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Nom série  Batman Anthologie  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ces 20 récits sur le Caped Crusader, de sa première apparition en 1939 sous le crayon de Bob Kane à sa plus récente reprise en 2013 par Greg Capullo, reste forcément un must pour les fans, mais l'ouvrage a aussi le mérite de s'adresser à ceux qui ne connaissent pas l'univers de Gotham, visant ainsi 2 publics... ils sont malins chez Urban.

Cette anthologie rend parfaitement hommage à l'un des plus grands super-héros de la grande époque, maintes fois relooké ou retravaillé par de multiples auteurs au cours de plus de 7 décennies d'aventure et de mystère, bref Batman c'est une des légendes de la comic book culture. Les récits sélectionnés sont sans doute de qualité inégale, comme dans toute anthologie, mais ce qui est intéressant et même amusant, c'est que ça permet de voir l'évolution graphique du personnage : le dessin de Bob Kane n'est évidemment pas séduisant, il semble enfantin, naïf et maladroit ; avec celui de Dick Sprang, il y a un mieux, mais la silhouette reste carrée ; il y a une nette amélioration avec l'arrivée de Carmine Infantino, au trait plus fin. Mais là où je me régale, c'est bien sûr avec le dessin de Neal Adams ; je ne vais pas revenir sur son apport graphique que j'ai décrit en détail sur d'autres avis, mais il est clair quand on voit un tel dessin, qu'il a grandement relooké Batounet, en le rendant plus sombre et plus costaud.

J'aime bien aussi les dessins de Alan Davis, Tom Mandrake, Graham Nolan et Ardyan Syaf... dans des épisodes qui m'ont permis de découvrir en plus les récits plus récents de Batman. En revanche, comme j'ai dû le dire déjà, je n'aime pas la refonte de Miller, même si je conçois qu'il a apporté un plus, et surtout je n'aime pas quand il dessine.
Idéologiquement aussi, l'ouvrage permet de voir cette évolution avec les scénaristes qui se sont succédé, et il en ressort indéniablement que c'est Dennis O'Neil qui a redéfini le personnage après la période Bill Finger. Il est d'ailleurs intéressant de voir que dès le premier épisode, apparaissait le commissaire Gordon, puis on voit l'apparition successive de Robin, de Batgirl, le partenariat avec Superman... mais hélas pas de récit avec la Ligue de Justice, c'est dommage.

La partie éditoriale est remarquable, concise mais précise, en donnant les renseignements essentiels. Au final, c'est un bel ouvrage que tout fan batmanien se doit de posséder ; je ne hausse pas ma note car je regrette que la sélection ne soit pas plus qualitative et qu'on n'y voit pas certains personnages de l'univers du Dark Knight, sinon ça méritait le 5 étoiles.

Nom série  Jack Kirby Anthologie  posté le 15/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ces anthologies DC que je découvre ces derniers jours, je me surprend à re-aimer un peu les super-héros que j'avais lâché depuis de longues années, car à une époque, j'en ai probablement "bouffé" trop au kilo, il y a eu donc une sorte d'indigestion super-héroïque, et je suis revenu à la bonne vieille BD franco-belge. Mais là avec ces volumes de 350 pages, ce sont de courts récits, on peut s'arrêter quand on veut, y revenir quand on veut, et surtout ils sont très divers puisque comme pour Super-Vilains Anthologie ou Batman Anthologie et les autres, ils sont piochés à travers différentes époques de création.

Jack Kirby, c'est un monument de la BD américaine, c'est vrai que c'est un pan entier de la culture populaire US qui défile à travers cette anthologie dédiée à l'une des plus iconiques figures du dessin des comics. Ces 20 récits permettent de voir son évolution graphique, c'est très instructif pour les lecteurs qui ne connaissent qu'imparfaitement l'auteur : son dessin sur Sandman (on est en 1942) est plus sage mais nerveux déjà, et annonce l'explosion des années suivantes, surtout dans la mise en page, où l'on trouvera des cadres éclatés et des pleine-pages, ce qui sera le style Kirby. Au cours des années 50, son style a un peu changé, il se profile progressivement pour atteindre sa pleine puissance dès 1958. Mais dans les années 70, c'est l'époque du dessin hyper carré, ultra costaud, aux contours quasi géométriques, avec des gueules de mecs très carrées, c'est surtout visible dans les récits sur les New Gods et les Immortels, des séries que j'aimais bien à l'époque ; son style est alors reconnaissable entre mille

J'aime moins cependant cette partie de sa carrière DC, les séries étaient d'un bon niveau, mais son dessin était trop mastoc, plus grossier, notamment sur Omac. En fait ma période préférée de Kirby est celle où il était avec Stan Lee chez Marvel à la création des stars comme Hulk, les Vengeurs, X-Men, les 4 Fantastiques, Thor, Black Panther ou la reprise de Captain America... celle de la période DC m'attire moins, même si j'aime bien Kamandi malgré son aspect délirant. J'ai découvert par contre son noir & blanc sur Spirit World crée en 1971 et que je ne connaissais que de nom sans en avoir lu, c'est assez beau et soigné je trouve...

Au final, j'ai quand même apprécié cette anthologie, la partie rédactionnelle est remarquable comme dans les autres volumes de la collection, et l'aperçu du talent de Kirby plutôt éclectique est bien rendu par des planches privilégiant l'impact visuel.

Nom série  Super-Vilains Anthologie  posté le 15/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les plus grands super-héros se devaient d'avoir des adversaires à leur taille, capables de défier leurs pouvoirs. Comme les super-héros, les super-vilains ont su évoluer au gré des bouleversements sociaux et artistiques ; au début, ils étaient un peu fantoches et très caricaturaux, et puis de plus en plus, ils sont devenus plus redoutables et de plus en plus complexes. Après l'apparition d'anti-héros ambigus chez les concurrents de DC, tels Punisher, Warlord ou Swamp Thing, les super-vilains deviendront plus agressifs et plus dangereux ; c'est ce que réussit à démontrer cette anthologie qui réunit des criminels de différents types : savants fous, brutes sanguinaires, génies du crime, tyrans cosmiques ou simples bandits urbains...

