait pour mieux différencier ses personnages (au fait, les personnages féminins sont vraiment charmants ! J’envie Chongrio Nie de les avoir vus en vrai !).
Ce premier tome du « Juge Bao » m’est apparu très plaisant à lire. J’y ai apprécié le dessin de Chongrui Nie et la situation de cette histoire dans une chine moyenâgeuse. Quand au récit proprement dit, je pense qu’une relecture gommera les incompréhensions que j’ai ressenties lors de ma première lecture. Ceci m’est du notamment à la difficulté de bien différencier les personnages.
A noter que son petit format à l’italienne est très pratique pour l’emmener dans un sac à dos en voyage !
A noter aussi que cette série n’est prévue qu’en neuf tomes et qu’un album ne coûte que 7€50 !
Note finale : 3/5
Avis sur le "Juge Bao & le roi des enfants" :
Dans ce deuxième tome de la série, le juge Bao et ses fidèles compagnons sont chargés d’enquêter sur d’étranges meurtres perpétrés dans une petite ville sur des jeunes femmes, tandis que les plus riches sont rançonnés par une bande de petits voleurs des rues…
J’ai préféré ce second album du « Juge Bao » au premier car il m’est apparu plus intéressant et un peu moins confus dans la trame et dans la résolution des énigmes.
Il est captivant de constater que ce genre d’histoires pourrait aussi bien se passer à notre époque tant la société chinoise au moyen-âge apparaît moderne dans cette série.
Pour le reste, on retrouve toujours le graphisme impressionnant de Chongrui Nie au style hyper-réaliste… avec toujours le même défaut : des problèmes de différenciation entre les personnages. Donc, pas de surprise de ce côté-là.
Ce second tome confirme tout le bien du premier album, ceux qui avaient apprécié le « Juge Bao & le phœnix de jade » devraient également aimer cette nouvelle enquête. Finalement, ceci m’est apparu comme une bonne série plaisante à lire, pas chère et au dessin convaincant.
Note finale : 3,5/5 |
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Nom série
Jérôme d’Alphagraph
posté le
21/05/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Avis sur « Jérôme et la route » :
Dommage que cette série ne soit pas plus connue et qu’elle ne soit pas publiée par un grand éditeur : voila les premières impressions que j’ai eues en finissant « Jérôme et la route ». Parce que j’ai vraiment passé un bon moment de lecture avec ce seul album de la série que j’ai pu lire jusqu’à maintenant.
« Jérôme et la route » se déroule dans un pays qui ressemble à une contrée du Maghreb. Jérôme est un jeune homme travaillant dans une librairie de province. Hélas pour lui (ou tant mieux pour lui, la suite de ses aventures nous le dira…), la boutique ne marche pas pour le mieux et Jérôme, faute de clients, à tendance à s’ennuyer au boulot. Pour son bien, son patron fait comprendre à Jérôme qu’il faut qu’il prenne son destin en main, autrement dit qu’il faut qu’il profite de sa jeunesse pour bouger et dévorer la vie en pleines dents plutôt que de rester enfermer dans une librairie (Une façon aussi pour le libraire de le débaucher tranquillement…). Lorsqu’une de ses meilleures amies, Sultana, va lui faire savoir qu’elle va quitter la ville pour continuer ses études dans la capitale, Jérôme saute (sans mal) sur l’occasion pour l’accompagner avec son fidèle Bourrique et pour changer d’air…
Pour lire cette histoire, il faut absolument avoir du temps devant soi (c’est un gros pavé rempli de petites cases !) car la narration est lente : les séquences trainent souvent en longueur (surtout dans l’introduction, c'est-à-dire jusqu’à ce que Jérôme prenne la décision de partir soit plus de la moitié du livre !) et les dialogues entre personnages sont très présentes. Et pourtant, malgré ces étirements, j’ai pris beaucoup de plaisirs à suivre les péripéties de notre héros car c’est la lecture m’est apparue reposante et pleine de méditation.
J’y ai apprécié aussi le coup de patte de Marie Saur, j’aime son noir et blanc. J’ai pu feuilleter rapidement « Jérôme d’Alphagraph » le premier album de la série et le comparer avec ce présent tome : il n’y a pas photo ! Marie Saur a progressé ! Surtout dans la représentation des décors qui me sont apparus de toute beauté ! Dommage d’ailleurs que les cases soient très petites car elles ne m’ont pas permis de les admirer autant que je le souhaitais : A quand une édition de cette bd grand format ?
