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Nom série  Les Bêtes de Black City  posté le 29/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon dommage, je me réjouissais de lire une Bd érotique situant son action dans un cadre western, mais c'est raté pour moi, et j'ai bien fait de ne pas l'acheter, j'ai pu la lire pratiquement sur le stand Tabou à Angoulême quand j'attendais Trif pour une dédicace (celui-ci étant parti se restaurer)... Qu'est-ce qui ne va pas ?

Ben tout simplement le dessin, je n'aime pas ce dessin et puis voila, je le trouve laid et informe, à plus forte raison pour une Bd érotique. Les couleurs sont ternes et mornes, bref j'ai pas accroché à ce graphisme. Sinon question histoire, ça réutilise un des plus vieux thèmes du western, la vengeance, et ça fonctionne bien puisque les 3 prostituées d'un bordel sordide d'une petite ville de l'Ouest, exercent une vengeance implacable et extrêmement violente sur leurs tourmenteurs, dont le chef est devenu un notable ; elles sont même bien plus féroces que leurs bourreaux, et le bain de sang n'est pas évité.

On voit donc un excellent scénario servir des scènes de cul dont certaines très hard, mais aussi des pulsions malsaines, le tout s'intègre bien ensemble, sexe et sang font bon ménage de façon plus appuyée que dans d'autres Bd, car du sexe en contexte western, ça n'est pas nouveau, il y en avait déjà dans Wanted (Rocca/Girod), et même dans un ancien pocket italien que je lisais dans mes jeunes années, du nom de " Saga " (en italien "Vartan") où on voyait souvent des Indiennes à poil se faire molester. Mais tout ceci n'avait rien de comparable à ce qu'on voit dans cet album. En plus, il y a une bonne approche d'un Far West sordide avec des personnages crades, pouilleux et rebuts de l'humanité... Donc voila, dommage que ce scénario habile soit illustré par un dessin aussi moche auquel je n'ai pas adhéré, du coup ,je n'ai pas lu la suite, et après Trif est enfin arrivé pour me faire un joli dessin de Blanche-Neige.

Nom série  Nagarya  posté le 28/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le nom de Riverstone (ou quelque soit l'un de ses nombreux pseudos) résonne aux oreilles de l'amateur de BD érotique, car on sait qu'avec lui, on aura un résultat graphique exceptionnel. C'est le cas dans cette Bd que j'ai réussi à trouver à Angoulême dans les bacs à 5 euros d'un des bouquinistes belges, eh oui, j'ai cru rêver , car trouver un album de ce calibre à cet endroit, c'est très rare.

Comme toujours, la partie graphique est absolument renversante, Riverstone excelle dans un dessin hyperréaliste peaufiné et soigné à la peinture à l'huile, transcendant un sujet inspiré d'un thème biblique où une nouvelle Eve évolue dans une jungle idéalisée auprès de 3 hommes et découvre une peuplade sauvage ; tout le monde y est nu bien sûr, c'est un retour à la nature primitive de l'homme, mais étrangement, ça copule beaucoup moins qu'on n'aurait cru, même les hommes ont des sexes à peu près normaux et pas ultra membrés comme c'est le cas dans les autres Bd de Riverstone comme Judith et Holopherne ou Thamara & Juda... Les femmes y sont toujours sculpturales, avec des poitrines fières et puissantes, contrastant avec des visages d'ingénues ou de jeunes vierges.

La dimension fantastique et le surréalisme se mêlent, mais ça ne donne qu'un résultat décevant au niveau du scénario, c'est le gros point faible de cette bande qui aurait pu être fabuleuse ; Riverstone ne sait pas construire une histoire linéaire, il se perd en dialogues inintelligibles, qui n'ont vraiment aucun sens, et totalement décalés par rapport aux images. De fait, l'histoire perd 60% de son potentiel, même l'épisode des sauvageonnes est mal exploité, et les 3 hommes accompagnant l'héroïne Anny Wellington, sont très en retrait, ressemblant à des crétins incolores et loin des mâles dominateurs vus dans les autres Bd de l'auteur. Bref, l'oeil se régale mais l'esprit n'est pas satisfait.

Nom série  Entre terre & mer  posté le 25/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une série qui prend pour décor la Bretagne et qui décrit la rudesse de l'existence sur ces terres dans les années 20 ; c'est assez proche de la série Les Chasseurs d'écume, sauf que là, l'attention se porte surtout sur un personnage, Pierre qui loue ses bras à une ferme dirigée par une femme de marin dont l'homme est en mer à la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve. Ce qui est intéressant, c'est le portrait de ces femmes, les auteurs mettent l'accent sur leur exemplarité à gérer seules ferme, terre et tâches domestiques en l'absence de leurs hommes. C'est un univers dur, âpre, où la mort, le fardeau de la vie, la solitude et l'absence sont constamment présents dans un cadre de vie magnifique mais d'une grande rudesse.

Une romance s'installe peu à peu entre Pierre et une lavandière qui elle aussi attend son homme, on s'attend alors à un cliché éculé, mais cet écueil est bien évité, car les auteurs ont gratté l'intrigue pour en enlever le superflu et ne garder que l'essentiel, le récit s'en trouve renforcé en évitant des passages à l'eau de rose qui auraient pu être ennuyeux et très communs, d'où une certaine sécheresse, un côté carré et un peu austère dans cette relation. A l'image de la région (ici la Côte d'Emeraude aux alentours de Saint-Malo), c'est un récit épuré et grave, voire âpre, j'aime cette ambiance.

Au niveau du dessin, j'aime moins, l'ensemble est un peu cassant, sec et peu attrayant, avec des décors superbes et très Bretons, mais avec des visages assez peu réussis, voire laids surtout sur les hommes ; ça donne un style néanmoins à la bande qui accentue sa bretonnitude, et je finis par l'accepter plus ou moins. Au final, une belle épopée, mélancolique et pleine d'amertume, faut adhérer, c'est peut-être pas si facile...

