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... a posté 725 avis et 120 séries (Note moyenne: 3.14)

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Nom série  Les Tigres volants  posté le 05/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sans être un fan de BD historique, c'est plus la curiosité et le souvenir de quelques dimanches après-midi de ma jeunesse passés devant la série TV "Les Têtes Brûlées" et Papy Boyington qui ont motivés cette lecture.

Et j'avoue que j'ai été bien déçu. D'une part le dessin m'a plus rappelé les vieux comics de guerre de ma jeunesse, et si c'est un parti pris volontaire je ne le trouve pas pertinent ; d'autre part, la narration est assez laborieuse.
A vouloir trop coller à la réalité historique on perd la dimension épique qui peut faire le charme de ce genre de récit. Et même notre héros n'a pas à mon sens les épaules du personnage qu'on veut lui faire endosser. A part être le beau gosse de service un minimum rebelle, il est assez lisse et insipide : pas le genre de type auquel on s'attache ou dans lequel on peut se retrouver et s'identifier...

Alors, oui certaines planches de combats aériens sont sympas, mais sorti de là, je me suis quand même un peu ennuyé et ces aventures ne vont vraiment pas passionné. A réserver aux férus du genre tout au plus.

Nom série  Les Voleurs de Carthage  posté le 04/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est après avoir suivi l'apparition des planches de cet album sur le net, qui m'avaient déjà bien tapé dans l'oeil, que j'ai sauté sur l'occasion d'avoir Hervé Tanquerelle en dédicace chez mon libraire pour acheter cet album. Et c'est du tout bon qu'on nous sers !

Nous voilà en 146 avant JC, à suivre les aventures d'un duo de mercenaires voleurs pas très futés. Ils vont se retrouver embrigadés dans un casse d'envergure au moment ou Carthage s’apprête à subir l'assaut final qui la fera tomber aux mains des romains.
Horodamus le gaulois et Berkan le numide vont en effet un peu par hasard se retrouver avec une captive, Tara, qui se révèle être une femme issue de la plus grande guilde des voleurs, la Famille d'Utique. C'est avec eux qu'elle décide de poursuivre le plan du "casse du siècle" qu'elle était censé effectuer au nom de la Famille...

Annoncée en deux tomes, cette série pleine de rebondissements ne traîne pas en chemin et nous embarque tambours battants dans cette aventure avec la mythique Carthage en toile de fond. C'est très efficace, bien écrit - certains dialogues sont savoureux - enlevé, envoutant et très bien construit.
Le dessin charbonneux, vif et expressif de Tanquerelle est de toute beauté et la magnifique colorisation d'Isabelle Merlet donne à cet album toute la force et l'ambiance qu'on peut attendre de ce genre d'histoire. Tour à tour sombre, lumineuse ou chaleureuse, les planches dégagent et les atmosphères des scènes s'imposent d'elles même. Ajoutez à cela quelques planches pleines pages pour les moments forts du récit et vous obtenez un album de toute beauté !

Reste maintenant à attendre la conclusion de cette aventure dans le second et dernier tome... Et l'attente va être longue, car la conclusion de ce premier opus sait faire monter la tension et jouer avec nos nerfs...
Une très bonne BD qui j'espère nous donnera le plaisir de lire un second tome d'aussi bonne facture !

Nom série  Hugo Pratt, un gentilhomme de fortune  posté le 28/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui ne suis pas spécialement un fan des biographies, j'ai trouvé celle-ci sur Hugo Pratt plus que réussie ! Et ce n'est pas parce que je suis amateur de Pratt et plus particulièrement de Corto Maltese que je suis comblé.

La force de cette série tient à la grande réussite narrative qu'on nous propose. Tout comme dans l'univers et les personnages qui faisaient la force du travail de Pratt, sa vie nous est rapportée comme un grand roman d'aventures où tous les ingrédients sont réunis pour un grand festin : Les personnages étranges et pittoresques (jusque dans la famille même de Pratt !), les décors grandioses en passant de l'Afrique coloniale à Venise, les intrigues et les mystères qui font le charme des grands récits d'Aventure. Tout est ici présent et mis en scène pour qu'on en arrive presque à oublier qu'on relate la vie du créateur de Corto Maltese...
Paolo Cossi s'amuse également avec la forme et les personnages de Pratt pour mettre en scène la vie de son sujet. Raspoutine en fait les frais, pour notre plus grand plaisir ! Tout cela de la plus subtile des manières, sans lourdeur, ni présomption.

Quant au graphisme de Cossi, j'ai trouvé qu'il collait parfaitement au récit plein d'élan et de vivacité. Son dessin fluide et efficace relevé par une colorisation axée sur les ocres est juste parfaite. Et même dans ce petit format (17x24), il joue sur la composition de ses planches, alternant pleines pages et cadrages intelligents pour soutenir le rythme que nécessite cette vie "trop" remplie qui caractérise tant Hugo Pratt. Ajoutez-y quelques esquisses du plus bel effet saupoudrés au rythme des différents chapitres qui découpent cette série, et vous obtenez cette très belle réussite !

Un album qui plaira sans conteste aux amateurs d'Hugo Pratt, mais aussi, et c'est là que réside le succès de cet album, aux néophytes du sieur et de son incroyable existence et créativité

Nom série  La Voiture d'Intisar  posté le 28/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etre une femme au Yémen aujourd'hui, c'est pas vraiment ce qu'on peut rêver de mieux...
Le scénariste Pedro Riera est parti vivre là-bas un an pour y suivre sa femme. Malgré une certaine connaissance de cet état de fait, la confrontation à la réalité fut rude. C'est de ce voyage, des rencontres difficiles avec des femmes et leur témoignages qu'est né l'idée de cette BD.

Si ce n'est pas non plus un documentaire à proprement parler, cela tient à des raisons de sécurité pour celles qui ont apporté leur témoignage à Pedro Riera et sa compagne. Intisar n'existe donc pas, c'est un personnage de fiction. Mais elle pourrait très bien être réelle, tant les anecdotes oscillant du comique au dramatique qui balisent ce récit sont elles bien vraies.
J'avoue avoir découvert une société fondée non pas sur la ségrégation raciale, mais sur celle du sexe... Le Yemen ? Un monde fait par et pour les hommes, rien de plus... Sans donner dans l'islamophobie, bien au contraire, on découvre comment une société menée par des traditions en arrive à des absurdités quotidienne et à réduire la femme au statut d'objet dont l'homme dispose à sa guise...

Si cet album est vraiment intéressant pour son contenu et l'éclairage qu'il apporte sur la condition de la femme dans ce pays, j'avoue être resté assez hermétique qu graphisme de Nacho Casanova. Son trait fin minimaliste semi réaliste uniquement rehaussé de tramages gris ou bruns ne m'a pas séduit du tout. Si la narration est heureusement bonne et la lecture aisée, j'ai vraiment buté sur ce parti pris graphique. Dommage, car si le dessin avait été à mon goût aussi bon que le propos, j'aurais facilement monté ma note et conseillé son achat. Là, si j'en conseille la lecture pour découvrir le sujet, mieux vaut en faire la lecture avant pour es forger son opinion et voir si l'achat est mérité.

2.5/5 à cause du graphisme

Nom série  Chimichanga  posté le 27/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Heu... Comment dire... Je suis complètement passé à côté de cette lecture, ou plutôt je n'ai vraiment pas adhéré au concept.

Attiré par cette couverture intrigante et la réputation de The Goon, c'est les yeux (un peu trop) fermés que j'ai acheté cet album. Et j'avoue que le déception est à la hauteur de mes attentes.
Mis à part le dessin que j'ai trouvé superbe, ainsi que la mise en couleur, l'histoire de cette jeune fille à barbe au sabir plus grossier que fleuri m'a plus que déçu. Cette histoire de vrai/faux remède contre l'aérophagie à base de poil de femme à barbe m'a plutôt rasé...

Dommage, car le graphisme d'Eric Powell est plus qu'avenant, et le bestiaire qu'il compose aguicheur. Mais tout cela reste suggéré, pas approfondi d'un poil et survolé jusqu'à son terme.
Une histoire vite lue et à oublier tout aussi rapidement.

1.5/5 pour le graphisme

Nom série  Bad Ass  posté le 25/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vous en avez marre des "Super Méchants" gavés de pouvoirs à ne plus savoir qu'en faire et qui au final ont plus l'amère saveur d'un canada dry éventé laissé à chambrer à la terrasse d'un rade mexicain ? Passez à "Bad Ass" pour l'apéro alors ! "Avec "Bad Ass", la fête est plus classe !"

Cynique, sûr de lui, aguerri et efficace, à la limite d'être antipathique, le lascar ne fait pas dans la demi mesure. Il aime quand ça chiale, quand ça frappe, quand ça saigne, quand ça vous ruine le mascara, le tout avec un flegme et une répartie digne d'un James Bond passé du côté obscur de la Force. Et de l'humour (noir), il en a à revendre. S'attaquer aux forces en puissance, institutionnelles, mafieuses ou aux super héros ne lui fait pas peur et plutôt marrer. Reste à savoir pourquoi...

Car qui est ce mystérieux Dead End qui semble pétri d'une haine et d'une rancœur pour tout ce qui l'entoure ? Quelle est donc la motivation de ce personnage assez glaçant ? Pour l'instant, le voile ne se lève que doucement grâce à une narration qui alterne présent et jeunesse de ce Jack... qui deviendra Dead End.
En tout cas, ce premier tome de "Bad Ass" démarre sur les chapeaux de roue : narration très fluide et rythme très soutenu malgré les allers-retours entre passé et présent ; scènes d'actions très bien réglées et d'une grande intensité ; informations et mystères distillés savamment au fil du récit ; un dessin et une mise en page qui tiennent parfaitement la longueur, pour nous mettre sur un plateau une mise en bouche qu'on dévore à coups de crocs bien sentis. Je reste plus mitigé sur la colorisation très informatique qui n'est pas ma tasse de thé, mais qui passe quand même tranquillement dans ce brio général.

Dead End et sa bonne étoile sont donc promis au meilleur. Espérons que cette chance versatile qui fit son bonheur ne tourne pas court pour que le nôtre soit complet. Si ce premier tome est pour moi une réussite, j'ai quand même été un brin surpris par la fin et cette escouade de super héros qui débarque...

A suivre de (très) près donc, en espérant une suite taillée dans la même roche, dure et froide.

Nom série  The Grocery  posté le 09/02/2012 (dernière MAJ le 22/02/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
AHhhhhhhhhhhhh ! LA VOILA, la bonne surprise de ce début d'année !!! Merci Jetjet pour ton avis sur cette série qui avait su me mettre l'eau à la bouche et titiller ma curiosité. Un tour sur le stand Ankama à Angoulême pour voir ce que nous réservait le Label 619 a fini de me décider : me voilà reparti avec le tome 1 de "The Grocery" sous le bras !

Et c'est du tout bon, du tout cuit... ou plutôt du tout cru ! Car derrière cette première fausse impression de dessin pour gamin, ça balance sévère derrière ! Etrange mais EXCELLENT parti pris graphique que celui choisit par Guillaume Singelin. Lui qui m'avait accroché mais pas emballé dans le premier récit de Doggybags, m'a ici laissé sur le cul ! J'ai ADORE son graphisme simple, nerveux, expressif et faussement naïf qui tranche, contraste et accentue les péripéties (doux euphémisme) de notre bande de potes.

Ici, fi du manichéisme ! Les personnages sont entiers mais pas caricaturaux. Pas de ligne blanche (un rail ou deux à la rigueur...) infranchissable, plutôt des lignes pointillées entre lesquelles chacun slalome tant bien que mal pour échapper à l'ennui, sauver sa peau ou reconquérir ce qu'il a perdu. La guerre des gangs reprend du service, mais d'une façon des plus originales !
Ajoutez à cela, une trame sociale de l'Amérique dissolue actuelle, où pointent en ligne de mire les conflits armés et le système économique des subprimes qui laissent sur le carreau une frange non négligeable de la société américaine, et vous obtenez en filigrane de cette histoire déjantée, un cliché à vif de l'Amérique actuelle. Bravo à Aurélien Ducoudray qui nous tisse ici une histoire pour l'instant très bien ficelée et qui nous mets plus qu'en appétit pour une suite que j'attends plus qu'avec impatience !

Alors si comme moi Mutafukaz vous a fait délirer, je ne peux que vous conseiller cette nouvelle série de chez Ankama, qui s'annonce tout aussi originale, efficace, déjantée et délirante ! A lire impérativement pour les amateurs du genre !

****Lecture du tome 2****

Et c'est reparti pour un tour ! Angoulême, le retour, avec dans mes sacoches le second tome de "The Grocery" sorti là-bas en avant première ! Petit périple des plus intéressant, car il fut l'occasion d'un interview de Run et Guillaume Singelin (bientôt en ligne sur votre site préféré :p), qui m'a permis d'encore mieux apprécier le travail de nos bargeots de service.

Car après un premier tome des plus percutant, restait à transformer l'essai... Et c'est haut la main que ce deuxième opus remplit son office en déroulant tranquillement et balayant large devant son passage : home run finger in the noze en vue ! (Bon, j'm'emballe un peu, mais y'a de quoi !)

Le duo Ducoudray Singelin prends de l’assurance et monte en puissance ! L’histoire avance, rivée sur les rails d’une narration toujours aussi fluide, cinglante et efficace, et nos personnages s’étoffent au fil des pages en prenant de la profondeur. Bref, on n’est pas déçu ! Surtout que les nouveaux venus dans cette danse autour de ce corner ne font pas non plus dans la dentelle !

Le dessin de Guillaume Singelin toujours aussi mordant et original s’impose tranquillement. C’est impressionnant l’expressivité que ses gueules de Muppet arrivent à dégager ! Et le contraste entre ce dessin faussement simpliste et ce récit violent n’en est que plus marqué. Du tout bon !
Bref, le seul problème avec ce genre de BD, c’est qu’on est maintenant bon pour baver quelques temps avant d’avoir une suite à se mettre sous la dent. Attention, la méta’ de The Grocery, c’est de la bonne, tu tombes accroc direct !

Nom série  Dans la forêt  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est à Angoulême que je suis tombé sur ce titre que je ne connaissais pas de la collection Métamorphose. Idem pour l'auteur, Lionel Richerand, que je découvre avec cet album : inconnu au bataillon, mais son trait singulier et le soin porté aux couvertures de cette collection (cf. Billy Brouillard de Guillaume Bianco) a fini de me séduire. Quittons cette orée prometteuse et pénétrons donc dans cette sombre forêt !

Sous un trait faussement naïf et une mise en couleur étudiée et réussie, se met doucement en place l'univers, les personnages et surtout les créatures qui vont composer la trame de cette histoire aux allures de conte qui oscille entre le grotesque et le macabre ; Burton et Miyazaki ne sont pas loin, planqués au détour d’un buisson, sans doute attentifs à cette forêt à l’imagination bourgeonnante.
Si l'ensemble est bon et emprunt d'une imagination débridée, j'ai trouvé le tout déséquilibré. Il faut un certain temps pour que l'intrigue soit véritablement campée, et tout se dénoue de façon un peu trop hâtive à mon goût. Surtout qu'on se fait surprendre par cette fin qu'on ne voit pas venir, à cause du bestiaire conséquent qui fait suite à cette histoire.
Bestiaire que j'ai trouvé assez inégal par ailleurs, même s'il enrichie notre perception de l'univers conçu par l'auteur. Si les planches en pleine page sont magistrales, j'ai trop eu l'impression pour les autres de lire une copie moins savoureuse (surtout dans l'écriture) de ce que propose Guillaume Bianco, toujours dans sa série Billy Brouillard ; de plus le fait de concentrer tout ce bestiaire en fin d'album (quand ils sont disséminés au gré de l'histoire dans "Billy") est plus indigeste.

Alors, ne boudons pas notre plaisir, car pour une première BD, le talent est là, et c’est album est bon. Reste à faire attention à l'équilibre narratif ; un développement plus poussé des personnages et une fin moins expéditive aurait fait de cet album une merveille.

(3.5/5)

Nom série  Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag IIb  posté le 16/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui aime beaucoup Tardi, j'avoue ne pas vraiment avoir accroché à ce récit très personnel. Evolution de mes goûts ? Toujours cette difficulté à rentrer dans les récits historiques ? Ou album manqué ?

Sans doute un peu de tout ça, sans pour autant être un album manqué, mais le petit grain de folie que j'appréciais chez lui avec les personnages souvent un peu barrés qui jalonnent les aventures d'Adèle m'ont ici cruellement fait défaut : on est dans le récit historique biographique, point barre.
L'album est pourtant travaillé : bel objet, beau papier, colorisation sobre qui colle parfaitement au sujet, de bonnes idées de narration et dessin de Tardi égal à lui même... Tout est là.
Mais pourtant pas d'étincelle. J'ai même trouvé ça longuet et certains dialogues et pointes d'humour entre le père et le fils censés dédramatiser le contexte ont fini par me fatiguer.

Alors si le sujet est intéressant et peu traité en BD, j'avoue m'être un peu forcé à finir ce premier tome. Je lirai sûrement le second par curiosité, mais sans réelle attente et conviction.

Un 2.5 qui a frôlé le 2... Achat réservé aux inconditionnels de Tardi ou aux récits sur la seconde guerre mondiale.

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 14/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une énorme surprise et un TRES bon roman graphique que ce "Daytripper (au jour le jour)".

Et quand je dis énorme, c'est tant sur le fond et le formidable travail de narration que dans la mise en image de Fabio Moon et de Gabriel Ba pour les décors (merci pour les précisions de mon envoyé spécial à Angoulême, Bab himself). Les deux se complètent magnifiquement et subtilement pour donner corps à cette histoire empreinte d'une folle universalité : vivre et mourir est le lot de chacun, reste à savoir pour quoi pour la première, et comment pour la seconde...

Entre rêve et réalité nous plongeons dans la multitude de vies possibles ? rêvées ? vécues ? de Bras de Oliva Domingos, fils d'un écrivain célèbre qui travaille pour un journal à la rédaction de chroniques nécrologiques. Chaque tranche de sa vie est un chemin possible, un bout du destin de cet homme, qui se terminera toujours de façon tragique... par sa mort... Fatalisme ? Non plus. Car chaque chapitre qui nous narre dans une chronologie aléatoire les moments cruciaux de la vie de cet homme et se terminent par son trépas, ne donne pas dans le pessimisme et le larmoyant. La mort est juste remise à sa juste place, à place égale avec la vie ; elle en est même une composante essentielle.
Son père ne lui dit pas autre chose dans un des chapitres : « La vie est comme un livre, fils. Et tous les livres ont une fin. Peu importe combien tu aimes ce livre, tu arriveras à la dernière page et ce sera fini. Aucun livre n'est complet sans une fin. »
Notre "fils de" se construira et trouvera sa juste place au travers de tous ces éléments si justement et subrepticement semés au fil du récit.

C'est donc cette vie décomposée, puis recomposée qui nous met en lumière la valeur de l'instant, des êtres chers qui nous entourent, de la famille, des moments fugaces qui ne sont que ressentis et sensations mais qui font le sel de la vie.
Et ce qui est magique dans cet album, c'est la qualité du graphisme des deux auteurs, qui nous transporte grâce à un trait d'une grande finesse et expressivité. Sa colorisation chaude et vibrante n'est pas en reste et donne à l'ensemble une force surprenante et littéralement vie à ce récit.

Vous l'aurez compris, ce "Daytripper" vaut plus que le détour. Entre un dessin sublime et une narration sur une thématique casse gueule menée ici demain de maître, je dis chapeau d'avoir réussi un tel album ! A lire et à relire sans retenue, histoire de ne pas oublier chaque jour qu'il peut-être le dernier.

Nom série  Indicible  posté le 14/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça fait du bien de temps en temps de voir l'espèce humaine ramenée à sa modeste condition. Elle qui depuis trop longtemps à mon goût s'imagine tout contrôler et maîtriser va trouver le réveil douloureux... C'est aussi pour ça que j'aime la SF.

Et ce que j'ai apprécié dans "Indicible", c'est que le récit ne donne pas dans la demi mesure. L'avenir de la Terre est en jeu, l'espèce humaine semble en sursis : tout semble possible ; notre planète à l'échelle de l'espace semble redevenue le peu de chose qu'elle est vraiment, et sa disparition n'est plus une hypothèse lointaine. On est sur ce fil du rasoir où tout peut tragiquement basculer d'un moment à l'autre.
Car cette menace "indicible" sait se montrer convaincante ! Ouch !
Reste cet ado, qui lui pourra peut-être faire quelque chose...

Alors, si ce scénario SF n'est pour l'instant pas d'une originalité folle, il est très bien construit et efficace avec une intrigue prenante. Reste un GROS mystère à éclaircir, et là je suis curieux de voir comment le second et dernier tome lèvera le voile sur tout cela et se conclura... Mais ça, ça sera pour plus tard.
Du côté du dessin, Francisco Ruizge (que je découvre avec cet album) maîtrise sa part du boulot dans un style semi réaliste classique efficace. J'ai quand même trouvé que certaines cases (surtout les intérieurs) manquaient de détails et semblaient parfois un peu "vides" ; mais dans l'ensemble, son coup de crayon soutient parfaitement la narration et colle très bien à ce genre de récit.

Alors, pour l'instant, une très bonne mise en bouche ; espérons que l'épilogue prévu au prochain tome sera à la hauteur de ce qu'on nous propose dans celui-ci.

3.5/5 en espérant monter ma note si la suite est concluante.

Nom série  Varulf  posté le 13/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cet album à Angoulême en trainant sur les stands. Toujours curieux du travail de Gwen de Bonneval, je me demandais ce qu'allait donner son association avec Hugo Piette (Poncho et Semelle) dans un registre médiéval fantastique pour ados/adultes.

Et bien ça fonctionne plus que bien pour ce permier tome de "Varulf" ! Même s'il m'a fallu un certain temps pour m'imprégner de l'ambiance et du style de Hugo Piette, je me suis laissé prendre à suivre notre jeune troupe avec plaisir et curiosité. Le mystère est savamment maitrisé, le fantastique bien dosé et la psychologie du groupe très bien travaillée : du bon boulot môôôssieur Gwen !
Quant à cette troupe hétéroclite de jeunes villageois qui décident de fuir leur village pour une raison que je vous laisserai découvrir, on s'y attache rapidement. Hugo Piette et son trait en ligne claire, minimaliste et anguleux, réussit très bien à imposer ses personnages sans qu'aucune confusion ne se fasse (ce qui est malheureusement parfois le cas avec les groupes de personnages et ce genre graphique), et nous met rapidement à l'aise avec cette troupe improvisée.

Bref, une vraie bonne surprise que ce premier tome, qui devrait ravir tous les ados (et les moins jeunes comme moi...) qui apprécient le doux mélange du médiéval et du fantastique.
J'attends la suite et fin prévue dans le second tome avec impatience.

Nom série  Pas de panique à Sonic City  posté le 12/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Héhéhéhé, voilà le genre de petite perle que j'adore trouver en farfouillant dans les stands du Nouveau Monde à Angoulême

Petit format à l'italienne, un nom d'éditeur qui annonce la couleur ("Même pas mal" - qui édite Paf et Hencule pour resituer) et une couverture intrigante qui m'a tapé dans l’œil... Petite cerise sur le gâteau, c'est en attendant mon rendez-vous avec Riff Reb's pour son interview que je trainais mes guêtres chez les indépendants que je suis tombé sur ce petit album dont il n'est autre que l'auteur de la préface.
Pas de hasard, me dis-je, cet album est fait pour moi !

Ici, pas de lapin blanc à suivre, ni à choisir entre la pilule rouge ou la pilule bleue : gobez les 2 et la route est toute tracée !!! Bon, un brin sinueuse et aventureuse, me direz-vous ! Mais faut c’qui faut !
Car cette équipée sauvage de nos lascars en route pour une chaude et tumultueuse Rave Party est bougrement bien retranscrite ! Dialogues, situations, mise en page et couleurs : le (bad) trip sent le vécu !

N’allez pas y chercher une histoire exceptionnelle, mais juste un bon gros délire bien rendu, avec une patte graphique pertinente et bien sentie qui donne vie et visions à ces buvards pas très naturels.

Have a nice trip !

Nom série  Sherlock Holmes Crime Alleys  posté le 11/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection 1800 poursuit son exploration du XIXe avec une de ses icônes majeures créée par Conan Doyle : Sherlock Holmes.
Personnage vu et revu sous tous les médiums possibles, l'exercice d’appropriation de ce genre de figure emblématique peut s'avérer casse gueule. C'est donc avec un peu de circonspection que je me suis lancé dans cette lecture.

Première impression : couverture sympa qui donne envie de suivre le regard de Sherlock Holmes.
Ouvrons donc ! Le dessin de Alessandrao Napoliti fait bonne impression et l'introduction des cinq premières planches installe très bien le suspense. Vient alors la découverte du jeune Sherlock ; sûr de lui, arrogant. Le portrait brossé de notre personnage est assez caustique mais du coup très intéressant, car habillé d'une forte personnalité tranchante et limite détestable.
Au fil des pages les différents protagonistes se placent et prennent place sur l'échiquier de l'histoire qu'installe tranquillement Sylvain Cordurié, jusqu'à la dernière planche conclue par un très bon cliffhanger. Sans tenir du génie, la narration et l'histoire qu'on nous propose tiennent bien la route et la suite se fait inévitablement attendre...

Je ferais juste un reproche à la colorisation de cet album que j'ai trouvé un peu fade.
Alors, attendons de voir comment évolue cette série, mais c'est pour l'instant un bon début de récit qu'on nous propose.
(3.5/5)

Nom série  Le Nao de Brown  posté le 09/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Merde ! Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir écrire après avoir lu une BD comme ça...

Genre, j'ai été happé par cette BD à la couverture si énigmatique. Bouffé par la tranche rouge de ce pavé de plus de 200 pages à la présentation si travaillée.
C'est mon libraire qui il y a bien 2/3 semaines m'avait parlé de cette BD sélectionnée pour Angoulême et vanté ses qualités, mais que personne ne semblait avoir remarqué...
Un peu comme Nao. Un peu comme l'auteur Glyn Dillon que j'ai trouvé par hasard en parcourant les stands d'Angoulême, esseulé sur le stand d'Akileos, sans personne pour lui parler lessive et machine à laver.
C'est 5 mètres plus loin que j'ai eu le déclic.
Retour en arrière. Je m'approche du stand. Oui, c'est bien cette BD là.
- "Vous dédicacez ?"
- "Yes !"
Et voilà, comment je me retrouve avec un album que je n'ai pas encore lu, dédicacé en prime, et qui finira Prix spécial du Jury.

Mais sorti de ces petits plaisirs matérialistes, je suis vraiment tombé sous le charme de cet album. Graphiquement tout d'abord.

Le trait de Glyn Dillon qui donne dans le registre réaliste est d'une rare expressivité et d'une grande finesse. Son personnage principal, Nao, n'en ressort que plus troublant et dégage une empathie que j'ai rarement ressenti à la lecture d'une BD. On se glisse petit à petit dans son banal quotidien pour découvrir ce qui la ronge. Ces pulsions morbides et maladives lui pourrissent la vie et l'obligent à composer un quotidien de façade. Toujours à la recherche d'une sérénité impossible, ses rencontres et sa vie de tous les jours virent parfois au cauchemar pour un rien...
Et ce rouge... Couleur dominante de cet album, qui définit si bien Nao et qui la met si bien en valeur dans la colorisation que réalise l'auteur : c'est tout simplement sublime.

Ajoutez à cela, un conte asiatique qui ponctue ce récit de façon assez surréaliste et vous obtenez ce magnifique objet qui m'a laissé sur le cul et qui n'appelle qu'une relecture prochaine !
Je ne peux qu'applaudir à ce Prix Spécial du Jury d'Angoulême de cette année.

On a failli passer sans s'en rendre compte à côté d'un petit chef-d’œuvre !
A lire de toute urgence !

Nom série  Barbara  posté le 09/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Barbara" se révèle le meilleur Tezuka que j'ai été amené à lire à ce jour. Non pas que je sois maintenant un "connaisseur" de son immense œuvre, mais petit à petit, au fil de mes lectures, je commence à cerner la profondeur et la richesse de son travail.

Ici, Tezuka nous livre un manga sans concession sur un thème qui m'est plus que cher : l'inspiration. Car qui dit œuvre, art, créativité, dit inspiration. Et là, quand on pense que c'est dans les années 70' qu'il publie ce manga, on reste admiratif.
Même si certains aspects traités ont vieillis, et que certaines références nippones restent un peu brumeuses pour les occidentaux que nous sommes, l'universalité et la profondeur de son propos fait force et impose le respect.
Et c'est sa façon d'incarner cette inspiration qui est géniale. Le contraste entre cette Barbara, hippie alcoolique, sale, au caractère impossible et au mœurs plus que légères, et l'écrivain installé et à la mode Mikura Yosuke donne la dynamique de ce manga. Personnage insupportable, Barbara n'en reste pas moins indispensable à la créativité de l'artiste que nous suivons. Et c'est sur la base de ce duo improbable que Tezuka construit son récit, en mêlant cette réflexion sur l'inspiration et ce regard si pertinent sur la société qui l'entoure. Mœurs de l'époque, tendances ésotériques à la mode, conflits étudiants, tous ces sujets de société nourrissent son propos et composent une œuvre d'une grande richesse.
Si quelques scènes m'ont pourtant dérangé (notamment la violence à l'encontre de Barbara et des femmes de façon plus générale), on sent que Tezuka pousse jusqu'au bout la psychologie de ses personnages pour nous donner à lire deux tomes très poussés sur ce sujet.

Pour ce qui est du dessin, on est dans du Tezuka "classique", même si j'ai trouvé sa représentation des femmes plus travaillée que dans Le chant d'Apollon. Est-ce le scénario plus orienté sur la sexualité de ses personnages qui lui a permis cela ? Je ne sais pas, mais j'ai trouvé ses représentations de la femme plus abouties.

En tout cas, ce "Barbara" restera pour moi une très bonne lecture, tant par la richesse des deux personnages que Tezuka pousse dans leur retranchement que pour la thématique sur l'inspiration qui sert de fil rouge à ce manga.

Nom série  Aâma  posté le 18/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce que j'aime chez Peeters c'est cette plongée dans l'âme humaine qu'il impose dans ses travaux, que ce soit avec des récits très réalistes, comme RG, ou fantastiques, avec Pachyderme par exemple.
Avec "Aama", il remet le couvert mais cette fois-ci en utilisant l'angle de la science-fiction. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est toujours aussi efficace !

Après deux tomes de sortis à ce jour, on reste pris de court quand on tourne la dernière page de ces tomes pourtant déjà bien fournis et qui nous ont fait voyager bien loin...
Avec cette histoire construite autour de deux frères que tout semble opposer, accompagnés de l'excellentissime singe-robot Churchill fumeur de cigare et plus qu'accessoirement garde du corps, on va petit à petit s'immerger dans le passé de Verloc et découvrir un nouveau monde.
Chaque univers impose sa richesse et s'étoffe avec l'avancement du récit sans jamais nous ennuyer. Car tout fourmille de détails et de trouvailles qui rendent le futur que nous compose Peeters d'une incroyable cohérence.
Et tout cela se bâtit sous le coup de patte maintenant si reconnaissable de l'auteur, avec des personnages au faciès toujours aussi étrange par leur banalité. Pas de gueule d'amour ou de stéréotypes ; avec Peeters, les personnages ont tous leur "gueule".

C'est donc avec impatience que j'attends la parution de la suite de cette aventure qui est pour l'instant captivante.
A suivre, donc...

Nom série  Metronom'  posté le 18/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amateur de SF, j'étais pourtant complètement passé à côté de cette série, et c'est par hasard (sur les conseils d'une collègue) que j'en ai fait l'acquisition pour la bibliothèque où je bosse.

Comme le soulignent les avis précédents, rien de bien neuf dans la trame de base du scénario. Un monde totalitaire à la George Orwell régit par une parodie de démocratie, où liberté d'expression, contre culture et même le suicide sont proscrits et tombent sous le coup de la loi.
Dans un décor très urabanindustrialisé dominé par le gris façon Bilal, le destin de deux personnages va se télescoper et les mener jusque dans l'espace, en orbite terrestre, pour essayer de tirer le mari de notre héroïne des griffes carcérales où il a été confiné suite à sa rencontre en mission d'une étrange entité extraterrestre...
Corbeyran reprends donc des ingrédients classique en y ajoutant un condiment particulier : un ouvrage relatant la légende du métronome conférant l'immortalité au souverain en place, est diffusé à tous les fonctionnaires ; fait plus que dérangeant pour le pouvoir en place, qui veut éradiquer à tout prix cette mauvaise graine anarchiste...

Tout cela est magnifiquement mis en page en image et en couleur par Grun. L'univers qu'il nous donne à voir, n'est pas sans rappeler Bilal, sans pour autant donner dans la pale imitation. Le seul reproche que je lui ferais tient au côté un brin figé de scènes et des personnages.

Alors, après trois tomes qui ont mis un certains temps à camper l'intrigue et à me captiver, j'attends la suite avec curiosité pour voir comment toutes les questions qui restent pour l'instant posées trouveront réponse. En espérant que cette série ne se délaie pas dans une multitude de tomes qui finiraient par perdre et lasser les lecteurs que nous sommes.
Une série pleine de très bonnes choses mais qui demande à transformer l'essai pour finir de me convaincre.

Nom série  Le Loup des Mers  posté le 18/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ouchhh !!! LA bonne grosse baffe façon coup de bôme derrière la nuque de ce début d'année !

C'est avec cette adaptation du roman de Jack London que je découvre le travail et le talent de Riff Reb's. Pfiouuuuu quelle bordée de chocs !
Ça commence par celui de deux navires ; ça se poursuit par celui des origines sociales ; viennent ensuite les coups physiques et psychologiques... Choc des cultures quand tu nous tiens !
Jack London n'a pas son pareil pour nous concocter des récits où l'aventure humaine n'est pas un vain mot, surtout quand elle est confrontée aux éléments et à des personnages hors du commun. Et ce capitaine n'a ici pas usurpé son surnom de Loup des Mers...

Sans connaître le roman, je rend grâce au travail de Riff Reb's qui a su faire passer la qualité d'écriture de London dans son adaptation. Car si il y a bien un truc que je déteste, c'est le massacre littéraire auquel on assiste parfois dans ce genre d'exercice. Là, on sent la plume de London mais sans lourdeur, même quand il s'agit de la voix off du personnage principal.
Et Reb's a du talent à revendre !
Sa narration est d'une grande fluidité et son découpage en chapitre (suit-il celui de London ?) pose un rythme et les temps forts du récit de façon remarquable.
Graphiquement, c'est qu'du bonheur pour les yeux ! Son style graphique assez atypique est d'une immense expressivité, surtout pour rendre les expressions de ses personnages. Son trait dynamique insuffle la vie et les tourments des personnages qui composent cette petite odyssée britannique de la fin du XIXe. C'est tout simplement bluffant.
Ajoutez à cela une colorisation sobre mais tout aussi efficace et qui sait mettre en valeur l'intensité des événements et drames qui jalonnent cette aventure, et vous avez une petite merveille entre les mains.

A lire et relire sans retenue !

Nom série  Banana Games  posté le 17/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Banana Games : une BD qui ne fait pas dans la demi mesure !

Prenez un bon vieux comics suturé sur une trame road-movie drivé par deux pin-up, de l'action façon Tarantino, virez le "cs" de comics et rajoutez "XXX" pour les scènes de sexe et vous avez un aperçu de ce que Banana Games vous propose pour tout menu à emporter.

Car Christian Zanier joue de l'outrance et ne perds pas de temps en préliminaires. Dès la première planche le ton est donné, et la seconde enfonce le clou. On mets un temps à se remettre de voir le braquemart d'Alex dégainer de sous sa jupette aussi vite que le flingue de sa main, et la paire de seins de Simone qui ferait passer un air bag pour un gant de toilette...
Autour d'Alex, la trans' exubérante, et Simone, la poupée qui peine à ajuster ses bonnets Z, les cadavres pleuvent drus et le foutre coule à flot !
Entre cavale et partie de jambes en l'air, pas le temps de souffler pour arriver à la fin du premier tome...

Curieusement, Tabou enchaîne 3 ans plus tard avec un tome 3 qui nous retrace la jeunesse et la rencontre de ces deux furies. Dommage, car on reste un peu sur notre faim avec cette absence de suite...
J'ai trouvé cette suite beaucoup plus sombre et noire que le premier tome ; la jeunesse d'Alex en tant que prostituée donne en effet lieu à des scènes de sexe assez dures (les scènes, hein :p ). C'est au cours de ses virées nocturnes qu'elle fera la rencontre de Simone...

Côté graphisme, Christian Zanier a un réel sens de la composition et de la narration. Son trait réaliste est très juste et les corps qu'il dessine sous toutes les coutures et postures possibles sont très suggestifs. J'ai par ailleurs trouvé intéressant et bien géré son intégration de photos (surtout pour les décors dans le tome 3) avec ses dessins ; cela renforce le réalisme de son récit.

Alors, au final, Banana Games vous propose une sacrée virée dans les bas fonds de Chicago et une cavale des plus torride. Faut juste ne pas avoir peur de croiser du monde au balcon et sous la culotte, ce qui peut ne pas être le trip de tout le monde.

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