Après avoir passé un agréable moment de lecture avec cet album, je pense acquérir rapidement « Jérôme d’Alphagraph » le premier tome de cette série. J’y ai apprécié sa narration lente, contemplative et accrocheuse, ainsi que la beauté du trait de Marie Saur (dommage que les cases soient un peu trop petites à mon goût).
Une série à suivre de près !...
Note finale : 4/5
Avis sur « Jérôme d’Alphagraph » :
Eh bien voilà, comme prévu, je me suis procuré le premier tome de cette série. Comme pour « Jérôme et la route », il faut prendre le temps de lire cet album ! Non pas parce que c’est un gros pavé mais parce que « Jérôme d’Algragraph » se savoure très lentement comme si on goutait un excellent vin grand cru classé (genre « Château margaux » si vous voyez ce que je veux dire !).
Le lecteur y retrouvera la narration étendue de « Jérôme et la route » (je devrais plutôt dire l’inverse étant donné que « Jérôme d’Alphagraph » est le premier tome de la série) qui est une sorte de « marque de fabrique » de cette série ! Il y verra également le même dessin faussement simpliste que j’aime beaucoup.
Quant à l’histoire proprement dite, le scénario nous présente Jérôme comme un jeune homme ayant été recueilli par maître Chou. Ce dernier m’est apparu comme une sorte de génie ayant été débarqué sur terre ( ?!). Jérôme va par suite quitter la demeure de son maître pour découvrir la ville (et le pays) et surtout pour voir si le métier de libraire dont il aspire à en faire son job lui conviendra. Pour cela, il se rend chez un bouquiniste qui le prend comme apprenti…
On ne peut pas dire que cette histoire soit une vraie histoire avec des péripéties, du suspens insoutenable et une vraie fin. Non, rien de tout ça, en fait, j’ai l’impression en lisant ce bouquin de suivre la vie ordinaire d’un adolescent un peu paumé, un peu naïf qui va devenir adulte. On ne peut pas avouer que le récit est réellement passionnant, à vrai dire, il ne s’y passe pas grand’chose mais j’ai aimé cette histoire parce que ça m’a reposé, parce que c’est sans prise de tête, parce que les personnages sont assez attachants et parce que l’ensemble m’est apparu très agréable à lire, je trouve que cette série a du charme… c’est vraiment difficile à vous expliquer mais voilà, j’ai apprécié cette lecture.
Seul gros reproche que je fais à « Jérôme d’Alphagraph » : des cases trop petites par moments qui nous obligent à les « décortiquer », c’est parfois pénible ! A quant une édition grand format de cette série nom de dieu !
Note final : 3,5/5 |
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Nom série
New-Messiah.com
posté le
18/05/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ouille ! Ouille ! Ouille ! Je n’ai pas pu aller au-delà du premier tome de « New-Messiah.com » ! J’avoue que l’idée de départ de cette série m’a vite refroidi !
A l’époque, Pierre-Paul Verelst, fréquentait habituellement le forum de bdparadisio. Lors d’une conversation sur ce site, il nous avait avoué la signature avec l’éditeur Paquet pour un scénario de bd. Quelques mois plus tard, son premier album de la série sortait et je fus assez curieux de voir ce qu’il nous proposait comme histoire. Ce fut la déception complète !
Le début du scénario de cette bd ? C’est la découverte pour chaque internaute d’un message dans leur boîte perso et pour chaque utilisateur de téléphone mobile d’un SMS leur annonçant l’arrivée imminente d’un prophète, dans 99% des cas, ce genre d’informations part à la poubelle pour sa suppression pure et simple… Dans « New-Messiah.com », c’est tout le contraire qui se passe : 99% des gens croient à ce genre de canulars et vont manifester dans les lieux publics pour clamer leur adoration pour ce nouveau messie ! Faut vraiment pas être bien dans la tête pour croire à ça, non ?! Si vous approuvez ce postulat de départ, vous continuerez sûrement à lire la suite. Quant aux autres lecteurs, sous peu que ce genre de scénario vous fasse marrer au point d’aller pisser dans son froc, je ne vois pas pourquoi vous perdriez votre temps à feuilleter « New-Messiah.com » !
Dommage que l’idée de base soit –à mon avis- complètement absurde parce que le coup de patte de Jésus Redondo est pas mal du tout et parce que la narration est correcte. Seule, la mise en couleurs m’est apparue un peu trop lisse.
