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Nom série  Checkmate  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série devrait ravir les fans de ligues de superhéros et d’action (mais l’un ne va pas sans l’autre, me direz-vous).

A titre personnel, je ne connaissais pas du tout ce Checkmate, service de contre-espionnage dans lequel cohabitent selon une structure directement héritée du jeu d’échec (d’où son nom) humains et méta-humains. Et j’avoue avoir eu peur de m’égarer entre ces multiples personnages dont certains sont connus pour leur participation à d’autres séries. Peur également de ne pas assez connaître ces personnages a priori pour savourer l’histoire ici proposée… Finalement, plus de peur que de mal : le récit se lit réellement comme une série à part, sans avoir besoin de connaître le curriculum vitae des protagonistes pour s’y retrouver. Et quand un petit backround est nécessaire, les infos nous sont livrées dans le fil du récit.

Côté histoire, nous sommes clairement dans du récit de super-héros. L’action est le mot d’ordre tandis que les différents personnages voient leur rôle s’affiner au fil des planches. Ce récit est cependant bien moins manichéen que la moyenne du genre et même les Etats-Unis en prennent pour leur grade. Le fait d’associer Super-Vilains repentis ou contraints de collaborer, Super-Héros et militaires permet d’élargir au maximum le champ des possibilités.

Divisé en de multiples chapitres, ce premier tome nous offre déjà quelques arcs complets mais l’intrigue principale, elle, reste d’actualité et garde tout son mystère à la fin de celui-ci.

Côté dessin, c’est agréable à l’œil et bien dans la lignée des séries de super-héros mainstream. Pas d’effet de style, pas de recherche graphique audacieuse mais un trait fort lisible qui privilégie le caractère dynamique du script et offre des personnages très typés (ce qui permet de ne pas les confondre, ce qui est un plus dans ce genre de récit avec multiples intervenants).

Si vous aimez les super-héros et si ce genre de coalition ne vous rebute pas, la série devrait certainement vous plaire.

Nom série  J'ai tué John Lennon  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dessin et narration sont on ne peut plus corrects. Le découpage est bon, lui aussi et pour peu que l’on ignore tout de l’assassinat de John Lennon cet album se révélera à coup sûr très instructif.

Malheureusement pour moi, je connaissais un peu l’histoire de Mark Chapman (très bien représenté dans l’album, ceci dit en passant). Je n’ai donc rien découvert de réellement neuf, ce qui ne signifie pas que je n’ai trouvé aucun intérêt à cette lecture. Le caractère obsessionnel de Chapman le rend fascinant à plus d’un niveau. Ses motivations, son attrait pour Salinger et, plus particulièrement, l’attrape-cœur dont il se considère en quelque sorte comme le clone, tout cela interpelle et intrigue.

Rodolphe et Séjourné livrent un récit solide et bien documenté et si vous ne savez rien de l’assassinat de John Lennon et que ce genre de tueur par dépit vous attire, l’album est certainement à lire. Sinon, c’est un bon album mais qui n’apporte rien de neuf par rapport à ce que l’on sait déjà.

Nom série  Love, be loved. Leave, be left  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un point de départ classique avec une jeune fille qui change de lycée, rongée par toutes les craintes habituelles que cela peut susciter (et comme nous sommes dans un manga, cela nous sera subtilement suggéré par des phrases sentencieuses émanant des pensées profondes de Yuna (c’est la jeune fille en question, pas un épagneul breton, vous vous en doutiez)).

Tout s’emballe cependant très vite puisqu’elle fera rapidement connaissance avec un garçon trop beau charmant mignon mais avec un côté affirmé mature et réservé (un prince, moi je vous dis !) et une jeune fille entreprenante mais gentille (et si elles allaient devenir amies, quelle surprise ce pourrait être ?!?)

S’en suivront des péripéties typiquement adolescentes (amour et amitié au rendez-vous) dans lesquelles nous pourrons comparer les approches différentes des principaux protagonistes (au nombre de 4, répartis équitablement entre les sexes et les couleurs de cheveux : 2 filles 2 garçons, une blonde une brune, un brun un blond, pas de jaloux… enfin si mais c’est un autre sujet).

Bon ! Parfois, ce genre de shojo ne me déplait pas. Encore faut-il que je lui trouve un brin d’originalité. Ici, tout est vraiment très prévisible (au point que l’une des héroïnes déclarera, je cite : « C’est une situation qu’on voit souvent dans les mangas »… j’invente rien, voyez page 43, si si j’vous jure !) Les caractères sont vite cernés. Les personnages ne sont que moyennement attachants. Les interventions de la mangaka (il y a régulièrement des textes à gauche et à droite qui nous livrent les réflexions de l’auteure, procédé assez classique dans le genre manga shojo) n’apportent pas grand-chose.

Finalement, le point le plus positif vient du dessin… Naaannnn, j’déconne : il est interchangeable avec la majorité des dessins de shojo. Pas mauvais en soi mais sans surprise : physionomies et visages formatés et décors simplistes au menu.

Donc voilà : si vous êtes vraiment en manque de shojo, pourquoi pas ? Sinon, je pense qu’il y a moyen de trouver plus original ou plus drôle ou plus poignant dans le genre en fouillant bien.

Nom série  Les Fées Valentines  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mais mais mais, elles sont bien sympathiques, ces fées Valentines !

Bon ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : nous ne sommes pas face au nouveau chef d’œuvre du neuvième art, mais bien devant une série destinée aux jeunes adolescents… qui pourrait, à l’instar des Nombrils, toucher rapidement un bien plus large public (même s’il faudrait encore quelque peu hausser le niveau pour y parvenir) .

Les personnages sont classiques : une brune timide et futée, une blonde distraite et espiègle. Voilà nos deux fées ! Leurs missions : trouver à de jeunes princesses de conte de fées leur prince charmant dans le monde « normal ». Tout cela sent le bonbon et la licorne arc-en-ciel mais sans trop de mièvrerie.

La série semble vouloir se présenter sous forme d’une histoire complète par tome tout en proposant régulièrement (mais sans que ce soit obligatoire) un gag en fin de page. Tiens, tiens, voilà un autre élément qui me fait penser aux nombrils ! Clairement, ces « gags » ne sont pas le point fort de l’album. Ils sont souvent très convenus mais s’intègrent assez bien dans le récit.

Le point fort, j’irai plutôt le chercher dans la bonne humeur qui émane de ces planches. Rien d’hilarant mais le ton joyeux est de mise, renforcé par de nombreux jeux de mots qui s’intègrent avec naturel dans le récit (du moins la plupart du temps).

Le dessin, dans un style humoristique très classique du franco-belge, est agréable à l’œil. Bien rond, bien coloré, il plaira au jeune public… et le soin accordé aux tenues féminines sera un franc atout pour séduire les jeunes adolescentes.

Voilà, voilà ! Pas un chef d’œuvre mais une nouvelle série qui débute bien. Restent quelques points à améliorer, des rebondissements et des gags plus originaux, principalement mais pour le reste, c’est très réussi.

Certainement à suivre.

Nom série  De père en FIV  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis rejoindra celui d’Erik. Cet album est extrêmement instructif mais encore plus touchant, drôle et humain.

Le parcours du combattant mené par Emma et Guillaume est vu au travers du regard de celui-ci. Cela nous change de ces nombreux albums consacrés à l’enfantement et souvent décrits avec un regard féminin. Mais ici, le « coupable », c’est lui et Guillaume l’assume comme il peut, avec courage et fragilité.

Les apparitions de l’alter égo du professeur Burps cher à Gotlib apportent une touche de délire bienvenu dans ce récit poignant mais jamais larmoyant.

Le dessin est simple mais efficace pour ce genre de docu-reportage en bd. Un trait caricatural bien typé et expressif qui nous permet de rentrer dans ce récit sans être trop distrait par des décors léchés ou des mises en page spectaculaires.

Franchement humain, poignant et instructif.

