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Nom série  Gipsy  posté le 23/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier cycle de trois tomes, mais je pense que je vais m’en contenter.

Le scénario est assez simple (voire simpliste parfois), et Smolderen mise essentiellement sur le rythme, l’action pour tenir le lecteur en haleine. En effet, ça va à cent à l’heure, ça bastonne et ça massacre à tout va, et l’on ne s’embarrasse pas de psychologie – les personnalités des personnages ne sont pas creusées (pas le temps ?). Les rapports et retrouvailles entre Tsagoï, le héros, et sa sœur, auraient pu être davantage développés par exemple.

La série s’adresse donc aux fans de films bourrins venus des USA, puisque, outre l’action, les combats et autres explosions, camions qui se heurtent, qui explosent, on retrouve des bonhommes bodybuildés, et des femmes à la fois sexy et peu farouches – Marini abusant franchement de scènes de culs un peu racoleuses parfois.
Un peu d’humour dans les dialogues (essentiellement les vantardises et autres jurons de Tsagoï) contrebalance les montées d’adrénaline et de testostérone.

Le dessin de Marini donc. Un peu décevant au début, il s’améliore en peu ensuite – mais il fera nettement mieux je trouve dans des séries ultérieures. Tsagoï a au début une tête proche de héros de manga (il ressemble aussi un peu à Nash), mais cela va là aussi ensuite un peu s’améliorer.

Bref, pour amateurs d’action qui ne s’embarrassent pas de psychologie.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Cliff & Co  posté le 23/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est un polar construit à l’américaine. D’ailleurs lorgnant davantage du côté des séries que des films. En effet, l’idée de personnages dotés de capacités mentales exceptionnelles et qui aident la police à résoudre des affaires compliquées, cela devient un peu commun à la télé depuis quelques temps j’ai l’impression.

La série est découpée en deux diptyques – mais dont l’intrigue se suit, le second donnant les réponses aux questions soulevées à propos du personnage principal dans le premier tome.

Cliff Turner, est un meurtrier, mais qui a évité la peine de mort, car un psychiatre a découvert qu’il souffrait d’un dédoublement de la personnalité. Enfin, quand je dis dédoublement, ce sont en fait une dizaine de personnalités (masculines ou féminines, toutes avec des personnalités très différentes, parfois dangereuses) qui se nichent dans le corps et la tête de Cliff.

Et Cliff et ses « doubles » (Cliff & Co donc) sont utilisés par un service spécial du FBI pour trouver victimes et coupables de crimes hors du commun, sur la piste de serial killers, car Cliff & Co (criminologue, hacker, medium…mais aussi psychopathe) ont des ressources exceptionnelles.

Bon, les albums se laissent lire, mais je n’ai pas accroché plus que ça. Le premier cycle est le mieux réussi, le second m’a plus gonflé. En effet, Thomas Mosdi a pris le parti de faire changer d’aspect physique Cliff à chaque fois que sa personnalité change : c’est un peu surprenant, même si, une fois admis ce postulat, on peut passer outre. Mais dans le second cycle, c’est trop accentué, cela tourne plus autour de Cliff et ses doubles, au détriment des enquêtes extérieures, et là, j’ai trouvé que cela ne passait pas.

A emprunter à l’occasion – et, si vous ne devez en prendre qu’un, choisissez plutôt le premier cycle.

Nom série  Le Poisson-clown  posté le 23/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après Nuit Noire, c’est la deuxième série policière de Chauvel que je lis en peu de temps, et c’est encore une belle réussite ! Dans un univers très différent, puisqu’après la dérive de deux loubards de banlieue française de Nuit Noire, lui succède ici un scénario se déroulant dans les Etats-Unis des années 1950, avec un scénario très retors et hollywoodien, en tout cas bien huilé !

