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Nom série  L'Autre Monde  posté le 18/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me retrouve en grande partie dans l’avis de McClure, pour ce qui est des qualités et des défauts de ce diptyque, qui ne fait pas partie, pour moi, des « immanquables », comme cela semble être le cas pour la majorité des précédents lecteurs.

Les qualités sont essentiellement graphiques. Rodolphe a su créer un univers quasi féérique et intriguant. Dès les premières pages, les décors – comme étirés en hauteur, la taille vaguement démesurée des murs, fenêtres, etc, tout nous place en position d’attente, vis-à-vis d’une intrigue dont on nous distille quelques pincées au compte-goutte : qui est cet aviateur, où est-il « arrivé » ?

A cela s’ajoute un univers vaguement steampunk, pas franchement situé dans le temps (et d’ailleurs mélangeant parfois plusieurs époques pour ce qui est des habits ou instruments), mais avec des machines et un professeur eux-aussi intrigants. Et un personnage principal répondant au nom de Vern – ce qui accentue cette influence diffuse. Quelques chouettes trouvailles aussi : les régions de ce monde découpées en saisons, un mélange de certains contes, etc.

Bref, c’est relativement original, et la colorisation, très claire, pastelle parfois et un dessin un peu naïf ne font que renforcer l’attrait de ce diptyque.

Mais, hélas, comme l’écrit McClure, l’histoire elle-même, sa narration, ne sont pas au niveau et sont très – trop – « gentilles », lentes, sans que le merveilleux ne les dynamise. L’histoire d’amour de Vern et de son infirmière, les quelques péripéties, tout paraît trop gnan gnan, aucune aspérité ne vient perturber cette narration, au point qu’on a l’impression que les personnages ne sont que des robots.
Comme McClure aussi je trouve idiot et/ou frustrant de nous donner de vagues informations sur Vern, sans ensuite en tenir compte ni les exploiter.

Bref, un visuel entrainant, pour une histoire qui l’est moins. Je ressors déçu de ma lecture, après avoir vu cette série trôner au sommet des immanquables du genre. Sympa, mais sans plus serais-je tenté de dire.

Nom série  Trigs  posté le 18/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans une ambiance Science-Fiction, on a là plutôt une sorte de thriller, avec un complot visant à éliminer une équipe de super-héros (les Trigs donc) ayant réussi à sauver les Terriens d’une récente menace alien. On ne sait qui cherche à liquider ces héros.

Et après, ben pas grand-chose d’original. On suit l’intrigue, sans passion (car elle n’est ni originale ni assez tortueuse). Cela se lit vite (peu de dialogues, et peu de case par page), mais je me suis quand même ennuyé à le faire, voulant tout de même aller au bout des trois albums empruntés.

Hélas, ce qui ajoute au manque d’entrain généré par l’intrigue, c’est le côté graphique, que je n’ai pas du tout aimé. C’est une sorte de dessin fait à l’ordinateur, franchement moche, avec une colorisation bâclée et des décors minimalistes. On a l’impression d’être dans un jeu vidéo des premières générations.

Ajoutons à tout ça une fin en eau de boudin (série abandonnée ?), et vous avez de bonnes raisons de vous abstenir, concernant cette série très décevante.

Nom série  Le Der des ders  posté le 17/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais pas le roman d’origine de Daeninckx, mais je comprends facilement pourquoi Tardi a choisi de l’adapter.

En effet, on retrouve dans cette histoire ses deux sujets de prédilection : à savoir une enquête policière dans Paris et sa proche banlieue, avec pérégrinations et bons mots, mais aussi la Grande guerre (présentée dans sa version noire et désenchantée).

D’ailleurs, les mêmes auteurs reprendront le personnage de Varlot deux ans plus tard dans un court one shot chez L’Association, cette fois-ci uniquement concentré sur la sale guerre., et dans lequel l’antimilitarisme de Tardi sera encore plus affirmé.

Ici, on a une enquête aux faux airs de Nestor Burma, sans réelle surprise. Cela se laisse lire agréablement, mais il manque un peu d’originalité je trouve. Du sympa sans plus, dont l’achat est à réserver aux fans du genre et/ou de Tardi, qui souhaitent rester en terrain connu.