Nom série  Edward John Trelawnay  posté le 23/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette époque imaginaire calquée sur un mode de vie anglais du XIXème siècle dans l'armée coloniale, est une riche idée, même si l'ensemble reste très classique dans le fond, en reprenant les travers du colonialisme britannique : la compagnie de l'Indus qui rappelle la Compagnie des Indes (au lobby puissant), le Bengala, Bombaye, l'ennemi héréditaire qui s'incarne dans les Francs censés être les Français... tout ceci n'est qu'une habile transposition et ni plus ni moins qu'une histoire de pirates des airs en vaisseaux volants, ou plutôt de corsaires puisque De Ruyter travaille pour les Francs.

Le tout s'agence joliment avec une flopée de péripéties et d'ingrédients propres aux récits d'aventure, avec notamment un méchant vachard (même s'il n'est pas subtil), une belle héroïne fougueuse, des héros chevaleresques et des peuples disparates et bigarrés qui composent un univers imaginaire pittoresque, en dépit de stéréotypes inévitables. Mais la lecture reste très agréable, et c'est ce qui compte. Seule la fin tragique est peu conforme à ce type d'aventure, et peut décevoir.

Le dessin d'Herenguel n'est pas trop mal, même s'il est encore peu fignolé, pas stabilisé, avec certains visages pas toujours jolis, des détails peu soignés ; il faut attendre Krän pour qu'il atteigne une vraie maturité, mais on sent que son style perce doucement, et d'ailleurs, son dessin s'améliore un peu dans le tome 2.

Nom série  Avel  posté le 23/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette Bd ne m'a absolument pas enthousiasmé, je dirais même que je me suis fait chier royalement. Apparemment, ça fonctionne en 2 diptyques. C'est une suite d'actions décousues qui n'ont pas de rapport entre elles, sans queue ni tête et parfaitement stupides ; comme celle où Avel roue de coups monsieur Berg, franchement, quel intérêt ? ou encore celle où cet aveugle et ce gamin qui saccagent cette librairie après avoir tué le libraire... ça n'a aucun sens, et je déteste voir ce genre de scènes purement gratuites, qui ne mènent à rien et qui ne servent même pas l'intrigue.

On se demande donc dans quel délire est encore tombé Dufaux. Et puis on doit patienter car en fait, tout ceci se recoupe ensuite et se complète pour se raccorder au début très lent et qui vous ferait presque envoyer valser l'album tellement c'est chiant. Mais ça n'explique pas ces scènes complètement absurdes et sans utilité.
La narration est un peu livresque, on se croirait dans un roman, ce côté là n'est pas déplaisant, encore que je le trouve inadapté à ce type de récit qui pose des questions mais n'y répond qu'à moitié, et où règne l'invraisemblance la plus totale.

Le second diptyque est presque aussi inintéressant, c'est une histoire de mafia russe et de complot à ce que j'ai cru comprendre, le récit est un peu mieux structuré, plus linéaire, plus cohérent, une histoire d'espionnage classique, un peu à la John Le Carré. Mais ça reste tortueux, et les personnages ne sont pas du tout attirants. Quant au dessin, il est clean, avec des décors géométriques et parsemés, mais l'ensemble reste inégal.
Au final, une vraie déception, d'un désintérêt total.

Nom série  La Grande Aventure du Journal Tintin  posté le 22/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A l'occasion des 70 ans de la création du journal Tintin et des éditions du Lombard (qui sont nées dans le giron de ce journal grâce à l'élan d'un entrepreneur audacieux, Raymond Leblanc, et d'un auteur génial, Hergé), cet ouvrage exceptionnel rend un hommage superbe à sa glorieuse histoire à travers 777 pages de rédactionnel et surtout de BD.
Je ne pensais pas qu'on pouvait poster ce genre de compilation sur BDT, et je trouve que c'est une bonne idée, j'avais repéré ce pavé dès sa sortie fin aout-début septembre, et comme j'ai de bons amis, on m'a entendu discrètement en faire les louanges ; résultat, c'est mon cadeau d'anniversaire qu'on vient de m'offrir en ce début janvier, je ne vous dis pas la joie que j'ai eue en le recevant, car je m'étais plaint de son prix un peu onéreux pour moi... bref ce souhait est exaucé, et j'en suis ravi.

Ce qui est formidable pour moi, c'est qu'il me replonge dans de belles années d'insouciance et d'enfance heureuse car j'ai grandi avec le journal Tintin, c'était ma bible, je n'en manquais pas un numéro entre 1966-67, époque où je fus à peu près en âge de lire toutes ces Bd mythiques qui m'ont bercé, et les années 1980-81 où j'ai délaissé le journal. Mon père achetait le journal dès 1964, je les ai découvert après lorsque je fus plus grand, mais je me souviens avec certitude avoir vraiment découvert le journal en 1967 avec l'arrivée de Martin Milan. On rentrait dans une période très riche, probablement la plus riche de l'hebdo qui voyait l'arrivée de Olivier Rameau, Bruno Brazil, Bernard Prince (sous la forme qu'on lui connait car il avait débuté seul), Robin Dubois, ou encore Comanche (qui avec Blueberry sévissant dans Pilote, a sans aucun doute conditionné ma passion pour le western).

Les générations actuelles comme les trentenaires ne peuvent s'imaginer ce que pouvait être une telle époque où la bande dessinée n'était pas naturelle comme elle l'est aujourd'hui, mais surtout qu'elle était absolument dépendante de journaux comme Tintin, Spirou ou Pilote, c'est une époque qui fut certes un peu rigide pour des auteurs se sentant à l'étroit à l'intérieur d'une structure éditoriale, mais grisante et bénéfique car en même temps, se retrouver à l'intérieur d'un journal comme Tintin, était pour un auteur une garantie de succès et de pérennité ; en plus, les auteurs avait une très grande liberté, malgré Hergé qui s'investissait et contrôlait beaucoup d'étapes. Ce qu'avait voulu Raymond Leblanc, c'est d'offrir à une époque où la BD n'était encore destinée qu'à un public d'enfants et d'ados, un journal avec des récits historiques, de l'humour et de l'aventure, sans être mièvre ou naïf. La disparition du journal Tintin en 1988 a marqué une vraie rupture pour Le Lombard qui s'appuyait sur la force de cet organe.

Ce gros recueil rassemble donc un générique exceptionnel, avec les auteurs qui ont fait la réputation de ce journal, comme Tibet, Cuvelier, Aidans, Reding, Graton, Vance, Franquin (fâché avec Spirou), Hermann, Dany, Rosinski et bien d'autres, en présentant des récits courts qui pour certains n'avaient jamais été publiés en albums. A côté des classiques, c'est bien de (re)découvrir des héros oubliés comme Flamme d'Argent, Harald le Viking, Le Chevalier blanc, Strapontin, Rataplan, Cobalt ou Les Panthères... c'est bien aussi de voir l'évolution graphique des auteurs comme sur la première apparition d' Alix ou celle de Ric Hochet... qui se sont ensuite bien amélioré. Les dernières années du journal permettent de voir aussi de nouveaux héros qui n'ont eu parfois qu'une maigre chance, parce que le coeur n'y était plus, parce que l'époque avait changé et que l'argent et la politique éditoriale avaient pris le pas sur la création, je pense à des séries comme "Papilio", Niky, "Gilles Roux et Marie Meuse" ou Ali Beber... Mais le journal a vu aussi paraitre dans ses dernières années des séries qui ont fait du chemin, comme Thorgal, Lou Smog, Brelan de Dames, Bruce J. Hawker, Aria, Hans, Vasco, Lester Cockney, Adler, Capitaine Sabre, Rork ou Neige...

J'aurais pu mettre les 5 étoiles, mais 2 éléments m'en empêchent : dans la rétrospective qui marche par paire d'années, je trouve les introductions vraiment trop succinctes, une telle richesse dans ce journal aurait mérité plus de texte. Ensuite, les fausses présentations des héros dans des cartouches oranges ne me plaisent pas, au lieu de présenter le personnage ou la série, il s'agit d'un texte imaginaire qui n'apporte rien, j'ai trouvé ces parties vraiment stupides, alors que des lecteurs d'aujourd'hui auraient pu avoir en quelques lignes une présentation du héros avec sa date de création, ses auteurs, ses caractéristiques etc...
Je regrette aussi pour certains héros que leurs premiers récits ne soient pas sélectionnés, au détriment de récits plus récents, ça aurait permis de voir les graphismes à leur début, comme c'est le cas pour Alix, il aurait été intéressant de montrer les premiers récits de Chick Bill où les personnages avaient des têtes d'animaux, ou encore la première apparition de Robin Dubois où le dessin assuré par De Groot (et non Turk comme ensuite) était beaucoup plus carré et épais.

Mis à part ces quelques réserves, je suis pleinement satisfait de ce cadeau, c'est un bel ouvrage qui s'adresse surtout aux nostalgiques comme moi qui ont bien connu ce journal, mais aussi pourquoi pas, aux curieux désireux de découvrir comment c'était avant.

Nom série  Les Enfants du Capitaine Grant, de Jules Verne  posté le 20/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai eu l'occasion de lire l'album en intégrale prêté par mon pote de la Fnac, c'est un gros volume, un bel objet en grand format qui se lit assez longuement à cause de la partie texte qui est abondante et qui freine un peu la lecture, mais le sujet est suffisamment captivant pour donner du courage à lire ce récit. Je ne sais pas si c'est une adaptation du roman de Jules Verne fidèle, ne l'ayant pas lu, je n'ai pas non plus vu le film en live des studios Disney réalisé en 1962 avec Maurice Chevalier, mais j'en ai l'impression devant la somme de péripéties vécues par les personnages.

Sinon, la première chose qui m'a frappé, c'est évidemment le dessin d'un auteur que je ne connaissais pas et que je trouve absolument superbe ; un dessin soigné, précis, d'une finesse incroyable, bourré de détails à tel point que ça allonge encore le temps de lecture car on prend plaisir à scruter chaque case. La luminosité des couleurs est magnifique, tout comme les ciels et les images en grandes cases, quoique par endroits, ce dessin apparaît un peu sombre. Même les cartouches de hors-texte, les têtes de chapitres, les parties en sépia, les cartes... tout est beau. Le choix de donner des physiques animaliers m'a paru original, et d'ailleurs chaque tête d'animaux est parfaitement proportionnée, surtout en gros plan, notamment sur les physiques de loup, de renard, de chat, de chien ou d'ours... qui sont très expressifs, et un peu comme dans Blacksad, bien choisis en fonction des caractères.

Même en grand format, ces dessins paraissent assez petits, il y a un manque de place évident car les cases sont souvent très chargées, et comme je l'ai dit, c'est très bavard, le texte tend parfois à réduire la partie graphique ; c'est aussi sans doute dû au fait que le texte de Verne me semble avoir été reproduit à la lettre, parce que la narration est typique des romanciers du XIXème siècle, on retrouve ce style aussi chez Dumas, Gautier, Dickens, Walter Scott ou Melville... C'est de la grande aventure à la Jules Verne, au ton rocambolesque, avec un détail qui m'a fait sourire : le nombre de fois où les personnages échappent à un sort funeste est impressionnant, ils ont une chance de cocu, mais c'est un truc qu'on accepte tant l'ensemble est captivant. J'en ressors conquis.

Nom série  Flash Anthologie  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je continue mon petit tour d'horizon des anthologies DC qui m'ont toutes paru jusqu'ici très documentées au niveau éditorial et refléter l'évolution idéologique et graphique de chaque super-héros.
Dans le cas présent, il s'agit de Flash, personnage dont je n'ai jamais été très fan, mais je lisais ses aventures dans les publications Artima-Aredit au cours des années 70 et 80. Publié pour ses 75 ans, cet ouvrage de 400 pages propose 20 récits éclectiques sur les différentes identités de Flash, car s'il est un super-héros qui a changé de tête, c'est bien lui. En quoi cette anthologie se démarque-t-elle de l'album Flash - La Légende déjà proposé chez Urban ? Eh bien justement, le plus c'est le rédactionnel qui est à la hauteur, et dans lequel on en saura un peu plus sur un héros DC finalement moins connu en France que Batman ou Superman. Et aussi les différents personnages qui se sont succédés derrière le masque du justicier en rouge, de Jay Garrick à Bart Allen, en passant par les 2 principaux : Barry Allen et Wally West.

On voit donc l'origine du fabuleux pouvoir de ce personnage, ce qui lui a donné cette vitesse si véloce, ainsi qu'une galerie alléchante de super-vilains hauts en couleur, le tout dessiné par les plus grands auteurs (je ne vais pas me répéter, ayant à peu près tout dit dans mon avis sur Flash - La Légende). Un panorama parfaitement représentatif de ce personnage qui comme les autres anthologies de ses confrères, se révèle instructive et plaisante. Un bel ouvrage.

Nom série  Batman Anthologie  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ces 20 récits sur le Caped Crusader, de sa première apparition en 1939 sous le crayon de Bob Kane à sa plus récente reprise en 2013 par Greg Capullo, reste forcément un must pour les fans, mais l'ouvrage a aussi le mérite de s'adresser à ceux qui ne connaissent pas l'univers de Gotham, visant ainsi 2 publics... ils sont malins chez Urban.

Cette anthologie rend parfaitement hommage à l'un des plus grands super-héros de la grande époque, maintes fois relooké ou retravaillé par de multiples auteurs au cours de plus de 7 décennies d'aventure et de mystère, bref Batman c'est une des légendes de la comic book culture. Les récits sélectionnés sont sans doute de qualité inégale, comme dans toute anthologie, mais ce qui est intéressant et même amusant, c'est que ça permet de voir l'évolution graphique du personnage : le dessin de Bob Kane n'est évidemment pas séduisant, il semble enfantin, naïf et maladroit ; avec celui de Dick Sprang, il y a un mieux, mais la silhouette reste carrée ; il y a une nette amélioration avec l'arrivée de Carmine Infantino, au trait plus fin. Mais là où je me régale, c'est bien sûr avec le dessin de Neal Adams ; je ne vais pas revenir sur son apport graphique que j'ai décrit en détail sur d'autres avis, mais il est clair quand on voit un tel dessin, qu'il a grandement relooké Batounet, en le rendant plus sombre et plus costaud.

J'aime bien aussi les dessins de Alan Davis, Tom Mandrake, Graham Nolan et Ardyan Syaf... dans des épisodes qui m'ont permis de découvrir en plus les récits plus récents de Batman. En revanche, comme j'ai dû le dire déjà, je n'aime pas la refonte de Miller, même si je conçois qu'il a apporté un plus, et surtout je n'aime pas quand il dessine.
Idéologiquement aussi, l'ouvrage permet de voir cette évolution avec les scénaristes qui se sont succédé, et il en ressort indéniablement que c'est Dennis O'Neil qui a redéfini le personnage après la période Bill Finger. Il est d'ailleurs intéressant de voir que dès le premier épisode, apparaissait le commissaire Gordon, puis on voit l'apparition successive de Robin, de Batgirl, le partenariat avec Superman... mais hélas pas de récit avec la Ligue de Justice, c'est dommage.

La partie éditoriale est remarquable, concise mais précise, en donnant les renseignements essentiels. Au final, c'est un bel ouvrage que tout fan batmanien se doit de posséder ; je ne hausse pas ma note car je regrette que la sélection ne soit pas plus qualitative et qu'on n'y voit pas certains personnages de l'univers du Dark Knight, sinon ça méritait le 5 étoiles.

Nom série  Jack Kirby Anthologie  posté le 15/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ces anthologies DC que je découvre ces derniers jours, je me surprend à re-aimer un peu les super-héros que j'avais lâché depuis de longues années, car à une époque, j'en ai probablement "bouffé" trop au kilo, il y a eu donc une sorte d'indigestion super-héroïque, et je suis revenu à la bonne vieille BD franco-belge. Mais là avec ces volumes de 350 pages, ce sont de courts récits, on peut s'arrêter quand on veut, y revenir quand on veut, et surtout ils sont très divers puisque comme pour Super-Vilains Anthologie ou Batman Anthologie et les autres, ils sont piochés à travers différentes époques de création.

Jack Kirby, c'est un monument de la BD américaine, c'est vrai que c'est un pan entier de la culture populaire US qui défile à travers cette anthologie dédiée à l'une des plus iconiques figures du dessin des comics. Ces 20 récits permettent de voir son évolution graphique, c'est très instructif pour les lecteurs qui ne connaissent qu'imparfaitement l'auteur : son dessin sur Sandman (on est en 1942) est plus sage mais nerveux déjà, et annonce l'explosion des années suivantes, surtout dans la mise en page, où l'on trouvera des cadres éclatés et des pleine-pages, ce qui sera le style Kirby. Au cours des années 50, son style a un peu changé, il se profile progressivement pour atteindre sa pleine puissance dès 1958. Mais dans les années 70, c'est l'époque du dessin hyper carré, ultra costaud, aux contours quasi géométriques, avec des gueules de mecs très carrées, c'est surtout visible dans les récits sur les New Gods et les Immortels, des séries que j'aimais bien à l'époque ; son style est alors reconnaissable entre mille

J'aime moins cependant cette partie de sa carrière DC, les séries étaient d'un bon niveau, mais son dessin était trop mastoc, plus grossier, notamment sur Omac. En fait ma période préférée de Kirby est celle où il était avec Stan Lee chez Marvel à la création des stars comme Hulk, les Vengeurs, X-Men, les 4 Fantastiques, Thor, Black Panther ou la reprise de Captain America... celle de la période DC m'attire moins, même si j'aime bien Kamandi malgré son aspect délirant. J'ai découvert par contre son noir & blanc sur Spirit World crée en 1971 et que je ne connaissais que de nom sans en avoir lu, c'est assez beau et soigné je trouve...

Au final, j'ai quand même apprécié cette anthologie, la partie rédactionnelle est remarquable comme dans les autres volumes de la collection, et l'aperçu du talent de Kirby plutôt éclectique est bien rendu par des planches privilégiant l'impact visuel.

Nom série  Super-Vilains Anthologie  posté le 15/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les plus grands super-héros se devaient d'avoir des adversaires à leur taille, capables de défier leurs pouvoirs. Comme les super-héros, les super-vilains ont su évoluer au gré des bouleversements sociaux et artistiques ; au début, ils étaient un peu fantoches et très caricaturaux, et puis de plus en plus, ils sont devenus plus redoutables et de plus en plus complexes. Après l'apparition d'anti-héros ambigus chez les concurrents de DC, tels Punisher, Warlord ou Swamp Thing, les super-vilains deviendront plus agressifs et plus dangereux ; c'est ce que réussit à démontrer cette anthologie qui réunit des criminels de différents types : savants fous, brutes sanguinaires, génies du crime, tyrans cosmiques ou simples bandits urbains...

C'est une excellente initiative d'avoir rassemblé ces grands méchants dans une anthologie, on y retrouve le Joker, Lex Luthor, Sinestro, Darkseid, Captain Cold, Double-Face, Black Manta, Cheetah... et bien d'autres, bref le must de la criminalité dans l'univers DC, à travers des récits bien choisis et conçus par des pointures du crayon comme Neal Adams (mon préféré), Jack Kirby, John Byrne, Carmine Infantino, Alex Toth, Gil Kane, Curtis Swan, Jim Aparo ou Steve Ditko et d'autres...

Tout est de bon niveau dans l'ensemble, le seul épisode que je n'ai pas aimé est le dernier de l'anthologie, entre Superman et le Joker, pourtant dessiné par Kirby. Sinon, la formule est la même que pour les autres anthologies DC, avec un très bon travail éditorial qui raconte les genèses des personnages, leur première apparition, les auteurs qui y ont été attachés etc.. bref une somme de renseignements clairs et précieux pour les fans. Un bel album riche de 350 pages qui ne se refuse pas quand on aime cet univers.

Nom série  Dedal, la légende du roi barbare  posté le 14/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai trouvé ces 2 albums qui apparemment semblent les seuls de cette série soi disant terminée, mais dont le final du tome 2 donne encore de la matière à poursuivre cette histoire, enfin si on peut appeler ça une histoire... heureusement que je n'ai pas payé bien cher ces 2 albums, en fait je les ai eus en échangeant d'autres albums qui ne me plaisaient pas, je préfère ça au fait de revendre souvent pour un prix dérisoire...

Donc voila, le tome 1 s'ouvre par une pleine- page époustouflante qui en met plein la vue, c'est clair qu'en 1993, ça en jetait, on n'était pas encore très envahi par la fantasy, surtout celle-ci qui est celle que je préfère, et que j'ai qualifié souvent dans d'autres avis, de fantasy "peaux de bête et gros serpents", celle de Conan, bien barbare, bien sauvage, bien bourrin et remplie de cruauté, de sortilèges, de violence et de sang, avec en plus un aspect érotique qui ici est bien représenté, puisqu'on a des filles nues comme si c'était naturel, et presque aussi bien gaulées et musclées que le héros Ragnall.

J'ai l'impression que Corbeyran a voulu se faire plaisir et se fixer un défi qui était de pondre un récit de fantasy très Howardien si je puis dire, mais c'est dommage qu'il ait fait n'importe quoi avec ce scénario qui n'en est pas un, sans profondeur, souvent incohérent, et bourré de scènes stupides... j'avais l'impression de voir certains travers plus récents dans lesquels il verse parfois, or là c'est de 1993, donc c'est un peu plus normal on va dire, il avait moins de métier qu'aujourd'hui, n'empêche que c'est délirant et qu'on ne peut pas prendre ce récit au sérieux.

Graphiquement, c'est du beau travail, Guenet affirme déjà un style bien à lui alors qu'il débutait quasiment, c'était sa première série importante, et même si je n'ai pas lu Yiu, j'en connais son style graphique pour avoir feuilleté des albums (je ne sais pas si j'en lirai un jour, ce genre de Bd ne m'attirant pas du tout), et je trouve que malgré quelques corps parfois mal proportionnés, des visages déformés, il s'en tire bien le bougre, avec ces gros lézards musculeux et féroces, ses pleine-pages grandioses, surtout sur le tome 2 où son style est plus abouti dans l'anatomie féminine et le corps bodybuildé du héros, les couleurs sont aussi moins délavées, plus flashantes, et un peu moins "peinture", ça ressemble même par endroits à du Corben. Autant dire que ce dessin m'a plu, mais je trouve dommage que Corbeyran ait déconné à bloc en n'ayant pas pu fournir un scénario digne du talent déjà précoce de Guenet.
Ceci dit, je garderai quand même ces 2 albums parce que c'est sympa et rigolo ce genre d'essai...

Nom série  Le Torte  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série déjà un peu ancienne de la collection Vécu m'avait échappée, j'ai réparé cet oubli et j'en suis ressorti plutôt satisfait, même si je l'ai trouvée un peu hésitante et un poil trop longue ; pour moi, les 3 premiers tomes sont très intéressants, et les tomes 4 & 5 sont assez dispensables, les auteurs faisant traîner un peu le récit. Evidemment, on peut comprendre qu'ils ont envie d'explorer différents univers (des brigands, des adorateurs sataniques, des moines irlandais, des Vikings...), mais justement, j'ai eu l'impression que ça faisait un peu trop.

C'est une longue quête pour Hutgin, le héros central de cette histoire, une quête de désespéré qui a vu sa vie paisible brisée par la faute d'une bande d'infâmes brigands qui mutilent des enfants afin d'égayer les puissants affectionnant ces pauvres pantins de cour désarticulés, aux membres disloqués et aux visages rendus hideux.

Les péripéties sont nombreuses, entrecoupées de scènes sanglantes de combats tout en frôlant le fantastique et la magie dans une ambiance de mort et de carnages. L'époque choisie n'est pas un hasard, même si c'est un Moyen Age rude indéterminé et non précisé ; d'après ce que j'ai pu en voir, on dirait que ça se situe entre les IXème et Xème siècles, il est souvent fait allusion au christianisme qui a chassé les anciennes religions païennes, on aperçoit souvent des mégalithes et un menhir christianisé dans le tome 3, et l'invasion Viking du tome 4 confirme cette impression, de même que les armements et les costumes sont plutôt datés du IXème siècle. Le seul anachronisme vient des édifices de pierre et des châteaux qui eux, ont des allures de XIIème et XIIIème siècles...

J'ai bien aimé le dessin de Rollin qui étrangement se révèle bien plus soigné et fluide que sur ses autres Bd plus récentes, alors que c'est sa première série importante en 1989, je suis surpris que son trait soit aussi maîtrisé ; il offre une mise en page aérée et quelques belles images, c'est dans le ton des Bd des années 80, j'aime ce style.
Un autre élément que j'ai apprécié est la narration qui est plutôt littéraire, c'est du beau hors-texte aux mots bien policés, c'est parfois un peu redondant mais loin d'être ennuyeux.

Malgré toutes ces qualités, je n'en conseille pas l'achat car comme je le disais au début, on a l'impression que les auteurs brodent un peu, hésitent à finir la série et la font un peu trop durer, mais la lecture en bibli reste très plaisante, c'est d'ailleurs ce que j'ai fait.

Nom série  Pharaon  posté le 10/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai mis du temps à lire cette série parce que la première lecture d' un tome m'avait tellement éberlué que j'ai dû me frotter les yeux pour voir si je ne rêvais pas... et puis il a fallu le temps de trouver quelques albums ; bon j'en ai lu 4 et ça m'a suffi. C'est dommage parce que je trouve le dessin de Hulet absolument dans mes goûts, il est superbe, très réaliste, soigné, peaufiné même, bref c'est dommage que Duchâteau foute tout en l'air par son traitement iconoclaste. Ce qu'il avait réussi à faire sur Serge Morand dans la partie fantastico-policière ne se répète pas ici hélas, car ses scénarios sont complètement fantoches, ou du moins certains, l'ensemble étant très inégal. On a des albums pas mal et d'autres très moyens, les récits étant indépendants les uns des autres.

En fait, Duchâteau fait comme dans Ric Hochet, il donne libre cours à sa manie du sensationnel et de l'esbroufe, il aime les coups de théâtre, les situations qui surprennent dans le but de déstabiliser le lecteur, la méthode étant la même sauf que dans Ric Hochet, c'est du pur policier donc ça marche, et ici, il y a un mélange pas possible de fantastique, d'aventure, d'action et d'espionnage, donc ça le fait moins bien. D'ailleurs, le classement en fantastique serait sans doute plus judicieux qu'en policier, car l'aspect insolite et étrange est assez dominant. Le personnage de Pharaon qui en fait est un agent passionné d'égyptologie pour l'organisation Cobra, a une sorte de vague pouvoir mais le scénariste n'insiste pas trop dessus, et sa copine Crystal n'est pas très étoffée.

Cette série qui était diffusée dans Super As à partir de 1980, a assez mal vieilli, elle a dû se réfugier directement en albums après l'arrêt de ce magazine, avant d'être reprise intégralement par Glénat qui lui donna un nouvel élan ; mais les albums que j'ai trouvé sont édités par Novedi. Il est évident que si j'avais lu cette Bd à cette époque, j'aurais peut-être trouvé le tout pas trop mal, mais aujourd'hui, je trouve ça assez bancal, avec des situations exagérées, des retournements de situations pas crédibles, des facilités incroyables de scénario, tout ceci n'est plus acceptable à notre époque... bref, je crois que je vais échanger ces albums, mais encore une fois, je le regrette pour le dessin de Hulet qui est beaucoup plus pointu que dans Les Chemins de la Gloire.

Nom série  Equator  posté le 31/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai trouvé en bouquinerie le tome 1 de cette mini-série édité chez Alpen qui apparemment ne contient que 2 albums, alors que sur le quatrième de couverture de l'album Alpen, le tome 2 annoncé portait le titre "les Trois héritiers", et lorsque le Lombard a repris le tout, ce tome 2 s'appelle "Katale"... bah au diable ce mystère, mais c'est bien dommage que cette série se soit arrêtée au bout de 2 albums, car j'ai adoré cette aventure, et il faut absolument que je trouve ce tome 2 pour continuer à m'en régaler.

Et pourtant, c'est pétri de clichés, de situations déjà vues et de stéréotypes dans les personnages, mais je sais pas, il y a quelque chose qui dans ce récit m'a diverti, c'est arrivé dans une période où j'en ai bien besoin. Il y a aussi le dessin de Dany que j'ai toujours aimé depuis le journal Tintin, j'aime son trait ici qui hésite entre le trait réaliste vu dans Histoire sans Héros ou Bernard Prince et le dessin caricatural vu dans Olivier Rameau, un style semi-réaliste très séduisant semblable à Arlequin, où il livre quelques belles images de jungle africaine avec des chutes d'eau magnifiques, des rapides et une végétation luxuriante, de même que celles du bateau de Dereck glissant sur la rivière sont superbes et très évocatrices d'un ton exotique qui me plait, j'ai toujours adoré les histoires de jungle.

Tout ceci fait donc beaucoup de raisons pour me séduire dans cette aventure qui lorgne un peu du côté de Bernard Prince, car Dany se souviens qu'il a dessiné 2 épisodes de cette série mythique de chez Tintin après le départ de Hermann, et le bateau Equator de Dereck a d'ailleurs un petit air de famille avec le Cormoran de Prince. Les péripéties et le scénario sont classiques de ce type d'aventures, les personnages sont également formatés et typiques de ce genre de récit, mais qu'importe, je ne vois que le plaisir de lecture que ça me procure au premier degré, c'est de la Bd de pure détente, très plaisante à lire.

Nom série  Le saumon  posté le 30/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je reste peu enthousiasmé par cette trilogie, et ce dès le premier album, n'ayant lu les suivants que par pure curiosité, mais sans conviction et surtout sans passion. Dans ce tome 1, le personnage de Serge Villon se présente comme un scénariste de BD déchu qui accepte un gros chèque en échange d'un futur job, mais surtout c'est une sorte d'auto-portrait où le personnage ressasse une interview qu'il a donnée à une radio, en assénant un discours d'auto-satisfaction et d'asocial qui a l'air de défier sans cesse les règles de la société, il y est tour à tour insolent, frondeur, provocateur et jouisseur d'une vie facile grâce à son art... ces dialogues abondants et un peu pénibles à lire, m'ont passablement ennuyé, je n'y ai rien trouvé d'intéressant, c'est du radotage rempli de suffisance, un genre de texte qui tout en développant des idées et des vérités, finit en masturbation de cervelle.

Pourtant, au premier abord, à travers ce scénario et ce personnage fictif, Cothias se propose de raconter le quotidien et le constat d'une vie de scénariste de BD au destin pas si différent du sien, et ça pouvait être intéressant, mais la méthode narrative qu'il emploie ne me plait pas et a fini par me barber ; il y a dans le tome 1 une première partie récitative qui m'ennuie, puis une seconde partie d'errance du personnage (lorsqu'il essaie de récupérer son ex-femme) qui ne sert pas à grand chose sinon à donner des scènes parfois inutiles ou sans intérêt, ce qui se poursuit dans les 2 autres tomes.

Je préfère le Cothias au style plus fluide, à la lisibilité du récit plus marquée et au classicisme dans la forme tel qu'il le démontrait dans la plupart des séries qu'il écrivait pour Glénat entre les années 80 et 90, c'est un gars doté d'une incroyable puissance créatrice et d'une imagination très fertile que j'ai toujours apprécié, mais pas ici.
Son association avec Wachs n'est pas nouvelle, ils avaient déjà oeuvré ensemble notamment sur une bonne série en collection Vécu, Marie Tempête où le dessin de Wachs n'avait pas le même visuel que sur cette Bd qui m'a l'air d'utiliser la couleur directe, mais j'aime bien ce dessin, il est lumineux et très vivant... dommage qu'il serve une narration peu attractive.
Dernier point de détail : ce récit n'est pas tellement policier à mon sens, je l'aurais plutôt vu en roman graphique.

Nom série  Le Deuil impossible  posté le 28/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais trouvé il y a quelques mois ces 2 tomes d'une série qui visiblement reste sans suite, et qui me semblaient intéressants, mais tout bien réfléchi, ça ne m'a guère enthousiasmé.
Pour une série Vécu, je trouve la narration un peu empesée et répétitive, de même que la mise en page est un peu bordélique, avec des cases par endroits placées bizarrement, ce qui affecte un peu la lecture, il y a une volonté de se démarquer des autres Bd Vécu par ce procédé, mais ça n'apporte qu'une certaine confusion car on ne sait pas trop dans quel sens suivre les cases.

Sinon, graphiquement, j'aime bien, c'est dans la veine des auteurs Glénat de chez Vécu, visiblement un auteur espagnol pas connu qui opte pour un style hésitant entre Dermaut et Juillard en moins fluide et moins séduisant, mais c'est un bon dessin, qui reproduit parfaitement des décors connus comme l'Escurial (palais et monastère du roi d'Espagne), ou la fameuse tour de Belèm dans le port de Lisbonne... ceci heureusement m'a aidé à rester attentif, car comme je le disais, la narration perd un peu le lecteur avec cette histoire de roi du Portugal tué lors d'une bataille, puis qui réapparait 20 ans après, à l'image d'Edmond Dantès dans le Comte de Monte Cristo, sauf que lui ne cherche pas la vengeance, il veut juste être reconnu et reprendre le trône qui lui appartient de droit.

Je me suis renseigné après ma lecture, car je ne connaissais pas cette histoire, mais tout est vrai : c'est la véridique histoire de Dom Sebastiao, jeune roi du Portugal disparu à la bataille de Alcacer-Kebir en 1578, et de la réapparition d'un ermite qui en 1598 prétend être ce roi ; entretemps, Felipe II d'Espagne (pour nous Philippe II, fils de Charles Quint) s'est octroyé le trône du Portugal.
Donc, malgré un fond d'intrigues et de meurtres qui aurait pu être mieux développé pour rendre plus clair ce récit, où quelques personnages restent flous et leurs rôles mal expliqués, cette Bd que les auteurs n'ont manifestement pas pu finir, ne vaut pas tellement le coup d'être achetée, à la fois pour son final de tome 2 qui reste en suspens, et pour sa narration peu passionnante. C'est dommage, mais une lecture en bibli peut se faire...

Nom série  Julien Tartafouille  posté le 25/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais complètement oublié cette courte série policière que j'avais lue à partir de 1979 dans le magazine Circus, elle compilait le mystère à des énigmes assez alambiquées mais passionnantes, mêlant policier et une touche de fantastique, un univers baigné souvent par la nuit et qui utilise les attentats anarchistes qui étaient à ce début de 20ème siècle ce que sont aujourd'hui pour nous les attentats terroristes : un vrai fléau pour la société d'alors. Les intrigues bien tournées semblaient crédibles, faudrait que j'en relise si je retrouve mes numéros de Circus.

Mais ce que j'admirais surtout dans cette série, c'est le dessin de Lionel Garcia (à ne pas confondre avec d'autres Garcia) qui avait une sacrée gueule ; du noir & blanc à niveaux encrés de différent style, du trait épais, du trait plus fin, des trames, des clair-obscurs, bref toute une variante d'éclairages qui collait parfaitement au ton de la bande, au mystère et aux crimes odieux qu'on y trouvait, et le tout précis et bien dessiné.

C'est dommage que cet auteur ait quitté la bande dessinée après 1986 pour se consacrer à la publicité, ça aurait pu devenir une série intéressante, même si Julien Tartafouille n'avait pas tellement de personnalité, l'auteur mettant l'accent sur la qualité du récit ; c'est une bande qui reste très méconnue, un 5ème tome fut annoncé dans Circus ("le 8ème cercle") mais n'a jamais paru en album. A découvrir (si on parvient à trouver les albums de la mythique collection BD Noire de Glénat).

Nom série  Arthus Trivium  posté le 25/02/2016 (dernière MAJ le 25/12/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'album s'ouvre par une pleine page époustouflante où Nostradamus a une vision obsédante d'un Germain qui au XXème siècle exterminera des populations et sèmera le chaos, la haine et la désolation. D'emblée, on est soufflé par le dessin de Landa d'une beauté renversante, un dessin encensé par la préface élogieuse de Marini. Landa utilise des variations de tons dans la colorisation pour donner des ambiances, et c'est très réussi, on a un dessin au trait très fin et baroque, avec une mise en page très dynamique.

De son côté, le scénariste installe un univers sombre pour cette sorte de thriller ésotérique que j'ai classé en fantastique, mais qui a une implication directe historique, la Bd partageant donc la double étiquette en mêlant fantastique et réalité historique. Cette ambiance est machiavélique et mystérieuse en s'appuyant sur la figure forte de Nostradamus et des grands personnages qui sont ses contemporains, les auteurs nous montrant aussi des événements liés à ses prédictions (telle la mort tragique du roi Henri II), mais aussi des événements liés à son passé personnel (la perte de sa précédente épouse et de ses 2 enfants lors de l'épidémie de peste à Agen 30 ans auparavant). Mais il y a aussi un air de cape et d'épée avec les 3 jeunes disciples du maître, 2 beaux gosses et une bombe vêtue en homme qui n'ont pour l'instant qu'un rôle relativement secondaire. Arthus Trivium qui donne son titre à la série ne se démarque pas des autres pour l'instant.

C'est pourquoi avant de porter cette Bd sur un piédestal, il faut voir venir ; j'en connais dans mon entourage qui crient déjà au génie, hola tout beau mon doux sire ! avant de faire ça, il faut digérer ce premier tome qui installe les jalons d'une histoire assez complexe et donne de bonnes bases, mais je demande à voir car il semble que c'est avec le tome 2 qu'on en saura un peu plus, toujours est-il que le final est assez confondant et promet. Le seul petit reproche vient de lettrages très petits et très incommodes, qui changent dans le tome 2.

Dans ce tome 2 justement, le dessin sombre de Landa reste d'une beauté sans pareille, d'une grande élégance, et colle parfaitement à cette ambiance baroque, même si une légère confusion règne dans la séquence de bagarre entre les créatures des enfers et Arthus (et ses compagnons) en fin d'album.
Il y a quelques péripéties inutiles comme l'embuscade des bandits de grand chemin qui attaquent Arthus, Angélique et Angulus , ce qui ferait de la place pour étoffer ce trio dont on n'a toujours pas entériné le statut de héros, leur part dans le récit restant encore assez secondaire comme dans le tome 1, le personnage central restant indirectement Nostradamus.
L'ouverture de l'album vise une nouvelle prophétie du grand savant, sans doute aussi terrible que celle qui ouvrait le tome 1, puis les personnages inquiétants entrevus en fin de tome précédent, passent tout de suite à l'action, ce qui fait basculer la série carrément dans le fantastique, un fantastique infernal nourri de magie noire et de vengeance qui offre un final mouvementé mais logique, clôturant ainsi un diptyque moins passionnant que j'aurais cru.
Pour moi, ce tome 2 reste un peu en dessous du tome 1 qui annonçait un truc plus démentiel, mais certaines promesses non tenues n'empêchent pas cependant une lecture plaisante ; le mystère s'épaissit pour une suite éventuelle, et peut-être en resterai-je là, je ne sais pas encore...

Nom série  Bérézina - D'après « Il Neigeait » de Patrick Rambaud  posté le 23/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Retrouver les affres des guerres napoléoniennes après avoir lu La Bataille des mêmes auteurs, ne m'enchantait pas outre mesure, mais un ami m'ayant prêté les 2 premiers albums, je me suis dit pourquoi pas ?
N'étant pas un fervent admirateur napoléonien, j'ai quand même avisé sur BDT pas mal de Bd s'y rattachant, et il y a dans son épopée des épisodes qui m'intéressent plus que d'autres, surtout ses débuts lorsqu'il est encore Bonaparte, comme je l'explique dans différents avis, notamment Napoléon (Glénat). Et justement, l'épisode de la campagne de Russie, avec son effroyable charnier et son issue désastreuse (dont le passage de la Bérézina) ne sont absolument pas les moments que je préfère dans l'aventure napoléonienne.

Toutefois à ma grande surprise, j'ai pris de l'intérêt à cette lecture car la Bd ne s'encombre pas de certaines lourdeurs comme dans La Bataille, ni de scènes inutiles qui égaraient un peu le lecteur ; au contraire, les auteurs vont à l'essentiel, l'arrivée dans Moscou, les incendies, les tergiversations pour savoir s'il faut rester ou partir, puis la retraite de Russie en elle-même... tout ceci est développé assez rapidement, sans s'appesantir et sans longueurs, malgré le fait qu'on passe entre plusieurs personnages qui suivent l'action à leur façon.

Les auteurs montrent bien la folie d'une telle campagne, les pertes humaines, les privations, le manque de vivres, des champs de bataille funestes, le froid qui ronge les âmes et les corps... bref la narration m'a semblé beaucoup plus intéressante que celle de La Bataille.

Graphiquement, j'ai beaucoup apprécié le dessin, j'ai l'impression que Gil s'est amélioré, ou alors il a changé sa mise en page qui privilégie de grandes cases bien aérées, détaillées, parfois en horizontal, c'est du plus bel effet, notamment sur les images de Moscou (l'arrivée des troupes) puis le feu qui ronge la ville, de même qu'il y a aussi des vues semi-aériennes qui détaillent des ensembles de monuments, c'est très réussi. Dans le tome 2, j'ai aussi relevé une pleine-page magnifique sur la retraite de Russie.
J'ai remarqué aussi qu'on voit beaucoup plus Napoléon dans cette série, alors qu'il se contentait d'apparaître furtivement dans La Bataille.

Au final, ce contexte ne me réjouit guère, mais j'ai trouvé l'ensemble intéressant, en dépit de certaines séquences sans trop d'utilité et qui ne font pas avancer l'intrigue, et surtout qui ne cherche pas l'aspect historique pointilleux, c'est plus une épopée aventureuse basée sur un événement historique tragique, racontée à travers les points de vue de différents protagonistes, tels le capitaine d'Herbigny, Mons, Roque et autres...

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