Nom série  Filles des Oiseaux  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une fois de plus, Florence Cestac me fait rire. Si vous ne l’aimez pas, passez votre chemin, car ceci est du pur Cestac. Si vous ne la connaissez pas ou si vous l’aimez bien, poursuivez votre lecture, je vous prie.

Je sais que beaucoup n’aiment pas son trait et surtout la tête de ses personnages, avec ces nez étranges, sortes de protubérance grotesque sur des têtes en forme de patate. Mais, personnellement, et même si je trouve ces tronches guère gracieuses, j’aime le dynamisme et l’expressivité qui ressortent de ce trait. Et ce sont là les deux qualités principales que je demande d’un dessin à caractère humoristique (outre le fait qu’il doit tout de même me permettre de différencier une raquette de tennis d’un lit à baldaquin, ou une DS d’une R4, ce qui est le cas présentement).

Mais au-delà de ce simple aspect visuel, ce que j’aime particulièrement dans cette série, c’est qu’elle nous permet de renverser quelques valeurs actuelles. Nous plongeons dans les années 60, à une époque où la France (et une bonne partie de l’Europe avec elle) se plie aux caprices de religieux convaincus. Bienvenue au pensionnat où des sœurs en habit de cérémonie (fondamentalement identiques aux habits musulmans tant décriés de nos jours) se chargent d’éduquer une jeunesse assoiffée de vie et de rébellion (mai 68 n’est pas loin). Nous rappeler que nos parents (ou nos grands-frères) se sont levés à cette époque contre une société hypocrite et timorée, ça fait du bien ! Nous rappeler que se défaire du pouvoir castrateur d’une religion n’est pas une mince affaire, et que ça ne s’est pas fait sans grimper sur les barricades est essentiel !

Et puis ; il y a cet humour tout en bonhomie et en spontanéité de l’auteure. Cette gentille ironie, cet art de foutre quelques baffes à gauche comme à droite qui, finalement, nous incite à dire qu’il n’y a rien de plus con qu’un humain mais rien de plus jouissif que l’humanité ! La narration à la première personne accentue à la fois l’empathie pour les personnages et le caractère véridique du récit. Purée, à certains moments j’avais le sentiment de lire une autobiographie tellement tout cela sonne juste !

Vive la vie ! Vive l’amour ! Vive l’amitié ! Arrêtons la pensée unique ! Picorons (et picolons) à gauche et à droite ce qu’il y a d’humain, de bon, de jouissif dans la vie et arrêtons de penser à notre image, aux convenances ! Voilà ce que Florence Cestac me dit (avec humour et simplicité) et pour ça, je l’en remercie.

Ouf ! Ҫa fait du bien…

Nom série  S'enfuir  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Raconter le quotidien d’un otage détenu menotté la plupart du temps à un lit est une vraie gageure, tant ce quotidien devient rapidement on ne peut plus répétitif.

C’est pourtant le pari relevé (et réussi) par Guy Delisle dans son nouvel album. Et si ce pari fou fonctionne, c’est dû à plusieurs facteurs :

- Tout d’abord, l’histoire qui nous est relatée est une histoire vraie. Guy Delisle peut donc s’appuyer sur le témoignage de Christophe André. Et je suis en admiration devant la capacité qu’a eue celui-ci à garder autant en mémoire. Les jours défilent sans que jamais il n’en perde le décompte. Beaucoup de personnes auraient été totalement désorientées après quelques semaines. Lui garde un cap et une lucidité qui non seulement lui permettront de s’échapper mais aussi (même si c’est finalement anecdotique face à son évasion) de nous faire part avec beaucoup d’exactitude de son expérience.
- Ensuite, il y a le style pictural de Guy Delisle. Un peu moins dépouillé qu’à son habitude mais toujours axé sur l’essentiel, il centre l’attention du lecteur sur le message qu’il veut faire passer (et ici, ce message tient dans le caractère très répétitif de ces journées et dans les pensées de Christophe André). Les pages défilent et si elles provoquent un sentiment de répétition, c’est bien normal et largement compensé par cette voix off qui nous rappelle constamment et la réalité des faits exposés et l’objectif toujours bien présent dans l’esprit de Christophe André (objectif qui donne son titre à ce récit, faut-il vous le préciser ?)
- Enfin, il y a ce ton, propre à Guy Delisle, qui nous rapproche toujours de la farce même face à des faits réels d’une extrême gravité. Cet art de ne pas en rajouter, de garder une certaine ironie qui permet de mettre de la distance entre les faits exposés et l’état d’esprit du narrateur rend cet album (comme les autres albums signés par Guy Delisle) léger et humain.

Un bel album, donc, (une fois de plus serais-je tenté de dire) même si le caractère répétitif des événements décrits dans la première partie du récit laisse à penser que les auteurs n’ont finalement pas grand-chose à raconter. Mais il faut prendre le temps, ingurgiter ces passages, pour cerner le pouvoir de cette idée fixe (s’enfuir) qui permettra finalement à Christophe André de ne jamais céder à la neurasthénie ou de succomber au syndrome de Stockholm. S’enfuir est un témoignage d’une belle simplicité sur un fait qui effraie.

Nom série  A l'assaut du Roi  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série use d’une technique habituelle en manga :

- Vous prenez une thématique, peu importe laquelle pourvu qu’un éditeur pense qu’il y a un potentiel (et ça va de l’œnologie au ping-pong) ;
- Vous construisez autour de ce thème une petite intrigue, qui deviendra peut-être répétitive à force mais peu importe, ce qui compte, c’est d’accrocher un public sur les deux, trois premiers tomes. Il suivra ensuite tel les moutons de Panurge ;
- Vous créez une petite galerie de personnages bien typés avec en vedette un gaillard inculte dans le domaine exploré mais amusant dans sa naïveté et bien décidé à progresser. Vous l’entourez d’une jolie fiancée, d’un adversaire trop fort pour lui (du moins au début du récit), d’un gourou/prof/mentor (qui, dans le cas présent joue également le rôle sexy) qui le prend en affection, de parents ou, mieux encore, de grands-parents aimants. Le but étant d’avoir suffisamment de personnages pour pouvoir développer leur caractère au fil des tomes (et tant pis si on tombe dans le stéréotype).
- Vous adjoignez à vos chapitres quelques pages « culturelles » dans lesquelles vous expliquez plus en profondeur la thématique abordée, histoire d’instruire le lecteur ignare.

Donc voilà, ce manga répond parfaitement au cahier des charges et permettra aux lecteurs de découvrir les échecs tout en suivant les aventures d’un jeune écolier qui, par amour pour une petite amie partie bien trop vite pour les Etats-Unis, décide de devenir un maître en la matière. Rien de bien neuf et tout est extrêmement prévisible dans ce premier tome… mais efficace.

Le style est léger, voire humoristique, grâce à notre jeune et impulsif héros. En contrepartie, certains personnages, via leurs pensées, apportent de la gravité au récit (ce sont les sérieux de la bande, ceux qui disent : « bon sang, ce gamin est nul mais il a quelque chose qui le rend différent des autres, c’est pourquoi il deviendra très fort… » en se frottant le menton ou en écarquillant des yeux tout en ouvrant suffisamment la bouche pour laisser le spectateur malicieux vérifier la couleur de la petite culotte via cet orifice buccal).

Le dessin est efficace plutôt que soigné (j’ai déjà vu nettement plus fin dans le style manga), l’accent étant mis sur les expressions de visage et le dynamisme des gesticulations du héros (les autres personnages demeurant étrangement calmes face à ce ouistiti en pleine crise d’hyperactivité).

Une façon comme une autre en définitive de découvrir l’univers des échecs (même si je ne suis pas vraiment convaincu par la métaphore entre la partie d’échec et l’univers de la fantasy mais faut bien essayer d’accrocher le jeune lecteur ma p’tite dame…) pour un manga très convenu mais bien fait dans son genre. Pas mal donc mais je n’en conseillerai l’achat que si la série tient le coup sur la durée.

Nom série  Mia & Co  posté le 26/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Récit destiné aux adolescents, Mia & Co ne surprendra pas les fans de Vanyda. On y retrouve en effet le quotidien d’une bande copains adolescents, tous bien typés, avec Mia en vedette (seule fille de cette bande de potes).

Même s’il ne s’y passe absolument rien de sidérant, cette série est agréable à lire. La spontanéité des dialogues est un maître atout. La manière de saisir ces petits riens qui rendent l’adolescence si délicate, si fragile en est un autre. Le ton, enfin, léger sans être réellement humoristique, assure une lecture sans prise de tête.

Le dessin de Nicolas Hitori est clairement inspiré du style manga sans trop en épouser les gros travers. Les expressions de visages sont certes caricaturales mais sans excès tandis que les décors, s’ils ne sont pas essentiels, ne sont pas laissés de côté pour autant. Ce qui en ressort, c’est un sentiment de vie, de dynamisme, de joie de vivre simple et franche avec une pointe de « tragi-romantisme » qui convient bien au sujet.

Bon, OK, il n’y a strictement rien de révolutionnaire dans tout ça mais j’ai lu ce premier tome avec beaucoup de plaisir et je n’hésiterai pas longtemps avant d’en acheter la suite. Pas mal du tout, donc !

Nom série  Haytham, une jeunesse syrienne  posté le 26/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé ce témoignage intéressant par la chronologie qu’il présente de la guerre en Syrie et du phénomène migratoire qui en résulte.

Nous sommes en effet ici en présence du fils de l’un des premiers hommes à s’être opposé à Bachar El Hassad, ce qui nous permet de découvrir les premières heures de la rébellion (directement inspirée par le printemps arabe), les premières manifestations et la montée de la tension avant même que la guerre civile n’explose.

Devant les menaces qui vont bientôt peser sur son père et l’ensemble de sa famille, Haytham Al-Aswad va donc devenir un des premiers immigrants syriens arrivés en France. A posteriori, il réalise qu’il a eu de la chance dans son malheur mais son témoignage éclaire la guerre civile de Syrie et le sort des immigrés sous un autre angle. Par exemple, il ne sera presque jamais fait mention de religion dans ce récit.

La réalisation technique de l’album est assurée par le dessinateur responsable de Yallah Bye. Le dessin est efficace, même si en noir et blanc. La narration, assurée par Nicolas Hénin (reporter qui connait bien la problématique de la Syrie), n’est jamais pesante. Le récit se veut positif (notamment sur l’accueil en France) et n’est jamais larmoyant. Franchement, c’est du bel ouvrage avec une voix off omniprésente et une chronologie rigoureusement respectée. Pas d’effets de manche, pas de pathos déplacé, ce qui nous est livré est un simple mais extrêmement instructif témoignage, qui nous permet de mieux appréhender les origines du conflit.

Il est évident que ce n’est pas le genre d’œuvre qu’on lit pour s’amuser mais si le sujet vous intéresse, voici un témoignage intéressant et sincère d’une personne tombée à son corps défendant au cœur d’un drame national et de ses répercutions internationales.

Nom série  Encaisser !  posté le 24/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nouvel album de la collection Sociorama de Casterman (collection à laquelle je vous invite réellement à jeter un œil tant la démarche documentaire y est pertinente), cet album est celui qui, jusqu’à présent, m’a le moins convaincu.

Pourtant sa thématique me semblait des plus intéressantes puisqu'elle nous donne l'occasion de nous pencher sur l'un des métiers les plus révélateurs de notre époque (par sa déshumanisation, son caractère répétitif et non-valorisant, la précarité de ses horaires, etc …) : le métier de caissière en grande surface.

Malheureusement, même si la réalité du quotidien de la fonction n’est pas oubliée, le propos du livre va rapidement dévier de ce que je pensais être son sujet principal pour se concentrer sur une grève menée au finish par l’ensemble des caissières d’un grand magasin.

Ce n’est certainement pas inintéressant … mais ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Ce récit aurait mérité d’être renommé en « de la difficulté de mener une action syndicale pour des ouvriers en statut précaire ». J’aurais alors été moins déçu par son contenu.

