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Nom série  Légendes de Troy - Ploneïs l'incertain  posté le 27/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est divertissant mais assez anecdotique. C'est loin d'être la meilleure histoire d'Arleston sur le monde de Troy et il se base sur une idée assez basique qui ne lui permet pas de prendre beaucoup d'envergure.
Et si l'un des personnages de Troy avait comme pouvoir spécial de changer le sexe des autres et qu'il en abusait pour se créer un bordel surveillé par des trolls qu'il aurait enchanté ? Voilà l'idée et il n'y a pas grand chose d'autre dans cet album. Le héros se fait emprisonner, transformer en femme et essaie de s'échapper pour revenir sauver toutes les "filles" du bordel. Pour le reste, c'est juste une occasion d'aligner nombre de boutades sur les relations hommes-femmes pour agrémenter chaque scène d'action.

Le dessin d'Eric Hubsch n'est pas mal mais légèrement inégal. Globalement il est plaisant et correspond bien au style graphique de l'univers de Troy, d'autant que la colorisation est la même que sur les autres séries d'Arleston. Il présente tout de même quelques petites faiblesses techniques par moment, des personnages qu'on sent plus raides, quelques scènes où le dessinateur se sent visiblement un peu moins à l'aise.

Quant à l'histoire, comme dit plus haut, elle fait passer le temps mais n'est pas passionnante et ne marque pas par son originalité ni sa densité.

Nom série  La Machine à influencer  posté le 26/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette BD, j'espérais un juste milieu entre l'excellent Economix, bible instructive et didactique sur le thème de l'économie au sens large, et Le Monde des Images, traité un peu trop enfantin et superficiel sur le thème des médias.
Alors, oui, la Machine à influencer aborde de manière très fouillée le thème des médias, du journalisme et de leur lien avec la politique.
Et non, ce n'est pas enfantin ni superficiel.
Hélas, c'est également assez pénible à lire et l'information ne passe vraiment pas bien.

Car autant ce qu'a à dire Brooke Gladstone est très intéressant, documenté et érudit, autant la façon dont elle le présente est rébarbative et lourde à lire.
Son récit n'est pas structuré du tout. Là où Michael Goodwin avait construit pour Economix une architecture très claire de son discours, commençant par les éléments de base puis se basant sur eux pour complexifier peu à peu ses explications, on dirait ici dans la Machine à influencer que Brooke Gladstone saute d'un sujet à l'autre, au fur et à mesure qu'ils lui viennent à l'esprit. Et comme l'album est très dense et épais, on est rapidement noyé sous les informations. C'est d'autant plus ardu à digérer que la majorité des personnages et anecdotes présentées sont très américains et ne parlent pas forcément aux lecteurs d'autres pays.
Du coup, quand j'ai lu l'album à petites doses, une dizaine de pages par-ci par-là, j'ai trouvé le discours de l'auteure très instructif et parfois édifiant. Mais si j'essayais d'en lire davantage, je me retrouvais très vite perdu dans les circonvolutions de ses explications et des différents sujets qu'elle aborde dont la succession manque de logique et de pédagogie.

Bref, c'est du gâchis. Car dans le contenu, il y a de quoi faire un album passionnant. Mais dans la forme, c'est rébarbatif et il faut se forcer ou être vraiment totalement passionné par le thème du journalisme pour le lire sans être saturé d'informations indigestes.

Nom série  Le Crime qui est le tien  posté le 25/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Crime qui est le tien est un polar noir à l'ancienne avec pour principale originalité son cadre de petite ville paumée au coeur de l'Australie en 1970.
Pour un tel décor, le dessin clair et légèrement rétro de Berthet convient parfaitement comme il convenait à la série Pin-up.

C'est l'histoire d'un homme qui revient dans sa ville après 30 ans de cavale car son grand frère, au moment de mourir, s'est accusé du crime dont il avait été accusé à l'époque. Le crime en question : le meurtre de la femme du petit frère, très jolie mais également très volage. Après avoir cru pendant des années qu'il était coupable, et apprenant maintenant que c'est son frère qui l'aurait bluffée depuis tout ce temps, la population de la petite ville voit le retour de l'exilé d'un oeil très mitigé.
Mais que s'est-il passé exactement à l'époque ? Et pourquoi l'innocenté accueille-t-il cette nouvelle avec tant de circonspection ?

Le rythme du récit est un peu lent, pas très passionnant à mon goût. Même si ce type de décor et d'ambiance me plait d'ordinaire, je n'ai pas été particulièrement séduit. Les personnages ne sont pas attachants. Et la narration est telle que je ne me suis pas senti très intéressé à l'idée de comprendre la clé du mystère, juste un peu curieux. Et quand les choses se révèlent au fur et à mesure jusqu'à la révélation finale, je n'ai pas été très convaincu. OK, ça tient la route, mais bon, ce n'est pas le genre de récit qui m'enthousiasme.

Nom série  Harmony  posté le 25/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si le premier tome de cette série n'est pour le moment qu'une longue mise en place, cette introduction contient tous les ingrédients d'une très bonne histoire.

C'est un récit à base de fantastique, de super pouvoirs mais aussi d'un conflit millénaire entre des membres d'un peuple qui semble s'apparenter aux Olympiens.
Nous sommes mis en présence d'une jeune adolescente amnésique, recueillie ou peut-être emprisonnée par un vieux barbu qui vit au fond d'une forêt. Tandis qu'elle lutte pour retrouver ses souvenirs, elle se découvre des pouvoirs de télékinésie et entend des voies lui parler dans la tête.
Il y a beaucoup de mystères en suspens pour le moment. Qui est-elle ? D'où viennent ses pouvoirs ? Qui sont les autres jeunes qui semblent dotés de pouvoirs similaires ? Pourquoi est-elle amnésique ? Quelle est son lien avec le gros barbu ? Qui sont ces personnages qu'on imagine immortels ? Le premier tome se contente de poser les questions et distiller de rares indices sans y répondre.

Le dessin est d'excellente facture. Moderne dans son trait et dans sa colorisation, il attire l’œil dès la couverture et garantit une excellente narration, assez cinématographique et un peu à l'américaine.
L'histoire est prenante et intrigante. En attendant d'entrer pour de bon dans le vif du sujet, il y a tous les ingrédients d'un excellent scénario qui ne demande qu'à prendre son envol et montrer son envergure.
J'espère que la suite sera à la hauteur de l'attente engendrée car cela peut être du tout bon.

Nom série  Comment faire fortune en juin 40  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une paire de sacrés scénaristes et un bon dessinateur sont à la barre de cette BD au format moyen et épais assez original. L'idée de base est bonne : un casse en juin 40, en pleine débâcle de l'armée française, organisé par une petite bande hétéroclite montée à la hâte. Le contexte historique est plein de potentiel et les auteurs l'exploitent largement.

Le dessin de Laurent Astier est sympathique, quoique j'ai parfois eu du mal à différencier certains visages notamment celui du boxeur et celui du convoyeur le plus costaud. Globalement, ça se lit bien mais j'ai trouvé quand même certaines scènes d'action un peu confuses, notamment sur la fin de l'album quand les choses s'embrouillent fortement. Et puis, sur la fin encore une fois, je ne sais pas si c'est un problème d'impression ou pas, mais certaines pages m'ont paru un peu floues, comme si l'encrage et le lettrage avaient bavé. Dommage car dans l'ensemble, c'est joli et efficace.

En ce qui concerne l'histoire, elle est plaisante mais je n'ai pas été plus emballé que ça. La mayonnaise peine un peu à prendre et, alors que le scénario est empli d'action et de péripéties, j'ai trouvé que la narration manquait de percutant et d'impact. Le déroulement de l'intrigue dans son ensemble n'est pas mauvais mais je trouve qu'il tourne un peu à l'embrouillaminis en fin d'album.
Quant à la brochette de personnages, je suis un peu mi-figue mi-raisin. Celui qui est sensé être le plus attachant, le boxeur, est un peu fade. Le jeune mafieux, lui, est assez bien trouvé même s'il est parfois difficile à cerner et si je ne comprends pas trop l'élimination de son mentor en début d'album. Le personnage de la fille parait un peu artificiel mais elle est très sympa et j'aurais bien aimé qu'elle prenne plus de place sur la longueur. A l'inverse, le personnage de Kurtz est un peu simplet et trop cousu de fil blanc à mon goût.

Donc en définitive, c'est une lecture que j'ai trouvé divertissante, avec quelques originalités agréables, mais je n'ai pas été totalement convaincu et captivé. J'espérais peut-être trop d'un tel duo de scénaristes.

Nom série  Kamarades  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je dois dire que j'ai lu un peu trop de BD autour du thème de la révolution Russe et de la mort des Romanov. Je n'étais donc pas motivé à l'idée d'en lire une de plus.
Celle-ci se démarque un peu car elle se contente de s'inspirer des faits et personnages historiques pour inventer un drame romantique fictif. Elle met en effet en scène l'amour impossible d'un vaillant soldat acquis à la cause révolutionnaire avec Anastasia Romanov, la fille du Tsar, amour mis à dure épreuve par les manigances sournoises du jeune et détestable Staline et la condamnation à mort de la famille Romanov.

Le graphisme de Mayalen Goust s'allie bien à cette ambiance romantique avec un trait tout en volutes, comme si les personnages étaient faits de fumée et les décors de brouillard. Ce manque de détail et la difficulté de différencier les personnages ne m'a cependant pas enthousiasmé.
Quant à l'histoire, elle est racontée de manière peu passionnante. Difficile de s'attacher à ce héros lisse au coeur trop pur, à cette Anastasia qui joue les jolies potiches gentiment rebelles, et à ce fourbe Staline rendu ignominieux en tous points par des biais un peu trop faciles. Le rythme du récit est rapide, superficiel, pour mettre en place les événements un peu complexes ayant amené au moment clé de la sentence d'exécution des Romanov. Et comme dit en introduction, l'histoire est ici adaptée, les faits transformés pour cadrer avec cette histoire de passion tragique. Du coup, la réalité historique laisse la place à une romance peu captivante et à un faible intérêt en ce qui me concerne.

Nom série  Centaurus  posté le 20/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Centaurus, on retrouve la thématique chère à Léo de la Planet Fantasy, la découverte et la visite d'une planète mystérieuse, avec sa faune, sa flore et ses dangers. Cette fois, c'est l'histoire d'un vaisseau-monde humain, cylindre O'Neill aux dimensions n'ayant rien à envier au Rama d'Arthur C. Clarke, qui achève son voyage en arrivant en orbite autour de la planète soeur de la Terre que les terriens ont choisi comme nouveau monde d'adoption.

L'originalité du récit tient au fait qu'il mélange deux intrigues. D'un côté, il y a cette découverte de la nouvelle planète et d'une civilisation mystérieuse qui la peuplait ou la peuple encore, avec ce qui pourrait bien être un danger emprisonné en son sein. Et d'un autre côté, il y a l'intrigue de quelque chose qui s'est introduit secrètement il y a de nombreuses années dans le vaisseau des humains et pourrait bien être à l'origine des pouvoirs surnaturels de l'une des héroïnes du récit.
Qui ? Quoi ? Pourquoi ?
Les auteurs se garderont bien évidemment de tout révéler trop vite pour tenir le lecteur en haleine.

Et ça marche assez bien car la lecture, même si elle n'évite pas son lot de clichés dans ce genre déjà assez visité, est plutôt prenante et divertissante. Les personnages sont un peu caricaturaux mais pas dénués d'intérêt. Il y a quelques bonnes idées et l'envie d'en savoir plus.
Le dessin de Janjetov, par contre, m'a un peu rebuté au départ. En effet, j'y ai retrouvé sur ses personnages trop de tics graphiques dont il avait fait preuve dans la série Les Technopères et j'ai régulièrement eu l'impression de voir surgir des visages directement issus de cette autre série qui avait fini par énormément me décevoir. En outre, en essayant de donner au dessin un style plus sobre, plus réaliste, il utilise des hachures assez laides pour faire ses ombrages et on encrage parait indécis et changeant. Je n'ai donc pas été charmé par le dessin même s'il remplit bien son oeuvre et sert comme il faut la narration.

Je lirai la suite par curiosité.

Nom série  L'Algérie, c'est beau comme l'Amérique  posté le 20/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le retour d'une jeune fille sur les lieux d'origine de sa famille pied-noir, une découverte de ce que l'Algérie est devenue aujourd'hui en comparaison de l'image mentale que les récits de ses parents ont créée dans son esprit et une interrogation sur ces origines qui ont façonné son être et sur comment appréhender ce passé pied-noir de sa famille, entre les reproches génériques faits aux colons et l'amour porté à un pays qui était le leur sans l'être tout à fait : il y a beaucoup de sujets intéressants abordés dans cet album.

Dans les faits, l'ensemble est présenté sous la forme d'un carnet de voyage ponctué d'anecdotes familiales, de récits souvenirs et d'interrogations. La narration est sobre et plutôt plaisante. Le dessin l'est tout autant même si pour certains paysages, j'aurais aimé qu'il soit en couleurs pour mieux ressentir la beauté des lieux et la chaleur.

Cette lecture m'a plu car elle aborde un sujet qui me parle et m'interroge, celui de comment il faut considérer les pieds-noirs vis-à-vis du peuple algérien de nos jours, et surtout comme appréhender cela quand sa propre famille est pied-noir alors qu'on ne connait soi-même l'Algérie que par le biais des récits entendus depuis sa petite jeunesse. Elle m'a aussi agréablement surpris par la découverte qu'elle permet de faire d'une Algérie actuelle ouverte et chaleureuse et qui, malgré des défauts politiques manifestes et des dangers réels, s'éloigne des clichés d'Algériens revanchards envers la France et d'un pays sous le joug d'une dictature policière et de violences islamistes.
Les auteurs abordent cela sans manichéisme, en gardant un ton réaliste montrant les qualités et défauts de chacun et en traitant les sujets avec justesse sans apporter de réponse imposée et définitive.

Lecture intéressante apportant un regard optimiste sur un beau pays et une société algérienne qui n'a pas encore fini de se libérer totalement mais où les bonnes volontés ne manquent visiblement pas. Et traitement intéressant du sujet des pieds-noirs de nos jours et des origines familiales.

Nom série  La Peur Géante  posté le 19/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Peur Géante est un roman de Stefan Wul dont je n'avais jamais entendu parler. Et à lire son résumé, je pense que je ne m'y serais pas attardé.
A l'inverse, les couvertures de son adaptation BD et le fait que le dessinateur était un de ceux dont j'avais aimé le trait dans la série Alter Ego avait attisé mon intérêt.

Nous sommes placés dans un futur assez proche et un peu alternatif car il contient des éléments désuets comme cette Afrique Française où se déroule la majorité de l'action. Mais avec le graphisme de Mathieu Reynes et l'insertion de beaucoup d'éléments très modernes, membres cybernétiques et autres smartphones volants, on a l'impression d'un récit d'anticipation très contemporain.
Ce graphisme, il m'a plu par son trait dynamique, sa mise en scène et sa colorisation. Par contre, certaines cases qui donnent l'impression d'être zoomées, avec un trait épais et des détails plus grossiers, m'ont déplu. Je n'aime pas ce procédé qui donne l'impression que le dessinateur n'a pas voulu dessiner une grande case très détaillée et a préféré agrandir un dessin plus petit.

Quant à l'histoire, je n'ai pas été captivé. Le premier tome est intrigant et crée une assez bonne entrée en matière même si elle manque un peu densité et de surprise à mon goût. Mais avec le second tome, on se rend compte qu'on est entré dans un récit assez plat de guerre entre des militaires humains et une race aquatique évoluée. Trop d'action, peu de finesse et surtout très peu de surprise ou d'originalité à mon goût. C'est divertissant mais sans plus. Un peu déçu et donc je ne lirai le 3e tome que s'il me tombe entre les mains.

Nom série  Daho l'homme qui chante  posté le 18/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est un peu à contre-cœur que je mets une note si basse car c'est là un ouvrage joli, complet et empli de sincérité de la part des auteurs, mais le problème, c'est que je m'y suis ennuyé.

J'aime bien les chansons d'Etienne Daho sans être un véritable connaisseur de son oeuvre et de l'artiste. J'aime la majorité des oeuvres scénarisées par David Chauvel que j'ai lues. Et j'aime le dessin d'Alfred. Il s'en donne d'ailleurs à coeur joie dans cet album, avec quelques essais graphiques originaux et plaisants. C'est un joli album.

Mais le contenu m'a ennuyé. Car au final, j'ai eu l'impression de lire une suite d'interviews pour lesquels la mise en image et l'adaptation en BD n'apportaient pas grand chose si ce n'est une légère gêne de devoir sauter régulièrement du texte à l'image.
Le fond est pourtant instructif, pour une personne intéressée par les métiers de la musique et du show-business. Car en interrogeant une grande partie de ceux qui y ont participé, on y suit dans le détail le parcours d'un album de musique sur toute sa longueur, de l'écriture des premières chansons jusqu'à la tournée événementielle, en passant par l'enregistrement, la composition, le choix des singles, etc...
Mais c'est un domaine qui ne me passionne pas pour commencer. Et ensuite il n'est pas présenté de manière didactique mais plus comme un discours s'adressant déjà à des connaisseurs, ce que je ne suis pas. Du coup, ne comprenant pas tout et ne m'y intéressant pas plus que cela, je me suis mis très vite à m'ennuyer, à zapper des monologues, puis des cases et enfin des pages entières.

Objectivement, cet album est plutôt beau et je suis sûr qu'il plaira beaucoup aux connaisseurs et amateurs des métiers de la musique et d'Etienne Daho en particulier. Il pourra même peut-être servir de référence éducative pour ceux désirant expliquer à d'autres comment se passe la création d'un album musical. Mais ce n'était pas pour moi.

Nom série  Mutafukaz  posté le 30/09/2007 (dernière MAJ le 30/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il m'a fallu le temps pour me décider à acheter cette série. Elle m'avait intrigué dès la sortie de son premier tome, mais le trait un peu fouillis, l'ambiance graphique proche du tag' et que j'imaginais teintée de musique rap, ainsi que des réactions un peu trop vivaces de jeunes fans de la série sur le net m'avaient assez rebuté. J'imaginais un délire de jeune graphiste amateur soutenu par sa bande de potes sur un scénario immature.
Avec la sortie du tome 2 et la confirmation par des amateurs de BD que j'estimais davantage que c'était bien, je me suis lancé. Puis j'ai continué la série au fil de sa parution et j'ai désormais pu en lire l'intégrale d'une traite.

C'est un vrai petit ovni, non seulement sur le plan graphique mais aussi dans son contenu.
Imaginez un cocktail d'innombrables influences et références, avec un visuel inspiré tant des comics que des mangas et du franco-belge. Un récit rappelant des scénarios de films de SF ou d'horreur qui sont devenus des classiques tels que les Body Snatchers ou Invasion Los Angeles puis qui tourne ensuite au récit apocalyptique façon Akira. Et une constante recherche de la nouveauté dans le traitement.
Ambiance latino-mexicaine, gangs urbains façon L.A, men in black et aliens venus de l'inframonde, bastons avec de gros flingues, références aux films de kung-fu chinois et de katana japonais, il y a énormément de références amusantes incluses dans cette BD, comme autant d'hommages à une certaine culture geek, pop et street. Le scénario en lui-même serait facilement résumé et largement tourné vers l'action, mais ce n'est pas ça l'important, l'important c'est ce qu'il y a autour, le décor, les personnages secondaires, le traitement, l'humour, la vitalité du tout, etc.
Pour donner un exemple, j'avoue ne pas avoir trouvé le héros franchement attachant, voire il m'emmerde un peu. De même, je n'aime pas trop l'aspect action bourrine de ses péripéties. Mais le scénario qui se construit tout autour et les autres personnages m'ont plu, notamment le groupe des Lucha Ultimate, à tel point que je peux suivre avec plaisir les aventures de Vinz et Lino car je sais que je vais pouvoir profiter davantage encore de tout ce qui les entoure et se passe simultanément.

Quant au graphisme, comme dit plus haut, il fait la force et la personnalité du récit. Pris individuellement, il n'est pas toujours formidable et quelques personnages ont des aspects que je qualifierais presque d'amateurs. Mais il se révèle tout de même très vite très prenant, visuellement parlant, changeant de style régulièrement, ne s'appesantissant jamais dans une posture unique, osant pas mal d'innovations graphiques, des colorisations différentes, des styles, des changements d'ambiance visuelle. Un très bon exemple est le passage en style manga-noir-et-blanc lors de la confrontation entre yakuzas japonais et triade chinoise (j'ai bien aimé le texte sur le "sens de lecture original"). Ou encore le passage où le dessinateur, Run, passe la main à un pote pour les couleurs d'un passage du deuxième tome (excellentes couleurs soit dit en passant).
Franchement, un vrai délire visuel mais très maîtrisé malgré tout car cela sert bien la narration.

A noter que le tome 1 n'est pas mauvais mais c'est à partir du tome 2 que le récit devient prenant et plus maîtrisé tant sur le plan du graphisme que du scénario. Mais malgré l'originalité indéniable de cette création qui en a inspiré d'autres depuis, je n'ai jamais totalement accroché. Il n'y a pas d'envolée qui m'ait donné véritablement envie de lire la suite et je ne me suis jamais attaché aux personnages principaux, à part à la bande de catcheurs que je trouve vraiment sympas.
J'ai apprécié cette plongée très dynamique dans l'ambiance d'un Los Angeles fictif, de ses guerres de gangs et d'une invasion alien originale et pleine de références, mais il y a un trop plein de testostérone qui fait que ce n'est pas un récit qui m'a vraiment charmé et qui plaira à tout le monde.

Nom série  La Gloire de mon Père  posté le 30/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si je n'ai lu que le roman "le Château de ma mère" de Marcel Pagnol, j'ai été agréablement marqué par les deux films La Gloire de mon Père et le Château de ma mère sortis en 1990. J'adorais l'ambiance de vacances provençales et de douillets souvenirs d'enfance ensoleillée.
C'est cette beauté et cette douceur réaliste que j'ai retrouvées dans cette adaptation en BD, associées à l'humour indéniable de Pagnol.

L'adaptation est très réussie. Le récit est dense mais jamais lourd. Le rythme est bon et les dialogues passent de manière très naturelle. En outre, le dessin de Morgann Tanco est très bon et rend parfaitement justice aux chauds décors provençaux et à des personnages attachants et amusants.

Vraiment une bonne BD qui fait honneur au récit de Marcel Pagnol.

Nom série  Aloïs Nebel  posté le 20/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Après une grosse demi-heure de lecture très fastidieuse, j'ai commencé à feuilleter l'album pour voir si une histoire commençait à prendre forme et si la lecture devenait plus plaisante. Et finalement, j'ai abandonné l'album. Car il m'a fallu lire ensuite le quatrième de couverture pour comprendre de quoi ça parlait tant la narration est embrouillée et pénible à lire. On s'y perd complètement entre réalité, hallucinations, flash-back et autres digressions narratives.

Donc en gros, grâce au résumé de fin d'album qui recoupe vaguement ce que j'avais cru comprendre du récit, cela parle d'un ancien cheminot désormais en hôpital psychiatrique qui raconte à un mystérieux muet de nombreuses anecdotes relatives à sa famille, son passé, sa région et sa passion pour le rail.

Le contexte aurait pu m'intéresser car c'est une BD d'origine tchèque, qui visiblement a été à l'origine d'un film d'animation primé et qui présente un cadre peu usité dans le domaine de la BD, celui de mettre en scène des récits sur la Silésie durant la seconde guerre mondiale, durant l'époque soviétique et après.

Mais c'est lourd à lire, ennuyeux, confus et franchement je n'ai pas accroché à un seul instant.

Nom série  De Cape et de Crocs  posté le 23/09/2003 (dernière MAJ le 18/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
De Cape et de Crocs, une série que je suis tome après tome depuis son tout premier. Ce fut un plaisir à chaque nouvelle parution et ce fut pour moi un très grand plaisir de relire l'intégrale des 10 tomes, puis la suite mettant en scène le passé d'Eusèbe.

La force de cette série est quintuple, au minimum.

D'une part, elle offre un contexte original mêlant décor de cape et d'épées, aventures maritimes, voyages fantastiques aux multiples influences et personnages animaliers.

D'autre part, il y a d'excellents personnages, une vraie galerie dont quasiment tous sans exception sont intéressants et attachants. J'ai une vraie affection pour l'ombrageux et fier Don Lope, mais il ne serait rien sans le rusé et passionné Armand, le mignon et drôle Eusèbe, le plus adulte et humain Kader, l'impétueuse Doña Hermine, l'inénarrable Captain Boone et son équipage, le redoutable Mendoza et tous les autres personnages principaux ou secondaires, tous aussi finalement ciselés les uns que les autres.

Ensuite, la série bénéficie d'un excellent dessin, détaillé et très coloré grâce à une technique que j'imagine être de la gouache parfaitement maîtrisée. Masbou excelle particulièrement à mes yeux dans les paysages maritimes et sous-marins, mais ses décors et sa mise en scène sont toutes formidables. On peut d'ailleurs voir son évolution et son gain de maîtrise, entre des premières planches qui se cherchent encore un peu au niveau des personnages et des couleurs, et dès les deuxième et troisième tomes des planches déjà superbes qui ne feront qu'embellir tome après tome.

Il y a également une très belle part laissée à l'humour, un humour qui fait parfaitement mouche, à la lecture comme à la relecture. Car les gags sont bien amenés, fins, parfois burlesques mais hilarants. Elles sont rares les BDs qui me font rire à haute voix quand je les lis. Celle-ci fait partie de ce club très restreint et ma relecture me l'a de nouveau confirmé.

Et enfin il y a les dialogues et les références littéraires. Molière, Corneille, Cyrano, les influences et clins d’œil sont innombrables et raviront les amateurs de culture et de littérature française. Et puis il y a ces dialogues rimés, en Alexandrins et ces innombrables jeux sur les mots. C'en est parfois purement impressionnant d'écriture et d'imagination.

Les quatre premiers tomes de la série sont sans conteste mes préférés, mon plaisir et ma fascination allant croissant à les parcourir. J'ai un tout petit peu moins accroché à partir de Jean Sans Lune et des tomes suivants, trouvant que l'intrigue globale devenait un peu confuse dans le nouveau tour que prenait l'aventure de nos héros. Et les tomes 8 et 9 m'ont un petit peu embrouillé avec des dialogues que je trouvais parfois un peu trop lourds et des situations moins passionnantes. Puis ensuite, les aventures d'Eusèbe tout seul m'ont moins enthousiasmé car moins exotiques même si toujours fort bien menées et drôles.
Malgré cela, ma passion et mon admiration pour la série n'a pas faibli et la conclusion du dixième tome est une fin parfaite et belle pour une histoire qui est sans aucun doute le summum de la BD d'aventure comique.

Nom série  Okko  posté le 03/02/2005 (dernière MAJ le 18/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
La série Okko est terminée et je peux désormais la classer au rang de culte. Elle gagne d'autant plus ce droit qu'elle est l'oeuvre d'un unique auteur qui nous offre à la fois des scénarios originaux et très bien menés et un graphisme formidable.

Hub a su créer un Japon de fiction, médiéval-fantastique, où samouraïs et bonzes croisent nombre de kamis et autres monstres du folklore japonais.
Au cours de chapitres de deux tomes chacun, dont les décors et les intrigues s'inspirent successivement de chacun des quatre éléments naturels puis du passé des héros, on y suit les aventures d'Okko, ronin taciturne et chasseur de démons, et de ses acolytes, une sorte de grand guerrier démoniaque, un moine alcoolique et son jeune disciple. Confrontés à différentes situations originales et complexes, on voit les personnages évoluer et le mystère sur les origines du héros se dévoilent peu à peu. Malgré les trames emplies de fantastique, le ton est réaliste et volontiers sombre par moment. L'auteur n'épargne d'ailleurs pas son héros et n'en fait surtout pas un justicier lumineux et intouchable. Et pourtant il sait faire contraster cette noirceur avec de nombreuses touches de légèreté et d'humour.

Le dessin est excellent. Décors et personnages sont soignés, beaux et pleins de personnalité. Les scènes d'action sont superbement représentées. Et certains paysages sont tout simplement envoûtants.

Avec Okko, on va voyager de cités flottantes en monastères montagnards, de villages dans le vent en îles japonaises, dans un Japon fantasmé et beau. On découvrira des situations et décors dépaysants et parfaitement ciselés, en compagnie d'une petite bande de personnages fouillés et intéressants.
Et quand vient le dernier diptyque et ses révélations sur le passé d'Okko, la série prend une nouvelle profondeur qui ne pousse qu'à vouloir relire l'intégrale, juste pour le plaisir.

Nom série  Merlusse  posté le 18/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Merlusse, à la base, c'est un film de Marcel Pagnol datant de 1935. Il prend la forme d'un conte de Noël réaliste mettant en scène le surveillant redouté d'un lycée Marseillais qui se retrouve forcé de passer la nuit du réveillon de Noël 1913 avec une poignée d'élèves dans leur dortoir.
C'est l'adaptation de cette histoire qui nous est offerte ici en BD.

Le graphisme de A.Dan s'adapte à ce décor historique. Même si la majorité des scènes se déroulent entre les murs du lycée, quelques vues extérieures nous mettent dans l'ambiance du Marseille de l'époque. Son style m'a légèrement rebuté au départ car je trouvais son encrage trop hésitant, notamment sur les décors et certains personnages secondaires, leur donnant un aspect un peu brouillon, presque impressionniste. Mais je m'y suis très vite fait et au final il n'est pas mauvais du tout.

L'histoire est un peu lente mais le contexte historique pas si lointain mais pourtant assez dépaysant au niveau des moeurs est intéressant. Les personnages ne sont pas très charismatique à première vue, mais quand vient le moment clé du récit qui bouleverse la donne, tous deviennent nettement plus attachants. C'est une histoire assez simple, avec une fin un peu trop "tout est bien qui finit bien" mais c'est un conte de Noël donc ce n'est pas très surprenant au final.
Une lecture sympathique et, pour moi, la découverte d'une oeuvre de Pagnol que je ne connaissais pas du tout.

Nom série  L'Afrique de papa  posté le 17/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Carnet de voyage, ou plutôt de quelques jours passés à Saly au Sénégal, cet album mélangeant quelques photos et bande dessinée nous présente cette ville balnéaire créée pour attirer les touristes et retraités Européens. Il s'attache surtout à montrer le contraste entre les Européens lambda qui vivent là comme des pachas grâce à la richesse que leur apportent leurs revenus d'occidentaux relativement aisés et la pauvreté des Sénégalais qui les côtoient dans l'espoir de "s'en sortir".

Ayant vécu en Afrique, ce témoignage en BD a ravivé le malaise personnel que j'y ai ressenti et m'a de nouveau édifié sur le comportement de certains "blancs" que j'évitais soigneusement à l'époque. Pourtant Hippolyte ne porte aucun jugement de valeur clair dans son récit, il ne donne jamais son opinion, mais sa construction est claire et assez fine. On y voit d'un côté des Sénégalais pauvres mais fiers, certains pleins de rêve et s'attachant comme ils peuvent à quelques traditions, et d'un autre côté d'autres Sénégalais qui ont abandonné toute fierté pour se prostituer, physiquement ou moralement, auprès de vieux blancs et blanches qui en profitent grassement. On y voit aussi surtout des blancs franchement arrogants et vulgaires même si on peut malheureusement comprendre qu'ils essaient de profiter un peu de la vie.
Du fait de mon expérience personnelle, cette vision pleine de réalisme me désespère un peu. Je croyais les néo-colons disparus depuis les années 80 et 90 quand j'y vivais, mais je vois qu'un autre type de ces mêmes personnages existe encore bel et bien toujours. De voir des Africains forcés de chercher à "s'en sortir" plutôt que pouvoir donner de l'espoir et du dynamisme à leur propre pays est ce qui me chagrine le plus.

C'est un album que j'ai trouvé beau, intéressant et plein de justesse et de retenue dans l'absence d'opinion clairement affichée. Malheureusement, je l'ai également trouvé trop court. Je suis resté sur ma faim et j'aurais voulu en avoir plus.

Nom série  La Fantaisie des Dieux (Rwanda 1994)  posté le 14/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
BD reportage et témoignage sur le génocide rwandais, la lecture de cet album est assez édifiante. Ce n'est qu'une part des faits qui nous est présentée, une goutte dans un océan comme le disent les auteurs, mais c'est déjà assez effarant de découvrir des événements aussi aberrants qui donnent l'impression que le monde est devenu fou.

On y suit l'auteur, Patrick de Saint-Exupéry, journaliste au service étranger lors de son reportage au Rwanda en 1994 puis son retour sur place 20 ans plus tard quand il retrouve certaines personnes croisées à l'époque et d'autres témoins des faits.
Les faits en question, c'était le peuple majoritaire d'un pays, les Hutus, qui avait organisé, en réaction paranoïaque et haineuse à une tentative de prise de pouvoir d'une autre partie du peuple, les Tutsis, le massacre de ces derniers, civils, femmes et enfants compris.
Les auteurs nous placent plus précisément dans les collines du Bisesero. Là, un certain nombre de Tutsis s'étaient regroupés pour tenter de résister et survivre mais étaient encerclés et à la merci des Hutus. Et là où l'horreur rejoint l'absurdité, c'est quand les troupes françaises arrivèrent là en principe pour mettre fin à la guerre civile et qu'elles se retrouvèrent acclamées par les génocidaires qui semblaient voir en eux des alliés venus les aider à "finir le travail". Patrick de Saint-Exupéry est témoin de cela, de soldats français qui découvrirent avec dégoût l'horreur mais se retrouvèrent également dépourvus de moyens par des ordres venus "d'en haut" et les empêchant d'intervenir ou simplement même de se rendre sur les lieux où tout le monde savait que des crimes contre l'humanité étaient perpétrés.

Cette BD amènent de grandes questions mais pas de réponse.
La première question est de comprendre pourquoi a eu lieu ce génocide, qu'est-ce qui explique ces comportements et ces regards de pure folie de la part des Hutus mis en scène dans cet album. Comment expliquer par exemple de voir des professeurs et maîtres d'école décider de tuer leurs propres élèves et d'en ressentir une vraie fierté ? La réponse partielle à cette question, je l'ai trouvée sur Wikipedia et non pas dans cette BD qui n'inclut aucune explication d'ensemble, juste un récit de faits précis. Une telle horreur m'a rappelé celle du Massacre de la Saint-Barthélémy dont je venais de relire un récit dans l'album Charly 9. Mais savoir que ce n'est pas la première fois que cela arrive n'aide pas vraiment à comprendre comment une telle haine aveugle peut se mettre en place.
La seconde grande question qui est très largement soulevée dans cet album, c'est pourquoi le gouvernement ou l'état-major français a-t-il visiblement empêché ses troupes de protéger les Tutsis ? Pour quelle raison ? Quel intérêt ? Et pourquoi envoyer une opération militaire sur place si c'était pour ne pas agir ? Que faut-il en penser ? A ces questions, je n'ai trouvé aucune réponse, ni dans cet album ni ailleurs pour le moment. Cela reste toujours un grand flou incompréhensible pour moi.

Je ressors donc de la lecture de cet album avec un sentiment d'édification, d'horreur mais aussi de frustration, avec l'impression qu'on m'a donné des bribes, que cela sonne comme de graves accusations, mais qu'il n'y a pas de développement ni de tentative d'explication. Un témoignage présenté ainsi peut se présenter comme étant brut et donc irréfutable mais il laisse trop de portes ouvertes à mes yeux.

Nom série  Les Légendaires - Origines  posté le 14/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis loin d'avoir lu l'intégralité de la série Les Légendaires à laquelle je n'ai pas plus accroché que ça. Je n'ai donc pas toutes les références nécessaires pour forcément apprécier cette série spin-off racontant les origines de chacun de ses héros. Pourtant, cette série fut quand même pour moi une lecture assez plaisante.

Nous y sommes dans un cadre d'héroïc-fantasy façon manga assez classique. Des méchants, des gentils, et de jeunes héros qui vont devoir sortir des sentiers battus pour affirmer leur personnalité ou affronter l'adversité. Rien de bien novateur mais des intrigues relativement bien construites : une par tome et donc une par héros même si elles se recoupent un peu.
Le graphisme lui aussi est purement influencé par le manga et un peu l'animation aussi pour les couleurs très informatisées. Même s'il est très formaté, il est assez joli et maîtrisé quoique ce ne soit pas trop ma tasse de thé.
La seule originalité de cette série en fait est une insertion par-ci par-là de notes d'humour plutôt amusantes qui montrent que les auteurs ne se prennent heureusement pas trop au sérieux et qui rendent plus attachants les protagonistes.

Du coup, c'est une série qui ne se démarque pas trop par son scénario et son graphisme qui sont plutôt déjà vus, mais qui est agréable à lire et qui donne assez envie de lire la série principale pour voir ce que deviennent ces personnages qu'on nous présente ici.

Nom série  World War Hulk  posté le 11/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hulk revient, il est pas content et il va tout péter. Voilà pour le synopsis de cette histoire.
C'est bien léger et cela ne me contente pas.
Le premier chapitre consiste en l'explication de "pourquoi il est pas content" : parce qu'on l'a exilé sur une planète lointaine et qu'une fois qu'il a réussi à s'y faire une petite vie heureuse on a fait exploser une bombe qui a tué sa femme et un million de personnes. Alors il en veut précisément à 4 super-héros pour ça : Flèche Noire, Docteur Strange, Mr Fantastic et Iron Man.
Alors il arrive sur Terre et la grosse baston commence entre Hulk et sa poignée d'acolytes guerriers et la majorité des super-héros de la Terre. Et comme Hulk est quasi indestructible et d'une subtilité à toute épreuve, la bataille casse tout dans New York (le centre du Monde, comme chacun sait).
Et quand on croit que Hulk a gagné, qu'il est en train de faire endurer à ceux dont il veut se venger les tourments qu'il a lui-même enduré, c'est Sentry qui sort du bois pour une baston encore plus ravageuse qui se termine évidemment bien comme il faut et permet une petite révélation finale dont on se doutait depuis le début de l'histoire.

Bref, ça castagne et c'est assez ennuyeux.
A part l'introduction qui est dessinée par Sean Phillips et l'épilogue par Rafael Sandoval, l'histoire principale est dessinée par John Romita Jr. Et si d'ordinaire, j'apprécie plutôt son style, je l'ai trouvé ici très inélégant voire moche. Trop carré, des décors trop rectilignes et laids, des personnages qui se ressemblent un peu tous, des couleurs disgracieuses, ce n'est pas le graphisme qui m'aurait pousser à lui seul à lire cet album.

Ce n'est clairement pas un album que je conseillerais même aux amateurs des super-héros Marvel. Il a juste l'intérêt de fournir un divertissement si on n'a rien d'autre de mieux à lire.

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