Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1535 avis et 252 séries (Note moyenne: 3.08)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Gully Traver  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais de Varenne que ses albums érotiques, et j’ai été bien surpris par cet album, totalement inclassable.

Résumer cette histoire est impossible, et je suis persuadé que Varenne n’avait pas vraiment d’idée précise, de scénario, lorsqu’il l’a entamée. En effet, cela s’apparente à un long récit de rêve, une écriture quasi automatique – des dialogues et des saynètes, l’ensemble se déroulant essentiellement sur une plage.

C’est clairement un album à feuilleter avant d’acheter, et à réserver à ceux qui ne recherchent pas une intrigue linéaire. Si je l’ai lu jusqu’au bout, par curiosité, j’avoue l’avoir fait sans trop d’enthousiasme, malgré mon appétence pour la poésie surréaliste et les travaux non conformistes.

Le dessin est bon – c’est souvent le cas avec Varenne – mais trop souvent je l’ai trouvé aussi inabouti, avec des contours un peu flous (et l’encrage du Noir et Blanc n’est pas seul responsable).

A emprunter à l’occasion.

Nom série  Le Linceul du Vieux Monde  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une histoire qui aurait très bien convenu à Tardi (même si ce dernier privilégie la région parisienne et ne connait donc pas trop Lyon), avec quelques accointances avec son Le Cri du Peuple (traitant lui de la Commune).

Christophe Girard a choisis de traiter de manière quasi exhaustive les quelques jours de la révoltes des canuts, ces travailleurs de la soie qui ont fait la richesse de la ville au XIXème siècle. En 1831, ces « ouvriers spécialisés », qui se voyaient comme une aristocratie ouvrière, se sont révoltés contre les maîtres d’ateliers, proto-capitalistes qui leur imposaient des revenus de plus en plus bas.

En arrière-plan, les débuts de la monarchie de Juillet, qui vient de remplacer Charles X. Autant Louis XVIII et Charles X, frères de Louis XVI, en tentant de restaurer la monarchie absolue ont montré qu’ils étaient d’un autre siècle, d’un autre temps, autant Louis-Philippe qui leur succède est lui de son temps : un roi bourgeois. La vieille alliance du sabre et du goupillon a été remplacée par celle du pouvoir politique et du pouvoir économique.

C’est cela que les canuts n’ont pas compris. Et c’est pourquoi leur révolte, pourtant très « moderne » (elle préfigure les révoltes ouvrières du reste du XIXème siècle, voire certaines problématiques actuelles !), s’appuie hélas sur des présupposés dépassés. Comme on pouvait s’y attendre, la bourgeoisie lyonnaise et l’armée ont mis au pas, de manière sanglante cette révolte. Thiers, futur bourreau de la révolte communarde apparaît d’ailleurs furtivement, jeune politicien à ses débuts.

Girard a voulu tout montrer, multipliant les personnages et les recoins de la ville de Lyon. Basé sur un travail de recherche important, son travail est intéressant. Mais je l’ai trouvé un peu dilué, peinant parfois à dynamiser ce triptyque. Et on peine aussi je trouve à s’attacher aux personnages.
Son dessin, en Noir et Blanc, est plutôt bon (parfois proche de Daumier, ce qu'il recherchait sans doute).

Bref, un sujet intéressant, mais un traitement dont j’attendais sans doute davantage. Cela reste tout de même une lecture que je vous recommande.

Nom série  La Nuit des Clandestins  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Eh bien, un gros bof, voilà tout ce que m’inspire cet album qui, sur de bons sentiments et pour semble-t-il défendre des idées a priori estimables, s’empêtre dans une bouillie de bons sentiments et d’événements hautement improbables.

On pourrait qualifier les idées de Christin d’altermondialistes et, s’il est louable de les défendre, le résultat va clairement à l’encontre du but souhaité. C’est très lourd ! Le commentaire en off, est souvent trop long, empesé, redondant et carrément ch… .

Quant à l’intrigue : les déshérités du monde entier prennent le pouvoir, en masse, s’emparant des lieux du pouvoir sans que les autorités ne voient le coup venir ni ne fassent grand-chose pour l’en empêcher (les négociations sont carrément risibles). Je passe sur la possibilité d’organiser ce genre de complot mondial…

Bref, c’est très décevant, et la guimauve et les bons sentiments mal cuisinés me dégoulinaient encore des mains lorsque j’ai rendu l’album à ma médiathèque.
Note réelle 1,5/5.

