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Nom série  Chansons cochonnes  posté le 24/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grande tradition du folklore estudiantin, la chanson cochonne (ou chanson paillarde, cela dépend des écoles) permet à ses adeptes d’éprouver le sentiment d’appartenir à une confrérie. Combien de fois, emportés par notre élan éthylique, ne nous sommes nous pas lancé dans une interprétation enflammée du très respectueux « valeureux liégeois » ou du moins chaste « bandais-tu » ? Et tout heureux d’entendre un second groupe estudiantin reprendre ces douces mélopées, nous nous joignions alors à eux pour un émouvant moment de communion, bien souvent béni d’une rasade d’un divin brassin.

Mais était-ce une bonne idée d’illustrer ce patrimoine culturel, oral par essence, au moyen d’une bande dessinée ?

Non.

Pour trois raisons, selon moi.

La première, c’est que je suis, la plupart du temps, délivré de l’influence éthylique lorsque je me lance dans la lecture d’une bande dessinée. Et ces textes perdent grandement en humour ce qu’ils gagnent en grossièreté dès qu’ils sont sortis de ce contexte festif. Et ce qui me semble drôle avec un verre dans le nez m’apparaît comme simplement vulgaire à jeun.

D’autre part, il est rare que j’entonne une chanson paillarde seul dans mon coin. A contrario, je ne supporte pas de lire en groupe. La lecture est, pour moi, un acte solitaire, tandis que le chant paillard n’est réellement jouissif que dans un contexte de « groupe festif ». Il y a donc à mes yeux inadéquation entre le sujet et le support.

Enfin, et ce n’est pas l’apanage de la chanson paillarde, je trouve l’adaptation d’un texte de chanson (ou de poème, le problème est le même) en une série de planches dessinées très difficile, pour ne pas dire impossible. Par nature, la chanson a son propre rythme et respecte des principes mélodiques mais aussi de répétition, qui ne peuvent pas être adaptés à un récit de bande dessinée (à de très rares exceptions près).

Je me suis donc retrouvé seul et sobre face à une série, certes bien illustrée par quelques artisans aguerris du style franco-belge humoristique, mais sans force humoristique du fait de son inadéquation avec le sujet traité (voir plus haut).

Tout ça pour dire « bof », donc …

Nom série  Les Serpents aveugles  posté le 24/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un bon récit que celui-ci, qui combine un certain aspect historique avec une intrigue policière et une dimension … dont je ne dirai rien pour ne pas spoiler.

Le mystère est assez épais et la structure du récit permet une divulgation des éléments très progressive et assez réussie à mon goût. Le contexte historique m’a également bien plu. Cette période trouble de l’entre deux guerres, qui a connu une grave crise économique, dont la conséquence première fut une grande précarité sociale des « masses laborieuses », et qui, par corollaire, avait vu croître la puissance de mouvements politiques très controversés (communisme, anarchisme et national-socialisme en tête), cette période trouble donc, disais-je avant de m’interrompre moi-même, est très intéressante en elle-même, et constitue à mes yeux le théâtre idéal pour bien des récits.

Ce contexte est très bien exploité dans le cas présent, et l’histoire nous promène de l’Amérique des grandes (dés)illusions à la guerre civile espagnole, riche en idéaux déçus.

D’un point de vue graphique, le récit est également très dense. Les cases sont souvent petites et richement illustrées. La colorisation me donne également une impression de lourdeur, de densité. Cet aspect m’avait quelque peu effrayé de prime abord, mais la lecture du récit fut si prenante que cette « pesanteur » ne m’a, en fait, jamais gêné.

Un seul aspect m’aura déçu durant ma lecture : dans cet univers très sombre, tout n’est pas clair. C’est logique me direz-vous, mais je trouve que certains personnages, ainsi que certains événements auraient mérité un développement plus net. Mais il ne s’agit que de petites gênes, et les faits sont assez éloquents pour que j’imagine ce qui a pu réellement se passer.

