Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 5045 avis et 1952 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Le Cycle de Cyann  posté le 25/09/2003 (dernière MAJ le 25/09/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ça y est, la série du Cycle de Cyann est terminée, je peux enfin me forger un avis sur sa totalité.

C'était il y a 20 ans que j'étais complètement tombé sous le charme de la planète Olh et de sa civilisation fouillée et détaillée présentée dans le premier tome de la série, la SOurce et la SOnde. Un graphisme incroyable, un monde on ne peut plus fouillé et détaillé, un scénario à l'échelle humaine, bien construit et agréable, des dessins grandioses, des personnages attachants et une fin poignante. J'attendais la suite avec impatience.

3 ans plus tard, l'essai était transformé avec le second tome, Six Saisons sur IlO, avec la découverte d'une nouvelle planète et une intensification du récit ainsi la révélation du Grand Orbe qui allait être au cœur de l'intrigue du reste de la série, le tout approfondi par le hors-série encyclopédique qu'était la Clé des Confins.
Sur ces deux albums, le graphisme était superbe, totalement abouti techniquement et présentant un soin et un travail de recherche assez énormes.

Il a fallu ensuite attendre 8 ans pour voir sortir Aieia d'Aldaal et pour que je commence à douter un peu. J'y appréciais la découverte d'une nouvelle planète, très originale et intéressante cette fois encore, le graphisme était toujours aussi beau, mais le récit plus linéaire et sa fin un peu embrouillée lui donnaient moins de charme qu'aux tomes précédents. Il laissait le goût d'un album de transition.

2 ans plus tard, la couverture du tome les Couleurs de Marcade m'a largement refroidi. Elle a été modifiée depuis la première édition mais je la trouve toujours aussi décevante en comparaison de celles des tomes précédents. Le graphisme des planches lui aussi m'a soudainement déçu en comparaison. J'y découvrais en effet un tic graphique que François Bourgeon allait utiliser également dans ses tomes suivants, à savoir ce qui me semble être une utilisation de l'informatique pour placer les éléments de son dessin, personnages ou décors, avec quelques copier-coller et des effets de zoom desquels résulte un encrage parfois très différent d'une case à la suivante, voire dans la même case : parfois très gros, comme trop rapproché ou grossier, parfois très fin. Je trouve que cette inégalité de trait inesthétique, surtout quand on fait la comparaison avec la beauté des premiers tomes.
Quant au scénario, il devenait soudain beaucoup plus confus, plus complexe, et je commençais à m'y perdre.

5 ans plus tard, les Couloirs de l'Entretemps me faisait quasiment le même effet. Encore une fois assez déçu même si je suivais toujours les aventures de Cyann avec intérêt et curiosité et si j'étais heureux de la voir revenir sur des éléments et dans des lieux rencontrés dans le premier tome qui m'avait tant séduit. Mais je commençais à être sérieusement perdu dans le scénario.

Et voilà aujourd'hui qu'est sorti le 6e et dernier tome de cette saga. Ma première lecture fut appréciable. J'y retrouvais les petits défauts du nouveau style graphique de Bourgeon mais la visite de la fameuse Aldalarann m'a bien plu sur le plan visuel. Au niveau du scénario, après une entame dans la continuité des deux tomes précédents avec retour sur la planète Marcade, on assiste à une longue et belle mise en place de la conclusion de la saga. Et cette conclusion m'a totalement satisfait sur le coup.

J'ai alors pris le temps et le plaisir de relire la série dans son ensemble et d'enfin constater que tous les éléments qui me paraissaient confus et obscurs dans les 4e et 5e tomes s'assemblaient parfaitement avec le reste pour former quelque chose de cohérent et captivant malgré une réelle complexité (ce qui est chose assez courante dans les récits mettant en scène des voyages dans le temps). Bref, le scénario tient vraiment la route et balaie mes déceptions et doutes le concernant.

Je salue avec cette série la beauté et l'aspect fouillé de son univers intensément travaillé et imaginé par ses auteurs, ses planètes que l'on visite et qui sont si différentes et si intéressantes, la grande beauté de son graphisme, surtout sur les deux premiers tomes et malgré les défauts des tomes 4 et 5 à mes yeux, et enfin la façon dont le scénario s'agence et fait preuve d'originalité et de complexité.

Une grande oeuvre et un univers merveilleusement fignolé auxquels Bourgeon et Lacroix auront su donner vie et forme de bout en bout. Chapeau !

Nom série  Les Chevaucheurs  posté le 25/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai commencé cette série en étant rebuté par son graphisme.
C'est un pur franga (ou manfra), à savoir une bande dessinée européenne au dessin de style 100% manga. Et à mes yeux, nous sommes ici dans un style à la limite de l'amateurisme, comme quelqu'un ayant appris à dessiner en lisant les quelques bouquins grand public "Apprendre à dessiner façon Manga" et en échangeant quelques dessins avec les copains du lycée. Dans un album au format franco-belge, donc plus grand qu'un format manga classique, la faiblesse de ce trait se voit d'autant plus. Et il n'est en outre vraiment pas mis en valeur par une colorisation très informatique et peu harmonieuse.
Le character-design, puisque c'est le terme utilisé dans ce genre de production, n'est pas terrible et manque surtout profondément d'originalité. Les décors et costumes ont des airs de déjà-vu maintes et maintes fois dans les shonen et jeux vidéos japonais. Les armontures sont une idée un petit peu plus innovante mais eux aussi ne sortent pas franchement du lot. Et les versions volantes ont l'air de gros poulets un peu ridicules.
Néanmoins, je reconnais que la narration n'est pas mauvaise et que du coup l'histoire se laisse lire.

