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... a posté 1401 avis et 238 séries (Note moyenne: 3.08)

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Nom série  Les Nouvelles aventures du Chat Botté  posté le 07/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nancy Pena réalise ici une très belle série, qui revisite et prolonge les aventures du Chat botté, ancrées de manière plus ou moins nébuleuses dans l’imaginaire et la culture populaires.

Je dois dire que j’ai absolument tout aimé de cette histoire, que ce soit le fond ou la forme. Le ton est primesautier, marie agréablement l’ironique et le comique de Guignol. C’est pétillant, et l’on est embarqué dans cette histoire sans pouvoir – et surtout sans vouloir s’en détacher.

Les références sont nombreuses, essentiellement aux auteurs du Grand siècle évidemment (Perrault, Molière, Racine …), mais parfois plus surprenantes, puisqu’une réplique culte des Tontons flingueurs s’y trouve utilisée.

Nancy Pena elle-même est un personnage à part entière, puisque « l’auteur » est un protagoniste, cité, pris à témoin par certains personnages – le chat essentiellement (ici accompagné d’une souris, d’une montagne et d’un ogre, pour ne garder que les principaux figurants de cette farce joviale).

Ajoutons que les éditions 6 pieds sous terre ont vraiment fait ici du bel ouvrage pour l’intégrale, sur laquelle je me suis rué (après avoir découvert cette série dans ses premières publications en petits volumes de la collection Lépidoptère). Papier et couverture très épais (avec dos toilé), marque page : un bien bel écrin pour ce petit bijou !

Un gros coup de cœur !

Nom série  Saint-Germain, puis rouler vers l'Ouest  posté le 07/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nous suivons dans cet album – sorte de road movie au rythme très nonchalant – les déambulations d’un homme, saxophoniste de jazz de Saint-Germain-des prés (ce qui justifie peut-être le titre, que je trouve d’ailleurs assez bizarre), qui part vers la Bretagne et Dinard, pour retrouver sa copine, Mary, qui vient de le plaquer.

Au cours de ce périple, il fait la connaissance de plusieurs femmes (toutes ayant un prénom dérivé de Marie…), avec lesquelles il noue des contacts parfois un peu surprenants (il remplace ainsi au pied levé un marié, pour embarquer aussi sec sa nouvelle dulcinée !).

Le dessin n’est pas forcément ma tasse de thé, mais il peut passer, avec sans doute un côté esthétisant trop poussé. Tout est centré sur les personnages, dont le visage n’est parfois qu’esquissé. Autour d’eux généralement pas de décor, du blanc, du vide.

Et ce vide est aussi ce qui prédomine dans le scénario, hélas. En effet, je n’ai pas réussi à accrocher à cette histoire creuse, menée sur un rythme lent, sans que quelque chose (folie, poésie, bons mots) ne vienne pimenter ma lecture.

Un gros bof donc.

Nom série  Balles perdues (Walter Hill)  posté le 07/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après une première scène très « western », dans un coin paumé d’Arizona, par laquelle on entre de plain-pied dans la mission de tueur de Roy, nous le suivons dans ses actions, très froides : c’est un tueur qui n’exprime pas ses sentiments (y compris envers la femme qu’il recherche – et qui est un des moteurs de sa traque), qui est peu bavard.

La suite est d’un grand classique pour ce genre de polar noir, dont l’action est située au temps de la prohibition (flic véreux, truands ambitieux, pépés peu farouches, et donc tueur implacable). C’est froid et sec et ne renouvelle hélas pas le genre, même si c’est bien fait.

J’ai bien aimé la colorisation, et l’habillage de cette histoire. Le dessin est lui aussi bon, réaliste, même si je déplore quelques petits défauts (visages pas toujours très expressifs, personnages un peu statiques et un abus parfois des jeux d’ombre sur les visages et vêtements).

Mon conseil d’achat ne vaut que si vous êtes friands du genre, et si vous ne cherchez pas à tout prix à être surpris. En effet, l’intrigue – y compris dans ses détails – reste très classique. C’est globalement bien fait, mais on a l’impression d’avoir déjà lu ou vu ça auparavant. On use des clichés sans les renouveler et/ou les détourner : cela se laisse lire, mais ça ronronne (malgré la violence présente dans le sillage de Roy).

Nom série  Le Bar  posté le 06/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un recueil de gags au dessin minimaliste, qui ne s’encombre pas non plus de dialogues très développés. Assez rebutant de prime abord donc, mais il mérite tout de même le détour.

Les gags (généralement chaque page est divisée en quatre bandes développant chacune, en trois ou quatre cases un gag) tournent autour de personnages plus que surprenants. Comme le montre la couverture – où ils apparaissent tous – ce sont généralement des bouts de corps, des sortes de freaks à la Tod Browning.

Ces personnages s’échangent des propos plus ou moins philosophiques (le titre peut trouver là son origine, puisqu’on est là dans une « philosophie de comptoir »).

La tendance est fortement à l’humour absurde, nonsensique, con, parfois noir (voire obscure, certains traits d’esprit m’ayant échappé), avec peu de dialogues, certains gags étant quasi muets.

Tout n’est pas drôle certes, mais l’ensemble mérite le détour, même si cet album ne peut plaire à tous (feuilletage éventuellement recommandé avant achat).

Nom série  Valérian  posté le 06/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si j’avais vaguement feuilleté et beaucoup entendu parler de cette série depuis très longtemps, ce n’est qu’assez tardivement finalement que je me suis plongé dans l’intégrale, empruntée à ma bibliothèque municipale.

C’est en fait la « relecture » qu’en a fait il y a quelques années Larcenet qui m’a fait réellement entrer dans cette série, qui a clairement influencé bien des réalisateurs (pas mal de choses reprises – ou est-ce seulement du hasard ? dans « Star Wars » [bestiaire, certaines scènes ou décors…], puis « Le cinquième élément » par exemple). C’est aussi une série qui s’est nourrie d’influences multiples (Asimov par exemple).

Les premiers albums ont un peu vieilli et sont un peu simplistes je trouve (il faut passer outre certaines facilités, comme l’acceptation de Laureline par Galaxity – et son extraordinaire et rapide adaptation pour une « moyen-âgeuse » !), même s’ils se laissent lire (je n’ai par contre pas du tout aimé l’intrigue du « Pays sans étoile », malgré un riche bestiaire).

Mais l’idée de départ avait un énorme potentiel, puisqu’elle permettait aux auteurs d’utiliser leurs deux héros dans le passé ou le futur plus ou moins lointains, un peu partout dans l’espace, et donc de multiplier les possibilités scénaristiques et les décors.

Dessin et scénario vont ensuite s’améliorer, à partir de « L’ambassadeur des ombres », pour atteindre un point d’orgue avec les deux diptyques Métro Châtelet / Brooklyn Station et Les spectres d’Inverloch/ Les foudres d’Hypsis, clairement les albums les plus riches de la série (avec des pointes d’humour de plus en plus prononcés, comme les apparitions récurrentes des très vénaux Shingouz). Les albums suivants (je n’ai lu que les 16 premiers albums) sont un peu en dessous de ces quatre albums, mais restent quand même sympas à lire.

Bref, ces aventures (d’ailleurs de plus en plus « spatiales » et de moins en moins « temporelles », au fur et à mesure que la série s’avance) procurent d’agréables moments de lecture. Elles permettent aussi de découvrir, avec Laureline (la série aurait aussi bien pu s’intituler « Les aventures de Laureline et Valérian », tant celle-ci semble plus mature et décidée : c’est elle qui « mène la barque », prend les décisions lorsque la situation l’exige), une des plus belles héroïnes (dans tous les sens du terme !) de la Science-Fiction avec la Cyann de Bourgeon.

C’est clairement une série qui peut postuler au titre de « culte », même si je ne lui attribue pas les cinq étoiles. En tout cas, il serait dommage de ne pas en lire quelques albums.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Rapaces  posté le 05/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dufaux est un auteur prolixe, mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous de ses nombreuses séries. Avec « Rapaces », on reste dans une petite moyenne.

Le sujet semble passionner Dufaux, qui a traité récemment d’un thème proche, avec Meutes (des Loup-garou au lieu de vampires ici). Plus généralement, il aime instiller du fantastique un peu partout pour dynamiser ses scenarios (c’est loin d’être toujours concluant !).

L’intrigue policière (avec pas mal de scènes faisant très « série américaine ») est renforcée par la vengeance menée par un jeune couple de vampires contre leurs congénères, qu’ils massacrent allègrement.

Dufaux y ajoute une forte dose d’érotisme, avec les tenues de ce couple (voir les couvertures) lorgnant sur celles des personnages de 666. Vicky Lenore ne cache pas grand-chose de ses formes avantageuses non plus (ce n’est pas forcément un regret de ma part…).

Si l’intrigue se laisse lire, Dufaux use trop de ces artifices (fantastique, tenues sexy), au détriment d’une histoire qui aurait dû être bien plus intéressante. A emprunter éventuellement.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  L'Histoire des 3 Adolf  posté le 04/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est la première œuvre de Tezuka que je lis, et j’en ressors plutôt satisfait.

Tezuka utilise la trame historique, asiatique et européenne, respectant grandes et petites lignes de cette histoire (une chronologie et un épais dossier final encadrent chaque tome en apportant d’importantes précisions historiques). Il ne se permet que quelques distorsions avec la réalité.

Au milieu de cela, il introduit ses personnages, dans une vaste fresque où les différents protagonistes, que ce soit au Japon (surtout) ou en Allemagne, se croisent, lient leur destin, dans ce qui ressemble à une tragédie grecque, au sein de laquelle chacun est prisonnier de son destin.

Passe au travers de tout cela un message humaniste, montrant à la fois l’absurdité et l’horreur des préjugés racistes, ainsi que les petits accidents de la vie qui font basculer certains du « mauvais côté ».

C’est noir, mais bien fichu, pour tous les aspects (trame historique, fresque romanesque presqu’à la « Autant en emporte le vent » et dénonciation du racisme et de l’intolérance) que Tezuka a voulu mêler ici.

La lecture de ces quatre tomes (relativement denses, avec plus de 300 pages chacun !) est plutôt fluide, et je regrette juste (affaire de goûts personnels) quelques visages déformés assez caractéristiques du trait « manga ». Une série recommandable assurément.
Note réelle 3,5/5.

PS : ceux qui veulent compléter cette lecture en restant dans la Bd peuvent lire L'Espion de Staline, relativement bien fichu, qui éclaire la personnalité et le réseau Sorge. Pour la partie Shoah, bien sûr Maus (mais je n’avais pas été très enthousiaste après cette lecture pourtant plébiscitée).

Nom série  Bran Ruz  posté le 03/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après La Saga du Grizzli et Simon du fleuve, c’est la troisième série d’Auclair que je lis (même s'il n’est ici qu’aux dessins).

Je commence par ce qui est le point fort de l’album – et, hélas quasiment le seul point positif que j’ai relevé –, c’est-à-dire le dessin d’Auclair. Son trait est vraiment excellent. Il n’était déjà pas mauvais dans les deux séries déjà citées, mais ici je le trouve encore meilleur, dans un Noir et Blanc classique et efficace, proche de celui de Comès (en plus fin).

Pour le reste, je suis beaucoup moins enthousiaste ! En effet, le scénario de Deschamps ne m’a pas convaincu, c’est le moins qu’on puisse dire ! C’est très obscur, brouillon, et je me suis rapidement lassé, au point d’avoir fini avec difficulté ma lecture.

De plus, si la civilisation celtique peut m’intéresser, j’ai trouvé franchement trop naïf et maladroit le message des auteurs, affirmé dès la préface : leur opposition entre un jacobinisme aveugle et les cultures et langues régionales, si elle fleure bon les revendications des années 1970 (l’album date – dans tous les sens du terme ! – de 1978 ) sombre trop dans le prêchi prêcha je trouve, ce manichéisme nuit clairement à leur propos.

Quant à Markale, qui préface l’ouvrage, je l’ai connu beaucoup plus inspiré dans d’autres ouvrages (lorsqu’il présentait les bardes gallois ou l’ancienne civilisation celtique) : là aussi c’est un peu ampoulé.

Bref, un album qui a mal vieilli, et que seuls les passionnés ou militants de la cause régionaliste bretonne, ou d’une celtitude un peu floue, peuvent envisager de lire sans ennui. Cela n’a hélas pas été mon cas.

Nom série  Simon du fleuve  posté le 03/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui possède des qualités (d’où les trois étoiles), mais qui ne m’a pas non plus trop enthousiasmé (d’où le fait que je ne conseille pas l’achat). Mon avis ne porte que sur les cinq premiers albums (ceux pour lesquels Auclair était seul à la manœuvre).

Le point de départ, comment des hommes s’organisent après une crise post atomique, est intéressant, avec un personnage principal, Simon, dont on ne sait pas grand-chose. Celui-ci va s’intégrer à diverses communautés, les aidant dans leur lutte contre « ceux des cités », c’est-à-dire ceux qui, bénéficiant des restes de l’ancienne technologie, et se comportant en oppresseurs, représentent les méchants – relativement invisibles.

On le remarque d’emblée, c’est très manichéen, Simon étant une sorte de gardien des valeurs humanistes censées avoir été balayées par les guerres. Il est vrai qu’Auclair joue souvent sur ce registre, de l’homme qui doit retrouver un équilibre avec la nature, et respecter certaines règles morales minimales (voir par exemple son western très contemplatif La Saga du Grizzli). Cela tombe parfois un peu trop dans le ruralisme, le côté « retour aux sources, à la terre ou aux racines religieuses », au terroir (comme dans l’album « Les pèlerins », sans doute celui que j’ai le moins aimé de la série). Ce point est très marqué années 1970 (comme la colorisation d’ailleurs). Un message maladroit donc, caricatural et daté.

Ce qui m’a chiffonné dans cette série, au-delà de ce manichéisme et de ce passéisme maladroit, ce sont les invraisemblances chronologiques. En effet, le premier tome situe clairement l’intrigue à la fin du XXème siècle, le « désastre » ayant eu lieu quelques dizaines d’années avant le début de l’intrigue.
Or, certaines technologies (comme les machines volantes) n’ont pas pu être développées si vite. A l’inverse, la régression culturelle (des peuples nomades en particulier) est beaucoup trop rapide ! Si la végétation qui recouvre certains anciens édifices en ruine est crédible, j’ai du mal à croire que les hommes aient aussi vite oublié certaines notions, certains outils, en une génération ! Cette distorsion (on est parfois trop loin en arrière, ou trop en avant) du temps par rapport au point de départ m’a quelque peu gêné.

Le dessin d’Auclair est lui classique, mais bon (comme toujours chez lui, du moins dans les séries que j’ai lues). Ce qui rend un certain nombre d’albums encore lisibles, malgré les défauts du scénario.

Quelques années plus tard, Neige, ou Jeremiah développeront (mieux par plusieurs aspects, même si ces deux séries se sont trop diluée…) ce thème post apocalyptique.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Sang et encre  posté le 02/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai commencé cette série avec un peu de réticence. La faute d’abord à un dessin que je ne trouvais vraiment pas bon. Même s’il progresse un peu au fil des trois tomes, j’ai passé outre cette réticence.

Le début de l’histoire me rebutait aussi. Et là, je dois dire que ça s’est vraiment amélioré au point de me la rendre intéressante. Rien d’extraordinaire ni de trop original pourtant, mais ce récit de pirates, tournant autour d’un écrivain public enrôlé jeune et contre son gré sur un navire corsaire – qui deviendra pirate rapidement, se laisse lire agréablement.

Moins d’ambition ou d’esbroufe que d’autres séries sur les pirates (comme Barracuda par exemple), et bénéficiant d’un dessin bien moins attrayant, c’est pourtant un récit que je vous recommande, plein de désillusion, d’amertume, loin des envolées lyriques sur lesquelles surfent souvent les séries traitant du thème : Libertalia n’est ici vue que comme un rêve stérile, sec, un mirage à oublier.

Une honnête série, qui mérite un petit détour.

Nom série  90 Livres Cultes à l'usage des personnes pressées  posté le 01/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Indépendamment de l’intérêt de parler de « livres cultes », de l’idée que chacun s’en fait (un certain nombre des livres choisis ici ne sont pas pour moi parmi les plus importants de la littérature mondiale, et j’aurais fait d’autres choix), on peut trouver intriguant le concept de cet album.

Contrairement à ce que le titre sous-entend, cet album ne s’adresse pas à des incultes voulant se payer une culture littéraire à peu de frais (et de temps !). En effet, il est nécessaire de connaître un minimum le livre présenté pour « comprendre » ce qu’en dit Lange, sinon, ça n’a que très peu d’intérêt en fait. C’est donc censé être une longue suite de clins d’œil, très brefs, à une sorte de « bibliothèque idéale » de l’auteur.

Et il est vrai que présenter un bouquin en trois cases à chaque fois relève de la gageure. Surtout que, la plupart du temps, cette présentation n’est pas vraiment représentative de l’œuvre originale. Mais pourquoi pas ? On pourrait tout à fait n’y voir qu’un prétexte à loufoquerie.

Et c’est plutôt là que le bât blesse. C’est presque toujours creux, vain, plat, quasiment jamais drôle. Et donc, du coup, je ne saurais vous conseiller cette fausse bonne idée à l’achat (un éventuel emprunt pouvant largement suffire, c’est vite lu en plus).

Nom série  Carmen Mc Callum  posté le 01/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que les deux premiers cycles (soit les cinq premiers albums de la série), mais n’ai pas été convaincu suffisamment pour poursuivre la lecture de cette série. Qui possède pourtant quelques atouts.

D’abord de ne pas se prendre la tête avec des théories ou des installations inutilement alambiquées, comme souvent dans les séries de Science-Fiction (c’était un peu l’idée de cette collection « Série B » de chez Delcourt d’ailleurs).

Ensuite, puisque les fioritures sont d’emblée écartées, on mise tout sur l’action. Et c’est vrai que dès le début, ça pulse ! Duval donne du rythme à tout va, et veille à ce que l’action ne ralentisse pas, dans une surenchère de fusillades, de courses poursuites, mêlant Yakuzas, autorités américaines et onusiennes et divers groupes satellites.

Mais ce qui pourrait faire l’intérêt de cette série est aussi sa faiblesse : on se lasse vite des péripéties, emporté par la vitesse qui empêche l’action de trouver assez de crédibilité. Qui nous empêche aussi de nous attacher aux protagonistes, dont l’histoire et la personnalité, malgré quelques infos distillées çà et là, ne sont pas assez affirmées. C’est le cas en particulier de Carmen, la mercenaire héroïne de la série, qui aurait sans doute gagné à voir étoffée sa personnalité (et à se voir attribuer des traits de caractère plus tranchés).

Le dessin, souvent très gras, brouillon, voire carrément bâclé par endroit, n’est pas folichon – même si là aussi, Gess devait peut-être, comme pour le scénario de Duval, souscrire à un cahier des charges misant tout sur le rythme, au détriment du détail. Ce dessin est en tout cas daté, comme pour beaucoup de séries Delcourt de l’autre siècle.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Buddy Longway  posté le 01/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Buddy Longway ». Voilà une série que j’aimais beaucoup lire lorsque les albums sortaient et étaient disponibles dans ma bibliothèque municipale, étant plus jeune. Et que je viens de relire avec encore pas mal de plaisir.

Derib l’a développée en parallèle de son autre grand succès « amérindien », Yakari. D’ailleurs, le dessin des premiers albums garde encore ce trait. Mais à partir du troisième et surtout du quatrième album, Derib durcit son trait (c’est très sensible pour les visages, mais aussi pour les têtes des chevaux).

Il faut dire que, contrairement à « Yakari », « Buddy Longway » s’adresse à tous les publics – même si enfants et surtout ados y trouvent peut-être plus leur compte ? Autre différence avec « Yakari », Derib a pris le parti de faire murir, vieillir ses personnages, au fur et à mesure que les années passent et que la famille s’agrandit (contrairement à Thorgal par exemple, sur qui les ans ne semblent pas avoir de prise !). C’est une chouette idée.

Pour ce qui est des histoires, elles sont assez inégales, mais généralement bien menées. Le début est influencé par l’excellent film « Jeremiah Johnson » (sorti deux ans avant le premier album). C’est assez contemplatif, « naturaliste ». Proche de La Saga du Grizzli ou, par certains côtés, de Cartland, pour rester dans le médium Bande Dessinée. Le dessin de Derib est très bon, pour tous les animaux, et est raccord avec l’ambiance développée.

Série intéressante, mais qui souffre de quelques défauts. Je trouve que parfois Derib retombe dans certaines facilités, mièvreries, qui affleurent dans « Yakari », avec certains passages un peu édifiants (surtout lorsque Buddy raconte des histoires à ses enfants, autour d’animaux et de chasse). Chinook se convertit aussi trop vite en bonne ménagère paysanne…

Pour le reste, pour peu qu’on ne recherche pas uniquement de l’action et qu’on ne jure pas que par le western spaghetti, voilà une série western très recommandable.

A noter le clin d’œil hommage de Derib au grand maître du dessin de western et dessinateur de Blueberry, puisque dans l’album « L’eau de feu », un fermier du fort (qui réapparaitra ultérieurement) lui ressemble furieusement, et s’appelle… Jean Giraud ! (et le dialogue suivant fait lui allusion à son double, Moebius : « Giraud est souvent dans les étoiles (…) »). Mac Clure en personne apparaît même quelques pages dans l’album « La vengeance ». Amusant, non ?

J’arrondis à quatre étoiles pour mes bons souvenirs de lectures d’enfant et d’ado, alors que je ne voyais pas forcément les quelques défauts de la série.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Village toxique  posté le 28/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est le dernier album de ce duo d’auteurs qu'il me restait à aviser, voilà qui est fait. Et c’est encore pour vous en recommander lecture et achat.

Même si j’ai vu qu’une nouvelle édition à l’italienne (comme leurs séries habituelles) existe, c’est dans le format originel que je la possède (petit, mais deux fois plus haut que leurs autres séries).

Pour le reste, pas trop de changement dans la forme pour qui les connaît. En effet, le texte de Grégory Jarry, mêlant sérieux et second degré, voire digressions farfelues, est accompagné en dessous par le dessin minimaliste d’Otto T., lui aussi jouant sur divers degrés : les deux sont encore parfaitement complémentaires.

Pour le fond, peu de changement là aussi. En effet, le texte de Jarry est très engagé, et ciblé ici sur un sujet précis : l’enfouissement des déchets nucléaires, pas très loin en fait de Poitiers, où sont sises les éditions Flblb. Réflexion salutaire, « citoyenne », bien menée, avec la dose d’humour qui chasse les risques du prêchi-prêcha.

A lire.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  L'Amour est une haine comme les autres  posté le 28/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, je me retrouve bien dans l'avis de Ro.

En effet, c'est un album qui traite d'un sujet intéressant (le racisme dans le Sud des Etats-Unis, dans la première moitié du XXème siècle), et qui l'aborde par le biais d'une amitié très forte et durable entre un Blanc (riche) et un Noir (pauvre) - même si ces inégalités, en allant de soi dans ce cadre, font ici un peu caricatural par rapport aux relations que ces deux personnages entretiennent.

Et c'est là que le bât blesse. Il y a trop de choses improbables, peu crédibles dans cette histoire pour que je puisse m'y accrocher.
L'amitié entre deux personnages que tout oppose (couleur de peau, statut social, "intelligence", débrouillardise) est amenée brutalement, sans trop d'explication (et quasi caricaturale), et le pacte entre les deux hommes m'est lui aussi apparu comme artificiel.

Comme Ro, j'ai trouvé totalement improbables les morts des deux mères: les circonstances bien sûr, mais aussi la similarité. C'en était presque ridicule pour la deuxième, trop forcée.

Quant à la chute, si relier tout ça par un saut de puce avec le combat quelques années plus tard de Martin Luther King est une bonne idée, c'est un peu téléphoné, brutal - et peu exploité du coup, et surtout cela s'accompagne de nouveaux détails improbables sur la vie des deux héros

Dans un cadre un peu similaire, on est très loin de "La poursuite impitoyable" d'Arthur Penn.

Nom série  Les Terres creuses (Nogegon)  posté le 27/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme son titre, cet album tire clairement vers le palindrome – même s'il est imparfait.

C'est déjà le cas pour l’histoire elle-même, dans laquelle le personnage de Nellen vit comme à rebours les aventures d’Olive. Mais c'est aussi sensible dans cette fascination/obsession des habitants de cette « Terre creuse » pour la symétrie, de laquelle rien ni personne ne doit dévier.

J’ai bien aimé cette histoire assez poétique, dans laquelle on n’échappe pas à son destin (beaucoup de tragédie grecque dans cette intrigue). La narration est posée, tranquille, ce n’est pas de la Science-Fiction pleine d’action !

Le dessin est bon – même si les personnages sont un peu statiques. En tout cas j’ai bien aimé l’univers des décors, et la colorisation.

Un chouette album dont je vous recommande la lecture. Note réelle 3,5/5.

Nom série  L'Ile aux Mille Mystères  posté le 26/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dès la page de présentation du « casting » (les cinq personnages principaux), j’ai su que j’allai aimer cet album.

Ce casting (nom et « qualité » des personnages) annonce déjà les influences majeures qui vont irriguer cette histoire. Influences que l’on retrouve un peu partout ensuite, de manière plus ou moins affichées.

Les débuts du cinéma et ses prolongements d’une poésie noire dans l’expressionnisme allemand (avec les personnages de Méliès et Murnau, entre autres). Mais Picasso est aussi convoqué pour les décors (une pleine page est directement inspirée d’un de ses tableaux), comme Klimt pour Fu Jong-Chu. Un officier allemand, un chien au langage argotique et une pin-up asiatique toute droit sortie d’un film de série B complètent la fine équipe qui se retrouve prisonnière d’une « île mystérieuse ».

Vous l’aurez compris avec cette dernière expression, c’est avant tout sous les auspices de Jules Verne que cette aventure se présente (décor, noms, certains dialogues), Verne et ses continuateurs (l’éléphant mécanique du début ressemble à l’éléphant des Machines de l’île de Nantes, dans lequel j’ai fait une petite balade avec mes enfants il y a deux-trois ans). Mais sont aussi convoqués certains inventeurs de voyages dans le temps, comme H.G. Wells (certes on ne s’éloigne pas de Verne avec lui !), mais aussi Emmett Brown (le savant du film « Retour vers le futur » !, ici personnage truculent avec sa femme et son franglais de pacotille).

Ajoutez à ce casting improbable un savant asiatique, Fu Jong-Chu (démarque de Fu Manchu, qui incarnait le génie du mal asiatique dans des romans populaires de l’entre-deux guerres), qui n’est autre que Kim Jong-Il, le délirant dictateur nord-coréen. Vous comprendrez qu’on est là dans la farce autant que dans le récit d’aventure !

D’autant plus qu’est avancée ici une explication improbable aux disparitions mystérieuses dans le Triangle des Bermudes ! Mais l’histoire ne fait pas qu’empiler les références et les clins d’œil (auxquels certains lecteurs sont peut-être insensibles), elle se laisse lire agréablement, y compris par un lectorat plus jeune et vierge de toutes les références évoquées précédemment.

Le dessin est lui aussi original. Les cases brinquebalantes – voire totalement absentes, dans lesquelles la perspective est parfois refoulée, les personnages parfois en chute libre sur des à plats, tout ceci nourrit aussi l’impression à la fois enfantine (une colorisation qui « fait » parfois coloriage d’enfant ?, mais qui est en tout cas très chouette) et poétique du dessin. Cela ressemble souvent à une sorte de court métrage d’animation.

Lecture chaudement recommandée en tout cas !

Nom série  Rumeurs sur le Rouergue  posté le 25/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est une curiosité. D’abord parce que c’est probablement l’une des premières – si ce n’est la première – productions de Tardi (la première publication dans Pilote date de 1971). Et ce d’autant plus que son trait diffère nettement de ce qu’il sera dans ses œuvres postérieures. Ensuite parce c’est un reflet assez net de certaines aspirations de l’époque.

En effet, l’album baigne dans l’atmosphère post-soixantuitarde, avec la mise en avant et la valorisation du retour à la campagne, de l’autogestion, et la critique du grand capital, des CRS et de la grande bourgeoisie.

Hélas, si cela ne manque pas d’intérêt en soi, c’est ici traité de manière assez naïve et très datée. C’est parfois assez proche de ce que Christin va publier au même moment avec Bilal, comme La Croisière des Oubliés et Le Vaisseau de Pierre : l’ensemble a très mal vieilli je trouve ! C’est trop manichéen, cela manque de coffre. De plus, l’apport du petit monde des lutins n’est ici pas vraiment bien exploité.

Une curiosité donc, mais qui, 45 ans après, peine à trouver une seconde jeunesse.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Photos-BD  posté le 25/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand il m’arrivait de lire plus régulièrement Fluide Glacial, il y a maintenant assez longtemps, les romans photos de Léandri m’attiraient toujours. Je trouvais généralement très réussis ces exercices de déconne.

Cet album en regroupe une dizaine. Pas tous réussis, et avec un intérêt inégal. Mais l’ensemble est tout de même très recommandable.

En effet, Léandri renouvelle ses histoires, avec des scénarios très divers, même si l’absurde et le loufoque dominent largement. J’ai en particulier bien aimée l’histoire sur les clients de taxis, très drôle, et avec une bonne chute. La première, sur Cyrano, est par contre celle à laquelle j’ai le moins accroché.

Voir certaines stars de Fluide et accessoirement copains de Léandri jouer au con dans ces histoires à deux balles est un plus, et j’imagine les tranches de rigolades qu’ils ont dû se payer en prenant la pose !

Album sympa, à (re)découvrir).

Nom série  La Caste des Méta-barons  posté le 24/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis recoupe en grande partie celui d’Agecanonix à propos de ce Space Opéra contant (ce sont deux robots qui se racontent l’histoire) le destin tragique de la dynastie des Castaka.
En effet, j’ai été lassé au bout d’un moment par cette histoire qui ne se renouvèle pas trop au fur et à mesure qu’apparaissent les derniers entrants de la généalogie.

C’est vraiment du rentre dedans, de la grosse artillerie (dans tous les sens du terme !) que nous sort là Jodorowsky. Et cela passe trop souvent par des raccourcis qui assèchent un peu le récit, et lui ôte une partie de sa portée épique.

Le récit est toutefois aéré par quelques touches d’humour. Essentiellement dans les dialogues entre les deux robots (même si ce sont un peu les mêmes vannes qui reviennent). Et peut-être aussi dans cette avalanche de termes techniques, cette logorrhée emphatique et survoltée, dont use Jodorowski dans les dialogues et dans les commentaires hors phylactères : je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a là quelques second ou troisième degrés – même si Jodorowsky est coutumier d’une surenchère mystique, et qu’il ne connaît que rarement la demi-mesure.

Le dessin de Gimenez est globalement bon, voire très bon par endroits (superbes décors, jolis corps de femmes par exemple). Je mettrai juste un bémol pour sa propension à représenter les personnages la gueule ouverte, les dents en avant. Si ce n’est une publicité pour les dentifrices, on a l’impression que tout le monde crie tout le temps !
Et je trouve souvent la colorisation trop terne…

Note réelle 2,5/5.

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