Nom série  Le Beau Voyage  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bâti essentiellement sur un certain nombre de flash-backs, cet album nous présente une femme qui – suite à la mort de son père, commence une introspection qui va la mener à dénouer le nœud de son existence, du passé de ses parents, et de sa vie : la mort par noyade d’un frère, qu’elle n’a pas connu.

Les questionnements de cette femme se laissent lire – jusqu’au dénouement final et à sa « libération ». C’est une histoire triste, mais pas forcément si prenante que ça. Le dessin est par contre assez moyen je trouve (quelques visages ratés, quelques planches à la colorisation moyennes), en tout cas pas ma tasse de thé.

Un album à emprunter, éventuellement.

Nom série  Aslak  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai été attiré vers cette série après avoir découvert le travail de Hub sur Okko. La comparaison est nettement à l’avantage de cette dernière, et Hub a été plus inspiré par un univers japonisant que par celui des « hommes du nord » (même s’il n’est ici pas seul au scénario). Mais « Aslak » n’est pas non plus complètement inintéressante.

C’est un mélange de médiéval fantastique et de Fantasy. Par-là, cela s’éloigne de Thorgal (même si l’univers est proche, inspiré du monde viking), et penche davantage vers les productions de chez Soleil (Lanfeust et compagnie). Mais alors plutôt le haut du panier de chez Soleil !

Le dessin, classique pour le genre, est vraiment bon. C’est plutôt ailleurs que le bât blesse quelque peu.
En effet, si l’ensemble est rythmé, je trouve que tout va trop vite, et que les auteurs ne creusent pas assez et les péripéties et les personnalités des personnages principaux : la vitesse empêche ici de saisir nettement les détails.

Ainsi, les protagonistes, globalement balourds et peu futés (les deux frères et leurs compagnons respectifs agitent plus leurs armes que leurs neurones, mis à part le troisième frère, plus jeune et plus réfléchi, mais qui est aussi plus transparent et finit par agacer). Brynhild aurait pu donner plus de peps, avec sa personnalité et sa qualité – seule femme au milieu de guerriers, mais c’est mal exploité je trouve.

Nom série  Courtney Crumrin  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série que j’ai découverte sur le tard, et qui possède d’indéniables qualités – même si je la placerai moins haut que la majorité de mes prédécesseurs.

Je trouve que le personnage de Courtney est très intéressant, une petite fille à la forte personnalité, qu’elle a forgé avec des parents égoïstes et desquels elle ne se sent pas vraiment proche. D’ailleurs, ces parents, leurs ambitions, sont ce qui rend parfois drôles et amères certaines parties (surtout dans le premier tome, que j’ai bien aimé) : l’auteur, au travers du regard de Courtney, se moque clairement des préventions et prétentions de la bonne société, de la grande bourgeoisie d’Hillsborough, cet aspect « critique sociale » est plutôt bien vu.

Courtney est donc un personnage attachant et réussi, mais qui hélas vaut bien souvent mieux que les histoires dans lesquelles elle se trouve embarquée, qui sont inégales (j’ai par exemple nettement moins aimé le tome 4).

Avec elle, on en sait peu à peu davantage sur l’oncle Aloysus, sur l’assemblée des sorciers et sur leur implantation dans la région d’Hillsborough. Sur les « choses de la nuit » aussi. Quelques personnages récurrents, d’autres qui s’agglomèrent autour de Courtney (comme Holly Hartley), permettent à l’auteur de ne pas trop ronronner, dans une histoire d’apprentie sorcière assez différente de celle d’Harry Potter.

Le dessin de Ted Naifeh utilise très bien un Noir et Blanc stylisé, lui donnant une impression de jeux d’ombres, de papiers découpés et collés : le rendu convient bien à l’ambiance de la série. Seul bémol pour le côté graphique : ces mains avec des doigts bizarres.

Nom série  Les Cosmonautes du futur  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trondheim et Larcenet sont deux auteurs phares depuis une bonne vingtaine d’années. En tous cas ce qu’ils font m’intéressent toujours a priori. J’étais donc curieux de voir ce qu’ils avaient pu faire ensemble (ils collaboreront à nouveau sur Donjon Parade).

Le premier tome est plutôt bien fichu. Ça démarre – dans une cour de récréation, un peu comme du Titeuf, mais ça s’en écarte (heureusement, car en mieux).
Ces deux gamins, qui jouent les David Vincent, cherchant à alerter sur la présence de robots et/ou d’aliens que les autres n'ont pas encore repérés, sont attachant, en se montant le bourrichon, et s’improvisant sauveur de l’humanité.