C'est une excellente initiative d'avoir rassemblé ces grands méchants dans une anthologie, on y retrouve le Joker, Lex Luthor, Sinestro, Darkseid, Captain Cold, Double-Face, Black Manta, Cheetah... et bien d'autres, bref le must de la criminalité dans l'univers DC, à travers des récits bien choisis et conçus par des pointures du crayon comme Neal Adams (mon préféré), Jack Kirby, John Byrne, Carmine Infantino, Alex Toth, Gil Kane, Curtis Swan, Jim Aparo ou Steve Ditko et d'autres...

Tout est de bon niveau dans l'ensemble, le seul épisode que je n'ai pas aimé est le dernier de l'anthologie, entre Superman et le Joker, pourtant dessiné par Kirby. Sinon, la formule est la même que pour les autres anthologies DC, avec un très bon travail éditorial qui raconte les genèses des personnages, leur première apparition, les auteurs qui y ont été attachés etc.. bref une somme de renseignements clairs et précieux pour les fans. Un bel album riche de 350 pages qui ne se refuse pas quand on aime cet univers.

Nom série  Dedal, la légende du roi barbare  posté le 14/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai trouvé ces 2 albums qui apparemment semblent les seuls de cette série soi disant terminée, mais dont le final du tome 2 donne encore de la matière à poursuivre cette histoire, enfin si on peut appeler ça une histoire... heureusement que je n'ai pas payé bien cher ces 2 albums, en fait je les ai eus en échangeant d'autres albums qui ne me plaisaient pas, je préfère ça au fait de revendre souvent pour un prix dérisoire...

Donc voila, le tome 1 s'ouvre par une pleine- page époustouflante qui en met plein la vue, c'est clair qu'en 1993, ça en jetait, on n'était pas encore très envahi par la fantasy, surtout celle-ci qui est celle que je préfère, et que j'ai qualifié souvent dans d'autres avis, de fantasy "peaux de bête et gros serpents", celle de Conan, bien barbare, bien sauvage, bien bourrin et remplie de cruauté, de sortilèges, de violence et de sang, avec en plus un aspect érotique qui ici est bien représenté, puisqu'on a des filles nues comme si c'était naturel, et presque aussi bien gaulées et musclées que le héros Ragnall.

J'ai l'impression que Corbeyran a voulu se faire plaisir et se fixer un défi qui était de pondre un récit de fantasy très Howardien si je puis dire, mais c'est dommage qu'il ait fait n'importe quoi avec ce scénario qui n'en est pas un, sans profondeur, souvent incohérent, et bourré de scènes stupides... j'avais l'impression de voir certains travers plus récents dans lesquels il verse parfois, or là c'est de 1993, donc c'est un peu plus normal on va dire, il avait moins de métier qu'aujourd'hui, n'empêche que c'est délirant et qu'on ne peut pas prendre ce récit au sérieux.

Graphiquement, c'est du beau travail, Guenet affirme déjà un style bien à lui alors qu'il débutait quasiment, c'était sa première série importante, et même si je n'ai pas lu Yiu, j'en connais son style graphique pour avoir feuilleté des albums (je ne sais pas si j'en lirai un jour, ce genre de Bd ne m'attirant pas du tout), et je trouve que malgré quelques corps parfois mal proportionnés, des visages déformés, il s'en tire bien le bougre, avec ces gros lézards musculeux et féroces, ses pleine-pages grandioses, surtout sur le tome 2 où son style est plus abouti dans l'anatomie féminine et le corps bodybuildé du héros, les couleurs sont aussi moins délavées, plus flashantes, et un peu moins "peinture", ça ressemble même par endroits à du Corben. Autant dire que ce dessin m'a plu, mais je trouve dommage que Corbeyran ait déconné à bloc en n'ayant pas pu fournir un scénario digne du talent déjà précoce de Guenet.
Ceci dit, je garderai quand même ces 2 albums parce que c'est sympa et rigolo ce genre d'essai...

Nom série  Le Torte  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série déjà un peu ancienne de la collection Vécu m'avait échappée, j'ai réparé cet oubli et j'en suis ressorti plutôt satisfait, même si je l'ai trouvée un peu hésitante et un poil trop longue ; pour moi, les 3 premiers tomes sont très intéressants, et les tomes 4 & 5 sont assez dispensables, les auteurs faisant traîner un peu le récit. Evidemment, on peut comprendre qu'ils ont envie d'explorer différents univers (des brigands, des adorateurs sataniques, des moines irlandais, des Vikings...), mais justement, j'ai eu l'impression que ça faisait un peu trop.

C'est une longue quête pour Hutgin, le héros central de cette histoire, une quête de désespéré qui a vu sa vie paisible brisée par la faute d'une bande d'infâmes brigands qui mutilent des enfants afin d'égayer les puissants affectionnant ces pauvres pantins de cour désarticulés, aux membres disloqués et aux visages rendus hideux.

Les péripéties sont nombreuses, entrecoupées de scènes sanglantes de combats tout en frôlant le fantastique et la magie dans une ambiance de mort et de carnages. L'époque choisie n'est pas un hasard, même si c'est un Moyen Age rude indéterminé et non précisé ; d'après ce que j'ai pu en voir, on dirait que ça se situe entre les IXème et Xème siècles, il est souvent fait allusion au christianisme qui a chassé les anciennes religions païennes, on aperçoit souvent des mégalithes et un menhir christianisé dans le tome 3, et l'invasion Viking du tome 4 confirme cette impression, de même que les armements et les costumes sont plutôt datés du IXème siècle. Le seul anachronisme vient des édifices de pierre et des châteaux qui eux, ont des allures de XIIème et XIIIème siècles...

J'ai bien aimé le dessin de Rollin qui étrangement se révèle bien plus soigné et fluide que sur ses autres Bd plus récentes, alors que c'est sa première série importante en 1989, je suis surpris que son trait soit aussi maîtrisé ; il offre une mise en page aérée et quelques belles images, c'est dans le ton des Bd des années 80, j'aime ce style.
Un autre élément que j'ai apprécié est la narration qui est plutôt littéraire, c'est du beau hors-texte aux mots bien policés, c'est parfois un peu redondant mais loin d'être ennuyeux.

Malgré toutes ces qualités, je n'en conseille pas l'achat car comme je le disais au début, on a l'impression que les auteurs brodent un peu, hésitent à finir la série et la font un peu trop durer, mais la lecture en bibli reste très plaisante, c'est d'ailleurs ce que j'ai fait.

Nom série  Pharaon  posté le 10/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai mis du temps à lire cette série parce que la première lecture d' un tome m'avait tellement éberlué que j'ai dû me frotter les yeux pour voir si je ne rêvais pas... et puis il a fallu le temps de trouver quelques albums ; bon j'en ai lu 4 et ça m'a suffi. C'est dommage parce que je trouve le dessin de Hulet absolument dans mes goûts, il est superbe, très réaliste, soigné, peaufiné même, bref c'est dommage que Duchâteau foute tout en l'air par son traitement iconoclaste. Ce qu'il avait réussi à faire sur Serge Morand dans la partie fantastico-policière ne se répète pas ici hélas, car ses scénarios sont complètement fantoches, ou du moins certains, l'ensemble étant très inégal. On a des albums pas mal et d'autres très moyens, les récits étant indépendants les uns des autres.

En fait, Duchâteau fait comme dans Ric Hochet, il donne libre cours à sa manie du sensationnel et de l'esbroufe, il aime les coups de théâtre, les situations qui surprennent dans le but de déstabiliser le lecteur, la méthode étant la même sauf que dans Ric Hochet, c'est du pur policier donc ça marche, et ici, il y a un mélange pas possible de fantastique, d'aventure, d'action et d'espionnage, donc ça le fait moins bien. D'ailleurs, le classement en fantastique serait sans doute plus judicieux qu'en policier, car l'aspect insolite et étrange est assez dominant. Le personnage de Pharaon qui en fait est un agent passionné d'égyptologie pour l'organisation Cobra, a une sorte de vague pouvoir mais le scénariste n'insiste pas trop dessus, et sa copine Crystal n'est pas très étoffée.

Cette série qui était diffusée dans Super As à partir de 1980, a assez mal vieilli, elle a dû se réfugier directement en albums après l'arrêt de ce magazine, avant d'être reprise intégralement par Glénat qui lui donna un nouvel élan ; mais les albums que j'ai trouvé sont édités par Novedi. Il est évident que si j'avais lu cette Bd à cette époque, j'aurais peut-être trouvé le tout pas trop mal, mais aujourd'hui, je trouve ça assez bancal, avec des situations exagérées, des retournements de situations pas crédibles, des facilités incroyables de scénario, tout ceci n'est plus acceptable à notre époque... bref, je crois que je vais échanger ces albums, mais encore une fois, je le regrette pour le dessin de Hulet qui est beaucoup plus pointu que dans Les Chemins de la Gloire.

Nom série  Equator  posté le 31/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai trouvé en bouquinerie le tome 1 de cette mini-série édité chez Alpen qui apparemment ne contient que 2 albums, alors que sur le quatrième de couverture de l'album Alpen, le tome 2 annoncé portait le titre "les Trois héritiers", et lorsque le Lombard a repris le tout, ce tome 2 s'appelle "Katale"... bah au diable ce mystère, mais c'est bien dommage que cette série se soit arrêtée au bout de 2 albums, car j'ai adoré cette aventure, et il faut absolument que je trouve ce tome 2 pour continuer à m'en régaler.

Et pourtant, c'est pétri de clichés, de situations déjà vues et de stéréotypes dans les personnages, mais je sais pas, il y a quelque chose qui dans ce récit m'a diverti, c'est arrivé dans une période où j'en ai bien besoin. Il y a aussi le dessin de Dany que j'ai toujours aimé depuis le journal Tintin, j'aime son trait ici qui hésite entre le trait réaliste vu dans Histoire sans Héros ou Bernard Prince et le dessin caricatural vu dans Olivier Rameau, un style semi-réaliste très séduisant semblable à Arlequin, où il livre quelques belles images de jungle africaine avec des chutes d'eau magnifiques, des rapides et une végétation luxuriante, de même que celles du bateau de Dereck glissant sur la rivière sont superbes et très évocatrices d'un ton exotique qui me plait, j'ai toujours adoré les histoires de jungle.

Tout ceci fait donc beaucoup de raisons pour me séduire dans cette aventure qui lorgne un peu du côté de Bernard Prince, car Dany se souviens qu'il a dessiné 2 épisodes de cette série mythique de chez Tintin après le départ de Hermann, et le bateau Equator de Dereck a d'ailleurs un petit air de famille avec le Cormoran de Prince. Les péripéties et le scénario sont classiques de ce type d'aventures, les personnages sont également formatés et typiques de ce genre de récit, mais qu'importe, je ne vois que le plaisir de lecture que ça me procure au premier degré, c'est de la Bd de pure détente, très plaisante à lire.

Nom série  Le saumon  posté le 30/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je reste peu enthousiasmé par cette trilogie, et ce dès le premier album, n'ayant lu les suivants que par pure curiosité, mais sans conviction et surtout sans passion. Dans ce tome 1, le personnage de Serge Villon se présente comme un scénariste de BD déchu qui accepte un gros chèque en échange d'un futur job, mais surtout c'est une sorte d'auto-portrait où le personnage ressasse une interview qu'il a donnée à une radio, en assénant un discours d'auto-satisfaction et d'asocial qui a l'air de défier sans cesse les règles de la société, il y est tour à tour insolent, frondeur, provocateur et jouisseur d'une vie facile grâce à son art... ces dialogues abondants et un peu pénibles à lire, m'ont passablement ennuyé, je n'y ai rien trouvé d'intéressant, c'est du radotage rempli de suffisance, un genre de texte qui tout en développant des idées et des vérités, finit en masturbation de cervelle.

Pourtant, au premier abord, à travers ce scénario et ce personnage fictif, Cothias se propose de raconter le quotidien et le constat d'une vie de scénariste de BD au destin pas si différent du sien, et ça pouvait être intéressant, mais la méthode narrative qu'il emploie ne me plait pas et a fini par me barber ; il y a dans le tome 1 une première partie récitative qui m'ennuie, puis une seconde partie d'errance du personnage (lorsqu'il essaie de récupérer son ex-femme) qui ne sert pas à grand chose sinon à donner des scènes parfois inutiles ou sans intérêt, ce qui se poursuit dans les 2 autres tomes.

Je préfère le Cothias au style plus fluide, à la lisibilité du récit plus marquée et au classicisme dans la forme tel qu'il le démontrait dans la plupart des séries qu'il écrivait pour Glénat entre les années 80 et 90, c'est un gars doté d'une incroyable puissance créatrice et d'une imagination très fertile que j'ai toujours apprécié, mais pas ici.
Son association avec Wachs n'est pas nouvelle, ils avaient déjà oeuvré ensemble notamment sur une bonne série en collection Vécu, Marie Tempête où le dessin de Wachs n'avait pas le même visuel que sur cette Bd qui m'a l'air d'utiliser la couleur directe, mais j'aime bien ce dessin, il est lumineux et très vivant... dommage qu'il serve une narration peu attractive.
Dernier point de détail : ce récit n'est pas tellement policier à mon sens, je l'aurais plutôt vu en roman graphique.

Nom série  Le Deuil impossible  posté le 28/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais trouvé il y a quelques mois ces 2 tomes d'une série qui visiblement reste sans suite, et qui me semblaient intéressants, mais tout bien réfléchi, ça ne m'a guère enthousiasmé.
Pour une série Vécu, je trouve la narration un peu empesée et répétitive, de même que la mise en page est un peu bordélique, avec des cases par endroits placées bizarrement, ce qui affecte un peu la lecture, il y a une volonté de se démarquer des autres Bd Vécu par ce procédé, mais ça n'apporte qu'une certaine confusion car on ne sait pas trop dans quel sens suivre les cases.

Sinon, graphiquement, j'aime bien, c'est dans la veine des auteurs Glénat de chez Vécu, visiblement un auteur espagnol pas connu qui opte pour un style hésitant entre Dermaut et Juillard en moins fluide et moins séduisant, mais c'est un bon dessin, qui reproduit parfaitement des décors connus comme l'Escurial (palais et monastère du roi d'Espagne), ou la fameuse tour de Belèm dans le port de Lisbonne... ceci heureusement m'a aidé à rester attentif, car comme je le disais, la narration perd un peu le lecteur avec cette histoire de roi du Portugal tué lors d'une bataille, puis qui réapparait 20 ans après, à l'image d'Edmond Dantès dans le Comte de Monte Cristo, sauf que lui ne cherche pas la vengeance, il veut juste être reconnu et reprendre le trône qui lui appartient de droit.

Je me suis renseigné après ma lecture, car je ne connaissais pas cette histoire, mais tout est vrai : c'est la véridique histoire de Dom Sebastiao, jeune roi du Portugal disparu à la bataille de Alcacer-Kebir en 1578, et de la réapparition d'un ermite qui en 1598 prétend être ce roi ; entretemps, Felipe II d'Espagne (pour nous Philippe II, fils de Charles Quint) s'est octroyé le trône du Portugal.
Donc, malgré un fond d'intrigues et de meurtres qui aurait pu être mieux développé pour rendre plus clair ce récit, où quelques personnages restent flous et leurs rôles mal expliqués, cette Bd que les auteurs n'ont manifestement pas pu finir, ne vaut pas tellement le coup d'être achetée, à la fois pour son final de tome 2 qui reste en suspens, et pour sa narration peu passionnante. C'est dommage, mais une lecture en bibli peut se faire...

Nom série  Julien Tartafouille  posté le 25/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais complètement oublié cette courte série policière que j'avais lue à partir de 1979 dans le magazine Circus, elle compilait le mystère à des énigmes assez alambiquées mais passionnantes, mêlant policier et une touche de fantastique, un univers baigné souvent par la nuit et qui utilise les attentats anarchistes qui étaient à ce début de 20ème siècle ce que sont aujourd'hui pour nous les attentats terroristes : un vrai fléau pour la société d'alors. Les intrigues bien tournées semblaient crédibles, faudrait que j'en relise si je retrouve mes numéros de Circus.

Mais ce que j'admirais surtout dans cette série, c'est le dessin de Lionel Garcia (à ne pas confondre avec d'autres Garcia) qui avait une sacrée gueule ; du noir & blanc à niveaux encrés de différent style, du trait épais, du trait plus fin, des trames, des clair-obscurs, bref toute une variante d'éclairages qui collait parfaitement au ton de la bande, au mystère et aux crimes odieux qu'on y trouvait, et le tout précis et bien dessiné.

C'est dommage que cet auteur ait quitté la bande dessinée après 1986 pour se consacrer à la publicité, ça aurait pu devenir une série intéressante, même si Julien Tartafouille n'avait pas tellement de personnalité, l'auteur mettant l'accent sur la qualité du récit ; c'est une bande qui reste très méconnue, un 5ème tome fut annoncé dans Circus ("le 8ème cercle") mais n'a jamais paru en album. A découvrir (si on parvient à trouver les albums de la mythique collection BD Noire de Glénat).

