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Nom série  Le Horla (Sorel)  posté le 31/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis plusieurs années, je m'étais juré d'arrêter d'acheter des albums issus d'adaptations de romans. En effet, grand lecteur de romans ou de nouvelles devant l'Eternel, je suis assez réfractaire à ces libres adaptations, parfois faciles.
Pourtant, ce principe finit par souffrir d'exceptions au fil du temps:
- la formidable adaptation du Le Dahlia noir , par Miles Hyman , Matz et David Fincher, qui mérite toute votre attention.
- la fantastique bande dessinée, le mot est faible, de Corominas sur Dorian Gray, qui même après la lecture du roman d'Oscar Wilde ou du visionnage du film d'Albert Léwin me scotche littéralement sur place.

Pour en revenir à cette adaptation de Guillaume Sorel, je dois dire que je n'y aurais sans nul doute prêté attention sans le choix de la maison d'édition de "rue de Sèvres" de sortir cet album en grand format, qui magnifie le dessin de Sorel. Je ne suis guère un adepte de Sorel, je n'ai pas du tout adhéré à la série Algernon Woodcock, qui l'a révélé, ou encore à son dernier album Hotel Particulier. Par contre, j'avais adoré l'adaptation, une de plus, du roman, qui a inspiré le lumineux et tragique Les Derniers Jours de Stefan Zweig.
Avec la présente adaptation d'une nouvelle de Maupassant, Guillaume Sorel nous livre là une formidable adaptation, certes assez éloignée, parfois, de la nouvelle originale (le rôle du chat n'est pas aussi présent chez Maupassant) mais l'idée générale de la nouvelle est très bien retranscrite par Guillaume Sorel; en particulier l'univers de Croisset, cher à Flaubert qui est assez bien retranscrit dans cet album.
L'ensemble des pages de l'album dessinées par Sorel sont magnifiques, en particulier celles consacrées au Mont Saint-Michel.
Guillaume Sorel, par cette adaptation magistrale, s'est entièrement approprié cette nouvelle de Maupassant et lui rend hommage avec brio.
Une très belle adaptation suivie d'une dessin magistral.
Que demander de plus.

A lire évidemment.

Nom série  Casino  posté le 13/05/2010 (dernière MAJ le 27/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1 :

Leone Frollo a dessiné cette série de 1985 à 1987. Il relate l'histoire d'un bordel parisien, en s'inspirant du célèbre "one two two" .
Dans un style très élégant, Frollo relate, le plus souvent sous une forme humoristique, et à travers de courtes histoires, les exploits des pensionnaires de Madame Georgette, tenancière du bordel.
Un dessin épuré, sans décor, qui permet d'admirer les courbes de ces dames....

Outre ces pensionnaires, Frollo nous offre une belle galerie de portraits de la bourgeoisie du début du 20ième siècle, fréquentant les maisons closes.

Même si certaines cases sont très explicites, je n'arrive pas à classer cette bande dessinée dans la catégorie "pornographique".
Malgré ses 330 pages et à raisons de deux vignettes par page, ce petit pavé se lit un peu trop vite.

C'est plaisant, élégant sans aucune trivialité, ni vulgarité, bref classieux .

Tome 2 :

Leone Frollo continue dans ce deuxième volume à nous faire découvrir la vie d'un bordel parisien. L'ambiance début du 20ème siècle est fort bien retracée. Même si les scènes sont plus explicites dans le présent volume, le dessin est toujours aussi soigné. Leone Frollo nous offre les penchants et perversités des clients du "One Two Two",à travers des petites histoires dont certaines parfois "limites" (lisez celle consacrée à Monsieur Glandu, vous comprendrez), d'autres assez drôles ("meules d'or"), voire dérangeantes (Huguette et son anarchiste). Une bande dessinée évidement à ne pas mettre entre toutes les mains et réservée à un public averti. Les éditions Delcourt, avec leur collection Erotix, ont le mérite de ressusciter des petits bijoux oubliés voire censurés.


Tome 3 :

Enfin, le troisième volume de "Casino" vient de paraitre.
Avec 3 histoires se déroulant toujours au désormais célèbre "One Two two", Leone Frollo nous livre là tout son talent de dessinateur, et de scénariste.
Les détails des personnages et des décors sont certes moins travaillés que pour son autre chef d'oeuvre Mona Street , mais le ton enjoueur, drôle et amusé font de cette série un incontournable du genre.
Le premier récit " Enfer et plaisir" relève à la fois du théâtre de boulevard et de l’érotisme. La deuxième histoire intitulée "Une espionne entre les jambes" s'ancre dans le patriotisme du début du XXème siècle et la troisième histoire "pour l'amour d'une putain" s'inspire , un peu, de Nana (un aristocrate s'éprend d'une pensionnaire du "one two two"), un thème également repris dernièrement dans la très belle série de canal + "Maison close".
Un divertissement fort bien réalisé et encore une réussite des éditions "Delcourt" dans sa collection "Erotix"

Tome 4 :

Toujours aussi agréable, cette série signée Leone Frollo, que je classe parmi les plus grands dessinateurs en matière d'érotisme.
Dans ce quatrième opus, nous poursuivons les aventures des pensionnaires du One Two Two, bordel parisien où se déroulent de drôles d'aventures.
Avec humour, mais aussi ironie, Frollo nous présente une histoire qui, à l'époque de sa parution , avait subi les foudres de la censure : "le coeur d'une mère", histoire d'inceste entre une mère et son grand dadais de fils.
L'aventure suivante,"une chatte pour le roi" oscille entre le cirque et le bordel.
Enfin, "cri d'amour" revient sur un ton plus grave sur les dangers que peuvent rencontrer ces prostituées, même de luxe.
Trois histoires, trois approches différentes d'un monde que Frollo nous fait revivre avec talent.
Un dessin impeccable, des femmes fort bien mises en valeur.
Bref, une bande dessinée de qualité, encore une fois


Tome 5

Au fil des albums, on finit par suivre les aventures des pensionnaires du désormais célèbre " One Two Two ", comme celle d’une famille. Et cette fois-ci, c’est la mère-maquerelle, la tenancière du bordel, Mme Georgette, qui occupe le principal rôle dans ce cinquième volume.
Avec son esprit de "sacrifice", elle rend un immense service à cette nouvelle cendrillon, étrangement dénommée Cosette, qu’elle accueille sous son toit et qui se révèlera une recrue hors paire dans l’histoire intitulée "la belle envoutée".
Par contre, elle devient la principale protagoniste de " Mme Georgette tombe amoureuse " où intrigue sentimentale et jeu d’argent font mauvais ménage….je vous laisse le soin de découvrir la suite.
Enfin, avec "la millième passe ", Frollo nous offre une histoire plus classique,certes, mais assez drôle d’un client habituel (Monsieur Clivet) voulant épouser une des pensionnaires du One Two Two.
Frollo nous offre, comme à l’habitude, un dessin simple, dépouillé, mais très explicite, servi par un scénario original et , il faut le reconnaitre, souvent drôle

Nom série  La Porte de Brazenac  posté le 05/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le thème évoqué ici (le passage d'une époque à une autre) n'est pas nouveau dans la bande dessinée. D'ailleurs le fantastique fait parti intégrante de l'univers de Léo & Rodolphe (il faut lire Kenya pour s'en convaincre).
Pourtant, je n'ai guère été convaincu par la lecture de ce one shot.
L'histoire ne ménage pas ou peu de surprises, hormis un début assez original où le décor planté par Patrick Pion apporte son lot de mystère pesant et assez oppressant (l'orage, la veillée funèbre...)
Par contre, au fil de la lecture, l'intérêt s'estompe. Le thème de la porte entre deux mondes ne m'a pas semblé très original, trop souvent traité dans le cinéma par exemple.
Bref, une déception malgré un dessin tout à fait convenable.

Nom série  Lorna  posté le 04/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec "Lorna", il faut avouer qu'après coup, Brüno annonce ses deux albums à venir, à savoir Pornopia, pour des raisons évidentes avec le personnage de Tamara, et Tyler Cross tant le père d'Henri, Charles-Henri Luxe-Butol fait songer physiquement au charismatique Spencer Pragg.

Mais l'originalité de Lorna réside sans aucun doute dans son traitement scénaristique qui fait à la fois référence aux nanars des années 50 et aux films de science fiction.

Brüno nous offre là un ouvrage complétement décalé et loufoque,qui rend hommage à la fois au cinéma porno, aux films policiers et aux films de science-fiction....le tout dans un seul volume! Quel tour de force!!.

Cet ouvrage, tant par le scénario que par le dessin, souvent osé, qui n'est certes pas à laisser entre toutes les mains, mérite tout de même une attention particulière pour les cinéphiles et bédéphiles dont je suis (je rejoins d'ailleurs l'avis de Jean Pierre Dionnet dans sa préface sur le cinéma Bis)

Bref, un livre à découvrir, si cela n'est déjà pas encore fait.

Nom série  Petite vicieuse  posté le 04/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet ouvrage n'est certes pas le meilleur des albums d'Ardem. Je préfère nettement Les Films de Justine ou encore Chantages.
Pourtant le dessin d'Ardem est toujours aussi bon et d'un réalisme étonnant.

Comme souvent dans ses ouvrages, l'histoire débute par une confession, celle d'une jeune fille qui va s'initier, contre son gré, au sexe. Entre répulsion et attirance, la jeune Céline va se retrouver confrontée à Antoine, qui fera d'elle un véritable objet sexuel.
Les femmes, comme le plus généralement chez Ardem, demeurent soumises et ne recouvrent leur liberté qu'au fil d'une expérience dégradante.
Il faut tout de même souligner l'existence d'un véritable scénario, ce qui est assez rare dans ce type d'ouvrages pour adultes.

A réserver aux amateurs du genre, et aux amateurs de poitrines opulentes.

Nom série  Perico  posté le 04/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec les noms de Berthet & d'Hautière, je ne pouvais passer à côté de cet album qui inaugure une nouvelle collection "Ligne noire", constituée de one shot de polar (sauf pour cet opus), chez Dargaud.
Pari réussi, en tout cas.
Avec son style très ligne claire, Berthet nous offre de splendides planches. En outre, les couleurs de Dominique David donnent à cette histoire un ton plus réaliste. (Sur la série Nico, les couleurs étaient plus flashies)
Quant à Hautière, il nous a concocté un bon polar, sur fond de révolution cubaine et de rêve américain, avec une fausse garce qui mérite vraiment le détour.
Cette rencontre, qui n'a rien d'explosif mais qui est assez maitrisée des deux côtés, entre Joaquim, modeste serveur, et Elena, arriviste avant tout, est très bien servie dans ce premier opus.
Scénario et dessin sont en parfaire symbiose pour cet album.
Classique mais efficace.
A lire évidemment

Nom série  Rosko  posté le 04/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, Zidrou est un auteur prolixe. Après La Mondaine , Zidrou nous propose un récit d'anticipation qui fait la part belle au poids des médias, aux dérives des émissions de télé-réalité et de la société de consommation.
Le tout sur un fond d'histoire de sérial killer.

Si le début de l'intrigue est assez bien amené, la suite reste assez classique avec Rosko, l'ancien flic, à qui on demande de reprendre du service.

Je ne suis guère convaincu par le style de dessin d'Alexeï Kispredilov mais je prendrai sûrement le deuxième tome pour connaître la suite de cette aventure prévue en 3 volumes.

Nom série  Où sont passés les grands jours?  posté le 17/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le très réussi Une nuit à Rome, Jim nous revient avec un nouveau diptyque, poétiquement intitulé "Où sont passés les grands jours?"
Le titre est différent mais le thème reste le même, celui de crise de la quarantaine. J'avoue que, contrairement aux autres albums de Jim, je ne me suis pas précipité sur l'achat de ce premier volume.
Peur d'un scénario répétitif, sans doute ; mais aussi d'un dessin assez proche du manga, je trouve, malgré des couleurs superbes à mon goût. En effet, les personnages principaux masculins -Hugo notamment- sont parfois représentés de manière trop simplistes (ils ne semblent pas avoir dépassés la trentaine alors qu'ils ont normalement 40 ans). C'est le seul point négatif que je peux trouver au dessin. Mais au fil des critiques que je peux trouver ça et là, je me suis laissé tenté par cet album.
Sinon, côté scénario, ce premier volume laisse planer beaucoup de mystères : la signification des cadeaux, mais aussi l'aveu d'Hugo dans les dernières pages, aveu que l'on attend vraiment pas et qui donne envie de lire la suite.
Décidément, Jim possède un certain talent pour ménager le suspens mais surtout le génie de faire ressortir en nous le côté nostalgique des quadras que nous sommes. Entre mensonges, couardises et silences pesants, Jim dépeint une génération pleine de doutes dans laquelle je me reconnais, malheureusement, pleinement.