Là encore Chauvel alterne histoire linéaire et flash-back, pour nous montrer les suites d’un hold-up, avec moult rebondissements. Même si certains aspects ne sont pas forcément toujours très originaux, c’est une histoire bien fichue, qui captive le lecteur sans problème – ni temps mort. Avec beaucoup de méchants – plus ou moins, peu de gentils (le personnage principal l’est un peu trop d’ailleurs). Je trouve juste la fin un peu trop gentille justement, mais bon, j’ai vraiment globalement apprécié ma lecture.

Le dessin de Fred Simon est très bon. Un style semi réaliste qui rend la lecture fluide, personnages et décors (ah, les bagnoles américaines des fifties !) étant tous réussis.

Un scénario finalement classique pour le genre, des types de personnages sans doute déjà vus (c’est peut-être là qu’il aurait fallu plus de nouveauté…), mais le tout est vraiment bien ficelé, et les amateurs du genre apprécieront sûrement ces quatre albums.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Cru bourgeois  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Martin Veyron cherche souvent à faire passer dans ses séries un peu de l’air du temps, à s’immiscer dans les « débats de société ».
Ici, l’organisation d’un mariage entre une jeune femme issue d’une famille de la très grande bourgeoisie et un jeune homme qui ne l’est pas, est prétexte à une charge contre les préventions de caste de cette « bourgeoisie ».

Cette grande bourgeoisie – et ses défauts – sont incarnés par le père de la mariée – sorte de sosie de Giscard –, véritable tyran chez lui (avec sa femme et ses nombreuses filles), odieux personnage ne songeant qu’à faire fructifier ses actions en bourse, et d’un mépris abjecte pour ceux qui ne sont pas de sa classe.

L’arrivée du père du marié va dérégler l’organisation quasi militaire de ce mariage – c’est un homme qui paraît aux antipodes du bourgeois évoqué plus haut (même s’il va s’avérer un peu plus coincé que prévisible par la suite). L’arrivée de ce trublion, la mort brutal du « méchant » (et le sort réservé à son cadavre), ainsi que divers quiproquos de boulevard (on n’est pas loin de la pièce « Oscar » parfois) vont faire partir en vrille ce mariage.

Il y a quelques moments savoureux dans cet album, mais aussi des défauts. D’abord le dessin de Veyron est brouillon (et globalement pas franchement réussi), avec quelques erreurs (lorsque les personnages sont penchés, montent un escalier par exemple).
Ensuite, à vouloir en faire trop avec ce bourgeois coincé et abjecte, il rend moins crédible sa critique des préventions de classe (ou alors il aurait fallu en faire un gros salaud, plus machiavélique).

Bref, une sorte de caricature qui peine à trouver le bon angle d’attaque. Mais cela se laisse lire quand même agréablement.

Nom série  L'Impératrice rouge  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dufaux publie beaucoup – beaucoup trop serais-je tenté d’écrire, eu égard à l’inégalité de sa production. Avec cette « Impératrice rouge », on est plutôt dans le haut du panier des séries de cet auteur.

Il utilise plutôt intelligemment la trame historique de la Russie, qu’il transpose dans un futur indéfini (y sont mélangés es éléments du passé, du présent, et d’autres clairement futuristes – d’où le classement en Science-Fiction : le personnage de Rostan est caractéristique de cet aspect).

La Grande Catherine de Russie, bien sûr, le XVIIIe siècle russe, avec les cosaques zaporogues (qu’Apollinaire avait mis en vers), les intrigues de cour, tout y est. Dufaux y ajoute des personnages clés de l’histoire postérieure de la Russie (Staline, Lenine, Trotsky, etc), des éléments de la culture russe (Jivago est évoqué, des auteurs russes apparaissent dans des expressions ou jurons, comme Lermontov, etc), et bien des choses font référence à la fin de l’URSS (comme le cimetière de navires et sous-marins militaires des « Grandes catacombes » entre autres).

Toutes ces références n’alourdissent pas l’intrigue, et ne sont utilisées que comme des clins d’œil, amusants. En tout cas l’histoire, sans être des plus originales, se laisse lire agréablement.

Le dessin d’Adamov est lui aussi réussi, avec les têtes de certains personnages qui ressemble parfois à ce que faisait Bilal dans la trilogie « Nikopol ».
A noter une grossière erreur sur la couverture du troisième tome : Adamov s’est trompé de côté pour la jambe de bois de Rostan…

Une série sympathique, que j’ai lue avec plaisir.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Deux Bandits  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album relativement lu (peu de dialogues finalement), et dont l’intrigue n’est pas révolutionnaire.

Mais la lecture est toutefois plaisante, et pleine de référence. Si l’action se déroule au Brésil, on est complètement dans une ambiance western, avec de nombreux partis pris lorgnant vers le sous genre spaghetti.

C’est le cas des cadrages (alternant plans larges et gros plans), de la violence, accentuée par des gros plans, mais aussi et surtout du rythme, très lent, avec une action diluée. Sergio Leone a clairement inspiré Danilo Beyruth.

L’histoire en elle-même se laisse lire sans plus, mais c’est quand même divertissant. J’aurais peut-être apprécié une meilleure utilisation de décors brésiliens comme Hermann l’avait fait dans Caatinga (même si cela se déroulait dans une période un peu postérieure), et une intrigue un peu plus consistante.

Nom série  Nuit Noire  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Trois albums qui se lisent vite, car il n’y a finalement pas beaucoup de textes, de dialogues (mises à part les plaidoiries lors du procès), mais aussi parce que l’intrigue est vraiment bien fichue, qu’elle captive le lecteur.

La série alterne les flash-back – qui nous expliquent la jeunesse des deux héros, leur rencontre, et comment ils en sont arrivés à la situation folle qui les happe dès le début du premier album – et une intrigue plus linéaire, essentiellement un road movie, sorte de fuite en avant vers nulle part.

David Chauvel montre très bien, par petites touches, comment l’amitié qui lie Joey et Marc va amener ce dernier à poursuivre cette folle équipée, dont il va finalement être le seul à répondre (de manière muette) devant la justice.

L’univers de banlieue, de famille qui se délitent, est lui aussi bien dépeint, expliquant la trajectoire des deux copains, dans un engrenage que certains appellent destin. C’est glauque, mais aussi vivifiant (l’amitié donnant de l’air à une ambiance très noire). C’est en tout cas un triptyque dont je vous recommande chaudement la lecture.

Nom série  Louison Cresson  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis donné après lecture des quatre premiers albums de la série.

Publiée dans les années 1990, la série est ancrée au milieu des années 1950, avec moult allusions à l’influence américaine (arrivée du Rock and Roll, présence de bases américaines, etc), à certains aspects des relations internationales (allusions à la guerre d’Algérie qui commençait, à la Seconde guerre mondiale qui avait fini peu de temps auparavant), aux débuts de l’informatique (dans le deuxième album), etc. L’auteur use de nombreuses allusions à « l’époque » (Tour de France, véhicules, débats succulents dans une cellule urbaine du PCF, etc), mais sans en abuser, et ces petites touches « vintage » sont ma foi plutôt sympathiques.

Le dessin est un peu rétro (avec quelques accointances avec Tardi pensais-je au début du premier album, mais en fait non), au point que j’ai cru un moment avoir découvert une série moisie. Mais non. En tout cas, le dessin est plutôt bien fait, du franco-belge, mais avec une certaine personnalité (je dois dire que je ne connaissais pas l’auteur, Léo Beker).

Pour ce qui est des histoires, elles se laissent lire, et valent bien un emprunt. Aux aspects déjà évoqués s’ajoutent quelques touches originales, loufoques (le savant japonais et la chèvre, les fantômes dans l’abbaye), et le personnage de Louison Cresson est un garçon espiègle, curieux, dont les parents sont contents de se « débarrasser » chez un cousin (qui possède une abbaye et un vignoble à la campagne, lieu de ces aventures), le trouvant trop « agité » : évidemment Louison ne demande qu’à retrouver cette abbaye et ses fantômes.

Les deux premiers albums sont vraiment sympas (le premier fixe les personnages principaux, le second développe quelques scènes assez drôles, lorsque paysans du cru, soldat américains et autres services publics se battent, suite à plusieurs quiproquos, autour d’un pylône électrique). Le troisième même est aussi pas mal. J’ai par contre moins accroché au quatrième tome.

Une série jeunesse dont les premiers tomes peuvent – à condition de tomber dessus ! – être empruntés, voire éventuellement achetés (les deux premiers).

Nom série  Etoile du Chagrin  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série que j’avais découverte en lisant les avis sur le site (peu nombreux hélas), et que j’avais donc achetée il y a quelques années. J’ai relu les trois albums pour l’aviser.

Visuellement, elle se présente de manière assez originale, mais peut avoir des côtés rebutants pour certains lecteurs.
D’abord, les trois albums parus se distinguent par leur format : deux albums très épais, dans un petit format à l’italienne (du coup, dessin et surtout caractères assez petits et lecture pas toujours aisée) avec une couverture elle aussi épaisse et rigide et, au milieu de ces deux tomes, un « intermédiaire » (numéroté 1 ½ ) qui développe un passage de l’histoire et un personnage (mais cet album est broché, très fin, et de format un plus grand que les deux autres). Bref, pas facile à ranger dans sa bibli…

Le dessin – qui n’utilise que le Noir et Blanc – est assez simpliste : pas ou peu de décor, et un trait qui fait très « enfantin ». Idem pour les mouvements des personnages. C’est assez bizarre au début, mais au bout d’un moment je me suis fait à cet aspect « amateur » de l’ensemble, pour me concentrer sur l’histoire elle-même.

L’histoire donc. Après une catastrophe (une comète s’est écrasée sur la planète), les rescapés tentent de survivre, alors qu’une guerre oppose plusieurs « Etats », et plusieurs clans aussi, dans une guerre civile mal définie. L’ensemble est donc assez violent, ça découpe à tour de bras.

Cela se laisse lire, avec l’impression de lire un bon fanzine. Mais depuis huit ans rien n’est paru : la série – incomplète en l’état- a-t-elle été abandonnée par l’éditeur ?

Nom série  Fantaisies Solitaires  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ces « fantaisies » regroupent des histoires plus ou moins longues (parfois une simple page) parues initialement en magazines : essentiellement Pilote et Fluide glacial, que dirigeaient deux personnes ayant largement contribué à « lancer » le travail d’Alexis, à savoir Goscinny et Gotlib. Et avec lesquels il avait collaboré pour plusieurs albums.

Ici les « fantaisies » sont « solitaires », Alexis se chargeant du dessin et des scénarios.
Autant le dire tout de suite, je suis fan du dessin d’Alexis, qui use d’un Noir et Blanc classique – comme est classique (et excellent !) son trait. C’est d’ailleurs le décalage entre le classicisme du trait et le côté humour pince-sans-rire, absurde (très Monty Python) de certaines histoires qui renforce l’humour, souvent vers un noir loufoque – et non dénué de poésie.

Mais le ton n’est pas toujours uniquement à l’humour dans ces histoires. En effet, plusieurs développent une intrigue, ou simplement une ambiance fantastique, étrange (comme « Vengeance » ou « La curiosité est un vilain défaut » par exemple). Mais là aussi, humour et poésie affleurent.

En tout cas, c’est un recueil vraiment chouette, dont je vous recommande la lecture – comme beaucoup d’œuvres d’Alexis d’ailleurs !

Nom série  Blondin et Cirage  posté le 20/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tombé pendant les vacances sur trois albums de la série (« Blondin et Cirage au Mexique » ; « Le nègre blanc » ; et « Les soucoupes volantes » »), j’ai voulu voir à quoi ressemblait cette série d’un grand bonhomme de la BD franco-belge. Mais je n’ai sans doute pas lu cette série au bon âge, ni à la bonne époque. En effet, c’est une série jeunesse, très datée. Avec un duo mêlant un jeune homme blondinet et son copain Cirage (un peu plus « aventureux » que lui) : un pendant du duo Spirou et Fantasio.

Pour le reste, les deux garçons, sont scouts – thème récurrent des bandes dessinées belges d’avant-guerre (voir les débuts d’Hergé), mais un peu éculé depuis. Et c’est un peu toute la série qui paraît souffrir de « retenue ».

Le dessin et les histoires sont datés, un peu engoncés dans un rythme et des thématiques sans doute accrocheuses lors de leur création, mais aujourd’hui pas des plus dynamiques ou modernes. La représentation des personnages « exotiques » est empreinte des clichés de l’époque (lèvres surdéveloppées et d’un rouge pétant pour les Noirs – Cirage en tête – mais aussi parfois pour certains Mexicains !).

Je veux bien par contre reconnaître courage et relative originalité à Jijé, qui a donné l’un des deux rôles titres à un personnage noir – ce qui, pour le coup, était loin d’être évident à l’époque – et c’est la seule note de modernité que j’ai pu repérer (même si c’est clairement Blondin qui fait preuve de davantage de sagesse, de réflexion, Cirage ayant quelques accointances avec le tirailleur sénégalais Banania). Car pour le reste, c’est plus une lecture « sociologique » (pour qui est curieux de connaître les goûts d’une époque révolue), de curiosité, mais hélas ce n’est pas le genre de série que je me vois relire, voire même conseiller à la lecture : les jeunes « d’aujourd’hui » auront du mal à s’y intéresser.

Nom série  La Loterie  posté le 20/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album relativement épais, mais aussi très vite lu, car peu de cases, quasiment pas de dialogues, voire de texte, et une intrigue quasi inexistante, si ce n’est une lente montée en tension, vers la libération finale.

Vite lu, cet album n’en laisse pas moins des traces, car l’histoire qu’il relate est des plus intrigantes. Elle est vraie – aussi incroyable que cela puisse paraitre (je ne spoilerai pas), et a été relatée dans une nouvelle de la grand-mère de l’auteur (qui l’adapte ici en bande dessinée).

Il y a dans la cérémonie – à laquelle peut être assimilée cette « loterie » - quelque chose de brutal et d’immémorial : on touche là aux rituels que l’on croyait disparus depuis longtemps dans nos sociétés policées. Mais il est vrai que dans l’Amérique profonde et puritaine du début du XXème siècle – mais cela a-t-il complètement changé ? – certains aspects sclérosés de la société perdurent sans doute plus qu’ailleurs.

Cela dit, c’est un album que je n’ai pas forcément envie de relire, et qui n’est pas non plus enthousiasmant. Mais qui relate une histoire originale – du moins j’espère !

Nom série  Les Ignorants  posté le 20/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Davodeau est un auteur à deux facettes – d’inégale valeur de mon point de vue : il publie des romans graphiques, et des documentaires généralement engagés. C’est la seconde catégorie que je préfère, et de loin (ses romans graphiques m’ayant le plus souvent déçu).

Ici, le parti pris est assez simple, puisque Davodeau séjourne chez un ami viticulteur, en Anjou : celui-ci lui fera découvrir son travail (auquel il participera), tandis que Davodeau fera découvrir à son ami une liste (relativement éclectique) d’œuvres du neuvième art. Ceci étant accompagné de la rencontre de certains de ces auteurs (et pas des moindres, puisqu’entre autres Gibrat, Marc-Antoine Mathieu, Guibert). J’aurais bien aimé accompagner leurs pérégrinations (accompagnées de dégustations sympas le plus souvent), et en particulier discuter avec Marc-Antoine Mathieu !

La partie BD est intéressante – mais je suis moins néophyte que Richard Leroy, le viticulteur, et j’ai donc moins appris de choses. Même si le regard d’un béotien sur certaines œuvres est assez caustique parfois (et pas dénué de fraicheur), comme son incompréhension de l’engouement entourant le travail de Moebius, ou ses questionnements par rapport à l’intérêt de l’oubapo. Hélas, les amis de Davodeau étant généralement – comme lui – des « noms », l’aspect « métier précaire » du bédéiste est passé sous silence (alors que je pense qu’une grande partie des auteurs sont loin de gagner franchement leur vie avec leur travail – ou alors en acceptant certaines concessions (travaux alimentaires, publicitaires, etc).

C’est d’autant plus dommage que Leroy ne cache pas, lui, les difficultés de son métier. C’est d’ailleurs cette partie qui m’a le plus captivé, puisque si je suis amateur de « bons vins », je n’ai aucune réelle culture dans ce domaine, et n’ai que des connaissances fragmentaires sur le processus qui mène le raisin à mon gosier.
Là aussi toutefois, Davodeau n’éclaire qu’un aspect des choses, puisque Leroy est un viticulteur relativement atypique, car produisant en bio (mais en plus refusant d’afficher le label et pratiquant la culture biodynamique – tout en se questionnant à son propos).

Deux « ignorants » qui découvrent certains aspects du métier de l’autre donc, mais qui sont curieux, et ne sont pas englués dans une pensée monolithique.
Le dessin de Davodeau est simple, efficace (quelques visages difficiles à différencier parfois quand même), et le travail en Noir et Blanc (avec nuances de gris) rend l’ensemble agréable à lire.

Une chouette réussite en tout cas !

Nom série  Slowburn  posté le 19/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorsque je suis tombé sur ce petit album à l’italienne, ce sont évidemment les noms des deux auteurs qui m’ont poussé (violemment !) à m’y plonger. En effet, Gotlib au scénario, et Franquin au dessin, on tient là deux des plus grands génies de la BD d’humour (que ce soit pour les textes ou le dessin d’ailleurs).

Au départ, c’est une série de dessins de Franquin (qui illustrait ici les idées olé olé de son compère), qui ont été publiés dans Fluide Glacial en 1977. Une édition pirate, non autorisée par les auteurs, a circulé quelques années plus tard.

Et donc, voici disponible « officiellement » cette collaboration des deux géants. Deux géants qui accouchent d’une souris serais-je tenté de dire, car je suis sorti quelque peu frustré par cette rapide lecture, beaucoup trop rapide !

Certes, le dessin de Franquin est impeccable (on savait depuis Gaston Lagaffe qu’il arrivait à mettre un chat dans toutes les positions : l’un des deux qui officient ici ressemble d’ailleurs à celui de Gaston), mais la série de ces chats qui forniquent, lue en quelques secondes, méritait-elle une publication à part ? Sans doute pas, c’était juste un petit clin d’œil dans une revue.

Il y a peu de dessins de Franquin en fait, car certains sont repris plusieurs fois, réutilisés avec d’autres onomatopées, Gotlib ayant fait le montage final.
C’est en tout cas amusant de voir Franquin participer à ce truc : après ses Idées Noires, Gotlib publie ses « Idées roses » ?

L’achat est plutôt réservé aux fans des auteurs.

Nom série  Jeannette Pointu  posté le 19/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un reporter avec une houppe de cheveux sur la tête, qui vadrouille et se trouve imbriqué dans diverses aventures, cela ne vous rappelle pas quelqu’un ? Tintin. Eh bien non, ici, c’est une jeune femme (sa houppe est une sorte de grosse tignasse rousse), et elle s’appelle Jeannette Pointu.

C’est un petit bout de femme, mais avec une forte personnalité, beaucoup de curiosité, et qui bourlingue pas mal. Ce sont d’ailleurs ces aventures, dans un décor souvent exotique et qui sont en résonnance avec l’actualité de l’époque, qui sont au cœur de la série. Plus que Jeannette finalement, en retrait par rapport à l’action.

Elle est photographe, grand reporter, et travaille un peu partout, dans des endroits chauds souvent (dans tous les sens du terme), que ce soit en Amérique du sud, en Afrique ou dans les jungles asiatiques. Mais elle peut aussi travailler sur le Tour de France, voire sur le Paris-Dakar (album écrit en 1986, juste avant la mort de Balavoine et Sabine).

Le dessin est plutôt bon dans le style franco-belge, les histoires se laissent lire (j’ai lu les 7 premiers albums de la série), même si je regrette un manque de surprises, de personnages secondaires à même de dynamiser l’ensemble.
« Mission sur Mars », le septième album, détonne par rapport aux autres, et est plutôt dispensable.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Edmund Bell  posté le 19/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui ne paye pas de mine, mais qui n’est pas totalement dénuée d’intérêt. Certes, c’est du policier, avec des enquêtes menées principalement par un jeune homme, fils d’un flic de Scotland Yard – Edmund Bell donc – mais c’est plus de l’aventure pure je trouve.

De l’aventure policière donc, souvent mâtinée de fantastique (du grotesque avec peuple nain de Sibérie et Yéti au poétique avec les Leprechaun), avec une narration parfois old school (plusieurs scénaristes alternent sur cette série). Idem pour le dessin pour les premiers tomes.

Si les scénaristes changent, c’est aussi le cas du dessinateur dans le cinquième et dernier tome (chose que je n’apprécie pas généralement) : et dans cette histoire (« Le train fantôme »), le dessin se met au diapason de l’intrigue – plus dynamique, jouant davantage sur l’humour et beaucoup moins sur le fantastique (c’est sans doute l’album que je préfère). Ce dessin n’est pas sans défauts, mais je le préfère à celui des premiers tomes (même si, avec des bobines parfois proches de la caricature, Duquesnoy donne ici à Bell une tête proche de celle des frères Bogdanov !).

Rien d’extraordinaire donc, mais des albums qui se laissent lire (à emprunter plutôt). En tout cas c’est clairement meilleur que la plupart des autres séries publiées par Lefrancq dans ses collections polar.

Nom série  Balade Balade  posté le 18/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien, voilà un album original, qui mise plus sur l’ambiance que sur l’action, plus sur de petits détails que sur l’esbroufe, mais qui réussit à nous distraire – et parfois à nous amuser !

Deux histoires sont développées en parallèle.
D’abord, les deux personnages principaux. La Terre étant mise en vente, un agent immobilier assez loufoque et bonhomme, la fait visiter à un extra-terrestre (sorte de nain baragouinant notre langue – sans que cela ne pose de difficulté à son guide !). Cette partie mêle agréablement poésie et absurde, au milieu de planches très belles : dialogues absurdes et/ou loufoques, errance exaltant lenteur et poésie, c’est une chouette balade (et la partie la plus intéressante de l’album).

En parallèle, nous suivons la vie quotidienne et les réactions de quelques personnages secondaires, qui écoutent et réagissent aux aventures des deux voyageurs susnommés, diffusées à la radio. Car oui, c’est une émission de radio !

Et, au bout d’un moment, on se prend à penser à Orson Welles, qui, après avoir annoncé au public qu’il jouait une pièce, avait diffusé une adaptation du « Meilleur des mondes » de Welles à la radio, et créé une panique aux Etats-Unis, les gens croyant entendre un vrai reportage. Le fait est qu’ici, au bout d’un moment, et rien n’est fait pour dissiper un éventuel malentendu, on ne sait plus trop si cette visite et vente de la Terre est réelle ou « jouée », si la double narration est artificielle ou pas : où est l’illusion, où la réalité ?

J’ajoute que le dessin de Kokor est très réussi, avec une belle utilisation du Noir et Blanc (et dégradés de gris, un peu traités comme au lavis je trouve).

Toujours est-il que cet album est vraiment chouette, et très recommandable !

Nom série  Sam Griffith  posté le 18/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, un artiste peintre, amené malgré lui à mener des enquêtes, voilà un postulat relativement original.

Les enquêtes donc, sont menées de manière assez classique je trouve (de manière un peu trop nonchalante et « facile », dans le premier tome toutefois) : cela se laisse lire, même si sans trop d'enthousiasme il est vrai.

Pour ce qui est du dessin, je l’ai plutôt bien aimé. Une sorte de ligne claire bien fichue. Je regrette par contre le traitement des ombres sur les visages, peu naturel et parfois trop marqué.

Rien de révolutionnaire, mais pas mal à emprunter pour un moment de détente.

Nom série  Une affaire de caractères  posté le 18/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ayroles est un habitué des jeux sur le médium bande dessinée, à l’Association ou plus précisément au sein de l’Oubapo. Comme d’autres, il joue souvent sur le langage, sur les mots. Ici, tout cela est affiné, puisqu’il joue essentiellement sur les lettres.

Il y a de toute évidence un peu (beaucoup ?) du Philémon de Fred dans cet univers et dans ce personnage principal, livreur de lettres, débarquant dans un village où les 26 signes qui constituent notre alphabet sont mis à toutes les sauces, pour constituer une macédoine très rafraîchissante.

Le village en question regroupe des hommes et femmes de lettres (dans tous les sens de ce terme), et Ayroles s’en donne à cœur joie, multipliant les exercices de styles. Le tout enrobant une enquête policière, menée par un inspecteur très « Maigret » et peu ouvert aux mystères des mots et aux loufoqueries verbales (mais aussi comportementales) des personnages. Tout ceci donnant tout son sens au titre…

Le tout passe très bien, avec pas mal de jubilation pour l’auteur, de la poésie, même si j’ai trouvé un peu trop poussés les dialogues entre les personnages n’utilisant qu’une voyelle : cela faisait trop « forcé » parfois.

J’ai beaucoup aimé, aussi, le côté graphique, un peu désuet, avec des couleurs comme passées, dans des tons verdâtres.

Ambitieux, mais pas du tout élitiste, voilà un album à découvrir absolument !

Nom série  Mr Wens  posté le 17/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme toujours dans ce genre d’adaptation, la difficulté réside dans les raccourcis nécessaires pour faire tenir le tout en une quarantaine de pages, tout en gardant l’exposition des personnages, de l’énigme – et en laissant crédible sa résolution. Pour ce qui est de rester fidèle aux romans d’origine, je ne saurais en juger, ne les ayant pas lus.

J’ai lu deux tomes de cette série : « Six hommes morts » et « L’assassin habite au 21 ». « Six hommes morts » ne m’a pas convaincu du tout, intrigue et dialogues étant trop lourds, le tout manquant clairement de subtilité. L’autre album lu est à peine meilleur – même si l’intrigue est un peu mieux fichue. Mais c’est le traitement de l’intrigue qui pêche clairement.

Le dessin, très ligne claire, est correct (je le trouve meilleur dans le second tome que j’ai lu, avec une colorisation moins terne – même si un peu datée quand même). En tout cas, c’est un peu statique. Je déplore aussi que l’ensemble soit émaillé de fautes de grammaire ou d’orthographe.

Les amateurs de polars du style Agatha Christie peuvent éventuellement emprunter « L’assassin habite au 21 ». Ils peuvent aussi et surtout relire les Agatha Christie, car cette série est vraiment dispensable.

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