Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 5524 avis et 2096 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  À tous les coups, c'est Spirou !  posté le 31/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alec Severin s'était déjà essayé à la reprise façon vintage de Spirou et Fantasio avec "Spirou sous le manteau", sorte de recueil factice du magazine Spirou tel qu'il aurait éventuellement pu être publié en cachette durant la Seconde Guerre Mondiale. Il faut dire qu'il est parfait dans ce rôle avec son dessin rétro d'une grande élégance, un dessin dans la pure lignée d'un Jijé, celui de Spirou pour la façon dont les personnages sont croqués mais aussi celui de Jerry Spring pour la beauté et le soin apporté à chaque case.
Du coup, il va un peu plus loin ici avec cet album, "À tous les coups, c'est Spirou !", qui rend hommage aux histoires courtes de Spirou des années 40 en nous en offrant quatre beaux chapitres, à la fois dans l'esprit de Jijé de l'époque et avec l'atmosphère particulière d'Al Séverin. Ça aurait pu être un tome de la série Une aventure de Spirou et Fantasio par..., mais les éditions Dupuis ont préféré le classer dans leur collection Patrimoine tant cela donne l'impression de déterrer un bel album d'époque.

C'est un album au format à l'italienne et au dos rond, dont les planches sont en noir et blanc et en bichromie. De toute manière, le dessin d'Al Séverin est si expressif qu'on imagine sans peine les couleurs qui vont avec. Chaque planche est une merveille pour les yeux.
Il contient 4 histoires courtes, d'une dizaine de pages chacune, qui se suivent plus ou moins.
Les deux premières tournent autour du duo Spirou et Fantasio en quête d'un métier : tout d'abord pompiste, puis pompier. Dans les deux cas, nous sommes dans le cadre d'une aventure plutôt humoristique où l'on devine à l'avance que les efforts des deux compères vont assez vite tourner au ridicule si ce n'est à la catastrophe.
Pour la troisième, nos héros partent se ressourcer à Champignac pour un récit plus dense et plus aventureux qui rappelle sans hésiter l'album "Il y a un sorcier à Champignac". On y découvre entre autres avec une légère surprise le preux Spirou tomber sous le charme d'une jeune femme indépendante.
La quatrième histoire est plus courte et revient à nouveau dans le gag léger, avec une atmosphère de vacances.
Et le tout est entrecoupé d'illustrations intermédiaires où l'auteur fait à nouveau la preuve de son talent graphique.

C'est beau et on est transporté dans l'ambiance vintage de l'époque. Si les histoires ne sont ni très marquantes par les aventures qu'elles contiennent ni foncièrement drôles, elles sont toutes très plaisantes et attirent au minimum le sourire et un bon état d'esprit. C'est un bel album qui rend un joli hommage aux premières aventures de Spirou et Fantasio et permet d'admirer une fois de plus le formidable graphisme rétro d'Alec Séverin.

Nom série  Gunnm Mars Chronicle  posté le 29/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est il y a presque 20 ans que j'ai découvert Gunnm dont l'univers futuriste baroque et ultra-violent m'avait marqué. Depuis, fasciné, je n'ai pas manqué un seul tome de la saga, même si certains tomes de Gunnm Last Order me laissaient une impression mitigée. L'imagination de l'auteur et sa vision effrayante et envoûtante du futur de l'humanité n'a pas cessé de capter mon attention.
Gunnm Mars Chronicle est à la fois la suite de Gunnm Last Order, trois ans après la fin de cette dernière série, et un retour aux sources puisqu'elle raconte en parallèle la jeunesse de Gally/Yoko et son amitié avec celle qui deviendra sa plus dangereuse rivale.

Chaque album va alterner la vision du passé et celle du futur. Et cela commence avec le passé pour ce qui concerne le premier tome paru chez Glénat, celui du futur n'arrivant que dans le deuxième tome.
Ce passé, on en a vu des bribes dans les différents tomes de Last Order : sur une planète Mars ravagée par la guerre civile, la petite Yoko, orpheline sans défense, fait le dur apprentissage de son art martial, le Panzer Kunst en compagnie d'une fidèle amie, Erika. Mais dans Mars Chronicle, le Panzer Kunst ne viendra que plus tard : pour le moment, Erika et Yoko sont toutes petites, sont ballottées au gré des événements mortels qui les frappent successivement, et se révèlent en outre être les pions d'une machination à plus grande échelle.

Là où je craignais une histoire un peu gnangnan et sans surprise, à base de petite orpheline maltraitée par plus fort qu'elle et qui finit par braver les épreuves et s'endurcir, Yukito Kishiro prouve une fois de plus que son imagination permet de nous offrir un récit surprenant et inattendu. Comme toujours, il fait preuve d'une cruauté presque dérangeante. Qu'importe si les héroïnes sont de toutes petites gamines, ce qui leur arrive et se passe autour d'elles est vraiment violent. On retrouve un peu du charme sordide de la Décharge du début de Gunnm dans cette planète Mars ravagée mais il y a aussi de l'exubérance de Gunnm Last Order et une ambiance malsaine comme celle qu'imposait le professeur Desty Nova.