Nom série  Bienvenue à Boboland  posté le 17/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, j’avoue avoir souri à la lecture de quelques dialogues de cette gentille satire du bobo parisien, mais cela ne restera pas inoubliable.

Les auteurs abordent un certain nombre de travers de ces bourgeois faussement « ouverts » (sur le monde, les autres, les plus démunis ou les nouveautés en tous genres) et, si la critique est facile, elle est plutôt saine (même si évidemment, comme le beauf, le bobo est une tendance que l’on ne repère que chez les autres, alors que soi, bien sûr…). Les tics de langages, les postures branchouilles, les hypocrisies du quotidien sont évoquées.

Mais, hélas, cela reste un peu trop convenu. L’humour et les gags d’abord, pas aussi caustiques que je l’espérais. Mais surtout le bobo lui-même. J’attendais plus de méchanceté, de percussion dans le traitement de cette bonne conscience du bourgeois, qui peut se déclarer et/ou se voir rebelle et solidaire, alors qu’il n’est qu’hypocrite et casanier.

Rigolo parfois, mais pas assez « relevé » à mon goût.

Nom série  Ynfinis  posté le 17/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, un gros bof, voilà ce que m’inspire cette histoire.

On a là une série de Science-Fiction qui s’inspire de Dune, de l’univers graphique de Lanfeust (ce qui n’est pas forcément un compliment venant de moi) et de Star Wars. Sans hélas prétendre à en égaler l’intérêt.

En effet, l’intrigue semble bricolée à la va-vite, et n’est ni très originale, ni bien menée (peu de surprises, de rebondissements, ni de coups de théâtre propre à la dynamiser). La lutte pour le contrôle de l’univers n’est pas captivante (et rappelle les plus pauvres des dessins animés japonais ou américains : inspiration que confirme hélas la grotesque figure du méchant dans les dernières pages du second tome), et la personnalité des personnages principaux n’est ni très fouillée ni très claire.

Enfin, je n’ai pas vraiment aimé le dessin, lui aussi souvent bâclé, et pas toujours lisible, alors que la colorisation n’est pas non plus folichonne.

Le deuxième tome, présenté en début comme la « fin du cycle » (ce qui sous-entendait une suite, jamais publiée ?), conclut très brutalement l’intrigue, laissant un arrière-goût de bâclé (décidément ce terme revient souvent dans cette critique…) au lecteur ayant suivi l’histoire jusque-là.

Bref, j’ai emprunté ce diptyque « pour voir », et ne saurait même pas vous encourager à en faire autant. Une série ratée et dispensable – à tous points de vue, je pense.

Nom série  Le Poilu  posté le 16/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien non, cet album n’est pas le énième surfant sur vague commémorative de la Grande guerre ! Même si ça y castagne, massacre et saigne dur.

L’intrigue se déroule dans un endroit et une époque indéterminés (une sorte d’Europe vaguement médiévale ?), dans une ambiance qui rappelle par certains côtés les violences et pillages perpétrés par les Grandes Compagnies aux XIIe et XIIIe siècles.

Traversée par des personnages picaresques, l’histoire est à la fois très violente et très noire, mêlant des effets fantastiques (tête qui vit et parle, ou rêveries de « l’Indien » par exemple) à un univers plus classique de guerre pour le pouvoir au milieu d’une société plutôt classique. J’ai en tout cas bien aimé l’ambiance de cet album – que je ne trouve pas proche de celle des Donjons, contrairement à ce que j’ai lu dans un avis précédent (même si le dessin peut faire penser au jeune Sfar ou à Trondheim, mais on peut y trouver du Gippi aussi).

Si l’histoire est parfois décousue, loufoque (quelques traits d’humour épars), c’est surtout le traitement graphique qui la distingue je trouve. Et qui peut clairement rebuter certains lecteurs. En effet, le trait est très simple, brouillon – même si certaines planches fourmillent de détails (les villes en particulier). C’est aussi très noir, et l’alliance de ce Noir et Blanc gras (avec des dégradés de gris) et de ce dessin presque « enfantin » parfois (tailles et proportions des animaux et personnages sont souvent atypiques) sont à la fois la force et la faiblesse de cet album très original dans son traitement.

Si vous êtes réticent à ce style, passez outre, car cet album en vaut la peine. Relativement épais (180 pages environ), il demande un certain investissement (temps, concentration) pour être savouré à sa juste valeur.
C’est une belle découverte, et je vous encourage à en faire autant !

Nom série  Comme des Lapins  posté le 16/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai été étonné au début, d’apprendre que cet album avait été primé à Angoulême, mais finalement, Ralf König a quand même réussi ici à nous conter une histoire très actuelle, très moderne, avec un langage et un imaginaire assez crus, naturels : cela détonne dans la production main stream, et c’est sans doute cela, en plus des qualités réelles du scénario, que le jury a sans doute voulu saluer.

J’ai en tout cas bien aimé cet album, dans lequel König a glissé ses thèmes habituels : l’homosexualité – et ses rapports plus ou moins tendus avec l’hétérosexualité, et plus généralement le rôle moteur du sexe dans la vie. Mais il a su créer un bon casting pour incarner ces questions : les deux voisins (un hétéro et un homo), tous deux plus ou moins largués par leur ex, sont à la croisée des chemins. Autour d’eux gravitent hommes et femmes à la personnalité typée, qui se croisent dans des moments parfois bien poilants.

En effet, comme toujours, il y a une bonne dose d’humour : le passage de l’émission de télé débile, et celui de la venue de la mère du voisin homo sont vraiment très drôles, dans des registres différents.

Pas forcément pour les plus jeunes (la couverture, à la fois marrante et rentre dedans, est révélatrice d’un « intérieur » assez cru, même si ce n’est pas à réserver aux adultes, il n’y a rien de pornographique ni de trop explicite), c’est une lecture que je vous recommande. Ralf König est un auteur atypique et intéressant. C’est en tout cas pour le moment probablement mon album préféré de cet auteur.

Nom série  Le Chant du Cygne  posté le 15/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dorison est un scénariste prolifique, éclectique, mais très inégal. Il a pourtant réussi avec ce diptyque à créer une série intéressante et qui sort des sentiers passablement battus par les productions surfant sur le centenaire de la Grande guerre.

L’action se situe dans un moment de rupture de cette guerre, en avril 1917, alors que les mutineries se succèdent suite aux massacres inutiles engendrés par les attaques aberrantes lancées par des chefs comme Nivelle. Voilà bien un type qui mériterait d’être jeté dans les poubelles de l’histoire, à l’heure où l’on parle de réhabiliter des mutins fusillés.

Toujours est-il que la boucherie (les assauts eux-mêmes, de tranchées à tranchées) et que les bouchers comme Nivelle sont quasi absents de cette histoire, même s’ils en forment le décor et le ressort principal.

La folle équipée de ces soldats, qui fuient l’horreur des tranchées pour porter une pétition à l’Assemblée, qui pourrait mettre fin à la carrière de Nivelle et aux attaques meurtrières est bien menée. Poursuivi par des « gendarmes », déjouant leur peur et leur destin, ils cherchent à mener à bien cette mission quasi sacrée.

Un diptyque d’aventure, mais aussi dans lequel les relations humaines (avec toutes les ambiguïtés qui peuvent faire se mouvoir et s’émouvoir des hommes) jouent un rôle important.
J’ajoute que j’ai plutôt bien aimé le dessin et la colorisation de Cédric Babouche.

Un diptyque que je vous recommande (note réelle 3,5/5).

Nom série  Et maintenant, allongez-vous !  posté le 15/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album nous présente quelques trentenaires/quadras – surtout une femme, psy cherchant un mec (sans engagement ni complication) et un provincial monté de sa cambrousse à Berlin : les deux, que tout oppose, vont se trouver un terrain d’entente (au lit essentiellement !).

Comme souvent chez König, c’est très cru (langage et scènes osés), et l’homosexualité (les potes de la psy le sont) à la fois affirmée et « normalisée ».

Entré un peu à reculons dans cet album, je l’ai finalement bien apprécié. König, sous couvert de crudité, nous a dépeint là des personnages crédibles, sensibles, et qui cherchent le bonheur pas forcément là où leur logique de vie aurait voulu qu’il se trouve. Un album dans lequel König joue moins les cartes de l’humour et de la provoc’ que dans certains de ses autres albums, mais qui finalement gagne en profondeur.

Je ne suis par contre pas trop fan de son dessin sur cet album – en particulier les bouches des personnages, sur le côté des visages de profil (à la manière du Picasso des années 1930).

Mais c’est une lecture sympa que je vous recommande toutefois.

Nom série  Nimona  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’abord publié en feuilleton sur un blog, cet album d’une auteure américaine que je ne connaissais pas rassemble les aventures d’une jeune fille, Minoma, et de deux « chevaliers », que tout oppose et rapproche, anciens amis désormais ennemis malgré eux.

Même si je n’en fais pas une œuvre culte, loin de là, je m’étonne qu’il ait fallu plus de trois ans pour que cet album soit référencé sur ce site (publié chez Dargaud quand même !?). C’est peut-être dû au fait qu’il soit assez inclassable, du point de vue du genre (Science-Fiction ? Heroïc-Fantasy ? Même si, par défaut, je l’ai placé en Inclassable), mais aussi du public visé.

L’intrigue se déroule dans un royaume imaginaire, avec un roi en retrait et un Institut tout puissant pour « maintenir l’ordre » (la « chef » de cette organisation se voyant toute puissante et n’ayant que peu de scrupules). Si l’on ne sait pas grand-chose de cet « Institut », il sert de fixateur à une critique des dictatures et des techniques de communication utilisées par les Etats modernes.

Dans ce cadre relativement classique, un long combat oppose lord Ballister Blackheart, super méchant (mais pas tant que ça en fait) à sire Ambrosius Goldenloin, ancien ami désormais rival lié à l’Institut. Dès le départ – il n’y a pas de longue introduction des personnages – Blackheart est rejoint par la jeune Nimona.
Celle-ci est une « métamorphe » (elle se transforme en n’importe quel animal à volonté) et devient son assistante : c’est elle la vraie méchante, elle n’hésite pas à détruire, tuer.

Ce qui fait l’originalité de ces aventures, c’est qu’elles mélangent allègrement les époques. En effet, si Blackheart et Goldenloin sont des chevaliers – et de nombreux termes ou personnages renforcent cette référence au moyen-âge, une partie de l’univers est contemporain, voire clairement futuriste (des armes, des outils, les médias, etc.) : passé, présent et futur sont réunis, sans que cela ne gêne la lecture.

Le dessin est assez minimaliste, très coloré, on sent bien ici le « style blog », qui ne s’embarrasse pas de fioritures.

Pour le reste, si ces aventures se laissent lire rapidement (260 pages, mais plusieurs planches – surtout lors de combats – sont muettes), je reste un peu sur ma faim.
Et ne sait pas non plus quel était le public visé par ce Nimona (probablement les jeunes ados ?).

Nom série  Le Vagabond de Tokyo  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les mangas ne m’attirent a priori pas vraiment, mais je me suis quand même laissé tenter, pour aller à la découverte de cette série, eu égard aux côtés trash et anticonformistes soulignés par plusieurs personnes avant moi.

Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment été conquis. Si le dessin est correct, je trouve toujours « bizarres » et hideux les visages des personnages dès lors qu’une émotion forte (colère ou autre) s’y dessine : ce côté du manga me rebute à chaque fois.

Je n’ai lu que le premier tome (déjà un petit pavé il est vrai), mais, si le ton employé pour décrire la vie de ce loser sort du politiquement correct, et si de nombreuses situations (érotique plus ou moins soft, gerbe, etc) peuvent l’assimiler à du trash, je n’y ai pas trouvé de quoi m’accrocher et aller au-delà de ce tome inaugural.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Faute au Midi  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un siècle après les événements, et alors qu’il est de plus en plus question de « réhabiliter » un grand nombre des fusillés pour l’exemple (mutinerie, « lâcheté devant l’ennemi », etc.), cet album rappelle un fait passé dans l’oubli. Dès les premiers jours de la guerre, la stratégie française est prise en défaut par les Allemands, et les défaites très coûteuses en vies humaines se succèdent : des « méridionaux » sont pris comme boucs émissaires et, contre toute justice et contre la vérité même, plusieurs sont condamnés à mort et exécutés.

L’album montre bien l’enchaînement des faits, qui mène de la stupeur des défaites, du refus des chefs d’admettre leurs erreurs, à la condamnation de pauvres bougres. Aujourd’hui lavés de toute accusation, ces morts – comme la plupart des autres fusillés (surtout après 1916-1917) attendent surtout que soient jugés (par l’histoire au moins !) les officiers supérieurs qui, par fierté mal placée, par bêtise ou tout simplement par nullité stratégique, ont envoyé à la mort des centaines de milliers de soldats, paysans et provinciaux pour la plupart. On peut attendre cette remise en question de Joffre ou Foch (et plus tard Nivelle) !

Si le sujet est intéressant, son traitement l’est moins je trouve. En effet, le scénario est trop basique, plat, au point parfois de desservir le propos. C’est trop « gentil ». Quant au dessin, pas foncièrement mauvais, je n’ai pas accroché.

Si je mets trois étoiles, c’est avant tout pour la valeur de témoignage de l’album – confortée par le petit dossier final, qui rappelle les faits (mais qui du coup est parfois redondant avec l’album lui-même).

Nom série  Litteul Kévin  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le petit Kevin dont il est question ici n’est le plus souvent qu’un faire-valoir de ses parents, qui sont les réels personnages centraux de cette série. Surtout le père je trouve, faux dur en simili cuir, et macho d’opérette.

L’histoire de ce couple de bikers et de son mioche amène quelques passages marrants, Coyotte parsemant dialogues et situations d’une petite dose de langage vulgaire, d’évocations sexy – sans que certaines limites ne soient dépassées.
Un peu comme le père, gros balèze qui se révèle souvent un gros nounours, une fois le décor planté, on est le plus souvent dans des histoires cocasses, mais finalement assez classiques, avec querelles de famille – le plus souvent de couple (ah, la belle-mère…).

Le dessin de Coyotte, dans un noir et blanc à la Maester, est plutôt bon – même si je n’aime pas le corps de madame (haut du corps disproportionné avec petite tête je trouve ?).

J’ai lu les albums 1, 2, 3, 4, 6 et 7, ai relativement apprécié les trois premiers cités, un peu moins les autres. Globalement d’ailleurs, je trouve que c’est très inégal, et que le filon semble s’épuiser au fil des tomes. Un emprunt (en priorité parmi les premiers tomes) me semble suffisant pour découvrir cette série.

Nom série  Ô dingos, ô châteaux !  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un polar de Manchette adapté par Tardi. Décidément, après avoir puisé chez Léo Malet, il semble avoir trouvé une autre source d’inspiration. C’est que le style des romans de Manchette est assez particulier : pas mal de voix off, c’est assez froid (loin de la gouaille de Nestor Burma).

Avec cet album, j’ai eu un peu de mal au début, cela démarrait lentement, je ne voyais pas où cela allait nous mener.

Puis cela s’accélère et, si les châteaux sont plus fantasmés (châteaux en Espagne ?), même si le décor du final en fait office, les dingos sont clairement de sortie ! Cela se transforme en une sorte de road movie sanglant, avec des scènes (en particulier la fusillade dans le supermarché) faisant penser à du Tarantino, ou au Peckinpah de « La horde sauvage ».

Finalement, si l’intrigue apporte son lot de rebondissements (et si l’on connait le fin mot de ce kidnapping en fin d’album), comme souvent avec Manchette, on n’en sait pas beaucoup plus sur certains protagonistes (Thomson le tueur à l’estomac déréglé, Julie, qui traverse l’album et le quitte sans qu’on en sache beaucoup sur elle, etc.).
Le personnage du gamin est lui aussi spécial, et la dernière case amplifie son côté « à côté du monde ».

Une histoire qui se laisse lire agréablement, pour les amateurs du genre.

Nom série  Stern  posté le 14/11/2015 (dernière MAJ le 13/04/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le western semble retrouver un énième souffle cette année, et Dargaud arrive même à publier – ici avec moins d’annonces tonitruantes ! – deux nouvelles séries ayant pour personnage principal un croque-mort.

Autant Undertaker jouait sur le côté classique, le « nouveau Blueberry » annoncé à renfort de steakers, autant « Stern » joue sur un autre registre, plus décalé. On est moins dans l’esbroufe, la violence, et beaucoup plus dans un registre parfois quasi intimiste.

Est-ce vraiment un western d’ailleurs ? Oui, mais la touche western est surtout employée comme un arrière-plan, un décor « signifiant », pour un album où le côté polar domine, avec une enquête à tiroirs menées au rythme nonchalant de ce croque-mort atypique.

La personnalité de Stern, qu’on pouvait pressentir comme très terne (sans mauvais jeu de mots), prend de la consistance, et les différentes pièces du puzzle (dont le massacre des premières pages) forment au final un tableau cohérent. Certes, on meurt beaucoup dans cet album, mais l’ambiance reste calme, tranquille. On s’attache à Stern, qu’on a envie de connaître davantage (j’attends donc les éventuels albums suivants avec impatience).

Je finis par le dessin, lui aussi éloigné des canons classiques, avec un Stern qui, dès la couverture, maigrichon aux antipodes des baraqués habituels, m’a fait de l’œil. Ce dessin est lui aussi réussi et plutôt original.
Album à découvrir donc !

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Le tome 2 confirme tout le bien que je pensais de cette série, originale et bien fichue, même si chaque tome peut se lire indépendamment de l'autre.

On est toujours dans cet Ouest américain de la deuxième moitié du XIXème siècle, qui justifie le classement dans la catégorie western, même si c'est un western atypique, hors norme. Je soupçonne d'ailleurs les auteurs de l'avoir caché dans le titre, qui ne découvre qu'une partie du mot western...

Pour le reste, je trouve toujours le dessin original. Pas exempt de reproche ou de défauts, mais vraiment accrocheur.

Notre héros est toujours ce grand échalas nonchalant, loin des stéréotypes du cowboy, puisque, en dehors de sa carrure de fil de fer, c'est un intello ! L'intrigue de cet album est assez simple: ne trouvant aucun livre dans son bled, il doit se rendre à Kansas City pour acheter des bouquins.

Et là, rien ne se passe comme prévu. L'histoire se déroule sur deux jours mais, contrairement au premier tome, elle pète le feu, c'est ultra rythmé (la couverture, en plus d'en présenter les protagonistes, donne une idée de l'agitation qui traverse l'album), Stern étant balloté par les événements et les personnages (masculins comme féminins), qui semblent le mener par le bout du nez et/ou des poings.

Très différent du premier opus, celui-ci m'a semblé encore meilleur ! Car originalité, dynamisme et renouvellement des idées sont au rendez-vous.

Nom série  Confessions d'un enragé  posté le 13/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je me retrouve tout à fait dans l’avis de Spooky – mise à part la comparaison avec son œuvre précédente, que je n’ai pas lue.

En effet, c’est une histoire forte, qui commence doucement (ce début « lent » et « gentil » n’augurait rien de bon pensais-je), mais qui, une fois Liam agressé par le chat enragé, est très captivante.

La lutte de Liam, le jeu mortel entre lui et le « chat », ses nombreuses « morts », lorsqu’il pète un câble, sont assez prenants – ceci étant accentué par le jeu des couleurs, qui sortent de lui comme de la bave ou des mauvaises pensées.

La douceur du début est alors mise en retrait par ces accès de fièvre, de violence, violence qui va crescendo, jusqu’à l’agression de sa compagne.

Les intermèdes, durant lesquels un médecin explique ce qu’est la rage, et commente les réactions de Liam passent plutôt bien – même si j’ai eu du mal à m’y faire au début, trouvant que cela hachait un peu trop la lecture.

J’ajoute que le dessin est lui aussi plutôt bon, à mi-chemin entre le franco-belge de base et le réaliste. Il contribue à fluidifier la lecture de cet album que je vous recommande.

Nom série  Zoé  posté le 13/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est visiblement l’une des premières œuvres de Chabouté, mais on y trouve déjà son excellent coup de crayon, et une utilisation classique et très bonne du Noir et Blanc, même si son dessin va encore s’améliorer par la suite.

Le Noir et Blanc, mais aussi le sujet (un lourd secret, un village perdu et quelques villageois à la limite de la folie, etc.), Chabouté marche ici clairement sur les traces de Comès.

L’intrigue se laisse lire – relativement rapidement malgré l’importante pagination, puisque de nombreuses cases sont muettes et qu’il n’y a pas de longs dialogues. Cela se laisse lire donc, mais sans plus serais-je tenté d’écrire, il y manque un petit quelque chose, pour faire sortir cette histoire du banal. C’est noir, mais somme toute prévisible, et je vous conseille plutôt un emprunt qu’un achat, pas forcément indispensable.

Nom série  Le Roi des Méduses  posté le 13/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui possède d’indéniables qualités, mais dans lequel je n’ai jamais réellement réussi à entrer. La faute à un texte très littéraire (c’est une adaptation d’une nouvelle de Bettencourt – qui donne d’ailleurs son nom à un personnage – que je n’ai pas lue, mais je n’ai jamais réellement accroché aux textes de cet auteur que j’ai eu l’occasion de lire), dans le mauvais sens du terme hélas : trop verbeux ou abscond, d’une poésie qui m’est apparu trop souvent artificielle.
La faute aussi à une intrigue elle aussi obscure, je m’y suis perdu, et j’avoue avoir fini l’album avec quelques difficultés, un peu à reculons.

Pourtant, c’est un univers original, mêlant des mille et une nuits de pacotilles aux récits de sirènes et autres monstre marins, avec pour décor les rivalités entre deux royaumes voisins, qu’un mariage est censé réconcilier. Mais cette relative richesse est aussi bancale, puisque Szalewa a eu du mal à échapper au fourre-tout dans lequel le lecteur se débat pour saisir les tenants et aboutissants de l’intrigue.
L’autre point intéressant est le dessin de Ségur, vraiment bon et relativement personnel (je l’avais découvert, comme beaucoup je pense, avec la série « Légendes des Contrées Oubliées »).

Au final, c’est un bilan quelque peu décevant, et je ne saurais vous conseiller un achat les yeux fermés.

Nom série  Le Roi cassé  posté le 12/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connais pas toute l’œuvre de Nicolas Dumontheuil, mais les séries de lui que j’ai pu lire m’ont toujours paru intéressantes et originales dans leur traitement.

Ici aussi l’originalité de l’histoire est au rendez-vous. En effet, l’idée de départ est assez loufoque et donne un bon potentiel d’absurde à exploiter. Un poilu, Virjusse, dernier mort de la Grande guerre (juste avant la fin des combats le 11 novembre 191, se voit proposer un pacte par la mort, pacte validé par les hautes instances politiques : il « revit » neuf mois en arrière, neutralisant ainsi les combats jusqu’à la date fatidique, pour ensuite disparaître en tant que Virjusse pour renaître définitivement sous le nom de Frankeur.

Durant ces neuf mois, Virjusse est « protégé » (il faut qu’il soit vivant pour mourir le 11 novembre !), adulé par la foule, etc. Cette partie est intéressante, mais trop longue à mon goût, trop étirée. Dumontheuil aurait sans doute gagné à resserrer ce long passage.

Par contre, la partie finale, où Virjusse mort devient Frankeur, perdant ainsi son aura, voire sa réalité, est une nouvelle bonne idée, moins absurde finalement, et bien plus noire. Une conclusion ironique et désespérante pour ce bonhomme rejeté par l’histoire.

Le dessin de Dumontheuil est ici moins « en courbes » que d’habitude, plus « classique » (mais dans la ligne moderne tout de même).

C’est un album intéressant, malgré les longueurs, et dont je vous recommande la lecture.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  La Lecture des ruines  posté le 12/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui sort un peu de l’ordinaire de la production pléthorique autour de la Grande guerre, mais dont l’originalité n’est pas suffisante pour en rendre l’achat indispensable. On peut par contre le lire agréablement, pour peu qu’on ne soit pas réfractaire au travail de David B, son imaginaire et son dessin.

Mêlant dénonciation des horreurs de cette guerre et séquences plus ou moins loufoques, l’histoire, assez décousue, se laisse lire, même si j’ai trouvé qu’il y manquait quelque chose. Je ne sais pas, un choix plus clair (rêverie, dénonciation plus franche ?).

C’est une lecture pour les amateurs de la période (qui ne se contentent pas du – bon ! – travail de Tardi), mais aussi et surtout de l’auteur : seuls ces derniers trouveront leur compte dans un achat je pense.

A noter que j’ai lu cet album dans sa réédition de 2011, qui contient en fin de volume un entretien avec l’auteur, dans lequel David B précise ses sources d’inspiration, son travail : celui-ci est très intéressant. On en apprend aussi pas mal sur lui-même, et ses goûts très « littéraires ».

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