Finalement, ce récit m'a paru long, avec quelques informations intéressantes et un ton naturel agréable mais aussi beaucoup de lieux communs. Il ne remplit donc pas pleinement son objectif de distraire tout en instruisant.

Nom série  Batman - Le Culte (Enfer Blanc)  posté le 24/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Batman – Le Culte a déjà connu une première édition en français sous le titre « Enfer Blanc » publié par les éditions Comics USA (en quatre tomes).

La nouvelle édition parue chez Urban Comics reprend l’intégrale du récit en un seul gros volume.

Soyons clairs, ce n’est pas un chef d’œuvre. L’ennemi auquel est opposé Batman est un grand classique du genre (un gourou qui hypnotise les foules et profère un discours consensuel qui cache de sombres desseins). L’histoire débute avec un Batman affaibli qui perdra (trop ?) rapidement ses certitudes pour se ranger du côté du chaman Blackfire. S’en suivra une reprise de conscience et la mise en déroute du chaman et de ses sbires grâce à un Robin déterminé (il giflera même Batman) qui tirera son mentor vers le haut.

L’ensemble se laisse cependant lire, le dessin n’est pas désagréable et le récit ne manque pas de rythme… juste de surprise et à l’occasion (mais c’est tout de même fréquent dans l’univers des superhéros) de cohérence.

Au réserver aux fans du superhéros aux oreilles pointues, ce récit offre la particularité de fustiger la peine de mort et l’emploi des armes à outrance à un moment où les USA doivent se choisir un nouveau président entre deux candidats dont l’un est soutenu par le lobby des armes (faut-il y voir un lien de cause à effet ?)

Nom série  Là où vont les fourmis  posté le 24/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un duo d’auteurs de renom pour un conte somme toute assez classique (même s'il dispose de l'une ou l'autre jolie trouvaille).

Ce qui marque en premier lieu, c’est ce titre intrigant au possible, titre qui constitue le moteur même de ce conte puisque le jeune héros du récit n’aura de cesse de découvrir où peuvent bien aller ces fourmis. Cette idée de départ fleure bon l’enfance et plus d’un lecteur se reconnaîtra au travers de cette préoccupation juvénile.

Ensuite, bien entendu, vient le trait fin de Michel Plessix. Une fois de plus cet immense artiste nous offre un dessin soigné, tendre et expressif, rond et délicat. La mise en couleur est à la hauteur du trait et ces planches sont autant d’accroche-l’œil dont il est bien difficile de se détacher.

Malheureusement, l’histoire, elle, si elle est plaisante, ne parvient pas à égaler le niveau des deux éléments susmentionnés. Manque d’originalité mais aussi de tension, de suspense. Tout finalement coule trop naturellement dans un récit fort linéaire. Ce n’est certainement pas déplaisant à lire mais il manque l’élément frappant qui aurait pu marquer ad vitam l’esprit du lecteur.

Agréable, donc, mais un peu léger à mon goût.

Nom série  Benjamin Blackstone (Les aventures ahurissantes de)  posté le 24/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Premier tome d’une série à suivre, ce Benjamin Blackstone ne m’a que partiellement convaincu.

Au rayon des agréables aspects vient en premier un dessin souple et expressif joliment mis en valeur grâce à une colorisation soignée. Personnages très expressifs, cadrages soignés donnant la part belle aux plans larges, le visuel de l’album est une belle réussite et donne envie de découvrir l’histoire.

Ensuite vient un point de départ certes classique mais efficace. Un jeune orphelin recueilli dans l’immense demeure de sa tante se retrouve rapidement confronté à un fantôme bien plus intrigant qu’effrayant.

Enfin, l’idée d’user d’oeuvres littéraires classiques pour faire voyager notre jeune héros et ses lecteurs n’est certes pas novatrice mais bien plaisante quand même.

Malheureusement, au fil du récit, mon intérêt va s’étioler. Qui trop embrasse mal étreint et ce proverbe prouve ici encore toute sa pertinence. Le récit, à force de relances dans l’intrigue, s’égare. Les personnages ne gagnent pas en profondeur, trop occupés à sauter d’un endroit à un autre. Le fil narratif lui-même devient confus. C’est dommage car je pense que la série dispose d’un réel potentiel. Reste aux scénaristes à simplifier leurs propos et à mieux structurer leurs idées pour que le lecteur n’ait plus ce sentiment d’être devant une suite de séquences sans lien fort et devant des personnages étranges mais finalement bien creux.

Nom série  Joséphine Baker  posté le 07/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle dame ! Bon sang ! Quel parcours ! Que de rencontres ! Quelle grandeur d’âme !

C’est vraiment mon cri du cœur après la lecture de cette biographie. Je ne connaissais pas grand-chose de Joséphine Baker. Grâce à cet album, j’ai rencontré un personnage hors du commun. Avec un tel phénomène, les auteurs tenaient un sujet en or. Mais encore fallait-il éviter les traditionnels pièges de la biographie pour rendre ce récit passionnant.

Et, tout comme sur Kiki de Montparnasse, ils relèvent le gant avec talent, humour et humanité. Pourtant, l’album se présente comme une biographie traditionnelle et l’on suit dans un ordre résolument chronologique les différentes étapes de la vie de Joséphine Baker. Mais tout cela nous est raconté avec un tel naturel, une telle simplicité que l’on se croirait face à une gentille fiction plutôt que devant un récit historique. Et alors que, sur l’ensemble de sa carrière, Joséphine Baker va croiser un nombre incroyable de célébrités, ce qui aurait pu ressembler à une énumération fastidieuse de noms connus se transforme en une ronde étourdissante de rencontres étonnantes. J’en suis sorti grisé, légèrement étourdi pour tout dire ! Comment peut-on rencontrer autant de personnes dans une seule vie ? Comment peut-on accomplir autant de choses avec des journées de 24 heures ? Cette accumulation d’événements et de rencontres ont quelque chose d’enivrant dont je me suis repu.

La structure du récit, en chapitres plus ou moins courts, procure un sentiment de manque qui pousse a toujours lire un chapitre de plus avant de faire une pause. Résultat : alors que l’album est copieux, il se lit en peu de temps, tant il est difficile de l’abandonner en cours de route.

Le dessin, en noir et blanc, est très expressif et confère une ambiance joyeuse, enjouée même si certains passages ne prêtent pas vraiment à rire. Mais là encore, le trait se fait alors plus sombre sans perdre de son expressivité. Ce style, pas très rigoureux diront certains, convient parfaitement à mes yeux pour illustrer ce type de biographie plus centrée sur l’âme des personnages que sur la nature de la pierre qui couvrait tel bâtiment (ce qui ne nous empêchera pas de reconnaître les lieux traversés, mais en conservant l’idée que l’essentiel ici, ce sont les personnages).

Le copieux dossier en fin d’album permet de revenir plus en détail sur les faits marquants de la vie de Joséphine Baker mais aussi et surtout sur les différentes personnalités (de Luis Bunuel à Georges Simenon en passant par Grace Kelly, Le Corbusier, Jean-Claude Brialy ou Colette).

Seul petit reproche que l’on pourrait faire : les auteurs évitent toute polémique vis-à-vis de leur personnage, ne retenant que les côtés positifs de Joséphine Baker et occultant certains aspects moins reluisants de sa personnalité. Cet album doit donc plus être vu comme un hommage à la grande dame que comme une biographie rigoureusement complète.

Nom série  12 rue Royale, ou les sept défis gourmands  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le scénario, c’est vraiment du grand n’importe quoi ! Ces épreuves sont absurdes et la manière dont elles sont relevées n’est pas toujours très convaincante voir même pas cohérente pour deux balles.

Ceci dit, j’aime bien la bouffe et le style graphique de Efix est bien agréable. C’est certes du franco-belge humoristique classique mais il dégage une bonhomie contagieuse. Et côté bouffe, nous sommes quand même dans un des hauts lieux de la gastronomie mondiale, donc ce n’est pas inintéressant (mais assez éloigné de la cuisine de tous les jours).

Finalement, ce qui aurait pu être une bonne idée tombe à plat, du fait de ce scénario trop extravagant d’une part et du choix de présenter des préparations culinaires trop éloignées de mes propres potentialités d’autre part. Dommage…

Nom série  Route 78  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est rare de voir ce type de reportage épouser ce ton amer qui est celui de la perte des illusions. Il est vrai que cette époque hippie est aujourd’hui source de fantasmes de liberté et d’ouverture au monde.

La bd témoignage d’Eric Cartier nous en donne une autre vision. Entre l’abus de drogues et les rencontres désastreuses, la route d’Eric et de sa compagne est marquée par le désenchantement. J’ai beaucoup aimé cette sincérité, qui n’occulte pas la pureté des intentions originelles. Mais la naïveté du départ s’efface progressivement devant les réalités matérielles.

Coté dessin, rien à redire non plus. Le trait est agréable et expressif. Son côté caricatural apporte une forme de légèreté au récit sans le faire tomber dans la farce grotesque.

Un livre que, dans l’ensemble, j’ai donc beaucoup apprécié même s’il a un côté nombriliste qui pourra irriter le lecteur en quête de sensations fortes et d’aventures hors du commun.

Nom série  La Banlieue du 20 heures  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas fan du style graphique de Helkarava (Julien Guerri de son vrai nom) mais, avec ce type de bande dessinée, ce n’est pas spécialement grave. En effet, la collection Sociorama traite de sujets sociaux à la manière d’un reportage. L’accent est donc bien plus mis sur le fonds que sur la forme. Donc un dessin expressif et clair, même si je le trouve par ailleurs peu à mon goût, me convient pourvu que le sujet m’intéresse.

Le sujet m’intéressait, de prime abord et j’ai donc entamé ma lecture avec envie. Malheureusement, je n’ai pas appris grand-chose via cet album (mais ce sera peut-être différent pour d’autres lecteurs) et j’en sors donc quelque peu frustré. Nous y suivons un jeune journaliste dans son apprentissage du métier au quotidien. Ici, pas de reportage d’investigation, il faut servir au peuple sa soupe du soir. Les reportages formatés doivent répondre à une certaine vision qu’a une chaîne de télévision de sa clientèle, en respectant ses convictions politiques.

En soi, l’album est bien réalisé. Il est vivant malgré son côté « témoignage », honnête et sincère. Et si vous ignorez tout de ce domaine, je pense qu’il vous apportera un éclairage intéressant du journalisme au quotidien. Mais si ce sujet vous intéresse déjà par ailleurs, cet album ne fera que confirmer ce que vous savez déjà.

A lire tout de même si le sujet vous intéresse.

Nom série  Le Retour d'Antoinette  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai trouvé que ce récit manquait vraiment trop de crédibilité pour m’intéresser. De plus, le personnage principal m’est apparu peu charismatique, trop caricatural, trop improbable (lui aussi) surtout dans sa manière de penser.

Reste un dessin assez agréable et une narration fluide qui permettent d’arriver à la fin de l’album avant de le laisser tomber. C’est vraiment trop peu pour que je vous en conseille la lecture.

Nom série  Le Crépuscule des Idiots  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Allégorie sur la religion, ce récit est rondement mené, agréablement illustré, pertinent et profondément laïc (si on ne tient pas compte de l’épilogue un peu inutile à mon goût).

J’ai beaucoup apprécié la progression du scénario. J’avais en effet peur que sur une très bonne idée de départ (un singe envoyé dans l’espace échoue sur terre et se fait passer pour un nouveau messie) le récit ne finisse par rapidement tourner en rond. Et bien rien de tout cela : la mécanique est constamment relancée puisqu’au prophète se succèdent des apôtres plus ou moins violents, des prêcheurs plus ou moins convaincant, des iconoclastes et des sceptiques.

Finalement, cet album aborde pas mal d’aspects de la manipulation des masses par un dogme religieux tout en amusant son lecteur. L’exercice est donc pleinement réussi.

Enfin, le dessin alterne de très belles aquarelles de paysages et des passages plus dynamiques, expressifs et immédiats où les singes humanisés ont la part belle.

Je recommande !

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