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... a posté 731 avis et 125 séries (Note moyenne: 3.14)

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Nom série  Promethea  posté le 22/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un peu un sentiment de gâchis qui domine à la lecture de cette série, tout du moins en refermant le 3e tome. Voilà une série bien lancée mais qui part en sucette ésotérique à la fin du 3e opus ; vraiment énervant... A la rigueur, je vous conseille de faire comme moi et de ne lire que les 3 premiers.

Car entre le dessin étonnant, mais surtout ses compositions de planche époustouflantes, J. H. Williams III nous en met plein la vue ! Quelle recherche et quelle réussite ! La forme emboite le pas au talent d'écriture de Moore pour nous mettre en image une trame scénaristique toujours aussi élaborée.
Mais voilà, à vouloir trop en faire monsieur Moore s'est un peu pris les pieds dans sa tunique. Et en fin de troisième, le voilà qui part dans l'explicatif en oubliant l'essentiel d'un bon comics : l'histoire. A la rigueur qu'il se permette de prendre quelques pages pour nous expliquer son idée, OK, mais la passer en revue toutes les cartes du tarot (c'est à dire 23) pour assoir son scénario, c'est long et lourd. Et malgré les très belles illustrations de J. H. Williams III, ça tourne vite à l'indigeste.

Voilà pourquoi je m'arrêterai ici dans cette lecture, histoire d'en garder le très bon de ce début de série, car les avis que j'ai pu lire sur la suite n'ont fait que conforter mes craintes : la suite semble partir dans le même sens.
Dommage, car les très bonnes idées qu'il développe à travers ce personnage de Prométhéa, sur la création, l'imaginaire, en jouant sur de multiples références artistiques posent une base très solide à ce comics dont il dynamite le rythme et notre intérêt en passant en fin de 3e tome en versant dans l’explication de texte...

A lire pour le début, mais je ne conseille pas l'achat de l'ensemble de cette série.

Nom série  END  posté le 14/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Aïe aïe aïe ! Quelle lecture laborieuse !!!

Ma curiosité avait été titillée par ce graphisme néo gothique assez majestueux que les pages de ce premier tome de Barbara Canepa et Anna Merli nous proposent. Mais passé ce premier attrait suscité par le feuilletage rapide de l'album, ma lecture a vite tourné à l'ennui et au calvaire, un peu à l'image d'Elisabeth, le personnage central de ce récit..
D'une part le texte est écrit très petit (ce qui ne facilite pas sa lecture -comment ça je vieillis ???- ), mais c'est surtout qu'il est d'un pompeux, empreint d'un pseudo mysticisme alambiqué qui nous distille une gnôle des plus imbuvable qu'il soit. Franchement, il y avait longtemps qu'un texte de BD ne m'avait pas autant rebuté ; et c'est pourtant pas le genre qui me rebute, bien au contraire, mais là, rien à en tirer pour ma part.
J'ai quand même pris le temps de finir cet album, mais j'ai été à deux doigts de lâcher l'affaire...

Bref, au final, je mets une note de 1.5/5 arrondie au supérieur pour le dessin recherché et travaillé, ainsi que pour l'ambiance et l'univers créés, mais pitié, mettez quelqu'un d'autre à l'écriture !

Nom série  Alabaster  posté le 13/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme l'ont déjà fait remarquer les autres posteurs, "Alabaster" est sans doute l'une des oeuvres les plus sombres de Tezuka. Cette forme de nihilisme centré sur la beauté que développe le personnage principal est poussée très loin par l'auteur. Trop ? Allez savoir ce que la folie d'un homme le rend à même de faire...

Si j'ai bien aimé les idées et les personnages que développe Tezuka dans ce oneshot, j'avoue avoir été un peu déçu par certaines facilités sur la fin du scénario. Sans dévoiler l'intrigue, passer par exemple par les égouts d'un château isolé du monde sur une ile au milieu d'un lac, c'est un peu limite... Heureusement, l'ensemble reste quand même de très bonne tenue malgré cela.
Le dessin de Tezuka est toujours aussi efficace et plein d'inventivité pour l'époque. Je regrette cependant que certains passages pas forcément drôles soient émaillés d'expressions typiques du manga (exagérations des expressions par le trait par exemple) qui ne sont pas vraiment dans le ton général de ce manga.

Un bon Tezuka donc, malgré quelques petits ratages sur la distance.

Nom série  520 km  posté le 09/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après Frangins qui m'avait fait bonne impression malgré mes réticences avant lecture, voici "520 km", encore meilleur à mes yeux. Si le graphisme de Max de Radiguès n'était pas vraiment ma tasse de thé, son talent de narrateur a su me faire apprécier son travail et apprivoiser son coup de crayon.

Dans cet album, on reste sur la thématique tranche de vie des pré-ados que l'auteur semble apprécier particulièrement. Il est vrai que cet âge, où l'on se sent tour à tour tout puissant ou moins que rien et où les conneries emboitent rapidement le pas à l'inconscience, se prête facilement à la mise en scène. Encore faut-il le faire avec doigté, sans tombé dans le cliché et le dramatique.
Ici, Max de Radiquès évite ces écueils tranquillement avec un scénario très ancré dans notre présent. Mais ce qui fait surtout la réussite de cet album c'est la richesse des personnages qu'il introduit au fil de son récit. Très loin des caricatures d'ados, il sait introduire des personnages originaux voire marginaux, mais qui donne une grande force et crédibilité à l'histoire de Simon. Sans être moralisateur, il sait par leur biais nous montrer les dangers mais aussi les côtés "positifs" d'une fugue émaillée de rencontres plus ou moins heureuses.

C'est donc une BD que je recommande chaudement pour la justesse de son ton et de ses personnages, et qui devrait plaire aux pré-ados et plus grands qui en feront la lecture.

Nom série  Mon ami Grompf  posté le 08/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grompf.... Onomatopée parfaite pour caractériser cette série de Nob !

Lui qui m'avait séduit avec Mamette réussit tout juste à me plaire avec celle-ci. C'est bien devant le succès auprès du jeune lectorat de ma médiathèque et de mon fils que je lui attribue la moyenne : 2.5/5.

Des gags courts (qui évitent déjà heureusement la fâcheuse tendance de la collection Tchô!) en une ou deux planches, Où Grompf, le Yéti des familles, grand et maladroit est prétexte à toute sorte de mésaventures et de gags plus ou moins drôles.
Si cela fonctionne au début, au bout de 7 albums l'humour perd en originalité et en pertinence.
Et ce n'est pas le dessin assez banal ou la colorisation plus criarde qu'autre chose qui relèvent mon appréciation. Le plus énervant, c'est qu'on connait le talent de Nob avec Mamette et qu'ici on ne retrouve pas cette saveur qu'il avait su instiller à cette autre série.

A emprunter en bibliothèque pour se divertir, mais à petite dose

Nom série  Isabellae  posté le 08/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Check list :

- Un décor historique dans le Japon médiéval : OK
- Une touche de mysticisme celtique : OK
- Un brin de fantastique : OK
- De l'action en veux-tu en voilà : OK
- Des personnages bien campés : OK
- Une psychologie des personnages intéressante : OK
- Un dessin chouette et efficace : OK
- Un beau travail de découpage et de cadrages : OK
- Colorisation sympa : OK

Bon ba voilà, j'crois que c'est clair : ce joli gloubiboulga trop beau pour être parfait s'annonce comme une grande réussite pour un premier tome.

Le duo Raule (scénario) et Gabor (dessin) a su trouver un équilibre maitrisé pour nous proposer un début de série des plus bluffant, surtout au vu de la richesse de ce qu'ils sèment en route. L'histoire est riche et laisse pas mal de choses en suspens pour le moment, mais tout en avancement pleine balle comme la très séduisante et redoutable Isabellae.

Espérons que la suite de cette série soit du même tenant et qu'elle tienne toutes ses promesses.

Nom série  Crève saucisse  posté le 08/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Simple, classique diront certains, mais tellement efficace ! "Crève saucisse" se construit autour d'une banale histoire de couple malmené, mais avec des personnages finement ciselés et une trame rondement menée.

Rabaté a le sens du récit et l'amour des personnages. D'une banale histoire qui pourrait être tirée d'un fait divers d'un quelconque canard régional, il extrait une moelle qui donne toute la saveur à la cochonaille qu'il mitonne. On entr edans cette histoire sans pouvoir lâcher l'album de bout en bout.
Ajoutez à cela les petits clins d’œil qu'il glisse de ci de là, que ce soit sur la BD ou un de ses propres films ("Ni à vendre, ni à louer", oui le mec avec le cerf volant sur la plage de Noirmoutier, c'est Jacques Gambelin ) et vous avez une récit ficelé façon rôti premier choix !

Côté dessin, c'est avec cet album que je découvre le travail de Simon Hureau. Son trait colle parfaitement au récit. Tout comme lui, il est sobre et efficace ; pas de superflu, tout est ici pensé pour nous guider sur les rails du drame qui se noue inexorablement au fil des pages... J'ai beaucoup apprécié le travail de ses cadrages et les découpages de ses planches. Et puis voir en planche une histoire qui se déroule à deux pas de chez moi, c'est toujours marrant.
Le seul bémol reste pour moi (et à priori je ne suis pas le seul) la colorisation que j'ai trouvé un peu fade ; sans doute est-ce du à son application tout en aplat.

En tout cas, une lecture très agréable qui confirme le talent de Pascal Rabaté pour nous concocter des histoires à partir de petits riens.

Nom série  Les Tigres volants  posté le 05/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sans être un fan de BD historique, c'est plus la curiosité et le souvenir de quelques dimanches après-midi de ma jeunesse passés devant la série TV "Les Têtes Brûlées" et Papy Boyington qui ont motivés cette lecture.

Et j'avoue que j'ai été bien déçu. D'une part le dessin m'a plus rappelé les vieux comics de guerre de ma jeunesse, et si c'est un parti pris volontaire je ne le trouve pas pertinent ; d'autre part, la narration est assez laborieuse.
A vouloir trop coller à la réalité historique on perd la dimension épique qui peut faire le charme de ce genre de récit. Et même notre héros n'a pas à mon sens les épaules du personnage qu'on veut lui faire endosser. A part être le beau gosse de service un minimum rebelle, il est assez lisse et insipide : pas le genre de type auquel on s'attache ou dans lequel on peut se retrouver et s'identifier...

Alors, oui certaines planches de combats aériens sont sympas, mais sorti de là, je me suis quand même un peu ennuyé et ces aventures ne vont vraiment pas passionné. A réserver aux férus du genre tout au plus.

Nom série  Les Voleurs de Carthage  posté le 04/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est après avoir suivi l'apparition des planches de cet album sur le net, qui m'avaient déjà bien tapé dans l'oeil, que j'ai sauté sur l'occasion d'avoir Hervé Tanquerelle en dédicace chez mon libraire pour acheter cet album. Et c'est du tout bon qu'on nous sers !

Nous voilà en 146 avant JC, à suivre les aventures d'un duo de mercenaires voleurs pas très futés. Ils vont se retrouver embrigadés dans un casse d'envergure au moment ou Carthage s’apprête à subir l'assaut final qui la fera tomber aux mains des romains.
Horodamus le gaulois et Berkan le numide vont en effet un peu par hasard se retrouver avec une captive, Tara, qui se révèle être une femme issue de la plus grande guilde des voleurs, la Famille d'Utique. C'est avec eux qu'elle décide de poursuivre le plan du "casse du siècle" qu'elle était censé effectuer au nom de la Famille...

Annoncée en deux tomes, cette série pleine de rebondissements ne traîne pas en chemin et nous embarque tambours battants dans cette aventure avec la mythique Carthage en toile de fond. C'est très efficace, bien écrit - certains dialogues sont savoureux - enlevé, envoutant et très bien construit.
Le dessin charbonneux, vif et expressif de Tanquerelle est de toute beauté et la magnifique colorisation d'Isabelle Merlet donne à cet album toute la force et l'ambiance qu'on peut attendre de ce genre d'histoire. Tour à tour sombre, lumineuse ou chaleureuse, les planches dégagent et les atmosphères des scènes s'imposent d'elles même. Ajoutez à cela quelques planches pleines pages pour les moments forts du récit et vous obtenez un album de toute beauté !

Reste maintenant à attendre la conclusion de cette aventure dans le second et dernier tome... Et l'attente va être longue, car la conclusion de ce premier opus sait faire monter la tension et jouer avec nos nerfs...
Une très bonne BD qui j'espère nous donnera le plaisir de lire un second tome d'aussi bonne facture !

Nom série  Hugo Pratt, un gentilhomme de fortune  posté le 28/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui ne suis pas spécialement un fan des biographies, j'ai trouvé celle-ci sur Hugo Pratt plus que réussie ! Et ce n'est pas parce que je suis amateur de Pratt et plus particulièrement de Corto Maltese que je suis comblé.

La force de cette série tient à la grande réussite narrative qu'on nous propose. Tout comme dans l'univers et les personnages qui faisaient la force du travail de Pratt, sa vie nous est rapportée comme un grand roman d'aventures où tous les ingrédients sont réunis pour un grand festin : Les personnages étranges et pittoresques (jusque dans la famille même de Pratt !), les décors grandioses en passant de l'Afrique coloniale à Venise, les intrigues et les mystères qui font le charme des grands récits d'Aventure. Tout est ici présent et mis en scène pour qu'on en arrive presque à oublier qu'on relate la vie du créateur de Corto Maltese...
Paolo Cossi s'amuse également avec la forme et les personnages de Pratt pour mettre en scène la vie de son sujet. Raspoutine en fait les frais, pour notre plus grand plaisir ! Tout cela de la plus subtile des manières, sans lourdeur, ni présomption.

Quant au graphisme de Cossi, j'ai trouvé qu'il collait parfaitement au récit plein d'élan et de vivacité. Son dessin fluide et efficace relevé par une colorisation axée sur les ocres est juste parfaite. Et même dans ce petit format (17x24), il joue sur la composition de ses planches, alternant pleines pages et cadrages intelligents pour soutenir le rythme que nécessite cette vie "trop" remplie qui caractérise tant Hugo Pratt. Ajoutez-y quelques esquisses du plus bel effet saupoudrés au rythme des différents chapitres qui découpent cette série, et vous obtenez cette très belle réussite !

Un album qui plaira sans conteste aux amateurs d'Hugo Pratt, mais aussi, et c'est là que réside le succès de cet album, aux néophytes du sieur et de son incroyable existence et créativité

Nom série  La Voiture d'Intisar  posté le 28/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etre une femme au Yémen aujourd'hui, c'est pas vraiment ce qu'on peut rêver de mieux...
Le scénariste Pedro Riera est parti vivre là-bas un an pour y suivre sa femme. Malgré une certaine connaissance de cet état de fait, la confrontation à la réalité fut rude. C'est de ce voyage, des rencontres difficiles avec des femmes et leur témoignages qu'est né l'idée de cette BD.

Si ce n'est pas non plus un documentaire à proprement parler, cela tient à des raisons de sécurité pour celles qui ont apporté leur témoignage à Pedro Riera et sa compagne. Intisar n'existe donc pas, c'est un personnage de fiction. Mais elle pourrait très bien être réelle, tant les anecdotes oscillant du comique au dramatique qui balisent ce récit sont elles bien vraies.
J'avoue avoir découvert une société fondée non pas sur la ségrégation raciale, mais sur celle du sexe... Le Yemen ? Un monde fait par et pour les hommes, rien de plus... Sans donner dans l'islamophobie, bien au contraire, on découvre comment une société menée par des traditions en arrive à des absurdités quotidienne et à réduire la femme au statut d'objet dont l'homme dispose à sa guise...

Si cet album est vraiment intéressant pour son contenu et l'éclairage qu'il apporte sur la condition de la femme dans ce pays, j'avoue être resté assez hermétique qu graphisme de Nacho Casanova. Son trait fin minimaliste semi réaliste uniquement rehaussé de tramages gris ou bruns ne m'a pas séduit du tout. Si la narration est heureusement bonne et la lecture aisée, j'ai vraiment buté sur ce parti pris graphique. Dommage, car si le dessin avait été à mon goût aussi bon que le propos, j'aurais facilement monté ma note et conseillé son achat. Là, si j'en conseille la lecture pour découvrir le sujet, mieux vaut en faire la lecture avant pour es forger son opinion et voir si l'achat est mérité.

2.5/5 à cause du graphisme

Nom série  Chimichanga  posté le 27/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Heu... Comment dire... Je suis complètement passé à côté de cette lecture, ou plutôt je n'ai vraiment pas adhéré au concept.

Attiré par cette couverture intrigante et la réputation de The Goon, c'est les yeux (un peu trop) fermés que j'ai acheté cet album. Et j'avoue que le déception est à la hauteur de mes attentes.
Mis à part le dessin que j'ai trouvé superbe, ainsi que la mise en couleur, l'histoire de cette jeune fille à barbe au sabir plus grossier que fleuri m'a plus que déçu. Cette histoire de vrai/faux remède contre l'aérophagie à base de poil de femme à barbe m'a plutôt rasé...

Dommage, car le graphisme d'Eric Powell est plus qu'avenant, et le bestiaire qu'il compose aguicheur. Mais tout cela reste suggéré, pas approfondi d'un poil et survolé jusqu'à son terme.
Une histoire vite lue et à oublier tout aussi rapidement.

1.5/5 pour le graphisme

Nom série  Bad Ass  posté le 25/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vous en avez marre des "Super Méchants" gavés de pouvoirs à ne plus savoir qu'en faire et qui au final ont plus l'amère saveur d'un canada dry éventé laissé à chambrer à la terrasse d'un rade mexicain ? Passez à "Bad Ass" pour l'apéro alors ! "Avec "Bad Ass", la fête est plus classe !"

Cynique, sûr de lui, aguerri et efficace, à la limite d'être antipathique, le lascar ne fait pas dans la demi mesure. Il aime quand ça chiale, quand ça frappe, quand ça saigne, quand ça vous ruine le mascara, le tout avec un flegme et une répartie digne d'un James Bond passé du côté obscur de la Force. Et de l'humour (noir), il en a à revendre. S'attaquer aux forces en puissance, institutionnelles, mafieuses ou aux super héros ne lui fait pas peur et plutôt marrer. Reste à savoir pourquoi...

Car qui est ce mystérieux Dead End qui semble pétri d'une haine et d'une rancœur pour tout ce qui l'entoure ? Quelle est donc la motivation de ce personnage assez glaçant ? Pour l'instant, le voile ne se lève que doucement grâce à une narration qui alterne présent et jeunesse de ce Jack... qui deviendra Dead End.
En tout cas, ce premier tome de "Bad Ass" démarre sur les chapeaux de roue : narration très fluide et rythme très soutenu malgré les allers-retours entre passé et présent ; scènes d'actions très bien réglées et d'une grande intensité ; informations et mystères distillés savamment au fil du récit ; un dessin et une mise en page qui tiennent parfaitement la longueur, pour nous mettre sur un plateau une mise en bouche qu'on dévore à coups de crocs bien sentis. Je reste plus mitigé sur la colorisation très informatique qui n'est pas ma tasse de thé, mais qui passe quand même tranquillement dans ce brio général.

Dead End et sa bonne étoile sont donc promis au meilleur. Espérons que cette chance versatile qui fit son bonheur ne tourne pas court pour que le nôtre soit complet. Si ce premier tome est pour moi une réussite, j'ai quand même été un brin surpris par la fin et cette escouade de super héros qui débarque...

A suivre de (très) près donc, en espérant une suite taillée dans la même roche, dure et froide.

Nom série  The Grocery  posté le 09/02/2012 (dernière MAJ le 22/02/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
AHhhhhhhhhhhhh ! LA VOILA, la bonne surprise de ce début d'année !!! Merci Jetjet pour ton avis sur cette série qui avait su me mettre l'eau à la bouche et titiller ma curiosité. Un tour sur le stand Ankama à Angoulême pour voir ce que nous réservait le Label 619 a fini de me décider : me voilà reparti avec le tome 1 de "The Grocery" sous le bras !

Et c'est du tout bon, du tout cuit... ou plutôt du tout cru ! Car derrière cette première fausse impression de dessin pour gamin, ça balance sévère derrière ! Etrange mais EXCELLENT parti pris graphique que celui choisit par Guillaume Singelin. Lui qui m'avait accroché mais pas emballé dans le premier récit de Doggybags, m'a ici laissé sur le cul ! J'ai ADORE son graphisme simple, nerveux, expressif et faussement naïf qui tranche, contraste et accentue les péripéties (doux euphémisme) de notre bande de potes.

Ici, fi du manichéisme ! Les personnages sont entiers mais pas caricaturaux. Pas de ligne blanche (un rail ou deux à la rigueur...) infranchissable, plutôt des lignes pointillées entre lesquelles chacun slalome tant bien que mal pour échapper à l'ennui, sauver sa peau ou reconquérir ce qu'il a perdu. La guerre des gangs reprend du service, mais d'une façon des plus originales !
Ajoutez à cela, une trame sociale de l'Amérique dissolue actuelle, où pointent en ligne de mire les conflits armés et le système économique des subprimes qui laissent sur le carreau une frange non négligeable de la société américaine, et vous obtenez en filigrane de cette histoire déjantée, un cliché à vif de l'Amérique actuelle. Bravo à Aurélien Ducoudray qui nous tisse ici une histoire pour l'instant très bien ficelée et qui nous mets plus qu'en appétit pour une suite que j'attends plus qu'avec impatience !

Alors si comme moi Mutafukaz vous a fait délirer, je ne peux que vous conseiller cette nouvelle série de chez Ankama, qui s'annonce tout aussi originale, efficace, déjantée et délirante ! A lire impérativement pour les amateurs du genre !

****Lecture du tome 2****

Et c'est reparti pour un tour ! Angoulême, le retour, avec dans mes sacoches le second tome de "The Grocery" sorti là-bas en avant première ! Petit périple des plus intéressant, car il fut l'occasion d'un interview de Run et Guillaume Singelin (bientôt en ligne sur votre site préféré :p), qui m'a permis d'encore mieux apprécier le travail de nos bargeots de service.

Car après un premier tome des plus percutant, restait à transformer l'essai... Et c'est haut la main que ce deuxième opus remplit son office en déroulant tranquillement et balayant large devant son passage : home run finger in the noze en vue ! (Bon, j'm'emballe un peu, mais y'a de quoi !)

Le duo Ducoudray Singelin prends de l’assurance et monte en puissance ! L’histoire avance, rivée sur les rails d’une narration toujours aussi fluide, cinglante et efficace, et nos personnages s’étoffent au fil des pages en prenant de la profondeur. Bref, on n’est pas déçu ! Surtout que les nouveaux venus dans cette danse autour de ce corner ne font pas non plus dans la dentelle !

Le dessin de Guillaume Singelin toujours aussi mordant et original s’impose tranquillement. C’est impressionnant l’expressivité que ses gueules de Muppet arrivent à dégager ! Et le contraste entre ce dessin faussement simpliste et ce récit violent n’en est que plus marqué. Du tout bon !
Bref, le seul problème avec ce genre de BD, c’est qu’on est maintenant bon pour baver quelques temps avant d’avoir une suite à se mettre sous la dent. Attention, la méta’ de The Grocery, c’est de la bonne, tu tombes accroc direct !

Nom série  Dans la forêt  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est à Angoulême que je suis tombé sur ce titre que je ne connaissais pas de la collection Métamorphose. Idem pour l'auteur, Lionel Richerand, que je découvre avec cet album : inconnu au bataillon, mais son trait singulier et le soin porté aux couvertures de cette collection (cf. Billy Brouillard de Guillaume Bianco) a fini de me séduire. Quittons cette orée prometteuse et pénétrons donc dans cette sombre forêt !

Sous un trait faussement naïf et une mise en couleur étudiée et réussie, se met doucement en place l'univers, les personnages et surtout les créatures qui vont composer la trame de cette histoire aux allures de conte qui oscille entre le grotesque et le macabre ; Burton et Miyazaki ne sont pas loin, planqués au détour d’un buisson, sans doute attentifs à cette forêt à l’imagination bourgeonnante.
Si l'ensemble est bon et emprunt d'une imagination débridée, j'ai trouvé le tout déséquilibré. Il faut un certain temps pour que l'intrigue soit véritablement campée, et tout se dénoue de façon un peu trop hâtive à mon goût. Surtout qu'on se fait surprendre par cette fin qu'on ne voit pas venir, à cause du bestiaire conséquent qui fait suite à cette histoire.
Bestiaire que j'ai trouvé assez inégal par ailleurs, même s'il enrichie notre perception de l'univers conçu par l'auteur. Si les planches en pleine page sont magistrales, j'ai trop eu l'impression pour les autres de lire une copie moins savoureuse (surtout dans l'écriture) de ce que propose Guillaume Bianco, toujours dans sa série Billy Brouillard ; de plus le fait de concentrer tout ce bestiaire en fin d'album (quand ils sont disséminés au gré de l'histoire dans "Billy") est plus indigeste.

Alors, ne boudons pas notre plaisir, car pour une première BD, le talent est là, et c’est album est bon. Reste à faire attention à l'équilibre narratif ; un développement plus poussé des personnages et une fin moins expéditive aurait fait de cet album une merveille.

(3.5/5)

Nom série  Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag IIb  posté le 16/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui aime beaucoup Tardi, j'avoue ne pas vraiment avoir accroché à ce récit très personnel. Evolution de mes goûts ? Toujours cette difficulté à rentrer dans les récits historiques ? Ou album manqué ?

Sans doute un peu de tout ça, sans pour autant être un album manqué, mais le petit grain de folie que j'appréciais chez lui avec les personnages souvent un peu barrés qui jalonnent les aventures d'Adèle m'ont ici cruellement fait défaut : on est dans le récit historique biographique, point barre.
L'album est pourtant travaillé : bel objet, beau papier, colorisation sobre qui colle parfaitement au sujet, de bonnes idées de narration et dessin de Tardi égal à lui même... Tout est là.
Mais pourtant pas d'étincelle. J'ai même trouvé ça longuet et certains dialogues et pointes d'humour entre le père et le fils censés dédramatiser le contexte ont fini par me fatiguer.

Alors si le sujet est intéressant et peu traité en BD, j'avoue m'être un peu forcé à finir ce premier tome. Je lirai sûrement le second par curiosité, mais sans réelle attente et conviction.

Un 2.5 qui a frôlé le 2... Achat réservé aux inconditionnels de Tardi ou aux récits sur la seconde guerre mondiale.

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 14/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une énorme surprise et un TRES bon roman graphique que ce "Daytripper (au jour le jour)".

Et quand je dis énorme, c'est tant sur le fond et le formidable travail de narration que dans la mise en image de Fabio Moon et de Gabriel Ba pour les décors (merci pour les précisions de mon envoyé spécial à Angoulême, Bab himself). Les deux se complètent magnifiquement et subtilement pour donner corps à cette histoire empreinte d'une folle universalité : vivre et mourir est le lot de chacun, reste à savoir pour quoi pour la première, et comment pour la seconde...

Entre rêve et réalité nous plongeons dans la multitude de vies possibles ? rêvées ? vécues ? de Bras de Oliva Domingos, fils d'un écrivain célèbre qui travaille pour un journal à la rédaction de chroniques nécrologiques. Chaque tranche de sa vie est un chemin possible, un bout du destin de cet homme, qui se terminera toujours de façon tragique... par sa mort... Fatalisme ? Non plus. Car chaque chapitre qui nous narre dans une chronologie aléatoire les moments cruciaux de la vie de cet homme et se terminent par son trépas, ne donne pas dans le pessimisme et le larmoyant. La mort est juste remise à sa juste place, à place égale avec la vie ; elle en est même une composante essentielle.
Son père ne lui dit pas autre chose dans un des chapitres : « La vie est comme un livre, fils. Et tous les livres ont une fin. Peu importe combien tu aimes ce livre, tu arriveras à la dernière page et ce sera fini. Aucun livre n'est complet sans une fin. »
Notre "fils de" se construira et trouvera sa juste place au travers de tous ces éléments si justement et subrepticement semés au fil du récit.

C'est donc cette vie décomposée, puis recomposée qui nous met en lumière la valeur de l'instant, des êtres chers qui nous entourent, de la famille, des moments fugaces qui ne sont que ressentis et sensations mais qui font le sel de la vie.
Et ce qui est magique dans cet album, c'est la qualité du graphisme des deux auteurs, qui nous transporte grâce à un trait d'une grande finesse et expressivité. Sa colorisation chaude et vibrante n'est pas en reste et donne à l'ensemble une force surprenante et littéralement vie à ce récit.

Vous l'aurez compris, ce "Daytripper" vaut plus que le détour. Entre un dessin sublime et une narration sur une thématique casse gueule menée ici demain de maître, je dis chapeau d'avoir réussi un tel album ! A lire et à relire sans retenue, histoire de ne pas oublier chaque jour qu'il peut-être le dernier.

Nom série  Indicible  posté le 14/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça fait du bien de temps en temps de voir l'espèce humaine ramenée à sa modeste condition. Elle qui depuis trop longtemps à mon goût s'imagine tout contrôler et maîtriser va trouver le réveil douloureux... C'est aussi pour ça que j'aime la SF.

Et ce que j'ai apprécié dans "Indicible", c'est que le récit ne donne pas dans la demi mesure. L'avenir de la Terre est en jeu, l'espèce humaine semble en sursis : tout semble possible ; notre planète à l'échelle de l'espace semble redevenue le peu de chose qu'elle est vraiment, et sa disparition n'est plus une hypothèse lointaine. On est sur ce fil du rasoir où tout peut tragiquement basculer d'un moment à l'autre.
Car cette menace "indicible" sait se montrer convaincante ! Ouch !
Reste cet ado, qui lui pourra peut-être faire quelque chose...

Alors, si ce scénario SF n'est pour l'instant pas d'une originalité folle, il est très bien construit et efficace avec une intrigue prenante. Reste un GROS mystère à éclaircir, et là je suis curieux de voir comment le second et dernier tome lèvera le voile sur tout cela et se conclura... Mais ça, ça sera pour plus tard.
Du côté du dessin, Francisco Ruizge (que je découvre avec cet album) maîtrise sa part du boulot dans un style semi réaliste classique efficace. J'ai quand même trouvé que certaines cases (surtout les intérieurs) manquaient de détails et semblaient parfois un peu "vides" ; mais dans l'ensemble, son coup de crayon soutient parfaitement la narration et colle très bien à ce genre de récit.

Alors, pour l'instant, une très bonne mise en bouche ; espérons que l'épilogue prévu au prochain tome sera à la hauteur de ce qu'on nous propose dans celui-ci.

3.5/5 en espérant monter ma note si la suite est concluante.

Nom série  Varulf  posté le 13/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cet album à Angoulême en trainant sur les stands. Toujours curieux du travail de Gwen de Bonneval, je me demandais ce qu'allait donner son association avec Hugo Piette (Poncho et Semelle) dans un registre médiéval fantastique pour ados/adultes.

Et bien ça fonctionne plus que bien pour ce permier tome de "Varulf" ! Même s'il m'a fallu un certain temps pour m'imprégner de l'ambiance et du style de Hugo Piette, je me suis laissé prendre à suivre notre jeune troupe avec plaisir et curiosité. Le mystère est savamment maitrisé, le fantastique bien dosé et la psychologie du groupe très bien travaillée : du bon boulot môôôssieur Gwen !
Quant à cette troupe hétéroclite de jeunes villageois qui décident de fuir leur village pour une raison que je vous laisserai découvrir, on s'y attache rapidement. Hugo Piette et son trait en ligne claire, minimaliste et anguleux, réussit très bien à imposer ses personnages sans qu'aucune confusion ne se fasse (ce qui est malheureusement parfois le cas avec les groupes de personnages et ce genre graphique), et nous met rapidement à l'aise avec cette troupe improvisée.

Bref, une vraie bonne surprise que ce premier tome, qui devrait ravir tous les ados (et les moins jeunes comme moi...) qui apprécient le doux mélange du médiéval et du fantastique.
J'attends la suite et fin prévue dans le second tome avec impatience.

Nom série  Pas de panique à Sonic City  posté le 12/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Héhéhéhé, voilà le genre de petite perle que j'adore trouver en farfouillant dans les stands du Nouveau Monde à Angoulême

Petit format à l'italienne, un nom d'éditeur qui annonce la couleur ("Même pas mal" - qui édite Paf et Hencule pour resituer) et une couverture intrigante qui m'a tapé dans l’œil... Petite cerise sur le gâteau, c'est en attendant mon rendez-vous avec Riff Reb's pour son interview que je trainais mes guêtres chez les indépendants que je suis tombé sur ce petit album dont il n'est autre que l'auteur de la préface.
Pas de hasard, me dis-je, cet album est fait pour moi !

Ici, pas de lapin blanc à suivre, ni à choisir entre la pilule rouge ou la pilule bleue : gobez les 2 et la route est toute tracée !!! Bon, un brin sinueuse et aventureuse, me direz-vous ! Mais faut c’qui faut !
Car cette équipée sauvage de nos lascars en route pour une chaude et tumultueuse Rave Party est bougrement bien retranscrite ! Dialogues, situations, mise en page et couleurs : le (bad) trip sent le vécu !

N’allez pas y chercher une histoire exceptionnelle, mais juste un bon gros délire bien rendu, avec une patte graphique pertinente et bien sentie qui donne vie et visions à ces buvards pas très naturels.

Have a nice trip !

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