Celle-ci, justement, est sans surprise mais finalement pas désagréable. S'il s'agissait d'une série destinée aux adultes, je dirai de laisser tomber directement car l'intrigue est stéréotypée et prévisible. Mais pour un récit jeunesse, un récit pour les 9-13 ans qui surferait par exemple sur le succès des Légendaires, le résultat n'est pas si mauvais. Les personnages sont clichés mais assez sympathiques. Le rythme est plutôt bon.
Bref, c'est un divertissement sans grande originalité mais qui fera passer le temps à un jeune lecteur.

Nom série  La Restauration  posté le 25/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Une série humoristique sur le thème de la restauration et des serveurs, pourquoi pas ? Joker pour éditeur, vraiment pas un gage de qualité mais bon sait-on jamais ?
Eh bien, non, pas du tout ! J'ai trouvé cette série véritablement nulle.

Cela ne tient pas au graphisme qui est correct dans le style humour gros-nez franco-belge, quoique la colorisation soit franchement sans charme.

Mais par contre, on dirait des gags niveau école primaire, blagues de Toto ou blagues de blondes, et encore les blagues de blondes sont plus originales. L'humour est franchement pitoyable à mes yeux. J'en étais à écarquiller les yeux et à me demander comment on pouvait publier une bande dessinée d'un tel niveau, et je me demande bien ce qui a pu motiver à la publication d'un second tome qui plus est. Le premier tome s'est vraiment vendu ?
Bon, ça ressemble à une charge violente et un peu gratuite contre cette oeuvre, son auteur et son éditeur mais j'avoue ne pas savoir comment argumenter mon avis hormis de dire que pour une BD humoristique, celle-ci est tout sauf drôle. Disons que je ne suis pas le public cible mais que je me demande aussi qui peut bien être ce fameux public cible.

Nom série  The Brave and the Bold  posté le 23/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
The Brave and the Bold est une série d'histoires complètes datant de 2007 qui est en fait la résurrection d'une collection du même nom publiée entre 1955 et 1999. La particularité de la plupart de ces mini-séries était de mettre en scène des duos de héros fameux de l'univers DC.

Sur ce principe, Mark Waid a ainsi écrit des histoires complètes de 6 chapitres chacune, mettant en scène une succession de duos de super-héros ou groupes de super-héros DC.
Par exemple, la première histoire, les Maîtres de la Chance, se base au départ sur une enquête menée conjointement par Green Lantern et Batman, puis ces deux-là s'associent séparément à Blue Beetle, la Légion des Super-Héros et Supergirl, et cette dernière s'associe également avec Lobo. Chaque chapitre ou presque met donc en scène un duo différent.

Au dessin, c'est George Perez qui opère pour la majorité des planches, et Jerry Ordway sur les deux derniers chapitres du second tome. Leur style graphique est de bonne qualité et soigné quoi que doté de peu de personnalité puisqu'il s'agit d'un type classique de dessin de comics de super-héros. Il met cependant bien en scène le côté un peu fouillis et échevelé des scénarios, avec des planches colorées et souvent agréablement encombrées.

Les scénarios, justement, ne se prennent pas tout à fait au sérieux. Il s'y passe beaucoup de choses, dans des intrigues effrénées, touchant parfois presque au délire léger et humoristique. Les personnages sont tournés un peu en dérision, entre une Supergirl un peu puérile et aguicheuse, un Green Lantern qui se retient difficilement de succomber à son charme, un Lobo rustique et violent ou encore un Blue Beetle en plein complexe adolescent.
La narration est un peu fouillis avec tout ce qu'il s'y passe et il est parfois difficile de tout suivre tant ça part dans tous les sens. Elle permet cependant de rencontrer et découvrir, même si le plus souvent superficiellement, une galerie de personnages de l'univers DC qu'on ne croise pas souvent et de les faire interagir avec d’autres super-héros plus célèbres.

Bref, ce n'est pas un chef d'oeuvre et je n'en conseille pas forcément l'achat, mais c'est un divertissement sympathique et pas prise de tête.

Nom série  Le Rêve du papillon  posté le 30/01/2011 (dernière MAJ le 23/09/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Rêve du papillon est une sorte de conte onirique très inspiré par Miyazaki. Je trouve son dessin très beau, son récit assez envoûtant, son ambiance charmante et son intrigue mystérieuse même s'il ne révèle que peu de surprises au final.

J'ai été un peu déstabilisé au départ par ce que je n'arrivais pas à juger comme étant de multiples hommages aux œuvres de Miyazaki ou alors une forte influence non avouée ou inconsciente.
J'ai régulièrement eu l'impression d'assister à un pot-pourri de références à ses films : Chihiro est le plus évident à mes yeux, mais j'y ai vu aussi des clins d'oeil à Nausicaa (l'aile volante), à Kiki (la chambre sous les toits et le chat), au Chateau Ambulant et même à Mononoke Hime avec un petit personnage de Kodama dans une rue.
J'aime profondément les oeuvres de Miyazaki donc il m'était difficile de ne pas apprécier celle-ci qui s'en rapproche aussi bien par le graphisme que par l'atmosphère qui s'en dégage, mais j'ai eu du mal à y discerner la personnalité des auteurs eux-mêmes. Au final, disons que j'y vois un sympathique hommage et un cocktail plutôt bien digéré.

