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Nom série  Dolorès (Loth)  posté le 23/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après avoir déjà traité de la Guerre Civile espagnole avec sa série "Ermo", Bruno Loth revient enrichir son approche du sujet, mais en s'attachant cette fois-ci à l'immigration forcée de nombre d'espagnols fuyant la dictature franquiste qui s'installait dans le sang.

Avec Dolorès, Bruno Loth réalise un travail riche sur la mémoire et l'oubli, par le prisme de l'immigration et l'histoire de cette femme qui a complètement enfoui son passé et occulté cette tragique expérience à ses enfants. S'inquiétant des troubles et de ses soucis de santé, le personnel soignant qui s'occupe d'elle va pousser l'une de ses filles à s'enquérir du passé de sa mère ; car fait troublant, celle-ci s'est mis à parler en espagnol régulièrement depuis quelques temps et se fait appeler Dolorès... A partir de là, sa fille va petit à petit démêler l'écheveau du passé de sa mère, découvrir ses origines espagnoles et la fuite de son pays d'origine due à la guerre d'Espagne.

Bruno Loth nous propose ici un album très bien construit mêlant fiction et Histoire. Cette réussite tient aussi à son implication personnelle puisqu'il est parti passer plusieurs mois en Espagne pour étayer son récit et qu'il a habillement inclus dans cette quête les témoignages des personnes qu'il a rencontré.

Un très bon album sur un sujet qui résonne tristement avec notre actualité, servi par un dessin simple et efficace tout en noir et blanc coloré en sépia, ce qui à mon sens colle parfaitement avec cette reconstitution d'un passé qu'on a voulu effacé.

Nom série  Le Sculpteur  posté le 21/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si l'objet physique est impressionnant (un bon gros pavé de 500 pages), son contenu n'est pas en reste non plus ! Je me suis lancé dans cette lecture en me disant qu'elle me ferait la semaine... je l'ai dévoré dans mon après-midi dominical !

Car cette version revisitée du mythe de Faust, si elle a forcément un côté "déjà vu" a su trouver sa place en s'ajustant à la clé de voûte choisie par Scott McCloud : la création artistique. Après tout quoi de plus juste et tentant que de faire pactiser l'"artiste maudit" et la mort/le diable ? Le faire et le défaire liés par CDD...

Et c'est cette réflexion sur la création, habillement habillée d'une histoire d'amour plutôt bien foutue, qui m'a plu. Sans trop donner dans le didactique ni se contenter de survoler le sujet ou de s'en servir comme béquille pour son récit, McCloud questionne, tend des perches, réfléchit... tout comme son personnage. Nulle certitude... juste une échéance. Car l'art, comme David notre protagoniste, est de fait pieds et poings liés à cette notion de temps. Le temps pour faire ; le temps pour être reconnu de son vivant ; et objectif ultime, marquer l'éternité de son œuvre.

C'est tout ce questionnement que met en branle Scott McCloud à travers cet album. Grâce à des personnages riches psychologiquement et un savoir faire narratif impressionnant, il nous déroule son histoire comme si tout semblait aller de soi. Tout s'imbrique et se nourrit pour nous conduire vers la fatalité de cette fin impeccable. Graphiquement, la bichromie blanc/bleu choisie, si elle surprend de prime abord, fonctionne au final merveilleusement avec des compositions et des cadrages maîtrisés. Pour quelqu'un attendu au tournant pour sa théorisation de la BD, on peut dire que la mise en pratique est plus que probante !

Je viens tout juste de finir cet album, et je n'ai pourtant déjà qu'une envie : le relire !
Et je ne peux que vous inviter à en faire autant !

Nom série  L'Eté Diabolik  posté le 19/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une très belle réussite que nous proposent Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse !

Après Souvenirs de l'empire de l'atome que j'avais déjà énormément apprécié pour son originalité et ses qualités tant graphiques que scénaristiques, nos deux comparses changent de registre pour passer de la SF au thriller/espionnage. Si le genre n'a rien à voir, le savoir faire est toujours au rendez-vous !

Toujours dans son registre graphique si particulier, Alexandre Clérisse impose ses couleurs et ses lignes, toujours aussi savamment, mais toujours en harmonie et en parfait accord avec le récit. Il sait lui donner corps et imposer ce contraste remarquable entre ce fond tragique et noir concocté par Thierry Smolderen et la palette qu'il utilise.

C'est beau, intelligent, subtilement dosé et distillé, en utilisant l'Histoire à bon escient : un thriller servi sur un écrin comme j'aimerais en découvrir plus souvent !

Nom série  Sugar (ma vie de chat)  posté le 17/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est des couvertures qui savent vous faire de l’œil et vous décider à passer le pas d'une lecture pas spécialement calculée. "Sugar" est de celles-ci : majestueuse dans son bleu nuit uni avec cette silhouette noire et le regard jaune de ce chat qui vous captivent.

La suite est tout aussi intrigante ; mention spéciale à ce découpage serré de 24 cases par planches sans espace entre les cases ! Serge Baeken, se joue de cette contrainte pour composer son histoire et une narration tout aussi imprévisibles que ses protagonistes à poils. Linéaire ou étalée sur plusieurs cases, voire sur toute une planche, mais toujours avec ce découpage, l'auteur joue avec nous et nos habitudes de lectures tout en maintenant une lisibilité irréprochable.
Ces vies de chats et de leur "famille d'accueil", croquées de leur point de vue, se font témoins de la vie et de ses aléas, bons ou mauvais, par le prisme de ces yeux de chat.

Voilà un album à découvrir pour tous les amateurs de matous forcément, mais qui pourra ravir aussi tous les curieux et amateurs de curiosité narrative.

(3.5/5)

Nom série  Sorties de secours  posté le 15/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Un roman graphique par une auteure américaine encensée par Crumb, ça chatouille forcément ma curiosité ! Non pas que je sois un inconditionnel de Crumb, mais quand même... là on nous compare quand même l'album à Maus !

Sauf que voilà, je viens de passer la moitié de l'album et que cette "Sorties de secours" me tombe des mains. Voilà déjà plusieurs soirs que je me force à avancer, mais rien n'arrive plus à me motiver ni à capter mon attention. Je ne suis pas fan de ce dessin plus qu'imparfait, le récit piétine et se répète et la narration ponctuée de "1 semaine plus tard" commence à me fatiguer sérieusement. Quant à la triste fin de vie de ces deux petits vieux (les parents de l'auteure), je n'ai pas réussi à trouver assez d'empathie pour poursuivre cette lecture.

On est donc bien loin d'un Maus de Art Spiegelman... que ce soit de part le sujet abordé ou sur la manière de le traiter. Joyce Farmer y a sans doute mis beaucoup du sien pour nous proposer cet album sur la fin de la vie de ses parents, mais j'avoue n'y avoir trouver aucun plaisir et très peu d'intérêt malheureusement.

Nom série  Old Pa Anderson  posté le 11/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans ce dernier album, Hermann et son fils nous proposent une histoire sur la condition des noirs dans l’Amérique profonde des années 60'. Sujet mainte fois traité, il n'en reste pas moins toujours aussi sensible et intéressant.

Ici, il sera question de vengeance. Old Pa Anderson dont la petite fille a disparu 8 ans plus tôt, va finir par apprendre qui sont les responsables. La mort de sa femme va couper toute retenue ; sa vengeance va pouvoir prendre forme.
Rien de bien neuf dans cette histoire assez linéaire me direz-vous. Heureusement, l'absence d'un manichéisme trop tranché et de personnages caricaturaux donne l'élan nécessaire à cette tragédie. Le dessin et la colorisation toujours aussi efficaces d'Hermann font le reste.

Au final, un album qui se lit bien, mais qui pêche par un certain manque d'originalité malgré la terrible réalité d'une époque qu'il nous dépeint de façon très réussie.

Nom série  Yakuza Moon  posté le 17/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà l'adaptation en manga tiré du livre autobiographique de Shoko Tendo, fille d'un Yakuza d'Osaka. Et ma fois, c'est très bien foutu !

Je ne connaissais pas l'histoire de cette femme, mais j'ai véritablement été accroché par ce récit réaliste qu'elle nous fait de sa vie. Moi qui ne coure pas vraiment après les autobiographies, le travail d'adaptation de Sean Michael Wilson et de Michiru Morikawa a réussi à me tenir facilement de bout en bout de cet album pour nous retracer sans concessions et de façon originale la vie mouvementée (et c'est peu dire) de Shoko Tendo.

Car l'un des points forts de son histoire tient à ce point de vue féminin du monde des yakuzas, où les femmes sont vraiment peu de chose. Élevée dans l’opulence et l'argent facile, Shoko Tendo n'en reste pas moins stigmatisée dans son cursus par le fait que sa famille appartienne à un clan. Très vite, elle va basculer dès l'adolescence dans la violence et se retrouver déscolarisée. Commence alors lente descente aux enfers, où drogue, violence et sexe vont ponctuer son quotidien.
Sa vie amoureuse suivra le même chemin tortueux et dangereux. Ce n'est que sur le tard qu'elle parviendra à retisser des liens avec ses parents et finir par se retrouver pour faire peau neuve, et cela grâce à un tatouage qu'elle se fera faire.

Sans tomber dans le misérabilisme ou le voyeurisme, c'est la franchise de son récit qui en fait sa force. Le côté positif de cette femme qui finira par s'en sortir et s'émanciper de son ancienne vie force le respect malgré tout ce qu'elle aura subit.

Du côté du dessin, remarquons déjà une couverture que j'ai trouvé très réussie et qui donne envie de se plonger dans cette histoire. La suite n'est pas en reste, car malgré un dessin somme toute "classique", Michiru Morikawa (dont j'avais déjà pu apprécier le savoir faire dans Le Sermon du Tengu sur les arts martiaux) nous propose des découpages vraiment intéressants qui rythment parfaitement la narration, avec de magnifiques pleines pages que valorise parfaitement le format de l'album.

Une lecture vraiment intéressante servi sur un album très réussi dont je ne peut que recommander la lecture.

Nom série  L'Apocalypse selon Magda  posté le 15/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La voilà la bonne surprise de ce début d'année ! Avec cet album de près de 200 pages, Chloé Vollmer-Lo au scénario et Carole Maurel au dessin m'ont scotchées sans que je parviennent à le lâcher. Deux auteures que je découvre mais que je vais suivre avec attention après une si belle première collaboration.

A première vue on se dit qu'on va partir sur un sentier bien balisé avec une fin du monde annoncée, avec un an à savoir quoi faire de ses derniers jours... Sauf que l'album s'ouvre sur LA nouvelle : cette fin du monde n'aura pas lieu... et que la jeune Magda que nous allons suivre tout au long de l'album ne semble pas participer à la joie collective qui s'est emparée de la population à cette annonce.
Commence alors le flash back de cette année écoulée, où Magda va vivre sa "dernière année".

J'ai vraiment apprécié la façon dont est traitée cette dernière année, par le prisme d'une jeune fille qui, à peine devenue une femme se voit fermer toute porte d'avenir. J'ai trouvé que la psychologie de Magda et de son entourage était vraiment bien amenée et donnait toute la force à cette histoire, ce qui se ressent énormément dans la narration.
On suit ses questionnements et ses choix face à cet inéluctable non-avenir, le tout de façon "évidente", que ce soit face à sa famille ou à ses amis.

Et puis il y a le dessin et la colorisation de Carole Maurel qui se fondent parfaitement à ce récit pour lui donner cette certaine nonchalance et cette ambiance si particulière. Son coup de crayon aiguisé pour retranscrire parfaitement les expressions de ces jeunes, allié à un découpage et des cadrages très aérés font merveille pour imposer cette atmosphère si singulière qui fait la réussite de cette BD.

Et puis il y a cette fin, que je ne vous dévoilerai forcément pas, mais qui claque comme comme une coup de revolver et finit d'asseoir la force de cet album. Une bonne claque comme je les aime ! Un très bon album à mon gout dont je ne peux que chaudement recommander la lecture !

Nom série  Sledgehammer 44  posté le 10/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attiré par la couverture de cet album et l'univers de Mike Mignola que je ne connaissais qu'à travers de nombreuses illustrations de Hellboy glanées sur le net, j'étais curieux d'enfin découvrir cet univers.

Initialement réalisé par Mignola et John Arcudi pour le grand John Severin (The incredible Hulk, Craked) âgé de plus de 90 ans, celui-ci décédera avant d'avoir pu aller très loin dans le projet. Ce sont donc Laurence Campbell et Jason Latour qui vont boucler cet album en réalisant chacun un chapitre.
L'action (et c'est pas ce qui va manquer !) se situe pendant la Seconde Guerre Mondiale. L'armée américaine va littéralement larguer un homme dans une armure de combat ultra-sophistiquée en plein territoire français pour combattre le super-vilain des Forces de l'Axe : la Flamme Noire (cf. B.P.R.D.).
Pour ceux (comme moi) qui découvriraient l'univers de Hellboy, on ne perd pas de temps en présentation : place à l'action. Tout aussi déconcertés que les G.I. au sol qui voient cet "arme secrète" leur tomber dessus et assurer le taff, on se laisse bercer par la narration et les événements très rythmés et servis par le dessin de Jason Latour et le savoir-faire de Mignola.
Le second chapitre avec Laurence Campbell opposera notre Sledgehammer à la terrible Flamme Noire dans une opération lancée pour récupérer un prototype d'avion dérobé par l'armée allemande.

Si j'ai beaucoup apprécié le rythme et la qualité narrative de ces deux épisodes, j'avoue avoir un faible pour la première à cause du trait de Jason Latour. Ne connaissant le travail d'aucun de ces deux dessinateurs, j'ai trouvé le premier plus personnel et original de ce qui se fait dans la tradition du comics. Il valorise par ailleurs parfaitement toute la psychologie des différents personnages qu'a développé Mignola.
Il n'empêche que certaines planches des Laurence Campbell sont assez époustouflantes ! Je pense à celles de combat entre Sledgehammer et la Flamme Noire en plein ciel, c'est assez prodigieux !

Voilà donc un album que je recommande chaudement, tant aux novices de cet univers qu'à ceux qui suivent sont évolutions et ses circonvolutions autour de Hellboy.

Nom série  Le Grand Méchant Renard  posté le 08/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est frais, rythmé, drôle et loin de ce qu'on a l'habitude de trouver dans les bacs de nos librairies en rayons jeunesse, alors pourquoi bouder notre plaisir : petits et grands cet album vous tend les bras !

On sent que Benjamin Renner a le sens du rythme, (sans doute son expérience dans l'animation) car ce ne sont certainement pas les quelques 200 pages de l'album qui auront freiné ma lecture ! On dévore cette BD tant on est pris par la narration débridée de l'auteur ! Il faut dire que la brochette de personnages que nous cuisine Benjamin Renner est des plus efficace et cocasse ! Entre un renard qui se voudrait grand, fort et méchant, des poules hystériques ou encore un chien qui déborde d'énergie pour réussir à ne pas en branler une, on a de quoi se dérider sérieusement les zygomatiques !
Tout cela est renforcé par le trait souple et très expressif qu'il leur donne ; j'ai vraiment été impressionné par la finesse de ces expressions qui donnent véritablement vie à ces personnages.

Bref, une petite pépite à lire et à partager si vous avez envie de passer un délicieux moment de détente et de rigolade en toute simplicité !

Nom série  L'Esprit du 11 janvier  posté le 08/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors que viennent tout juste de passer les commémorations des tragiques événements du 7 janvier 2015, les éditions Delcourt publient « L’Esprit du 11 janvier – Une enquête mythologique » sous la plume de Serge Lehman et le coup de crayon de Stéphane Gess.

Voilà un duo que je n’attendais pas particulièrement dans ce registre, plutôt habitué à les voir graviter du côté de la SF que de l’actualité. Même s’il est vrai que pour une fois j’aurais préféré me farcir une mauvaise fiction, la réalité étant toute autre, et ces personnes que j’admirais tant pour certaines, auront bien cher payé leur indéniable goût pour la provocation et la liberté d’expression.

Nos deux auteurs se connaissent donc bien, puisque ce sont eux (avec Fabrice Colin) qui ont réalisé la réjouissante série « La Brigade Chimérique » éditée chez l’Atalante il y a déjà quelques années, suivi de quelques spin off comme « L’homme truqué » et leur dernière série toujours en cours, « L’œil de la nuit », où ils poursuivent leur exploration et développement sur les super héros européens. Vous me direz que ces « allégories fantastiques » bardées de super héros « à la française » n’ont pas grand-chose à voir avec ce nouvel album et les attentats de Charlie… Et pourtant, en y regardant de plus près, deux aspects développés dans ces productions très différentes viennent à se téléscoper : le Mythe et l’Esprit.

Lehman et Gess, à travers les feuilletonistes qu’ils utilisent dans leurs séries, refont de ces super héros des icônes en renouant avec un imaginaire collectif. Et c’est là que le lien se fait. Si on se réfère au sous titre de cet album, notre scénariste se lance dans une « Enquête mythologique ». Et c’est vrai que tous les ingrédients sont là ; il ne reste plus qu’à filtrer le gruau des événements et leur traitement médiatique pour que ce fil d’Ariane voit le jour. Si des icônes sont tombées, un certain « Esprit » serait né de cette tragédie…

Mais Serge Lehman tue d’emblée le « suspense » quant à ce fameux « Esprit du 11 janvier ». Dès la première page, qui situe le début de son enquête durant l’été 2015, il écrit :
« Six mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, il ne reste rien de l’Esprit du 11 janvier. […] Tout est comme avant. Tout est pire qu’avant. Le 11 janvier est mort. »

Mais alors quoi ? Ça y est tout est plié ? Chacun a pu faire jouer sa bonne conscience le temps d’une journée, décrocher le mot « fraternité » des frontons pour lui faire battre le pavé… et puis plus rien ? Retour au sacro-saint individualisme qui prédomine ? Ça, Serge Lehman ne s’étend pas dessus, il en fait juste l’amer constat. Ce qui l’intéresse, ce sont tous les faits qui ont permis l’émergence de ce phénomène rare, quasi unique, qui vous marque à vie, non pas seulement vous, mais une société entière.

En partant de la sortie du dernier roman de Houellebecq (le mage !) qui allait aussi faire la une de Charlie le jour de l’attentat, puis en passant au crible tous les événements et les réactions qui se sont enchaînées, jusqu’à cette chiure de pigeon sur l’épaule de Hollande au cours du défilé commémoratif où se sont bousculés les « Grands de ce monde », Serge Lehman relève tout pour faire résonner les coïncidences et ces menus événements qui mis bout à bout ont permis l’émergence de cet « Esprit » et la construction de ce qui s’apparente aujourd’hui à un mythe.

Car ne nous leurrons pas. Si aujourd’hui (d’autant plus avec les nouveaux attentats de novembre), le soufflé est retombé et cet Esprit s’est bien volatilisé, il n’en reste pas moins, et à leur corps défendant, que de nouvelles icônes sont nées.
J’ai beaucoup apprécié le traitement graphique de Gess pour coucher cette « Histoire ». Tout à la fois sobre et épais dans son encrage, il n’est pas sans me faire penser au graphisme de Mike Mignola sur « Hellboy » et ses séries connexes (qui comme par hasard traitent des personnages aux supers pouvoirs en s’inspirant des mythes et de l’Histoire). Gess ne s’encombre pas de couleur pour cet album. Tout est ici juste posé pour servir le propos de Lehman, tout en jonglant entre mythe et réalité. Il remplit donc parfaitement son rôle d’iconographe, tout en y insufflant sa touche personnelle et parfaire la réussite de cet album.

Car s’emparer d’un tel sujet était plutôt le genre d’exercice casse gueule, tant les récupérations tous azimuts ont malheureusement fleuri sur ces tombes (quand on n'y a pas craché…). Ici on évite le produit commercial pour nous proposer une lecture subjective et personnelle de cette tragédie ; si certains n’y verront que délire et élucubrations, j’ai quant à moi pris plaisir à découvrir cette relecture des événements qui façonna cet « Esprit du 11 janvier »… tout éphémère fut-il.

Nom série  L'Aigle sans orteils  posté le 05/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plutôt du genre réfractaire au cyclisme sportif, j'ai mis un certain (pour ne pas dire long) moment à me décider avant de me lancer dans la lecture de cet album. Ce sont les critiques souvent dithyrambiques à son égard qui m'ont poussées à franchir le pas.

Et bien m'en a pris ! Car ne serait-ce que pour le dessin de Lax et les ambiances qu'il sait nous retranscrire, on est très vite embarqué dans son récit sur la vie d'Amédée Fario. Son trait dynamique et sa mise en couleur à l'aquarelle subliment les paysages de montagne d'où est originaire notre protagoniste.
Mais ce qui m'a également séduit, c'est que loin de se contenter du parcours de notre cycliste pour réussir à participer au Tour de France, il inscrit son histoire dans l'Histoire, avec des rencontres de personnages secondaires passionnants avec lesquels Amédée va tisser des liens d'amitié, voire d'amour. Tout cela se fait dans un naturel étonnant qui rend le tout d'une rare fluidité et une narration impeccable.

Un album plus que recommandable pour tout amateur de cyclisme, mais pas seulement ! Alors ne faite pas comme moi et ne ratez pas l'occasion de le lire s'il vous passe sous la main !

Nom série  Ici  posté le 05/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Curieux de découvrir ce qui avait retenu les faveurs du jury d'Angoulême pour son meilleur album, je me suis donc procuré cet album intrigant.

Pas toujours en accord avec ses coups de projecteurs, je reconnais qu'il est pourtant souvent l'occasion de découvrir un auteur que je ne connais pas forcément, ou tout au moins un album qui sort de l’ordinaire. Celui de Richard McGuire ne déroge pas à cette règle, car je ne connaissais pas l'auteur, ni son travail et son pivot central me semblait une idée surprenante : concevoir une narration à partir d'une seule et même pièce en plan fixe. Comment un auteur pouvait-il tenir en haleine son lecteur sur 300 pages avec un tel concept ?

J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l'album et je me suis même demandé si je n'allais pas abandonner... mais je n'aime pas lâcher une BD en cours de lecture, on ne sait jamais... mieux vaut avoir une vision globale. Finalement, j'ai réussi à me raccrocher à ce que nous propose McGuire. Ce qui est d'abord déconcertant finit par s'imposer simplement et son système de cadrages de ce plan fixe du salon, avec ces dates en encadré, tisse une narration des plus originale qui permet à l'auteur de se jouer du temps et de composer un puzzle graphique impressionnant.

Malgré cet intérêt et cette originalité indéniable, c'est au final un simple "pas mal" qui fera office de note, car je ne peux pas dire que cet album m'ait transcendé plus que cela. Si c'est une expérience graphique et narrative intéressante, il me manque le petit quelque chose en plus qui fait la différence, comme dans toute création artistique conceptuelle. On rentre ou pas dedans, et parfois, malgré des qualités, on n'en sort pas spécialement convaincu. C'est pour cela que je conseille plutôt un emprunt qu'un achat pour se faire une idée de la bête, tant cet album est surprenant et qu'il coute quand même 29€.

Nom série  Fire Fire Fire  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si ce n'était ces culs et ces nibards proéminents saupoudrés au fil des pages de cette série, j'aurais trouvé cette nouvelle série très bonne... Franchement je trouve ça lourd. Le comble étant de caser ça dans une collection nommée "Young manga", qui prête encore plus à confusion quant au contenu plutôt chaud et violent par moment.

Mais bon, si on fait abstraction de tout cela, on a tout de même ici un manga intéressant, malgré quelques ficelles un peu faciles, et qui m'a beaucoup plu graphiquement. C'est à mon sens le point fort de "Fire Fire Fire". La composition des planches très dynamique, la maîtrise des décors de Shouji Sato (surtout en ville), sa gestion des noirs et des trames qu'il utilise, donne un élan et une énergie qui fait pulser ce manga et le rend très prenant.
On en oublierait ces formes rebondies qui ponctuent les aventures de notre jeune Jiga.

Car c'est avant tout lui qu'on suit, et les compères d'aventure qu'il va se faire au fil des pages : un cyborg, et une jeune et jolie jeune fille très mystérieuse. Rien de très original dans cette quête initiatique où se monte une communauté hétéroclite pour élucider un mystère, mais les éléments qui voient le jour au fils de l'aventure et les personnages secondaires parviennent à construire une intrigue intéressante et assez convainquante au final.

Je lirais donc avec intérêt la suite (et fin normalement) de cette série pour me faire une idée complète à son sujet.

3.5/5 en attendant de voir la suite.

Nom série  Valkyria Chronicles II  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Moi qui ne connaissais pas le jeu, ni les mangas tirés des adaptations précédentes, j'ai vraiment eu l'impression de débarquer... Sans connaître l'univers ni les enjeux stratégiques des factions qui s'opposent, dur dur de se mettre dans le bain.

Surtout qu'au fil des pages, ce n'est ni le dessin, qui pour moi manque d'une originalité totale (même s'il est, il faut le reconnaitre, plutôt bien géré), ni le scénario que j'ai trouvé convenu et rapidement ennuyeux, qui m'auront convaincu de pousser plus loin la découverte de cet univers.
On retrouve en effet notre jeune protagoniste qui se retrouve à intégrer la prestigieuse école de guerre de ce monde, suite à l'annonce du soit disant décès de son frère. S'ensuit la rencontre avec les membres de sa brigade et les rivalités/amitiés qui vont avec.
Ajoutez à cela, une mission de reconnaissance qui tourne à la "vrai mission" et vous avez là la trame très convenue d’une histoire sans réel rebond...

Alors, je lirais surement le 2e tome annoncé pour me faire une opinion globale, mais pour le moment c'est plutôt une déception.

Nom série  Bob Morane Renaissance  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah les bons vieux Bob Morane de Vernes que je dévorais ado, après avoir écumé les bouquineries autour de chez moi ! Bon, j'avoue, je n'avais pas osé remettre le nez dedans depuis, ayant un peu peur d'être très déçu. Du coup, ce "Bob Morane Renaissance" a mis un peu de temps à passer cette barrière psychologique, ce qui aurait été bien dommage.

Car il faut l'avouer, cet album est plutôt bien réussi, et le dépoussiérage opéré sur ce personnage ancré dans l'imaginaire collectif fonctionne très bien. Aurélien Ducoudray et Luc Brunschwig, dont j'apprécie très souvent le travail de scénariste, ont su savamment doser cet équilibre souvent difficile à trouver entre l'image de ce genre d’icône et le décorum qui l'entourent, et l'introduction de préoccupations plus contemporaines.
Là, tout est fait de façon plutôt réussie pour contenter aussi bien les nouveaux lecteurs de la série que les aficionados du personnage. Tout cela nous est servi sur un rail bien huilé où l'action prend rapidement les commandes, avec une narration très efficace pour ficeler tout ça.
Ajoutez à cela le dessin de Dimitri Arman (que je découvre avec cet album), très efficace et parfaitement adapté à ce reboot. Moi qui ne suis pas plus que ça un adepte du dessin semi réaliste qui sied à ce genre de série, c'est plutôt une agréable surprise.

Il ne reste plus qu'à voir ce que va donner la suite de cette série prévue en plusieurs diptyques, mais je pense suivre avec attention son évolution.

Un bon 3.5/5 en attendant de voir si la suite confirme cette première bonne impression.

Nom série  L'Avocat  posté le 09/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui ne suis pas spécialement fan de ce genre de série à la Largo Winch ou XIII, qui à mon sens auraient du se conclure avant de commencer à patiner dans la semoule, j'ai pourtant bien apprécié cet album de Frédéric Volante (au dessin), Laurent Galandon et Frank Giroud (au scénario).

C'est sans doute lié à la contextualité de l'histoire qui s'ancre dans un récit qui fait écho à l'actualité, je m'y suis rapidement intéressé. Après, j'avoue que le personnage principal Léopold Sully-Darmon (LSD pour les "intimes", l'avocat le plus célèbre du barreau de Paris), n'est pas franchement le genre de personnage que j'affectionne. Mais, malgré cela, j'ai fini par me prendre au jeu, grâce à un scénario bien ficelé qui sait nous tenir en haleine.

Côté dessin, Frédéric Volante remplit pleinement le contrat avec un trait qui colle parfaitement à la ligne de la collection Troisième vague du Lombard. Si je ne suis pas un adepte de ce genre de patte réaliste, elle est ici très efficace et soignée et porte parfaitement le récit.

Les adeptes du genre et de la collection devraient adorer. Pour les autres (un peu comme moi), ça reste une bonne série à découvrir, en espérant qu'elle sache se conclure efficacement sans tomber dans le piège de la série à rallonge qui ne sait plus s'arrêter...
(3.5/5)

Nom série  L'Attaque des Titans  posté le 03/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est suite à une petite formation sur le manga que j'ai découvert cette série que je ne connaissais pas du tout... (Oui, la formation pour me remettre un peu à la page n'était pas un luxe :p )

Car cette série qui fait l'unanimité partout dans le monde, se payant le luxe d'aller surpasser One Piece ou autre Naruto dans le top des ventes, reste étrangement derrière en France... (Il n'est qu'à voir le nombre d'avis sur notre cher BDthèque pour s'en convaincre...). Curieux donc du phénomène, je me suis attelé à cette lecture...

Et c'est vrai que c'est bien ! Très bien même, malgré pourtant des défauts inhérents à un premier manga. Que ce soit le dessin parfois un peu malheureux (surtout dans le début de la série), ou quelques lourdeurs psychologiques concernant les personnages (parfois lourdingue de se voir notifier par écrit dans des dialogues un peu creux ce qu'on avait déjà saisi), on se dit que tout ça semble un peu monté à la va vite... et on se plante carrément. Car on se fait embarquer dans cette histoire qu'Isayama Hajime traine et murit dans sa tête depuis l'âge de 17 ans... Refus après refus, il a persévéré pour finir par se faire éditer et faire le carton qu'on connait maintenant.

Car son récit a un souffle épique rafraichissant dans un genre qui commençait un peu à tourner en rond et dont rares étaient les nouvelles séries qui arrivaient à se tailler une telle place dans un marché où les places sont plutôt chères. Ici, pas vraiment le temps d'installer un univers, l'immersion est immédiate et c'est petit à petit qu'on nous campe le décor, le pourquoi du comment, mais toujours avec de nouveaux mystères qui pointent pour nous tenir en haleine... Dur de lâcher cette série quand on a mis le nez dedans. Reste qu'en attendant de découvrir la suite, "L'attaque des Titans" est une très bonne série qui mérite largement son succès.

A découvrir pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu !

Nom série  Punk rock Jesus  posté le 04/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sean Murphy dont j'avais découvert le savoir-faire avec The Wake, nous avait déjà sorti un peu plus tôt un album en solo très rock’n roll avec ce « Punk Rock Jesus ».
Une couverture accrocheuse et bien réussie ; un titre qui, pour tout amateur de bon gros rock et de punk, vous titille forcément ; une bande son d’ambiance proposée pour chaque chapitre ; voilà déjà de quoi me donner très envie de pousser plus loin !

Et c’est ma fois plutôt bien foutu ! Malgré quelques poncifs un peu poussés dès qu’on s’attaque à la religion, aux médias ou encore à l’IRA (oui ça va chercher large), Sean Murphy arrive à tirer son épingle du jeu grâce à des personnages charismatiques et une narration soutenue. Que ce soit Chris (le clone de Jésus), son garde du corps (ex membre de l’IRA), ou même le salopard à l’origine de ce projet de téléréalité, on a affaire à des personnages entiers, au caractère fort, mais qui finissent par révéler leur faiblesses et rendre tout ce petit monde moins manichéen qu’il n’y parait au départ.

Sean Murphy, comme il le dit lui-même dans sa post face, s’est personnellement posé pas mal de question sur la foi et la religion. On sent bien qu’à travers cet album il tente de faire passer toutes ces interrogations (plus que des réponses d’ailleurs) en se servant d’un scénario lancé pleine balle sur des rails, mais avec une loco sans freins… Ça commence doucement, pour monter en puissance et en tension jusqu’à un final inévitable.

Tout cela est par ailleurs merveilleusement servi par un dessin tout en noir et blanc que j’ai beaucoup apprécié. C’est nerveux, tranché, mais très bien construit et Sean Murphy nous gratifie de quelques planches vraiment magnifiques. Son style graphique sert parfaitement son histoire et renforce cette énergie primitive et sauvage que le punk subodore.

Nom série  Tempête au haras  posté le 30/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Chris Donner, auteur de littérature jeunesse, s’associe ici avec Jérémie Moreau pour adapter son propre roman. On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Si je ne connaissais pas le travail de l’écrivain, je connaissais par contre celui de Jérémy Moreau avec l’excellent album « Le Singe de Hartlepool » qu’il avait réalisé avec Wilfrid Lupano. Si le propos n’a rien à voir, l’universalité du sujet traité reste par contre de mise.

Chris Donner nous plonge ici dans le quotidien d’un haras normand tenu par un couple de Français. Il est la propriété d’un riche Allemand suffisant, qui est peut-être le seul bémol que je trouve à cet album. Ce genre de personnage m’insupporte, mais là c’est plus le côté caricatural de son trait qui m’a par moment agacé. Sorti de ce détail, le reste de l’album est parfaitement maîtrisé, tant pour ce qui est de la narration ou du dessin.

Le plus marquant reste bien sûr le personnage de Jean-Philippe, notre jeune personnage principal. Si le dur quotidien dû à son handicap forge sa force de caractère, son destin à la fois tragique et magique en fait un récit proche du conte malgré une réalité et un quotidien très pesants. C’est ce qui rend d’ailleurs d’autant plus fortes les scènes où il s’évade sur le dos de son cheval Tonnerre, tout cela renforcé par une mise en couleur audacieuse et percutante de Jérémy Moreau.

Voilà donc une très bonne BD, tant par le sujet abordé que par la façon de le traiter, surtout pour un album destiné à la jeunesse. Ça fait plaisir de voir que nos têtes blondes ont aussi le droit à de très bons albums, où l’originalité graphique et les sujets abordés sont intelligents et bien traités.

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