Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 5733 avis et 2193 séries (Note moyenne: 2.87)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Tous fourbes  posté le 28/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quand je suis tombé par hasard sur cet album, j'ai cru à une belle surprise. D'abord parce que c'est un petit tirage assez rare, d'abord publié chez Magic Strip en 1984 puis réédité récemment chez La Vache qui Médite avec un cahier graphique inédit supplémentaire. Ensuite parce que le dessin est très attrayant.

Jean-François Biard a en effet étudié aux Beaux-Arts de Saint-Étienne avec Yves Chaland et son graphisme dans cet album est dans le plus pur style Atome de ce dernier. J'aime ce style qui mêle élégance, dynamisme et clarté. Ici les planches sont très esthétiques. La mise en scène n'est par contre pas toujours réussie, avec des cadrages et des positionnements de personnage qui embrouillent un peu la narration.

Ce problème narratif, on le retrouve dans le découpage de l'histoire. Les enchaînements d'une case à la suivante ne sont pas fluides. On dirait parfois même qu'il y a quelques soubresauts dans le déroulé de l'histoire, comme un disque rayé.
Et j'ai noté à plusieurs moments des petits instants de suspense en bas de certaines planches, avec des "Oh !" de surprise comme si l'histoire était publiée en épisodes dans un magazine à suivre et qu'il fallait créer chez le lecteur l'envie de lire la suite au plus vite. Mais ce suspens est complètement ignoré dès la première case de la page suivante, comme si la case précédente en question n'avait tout simplement rien à voir avec l'intrigue elle-même et était zappée. Ça sonne faux, comme si l'auteur s'amusait et se moquait un peu du lecteur.

Pour en revenir au scénario, ce sont des histoires courtes ayant des cadres assez variés. La Chine en 1908, les faubourgs de Bruxelles dans la seconde moitié du 20e siècle, et autres croisière transatlantique durant la seconde guerre mondiale.
La lecture du premier récit surprend car on croit partir sur l'entame d'une assez longue aventure exotique, et puis blam, cela s'arrête abruptement sur une fin dramatique inattendue mais aussi un peu artificielle.
C'est le point commun de ces récits : ils finissent mal, avec un soupçon de sadisme ou du moins d'humour noir. Mais comme la narration, ces conclusions cyniques sonnent assez faux. Il y a une dose de facilité dans leur contenu, et trop de brusquerie dans leur réalisation qui fait qu'on y croit pas et que ça ressemble à de la méchanceté gratuite.

Bref, c'est dommage car le graphisme est chouette et l'idée de base de ces récits pouvait amener quelque chose de bon, mais les scénarios et leur mise en scène sont décevants.

Nom série  Les Arméniens  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hoviv, de son vrai nom René Hovivian, est un dessinateur de presse dont la famille est d'origine Arménienne. Qui d'autre que lui était donc mieux placé pour parler en bande dessinée de la diaspora Arménienne en France et de comment elle s'est intégrée tout en gardant de nombreux traits spécifiques à ses origines ?

Par le biais de gags en un dessin, en strips ou en une planche, il nous présente cette communauté à la fois aussi moderne que n'importe quel français et en même temps très attaché à de vieilles valeurs qui leur donne une touche parfois un peu rétrograde. Il les met en scène avec une causticité pleine d'affection. Tel qu'on les y découvre, il est facile de faire le rapprochement entre cette diaspora Arménienne et la diaspora Juive. Mais probablement est-ce parce que toutes les diasporas se ressemblent. Une tradition forte qui empiète parfois sur une vie qu'on pourrait vouloir simple et comme tout le monde. Un désir fort de faire survivre une culture, quitte à mettre la pression aux enfants pour qu'ils n'épousent que d'autres arméniens. Une fierté qui pousse à chercher le nom d'autres arméniens dans tous les génériques de film, dans les noms célèbres à la télé ou dans la show-business, etc... Et à cela s'ajoute le lourd passif avec la Turquie et, quand ce ne sont pas des manifestations pour exiger les excuses du gouvernement Turc, ce sont sans arrêt des piques envers les Turcs eux-mêmes.

Je ne connaissais pas grand chose des arméniens-français, à part évidemment de grands noms comme Charles Aznavour. Je n'imaginais pas vraiment leur communauté comme elle est décrite ici. Mais j'ai trouvé ces gags assez amusants, même s'ils paraissent un peu datés dans leur ton. J'ai cru lire un album datant des années 70-80 alors qu'il est paru en 2001. Ce n'est pas toujours hilarant mais l'humour n'est pas mauvais et le ton de l'auteur qui se moque gentiment de sa propre communauté en montrant ses petits travers est plutôt plaisant.

Nom série  12 ans  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce shojo est assez particulier puisqu'il s'adresse à un public bien précis : les jeunes filles aux alentours de 12 ans et qui découvrent les prémices de la puberté et les premiers amours.
On y suit en effet de jeunes collégiennes qui font l'expérience des premières règles, des premiers soutiens-gorges et des premières histoires d'amour et sorties avec des garçons. Et quand je parle de sorties, rappelez-vous qu'elles ont non seulement 12 ans mais surtout elles sont japonaises. Alors après la grande difficulté de la déclaration amoureuse, vient l'audace incroyable de peut-être réussir à se tenir la main et peut-être plus tard, ô grand dieu, un bisou sur la bouche ! D'autant plus qu'à cet âge là, les autres garçons de la classe ont plutôt tendance à se moquer : "ouh les amoureux !" ou à les espionner.

Bref, c'est gentil, c'est un shojo qu'on peut mettre facilement entre les mains de jeunes lectrices. Et finalement, la lecture n'est pas déplaisante. Les personnages sont plutôt sympathiques, filles comme garçons qui ont chacun leur petite personnalité. Car les protagonistes ne sont pas que des filles puisque s'y ajoutent forcément les compagnons de classe, leurs amoureux mais aussi quelques prétendants supplémentaires.
Même s'il y a une certaine dose de mise en scène histoire d'avoir quelque chose d'autre à raconter qu'un quotidien banal, le récit est réaliste et suffisamment prenant. Les lectrices peuvent probablement s'identifier assez facilement, découvrir par cette lecture des choses qui concerne leurs idées romantiques et leur corps, sans jamais que ça rentre dans le détail, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas un manuel sur la puberté, on est vraiment plus dans le roman graphique et les romances mignonnes. Et des garçons pourraient même aussi être intéressés de voir ainsi mises en scène des filles de leur âge et de comprendre un peu leur façon de pensée et leurs intérêts.

Nom série  La Terre de la bombe  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais bien entendu parler de cette série et je m'imaginais une série post-apocalyptique du type de Simon du fleuve. Mais comme l'indiquent les avis ci-dessous, La Terre de la Bombe détonne par la liberté provocante de son ton empli de cruauté, de violence et de sexe.

Le monde mis en scène surprend car non content d'inclure dans son décor post-apocalyptique des humains retournés à la brutalité instinctive et autres mutants, éléments classiques du genre, elle inclut aussi des animaux qui tous ou presque parlent et réfléchissent comme des humains avec qui ils s'allient le plus souvent. On est donc ici dans de la Fantasy post-apo qui s'éloigne des plus réalistes Jeremiah et autres Simon du fleuve.
Dans cet univers, les deux héros errent et se retrouvent souvent contre leur gré embarqués dans l'aventure, que ce soit parce qu'ils se font attaquer ou bien parce qu'ils décident d'appliquer eux-mêmes leur notion de la justice (qui consiste parfois à tuer toute une communauté pour en sauver une autre). Dans cet univers là, des groupes d'hommes et de mutants peuvent en venir à élever des hommes et à les engraisser pour les manger comme du simple bétail. Dans cet univers là, les héros peuvent choisir de se vendre comme esclaves sexuels. Et l'un des deux protagonistes est d'ailleurs ouvertement homosexuel.

Monde quelque peu original et liberté de ton, je comprends que ça ait pu plaire à d'autres lecteurs. Mais moi qui découvre la série presque quarante ans après sa première parution dans le magazine Circus, je n'y ai pas accroché car les originalités de l'époque ne surprennent plus vraiment au vu de tout ce qui a été créé et raconté entre-temps et ne suffisent plus à cacher les défauts que je lui trouve.
Dans ces défauts, il y a le dessin que je n'aime pas. Georges Ramaïoli y fait preuve d'un style dont je salue la personnalité mais je n'aime pas ses visages grimaçants, son trait légèrement torturé et ses couleurs trop bigarrées, pleines de orange, mauve et autres vert pétant.
Il y a ensuite les aventures de ces héros qui sont trop basiques et dont l'audace du ton ne masque pas le creux du contenu. Beaucoup de violence gratuite et de situations qui ne tiennent pas debout. Et je n'accroche pas du tout aux personnages principaux de même qu'à leurs réactions qui sonnent souvent faux ou du moins bizarrement.
Probablement que si j'avais découvert la série il y a bien des années, j'aurais pu tomber sous le charme de son originalité et de son irrévérence, mais de nos jours elle a mal vieilli et ne surprend plus.

Nom série  Julien Tartafouille  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai essayé de lire cette série car je trouvais son style graphique assez réussi et intéressant mais je m'y suis finalement trop ennuyé et je me suis arrêté au tome 2.

Le dessin est très soigné. Il présente un mélange de réalisme sérieux et d'un soupçon de caricature dans les visages qui me rappelle vaguement le style de Guillaume Sorel. Je trouve les décors, les corps et les costumes très réussis. J'ai plus de mal avec les visages. Non pas qu'il soit mal dessinés quand on les regarde individuellement, mais sur la totalité d'une planche et plus encore d'un album, je les trouve figés, pas naturels, comme s'ils ne collaient pas bien avec leurs corps et qu'ils n'offraient qu'un panel d'angles de vues et d'expressions très limités. Ça m'a donné l'impression de voir les gens trop souvent de face, comme s'ils posaient, et comme si la tête du héros était posée sur un corps qui n'était pas le sien.
En outre, la mise en page est très encombrée. Les cases manquent d'air et donne une impression de claustrophobie, de cadres trop serrés, qui est accentuée par une abondance de textes.

Si les intrigues tiennent la route, elle ne m'ont pas passionné du tout. Manigances secrètes et courses-poursuites sont le lot de la partie action, mais c'est trop bavard et surtout pas prenant du tout. Je n'ai pas accroché au héros et ce qui lui arrivait m'indifférait totalement. Si bien que j'ai abandonné la lecture.

Nom série  Landru  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée, désormais un peu vieille tant par l'âge que par l'aspect, est une biographie bien documentée de la vie et des méfaits de Landru. Sa narration s'attache à relater les faits tout en rappelant régulièrement à quelle époque ils se déroulaient et quels événements historiques marquait ces temps. Car cela se passe juste après la première guerre mondiale et le monde est alors en plein bouleversement pour se redresser du conflit.

Avant d'en arriver au récit du procès lui-même de Landru, on y suit les manigances de ce dernier. Mais comme la bande dessinée s'attache seulement aux faits, il ne sera montré aucun meurtre de femme. Car malgré une somme énorme d'éléments accablants, ni lors du procès ni plus tard il ne put être apporté de preuve irréfutable que l'accusé ait véritablement tué ces nombreuses qui ont mystérieusement disparu après s'être rendu dans sa maison de campagne. Et Landru n'a jamais avoué. Mais on y découvre en tout cas un être particulièrement retors et cynique, un escroc manifeste et avéré, mais il plane jusqu'à la fin un certain doute sur le fait qu'il soit véritablement un tueur en série même s'il est difficile de croire qu'il put en être autrement quand on constate le faisceau de présomptions.

Si le contenu de cet album est intéressant, si le récit est bien documenté et si le dessin est soigné quoiqu'un peu désuet dans le style, la narration est parfois mauvaise. J'ai eu du mal à suivre la chronologie des planches et des faits, comme si d'une planche à la suivante on revenait soudainement en arrière sans prévenir. Tout se mélange parfois. Le choix narratif est un peu étrange et gâche une partie de la lecture. Dommage.

Nom série  Black Clover  posté le 24/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand il s'agit d'un Shonen Nekketsu, je me fais toujours avoir ! Le cadre a beau être déjà vu, le fond de l'intrigue banal et d'une grande simplicité et le récit se contenter en grande partie d'aligner les péripéties et les combats où le héros et ses amis finissent pas gagner, dès que c'est bien fait, je me fais prendre au jeu et je reste accroché à la lecture avec une forte envie de connaitre la suite.

L'auteur et sa petite équipe d'assistants met en scène un royaume magique où tout le monde ou presque est doté de pouvoirs mais seuls les plus doués en magie deviennent des Chevaliers-Mages. Le héros, un jeune orphelin plein d'énergie, est bien décidé à devenir le plus puissant d'entre eux, sauf que, cas exceptionnel, il est complètement dépourvu de pouvoir. Et c'est bien pour ça qu'il va hériter d'un grimoire d'anti-magie qui lui permettra de se lancer à l'aventure et contrer les sorts des plus puissants adversaires. Avec différents membres du groupe de Chevaliers-Mages qu'il va rejoindre, il va réaliser des missions qui vont finalement l'amener à se confronter aux manigances et attaques du dangereux royaume voisin.

Par bien des aspects, la série rappelle Fairy tail, notamment avec ces groupes de sorciers, chacun doté de ses propres capacités et de sa personnalité bien distincte. Le ton est également à l'aventure, aux combats magiques et à un soupçon de légèreté et d'humour. C'est le schéma classique des Nekketsu où l'on a hâte de voir le héros progresser, affronter des adversaires de plus en plus puissants et faire triompher sa vision lumineuse de la justice et de l'honneur.
Au départ, j'ai cru que j'aurais beaucoup de mal à supporter ce jeune personnage trop caricatural par son côté exubérant et hyper-actif, mais j'ai fini par m'y faire et à trouver qu'il se fondait bien dans la masse. Ceci dit, c'est surtout la diversité, le charme et l'intérêt des différents personnages qu'il côtoie et affronte que j'ai préféré.

Le dessin est de bonne qualité. L'auteur a su s'entourer de suffisamment d'aides pour offrir des planches soignées et agréables. La mise en page est bien faite et permet une narration claire, ce qui est essentiel pour ne pas s'y perdre dans les nombreuses scènes d'action et sorts de magie.

Cette série ne brille pas son originalité ou par la profondeur de son scénario. Mais elle remplit parfaitement son contrat de divertissement et offre une lecture légère mais prenante qui fait très agréablement passer le temps et donne envie de lire la suite.

Nom série  L'Usine  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Difficile d'appréhender cette bande dessinée qui tient à la fois du fantasme érotique macho, de la satire sociale et de l'humour un peu loufoque.
On y découvre une bourgade rurale où la société de M. Melchior impose son autorité sur la région. Et quand une femme y commet une faute, petit larcin ou autre acte allant à l'encontre de la morale rétrograde de son directeur, elle se retrouve jugée d'office et emprisonnée dans une prison où elle sera humiliée, dénudée et soumise au fouet et aux travaux forcés. Face à cela, Fadette, femme de tête et féministe engagée, va se battre pour y mettre fin, non sans elle-même passer par l'étape humiliation.

Le ton du récit a de quoi dérouter. Il y a peu de planches où l'on ne trouve pas de femme nue, de seins voluptueux, de fesses rebondies et de scènes tenant du fantasme de domination/humiliation. Le côté érotique est clairement présent, sans jamais tomber pour autant dans la pornographie. Ce sont clairement des scènes destinées à un public masculin car les rares fois où les femmes sont consentantes, c'est pour s'agenouiller avec dévotion devant la braguette des hommes.
Et pourtant, en même temps, il y a une vraie critique sociale. Les hommes y sont représentés sous un angle satirique, avec soit de vieux aigris réactionnaires et autoritaires, soit des benêts mollassons. Et du côté des femmes, s'il y a les victimes d'un côté et les héroïnes plus vaillantes de l'autre, on y trouve aussi des sortes de collabo, presque plus attachées aux valeurs patriarcales et plus perfides envers les autres femmes que les hommes eux-mêmes.
Quant à l'atmosphère générale du récit, elle est légèrement loufoque, à la frontière du réalisme, de l'onirique et de la comédie. Si bien qu'on ne sait jamais trop sur quel pied danser.