Le mélange ne prend pas encore parfaitement, notamment parce qu'on s'y perd un peu dans les nombreuses régions et factions de Mars, et dans tout leur vocabulaire en langue allemande. J'ai également été un peu agacé de voir que la Gally du futur, celle qui avait acquis une puissance quasi divine à la fin de Last Order, se retrouve si vite en difficulté au combat face à son premier adversaire. Cela sonne un peu artificiel : toujours plus fort, toujours plus dangereux. Je suis satisfait par contre de retrouver d'intéressants personnages des sagas précédentes, dont notamment la vampire Kaelhula Sangwiss, et du fait que plusieurs éléments des trames précédentes laissés en suspens se retrouvent et se combinent pour cette intrigue finale.
Le graphisme, pour sa part, ne m'a pas tellement charmé dans les premiers chapitres. Je le trouvais plus raide, plus anguleux et moins soigné que celui habituel de Yukito Kishiro. Par la suite, je retrouve heureusement le dessin de la série tel qu'il me plait.

Quelques puissent être mes reproches ci-dessus, cela reste prenant. Les personnages sont originaux et on veut savoir où les intrigues parallèles vont nous mener. J'accroche un peu moins que Gunnm Last Order, qui me plaisait déjà moins que Gunnm, mais je reste un bon client de cette nouvelle saison de la saga.

Nom série  Iron Man - Iron Monger  posté le 28/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les épisodes inclus dans ce recueil se déroulent quelques temps après Iron Man - le Diable en bouteille. Après avoir sombré dans l'alcoolisme et abandonné son rôle d'Iron Man au profit de son ami James Rhodes, Tony Stark remonte doucement la pente mais n'est pas encore décidé à redevenir un super-héros. Ces épisodes vont montrer ce qui va finalement le remotiver. Au passage, on retrouvera comme ennemi principal, à partir du deuxième tiers de l'album, Obadiah Stane dans une intrigue qui a un peu inspiré le premier film Iron Man avec Robert Downey Junior.

J'ai trouvé cet album assez ennuyeux.
La première partie est inintéressante avec Tony Stark qui aide vaguement les Vengeurs de la Côte Ouest contre un ennemi sans charisme, Demonicus, et son lézard géant ridicule. C'est agaçant de le voir porter une vieille armure et en même temps dire qu'il ne voudra plus jamais être Iron Man mais quand même agir mais tout de même hésiter, etc etc... Ces atermoiements ne m'intéressent pas.
Après un bref chapitre contre un autre méchant dont on se fiche complètement, Lame-Eclair, on en vient finalement à cette intrigue avec Obadiah Stane. Celui-ci kidnappe de nombreux anciens amis de Tony Stark et en retourne certains dans son camp de manière trop facile et peu crédible. Et là encore avec beaucoup de facilités, Tony construit une super nouvelle armure encore plus forte que celle super forte créée par Obadiah, Iron Monger.

Je n'ai pas réussi à m'intéresser à cette histoire trop basique, stéréotypée et sans saveur. Elle n'a aucune originalité à part la valse-hésitation d'un Tony Stark frustrant, et comporte trop de facilités pour captiver le moins du monde le lecteur que je suis.

Nom série  Ka-Zar - La Loi de la Jungle  posté le 27/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas fan du tout des aventures de Tarzan (si l'on excepte le graphisme exceptionnel de Burne Hogarth), je n'étais pas très chaud à l'idée de découvrir les aventures de ce pseudo-Tarzan que les éditions Marvel avaient peu à peu intégré dans l'univers de leurs super-héros.

Pour résumer le contexte, Ka-Zar se nomme en réalité Kevin Plunder et c'est un orphelin retrouvé seul dans la Terre Sauvage, une région tropicale peuplée de dinosaures cachée au cœur de m'Antarctique, quand son père, très riche explorateur qui l'y avait amené, y a été tué par des sauvages. Élevé par un tigre à dents de sabre, Zabu, devenu son meilleur ami, il va grandir en seigneur de la jungle aux cheveux blonds puis va se marier avec la belle Shannah, exploratrice vétérinaire presque aussi forte que lui à la chasse et au combat à mains nues, avec qui ils auront un fils, Matthew. Entre autres aventures aux côtés de super-héros célèbres, l'ennemi principal de Ka-Zar est son propre frère, Parnival Plunder qui a grandi dans le monde civilisé, qui est jaloux de Kevin et veut le tuer pour récupérer l'héritage de leur père et la domination sur la Terre Sauvage et sa principale richesse : le Vibranium.

Dans les épisodes inclus dans cet album et parus en 1997, les auteurs avaient décidé de faire revivre Ka-Zar qui avait été un peu oublié et de le faire de nouveau affronter son frère qu'on croyait mort. Une manière d'essayer de ressortir un ancien héros du placard.
Et alors que je croyais tomber sur un récit bourrin et trop convenu, j'ai été plutôt agréablement surpris. Le fameux Ka-Zar n'est pas un classique Tarzan superficiel et se résumant à ses muscles. Kevin ne manque pas d'un certain humour, notamment dans sa relation avec la technologie moderne à laquelle il est accroc et dans sa vie de couple avec sa femme qui ne manque pas de personnalité et ne joue pas les potiches. Et même s'il reste à peu près le meilleur en combat, il est régulièrement mis à mal par ses ennemis et doit souvent trouver des moyens détournés pour arriver à ses fins.
Quant au dessin d'Andy Kubert (les deux autres dessinateurs de cet album ne fournissent qu'un petit chapitre chacun), il n'est pas mauvais du tout même s'il est très teinté comics des années 90.