Quant à l'histoire, elle est mignonne et agréable à suivre, comme un beau rêve promettant aventure et dépaysement. Les personnages sont simples mais sympathiques. Mention spéciale aux espions lapins qui sont ce que j'ai préféré dans le récit. Mention aussi au graphisme qui est très joli.
L'intrigue est parfois légèrement confuse, avec une logique que je qualifierai à juste titre de... onirique. Cela se ressent dans la façon dont tout tourne autour de l'héroïne et dont les événements en son sens ou à son encontre s’enchaînent parfois artificiellement. Certains passages sont aussi un peu frustrants, comme quand l'héroïne déclare soudain en un moment de révélation avoir tout compris (sans nous expliquer quoi) et que durant presque un album entier ensuite, elle agit comme si tout était encore mystérieux pour elle.
Ce côté conte onirique trouve cependant son explication, peu surprenante mais cohérente, en fin d'album, pour apporter une conclusion touchante et charmante.
Une bonne lecture pour tous publics.

Nom série  HistoireS de France (Lorànt Deutsch)  posté le 22/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorànt Deutsch est un personnage un peu trop médiatisé à mon goût mais j'apprécie généralement ses anecdotes historiques souvent originales. Il suit cette voie dans cette série en bande dessinée car ce sont des personnages importants et pourtant relativement méconnus de l'Histoire de France qu'il nous y présente. Pour le premier tome, ce sera Charles III de Bourbon, connétable de France et ancien ami du roi François Ier avant de se retourner contre lui. Et pour le second tome, ce sera Nicolas Fouquet, le trop riche surintendant des finances de Louis XIV qui sera finalement fait jeter en prison par ce dernier (et Lorànt Deutsch connait d'autant plus ce personnage qu'il a lui-même joué son rôle dans un téléfilm français).
Pour réaliser l'adaptation en bande dessiné de ces récits, il s'est associé au scénariste Sylvain Runberg (Orbital, Millenium...) qui vient apporter son expérience et au dessinateur espagnol Eduardo Ocaña (Messiah Complex, Les Carnets de Darwin avec le même Runberg).

Concernant ce dernier, malheureusement, je dois dire que je n'ai vraiment pas été enthousiasmé par le graphisme d'HistoireS de France. Il fait preuve de peu de soin et de maîtrise technique. Le trait manque notamment franchement d'aisance sur les personnages que je sens raides, parfois déformés et inconstants. Il est également difficile de les différencier. Quant aux décors, ils sont trop souvent réduits au strict minimum. L'expression "brouillard de guerre" s'applique bien en particulier aux scènes de bataille où, au-delà d'un premier plan peu convaincant, l'arrière-plan est tout juste esquissé voire souvent inexistant. A cela s'ajoutent des couleurs également assez ternes et sans charme.

Les scénarios, quant à eux, sont instructifs mais pas aussi passionnants que je l'aurais espéré.
Je connais très peu François Ier et donc encore moins ce fameux Connétable de France qui l'aurait trahi. Avec le premier tome de cette série, j'ai pu découvrir de manière relativement bien mise en scène les tenants et aboutissants de la relation entre ces deux hommes et le pourquoi de la fameuse Trahison. Ses conséquences, par contre, sont racontées trop rapidement à mes yeux et la fin de l'album m'a paru un peu abrupte.
D'emblée, le second tome m'attire moins car je connais nettement plus le cas de Nicolas Fouquet et donc je suis moins curieux d'en apprendre plus à son sujet.

Il ressort de ma lecture une déception. Les sujets historiques abordés sont intéressants, originaux et bien documentés. Mais la narration n'est pas exempte de défauts, presque désuète sans sa forme, et le graphisme est décevant. Ce n'est pas une si mauvaise série car elle se lit assez bien et on y apprend des choses, mais je ne la conseillerais pas forcément.

Nom série  Batman - La Nouvelle Aube  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La Nouvelle Aube s'entame comme un récit de Batman assez standard dans le style de ce qui est paru depuis la Renaissance DC de New 52, à partir de 2011. C'est un style sombre, au dessin réaliste, où Batman est souvent confronté à plus fort que lui et à la difficulté du terrain et de l'environnement de Gotham. Cette fois-ci, Bruce Wayne, reprenant depuis peu son costume de Batman après que Dick Grayson l'ait temporairement remplacé, est obsédé par l'idée de retrouver une jeune femme, Golden Dawn, qu'il a connu étant enfant et qui a mystérieusement disparu.

Même si on ne sait rien de cette femme sortie d'on ne sait où et que ça surprend de voir soudain Batman tellement intéressé par elle, la première moitié de l'histoire n'est pas mal et plutôt bien menée. Le dessin est soigné et de belle qualité.
Puis ça commence à tourner un peu en eau de boudin quand des forces démoniaques font leur apparition, avec l'implication notamment d'un vieux personnage de l'univers DC, le démon Etrigan. Mais pour le moment, l'intrigue restait intéressante même si pas des plus captivantes.

Par contre, tout l'intérêt du récit est détruit par une fin complètement bidon. En 4 pages, on passe d'une situation complexe et quasi inextricable pour Batman, à une victoire complètement sortie du chapeau, où l'un des gros problèmes est réglé par une ellipse sans même qu'on sache comment exactement, et l'autre problème est réglé d'un claquement de doigt sans aucune crédibilité. C'est simple, c'est comme si le scénariste avait une assez bonne histoire mais aucune idée de comment la terminer, ou alors qu'on lui a dit "coco, on n'a plus de budget, tu vas me terminer ton histoire en 5 pages et on passe à autre chose !".
Ça gâche complètement cette lecture que, du coup, je déconseille.

Nom série  Le Crochet à Nuages  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je connais très bien l'Afrique et pourtant je ne connaissais les Dogons que de réputation et de nom. J'étais curieux de les découvrir par le biais de cette BD mais aussi un peu méfiant, craignant un récit jeunesse naïf, bien pensant et trop didactique. Aussi ai-je été très agréablement surpris car ce fut là une chouette lecture.

C'est bien un récit jeunesse, un récit aux allures de conte initiatique où tout est bien qui finit bien même s'il est ancré dans notre époque contemporaine et s'attache à rester aussi réaliste que possible. On y suit le jeune Amakala et son ami Iéména qui décident d'emprunter un objet sacré, le crochet à nuages placé sur un petit temple de leur village Dogon, pour essayer de faire pleuvoir sur leur village.
Par le biais de ce récit simple mais très bien construit, on va vivre une sympathique histoire d'aventure tout en découvrant une part de la culture Dogon. Et présentée ainsi, j'ai trouvé cette dernière fascinante. Ses traditions sont belles et emplies de sagesse, je comprends que ce soit un peuple dont le nom soit si connu.
Mais ce n'est pas un récit éducatif, c'est bien un récit d'aventure et celle-ci est très agréable à suivre. Les personnages sont sympathiques, le rythme bien mené, le dessin simple mais efficace.
C'est une chouette lecture pour tous publics.

Nom série  Des-Agréments d'un Voyage d'Agrément  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Histoire pittoresque, dramatique et caricaturale de la Sainte Russie, c'est le deuxième ouvrage de Gustave Doré que je lis et je dois dire que j'ai davantage accroché à celui-ci. Il faut dire qu'il se rapproche beaucoup plus d'une vraie bande dessinée au sens moderne du terme, que sa narration est plus fluide et que son texte est moins fastidieux à lire.

Gustave Doré fait partie des pionniers de la bande dessinée du milieu du XIXe siècle, quelques années après Töpffer. Avant d'être un raconteur d'histoire, c'est surtout un grand illustrateur et dessinateur. Même s'il était tout jeune au moment de la parution de cette BD (il avait 19 ans), c'est la beauté de son trait qui ressort de ses planches. Il se rapproche des gravures caricaturales de Daumier qui lui était contemporain. C'est vraiment très beau.

L'ouvrage en lui-même est une parodie de carnet de voyage. Il se présente comme celui d'un personnage imaginaire, M. Plumet, petit bourgeois parisien qui, pris d'une lubie soudaine, décide de partir avec sa femme en vacances dans les Alpes et peut-être d'escalader le Mont Blanc. Dans ce carnet, M. Plumet raconte ce qu'il a fait et vécu, se mettant en scène le plus souvent en véritable narration séquentielle de bande dessinée et quelques fois aussi par des illustrations et croquis.

Gustave Doré joue sur le média de la bande dessinée. Pour commencer, il y a une mise en abîme puisqu'il apparaît lui-même en tant que personnage dans ce carnet fictif discutant avec M. Plumet et lui précisant même qu'un si joli carnet mériterait d'être publié chez Aubert, son véritable éditeur. Ensuite, il joue sur l'objet lui-même. Une grosse empreinte de pas traverse une planche où M. Plumet raconte que quelqu'un a marché sur son carnet. Une grosse langue de vache en traverse une autre quand M. Plumet raconte qu'une vache vient de lécher son précieux ouvrage et de manger les fleurs qu'il y a collées.

Seul regret, la mise en page des cases (sans bordure soit dit en passant) n'est pas toujours claire, on hésite parfois sur l'ordre dans lequel les lire (gauche à droite ou bien haut en bas ?). Certaines cases du début de l'album donnent l'impression d'être dans le désordre. Et je crois bien que les pages 2 et 3 ont été inversées dans l'édition 2024, même si ce n'est pas évident. Bref, le début d'album est légèrement laborieux à lire.

Mais par la suite, l'auteur (ou le lecteur ?) semble trouver ses marques et la lecture devient plus fluide. L'humour peut alors ressortir, et s'il n'est pas toujours hilarant, il est sympathique surtout quand on sait de quand date l'ouvrage (quoique Monsieur Jabot et autres histoires, pourtant paru presque 20 ans auparavant, m'avait paru plus drôle encore). Il y a un passage, celui où Mme Plumet suit l’ascension de son mari à la longue vue, que j'ai trouvé excellent, tant dans la narration que dans l'humour. L'escalade où ils doivent s'aider de la tête tant ils sont tombés m'a franchement fait rire.

Bref, c'est un ouvrage de grande valeur sur le plan de l'Histoire de la BD, car c'en est une au sens moderne du terme et qu'elle date de 1851. Son graphisme très classique est de toute beauté et son humour parfois très bon. Sa réédition aux éditions 2024 est en outre de superbe qualité. Seule une narration un peu laborieuse et un style qui a parfois un peu mal vieilli m'empêchent de la conseiller vivement.

Nom série  Ara  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ara est une belle BD d'action et d'heroic-fantasy mais elle ressemble un peu trop à une jolie coquille vide, d'autant plus maintenant que son premier tome, qui reste assez introductif, n'aura pas de suite.

Nous sommes placés dans un univers de fantasy un peu mystérieux, qui ne nous est pas présenté et dont il faut deviner peu à peu le fonctionnement. On comprend qu'une ligue de sorcières s'oppose à des adversaires non identifiés et que les sorcières en question gèrent leurs pions à distance depuis leur repaire où elles ont une vue magique sur les événements. Parmi les pions en question se trouve l'héroïne du récit, une super guerrière dont on ne sait pas exactement comment elle a acquis de tels pouvoirs de combat et de vitesse. Elle et deux autres serviteurs des sorcières sont envoyés dans une sombre forêt où les sorcières ont bien l'intention de les faire affronter quelque chose qui pourrait changer le destin de l'héroïne. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? On ne peut que le deviner et ce n'est pas très clair en fin d'album.

