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... a posté 2319 avis et 561 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Le Pavillon de l'aile ouest  posté le 04/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation en bande dessinée d’une pièce traditionnelle du théâtre chinois, elle-même adaptée d’un conte ancien, ce pavillon de l’Aile Ouest nous offre une histoire cousue de fil blanc.

Une jeune et belle aristocrate chinoise.
Un mariage arrangé … qui n’arrange pas la belle.
Un second prétendant aussi beau que noble et courageux.

Devinez avec qui elle se marie à la fin de ce récit.

Pas de surprise, donc, tant les belles histoires d’amour sont universelles. Cette romance est cependant plaisamment contée et aussi (et même surtout) joliment illustrée par une talentueuse artiste locale.

Oui, oui, vous avez bien lu. Moi qui critique plus souvent qu’à mon tour le style mangaka, je suis tombé sous le charme de Guo Guo (ou, du moins, de son trait). Pourtant, on n’échappe pas aux yeux disproportionnés ni aux expressions de visage caricaturales. Et pourtant, j’aime ce trait. Tout d’abord, les yeux ne me semblent pas si démesurés que cela. Ensuite, les expressions exagérées sont finalement rares et encore relativement mesurées. Mais surtout, la qualité de la colorisation est pour beaucoup dans mon appréciation. Cette colorisation en teintes douces apporte un réel plus au récit, réchauffant le décor autant qu’elle apporte de subtiles touches de raffinement aux costumes des divers acteurs.

Par contre, je reprocherai à l’artiste le fait que les couleurs employées dans ses tableaux ne sont pas identiques à ceux de ses planches. En effet, beaucoup de tableaux, servant d’introduction à un nouveau chapitre, nous montrent les protagonistes vêtus de telles ou telles couleurs, qui ne se vérifient pas à la lecture dudit chapitre. C’est aussi maladroit que déconcertant.

Pas mal, sans plus. A emprunter à l’occasion, mais trop traditionnel et trop naïf pour que j’en fasse l’achat. Je ne conseille donc pas l'achat en question.

Nom série  Mémoire de sable  posté le 04/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite série mêlant aventure et légendes contée de manière fluide et joliment servie par un trait agréablement lisible et expressif, cela ne se refuse pas. Et c’est ce que m’a offert cette mémoire de sable.

J’ai particulièrement bien aimé la rencontre entre cet univers ensablé et des légendes faisant référence à un océan perdu et à une mystérieuse sirène.

Les personnages principaux sont ceux auxquels on s’attend dans ce genre de série. Rien de surprenant, donc, mais rien de décevant, non plus. Le couple principal a son petit charme, et Isabelle Dethan fait preuve d’une relative créativité avec cette mémoire vivante, compagne d’aventure de nos héros.

Par contre, je regrette un peu que ce récit n’ait pas été prévu dès sa conception comme une série à suivre. En effet, à l’exception d’une conclusion ouverte quelque peu artificielle, le premier tome est vraiment conçu comme un One-shot, et même si l'auteure parvient joliment à regrouper des éléments de prime abord disparates dans la conclusion de l’aventure (au terme du troisième tome, donc), certains passages m’ont paru sinon artificiels du moins pas toujours très à-propos.

Je comprends cependant et j’aurais même tendance à approuver ce genre de structure. En effet, si la série avait dû être abandonnée après un tome unique, elle n’aurait pas laissé le lecteur dans un trop gros état de frustration. Malheureusement, il est difficile pour l'artiste d’éviter cet aspect quelque peu artificiel dans la relance de l’intrigue, dès que l’aventure se poursuit.

Dans ce genre très exploité, cette série n’atteint pas les sommets mais permet de passer un agréable et divertissant petit moment de lecture. A emprunter plutôt qu’à acheter.

Nom série  Petite mort en un acte  posté le 04/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Agréable petite farce très théâtrale que cette petite mort en un acte. Une ambiance anglaise, des ressorts comiques fort vaudevillesques, une narration plaisante, l’ensemble permet donc de passer un agréable petit moment de lecture … pourvu que vous soyez sensible à ce genre d’humour.

Du point de vue graphique, le trait de Paul n’était pas de nature à m’attirer, de prime abord, tant il me faisait penser à Loustal. Au fil des pages, et même si je ne suis pas fan du genre, je dois bien avouer que ce style convient bien au récit. Sa raideur et son aspect lisse sont en adéquation avec le style guindé des acteurs et participe donc au contraste entre ces personnages raides et ridiculement sérieux et ces situations vaudevillesques proches de l’absurde.

Divertissant sans être révolutionnaire, mais à découvrir car ce genre de vaudeville théâtral n’est pas monnaie courante dans la bande dessinée.

Nom série  Marée Basse  posté le 04/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai pour cette marée basse un faible indéniable et totalement subjectif.

Pourtant ce récit ressemble à un inextricable fourre-tout sans queue ni tête, dont les personnages totalement fantaisistes auraient pu, en d’autres circonstances, rapidement m’horripiler.

Oui, mais voilà ! Ce récit, qui se scinde en de multiples chapitres d’apparence très décousus, qui se divise en plusieurs périodes sans lien manifeste se révèle au final cohérent dans sa logique propre. Oui, Pecqueur nous mène dans de multiples directions, mais au final, il semblait bien savoir où il voulait aboutir. Et la performance est à souligner lorsque l’on songe que ce récit débute lors de la rencontre (la collision, pour être plus exact) entre une navigatrice solitaire et un couple de fous furieux désireux de mettre un terme à ce monde, et se termine en gondole à Venise avec un bambino passager de la (belle) Mort, qui prolonge son existence grâce à sa connaissance inextinguible d’histoires drôles.

Je vois des sourcils se relever, d’autres se froncer. Et pourtant, vous n’êtes pas au bout de vos surprises puisque je ne vous ai rien dit du couple central … et d’ailleurs je ne vous en dirai rien. Sachez juste qu’il est digne de cet univers délirant et poétique, fantasque et cohérent.

Et puis, cet album est magistralement servi par le trait envoutant de Gibrat. Certes, l’artiste n’est, alors, pas encore arrivé à totale maturité, mais son niveau est déjà proche de celui de « Le Sursis ». Ses personnages féminins sont, bien sûr, très séduisants, ses teintes sont riches de nuances et l’artiste combine déjà avec un grand talent traits caricaturaux et recherche de réalisme esthétique. L’artiste ne s’est cependant pas encore départi de son goût pour les lourdes poitrines féminines … ce qui, dans ce cadre délirant, n’est pas pour me déplaire (oui, j’ai honte, mais qu’importe, ne boudons pas notre plaisir à la vue de si parfaites rotondités).

Un bien agréable délire donc, dont l’univers étrange a trouvé en mon humble personne un lecteur enthousiaste quoique conscient que cet album déplaira à plus d’un.

M’en fout ! Moi, je me suis bien poilé …

Nom série  Il était une fois en France  posté le 04/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ambiguïté.

Si vous cherchez une définition illustrée à ce mot, lisez donc cette série, dont le personnage principal comblera vos attentes les plus folles.

En effet, rarement un personnage aussi ambigu, mais également aussi logique, aussi réaliste, aussi humain, finalement, ne m’aura été offert. C’est l’atout maître de cette série … et il est énorme !

Sortie de ce captivant profil, la série offre d’autres sujets de satisfaction. La narration est fluide. La structure en flash-back est aisée à suivre. Certains lecteurs lui reprocheront peut-être son aspect assez conventionnel, mais, à titre personnel, je suis friand de ce style et ne boude pas mon plaisir. Cette biographie imaginaire évite le piège d’une suite hachée de séquences hétéroclites, et nous offre donc un récit au suspense toujours présent même si cet aspect n’est pas son sujet central.

Le trait de Sylvain Vallée m’a surpris dans un premier temps par son approche semi-réaliste. Il ne m’a cependant jamais choqué. Je le trouve finalement très adéquat et agréablement lisible. Par sa simplicité, il a permis au lecteur que je suis de se centrer sur les personnages sans trop s’attarder sur la beauté des décors ou sur la précision des détails historiques. L’ensemble n’est cependant pas dénué de richesses, mais celles-ci se savourent bien plus dans le cadre d’une relecture que lors de la découverte de ces planches.

La série rencontre un grand succès public, que je trouve tout à fait justifié.

Captivant, sans nul doute !

Nom série  Putain de guerre !  posté le 04/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec cette putain de guerre, Tardi revient sur le premier conflit mondial, dont il avait exploité toute l’horreur dans le déjà très réussi « C'était la guerre des tranchées ».

Un tel retour après une réussite aussi manifeste se justifiait-il ? L’auteur aurait-il de nouveaux éléments à nous faire partager ?

Au deux questions, je réponds « oui ! »

Tout d’abord, et contrairement à l’album précité, Putain de guerre n’a qu’un et un seul narrateur, qui nous fait partager son quotidien, ses informations et ses réflexions sur cette boucherie. La narration est donc plus évidente, plus naturelle, et Tardi évite le piège de voir ses lecteurs se désintéresser du sort de ses personnages faute de développement psychologique. Pourtant, le personnage central reste conforme à mes attentes et ressemble aux personnages évoqués dans « C’était la guerre des Tranchées », à savoir un conscrit pas vraiment enthousiaste à l’idée de partir au combat, et que les horribles épreuves vécues ne feront pas changer d’avis, et pour cause !

Ensuite, contrairement à « C’était la guerre des tranchées », qui se centrait plus sur de multiples anecdotes sans réelle chronologie, « Putain de guerre ! » nous livre une analyse historique du conflit. Nous suivons années après années la progression et l’enlisement de cette boucherie. Le lecteur est également promené d’un bout à l’autre de la ligne de front et, via leur narrateur, les auteurs évoquent aussi bien les plaines inondées de Passendaele (la bataille de l’Yser, en Belgique) que les Alpes autrichiennes et italiennes (un front qui m’était totalement inconnu), et ce même si leur personnage reste finalement toujours sur le territoire français. L’aspect historique est donc très présent, clairement détaillé et instructif.

D’autre part, j’ai bien aimé l’utilisation de la couleur par Tardi. En effet, le récit, au début colorié dans des teintes pastelles assez fraîches, perd de sa couleur au fil des pages pour ne plus sortir des tons grisâtres et ternes. Le contraste entre ces époques est très réussi et confère à l’album une ambiance de circonstance.

Enfin, il est bon de souligner que le diptyque est dense car chaque tome se clôt sur un épais dossier aussi bien écrit que richement illustré. La lecture de la bande dessinée se prolonge donc dans l’analyse de ces dossiers et la mise en parallèle des illustrations de Tardi et des photographies d’époque. A cette occasion, j’ai, une fois de plus, pu admirer toute la maîtrise graphique de l’auteur, qui parvient à concilier dessin « d’ambiance » et reproduction réaliste. En peu de trait et au travers de son épais encrage, l’artiste parvient à représenter un uniforme, un lieu ou un véhicule avec suffisamment de précision pour qu’aucune confusion ne soit possible. Du grand art, tout simplement !

Une nouvelle réussite pour un album qui, en définitive, se révèle être le complément idéal de « c’était la guerre des tranchées ».

A lire, et à posséder si ce genre de récit humaniste et historique vous attire.

Nom série  T.N.O. (Terra.Nostra.Organisation)  posté le 04/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai un avis fort partagé sur cette série, qui mêle bonnes intentions et grosses maladresses.

Pour finir sur une note positive, je commencerai par … le négatif.

Tout d’abord, ces héros qui échappent à une mort certaine grâce à un concours de circonstance plus que miraculeux, j’en étais friand il y a trente ans (Bob Morane, Bruno Brazil, XIII, …). Aujourd’hui, ils me sont très indigestes. Et le trio central de ce T.N.O. fait très fort dans le genre. Plusieurs retournements de situation frisent le ridicule tant ils ne suivent aucune logique.

Deuxième point faible : ces comportements illogiques, justement, de la part d’une grande majorité des protagonistes, et surtout des « méchants » de chaque histoire. Aaaahhh, si tous les salauds de la terre pouvaient commettre autant de bourdes … on se sentirait bien plus en sécurité !

Enfin, le concept même d’une ONG qui consacre ses efforts à la sauvegarde de la planète, et qui parvient à instaurer la paix dans des pays en conflit constant (Israël ou régions autonomes d’Afrique centrale) grâce à la pugnacité de ses membres actifs est une fameuse utopie, qui ne cadre absolument pas avec l’aspect réaliste de la série.

Mais, après ces nombreuses remarques négatives qui se centrent sur le caractère très naïf de cette série, tant du point de vue du concept que du point de vue des multiples rebondissements animant ces scénarios, je me dois de souligner quelques points bien plus plaisants.

Tout d’abord, les sujets abordés sont dignes d’intérêt. Lutte pour le contrôle de l’eau au Proche-Orient, usage d’armes chimiques, trafic d’armes et de bois précieux en Afrique noire. Ensuite, quelques réalités politiques sont soulignées, comme le transfert de technologie (et de cerveaux) entre l’ex-URSS et les pays arabes ou l’influence sans cesse croissante de la Chine sur le continent africain. Ce sont certes là des évidences bien connues de la plupart des lecteurs, mais cette série, qui s’adresse avant tout, me semble-t-il, à un public adolescent, vulgarise bien ces idées et les rend aisément compréhensible à tout un chacun.

Autre point positif, le style graphique de Franck Bonnet, que je rapproche ici de certains dessinateurs réalistes américains des années ‘80-’90. Ce trait convient à merveille au sujet de la série. Il est réaliste, efficace dans les scènes d’actions, et demeure lisible en toutes circonstances.

Voilà, voilà …

D’une part : de bonnes intentions, une vulgarisation réussie de certains problèmes géopolitiques, un trait agréable et réaliste.

De l’autre : beaucoup de naïveté, des rebondissements et des comportements improbables, que le caractère réaliste tant du dessin que du concept ne fait encore qu’accentuer.

Un petit 3/5.

Nom série  Les Ados  posté le 15/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mwouais, bof …

Déjà, le style de Florence Cestac, s’il m’amuse à faible dose grâce à sa spontanéité et son expressivité, a tendance à me saouler à la longue. Les mimiques sont souvent identiques et les gros nez bovins de ses personnages finissent par carrément me déranger.

Ensuite la jeunesse que décrit l’artiste me semble être un étrange croisement entre les ados des années ’70-’80 et ceux d’aujourd’hui. En effet, outre un grand nombre de références actuelles (la techtonik, les styles vestimentaires, les gsm et autres moyens de communication, la gestion des déchets, …), l’auteure attribue à ses personnages des comportements que je trouve très datés et qui me donnent le sentiment d’avoir devant moi de « vieux » ados confrontés à la société actuelle. J’ai bien conscience qu’un ado reste un ado, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui, j’ai pourtant la conviction que l’évolution de la société influe sur celle de la jeunesse et que, donc, le mode de raisonnement d’un ado actuel n’est plus semblable à celui de l’ado que je fus (il est également possible que ce soit moi qui, plus simplement, deviens un vieux con, je n’en disconviens pas …)

Mais, surtout, j’ai trouvé les gags de ces albums très moyens pour ne pas dire plus. Et si le premier tome m’a encore fait sourire de temps à autre, et même rire lors de la confrontation entre un des personnages et le texte de « la Chèvre de monsieur Seguin » (un excellent gag, à mon avis, et de loin celui que j’ai préféré), arrivé au troisième, je n’ai plus trouvé que lieux communs, réflexions banales et chutes mal amenées.

J’espérais mieux après avoir vraiment bien aimé « Super catho » et relativement bien apprécié « Le Démon de midi » (du moins son premier tome).

Je ne découragerais pas la lecture du premier tome, mais crains que la suite ne vous laisse qu’un mauvais souvenir.

Fade …

Nom série  Quatuor  posté le 15/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais bien aimé « Lucie s'en soucie » et était donc heureux de retrouver une dessinatrice « dans l’air du temps » (une disciple de Dupuy & Berberian) douée et efficace.

La présentation de l’album me laissait croire à une œuvre plus ambitieuse mais il s’agit, en réalité, de l’adaptation de trois nouvelles et d’un conte moyenâgeux n’ayant pas de rapports entre eux.

Autre surprise : au vu de la couverture, je croyais que la danse serait l’élément central de ces récits … et il n’en est rien. Seule la première histoire évolue dans cet univers. On suit ensuite, et dans l’ordre, un grand amateur de belles carrosseries décapotables, un piètre cavalier qui craque pour une de ses camarades de cours, et enfin un couple de gentils tailleurs aux prises avec le Diable.

Les histoires proposées ont suscité un intérêt variable de ma part, en fonction de leurs univers. J’ai cependant bien apprécié la narration des quatre histoires, mais j’avoue que le thème de la seconde ne m’a pas franchement emballé (question de goût personnel).

La troisième histoire, par contre me laisse un bien agréable souvenir, tant son évolution m’a autant surpris qu’amusé.

Le conte est d’une grande banalité, mais, bien narré, il a quand même retenu mon attention.

Pas mal, donc, même si je m’attendais à toute autre chose, et si le milieu très bourgeois de la seconde nouvelle m’a ennuyé.

Nom série  Jacques Le Gall  posté le 15/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis partagé pour cet aventurier en culottes courtes (re)découvert au travers de l’intégrale consacrée à son papa, le talentueux Mitacq.

Avant tout, la série souffre de sa structure très hachée. Certaines aventures paraissaient en magazine à raison d’une planche par semaine. Par conséquent, chaque page se termine par un petit suspense parfois forcé. Cette structure limite les possibilités quant à l’instauration d’un climat ou d’une ambiance prenante, le suspense de fin page étant élucidé dès la première case de la planche suivante, le reste de la planche étant consacré à la création d’un nouveau mini suspense. Une structure « en montagnes russes » qui constitue à mes yeux le gros point faible de la série.

Le personnage de Jacques Le Gall, par contre, est assez sympathique et dispose d’un certains charisme. Ce grand adolescent dans l’esprit scout évite le piège d’un trop jeune âge en ne faisant pas partie du mouvement cher à Baden Powell, mais conserve un goût pour l’aventure, le camping et les grandes randonnées, qui le maintiennent dans la lignée de « La Patrouille des Castors ».

Les premières aventures (proposées dans le second tome que l’intégrale consacre au héros) sont réalisées en noir et blanc … et sont, à mes yeux, d’une très belle qualité graphique. J’en regrette même le passage à la couleur des aventures plus récentes.

Une autre raison qui m’aura finalement fait préférer les premières aventures aux dernières vient de leur univers (français et campagnard dans le premier cas, et exotique dans le second). J’ai souvent mieux accroché à des histoires se déroulant dans un univers qui m’est familier, et c’est encore le cas présentement.

En résumé : des scénarios très moyens et décousus, un très beau graphisme, un style démodé et un héros attachant. Entre le « bof » et le « pas mal » …

Nom série  Rubrique-à-Brac  posté le 15/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Hérité de l’esprit « MAD », les rubriques-à-brac de Gotlib figurent dans le tiercé de mes œuvres humoristiques préférées (Gaston Lagaffe et Germain et nous complétant le dit tiercé).

Pourquoi ?

Tout d’abord pour sa facilité à se renouveler. La série porte on ne peut mieux son nom, et l’auteur s’aventure dans de multiples directions, évitant ainsi le piège de la redite, tout en parvenant à créer des gags de répétition.

Ensuite, pour ses personnages devenus cultes. Qui ne connaît la coccinelle ou la version gotlibéenne d’Isaac Newtown ? Et il ne s’agit là que de deux personnages parmi tant d’autres.

Je dois également confesser être un grand amateur de l’humour absurde de l’artiste. La rubrique consacrée à l’étude de la girafe demeure à ce jour un des moments les plus jubilatoires de mon existence.

La manière dont Gotlib pouvait amener un calembour souvent pénible reste aussi une marque de fabrique de l’auteur … et d’affection de ma part (Ahhh, ce fameux « les bons gongs font les bonzes amis » … j’en ris encore).

Le dessin de l’artiste contribue aussi grandement à mon appréciation d’ensemble. Son trait est d’une grande efficacité et l’alternance entre faciès impassibles et grimaces délirantes est employée avec une grande maîtrise (oui, je sais, j’ai employé à trois reprises le qualificatif de « grand » dans cette phrase, mais qu’y puis-je si Gotlib est un « grand monsieur » de la bande dessinée ?)

De plus, ce trait, d’une grande simplicité, d’une grande pureté, est assez facile à recopier et les albums de la série m’auront inspirés quelques « hommages », qui auront fièrement trônés sur divers objets de ma panoplie d’étudiant (fardes et cahiers, mais aussi dessin explicatif lors d’exposé ou, plus classiquement, pastiches sur mon tablier d’étudiant).

Pour toutes ces raisons, je ne peux dire qu’un mot : CULTE !

Nom série  Amours fragiles  posté le 15/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne série-chorale que ces Amours Fragiles. Série-chorale car le nombre de personnages d’importance est, ma foi, fort élevé. Heureusement, à l’exception du premier tome, au format conséquent (ceci dit entre nous), chaque album se concentre avec intelligence sur un nombre restreint de ces personnages, ce qui en facilite la cohérence et la compréhension. Les auteurs évitent ainsi de se disperser et parviennent à garder un rythme ainsi qu’un suspense soutenus.

Le trait de Jean-Michel Beuriot me paraissait froid, de prime abord. A la lecture, il s’avère finalement plus plaisant et plus nuancé que je ne l’espérais. De plus, il est très lisible et permet de distinguer avec grande facilité les différents protagonistes.

Le scénario, qui s’attache à la destinée de nombreux personnages d’origine française, allemande et/ou juive depuis l’ascension de Hitler au pouvoir jusqu’au cœur de la seconde guerre mondiale (et je suppose, jusqu’au terme de celle-ci, la série n’étant pas encore terminée) est de qualité. La dimension historique est bien maîtrisée et les personnages mis en scène ont une dimension romanesque indiscutable. Je leur reprocherais cependant un léger côté caricatural, qui empêche l’apparition d’un personnage réellement original.

Quoiqu’il en soit, cette série se révèle très agréable à lire, très prenante, agréablement diversifiée (on ne suit pas toujours le même personnage) et bien illustrée.

A lire, sans nul doute.
Et à posséder, si vous êtes friands de récits historiques et romanesques.

Nom série  Vieille Bruyère et Bas de Soie  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série humoristico-policière très british, qui ne révolutionnera sans doute pas le genre, mais qui m'a fait passer un agréable moment.

Le trait expressif d'Etienne Willem est pour beaucoup dans ma bonne appréciation. Je le rapprocherais d'un Denis Bodart (Green Manor), un sentiment encore accentué par des univers forts proches.

L'intrigue policière est donc classique dans ce style « britannique » (personnages flegmatiques, tueurs déments et asiles de fous au menu) et n'échappe pas à certaines longueurs. Mais quelques bonnes idées et un rythme soutenu suffisent à garantir mon intérêt. L'humour, très présent, ne prend cependant jamais le dessus sur l'aspect policier. Ce dosage m'a bien plu et les deux aspects me sont apparus comme très complémentaires.

Une bonne surprise donc, pour une série que les éditions Paquet n'ont pas interrompue avant terme. Certes, il ne comporte que deux tomes, mais, avec cet éditeur, je m'attends à tout et surtout au pire, raison pour laquelle j'insiste sur ce fait.

Pas mal, pas mal du tout, mais pas mal sans plus. A emprunter à l'occasion, et à n'acheter que si vous êtes de grands amateurs de cet univers « so british ».

Nom série  Blankets - Manteau de neige  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Touchant et sensible dans son évocation d'une première histoire d'amour, et instructif et étonnant dans son évocation de la classe moyenne américaine, et surtout de son rapport à la religion, ce récit m'aura accroché du début à la fin.

Le trait de Craig Thompson n'est pourtant pas de ceux que j'aime généralement mais je dois bien avouer que même ses pages les plus oniriques m'ont parues justifiées et, surtout, très bien maîtrisées. Je n'aime pas les dessinateurs trop démonstratifs, et Craig Thompson fait figure d'exception tant son style apporte un réel plus à son récit, sans sombrer dans la caricature.

Je tiens également à insister sur la qualité de la nouvelle édition. Couverture rigide, marque-page intégré, cette version me donne l'agréable sentiment d'avoir entre les mains un « vrai » roman.

A découvrir par tout amateur de roman graphique !

Nom série  Vinci  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Deux valeurs sûres du monde de la bande dessinée nous offrent un récit... dont la seule originalité provient du personnage central. Léonard de Vinci est donc mis à contribution pour une histoire de vengeance d'une telle banalité que je ne peux que la trouver indigne du talent du duo Convard – Chaillet.

Restent donc l'évocation historique et le trait classique et précis de Chaillet pour m'éviter de sombrer dans les bras de Morphée. Et c'est vrai que le contexte historique rigoureusement restitué est digne d'intérêt, et que les décors (surtout les divers bâtiments) sont plaisants à l'oeil.

Mais quelle pitoyable banalité que cette histoire de vengeance !

Nom série  Le Vent dans les Saules  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un petit régal de naïveté et de douceur que cette adaptation du roman de Kenneth Grahame par le talentueux Plessix.

Bien sûr, les fans d'aventure reprocheront à cette série son manque d'action, mais c'est justement cet aspect « douceur de vivre », ce côté Carpe Diem qui m'a séduit. Cette œuvre est une ode à la paresse et à l'amitié.

Douceur de vivre, donc, mais aussi douceur du trait de Plessix, dont le bestiaire est tout simplement excellent, et la palette de couleurs joliment nuancée.

Naïf, bien écrit, gentil, joliment illustré. A découvrir pour un agréable retour en enfance.

Nom série  L'Alternative  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite déception que ce diptyque, qui partait cependant d'une bonne idée.

J'ai effectivement bien aimé ce point de vue selon lequel un choix effectué à un moment précis de son enfance va faire évoluer le personnage central d'une manière ou d'une autre. Malheureusement, l'évolution, ou, plus exactement, les évolutions sont très stéréotypées. Les personnages du résistant courageux ou du SS sans pitié sont vraiment très caricaturaux, et les scénarios sombrent alors dans une linéarité très prévisible.

Ce caractère très prévisible de la série est encore accentué par le fait que les auteurs cherchent à faire coïncider les fins de deux volets d'une manière sinon identique, du moins équivalente. De même, certains « carrefours », certaines rencontres sont présents dans les deux volets. Et non seulement cela manque de surprise mais, en plus, ces rencontres, et ces fins sont « forcées » et manquent de naturel, de fluidité (surtout dans le cas du second volet).

Graphiquement, l'objet est de qualité et le trait de Stéphane Agosto m'a bien plu. Il manque cependant de personnalité pour réellement sortir du lot.

Je reste donc sur une impression très nuancée. Une bonne idée, mais un développement stéréotypé et rapidement prévisible. Un bon dessin, mais dans l'air du temps et sans réelle personnalité.

Pas mal, sans plus. Amusant au départ, mais finalement décevant ...

Nom série  Les Exilées, histoires  posté le 22/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Au vu de la couverture du présent album, je m’attendais à découvrir des récits assez sombres de femmes en exil. J’avoue ne pas avoir été satisfait dans mes attentes.

La narration m’est apparue très hermétique. Problème de traduction ou langage poétique imagé auquel je ne suis pas habitué, ce style narratif m’est apparu non seulement lourd mais également confus, voire étrange, et, en tous les cas, régulièrement incompréhensible.
La structure du récit, très figée, m’est apparue difficile d’accès et très décousue.
Le dessin au fusain est de qualité mais l’artiste officie dans un style que je n’apprécie guère. De plus, son style en noir et blanc est très brut et sombre, ce qui ne facilite pas la lisibilité de l’ensemble.

Cet album ne m’a donc pas convaincu, et n’a absolument pas satisfait mes attentes.

Nom série  Commando Torquemada  posté le 21/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Commando Torquemada ou Spoon & White au service du Vatican …

Un dessin humoristique caricatural et sympathique soutient les aventures absurdes d’une gaffeuse mais efficace équipe d’agents au service de sa sainteté. La série vaut principalement par son ton irrévérencieux et ses dialogues par moment déjantés.

Les intrigues utilisent l’actualité (le second tome exploite le filon « sœur Sourire ») pour nous proposer des aventures riches en rebondissements mais sans réelles surprises.

Une certaine monotonie s’installe au fil de ces planches, tant les personnages sont enfermés dans leurs rôles. L’humour y est toujours semblable et l’absence de véritable intrigue dénue les tomes d’un quelconque suspense.

J’aurais également apprécié plus de références et de clins d’œil, mais ces deux albums m’ont quand même fait passer un agréable petit moment de lecture sans prétention.

Pas mal, sans plus …

Nom série  Arctica  posté le 21/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si la collection Série B n’existait pas, il faudrait l’inventer pour cet Arctica. Le scénario de Pecqueur est en effet une merveille du genre, et multiplie clichés faciles, personnages stéréotypés et scènes d’action invraisemblables.

Personnage stéréotypé ? Je n’en citerai qu’un : le héros. D’abord, le pauvre a perdu sa fille à cause d’un déchet radioactif. Ce drame a eu raison de son couple, et, depuis, il consacre ses loisirs à détruire les satellites qui menacent de s’écraser sur terre. Ensuite, pour financer ces opérations, il collabore avec les services armés de son pays dans des missions diverses et à hauts risques. Son papa et sa maman sont de braves fermiers respectueux de l’environnement. Lui-même est un baroudeur accompli, maniant aussi bien le lance-roquettes le plus perfectionné que le modeste couteau, est capable de piloter n’importe quel appareil (volant ou non) ou d’enfiler une tenue de plongée. Il possède une voiture de sport du genre « Ferrari » et une Harley futuriste. C’est tellement énorme que ce ne peut être que volontaire dans le chef d’un auteur aussi talentueux que le créateur de « Thomas Noland ».

Et, personnellement, je dois bien avouer que la série comble mes attentes. Il est vrai que je la considère comme un parfait vide-cerveau. Je me laisse guider par ces personnages aux comportements extrêmement prévisibles dans une course poursuite bordélique mais prenante (pourvu que l’on n’y réfléchisse pas de trop).

Graphiquement parlant, le style de Kovacevic est efficace mais risque de vite se démoder. Son trait et sa colorisation sont, en effet, dans l’air du temps, multipliant classiques cadrages cinématographiques et couleurs vives et tranchées. Je crains franchement que l’ensemble manque de personnalité et ne résiste aux passages de mode.

Commercial ? Sans nul doute ! Créatif, original ? Non !

Efficace comme un feuilleton américain d’action. Sans prise de tête et avec la certitude d’y trouver sa dose d’action et de bons sentiments. Une série B, en somme …

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