J’ai par contre un peu moins accroché aux deux tomes suivants. Trondheim et Larcenet auraient sans doute dû se contenter d’un one shot. C’est en tout cas uniquement ce premier tome dont je vous conseille l’achat, pour une lecture sympathique.

Nom série  L'Enragé  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après une entame qui nous indique tout de suite que l’histoire se finira mal pour le héros, Baru nous livre ici le portrait d’un jeune écorché, qui se cherche, qui est plein d’une haine et d’une soif de vie qui le font s’écarter du droit chemin, que la société, ses parents (son père surtout, dont il cherche jusqu’au bout, désespérément à retrouver amour et compréhension) et les afficionados de la boxe auraient voulu le voir emprunter.

Je ne suis pas forcément fan du dessin, mais force est de constater qu’il est raccord avec l’histoire, sans fioriture.

L’histoire elle-même se laisse lire, et le personnage de Witko, par ses excès, son côté provocant et insupportable, possède de réels côtés attachants.

Le premier album est clairement le plus intéressant, mais je trouve le second un ton en dessous, plus faible, moins rythmé, le mutisme de Witko dans le prétoire donnant le ton du ralentissement de l’intérêt.

Quant à la révolte des banlieues consécutive à la condamnation de Witko, elle n’est ni crédible ni intéressante : cette partie, ainsi que l’épilogue, font retomber le souffle qui portait le début de cette histoire d’un jeune homme à vif emporté par un élan morbide.

Nom série  Iris  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une chose est sûre, c'est que Comès est un grand dessinateur, et cet album le confirme s’il en était besoin. Et, comme toujours, il utilise un très sobre et beau Noir et Blanc, avec des décors naturels souvent superbes.

Comme souvent aussi avec lui, une touche de fantastique, dans un univers isolé, dynamise plus ou moins une intrigue plutôt classique. Le monde de Féérie et ses habitants ajoute une touche de poésie un peu désuète.

Alors, c’est sûr, cet album se laisse lire. Mais j’avoue que j’en attendais peut-être davantage, que l'histoire ronronne parfois trop, et que je ne sais pas si je le relirai.
Mais un emprunt peut largement se justifier.

Nom série  Fais péter les basses, Bruno !  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Baru nous livre ici un polar étrange, qui se nourrit de plusieurs thèmes – de l’immigration clandestine aux querelles du milieu, en passant par le recyclage de vieux papys : c’est ce dernier aspect qui était le plus prometteurs, et duquel j'attendais le plus (comme pour Les Vieux Fourneaux ou Vieux fou !).

Mais, si j’ai lu cet album sans déplaisir, j’ai trouvé que Baru ne laissait pas assez le temps aux protagonistes ou au lecteur de se poser. Les enchaînements sont trop saccadés, sans trop de crédibilité parfois. Il aurait fallu creuser la personnalité de ces « anciens », qui remettent le couvert pour un dernier casse – avec quelques touches d’humour bienvenues.

Une lecture pas désagréable, mais qui ne me laissera pas beaucoup de souvenirs, hélas.

Nom série  Eva  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange histoire que celle-ci, dans laquelle il ne se passe pas grand choses – ceci n’étant pas forcément une critique !
C’est que c’est avant tout une histoire d’ambiance, dans un quasi huis-clos oppressant. Neige, sa voiture en panne, est accueillie dans leur grande maison par un frère et sa sœur (jumeaux). Un début à la « Scoubidou », mais cela s’en éloigne assez vite, le mystère faisant monter la tension et les questionnements – de Neige et du lecteur dans la foulée.

Cela se lit relativement vite malgré la centaine de pages, car les dialogues sont généralement courts et beaucoup de cases sont muettes. Comès arrive à instiller peu à peu de la gêne, un soupçon d’érotisme et du suspens, même si l’on devine bien avant la fin la réalité de la situation d’Yves et d’Eva, les jumeaux. La chute ultime est, elle, plutôt bien réussie.

Le dessin de Comès utilise comme d’habitude un beau Noir et Blanc, bien tranché, comme le sont les figures des personnages, taillées au cordeau, anguleuses (je ne suis pas trop fan de cela). Idem pour le jeu des ombres à l’intérieur de la maison, certaines cases relevant presque d’un exercice de style – le plus souvent réussi.

Au final, on a là un album intéressant, même si je ne sais pas si j’aurais envie d’y revenir.

Nom série  Okko  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série qui se positionne comme l’un des musts du genre, sans pour autant user d’artifices improbables.

