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Nom série  Sept clones  posté le 18/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cela se passe dans le futur, à une époque où plusieurs planètes du système solaire sont colonisées et où un président de tous les humains va être élu et permettre la rencontre avec des aliens bienveillants qui attendent l'unification de la race humaine pour se dévoiler.

C'est un récit pas très facile à appréhender car il met en scène 7 personnages, des clones donc mais chacun ayant vécu des vies très différentes, qu'on suit en parallèle au moment où leurs pensées commencent à se mélanger et que leurs quotidiens va être bouleversé pour mettre en place un plan les mettant tous en jeu. Il y a de quoi être aussi embrouillés qu'eux et il faut une lecture attentive pour ne pas tout mélanger.

Les personnalités de ces 7 clones sont assez originales et marquées. Entre le mineur suicidaire depuis la mort de son fils, le haut dignitaire d'une église locale, le violeur en série ou encore tout simplement le fou interné, il y a de quoi permettre d'intéressantes relations entre eux, d'autant qu'ils vont finalement partager quasiment le même esprit.
Le dessin est dans un style réaliste au trait un peu sec mais soigné et pas mauvais. Le fait de voir très souvent les personnages de dos, sans voir leurs visages, m'a un petit peu agacé ceci dit.

C'est un scénario original qui a attisé ma curiosité et j'avais envie de voir où il allait nous mener. Le monde futuriste imaginé là est assez angoissant et étouffant avec l'omniprésence de sa publicité capitaliste qui dicte avec le sourire la vie des humains. J'ai trouvé cette lecture divertissante, mais le côté embrouillé et un peu bavard du départ.
Ceci dit, après lecture et quand on y réfléchit un peu, le scénario tient quand même difficilement la route. Quel intérêt d'avoir fait des clones pour ce but ? Et pourquoi les avoir laissé vivre leur vie ainsi avant de les regrouper ? La curiosité du départ laisse la place à une certaine déception.

J'aurais pu être une meilleure note si la clé du récit était plus crédible, car les personnalités de ces clones sont intéressantes et la manière dont ils sont réunis mentalement et dont ils vont finir par s'entendre est plutôt sympa. Mais le fond de l'intrigue ne fonctionne pas et c'est dommage car il y avait quelques bonnes idées.

Nom série  Fugazi - Music Club  posté le 18/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fugazi, je connaissais vaguement le nom du groupe de rock correspondant mais je ne savais pas qu'un club de musique rock avait porté ce nom au tout début des années 90 à Varsovie. Et tel que son histoire est racontée dans cet album, ce club synonyme de liberté dans une Pologne sortant tout juste de la Guerre Froide semble avoir été quelque chose pour la jeunesse de ce pays et pour la culture rock polonaise.

La narrateur du récit est l'un des quatre jeunes créateurs de ce club au départ purement amateur avant de prendre de l'ampleur... et de sombrer dans les ennuis. Jeunes garçons vivant encore chez leurs parents, ils commencent par monter un petit club sans presque aucun client dans une salle de la maison des jeunes de leur quartier. Ce n'est que lorsque celle-ci doit être reprise pour un autre projet communal et qu'ils décident de louer à la place la salle d'un cinéma qui vient de fermer que leur popularité va grandir d'un coup et qu'ils vont devenir LE lieu où la jeunesse de Pologne se retrouve pour venir écouter tous les groupes punk et rock à la mode dans le pays à l'époque.
Mais comme beaucoup de pays de l'Est après la chute de l'URSS, l'économie y est rapidement gangrenée par la corruption et la mafia et malgré toute le bonne volonté des fondateur et des bénévoles, le phénomène de mode va être éphémère et ne laisser qu'un souvenir ému à ceux qui l'ont vécu.

C'est intéressant et plutôt bien raconté pour ne pas être ennuyeux. On s'attache assez facilement à ces jeunes motivés, à leur esprit d'entreprise et à leur désir de liberté et de musique. Le souci par contre, c'est qu'un lecteur étranger ne reconnaîtra quasiment aucun des nombreux noms de personnages et de groupes cités de page en page, la plupart n'étant connus que des Polonais amateurs de rock eux-mêmes. Et le lecteur se perdra même assez facilement dans tous ces prénoms de protagonistes qui se ressemblent : Marek, Waldek, Leszek, etc... D'autant plus que, même si le dessin est assez sympathique, certains personnages se ressemblent un peu top physiquement pour ne pas les confondre, même si ce n'est pas très grave pour la compréhension du récit.

En définitive, c'est une lecture intéressante sur l'émancipation musicale de la jeunesse de Pologne au sortir de la Guerre Froide et sur une réalité entre liberté d'entreprendre et méfaits de la corruption mafieuse. Mais elle parlera forcément plus aux polonais qui ont vécu cette époque et connu ces groupes musicaux qu'à des lecteurs étrangers qui voient ça d'un œil extérieur et pas forcément captivé.

Nom série  Sept naufragés  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dès le début de Sept naufragés, on sent qu'il y a quelque chose de bizarre, de faux, dans cette île assez paradisiaque, avec son gentil village, ses paisibles habitants et ces enfants qui s'amusent ensemble. On se croirait dans un jeu vidéo d'aventure à l'ancienne tellement tout semble artificiel. La belle île, les jolies maisons avec leurs jardinets, la plage ensoleillée, les gens souriants, les gamins turbulents mais qui s'entendent bien quand même...
Ça agace un peu le lecteur au début, qui se dit que ça sonne faux, avant qu'il réalise que c'est justement cela qui est au centre de l'intrigue, de comprendre pourquoi ça sonne faux et ce qui se cache derrière.

Le dessin n'est pas mauvais, assez coloré et gai, mais je ne suis pas trop fan de son style un peu trop à l'américaine, type Disney, et sans réel charme.
Je n'ai pas non plus accroché aux personnalités des protagonistes que je n'ai pas trouvés attachants. Ils me paraissent trop creux et stéréotypés.
Et j'ai trouvé trop convenue la façon dont l'intrigue est racontée. Cela joue trop sur le mystère imposé, avec la majorité des personnages qui savent la vérité mais, oh non, ils ne peuvent pas la dire parce que... ben on ne sait pas pourquoi en fait puisque, à la fin, la vérité finit par être dite et qu'il suffisait de le faire pour que tout aille mieux d'un coup. Ça aussi, cela sonne artificiel et ce n'est pas au bénéfice de la qualité du scénario.
Et puis au final, on s'en doutait bien de cette révélation finale qui fait bien déjà-vu et si on y réfléchit, ça ne tient guère la route.

Malgré ces reproches, j'aurais aimé laisser une note moyenne car je trouve qu'il y a du bon dans cet album. Le cadre de cette île étrange est assez agréable, le dessin est techniquement de bon niveau et la narration a une certaine touche d'originalité en semant le trouble dans l'esprit du lecteur avant de révéler que c'est bien normal qu'il soit troublé.
Mais la clé de l'intrigue est trop cliché, les dialogues sonnent faux et les personnages ne sont vraiment pas charismatiques.

Nom série  Sept personnages  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En lisant cette BD, j'ai réalisé qu'hormis Don Juan et L'Avare, je ne connaissais que très peu les autres pièces et personnages de Molière. Du coup, dans cette BD qui met en scène sept d'entre eux issus d'autant de pièces différentes, et qui s'amuse à jouer sur leurs personnalités et à intégrer des portions de leurs répliques les plus célèbres, j'ai dû passer à côté de beaucoup de références et l'impact d'un tel hommage a peu fonctionné pour moi.

Ce ne serait pas grave si l'histoire était bien menée et son rythme enlevé. Mais je l'ai trouvé assez laborieuse et peu engageante. Elle est bavarde mais loin d’être percutante dans ses dialogues. L'intrigue est assez embrouillée, d'autant plus complexe qu'elle s'égare par-ci par-là en tentatives de clins d’œil à l'oeuvre de Molière qui tombent parfois un peu comme des cheveux sur la soupe et donnent des comportements de personnages qui sonnent assez faux.
Sans que ce soit mauvais, tant au niveau du dessin que de l'histoire, ce n'est juste pas passionnant et je me suis plutôt ennuyé.

Nom série  Le Fantôme de Gaudi  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD originale qui mélange polar et hommage à l'art et l'architecture de Gaudi.

J'ai été surpris et immédiatement séduit par le dessin qui s'éloigne de celui classiquement utilisé pour ce type de polar noir et réaliste. Je n'arrive pas à mettre le doigt exactement sur le style auquel il me fait penser mais je trouve qu'il se rapproche plus du dessin d'humour à la Fluide Glacial que du policier sérieux, me rappelant parfois la patte de Carlos Gimenez, parfois celle de Gazzotti par exemple. C'est un type de dessin que j'apprécie beaucoup et qui se révèle fonctionner très bien ici pour contrebalancer quelques aspects un peu sordides du scénario. En outre, au-delà du récit policier lui-même, certaines planches sont de vrais hommages graphiques rendus à l'oeuvre colorée de Gaudi et à Barcelone dans son ensemble.

J'ai également apprécié la manière dont les auteurs insèrent cet hommage dans leur histoire, impliquant directement les bâtiments réalisés par Gaudi, voire Gaudi lui-même dans la trame du scénario. On sent les passionnés et le désir de transmettre aux lecteurs la beauté et l'originalité de ces ouvrages, même si cela prend parfois quasiment la forme d'un petit cours documentaire énoncé par certains protagonistes.
Les personnage sont plutôt bons aussi, avec des personnalités intéressantes et finalement assez attachantes.

Maintenant, je n'ai pas été totalement convaincu. L'intrigue est un tout petit peu brouillonne, ou du moins son rythme n'est pas très prenant. Au-delà de l'originalité, il manque une accroche plus forte et un scénario plus captivant. On est curieux de savoir le fin mot de l'histoire mais il n'y a pas de véritable suspense et d'implication du lecteur. Du coup, même si tout tient plutôt la route, je suis resté un peu sur ma faim en fin d'album.

Nom série  Buffalo Runner  posté le 16/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Par le biais d'une nuit passée à préparer des munitions pour accueillir des bandits qui vont les attaquer à l'aube, c'est l'occasion pour un vieux briscard de l'ouest de raconter à une jeune fille apeurée toute sa vie au Far-West de 1836 à 1889. Dans l'idée, cela ressemble un peu au film Little Big Man avec Dustin Hoffman sauf qu'ici le ton est nettement moins optimiste et la réalité bien plus dure.

On est assez facilement transporté dans l'ambiance d'époque faite d'aventure, de grands espaces et de cruauté de la vie.
Le dessin de Tiburce Oger n'est pas trop ma tasse de thé car j'ai généralement du mal avec ses visages rougeauds et le côté un peu embrouillé de ses compositions, mais je m'y suis rapidement fait ici et je l'ai finalement bien apprécié. Le travail sur les couleurs est un peu plus sobre que dans d'autres ouvrages de cet auteur et ça me convient mieux. A noter aussi que certains dessins grand format, prenant parfois toute une planche, sont très jolis.
L'histoire est très bien racontée et malgré sa dureté, on accroche au récit de la vie de cet homme. Il est varié et permet d'avoir une vision d'ensemble réaliste et intéressante de la société humaine dans l'Ouest sauvage au XIXe siècle.
J'ai également trouvé le récit touchant, surtout la toute fin qui apporte une nouvelle note de tristesse et de résignation.

Nom série  Renégat  posté le 15/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai aimé le format de cette BD, sa couverture noire en tissu assez classe, son dessin élégant, la façon dont l'histoire nous fait pénétrer dans la vie d'un pirate vu par les yeux de celui-ci. Il s'agit d'une piraterie dans laquelle il n'avait pas prévu de s'intégrer, des combats qui lui font peur, des mésaventures réalistes et malgré tout un vrai sens de l'aventure exotique. Le tout présenté par le biais de souvenirs racontés par le héros emprisonné à un écrivain qui aurait tout à fait pu être Daniel Defoe, l'auteur de Robinson Crusoé et de livres sur la vraie vie aventureuse de pirates qu'il avait interrogés. J'ai aussi apprécié la morale finale sur le fait que les gens ne veulent bien croire que ce qui les arrange et peuvent accepter de jolis mensonges et rejeter la vérité quand elle ne convient pas à leurs principes.

Par contre, j'ai été réticent à l'ambiance un peu vaporeuse du récit. On dirait que le héros est en permanence shooté, peut-être à cause de ses yeux qu'on dirait tout le temps fermés et de son visage hagard, mais aussi parce qu'il rêve et hallucine beaucoup.
Et j'ai été déçu par une fin trop abrupte. Elle sert à faire passer un message, à dire que si vous ne voulez pas accepter la vérité alors vous ne méritez pas de l'entendre, mais j'ai quand même été frustré.
Du coup, je ne sais pas si j'ai envie de conseiller l'achat de cet album.

Nom série  La Marque Jacobs, une vie en bande dessinée  posté le 14/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Marque Jacobs est une biographie en bande dessinée qui m'en a fortement rappelé une autre : Les Aventures d'Hergé. Même concept d'auteurs de BD rendant hommage à un autre auteur en racontant sa vie avec un soin particulier apporté au graphisme, Hergé et Jacobs qui ont vécu à la même époque, ont collaboré et ont tous deux été pionniers de la Ligne Claire en Belgique, et on retrouve même des anecdotes identiques entre les deux récits ce qui est normal puisqu'elles mettent en scène les mêmes personnages.

Edgar P. Jacobs est un auteur que je ne connaissais pas très bien et j'ai donc appris pas mal de choses à la lecture de cet album. Je ne savais pas du tout notamment qu'il avait eu une vie d'artiste aussi débridée, ayant longtemps été chanteur d'opéra avant d'être dessinateur de BD. A voir les photos de lui en tenue stricte et raffinée à noeud papillon, je m'imaginais quelqu'un de bien plus austère et classique. J'ai aussi été intéressé d'avoir une nouvelle vision de comment le journal Tintin a été fondé, par qui et comment se sont déroulés ses débuts.

Le dessin de Louis Alloing rend bien hommage au style de Jacobs. Il est soigné et élégant même si son encrage n'a pas le charme de celui des maîtres de la Ligne Claire. Je trouve amusants les nombreux clins d’œil et références aux albums de Tintin et autres Blake et Mortimer qu'il inclut dans certaines de ses planches.

Voilà donc une biographie intéressante et un peu touchante aussi sur la fin qui est assez triste. Elle ne sort pas forcément du lot par son impact émotionnel et son originalité, mais elle se détache par son dessin et sa proximité avec le style de Jacobs lui-même.

Nom série  La Guerre du Feu (Delcourt)  posté le 13/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas vu le film de Jean-Jacques Annaud mais visiblement son scénario a été un peu assagi par rapport au roman originel de J.-H. Rosny-Aîné car ce dernier est plus proche d'un véritable récit d'heroic-fantasy préhistorique que d'une aventure historiquement réaliste. Du coup, la présente adaptation en bande dessinée du roman est dans une même verve pleine de fantaisie, de créatures dangereuses et d'aventure débridée.

Difficile en effet de déterminer dans quelle région du monde se passe le récit puisqu'on y trouve aussi bien des lions et des tigres que des mammouths laineux. Difficile aussi de déterminer la crédibilité de ces peuplades aux physiques si différents, entre les très costaud Oulhamr, les simiesques Kzamm, les affreux nains rouges ou les longilignes Wah à la peau bleue.
Mais si l'on est prêt à passer outre le réalisme historique et géographique, on se retrouve tout de même avec un bon récit d'aventure assez prenant et agréable à lire. Le dessin d'Emmanuel Roudier est bien foutu, clair et soigné, et sa mise en page est fluide. L'histoire comporte quelques facilités comme notamment un Noah vraiment trop trop fort ou encore une alliance bien rapide et pratique avec des mammouths, mais cela reste du divertissement sympathique et doté d'un cadre préhistorique plutôt original pour ce type d'aventure.

Nom série  100 Maisons - La Cité des Abeilles  posté le 13/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Documentaire historique, cette BD raconte un épisode intéressant et méconnu, celui de la mobilisation d'une centaine de familles ouvrières de Quimper autour d'un projet solidaire de construction de maisons pour se sortir de leurs conditions de mal logement. De 1951 à 1954, ces hommes et femmes vont travailler inlassablement durant leurs heures de repos et leurs vacances pour édifier tout un quartier, en partie aidés par le gouvernement mais également attirant la défiance des jaloux.

C'est un sujet instructif et la BD nous permet de comprendre comment ça s'est passé, quels ont été les problèmes rencontrés, comment ont évolué les mentalités des acteurs du projet. Le dessin est assez agréable.
Dans l'ensemble, c'est un bon documentaire en BD mais je ne le trouve pas très marquant. Il y a un peu d'émotion mais elle passe relativement peu. En fin de lecture, j'avais appris des choses mais je n'avais pas tellement été touché.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Louve  posté le 12/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier cycle de la série, à savoir les tomes 1 à 3, mais je ne lirais la suite que si vraiment elle me tombe sous la main car, des trois séries dérivées de Thorgal, c'est celle qui m'a le moins convaincu.

D'accord, on y retrouve une ambiance proche de certains albums de la série mère, des albums comme L'Enfant des étoiles, Aaricia ou Géants où le fantastique et la mythologie nordique sont très présents et offrent un récit entre conte et heroic-fantasy. OK, le dessin de Surzhenko est similaire à celui de Rosinski et donc on pourrait s'y croire.

Mais s'il s'agissait d'albums de Thorgal, je les aurais catalogués parmi les plus dispensables.
D'une part, peut-être est-ce l'objectif souhaité puisque l'héroïne est toute jeune, mais le ton m'a paru légèrement enfantin, ou du moins naïf. Il y a des méchants et des gentils, des monstres et du danger, et une jeune Louve qui s'en sort bravement où milieu de tout ça. Ça manque singulièrement de profondeur.
D'autre part, ce qui m'a vraiment déçu, c'est l'abondance de facilités. Plusieurs fois l'héroïne est dans une situation impossible et hop elle se retrouve sauvée par un deus ex machina, un allié sorti du chapeau ou une solution magique bien chanceuse.
Enfin et surtout l'histoire n'est pas passionnante. On saute d'une histoire de rivalité bestiale entre loups à un conte de fées inquiétant puis à la quête aventureuse d'un objet dans un pays fantastique avec plein de créatures dangereuses qui se succèdent sans saveur. Et hop, voilà, la petite fille bien courageuse tue Fenrir, le monstre apocalyptique légendaire que tous les dieux d'Asgard eux-mêmes craignent. Humpf...

J'aime que les histoires, même les plus empruntes de fantastique, gardent un minimum de crédibilité ou de logique interne pour me passionner. Là, j'y ai vu une simple aventure divertissante, avec un dessin sympathique, des décors exotiques et des créatures variées. C'est une lecture qui fait passer le temps, et ce n'est pas désagréable de voir Louve vivre ses propres aventures et de voir ce qu'elle et Aaricia deviennent pendant que Thorgal est parti à la recherche d'Aniel dans la série mère. Mais c'est une série dérivée tout sauf indispensable.

Nom série  Michel Plée  posté le 12/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le quotidien d'un chat raconté comme si le chat était l'auteur d'un livre de conseils/coaching à destination des autres chats. J'ai l'impression qu'il faut vraiment avoir un chat et s'extasier devant son comportement et son caractère pour apprécier cet album.
Car il m'a profondément ennuyé.

On y assiste aux situations classiques du chat égocentrique qui ne pense qu'à bouffer, prendre du bon temps, faire ses besoins et se faire caresser mais pas trop car sinon ça l'énerve. L'ensemble est mis en scène avec un gros texte narratif qui présente la chose comme un guide ou le mode d'emploi pour une vie de chat bien remplie où c'est le chat lui-même qui donne ses recettes et commentaires.

Mais je n'ai tout simplement pas trouvé ça drôle. Et si le dessin en bichromie gris et orange est plaisant, il n'a rien de folichon pour autant. Je n'ai pas réussi à lire l'ensemble du bouquin sans me mettre à le feuilleter avant la fin.

Nom série  L'Iliade  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si dans ma jeunesse, je préférais l'aventure débridée de l'Odyssée, depuis quelques années ma préférence va au récit épique de l'Iliade que je trouve particulièrement classe et empli d'une véritable sagesse sur l'âme humaine et les rapports entre puissants et simples mortels. J'avais notamment adoré L'Âge de Bronze de Shanower même si cette série était paradoxalement un peu trop exhaustive et qu'elle a le malheur d'être restée inachevée à ce jour. Alors quand je découvre une nouvelle adaptation du récit d'Homère prévue en trois tomes seulement et surtout bénéficiant d'un dessin assez excellent dès la couverture, je n'ai pas pu résister.
Et je ne suis pas déçu.

Le récit est fidèle à celui d'Homère. Comme lui il ne raconte pas la Guerre du Troie du début à la fin mais seulement une période précise peu de temps avant sa fin. Les auteurs font quand même le choix d'ajouter quelques flash-back permettant d'expliquer mieux la situation et notamment, pour ce qui est du premier tome, toute l'histoire autour de la Pomme de Discorde qui fut le véritable déclencheur de ce qui allait devenir le conflit entre Troyens et Achéens. En ce sens, la complexité des relations entre Dieux et comment ils manipulent les hommes pour parvenir à leurs fins est très bien rendue. C'est intelligent, bien raconté, clair et bien rythmé.
Le dessin est très beau quoiqu'un tout petit peu formaté. La couverture du premier tome m'a tapé dans l'oeil : je la trouve superbe et évocatrice. La narration graphique est moderne et très fluide. Si je n'avais qu'un reproche, ce serait les visages des déesses qu'on confond un peu facilement mais il est expliqué qu'elles sont toutes parfaites donc difficile à différencier pour un humain.

Je suis ravi de cette adaptation de l'Iliade qui me satisfait tant par sa clarté, son respect et la beauté de son graphisme.

Nom série  Valentine Pitié  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série m'a dérouté pour plusieurs raisons. D'abord parce son dessin dont les personnages assez enjoués, presque enfantins, contrastent avec le réalisme parfois dur de son récit. Ensuite par le sourire quasi permanent de son héroïne qui semble vraiment bien prendre les événements parfois cruels qui lui arrivent. Le rythme du récit est assez étonnant aussi car le temps s'y écoule vite et on assiste à une histoire s'étalant sur des mois voire plus sans trop s'attarder sur les scènes non essentielles. Enfin et surtout j'ai été très surpris par la rupture très nette entre ses deux tomes qui semblent des histoires complètement indépendantes et différentes, même si l'histoire du premier tome influe un peu sur celle du second.

Mais au-delà de ma petite déroute intellectuelle, c'est quand même une série sympathique et originale.
J'ai davantage apprécié son premier tome qui nous plonge dans la culture inuit avec un récit pas banal. On y découvre la façon de vivre et les mœurs assez étonnantes de ce peuple et l'intégration à peu près réussie d'une jeune occidentale en leur sein. Les personnages sont attachants et c'est très dépaysant.
Le second tome est un peu plus conventionnel puisqu'il se déroule en Europe et s'attache à montrer la quête d'émancipation des femmes au début du XXe siècle par le biais de la passion pour l'aéronautique de cette même jeune femme qui a vécu chez les inuits.
Culturellement et historiquement, c'est une série intéressante et elle a l'avantage en outre d'être bien plaisante à lire malgré les moments durs qu'elle contient.

Nom série  A History of Violence  posté le 08/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un polar d'action à l'américaine plutôt bien foutu et assez prenant.
Le contexte de départ est intéressant puisque ce n'est pas courant qu'une histoire de mafieux commence dans une petite bourgade perdue de l'Amérique profonde par l'acte héroïque d'un barman qui élimine deux criminels venus l'agresser. C'est ensuite, quand cela attire l'attention de tueurs de la mafia qu'on se réinsère dans une trame un peu plus classique de règlement de compte et de vengeance des années après, mais le ton reste original et l'histoire bien faite.

Je n'ai pas trop aimé le dessin. Même s'il y a de la technique, le trait est brouillon et de nombreux personnages sont difficiles à différencier, à commencer par le héros et d'autres protagonistes clés, ce qui est assez problématique par moment.

Et même si le début de l'histoire est relativement soft, le récit finit par mériter son titre en matière de violence et je dois dire que ce n'est pas trop ma tasse de thé.
Ceci étant dit, c'est quand même une bonne histoire, qui se lit bien et dont tout le déroulement tient très bien la route.

Nom série  Willow place  posté le 07/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une série qui se sera arrêtée au seul premier tome qui forme heureusement une histoire complète. Se déroulant à Londres à l'époque Victorienne, elle met en scène Sir Arthur Conan Doyle, un ami médium et une mystérieuse jeune femme dans des aventures empruntes d'ésotérisme et de magie issue de l'Egypte Ancienne.

J'ai trouvé que cette BD manquait franchement de maturité tant technique en matière de dessin qu'au niveau du scénario et de sa narration.

Le graphisme parait très limité. Certains personnages sont bien dessinés, notamment la jeune femme et Conan Doyle, et certains décors sont soignés. Mais d'autres personnages comme le médium sont assez mal faits et tous sont mal mis en scène. Quant aux décors, ils font raides et tracés à la règle. Ils manquent en outre de documentation et ressemblent plus à l'idée qu'un adolescent se ferait de Londres au XIXe siècle qu'à un cadre historiquement réaliste. J'en suis par exemple encore à me demander si c'est juste une impression parce que c'est mal dessiné ou si la cave secrète de Conan Doyle est vraiment équipée d'un interrupteur et d'une ampoule électrique, en 1887.

Outre un aspect bavard un peu pénible, l'histoire est emplie de facilités, de clichés et de grosses ficelles. L'héroïne magique tombée de la Lune (au sens strict du terme) avec son lutin personnel, la vengeance de la momie qui réveille les statues dans le British Museum, les esprits de l'Egypte Ancienne qui répondent aux séances de spiritisme comme on appelle quelqu'un au téléphone, etc etc, c'est franchement artificiel et convenu. En outre, les comportements des personnages manquent de crédibilité et paraissent mal joués.
Qui plus est, l'édition manque vraiment de professionnalisme : le correcteur a laissé passer nombre de fautes d'orthographes parfois assez énormes. Ça sent l'amateurisme.

Tout cela fait que j'ai trouvé cet unique album médiocre et juvénile.

Nom série  Jamais je n'aurai 20 ans  posté le 07/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jaime Martin avait déjà raconté la jeunesse militaire au Maroc de son père dans Les Guerres silencieuses. Il raconte maintenant la vie en Espagne de ses grands-parents maternels et montre à quel point elle a été marquée par la Guerre Civile Espagnole et l'époque Franquiste.
Car en effet, Isabel, la grand-mère née à Melilla enclave espagnole au Maghreb, était proche de militants anarchistes en 1936. Et de son côté, Jaime, le grand-père originaire de Barcelone, était pro-communiste et engagé dans l'armée républicaine. Autant dire que quand les Franquistes se sont insurgés puis ont pris le pouvoir, ils se sont retrouvés du mauvais côté de la barrière.

Là où Les Guerres silencieuses était un peu morne et peinait à transmettre l'émotion, ici au contraire le rythme est bon, l'intrigue dense et les sentiments sont bien transmis. Jaime Martin fait le choix de ne pas s'attarder spécifiquement sur une période en particulier mais de nous donner une vision d'ensemble des années 30 aux années 60. Chapitre après chapitre, nous assistons ainsi à différentes étapes de la vie des grands-parents. Il y a d'abord la jeunesse d'Isabel avant les événements, son amitié avec des jeunes engagés politiquement et sa fuite éperdue lors du coup d'état des Franquistes et les assassinats sans sommation des communistes et anarchistes. Puis il y a la guerre civile elle-même vue par les yeux du grand-père où l'on constate que les forces en présence étaient assez équilibrées jusqu'à l'arrivée des Italiens et des Allemands qui ont soudain écrasé l'armée républicaine et entraîné le massacre de leurs partisans. On découvre ensuite comment Isabel et Jaime ont su s'en sortir, se rencontrer et se cacher le temps de s'installer à Barcelone pour tenter d'y vivre malgré le danger. Enfin on découvre comment, à force de courage et d'esprit d'entreprise, les deux nouveaux parents vont réussir à très bien se débrouiller sur le plan économique et à élever leurs trois filles malgré le risque permanent que les autorités les éliminent sans autre forme de procès si elles découvraient leur passé de "rouges". Mais jamais le traumatisme du passé ne s'effacera pour eux malgré leur volonté de ne pas le transmettre à leurs enfants.

C'est une lecture intéressante et suffisamment bien menée pour ne jamais ennuyer. Elle est servie par le dessin élégant de Jaime Martin dont j'aime beaucoup l'encrage épais qui me rappelle celui de Ruben Pellejero. On y découvre une vision assez différente de l'étau moral étouffant et injuste que représentait la société Franquiste telle qu'on peut l'apercevoir dans des œuvres comme Paracuellos, Les Temps Mauvais ou Montserrat. Ici, c'est avant tout la camaraderie puis l'esprit de famille qui ressort et permet de donner en permanence de vraies touches d'espoir dans la vie des protagonistes. Et c'est en cela que j'ai trouvé la conclusion du récit à la fois touchante et heureuse.

C'est une belle lecture, instructive, pleine de vie et de son lot d'émotions. Un joli hommage rendu aux grands-parents de l'auteur.

Nom série  Oxygène  posté le 06/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série m'a fait penser à une production d'adolescents amateurs, quelque chose d'immature et pas digne d'être publié chez un éditeur comme Delcourt. Mon jugement est sûrement sévère mais c'est ce que j'ai ressenti de la première à la dernière page des deux tomes de cette série visiblement abandonnée, j'imagine faute de succès commercial, chose qui ne m'étonne guère.

Le cadre de science-fiction du récit est on ne peut plus banal. Une Terre polluée où la majorité de le population vit dans la misère et se partage de rares appareils permettant de respirer convenablement, tandis qu'une bulle de privilégiés vit dans l'opulence et exploite les miséreux, avec à leur tête un dictateur cynique qui fait en sorte de faire perdurer le manque d'air pur pour asseoir son pouvoir. Et comme héroïne une jeune fille dotée du pouvoir de faire pousser les plantes que des rebelles veulent faire entrer dans la bulle pour permettre la révolution.
Classique et déjà vu. Et la mise en forme n'y apporte rien de bien intéressant.

Le dessin est amateur, niveau fanzine un peu amélioré. On le sent très influencé par le manga et les auteurs glissent d'ailleurs très fréquemment de gros clins d'oeil sans finesse à l'oeuvre de Miyazaki. Le trait est médiocre, les mises en scène basiques et parfois confuses, les couleurs assez moches. Je n'aime pas du tout.
Quant au déroulement de l'histoire, je me demandais régulièrement si cela s'adressait à la jeunesse ou à un lectorat adulte. Outre une grosse proportion de naïveté, les facilités et les clichés sont légion. Le rythme est haché et de manière générale je me suis ennuyé et n'ai jamais réussi à entrer pour de bon dans l'histoire.
On sent pourtant une sincérité dans le ton et on devine que les auteurs essaient de faire de leur mieux. C'est pour cela, et parce que l'histoire n'est pas si désagréable, que je ne mets pas la note minimale. Mais franchement, je n'ai pas été convaincu du tout.

Nom série  Vengeurs - La Saga de Korvac  posté le 04/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une saga en 11 épisodes des Avengers qui fleure bon les comics de super-héros des années 70. Cela se voit dans son graphisme au charme désuet, avec des héros qui prennent souvent la pose et des couleurs un peu hallucinées. Cela se voit aussi dans l'ambiance du scénario, entre grandiloquence dramatique et naïveté un peu ridicule. C'est amusant de lire cela de nos jours et c'est aussi intéressant de voir (ou revoir pour certains) comment étaient les aventures des Avengers à l'époque. Mais si l'on passe outre le second degré et la curiosité intellectuelle, le récit est relativement divertissant mais ne casse pas trois pattes à un canard.

Cela commence par la rencontre entre les Avengers et les Gardiens de la Galaxie (mais aucun de ceux du film récent en ce qui concerne ces derniers, il s'agit d'autres membres que je ne connaissais pas du tout). Ces derniers sont venus du 31e siècle jusqu'en 1977 à la poursuite de leur ennemi Korvac car il est sensé vouloir s'en prendre à leur membre fondateur dans sa jeunesse (il faut dire que le gars en question a plus de mille ans donc il vivait déjà au 20e siècle). Tandis que les Gardiens veillent discrètement sur l'enfant qu'était leur collègue à l'époque et que les Avengers les aident vaguement, plusieurs dangers menacent ces derniers. Ce sera successivement le robot Ultron, puis un super-méchant qui les fera disparaître tous au fur et à mesure et enfin le grand méchant mystérieux qu'on voit dès les premiers chapitres mais qui révèle sa vraie nature et sa toute puissance sur la fin seulement. Et tout cela se déroule alors qu'Iron Man essaie difficilement d'être à la tête des Avengers et doit subir entre autres les rébellions de Captain America et de Vif Argent.

Cela se lit bien mais il y a un peu trop de facilités pour être vraiment captivé. Et même si le charme désuet de l'époque m'a assez plu, j'ai trouvé que cela manquait trop de crédibilité pour apprécier pour de bon. Ça sonne trop artificiel et trop pompeux par moment. Par contre, j'ai bien aimé la touche d'humour assez détonante par rapport au reste du récit, ce moment où tous les Avengers, privés de ressources par le gouvernement des USA, sont obligés de prendre le bus pour débarquer chez leur grand ennemi.

Nom série  Deadline  posté le 03/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sud des USA durant toute la seconde moitié du 19e siècle, l'histoire d'un homme qu'un événement s'étant déroulé durant la guerre de sécession aura traumatisé à vie. C'est un récit un peu étrange, mêlant la grande histoire des Etats-Unis avec les tourments intimes d'un homme, les recoins glauques du racisme sudiste avec les penchants homosexuels du héros et un désir de vengeance traîné comme une peine durant des décennies.

J'aime le dessin de Christian Rossi et il s'en donne ici à cœur joie avec des planches proches de peintures en couleurs directes. C'est souvent très beau. Mais d’autres fois, je suis un tout petit déçu par l'aspect monochrome des dessins qu'on aurait pu imaginer plus vivants et par le visage du héros qui est trop statique.

L'histoire est intéressante mais assez morne. Je salue l'originalité de son intrigue et de la psychologie de son personnage principal. Mais l'ambiance n'est pas très prenante et le rythme est un peu trop lent à mon goût. On a l'impression que ça se traîne en longueur sans jamais vraiment décoller ni transmettre les émotions recherchées. Inversement, j'ai trouvé trop rapide pour être crédible la façon dont le héros tombe passionnément amoureux. C'est d'autant plus gênant que tout le scénario se base sur cette passion.

Je n'irais pas jusqu'à déconseiller l'achat car c'est joliment dessiné, bien raconté et original, mais je ne suis pas sûr que cet album plaise à tout le monde.

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