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Nom série  L'Esprit du 11 janvier  posté le 08/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors que viennent tout juste de passer les commémorations des tragiques événements du 7 janvier 2015, les éditions Delcourt publient « L’Esprit du 11 janvier – Une enquête mythologique » sous la plume de Serge Lehman et le coup de crayon de Stéphane Gess.

Voilà un duo que je n’attendais pas particulièrement dans ce registre, plutôt habitué à les voir graviter du côté de la SF que de l’actualité. Même s’il est vrai que pour une fois j’aurais préféré me farcir une mauvaise fiction, la réalité étant toute autre, et ces personnes que j’admirais tant pour certaines, auront bien cher payé leur indéniable goût pour la provocation et la liberté d’expression.

Nos deux auteurs se connaissent donc bien, puisque ce sont eux (avec Fabrice Colin) qui ont réalisé la réjouissante série « La Brigade Chimérique » éditée chez l’Atalante il y a déjà quelques années, suivi de quelques spin off comme « L’homme truqué » et leur dernière série toujours en cours, « L’œil de la nuit », où ils poursuivent leur exploration et développement sur les super héros européens. Vous me direz que ces « allégories fantastiques » bardées de super héros « à la française » n’ont pas grand-chose à voir avec ce nouvel album et les attentats de Charlie… Et pourtant, en y regardant de plus près, deux aspects développés dans ces productions très différentes viennent à se téléscoper : le Mythe et l’Esprit.

Lehman et Gess, à travers les feuilletonistes qu’ils utilisent dans leurs séries, refont de ces super héros des icônes en renouant avec un imaginaire collectif. Et c’est là que le lien se fait. Si on se réfère au sous titre de cet album, notre scénariste se lance dans une « Enquête mythologique ». Et c’est vrai que tous les ingrédients sont là ; il ne reste plus qu’à filtrer le gruau des événements et leur traitement médiatique pour que ce fil d’Ariane voit le jour. Si des icônes sont tombées, un certain « Esprit » serait né de cette tragédie…

Mais Serge Lehman tue d’emblée le « suspense » quant à ce fameux « Esprit du 11 janvier ». Dès la première page, qui situe le début de son enquête durant l’été 2015, il écrit :
« Six mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, il ne reste rien de l’Esprit du 11 janvier. […] Tout est comme avant. Tout est pire qu’avant. Le 11 janvier est mort. »

Mais alors quoi ? Ça y est tout est plié ? Chacun a pu faire jouer sa bonne conscience le temps d’une journée, décrocher le mot « fraternité » des frontons pour lui faire battre le pavé… et puis plus rien ? Retour au sacro-saint individualisme qui prédomine ? Ça, Serge Lehman ne s’étend pas dessus, il en fait juste l’amer constat. Ce qui l’intéresse, ce sont tous les faits qui ont permis l’émergence de ce phénomène rare, quasi unique, qui vous marque à vie, non pas seulement vous, mais une société entière.

En partant de la sortie du dernier roman de Houellebecq (le mage !) qui allait aussi faire la une de Charlie le jour de l’attentat, puis en passant au crible tous les événements et les réactions qui se sont enchaînées, jusqu’à cette chiure de pigeon sur l’épaule de Hollande au cours du défilé commémoratif où se sont bousculés les « Grands de ce monde », Serge Lehman relève tout pour faire résonner les coïncidences et ces menus événements qui mis bout à bout ont permis l’émergence de cet « Esprit » et la construction de ce qui s’apparente aujourd’hui à un mythe.

Car ne nous leurrons pas. Si aujourd’hui (d’autant plus avec les nouveaux attentats de novembre), le soufflé est retombé et cet Esprit s’est bien volatilisé, il n’en reste pas moins, et à leur corps défendant, que de nouvelles icônes sont nées.
J’ai beaucoup apprécié le traitement graphique de Gess pour coucher cette « Histoire ». Tout à la fois sobre et épais dans son encrage, il n’est pas sans me faire penser au graphisme de Mike Mignola sur « Hellboy » et ses séries connexes (qui comme par hasard traitent des personnages aux supers pouvoirs en s’inspirant des mythes et de l’Histoire). Gess ne s’encombre pas de couleur pour cet album. Tout est ici juste posé pour servir le propos de Lehman, tout en jonglant entre mythe et réalité. Il remplit donc parfaitement son rôle d’iconographe, tout en y insufflant sa touche personnelle et parfaire la réussite de cet album.

Car s’emparer d’un tel sujet était plutôt le genre d’exercice casse gueule, tant les récupérations tous azimuts ont malheureusement fleuri sur ces tombes (quand on n'y a pas craché…). Ici on évite le produit commercial pour nous proposer une lecture subjective et personnelle de cette tragédie ; si certains n’y verront que délire et élucubrations, j’ai quant à moi pris plaisir à découvrir cette relecture des événements qui façonna cet « Esprit du 11 janvier »… tout éphémère fut-il.

Nom série  L'Aigle sans orteils  posté le 05/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plutôt du genre réfractaire au cyclisme sportif, j'ai mis un certain (pour ne pas dire long) moment à me décider avant de me lancer dans la lecture de cet album. Ce sont les critiques souvent dithyrambiques à son égard qui m'ont poussées à franchir le pas.

Et bien m'en a pris ! Car ne serait-ce que pour le dessin de Lax et les ambiances qu'il sait nous retranscrire, on est très vite embarqué dans son récit sur la vie d'Amédée Fario. Son trait dynamique et sa mise en couleur à l'aquarelle subliment les paysages de montagne d'où est originaire notre protagoniste.
Mais ce qui m'a également séduit, c'est que loin de se contenter du parcours de notre cycliste pour réussir à participer au Tour de France, il inscrit son histoire dans l'Histoire, avec des rencontres de personnages secondaires passionnants avec lesquels Amédée va tisser des liens d'amitié, voire d'amour. Tout cela se fait dans un naturel étonnant qui rend le tout d'une rare fluidité et une narration impeccable.

Un album plus que recommandable pour tout amateur de cyclisme, mais pas seulement ! Alors ne faite pas comme moi et ne ratez pas l'occasion de le lire s'il vous passe sous la main !

Nom série  Ici  posté le 05/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Curieux de découvrir ce qui avait retenu les faveurs du jury d'Angoulême pour son meilleur album, je me suis donc procuré cet album intrigant.

Pas toujours en accord avec ses coups de projecteurs, je reconnais qu'il est pourtant souvent l'occasion de découvrir un auteur que je ne connais pas forcément, ou tout au moins un album qui sort de l’ordinaire. Celui de Richard McGuire ne déroge pas à cette règle, car je ne connaissais pas l'auteur, ni son travail et son pivot central me semblait une idée surprenante : concevoir une narration à partir d'une seule et même pièce en plan fixe. Comment un auteur pouvait-il tenir en haleine son lecteur sur 300 pages avec un tel concept ?

J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l'album et je me suis même demandé si je n'allais pas abandonner... mais je n'aime pas lâcher une BD en cours de lecture, on ne sait jamais... mieux vaut avoir une vision globale. Finalement, j'ai réussi à me raccrocher à ce que nous propose McGuire. Ce qui est d'abord déconcertant finit par s'imposer simplement et son système de cadrages de ce plan fixe du salon, avec ces dates en encadré, tisse une narration des plus originale qui permet à l'auteur de se jouer du temps et de composer un puzzle graphique impressionnant.

Malgré cet intérêt et cette originalité indéniable, c'est au final un simple "pas mal" qui fera office de note, car je ne peux pas dire que cet album m'ait transcendé plus que cela. Si c'est une expérience graphique et narrative intéressante, il me manque le petit quelque chose en plus qui fait la différence, comme dans toute création artistique conceptuelle. On rentre ou pas dedans, et parfois, malgré des qualités, on n'en sort pas spécialement convaincu. C'est pour cela que je conseille plutôt un emprunt qu'un achat pour se faire une idée de la bête, tant cet album est surprenant et qu'il coute quand même 29€.

Nom série  Fire Fire Fire  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si ce n'était ces culs et ces nibards proéminents saupoudrés au fil des pages de cette série, j'aurais trouvé cette nouvelle série très bonne... Franchement je trouve ça lourd. Le comble étant de caser ça dans une collection nommée "Young manga", qui prête encore plus à confusion quant au contenu plutôt chaud et violent par moment.

Mais bon, si on fait abstraction de tout cela, on a tout de même ici un manga intéressant, malgré quelques ficelles un peu faciles, et qui m'a beaucoup plu graphiquement. C'est à mon sens le point fort de "Fire Fire Fire". La composition des planches très dynamique, la maîtrise des décors de Shouji Sato (surtout en ville), sa gestion des noirs et des trames qu'il utilise, donne un élan et une énergie qui fait pulser ce manga et le rend très prenant.
On en oublierait ces formes rebondies qui ponctuent les aventures de notre jeune Jiga.

Car c'est avant tout lui qu'on suit, et les compères d'aventure qu'il va se faire au fil des pages : un cyborg, et une jeune et jolie jeune fille très mystérieuse. Rien de très original dans cette quête initiatique où se monte une communauté hétéroclite pour élucider un mystère, mais les éléments qui voient le jour au fils de l'aventure et les personnages secondaires parviennent à construire une intrigue intéressante et assez convainquante au final.

Je lirais donc avec intérêt la suite (et fin normalement) de cette série pour me faire une idée complète à son sujet.

3.5/5 en attendant de voir la suite.

Nom série  Valkyria Chronicles II  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Moi qui ne connaissais pas le jeu, ni les mangas tirés des adaptations précédentes, j'ai vraiment eu l'impression de débarquer... Sans connaître l'univers ni les enjeux stratégiques des factions qui s'opposent, dur dur de se mettre dans le bain.

Surtout qu'au fil des pages, ce n'est ni le dessin, qui pour moi manque d'une originalité totale (même s'il est, il faut le reconnaitre, plutôt bien géré), ni le scénario que j'ai trouvé convenu et rapidement ennuyeux, qui m'auront convaincu de pousser plus loin la découverte de cet univers.
On retrouve en effet notre jeune protagoniste qui se retrouve à intégrer la prestigieuse école de guerre de ce monde, suite à l'annonce du soit disant décès de son frère. S'ensuit la rencontre avec les membres de sa brigade et les rivalités/amitiés qui vont avec.
Ajoutez à cela, une mission de reconnaissance qui tourne à la "vrai mission" et vous avez là la trame très convenue d’une histoire sans réel rebond...

Alors, je lirais surement le 2e tome annoncé pour me faire une opinion globale, mais pour le moment c'est plutôt une déception.

Nom série  Bob Morane Renaissance  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah les bons vieux Bob Morane de Vernes que je dévorais ado, après avoir écumé les bouquineries autour de chez moi ! Bon, j'avoue, je n'avais pas osé remettre le nez dedans depuis, ayant un peu peur d'être très déçu. Du coup, ce "Bob Morane Renaissance" a mis un peu de temps à passer cette barrière psychologique, ce qui aurait été bien dommage.

Car il faut l'avouer, cet album est plutôt bien réussi, et le dépoussiérage opéré sur ce personnage ancré dans l'imaginaire collectif fonctionne très bien. Aurélien Ducoudray et Luc Brunschwig, dont j'apprécie très souvent le travail de scénariste, ont su savamment doser cet équilibre souvent difficile à trouver entre l'image de ce genre d’icône et le décorum qui l'entourent, et l'introduction de préoccupations plus contemporaines.
Là, tout est fait de façon plutôt réussie pour contenter aussi bien les nouveaux lecteurs de la série que les aficionados du personnage. Tout cela nous est servi sur un rail bien huilé où l'action prend rapidement les commandes, avec une narration très efficace pour ficeler tout ça.
Ajoutez à cela le dessin de Dimitri Arman (que je découvre avec cet album), très efficace et parfaitement adapté à ce reboot. Moi qui ne suis pas plus que ça un adepte du dessin semi réaliste qui sied à ce genre de série, c'est plutôt une agréable surprise.

Il ne reste plus qu'à voir ce que va donner la suite de cette série prévue en plusieurs diptyques, mais je pense suivre avec attention son évolution.

Un bon 3.5/5 en attendant de voir si la suite confirme cette première bonne impression.

Nom série  L'Avocat  posté le 09/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui ne suis pas spécialement fan de ce genre de série à la Largo Winch ou XIII, qui à mon sens auraient du se conclure avant de commencer à patiner dans la semoule, j'ai pourtant bien apprécié cet album de Frédéric Volante (au dessin), Laurent Galandon et Frank Giroud (au scénario).

C'est sans doute lié à la contextualité de l'histoire qui s'ancre dans un récit qui fait écho à l'actualité, je m'y suis rapidement intéressé. Après, j'avoue que le personnage principal Léopold Sully-Darmon (LSD pour les "intimes", l'avocat le plus célèbre du barreau de Paris), n'est pas franchement le genre de personnage que j'affectionne. Mais, malgré cela, j'ai fini par me prendre au jeu, grâce à un scénario bien ficelé qui sait nous tenir en haleine.

Côté dessin, Frédéric Volante remplit pleinement le contrat avec un trait qui colle parfaitement à la ligne de la collection Troisième vague du Lombard. Si je ne suis pas un adepte de ce genre de patte réaliste, elle est ici très efficace et soignée et porte parfaitement le récit.

Les adeptes du genre et de la collection devraient adorer. Pour les autres (un peu comme moi), ça reste une bonne série à découvrir, en espérant qu'elle sache se conclure efficacement sans tomber dans le piège de la série à rallonge qui ne sait plus s'arrêter...
(3.5/5)

Nom série  L'Attaque des Titans  posté le 03/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est suite à une petite formation sur le manga que j'ai découvert cette série que je ne connaissais pas du tout... (Oui, la formation pour me remettre un peu à la page n'était pas un luxe :p )

Car cette série qui fait l'unanimité partout dans le monde, se payant le luxe d'aller surpasser One Piece ou autre Naruto dans le top des ventes, reste étrangement derrière en France... (Il n'est qu'à voir le nombre d'avis sur notre cher BDthèque pour s'en convaincre...). Curieux donc du phénomène, je me suis attelé à cette lecture...

Et c'est vrai que c'est bien ! Très bien même, malgré pourtant des défauts inhérents à un premier manga. Que ce soit le dessin parfois un peu malheureux (surtout dans le début de la série), ou quelques lourdeurs psychologiques concernant les personnages (parfois lourdingue de se voir notifier par écrit dans des dialogues un peu creux ce qu'on avait déjà saisi), on se dit que tout ça semble un peu monté à la va vite... et on se plante carrément. Car on se fait embarquer dans cette histoire qu'Isayama Hajime traine et murit dans sa tête depuis l'âge de 17 ans... Refus après refus, il a persévéré pour finir par se faire éditer et faire le carton qu'on connait maintenant.

Car son récit a un souffle épique rafraichissant dans un genre qui commençait un peu à tourner en rond et dont rares étaient les nouvelles séries qui arrivaient à se tailler une telle place dans un marché où les places sont plutôt chères. Ici, pas vraiment le temps d'installer un univers, l'immersion est immédiate et c'est petit à petit qu'on nous campe le décor, le pourquoi du comment, mais toujours avec de nouveaux mystères qui pointent pour nous tenir en haleine... Dur de lâcher cette série quand on a mis le nez dedans. Reste qu'en attendant de découvrir la suite, "L'attaque des Titans" est une très bonne série qui mérite largement son succès.

A découvrir pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu !

Nom série  Punk rock Jesus  posté le 04/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sean Murphy dont j'avais découvert le savoir-faire avec The Wake, nous avait déjà sorti un peu plus tôt un album en solo très rock’n roll avec ce « Punk Rock Jesus ».
Une couverture accrocheuse et bien réussie ; un titre qui, pour tout amateur de bon gros rock et de punk, vous titille forcément ; une bande son d’ambiance proposée pour chaque chapitre ; voilà déjà de quoi me donner très envie de pousser plus loin !

Et c’est ma fois plutôt bien foutu ! Malgré quelques poncifs un peu poussés dès qu’on s’attaque à la religion, aux médias ou encore à l’IRA (oui ça va chercher large), Sean Murphy arrive à tirer son épingle du jeu grâce à des personnages charismatiques et une narration soutenue. Que ce soit Chris (le clone de Jésus), son garde du corps (ex membre de l’IRA), ou même le salopard à l’origine de ce projet de téléréalité, on a affaire à des personnages entiers, au caractère fort, mais qui finissent par révéler leur faiblesses et rendre tout ce petit monde moins manichéen qu’il n’y parait au départ.

Sean Murphy, comme il le dit lui-même dans sa post face, s’est personnellement posé pas mal de question sur la foi et la religion. On sent bien qu’à travers cet album il tente de faire passer toutes ces interrogations (plus que des réponses d’ailleurs) en se servant d’un scénario lancé pleine balle sur des rails, mais avec une loco sans freins… Ça commence doucement, pour monter en puissance et en tension jusqu’à un final inévitable.

Tout cela est par ailleurs merveilleusement servi par un dessin tout en noir et blanc que j’ai beaucoup apprécié. C’est nerveux, tranché, mais très bien construit et Sean Murphy nous gratifie de quelques planches vraiment magnifiques. Son style graphique sert parfaitement son histoire et renforce cette énergie primitive et sauvage que le punk subodore.

Nom série  Tempête au haras  posté le 30/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Chris Donner, auteur de littérature jeunesse, s’associe ici avec Jérémie Moreau pour adapter son propre roman. On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Si je ne connaissais pas le travail de l’écrivain, je connaissais par contre celui de Jérémy Moreau avec l’excellent album « Le Singe de Hartlepool » qu’il avait réalisé avec Wilfrid Lupano. Si le propos n’a rien à voir, l’universalité du sujet traité reste par contre de mise.

Chris Donner nous plonge ici dans le quotidien d’un haras normand tenu par un couple de Français. Il est la propriété d’un riche Allemand suffisant, qui est peut-être le seul bémol que je trouve à cet album. Ce genre de personnage m’insupporte, mais là c’est plus le côté caricatural de son trait qui m’a par moment agacé. Sorti de ce détail, le reste de l’album est parfaitement maîtrisé, tant pour ce qui est de la narration ou du dessin.

Le plus marquant reste bien sûr le personnage de Jean-Philippe, notre jeune personnage principal. Si le dur quotidien dû à son handicap forge sa force de caractère, son destin à la fois tragique et magique en fait un récit proche du conte malgré une réalité et un quotidien très pesants. C’est ce qui rend d’ailleurs d’autant plus fortes les scènes où il s’évade sur le dos de son cheval Tonnerre, tout cela renforcé par une mise en couleur audacieuse et percutante de Jérémy Moreau.

Voilà donc une très bonne BD, tant par le sujet abordé que par la façon de le traiter, surtout pour un album destiné à la jeunesse. Ça fait plaisir de voir que nos têtes blondes ont aussi le droit à de très bons albums, où l’originalité graphique et les sujets abordés sont intelligents et bien traités.

Nom série  Aliénor Mandragore  posté le 30/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui ai longtemps trainé mes guêtres dans les divers méandres de la littérature arthurienne et même fait de belles balades du côté de Brocéliande, j'étais assez curieux de voir ce qu'allait donner cet (énième ?) album sur un thème très largement traité.

Mais notre duo d'auteurs Séverine Gauthier et Thomas Labourot s'en sort à merveille ! Loin de suivre des sentiers rebattus, ils ont su trouver un très bon équilibre entre respect des repères classiques et attendus, et libertés certaines, qui permet d'apporter un petit coup de fouet et de sang neuf au cycle arthurien.
Les idées de Séverine Gauthier sont plutôt bonnes, et ses personnages en sont le parfait exemple. Entre un Merlin scotché sur la mycologie qu'il tente tant bien que mal d'inculquer à sa fille Aliénor qui, elle, n'a pas encore franchement réussi à avouer à son père que, comment dire... les champipi c'est pas son truc... C'est d'ailleurs un des points forts de cette série qui se lance ; les relations entre les personnages sont vraiment intéressantes et pleines d'humour.

Le dessin de Thomas Labourot est pour sa part très réussi et donne à cette série un côté frais, pep's qui colle parfaitement à ce renouveau apporté à cette tripotée de personnages archiconnus, et devrait conquérir le public jeunesse par ce côté dessin animé du graphisme.

Bref, ce premier opus fonctionne très bien et ne demande qu'une suite rapide !

Nom série  Zaï Zaï Zaï Zaï  posté le 26/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album surprenant ! Fabcaro, toujours aussi barré et efficace dans l'absurde nous concocte là un album qui prend à parti notre quotidien en exacerbant ses travers les plus menus pour pointer du doigt de façon subtiles des folies et non sens de notre société.

C'est toujours aussi désarçonnant, que ce soit de par les dialogues qu'il nous sert ou les situations qu'il propose, et le fou rire n'est du coup jamais très loin. Mais c'est vrai quoi, qu'elle idée aussi d'oublier sa carte du magasin en allant faire ses courses !!!??? Faut être inconscient !!

Le dessin minimaliste et l'utilisation d'une seule couleur marron/vert pour accompagner son noir et blanc donne la part belle à son histoire loufoque. Ses personnages aux visages presque absents sont pourtant très expressifs ; que ce soit dans les postures, les positions des mains (sur lesquelles il délire par ailleurs) ou des corps, son trait minimaliste dégage énormément en intention et assoie le tout de manière remarquable.

Alors, si une bonne tranche d'absurde et de rigolade vous tente, je ne peux que vous renvoyer vers cet album qui colle parfaitement avec cette phrase d'Audiard que j'affectionne particulièrement : "Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière"

Nom série  Supers  posté le 24/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une BD jeunesse très prometteuse !

Les éditions de la Gouttière m'avaient déjà fait de l'oeil avec Enola et les animaux extraordinaires, c'est encore une très belle publication qu'ils nous proposent avec en duo Dawid au dessin et Frédéric Maupomé au scénario. On est tout de suite plongé dans ce trio étrange d'enfants dont les parents semblent avoir disparus sans qu'on sache pourquoi au début. Le puzzle se recompose petit à petit pour nous faire découvrir l'origine de ces trois drôles, qui semblent bien en peine pour se faire discrets et se fondre dans le quotidien de leur école.
C'est frais, prenant, coloré et l'histoire est intelligente : on est vite conquis ! Les personnages sont attachants et les aventures qu'ils vont rencontrer nous font dévorer cet album chatoyant (magnifiques couleurs !).

Une des meilleures BD jeunesse de cette année pour moi, j'attends la suite avec impatience.

Nom série  Kanopé  posté le 18/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est lors de mon dernier passage au festival des Utopiales de Nantes que j'ai fait l'acquisition de cet album. Fin de samedi tranquille, on discutait avec l'auteure qui présidait le jury de cette année, et j'en ai profité pour lui prendre son album, avec une petite dédicace tant qu'à faire.

Si l'ensemble peut sembler de prime abord assez naïf de par le traitement graphique, tout cela tient plutôt bien la route. Pour un premier album c'est même plutôt réussi ! On déroule notre lecture tranquillement de bout en bout, aspiré par ce monde à la fois meurtri écologiquement mais tout à la fois préservé de notre civilisation. Si le pitch reste assez classique, le tout est pleinement cohérent et plaisant et nous embarque sans en avoir l'air dans ce monde semi préservé. On se colle aux talons de notre héroïne solitaire qui va se faire squatter par un jeune homme en fuite pour ses activités de hacker. Le choc des culture peut alors s'en donner à cœur joie !
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de cette Amazonie dont Louise Joor a su rendre le côté grouillant et vivant, qui d'un côté se découvre pourvoyeuse et de l'autre un danger permanent.

Une chouette découverte, qui donne envie de retrouver ces personnages dans une suite.

Nom série  Ignominia  posté le 14/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une BD qui sort du lot chez Tabou ! Du sexe, oui, mais un univers SF bien travaillé pour enrober tout ça, ce qui est fort agréable ! Surtout que le dessin tout de noir dévêtu de Juan Jose Ryp est plutôt bien léché et donne vraiment une identité à cet album.

Les hommes ayant été rayés de la surface de la terre suite à une guerre chimique qui a tué tout porteur du chromosome Y, une nouvelle société a donc vu le jour dans les 2 dernières mégalopoles qui ont survécu à ce drame. La gente masculine décimée, l'espèce humaine survit à travers le genre féminin qui se perpétue grâce à la fécondation in vitro et la manipulation génétique. Juan Jose Ryp nous dépeint un monde bien sombre, sale, et plus ou moins décadent où les inégalités sociales n'ont fait que s'accentuer et le vice se perpétuer tout en s'adaptant à cette nouvelle donne.
Ignominia est le nom donné à tout acte sexuel "contre nature" et est même jugé pire que le vol ou le meurtre. Une police morale spéciale est chargée de le combattre : les Fox Trackers. C'est une de ces flics de choc que nous allons suivre tout au long de cet album : Deborah Lick. C'est sur elle que va tomber une affaire un peu plus lourde que les autres qui va la faire remonter jusqu'aux plus hauts sommets de cette société.

Si l'enquête en elle même reste assez convenue, c'est son cadre et cette société féminine qui font l'originalité de ce récit. Ce côté un peu cyberpunk dans ce registre est plutôt inédit pour moi et loin de me déplaire. Surtout que le dessin de Juan Jose Ryp est très réussi et qu'il maîtrise parfaitement son anatomie, ce qu'apprécieront sûrement les amateurs du corps féminin. Mais c'est surtout le soin apporté aux détails de chaque case, avec des décors très fouillés qui fait la richesse de l'univers qu'il nous propose et le rend vivant. Il sait parfaitement jouer des cadrages et de sa mise en page pour nous proposer un album très réussi.

A découvrir donc pour les amateurs du genre !

Nom série  Les Equinoxes  posté le 31/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plutôt adepte du travail de Cyril Pedrosa que je suis depuis ma découverte de « Trois ombres », j’étais curieux et assez impatient de voir ce qu’il nous avait concocté après le très réussi « Portugal » qui m’avait donné l’occasion de réaliser cette interview.

Car avec « Portugal », Cyril Pedrosa avait à mon sens franchi un cap. Narration et surtout graphisme ont atteint une maturité qui font la marque de fabrique d’un auteur de talent : en ouvrant un de leurs albums on sait d’emblée à qui on a affaire.

Avec « Les Equinoxes », pas de nouvelle rupture, mais encore un palier de franchi. On sent que l’auteur a su asseoir sa patte graphique en la poussant encore dans ses retranchements. Son travail sur la couleur est notamment assez exceptionnel. Il alterne au fil de sa narration des retranscriptions d’ambiances, de ressentis et de sentiments, uniquement par le biais de son graphisme. C’est juste impressionnant. Alternant une palette bigarrée et très contrastée et des planches de noir et blanc, tout en passant par des camaïeux de violets par exemple à certains moments, Pedrosa se joue de la couleur mais jamais gratuitement.

Car tout cela est bougrement bien pensé et agencé pour servir une narration maîtrisée. Ce récit qui peut sembler très éclaté quand on attaque cette lecture, à cause des multiples personnages qui apparaissent successivement, trouve rapidement son rythme et impose ses jalons pour nous immerger dans ce bain de sensations et d’émotions subtiles. C’est même déconcertant comment tout ces quotidiens qui s’effleurent et se croisent parviennent à tisser une trame qui nous semble si familière. On se reconnait tous plus ou moins dans tel ou tel trait de caractère d’un des personnages.

Même les intermèdes de noir et blanc enchaînés de texte brut n’arrivent pas à entamer le fil de notre lecture. Ces instantanés qui s’étirent sur quelques pages nous plongent encore plus profondément dans l’âme de ces personnages qui semblent apparaître par hasard, capturé par le regard de cette jeune photographe un peu paumée. Ils nous permettent d’apprécier encore davantage la plume de l’auteur qui nous régale déjà par les dialogues savoureux et souvent drôles qui éclaire ces tranches de vies conduites par un doute omniprésent.
Bref, ce dernier album savamment dosé qui s’interroge sur nos fragilités et l’équilibre précaire de nos existences m’a enchanté par sa justesse et la qualité de la capacité de l’auteur à retranscrire en images sensations et sentiments, choses souvent impalpables et difficilement descriptibles.

Voilà un album riche, d’une grande sensibilité et d’une qualité graphique qui confirme le talent de son auteur.

Nom série  Un homme de goût  posté le 09/10/2014 (dernière MAJ le 29/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhhhhhhhhh !!!! La voilà la très bonne surprise que j'attendais depuis la rentrée ! Moi qui cherchais quelque chose de croustillant à me coller sous la dent depuis quelques temps, me voilà servi ! "Un homme de goût" nous la joue fromage ET dessert en nous proposant un album aux p'tits oignons et au mordant bien senti !

Et c'est ElDiablo qui nous fait cette faveur, retrouvant pour l'occasion Cha avec qui ils s'étaient déjà fait remarquer dans la même collection avec Pizza Roadtrip. J'avais déjà également bien tripé sur la série Monkey Bizness toujours en cours avec Polza (et même eu la satisfaction de les interviewer à Angoulême en janvier dernier) ; cette fois, plaisir et saveur sont tout autant au rendez-vous, même si on change de parfum. Les relents d'une civilisation malmenée laissent place à une subtile sauce chasseur...

Jamie Colgate, ex-flic en retraite anticipée ne vit plus que pour mettre la main sur celui qui est à l'origine de sa situation. Laissée pour morte et mutilée 30 ans plus tôt par ce criminel hors norme, elle n'aspire qu'à une chose : coincer ce monstre ! Proies et prédateurs se cherchent, s'affrontent et se mélangent en flirtant avec le fantastique, l'Histoire et nos contes traditionnels, pour nous plonger dans un récit captivant et très bien menée... Tant et si bien qu'on débouche sur la fin de ce premier album pleine balle et que la frustration est ENORRRRRRRMMMEE de ne pas avoir la fin de l'histoire à se mettre sous la dent... On joue avec nos nerfs !!!

C'est vrai qu'on était bien, là, complètement plongé dans cet univers qui sors des sentiers battus ! Surtout que le dessin de Cha nous immerge rapidement et complètement dans les différents ambiances et périodes qui composent et s'enchainent dans cet album. Son travail sur le trait et les couleurs sont juste parfaits à mon goût ! Ils s'adaptent et s'ajustent à l'histoire à merveille, tout en préservant une unité à l'ensemble. Si certains qui s'y sont essayé se sont parfois perdu en route pour nous composer au final un patchwork miteux, ici on est loin de tout ça ; on donne plutôt dans la marqueterie !

Alors, si vous avez envie de vous plonger dans un album qui sors des sentiers battus, bien foutu et audacieux, allez donc de ma part vous faire servir chez votre libraire un menu Hostile Holster.

*** Après lecture du tome 2 ***
Le premier tome de cette série m’avait carrément emballé et j’attendais donc la suite avec une certaine impatience. Et bien voilà ! Ca a été vite envoyé comme un menu à emporter !
Mais y’a toujours rien à rendre ! Notre duo d’auteur nous accroche toujours de bout en bout : ElDiablo et Cha persistent à jouer avec les périodes, l’histoire et les contes qui composent notre mémoire collective pour nous retracer le vécu de ce personnage hors norme. Graphiquement c’est le prétexte idéal pour continuer à jouer avec les codes et les ambiances, tout en s’adaptant au récit.
Et malgré les grands écarts historiques, géographiques ou graphiques, tout cela fonctionne à merveille. Mais une fois la révélation du premier tome tombée concernant la nature de César Nékros, ce deuxième tome n’a plus tout le piquant que le début du récit avait su imposer. Il reste très bon quand même et clos cette histoire de façon intéressante et surprenante.
Une autre très bonne série de la collection Hostile Holster !

Nom série  Déchus  posté le 05/12/2012 (dernière MAJ le 13/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Très bel objet pour commencer ! J'accroche vraiment à cette couverture parée de rouge qui nous présente Esthel, le personnage que nous allons suivre, de dos, un flingue dans une main et un chapelet dans l'autre.
Tout est ici déjà posé. Ce noir et blanc très bien maîtrisé par Aurélien Guilbert et qui impose une ambiance dure et sombre, et ce rouge qui viendra renforcer la noirceur et le côté violent du récit.

Très inspiré des comics noirs américains, (il assume d'ailleurs pleinement ses influences comme Frank Miller, John Paul Leon ou encore Matt Wagner), Aurélien Guilbert nous concocte avec ce premier album introductif, un concentré de noirceur, de sexe et de violence.
Son trait épais et nerveux, ses découpages et ses mises en pages, sa gestion du noir et blanc mâtinée de rouge : tout concoure pour donner une puissance optimale à l'ambiance noire qu'il compose et à la tension qu'il impose à sa narration.
Chaque élément est savamment dosé et distille avec justesse les émotions qu'il veut nous faire traverser pour rentrer dans son récit. Les dialogues sont souvent crus, mais les personnages qu'il campe sont dans leur rôle ; les scènes de sexe sont très explicites mais ne tombent pas comme un poil de cul dans la soupe ; et la violence est omniprésente mais fait partie intégrante de l'univers qu'il nous propose.

Le seul reproche que je ferais au premier tome de cette série tient à la narration un peu confuse qui structure son récit. On passe sans cesse du présent à des flashbacks qui nécessitent une attention très soutenue si on ne veut pas décrocher et perdre le fil des événements.

En tout cas, j'ai vraiment apprécié ce premier opus de cette série "Déchus" et c'est avec intérêt et curiosité que j'attends d'en découvrir la suite à venir.
3.5/5 en attendant de voir comment va évoluer cette histoire, en espérant remonter ma note si ma bonne impression se confirme.

***Après lecture du tome 2 ***

Enfin la suite ! Quatre ans avant que ne sorte le deuxième opus de cette série qui m’avait laissé malgré quelques défauts une très bonne impression.

Première chose à noter, le changement d’éditeur : Le premier tome paru chez Tabou ressort donc à l’occasion de celle du second chez Graph Zeppelin. Si rien n’a changé du côté du format et de la maquette, le contenu a lui été corrigé ; exit les scènes de sexe trop explicites. Si je comprends que le changement d’éditeur implique des refontes, c’est toujours dommage pour un projet de se voir tailler dans le vif comme ça. Je me demande si cela n’explique pas mon ressenti global au sortir de cette lecture et une certaine frustration et « rattrapage au branches » d’Aurélien Guilbert pour boucler son projet. Celui-ci initialement annoncé en cinq tomes n’en comptera finalement que trois.

Car oui, c’est plutôt déçu que j’ai refermé cet album. Autant le rythme et le graphisme du premier tome m’avaient agréablement surpris malgré quelques défauts, notamment au niveau de la narration éclatée. Mais du coup, on passe ici à une narration hypra linéaire qui enchaine les mois du calendrier pour nous distiller un récit qui malgré cette autoroute calendaire toute tracée reste nébuleux et confus.

A cela s’ajoute des passages de textes trop longs à mon gout jouxtant des planches sans bulles et un long appendice explicatif qui précise le contexte et l’univers de la série… Ca m’a juste conforté dans l’impression que le fait de devoir réduire son projet à trois tomes avait plongé l’auteur dans un problème insoluble, ou comment faire en trois ce qui était prévu en cinq…

C’est vraiment dommage, car cette série originale et riche avait pourtant de belles perspectives devant elle. Je lirais quand même le troisième pour voir comment cette noire saga prendra fin, plus par curiosité que par emballement. En attendant je passe ma note à 2/5

Nom série  Toby mon Ami  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est le troisième album de Panaccione que lis après Match et Un ocean d'amour récemment réalisé avec Lupano. Et bien, j'apprécie de plus en plus le travail de cet auteur.

Cette fois, Gregory Panaccione nous raconte la vie simple et quotidienne de Toby, le chien d'un artiste peintre qui habite en bord de mer.
Comme à son habitude, pas de texte, juste du dessin. Et c'est là que réside la force de son travail : il a vraiment un don pour maintenir une narration impeccable en trouvant toujours des petits trucs qui maintiennent une compréhension totale de son récit tout en réussissant toujours à coucher sur ses planches une expressivité impressionnante ! Il sait saisir les attitudes et les expressions qui donnent vie à son histoire et à ses personnages, qu'il s'agisse de Toby ou de son maître.
Pour se faire, son trait fin, assez minimaliste mais hyper expressif rehaussé d'un aquarelle maîtrisée donne au tout un style bien particulier mais tellement efficace. Le petit format souple de cet album est lui aussi bien pensé et sied parfaitement à cette BD que je recommande chaudement pour passer un bon moment de lecture.

Alors si vous n'avez pas encore lu de Panaccione, je ne peux que vous recommander de découvrir le travail de cet auteur, et pourquoi pas en commençant par cet album tout en simplicité mais qui joue à merveille sur les émotions et recèle beaucoup d'humour.

Nom série  Neuf Pieds Sous Terre  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est un peu déçu que je sors de cette (rapide) lecture.

L'idée de départ est bonne, le graphisme est bon, mais voilà, c'est très vite avalé et le fait qu'on reprenne au fil de l'album les mêmes planches qu'on fait évoluer au fil des 9 vies/morts de ce chat est un peu trop répétitif.

Vous me direz que c'est le principe de l'album. Et que, oui, ce n'est pas un basique copier/coller des cases premières et que l'encrage évolue pour devenir de plus en plus noir, tout comme cette histoire. Mais voilà, ça n'a pas suffi pour me convaincre, malgré un format original que j'ai beaucoup apprécié et une couverture très réussie.

A emprunter par curiosité quand même.

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