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Nom série  Maggy Garrisson  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Maggy Garrisson est une série assez originale dans le genre polar.
D'abord parce que son héroïne n'est ni flic, ni journaliste, ni enquêtrice. C'est une femme un peu paumée que le hasard a seulement mené à trouver très temporairement un petit boulot de secrétaire chez un détective privé minable.
Ensuite parce que le ton de ses aventures est très désabusé, très réaliste. Maggy n'est vraiment pas un canon de beauté ni une héroïne populaire. C'est une brave femme, mais elle traîne sa déprime dans les rues grises de Londres, fume, boit et cherche de quoi gagner un peu de sous qui lui manquent sérieusement. Elle aimerait bien rencontrer l'amour mais elle n'y croit pas trop. Autrement dit, elle est très humaine et du coup forcément attachante.

Le graphisme de Stéphane Oiry s'adapte bien à cette ambiance. Il fait ressortir les gris, les ombres et l'humidité des rues britanniques. Il met en scène le réalisme du récit et de son héroïne. Et en même temps il garde un soupçon de légèreté qui fait écho à l'humour pince-sans-rire dont est adepte Lewis Trondheim.

Ce dernier offre une structure narrative intéressante en petits chapitres à suivre qui convenaient très bien à sa pré-publication dans le journal de Spirou. La mise en scène est excellente et le rythme est bon malgré le cafard que semble se traîner l'héroïne la plupart du temps. Le scénario manque un petit peu d'envergure car il reste dans le réalisme pur et dur, mais il est assez original dans son déroulement grâce à des personnages intéressants. Et comme à son habitude, Trondheim distille ses subtiles touches d'humour un peu caustique par le biais de dialogues et de situations parfois savoureuses.

C'est une lecture agréable et bien menée. On s'attache à son héroïne, et son décor anglais, entre Londres et Brighton pour le premier tome, est assez dépaysant. Une bonne série qui pourrait me plaire encore davantage à la longue si les tomes suivants sont d'un aussi bon acabit.

Nom série  Le Guide du Mauvais Père  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etant père de deux enfants, je me suis très vite senti concerné par cette lecture. Je m'y suis souvent retrouvé dans ma façon de me comporter avec eux.

Et la lecture du premier album a très bien commencé car j'ai franchement rigolé à la plupart des premières petites histoires. Vraiment drôles. J'aime ce petit mélange de conduite indigne et de traits d'humour noir envers ses propres enfants qu'on aime à titiller.
Cependant, le reste des histoires du premier tome m'est apparu un peu plus plat, comme si l'auteur peinait à trouver de nouvelles pointes d'humour véritablement efficaces et se contentait d'un soupçon de remplissage.

Le second tome a commencé sur le même ton. Je lisais les histoires avec plaisir et le sourire, mais pas de rire franc. A part une histoire sur la fin qui de nouveau m'a vraiment fait rire.

Bref, il y a dans ces recueils d'histoires courtes du très bon mais aussi du moins passionnant. L'ensemble est donc moyen et ce n'est que parce que les albums ne sont pas très chers, même si assez vite lus, que j'en conseille quand même l'achat.

Nom série  Lap ! - Un roman d'apprentissage  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lap = Lycée Autogéré de Paris. Il existe une petite poignée de ce type de lycée et collège en France, des établissements où l'éducation est très différente des lycées traditionnels, où toutes les décisions sont prises en réunion par les profs, les élèves et les agents, où tous participent à la vie du lycée, à son entretien et à l'éducation elle-même, où l'objectif éducatif est libre et où les élèves peuvent choisir ou non de viser à passer le Bac ou se contenter d'apprendre d'autres choses comme les arts, la cuisine, ou simplement la vie en communauté.
Aurélia Aurita a décidé et demandé l'autorisation de passer une année dans ce fameux Lap en simple observatrice et ce sont les deux ou trois premiers mois de ce séjour qu'elle raconte dans cette bande dessinée. Elle participe à quelques cours, observe les lycéens, discute avec les profs et les agents, rentre un peu dans l'intimité des élèves, tout le monde étant traité sur un pied d'égalité.

C'est une lecture instructive. Je connaissais vaguement ce type de lycée autogéré mais c'est intéressant de découvrir de plus près comment il fonctionne. On sent que l'auteure est rapidement fascinée par ce lieu étonnant et, comme le lecteur, elle a du mal à se former une véritable opinion tant les choses y sont différentes de ce que l'on connait de plus classique. Certes le niveau scolaire y est assez médiocre, certes il y a pas mal de jeunes je-m'en-foutiste qui y traînent ou y mettent le bazar, certes les profs se disputent et semblent passer largement plus de temps en réunions diverses qu'en cours. Mais d'un autre côté, ce type d'éducation libre est l'une des dernières ressources de certains élèves qui seraient totalement désocialisés sans cela, la liberté qu'elle offre forge le caractère, la maturité et l'esprit des élèves, ceux qui visent véritablement le succès se prennent en main d'eux-mêmes grâce à cette liberté et atteignent leurs buts sans avoir à subir le cadre trop rigide et trop banal de l'éducation traditionnelle, et enfin c'est une belle expérience de société et d'éducation presque utopique qui persiste depuis plus de 30 ans et on peut voir en fin d'album qu'elle a bien réussi à la plupart des anciens du lycée qui reviennent le visiter par la suite.
Bref, c'est intéressant même si je ne m'en suis pas senti proche du tout tant j'aurais du mal à me plaire dans cet environnement où fourmillent gauchistes, socialistes et autres anarchistes. J'ai notamment franchement tiqué à la discrimination faite envers la jeune candidate lycéenne qui a avoué vouloir être policière plus tard.