En effet, l’histoire en elle-même n’est pas basée sur quelque chose d’incroyable, et ne s’appuie pas non plus sur des rebondissements successifs. Il n’y a pas non plus recours à un fantastique qui bien souvent vient pallier le manque d’imagination des scénaristes pour tenter de dynamiser une intrigue poussive. En tout cas, le fantastique utilisé l'est plutôt à dose homéopathique.

Alors, quelles sont les raisons du succès de cette série ?
Ils sont multiples, à commencer par le dessin d’Hub, à la fois simple et efficace, qui rend très fluide la lecture. Avec une colorisation très tranchée, vive, elle aussi réussie.

L’histoire en elle-même est plutôt bien bâtie et bien menée. La série est construite sur une succession de cinq diptyques, chacun tournant autour d’un des quatre éléments (eau, terre, feu, vent), le dernier concluant autour du « vide ». Chaque diptyque présente une aventure complète, et peut presque se lire indépendamment des autres. Même si, en fait, chacune de ces histoires nous fait avancer dans une intrigue globale, mais surtout dans la connaissance des personnages principaux.

D’Okko et de ses compagnons, nous ne connaissons presque rien au début, et ce n’est qu’au fur et à mesure que l’intrigue se développe qu’Hub nous glisse quelques informations, sur leur passé, leur personnalité. Et chacun de ces personnages possède à la fois des traits particuliers (physiques et psychologiques), mais aussi sa part de mystère, qui n’est qu’en partie révélée (aucun d’entre eux n’est en tout cas monolithique).

Ca castagne, ça massacre et conspire, les héros sortant victorieux de complots divers, dans un Japon médiéval à la fois imaginaire et magnifié par le dessin d’Hub, mais aussi par les innombrables formules – parfois répétitives et propres à certains personnages – qui rendent plus « authentiques » et ludiques ces aventures asiatiques. A cela s’ajoutent quelques petites touches de fantastique (les prières adressées aux forces de la nature par le moine Noshin, les « extensions » mécaniques des armures de certains guerriers, les « esprits » et autres créatures plus ou moins inspirées de l’imaginaire populaire japonais), et d’humour (Noshin et Tikku jouant là à plein le rôle d’agitateurs).

C’est le dernier cycle de deux albums qui m’a un peu déçu. Il est à la fois important – puisqu’il clôt la série et livre les clés de l’histoire d’Okko et de certains de ses compagnons (ce sont essentiellement des flash-backs), mais il ne se passe pas grand-chose, c’est plus lent, et, si j’étais méchant, c’est proche du titre du cycle, consacré au vide.

Mais ne boudons pas notre plaisir, cette série mérite vraiment le détour, car elle procure une lecture agréable, même si sans esbroufe.

Nom série  Le Retour à la terre  posté le 28/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les deux copains que sont Ferri et Larcenet se retrouvent sur cette série (et on ressent bien leur complicité), le premier au scénario (mais cela a dû se faire en collaboration je pense), le second au dessin.

Structurés en petites saynètes d’une demi page (quatre à six cases à chaque fois, même si parfois ce n’est qu’une seule planche), ces cinq albums « racontent » en fait une histoire, ponctuée de quelques dérives (échanges plus ou moins philosophiques entre Manu et l’ancien maire devenu ermite, digressions diverses) pour la dynamiser ou éviter les redites.

Grosso modo, c’est l’histoire d’un couple de néoruraux essayant de s’adapter à leur nouvel environnement (décor bucolique et isolé, voisins « rustiques »). Je ne sais pas jusqu’où Larcenet y va de son autobiographie, mais c’est bien lui – ou un double de papier – qui se met en scène, pas convaincu d’avoir fait le bon choix, et visiblement suivant sa copine (pour vivre à la campagne, pour avoir un enfant) : un trentenaire qui se découvre des responsabilités et peine parfois à les assumer.

Le dessin de Larcenet est reconnaissable. Il est simple, fluide, et très adapté à ce genre d’histoire. Les textes et les situations sont inégaux – les passages avec les Atlantes m’ont un peu gonflé au bout d’un moment, mais les cinq albums sont de niveau équivalent.
Sans être un sommet d’humour, un certain nombre de gags m’ont fait rire, et de toute façon les cinq albums se laissent lire très agréablement. Et même relire avec le même plaisir ! Ce qui les rend recommandables.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Lothario Grimm  posté le 28/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si je faisais simple, je dirais que je me retrouve en grande partie dans l’avis d’Agecanonix – y compris pour le classement dans un autre genre qu’aventure. Je serais plus sévère pour l’appréciation globale en lui attribuant une étoile de moins.

Les premières pages sont plutôt sympas, avec la découverte du personnage de Lothario, bonimenteur roublard, truand gonflé et plein de ressources lorsqu’il s’agit de draguer les jeunes filles. Hélas, j’ai été nettement moins captivé par la suite de ses aventures.

Si les quatre royaumes successivement visités ont une identité bien marquée, l’intrigue en elle-même est peu captivante, les personnalités des protagonistes peu développées (chacune des princesses que doit séduire Lothario étant à la fois énervée et énervante, pas franchement introvertie, nunuche dévêtue). L’humour qui enrobe le tout n’est pas très fin non plus. Quant à Lothario, on ne s’attache pas trop à ce héros malgré lui, qui empile les succès (féminins, mais pas que) sous le regard de son mentor, dans une quête sans surprise (le scénario de la série tient en une ligne !).

Pour le dessin, il est correct, mais pas ma tasse de thé, avec une colorisation et/ou un travail informatique (pour les contours en tout cas) qui ne me convient pas. Ce n’est pas vraiment fouillé.

J’avais emprunté les quatre albums et suis allé au bout, mais j’avoue que si je n’en avais eu qu’un ou deux sous la main, je me serai arrêté là. Les Humanos ont montré plus d’ambition ailleurs !

Nom série  Capitaine perdu  posté le 28/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre avec ce diptyque le travail de Terpant, qui est plutôt agréable et efficace au niveau du dessin. Quelques planches du début m'ont même fait penser aux tableaux de Catlin (surtout lorsque celui-ci représentait les chefs Indiens rencontrés). Je regrette juste que parfois les visages soient un peu figés. En tout cas, ce travail graphique est intéressant, et se distingue de celui de prédécesseurs sur le même sujet et la même période (Prugne, ou Pratt pour ne prendre que les plus importants).

L’histoire en elle-même traite d’un moment charnière dans l’histoire de cette région (mais aussi, indirectement, pour l’influence de la France hors de ses frontières), à savoir les conséquences de la défaite française lors de la guerre de sept ans : elle doit céder aux Anglais l’essentiel des terres qu’elle possède encore en Amérique du nord, cette « Louisiane » qui occupait la moitié des Etats-Unis actuels.

Terpant a choisi de s’attarder sur ces Français qui partent – et les réactions que cela induit chez leurs anciens alliés indiens, plus que sur les relations belliqueuses avec les Anglais – même si quelques batailles sont traitées.
Il insiste aussi sur les différences d’approche entre les Anglais et les Français concernant leur relation aux peuples autochtones. Si elles ne sont pas niables, les généralités qu’il en tire dans les textes de fin d’album mériteraient d’être nuancées : cela ne sera pas vraiment le cas en Afrique ou en Asie au XIXe siècle.

Toujours est-il que Terpant nous dépeint très bien un monde qui change, brutalement, les relations humaines – dans tous les sens du terme – qui se nouent entre personnes d’origines bien différentes. Et le personnage de Saint-Ange est bien campé, tout en nuances et « humaniste » après l’heure, c’est-à-dire inadapté à la diplomatie devant laquelle il doit s’incliner.

Le gros des massacres – ils ont alors déjà commencé – aura lieu dans les années qui suivent…

Nom série  A l'ouest de l'infini  posté le 28/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album paru durant l’époque totale déconne de Larcenet, ici accompagné au dessin par Julien CDM.

C’est un regroupement d’une dizaine d’histoires ayant vaguement pour thème l’espace ou un univers de Science-Fiction (même si parfois, c’est du western ou du contemporain à peine délocalisé d’un millénaire ou d’une planète). Pour faire plus « SF », les noms de personnages ou de planètes se voient remplis de X, de Z ou autres lot de consonnes presque imprononçables.

C’est de l’humour très con, inégal, mais globalement amusant. La seule histoire que j’ai trouvée réellement décevante est la dernière, dans laquelle un personnage au nom de « Irref » incarne Ferri, copain et complice habituel de Larcenet.

Pas inoubliable, certes, mais ça se laisse lire agréablement.

Nom série  Professeur Bell  posté le 28/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’avoue avoir toujours du mal avec les histoires de Sfar, dans lesquelles je peine généralement à entrer (à part les Donjon, mais là, Trondheim rééquilibre souvent les choses), et cette série ne fait hélas pas exception.

J’ai eu d’autant plus de mal à y entrer que le texte relativement abondant (surtout au début) utilise des caractères très petits, ce qui ne facilite pas la lecture.

Pour ce qui est de l’histoire, je reconnais à Sfar de l’originalité, et la volonté de ne pas se contenter de la banalité. Mais j’ai rapidement décroché, au point de ne finir l’album qu'assez difficilement. « Le Mexicain à deux têtes » sera probablement le seul que je lirai.

Nom série  Vive les vacances  posté le 27/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, c’est sûr, Reiser ne fait pas trop dans la dentelle, et cet album relativement épais (une centaine de pages) propose des histoires assez inégales, allant du simple gag à l’historiette de deux/trois pages.

Mais c’est que le lecteur de Reiser sait à quoi s’en tenir, et qu’il n’attend pas de lui un humour et un dessin léchés, doux. On est avec « Vive les vacances » en terrain connu pour cet auteur.
C’est-à-dire que l’on a un dessin minimaliste, entre Sempé (mais avec un trait plus gras) et Vuillemin (sans les couleurs « crados » – qu’on ne retrouve que sur le dessin de couverture). L’humour est lui aussi souvent gras, rentre dedans : c’est qu’un bon nombre de ces gags sont issus de Charlie Hebdo, qui ne faisait déjà pas dans le consensus mou.

Si les histoires sont inégales, et clairement pas toutes drôles, je trouve que cet album de Reiser – qui n’est certes pas non plus du niveau de Mon Papa – a plutôt bien vieilli. Non seulement pas mal de gags fonctionnent, m’ont fait sourire, voire rigoler, mais en plus, comme souvent chez cet auteur, une critique sociale pointe le bout de son nez et renforce le trait d’esprit ou d’humour.

Ici, la majorité des histoires tournent autour des vacances et/ou de la conduite (même si d’autres thèmes sont développés), et Reiser s’en prend aux beaufs, au conformisme, à « l’industrie touristique », etc, souvent avec justesse, à défaut de le faire avec finesse.

C’est parfois trash, parfois un simple défouloir de potache, avec quelques touches graveleuses. Mais ça reste un album intéressant.

Nom série  Le Dernier assaut  posté le 27/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tardi a déjà beaucoup publié sur le sujet de la grande guerre (C'était la guerre des tranchées ; Putain de guerre ! ou Varlot soldat), et son antimilitarisme forcené y était déjà bien mis en avant.

Rien de nouveau dans ce dernier album – si ce n’est le CD qui l’accompagne, reprenant des chansons de sa femme ou d’auteurs inconnus sur la cette Première guerre mondiale.

Cet album se laisse lire, c’est certain, et Tardi défend plutôt bien ses idées. Mais j’ai nettement préféré sur ce sujet les deux premières séries citées plus haut, et que je vous recommande plutôt que cet album, si vous envisagez un achat.

En effet, ici, Tardi n’a pas bâti de réelle histoire, puisque de nombreuses digressions « historiques » – allant parfois jusqu’à plusieurs dizaines d’années en amont ou en aval de la guerre, parsèment cette dénonciation de l’horreur de la Grande guerre (par exemple sur le sort des populations colonisées).

C’est intéressant, mais un peu mal fichu par rapport à ce que Tardi a déjà fait sur le même thème, même si je suis parfaitement d’accord avec ses idées.

Nom série  Un long silence  posté le 27/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais. Voilà une histoire sur laquelle je n’ai au final pas grand-chose à dire, et qui mérite son « pas mal », sans plus.

Elle se laisse lire, avec cette intrigue d’enquête/vengeance, plusieurs années après une explosion à New-York, avec un gamin devenu adulte et qui depuis l’enfance simule la surdité (et justifie le titre).

Mais voilà, l’intrigue peine à accrocher, car elle n’est ni très originale, ni très dynamique. De plus les personnalités des protagonistes sont peu développées. Il en est de même concernant les décors du New-York de la fin du XIXe et du début du XXe siècles, qui ne sont que très peu utilisés : une bonne partie de l’histoire se déroule à l’intérieur d’un cabaret/bordel.

Une histoire quelque peu ronronnant donc, mais un dessin de Stalner que j’ai davantage apprécié que dans le peu que j’avais déjà lu de lui. Ici les personnages semblent moins engoncés, moins statiques.

Un diptyque à emprunter, éventuellement, mais qui ne mérite pas un investissement. Sans surprise ni attrait particulier, c’est une série que je ne m’imagine pas relire.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 77 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque