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Nom série  Godefroid de Bouillon  posté le 06/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amis des vieux trucs tout moisis bonjour,

Dans la série « mon arrière-grand père a lu ça », je vous présente le Godefroid de Bouillon de Sirius. Réalisé en 1946 dans le style réaliste de l’époque, cet album m’a permis de me replonger dans une autre conception de la bande dessinée. Et vous voulez que je vous dise ? C’était pas mal du tout ! Bon …, un peu prêchi-prêcha et sentencieux, franchement moralisateur mais pas mal quand même …

Pourquoi ? That’s the question …

Tout d’abord, le trait de Sirius, pour démodé qu’il est, n’en demeure pas moins agréable à l’œil, dynamique et très lisible.

De plus, ardennais moi même, je ne pouvais qu'être intéressé par le personnage, légendaire s'il en est.

Ensuite, le scénario est très dense. Bien sûr, cet album n’échappe pas au grand défaut des biographies (selon moi), à savoir le nombre élevé de raccourcis nécessaires pour condenser une vie très riche en événements marquants en un petit nombre de planches. Mais, avec un nombre minimal de 8 cases par planches et une narration très présente, ce récit se révèle, dans la pratique, assez long. Ce format permet à Sirius d’aborder un grand nombre d’évènements, et même d’en développer certains.

Je regrette cependant qu’il se soit autant attardé sur la jeunesse de Godefroid au détriment de son sacre à la tête de Jérusalem. Je suppose que l’accent était à l’époque bien plus placé sur l’aspect éducatif d’un récit destiné à la jeunesse que sur l’aspect historico-politique. En insistant autant sur la formation de Godefroid de Bouillon, sur les sacrifices consentis, sur ses efforts sans cesse renouvelés durant ses jeunes années, Sirius obéissait donc sans doute à la demande des éditeurs et de la censure de l’époque.

De plus, avec un récit aussi dense, Sirius ne néglige pas certains aspects intéressants de la légende de Godefroid de Bouillon. Le passage concernant la vocation religieuse du héros m’a bien plu. Bien sûr, à nouveau, il faut se mettre dans le contexte de l’époque. En 1946, l’église catholique est toute puissante, il est inconcevable de ne pas aller à la messe et les éditions Dupuis sont clairement cataloguées catho. Par conséquent, j’ai effectué cette lecture avec beaucoup de recul, et le simple fait que Sirius motive ce départ en croisade par un événement peu glorieux de la vie du héros est pour moi la preuve d’un réel souci de nuance et de profondeur. Sirius aurait pu se contenter de dire que Godefroid de Bouillon part en croisade parce que le Pape le lui demande, mais il n’en est rien. Ce départ est motivé et expliqué (tout en restant dans des domaines « acceptables » pour les mentalités de l’époque). Intéressant !

En définitive, si j’ai autant apprécié cet album, c’est parce que j’ai su prendre le recul suffisant pour le considérer comme un vestige d’une autre époque. Au-delà de la légende de Godefroid de Bouillon, j’ai entraperçu une conception de la bande dessinée différente et, culturellement parlant, intéressante. Et si les idées véhiculées sont aujourd’hui dépassée, le récit est suffisamment bien écrit et bien dessiné pour maintenir mon attention tout en m’amusant par son ton moralisateur d’un autre temps.

Distrayant et instructif … mais plus pour les même raisons ni pour le même public qu’à l’époque.

A réserver aux curieux de l’histoire de la bande dessinée.

Nom série  Beluga  posté le 06/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans les petites séries policières qui ne se prennent pas trop au sérieux, j’ai testé Beluga.

Bof …

Pourtant, j’étais de bonne humeur, et à la recherche de quelque chose de pas trop casse-tête, mais cette série manque cruellement de consistance. Dans la même lignée qu’un Léo Loden, ce Beluga n’atteint pas la même qualité, ni au niveau des dialogues, ni au niveau du dynamisme.

Comme dans bien des séries du genre, les auteurs nous offrent un couple vedette avec un héros rusé/intelligent et pince-sans-rire et un « adjoint » qui joue les pitres de service. Le grave problème du comparse de Beluga, c’est que son humour à deux balles m’arrache difficilement un sourire. Les dialogues manquent de naturel et de fluidité et les « citations » humoristiques de Kader sont insérées dans l’histoire avec la finesse d’une tractopelle.

Comme dans bien des séries du genre, une présence féminine est assurée par un second rôle sexy. Dans le cas présent, ce rôle est assuré par une pickpocket (Beluga, lui-même, est un cambrioleur) dont le champ d’action est des plus limités. En résumé : c’est une vraie potiche !

Comme dans bien des séries, le scénario offre de nombreux rebondissements et courses-poursuites. Le problème de ce Beluga, c’est que l’ensemble manque cruellement de dynamisme. Les courses-poursuites semblent se trainer et les rebondissements n’ont pas suffisamment d’originalité pour me surprendre.

Comme dans bien des séries, les tomes se finissent par le … Ah, ben non, tiens, les auteurs ont mal calculés leur coup dans le deuxième tome, et n’ont même pas le temps de développer un gag final. Il faut dire qu’à force de se trainer, cette histoire était encore loin de sa conclusion à deux planches de son terme.

Le graphisme est à l’image de la série. De prime abord sympathique, il se révèle manquer de profondeur à l’usage. Le trait d’Alain Maury est d’une agréable lisibilité, ses décors (lorsqu’ils sont présents) sont agréables à l’œil, mais ses scènes d’action manquent de dynamisme, d’explosivité, une caractéristique importante dans ce genre humoristico-policier.

Décevant …

Nom série  Barcelona  posté le 05/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, clairement, on est face à une bd ciblée jeunes adolescentes …et pourtant, j’ai vraiment passé un agréable petit moment de lecture.

Certes, cette bande dessinée est bourrée de clichés, certes les péripéties sont parfois proches d’un script d’Hélène et les garçons (ahhhlalalala, ces beaux rebelles mystérieux … et puis ces mauvaises copines qui croient qu’on veut leur piquer leur copain (n’importe quoi) …) mais l’ensemble dégage une fraicheur sympathique. Le ton est à l’optimisme même si les difficultés éprouvées par Cyan pour obtenir un premier emploi sont réelles (dans la bd) et relativement réalistes (elle a quand même pas mal de bol). La série baigne dans une gentille poésie de bazar (l’explication du prénom de Cyan, de sa sœur et de son chien) étrangement plaisante.

Le concept de la série était, en soi, également original, puisque les lecteurs étaient invités à désigner qui serait le héros du tome suivant. Bon, manifestement, cela n’a pas emballé les foules puisqu’on en est resté à cet unique album, mais la démarche a eu le mérite d’exister.

Mais la vraie surprise, pour moi, c’est la qualité du trait de Kenny Ruiz. Certes, les yeux de ses personnages sont trop grands à mon goût (influence manga oblige), certes, certaines ouvertures de bouche (la galerie en offre un bel exemple) sont dignes d’un Donald Duck des grands jours mais, dans son ensemble, ce trait frais m’a étrangement bien plut. Le style est dynamique et agréablement expressif et les décors sont relativement bien soignés.

Sans doute mon appréciation d’ensemble a-t-elle été influencée par les deux lectures décevantes effectuées avant que je n’entame celle-ci (à moins que ce soient les deux Leffe Radieuses qui l’ont accompagnée) mais, malgré les nombreux défauts évoqués je ne peux dire que …

… pas mal, étrangement pas mal …

(Achat conseillé pour les jeunes adolescentes, et uniquement pour elles. Les autres, commencez par une location !)

Nom série  La Valse des Alliances  posté le 05/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Deuxième album que je lis de Will Eisner, deuxième fois que je trouve ses propos très caricaturaux.

Ici, nous avons droit à la saga d’une riche famille juive allemande immigrée aux Etats-Unis. Le profil des différents membres de la famille m’est apparu on ne peut plus stéréotypé, et l’absence totale de morale à la fin de ce long récit a fini de me décevoir. Car, en définitive, la morale de cette histoire, c’est que les riches sont des salauds, et que les pauvres ne valent pas mieux car ils leur deviennent semblables dès qu’on leur en donne la possibilité. C’est un peu simpliste, me semble t’il.

Mais si le fond ne m’a guère emballé, je dois admettre que la forme est plus plaisante. Le trait de Will Eisner est agréablement lisible et expressif. Par contre, l’artiste rate complètement certains personnages, qui paraissent 10, 15 voire 40 ans de plus que leur âge supposé. Et si l’histoire m’a laissé très froid, je trouve que sa narration est agréable à lire, à l’exception de deux grosses erreurs sans doute dues à la traduction.

Très faible, selon moi, et sans grand intérêt. Un « bon » bof, en résumé …

Nom série  President John F. Kennedy  posté le 05/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas grand amateur de biographies en bandes dessinées, pour la bonne et simple raison que je trouve extrêmement délicat de résumer une vie marquante (sinon pourquoi y consacrer un livre) en un nombre très réduit de pages.

Je ne m’attendais donc pas à grand-chose en louant ce J.F. Kennedy, et je n’ai pas été déçu … mais pas emballé non plus. L’ensemble de la carrière politique de « Jack » (comme l’appelaient ses proches) est rapidement survolée sous la forme de flash-back. Et oui, le coup classique : à l’arrière de sa Lincoln, à Dallas, J.F.K. revoit défiler sa vie sous forme de flash après le carton de Lee Harvey Oswald.

Le choix des souvenirs de l’ex président est particulier. Certes, on a droit à des grands classiques (la baie des cochons, Berlin, ses multiples aventures), mais aussi à des petites anecdotes, parfois très intéressantes. J.F.K. avait, par exemple, et à en croire cet album, peu de chance de mourir vieux, ses problèmes récurrents de dos le condamnant à moyen terme. On apprend également l’importance des liens qui l’unissaient à une de ses sœurs, très tôt décédée. Par contre, l’attentat de Dallas est à peine évoqué, et la polémique qui en résulte encore aujourd’hui est totalement occultée.

Cette bande dessinée m’est donc apparue relativement instructive, mais ne peut constituer qu’un petit complément pour un lecteur réellement intéressé par le sujet.

L’aspect graphique est, peut-être, finalement celui qui m’aura le plus intéressé. Il m’a permis de découvrir un dessinateur doué mais au trait encore incertain : Thierry Bouüaert. L’auteur de « Le Style Catherine » effectue un joli travail réaliste, par moment (malheureusement) encore un peu brouillon, surtout au niveau des visages. L’influence des comics est manifeste et bien maîtrisée. La colorisation m’a particulièrement plu, mais elle est l'oeuvre de Benoit Bekaert, et non de Bouüaert. Peu importe, le résultat est joliment convaincant.

Un album dispensable, mais, si le sujet vous intéresse, bien réalisé. Pas mal, dans sa catégorie.

Nom série  Gil St André  posté le 04/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un premier tome excellent, et conçu presque comme un one-shot, s’il n’y avait eu cette fin ouverte.

Une suite qui plonge dans cette ouverture, mais dans laquelle les improbabilités se multiplient. A commencer par ce héros, qui se veut être un monsieur tout-le-monde, mais qui se révèle quasi indestructible. Et puis cette histoire abracadabrante de jumelles qui, chez moi, a du mal à passer. L’action est cependant constamment au rendez-vous et permet de partiellement gommer les absurdités de ce scénario.

Un second cycle assez quelconque, poussif même, alors que le dynamisme était justement jusqu’alors ce qui caractérisait le mieux la série. Le scénario n’y gagne cependant pas en crédibilité, ce qui a le don de m’achever.

Un dessin agréable du début à la fin, mais qui manque de personnalité selon moi. Les personnages ressemblent trop souvent à des mannequins et manquent par conséquent d’humanité. Une plastique féminine parfaite et dénudée, à faible dose, ça fait plaisir. Mais à forte dose, ... j’ai l’impression d’assister à un défilé de poupées gonflables (la pipette en moins). Les méchants ont trop la tête de l’emploi (tout comme les gentils d’ailleurs) pour totalement me convaincre. Mais le dynamisme de ce dessin est indiscutable et les véhicules sont convaincants. C'est donc, et j'insiste, un travail très correct qui plaira sans aucun doute à beaucoup de lecteurs.

Si le premier tome avait été un réel one-shot, je lui aurais accordé un 4/5 sans hésitation. La suite ne vaut déjà plus qu’un bon 2/5. Quant à la fin, je ne peux même pas dire que je l’ai détestée, tant je me suis ennuyé.

Bof, donc, même si je vous invite chaleureusement à découvrir le premier et très bon album de la série.

Nom série  Schtroumpfs (3 histoires de)  posté le 04/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce spin-off est d’un bon niveau mais n’a clairement pas la richesse de la série mère. Il se révèle cependant divertissant pour un jeune lecteur.

Je regrette toutefois la dimension « analyse de la société » présente dans la série mère et totalement absente de celle-ci. Car, avec ces mini-récits, nous restons dans le délassement pur. Ces histoires se lisent très vite, trop vite même selon moi, et rares sont celles que je vais longtemps garder en mémoire. De plus, l'absence de profondeur de ces récits rend une relecture très dispensable, à mon humble avis.

Cela reste cependant distrayant car la qualité graphique (très proche des nouveaux tomes de la série mère) est au rendez-vous, et la magie est très présente tout en offrant une certaine dimension poétique. C’est donc une agréable manière de prolonger le voyage dans l’univers des Schtroumpfs.

Certainement pas indispensable, sans nul doute inférieure aux tomes de la série-mère réalisés par Peyo, cette série peut cependant servir de lecture d’appoint.

A emprunter en bibliothèque (si vous avez la chance de les trouver), mais certainement pas à posséder, et à réserver avant tout aux jeunes lecteurs (même si les plus anciens, à mon image, ne pourront éviter d’y fourrer leur nez, au risque d’en sortir déçus).

Nom série  Poussy  posté le 04/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A faible dose, Poussy, c’est franchement sympa. Le trait de Peyo est d’une incontestable qualité. Très rond, très propre, très pur, il est d’une lisibilité sans égale et peut faire montre d’un certain dynamisme (même si le dynamisme n’est pas la caractéristique qui symbolise le mieux cette série). Par contre, au niveau des mimiques du chaton, c’est souvent du grand art. L’expressivité du trait est incontestable et pour une grande part dans la réussite de la série.

Poussy, le chat vedette de cette série est donc une incontestable réussite graphique mais ses gags sont gentils et très (trop ?) classiques pour le genre. Un chat chapardeur et maladroit ne risque effectivement pas d’étonner le lecteur.

Le format des gags ne permet pas de grands développements, ce qui a pour résultat une très grande simplicité narrative. C’est cet aspect qui à la longue entraîne une certaine redondance, et qui rend ennuyeux la lecture d’un album entier, du moins dans mon chef. Car je pense qu’un jeune lecteur ne souffrira pas (ou, en tous les cas, moins) de ces répétitions. Les gags sont muets, et se lisent donc très vite, ce qui limite grandement le risque de lassitude.

Alors, Poussy, charismatique personnage de magasine : certes ! Poussy, vedette d’un album : je suis plus dubitatif …

A lire avec parcimonie et avec un regard d’enfant. Dans ces conditions, et malgré le temps qui passe, la série demeure d’un très agréable niveau.

Pas mal, donc …

Nom série  Endurance  posté le 04/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bon album que cet Endurance.

Tout d’abord le fait historique qui sert de support à ce récit est on ne peut plus poignant. Imaginez donc : une expédition vers le pôle nord à l’aube de la première guerre mondiale. Déjà la technologie de l’époque garantit des conditions humaines déplorables. Mais, lorsque le conflit se déclenche, vous comprendrez aisément que cette expédition est abandonnée à son triste sort tant le monde a alors d’autres chats à fouetter.

Nous avons donc devant nous une aventure humaine dramatique, qui prend encore une autre dimension du fait du climat politique de l’époque. Le sujet est donc excellent.

Et le reste est du même tonneau. Certes, la narration est très présente et certains passages illustrant la préparation du périple peuvent paraître fastidieux, mais ils confèrent à ce récit une assise historique solide et sont les garants de sa rigueur. De plus, si elle est lourde, elle n’est pas indigeste. Et dès que l’Aventure (avec un grand A) commence, la narration devient poignante et juste. Narration et dessins se complètent alors parfaitement pour laisser la place à l’émotion.

Car le dessin de Boidin est lui aussi excellent. Pourtant, il n’est pas évident de réussir un décor lorsque l’environnement est si désespérément vide. Mais, cette sensation de vide, je ne l’ai ressentie qu’aux moments opportuns. Pour le reste, l'artiste joue avec les quelques éléments en sa possession (les embarcations, donc, en majorité) pour nous fournir des planches bien plus riches que je le craignais.

Une belle réussite, donc, qui nous offre un fait historique et dramatique peu connu et pourtant captivant.

Nom série  La Nuit du Lièvre  posté le 04/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La grande particularité de cet album réside dans sa structure en multiples flash-back. Très élaborée, cette structure demeure limpide d’un bout à l’autre et constitue, avec la narration à la première personne, le point fort de cette Nuit du Lièvre.

La situation géographique du récit est également du genre à me séduire. Nous sommes dans un bled paumé des Etats-Unis au milieu des années ’50.

Le dessin de Georges Van Linthout est, lui aussi, très agréable. Sans être exceptionnel, il dégage un certain charme et demeure constamment lisible et riche. Les décors ne sont pas négligés et les personnages sont bien typés. Du bon travail, sans nul doute.

Mais, après ces éloges, je dois me faire plus critique. Le scénario est peu intéressant et s’égare fréquemment. A un point tel que je ne sais pas quel en est le thème central. De plus, à la conclusion de l’album, un élément fantastique apparaît, alors que tout le reste de l’album se veut réaliste. Et je ne sais vraiment pas quoi penser de cette « apparition », que je trouve complètement inutile.

Je ressors de ma lecture déçu, malgré les bons points évoqués. Pour sa structure, sa narration et son dessin, je dirai « pas mal » mais dieu que ce scénario est inintéressant !

Nom série  Ethan Ringler, Agent fédéral  posté le 04/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne série que cet Ethan Ringler.

Très bonne car plutôt originale dans son genre, et très riche. Le coup du métis qui joue les agents doubles dès son arrivée sur le sol américain, et en quête de son passé dans le New-York de la fin du XIXème, on ne me l’avait pas encore fait. Chaque élément pris séparément si, mais le tout ensemble, jamais.

Cela aurait pu tourner en foutoir insipide mais on est loin du cas. La structure est solide et Denis-Pierre Filippi ne s’égare jamais. Si les seconds rôles sont nombreux, ils sont très bien cernés et ne volent jamais la vedette à Ethan Ringler. Ces personnages sont une réelle richesse pour la série et contribuent grandement à mon appréciation d’ensemble. Leurs profils sont souvent très intéressants et les auteurs évitent de tomber dans la caricature du bon contre le méchant. Le personnage de Van m’a particulièrement plu, tant il personnifie à mes yeux le véritable aventurier de cette Amérique naissante.

Les révélations sont distillées avec parcimonie et m’auront tenu en haleine jusqu’au terme du quatrième tome. Le cinquième (et semble t’il dernier, à en croire l’avis de Denis-Pierre Filippi en préface de celui-ci) constitue une belle conclusion pour un retour aux origines, une fois de plus, plus subtil que je l’avais soupçonné.

Si je devais trouver un point faible à ce scénario, je lorgnerais du côté du passé mystérieux de trop nombreux personnages. Mais, d’un autre côté, les immigrants de l’époque devaient fréquemment avoir un passé chargé, et, par conséquent, ils devaient préférer le garder secret. Ce « truc » scénaristique est donc trop employé mais pas inadapté au contexte historique.

Reste l’aspect graphique. Gilles Mezzomo ne figure pas parmi mes dessinateurs préférés. Cependant, je trouve qu’il évolue favorablement à chacune de ses nouvelles séries. Après un Le Roi Vert très moyen et un Luka juste satisfaisant, j’ai trouvé son Ethan Ringler plutôt convaincant. Les décors sont bien soignés, les personnages ont des physionomies diversifiées et le trait de l’artiste n’a rien perdu de son dynamisme. Sans être un atout, ce trait ne constitue plus un point faible selon moi.

Très bon donc.

Nom série  La Ribambelle  posté le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans la catégorie des séries destinées à la jeunesse et illustrant les aventures d’un groupe de copains, celle-ci sort clairement du lot selon moi.

La série bénéficiait de nombreux atouts.

Tout d’abord, le trait d’un Roba au sommet de son art. C’est un régal graphique ! La rondeur, la lisibilité, la vivacité et la fraicheur de ce trait sont égales à celles qui ressortent de la meilleure période de Boule et Bill. J’ai vraiment le sentiment que cette série n’était pas un dérivé négligé par son auteur, mais qu’au contraire, Roba prenait un réel plaisir à illustrer ces aventures, qui l’éloignaient quelque peu de la routine de son célèbre duo.

Ensuite, les scénarios sont sinon innovants du moins sympathiques. Les péripéties s’enchainent avec fluidité et l’ennui n’est jamais au rendez-vous. C’est très classique mais franchement bien fait dans le genre.

Enfin, le groupe de copains a le mérite d’être originalement constitué. Il rassemble plusieurs fortes personnalités tout en restant dans un classicisme rassurant. Les personnages d’Archibald et surtout des deux jumeaux nous sortent des habituels stéréotypes. La majordome est, lui aussi, excellent et apporte une touche d’humour anglais vraiment bienvenue.

Pour les bons souvenirs que j’en conserve, mais aussi du fait qu’une relecture à l’heure d’aujourd’hui demeure un agréable moment de détente, je ne peux qualifier cette série autrement que de franchement bien !

A découvrir jeune … et à relire vieux (ou presque) …

Nom série  Le Club des Peur-de-rien (Junior)  posté le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je garde de bons souvenirs de cette petite et très classique série « jeunesse ».

Un groupe de jeunes avec tous les stéréotypes habituels (le meneur, l’intellectuel, l’astucieux et le gros maladroit) se retrouvait embarqué dans des aventures vaguement policières. Si ce genre de thème a déjà donné naissance à bien des séries (« La Ribambelle », « Les 4 As », etc …), je trouve que le travail de Greg et de Tibet (et de leurs successeurs) était tout à fait correct.

Atouts principaux :

- un humour bon enfant qui me plaisait, étant jeune ;
- le trait simple, pur et très lisible de Tibet ;
- des personnages auxquels je m’identifiais facilement ;
- des intrigues suffisamment originales pour m’accrocher (même si l’humour restait bien le moteur de la série).

Amateur de Chick Bill, et surtout de Kid Ordinn, je dois bien avouer que Bombonne (sa version « enfantine » dans la série) était mon personnage préféré, du simple fait qu’il servait de pitre (oui, l’humour est souvent du type « tarte à la crème »).

Les premières histoires, rassemblées dans la collection des classiques du rire, sont certainement les moins palpitantes du quatuor, et il vaut mieux privilégier les épisodes de la période centrale de la série, qui demeurent, à mon avis, bien divertissants pour un jeune lecteur.

Pas mal, sans plus ... et noyé dans la masse des productions du même genre …

Si vous tombez par hasard sur un de ces albums, je vous invite à y jeter un œil …

Nom série  Les Cités obscures  posté le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Contrairement à ce que pourrait laisser penser ma cotation, j’ai un avis assez partagé sur cette série, du moins si je prends chaque tome séparément. Je la considère cependant comme un incontournable de la bande dessinée « d’auteur » dès que je la regarde dans son ensemble.

En effet, tant graphiquement qu’au niveau des scénarios, le duo Schuiten & Peeters a réussi à créer quelque chose de très original, et continue régulièrement à innover en nous proposant des albums … parfois étranges, voire ratés. Tous les tomes de cette série ne sont donc pas des réussites selon moi, mais (paradoxalement) tous méritent que l’on s’y attarde.

La force de ces Cités Obscures réside dans deux caractéristiques.

Tout d’abord, le trait architectural de François Schuiten est vraiment très singulier. Sa patte est reconnaissable entre mille, mais l’artiste évolue constamment. Entre les œuvres rectilignes du début (la fièvre d’Urbicande en est un bel exemple) et les paysages « humanisés » de la Frontière Invisible, entre le noir et blanc d’une précision quasi-mathématique et les chaudes couleurs pastel, l’artiste n’a de cesse de se renouveler, et reste cependant unique. Bien sûr, on peut lui reprocher l’aspect très froid de ses personnages (féminins en particulier), mais la richesse de ses décors, qu’ils fussent architecturaux ou paysagers, est telle que ce petit défaut est vite gommé par la force de ses planches. De plus, l’artiste n’hésite pas à explorer certaines pistes surréalistes « à la belge ». Les trompe-l'oeil sont fréquents et l’originalité (l’incongruité, dirais-je même) de certaines créations est telle que je ne peux que saluer la performance.

Mais si l’artiste peut ainsi exprimer les multiples facettes de son talent, il le doit en grande partie à la complémentarité existant entre son trait et les scénarios de Benoit Peeters. C’est le second point fort de la série. Benoit Peeters fait vraiment du « sur mesure » pour son complice (logique lorsque l’on sait que le processus de création se fait à deux), à un point tel que, parfois, malheureusement, l’intrigue s’efface devant la créativité graphique (la route d’Armilia, la Frontière Invisible). Mais lorsque les deux aspects parviennent à se sublimer, on atteint le chef-d’œuvre ultime (la Tour) ou, du moins, un niveau d’une rare qualité (Brüsel, l’enfant penchée).

Si certaines idées de départ sont tout simplement fabuleuses (le cube de la fièvre d’Urbicande, les couleurs de la Tour ou l’inclinaison de l’Enfant penchée), toutes ne se transforment pas en réussites. Par exemple, je trouve certains paysages de la frontière invisible trop forcés. Et si la dernière planche de ce diptyque est une incontestable réussite au niveau de sa composition, son « rendu » esthétique ne m’émeut pas (et c’est bien malheureux vis-à-vis de sa qualité technique).

Si chaque tome peut être lu séparément, les auteurs ont réussi à créer une réelle série. L’univers des Cités Obscures est cohérent et certaines passerelles sont jetées entre ces différents lieux, mais, aussi, et surtout, un thème récurent se dégage de la lecture de l’ensemble des tomes : celui du faux-semblant. Des murailles de Samaris aux Souvenirs de l’éternel Présent, ce thème revient constamment, parfois en avant-plan, parfois en filigrane, et constitue à mes yeux le véritable sujet central (très intellectualisé) des Cités Obscures.

Je pourrais encore vous parler durant des heures de cette série, tant la créativité féconde du duo est admirable (quand bien même elle ne se transforme pas toujours en réussites), mais je ne ferais que me répéter (à peu de choses près).

Mais si la série vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de ne pas snober les nombreux hors-série qu’offre le duo. Ceux-ci permettent de mieux appréhender la complexité mais aussi l’unicité de sa construction (l’Archiviste et le Guide des Cités sont, à mes yeux, deux compléments indispensables).

Une série complexe, originale, qui recèle de réels chefs-d’œuvre mais aussi de tomes dispensables, dont l’unicité n’apparaît qu’au fil des lectures et dont les auteurs n’hésitent pas à expérimenter de nouvelles voies, quitte à parfois s’égarer, « les Cités Obscures » est à mes yeux un indispensable de la bande dessinée actuelle. Je vous conseillerais cependant de commencer par une location avant de vous lancer tête baissée dans ce merveilleux labyrinthe.

Culte, malgré ses faiblesses.

Nom série  Sark  posté le 02/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Elle était pas mal, cette série … mais trop classique et sans réelle originalité pour émerger de la foultitude des productions du genre. C’est sans doute ce qui lui vaudra son arrêt de mort après seulement deux tomes.

Pourtant le trait de TaDuc était bien plaisant. Très classique et très lisible, il manque peut-être alors encore un peu de maîtrise, et est un peu chiche au niveau de la richesse des décors. Cependant, l’artiste fait montre d’une belle précision et d’un réel souci de rigueur dès qu’il illustre un lieu historique.

Le scénario de Dieter n’est pas mal non plus, même s’il manque cruellement d’originalité. L’idée d’une rebelle rousse n’est pas neuve, celle du complot non plus, le cadre des aventures est plaisant mais ne renouvelle pas le genre.

Finalement, le gros point faible de cette série, c’est son absence de point fort, à commencer par ces couvertures peu accrocheuses. Les personnages sont sympathiques mais pas franchement charismatiques, la rigueur historique est présente mais n’atteint pas un niveau très élevé, le dessin est d’une belle qualité mais pas exceptionnel. Résultat : après deux tomes, la série ne m’avait pas encore accroché au point que j’en regrette réellement la disparition.

Pas mal, sans plus … même si peut-être trop tôt disparue.

Nom série  Saint-Germain, puis rouler vers l'Ouest  posté le 02/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof, vraiment très anodin ce récit.

Déjà, je trouve le trait de Bruno Le Floc’h trop épuré. Beaucoup de visages ne sont pas détaillés (on a juste droit à un ovale tout vide et tout triste). Ensuite, et de manière générale, son trait m’a fait penser à celui de Moynot dans « Le Temps des Bombes ». Je sens un potentiel mais j’ai l’impression que l’artiste ne parvient pas à complètement se lâcher. Certaines planches sont cependant agréables à regarder (surtout de par leur composition) mais elles se perdent un peu dans cet ensemble trop vide à mon goût.

Une sensation de vide encore accentuée par le format de l’album (l’artiste aurait, selon moi, intérêt à rester dans des formats plus petits) et par le scénario.

Car ce scénario est désespérément vide. Le héros se lance à la recherche d’un amour perdu, et son voyage est parsemé de nombreuses rencontres féminines dont je n’ai pas compris l’intérêt. Je n’ai vraiment pas l’impression qu’Alexis (le héros) apprend quelque chose de ces rencontres, et, au terme de son voyage, je ne le sens vraiment pas plus mûr, plus mature ou plus déterminé qu’au début.

Ajoutez à cela que ces rencontres sont tellement farfelues que ce récit ne peut être vu autrement que comme un conte, mais un conte peu convaincant par son absence de « leçons » pour Alexis.

Finalement, j’ai traversé cet album comme Alexis a traversé ces paysages : d’un air distrait, très distant des propos tenus et sans avoir éprouvé de réelles émotions.

Ennuyeux …

Nom série  Shosha  posté le 02/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récent avis de Pierig a sorti des méandres les plus profonds de ma mémoire (et de ma bibliothèque) cet ancien album de Marc-Renier. Par conséquent, je serais bien hypocrite de qualifier le scénario de celui-ci d’inoubliable.

Cependant, et bien que je partage grandement l’opinion de Pierig, cette relecture s’est révélée bien plus plaisante que je le craignais.

Première bonne impression : le trait de Marc-Renier. L’artiste exerce ici dans son domaine de prédilection (tant au niveau du lieu que de l’époque), et son trait réaliste fin, fouillé et précis, a le grand avantage de nous être fourni en noir et blanc, ce qui en améliore la lisibilité. Si son aspect est assez figé, ses tableaux n’en sont pas moins plaisants à l’œil (du moins au mien, … le droit surtout, moins atteint de myopie, … mais je ne vous raconte pas ma vie). Son bestiaire est convaincant, ses personnages féminins sont séduisants et ses brigands ont incontestablement « de la gueule ».

Deuxième bonne impression : ce scénario, qui semblait bien anecdotique à mes vagues souvenirs, se révèle finalement plutôt intéressant. Comme le dit très justement Pierig, Marc-Renier n’illustre pas une grande page de l’histoire mais se concentre sur un petit fait divers très crédible pour l’époque. Et si, finalement, nous sommes face à un classique huis-clos, où une bande de mercenaires/brigands en déroute se confronte à des paysans peu commodes, son contexte historique est tel que l’ensemble est plutôt convaincant.

Bien sûr, avec ce fait divers, on ne sort pas de l’anecdote, et cet album s’oublie finalement très vite. De plus, certains personnages ne sont pas assez développés à mon goût (étroitesse du format oblige) et l’ensemble manque donc de profondeur. Mais la pertinence du sujet et son aspect très crédible font que je reste sur une appréciation assez positive.

Finalement, anecdotique mais pas mal, pas mal du tout, même … quoique sans doute trop classique pour plaire à tous le monde.

A réserver aux amateurs de reconstitution historique … et de petits faits divers.

Nom série  Le Choucas  posté le 02/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avertissement : quoique je ne qualifie finalement cette série que d’un mièvre « pas mal », je conçois aisément qu’elle puisse paraître culte à un fan absolu de la « série noire ». En effet, Christian Lax multiplie à longueur de tomes les références à cette mythique collection du roman policier.

Personnellement, si j’aime, à l’occasion, lire un roman policier, je reste avant tout un lecteur occasionnel et ces hommages me sont parus trop appuyés dans les deux premiers tomes de la série, au point de me distraire de l’intrigue en elle-même. De plus ces deux premiers tomes ont un ton humoristique très parodique, encore accentué par certains éléments de décor pour le moins décalés (certaines illustrations de journaux, par exemple). Par conséquent, je ne savais trop sur quel pied danser lors de la lecture de ces deux premiers tomes. Entre hommage, parodie et franche moquerie, le style me semblait peu convaincant.

Heureusement, à partir du troisième tome, et sans renier les références, ni les clins d’œil très accentués, les récits de Christian Lax m’ont semblé bien plus respectueux du genre, et le style de l’ensemble se rapproche alors bien plus d’un « Nestor Burma », avec ces scénarios alambiqués très bien construits dans lesquels je m’immerge enfin sans être distrait par un trait parodique trop appuyé.

Après lecture des cinq premiers tomes, mon appréciation d’ensemble ne cesse de s’améliorer. Si je n’ai guère aimé le premier tome, si le deuxième m’a semblé juste passable, les trois suivants m’ont bien plus convaincu, variant entre un « vraiment pas mal » (tomes 3 et 4) et un « franchement bien ! » encore plus enthousiaste (tome 5).

Graphiquement, le trait de Christian Lax ne figure pas parmi mes préférés. Je trouve cependant qu’il convient bien à la série, et ne se révèle jamais avare de détails. De prime abord très brouillon, il s'avère finalement très lisible et joliment expressif. Ses personnages féminins sont cependant peu séduisants même lorsque celles-ci sont censées être de vraies bombes sexuelles.

Mais mon plus gros reproche au niveau esthétique demeure le choix des couleurs. Même s’il convient bien à l’univers, je le trouve vraiment trop terne, trop sinistre. Franchement, je préfère de loin un sobre noir et blanc à ce style de colorisation trop pauvre à mon goût.

Finalement, cette série recèle d’autant de qualités (ses scénarios, notamment) que de défauts (sa colorisation, principalement). Par conséquent, je reste sur un « pas mal » un peu décevant, mais j’insiste sur la qualité sans cesse croissante de ces intrigues. Par conséquent, je n’hésiterai pas à jeter un œil sur le sixième tome dès que l’occasion me sera accordée.

Achat conseillé pour les tomes 3 à 5 d’une série qui ravira à coup sûr les grands fans de romans noirs.

Nom série  Pilote de Chasse (du rêve à la réalité)  posté le 31/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si je ne conseille pas l'achat, c'est pour la simple et unique raison qu'elle ne peut être vendue (ouarf, ouarf, ouarf), car cette oeuvre de commande pour Bruno Gazzotti est d'une qualité tout à fait acceptable et constitue en soi un véritable objet de curiosité.

Le but de cet album était de susciter de nouvelles vocations, mais le scénario a le mérite de ne pas cacher toutes les difficultés qui se dresseront sur le chemin de la gloire pour le candidat pilote.

A défaut d'être très motivant (on est loin de l'image idéalisée et romantique d'un Top Gun), cet album a deux grands mérites à mes yeux, ceux de la clarté et de la franchise. Le pilote de chasse n'y est pas décrit comme un surhomme mais comme un être rigoureux, compétent et responsable, à la constitution solide et à la condition physique irréprochable. Les études y sont décrites comme ardues et très complètes, tant les domaines de connaissances y sont variés. Le vol en lui même y apparait déjà comme une réelle récompense, et le lecteur tenté par cette profession saura vraiment à quoi s'attendre. Cette vision très réaliste m'a bien plu.

La narration s'adapte aux plus jeunes et évite les termes techniques au profit d'un rapide mais très complet survol (c'est de circonstance) de la formation.

Le trait de Gazzotti est toujours aussi agréable. Certes, j'ai le sentiment que l'artiste n'a pas produit ses plus belles planches pour le présent album, mais son style clair, dynamique, simple et très lisible convient bien au sujet. En outre, il a également le mérite d'être connu et apprécié des jeunes lecteurs, qui, immanquablement, auront le regard attiré par ce trait si reconnaissable.

Pas mal, franchement pour cet objet de curiosité résultant d'une initiative originale de la Force Aérienne.

Nom série  Nanami  posté le 30/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Clairement, je m’attendais à mieux.

Nanami est la série type destinée aux jeunes adolescent(e)s dont le style est très influencé par les mangas et dont le scénario multiplie les clichés.

Alors, oui, peut-être que si on n’a jamais rien lu de sa vie, le coup du livre magique qui mène vers un monde parallèle peut satisfaire le jeune lecteur. Mais il est loin de me séduire, tant ce genre d’histoire m’a déjà maintes et maintes fois été contée, et avec plus de talent que dans le cas présent. Même un « zowie » que je trouvais cucul-la-praline à l’époque me parait mieux réussi et bien plus poétique en comparaison.

De plus, la série multiplie les inepties tout le long du récit. Et ça débute fort avec Nanami et sa copine collées par leur professeur … et dont la retenue s’exécute le jour même directement après les cours sans que les parents des deux collégiennes soient mis au courant.

Tout le long de ce récit, je constaterai ce genre d’approximations, qu’une jeune lectrice considère sans doute comme un détail mais que j’ai, personnellement, du mal à admettre.

Au niveau graphique, cette série me parait superficielle. Elle privilégie les grandes cases (il est fréquent de n’en avoir que trois ou quatre par planche) mais laisse les décors d’arrière-plan désespérément vides c’est d’autant plus frustrant que l’avant-plan est assez harmonieux et recherché.

La colorisation est, elle aussi, loin d’être envoutante. J’ai trouvé les teintes employées très ternes, surtout pour ce genre d’univers fantastique. De plus, la gamme chromatique (surtout dans le monde parallèle) m’a semblé limitée.

Un scénario sans grande originalité, des incohérences disséminées par ci par là, un dessin très pauvre en profondeur, une colorisation terne, restent une narration agréable et une héroïne sympathique pour me convaincre, mais ce n’est pas suffisant.

Et la présence de Jean Reno dans le casting ne change rien à mon appréciation d’ensemble. Bof donc, mais j’ai bien conscience que cette série ne m’est pas destinée.

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