Par contre, la façon dont Aurélia Aurita raconte cela m'a un peu ennuyé. Le ton est plat et peu abouti à mes yeux. L'auteure insiste lourdement sur la fascination qu'elle éprouve mais elle n'a pas réussi à me la transmettre. Il n'y a pas eu d'émotion, pas de rythme, rien qui sorte véritablement du témoignage documentaire banal et un peu amateur. D'autant plus que son graphisme au trait trop lâché n'est pas ma tasse de thé.
Bref, j'ai appris diverses choses grâce à cette lecture qui m'a permis de découvrir en parte l'intérieur d'un lycée autogéré mais la bande dessinée en elle-même n'est pas passionnante et ne marquera pas mon esprit.

Nom série  Les Larmes du Seigneur Afghan  posté le 12/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette bande dessinée, c'est un reportage en bande dessinée. C'est l'histoire vraie d'un mois passé en Afghanistan en 2010 par la reporter belge Pascale Bourgaux et son caméraman. Il ne s'agit pas d'une découverte du pays puisqu'elle y a déjà passé de longs mois à l'époque de la guerre contre les Talibans et elle y retourne pour retrouver le vieux seigneur de guerre et chef respecté auprès de qui elle avait séjourné à l'époque, pour le revoir lui et sa famille d'une part, mais aussi voir comment la situation a évolué depuis que les occidentaux ont chassé les Talibans.

On commence par y constater l'insécurité et le danger permanent pour les civils occidentaux sur place. Puis on découvre la situation dans cette petite ville du Nord Afghan que les deux reporters réussissent à rejoindre malgré son grand éloignement de toute présence militaire occidentale. A la vision de ces observateurs extérieurs vient s'ajouter celle des locaux grâce aux interviews de nombreux personnages clés, allant du seigneur de guerre à l'instituteur, de la femme libérée au taliban convaincu, desquels la reporter réussit à obtenir des paroles sincères et parfois très intimes sur leurs convictions personnelles et politiques. Et en même temps, le lecteur est témoin du danger que vivent en permanence les deux journalistes tandis que la tension monte dans ce village au bord de la rupture.

C'est une lecture particulièrement intéressante. Présentée ainsi, la situation politique en Afghanistan à l'époque parait édifiante voire désespérante (à lire les pages de conclusion de l'album, les choses semblent s'être un petit peu améliorées depuis). Nous sommes loin du discours officiel des forces de l'OTAN et des médias et c'est une vision à la fois très humaine et très politique qui nous est présentée de manière claire et saisissante. Le lecteur est plongé avec brio dans le contexte Afghan et j'ai personnellement appris beaucoup sur la situation du pays et de ses habitants par le biais de cet ouvrage.
La narration qui suit au jour le jour le séjour des deux reporters sur place et la façon dont ils obtiennent leurs interviews permet en outre d'éviter le risque d'ennui d'un documentaire trop classique.
Un très instructif et très bel ouvrage d'information parfaitement adapté dans sa forme au média bande dessinée.

Nom série  La Technique du perinée  posté le 12/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Technique du périnée aborde le thème du jeu de la séduction et du sexe entre deux célibataires urbains dans notre société très connectée.

Rencontrés sur un site de cul, JH et Sarah ont régulièrement des relations sexuelles à distance via Skype. Autant pour Sarah, ça doit en rester là et une fois l'orgasme atteint, elle se déconnecte sans vouloir en savoir plus sur son partenaire. Autant JH, lui, aimerait bien rencontrer cette fille qui occupe de plus en plus ses pensées. Alors quand vient enfin la rencontre et que Sarah ne parait pas convaincue, JH accepte de relever le défi de cette dernière qui lui parle d'une technique pour jouir sans éjaculer afin de pouvoir remettre ça aussitôt après. Il va devoir tenir ainsi 4 mois avant de la revoir. Mais est-ce que ça suffira à la séduire pour de bon ?

Le sexe et la séduction sont présentés dans cet ouvrage en un mélange de scènes plutôt crues (mais visuellement très soft) et de métaphores plus ou moins oniriques, ou disons virtuelles. JH étant artiste contemporain, sa vision artistique imprègne une part de cet univers érotique qu'il partage avec Sarah.

J'ai trouvé le récit très urbain. Il ne parlera pas à tous les lecteurs et je n'ai pas été particulièrement touché par lui. D'une certaine manière, il m'a rappelé une version moderne d'une BD des années 80, L'Amour Propre de Martin Veyron, qui elle aussi abordait les mêmes thèmes de séduction et de sexe dans la société occidentale moderne en tournant pour sa part non pas autour d'une technique pour se retenir d'éjaculer mais sur la recherche du point G. La vision de Ruppert et Mulot est néanmoins plus décalée et plus allégorique.

Je suis resté sur ma faim avec cette lecture qui ne m'a pas touché, pas vraiment fait rire non plus et assez peu enthousiasmé. Le sujet est abordé de manière originale et les auteurs savent capter l’intérêt et la curiosité du lecteur mais les personnages ne sont pas très attachants et je n'ai pas su rentrer dans cette histoire ni me sentir concerné. Sa conclusion m'a également paru un peu plate.
Bref, c'est là une lecture qui sort un peu du lot sur le fond et sur la forme mais qui ne m'a pas véritablement satisfait.

Nom série  Gung Ho  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si sa trame est très classique, cette série s'entame d'excellente manière grâce à une solide réalisation, une bonne narration et un graphisme de grande qualité.

Il s'agit d'un récit post-apocalyptique mettant en scène une petite communauté barricadée dans un village fortifié pour se défendre contre un danger que j'imaginais très bien au départ être une invasion de zombies tant je me suis cru dans un passage de la série Walking Dead. En terme de danger, il s'agit en fait d'une race spéciale d'animaux dangereusement mortels mais ce n'est pas l'important puisque ce qui compte surtout ce sont les relations entre les habitants du village et les deux jeunes nouveaux qui viennent d'y être débarqués.

Le dessin est de très belle facture. Il s'agit d'un info-graphisme très soigné et très agréable à l'oeil. Il ne fait jamais dans la surenchère visuelle et surtout il sert une narration et une mise en page impeccable.
Les personnages sont simples mais assez attachants, même si le grand frère m'agace mais c'est un peu voulu, et même si le chef de la sécurité est volontairement rendu très détestable.
L'histoire est sobre mais très bien menée.
C'est une très bonne lecture de divertissement. J'espère juste que la série ira bien à son terme.

Nom série  Lastman  posté le 06/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Allergique au graphisme de Bastien Vives, il m'a fallu attendre la sortie du 4e tome pour finalement lire cette série qui ne m'attirait pas. Et c'est précisément une fois arrivé à la fin de ce tome là que je me suis mis à y accrocher pour de bon.

Les deux premiers tomes ne m'ont pas surpris car j'y ai trouvé ce que j'y attendais à force d'en avoir entendu parler, à savoir une sorte de shonen nekketsu à la française, avec un tournoi de baston mâtinée de pouvoirs magiques dans un univers un peu fantasy. Il y avait cependant une petite ambiance intrigante et la curiosité de voir où les auteurs voulaient en venir.
Puis avec le troisième vient un bouleversement déstabilisant pour le lecteur qui se croyait en terrain connu. Le décor est modifié, l'ambiance aussi, et l'intrigue devient plus étonnante, avec un zeste d'humour non négligeable, même si les choses gagnaient soudain en confusion à mes yeux. J'ai eu peur à ce moment là que la série tourne au délire un peu gratuit.
Et puis le quatrième est finalement venu raccrocher les wagons, formant le liant qui m'a fait apprécier à leur juste valeur les tomes précédents et m'a fait accrocher à la série. Le récit y conserve toujours l'action, la baston et la compétition, mais elle sert au passage une intrigue qui se densifie et cultive agréablement le mystère.

Et maintenant, j'ai envie de lire la suite.
Car l'univers est original, le ton assez libéré, le graphisme très efficace, la narration excellente et le scénario gagne en complexité et en intérêt au fil des tomes tout en attisant toujours la curiosité du lecteur.
C'est du bon boulot de la part des 3 auteurs dont on sent qu'ils se font plaisir et j'ai envie de les suivre.

Nom série  L'Académie Alice  posté le 02/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Académie Alice c'est l'histoire des jeunes élèves d'une académie secrète en plein cœur de Tokyo dont tous les membres sont dotés d'un Alice, un pouvoir magique spécifique à chacun qui leur permet des merveilles comme la télépathie, la télékinésie, la voyance ou encore le génie scientifique mais aussi d'autres pouvoirs plus originaux. C'est aussi l'histoire des différents mystères entourant les origines de certains élèves ainsi que sur le conflit entre la direction de l'académie et l'organisation externe qui lui a déclaré la guerre.

Le ton est celui d'un shojo pour un public assez jeune, même s'il peut être lu par des lectrices et lecteurs un peu plus âgés. Il mêle l'ambiance des mangas collégiens autour de la vie à l'école et celle des récits de magical girls avec de petites aventures emplies de magie et de mystère mais aussi une bonne dose d'émerveillement et de magie fantaisiste. Festival de l'Académie, Noël, Nouvel An, Saint-Valentin, Compétition sportive annuelle, toutes les fêtes y passent comme des passages obligés des mangas collégiens japonais même si on y retrouve aussi une forte influence de Harry Potter tant on a parfois l'impression d'être dans un véritable succédané des romans et de l'univers de J.K. Rowling.

La série partage avec les shojos nombre des défauts rédhibitoires que je leur reproche : des décors souvent inexistants ou remplacés par des effets d'étoiles et autres plumes volantes, des personnages qui se ressemblent trop et se confondent souvent, et surtout une narration et une mise en page très embrouillée. Les dialogues et pensées des protagonistes fusent à toutes les pages et s'entrecroisent régulièrement les rendant compliquées à suivre. Certaines scènes et certains échanges en sont parfois même totalement incompréhensibles. Les composantes de l'intrigue également sont souvent bancales : les Alice sont-ils secrets ou pas vis-à-vis du reste de la société Japonaise ?, comment des Alices comme la lecteur de pensée de l'un des jeunes héros ne détruisent-ils pas l'intrigue en dévoilant directement les secrets des protagonistes ?, etc etc. Bref, il ne faut pas trop chercher à fouiller car il y a pas mal d'incohérences et de facilité.
Malgré cela, l'auteure a su me faire passer outre et me permettre d'oublier les passages embrouillés grâce à une ambiance agréable et à des intrigues réussissant à se dégager malgré la confusion et à me donner envie de lire la suite sans m'ennuyer. Ma curiosité était en outre attisée par le double mystère sur l'Académie Alice elle-même et sur le passé des parents de l'héroïne, même si la très grande lenteur avec laquelle l'auteur lève le voile sur ces éléments a fini par me lasser.

Les personnages sont variés et plutôt intéressants. Leurs caractères sont très marqués et diversifiés et les relations entre eux entretiennent l'intérêt du lecteur. Je n'ai néanmoins pas réussi à vraiment m'y attacher car l'héroïne principale reste trop gnangnan pour un lecteur de mon âge, sa meilleure amie trop froide et distante, et le garçon ténébreux avec qui elle noue l'inévitable liaison haine/amour des romances adolescentes est souvent trop pénible par la constance de son comportement volontairement antisocial qui forme l'une des trames principales du récit. Les autres protagonistes par contre sont plus sympas et plus attachants même si leurs personnalités ne sont qu'effleurées et souvent stéréotypées.

La série oscille régulièrement entre passages sérieux et passages légers voire puérils mais cette fluctuation est traitée de manière un peu bizarre. En effet, entre chaque épisode d'aventure et de dangers, la vie reprend immédiatement son cours comme si de rien était, et les héros retombent dans un quotidien enfantin ou collégien. Ça sonne artificiel et il est difficile du coup de prendre au sérieux l'intrigue, ni de croire à un véritable danger pour les jeunes protagonistes.
A noter aussi certains moments où la mélodramatique est trop appuyée, trop cousue de fil blanc. Il y en a beaucoup mais je pense par exemple au sacrifice caricatural du pingouin robot vers le premier tiers de la série dont la scène et les conséquences durent de trop nombreuses pages alors qu'on a très vite compris comment ça va se terminer.

Au final, malgré quelques réticences et agacements récurrents sur les problèmes de la narration et la mièvrerie de certains moments, j'ai plutôt bien accroché aux premiers tomes de cette série. J'y avais même une préférence pour les épisodes insouciants et la vie scolaire dans cette académie magique. Mais je dois dire qu'à la longue, mon intérêt est retombé tandis que les choses sérieuses prenaient davantage d'importance dans le scénario. Je crois que ce doit être aux alentours des tomes 9 ou 10 que j'ai commencé à véritablement lâcher l'affaire et à lire les tomes suivants juste pour voir où les choses allaient en venir, mais avec nettement moins de plaisir.

Nom série  Mathilde  posté le 25/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un shojo à la française qui n'aura pas su contredire le mauvais apriori que j'en avais avant lecture.

Le graphisme de complète influence manga est correct pour les personnages, même s'il est facile de confondre certains personnages masculins peu différenciés. Il est par contre parfois risible concernant les décors. Par exemple, j'ai franchement ri à la vision d'un pigeon en plein vol affreusement moche à un moment donné, ou encore à celle d'une demeure dont la perspective est tellement ratée qu'on dirait plutôt la maison de Barbie qu'autre chose. Il y a un véritable amateurisme dans ce style même s'il réussit à se laisser oublier en se concentrant sur les personnages. A noter aussi qu'il ne faut pas être allergique aux tics visuels japonais qui voient des adultes français se comporter comme des étudiants de Tokyo complexés.

Quant à l'histoire, les deux premiers tomes affichent tout le côté nunuche et convenu de shojos comme on en produit en quantités industrielles au Japon. C'est mièvre, sans surprise et assez ennuyeux.
Le troisième tome reste dans le même ton mais apporte un changement de situation qui permet de partir vers une nouvelle voie.
Dans ce cadre, le quatrième tome amène quelques complications inattendues qui réveillent un peu l'intérêt de lecture mais il n'échappe pas à de belles facilités et des passages très téléphonés.
Quant au cinquième tome qui conclut l'histoire et les intrigues en cours, son rythme m'a paru décousu et il n'a pas réussi à me transmettre la moindre émotion alors que c'est visiblement le but grossièrement affiché par la dernière dizaine de pages au discours mi-poétique mi-philosophique.

Il est possible que cette série puisse plaire à un public cible très précis mais ce ne sera ni ma fille, probablement trop jeune et qui s'est ennuyée et a lâché la lecture à la fin du tome 2, ni moi qui suis probablement trop âgé et souffrant de ses trop nombreux déjà-vus.

Nom série  Les Temps Mauvais  posté le 24/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis 1976, année où il a publié les premières pages de Paracuellos jusqu'à 1985 où il a fini de publier "Les Professionnels" en passant par "Barrio", Carlos Gimenez a raconté sa jeunesse, son adolescence puis sa vie de jeune adulte dans l'Espagne d'après-guerre sous le règne régulièrement ubuesque de Franco. Avec Les Temps Mauvais, il boucle la boucle en racontant la Guerre Civile qui a justement vu l'Espagne tomber sous le joug des Franquistes.

Comme pour ses œuvres précédentes, il présente les faits vus de l'intérieur, par les yeux de civils n'ayant rien demandé qui se retrouvent à subir les horreurs de cette guerre qui aura servi à la fois d'exercice préparatoire à la Seconde Guerre Mondiale et de jeux d'échecs et d'entraînement pour les idéologies fascistes d'une part et communistes d'autre part. Hormis quelques histoires se déroulant en camp nationaliste pour montrer l'autre face aussi peu glorieuse des événements, la majorité de la série met en scène une famille ayant survécu comme elle a pu dans la ville de Madrid assiégé de 1936 à 1939. De la tentative de putsch raté des Franquistes jusqu'à la chute de Madrid et leur installation au pouvoir, c'est toute la guerre et ses conséquences qui sont présentées.

De cette guerre, je ne connaissais que bien peu de choses. Tous les récits et bandes dessinées que j'avais lus à son sujet se déroulaient généralement sur sa fin, avec le côté romantique des brigades internationales, et essentiellement des histoires de défaites, de magouilles politiques, de mort et d'exode des républicains et des civils concernés. La lecture de cet album s'est donc révélée très instructive mais aussi vraiment édifiante. Carlos Gimenez n'a pas son pareil pour montrer l'injustice des hommes et des scènes particulièrement horribles dans la simplicité de leur cruauté humaine.
En parallèle, il maintient en permanence le sentiment de vie, l'humanité voire même l'humour de ses personnages, ne plongeant jamais dans le pathos, tout au plus dans quelques dénonciations sans concession de l'absurdité humaine mais aussi de l'impudence des profiteurs et des phalangistes les plus écœurants. L'auteur prévient en effet qu'il se montrera aussi factuel que possible mais qu'il ne pourra en aucun cas être objectif sur le sujet précis de cette guerre et du camp vainqueur dont il a subi très directement les conséquences durant sa jeunesse. Malgré la rancœur qui s'en dégage, le récit a tout de même à cœur de montrer les deux faces de la médaille de chacun des camps. Il s'en dégage aussi un certain humour, parfois noir, tant l'absurdité des choses peut finalement prêter à sourire... jaune.

Excellent ouvrage historique mais aussi excellent récit humain, très bien mené, jamais ennuyeux, très instructif et souvent poignant.

Nom série  Fun Home : Une tragicomédie familiale  posté le 24/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un roman graphique au sujet sérieux, intimiste et assez introspectif qui aurait pu m'ennuyer car ce n'est pas ma tasse de thé. Mais le sujet est intéressant et bien mis en scène. Il s'agit en effet de présenter comment un père très renfermé et maniaque a pu gâcher la jeunesse de ses enfants et comment finalement tout cela s'explique par la vie qu'il s'est imposée malgré son orientation sexuelle, et surtout comment sa fille qui n'a jamais su se sentir proche de lui finit par s'en rapprocher aux tous derniers instants de sa vie.

La présentation est un peu morne et aurait pu me rebuter. Les personnages ont l'air presque en permanence dépressif (ce qu'ils ne sont pas loin d'être en vérité). Le récit est très intimiste et assez bavard, sans que le rythme accélère jamais.
Mais la narration est bonne et a réussi à maintenir mon intérêt. Le fond du récit est en outre très instructif. On y voit à quel point le comportement très particulier d'un père peut rendre névrosés ses propres enfants. Et ce comportement, qu'on trouve plutôt psychotique au départ, se révèle découler très logiquement d'une situation intime qui ne laissait guère d'autres choix finalement (à part peut-être à la mère qui donne l'impression d'avoir gâché sa vie en connaissance de cause). D'autant que la découverte par le lecteur de cet état de fait se fait en parallèle de celui par l'auteure et narratrice de sa propre homosexualité.

Ce type de récit autobiographique et intimiste en rebutera certains et j'aurais pu en faire partie, mais il est intéressant et bien mené et a su capter mon intérêt jusqu'à sa conclusion plutôt optimiste.

Nom série  Palomar City  posté le 22/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Enfin j'ai lu cette série que je possède depuis plus de 2 ans et dont j'avais lu le prequel La Rivière Empoisonnée il y a 5 ans. Il s'agit de 2 pavés assez denses dont la lecture ne coule pas de source quand on ne se lance pas pour de bon dedans et qu'on ne s'imprègne pas de son ambiance.

C'est un recueil d'histoires courtes aux longueurs très variées allant de 1 à 2 pages jusqu'à plusieurs chapitres d'une vingtaine de pages chacun, écrits entre 1983 et 1996. Elles mettent en scène une toute petite ville fictive de la côte Mexicaine et surtout ses habitants que l'on suit sur une vingtaine d'années, à la manière d'une comédie humaine. On les découvre tous ou presque enfants puis adolescents puis adultes et pour certains mêmes un peu plus vieux. Leurs caractères très différents et parfois même particulièrement fantastiques se mêlent, s'affrontent et forment une grande famille avec ses amours et ses inimitiés. Ils vivent parfois des aventures presque policières, parfois frôlant de près la limite du fantastique, mais ce sont le plus souvent des récits du quotidien, des relations sociales et/ou amoureuses.

Il faut reconnaître que le ton est original. On y sent le mélange de genres entre la culture latino-américaine de son auteur d'origine Mexicaine et un style moderne et anti-conformiste, Gilbert Hernandez ayant grandi en Californie et ayant été influencé par la culture punk et post-punk.

L'ensemble est inégal. J'ai mis un peu de temps à entrer dans l'ambiance du récit car la narration des premières histoires est assez décousue et il faut le temps de s’accoutumer à la galerie des nombreux personnages. Néanmoins on finit par s'y attacher, à trouver le récit et l'atmosphère si spéciale intéressants et rafraîchissants, et plus les pages passent plus on s'y attache. Il est intéressant notamment de voir comment les gens évoluent et comment ils peuvent devenir plus sympathiques ou à l'inverse plus décevants entre le moment où ils sont jeunes et leur âge adulte. Tant et si bien qu'arrivé à la fin du premier tome, qui offre un dernier récit qui ferait une belle conclusion ouverte, j'étais prêt à considérer la série comme Franchement Bien.
Le second tome a malheureusement rabaissé cette opinion car je l'ai trouvé un peu moins réussi. Davantage d'histoires y sont plus délirantes, à la narration plus fouillis. Les habitants de Palomar se tournent aussi davantage vers le monde extérieur et notamment les USA, ce qui dénature un peu le charme de la petite ville de Palomar. A noter aussi qu'avec la chronologie qui avance parfois vite, j'ai eu du mal à reconnaître certains personnages qui changeaient beaucoup et se confondaient avec les nouveaux venus. Bref, j'ai été un peu perdu et j'ai pris moins de plaisir à la lecture.

Bref, cette série est une belle comédie humaine, originale dans son ton, intéressante dans son mélange de cultures et amusante par l'humour qui l'imprègne. Mais je conseillerais en priorité le premier tome qui peut se lire indépendamment à mes yeux.

Nom série  Before Watchmen - Ozymandias  posté le 20/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Malgré son rôle clé, Ozymandias est l'un des personnages les plus mystérieux de Watchmen. On ne sait de lui finalement que la surface des choses. Et découvrir sa biographie complète et l'évolution de son esprit jusqu'aux événements imaginés par Alan Moore était une chose qui attisait ma curiosité. D'autant que c'est Len Wein, vétéran de chez DC Comics ayant créé Swamp Thing avant de le transmettre précisément à Moore, qui s'était attelé à cette tâche.

A l'inverse, cependant, c'est le choix du dessinateur qui a failli me faire hésiter à l'achat. Car Jae Lee a réalisé auparavant La Tour sombre et je n'aime pas son graphisme trop proche de l'illustration figée et abusant de silhouettes et aplats noirs sur des fonds de dégradés informatiques. Le ton plus lumineux des planches d'Ozymandias ainsi que la certaine majesté que Jae Lee donne au personnage me semblait cependant pouvoir me convenir. Et effectivement la lecture fut plutôt agréable même si je reste peu amateur de ce style graphique.

Mais c'est surtout l'histoire qui m'a plu.
On n'y apprend rien de vraiment novateur par rapport à l'oeuvre originelle d'Alan Moore mais le personnage d'Alan Veidt y est très bien approfondi. C'est une belle mise en image d'un parcours qu'on imaginait déjà et qui se présente de manière bien construite, crédible et prenante. On y suit les événements depuis l'époque des anciens Minutemen jusqu'aux tous débuts de Watchmen en étant replongé dans son ambiance à la fois formidable et désabusée.
Attention cependant à ne surtout pas lire cet ouvrage avant d'avoir lu Watchmen lui-même car une grande part de son intrigue y est dévoilée, puisqu'on participe à la mise en place progressive de son élément clé.

Moins audacieux que Before Watchmen - Minutemen qui apportait vraiment du neuf à l’univers de Watchmen, cet album là est davantage dans l'hommage, l'approfondissement et l’éclaircissement de zones d'ombre mais c'est une très agréable lecture, soutenue par un scénario solide qui donne vie de belle manière à l'exceptionnel Alan Veidt et son alter ego Ozymandias.

Nom série  Choc  posté le 19/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Smoking queue-de-pie et heaume médiéval sur la tête, c'est la tenue permanente du mystérieux Monsieur Choc, ennemi récurrent de Tif et Tondu depuis le milieu des années 50. Génie du crime à la Moriarty et à la tête de l'organisation de la Main Blanche, il imagina un nombre incroyable de cambriolages formidables, de machinations sournoises voire de prises de pouvoirs sur de petits pays tout entiers au cours des nombreux albums qui l'ont mis en scène. Invincible, il revenait toujours quand on le croyait mort. Et toujours il sut garder sa véritable identité secrète, ne laissant de lui que le symbole d'un adversaire rusé, élégant et insaisissable.

Une série le mettant à l'honneur apparaît dès lors comme une évidence même si les jeunes lecteurs d’aujourd’hui sont peu nombreux à connaitre encore les fameux Tif et Tondu.
Les auteurs ont su prendre cela en compte en créant un diptyque qui peut se lire de façon totalement indépendante et racontant la jeunesse du fameux personnage et ces agissements juste avant sa rencontre avec le duo détective.

C'est avec classe que Stéphane Colman et Eric Maltaïte vont raconter la naissance et l'enfance difficile du garçon qui deviendra l'impitoyable Choc. De 1917 à 1955 et par le biais de flash-back, nous allons suivre la vie de la mère du jeune Eden Cole de France en Angleterre, puis les espoirs et cruelles déconvenues de ce dernier. En parallèle, l'intrigue raconte la dernière action d'éclat d'un Monsieur Choc arrivé au faîte de sa puissance et comment il met de l'ordre dans son passé, récompensant secrètement ceux qui ont aidé sa famille et se vengeant des autres. C'est un récit dur et réaliste, loin de la légère naïveté dont faisait preuve certains albums de Tif et Tondu, même si Choc n'y était déjà pas un enfant de chœur.
Le dessin de Maltaïte y est de très belle qualité, soigné et élégant. Le récit de Colman est un peu complexe au départ du fait des sauts chronologiques dispersés mais on s'y retrouve rapidement et le puzzle se met parfaitement en place.

C'est là une belle série qui rend hommage avec brio à un personnage intéressant et lui offre un passé captivant qui donne envie d'en savoir plus encore. Les amateurs de Tif et Tondu tomberont sous le charme et le autres découvriront un récit noir, prenant et vraiment bien construit.

Nom série  Nerrivik  posté le 16/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé Celle qui réchauffe l'hiver, une autre bande dessinée inspirée des contes et légendes du Grand Nord. J'espérais y retrouver le même plaisir de lecture avec Nerrivik avec qui elle partage des thématiques communes, mais j'ai été un peu déçu car j'ai nettement moins accroché à l'histoire qui manque de consistance et d'originalité à mon goût. C'est la simple mise en image d'un conte de la mythologie inuit et, malgré l'originalité de son décor, ce dernier n'a rien de bien passionnant.

Par contre, j'ai aimé le graphisme d'Ana Rousse que je trouve fin et esthétique. Il a une jolie personnalité même s'il est davantage adapté à l'illustration qu'à un récit plus mouvementé, ce qui se voit dans les scènes d'action pas toujours très claires.

Il ressort de cette lecture que c'est un conte assez agréable, plutôt bien raconté et bien mis en image. J'aurais juste aimé une histoire un peu consistante et prenante.

Nom série  Road Rage  posté le 15/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas vu le film Duel de Spielberg même si j'en ai pas mal entendu parler, et je ne savais pas que c'était l'adaptation d'une nouvelle de Richard Matheson, l'auteur de Je suis une légende. Je ne peux donc pas comparer les sources d'inspiration qui ont mené Stephen King et son fils Joe Hill (que je ne connaissais pas non plus) à imaginer ces deux récits en bande dessinée aux contextes assez similaires : celui d'un dangereux poids-lourd qui sème la terreur sur une route désertique américaine.

La première histoire, celle de Stephen King, ne m'a pas tellement enthousiasmé. Même si j'ai souri à son gros clin d’œil à Breaking Bad dans les premières pages, j'ai trouvé son intrigue un peu brouillonne avec cette histoire de trafic de drogue, de vengeance et de difficile relation entre un père et son fils tous deux membres d'un groupe de motards. Trop de blabla m'a un peu perdu et m'a empêché de ressentir une véritable émotion quand l'action a fini par prendre le dessus. D'autant que j'ai trouvé assez peu crédible la façon dont le camion apparaît à toute vitesse et fait les ravages qu'il fait sans que les motards le voient venir et puissent l'éviter.

La seconde histoire est bien plus en lien avec l'idée que je me faisais du film Duel, un véritable face à face dans toute sa simplicité et sa force entre le fameux poids-lourd et un conducteur ordinaire qui n'a rien demandé à personne. Mais là encore certains passages m'ont paru manquer de crédibilité, notamment la façon dont le personnage principal s'enferme dans ce "duel" sans chercher l'aide des gens qu'il rencontre, comme s'il lui était apparu des œillères psychologiques l'empêchant de voir au-delà de la simple route et des deux véhicules. A noter aussi que le dessin de cette histoire là ne m'a pas trop plu non plus. Je le trouve trop brouillon et je trouve qu'il donne des allures de zombies aux personnages comme aux clients du motel notamment.
Et dans le cas des deux histoires, les scènes d'action me sont apparues souvent peu compréhensibles. Je n'ai notamment pas compris ce qu'il s'est passé à la fin de cette seconde histoire et ce qu'il est arrivé au camion.

Bref, c'est une lecture de divertissement mais vraiment pas marquante à mes yeux et pas exempte de multiples petits défauts.

Nom série  All New X-Men  posté le 09/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série s'entamait de manière peu attirante pour moi au départ. En effet, elle se situe après des événements bien spécifiques (Avengers vs X-Men) dont je ne connaissais rien et j'ai dû apprendre sur le tas que Charles Xavier était mort et que Cyclope s'était allié à Magneto sans bien comprendre pourquoi. L'entrée en matière est un peu trop abrupte et cela manque d'explication ou de contexte pour l'apprécier. D'autant qu'ensuite j'y retrouvais ce qui me lasse très vite dans les récits des X-Men à savoir le comportement haineux et idiot de la société humaine contre les mutants, et les bavardages mélodramatiques des X-Men eux-mêmes.

Mais mon attention a été captée avec la mise en place de ce voyage dans le temps qui va amener les tous premiers et jeunes X-Men à côtoyer le monde des X-Men modernes et tourmentés de nos jours. La confrontation est intéressante et relativement bien menée. Elle permet aussi surtout de combiner l’intérêt de ceux qui aimaient l'ancienne version des X-Men avec ceux qui préfèrent la version plus récente.

Hormis cette confrontation, le reste de l'intrigue, avec la révolte de Cyclope et de Magneto, n'est pas passionnante ni très originale mais elle se laisse lire. Le graphisme est plutôt bon. La narration est parfois confuse et c'est un peu agaçant, mais c'est acceptable.
En résumé, ce n'est pas une série dont je conseillerais l'achat mais pourquoi pas la lecture à l'occasion, et je me demande ce que vont devenir par la suite ces X-Men du passé dans le monde de leur futur.

Nom série  Espions de famille  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En entamant cette série, je pensais y trouver une histoire façon Totally Spies, un récit jeunesse action pas crédible du tout où des gamins font partie d'une organisation d'espions avec plein de gadgets, etc. Bref quelque chose de sympatoche mais de largement déjà vu et de ce fait peu enthousiasmant.
Mais en fait, c'est un récit presque crédible et qui tient très bien la route que j'ai lu là. Une bonne surprise car relativement originale.

J'ai apprécié le réalisme des personnages et de leurs relations. Le fait que le grand-père soit un vrai ancien espion du milieu du 20e siècle ancre le scénario dans quelque chose de solide. La relation entre les deux jeunes héros est aussi crédible et appréciable. Et les intrigues sont bien construites avec de bons développements. Le ton reste léger, plutôt humoristique notamment de la part des méchants. Et comme il s'agit quand même d'histoires d'espions pour la jeunesse, on a bien le droit à des super-complots contre l'Humanité, bases secrètes des méchants et autres robots géants.

Bref, c'est une série jeunesse sympa et bien fichue, un bon divertissement avec des personnages attachants.

Nom série  Géante  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les histoires d'adolescences glauques dans des décors déprimants, ce n'est pas ma came. Il faut vraiment le talent et l'originalité d'auteurs comme Charles Burns (Black hole) ou Mezzo et Pirus (Le Roi des Mouches) pour me permettre de m'y intéresser. Et à l'inverse, je n'aime pas l'oeuvre nettement plus intimiste et un peu freudienne d'un auteur comme Ludovic Debeurme (Lucille). Et pourtant c'est de cette dernière oeuvre que Géante se rapproche, peut-être parce que leurs auteurs sont très proches dans la vie.

Je n'ai pas aimé ce récit plein de non-dits et doté d'une narration rendue confuse par une possible recherche d'effets poétiques.
Je n'ai pas aimé la laideur de ses personnages et son graphisme qui se rapproche plus à mes yeux de l'illustration figée façon étudiants aux Beaux-Arts que de la bande dessinée fluide.
Je n'ai pas du tout aimé son ambiance déprimante, ses protagonistes et leurs très mornes aventures du quotidien avant qu'elles ne plongent dans une dramatique digne d'un adolescent romantique.
Je me suis ennuyé de bout en bout.

Il n'y a qu'une qualité que je reconnais à cette oeuvre, outre sa probable sincérité, c'est la manière dont elle réussit à transmettre au lecteur le malaise de ses personnages, la façon dont elle montre combien l'héroïne est mal dans sa peau d'adolescente.
Mais lire une BD pour ressentir du mal-être, ce n'est pas une expérience que j'apprécie.

Nom série  Le Démon du soir ou la ménopause héroïque  posté le 03/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est le troisième de la série des "Démons de..." de Florence Cestac, le premier étant Le Démon de midi qui a eu son petit succès avec son adaptation au cinéma. Globalement, 10 années séparent les aventures plus ou moins autobiographiques de chacun de ces albums : le premier abordant la quarantaine, ce troisième se déroule donc quand l'héroïne atteint la soixantaine. Et visiblement, pour elle, c'est l'âge du changement de vie aussi bien au niveau professionnel ou familial que géographique.

Je n'ai pas été passionné par cette lecture car je me sens trop éloigné du sujet abordé. Question d'âge pour commencer puisque les préoccupations de la soixantaine, j'ai encore plus de vingt ans avant d'y arriver. Mais aussi question de mode de vie car ma vie familiale et professionnelle est trop différente de celle de l'héroïne pour m'en sentir proche. A la limite, la médiocrité des hommes qu'elle a côtoyés avant de changer de vie me met plutôt mal à l'aise qu'autre chose, de même que ce que ces comportements ont impliqué comme changement de vie pour elle.

Mais j'ai trouvé le récit relativement bien mené et pas ennuyeux. Surtout j'ai été rassuré de ne pas y trouver l'humour "tarte-à-la-crème" qui m'avait tant déplu dans d'autres œuvres de Florence Cestac. Et même si l'héroïne du récit est fondamentalement différente de moi, j'ai fini par la trouver assez sympathique. Et je me suis même fait au dessin "gros nez" de l'auteure que je trouvais d'ordinaire franchement laid.

Ce n'est pas une lecture qui m'a marqué, ni par son humour ni par sa justesse ni par l'émotion qu'elle pourrait éventuellement dégager, mais je me dis qu'il est suffisamment bien mis en scène pour pouvoir éventuellement toucher des lecteurs ou lectrices qui se sentiraient plus proche de l'héroïne et de ce qui lui arrive.

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