L'ouvrage vaut avant tout par sa beauté graphique. L'auteur a visiblement travaillé dans l'animation et son dessin, tout informatisé, est très beau et très dynamique tant dans le trait que dans ses couleurs. Le récit étant orienté vers l'action, il s'en donne à cœur joie pour mettre en scène les combats et les péripéties mouvementées, en découpant l'action comme un manga plutôt qu'en le condensant par le biais d'ellipses. C'est beau, c'est fluide, c'est de la belle ouvrage.

Malheureusement, le récit, s'il se lit bien, ne reste qu'introductif et n'est pas des plus passionnant ni original. Ça ressemble à une longue mise en place mais on attend qu'il se passe quelque chose d'un peu plus profond, un peu plus prenant. Et comme ça n'arrivera pas, maintenant que la série est abandonnée, je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Marcas, maître Franc-Maçon  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Francs-maçons Vs. secte néonazie : Fight !
Le cliché est tel que ça pourrait être drôle, mais cette série se prend malheureusement beaucoup trop au sérieux.

Je ne l'ai découvert qu'en fin de premier tome, mais les scénaristes sont à l'origine de nombreux romans à suspense sur le thème de la franc-maçonnerie et de complots type templiers. On peut donc en déduire qu'ils sont bien documentés, et cela leur permet en effet d'éviter certains stéréotypes sur les loges maçonniques et aussi de m'apprendre quelques trucs à moi qui n'y connais pas grand chose.

Mais à côté de cela, le scénario du premier cycle de cette série (y en aura-t-il un autre ?) est assez déplorable tant il aligne les clichés du thriller grand public et du récit d'action ésotérique à deux sous.
Il commence mal avec une narration qui manque fortement de clarté sur la première moitié du premier tome. On passe d'un lieu à l'autre et de personnages en personnages en captant péniblement ce qu'il se passe. La transition entre le passage à l'ambassade puis l'enquête de la belle militaire notamment est franchement mal foutu à mes yeux.
Ensuite les personnages sont médiocres. Le héros est trop lisse et ses inintéressantes difficultés de couple tombent comme un cheveu sur la soupe pour essayer de le rendre plus humain. Sa partenaire est ridicule avec ses sarcasmes permanents envers les francs-maçons. Et le pire, ce sont leurs adversaires, entre les maîtres de la société de Thulé qui se réunissent en secret en haut d'une falaise avec trônes en pierre et flambeaux, leur grand maître complètement fou ou encore leur tueuse-jardinière qui est caricaturale au point d'en être risible.
Les passages convenus et faciles s'accumulent aussi dans les péripéties racontées, entre les méthodes idiotes utilisées par les méchants pour éliminer ou tenter d'éliminer leurs ennemis, ce commando facho en uniforme qui fait un massacre à l'arme de guerre en plein cœur de Paris sans être inquiété le moins du monde, ou encore le final façon Da Vinci Code dans la vieille église paumée pour un résultat dont on réalise qu'il n'a finalement aucun intérêt...

Bref, on pourrait en rire au second ou troisième degré, mais en attendant c'est un récit stéréotypé et très médiocre, qui permet juste de passer le temps si on n'a rien d'autre sous la main.

Nom série  Aspic Détectives de l'étrange  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des enquêtes policières et fantastiques dans le Paris ésotérique et étrange de la fin 19e siècle, avec pour protagonistes un duo improbable et assez amusant ainsi qu'un vieil enquêteur bougon mais brillant, le fameux Auguste Dupin d'Edgar Poe.

J'apprécie ce genre de cadre et de scénario qui n'hésite pas à jouer à la fois la carte de l'humour, de l'enquête réaliste et du fantastique débridé. C'est un beau mélange, même si j'ai mis du temps à me faire au fait que ça se passait à Paris tant cela ressemble à des histoires similaires se déroulant dans le Londres de l'époque victorienne. Mais les auteurs en profitent justement pour mettre en scène des lieux et événements typiquement parisiens de l'époque, ce qui est assez sympathique.

Les personnages sont originaux. Il y a donc le vieux Auguste Dupin et ses capacités de déduction et d'enquête, ainsi que le jeune et fougueux inspecteur de police qui lui demande régulièrement son aide. Mais ces deux-là sont secondaires car les deux vrais héros sont un certain Gavroche devenu immortel et une jeune et belle enquêtrice débutante, cousine d'un très célèbre détective londonien et à priori presque aussi douée que lui. Face à eux des malandrins et des sorciers dont certains sont des personnages fictifs célèbres. Car les clins d’œil et références, humoristiques ou non, sont nombreux et plutôt bien insérés dans le récit.

Le graphisme, quant à lui, est soigné et détaillé. Il fourmille de petits détails et contribue à l'ambiance et à la mise en valeur du Paris de l'époque. Je dois par contre dire que je ne suis pas très amateur de la colorisation que je trouve trop informatique et froide. Trop de dégradés à mon goût. Et je ne suis pas non plus particulièrement fan des visages un peu trop caricaturaux que prennent parfois les deux héros.

J'aurais pu trouver cette série très bien si le rythme était mieux géré. Les intrigues sont denses mais aussi un peu confuses. Il se passe beaucoup de choses mais on les suit parfois sans totalement être pris dans le récit, les enquêteurs passant régulièrement d'un lieu à l'autre sans qu'on comprenne immédiatement ce qui les a amenés là. Je déplore aussi un nombre un peu trop grand de coïncidences faciles et de protagonistes qui se retrouvent réunis au bon endroit au bon moment.
Il y a dans tout cela quelque chose qui fait que je ne suis pas complètement tombé sous le charme de cette série qui ne manque pourtant pas de qualités. Il en résulte une série divertissante mais pas captivante à mes yeux.