Un bon récit, donc, assez dense, pas très attirant, esthétiquement parlant, mais bien mené. Entre le « pas mal » et le « franchement bien », mais celui-ci l’emporte à mes yeux grâce au contexte historique.

Nom série  Les Griffes du marais  posté le 23/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les deux premiers qualificatifs qui me viennent à l’esprit lorsque je songe à cette série sont : sincérité et maladresse.

Au niveau des scénarios de Corbeyran, d’abord. Si les idées ne sont pas mauvaises (j’aime vraiment bien celle du second tome), leur traitement est quelque peu maladroit. Le ton narratif est pompeux et trop emphatique pour me séduire. Par contre, l’univers moyenâgeux développé est assez plaisant et ce mélange d’éléments historiques et de légendes locales m’a plutôt bien plu. Un peu d’humour aurait été bienvenu, et c’est finalement ce qui manque le plus dans cette série au ton trop dramatique à mon goût.

Au niveau graphique ensuite. Si les couvertures sont assez belles, les planches n’offrent pas la même qualité. Le trait de Blue Green (alias Patrick Amblevert) est agréable mais peu stable, et ses personnages ont donc une légère tendance à changer en fonction des planches. De plus, je les trouve parfois mal « posés » sur le sol (souvent marécageux, il est vrai, mais ce n’est pas une excuse). La colorisation n’a rien d’exceptionnel et est vraiment passée de mode. Elle a cependant le mérite de ne pas être flashante, et s’accorde donc bien avec l’univers de cette bande dessinée moyenâgeuse.

Pas mal, à lire à l’occasion mais sans doute pas à acheter.

Nom série  Phenomenum  posté le 23/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après des débuts prometteurs, cette série va virer au grand n’importe quoi à mon grand désappointement. Avec cette théorie du complot que les auteurs s’évertuent à intégrer dans l’histoire de l’humanité comme un bambin de six mois s’évertue à faire rentrer une forme carrée dans l’espace triangulaire de son puzzle, la série perd toute crédibilité à mes yeux.

La narration est cependant assez agréable, tout comme le trait de Marc Védrines. L’ensemble se lit donc avec facilité pourvu que l’on ne s’attarde pas sur les incohérences du scénario. C’est d’autant plus regrettable que Jérémie Kaminka s’en sort très bien dans l’aspect fantastique de son intrigue. Ses explications et son exploitation de l’idée d’un homme qui a la faculté d’arrêter le temps me sont apparues cohérentes, et sa narration à la première personne, qui permet au lecteur de s’attacher au personnage central, est très bonne et permet de développer le profil psychologique dudit personnage.

En fait, après ce départ accrocheur basé sur l’idée de ce personnage à l’étrange pouvoir, les auteurs semblent ne plus trop savoir quoi en faire. Ils me font d’abord craindre un remake de « Le Lièvre de Mars » avec une course poursuite qui peut durer éternellement, puis bifurquent vers cet improbable (et le mot est faible) complot mondial.

Décevant …

Nom série  Morts sous la Tamise  posté le 23/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un dessin très raide, très figé et apparenté, à mes yeux, à celui du Bilal des années 80 sert de support à une histoire d’héritage peu crédible. Reste la narration désinvolte de Christin et les petites notes d’humour (qui passent parfois péniblement) pour maintenir mon intérêt. Un intérêt toutefois très relatif.

Bof, quoi …

Nom série  Sanguine  posté le 20/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après un bon début, j’ai trouvé que cette histoire s’essoufflait dans sa seconde partie. Le contexte historique est plaisant mais l’histoire se résume finalement à trop peu de choses. Heureusement, le final est bon et je reste donc sur une bonne dernière impression (mais rien d’exceptionnel, cependant).

Graphiquement, si j’ai bien apprécié le style de Sokal dans son ensemble, si j’ai souvent admiré ses décors, je me dois de souligner deux points qui m’ont chagriné. Tout d’abord, deux personnages se ressemblent fort, au point que je les ai confondus à un moment crucial de ma lecture. Il m’a fallu revenir en arrière pour bien cerner qui était qui, grâce à un détail vestimentaire. Ensuite, je n’aime pas, mais, alors là, pas du tout les lèvres de l’héroïne. On les croirait gonflées au silicone alors que son visage (et le reste de son corps aussi, ceci dit en passant) est très fin. Le résultat est, à mes yeux, tout simplement moche !

Finalement, je dirais que j’ai lu un bon album, mais rien d’exceptionnel, et, cette histoire, j’ai bien peur d’en avoir oublié la moitié d’ici une semaine.

Pas mal, sans plus.

Nom série  Bulles et Nacelle  posté le 20/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Points forts :

- un dessin faussement naïf réalisé dans un style vieillot franchement réussi ;
- un papier lui aussi d’un style « vieille génération » agréable au touché ;
- une narration fluide et mélancolique ;
- beaucoup de poésie.

Points faibles :

- un cruel manque de profondeur. Le ressenti est là mais ces émotions restent superficielles ;
- un rythme de lecture très élevé. L’album a beau contenir un grand nombre de planches, il se lit très vite.

Au final, cela donne un livre très agréable à lire et à regarder mais dont je ne garderai pas un grand souvenir « émotif ». Mieux que pas mal, mais franchement bien me parait excessif.

Pour la cote, on va faire, pouf pouf pouf, ce sera toi !

… Franchement bien donc …

Nom série  Stany Derval  posté le 20/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Personnage créé par Mitacq pour lui permettre de meubler ses temps libres entre deux aventures de La Patrouille des Castors (Charlier lui fournissait les scénarios au compte-goutte), Stany Derval est peut-être le héros le plus proche de son auteur.

Dans la première grande aventure vécue par ce reporter (les deux trésors de …), j’ai vraiment senti que Mitacq se faisait plaisir. Spéléologie, alpinisme, randonnée en moto mais aussi séduisant personnage féminin, voilà tous thèmes appréciés de son auteur et qui constituent l’essence même du script. Ce récit est clairement celui que je préfère. Très conventionnel, il répond pleinement à mes attentes dans le genre « aventure » des bandes dessinées de la fin des années 60.

Par la suite, l’intervention de différents scénaristes se révélera une arme à double tranchant. D’une part, chacun de ces scénaristes apportera son propre style, ce qui permettra de varier les intrigues. D’autre part, cette profusion d’auteurs fera perdre à Stany Derval une partie de son identité. La série abandonnera les thèmes tels que la spéléologie, l’alpinisme ou la moto au profit d’huis-clos policiers ou d’aventure flirtant avec le fantastique.

La série alternera alors le bon et le médiocre mais demeurera quand même relativement sympathique.

Graphiquement, on a droit à du beau travail de la part de Mitacq. Cet artiste maitrisait merveilleusement les contre-plongées, et cette série en offre quelques beaux exemples. Mais, sans même tenir compte de cette particularité, je dois bien avouer être un grand fan de ce style clair et précis, net et souple si caractéristique de Mitacq.

Si vous voulez découvrir ce sympathique personnage, je vous invite à le faire au travers de l’intégrale « tout Mitacq ». Celle-ci offre certains récits jamais édités en album. De plus, les notes éditoriales permettent de mieux appréhender le personnage et le contexte de sa création et de sa courte existence.

Pas mal, tout simplement, mais démodé.

Je ne conseille pas l'achat mais recommande chaudement la location aux "vieux" lecteurs ...

Nom série  Belem  posté le 18/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je trouve l’idée de départ intelligente. En se focalisant sur l’histoire d’un voilier, Jean-Yves Delitte peut retracer les grands événements traversés par celui-ci. Et le Bélem, dont il est question ici, a souvent été le témoin d’événements d’importance. Entre naufrageurs, éruptions volcaniques et bagnes de Guyane, les trois premiers tomes nous promènent sur des thèmes mythiques de l’époque (fin XIXème, début XXème) et des lieux (l’Amérique du Sud et la mer des Caraïbes, en particulier).

Malheureusement, a contrario, le Bélem n’est qu’un témoin de ces événements, et, à son image, je suis resté quelque peu à l’extérieur de ces récits (exception faite du premier). Peut-être l’apparition d’un personnage central (humain) permettrait-elle une plus grande implication de ma part, mais le personnage central de ce récit, c’est bel et bien le voilier, avec son quotidien et son univers.

Ce léger manque d’immersion, cette absence d’empathie n’empêchent pas de ma part une bonne appréciation de l’ensemble. Une bonne appréciation autant due à la qualité graphique qu’à la rigueur historique de son auteur.

Car graphiquement, une fois de plus, c’est excellent de réalisme, de précision mais aussi de diversité dans la composition des planches. De plus, je trouve que Delitte utilise ses grandes illustrations avec autant de parcimonie que de pertinence. Ces planches aèrent les récits dans des moments d’accalmie, sans casser le rythme narratif.

Quant à la rigueur historique, elle est indiscutable. Très académique, elle risque de déplaire à certains, mais, personnellement, j’adore. Et j’aime d’autant plus que cette évocation est toujours englobée dans un contexte romancé et évite l’afflux de dates, toujours fastidieux.

Agréable à voir, agréable à lire mais qui m’a laissé dans un rôle de spectateur plutôt que d’acteur, cette série n’est, à mes yeux, pas mal du tout.

Achat conseillé pour tous les amateurs de la marine à voile ... et de récits historiques.

Nom série  Les Derniers jours de la Gehenne  posté le 18/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une lecture décevante tant beaucoup de points restent très obscurs au terme du récit.

J’avoue ne pas avoir compris le but de cette histoire. Ruellan aborde différents sujets historiques mais moule son récit sur une trame fantastique très obscure dont elle ne révèle jamais véritablement les enjeux.

Cette structure est incroyablement frustrante et, au terme du récit, je ne sais toujours pas qui est qui ! Peut-être qu’avec une meilleure connaissance du catharisme, je m’en serais mieux sorti, mais je n’en suis pas sûr. En fait, j'ai le sentiment que ce script a été amputé de certains passages, purement et simplement, et sans que les auteurs n'adaptent les chapitres restant en fonction de ces amputations.

Résultat : je me suis rapidement désintéressé de l’histoire pour me concentrer sur le dessin d’Ersel. Cet artiste a un style réaliste très traditionnel mais d’une belle qualité. Ses décors historiques sont agréables et la colorisation du troisième tome accentue encore le plaisir visuel.

Un bon dessin, donc, mais une histoire mal contée, mal structurée, dépourvue de rythme et confuse.

Une déception.

Nom série  La Légende Dorée  posté le 09/03/2009 (dernière MAJ le 16/11/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après un bon début, la série se traine quelque peu et j’ai le sentiment que tout aurait pu être dit en un voire deux tomes. Je dois toutefois concéder que cela se laisse lire. La série ne se prend pas au sérieux (même si je n’ai jamais vraiment ri) et le dessin est des plus sympathiques.

Mais jamais on ne passe à la vitesse supérieure. Cette histoire se déroule sans vrai moment fort, sans grosse surprise. Les « gags » sont assez répétitifs. Les personnages sont rapidement cernés.

Alors, oui pour l’emprunt si vous cherchez une petite série sympathique sans prise de tête mais non pour l’achat car dans le genre heroïc fantasy, j’ai lu mieux et que le cumul des trois tomes entraine un coût non négligeable.

Nom série  Black Jake  posté le 14/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'album met du temps à réellement démarrer, et le profil psychologique de Jake Brennan, le personnage central de ce récit, manque cruellement de nuance et de profondeur pour me satisfaire. A la fin de cet album, le personnage garde même trop de zones d'ombre pour totalement me convaincre.

Cependant, dans sa seconde partie, le récit est assez prenant. Il faut dire que je suis assez fan de ces personnages de flics véreux et désabusés, pris dans une spirale sans fond et qui ne font que s'enfoncer encore et encore ...

Le trait de Will Argunas ne figure pas parmi mes préférés. Trop brouillon, trop hachuré et par moment carrément (mais volontairement) approximatif, il est influencé par certains comics américains et manque singulièrement de précision pour me satisfaire. Toutefois, ce style cadre assez bien avec cet univers très sordide, et demeure suffisamment lisible pour éviter mon total décrochage.

Pas mal, sans plus, grâce à sa seconde partie, mais une appréciation d'ensemble encore affaiblie par un dernier et court chapitre, sensé expliquer un passage trouble du récit, peu convaincant et donc tout à fait dispensable à mes yeux.

Je continuerai toutefois à suivre cet artiste pour sa capacité à créer des oeuvres très noires fidèles aux classiques cinématographiques du genre.

Cet album est plutôt à louer qu'à acheter selon moi, car une relecture n'apporte finalement pas grand chose ...

Nom série  Zhong Guo  posté le 14/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Deuxième scénario que je lis de Yves H. Et deuxième grosse déception. Le scénariste, en multipliant les zones d'ombre de ses intrigues, tombe dans la facilité. En effet, et comme le dit très justement Ro, par ce procédé, il garde toute latitude pour imaginer un retournement de situation facile et peu convaincant. Et d'autant moins convaincant dans le cas présent que la soi-disant ressemblance entre deux personnages n'est pas du tout évidente, même lors de la relecture.

De plus, je trouve les scénarios du fils peu adaptés au père. En effet, j'apprécie particulièrement Hermann pour la qualité de ses décors et de son bestiaire. Par contre, je trouve ses personnages masculins tout juste passables et ses personnages féminins trop fréquemment et tout simplement moches. Or, ce récit met surtout en avant des personnages et les décors, hormis quelques véhicules futuristes trop ovoïdes pour me convaincre, se résument à peau de chagrin (je ne suis pas du genre à m'enthousiasmer devant une porte à mi-chemin entre celle d'un coffre-fort et celle d'un sous-marin.

J'ai toutefois mieux apprécié cet album que les « Liens de Sang », du fait d'une plus grande cohérence de l'ensemble, mais cela reste largement insuffisant pour me convaincre.

Nom série  SOS Shobiz  posté le 14/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
De temps à autres, histoire de m'aérer le cerveau après une dure journée de travail, je me plonge dans un album issu des éditions Bamboo, comme d'autres se vautrent devant un insipide programme télévisé. Je n'attends alors pas grand chose de cette lecture sinon qu'elle me distraie de mes problèmes du moment.

Ce S.O.S. Shobiz n'y est pas parvenu tant il est affligeant.

Pourtant Stédo (que l'on retrouve aujourd'hui sur le Garage Isidore) a un trait agréable et dynamique, typique du style franco-belge humoristique. Sa colorisation n'est pas fabuleuse, loin s'en faut, mais l'ensemble reste harmonieux et très lisible. Ses caricatures sont, dans l'ensemble, assez réussies et la capacité d'expressivité de ses personnages est très correcte. De plus, l'artiste n'hésite pas à insérer des gags d'arrière-plan, dont je suis généralement (mais pas dans le cas présent) friand.

Mais qu'est-ce que ces gags, imaginés par Erroc, sont médiocres ! Le scénariste a recours aux ficelles les plus lourdingues du genre potache, et multiplie les allusions sexuelles tout le long de l'album. Les paires de seins apparaissent un peu partout afin de séduire le très (mais alors là, vraiment très) jeune adolescent.

Cela fait malheureusement longtemps que je ne suis plus un adolescent, et ces facilités scénaristiques auront surtout eu le don de m'horripiler.

Pas trop mal dessiné, mais trop lourd pour moi, en résumé. A réserver aux très jeunes adolescents ... et encore ...

Nom série  Guy de Maupassant : les contes en BD  posté le 14/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'image de bon nombre de lecteurs, j'ai étudié Le Horla durant ma scolarisation, une lecture dont je garde un très agréable souvenir. Je n'avais cependant jamais poursuivi mon étude de l'oeuvre de Maupassant. Par conséquent, découvrir ces petits contes par l'entremise d'une bande dessinée n'était pas pour me déplaire.

Toutefois, je me méfie de ce genre de production et ne m'attendais à rien d'exceptionnel. Mais le fait qu'il s'agisse, dans le cas présent, de contes et non de poèmes ou de textes de chanson me laissait espérer un agréable moment de lecture.

Je n'ai pas été déçu.

La première qualité de cette oeuvre réside à mes yeux dans le petit texte introductif de chacun de ces contes. Ce court récit met en parallèle le conte illustré et la vie de son auteur. C'est là une manière agréable et originale de tracer un portrait de l'artiste sans tomber dans la biographie rébarbative.

La deuxième qualité se situe au niveau des divers graphismes proposés. Si tous ne m'ont pas séduit, je dois reconnaitre qu'aucun n'est médiocre. Tous les artistes qui oeuvrent sur cet album possèdent un talent certain, et je serais réellement heureux d'en retrouver certains (Julien Lamanda et Antoine Ronzon en particulier) sur des projets plus importants.

La troisième qualité réside dans la qualité même des contes de Maupassant. Plusieurs de ces récits sont tout simplement excellents. Ils associent souvent critique sociale, récit dramatique et humour. Incontestablement, Guy de Maupassant mérite la renommée qui est la sienne, et cet album m'a donné l'envie de découvrir ces textes dans leur version originale.

Car s'il y a bien un bémol à la qualité globale de cet album, il réside dans la faiblesse des adaptations de ces contes au format très réducteur de cet album. Résumer ces très riches récits en dix, quinze planches est un non-sens et débouche immanquablement sur un survol frustrant de l'oeuvre originale, que l'on sent bien plus riche et nuancée.

Quoiqu'il en soit, pour son agréable et léger aspect biographique, pour la qualité d'ensemble de ses illustrateurs, et parce que cet album m'a réellement donné l'envie de découvrir l'oeuvre de Maupassant, je lui accorderais un franc « pas mal », pas mal du tout même.

Nom série  la Esmeralda  posté le 12/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Agréable petite série, qui bénéficie du trait de JM Stalner. Celui-ci fait, une fois de plus, montre d’une réelle dextérité dans le rendu de ses décors d’époque. Ses personnages sont, eux aussi, relativement séduisants. Stalner a recours à un trait plus caricatural que d’habitude pour ceux-ci, mais le résultat est plutôt plaisant à l’œil.

L’histoire est bien connue, du moins dans ses grandes lignes, puisqu’il s’agit d’une variation sur le « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. Le ton est assez dramatique mais n’exclut pas certains traits d’humour. L’histoire est plaisante à lire, la narration est fluide, les personnages ont un charisme relatif. Je regrette cependant le manque de puissance émanant des « méchants ». Frollo, en particulier, est vraiment très fade.

Pas mal, sans plus, cette série garantit un agréable moment de lecture sans grandes émotions mais sans ennui, non plus.

A louer plutôt qu'à acheter ...

Nom série  Team Rafale  posté le 10/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce Team Rafale est clairement une bande dessinée publicitaire, destinée à vanter les qualités dudit Rafale, fleuron des entreprises Dassault.

Mais publicité ne rime pas toujours avec médiocrité, et cette série se révèle, à l’usage, relativement sympathique.

Elle bénéficie déjà du parrainage de Dassault. Cette arme, à double tranchant, présente l’avantage que le scénariste connaît et exploite toutes les capacités de cet avion de chasse, et peut donc les mettre en avant dans des scénarios cousus main. Mais, comme dans toute publicité, cette arme révèle son mauvais côté dès que l’on s’interroge quant aux frontières existant entre réalité et idéalisation des capacités. Je pense cependant que les auteurs sont restés dans des limites acceptables, car plausibles, même si très spectaculaires et aux limites du vraisemblable.

Deuxième atout : les dessinateurs ! Eric Loutte et Matthieu Durand maitrisent indubitablement le graphisme aéronautique. Les scènes d’action en plein vol sont extrêmement spectaculaires et bien rendues. Les caractéristiques des engins décrits sont respectées et il est aisé pour un passionné d’aéronautique de reconnaître telle ou telle machine. Même un novice éclairé dans mon genre peut y parvenir avec un peu d’attention et de curiosité.

Mais tout n’est pas parfait pour la cause, et après vous avoir dressé un tableau aussi idyllique, je me dois d’être un peu plus critique.

Tout d’abord, le véritable héros de ces aventures, c’est l’avion. Point barre. Et les aviateurs manquent cruellement de personnalité pour parvenir à humaniser ces histoires. Ces récits ont une structure très militaire, les ordres sont clairs, les réactions sont calculées, les humains sont des machines très bien drillées.

Imaginez Buck Danny sans Sonny Tuckson et vous obtiendrez le même charisme que ce Team Rafale. Certes, les auteurs s’essayent ça et là à une note d’humour, mais cela reste très pauvre et vole bien plus bas que les avions dont il est question.

Ce manque de charisme ne m’aurait sans doute pas trop dérangé si, à l’image d’un « Missions Kimono », les scénarios s’étaient avérés très intéressants. Malheureusement, ceux-ci, même s’ils progressent au fil des épisodes, demeurent basiques. La série, à force de se centrer sur les capacités de ses avions, oublie de densifier ses intrigues. Les contextes géopolitiques se résument à des évidences et les collaborations entre différents secteurs de l’armée et de la diplomatie sont souvent occultées.

Pas mal, quand même, car très spectaculaire, très bien dessiné et apportant son lot de détails techniques intéressants …

… mais cela reste de la (bonne) bande dessinée publicitaire.

Nom série  La Malvoisine  posté le 10/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon appréciation aurait sans doute été autre si j’avais lu le roman de Renart. Ce n’est malheureusement pas le cas et cette parodie m’a, par conséquent, peu séduit, tant il est difficile d’apprécier une parodie sans connaître l’œuvre parodiée.

Je me suis donc retrouvé face à un récit contant les mésaventures d’un vieux sage et de sa guerrière de voisine. Le vieux tente de faire régner l’ordre et la justice en tenant compte de tous les habitants de son royaume, et ce y compris les animaux, tandis que sa « malvoisine » revendique la toute puissance de l’homme face à l’ordre animal.

Ce scénario correspond au peu que je connais du roman de Renart. En effet, ce recueil d’histoires écrites aux alentours du XIIème siècle oppose les animaux aux hommes en guise de métaphore entre les pauvres paysans et les riches nobles du moyen-âge. Les personnages les plus célèbres de ces histoires sont le loup Ysengrin et le goupil Renart, deux personnages que l’on retrouve dans cet album.

Je me répète, j’ai du mal à juger l’histoire du fait de ma méconnaissance du roman. Je dois bien avouer avoir peu ri ou même souri durant ma lecture, tant il me manquait les références nécessaires pour apprécier ces clins d’œil à leur juste valeur. Du moins, je l’espère car, dans le cas contraire, cet album est vraiment insipide.

Graphiquement, le trait de Dimitri est assez agréable même si je trouve que plusieurs de ses animaux ont la même tête alors qu’ils n’appartiennent pas à la même race. Mais, hormis ce point, j’ai aimé le trait dynamique et expressif de l’auteur. La colorisation est également très agréable et en parfaite adéquation avec le thème (j’aime beaucoup son vert « humide » qui sent bon les sous-bois).

Si vous ne connaissez pas le roman de Renart, je vous déconseille cette lecture tant je l’ai trouvée fade et frustrante du fait de ma propre méconnaissance. Dans le cas contraire … j’ai du mal à me prononcer, mais je ne crois pas que cet album soit exceptionnel.

Je reprocherais à Dimitri ne n’être pas parvenu à, justement, rendre accessible aux personnes ne connaissant pas le roman parodié ce récit à l’humour décalé.

Par contre, il m’a donné l’envie d’en savoir plus sur le roman de Renart, et ça, c’est déjà pas mal ! Peut-être réviserai-je mon avis dans l’avenir, et en pleine connaissance du sujet.

Mais ma première impression, c’est « bof ! … »

Nom série  Elle  posté le 09/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une lecture très décevante, en définitive.

Le premier tome m’avait bien plu, grâce à ce personnage d’ange égaré au cœur de la guerre. Mais le deuxième tome enlève toute dimension fantastique au récit et, par la même occasion, tout intérêt. On retombe alors dans un récit de guerre et de résistance quelconque.

Le trait de Fanny Montgomery est agréable à l’œil, sa colorisation est particulièrement réussie mais ses planches sont un peu vides. Cette constatation vaut en fait pour l’ensemble de ce récit. Il se lit très vite, et s’oublie aussi vite.

Décevant, car trop pauvre et pas assez audacieux malgré un bon point de départ.

Nom série  Regards croisés  posté le 09/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A première vue, le dessin griffonné de Thomas Cadène m’avait semblé intéressant. J’ai donc tenté l’aventure de ces regards croisés.

Je ne la regrette pas même si je n’ai pas le sentiment d’avoir découvert une perle.

Cet album est un petit polar sympathique qui a le défaut de s’égarer entre de trop nombreux acteurs. Cette surabondance a pour corollaire que les personnages, en définitive, manquent quelque peu de profondeur.

Pourtant, l’idée de départ m’a séduit. Un jeune couple se dispute, l’homme se tire et lorsqu’il revient, sa femme n’est plus là. Pourtant, elle n’est pas loin, juste à côté en fait, dans l’appartement d’un voisin plutôt étrange. Ah oui ! Un petit détail encore : elle est morte …

En plus du jeune couple et de l’étrange voisin de palier, le casting est complété par le bon copain de la jeune femme, dont les intentions sont ambigües (le genre de type en qui vous ne pouvez avoir confiance s’il se propose de raccompagner votre petite amie), et le voisin d’en face, un voyeur qui, sous prétexte d’observer des pigeons, passe son temps à espionner son entourage.

Pas de suspense, pas d’intrigue, donc, mais une construction dont l’intérêt réside dans le fait que l’on se demande comment les différents personnages vont évoluer et s’entrecroiser. Et si j’ai apprécié l’évolution de certains, d’autres m’ont déçus, à commencer par le personnage central aux sentiments trop superficiels selon moi.

Graphiquement, le style de Cadène se révèle intéressant, mais fatiguant à la longue. Ce style est vif, nerveux mais manque de profondeur et de renouvellement dans sa construction. En plus, les teintes monochromes ont le don de vite me lasser.

Finalement, cette œuvre a les défauts de beaucoup de premières œuvres (même si elle n’en est pas une pour le couple d’auteurs). Elle demeure néanmoins plaisante à lire et a l’avantage d’offrir un point de départ trop peu souvent exploité à mon goût.

Pas mal, mais peut mieux faire …

Lecture conseillée pour les amateurs du genre, mais cet album est trop immature pour que j'en recommande l'achat.

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