Nom série  Arthus Trivium  posté le 25/02/2016 (dernière MAJ le 25/12/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'album s'ouvre par une pleine page époustouflante où Nostradamus a une vision obsédante d'un Germain qui au XXème siècle exterminera des populations et sèmera le chaos, la haine et la désolation. D'emblée, on est soufflé par le dessin de Landa d'une beauté renversante, un dessin encensé par la préface élogieuse de Marini. Landa utilise des variations de tons dans la colorisation pour donner des ambiances, et c'est très réussi, on a un dessin au trait très fin et baroque, avec une mise en page très dynamique.

De son côté, le scénariste installe un univers sombre pour cette sorte de thriller ésotérique que j'ai classé en fantastique, mais qui a une implication directe historique, la Bd partageant donc la double étiquette en mêlant fantastique et réalité historique. Cette ambiance est machiavélique et mystérieuse en s'appuyant sur la figure forte de Nostradamus et des grands personnages qui sont ses contemporains, les auteurs nous montrant aussi des événements liés à ses prédictions (telle la mort tragique du roi Henri II), mais aussi des événements liés à son passé personnel (la perte de sa précédente épouse et de ses 2 enfants lors de l'épidémie de peste à Agen 30 ans auparavant). Mais il y a aussi un air de cape et d'épée avec les 3 jeunes disciples du maître, 2 beaux gosses et une bombe vêtue en homme qui n'ont pour l'instant qu'un rôle relativement secondaire. Arthus Trivium qui donne son titre à la série ne se démarque pas des autres pour l'instant.

C'est pourquoi avant de porter cette Bd sur un piédestal, il faut voir venir ; j'en connais dans mon entourage qui crient déjà au génie, hola tout beau mon doux sire ! avant de faire ça, il faut digérer ce premier tome qui installe les jalons d'une histoire assez complexe et donne de bonnes bases, mais je demande à voir car il semble que c'est avec le tome 2 qu'on en saura un peu plus, toujours est-il que le final est assez confondant et promet. Le seul petit reproche vient de lettrages très petits et très incommodes, qui changent dans le tome 2.

Dans ce tome 2 justement, le dessin sombre de Landa reste d'une beauté sans pareille, d'une grande élégance, et colle parfaitement à cette ambiance baroque, même si une légère confusion règne dans la séquence de bagarre entre les créatures des enfers et Arthus (et ses compagnons) en fin d'album.
Il y a quelques péripéties inutiles comme l'embuscade des bandits de grand chemin qui attaquent Arthus, Angélique et Angulus , ce qui ferait de la place pour étoffer ce trio dont on n'a toujours pas entériné le statut de héros, leur part dans le récit restant encore assez secondaire comme dans le tome 1, le personnage central restant indirectement Nostradamus.
L'ouverture de l'album vise une nouvelle prophétie du grand savant, sans doute aussi terrible que celle qui ouvrait le tome 1, puis les personnages inquiétants entrevus en fin de tome précédent, passent tout de suite à l'action, ce qui fait basculer la série carrément dans le fantastique, un fantastique infernal nourri de magie noire et de vengeance qui offre un final mouvementé mais logique, clôturant ainsi un diptyque moins passionnant que j'aurais cru.
Pour moi, ce tome 2 reste un peu en dessous du tome 1 qui annonçait un truc plus démentiel, mais certaines promesses non tenues n'empêchent pas cependant une lecture plaisante ; le mystère s'épaissit pour une suite éventuelle, et peut-être en resterai-je là, je ne sais pas encore...

Nom série  Bérézina - D'après « Il Neigeait » de Patrick Rambaud  posté le 23/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Retrouver les affres des guerres napoléoniennes après avoir lu La Bataille des mêmes auteurs, ne m'enchantait pas outre mesure, mais un ami m'ayant prêté les 2 premiers albums, je me suis dit pourquoi pas ?
N'étant pas un fervent admirateur napoléonien, j'ai quand même avisé sur BDT pas mal de Bd s'y rattachant, et il y a dans son épopée des épisodes qui m'intéressent plus que d'autres, surtout ses débuts lorsqu'il est encore Bonaparte, comme je l'explique dans différents avis, notamment Napoléon (Glénat). Et justement, l'épisode de la campagne de Russie, avec son effroyable charnier et son issue désastreuse (dont le passage de la Bérézina) ne sont absolument pas les moments que je préfère dans l'aventure napoléonienne.

Toutefois à ma grande surprise, j'ai pris de l'intérêt à cette lecture car la Bd ne s'encombre pas de certaines lourdeurs comme dans La Bataille, ni de scènes inutiles qui égaraient un peu le lecteur ; au contraire, les auteurs vont à l'essentiel, l'arrivée dans Moscou, les incendies, les tergiversations pour savoir s'il faut rester ou partir, puis la retraite de Russie en elle-même... tout ceci est développé assez rapidement, sans s'appesantir et sans longueurs, malgré le fait qu'on passe entre plusieurs personnages qui suivent l'action à leur façon.

Les auteurs montrent bien la folie d'une telle campagne, les pertes humaines, les privations, le manque de vivres, des champs de bataille funestes, le froid qui ronge les âmes et les corps... bref la narration m'a semblé beaucoup plus intéressante que celle de La Bataille.

Graphiquement, j'ai beaucoup apprécié le dessin, j'ai l'impression que Gil s'est amélioré, ou alors il a changé sa mise en page qui privilégie de grandes cases bien aérées, détaillées, parfois en horizontal, c'est du plus bel effet, notamment sur les images de Moscou (l'arrivée des troupes) puis le feu qui ronge la ville, de même qu'il y a aussi des vues semi-aériennes qui détaillent des ensembles de monuments, c'est très réussi. Dans le tome 2, j'ai aussi relevé une pleine-page magnifique sur la retraite de Russie.
J'ai remarqué aussi qu'on voit beaucoup plus Napoléon dans cette série, alors qu'il se contentait d'apparaître furtivement dans La Bataille.

Au final, ce contexte ne me réjouit guère, mais j'ai trouvé l'ensemble intéressant, en dépit de certaines séquences sans trop d'utilité et qui ne font pas avancer l'intrigue, et surtout qui ne cherche pas l'aspect historique pointilleux, c'est plus une épopée aventureuse basée sur un événement historique tragique, racontée à travers les points de vue de différents protagonistes, tels le capitaine d'Herbigny, Mons, Roque et autres...

Nom série  Les Epées de verre  posté le 15/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici encore une Bd très bien cotée, ça me surprend un peu vu que je n'ai pas trouvé le tout exceptionnel, mais comme je suis souvent à contre-courant des avis du site, ça vient peut-être de moi, je ne sais pas...

D'emblée, ce qui me frappe c'est le dessin qui est magnifique, une véritable splendeur, avec un trait d'une finesse exquise, très soigné sur les détails et sur les décors grandioses, tels ceux de la cité de Karelane ; et la mise en page aérée permet de mettre en valeur ces belles couleurs et ce dessin appliqué.

Le récit en lui-même est plus discutable et appelle quelques précisions : c'est une fantasy plutôt tournée vers le fantastique onirique, mais qui récupère ça et là des éléments spécifiques qui relèvent de la fantasy, avec une idée de départ classique (quête d'objets, vengeance etc...), mais on est très loin de la fantasy brutasse peuplée de gros guerriers musculeux, de bestioles chimériques, de forces maléfiques et de sorciers aux pouvoirs puissants.
Pourtant, des bestioles, il y en a, ce sont des bêtes étranges et de petites créatures mais qui relèvent plus du merveilleux féerique.

La quête des 4 épées est intéressante et remplie de péripéties, mais après qu'elles soient réunies, ce qui arrive n'est guère passionnant, je m'attendais à quelque chose de bien plus épique ou mystérieux, il y avait sûrement plus intéressant à inventer sur ces épées et sur leur pouvoir. De même que la confrontation entre Orland le perfide et Yama & Miklos tourne un peu à la tragédie shakespearienne, mais ça pimente l'histoire qui repart alors qu'elle accusait un petit ralenti. J'ai noté aussi quelques longueurs, notamment les retrouvailles avec Dolmon, un épisode qui à mon goût, piétine un peu. D'autre part, les personnages ne sont pas dotés d'une personnalité très marquante, et les 2 petits personnages ne sont même pas nommés, il y a un peu de négligence de ce côté, ajoutée à quelques détails scénaristiques qui laissent à désirer.

Malgré tout, ce récit même s'il peine à me convaincre totalement, ne fonctionne pas trop mal, agrémenté de détails insolites et d'idées inventives, et d'une lecture fluide sans détours qui alourdissent la narration, mais au final, je regrette que le scénario ne soit du même degré de perfection que le dessin ; ce n'est pas aussi bon que d'autres aventures de fantasy, d'ailleurs j'ai éprouvé à peu près le même sentiment d'avoir aimé à moitié comme lorsque j'ai lu Alim le tanneur, Le Feul, Le Grand Mort, Merlin (Soleil) ou Servitude... c'est bien mais il manque un truc pour que ça m'emballe complètement ou alors c'est pas le genre de fantasy qui me correspond (car pour moi, il y a plusieurs types de fantasy). Et en plus, dernier détail et non des moindres : on dirait que les auteurs ne savent pas quelle fin donner à leur histoire.

Nom série  Passions  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Aussi étrange que ça puisse paraitre, je connaissais de nom Goossens bien sûr, mais je n'avais jamais eu l'envie ou pris le temps de lire une de ses Bd, alors que c'est un auteur qui a paru dans Pilote à la fin des années 70, puis Fluide Glacial à partir de 1977... mais c'était à chaque fois à des périodes où je ne lisais plus ces magazines. Cet ouvrage m'est tombé dans les mains, j'en ai profité. Bon ben le constat sera plutôt négatif, c'est pas tellement ce à quoi je m'attendais.

Certes, ces récits courts en valent bien d'autres, mais c'est très inégal, il y a un effort évident vers la parodie, l'auteur manie l'absurde en un style unique, mais ça ne m'a pas fait d'effet ; à la limite, j'ai préféré les dialogues dont certains sont bourrés de clins d'oeil, ils feraient sourire plus que les situations décrites, et même la grossièreté du dessin (pas dans le sens péjoratif) n'est pas parvenue à me dérider, pourtant il est assez proche de celui de Binet que j'aime, mais attention, je ne le trouve pas hideux, c'est un dessin semi minimaliste qui convient bien à cet humour et ça me convient aussi. C'est bizarre cette impression parce que je le trouve aussi proche du style narratif et graphique d'Edika, et lui me fait parfois pisser aux culottes, mais là, rien ou disons pas grand chose pour me transporter.

Je lui laisse une chance parce que quand j'ai découvert Edika, j'avais eu un peu la même impression de rejet, donc je ne désespère pas d'apprécier un jour, même si je ne suis pas pressé de relire du Goossens pour l'instant...

Nom série  Sex in Italy  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis le temps que j'entendais parler de "Sex in Italy", j'ai fini par dégoter les tomes 3 & 4 de cette série de l'édition Vents d'Ouest ; c'est de l'érotisme très agréable, c'est comme ça que je conçois le genre, c'est ce que j'aime dans les Bd hard, cet érotisme sublimé plutôt que les délires SM assortis de séances de tortures. D'autre part, j'avais déjà pu apprécier le dessin de Tarlazzi sur Etreintes barbares et sur Nuage Blanc ce dernier se rapprochant beaucoup plus du trait de Liberatore.

Ces 2 albums sont un peu encore dans un graphisme très réaliste proche de Liberatore, Tarlazzi campe une Selen impudique et de belles filles bien gaulées dans toutes sortes d'expériences sexuelles, je crois que l'auteur dessine ces personnages expérimentant à peu près toutes les tendances, positions, fantasmes ou jeux sexuels qui puissent exister, d'où une gamme très variées de scènes dont certaines sont vraiment très excitantes. Le dessin qui souligne avec finesse et précision les anatomies féminines, rend le ton de la bande encore plus hot, accentué par une mise en page à cases larges et aux couleurs soignées et efficaces, pour moi ça n'est pas criard ou quoi que ce soit, je me laisse emporter par la frénésie sexuelle voulue par l'auteur.

On peut penser ce qu'on veut du scénario, à première vue, c'est vrai qu'il n'a pas grande importance comme ça de but en blanc et qu'il sert un peu de prétexte à des pages érotiques, mais à y bien regarder, il n'est pas si mal et ne se limite pas qu'à des séquences hard, l'intrigue est cohérente et amène bien les scènes en question.
Au final, au contraire de certaines Bd du genre qui ne visent que des pages copulatoires, je trouve que c'est une des meilleures Bd érotiques que j'ai pu lire jusqu'à présent.

Nom série  Bunny  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ben déjà, je sais que je n'aurais pas la suite de cette histoire puisque l'éditeur une fois de plus se fout de la gueule du lecteur en sortant ce tome 2 dans une intégrale, on ne va donc pas acheter cette intégrale si on a déjà acheté le tome 1 ; pas la première fois que je vois de telles pratiques, je trouve ça révoltant, et ça perd 1 point sur ma note globale...

De toute façon, ce sujet ne m'avait pas vraiment captivé, c'est donc peu grave que je n'ai pas la suite (c'est juste le principe que je trouve pénalisant). Les personnages n'ont aucune profondeur, l'héroïne Mio est très antipathique, donc je ne perd rien de ce côté. Et cette idée d'île carcérale semble être une sorte de mix entre les films New York 1997 et Absolom 2022, mais complètement fantoche car peu crédible (un père qui envoie sa fille en enfer, c'est n'importe quoi), ça relève plus du fantastique à mes yeux que de l'aventure, mais bof c'est un point de détail, c'est seulement que les situations n'ont pas l'air de fonctionner sur un mode actuel, on dirait un futur étrange, plus violent et plus impitoyable avec l'humanité.

Au niveau du dessin, les posteurs précédents affirment que c'est un combiné de manga et de FB ? moi je veux bien, je ne suis pas assez expert en manga pour trancher cette question, mais une chose est sûre, c'est que si ça ressemblait trop au manga, je n'aurais pas lu cette Bd vu que ce que je déteste dans le manga justement, c'est les dessins qui se ressemblent presque tous, la manque de différences de styles graphiques, la forme des yeux des personnages, bref l'aspect graphique manga me déplait...or là je ne vois rien de tout ça dans cet album, il y a peut-être une légère influence dans les personnages, mais encore une fois, je n'ai pas la compétence requise pour analyser ça, j'ai trouvé le dessin lumineux et soigné, c'est ce qui compte pour moi.

Au final, c'est quand même un récit qui n'avance pas vite, ça piétine un peu, on a l'impression que les auteurs ne savent pas trop où ils vont. Peut-être que si j'avais pu lire la suite, j'aurais changé d'avis, mais en l'état, c'est moyen.

Nom série  Kaplan & Masson  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
2 albums seulement pour l'instant, et 2 récits à cent lieues l'un de l'autre, il y a assurément un net changement de ton entre ces 2 albums. Dans le tome 1, il manque quelque chose pour que ça soit vraiment captivant, il n'y a pas le peps qui devrait donner une vraie dynamique à cette série. Ce tome 1 est plutôt une sorte d'hommage assez évident à Blake et Mortimer et aux vieux films de SF et d'espionnage impliquant des savants, tout en intégrant le paramètre du ninja, élément moderne. Le tout reste assez statique et limite soporifique, et Dieu que c'est bavard ! j'ai mis un temps fou à lire cet album...

Le tome 2 est plus tourné vers l'action, il y en a même trop, c'est un véritable festival de péripéties, de fusillades et de poursuites effrénées qui s'enchaînent à un rythme trop rapide et qui serait plus un hommage à L'Affaire Tournesol. En même temps, il y a des scènes qui ne servent à rien, je ne vois pas l'utilité de mettre Masson sur un ring de boxe... et l'intrigue reste un poil confuse.

Mais le véritable atout de cette Bd, ce qui lui donne un indéniable charme rétro et qui m'empêche de la noter 2/5, c'est son dessin, une Ligne Claire pure et plus souple, plus appliquée que dans le tome 1, une Ligne Claire qui bouge bien, pas comme celle figée qu'on voyait chez Martin ou Jacobs, avec aussi une précision d'horloger sur les décors (surtout lorsqu'ils sont connus) et surtout sur les voitures parfaitement reproduites : un régal à admirer ces vieilles caisses des années 50, comme chez Tillieux. Les cases sont également bien remplies et bourrées de petites détails.

Dommage que les scénarios ne soient pas aussi soignés, ça aurait fait une Bd du tonnerre, mais l'ensemble présente bien, le ton un peu ahuri et les situations improbables sont bien menées. Une bonne lecture, mais que je n'achèterais pas, la lire en emprunt m'a mieux convenu.

Nom série  Ivan Zourine (Les Aventures d')  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu les 2 albums édités par Magic Strip en 1979 de cette série interrompue, et je n'aurai hélas pas la suite, mais c'est pas bien grave, c'était un prêt et ce que j'en ai vu et retiré m'a plu et intéressé, en dépit d'un contexte peu folichon. Et je me suis rappelé alors que cette histoire avait en effet été publiée en 1974 dans le journal Tintin alors dans sa formule Hebdoptimiste, sous le titre "les Ors du Caucase". A ma grande honte, j'avoue ne pas m'être intéressé à ce récit à l'époque, le contexte ne me plaisait pas, le dessin n'était pas dans mes goûts, c'était assez bavard, et j'étais ado donc encore limité dans mes goûts BD, avec mes préférences qui allaient aux héros traditionnels de l'époque de la grande aventure, genre Bernard Prince ou Buddy Longway qui venait de faire son apparition dans le journal un an avant. J'ai donc dû faire partie du public qui a rejeté cette Bd en 1974 et dont la direction de Tintin n'a pas poursuivi la publication.

Aujourd'hui, je répare cette erreur de jeunesse, j'ai évolué et je sais à présent reconnaître la valeur d'une Bd, surtout lorsqu'elle présente de telles qualités scénaristiques et graphiques. Follet avait déjà fait ses preuves dans Tintin, il avait illustré contes et romans dans les années 50, et "Ivan Zourine" lui offrait l'occasion de créer un grand récit d'aventure, avec l'aide de Jacques Stoquart qui avait lui écrit des scénarios pour Wen (dessiné par Eric) ou Ramiro (dessiné par Vance)... Leur talent n'est donc pas en cause dans l'arrêt de cette bande, c'est le public qui n'a pas plébiscité "Ivan Zourine" ; ça tient à quoi ? à une narration pas tout à fait maitrisée et sans doute un peu pompeuse ? au décor russe de Sibérie qui n'emballait pas les lecteurs ? au noir & blanc du dessin ? je ne sais pas, mais je sais qu'en la lisant maintenant, c'est une aventure pleine de souffle, avec des personnages pittoresques et une bonne description de la Russie au XIXème siècle, on voit que c'est documenté et bourré de détails.

En plus, le dessin de Follet est déjà magnifique dans sa maitrise du noir & blanc, à mi-chemin entre ceux de Cuvelier, de Auclair et de Jijé, avec un trait assez épais, j'ai bien aimé ce style ; comme quoi on change avec les années, il faut relire des bandes qui nous ont rebuté plus jeune...
Il y a peut-être aussi une raison au fait que les lecteurs ont boudé ce récit, c'est que le journal Tintin était en 1974 dans une crise économique, la formule Hebdoptimiste n'était clairement pas une réussite, l'image du journal en était bouleversée, et nombre de séries en ont souffert, d'autant plus que le phénomène albums commençait à prendre de l'ampleur, bousculant les règles de parution en chapitres de 8 à 10 pages, hâtant ainsi la parution en album, alors qu'avant, il s'écoulait facilement un an avant l'édition album (parution en 2 planches seulement chaque semaine).

Au final, si cette réédition peut faire re-découvrir cette Bd, ce sera méritoire.

Nom série  Champollion et le secret des hiéroglyphes  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection Vécu compte parfois de bonnes surprises avec certains one-shots, c'est le cas avec cette bio de Champollion, probablement le plus grand spécialiste en égyptologie, qui dès 1806 étudiait le copte, convaincu que ce langage était une forme tardive de la langue de l'ancienne Egypte. Il a ensuite percé le mystère des hiéroglyphes entre 1821 et 1822 d'après les textes de la pierre de Rosette et celui d'un obélisque découvert près de Philae. Son premier voyage en Egypte date de 1827. Il mourut trop tôt en 1832 laissant inachevée une "Grammaire égyptienne" et ne pouvant finir tous ses travaux, mais grâce à lui, l'égyptologie prit un envol extraordinaire en France.

Toutes ces étapes de sa vie et de son oeuvre sont bien rapportées dans cet album, ça m'a rappelé un excellent souvenir de 2002 où j'avais visité sa maison natale à Figeac lors d'un voyage en Quercy ; cette maison transformée en Musée Champollion conserve de nombreux documents, des objets originaux, des reproductions d'écriture égyptienne, et sur l'histoire du déchiffrement, de même que le monde des rites funéraires est évoqué, on peut aussi y voir un moulage de la pierre de Rosette (volée à la France par les Anglais) et dont l'original se trouve au British Museum.

Cette Bd sur le plan didactique remplit donc parfaitement son rôle éducatif même si le traitement semble un peu naïf, mais elle n'a qu'un seul défaut : son dessin qui n'est vraiment pas terrible, on dirait un dessin sorti des années 60, sans génie, mais suffisant pour suivre agréablement cette bio d'un grand savant.

Nom série  Iris (Cordès)  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande très libertine a pour héroïne une jolie blonde généreusement dévêtue et se livrant à de fréquents ébats sexuels. Le destin de cette fille au corps très bandant sera chaotique, puisque dans les premiers épisodes, elle est la proie de tortionnaires nazis brutaux et vicieux qui lui infligent toutes sortes de sévices sexuels (ces scènes ne sont pas toutes crades, mais parfois un peu répétitives), jusqu'à son maquereau qui après la guerre lui fera connaître les joies de la prostitution. Ces soumissions semblent cependant lui convenir.

C'est très certainement la Bd la plus soignée de Jo Cordès, son dessin semble plus appliqué, et la couleur lui permet d'atténuer son trait d'habitude un peu plus caricatural, mettant bien en valeur les corps féminins et les formes opulentes de son héroïne, de même que ses scénarios sont assez classiques mais insistent sur l'aspect "exploité" de cette fille attachante, c'est pourquoi on peut regretter qu'il s'en soit peu occupé ; le final de la bande est un peu expédié, Cordès devant sans doute bâcler cette série pour en entamer une autre sous son autre pseudo d'Alan Davis, où il se livre à des dérives sexuelles beaucoup plus poussées, ici ça reste encore assez "gentil" si je puis dire, mais c'est quand même pas pour les boy-scouts...

Spécialisé depuis 1979 dans la BD érotique, Jo Cordès, de son vrai nom Jean Pailler, a publié aussi un peu avant, de la BD traditionnelle dans Pilote et Fluide Glacial, son héros le plus connu étant Déconan le Barbaresque. Ses bandes les plus torrides sont "Billie and Betty" (en N&B) et "les Fils de la violence" (N&B puis couleur) parues dans Bédé Adult et SexBulles ; "Iris vivra ses 4 aventures dans ces 2 magazines de 1980 à 1986, je la lisais assez souvent car certaines pages étaient assez excitantes, mais lues maintenant, je trouve que ça n'a plus la même saveur, sans doute que cette bande correspond à une époque, celle des années 80, mais elle peut constituer une découverte intéressante pour les amateurs d'érotisme et les curieux.

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