Nom série  1066  posté le 17/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1066 est une intéressante lecture historique. Elle raconte la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant d'une manière à la fois très stricte et originale. En effet, les auteurs de cette BD ont fait le choix de suivre précisément le déroulement du récit tel qu'il est fait dans la fameuse tapisserie de Bayeux, en respectant autant que possible les faits historiques tels qu'agréés par la majorité des historiens.
Et sans avoir à romancer quoi que ce soit, il faut avouer que l'histoire du vieux roi Edouard d'Angleterre, de son beau-frère le Comte Harold et de son neveu le Duc Guillaume de Normandie est complexe et prenante. Manipulations politiques, trahisons, manœuvres militaires, il y a tous les ingrédients d'un récit captivant, tout en respectant la réalité des faits.
J'apprécie au passage les extraits de la tapisserie de Bayeux elle-même intégrés ça et là au fil des pages et montrant comment y sont représentés les faits qu'on vient de suivre en bande dessinée.

Par contre, deux choses m'ont déçu.
Tout d'abord il y a le dessin. Il se présente sous une forme que j'estime inaboutie, avec des traits de constructions et des crayonnés volontairement laissés en place. Ce choix graphique donne parfois plus de vie et de force au dessin, mais il n'a aucun effet ici si ce n'est enlaidir les planches. Et le comble, c'est qu'au contraire, j'ai trouvé les personnages particulièrement raides et figés. Et j'ai surtout trouvé leurs visages beaucoup trop ressemblant. Traits similaires, coiffures similaires, couleurs similaires, il est très difficile de ne pas les confondre et de ne pas devoir sans arrêt vérifier qui est sensé être représenté devant nos yeux.
Ensuite, autant j'ai beaucoup aimé le rythme narratif et la clarté du récit sur les deux premiers tiers de l'album. Autant je trouve que les choses s'accélèrent trop et deviennent un peu confuses une fois le débarquement lui-même réalisé et durant la bataille de Hastings. On y perd toute la saveur des manœuvres stratégiques et on ne peut que constater l'issue du combat sans avoir pu apprécier son déroulement et ses rebondissements.

Bref, il n'y aurait pas eu cette fin trop rapide et brouillonne à mon goût, j'aurais volontiers conseillé cette BD à tous les amateurs de récits historiques sérieux et bien menés, et ce malgré un dessin qui m'a plutôt déplu.

Nom série  Délices - Ma vie en cuisine  posté le 17/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai l'impression de lire beaucoup d'albums de ce type en ce moment, mélange de bande dessinée et de recettes de cuisine. Le Viandier de Polpette, A boire et à manger, La Cuisine de Mamette...

Celui-ci se distingue par deux aspects.
Tout d'abord l'auteur est américaine donc les plats présentés ne sont pas nos classiques européens.
Ensuite, elle présente le rapport à la cuisine à la manière d'une autobiographie. Car chaque plat, chaque goût réveille ses souvenirs. C'est ainsi qu'on suit sa jeunesse New Yorkaise puis campagnarde puis à Chicago ainsi que sa vie familiale avec une mère passionnée de cuisine et un père fin gourmet. On y découvre aussi par le biais de son récit ce qu'elle décrit comme étant une sorte de révolution gastronomique américaine entamée dans les années 80 alors que de plus en plus d'amateurs de vraie bonne cuisine apparaissaient aux USA, rejetant la malbouffe. Bon, ces gastronomes ont de fortes allures de bobos tels que présentés ici mais leur présentation est quand même intéressante car il s'agit d'un mouvement (d'une mode ?) dont je n'avais pas entendu parler.

Au début, je pensais ne pas apprécier cette lecture car le dessin est très quelconque, les couleurs un peu moches et les plats, ingrédients et références étaient très américaines donc ne parlaient que peu à ma propre mémoire gustative et nostalgique.
Et puis finalement, non seulement mon appétit a été aiguisé par certaines recettes et récits culinaires alléchants, mais j'ai été aussi intéressé par la découverte du milieu gastronomique américain et la partie autobiographique qui, comme dit plus haut, est assez intéressante sans être follement captivante ou émouvante.

En définitive, j'ai passé un agréable moment de lecture et je retiens deux-trois recettes de cuisine ou plats étrangers à goûter.

Nom série  La Ballade de Magdalena  posté le 16/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Ballade de Magdalena est une série d'aventure exotique plutôt belle et originale mais qui ne m'a qu'à moitié convaincu.

J'apprécie l'originalité de son cadre et de ses personnages. D'un côté une jeune française qui arrive en Nouvelle-Guinée en 1914 sur la trace d'un père à qui elle doit absolument parler. De l'autre un détestable patron d'exploitation et marin allemand qui peut la renseigner et sa nièce au caractère très renfermé. Entre eux, la guerre qui vient de se déclencher et l'obligation de fuir en bateau.
Le graphisme est intéressant et esthétique. Avec ces décors marins exotiques, ses vieilles voiles, ses protagonistes féminines, son encrage fin et sa colorisation à l'aquarelle, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au style de Bourgeon (Les Passagers du vent) que j'aime beaucoup. Mais le style de Christophe Dubois me plait moins et me parait plus raide, moins envoûtant. Certaines planches sont néanmoins de toute beauté.
J'aime aussi ce type de récit d'aventure et d'exotisme dans un cadre réaliste et dépaysant. C'est une invitation au voyage et à la découverte de lieux tels que les mers d'Asie du Sud-Est, Singapour, Djibouti ou la Mer Rouge.
J'apprécie en outre la rigueur avec laquelle sont représentés les bateaux et notamment les voiliers. L'auteur est visiblement un vrai amateur de voile (ou alors il s'est bien documenté) car il n'y a pas de faute dans les allures, les termes et l'agencement des voiles. D'un autre côté, certains passages resteront peut-être hermétiques aux néophytes. Quelle proportion de lecteurs comprendront ce que Magdalena va faire quand on lui demande de mettre la bosse de ris au bout de la bôme ?

A côté de cela, je ne suis pas véritablement tombé sous le charme de ce récit.
D'abord, je n'ai pas tellement apprécié les personnages. Le côté extrêmement détestable de Lukian me rebute et ne me donne pas tellement envie de lire une histoire le mettant en scène. D'autant que je ne me suis pas particulièrement attaché aux autres et notamment aux deux femmes, l'une étant trop lisse à mon goût, et l'autre agaçante par son mutisme et son côté rebelle.
Les protagonistes ont également quelques réactions étranges auxquelles j'ai du mal à adhérer. Bon, d'abord, j'ai du mal à comprendre qu'on puisse suivre, obéir et ne pas jeter à l'eau ou ne serait-ce qu'assommer Lukian. Ensuite, je n'ai pas compris pourquoi Léonie choisit de risquer sa vie et sa liberté pour libérer ce dernier au début du premier tome, comme s'il n'y avait pas bien d'autres moyens d'obtenir les informations qu'elle cherchait ? Et globalement, je ne me sens pas très proche des choix et façons de se comporter des protagonistes.
Enfin il y a le côté décousu de l'intrigue. Le scénario est dense et varié mais son rythme irrégulier et ses changements de bord ont un peu peiné à m'emporter. On a parfois de l'aventure sous les tropiques, parfois des scènes de guerre, parfois une enquête à la poursuite du père, parfois des engueulades entre femmes, parfois une chasse aux esclavagistes, etc. Il y a un peu de tout et ça pourrait faire un agréable cocktail, mais l'ensemble se mêle parfois difficilement et on se demande un peu où on va en venir.

Le charme n'a donc que moyennement agi en ce qui me concerne. Mais c'est quand même une courte série d'aventure de bonne qualité.

Nom série  Le Gros Lot  posté le 16/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une histoire assez délirante et un peu trash mettant en scène un gars qui gagne sans arrêt aux jeux de hasard et qui se retrouve dans une aventure maritime avec naufragés, etc... Pourquoi pas ?
Sauf que je n'ai pas trouvé ça drôle et que le scénario est trop décousu pour me captiver.
Le dessin est simple mais sans charme et moyennement efficace sur le plan narratif.
Les personnages ne sont pas attachants.
L'histoire manque de rythme et part un peu trop dans tous les sens sans réussir à emmener correctement le lecteur avec elle.
Et je ne suis pas amateur de ce genre d'humour trash et grosse déconne, que je trouve trop facile et tout simplement pas drôle.
Bof, quoi. Je suis allé jusqu'au bout essentiellement parce que j'étais curieux de voir où l'auteur allait nous emmener, mais je n'en retiens pas grand chose.

Nom série  Bichon  posté le 16/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a réelle originalité dans le personnage central de cette série jeunesse, surtout dans la collection Tchô où il croise des garçons nettement plus... virils ou alors des filles nettement plus garçons manqués. Car en effet, Bichon est tout l'inverse : c'est un garçon... qui est une fille dans l'âme. Il ne se contente pas d'être sensible et doux, il aime aussi les poupées, les jeux de filles ou encore s'habiller en princesse.

Je salue l'audace de mettre en scène dans une série d'humour spécifiquement à la jeunesse un tel personnage qui prône le droit à la différence. J'apprécie que son style soit parfaitement accepté par ses proches, sa famille d'abord, ses amies féminines ensuite mais aussi quelques garçons même si ça ne passe pas bien avec tout le monde.
Le graphisme de la série est très agréable, rond et dynamique avec de sympathiques couleurs acidulées. Il n'y a que l'insistance à représenter le fameux "Jean-Marc du CM2" avec les yeux en permanence clos qui est un peu agaçante.

Maintenant je dois dire que tout ne m'a pas plu dans cette série.
D'abord, pour une série qui prône la différence, je tique un peu sur les clichés qui veulent qu'une "fille dans l'âme" aime les poupées, le rose et les robes de princesse. Quand je compare avec les goûts nettement plus éclectiques de ma fille, j'ai l'impression qu'on est ici dans un drôle de stéréotype que j'aurais plutôt imaginé être combattu par l'esprit de cette série.
Ensuite il y a l'aspect de l'homosexualité, car Bichon ne se contente pas d'avoir des goûts très féminins, il aime aussi véritablement les garçons. Et même si ça ne me choque pas, je trouve ça étrange de sexuer un enfant aussi jeune (il est en classe de CE2 dans le premier tome). Là encore je me base sur mes enfants mais aussi sur mes propres souvenirs d'enfance et je constate que durant toute l'école primaire, les enfants se fichent bien d'histoires d'amour et des gens de l'autre sexe. Alors de voir Bichon jouer les amoureux transis aussi souvent dans cette BD, je trouve ça un peu... bizarre... J'aurais préféré que l'auteur se contente de le présenter comme très féminin dans ses attitudes, mais que comme une fille de son âge, il se fiche un peu des garçons, quitte à le représenter parfois légèrement troublé sans plus. Mais bon, on parle d'une série dans la même collection qu'un Titeuf qui est amoureux de sa Nadia, alors OK, même si du coup ça perd un peu de son réalisme à mes yeux.

Pour finir, même si j'aime assez l'ambiance de cette série et son déroulé plutôt fin, je trouve l'humour répétitif et pas très drôle. C'est sympa mais sans plus. Seul le côté touchant et mignon de certains passages fait ressortir l'ensemble. Du coup, j'en conseille la lecture pour découvrir un récit jeunesse original, qui parlera d'ailleurs peut-être plus aux parents qu'aux enfants, mais pas vraiment l'achat.

Nom série  Le Banni  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les amateurs de Médiéval Fantastique sombre et réaliste, voire presque de Dark Fantasy, apprécieront ce récit épique et sans concession.

C'est l'histoire d'un royaume dont le roi va mourir et qui rappelle à lui son ancien compagnon d'armes qu'il avait lui-même banni trente ans auparavant. C'est évidemment l'histoire aussi d'un complot pour s'emparer de la couronne, d'un héritier à protéger, mais aussi d'un royaume en guerre. Game of Thrones ? Non car les manipulations politiques et les conflits de pouvoirs sont plus restreints et qu'on est ici davantage sur le ton de l'action et de la quête épique et mouvementée.
Par contre, on y trouve le même réalisme. Et les morts y sont faciles. Et là aussi, on ne sait pas qui peut mourir d'une case à la suivante, cela peut être aussi bien un "gentil" qu'un "enfant" mais aussi un personnage qu'on pensait pouvoir être le "grand méchant" du récit.

Il en résulte donc un récit intéressant, prenant et bien mené.
Le graphisme est dans un style proche du photo-réalisme très soigné et bien foutu. Ce n'est pas exactement ma tasse de thé mais c'est du beau boulot.
L'histoire ne m'a pas foncièrement captivé, peut-être la faute à des personnages que je trouve peu charismatiques et à un ton trop sérieux et violent. Mais j'apprécie la densité de son intrigue et les aspects inattendus de ses rebondissements, ainsi que la beauté du dessin.

Nom série  Prévert, inventeur  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les poésies apprises à l'école, les inventaires à la Prévert, sa participation au dessin animé le Roi et l'Oiseau... à part ces bribes que savais-je de Jacques Prévert ? Quasiment rien. C'est par le biais de cette biographie bien documentée en bande dessinée que j'ai pu découvrir le personnage, sa jeunesse débridée et les personnages qu'il a côtoyés dans les années 20 et 30.

Instructif, cet ouvrage l'est donc incontestablement. Jacques Prévert aura eu une vie plutôt hors norme, non pas qu'elle fut particulièrement aventureuse mais il n'a en tout cas pas suivi une vie classique faite de travail et de famille. Le personnage en lui-même est étonnant, vivant de bons mots, d'amitié et de relations plutôt que d'un quelconque salaire. La façon dont il s'intègre dans la vie et le développement du milieu artistique parisien des années 20 est également étonnante.

Les auteurs sont visiblement très documentés et on sent leur affection pour le personnage qu'ils mettent ainsi en scène. A la manière de la vie débridée et poétique de l'auteur, la narration est cependant parfois un peu embrouillée, avec des mises en page éclatées qui n'aident pas tellement à les rendre fluides. Quant au contenu du récit en lui-même, il est dense et parfois légèrement complexe pour qui ne connait pas les nombreux personnages artistiques de l'époque.
C'est néanmoins une biographie intéressante et sincère qui plaira aux amateurs de Prévert et de sa poésie des mots.

Nom série  Les Fléaux d'Enharma  posté le 14/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh m...ince ! Je me disais bien en voyant sur la dernière planche du tome 2 qu'elle datait de 2009 et en n'ayant pas connaissance d'un 3e tome sorti en 2014 qu'il y avait un fort risque que ce soit une série abandonnée. Je vois que c'est confirmé (Stéphane Créty ayant été démotivé par le faible succès des ventes des 2 premiers tomes) et c'est franchement dommage car j'aurais très volontiers lu la suite.

C'est le genre de récit qui me plait. De l'heroïc-fantasy un peu originale, avec de bons personnages, une part d'humour, une intrigue dense et où l'on ne sait pas où les auteurs vont nous mener, et également un très bon dessin.

Le style graphique est semi-réaliste, avec des visages un peu caricaturaux pour insister sur la légèreté du ton du récit et sa part humoristique. Tout y est très soigné, tant les personnages que les mises en scène, les décors et les couleurs. Il n'y a qu'une petite chose qui me déçoit : les yeux de la bande d'anti-héros qui louchent trop souvent et jouent donc une carte de l'humour un peu trop facile.

L'intrigue est amusante. Elle part sur un contexte un peu déjà-vu, une bande de magouilleurs qui se fait passer pour une autre bande cette fois de vrais experts (ici de dangereux mercenaires) pour se faire du fric sur leur dos. On sait dès le début comment ça va se passer : ils vont se retrouver malgré eux dans une histoire trop dure pour eux et évidemment les vrais méchants pour qui ils se sont faits passer vont leur tomber dessus un jour ou l'autre pour se venger.
Mais malgré cet aspect un peu cliché, le scénario est bon car il mélange beaucoup de choses et de bons personnages dans un récit légèrement alambiqué mais bien mené et où l'on ne s'ennuie pas. Une chose plaisante notamment, je ne savais jamais à l'avance comment les choses allaient se dérouler et les situations et leurs résultats m'ont plusieurs fois agréablement surpris.

Bref, ce n'est pas un indispensable chef-d'oeuvre mais c'est une bien chouette série que j'aurais volontiers continué à suivre. Son abandon est bien dommage à mes yeux.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 253 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque