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Nom série  Les Ombres  posté le 23/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Ombres, c'est une fable métaphorique sur les éxilés, quels qu'ils soient, même si la forme de l'intrigue laisse deviner qu'il s'agit en priorité d'évoquer le parcours des sans-papiers africains demandeurs d'asile en Europe.
Perte de leur foyer et de leur famille, danger immédiat et permanent, fuite de leur pays, traversée du désert, paiement de passeurs souvent peu scrupuleux, traversée de la mer, maladies, espoir puis déception face au mur bureaucratique à l'arrivée... Tout cela, c'est la traduction terre-à-terre de ce récit, mais ce n'est pas l'essentiel car ce sont surtout les émotions qui font la force de cette bande dessinée.
L'émotion créée par son graphisme original et évocateur.
L'émotion par sa forme de fable universelle et onirique.
L'émotion enfin par la perte progressive de personnages assez attachants et par les tourments du dernier survivant.
Je n'ai pas totalement accroché du fait du manichéisme que j'ai ressenti dans le message d'ensemble, les pauvres exilés contre tous les méchants du monde dont les occidentaux égoïstes, mais ce léger ressentiment ne m'a pas empêché de trouver agréable et belle cette lecture pleine de sincérité et d'émotion.

Nom série  Sept Milliards de Chasseurs-Cueilleurs  posté le 15/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Sept Milliards de Chasseurs-Cueilleurs, c'est le récit absurde, humoristique, poétique et philosophique de deux personnages qui se croisent et se recroisent dans le cadre d'une sorte de pièce de théâtre onirique dans un décor de Far-West.

Je n'ai pas réussi à en lire davantage que le quart. J'ai lâché l'affaire car je n'ai absolument pas accroché. J'ai eu l'impression de lire le script d'une pièce de théâtre d'art et d'essai, un récit loufoque et incongru empli de poésie, de rêve et de métaphores de l'humain et de la société... un récit à message... mais surtout un récit sans queue ni tête, bavard et parfaitement ennuyeux en ce qui me concerne.
Je ne suis pas du tout rentré dans le concept artistique, je n'ai pas souri un instant, je n'ai pas été intéressé un instant. Dommage car la couverture m'avait plu avec ses intéressantes couleurs.
Alors, arrivé à la fin du premier quart de l'album, j'ai abandonné, ai rapidement visionné la suite pour constater que le scénario restait sur le même ton, puis regardé la fin pour voir si une révélation quelconque allait redonner de l'intérêt à l'ensemble, mais non.
Absolument pas ma came.

Nom série  Tapage nocturne  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quel drôle d'album...
Assez inclassable, il oscille entre l'enquête policière, le récit social, l'hommage à la danse folk et le burlesque.
Et au final, il n'aboutit nulle part à mes yeux.

Le dessin est dans un noir et blanc très simple, pas très enthousiasmant.
Le récit ne décolle jamais. L'humour semble vouloir être présent mais ne fait pas mouche. On ne sait jamais trop sur quel pied danser avec l'histoire. Les personnages sont nombreux mais peu attachants et peu marquants. Le rythme est pesant et s'égare en plein d'inutiles sous-intrigues. On ne sait pas trop s'il s'agit de se moquer gentiment de la gendarmerie, de monter un petit théâtre social pas convaincant, de faire preuve de quelques éclats de folie sans envergure quand les personnages se mettent à danser à n'importe quel moment... ou alors simplement de parler de cette musique folk (ou folklorique) sans que le message passe pour autant pour moi.
Et même le petit épilogue expliquant comment danser la Bourrée des Grandes Poteries parait plus incongru dans cette bande dessinée qu'autre chose.

Drôle d'objet, drôle d'album, mais je ne dépasserai pas le stade de la simple perplexité en ce qui le concerne.

Nom série  La Ligne droite  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Ligne droite a des allures de graphic novel américain de type Ghost World ou Jimmy Corrigan avec son format à l'italienne, son graphisme très épuré et sa thématique portant sur une adolescence désabusée. C'est pourtant bien une bande dessinée française et son récit se déroule même plus particulièrement du côté du Conquet, à l'extrême Ouest de la Bretagne.

Elle met en scène un lycéen désenchanté, souffrant de sa morne vie entre une mère croyante et autoritaire et son lycée privé catholique et hypocrite. Il cache son mal-être sous les aspects d'un petit intello ringard, ce qui résulte en son rejet par les éléments les plus "cools" de son lycée. Jusqu'au jour où il rencontre Jérémie, justement l'un de ces gars cools...
Les thématiques abordées sont celles de l'amour homosexuel chez les adolescents et de la discrimination dans les sociétés rétrogrades.

Le récit est plutôt agréable à la lecture, même si la romance entre les deux protagonistes naît un peu rapidement à mes yeux, ce qui est d'autant plus étonnant quand on constate que c'est celui qui est à priori le moins enclin à la chose qui en est le moteur. Par la suite, l'histoire est assez réaliste même si l'obscurantisme associé à la culture religieuse des profs et de la mère me semble un tout petit peu exagéré, quoique je n'ai aucun moyen d'en juger puisque je ne fréquente pas ce milieu.

Ce fut une bonne lecture, bien menée et touchante, si ce n'est la fin qui m'a un peu déçu. Je l'ai trouvée trop abrupte, un peu trop orientée "tragédie romantique pour adolescents". J'espérais autre chose, quelque chose de plus original et marquant.

Nom série  Ralph Azham  posté le 27/03/2011 (dernière MAJ le 09/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le sixième tome de Ralph Azham vient de paraitre, concluant le second cycle de la série. J'en ai profité pour relire la série complète d'une traite et d'en constater avec satisfaction qu'elle répond à toutes mes attentes, la première f'entre elles étant initialement de me fournir la bouffée d'air et d'heroic-fantasy light "à la Trondheim" depuis la mise en stand-by de la saga Donjon.

Tout d'abord, cette bande dessinée séduit par son graphisme. Le style de Trondheim y est comme à son habitude, rond, faussement enfantin et en tout cas très plaisant à mes yeux. Je m'amuse à y retrouver beaucoup de tics graphiques de l'auteur tels que ses lunes, arbres, rochers et personnages animaliers. Il s'y ajoute en plus les excellentes couleurs de Brigitte Findakly qui rehaussent superbement les pages et les couvertures de l'album.
Du beau boulot !

Quant au récit, après un premier tome de mise en place, il s'entame pour de bon à partir du second album.
Le personnage de Ralph Azam est original même si son côté anti-héros peut paraître frustrant, limite agaçant. Ses aventures et misères dans son village natal manquent un peu d'envergure, on a envie d'en savoir davantage sur tout le monde qui l'entoure. Et de l'envergure, le récit en prend très vite dès le début du second tome, avec un récit dense et prenant.
Trondheim y crée et entretient un vrai mystère autour de ces jeunes qui "bleuissent" en gagnant des pouvoirs aléatoires, de cette étrange quête de l'Elu et surtout sur les raisons pour lesquelles certains semblent s'y opposer dangereusement.
Au fil des tomes, le scénario gagne en ampleur. Les intrigues de chacun d'entre eux sont denses, le rythme ne ralentit pas et la donne change souvent radicalement d'un épisode au suivant, tout en conservant un fil rouge prenant et qu'on constate d'autant mieux construit quand on lit la série d'emblée. Il se passe beaucoup de choses et la trame d'ensemble se tisse agréablement et sûrement. Lewis Trondheim maîtrise son scénario et, à part une toute petite incohérence sur un bracelet magique qui parfois permet de soulever un troll géant ou tirer un bateau et d'autres fois est bloqué par les bras de simples soldats, tout se tient du début à la fin de la série.
Et pour finir, les amateurs de cet auteur y retrouveront son ton légèrement caustique, son humour qui pointe le bout de son nez en permanence et sa hantise des intrigues attendues et stéréotypées.

Il ne manque presque plus rien pour que je puisse la considérer parmi mes séries culte, j'attends juste une conclusion qui viendrait la clore en beauté, m'apportant je l'espère la même dose de nostalgie que j'ai pu avoir sur le final d’œuvres telles que La Quête de l'Oiseau du Temps. Peut-être le troisième cycle viendra-t-il me l'apporter ?

Nom série  Freezing - Zero  posté le 08/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Freezing - Zero est un prequel de la série Freezing. Elle se situe une dizaine d'années avant la série mère et a pour objectif de montrer les débuts de la grande sœur du héros de cette dernière, une des meilleures pandoras, ces guerrières magiciennes qui combattent des monstres issus d'une autre dimension.
Il n'est à priori pas nécessaire d'avoir lu Freezing pour pouvoir lire ce prequel même si l'avoir fait permet de mieux en appréhender le contenu.

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à apprécier le début de ce manga. Outre son cadre très stéréotypé (des guerrières en tenue sexy qui combattent des monstres venus d'ailleurs avec des pouvoirs magiques : vu, vu et revu dans le domaine du manga), sa narration n'est pas claire, ses rebondissements téléphonés et les fans services, seins rebondis et culottes à l'air, étaient beaucoup trop présents, presque à toutes les pages. Le graphisme, pour sa part, est joli à regarder mais les filles s'y ressemblent un peu toutes, ce qui n'aide pas à s'y retrouver.

Au fur et à mesure de la lecture, l'intérêt remonte un peu puisqu'on est curieux de voir le moment où la jeune Kazuha cessera de cacher son jeu pour montrer à quel point elle est puissante et ainsi pouvoir rabattre leur caquet aux autres apprentis pandoras qui s'y croient un peu trop.
Mais ça ne va pas très loin et tout cela est très convenu, sans surprise.

A réserver aux amateurs de la série originelle, Freezing.

Nom série  Before Watchmen - Minutemen  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec ce prequel sur les Minutemen, Darwyn Cooke rend un bel hommage à la série Watchmen dont on sent qu'il est un grand fan. Cette histoire s'intègre très bien dans la continuité de l'oeuvre d'Alan Moore et je n'aurais aucun mal à la considérer comme canon.

Darwyn Cooke nous offre plein de références à l'oeuvre originelle, que ce soit dans le scénario, le décor et la mise en page.
Comme Dave Gibbons, il joue un peu sur les planches, avec quelques jeux graphiques sur les pages d'introduction et de conclusion de ses chapitres. Cela sonne un tout petit peu artificiel puisqu'on sent qu'il veut faire "comme l'oeuvre originale" mais c'est sympa et ça rend globalement bien. Et j'aime beaucoup le classicisme un peu rétro du style de Cooke.
Comme Alan Moore, il offre un scénario dense, profond et sombre. En fait, je l'ai trouvé plus sombre encore que Watchmen. On y retrouve davantage à mes yeux de scènes dures, presque dérangeantes. Même si le scénario de Moore était empli de moments particulièrement cruels, notamment durant les enquêtes de Rorschach ou avec le récit du Black Freighter, j'ai trouvé que l'intrigue de Darwyn Cooke insistait un peu plus sur le sujet.

Ce que j'ai aimé enfin et surtout, c'est à quel point il intensifie l'histoire des Minutemen par rapport à ce que Watchmen nous laissait savoir. Il leur crée en effet un lourd passé, complexe et inattendu. Il y a de vraies surprises sur la nature des membres de ce groupe, sur leur fonctionnement, et sur ce qui va découler de leurs relations. On s'attache à certains et on en vient à nettement moins apprécier d'autres. Et on comprend pourquoi les protagonistes ont voulu s'en tenir à une histoire officielle qui cache ce qu'il s'est vraiment passé.

La fin offre cependant une révélation qui ne m'a qu'à moitié convaincu. Elle tient la route vis-à-vis des motivations de celui qui la fait même si la force cruelle et un peu folle de ce qu'il révèle n'est pas tellement mise en valeur dans la narration, à mon goût. Par contre, avec cette révélation, je réalise que je ne comprends pas le comportement d'un autre personnage, celui qui a justement succombé à cette machination. Si justement ce n'était pas lui le coupable mais juste un suspect facile, pourquoi a-t-il agi aussi violemment sur la fin ?
Bref, je pense que la conclusion de cette intrigue aurait mérité d'être un petit peu plus travaillée pour être plus claire, plus cohérente et du coup dégager davantage d'émotion.

En tout cas, c'est un achat et une lecture que je ne regrette pas et je la rangerais sans hésitation aux côtés de Watchmen dans ma bibliothèque, comme un prequel et une extension réellement acceptable de l'univers imaginé par Alan Moore, un ouvrage d'un niveau certes moindre que le chef d'oeuvre original mais de très bonne qualité quand même.

Nom série  Les Aphrodites  posté le 06/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après avoir feuilleté les albums, je pensais qu'il s'agirait là d'une série érotique de qualité. Elle bénéficie en effet d'un graphisme élégant et le décor historique semblait traité avec rigueur.
Je me suis assez rapidement rendu compte qu'il s'agissait là de l'adaptation d'un roman. Le texte est en effet très présent et il est écrit dans un parler français ancien datant du 18e siècle, l'époque de son auteur Andréa de Nerciat.

Et l'adaptation ne passe pas du tout !
Pour commencer, c'est beaucoup trop bavard. On passe des plombes à lire le texte, au détriment des images et de la narration.
Et comme c'est un texte alambiqué et ardu à déchiffrer de nos jours, c'est d'autant plus pénible. Surtout que le lettrage choisi par Emmanuel Murzeau n'aide pas à le rendre plus clair.
En outre, la narration est confuse. Les scènes se succèdent parfois sans qu'on en comprenne bien la logique. On passe de discussions oiseuses en séances de sexe sans que jamais l'émotion ou l'intérêt du lecteur ne s'éveille.

Le dessin est beau, ce sont de belles illustrations, mais ce n'est pas une bonne bande dessinée. Trop bavard, trop lourd à lire, mal raconté, pas excitant du tout, c'est ennuyeux au bout de quelques pages et rapidement trop pénible à lire.

Nom série  Batman Anthologie  posté le 06/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une vision de l'évolution de Batman depuis sa toute première aventure jusqu'à 2013, c'est clairement un ouvrage qui m'intéresse. D'autant plus qu'on en a pour son argent : près de 370 pages et 20 histoires courtes plus un peu d'éditorial dans un bel album cartonné pour 25€ seulement, ça vaut le coup.

Alors certes on n'y retrouve pas les meilleurs récits de Batman puisque, à mes yeux en tout cas, ces derniers sont des histoires longues telles que Dark Knight et autres Long Halloween. Mais on a droit à un aperçu de l'ambiance de chaque époque de 1939 à nos jours et à quelques moments clés également même si pas tous puisque certains, justement, ne sont présentés qu'en récits longs.

Cet album intéressera en priorité les amateurs de Batman et ceux qui veulent en savoir plus sur lui. Les histoires y sont intéressantes mais pas toutes passionnantes. Les premiers récits, jusqu'à la fin des années 60, notamment, sont quand même fortement désuets et le charme de leur naïveté ne suffit pas toujours à contrebalancer un léger ennui pour un lecteur moderne. Ce n'est qu'à partir de 1970 et de l'intervention d'un Neal Adams incroyablement moderne pour son époque que le ton devient nettement plus adulte et prenant.
Aucune histoire n'est particulièrement marquante mais elles sont d'un niveau agréable et présentent certains moments intéressants de la carrière de Batman : sa première apparition donc, la rencontre avec Robin, avec Vicki Vale puis avec la future Batgirl, une très rapide vision de sa relation avec Superman, des histoires représentatives de l'impact de certains auteurs, dessinateurs et scénaristes, mais aussi représentatives de certaines époques, ambiances et orientations éditoriales de DC Comics. C'est instructif et plaisant.

Il manque par contre des éléments clés pour avoir un aperçu complet du monde de Batman : pas de première rencontre avec le Joker, pas de départ de Dick Grayson, pas de mort de Jason Todd, pas de rencontre avec Tim Drake, aucun épisode avec la JLA, aucune explication sur la Crise en Terres Multiples, et juste un bref résumé écrit des évènements essentiels des récits longs tels que les récits longs de Miller ou de Sale et Loeb, Killing Joke, Knightfall, No Man's Land ou encore les différentes Crisis. Evidemment, il était impossible de tout mettre en un seul album, mais j'aurais beaucoup apprécié une simple planche extraite de chacune de ces histoires, juste pour illustrer ces moments qui ont bouleversé la vie de Batman. En gros, j'aurais aimé un éditorial un peu plus étoffé en texte et en images. L'éditorial inclus dans l'ouvrage est intéressant et bien écrit mais il survole parfois trop vite à mon goût certains sujets et en cite d'autres que seuls les connaisseurs savent reconnaître, sans vraiment les expliquer aux néophytes.

L'ouvrage se scinde en 5 parties. Le Golden Age, le Silver Age, l'époque ayant suivi l'arrivée de Neal Adams où Batman devient plus mature et plus sombre, l'époque ayant suivi l'arrivée de Miller et sa révolution Dark Knight et enfin l'époque Renaissance toute récente.
Les deux premières sont instructives mais ont un peu mal vieilli.
Les deux suivantes incluent ce qui m'a fait aimé le personnage de Batman. L'éditorial décrivant notamment les derniers arcs parus juste avant la Renaissance m'a donné envie de les découvrir. Les scénaristes ont l'air d'avoir eu des idées pas mauvaises dont je n'avais pas entendu parler.
Quant aux dernières histoires de cette anthologie, elles m'ont permis de découvrir les aventures les plus récentes de Batman, notamment sa relation avec son fils Damian Wayne.
A noter que le tout dernier récit est la première partie d'une trilogie qui sera à suivre en 2014.

En résumé, même si les récits qu'il contient ne sont pas des indispensables et même si j'aurais aimé un petit peu plus d'éditorial, Batman Anthologie est un chouette recueil pour découvrir ou approfondir sa connaissance de la carrière de Batman, un album qui vaut largement son prix compte tenu de la densité de son contenu.

Nom série  Saga  posté le 03/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Saga est une chouette série de science-fantasy.
Son intrigue de base est relativement classique, celle d'un couple d'amoureux à la Roméo et Juliette qui fuient avec leur bébé la vindicte mortelle de leurs peuples respectifs qui refusent une union contre-nature. Mais ce sont surtout les personnages et le monde qui forment le décor de cette intrigue qui sont originaux et réjouissants.

C'est un univers un peu foutraque mais qui tient la route. Les lieux et personnages rencontrés présentent une diversité et une légère folie qui m'a rappelé une série comme Le Vagabond des Limbes. Il y a un mélange de science-fiction avec vaisseaux et armes lasers et de fantasy avec des créatures surnaturelles et des formules magiques.
L'ensemble est soutenu par un graphisme que j'aurais aimé un petit peu plus soigné pour les décors mais qui est bien agréable quand même.

Ce sont surtout les personnages et leurs relations qui m'ont plu. J'aime beaucoup le chat-mensonge, de même que la relation entre la Traque et le Testament, ou encore le comportement de ce dernier avec l'orpheline qu'il décide de protéger. La fille fantôme est sympa aussi, ainsi que le caractère assez marqué des deux amoureux. Quant au prince robot, il est assez intriguant.

J'espère que la suite gardera un aussi bon niveau. L'entrée en jeu de Gwendolyne notamment m'inquiète un peu car je n'aime pas les récits de vengeance d'anciennes fiancées revanchardes. Et surtout j'espère que la série ne va pas s'éterniser en nombreux tomes au risque de diluer son intérêt. Le 3e tome qui paraîtra en Avril 2014 rattrapera le niveau de parution aux USA mais la série n'y est pas encore achevée. A voir si l'auteur arrive à clore son intrigue sans trop s'y perdre.

Mais en tout cas, pour le moment, c'est une lecture vraiment réjouissante et divertissante.

Nom série  La Porte de Brazenac  posté le 31/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Porte de Brazenac est l'histoire d'un vieil aristocrate solitaire au 18e siècle qui découvre dans son domaine une porte vers un autre monde.
C'est un récit dans la pure veine des nouvelles de science-fiction/fantastique telles que j'ai pu en lire dans des collections et recueils datant des années 50 à 70, des récits à l'imaginaire optimiste où le fantastique ne s'encombrait pas de recherches d'explications plausibles ou de trames complexes et sombres, où seul comptait de laisser libre cours à son imagination et de se demander "que se passerait-il si telle chose fantastique arrivait ?". Et dans le cas de cet album, que se passerait-il si une porte était ouverte entre la France du 18e siècle et un pays ressemblant beaucoup à notre monde au 21e siècle ?

On retrouve au début du récit le goût si notable de Rodolphe et Leo pour la flore et la faune extraordinaires (Kenya, Namibia). On est dans un récit fantastique à la Edgar Poe où le héros étudie les faits d'un point de vue scientifique avant de rentrer pour de bon dans le vif du sujet.
Par la suite, on se retrouve davantage dans le cadre de la science-fiction avec l'interaction entre les deux mondes et les conséquences pour la vie du héros.

J'ai eu un peu de mal au départ avec le dessin. Patrick Pion (Mégaron) m'avait habitué à mieux dans certaines de ses autres œuvres. Ici je trouvais son trait hésitant, trop hachuré, un peu brouillon. En outre, la colorisation informatique m'est apparue de prime abord assez laide, écrasant parfois complètement le peu de profondeur du dessin.
Mais la narration étant bonne et le récit étant prenant, je suis rapidement passé outre pour accepter finalement comme tout à fait agréable le graphisme malgré un style un peu désuet.

Il ne s'agit pas là d'une oeuvre marquante par son originalité ni son envergure, mais c'est une fable fantastique divertissante et bien menée, offrant un récit léger et enthousiasmant qui fait agréablement passer le temps.

Nom série  Perico  posté le 31/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Perico met en scène la cavale d'un jeune cubain poursuivi par les sbires d'un mafieux de la Havane.
Corruption, femme fatale, hommes de mains et meurtres sordides, les éléments du polar noir sont là. A ceux-là s'ajoutent ceux du road movie puisqu'une fois enfuis de Cuba, le héros et celle qui l'accompagne vont traverser les Etas-Unis de Floride jusqu'en Californie, avec Hollywood pour destination tandis que les hommes de main chargés de les arrêter sont à leur poursuite.

Ce qui donne une touche d'originalité à ce récit, c'est le cadre historico-géographique qui lui sert de point de départ, Cuba juste avant la prise de pouvoir de Castro, à l'époque où les trafiquants et la corruption régnaient en maîtres. J'avais déjà lu plusieurs histoires se déroulant sur l'île à la même époque mais telle que vue par les yeux des combattants Castristes. Je n'avais par contre qu'une vague idée de ce à quoi ressemblait la vie à la Havane pour les non-combattants, pas plus que je me doutais des relations entre les caïds cubains et les mafias américaines. Cette originalité donne de l'intérêt et une certaine profondeur au récit.

Le dessin, quant à lui, est dans le style habituel de Berthet, très proche de la ligne claire. C'est un style que j'apprécie beaucoup par sa pureté et sa clarté mais je trouve ici les décors parfois un peu trop épurés et raides.

L'intrigue, pour sa part, est plaisante et bien menée mais, hormis son cadre historique, je ne la trouve pas particulièrement originale. Les ficelles narratives sont plutôt convenues et l'ensemble apparaît sans surprise. A noter que la femme dont le jeune héros s'entiche se révèle en outre assez vite agaçante dans son comportement égoïste et dangereux. Est-ce elle la perruche qui donne son titre à la série ?
Seule l'intrusion de l'américain blond entre le héros et elle, avant leur départ de Floride, est intrigante, puisqu'on se demande rapidement qui il est et s'il a un lien avec toute cette histoire. J'espère que ce n'est pas juste un ajout artificiel pour évoquer Kerouac et son propre périple américain.
A voir ce que donnera le deuxième tome qui viendra clore l'histoire.

Nom série  Demain, demain  posté le 30/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette lecture est véritablement instructive. Je ne savais rien de ces bidonvilles qui accueillaient dans des conditions lamentables les immigrés maghrébins dans les années 50-60 à Nanterre, au milieu des travaux de ce qui allait devenir le quartier de la Défense. C'est assez édifiant !

Grâce aux témoignages de Monique Hervo qui a vécu aux côtés de ces malheureux à l'époque, nous sommes plongés au cœur des faits. Nous y suivons une famille dont la femme et les enfants viennent de rejoindre le père déjà sur place et qui, au lieu de trouver le bel appartement Parisien qu'il leur avait fait miroiter, se retrouvent à devoir vivre dans des cabanes brinquebalantes et suintantes de pluie. Entre cette vie pouilleuse, l'administration corrompue qui les laisse dans la misère, et les patrouilles de police qui viennent détruire leurs cabanes dès qu'ils tentent de les rafistoler, seule la bonne entente entre les immigrés et quelques français amicaux leur permet de ne pas désespérer et de ne pas repartir encore plus pauvres vers le pays qui leur manque.
C'est édifiant, c'est désolant, mais la lecture ne fait pas dans le pathos ni la tristesse. Il s'en dégage un espoir en permanence et la présence de beaucoup de bonnes volontés permet la promesse d'un avenir meilleur malgré les difficultés.
C'est aussi très instructif sur la France des années 50-60 et l'immigration à l'époque.

Le dessin qui met tout ceci en scène est agréable et doté d'une certaine personnalité.
Par contre, la narration n'est pas toujours très claire. Entre les différents personnages et leurs nombreux noms, on s'y perd assez facilement. Et la structure narrative utilise beaucoup de sauts chronologiques d'avant en arrière qui rendent les choses un peu confuses, m'ayant empêché de bien saisir l'évolution des événements et leur durée.

Bref, j'ai été très intéressé par cette lecture mais sur la forme et la façon dont elle est racontée, je pense qu'il y avait de quoi faire mieux. Cela aurait pu être plus clair et du coup les émotions et les informations seraient mieux passées à mes yeux.

Nom série  Tyler Cross  posté le 28/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tyler Cross est un polar d'action divertissant et un peu original par la confrontation qu'il propose entre un héros braqueur/tueur froid et méthodique et la famille corrompue et violente à la tête d'une bourgade texane un peu red-neck. C'est un récit dense et prenant, bénéficiant du dessin si personnel et efficace de Brüno.

J'ai apprécié sa lecture et je suis heureux d'avoir pu le lire, mais je ne suis pas complètement tombé sous le charme. Il manque pour moi un petit quelque chose pour rendre cette intrigue exceptionnelle. Et je dois dire aussi avoir été un peu déçu par la touche que je qualifierais de "romantique" des toutes dernières pages du récit.

Peut-être est-ce que ça vient du fait que je ne suis pas très amateur de polar, mais peut-être aussi que j'espérais un peu plus d'envergure au récit et des situations plus inattendues. Le passage dans le train, notamment, ne m'a qu'à moitié convaincu.

Nom série  Ma révérence  posté le 26/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très peu amateur de polar, je suis allé à reculons vers cette BD malgré l'abondance d'avis positifs à son sujet. Mais je réalise que Wilfrid Lupano ne m'a jamais déçu en tant que scénariste. Alim le tanneur, Célestin Gobe-la-lune, Le Singe de Hartlepool, L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu et beaucoup d'autres, toutes ses oeuvres se démarquent par une véritable originalité dans les intrigues et par des récits particulièrement bien construits et surprenants.

Et c'est exactement comme cela que pourrait être défini le scénario de Ma Révérence : surprenant, original tant dans son idée que dans sa narration, et on ne s'y ennuie pas un seul instant.
Les personnages sont inattendus et pourtant réalistes ; on s'y attache très rapidement et plus l'album avance plus ils gagnent en intérêt.
Le scénario est dense et plein de rebondissements. Il est raconté de manière assez spéciale, avec une narration emplie de flash-back parfaitement agencés, et cela coule comme de l'eau claire.
L'histoire ne plonge jamais vraiment dans la trame de polar que je craignais et flirte plutôt du côté du roman graphique autour de la vie des personnages.
Il y a également une vraie part d'humour, humour dans le comportement de personnages truculents tels que Gaby Rocket mais aussi humour de la vie avec ses petites ironies et malgré tout ses espoirs.
Et Rodgen soutient l'ensemble avec un dessin semi-réaliste, dynamique et très agréable.

C'est prenant, amusant, touchant, divertissant et surtout on ne lâche pas l'album du début à la fin.
Une très bonne lecture.

Nom série  Furari  posté le 24/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après la lecture de la première moitié de cet album, j'étais prêt à le considérer comme Franchement Bien et en conseiller fortement l'achat. Adepte des récits à la fois contemplatifs, émotifs et instructifs de Jiro Taniguchi tels que Le Gourmet solitaire ou L'Orme du Caucase, j'étais en plus ravi de cette plongée dans la ville d'Edo aux alentours de 1800.
Le ton y est beaucoup plus léger et plaisant à lire qu'Au Temps de Botchan, se déroulant dans la même ville mais un siècle plus tard. J'ai grandement apprécié comment l'auteur lui redonnait vie avec soin et amour, offrant une visite de l'intérieur entrecoupées de beaux paysages mais aussi de moments de vie quotidienne. J'y étais vraiment plongé. D'autant plus que Taniguchi y fait de nombreuses références culturelles mais aussi quelques clins d’œil graphiques aux estampes Ukiyo-e de l'époque d'Hiroshige.
C'est beau, c'est intéressant et j'ai été touché par l'émotion qui passait.

Cependant, il y a quelques défauts.
Tout d'abord, il y a le fait que les chapitres courts sont assez répétitifs et qu'hormis un fil rouge narratif sur la maturation d'un projet de voyage permettant de joindre la passion de géomètre du héros à sa passion d'astronomie, il ne se passe pas grand chose.
Ensuite, une bonne moitié des histoires mettent en scène des animaux rencontrés par le héros et le récit part en divagations où ce dernier s'imagine voir par les yeux de l'animal et voyager avec lui dans, sous et au-dessus d'Edo. Ces passages sont visuellement intéressants mais il s'en dégage une naïveté un peu mièvre, alourdie par une certaine facilité et répétitivité du procédé.

Bref, autant j'étais complètement sous le charme à la moitié de l'album autant mon enthousiasme est un peu retombé au cours de la seconde moitié. Je conseille néanmoins sans aucune hésitation cette lecture aux amateurs d'Histoire et plus particulièrement de la vie dans la capitale japonaise au tout début du 19e siècle.

Nom série  Noxolo  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Noxolo est un ouvrage conçu en collaboration avec Amnesty International. Il porte sur les violences faites aux homosexuels en Afrique du Sud en se focalisant sur un cas qui a fait parler de lui en 2011, le viol, la torture et l'assassinat de Noxolo Nogwaza, lesbienne et jeune mère de deux enfants.
Son auteur est Jean-Christophe Morandeau, également connu sous le nom de Jean-Christophe Pol, auteur de BD telles que Une Ame à l'amer ou encore La Maison dans les blés.

Le sujet est intéressant car il nous apprend pas mal de choses sur la situation des homosexuels en Afrique du Sud, pays qui a autorisé le mariage gay et l'adoption dès 2006 mais où paradoxalement le racisme anti-LGBT semble encore particulièrement fort dans la populace.

Le dessin est beau. Je le trouve esthétique en vue d'ensemble, et l'héroïne est mignonne comme tout. Ceci dit, l'alternance d'encrage très fins et d'aplats noirs est certes original mais il rend certaines cases un peu ardues à déchiffrer.
Cela embrouille la narration.
Et cette dernière n'avait pas besoin de ça car plusieurs passages un peu métaphoriques ou oniriques ainsi que de nombreux sauts chronologiques et narratifs souvent inutiles à mes yeux la rendent déjà assez embrouillée.

Ce qui m'a déplu par contre, c'est son côté très politiquement correct. L'album se révèle trop didactique, on dirait régulièrement que les protagonistes récitent un tract dans des dialogues qui paraissent très artificiels. "Au nom de la loi, de la liberté, de l'amour et des droits !", y déclame-t-on en plein cœur de l'action. Bon, OK, cette partie là était un rêve. Mais la discussion entre l'héroïne et son ami militant ou avec son chef de police sonnent vraiment faux et gâchent l'intérêt de la lecture.

En résumé, je dirais que l'intérêt du sujet et l'esthétisme du dessin m'empêchent de mettre une note plus basse, mais la manière dont le récit est raconté manque de finesse et le thème aurait mérité d'être traité de manière plus posée, avec moins d'envolées lyriques et moins de didactisme.

Nom série  Le Cadeau de l'Ange  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga fait un peu office de "Pêchés de Jeunesse" pour Tsukasa Hojo. On y retrouve en effet des petites nouvelles en BD datant des débuts de celui qui allait ensuite devenir célèbre pour sa série City Hunter.

Les 5 nouvelles de ce tome ne sont pas d'un très bon niveau mais sont relativement sympathiques.
On y retrouve :
- pour commencer un petit conte mêlant fantastique et romantique (mignon sans plus)
- suivi de la première BD professionnelle de Hojo mêlant romance et affrontements moraux entre une bande de jeunes japonais traditionalistes et une bande de japonaises catholiques modernes (franchement moyenne cette histoire là, presque amateur)
- un conte romantique dont l'héroïne est une femme qui se transforme en chat toutes les nuit à minuit (mignon mais un peu cucul-la-praline)
- les 2 premières aventures de City Hunter quand celui-ci n'était pas encore un personnage bien défini et quand l'humour n'était pas au même niveau que dans la série définitive (sympa mais pas transcendant)

En résumé, cet album est tout juste pas mal.

Nom série  Les Épisodes lunaires  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Les épisodes lunaires, c'est un recueil d'histoires courtes au ton poétique et surnaturel. Elles peuvent mettre aussi bien en scène la vie de couple d'un loup-garou et d'une femme-lune que les souvenirs d'un chêne centenaire ou encore la triste vie d'une petite fille qui aimerait que son père prenne soin d'elle. Ce sont des histoires souvent mélancoliques, parfois piquées d'un humour très léger mais généralement elles se finissent mal.
Le graphisme est dans un style naïf mais joli, avec d'agréables couleurs un peu désaturées.

Cette lecture pourrait être belle et emplie d'émotion. Mais les histoires peinent à imprimer leur force et certaines tombent véritablement à plat. Je me suis demandé quelques fois où l'auteur voulait en venir et qu'est-ce qu'il avait à raconter dans tel ou tel récit. L'humour ne m'a pas atteint, la morale de la majorité des histoires m'est passée à côté et d'autres qui m'ont assez plu comme celle sur le vieil arbre se terminent en queue de poisson.
Un peu déçu donc par cet ouvrage qui se voulait certainement poétique et tout en ambiance mais qui n'a pas su me convaincre.

Nom série  Les Fables de la poubelle  posté le 20/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Je n'ai pas bien compris la thématique commune entre les histoires de ces deux albums. Outre le dessin de Krassinsky, elles partagent une ambiance assez similaire, empreinte d'un mélange de causticité, d'humour noir, de politiquement incorrect et parfois d'un peu de trash. Mais les récits sont très variés, le plus souvent complètement différents, et leurs structures, leurs "morales" ou leurs ficelles humoristiques n'ont parfois rien à voir les unes avec les autres.

Ce côté hétéroclite, presque fourre-tout, rend un peu difficile l'accroche pour une première lecture. D'autant plus que sur le second tome, ce sont des scénaristes différents à chaque histoire, donc encore plus de différence dans les atmosphères et idées de récits.
Ensuite, l'humour est vraiment spécial. Au point qu'arrivé à la chute de certaines histoires, je suis resté perplexe, me demandant s'il s'agissait vraiment d'humour ou plutôt de la mise en image d'une idée qui passait dans la tête de l'auteur. C'est assez spécial et souvent ça tombe à plat, à part pour laisser un léger malaise en mémoire. Du coup, au bout de quelques fables, je ne les lisais plus dans l'espoir d'en rire mais plutôt pour voir ce que l'imagination des scénaristes allait inventer pour la prochaine.
En outre, le dessin type "gros nez" qu'a choisi d'utiliser Krassinsky ne m'a pas franchement plu. Il a une certaine originalité et on reconnait le style de son auteur, mais il n'est pas esthétique et moyennement efficace à mon goût.

Bref, c'est une BD d'humour assez étrange, probablement pas à même de plaire ou de faire rire tout le monde. Personnellement, j'en reste assez circonspect.

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