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... a posté 2382 avis et 595 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Madame Bovary  posté le 01/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, cette collection est d’une belle qualité !

Et, cette fois, c’est Madame Bovary qui fait l’objet d’une adaptation aussi fidèle que possible, et soignée. Bien sûr, certains raccourcis doivent être empruntés pour parvenir à caser pareil roman dans un si petit espace. Bien sûr, la qualité d’écriture de Gustave Flaubert est telle que la bande dessinée ne peut en restituer toute la précision.

Mais la vocation de ces albums, c’est de donner envie de connaître l’œuvre originale. Et là, le pari est on ne peut plus réussi. Principalement grâce à ce petit dossier qui clôt l’album d’une manière on ne peut plus intéressante. A la suite de cette lecture, je me suis ré-emparé du roman pour en relire certains passages, et les comparer à la bande dessinée.

Pour en revenir à la bande dessinée en elle-même, elle propose un trait à nouveau (je dis à nouveau, car c’est une constante dans la collection) très lisible et facile d’accès. Il manque quelque peu de profondeur (dans ses décors principalement), mais convient bien à ce style de littérature. Au niveau de l’histoire, le jeune lecteur, qui ne connaitrait pas le roman, risque d’être quelque peu surpris par cette vision très misogyne de la femme. Madame Bovary est, en effet, une petite bourgeoise imbécile, rêveuse, légère et immature. Sa destinée est minutieusement analysée par Flaubert. Le portrait est sans concession, mais elle n’est pas la seule à en prendre pour son grade. C’est toute la bourgeoisie provinciale de l’époque (première moitié du XIXème) qui est la cible de la critique sociale.

Le roman a donc, à mes yeux, une vraie valeur historique dans son étude des mœurs. C’est d’ailleurs un point souligné par le dossier. J’insiste une fois de plus sur ce dossier, car il offre beaucoup de clés pour la compréhension de la vision de Flaubert. « Madame Bovary » est un récit daté qui, s’il n’est pas remis dans son contexte, risque de ne pas être accepté par le lecteur d’aujourd’hui.

A mes yeux, la bande dessinée est honnête, et le dossier est très intéressant. L’ensemble donne envie de découvrir le roman. Par conséquent, je vais dire pas mal du tout !

Nom série  Le Phalanstère du bout du monde  posté le 26/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le phalanstère du bout du monde m’a fait penser à un court-métrage de Tim Burton (Vincent). Il se dégage de ce récit une poésie désespérée, une noirceur, un climat maladif qui devraient effrayer plus d’un claustrophobe. Cette ambiance est remarquable au point d’être palpable, et contribue grandement à mon appréciation de l’œuvre.

Malheureusement, Corbeyran n’évite pas certaines longueurs dans son récit. Mon attention s’est de temps à autre égarée, s’attardant plutôt sur le trait (magnifique) de Bouillez que sur l’histoire en elle-même. Mais, bon, le trait de Bouillez, ce noir et blanc sans concession, cet incessant subtil jeu d’ombre et de (rares) lumières, il est tellement beau que m’y attarder de temps à autre ne fut certainement pas de nature à me déplaire !

De plus, bien vite, l’histoire me happe à nouveau. Le mystère est là, bien présent. J’imagine la fin sombre, à l’image de tout ce récit … et je veux la connaître.

Un album réussi tant dans son ambiance que dans son esthétique ! Et les quelques longueurs s’oublient finalement très vite devant l’originalité du récit.

A découvrir absolument !

Nom série  Canal Choc  posté le 26/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai plutôt bien aimé cette série. Une chaine de télé à la recherche incessante de scoop, de multiples reporters aux profils bien diversifiés, de l’action, des rebondissements, un humour un peu lourd mais qui ne m’a pas rebuté, des pistes qui se recoupent sur un mystère énoooooorme, scoop ultime, saint Graal de la quête journalistique.

Alors, qu’importe le côté sur-joué de la série, qu’importent les invraisemblances, qu’importent les approximations de deux (trois ?) jeunes dessinateurs pour lesquels la série servait avant tout de tremplin, le plaisir de lecture est là !