J’ai été tellement désenchanté par ce scénario que je n’avais pas avoué à l’auteur ma forte déception. C’est par respect pour Pierre-Paul Verelst que je n’ai pas donné mon opinion tout de suite sachant la somme de travail et de temps qu’il s’était investie pour nous proposer cette série… j’aurais ou je n’aurais pas dû lui dire mon désappointement avant, de toute façon, c’est chose faite maintenant… |
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J’ai eu un gros sourire juste après avoir fini la lecture du « Casse – Le troisième jour ». En fait, j’étais en train d’imaginer un peu la réaction des musulmans si un auteur avait « revisité » à sa façon la mort de leur prophète Mahomet… Mais bon, on n’en est pas là puisque cette bd nous propose de revenir d’une façon réinventée la mort de Jésus Christ !
Ce récit démarre par la condamnation à mort du prophète. Marie Madeleine ne l’admet pas et est prête à tout pour le libérer. Avec Jacques le Juste, elle élabore un plan mais il faut faire vite car il ne reste que trois jours…
Malgré l’omniprésence des dialogues, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce deuxième album de la collection « Le Casse » de chez Delcourt. En fait, j’aime bien quand les auteurs se mettent à réinterpréter à leur façon un fait historique comme l’a fait Christophe Chabouté avec « Henri Désiré Landru ». Certes, on pourra toujours se dire que cette histoire scénarisée par Henri Meunier n’est purement fictive mais l’ensemble m’est apparu assez convaincant et bien construit.
Cependant, plusieurs points ne me sont apparus préjudiciables à cette bd : les conversations entre les différents protagonistes me semblent en décalage complet avec l’époque. Il n’y avait que deux gardes pour garder le tombeau de Jésus Christ : c’est peu ! Et leurs comportements m’ont semblés très caricaturaux (ou plutôt « théâtrales » si vous voyez ce que je veux dire…). Si on résumait ce récit, une page (et encore !) suffirait tant les dialogues sont envahissants et parfois un peu trop barbants à mon goût…
Le trait de Richard Guérineau m’est apparu bon mais sans plus. Au fait, je n’ai jamais été un grand fan du coup de patte de cet auteur. J’ai apprécié sa bonne maitrise de la mise en page et le fait que les personnages soient tout de suite identifiables. La mise en couleurs est, elle-aussi, bien travaillée et j’ai été agréablement surpris par l’utilisation de couleurs très peu utilisées dans la bd (par exemple : du violet !). Les décors me semblent fidèles à l’époque et représentatifs de cette contrée.
Malgré ses nombreux défauts, j’ai apprécié cette bd car elle nous propose de revisiter l’histoire en imaginant une version différente de celle que l’on connaît sur la mort de Jésus. J’aime ce genre de scénario comme j’ai adoré la version fictive de Christophe Chabouté pour « Henri Désiré Landru ».
Une curiosité… à lire avec beaucoup de reculs ! |
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Une bd de Joann Sfar ? ça ne se refuse pas surtout que j’aime en général ce que fait cet auteur. « Le petit monde du Golem » est un album qui a été réalisé il y a déjà une bonne paire d’années puisque c’est à ma connaissance l’une des premières bd de Joann Sfar. Ce one shot se présente sous la forme d’un livre en noir et blanc édité par « L’association », c’est une bd classée dans le genre conte fantastique.
« Le Petit monde du Golem » se passe dans une contrée inconnue. Les personnages sont trois policiers, Fernand le vampire, un arbre qui parle et qui bouge, une femme et une sémaphore… et je vous laisse imaginer une histoire abracadabrantesque avec ces protagonistes ! Jugez-en plutôt : Fernand est amoureux de la femme qui, elle, s’éprend de l’arbre ! Alors, deux des policiers vont se débrouiller pour que la femme retourne chez Fernand…
Je ne sais pas trop quoi penser de cette bd ! Je n’ai ni l’apprécié ni détesté ! A la rigueur, si cet album n’avait pas paru, d’un côté, ça n’aurait été égal et d’un autre côté, ça m’aurait fait ch… qu’un ouvrage de Joann Sfar n’ait pas été édité. Alors, disons que « Le petit monde du Golem » est un livre qui m’est apparu totalement loufoque car les personnages ont des propos et des comportements irrationnels et complètement décalés par rapport à notre quotidien. C’est une bd –à mon avis- à la fois attachante et inintéressante… bref, distrayante sans plus.
Graphiquement, j’avoue avoir été déçu du travail de Joann Sfar, pas parce qu’il a bâclé son dessin mais parce que certaines cases sont difficiles à déchiffrer car trop sombres.
Finalement, je suis un peu déçu par cet album de Joann Sfar. Je crois que j’en attendais un peu de trop de cet auteur au regard de mon admiration pour ses autres ouvrages comme « Pascin » et « Klezmer ». Je crois que je préfère ses bds d’aventure à ses contes fantastiques… Je ne peux que vous conseiller de lire « Le Petit monde du Golem » pour vous en faire une idée, bref, à vous de voir ! |
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Nom série
Gorazde
posté le
15/05/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Ceci est mon 700ème avis sur ce site de bédéphiles acharnés…
Après avoir apprécié « Derniers jours de guerre, Bosnie 1995-1996 », je me suis procuré « Gorazde » en espérant y lire un récit intéressant et instructif sur la guerre en Bosnie : c’est gagné !
Si vous voulez savoir ce que pensent les bosniaques sur ce conflit, quelle était leur relation avec les serbes avant que cet enfer n’éclate, comment ils l’ont vécue, comment ils voient leurs avenirs maintenant que cette guerre est terminée, etc… : pas de problème, vous aurez toutes les réponses ! Car Joe Sacco nous présente un album ultra-complet sur la situation à Gorazde en y réunissant un nombre incroyable d’informations et de témoignages de survivants. De plus, certaines planches me sont apparues très émouvantes, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le cœur serré en apprenant les atrocités que les serbes ont infligé aux bosniaques. Bref, Joe Sacco a fait un travail de titan en rencontrant ces gens et en concevant cette bd qui dépasse de loin, de très très loin même la somme de tous les reportages bidons rapportés par tous les journalistes entiers aux chaines télévisées.
Mais alors, cette bd est-elle le must des musts des documentaires sur la guerre en Bosnie ? Oui… et non ! Car il manque –à mon avis- une donnée très importante qui nous aurait apporté un éclaircissement majeur sur ce conflit : le point de vue des serbes. Je trouve pénalisant pour le travail de Joe Sacco que ce dernier n’ait pas pu réunir les propos des serbes sur le pourquoi du conflit. On ne saura jamais pourquoi ils avaient cette haine envers les musulmans. Je dis bien « musulmans » parce que les bosniaques étaient en majorité convertis à la religion islamique alors que les serbes étaient en grande partie des chrétiens. Cela est d’autant rageant de ne pas avoir ce genre de témoignages parce qu’apparemment, les deux communautés semblaient vivre comme des frères avant le conflit : tout porte à croire que du jour au lendemain, les serbes ont « disjoncté » d’un seul coup en allant flinguer leurs amis bosniaques alors qu’ils étaient ensemble autour d’une table en train de se marrer et de discuter tranquillement la veille d’après les témoignages du peuple bosniaque ! J’ai un mal fou à comprendre ce genre de réactions de la part des serbes, il devait bien avoir des rancœurs accumulées d’années en années pour en arriver à canarder du jour au lendemain son propre voisin ! C’est d’autant incompréhensible qu’apparemment, les bosniaques semblaient peu fidèles aux principes de l’islam : ils semblaient boire de l’alcool, les femmes ne portaient pas de vêtements islamiques, les signes de distinction religieuse avaient l’air d’être bannies… Bref, bien que je pense que la religion y est pour quelque chose dans cette guerre, je ne comprends pas la haine des serbes envers le peuple bosniaque !
Que dire du coup de patte de Joe Sacco ? Après un apriori négatif lors de mes premiers feuilletages rapides de ses œuvres, je me suis mis à adorer son style au fur et à mesure que je découvrais ces réalisations ! Je trouve que Joe Sacco est le meilleur dessinateur actuellement pour illustrer l’horreur vécue par les populations lors des bombardements ; à chaque fois que je découvre ces scènes réalisées par cet auteur, je ne peux m’empêcher d’avoir le cœur serré ! Fou comme ça me donne des frissons !
La voix-off est très présente mais pas trop : il ne faut pas oublier que cet ouvrage est une bd documentaire et que par conséquent il est très difficile d’établir un équilibre entre les inévitables commentaires explicatives et les scènes imagées.
Les bds classées dans le genre « documentaire » figurent parmi celles que j’apprécie le plus, celles dont je prends énormément de plaisir à lire, « Gorazde » figure sans problème parmi les albums qui m’ont les plus captivé, interrogé et enrichi à ce jour. Il est clair pour aimer ce genre de bds qu’il faut s’intéresser un minimum soit peu à l’histoire et l’actualité internationale. Si vous avez les mêmes centres d’intérêt que moi, vous serez inévitablement séduit(e)s par ce livre. Dommage toutefois que Joe Sacco n’ait pas pu réunir davantage de témoignages de serbes…
A découvrir ! |
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J’ai acheté ce manga dans un hard-discounter du livre, j’ai été alléché par son prix de vente. Ce n’est que bien plus tard que je me suis aperçu (en clair : au moment de lire ce récit !) de mon acquisition d’un manga érotique !
Et quelle histoire de dingue ! Imaginez un peu que vous preniez le train et que vous vous débarquiez à une gare inconnue non référencée sur aucune carte s’appelant « Uroshima »… et que vous vous aperceviez que tous les habitants, jeunes ou vieux, de cette ville s’embrassent, se bisent, s’enlacent, s’étreignent, s’enlacent, se prennent du plaisir, se baisent, se forniquent, se culbutent, s’accouplent, se font des papous et des goulougoulous, se masturbent, se cherchent l’extase, se prostituent, se ramonent leurs sexes, se pervertissent, se niquent, se comportent en nymphomanes, s’envoient en l’air gravement, se vident de leurs spermes, sans pudeur et sans crainte d’être victimes d’adultère, bref, font l’amour naturellement et simplement comme si on disait « bonjour » dans n’importe quel lieu public (comme ça, dehors, devant toi quand ils ont envie) ! Et attention, à condition d’utiliser un préservatif (sinon, c’est le babyboom assuré !) !
Une histoire de dingue : c’est ce que se disait le vieil homme « héros » de ce manga jusqu’à ce qu’il en prenne du plaisir (on le comprend !) avec les habitantes de cette ville et qu’il rencontre une jeune femme d’Uroshima dont il tombera éperdument amoureux…
Bon, que dire de ce manga ? Ben, pas grand’chose sinon que j’aurais bien aimé être à la place de ce grand chanceux ! (Eh oui, en tant qu’homme, il faut bien reconnaître que ça fait partie de nos rêves, non ?) Bref, ça laisse rêveur… et ce récit est plutôt bien raconté. J’y ai apprécié les séquences humoristiques où les gens font la queue et celle avec le chien (en même temps : quelle horreur !). Juste un reproche : j’aime les fins ouvertes mais pour ce manga, je l’ai trouvée trop expansive et trop brusque ; pour une fois, j’aurais bien aimé découvrir la suite des aventures sexuelles de ce vieil homme !
Au niveau du dessin, c’est loin d’avoir le niveau d’un Manara mais ça reste assez plaisant à contempler grâce aux mimiques humoristiques des personnages. Dommage que les sexes, surtout des femmes, soient floutés (euh… ne pensez-pas que je sois un pervers ou un obsédé hein !)…
Une histoire fantastique qui me fait rêver, des situations comiques et un bon plaisir de lecture : voila ce que je retiens du « Voyage à Uroshima » en tant que lecteur masculin. Toutefois, malgré son sujet, je ne considère pas ce manga comme un récit pornographique (d’ailleurs, les images qui devaient être « osées » sont floutées… C’est bête hein ?!). |
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Le problème avec les éditions « L’Association », c’est soit ils nous proposent d’excellentes séries comme « La Guerre d'Alan », soit ils nous présentent des bds inintéressantes voire trop « novatrices » comme « Bleu » : pas de juste milieu ! A mon avis, « Fugue pour six pattes » fait incontestablement et malheureusement partie de cette dernière catégorie.
Thiriet, l’auteur de cette bd, nous conte les péripéties d’un mec et de son chien dans la vie de tous les jours. Ainsi, les lecteurs accompagneront ce duo dans leurs rencontres du quotidien, assisteront à ce qu’ils pensent des tares de notre société, partageront leurs rêves, etc…
Le problème de ce récit, c’est que j’ai eu l’impression de feuilleter un enchainement illogique de situations comme si l’auteur avait balancé n’importe comment ses idées. Le résultat donne une bd où j’ai eu le sentiment qu’il n’y avait pas de scénario proprement dit : c’est le gros bordel ! On ne sait pas ce que l’auteur veut en venir !… ça aurait pu être fascinant et distrayant à lire comme one-shot mais je n’en ai rien tiré de ce recueil si bien qu’à un moment donné (la moitié du livre au moins), j’ai laissé tomber cette lecture. Bon, il y a bien un peu d’humour dans « Fugues pour six pattes » mais rien qui m’a fait pisser de rires !
Je n’ai pas vraiment apprécié le coup de patte de Thiriet. Il faut dire qu’à l’origine, je n’aime pas trop le dessin humoristique alors si en plus, je n’apprécie pas le scénario… c’est le rejet assuré !
Inintéressant et non distrayant : c’est les mots qui me reviennent automatiquement à l’esprit quand il s’agit de définir ce que je pense de « Fugue pour six pattes »… c’est tout ! |
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