Il faut noter que, suite à l'engouement pour l'édition "dos toilé" de canalbd pour Une nuit à Rome, suivie par un tome 2, également sous la même forme mais cette fois-çi par Bamboo édition , l'éditeur nous propose deux versions de ce premier opus, une dite "commerciale", et une seconde éditée à 1000 exemplaires, avec un cahier graphique non dénué d'intérêt.
J'ai évidemment préféré cette dernière édition, très belle au demeurant et qui rejoindra les "dos toilé" d'une nuit à Rome".

Nom série  Ma révérence  posté le 26/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je pensais lire une énième histoire de casse, eh bien, non.
Lupano nous livre ici une véritable chronique sociale avec en toile de fond les magouilles de deux paumés.
Les dialogues sont drôles, et le scénario est bien construit, parfaitement huilé. Flash-back et préparation du "casse" se succèdent de manière intelligente. Des situations cocasses (l'épisode de la chèvre, par exemple) et certaines plus dramatiques ponctuent cette histoire de braquage qui ne se passe pas du tout comme prévu.
Décidément,après le truculent L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu, Wilfrid Lupano s'affirme comme un scénariste de talent. (pourtant je n'avais pas apprécie Le Singe de Hartlepool, unanimement salué par la critique)

(ne manquez pas de savourer la dédicace de Lupano, elle mérite le détour)

Nom série  La Mauvaise Elève  posté le 05/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album rassemble l'ensemble des fantasmes et perversions que l'on peut retrouver dans l’œuvre d'Ardem.
C'est l'histoire de l'éducation "forcée" d'une jeune fille , Mathilde, qui passera entre pas mal de mains pour obtenir de meilleures notes au lycée.
Bien sur, on retrouve ici le thème de la femme soumise (comme dans Les Films de Justine), du chantage (comme dans sa série Chantages), des scènes de sexe dans les toilettes (décidément, comme dans la plupart de ses livres !), de la perversion (les scènes avec le prof et le concierge sont particulièrement dures voire repoussantes et dégradantes) et celui de la femme qui finit par se rebeller (ouf ! une certaine morale est sauve !).
Sinon, au niveau dessin, c'est du Ardem pur jus (sic !), avec des belles femmes à fortes poitrines (hum !) et des hommes assez moches qui en profitent !
A réserver à un public plus qu'averti.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1917  posté le 04/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fatigué des séries à multiples auteurs comme " Le Casse ", le Jour J, et autres livres, je me lance tout de même dans la lecture de la série l'homme de l'année avec ce premier volume consacré à 1917.

Et bien, je dois dire que j'ai été agréablement surpris à la fois par le dessin de Mr Fab (que je ne connaissais pas) et par le scénario habile et subtil de Duval & Pécau (vieux routiers de la bd).

La Guerre de 14 est de plus en plus présente dans l'univers de la bd (sans remonter à Tardi, on peut citer "Ambulance 13" ou encore l'excellente série de Kris et Maêl Notre Mère la Guerre, ou encore l'origina lPapeete 1914). Mais ici, le parti pris de suivre la vie d'un soldat issue des colonies est fort bien venue. En mêlant l'histoire de cet homme avec la Grande Histoire (Nivelle, Mangin, la prise du fort de Douaumont), Duval et Pécau nous offrent une intrigue forte, réaliste et belle! Je vous laisse le soin de découvrir la page finale qui est... surprenante.

J'ai été aussi ravi qu'avec les premières pages du livre, les auteurs rendent hommage à un des plus beaux films sur la Grande Guerre, "la Vie et Rien d'autre" (de Bertrand Tavernier)

Je ne vais donc pas tarder à emprunter les autres volumes de la série concept.

Nom série  Gung Ho  posté le 04/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comment ai-je pu passer à côté de cette bande dessinée?
A vrai dire, je ne voulais plus m'aventurer dans les séries sur plusieurs années.
Et là, avec les fêtes, j'ai reçu cette bande dessinée en cadeau. Bref me voilà piégé pour acheter la suite tant l'histoire est prenante!
Je ne suis guère un grand lecteur des ambiances post-apocalyptiques (Seul le roman "Malevil" de Robert Merle, m'a laissé un souvenir impérissable; alors que je n'ai pas accroché du tout à la série Walking Dead) et pourtant je suis resté scotché par ce premier volume.
Un graphisme somptueux, un premier volume qui s'étire sur 80 pages, ce qui laisse le temps aux personnages de s'installer tranquillement, et une fin haletante comme je les aime.
Malgré des couleurs chatoyantes, j'ai ressenti au fil des pages l'ambiance oppressante qui règne au sein de cette communauté retranchée à l'abri de........ à l'abri de quoi effectivement, c'est tout ce que l'on se demande au fur et à mesure que l'on tourne les pages... mais je vous laisse découvrir cette menace omnisciente et pesante (voir le tableau de chasse, page 21, qui sonne comme un couperet)
Une série très prometteuse, qui ne m'a pas seulement conquis mais aussi mes enfants.
Une réussite.
Vivement la suite.

Nom série  Le Chien qui louche  posté le 04/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis des années je suis de très près le travail d'Etienne Davodeau. J'adore particulièrement ses chroniques sociales comme Rural ! ou encore Un homme est mort. Après le très réussi Les Ignorants, je m'attendais à une nouvelle chronique autour du monde de l'art.

Mais, petite déception, j'ai trouvé cette aventure légère, très éloignée du Davodeau habituel et puis quelque peu irréaliste avec cette Répubique du Louvre. Et puis, sans jeu de mot, je n'ai pas accroché au fameux "tableau".

La visite des beaux-frères au musée du Louvre m'a sérieusement fait songer à celle décrite par Emile Zola dans" L'Assommoir" lorsque Gervaise et son nouveau mari, Coupeau, visitent le Louvre en compagnie de sa belle-famille.

Sinon, il y a quelques bonnes idées à travers le travail de Fabien, comme agent de surveillance. J'aurai préféré voir cet aspect plus développé dans ce récit.

Un livre qui se lit avec plaisir mais qui s'oublie vite.

Nom série  In God We Trust  posté le 29/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien sûr, il ne faut pas essayer de comparer ce dernier ouvrage de Winshluss avec le très réussi Pinocchio ( en 2008 ), primé à Angoulême en 2009. D'ailleurs, dans un premier temps, j'avais soigneusement laissé cette bande dessinée sur la pile, après en avoir parcouru quelques pages, la jugeant digne de peu d'intérêt. Il aura fallu attendre que l'on me l'offre pour me plonger dans la lecture de cet album fort controversé (prix, intérêt, déception de beaucoup de lecteurs....).

Ce livre humoristique, composé de saynètes, plus ou moins réussies, est seulement destiné à faire rire, et sur ce point,le pari est gagné. Seule l'histoire avec Superman m'a laissé assez dubitatif. D'autres comme l'idylle de Dieu avec Marie, la mort de Jésus sont vraiment bien trouvées. Quant à la scène finale, elle est particulièrement soignée !
"Les requins marteaux" ont, une de fois de plus, soigné l'édition avec une couverture "classieuse", en total opposition avec le dessin irrévérencieux de Winshluss.
Je ne suis guère un adepte des BD humoristiques,relevant plus de blagues de potaches que d'autres choses, mais là, j'avoue avoir passé un bon moment de lecture avec St Franky, le narrateur, patron des amateurs de houblon et de BD.
Cette lecture underground de la Bible est certes à mettre en parallèle avec l'adaptation très sage voire quasi religieuse qu'en avait fait Crumb, autre dessinateur underground, en 2009, avec La Genèse .

La Bible fait encore l'objet d'inépuisables sources d'inspiration puisque Geluck, lui aussi, avec son célèbre Chat, nous offre sa propre interprétation.

Nom série  Le Banni  posté le 16/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après 3 années d'attente, nous avons enfin le droit de connaître la suite des aventures d'Hector La Muraille, dit le Banni.

En 2010, sur les conseils avisés de mon libraire, je m'étais procuré le tome 1 de cette trilogie. J'avais, en effet, cédé devant la beauté des planches dessinées par Tarumbana.
Entre le style de Rosinski et celui des jeux vidéos, le dessin est véritablement époustouflant. Pourtant, je ne suis guère porté sur ce style d'histoire, relevant de l'univers de l'héroïc-fantasy, comme chacun le sait. Mais là, je m'étais incliné devant le talent.

A présent, je découvre ce second tome qui, derrière une magnifique et très réussie couverture, augure d'une très bonne série. D'ailleurs, dans le pauvre paysage des séries abandonnées, il faut souligner le courage des éditions "Le Lombard" de ne pas avoir lâché ses auteurs en cours de route après 3 années de silence.... Dans ce second tome, nous en savons plus sur le bannissement d'Hector par le roi Alester le Vaillant.
L'histoire de Henscher est certes classique mais revêt un intérêt particulier grâce au dessin de Tarumbana.

Ce second volume est très sanglant, très noir, et avec enfin l'apparition des transcendants, il présage d'un tournant pour le dernier volume, qui parait-il est déjà bien avancé.
Encore une fois, je suis un peu las de l'héroïc-fantasy (seules quelques séries trouvent encore grâce à mes yeux) mais je suis et je reste subjugué par le dessin qui magnifie l'histoire.

Bref, un très bon moment de lecture

Nom série  Le Dahlia noir  posté le 01/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'avais jamais lu le roman éponyme de James Ellroy, ni vu l"adaptation cinématographique que Brian de Palma en a tiré.
C'est donc sans a priori que j'ai découvert cette bd.
J'ai tout de suite été séduit, voire impressionné par le dessin de Miles Hyman. Certes, on peut parfois regretter que certains visages soient parfois figé mais je me suis régalé à chaque page.
J'ai d'ailleurs pris pas mal de temps pour lire cet ouvrage de 166 pages, tant le scénario est complexe.
Mais le découpage de Matz, aidé par David Fincher (excusez du peu) en six chapitres permet au lecteur de reprendre son souffle dans une histoire qui aurait pu être confuse. L'ambiance des années 40 est très bien restituée (costumes, chapeaux, voitures et uniformes...tout y est)et outre une galerie de personnage assez importante,la véritable héroïne de cette intrigue, c'est la ville de Los Angeles , avec ses flics corrompus, sa mafia,mais surtout son industrie cinématographique, objet de toutes les convoitises.
Matz, scénariste du "Tueur" est d'ailleurs un amateur de polar (il en a écrit) et n'en est pas à sa première adaptation. En effet, il avait co-signé il y a deux ans, je crois, le scénario d' "Adios Muchachos", toujours chez "Rivages/Casterman", collection qu'il dirige.
Mais revenons au "Dalhia noir" avec qui j'ai passé d'agréables moments (bédéphilement parlant, évidemment). Je vous conseille, si vous en avez l'opportunité d'acquérir la version "tirage de luxe", cartonnée et enrichie d'un cahier graphique.
Il s'agit d'un ouvrage qui mérite une lecture soutenue, de prendre son temps et que je relirai avec le même plaisir à la prochaine occasion

Nom série  Victor Hugo, Aux frontières de l'exil  posté le 30/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai attendu que les éditions canalbd sortent enfin ce tirage de luxe pour me plonger dans cette aventure.
Il s'agit là certainement de l'un des albums les plus intelligents et remarquables qu'il m'ait été donné de lire en cette rentrée.
Explorant les failles de Victor Hugo (son désespoir après la mort de sa fille, Léopoldine, son goût des séances de spiritisme, son aversion contre l'Empire), Esther Gil nous propose un scénario finement ciselé, très éloigné d'une biographie classique. En effet, c'est une véritable énigme policière que l'on suit tout au long de ces 93 pages, énigme policière ponctuée d’événements et d'autant de personnages qui alimenteront l’œuvre de l'écrivain. On y croise en effet,Gavroche, Vidocq (qui deviendra Javert sous la plume de Victor Hugo) mais nous assistons également à la célèbre scène de fuite dans les égouts de Paris que l'on retrouvera dans Les Misérables mais aussi en toile de fond, nous découvrons l'histoire de John Charles Tapner, dont s'inspirera Victor Hugo pour son pamphlet "le dernier jour d'un condamné à mort". Et l'auteur ose même une explication assez personnelle du port de la barbe par le Poète.
Cet album s'inscrit dans la droite ligne du combat de Victor Hugo contre Napoléon III, avec un empereur plus vrai que nature sous les traits de Laurent Paturaud.
Car la force de cet album réside sans doute dans les magnifiques planches de Laurent Paturaud, aussi à l'aise pour nous décrire la cour de l'Empereur, que les bas fonds de Paris.Mais il excelle dans les personnages, surtout les personnages féminins, qui sont de toutes beautés sous ses pinceaux. Il suffit pour s'en convaincre de vous plonger dans la cahier d'esquisses, qui est presque trop court!
Pour les amateurs, je vous conseille les éditions canalbd qui proposent un dossier historique (en plus des esquisses) reprenant les personnages et événements présents dans cet album.
Bien sûr, vous ne pouvez refermer ce livre sans découvrir ce poème que tout les écoliers ont appris, sous un autre angle:
"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends
...."

Nom série  Universal War Two  posté le 25/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
7 ans après la fin de Universal War One, Denis Bajram nous revient avec un nouveau cycle de 6 volumes. Je sais cela va être long mais, même pour un lecteur comme moi qui a décidé d'arrêter l'achat de série à rallonge, il est difficile de résister à la tentation.
On retrouve l'univers de UW1, avec le fameux Wormhole, les CIC et l'ombre de Kalish, omniprésent dans l'album.
Mais cette fois, c'est autour d'une fille, Théa, descendante de Kalish que semble évoluer ce nouveau cycle.
Et il démarre sur les chapeaux de roues : attentat impressionnant, apparition de triangles mystérieux (voir sur la couverture) et d'autres phénomènes encore qui font de cet opus un véritable "film catastrophe".
C'est bien amené, toujours découpé par chapitre reprenant, en incipit, la fameuse Bible de Canaan.
Que dire du dessin de Bajram qui, avec des mises en pages audacieuses, est toujours aussi bon, dans la droite ligne du précédent cycle. D'ailleurs il a conservé sa technique du dessin réalisé à la palette graphique.
Me voici donc reparti pour un nouveau cycle, et cela avec mon plus grand plaisir.

Nom série  Pawnee  posté le 08/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après avoir relu Frenchman, je me suis plongé dans le dernier ouvrage de Patrick Prugne, "Pawnee". Car s'il est annoncé comme un one shot, cet opus n'est ni plus ni moins que la suite de Frenchman, reprenant la destinée des principaux protagonistes huit ans plus tard.

Mais ce qui retient l'attention à première vue, c'est la beauté des planches de Prugne. J'ai pris beaucoup de temps à découvrir cet album, tant les paysages y sont magnifiques (et je ne vous parle pas des doubles pages, ni du cahier graphique imposant que nous offrent les éditions Daniel Maghen)
Par rapport à Frenchman, le rythme est plus soutenu et le scénario plus dense, nous amenant parfois des surprises.
Peut-être un peu cousu de fil blanc, les dernières pages sont somptueuses, et teintées d'émotion. D'ailleurs, dans un de ses commentaires dans le cahier graphique, Patrick Prugne écrit "je crois bien que je voulais dessiner le silence", eh bien le pari est réussi dans les dernières pages (pages 72 et 73) où tout est dit, presque sans dialogue.

Un album à lire mais surtout à relire, en prenant son temps.

Nom série  Deadline  posté le 08/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le très réussi et remarqué Terra Australis - une de mes meilleures lectures de 2013 -, LF Bollée nous revient avec un western haut en couleurs, illustré par Christian Rossi, à qui l'on doit déjà la série W.E.S.T.

Ce qui frappe en premier, c'est évidemment le dessin et les couleurs de Rossi, qui sont tout simplement magnifiques, même si l'option prise par Rossi est telle que les premières pages, inondées de lumières sont parfois déconcertantes et à contrario, certaines scènes se déroulant de nuit ressemblent à de véritables photographies. C'est étonnant, déstabilisant mais cela donne des planches superbes (en outre la mode étant au cahier graphique, on en prend plein la vue dans le supplément proposé).

Côté scénario, je m'attendais plus à une histoire sur les camps de prisonniers qu'à cette vengeance que l'on suit sur plusieurs années. Même si le thème de l'homosexualité est assez inédit dans le monde du western, LF Bollée nous le dilue dans l'Histoire des Etats-Unis, celle de la guerre de Sécession, du Ku Klux Klan et de la désolation des Etats du Sud.

Un très bel album donc, qui mérite vraiment le détour pour cette rentrée.

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