Là où le bât blesse pour moi, c'est que cet album a été vendu comme un one-shot. Or il contient une succession d'épisodes à suivre qui ne trouvent pas leur fin dans ce recueil. L'histoire appelle clairement une suite dans au moins un album supplémentaire qui n'est jamais paru. Tel quel, l'album ne se suffit pas à lui-même, sauf pour découvrir de manière succincte le personnage de Ka-Zar et son environnement. C'est un peu frustrant.

Nom série  Vinci  posté le 26/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le premier tome, je trouvais que cette série avait un très bon potentiel. Après le second et dernier tome, je suis un petit peu déçu mais je conserve une bonne opinion générale.

J'ai immédiatement été frappé par le soin apporté au dessin des décors. Les vues de Milan, Venise, Florence ou encore Rome sont superbes. Nous sommes dans un classicisme en ligne claire à la manière d'un Alix de Jacques Martin et je trouve que ça claque carrément même si c'est un peu trop souvent un festival de lignes de perspective tracées à la règle. J'avais envie de voir les protagonistes voyager encore davantage pour découvrir les vues d'autres villes du 15e siècle.
Par contre, le dessin des personnages est nettement moins maîtrisé. Ils sont raides et l'auteur cherche souvent à cacher leurs visages en les montrant de dos ou cachés, sans doute parce qu'il manque d'aisance technique sur ce plan. Si ces visages sont parfois réussis, ils sont aussi régulièrement assez laids.

J'ai beaucoup apprécié l'histoire du premier tome, l'implication des lieux et personnages du 15e siècle en Italie et de Vinci lui-même et de son protégé Salaï dans une étrange histoire de meurtres assez sanglants. J'ai été un tout petit refroidi par le manque de réalisme de l'utilisation des inventions de Léonard : une aile volante capable de décoller plutôt que simplement planer, bof bof... Mais j'étais curieux de voir la suite.
Le second tome m'a déçu parce que la révélation du mystère de ces meurtres tombe un peu à plat. C'est sensé être une histoire suffisamment incroyable pour estomaquer le Roi de France et même le Pape Borgias, et attirer leur compréhension et leur pardon. Mais cela se révèle être une vengeance assez classique et une mise en scène bien compliquée et s'étalant sur bien des années pour y arriver.

Un petit peu déçu par le fond de l'intrigue donc, mais j'ai vraiment aimé cette plongée dans l'Italie du Quattrocento et Cinquecento et le soin apporté à ses décors et à la reconstitution académique de la vie à l'époque.

Nom série  Avengers West Coast - A la recherche de la vision  posté le 24/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui viens de lire plusieurs comics Marvel des années 70 et 80, dont Avengers/X-Men - Liens du sang qui se déroule juste après cet album-ci, j'avais été tellement déçu par ceux-ci qu'en comparaison j'ai été très agréablement surpris par cet album. Non seulement son dessin est de très bonne qualité, mais surtout son scénario évite les péripéties faciles, les naïvetés et le scénario constitué uniquement d'une suite de combats que je reprochais aux autres séries.

Le fait de raconter les aventures des Avengers de la Côte Ouest permet à l'auteur d'offrir des histoires alternatives qui auraient pu tout aussi bien être celles des Avengers classiques tout en se utilisant des personnages différents et en ayant plus de libertés. Et ici il fait le choix de se focaliser sur le couple formé par la Sorcière Rouge et l'androïde nommé la Vision, mais n'oublie pas de mettre en scène de nombreuses sous-intrigues parallèles impliquant Oeil-de-Faucon, Wonderman, US Agent ou encore Tigra.
Les relations entre personnages sont assez matures, moins basiques et extravagantes que dans d'autres comics de la même époque. Les intrigues sont originales, leur déroulement ne se laisse pas deviner à l'avance et surtout l'auteur attise fortement la curiosité de chapitre en chapitre en intégrant de nombreux teasers de futurs événements de son histoire. C'en est d'ailleurs très frustrant car avant la fin de l'album il a lancé de nombreuses pistes qui ne seront traitées que dans les épisodes suivants, non présents dans ce recueil, alors qu'elles me donnaient bien envie de voir ce qu'il allait se passer. Je comprends que les lecteurs de l'époque aient pu être accros aux publications Marvel de ce calibre.

Bref, voilà un bon cru qui donne une bonne image des comics Marvel des années 80 et que je préfère à de nombreuses autres publiées dans ces mêmes années.

Nom série  Les Tuniques Bleues - Des histoires courtes par...  posté le 23/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si l'on peut reprocher une certaine répétitivité des albums les plus récents des Tuniques Bleues, je garde une réelle affection pour cette série qui aura accompagné ma jeunesse. Aujourd'hui encore, elle conserve cette vraie originalité de parler de la Guerre de Sécession sur un ton qui permet à la fois l'humour, l'aventure et l'Histoire avec un grand H, avec deux héros finalement très attachants. Et même si c'est Salvérius qui a entamé la série, c'est aussi beaucoup grâce à l'excellent dessin de Lambil que j'aime cette série.

Je comprends donc que de nombreux auteurs de BD apprécient suffisamment les Tuniques Bleues pour participer avec engagement et sincérité à un album hommage, recueil d'histoires courtes mettant en scène Chesterfield et Blutch dans de courtes aventures qui auraient pu être scénarisées elles aussi par Cauvin puisque la majorité sont tout à fait dans l'esprit de la série.

Je parle d'engagement car on sent que ces auteurs se sont donnés à fond. La plupart des dessins de cet album sont vraiment très beaux, disposant en outre de colorisations très réussies. Les styles sont variés, souvent bien différents de celui de Lambil, mais ils sont toujours agréables et souvent un vrai régal pour les yeux et pour la fluidité de lecture.

Quant au scénarios, ils sont divers. Il s'agit parfois d'histoires très proches de celles qu'auraient pu vivre nos deux compères habituels, d'autres fois de récits plus humoristiques et d'autres fois plus clairement des tributs rendus à la série et à l'affection que leur portent les auteurs de cet hommage. Pour dire la vérité, ces histoires ne sont pas toutes très marquantes mais elles sont respectueuses de l'oeuvre originale. Au-delà de la beauté des graphismes, je retiens notamment l'une d'entre elles qui aligne dans ses dialogues une succession de jeux de mots bien trouvés et assez drôles, et une autre qui rappelle de manière touchante un grand nombre de personnages croisés au cours de quelques-uns des meilleurs albums de la série.

C'est un bel album hommage de la part d'auteurs dont on sent qu'ils aiment sincèrement Les Tuniques Bleues et mettent leur talent du dessin au service d'histoires respectueuses de l'esprit de la série, donnant au passage envie de relire nombre de ses tomes.

Nom série  Les Week-ends de Ruppert et Mulot  posté le 23/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album recueille des strips publiés par Ruppert et Mulot dans le journal Le Monde accompagnés de quelques illustrations pleine page en noir et blanc pour aérer un peu la lecture. Ces strips ont comme particularité d'être composés d'une unique grande case par page, toute étirée verticalement.

Ce format permet aux auteurs de laisser libre cours à des mises en page originales jouant sur la hauteur et les grands espaces. Par extension, beaucoup des scènes et gags qu'ils mettent en scène jouent sur l'altitude et les chutes.
Graphiquement, c'est assez classe. Outre l'originalité de leur format, les cases sont belles et élégantes, et leur colorisation est sobre et charmante. C'est un joli album qu'on ré-ouvre avec plaisir juste pour profiter de l'une ou l'autre de ses planches.

En ce qui concerne l'esprit, nous sommes dans le style typique de Ruppert et Mulot, un humour pince-sans-rire entre absurde et humour noir, à la limite du politiquement incorrect ou du subversif. Puisque les strips paraissaient dans le supplément d'un journal, ils réagissent parfois un peu à l'actualité mais la majorité des gags sont totalement libres de thème.
Ce n'est pas un humour auquel j'accroche forcément mais c'est souvent assez amusant. Et les vrais amateurs de ces auteurs seront ravis d'avoir à la fois un bel album et leur style original si typique.

Nom série  Sept frères  posté le 20/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sept frères franc-maçons reviennent ensemble, lors d'une séance ressemblant un peu à un tribunal, sur les circonstances de leurs arrestations respectives durant l'Occupation et de comment ils ont survécu à la guerre. L'objectif : trouver qui d'entre eux est le traître qui les a vendus à la Gestapo.

A l'image du graphisme plutôt agréable, le ton est sobre et réaliste. Le récit se déroulant en 1961 est entrecoupé de nombreux flash-back donnant la vision des souvenirs et récits de chaque protagoniste. On sent les auteurs bien renseignés puisqu'ils transcrivent en détail les séances et coutumes des loges maçonniques et de leurs membres.
L'histoire tient la route et contient différents aspects plutôt intéressants mais elle manque singulièrement d'action : au final, ce sont des discussions et récits de souvenirs, puis une sentence qui tombe sans véritable déduction, juste une révélation après coup de comment la vérité a été finalement mise à jour. Cela donne l'impression que l'histoire et tous ces interrogatoires ne servaient pas à grand chose en fait puisque le fin fond du mystère était déjà connu en fait. Et rien dans le récit ne permettait au lecteur de deviner lui-même qui était le coupable.
Cet aspect un peu vain a de quoi frustrer le lecteur et du coup ce n'est pas un album qui marquera les mémoires, je pense.

Nom série  Avengers/X-Men - Liens du sang  posté le 20/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La fille de Vif-Argent (membre des X-Men au moment de la parution de ce comics) et de Crystal (membre des Avengers au même moment) a été enlevée par un mauvais mutant et emmenée à Genosha (pays fictif au large de l'Afrique) pour servir de bouclier humain à ce méchant qui veut ainsi se protéger d'une éventuelle attaque de Magneto (grand-père de la fille en question) ou d'un autre mutant encore plus dangereux (Exodus, qui vient d’apparaître dans l'univers Marvel). Vous suivez le contexte ? Tout cela permet en tout cas d'offrir une belle occasion de mobiliser ensemble X-Men et Avengers contre un ennemi commun et de les envoyer à Genosha en pleine situation de guerre civile meurtrière.

Concrètement, c'est avant tout un récit d'action. Une fois le contexte posé, l'intrigue consiste en majorité en une suite de combats explosifs entre différents membres de deux groupes de super-héros et des ennemis successifs modérément dangereux même si nombreux, jusqu'à l'arrivée du super-méchant où ça commence à se corser un peu. Guère de réflexion dans tout ça hormis un passage en parallèle à l'ONU où certains Vengeurs plaident leur droit à agir et condamne la faiblesse et la lenteur de l'institution internationale.
S'ajoute en fin d'album une histoire courte racontant les origines du grand méchant, mais je ne l'ai pas trouvé passionnante du tout.
Le dessin est assez typique des comics de super-héros des années 90. Il est tellement formaté qu'on ne remarque quasiment pas que 5 dessinateurs différents se sont succédés sur l'histoire principale. Le résultat est quand même inégal, avec certains corps anatomiquement ratés et certains visages très laids alors que d'autres fois, il n'y a aucun défaut. Mais dans l'ensemble c'est correct.

C'est assez plaisant de voir combattre côte à côte autant de super-héros charismatiques issus tant des Avengers que des X-Men. Dommage que le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, que le grand méchant fasse assez sorti du chapeau et que le récit soit autant tourné vers l'action.

Nom série  Sept détectives  posté le 19/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le concept de cet album est suffisamment sympa pour avoir entraîné la création de la série dérivée Détectives mettant en scène les personnages de l'histoire dans des albums indépendants. Il s'agit en effet de mettre en scène la collaboration entre 7 fameux détectives venus de différents horizons, transpositions à peine déguisées de personnages célèbres de la littérature et de l'histoire policière : Sherlock et Watson, Miss Marple, Sam Marlowe (Humphrey Bogart), Hercule Poirot, Frederick Abberline (l'inspecteur ayant tenté de coincer Jack L'Eventreur) et Maigret. Ensemble, ils vont essayer d'arrêter un tueur en série qui sévit à Londres en 1920 et signe ses meurtres d'une liste contenant leurs noms à tous les 7.

J'avoue avoir souvent rêvé d'une confrontation entre Sherlock Holmes et Hercule Poirot. Le film "Un cadavre au dessert" avait déjà utilisé cette idée d'un regroupement de détectives célèbres mais le côté loufoque et humoristique de l'histoire empêchait d'en savourer totalement les possibilités et de confronter leurs capacités de déduction.
Ici le ton est tout à fait sérieux et réaliste, même si certaines répliques et interactions entre personnages sont amusantes. Le récit est tellement réaliste qu'il ne permet d'ailleurs pas de profiter de superbes éclats intellectuels des détectives puisque la plupart se contentent de recueillir comme ils peuvent les indices et de peiner à progresser dans leur enquête. C'est un peu frustrant sur ce plan.
Le dessin est très plaisant et soigné, même si le nez du capitaine McGill m'a un peu fait tiquer par sa taille, de même que le décolleté ultra-plongeant de Miss Crumble.
L'histoire est un tout petit peu laborieuse. Elle manque de rythme et d'accroche à mes yeux. La conclusion de l'enquête m'a un peu déçu et la révélation qui vient après, en épilogue, aussi surprenante voire choquante soit-elle ne m'a qu'à moitié convaincu. Je la trouve assez tirée par les cheveux.

C'est quand même un album sympathique et j'apprécie cette idée de voir ces détectives travailler ensemble. Ça marche plutôt bien.

Nom série  La Mort de Captain Marvel  posté le 19/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais quasiment pas Captain Marvel, Mar-Vell de son nom de naissance. Du coup, cet album m'a permis de découvrir d'où lui venaient une partie de ses pouvoirs, d'avoir un très bref aperçu de sa carrière et son domaine de compétences, et... de le voir mourir.

Car cet album se focalise sur un récit en occupant la moitié qui raconte comment Captain Marvel s'est découvert malade et comment il est mort à petit feu, dans son lit, avec ses amis à ses côtés. Oui, c'est un peu étrange pour un récit de super-héros même si c'est l'occasion de faire un récit émouvant, de revenir sur les exploits passés de Mar-Vell et de réunir une assemblée des grands super-héros de l'univers Marvel à son chevet. Mais en réalité, le choix de faire mourir ce personnage est une décision éditoriale car les auteurs ne savaient pas comment le faire évoluer et l'éditeur a préféré l'éliminer pour de bon.

Afin d'amener ce récit, l'album contient avant cela 3 histoires courtes permettant plus ou moins de présenter respectivement les pouvoirs du héros, l'origine de sa maladie, puis sa situation peu avant sa mort, aux cotés des immortels de Titan et de la femme qu'il aime. Il est difficile d'entrer dans ces histoires là car elles sont extraites de différentes époques de la série et ressemblent à de fugitifs aperçus pris en cours de route, avec un contexte initial inconnu et des péripéties dont on se fiche un peu. Je note juste l'aspect spatio-mystique de certains de ces scénarios qui m'a fait penser au Lone Sloane de Druillet par moment.

Donc après 3 histoires difficiles à apprécier quand on ne connait ni leur contexte ni les personnages qui les composent, on a droit à une histoire dont l'objectif est d'être déchirante mais qui n'est guère passionnante. Difficile d'être touché par la mort d'un personnage qu'on vient à peine de découvrir et qui ne m'a guère paru charismatique. Et comme il ne se passe à peu près rien d'autre que cette maladie puis cette longue veillée mortuaire, je ne vois pas trop l'intérêt de cet album en ce qui me concerne.

Nom série  Sept survivants  posté le 18/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire ressemble à un épisode de la Quatrième Dimension ou d'Au-delà du réel, ou éventuellement à un petit scénario de Stephen King. C'est l'histoire de 7 personnes, d'horizons différents, qui se retrouvent coincées dans un mystérieux tunnel routier où les choses ne se passent pas normalement du tout. C'est un véritable piège où règne le fantastique et le danger.

Comme la plupart du temps dans ce type de récit, on retrouve sa galerie de personnages clichés : le criminel, le flic qui poursuit ce dernier, le couple en déroute et l'amant, la toxico et... un petit gros dont on ne sait pas grand chose avant la fin du récit.
Et comme la plupart des récits de ce type, cela commence par une présentation des personnages et de pourquoi ils vont se retrouver dans ce tunnel, puis le fantastique se met doucement en place avec des choses de plus en plus bizarres, et après l'action démarre pour de bon avec des fuites, des combats et autres explosions.

C'est très classique dans son genre donc, mais quand c'est plutôt bien fait comme ici, cela accroche le lecteur qui veut essayer de comprendre, savoir ce qu'il va se passer et où tout cela va nous mener.
Le dessin est correct et fonctionnel. La narration graphique est sans défaut. Et malgré ses clichés, l'histoire tient assez bien la route et sa fin est plutôt satisfaisante.
Je n'en conseille pas l'achat car c'est une lecture de divertissement qu'on ne lit qu'une fois et qu'on oublie assez vite, mais ce n'est pas déplaisant pour passer le temps.

Nom série  Sept clones  posté le 18/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cela se passe dans le futur, à une époque où plusieurs planètes du système solaire sont colonisées et où un président de tous les humains va être élu et permettre la rencontre avec des aliens bienveillants qui attendent l'unification de la race humaine pour se dévoiler.

C'est un récit pas très facile à appréhender car il met en scène 7 personnages, des clones donc mais chacun ayant vécu des vies très différentes, qu'on suit en parallèle au moment où leurs pensées commencent à se mélanger et que leurs quotidiens va être bouleversé pour mettre en place un plan les mettant tous en jeu. Il y a de quoi être aussi embrouillés qu'eux et il faut une lecture attentive pour ne pas tout mélanger.

Les personnalités de ces 7 clones sont assez originales et marquées. Entre le mineur suicidaire depuis la mort de son fils, le haut dignitaire d'une église locale, le violeur en série ou encore tout simplement le fou interné, il y a de quoi permettre d'intéressantes relations entre eux, d'autant qu'ils vont finalement partager quasiment le même esprit.
Le dessin est dans un style réaliste au trait un peu sec mais soigné et pas mauvais. Le fait de voir très souvent les personnages de dos, sans voir leurs visages, m'a un petit peu agacé ceci dit.

C'est un scénario original qui a attisé ma curiosité et j'avais envie de voir où il allait nous mener. Le monde futuriste imaginé là est assez angoissant et étouffant avec l'omniprésence de sa publicité capitaliste qui dicte avec le sourire la vie des humains. J'ai trouvé cette lecture divertissante, mais le côté embrouillé et un peu bavard du départ.
Ceci dit, après lecture et quand on y réfléchit un peu, le scénario tient quand même difficilement la route. Quel intérêt d'avoir fait des clones pour ce but ? Et pourquoi les avoir laissé vivre leur vie ainsi avant de les regrouper ? La curiosité du départ laisse la place à une certaine déception.

J'aurais pu être une meilleure note si la clé du récit était plus crédible, car les personnalités de ces clones sont intéressantes et la manière dont ils sont réunis mentalement et dont ils vont finir par s'entendre est plutôt sympa. Mais le fond de l'intrigue ne fonctionne pas et c'est dommage car il y avait quelques bonnes idées.

Nom série  Fugazi - Music Club  posté le 18/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fugazi, je connaissais vaguement le nom du groupe de rock correspondant mais je ne savais pas qu'un club de musique rock avait porté ce nom au tout début des années 90 à Varsovie. Et tel que son histoire est racontée dans cet album, ce club synonyme de liberté dans une Pologne sortant tout juste de la Guerre Froide semble avoir été quelque chose pour la jeunesse de ce pays et pour la culture rock polonaise.

La narrateur du récit est l'un des quatre jeunes créateurs de ce club au départ purement amateur avant de prendre de l'ampleur... et de sombrer dans les ennuis. Jeunes garçons vivant encore chez leurs parents, ils commencent par monter un petit club sans presque aucun client dans une salle de la maison des jeunes de leur quartier. Ce n'est que lorsque celle-ci doit être reprise pour un autre projet communal et qu'ils décident de louer à la place la salle d'un cinéma qui vient de fermer que leur popularité va grandir d'un coup et qu'ils vont devenir LE lieu où la jeunesse de Pologne se retrouve pour venir écouter tous les groupes punk et rock à la mode dans le pays à l'époque.
Mais comme beaucoup de pays de l'Est après la chute de l'URSS, l'économie y est rapidement gangrenée par la corruption et la mafia et malgré toute le bonne volonté des fondateur et des bénévoles, le phénomène de mode va être éphémère et ne laisser qu'un souvenir ému à ceux qui l'ont vécu.

C'est intéressant et plutôt bien raconté pour ne pas être ennuyeux. On s'attache assez facilement à ces jeunes motivés, à leur esprit d'entreprise et à leur désir de liberté et de musique. Le souci par contre, c'est qu'un lecteur étranger ne reconnaîtra quasiment aucun des nombreux noms de personnages et de groupes cités de page en page, la plupart n'étant connus que des Polonais amateurs de rock eux-mêmes. Et le lecteur se perdra même assez facilement dans tous ces prénoms de protagonistes qui se ressemblent : Marek, Waldek, Leszek, etc... D'autant plus que, même si le dessin est assez sympathique, certains personnages se ressemblent un peu top physiquement pour ne pas les confondre, même si ce n'est pas très grave pour la compréhension du récit.

En définitive, c'est une lecture intéressante sur l'émancipation musicale de la jeunesse de Pologne au sortir de la Guerre Froide et sur une réalité entre liberté d'entreprendre et méfaits de la corruption mafieuse. Mais elle parlera forcément plus aux polonais qui ont vécu cette époque et connu ces groupes musicaux qu'à des lecteurs étrangers qui voient ça d'un œil extérieur et pas forcément captivé.

Nom série  Sept naufragés  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dès le début de Sept naufragés, on sent qu'il y a quelque chose de bizarre, de faux, dans cette île assez paradisiaque, avec son gentil village, ses paisibles habitants et ces enfants qui s'amusent ensemble. On se croirait dans un jeu vidéo d'aventure à l'ancienne tellement tout semble artificiel. La belle île, les jolies maisons avec leurs jardinets, la plage ensoleillée, les gens souriants, les gamins turbulents mais qui s'entendent bien quand même...
Ça agace un peu le lecteur au début, qui se dit que ça sonne faux, avant qu'il réalise que c'est justement cela qui est au centre de l'intrigue, de comprendre pourquoi ça sonne faux et ce qui se cache derrière.

Le dessin n'est pas mauvais, assez coloré et gai, mais je ne suis pas trop fan de son style un peu trop à l'américaine, type Disney, et sans réel charme.
Je n'ai pas non plus accroché aux personnalités des protagonistes que je n'ai pas trouvés attachants. Ils me paraissent trop creux et stéréotypés.
Et j'ai trouvé trop convenue la façon dont l'intrigue est racontée. Cela joue trop sur le mystère imposé, avec la majorité des personnages qui savent la vérité mais, oh non, ils ne peuvent pas la dire parce que... ben on ne sait pas pourquoi en fait puisque, à la fin, la vérité finit par être dite et qu'il suffisait de le faire pour que tout aille mieux d'un coup. Ça aussi, cela sonne artificiel et ce n'est pas au bénéfice de la qualité du scénario.
Et puis au final, on s'en doutait bien de cette révélation finale qui fait bien déjà-vu et si on y réfléchit, ça ne tient guère la route.

Malgré ces reproches, j'aurais aimé laisser une note moyenne car je trouve qu'il y a du bon dans cet album. Le cadre de cette île étrange est assez agréable, le dessin est techniquement de bon niveau et la narration a une certaine touche d'originalité en semant le trouble dans l'esprit du lecteur avant de révéler que c'est bien normal qu'il soit troublé.
Mais la clé de l'intrigue est trop cliché, les dialogues sonnent faux et les personnages ne sont vraiment pas charismatiques.

Nom série  Sept personnages  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En lisant cette BD, j'ai réalisé qu'hormis Don Juan et L'Avare, je ne connaissais que très peu les autres pièces et personnages de Molière. Du coup, dans cette BD qui met en scène sept d'entre eux issus d'autant de pièces différentes, et qui s'amuse à jouer sur leurs personnalités et à intégrer des portions de leurs répliques les plus célèbres, j'ai dû passer à côté de beaucoup de références et l'impact d'un tel hommage a peu fonctionné pour moi.

Ce ne serait pas grave si l'histoire était bien menée et son rythme enlevé. Mais je l'ai trouvé assez laborieuse et peu engageante. Elle est bavarde mais loin d’être percutante dans ses dialogues. L'intrigue est assez embrouillée, d'autant plus complexe qu'elle s'égare par-ci par-là en tentatives de clins d’œil à l'oeuvre de Molière qui tombent parfois un peu comme des cheveux sur la soupe et donnent des comportements de personnages qui sonnent assez faux.
Sans que ce soit mauvais, tant au niveau du dessin que de l'histoire, ce n'est juste pas passionnant et je me suis plutôt ennuyé.

Nom série  Le Fantôme de Gaudi  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD originale qui mélange polar et hommage à l'art et l'architecture de Gaudi.

J'ai été surpris et immédiatement séduit par le dessin qui s'éloigne de celui classiquement utilisé pour ce type de polar noir et réaliste. Je n'arrive pas à mettre le doigt exactement sur le style auquel il me fait penser mais je trouve qu'il se rapproche plus du dessin d'humour à la Fluide Glacial que du policier sérieux, me rappelant parfois la patte de Carlos Gimenez, parfois celle de Gazzotti par exemple. C'est un type de dessin que j'apprécie beaucoup et qui se révèle fonctionner très bien ici pour contrebalancer quelques aspects un peu sordides du scénario. En outre, au-delà du récit policier lui-même, certaines planches sont de vrais hommages graphiques rendus à l'oeuvre colorée de Gaudi et à Barcelone dans son ensemble.

J'ai également apprécié la manière dont les auteurs insèrent cet hommage dans leur histoire, impliquant directement les bâtiments réalisés par Gaudi, voire Gaudi lui-même dans la trame du scénario. On sent les passionnés et le désir de transmettre aux lecteurs la beauté et l'originalité de ces ouvrages, même si cela prend parfois quasiment la forme d'un petit cours documentaire énoncé par certains protagonistes.
Les personnage sont plutôt bons aussi, avec des personnalités intéressantes et finalement assez attachantes.

Maintenant, je n'ai pas été totalement convaincu. L'intrigue est un tout petit peu brouillonne, ou du moins son rythme n'est pas très prenant. Au-delà de l'originalité, il manque une accroche plus forte et un scénario plus captivant. On est curieux de savoir le fin mot de l'histoire mais il n'y a pas de véritable suspense et d'implication du lecteur. Du coup, même si tout tient plutôt la route, je suis resté un peu sur ma faim en fin d'album.

Nom série  Buffalo Runner  posté le 16/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Par le biais d'une nuit passée à préparer des munitions pour accueillir des bandits qui vont les attaquer à l'aube, c'est l'occasion pour un vieux briscard de l'ouest de raconter à une jeune fille apeurée toute sa vie au Far-West de 1836 à 1889. Dans l'idée, cela ressemble un peu au film Little Big Man avec Dustin Hoffman sauf qu'ici le ton est nettement moins optimiste et la réalité bien plus dure.

On est assez facilement transporté dans l'ambiance d'époque faite d'aventure, de grands espaces et de cruauté de la vie.
Le dessin de Tiburce Oger n'est pas trop ma tasse de thé car j'ai généralement du mal avec ses visages rougeauds et le côté un peu embrouillé de ses compositions, mais je m'y suis rapidement fait ici et je l'ai finalement bien apprécié. Le travail sur les couleurs est un peu plus sobre que dans d'autres ouvrages de cet auteur et ça me convient mieux. A noter aussi que certains dessins grand format, prenant parfois toute une planche, sont très jolis.
L'histoire est très bien racontée et malgré sa dureté, on accroche au récit de la vie de cet homme. Il est varié et permet d'avoir une vision d'ensemble réaliste et intéressante de la société humaine dans l'Ouest sauvage au XIXe siècle.
J'ai également trouvé le récit touchant, surtout la toute fin qui apporte une nouvelle note de tristesse et de résignation.

Nom série  Renégat  posté le 15/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai aimé le format de cette BD, sa couverture noire en tissu assez classe, son dessin élégant, la façon dont l'histoire nous fait pénétrer dans la vie d'un pirate vu par les yeux de celui-ci. Il s'agit d'une piraterie dans laquelle il n'avait pas prévu de s'intégrer, des combats qui lui font peur, des mésaventures réalistes et malgré tout un vrai sens de l'aventure exotique. Le tout présenté par le biais de souvenirs racontés par le héros emprisonné à un écrivain qui aurait tout à fait pu être Daniel Defoe, l'auteur de Robinson Crusoé et de livres sur la vraie vie aventureuse de pirates qu'il avait interrogés. J'ai aussi apprécié la morale finale sur le fait que les gens ne veulent bien croire que ce qui les arrange et peuvent accepter de jolis mensonges et rejeter la vérité quand elle ne convient pas à leurs principes.

Par contre, j'ai été réticent à l'ambiance un peu vaporeuse du récit. On dirait que le héros est en permanence shooté, peut-être à cause de ses yeux qu'on dirait tout le temps fermés et de son visage hagard, mais aussi parce qu'il rêve et hallucine beaucoup.
Et j'ai été déçu par une fin trop abrupte. Elle sert à faire passer un message, à dire que si vous ne voulez pas accepter la vérité alors vous ne méritez pas de l'entendre, mais j'ai quand même été frustré.
Du coup, je ne sais pas si j'ai envie de conseiller l'achat de cet album.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 260 270 277 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque