|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Waluk
posté le
30/03/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Conseillé par mon libraire, c'est la bonne surprise jeunesse de ce mois ! Un format à l'italienne qui suscite curiosité et un sujet original : je prends !
Et c'est avec un nouveau registre que je redécouvre ce duo d'auteurs : Emilio Ruiz et Ana Miralles. Fini les rondeurs et les corps lancinants quasi dénudés auxquels ils nous avaient habitué ; demi tour au frein à main pour passer des pays chauds au cercle polaire, pour un conte initiatique mené par le tout jeune ours Waluk.
Une histoire pour les plus jeunes certes, mais pleine de bon sens, pas dénuée d'humour et qui pose pas mal de question sur la place de l'homme dans son environnement.
Graphiquement, c'est surprenant de la part d'Ana Miralles. Elle évite le piège minimaliste que pourrait permettre un tel décor glaciaire, et joue avec un trait semi réaliste et enfantin, mais très expressif. Le découpage et les cadrages sont vraiment biens gérés et donnent à la narration un très bon rythme. C'est sa gestion des couleurs qui m'a le plus impressionné, et certaines planches sont tout simplement admirables, notamment la double pleine page où Waluk rencontre Nanook ! Pas courant dans une BD jeunesse !
Au final, une très bonne BD qui, même si elle cible un public jeunesse, ravira un très large public. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Chienne de vie
posté le
30/03/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Après avoir modérément apprécié La Demeure des Gomez, il y a a déjà quelques temps, je suis tombé par hasard sur le premier album publié de cet auteur.
Et là, c'est la bonne surprise ! L'humour y est mordant (Autant que les sales clebs du premier récit), la caricature efficace et la vision kafkaïenne de la société très bien traitée. Ça grince à souhait, l'humour noir vous claque volontiers le beignet, et cet album qui commence maintenant à dater impressionne par l'intemporalité de ce qu'il dénonce.
Le trait de Prado est aussi racé qu'efficace et renforce parfaitement la caricature cynique qu'il dresse de ses contemporains. Bref, voici 7 courts récits qui se laissent dévorer et dont je conseille vivement la lecture pour tous les amateurs d'humour noir teinté d'absurdité. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C'est avec plaisir que je suis rentré d'Angoulême avec le dernier Nancy Peña dans mes valises (petite dédicace en prime ) !
Le temps de me servir une bière bien fr... - un thé bien chaud- et je me lançais dans ma lecture, tout heureux de retrouver ce graphisme et cet univers si particulier.
Le trait de Nancy Peña est toujours aussi magique et singulier, et on sent qu'elle gagne en assurance. Certaines planches sont tout simplement sublimes. Elle joue avec les quelques couleurs qu'elle utilise parcimonieusement et à bon escient, tout cela très intelligemment.
Alors pourquoi "juste" un 3.5/5 ? Peut-être parce que je préférais davantage le côté fantastique que donnait Alice ou encore la touche orientaliste des chats du kimono dans les albums précédents et qui manquent à cet album. Un album peut-être un peu trop "so british" pour moi, mais qui reste quand même de très bonne tenue ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Valse avec Bachir
posté le
29/03/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
C'est après être tombé par hasard sur arte sur la version animée que je suis retourné piocher dans mes bacs la version BD de ce récit. Pas plus attiré que cela par cet album, c'est les quelques instants saisis sur mon écran qui m'ont poussés à assouvir ma curiosité.
Mais j'avoue ne pas avoir réussi à rentrer dans cette histoire et son traitement graphique. Car le principal rebut pour moi tient à ce traitement graphique : je n'aime pas le trait et la colorisation assez saturée utilisées. Une histoire de goût, tout simplement. Mais du coup, pas moyen de me passionner pour cette terrible quête de la mémoire que poursuit notre protagoniste suite aux tragiques événements de Sabra et Chatila.
De plus, mes piètres connaissances des événements de l'époque ne m'ont pas permis de suivre convenablement l'intrigue... Problème de narration ou décrochage inconscient ?
Bref, j'étais pressé de fermer cet album qui m'a au final plus ennuyé qu'autre chose. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Courgette
posté le
29/03/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Voilà que je replonge dans la BD pour nos plus jeunes têtes blondes avec un détour par la marre de Courgette la grenouille de Caro et Jean-Paul Krassinsky.
Bon, ba voilà, c'est fait...
... ... ...
... ...
...
Et ?
... ... ...
... ...
...
Pas mieux...
Bref, avalé tel un moustique par une langue de grenouille, ce très court album au graphisme aussi épuré que le scénario amusera peut-être les très jeunes, mais pas moi. Et j'ai beau essayer de me mettre à leur place, non rien à faire j'y arrive pas...
Quitte à vouloir se tourner vers ce genre de BD pour faire son entrée dans la BD, la collection "Les Petits Chats Carrés" propose beaucoup mieux. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Les Chrono Kids
posté le
29/03/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Qui n'a jamais rêvé de voyager dans le temps, histoire d'aller vérifier telle ou telle anecdote historique ou simplement pour le plaisir de l'Aventure ?!
Et bien c'est ce que vont réaliser Adèle et Marvin en dégotant sur un vide grenier un téléphone magique qui leur permet de voyager dans le temps ! Rentrez une date et un lieu : Zou ! C'est parti !
Le principe est simple et efficace, même si au bout de plusieurs tomes, ça perd un peu de son originalité. Bon, j'ai pas franchement ri (p'tet un peu vieux pour ce genre de BD ?) mais passé d'agréables moments à surfer sur les vagues temporelles qu'empruntent plus ou moins volontairement nos deux loustics. Comme dans Titeuf, Zep impose un décor très contemporain qui permet de bien trancher avec les périodes qu'il nous fait visiter. Langage, modes, intérieurs, font que ces deux mômes très contemporains s'apprivoisent rapidement.
Côté dessin, Stan et Vince dans un style très "Zepien" et des couleurs vivantes posent le cadre graphique qui colle parfaitement aux courts récits qui composent ces albums.
Une BD qui ravira à coup sûr les préados, et qui se laisse lire tranquillement par les adultes pour se détendre un moment. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Hyper l'hippo
posté le
28/03/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
C'est gai, c'est frais, un brin naïf, onirique, complètement en dehors des sentiers battus de la BD jeunesse actuelle, bref : une très bonne surprise !
Le seul reproche que je ferais à cet album, c'est d'avoir une couverture aussi peu attractive, finalement très loin du reste de ce petit bijou à destination des enfants... Après, peut-être faut-il être un enfant pour apprécier l'attrait d'une telle couv' ? Va savoir...
En tout cas, ce n'est pas ce point négatif qui remettra en cause la qualité du reste. C'est bourré d'élan, de dynamisme et d'idées qui nous font pleinement rentrer dans la tête de ce môme. Graphiquement, c'est tout aussi enjoué et coloré, les cadrages sont du même tenant et ajoutent à cette impression de vitalité : du tout bon aussi !
Alors ne faites pas comme moi, et n'attendez pas de tomber par hasard sur les critiques élogieuses (et méritées) de cet album pour vous dire que, peut-être, il faudrait prendre le temps de le lire... |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Pyongyang
posté le
25/02/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Après Chroniques de Jérusalem, voici que je replonge chez Guy Delisle avec "Pyongyang". Si ma première approche de l'univers de l'auteur avait été décevante, ce n'est pas avec cet album que je me suis réconcilié avec l'auteur pour autant.
J'ai tout de même préféré "Pyongyang" à Chroniques de Jérusalem, car j'y ai trouvé l'humour plus mordant. Guy Delisle, qui passera 2 mois là-bas, se heurte frontalement à ce régime autoritaire qui contrôle tout agissement de n'importe quel ressortissant étranger. C'est ce contraste et les télescopages culturels occasionnés qui donnent lieu à des anecdotes parfois drôles. Emmener comme seul roman de chevet "1984" en Corée du Nord, c'est bon !
Mais sorti de ce côté anecdotique, Guy Delisle m'ennuie rapidement. OK, on découvre par la BD des pans entiers de sociétés méconnues, de l'intérieur, mais bon... J'aimerais franchement pas être à sa place. Les deux mois qu'il passe à Pyongyang semblent d'un ennui mortel, ponctué de grandes frustrations... Et ça me fait parfois un peu le même effet à la lecture de cet album. Son parallèle comique avec la série TV "Le prisonnier" résume à mon sens parfaitement mon ressentiment.
Et puis sans revenir longuement dessus, le dessin de Guy Delisle est loin d'être ce qui me fait bander en BD. OK, c'est clair, fluide et la narration limpide, mais bon, c'est pas trop mon truc, surtout quand l'histoire m'ennuie. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Après avoir fermé cet album : la première image qui me vient à l'esprit, c'est Boris Vian.
Pascal Jousselin, jusqu'ici passé inaperçu dans mes partitions de bdphile, a le don pour camper un univers qui réussit le grand écart entre banalité quotidienne, surréalisme et fantastique.
Son album, composé comme une suite incongrue de nouvelles qu'il aurait semées au gré de ses envies, se révèle au fil des pages très interconnecté. Un peu à la manière d'un morceau de jazz qui sait sortir du chemin pour nous faire voyager, mais finit toujours par retomber sur ses croches.
Pluie de harengs pourris qui crée l'inévitable petit boulot de nettoyeur de toits après les averses, racines géantes ou geysers de feu : ces incongruités surréalistes sont pourtant une banalité pour les gens vivant dans cet univers. Et petit à petit, ce qui surprenait au début du récit, finit par être intégré et aller de soi...
Graphiquement, Pascal Jousselin nous propose un travail très sobre et épuré. Son dessin tout en ligne claire jouant avec des aplats noir profond délivre une narration fluide. La colorisation tout en gris bleuté renforce l'ambiance et la cohérence de ce petit monde et finit par s'imposer tacitement comme naturel. Moi qui peinait un peu au début avec cet album sur le jazz, je ressors convaincu de la qualité de cette BD !
Un 3.5 bien mérité |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Les Mélo Maniaks
posté le
23/02/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Etrange série que celle-ci, surtout dans la collection Tchô de chez Glénat. Je n'étais pas habitué à ce genre d'histoire, ni à ce graphisme chez eux.
Et si la thématique de cette série est bonne et originale (on suit une formartion d'apprentis musiciens), l'humour est par contre terriblement fade. Je trouve cela très dommage, car certains des personnages qui composent cette joyeuse bande de musiciens en herbe sont attachants et très sympas. Reste qu'il ne suffit pas d'avoir quelques bonnes idées pour bâtir un album qui tienne le ut. Les histoires courtes qui composent l'album se finissent souvent brutalement, sans que cela soit vraiment drôle.
Dommage car le graphisme minimaliste est expressif et la composition des planches dynamique. L'absence de cases et la liberté prise pour composer les planches s'en ressent et accentue cet effet.
Alors, oui, ça se laisse lire, mais dommage qu'Aude Picault que je découvre avec cet album ne se soit pas appuyée sur un scénario plus consistant où l'humour qui prévaut quand même dans cette collection n'est pas ici assez percutant. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Déception certaine après la lecture de cet album primé à Angoulême cette année...
Un fauve d'or du meilleur album qui me laisse un peu perplexe.
Certes, c'est sympa, léger, tout en collant à la réalité difficile d'une des régions les plus troublées de notre globe. Mais bon, passées les premières pages et le plaisir de la découverte (oui, c'est mon premier Guy Delisle), j'ai trouvé que ça manquait de rythme. La vie quotidienne du mari d'une femme travaillant pour MSF... mouais, pourquoi pas, mais ça tourne vite en rond. Malgré l'entrain que met Guy Delisle à nous narrer son année, avec ses anecdotes plus ou moins drôles ou consternantes, je me suis assez vite ennuyé. Pas bon signe... Surtout que cette année à Jérusalem tient en 350 pages...
Et puis graphiquement, c'est bien fait, clair, mais c'est pas vraiment ce que je préfère comme approche graphique. J'ai d'ailleurs trouvé la narration assez hachée, avec ce côté journal qui, abruptement, au coin d'un changement de page, passe à une autre journée et à autre chose. Du coup le rythme s'en ressent, et la narration perd en fluidité.
Bref, je vais tout de même aller faire mon curieux du côté de Pyongyang que j'ai sous le coude pour approfondir mon avis sur Delisle, mais je suis déçu de cette première rencontre. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Si j'ai un faible pour le coup de crayon de Bastien Vives et sa façon de saisir l'expressivité d'un corps en quelques courbes, j'ai de plus en plus de mal avec ses histoires.
J'avais pourtant bien accroché avec Le Goût du chlore, puis déchanté avec Polina, cette fois-ci je reste assez perplexe et incrédule devant "l'exercice"...
Vivès maitrise toujours autant son pinceau (attention j'vous vois venir :p), et s'attaquer à l'érotisme et la pornographie aurait très bien pu être réussi si le fonds n'était pas pour moi consternant. Désolé mais une sexualité basée sur le viol, l'inceste et la pédophilie, moi ça me fait pas vraiment bander.
Reste que graphiquement, le bougre est toujours prompt à saisir le mouvement des corps, mais que l'absence de décors et de regards dans ses planches est assez énervante.
A lire (ça se fait vite) par curiosité, mais si vous voulez découvrir Vivès sous de bon auspices, allez plutôt lire autre chose de lui. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Kogaratsu
posté le
10/02/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Amateur de l'histoire asiatique médiévale, c'est par hasard que j'ai découvert très récemment cette série chez un ami... Défaut professionnel, ou qualité, va savoir, je ne peux m'empêcher de jeter un œil aux rayons BD des gens chez qui je passe... et je tombe sur cette série.
Le temps de me faire prêter cette ribambelle de tomes, je me suis lancé sans trop rien attendre de cette série dont les premiers tomes me semblaient un brin vieillots côté graphisme. Mais voilà, le talent conjugué de Bosse au scénario et de Michetz au dessin a opéré et je me suis laissé envouter par cette série.
C'est parfois un peu alambiqué, mais au moins ça ne manque pas de contenu, même si je regrette que quelques personnages soient un peu survolés dans certains tomes. Si le premier cycle de 4 tomes permet une plus grande assise à l'intrigue, les tomes qui suivent sont aussi fort agréables à lire pour qui apprécie cette ambiance asiatique que retranscrit très bien le trait de Michetz. On retrouve alors notre rônin à la croisée d'histoires de clans, de familles ou de village où il devra faire preuve d'intelligence pour démêler l’écheveau tramé à travers ce japon médiéval.
Le dessin très réaliste et documenté est riche et nous plonge parfaitement dans le quotidien de l'époque. Seul bémol, déjà que les noms asiatiques ne sont pas ce que j'ai de plus facile à retenir, les visages ont parfois la fâcheuse tendance à se ressembler, plombant un peu le rythme narratif par moment.
Une bonne série dans le genre qui mérite bien son 3.5/5 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Un format à l'italienne (que j'affectionne particulièrement), des couleurs bien peps' pour un dessin ligne claire très racé : voilà de quoi m'ouvrir l'appétit !
Ajoutez à cela des cadrages et une mise en page des planches très travaillée, tout cela sent bon la perle rare. Mais voilà, passé les premiers émois de la bonne surprise graphique et la bonne idée de départ qui met en branle l'intrigue et l'enquête, la suite de l'histoire ne casse pas trois pattes à un canard et reste somme toute assez convenu et le suspens assez vite éventé. Du coup, ça traîne un peu en longueur et le rythme voulu perd en intensité.
Dommage, car le style de Jason Little m'avait bien accroché la rétine, mais son histoire manque d'endurance et de surprises en cours de route. A lire pour découvrir, mais pas forcément à acheter, donc. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Cadavre exquis
posté le
10/02/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
En voilà une bonne surprise !
Moi qui découvre Pénélope Bagieu avec cet album, je suis agréablement conquis. Peu enthousiaste au début, je me suis laissé séduire par la qualité du travail graphique et le personnage de Zoé.
Alors, oui, ça fait très "tendance" et "air du temps" pour ce côté que certains qualifient de "girly", avec ce trait minimaliste et ces couleurs en aplat. Mais certains "boyies" feraient bien d'en prendre de la graine : une narration fluide, un scénar' bien construit avec ses temps forts et ses rebondissements et une fin tout en surprise pour le dessert.
Un très bon plat du jour, qui surfe sur notre quotidien et nos tracas, tout en mettant en exergue le pendant de la réussite et de son revers de médaille.
C'est vite lu, agréable et joli : un beau 3.5/5 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Une vie chinoise
posté le
09/02/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Vraiment pas aimé !) |
|
|
Désolé, mais là, rien à faire...
Je n'ai même pas réussi à lire l'intégralité de cette trilogie. J'ai déjà eu énormément de mal à boucler le premier tome ; j'ai dû me forcer pour le reprendre à plusieurs reprises pour au moins aller au bout de ce premier opus...
Mais bon, on se refait pas... Moi, déjà la BD historique c'est pas ma tasse de thé, les autobio (Pedrosa à la rigueur :p) idem, alors si vous me mélangez les deux en plus...
Bref, effectivement, cette histoire de la Chine vue de l'intérieur par un jeune chinois pourrait être intéressante. Mais non. Qu'est-ce que c'est fastidieux ! Pas de rythme, si ce n'est l'évolution de cette Révolution Culturelle innommable et interminable. Un dessin que je n'aime mais alors pas du tout : tout y est plus ou moins étiré et déformé, ce qui parfois nuit même à la lisibilité.
Bref, ennui profond et rien pour me contenter les yeux : une vision de la Chine que je range volontiers au placard ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Betty Blues
posté le
09/02/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Poursuivant mon exploration du travail de Renaud Dillies, c'est avec ce "Betty Blues" que je découvre vraiment le travail graphique de l'auteur.
Le Jardin d'hiver m'avait déjà sensibilisé à ses bulles mélancoliques et à son univers poétique, "Betty Blues" nous plonge dans les tréfonds enfumés des clubs de jazz, où Rice, trompettiste reconnu, évolue. Sauf que sa douce, Betty, se morfond au bar et finit par se laisser tenter par la vie facile que lui propose un riche client fréquentant le club. Jusqu'ici, vous me direz, rien de bien original...
Sauf que le traitement graphique que construit Dillies est vraiment bien foutu. Son coup de crayon alternant finesse et nervosité impose un style propre qui raisonne parfaitement avec le fond de son histoire. Et même moi qui suis loin d'être fan des "personnages animaliers" en BD, je me suis laissé bercer par ce récit que n'auraient pas renier les grands romantiques de la fin XIXe ou les tragédies grecques.
Bref, un album surprenant, envoutant, qui m'a conquit petit à petit et qui a attisé ma curiosité vis à vis du travail de cet auteur. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C'est avec cet album que je rentre dans l'univers de Renaud Dillies.
Une première rencontre remarquable, même si ce n'est pas lui qui mène complètement la barque. Pour ce voyage mélanco-poétique, il laisse les pinceaux à Grazia La Padula que je découvre par la même occasion. Un duo qui fonctionne très bien, car le dessin très personnel et expressif de la miss cerne à merveille l'histoire de Dillies.
Ajoutez à cela un découpage et une mise en page soignée, des cadrages judicieux et l'ambiance distillée par le trait de Grazia La Padula complète le ravissement. L'univers imaginé par Dillies prend corps.
Sauf, car il y a un sauf, que tout cela s'avale un peu trop rapidement et que comme tout bon vin manquant de corps, on reste sur notre faim... Car si l'ambiance et le cadre posés sont très bons, on aimerait que tout cela soit un peu plus approfondi.
Malgré cela, ce "Jardin d'hiver" reste un album à lire et découvrir pour la qualité de son graphisme et de l'ambiance qui se marient parfaitement. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Les Ignorants
posté le
02/02/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Trinquons, chers amis à cette heureuse aventure et délectable idée que nous propose Etienne Davodeau avec cet album !
Oui, nous sommes tous des ignorants ! Peut-être des "spécialistes" dans un domaine... mais toujours ignorants dans tellement d'autres.
Et c'est cette idée simple qu'exploite avec brio Etienne Davodeau, croisant ses connaissances de la BD et celles d'un de ses amis viticulteur. Chacun maîtrise son art, mais reste un peu perdu dans le champ de prédilection de l'autre.
Tour à tour chacun s'immerge, découvre, goûte, doute, apprécie et s'initie petit à petit à l'univers de l'autre. Bel éloge de l'ouverture d'esprit à travers deux mondes que tout semblait opposer. Bravo môssieur Davodeau !
Car au delà du sujet, ce "petit" pavé est loin d'être bouchonné : ça se lit jusqu'à la lie ! Davodeau poursuit son travail graphique avec une grande maîtrise de la narration. C'est simple, efficace, expressif : tout sert son propos, sans en rajouter. Je noterai quand même quelques légères longueurs sur certains passages, histoire d'être critique, mais l'ensemble est vraiment bon et original dans la démarche.
A lire et/ou à boire sans modération, bien sûr ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Polina
posté le
02/02/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Et voilà... 2ème Vivès que je lis, et c'est un ressenti tout contraire à ma première lecture -Le Goût du chlore-.
Autant, je partais assez réticent en attaquant Le Goût du chlore à cause d'un graphisme qui ne m'inspirait guère ; la surprise avait été totale : l'ambiance feutrée et le style épuré de Bastien Vivès m'avaient envouté... C'est tout juste si je n'en avais pas les traces de lunettes en sortant de cet album, Le Goût du chlore.
Avec "Polina", rien de tout cela. Une déception profonde tout au long de ma lecture. Est-ce mon indifférence (ou mon inculture) face au monde de la danse classique ou le style toujours plus épuré de Vivès ? Je n'en sais rien, en tout cas, rien ne m'a accroché. Non pas que j'aie détesté, loin de là. Je lui reconnais des qualités dans ses facilités à saisir le mouvement d'un corps et à nous le transmettre. Mais passée cette appréciation, je me suis profondément ennuyé et je n'ai pas vraiment aimé sa façon de dessiner ses visages.
J'ai trouvé la narration décousue -on saute dans le temps d'une case à l'autre sans prémisses- et les relations inter personnages m'ont laissé de marbre... L'histoire peine au fil de (trop) nombreuses pages sans que rien n'épingle mon intérêt ou n'éveille ma curiosité.
Bref, désolé, mais je ne ferai pas partie des aficionados de cet album, malgré le battage et les louanges par paquets de 10 qui lui sont tombés dessus. |
|
|
|
|
|
| |
|