Le dessin de Pichard y est intéressant. Son trait est solide et clair, avec une vraie touche personnelle très reconnaissable. On sent son plaisir manifeste à mettre en scène des femmes bien en chair, musclées et dotées d'attributs féminins très visibles. Ses hommes par contre, sont souvent laids, volontairement ou pas. Et si certaines cases et planches sont jolies et esthétiques, les perspectives souvent ratées et des mises en scène bizarres rendent l'ensemble un peu bancal.
Je note en outre dans cette série là une étrange passion pour les locomotives et les machines. Certaines d'entre elles, pas toutes, y sont représentées avec un grand soin dont le côté mécanique et détaillé contraste étonnamment avec les corps plus voluptueux et épurés des femmes.

C'est donc une lecture surprenante, qu'il est difficile de juger clairement. On peut se laisser porter par son charme, son graphisme particulier, son côté érotique ou par son étrange satire sociale, mais on peut aussi être rebuté par sa vision humiliante des femmes, son intrigue fantasque qui ne tient pas vraiment la route et par l'inégalité de son dessin.

Nom série  Pline  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pline l'Ancien, forcément on connait le nom. Mais moi personnellement, je pensais qu'il était associé à un philosophe antique, alors qu'en fait il s'agissait d'un naturaliste, voyageur et grand collecteur de mythes et informations du monde antique sur la nature, la médecine, les plantes et la Terre. Cette série raconte une partie de sa vie, alors qu'il est déjà assez âgé et célèbre et que l'Empereur Néron tient absolument à l'avoir à ses côtés.

C'est une plongée instructive dans le monde Romain du Ier siècle. Le premier tome de la série a un cadre plutôt naturel puisqu'on y suit Pline, son garde du corps Félix et son nouveau jeune scribe Euclès lors de leur voyage de retour depuis la Sicile jusqu'à Rome. Le second par contre est bien plus urbain puisqu'il se déroule à Rome, entre le palais Impérial et les quartiers populaires. Et dans le tome 3, Pline veut justement quitter cette fameuse Rome qui ne convient pas à sa santé.

Le dessin est réalisé à quatre mains par les deux auteurs. Alors qu'ils se partageaient au départ les décors pour l'un et les personnages pour l'autre, ils expliquent en fin d'albums qu'ils en sont venus à imbriquer bien davantage leur travail au fur et à mesure. Le résultat est soigné et plutôt beau, même si à titre personnel, j'apprécie toujours moyennement quelques mimiques faciales trop typiques des mangas, même réalistes comme ici, dans des récits de l'Antiquité occidentale.

Si le premier tome est intéressant, il ne m'a pas trop captivé car on se contente d'y suivre un Pline dans un petit périple à étapes au cours duquel on sent que les deux auteurs du manga lui portent une admiration un peu trop sans failles. Ils mettent cependant bien en scène le fait que ses pensées et écrits de l'époque pouvaient ne pas être exempts de vraies erreurs et fausses idées. Ça fait bizarre de voir le célèbre personnage affirmer comme des faits avérés des témoignages pourtant emplis de superstition et d'imaginaire antique.
A partir du tome 2, j'ai été davantage intéressé car la découverte depuis l'intérieur de la vie dans Rome est très instructive et surtout le personnage de Néron y prend une part bien plus grande. Et tous ceux qui ont lu Murena entre autres savent à quel point la vie de ce dernier est incroyable. Les interactions de l'histoire complexe de Néron et Poppée avec celles plus rigoureuses et intellectuelles de Pline et ses deux compagnons forment un cocktail plutôt prenant.

Nom série  Monet  posté le 18/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album nous permet de découvrir une portion de la vie de Claude Monet par un prisme un peu étonnant. On y suit en effet à la fois le peintre mais aussi en parallèle l'histoire d'amour compliquée entre une jeune fille le côtoyant à Giverny et le fils d'un galeriste américain. Et cela s'étale de 1886 jusqu'à la sortie de la Première Guerre Mondiale. On y découvre un Monet déjà célèbre et son désir soudain de modeler son jardin à la manière du décor que lui a inspiré une estampe japonaise, et d'y peindre les fameux Nymphéas et le pont qui les enjambe.

Si l'histoire qui nous est racontée là est pleine de vie et d'humanité, elle est aussi un peu confuse et les sauts chronologiques y sont nombreux et parfois abrupts. Le dessin est à l'image de cette narration, lui aussi un peu fouillis et plein de rondeurs et de libertés. Ce trait et ces couleurs parfois surprenantes m'ont rappelé le style de Tiburce Oger (Gorn).

On y apprend différentes choses sur le caractère du maître de l’Impressionnisme, ses ambitions artistiques et les autres célébrités qu'il a fréquentées. L'atmosphère de l'époque, entre fin 19e puis début 20e siècle est assez bien rendue. Et en parallèle l'histoire d'amour des deux jeunes protagonistes n'est pas désagréable. Mais si la lecture n'est pas déplaisante, je l'ai trouvée un peu trop chaotique pour tomber vraiment sous son charme.

Nom série  Les Sentiments du Prince Charles  posté le 11/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est un essai psycho-sociologique sur l'amour et le couple. L'auteure, suédoise, se base sur des ouvrages psychologiques et autres thèses ainsi que sur ses propres réflexions pour étudier l'homme, la femme et la relation qui les unit ou les désunit. L'ensemble est présenté avec des dessins en noir et blanc au style naïf illustrant un texte très présent. L'album est composé de chapitres plus ou moins indépendants qui semblent avoir été écrits à différents moments de la réflexion de l'auteure et réunis ici en recueil.

A première vue, ce n'est guère joli et ça parait fort bavard. Mais le contenu est intéressant et on finit par se prendre d'intérêt pour les idées affichées par l'auteure et les textes qu'elle cite. Si les premiers chapitres sont résolument féministes et présentent des hommes symptomatiques du patriarcat à l'ancienne, le ton devient plus équilibré au fil des pages et insiste sur l'aspect irrationnel et forgé par la société des relations amoureuses.
Qu'est-ce qui fait qu'une femme cherchera à être rassurée par un homme et à le soutenir comme un mère ou une infirmière ? Pourquoi un homme préférera souvent ne pas avoir sa femme trop proche de lui ? Quel est le rapport entre sexe et amour ? Pourquoi l'amour ne s'accommode-t-il pas de la liberté sexuelle ?
Liv Strömquist répond à ces questions en faisant le plus souvent référence à de nombreux textes scientifiques et sociologiques. Et même si elle a tendance à être un peu trop affirmative et sûre d'elle et que je ne suis pas toujours d'accord avec son discours, j'ai trouvé cet ouvrage intéressant et instructif.

J'ai tout de même trouvé que la lecture était plombée par une abondance de texte un peu indigeste, des dessins souvent purement illustratifs et dispensables, et un manque de fluidité dans la narration. Sans parler du style graphique en lui-même que je trouve moche. A cause de cela, je conseille plutôt l'emprunt de cet album en bibliothèque plutôt qu'un véritable achat, mais la lecture est assez bonne si vous n'avez pas peur de plonger dans ce qui est un véritable essai sociologique en bande dessinée.

Nom série  Luther  posté le 11/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Autant je connaissais évidemment Luther et sa réforme Protestante, autant je ne savais finalement quasiment rien des détails de sa vie et de comment il a pu être ainsi à l'origine du Protestantisme. C'est donc avec un réel intérêt que j'ai lu cet album.

Et je n'ai pas été déçu par ses deux premiers tiers qui sont très bien racontés. On y suit la vie du jeune Martin Luther depuis l'événement qui l'a poussé à entrer dans les ordres jusqu'au cheminement de pensée qui va le mener à rédiger puis défendre une thèse s'opposant à la vente des Indulgences de l'Eglise et finalement au Pape lui-même. Le lecteur est placé aux côtés de Luther comme s'il suivait son intimité, sans texte narratif trop présent qui viendrait mettre de la distance entre le lecteur et ce qui arrive au personnage. Et si le dessin n'est pas spectaculaire, il est de bon niveau et la mise en page est impeccable.

Le dernier tiers est un peu moins prenant car la méthode de narration change doucement et revient à un récit plus classique pour une biographie historique en bande dessinée, plus distancié, avec sauts chronologiques et textes narratifs plus présents. Cela vient du fait que les événements y deviennent plus complexes et moins linéaires, forçant les auteurs à diversifier leurs points de vue et à raconter de nombreuses choses en moins de cases. Le contenu instructif est toujours là mais le lecteur est moins plongé au cœur de sa lecture.

Quoiqu'on en dise, c'est une biographie de belle qualité, intéressante, bien dessinée, bien documentée et très claire sur sa grande majorité puis légèrement plus confuse sur la fin.

Nom série  Mortelle Adèle  posté le 09/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Mortelle Adèle est une série d'humour pour la jeunesse mettant en scène une méchante petite fille. Méchante parce qu'elle a décidé de l'être, d'être hautaine, vilaine et sadique. Elle méprise les filles à la mode, se désespère du classicisme de ses parents, torture volontiers son petit chat et s'est inventé un fantôme lugubre comme ami imaginaire.

La série est composée de petits gags en une ou deux pages. Ils mettent en scène Adèle en famille, à la maison, à l'école ou avec des proches (puisqu'elle ne peut pas les considérer comme ses amis). Et à chaque fois, elle montre combien elle est anti-conformiste et prompte à jouer les méchantes de service.

Les dessins de Miss Prickly, pour les tomes 1 à 8, puis ceux de Diane Le Feyer qui prend la relève à partir du tome 9, sont clairs et agréables. Leurs traits qui sont très similaires, leurs personnages et leurs couleurs me font un peu penser au style de Fabrice Parme que j'aime beaucoup, même s'il est ici plus raide, en tout cas pour Miss Prickly car celui de Diane Le Feyer fait preuve d'un peu plus de souplesse. Les décors, par contre, sont très peu fouillés voire très souvent vides.

Les gags m'ont généralement laissé de marbre. Les chutes sont assez convenues et à force de jouer la méchante, Adèle en devient plus caricaturale et prévisible qu'attachante ou drôle.
Alors peut-être que pour un lectorat de moins de 10 ans, ça peut être amusant, mais difficile pour moi d'imaginer qu'on ne s'en lasse pas et qu'il y ait eu matière à faire autant d'albums.

Nom série  Parle-moi d'amour !  posté le 09/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Parle-moi d'amour est un ouvrage à 4 mains réalisé conjointement par Robert Crumb et sa compagne Aline Kominsky. C'est un recueil d'histoires courtes qu'ils ont écrites et dessinées ensemble depuis une quarantaine d'années. Ils s'y partagent le dessin, chacun dessinant son propre personnage dans la même case que l'autre, même si c'est Crumb qui dessine la majorité des décors. Ils s'y mettent en scène dans leur vie quotidienne même si cela part souvent en délire dans tous les sens. Et ils en profitent ainsi pour parler de tout et de rien, de leur vie intime, familiale, de sexe, de religion, d'estime de soi, etc...

Je n'ai jamais accroché aux oeuvres de Crumb. J'apprécie son dessin mais ses histoires m'ennuient le plus souvent. C'est encore le cas avec cet album mais côté graphique, c'est pire car le dessin de sa compagne Aline n'est vraiment pas du même niveau que le sien. Je le trouve simplement moche et raté et cela gâche les cases qui sont heureusement majoritairement dessinées par Crumb. Certaines histoires sont même totalement dessinées par lui, mais il y en a aussi presque totalement faites par elle et ça ne me convient pas du tout.

L'exercice de récit à 4 mains est plutôt intéressant à la base. J'étais curieux de voir à quoi ressemblait la vie intime de ce couple hors norme. D'autant plus qu'ils s'y dévoilent presque comme dans une psychanalyse où ils mettent sur le papier tout ce qui leur passe par la tête, fantasmes comme coups de déprime. C'est parfois tellement délirant qu'on dirait du Edika.
Mais ça va trop dans tous les sens. Il n'y a pas de structure à chaque récit, c'est de la pure improvisation. Et surtout c'est trop bavard, du genre bavard qui m'ennuie vraiment très vite car ils abordent des sujets qui m'indiffèrent totalement. Et même si je m'y intéressais, ils le font de manière trop décousue et trop indigeste.

Bref, même si le concept de cet album est intéressant, il m'a ennuyé et j'ai eu du mal à le terminer.

Nom série  Pocahontas  posté le 08/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'histoire de la vie de l'amérindienne que le monde moderne connait sous le nom de Pocahontas. Nous y sommes loin du romantisme du dessin animé de Disney. L'auteur, Loïc Locatelli Kournwsky, a fait le tri dans les différentes imprécisions qui entourent toujours cette histoire devenue légende américaine pour bâtir quelque chose qui pourrait bien être la véritable biographie de cette femme.

Elle commence comme la fille du chef Powhatan, appelée alors Matoaka. Quand elle rencontrera le fameux capitaine John Smith et le sauvera de l’exécution auxquels les indiens l'avaient condamné plus ou moins par erreur, elle sera ensuite surnommée Pocahontas, à savoir Petite Dévergondée, pour s'être acoquinée avec ces blancs qui deviennent inexorablement les ennemis des Powhatans. On connait alors les faits comme quoi elle aurait tenté d'empêcher la guerre et essayé de sauver à la fois son peuple et les colons. Mais son histoire ne s'arrête pas là et cet album raconte aussi comment elle vivra par la suite avec les blancs, deviendra Rebecca Rolfe en se mariant et se convertissant au christianisme puis comment elle ira rencontra le roi d'Angleterre à Londres.

C'est une lecture intéressante sur une époque de changements en Angleterre et en Amérique. J'ai été surpris de la façon très humaine dont les personnages se comportaient, loin du manichéisme qu'on peut imaginer, mais avec ce qu'il faut d'humanité pour qu'une parfaite étrangère finisse, plus ou moins bien, à s'intégrer parmi les blancs. Je n'imaginais pas les relations entre indiens et colons ainsi. Certes il y a la guerre entre eux, mais j'imaginais les blancs nettement plus hautains, sûrs de leur force et méprisant les indigènes. Et je n'imaginais pas la jeune Pocahontas comme étant si vive d'esprit et moderne d'une certaine manière.

La lecture est plaisante.
Même si son style n'est pas trop ma tasse de thé, le dessin en bichromie est de bon niveau et la narration est tout à fait efficace.
J'ai lu cette biographie avec intérêt. Suite à cela, je me suis renseigné et j'ai constaté que l'auteur a forcément dû faire des choix car l'histoire "vraie" de Pocahontas est emplie d'incertitudes et de péripéties brodées par la légende. Son récit se révèle au final tout à fait crédible et contient l'essentiel. Du bon travail.

Nom série  Un Pour Tous ! - La Jeunesse des Mousquetaires  posté le 08/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fabien Dalmasso prend de grosses libertés avec l'oeuvre de Dumas mais il s'inspire aussi des personnages réels de l'époque pour raconter les aventures de ces futurs mousquetaires. C'est ainsi qu'il imagine les jeunes Aramis et Porthos arrivant à Paris pour y rencontrer d'aussi jeunes d'Artagnan, Athos et Cyrano. Et tous les 5 réunis, ils vont s'allier au Duc de Nevers pour obéir au roi et venir contrecarrer les plans du Cardinal de Richelieu, du méchant Rochefort et de la fourbe Madame d'Hiver et sa charmante fille.

C'est une série pour la jeunesse où des pré-adolescents vivent des aventures comme des adultes. S'il y a une bonne part d'action, il y a aussi une dose non négligeable de dialogues qui complexifie un peu les choses. Les manigances du Cardinal et de ses sbires sont parfois alambiquées, tout comme le protocole à la cour. On ne vient en effet pas facilement prévenir le roi d'un danger quand on est un enfant, et il faut parfois bien suivre les choses pour comprendre les amitiés et inimitiés entre les différents protagonistes.
Mais le ton reste léger et les intrigues assez faciles. Il faut accepter sans sourciller de voir le roi confier une mission importante à des enfants plutôt qu'à des mousquetaires adultes.
Si les personnages sont plaisants à suivre, ils ne sont quand même pas très fouillés et se limitent à quelques traits de caractère bien définis. Difficile par exemple de faire le distinguo entre un Aramis et un Athos dans ce récit, et à part Porthos qui la joue un peu bourru et Cyrano qui sort plus souvent sa plume que son épée, les protagonistes sont un peu fades.

Le graphisme est d'influence manga pour la jeunesse, avec des personnages généralement mignons aux gros yeux et grands sourires. Il rappelle parfois le style de Marion Poinsot et pour cause puisque Fabien aussi a participé au Donjon de Naheulbeuk. On y sent un peu trop que le public visé est la jeunesse mais dans l'ensemble ce n'est pas désagréable et le trait est plutôt soigné.

Globalement, c'est une série divertissante même si elle plaira sans doute un peu moins à un adulte qui y préférera les adaptations plus fidèles des aventures des Trois Mousquetaires ou alors des récits plus originaux. Mais pour de jeunes lecteurs, c'est assez sympa car le contexte historique est relativement bien respecté.

Nom série  Ultime Frontière  posté le 06/11/2014 (dernière MAJ le 07/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

La base initiale de l'intrigue de cette série est celle d'un western très stéréotypé : combien de fois a-t-on vu ce concept d'un (ou deux) justiciers débarquant dans une ville frontière paumée où le caïd local cherche à étendre ses terres en menaçant impunément ses voisins fermiers ? Le cadre futuriste n'apporte quasiment rien, pour le moment en tout cas, car tous les éléments peuvent être transposés dans leur version du 19e siècle.
Là où le récit se démarque d'un énième scénario western, c'est par l'ajout de la touche caractéristique de Léo avec sa faune étrange et ses phénomènes mystérieux. Et c'est vers la résolution de cette énigme que semble s'orienter le récit vers la fin du premier tome, ce qui heureusement relève un peu mon intérêt en piquant ma curiosité.

Le graphisme par contre ne m'a pas séduit. Son style s'apparente au classicisme un peu raide d'auteurs tels que Ribéra ou Roosevelt, l'aisance technique en moins. En terme de raideur, nous ne sommes donc pas très dépaysés du style de Léo lui-même, ce qui n'est pas vraiment un compliment de ma part. Et l'encrage un peu hésitant ainsi que certains décors très vides n'arrangent pas vraiment mon opinion. Heureusement la mise en page est bonne et la narration efficace.
Cependant, ce style graphique se dégrade encore plus de tome en tome pour devenir simplement laid à mes yeux dans le dernier album. Cela tient aux décors assez vides mais aussi surtout à l'encrage épais et uniforme, comme fait au feutre mais sans aucun pleins ni déliés. Je n'aime vraiment pas.

Et puis surtout, comme trop souvent dans les scénarios de Léo, la fin est décevante. Le 4e et dernier tome est d'une grosse banalité, étalant une conclusion sans saveur et emplie de facilités, de guimauve et de passages convenus sur tout un album. Léo et ses extra-terrestres à pensée humaine, ça ne marche pas pour moi depuis Bételgeuse.

En définitive, ce n'est pas une série qui sort vraiment du lot et qui m'aura enthousiasmé. Et si j'appréciais la bonne tenue de son récit, son côté divertissant et l'envie qu'elle m'a donne de lire la suite pour les premiers tomes, j'ai ensuite été déçu par son final.

Nom série  La France sur le pouce  posté le 07/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressant ce témoignage authentique d'un homme qui a décidé un jour de quitter la vie sédentaire où il ne se sent pas à sa place pour une vie nomade d'auto-stoppeur décidé à faire le tour de la France. Du jour au lendemain, il part donc sur les routes, sac au dos et avec un peu d'argent, comptant juste sur son expérience de quand il faisait du stop étant jeune pour s'en sortir au jour le jour. Son objectif, découvrir la France mais surtout découvrir les gens qu'il va rencontrer au hasard des personnes qui vont le prendre dans leur voiture pour découvrir leurs vies et les écouter parler... quand ils veulent bien parler. Évitant les grandes villes, il va ainsi parcourir les départementales et aller de petites bourgades en villages de campagne.

Le dessin de Phicil est joli et agréable. Il m'a un peu rappelé celui de Simon Hureau par sa rondeur et le soin apporté aux décors. La narration graphique est réussie et les couleurs aussi sont très sympa. Bref, cela facilite la lecture et donne envie de se plonger dans les aventures et découvertes du héros.

Il s'agit d'une histoire vraie et c'est cela qui le rend d'autant plus intéressant. D'observer la diversité des personnalités et vies des gens rencontrés est étonnant. Tout aussi étonnant que le fait de voir une si grande part d'entre eux se dévoiler et raconter leur vie à un inconnu croisé le temps d'un parcours en voiture. C'est instructif sur le plan sociologique. Et en même temps, on découvre une France des campagnes et de l'intérieur qui est peu connue des citadins.
J'ai été un peu surpris de ne pas voir les auteurs raconter davantage comment le héros s'est débrouillé sur le plan matériel, comment il a dormi et mangé les premiers jours, comment il s'est débrouillé financièrement, même si on en voit quelques aperçus au fil des pages. Mais c'est parce qu'ils ont préféré se focaliser sur les rencontres, les personnes et quelques lieux en particulier.

C'est plaisant, intéressant, bien dessiné et cela montre qu'une autre vie mais aussi une autre France est possible. Pas mal.

Nom série  Groenland Vertigo  posté le 04/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
BD au récit étonnant et original, où l'on ne sait pas où est la limite entre le vrai carnet de voyages et la pure fiction. Car l'auteur, Hervé Tanquerelle, a bien vécu ce périple au Groenland au début des années 2010 dans un vieux gréement en compagnie d'un écrivain et de scientifiques. Mais ce qu'il nous livre ici est une fiction inventée autour de ce fameux voyage, une histoire mêlant dépaysement, aventure, humour parfois absurde et beaucoup de références à l'univers de Tintin que l'auteur apprécie beaucoup.

On y retrouve en effet beaucoup de Tintin et l'Etoile Mystérieuse, entre autres, jusqu'à l'équivalent d'un prophète Philippulus dans le nid-de-pie du bateau. Cette influence se reconnait aussi dans le trait du dessin, proche de la ligne claire, dans la présentation de l'équipage et des passagers du navire, et surtout dans le choix du lettrage quand ils parlent anglais (c'est-à-dire la majorité du temps) qui est la même écriture que celle de Hergé.

L'ambiance est donc celle d'un étonnant mélange entre l'aventure classique à l'ancienne et le carnet de voyages du type d'un Emmanuel Lepage (La Lune est blanche). Bien sûr, le graphisme de Tanquerelle n'est pas celui de Lepage. S'il y a quelques jolies planches aux décors exotiques et envoûtants, la majorité sont dans un style entre la Ligne Claire et la Nouvelle BD, rappelant le style d'Emile Bravo (Jules). Et je dois dire que les paysages arides et sans neige du Groenland m'ont nettement moins captivé que ceux de l'Antarctique sous la neige.

Le cocktail surprend et le lecteur ne sait pas toujours sur quel pied danser. Comme l'atmosphère est moins belle et envoûtante que dans les albums de Lepage, on se rabat sur l'histoire mais celle-ci part un peu dans tous les sens sans qu'on en voit l'objectif clair. Il y a le projet de cet artiste imbuvable et paranoïaque d'un côté, cette quête d'un whisky perdu de l'autre, l'inquiétude sur la folie de certains passagers et sur un possible sabotage, et en même temps les questionnements du héros maladroit qui n'a pas confiance du tout en lui.
C'est un peu fouillis mais je n'ai pas trouvé ça désagréable du tout. Juste un peu déroutant, mais plaisant quand même.

Nom série  Neonomicon  posté le 26/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai acheté et lu cet album car c'est une des clés essentielles de la compréhension d'une autre série plus récente d'Alan Moore et Jacen Burrows, Providence. L'histoire de Neonomicon s'insère en effet au niveau de l'avant-dernier chapitre de cette autre série et le dernier chapitre amène un épilogue et une conclusion à Neonomicon.

De quoi s'agit-il ? Il s'agit pour Alan Moore de faire revivre l'ambiance des récits Lovecraftien dans une intrigue policière se déroulant de nos jours, où quand des inspecteurs du FBI sont confrontés à l'aberration et à l'horreur surnaturelle de l'univers de Nyarlathotep et autres adorateurs de Dagon.

Comme j'avais lu juste avant Providence, j'ai retrouvé avec plaisir tous les éléments qui font le lien entre les deux séries : personnages et autres lieux, même si l'époque n'est pas la même. J'ai beaucoup aimé le prologue de l'histoire mêlant enquête sur un tueur en série et sombre folie Lovecraftienne. De même, j'ai beaucoup accroché au premier chapitre qui est la suite directe de ce prologue et revient sur les mêmes lieux.
J'ai eu par contre beaucoup plus de mal avec le deuxième chapitre et notamment sa controversée scène orgiaque. Je ne suis pas facile à choquer et je savais plus ou moins à quoi m'attendre, mais j'ai trouvé la façon de raconter ce passage très malsaine et surtout trop longue. Elle m'a rendu mal à l'aise, comme si les auteurs prenaient le même plaisir que les participants à leurs actes immoraux, et je ne parle pas là de l'orgie en elle-même mais de son contexte et de son déroulé.
Du coup, le malaise a mis du temps à se diluer pour moi, d'autant que le début du troisième chapitre continue un peu sur la même lancée, mais le fait que l'intrigue tienne ensuite la route et que la fin apportée au quatrième tome soit assez satisfaisante a suffi à me contenter.
Je regrette cependant que l'intrigue en elle-même de l'album se résume plutôt vite et se révèle un peu trop linéaire une fois le prologue achevé.

Mais c'est parce que j'ai pu apprécier la façon dont le récit de Providence et celui de Neonomicon en viennent à s'imbriquer que j'ai pu davantage apprécier cette lecture. Chacun apporte davantage de profondeur à l'autre. Du coup, c'est pour ça que je conseille cet album, mais s'il n'avait été qu'un one-shot sans rien à côté, je ne suis pas sûr qu'il se serait suffi à lui-même.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 260 270 280 287 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque