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Nom série  Parallèle  posté le 30/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a des choses que j'aime bien et d'autres moins dans ce début de série.

Ce que j'aime, c'est son côté science-fiction d'action sans scrupule. Un vaisseau, une planète étrange et dangereux où son équipage est naufragé, un monde parallèle, des communications avec la Terre et la découverte d'une catastrophe à venir, une double ligne temporelle qui se met en place... Ce sont des ingrédients populaires que j'aime bien et qui tiennent assez bien la route ici.

Le dessin n'est pas mauvais non plus mais un peu inégal. J'aime sa colorisation et son ambiance générale qui n'est pas sans rappeler celle de Juan Gimenez (La Caste des Méta-barons et ses autres récits de space-opera). Si le trait est globalement bon, il y a quand même certains cadrages pas toujours très déchiffrables et certaines scènes d'action dont la narration est un peu hésitante. En particulier, je n'ai pas compris l'histoire de la sortie des véhicules d'évacuation à un moment donné, et j'ai dû relire les cases pour comprendre que je voyais le déploiement de plusieurs d'entre eux et non pas la sortie puis la rentrée puis à nouveau la sortie du même. De même, les différences entre les deux lignes temporelles dans les dernières pages du premier tome ne sont pas très claires.

Ce que j'aime moins par contre, c'est cette histoire trop cliché d'attaque de zombies et de gars bien armés qui se font tuer si facilement. L'intrigue reprend trop de stéréotypes des scènes de films de ce genre, avec des facilités qui m'ennuient plus qu'elles me divertissent ou font naître le moindre suspens.
En outre, le premier tome ressemble beaucoup à une grosse introduction et je ne sais pas trop si la suite va me plaire. Je la lirais quand même par curiosité, si elle parait bien un jour.

Nom série  Alix & Arsénou  posté le 30/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces albums au format à l'italienne sont de petits documentaires touristiques à destination de la jeunesse. Y dédiant un album à chaque fois, Frédéric Brrémaud nous y fait découvrir des lieux aussi variés que Rome ou Noirmoutier.

Pour cela, il s'est associé à trois dessinatrices et dessinateurs italiens qui se partagent chacun un ou deux albums. Leurs styles sont différents mais relativement proches, tous plus ou moins influencés par l'école d'animation italienne de chez Disney. Là où leur graphisme forme un tout uni, c'est dans leur agréable colorisation, chaude et lumineuse. C'est plutôt sympa à regarder et à lire.

Le ton de la lecture est léger, adapté à un lectorat jeunesse, 10 à 13 ans je dirais, ou éventuellement tous publics. Avec ces albums, on fait le tour des informations et lieux les plus célèbres de chacun des endroits visités, comme un petit résumé de guide du routard pour les jeunes. C'est plaisant même si rien n'est abordé en profondeur ou avec vraiment d'originalité.
A noter que l'album sur Rome est bilingue, une page en français et puis son double en italien. L'initiative est louable pour mettre dans l'ambiance des lieux, mais du coup le contenu est deux fois moindre en terme de quantité pour le lecteur.

Je conseille l'achat si vous avez prévu de voyager avec vos enfants ou s'ils partent avec leur école à Noirmoutier. Ça leur permettra d'avoir un bon aperçu d'ensemble des lieux qu'ils vont visiter.

Nom série  Dian Fossey  posté le 28/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est une biographie dans le sens le plus classique du terme. Il raconte par les faits la vie de Dian Fossey de sa jeunesse à sa mort. Seule légère spécificité, la narration est plus ou moins à la première personne, comme si c'était elle-même qui racontait sa vie aux lecteurs. Pour autant, cela reste purement factuel, comme un journal de bord qui éviterait de parler vraiment de sentiments.

Dian Fossey c'est donc une californienne qui a souffert dans sa jeunesse de la séparation de ses parents et de la frustration de ne pas pouvoir assouvir sa passion pour les animaux. Cette frustration va l'amener à vivre avec obstination ses envies de nature et de vie auprès de la faune et de participer à partir des années 60 à une expédition scientifique destinée à étudier les primates dans la forêt africaine. Elle y trouvera sa raison de vivre et ne quittera plus jamais ses gorilles à part pour quelques brefs retours en Amérique pour financer ses recherches et la protection de ses animaux. Toute sa vie, elle se battra pour la préservation des primates et de leur habitat naturel, quitte à s'attirer pas mal d'ennemis.

Sur la forme, je n'ai pas apprécié cet album. J'ai eu l'impression de lire une de ces vieilles BD réalistes parues dans Okapi dans les années 80, à l'époque où certains auteurs y débutaient leur carrière mais que beaucoup n'avaient pas encore vraiment la technique suffisante pour être édités. Le trait n'est pas maîtrisé, les décors sont croqués en de nombreuses courbes fouillis, les personnages sont globalement laids et les anatomies approximatives. Bref, même si le travail de la couleur est plutôt harmonieux, l'ensemble n'est pas agréable à l’œil.
Je n'ai pas apprécié non plus le côté purement factuel de la narration. Autant on peut un peu s'attacher au personnage dans les premières années du récit, notamment avec son émotion à son arrivée en Afrique, mais ensuite, quand elle est vraiment installée, le récit devient plus froid, presque ennuyeux et surtout très détaché du personnage.

Sur le fond, pourtant, c'est instructif. J'ai été surpris de voir une telle ténacité, proche de l'obstination pour cette femme qui donne ici clairement l'impression de préférer les animaux aux autres humains. Même si elle n'est pas rendue très sympathique par cette lecture, elle a vécu une vie originale et a réalisé un combat admirable pour la préservation des gorilles.

Nom série  Love story à l'iranienne  posté le 27/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je salue l'intérêt du reportage et des témoignages rapportés par le couple de scénaristes de cet album, des journalistes masquant leurs vrais noms derrière un pseudonyme car c'est de manière clandestine qu'ils sont rentrés en Iran et qu'ils y interrogent la population en se cachant des autorités.
C'est un travail journalistique et documentaire très louable. On y découvre ainsi la vie intime des iraniens et des iraniennes, comment ils endurent le régime et son totalitarisme religieux, le paradoxe de leur état d'esprit entre respect des traditions et de la famille, leur quête de liberté et une relation d'amour-haine avec leur pays et sa culture. Les témoignages sont orientés en priorité sur le sujet des relations amoureuses des jeunes couples iraniens et c'est un biais tout à fait valable pour donner un aperçu très instructif de la vie dans ce pays.

Le dessin de Deloupy est agréable et aéré.
La narration est légère, ne tombant pas dans le travers de dialogues longs et ennuyeux.
L'album se scinde en plusieurs chapitres qui sont autant de témoignages, entrecoupés de petits textes informatifs sur les faits politiques, sociaux et historiques du pays, et séparés chacun par quelques pages présentant des croquis, quelques mots à propos du voyage des auteurs ou encore des citations d'autres iraniens rencontrés sur place.
C'est un album très intéressant sur la vie privée et l'état d'esprit des jeunes iraniens dans les années 2010. Il ne lui manque qu'un peu plus d'émotion pour se différencier du simple recueil documentaire de témoignages.

Nom série  Courbet  posté le 26/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une chose appréciable avec cette BD, c'est que ce n'est pas une biographie du peintre Gustave Courbet, chose qui m'aurait plutôt ennuyé. Le peintre et son oeuvre la plus connue, l'Origine du Monde, ne sont ici que le prétexte à une enquête policière et à une découverte du Paris artistique de 1866.

J'aime la façon dont les auteurs donnent vie à la ville lumière de l'époque. On sent vraiment qu'il s'agissait d'un âge d'or pour la France et pour les parisiens, du moins sur le plan urbain et artistique. On peine à imaginer qu'à peine cinq ans plus tard, la ville sera ravagée par la guerre contre la Prusse puis la Commune.
Nous suivons donc deux enquêteurs à la poursuite de ce qui ressemble à un tueur en série motivé par la peinture indécente de Courbet. Avec eux, nous allons croiser un florilège d'artistes en tous genres de l'époque. Même si les voir en rencontrer autant à chaque coin de rue sonne faux et artificiel, on ne peut qu'être admiratif du nombre d'artistes célèbres dans ces lieux et ces années là qui ont marqué l'histoire.

Le dessin est appréciable. J'aime son réalisme, ses couleurs et son souci du détail vestimentaire et architectural, même si je lui sens un manque d'aisance technique dans le trait.
La narration graphique n'est pas toujours impeccable. Les toutes premières pages de l'album notamment, se déroulant lors d'une représentation d'opéra, sont un peu embrouillées et il m'a fallu m'y reprendre à deux fois pour comprendre certains enchaînements.
Le scénario pêche par le côté inventaire artificiel des grands noms de l'époque et par une enquête parsemée de quelques facilités et coïncidences heureuses. Le tueur est un peu médiocre en terme de personnage, dans sa motivation et dans la façon dont il se jette stupidement dans la gueule du loup.
Mais ce n'est pas très gênant car c'est surtout la visite du Paris de 1866 et de son milieu artistique qui m'a plu dans cet album.

Nom série  Fables Psychiatriques  posté le 20/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à ce que son titre pourrait laisser croire, cet album ne contient pas de fables. Il s'agit en réalité d'un documentaire passant en revue différentes maladies mentales et quelques réflexions sur la façon dont les choses se passent pour les malades et les infirmiers en hôpital psychiatrique.

L'auteur, qui a tenté pendant deux ans de passer d'aide-soignant à infirmier, et qui d'ailleurs souffre lui-même de troubles mentaux non handicapants, nous décrit en effet successivement la démence, la dépression, les comportements antisociaux, les troubles bipolaires et autres schizophrénie dans différents chapitres dédiés à chacune de ces maladies. Au passage, il nous raconte brièvement quelques anecdotes dont lui ou d'autres ont été témoins, et donne son avis basé sur sa propre expérience.

Le dessin est minimaliste, dans un style semi-naïf au trait assez angulaire. Je ne le trouve pas beau et il ne m'a pas donné véritablement envie de lire.

Le sujet est instructif mais je dois dire que je n'ai pas été passionné. Les maladies sont présentées simplement mais de manière un peu ennuyeuse à mon goût. J'ai certes appris des choses mais ce n'est pas un album que je conseillerais véritablement.

Nom série  Jacques Prévert n'est pas un poète (Prévert, inventeur)  posté le 15/09/2014 (dernière MAJ le 19/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Initialement nommée "Prévert, inventeur" quand le seul premier tome est paru, la série a été renommée "Jacques Prévert n'est pas un poète" quand l'éditeur a finalement fait le choix de publier l'intégrale en un unique album au lieu de deuxième et troisième tomes indépendants.

Les poésies apprises à l'école, les inventaires à la Prévert, sa participation au dessin animé le Roi et l'Oiseau... à part ces bribes que savais-je de Jacques Prévert ? Quasiment rien. C'est par le biais de cette biographie bien documentée en bande dessinée que j'ai pu découvrir le personnage, sa jeunesse débridée et les personnages qu'il a côtoyés des années 20 aux années 60.

Instructif, cette série l'est donc incontestablement. Jacques Prévert aura eu une vie plutôt hors norme, non pas qu'elle fut particulièrement aventureuse mais il n'a en tout cas pas suivi une vie classique faite de travail et de famille. Le personnage en lui-même est étonnant, vivant de bons mots, d'amitié, de coups de colère et de relations plutôt que d'un quelconque salaire.

Le dessin y est très personnel, rappelant un peu le style faussement naïf et la Ligne très claire, un petit peu raide, d'un Stanislas. A noter que les deuxième et troisième époques semblent avoir été dessinées quelques temps plus tard car le style y est un peu plus rond et un peu plus vivant.
La mise en page est éclatée, à la manière d'un tableau mélangeant différentes scènes, avec des titres colorés qui s'insèrent dans l'image. D'une certaine manière, cette présentation graphique fait écho à la vie débridée et poétique de l'auteur, même s'il faut avouer que la narration est parfois un peu embrouillée, relativement peu fluide. Et comme il se passe énormément de choses, le rythme des événements est un peu rapide et ils donnent l'impression d'être parfois brièvement survolés.


La série se scinde en trois époques.
La première, des années 20 au début des années 30, raconte la façon étonnante dont Prévert s'intègre dans la vie et le développement du milieu artistique parisien des années 20.
La deuxième couvre les années 30, période où Prévert se consacre au théâtre et connait ses premiers gros succès avec ses dialogues de cinéma et sa collaboration avec de grands acteurs et réalisateurs. On notera notamment à l'époque son fort engagement communiste qui se voit brusquement refroidi par son séjour en Russie.
La troisième période continue des années 40 à 60 avec la guerre et comment Prévert et sa bande d'amis artistes ont continué vaille que vaille à travailler pour le cinéma malgré l'occupation et comment, au sortir de la guerre, il est devenu véritablement célèbre aux yeux du grand public tant pour sa carrière au cinéma que pour ses poèmes, sans pour autant chercher la gloire.

Les auteurs sont visiblement très documentés et on sent leur affection pour le personnage qu'ils mettent ainsi en scène. Le contenu du récit en lui-même est dense et parfois légèrement complexe pour qui ne connait pas les nombreux personnages artistiques de l'époque.
C'est néanmoins une biographie intéressante et sincère qui plaira aux amateurs de Prévert et de sa poésie des mots.

Nom série  Space Kariboo  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ça m'énerve parce que j'aime vraiment bien le dessin de François Duprat, et notamment ses filles que je trouve très mignonnes, mais il lui manque fortement un scénariste pour cet album à mes yeux.
Car il y a de l'idée mais elle est mise en scène de manière naïve et presque agaçante de manichéisme et simplicité du discours politique.

Sous la forme de faux épisodes d'un comics de super-héros fictif, cet album raconte l'histoire d'un groupe de jeunes super-héros en herbe qui, quelques années après avoir évolué, repense à son passé et ce qui les a séparés. Ils se sont rencontrés à la faculté des super-héros. Il y a Space Kariboo le gentil héros de base qui se bat pour la justice et est tombé amoureux de son ancienne étudiante, Marianne qui vivra et combattra plus tard avec lui. Il y a Flower Power pour qui le pouvoir de l'amour est plus fort que tout. Et de l'autre côté de la balance des valeurs, il y a Captain Pétard qui pense plus à faire la fête et à l'argent que le métier de super-héros peut lui apporter. Et il y a Erika dont les pouvoirs sont basés sur le pétrole et qui est jalousement amoureuse de Space Kariboo. Rapidement, les idéaux des uns vont se confronter au matérialisme des autres et à la dureté du monde réel.

Le concept du scénario est bon.
Et le dessin aussi est très sympa.
Mais la mise en scène est mauvaise.
Les personnages apparaissent très vite comme étant tous caricaturaux et immatures. Leurs disputes et discussions sont du type "je veux la justice dans le monde", "je veux être le chef", "vivent les fleurs", "je t'aime trop fort", "je suis jalouse", "je m'ennuie". On dirait des gamins qui s'engueulent à l'arrière d'une voiture.
Et surtout le message politique derrière l'ensemble de leurs histoires est trop lourdement amené et trop basique. Ce sont les méchants capitalistes profiteurs et pollueurs "vive l'argent, le pétrole et le béton" contre les gentils socialistes "liberté et amour pour tout le monde" (mais pas des totalitaristes communistes hein, ça non, ça c'est pas bien non plus). C'est manichéen et sans aucune finesse, à la brève exception peut-être du discours d'un gars de banlieue en toute fin d'album. Il y a de quoi se demander si l'histoire est destinée aux lecteurs du Journal de Mickey ou à des adultes et adolescents.
Si c'était une parodie de combat politique avec un discours basique déguisé en combats de super-héros pris au second degré, ça irait bien pour une histoire courte de quelques pages. Mais un album de plus de 150 pages qui semble prendre cette histoire au sérieux, c'est nettement moins attirant.
En outre, cela se termine sur un petit cliffhanger qui donne l'impression qu'il manque une suite ou au moins quelques pages de conclusion. C'est un peu frustrant mais je n'irai pas réclamer un second tome pour autant.

Nom série  Sparte  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Ce triptyque commençait plutôt bien à mon goût.
La série fait revivre la cité de Sparte au IIe siècle avant J-C, c'est-à-dire non pas à la fameuse époque de Léonidas et des Thermopyles mais à une époque où la civilisation grecque est un peu plus avancée et où Sparte dans une situation compliquée vis-à-vis de la puissante Athènes. L'aspect historique des lieux et des mœurs est intéressant et bien documenté. Sur ce plan, c'est une réussite. Je m'étonne juste de voir autant de personnages porter les noms de héros des légendes d'Homère : les grecs réutilisaient-ils vraiment à ce point tous les noms célèbres ou est-ce juste un caprice des auteurs ?
Et donc le premier tome de cette série offre un récit linéaire mais clair et disposant d'un bon rythme, d'une intrigue simple mais solide et d'une dose d'action qui le rendait assez prenant. Il est en outre soutenu par un dessin de qualité, réaliste et soigné, qui rend la lecture plaisante. Je regrette seulement quelques personnages qui se ressemblent un peu trop et qu'il m'est arrivé de confondre brièvement.

Malheureusement, les deux tomes suivants ont refroidi mon opinion.
L'intrigue tourne soudain à une suite de manigances et son rythme devient nettement plus mou, empli de circonvolutions. Les personnages s'aiment, se haïssent, se trahissent et changent finalement d'avis en donnant l'impression de perdre leur consistance et les directions claires qu'ils montraient au départ. Le scénario devient confus ou du moins peu prenant à suivre car on ne s'attache plus aux protagonistes et on s'y perd dans leurs motivations.
A cela s'ajoutent quelques facilités, coïncidences faciles et des passages incohérents où on se demande si la notion d'espace-temps est annihilée ou pas. Outre la distance entre Sparte et Athènes et Sparte et la Macédoine qui semble ridiculement courtes, j'ai particulièrement eu du mal à saisir le passage où le héros est à un moment donné sur le champ de bataille, puis juste ensuite dans le dos de l'héroïne au bord de la rivière, puis aussitôt après dans le palais du roi alors que la bataille se poursuit comme si de rien était. C'est tout simplement mal raconté.

Je suis donc déçu par les deux derniers tomes de ce triptyque et par sa conclusion mais je trouve que la façon dont Sparte est ramenée à la vie dans l'ensemble de la série est réussie et intéressante et que le graphisme en général est de qualité. Donc même si je déconseille l'achat, je me dis que certains pourraient apprécier la série ou au moins son premier tome.

Nom série  Suis-je un ange ?  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Suis-je un ange est un yaoi, un manga traitant d'amours homosexuels entre beaux et jeunes hommes destiné aux lectrices adolescentes ou jeunes adultes.
L'album contient trois histoires. Chacune d'entre elles met en scène de jeunes héros qui se pensent initialement hétéro mais se révèlent rapidement troublés soit par ami d'enfance dans la première, un camarade de classe dans la seconde ou encore un collègue de travail dans la dernière. Et le trouble se transforme en implacable attirance puis en déclaration et passage à l'acte.
Seule particularité, l'histoire titre contient un peu de fantastique avec un ange ou fantôme qui va accélérer un peu les événements et dont on devinera la nature en fin d'histoire. Et dans le dernier récit, il y aura aussi une histoire de rivalité avec un autre homme.

Ce manga respecte à la lettre les codes du shojo, avec des personnages androgynes aux visages lisses et parfaits de jeunes éphèbes, des décors vides ou emplis de trames et autres artifices et beaucoup de pensées des protagonistes qui se mélangent et s'embrouillent. Soyons clair, je n'aime pas ce genre.
Quant aux histoires, elles sont creuses et sans intérêt. Les scénarios sont à peu près vides et uniquement prétexte à voir finalement de mignons garçons s'embrasser passionnément et plus car il y aura invariablement affinités. Non seulement je ne suis absolument pas le public pour cela mais en outre ça parait vraiment étrange de voir des hommes qui se pensaient hétéros jusque là passer soudainement à l'acte en allant immédiatement très... au fond des choses, physiquement parlant, et même avec du matériel à l'appui comme c'est le cas dans la première histoire. Ça sonne faux.
Bref, c'est un manga parfaitement dispensable sauf si le yaoi vous excite vraiment.

Nom série  L'Extravagante croisière de Lady Rozenbilt  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Extravagante croisière de Lady Rozenbilt est un prequel de la série Cité 14 se focalisant sur le personnage du Commandant Bigoodee, homme au visage de chat en uniforme de capitaine de marine, doté de dons de télépathie et d'une manière bien spéciale de s'exprimer.

Comme pour la série de base, on peut saluer ici l'originalité du monde imaginé, de ses personnages et de ses situations. C'est un univers qui sort des sentiers battus, à la fois proches des mondes animaliers pour la jeunesse mais en même temps bien plus adulte dans le ton et fourmillant d'idées et de spécificités. C'est un univers sympathique à découvrir d'autant plus que le scénario ne se laisse pas deviner à l'avance et s'autorise des péripéties et résolutions inattendues.
Le graphisme est tout aussi appréciable. Il a une bonne personnalité, est soigné et fonctionne bien.

C'est donc une bonne BD d'aventure et de fantastique dans un décor imaginaire original et intelligent. Je suis cependant un peu déçu par l'intrigue en elle-même car je n'ai pas trouvé qu'elle prenait vraiment son envol et sa fin est un petit peu insipide à mon goût. Il est probable que si j'avais été un plus grand amateur de la série Cité 14, j'aurais davantage apprécié ce prequel.

Nom série  Tatanic  posté le 17/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D'emblée, la lecture est rendue très pénible par des personnages antipathiques, une bande de minables, arnaqueurs de banlieue et irresponsables, et par leur utilisation abusive d'un verlan dont on ne sait pas de quelle époque il provient. L'un sort de prison, l'autre sort avec une bourge en lui cachant ses magouilles, les autres sont des parasites de la société qui ne pensent qu'à dealer et fumer du shit, à sortir en boite ou à voir les putes, à l'exception d'une geignarde aussi fauchée que les autres mais dont on ne sait pas trop ce qu'elle fait à traîner avec eux. Une belle bande de crevards qu'on éviterait soigneusement de côtoyer. Sauf qu'à lire cette BD, on dirait que le monde entier n'est composé que de types et de meufs comme ça...
Quand on finit par réussir à passer outre pour voir où le récit nous mène, on les voit finalement fuir les emmerdes de Paris pour un plan de croisière transatlantique au départ de Marseille qui ne peut évidemment que rater tant ils sont tous aussi nuls les uns que les autres.

Sur le plan graphique, ce n'est pas désagréable. Et la narration étant fluide, la lecture passe assez bien malgré les dialogues agaçants. On se demande assez où les auteurs vont en venir avec leurs différents héros.
Mais s'il y a de l'humour, il n'est pas drôle. Si c'est une vision ou une critique de la société, elle est complètement creuse. Et tout ça pour arriver à une fin en queue de poisson qui laisse à penser que les auteurs n'avaient plus trop d'idées alors ils arrêtent là comme dans un mauvais film.
Médiocre, comme les protagonistes de cette histoire.

Nom série  Vorax  posté le 17/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Délire halluciné, psychanalytique, défoulatoire, artistique dérangé ou je ne sais quoi, mais en tout cas délire hermétique de deux auteurs qui ne se parlent qu'à eux-mêmes.
Le début de l'album était pénible mais je me suis accroché. J'ai passé outre ce texte narratif pompeux et bavard d'un dieu qui parle de sa chétive et laide création. J'ai suivi les premiers pas animaux et instinctifs de ce bébé vorax qui grandit dans la jungle sous l’œil critique puis attentionné de son divin créateur. J'ai subi le côté antipathique et égocentrique de ces deux êtres, la voix désincarnée imbue d'elle-même et l'homme-singe idiot obéissant à ses pulsions. J'ai cherché à voir si ce récit fiévreux menait à quelque chose. Et ce fut plus ou moins le cas, tout le récit évoluant vers une apothéose stellaire où les dieux se dévorent et fusionnent entre eux.
Un récit trop délirant, trop hermétique, trop désagréable et beaucoup trop personnel pour intéresser un lecteur autre que leurs auteurs.

Nom série  My Hero Academia  posté le 22/07/2016 (dernière MAJ le 17/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce shonen demande encore à faire pour de bon ses preuves avec un scénario et une intrigue à long terme qui doit encore gagner en envergure et en originalité, mais il part sur de bonnes bases.
C'est un très bon cocktail entre manga et comics de super-héros. L'un comme l'autre de ces deux médias a été très bien digéré et l'auteur (et ses assistants) nous ont concocté un très bon résultat.

Nous sommes placés dans un monde où l'humanité a évolué et où la grande majorité de la population a acquis des super-pouvoirs divers, un différent par personne. Du coup, la fiction a rejoint la réalité et les villes sont emplies de super-héros combattant des super-vilains. Le thème a déjà été abordé dans de nombreux comics, notamment l'excellent Top 10, mais aussi dans des BDs franco-belges (après tout, n'est-ce pas la même idée transposée en heroïc-fantasy que nous offre Lanfeust De Troy ?). Et le thème a récemment gagné en popularité au Japon notamment avec la série One-Punch Man. Puis ensuite l'idée d'une académie de super-héros n'est pas une nouveauté non plus. Je pense notamment à la très bonne série Freaks' Squeele mais on peut aussi aller piocher dans une grande partie du thème des Ecoles très spéciales.
Tout ça pour dire que si l'idée est très sympathique, elle n'en est pas pour autant vraiment novatrice. D'autant que cette série commence comme un parfait nekketsu bien classique, avec un jeune adolescent tout nul mais très motivé qui va tout faire pour grimper en haut de l'échelle sociale des super-héros et s'entourer d'amis avec qui il va combattre l'adversité.

Du déjà vu, oui ? Mais du bon déjà-vu.
D'abord parce que sur la forme, c'est impeccable. Le dessin est très bon et très maîtrisé. La narration est excellente, avec des explications concises mais très claires juste quand il faut, des scènes d'action parfaitement compréhensibles et ds dialogues souvent caricaturaux mais bien menés.
Ensuite parce que les personnages sont bons. Ils sont forcément assez artificiels, chacun doté de pouvoirs bien spécifiques et d'une personnalité bien marquée, mais ils sont originaux et intéressants. On a très vite envie de les voir interagir.
Enfin parce que même si le scénario rappelle jusqu'à présent celui de beaucoup d'autres nekketsu, avec leurs classiques épreuves d'intégration dans un cercle fermé de héros, ses amitiés, ses petites rivalités puis ses tournois amicaux qui sont la trame classique des Naruto et autres Hunter X Hunter, c'est une trame qui fonctionne toujours bien et rend la lecture prenante.

Cependant, malgré ces louanges, je réserve un peu mon avis pour quelques raisons.
D'abord le côté incapable-mais-très-motivé du héros est assez frustrant et un peu gnangnan. C'est agaçant et aussi très convenu de le voir jeter toute sa peine et son bon cœur pour finalement réussir à passer les épreuves affrontées mais sans jamais joliment briller. Surtout quand on voit le pouvoir qu'on lui a transmis et le peu qu'il arrive à en faire au début. Le jeune héros gagnera probablement en charisme au fil des tomes, mais cette lente évolution s'étale sur de un peu trop de tomes.
Ensuite les scènes d'action ne sont pas toujours très claires. Dans les combats avec beaucoup de personnages comme par exemple dans le tome 4, on est souvent perdu et on ne voit pas bien qui fait quoi. D'autant que certains personnages se ressemblent trop.
Enfin et surtout, épreuves d'intégration et tournois qui s'étalent jusqu'à la fin du tome 5 ne suffisent pas à forger le scénario de toute une série. Il manque encore un vrai fil rouge narratif qui pousse à aller plus loin et à ne pas lâcher la lecture. Celui-ci met un peu de temps à apparaître et ne m'a pas trop convaincu pour le moment. En outre, une fois ces compétitions terminées, quand nos jeunes héros se retrouvent confrontés à de vrais méchants, la narration se prend un peu trop sérieux et ça devient moins amusant, plus banal.
A voir, mais je lirai quand même la suite avec intérêt.

Nom série  Rose  posté le 17/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rose est une série mélangeant de manière sympathique plusieurs thèmes fantastiques. Il y a celui des fantômes, celui des sorcières et de leurs malédictions, et il y a cet étonnement don de dédoublement de l'héroïne, capacité lui permettant de sortir de son corps pour évoluer dans un corps astral. A cela s'ajoute une enquête policière pour découvrir la vérité sur la mort du père de l'héroïne et d'autres morts qui correspondent bizarrement aux détails d'un tableau affiché dans la galerie où elle travaille.
Beaucoup de mystère pour cette série plutôt prenante mais qui demande encore à prendre son envol après le premier tome introductif.

Le dessin de Valérie Vernay est agréable et aéré. Son trait est doux, comme ses couleurs. Elle joue sur les couleurs justement pour différencier la vision réelle de la vision astrale de l'héroïne. Ceci dit, quand on n'est pas au courant des capacités de Rose, les premières pages sont un peu difficiles à comprendre et j'ai dû revenir en arrière pour bien les saisir, croyant initialement que l'héroïne était au sein de sa propre famille ou se remémorait d'anciens moments heureux.

La mise en scène et le comportement de l’héroïne ont un petit côté contemplatif qui rend l'ambiance du récit posée et prudente. On a parfois un peu l'envie de botter le train de Rose pour la faire réagir car elle a une forte tendance à repousser à plus tard les actes et questions clés. Cependant le scénario tient bien la route et ne présente pas de fausse note. La curiosité du lecteur est attisée et j'ai bien envie de lire la suite dont les tomes sont prévus pour Septembre 2017 et courant 2018.

Nom série  Petrograd  posté le 17/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petrograd est un comics américain mais c'est un récit purement historique se rapprochant de la BD franco-belge sur le fond. Il s'agit de raconter les circonstances de l'assassinat de Raspoutine à Saint-Petersbourg (appelée à l'époque Petrograd justement) en plein milieu de la première guerre mondiale. Pour raconter cela, l'auteur fait le choix d'ajouter du romanesque en mettant en scène un petit espion britannique qui va se retrouver impliqué plus ou moins contre son gré dans le complot. Cet espion a probablement vraiment existé sous un autre nom mais il n'est pas évident que les choses se soient passé de cette manière le concernant et en tout cas la suite de sa destinée russe n'a pas été la même.

Sur le plan politique et historique, ce récit est intéressant et plutôt bien documenté. La situation de la Russie à l'époque en interne et sur l'échiquier mondial est original et complexe. La découvrir un peu de l'intérieur comme c'est le cas ici est instructif.
Le dessin est bon, soigné et assez élégant. Il est plutôt moderne et permet une lecture fluide.
Je ne suis pas amateur de récit d'espionnage et comme souvent dans ce genre d'histoire, j'ai trouvé les dialogues du début de l'histoire un peu hermétiques, emplis de sous-entendus et d'allusions qui ne me parlaient pas. Cependant, le récit devient linéaire et plus clair assez rapidement et je suis plutôt bien rentré dans l'action.
C'est un bon comics historique qui ajoute à l'Histoire avec un grand H une part un peu plus humaine et romanesque.

Nom série  Terminus Crusoé  posté le 16/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'idée est originale à la base. C'est celle d'un jeune homme, artiste littéraire dans l'âme, qui quitte sa vie quotidienne pour partir à l'aventure dans les souterrains de Paris, ayant décidé qu'il chercherait un îlot d'aventure au premier endroit où il trouverait une sortie vers la surface. Et après avoir risqué dans sa vie dans une suite d'éboulements, c'est finalement à Bagneux qu'il ressort à l'air libre, s'y installant comme un Robinson moderne dans les ruelles, hangars et maisons vides de ces quartiers abandonnés.

Le dessin de Wininger est réaliste et plutôt bon. Ses décors urbains ont une petite touche de ceux de Tardi. Ses personnages seraient davantage dans la veine d'un Cosey. C'est un style assez marqué années 80 mais pas désagréable du tout.

L'histoire fonctionne sur son ambiance assez poétique d'un aventurier artiste. C'est vrai que l'atmosphère de ces lieux fabriqués et pourtant abandonnés des hommes ressort plutôt bien.
Mais pour autant je n'ai pas été convaincu car c'est assez ennuyeux et trop artificiellement lyrique.
La narration au départ est pénible, avec ce héros qui met en scène sa vie en prose lyrique dans des textes trop bavards. On met un certain temps à comprendre ses motivations qui se révèlent très égocentriques au final. On ne sait pas toujours bien faire la part entre la réalité et son imaginaire. Et cette réalité est largement enjolivée par des nombreux lieux et maisons vides généreusement offerts au héros qui ne semble non plus jamais souffrir de la faim, de la soif et du froid. Et puis il ne se passe rien d'autre que ce que la libre imagination du personnage veut bien nous laisser croire. Et comme celui-ci m'est apparu peu attachant voire même agaçant, je n'avais pas envie de me laisser porter par son discours.
Le rêve d'un aventurier artiste moderne mais un rêve trop personnel et factice que je n'ai pas su partager.

Nom série  Le Coeur-enclume  posté le 16/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cet album, l'auteur raconte la naissance de sa fille, la découverte à ce moment là qu'elle était trisomique et la difficile acceptation de ce fait et de ce bébé par les deux parents.
C'est un sujet lourd mais il est raconté de manière aérée et claire permettant de bien transmettre la complexité des choses et l'émotion.

Le dessin est très minimaliste. A priori réalisé au crayon de papier, il est dans un style un peu enfantin qui pourrait attirer des commentaires du type "ma petite nièce dessine aussi bien". C'est sûr que ce n'est pas trop ma tasse de thé sur le plan esthétique, mais sur le plan formel de la narration et de l'expressivité du trait, c'est efficace et fonctionnel.

Les 150 pages de cet album se lisent assez vite car la mise en page est très aérée, avec de une à trois "cases" par page et des dialogues très concis. C'est plutôt bien. Je préfère ça à des albums bavards où l'auteur s'épanche et ennuie le lecteur. Ici la lecture est fluide, simple. Et mine de rien, les sentiments sont bien retranscrits. Au final, c'est assez touchant et plein de sincérité.

Sous une allure minimaliste et peu engageante, cet album transmet bien l'émotion et la complexité du sujet qu'il traite. Assez réussi donc mais je trouve son dessin trop simple et qu'il coûte trop cher pour en conseiller l'achat.

Nom série  Oceania Boulevard  posté le 14/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si l'on peut applaudir quelque chose dans cette BD, c'est son originalité.
Dans la forme d'abord car chaque planche ne comporte que deux cases dont les textes narratifs et bulles de dialogues sont placés en dehors des dessins rappelant un peu les vieilles bandes dessinées du début du 20e siècle même si la narration est ici aussi fluide que dans une BD moderne.
Le graphisme de Marco Galli, qui a une longue carrière dans l'encrage de comics mais dont c'est le premier album entièrement dessiné par lui-même, est également assez spécial. Il a un trait clair et bien appuyé pour une ambiance entre la Ligne Claire et le dessin vectoriel. Il fait le choix de donner des faciés laids à ses personnages, donnant une ambiance visuelle sordide aux habitants de la cité qu'il met en scène dans son récit.
Cette ambiance étonnante se ressent aussi dans le récit. Le fantastique parfois loufoque se mêle à la réalité souvent glauque dans ce récit que les amateurs de David Lynch apprécieront probablement.

Une BD qui sort des sentiers battus donc, mais un récit qui ne m'a pas plu pour autant.
Cela commence comme un polar avec un inspecteur de police qui doit enquêter sur le possible suicide d'un dénicheur de talent dans une grosse boite vendant de l'Art. Entre la pression des politiques qui insistent pour obtenir très vite un coupable et le comportement dissimulateur et menaçant de la société investiguée, le policier se sent rapidement dans le rôle de l'homme de paille pris dans quelque chose qui le dépasse.
Puis la succession d'éléments bizarres laisse la place à une véritable part de fantastique où l'hallucination prend une place peu claire. Et l'intensité du récit grimpe, ou empire devrais-je dire car je n'ai guère apprécié comment cela se déroule et comment cela se termine.
Les personnages sont assez antipathiques, sans parler évidemment de ceux sciemment créés par l'auteur pour l'être comme ces jeunes artistes puants ou le guide autoritaire de l'inspecteur dans l'entreprise. L'atmosphère est glauque et poisseuse comme je ne les aime pas. Et la fin tourne au délire violent sans trop d'explication autre que la symbolique existentialiste et l'illogisme artistique.

Passé la surprise de l'originalité du début du récit, je me suis finalement ennuyé dans cette BD dont le ton n'est pas à mon goût.

Nom série  Vive la marée !  posté le 13/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chronique de la vie sociale de vacanciers français dans une station balnéaire populaire qui pourrait être n'importe laquelle du moment qu'il y ait de la marée. De leur arrivée en voiture ou en train le matin jusqu'à leur retour chez eux le soir, les auteurs nous font suivre une longue succession de familles et de personnages, divers et variés, de toutes classes sociales. Avec eux, on assiste à une suite de petits moments, anodins ou amusants, dans une ambiance d'humour pince-sans-rire rappelant un peu une version moderne des Vacances de monsieur Hulot.

David Prudhomme est au dessin et il offre des planches agréables aux compositions bien construites. Si je ne suis pas totalement tombé sous le charme de ce graphisme, j'aime beaucoup par contre l'artifice réussi pour présenter les effets de lumière en vues sous-marines. Et à ce propos, je trouve la couverture très sympathique.

Le fait de sauter d'un personnage ou groupes de personnages à un autre, parfois plusieurs fois en une même page, est original et plutôt plaisant au départ. Cela permet de mettre en scène une grande variété de situations et de psychologies. Cependant, sur la longueur, cela finit par lasser un peu. Il manque un fil narratif pour que l'intérêt du lecteur ne finisse pas par s'essouffler.

Au final, même si j'ai trouvé la lecture plutôt agréable et que certains moments m'ont bien fait sourire, comme notamment la cane et ses canetons gonflables, mon attention n'a pas été toujours aussi éveillée que j'aurais pu l'espérer et il ressort de cet album un petit côté vain et légèrement décevant.

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