Et, en ce qui concerne les jeunes dessinateurs, je tiens à préciser qu’ils s’en sortent avec tous les honneurs, même si leurs planches n’atteignent pas les sommets de l’art. La série est agréable à lire et les quelques approximations ne choqueront que les puristes.

Pas prise de tête, originale dans sa structure (avec ces multiples dessinateurs qui se partagent les planches, et cette « guest star » qui intervient dans chaque tome), partant d’une belle initiative, la série mérite selon moi d’être découverte.

Peut-être pas à acheter, mais certainement à lire !

Nom série  Coeur Tam-Tam  posté le 26/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le trait de Berlion demeure agréable même si je ne lui ai pas trouvé la même sensibilité que dans ses autres œuvres. Mais sa colorisation est toujours aussi soignée et, esthétiquement parlant, cet album m’a bien plu (sans me mettre sur le cul pour autant).

Le scénario, lui, est plus étrange. Il ne m’a pas déplu mais je ne m’attendais pas à ça.

A quoi ça ? Me direz-vous … et bien à un récit aussi léger, aussi fantaisiste, aussi second degré. La couverture, certes, me laissait penser que cet album n’allait pas m’offrir un drame intime, mais ce scénario, qui bascule à l’occasion dans la farce énorme, m’a tout de même réellement surpris.

Une chose est sûre : je relirai ce livre. Et ça, c’est déjà un bon point ! Le récit est bien mené, surprenant, inventif, parfois proche du grotesque mais ses instants de délire sont très bien amenés et m’apparaissent finalement assez logiques, ou, du moins, compréhensibles.

Une bonne surprise, en somme. Pas mal, et à découvrir. Personnellement, je l’ai acheté, je ne le regrette pas, je ne déconseille donc pas l’achat.

Nom série  Les Huit jours du diable  posté le 26/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai craint le pire en commençant cet album. Et, au terme de celui-ci, je dois bien avouer que le résultat ne m’apparaît vraiment pas convainquant.

Craint le pire ? Ben oui, parce que, faut avouer, la version « E.T. versus Poséidon » pour illustrer la légende de l’Atlantide, le tout dans un style pompeux et sans aucun second degré, ça a de quoi effrayer un lecteur dans mon genre. Surtout que ce premier récit est suivi d’une version tout aussi étonnante du mythe de Sodome et Gomorrhe, dans laquelle interviennent à nouveaux des extraterrestres aux motivations on ne peut moins claires. Le tout, il est peut-être utile de le rappeler, pour illustrer les huit jours du diable ! Allez comprendre …

Le reste demeure dans un style emphatique très sérieux mais, heureusement pour moi, revient tout de même à une vision plus conforme à mon idée des légendes illustrées. Les chapitres suivants nous emmèneront donc en Bretagne, dans des versions plus traditionnelles des légendes d’Ys ou du château de Dinan (entre autres).

Arrivé à ce point, je dois bien avouer avoir plus tendance à feuilleter l’album (même si esthétiquement parlant on est quand même loin du chef-d’œuvre) qu’à vraiment le lire. D’ailleurs, j’aurais bien du mal à vous parler de la légende nous emmenant au pays des mille et une nuits.

Puis vint la dernière nouvelle … bien plus agréable et préfigurant la série « Chats » du même auteur. Si je ne vois toujours pas le rapport avec les huit jours du diable, je trouve ce court récit post-apocalyptique d’une bonne qualité.

Ouf ! C’est sans doute à cette dernière nouvelle que l’album doit d’éviter à la sanction suprême. 2/5, mais un album à oublier au plus vite !

Nom série  Bruno Brazil  posté le 26/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’aime beaucoup Greg, et le style graphique de Vance ne me rebute pas. Mais Bruno Brazil ne m’a jamais convaincu.

Pourquoi ? Déjà, parce que je n’aime pas les histoires à la « mission impossible » avec force gadgets et « ce fameux lancer de couteau qui n’avait qu’une chance sur mille de réussir » et qui réussit à tous les coups. Et le concept de Bruno Brazil et son commando Caïman s’en rapproche quand même furieusement. Chaque membre a sa propre spécificité, dans laquelle il excelle comme un demi-dieu. Bruno Brazil trône au-dessus d’eux (et parmi eux) tel Zeus, sûr de sa compétence et de sa puissance. Il ne manque finalement que les superpouvoirs pour obtenir un remake des 4 fantastiques.

Mais il n’y a pas qu’avec son concept de héros infaillible que la série est américaine d’esprit. Toute la série, jusque dans ses intrigues, baigne dans un esprit labellisé « Oncle Sam ». La mise en image, elle-même, se veut très américano-cinématographique, tombant souvent dans la surenchère de cascades ou de séquences chocs gratuites (ce qui, à nouveau, n’est pas de nature à m’emballer).

De plus, hormis un tome (Quitte ou double pour Alak 6) les intrigues ne m’accrochent pas, tant leurs dénouements me paraissent prévisibles. C’est le cas d’autres séries, mais cette situation m’énerve particulièrement dans celle-ci, sans doute parce que le personnage même de Bruno Brazil, ce héros sans failles, m’indispose.

Enfin, généralement j’aime bien l’humour que Greg insérait dans ses scénarios d’aventure. Mais dans le cas présent, je le trouve lourd et forcé.

Restent le savoir-faire de Greg pour conter une histoire, la patte de Vance pour l’illustrer de manière efficace, et un tome que j’ai vraiment apprécié (voir plus haut). Ce n’est pas assez pour me convaincre, mais cela suffit à éviter un total rejet de ma part.

Bof, donc …

Nom série  Mirliton et Pantoufle  posté le 25/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mwouais, bof, bof, bof …

Mirliton, le chat roux, paresseux, plutôt soupe-au-lait, ami des oiseaux, en constante discorde avec son chien de voisin, créé par Raymond Macherot, vivait dans le journal de Spirou des aventures scénarisée par un jeune débutant nommé Raoul Cauvin. Rien de bien original, cependant, la série servait bien plus de bouche-trou que de fer de lance au magazine. Mais la bouille bien expressive de ce chat m’était restée en mémoire, preuve d’un certains charisme.

Un recueil des meilleurs récits du magasine de Spirou lui est consacré … et le constat est bien triste : cette série est vraiment dispensable. Je n’ai rien retrouvé de ce qui faisait toute la magie de Macherot. Les histoires sont gentilles mais franchement quelconques. Le dessin manque cruellement de profondeur. Les personnages manquent de personnalité. En tout et pour tout, j’ai dû sourire trois ou quatre fois … mais j’ai baillé bien plus souvent !

Les éditions Flouzemaker, qui ont récupéré le personnage, ont édité à ce jour deux albums brochés de 32 planches dont une bonne partie est dessinée par Erwin Drèze, dans le respect de l’œuvre originale. La série demeure franchement dispensable, tant les histoires du matou sont d’une banalité affligeante.

J’ai vraiment mal au cœur d’ainsi juger l’œuvre d’un artiste dont j’ai tant apprécié le coup de crayon. Par conséquent, je me dis que, peut-être, je suis trop vieux pour apprécier ces très naïves histoires. Alors, peut-être, un jeune public aura une autre appréciation.

… Mais j’en doute …

Insipide …

Nom série  Sibylline  posté le 25/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série, à nouveau, très difficile à coter dans sa globalité.

Du tome 1 au tome 6, la série est une merveille d’inventivité, de gentillesse, de poésie. Le dessin, certes encore approximatif sur les deux premiers tomes, foisonne de détails et apporte une richesse indiscutable à l’ensemble. La galerie de personnages est bien variée, et plus d’un d’entre eux deviendra indispensable au succès de la série.

A partir du tome 7, le ton change. Raymond Macherot a-t’il voulu s’adapter à son public vieillissant ? Toujours est-il que ses méchants deviennent vraiment méchants. Diaboliques, même. Et cela se passe au détriment de la poésie de la série. De plus, le dessin perd en qualité et en profondeur. J’ai, à l’époque, abandonné la série. Non pas qu’elle me faisait peur, mais je n’y retrouvais tout simplement pas le monde enchanteur que les premiers tomes m’avaient offert.

Depuis 2006, la série vit une nouvelle ère. André Taymans est venu épauler Raymond Macherot dans ses dernières années pour donner naissance à de nouvelles histoires qui, sans égaler le niveau de la première époque, me plaisent plus que la deuxième.

Le trait de Taymans convient bien à la série (à ce sujet, quel artiste que ce Taymans, capable de s’adapter à tant de styles différents avec une facilité déconcertante) mais je regrette le manque de profondeur de ses planches. Celles-ci demeurent, en effet, avares en détails d’arrière-plan, ce qui faisait la richesse de la série à son origine.

Raymond Macherot n’est plus, et André Taymans tente de continuer l’aventure, en compagnie de Corteggiani. Qu’importe ! Aurais-je presque envie de dire, la grande époque de Sibylline me semble finie depuis longtemps …

Tomes 1 à 6 : 4 étoiles – série à acquérir !
Tomes 7 à 11 : entre le bof et le pas mal, mais la série adopte un ton déconcertant. A emprunter, tout au plus.
Tomes suivants : à lire à l’occasion, mais peut-être pas à acheter. Pas mal, sans plus.

Mention spéciale pour le tirage de tête de « La prophétie de Godétia ». Lors de la lecture du crayonné, on découvre le moment où André Taymans (et Sybilline) apprend le décès de Macherot. Ce passage, d’une sobriété extrême (les personnages s’effacent devant l’émotion) justifie à lui seul l’achat de l’album, à mes yeux.

Nom série  Pim Pam Poum  posté le 25/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà vraiment une série que j’avais plaisir à « lire » dans le journal de Mickey (je mets "lire" entre parenthèses, car je lisais la série avant même de savoir ... lire). Pourtant, le dessin n’a rien d’exceptionnel, les décors se résument bien souvent au minimum et les gags sont, la plupart du temps, très convenus et prévisibles. Mais, lorsque l’on est un jeune enfant, cette immédiateté, couplée à une galerie de personnages très caricaturaux s’avère fort efficace.

Et, bien des années plus tard, je me souviens toujours très bien de ces deux garnements, ainsi que de leur tante, du capitaine ou de leur souffre-douleur, dont le nom m’échappe.

Je pense donc que la série convenait bien à un jeune lecteur de l’époque (années 70), mais je doute qu’elle provoque le même enthousiasme 40 ans plus tard. Toutefois, lorsque je songe que j’ai découvert la série alors qu’elle avait déjà plus de 70 ans, je n’oserais pas être totalement affirmatif à ce sujet.

Pour les souvenirs que j’en garde, je vais dire : « pas mal ! », mais je n’oserais jamais en conseiller l’achat et l’emprunt reste lui-même très aléatoire.

Nom série  Shooting star  posté le 25/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé le trait de Kas. Son travail est soigné, réaliste, lissé et très lisible. De plus, la colorisation apporte un plus incontestable grâce à la chaleur qui s’en dégage. Cette colorisation ressemble un peu à celle employée pour les illustrations de pin-up durant les années 50. Ce choix me semble donc on ne peut plus judicieux. Un petit reproche, toutefois : les mensurations de Marylin ne me semble pas respectées. L’actrice était pulpeuse, dans la réalité (97-62-92 en 1955, parlez-en à votre compagne et elle vous dira qu’elle était très rebondie, pour ne pas dire plus, la Marylin …), et sa représentation me parait plus conforme aux critères de beauté d’aujourd’hui qu’à ceux de son époque.

Côté scénario : la structure en multiples flash-back, pour déroutante qu’elle soit (il faut parfois bien faire attention aux dates !), permet de mieux cerner la personnalité complexe du sex-symbol ultime que fut Marylin. Mais ce côté sexy m’a semblé étrangement édulcoré. En effet, ses multiples aventures ne sont souvent résumées qu’à trois fois rien, et l’accent est bien plus mis sur son besoin de plaire et d’être aimée que sur sa façon d’user de son corps pour obtenir cette reconnaissance tant désirée. Une petite déception due, sans doute, à une forme de respect, louable, des auteurs pour le personnage. A moins que ce ne soit, plus simplement, le manque de place offerte par ce one-shot.

En résumé : l’ensemble est agréable à lire, assez instructif pour qui, à mon image, ne connaît que peu la vie de Norma Jane Baker mais cela demeure une biographie (un style que je n’affectionne pas spécialement).

Pas mal dans son genre, mais sans plus.

Nom série  Une Femme dans la Peau (Johanna)  posté le 25/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Alors que le premier tome assumait totalement son esprit de bande dessinée érotique, drôle et légère, les suivants se sont éloignés de cet esprit festif pour offrir une intrigue mal-à-propos.

Je trouve même certaines idées déplacées (en tenant compte de l’état d’esprit de la série), et, notamment, celle de supprimer un groupe de collégiennes pour les remplacer par d’anciens nazis (ou, du moins, leurs cerveaux). Ce fait nous est montré avec une telle légèreté, une telle absence de sentiments qu’il est, pour moi et dans l’esprit de la série, tout à fait déplacé.

De plus, si j’ai vraiment bien aimé le style crayonné du premier tome (dans sa version originale), le reste de la série n’offre plus qu’un graphisme passe-partout colorisé sans audace ni originalité.

Le laps de temps qui espace le premier tome de sa suite explique peut-être cela. En effet, j’ai vraiment le sentiment que François Walthéry s’est désintéressé de cette série mais que l’éditeur a tenu à la continuer. Résultat : le premier tome a eu droit à une nouvelle version graphique, semblable à sa suite, le scénario a été étrangement réorienté et le dessin de Walthéry a beau être proche de Di Sano, et les deux personnes ont beau s’apprécier et travailler en commun, ce dernier n’a tout de même pas la même patte que son mentor.

Pourquoi, mais pourquoi ne se sont-ils pas contenté d’un diptyque gentiment érotique comme le premier tome le laisser espérer ? Et pourquoi ce changement de style graphique alors que le premier tome, dans sa version originale, offrait un charme indiscutable à la série ?

PS : Si vous avez l’occasion de lire le premier tome dans sa version originale, ne laissez pas passer l’occasion. Le trait de Walthéry y est excellent ! Mais oubliez tout le reste …

Nom série  Elisa  posté le 25/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent album dans sa catégorie, à savoir celle du portrait d’une jeune femme à une période charnière de sa vie.

Pour être tout à fait franc, j’ai laissé tomber ce livre après six planches, tant le début me fut pénible. Je ne l’ai ressaisi que le lendemain, et il me fallut encore m’accrocher durant huit ou neuf planches avant … d’être complètement scotché. Je ne l’ai, alors, plus lâché avant son terme (110 pages, tout de même, et riches en dialogues).

J’ai trouvé l’héroïne attachante, mais surtout incroyablement féminine dans sa façon d’être, d’agir et de penser … au point que j’ai parfois eu bien du mal à la comprendre … et que, à d’autres moments, une furieuse envie de lui coller une bonne paire de baffes m’a démangé … tout en ayant envie de la serrer dans mes bras. On ne peut plus réaliste pour le portrait d’une jeune femme de 19 ans.

Les personnages entourant notre héroïne sont également bien réussis, même si certains d’entre eux sont assez caricaturaux dans leurs comportements. Ils constituent en fait la galerie parfaite, qui permet à Elisa de s’exprimer dans toute sa complexité, et avec toutes ses contradictions.

L’intrigue ? Il n’y en a pas vraiment. On se retrouve juste devant une jeune femme partagée entre regrets et remords, entre passion et raison, entre rêves et réalité, entre enfance et âge adulte, … et finalement entre deux hommes. L’élément déclencheur de cette prise de conscience apparaît assez tôt dans le récit, et c’est heureux car ce n’est qu’à partir de ce moment là que j’ai trouvé cet album irrésistible.

Les dialogues, par lesquels la majeure partie des informations nous sont livrées, m’ont paru très réalistes et très vivants. Chacun parle, personne ne dit jamais vraiment ce qu’il (ou elle) pense, et il nous faut souvent démêler le vrai du faux. La fanfaronnade permet aux acteurs de cacher certaines faiblesses, certains sentiments. L’artiste a une belle écriture, omniprésente mais agréable à lire.

Le dessin m’a vraiment bien plu malgré quelques rares approximations. Le trait de Nathalie Ferlut est simple et pur. Il apparaît relativement brut également, puisque les travaux préparatoires ne sont pas totalement effacés. Mais la colorisation lui apporte un plus incontestable. Le dessin devient peinture, aquarelle. Une grande douceur, une belle fragilité se dégage de l’ensemble, auquel je n’ai pas été insensible, et qui cadre parfaitement avec l’esprit du livre.

Un bien bel album, donc. Sans doute plus orienté vers un public féminin friand de portrait intime réaliste, mais le vieil ours que je suis a quand même fort apprécié …

Nom série  L'Ile sans Sourire  posté le 24/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une très belle et très originale légende qui m’a été contée ici. C’est d’ailleurs cette originalité que je retiendrai le plus longtemps, tant l’histoire d’Enrique Fernandez, pourtant bâtie sur des éléments extrêmement classiques, m’aura surpris dans sa richesse et dans sa tournure.

Le dessin, lui, ne m’a pas plus emballé que cela. Il est vrai que je ne suis pas très sensible à ce style très influencé par le dessin d’animation. Je trouve toutefois le trait de l’artiste très expressif et, finalement, relativement personnel et original. La colorisation, assez nuancée, est pour beaucoup dans mon acceptation de ce style pourtant éloigné de mes goûts habituels.

L’ensemble est, sans nul doute, agréable à lire. J’hésite vraiment entre le « pas mal » et le « franchement bien ». J’opterai finalement pour le premier choix du fait de la faible densité de l’album, qui se lit malheureusement très vite. Mais l’album est à découvrir par tout amateur de récits légendaires à la fois classiques et originaux.

Nom série  Aria  posté le 24/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série offre quelques épisodes intéressants, surtout à ses débuts. Elle vaut principalement à mes yeux par ses univers originaux et bien construits. Aria, l’héroïne principale, est attachante mais il lui manque tout de même un je-ne-sais-quoi pour totalement me convaincre (de l’humour, sans doute). La narration constitue une autre petite faiblesse de la série. Elle manque de punch, alors que ces aventures sinon guerrières du moins mouvementées auraient mérité des dialogues plus explosifs.

Au fil des épisodes, Aria va se retrouver encombrée d’un passé de plus en plus pesant. Celui-ci la handicape bien plus qu’il ne lui apporte de profondeur, selon moi. En fait, je lui trouve alors la même faiblesse que celle de « Thorgal » (mais, tout de même, dans une moindre mesure).

Finalement, cela donne des aventures distrayantes, qui offrent l’avantage de nous entrainer dans des contrées vraiment dépaysantes. A emprunter à l’occasion, et de préférence dans l’ordre des numéros, chaque tome nourrissant la série de références réutilisées par la suite.

Un petit 3/5. Pas mal, sans plus …

A emprunter plutôt qu'à acheter, selon moi ...

Nom série  Iznogoud  posté le 24/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série est très irrégulière. Et si certains tomes scénarisés par Goscinny (et qui se présentent alors sous la forme de recueils de courtes histoires) valent vraiment le détour, d’autres (et, en tous les cas, la grosse majorité de ceux scénarisés par Tabary) ne méritent vraiment pas que l’on s’y attarde.

Dans le meilleur des cas, la série offre des récits distrayants quoique répétitifs. L’humour à plusieurs niveaux de Goscinny est bien présent. La galerie de personnages est incontournable (qui ne connaît Iznogoud ?) et le dessin de Tabary dynamise agréablement l’ensemble dans un style franco-belge efficace à défaut d’être original.

Dans le pire des cas, les albums n’offrent rien sinon une répétition de séquences sans originalité. Les personnages finissent par ne plus être que des caricatures d’eux-mêmes, et, à force de vouloir trop en faire, Tabary exagère dans son style dynamique au point de m’irriter.

La plupart du temps, la série se situe entre ces deux extrêmes mais j’ai toujours trouvé ses moments faibles plus fréquents que ses temps forts.

Par conséquent, je ne conseille pas l’achat, mais emprunter les épisodes scénarisés par Goscinny peut procurer quelques bons moments de lecture.

Nom série  Surimi (une vie de crabe)  posté le 24/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le premier tome est plutôt réussi. Les suivants sont franchement dispensables, tant ils tombent dans la redite et la médiocrité.

Et si le premier tome évite le naufrage, c’est principalement grâce à la variété de l’humour proposé. En effet, Salma passe allègrement de l’humour absurde aux jeux de mots, au comique de situation, à l’analyse humoristico-sociétale ou à la réflexion humoristico-écologique. Le premier tome est donc bien diversifié et nous offre les meilleurs moments de la série. Les suivants ne sont souvent que des redites ou des gags de qualité moindre, qui ne méritaient pas un album. Le troisième tome touche même le fond en proposant un running-gag pitoyable, ou encore deux planches de quizz sur cette question essentielle : tel poisson, mollusque ou crustacé existe-t-il réellement ? (et dans la bande on retrouve … l’huitre (houlahhh, difficile comme question !))

D’un point de vue graphique, le trait de Salma est agréable quoiqu’approximatif. Surimi a une bouille assez expressive et figure un personnage original et attachant. Les décors sont suffisamment soigné pour ce genre de concept mais n’offrent qu’exceptionnellement de la richesse en profondeur (peu, voire pas de gags d’arrière-plan).

Le premier tome vaut, à mes yeux, un honnête 3/5 (emprunt conseillé).
Le deuxième offre encore quelques bons moments, mais la majorité des gags est relativement médiocre. 2/5, sans plus.
Le troisième ne parvient pas à redresser la barre. Les gags sont de plus en plus médiocres et l’ensemble atteint péniblement le 2/5 dans mon appréciation personnelle.

Une moyenne de 2/5, donc, malgré un personnage central original et non dépourvu d’un certain charisme.

Nom série  Tartarin de Tarascon  posté le 23/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, j’aime bien cette collection, qui s’évertue à adapter des grands classiques de la littérature en bandes dessinées traditionnelles (entendez par là : un one-shot de 45 planches).

Ici, c’est le célèbre Tarasconnais cher à Alphonse Daudet qui se voit adapté. Et c’est un artiste que j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier par ailleurs qui se charge de ce délicat travail : Pierre Guilmard.

Le choix de l’artiste est très à propos. En effet, l’auteur est plutôt reconnu pour ses personnages forts en gueule (lisez donc « "Pierre Guilmard présente …" » pour vous en convaincre), son trait est expressif, et l’ensemble convient donc parfaitement pour se moquer gentiment des travers de Tartarin.

Malheureusement, il n’est pas possible de résumer pareil livre à seulement 45 planches, et certains choix doivent être faits. Guilmard a privilégié l’humour et la cocasserie des situations et du personnage central au détriment du théâtre de ses aventures, qu’Alphonse Daudet avait soigné. Car Tartarin de Tarascon n’est pas seulement l’histoire d’un gaillard fort en gueule obligé d’aller chasser le lion suite à une fanfaronnade. C’est également (dans le roman du moins, et en filigrane, c’est un fait) une critique réaliste du mode de colonisation de l’Algérie par la France. Je regrette donc (même si je peux comprendre ce choix) que cet aspect du livre ait été autant mis de côté. Seule une petite mention au képi sera faite au détour d’une planche.

Heureusement, cette gêne est effacée par deux éléments. D’une part, la bande dessinée est très sympathique, bien construite et agréable à lire. D’autre part, le dossier joint à la fin de l’album gomme totalement cet oubli en consacrant un chapitre conséquent à cet aspect du livre. Décidément, ces dossiers sont vraiment bien faits et apportent un réel plus à l’objet (sans oublier le CD offert, qui propose dans le cas présent le texte original du livre, à imprimer ou à lire via un ordinateur, et le livre lu dans son intégralité, à écouter sur sa chaine hifi, par exemple).

Franchement pas mal bien ! Un très bon 3/5 et un objet intéressant pour découvrir cet incontournable de la littérature française.

Nom série  Après la nuit  posté le 23/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Très friand de western spaghetti, je me réjouissais de lire celui-ci.

Je suis déçu …

Certes, l’histoire respecte les principes du genre.
Certes, un très gros travail, et de qualité, a été réalisé sur les cadrages et la présentation des planches.
Certes, le personnage de la prostituée est plutôt réussi, tout en restant très conventionnel.

Mais …

- Que cette histoire est prévisible !
- Je sais que le western spaghetti se singularise par un rythme très lent, mais, ici, c’est poussé à l’extrême : 45 pages pour 24 heures durant lesquelles il ne se passe pas grand-chose !
- Je n’ai pas aimé la colorisation, qui me semble peu naturelle.
- Le personnage central est d’une fadeur extrême. C’est assez gênant, même si c’est tout à fait logique à la lecture du scénario.
- La fin se voudrait moralisatrice, mais je n’ai pas compris pourquoi le vainqueur de ce duel estime être le perdant.

Les amateurs du genre trouveront peut-être leur compte. J’en attendais beaucoup plus, sans doute trop …

Bof, bof, bof …

Nom série  Bleu(s)  posté le 23/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon ! Soyons clair, avec ce genre de thème, l’album avait peu de chance de totalement me décevoir. Je crains cependant qu’un lecteur moins sensible à ce sujet ne trouve pas son bonheur lors de cette lecture.

Car, si l’album propose quelques passages touchants et sensibles, il recèle également certaines grosses maladresses et le traitement du sujet n’échappe pas à quelques passages inutilement racoleurs. Enfin, la fin est, selon moi, totalement ratée.

Parmi les maladresses, je citerai le nom des médecins (dr Bleu et dr Vert), le fait que le docteur Vert se transforme soudainement en docteur Green, l’illogisme de certains comportements (car si le personnage principal est amnésique, d’autres se comportent comme des amnésiques alors qu’ils ne le sont pas !)

Au niveau des passages racoleurs, c’est surtout dans son final, avec une longue énumération de noms de personnages qui ne nous ont pas été présentés, que l’album fait montre d’une inutile surenchère.

Le final sombre donc dans la surenchère mais, et c’est plus grave, m’apparaît totalement absurde alors que le récit se veut réaliste.

Après toutes ces critiques, pourquoi ne suis-je pas totalement déçu ?

Tout d’abord, le trait d'Arnaud GUILLOIS (alias Will Argunas) est beau. Simple, dépouillé, servi par une colorisation minimaliste (bleue, bien entendu), il sert merveilleusement le récit. Il me fait penser au travail d’un Chabouté débutant. Pas encore totalement maitrisé mais sensible. Ensuite, le début du récit est bon (nonobstant ces erreurs sur les noms des docteurs). Enfin, le rythme narratif, très lent, me convient. Il permet de poser ce récit, dans lequel il ne se passe finalement pas grand-chose. Je regrette cependant l’irrégularité de cette progression narrative. Ca stagne durant la majeure partie de l’album avant de s’accélérer brutalement dans le final, et sans que je ne puisse dire que l’auteur avait placé ses pions pour pouvoir justifier cette brusque accélération.

Je pense que l’auteur était sincère et plein de bonne volonté, mais l’album propose vraiment trop de maladresses pour que je dise autre chose qu’un « mwouais, pas mal, sans plus ». A réserver aux grands amateurs de ce genre de récit.

Nom série  Alzeor Mondraggo  posté le 23/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonne petite série de médiéval fantastique. Un dessin sympathique sans être exceptionnel. Un scénario assez tordu rempli de petites trouvailles amusantes bien exploitées. Beaucoup d’humour. Mais (car il y a un mais), la série ne semble pas savoir sur quel pied danser, et le scénario nous entraine d’une piste à l’autre. De plus, l’ensemble chute en intensité au fil des planches. Enfin, le concept de l’astro-régulateur, même s’il est utilisé avec parcimonie et intelligence (bonne trouvaille que ce principe du prix à payer), permet quand même de sortir notre héros des pires embûches avec une trop grande facilité.

A découvrir ? Certainement !
A acquérir ? Uniquement si, comme moi, vous avez la chance de la découvrir à prix réduit.

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