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Nom série  Le Trône d'argile  posté le 30/07/2007 (dernière MAJ le 23/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Avant cette série, on aurait pu oublier que les BDs historiques pouvaient à la fois être totalement réalistes, superbement dessinées et en même temps passionner le lecteur par un récit plein d'aventure, de politique et d'action. Le Trône d'Argile possède toutes ces qualités.

Le dessin est vraiment excellent. Moderne, dynamique, détaillé, il donne vie et beauté aux décors français du 15e siècle. Personnages et décors sont soignés, détaillés, beaux et parfaitement documentés sur le plan historique. La narration est impeccable, réalisée aux petits oignons. Et les couvertures rivalisent d'excellence.

Le récit nous place dans une époque peu usitée dans le domaine de la BD historique.
Je me suis en effet rendu compte à sa lecture que je ne connaissais quasiment rien de l'époque de la Guerre de Cent Ans, ou du moins que j'avais oublié ce que j'en avais appris en lisant la série Jhen. Ma surprise en découvrant la vision du Louvre tel qu'il était à l'époque en début du tome 1 est assez symptomatique de ma méconnaissance par exemple. J'avais oublié la folie du Roi Charles VI ou du moins je ne l'imaginais pas à ce point là. Et je ne savais (plus) rien de ce conflit entre Bourguignons et Armagnacs qui offrait ainsi le Royaume de France à la merci des Anglais.

Gros avantage de cette BD, le réalisme historique cède parfaitement le pas à l'aventure et on suit l'Histoire avec un grand H comme on suivrait un récit de cape et d'épée, avec des chevaliers sans peur et sans reproche, un dauphin de France attachant et des intrigues politiques et stratégiques tout à fait prenantes.
Le récit de la guerre de 100 ans se révèle incroyablement dense en événements variés et complexes. C'est très instructif, souvent épique et en même temps parfois édifiant. J'ai appris une somme incroyable de choses grâce à cette lecture qui donne vie aux événements de l'époque.
J'ai ressenti un petite baisse de rythme aux alentours du 4e tome, ou plutôt une légère confusion, mais c'est essentiellement parce que la chronologie avance un peu plus vite alors que les faits eux-mêmes restent toujours aussi denses.

Quand, à cela, s'ajoute un dessin superbe et très vivant, une narration dynamique et des personnages aussi charismatiques que réalistes, c'est vraiment là un chef d'oeuvre de la BD historique.
Vraiment à conseiller !

Nom série  Wika  posté le 20/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis allé un peu à reculons vers cette BD car j'avais peur d'y trouver un recueil d'illustrations plus qu'une vraie bande dessinée et en même temps je craignais d'y voir une énième resucée des Chroniques de la lune noire. Au final, c'est vrai que Ledroit se fait plaisir au niveau dessin et que ses planches sont surchargées et pas toujours évidentes à la lecture. Et c'est vrai que le décor, l'intrigue et plusieurs scènes rappellent beaucoup la saga de Wismerhill.
Mais en fait, j'ai plutôt bien accroché.

Même si la plupart des personnages sont des fées, nous sommes purement dans un récit d'heroic-fantasy bien musclée et pas dans un conte mignon. Mais je trouve réussie la façon dont les différents éléments de féérie, fées célèbres et autres ogres vivant sous un pont, se mêlent à des intrigues et des décors à grand spectacle façon Donjons & Dragons. Cela offre un cocktail réussi et apporte une originalité rafraîchissante et divertissante.
L'histoire est bien racontée, rythmée et prenante malgré quelques stéréotypes et facilités.
A cela s'ajoute le graphisme de Ledroit qui pour moi souffle un peu le chaud et le froid : parfois trop lourd voire kitsch à mes yeux, parfois un peu ridicule, mais le plus souvent très beau.

Je trouve que le tome actuellement paru forme une bonne introduction et je suis curieux de connaître la suite, en espérant qu'il y en ait bien une et qu'elle ne se contente pas d'aligner une suite d'affrontements magiques entre créatures de chaque camp.

Nom série  Walkyrie  posté le 19/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Walkyrie est une série d'heroïc-fantasy ayant pour cadre la mythologie nordique où de solides guerriers vikings sont amenés à participer à un affrontement entre dieux, elfes noirs, loups et géants.

J'apprécie le fait qu'elle respecte plutôt bien l'univers mythologique viking, ne se contentant pas de parler des habituels Odin, Thor et autres Ases mais en abordant aussi une partie des autres mondes magiques de cette mythologie. Et pour une fois, ce n'est pas l'histoire d'une énième quête donnée par les dieux mais une intrigue un peu plus surprenante. A ce propos, comme d'autres, je suis un peu surpris du titre de la série puisque la Walkyrie n'en est pas vraiment le sujet principal à mes yeux.
J'aime aussi le côté pêchu du récit qui ne s'encombre pas trop de temps morts et met en scène des affrontements virils sans pour autant sombrer dans la violence ridicule. C'est un type de récit que les amateurs d'heroic-fantasy et de Role-Playing Games d'action pourront apprécier.
Le dessin de Boyan Kovacevice n'est pas mauvais du tout, sauf peut-être pour les grands décors. La toute première case qu'on voit sur la galerie, par exemple, me parait un peu trop vide et nettement moins soignée et maîtrisée que les personnages qu'il met en scène.

L'histoire n'est pas très profonde ni très intellectuelle mais elle est prenante, divertissante et dotée de quelques originalités. Ce n'est pas un scénario qui marquera les esprits mais c'est une lecture plaisante, bien racontée et un peu défoulante aussi.

Nom série  Roger et ses humains  posté le 19/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"La première BD scénarisée par Cyprien" annonce l'autocollant sur la couverture. Si vous avez plus de 30 ans, il est possible que vous ne connaissiez pas Cyprien. C'est pourtant un Youtubeur français très célèbre auprès des adolescents, qui s'est fait connaitre par ses vidéos de tests de jeux vidéo et d'humour. Un peu geek touche-à-tout, c'est avec Roger et ses humains qu'il se lance dans le scénario de bande dessinée.

C'est l'histoire d'un gars assez loser, qui passe ses journées à jouer aux jeux vidéo et qui découvre un jour dans son salon un carton contenant un robot très perfectionné nommé Roger. Avec sa copine et son père, Hugo va alors se lier d'amitié avec ce robot pourtant très cynique voire un peu dangereux. Ce dernier, incapable de mentir, a en effet un jugement très cru et critique envers les humains en général et Hugo en particulier.

Paka est au dessin dans un style influencé par le manga et le webcomics. C'est un graphisme épuré orienté vers l'humour qui fonctionne bien pour les gags percutants sous forme de strips de 3 à 4 cases. Les couleurs légèrement acidulées de l'ensemble finissent de donner une touche moderne aux planches.

Le résultat global est un peu inégal. L'ambiance un peu décalée, assez ironique, s'installe très rapidement mais l'humour met un peu de temps à se mettre pour de bon en place. Il faut d'abord s'attacher aux personnages. Il y a quelques gags bien réussis qui font vraiment rire, mais il y en a aussi beaucoup (trop ?) qui tombent à plat et sont sans surprise. Cyprien oriente l'humour vers de nombreuses références à la culture geek et à internet. Du coup, cela ne parlera pas forcément à tout le monde, sans pour autant amener vraiment du neuf à ceux qui baignent cette culture.
La mayonnaise a eu du mal à prendre me concernant. Je trouve le ton de cette série sympathique mais je n'ai pas été particulièrement enthousiasmé ni par l'humour ni par l'originalité très relative des situations mises en scène. Malgré les références geek et l'ambiance "connectée", ça sent un petit peu le déjà-vu.

Nom série  Muraqqa'  posté le 18/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai envie de mettre une meilleure note à cette série mais son scénario ne m'a pas vraiment enthousiasmé et surtout je crains fort qu'elle n'ait pas de suite, alors que le tome 2 avait déjà sa couverture et était annoncé pour 2013, avant que l'éditeur 12Bis ne fasse faillite et soit racheté par Glénat.

Si j'ai envie de mettre une meilleure note, c'est parce que j'ai été ravi de découvrir de l'intérieur une civilisation dont je ne savais quasiment rien : l'Empire Moghol qui a régné sur l'Inde au début du 16e siècle. Plus précisément, la vie à la cour et au harem de l'empereur. Je connais peu l'Inde et je n'avais pas du tout connaissance de cette civilisation mélangeant les cultures hindouistes, musulmanes et perses.
Le dessin d'Ana Miralles la met superbement en valeur et se prête parfaitement à la représentation de ces femmes de harems et des eunuques qui les entourent. C'est vrai qu'entre ce contexte et la couverture, on pourrait facilement croire à une redite de la série Djinn, mais on est ici nettement plus dans la BD historique et artistique, même si les intrigues de cour ont bien lieu en toile de fond. Le rythme est lent, contemplatif, et j'ai aimé cette ambiance.

Par contre, la lecture n'est pas très prenante. La faute d'abord à un scénario où il ne se passe pas grand chose. Pas d'action, pas vraiment d'intrigue au premier plan, plus une découverte des lieux mais pas de fil rouge narratif autre que la simple peinture de scènes représentatives de la vie au harem. Ensuite, tout n'est pas toujours très clair. On comprend qu'il y a en toile de fond une intrigue politique avec un fils emprisonné pour avoir trahi son père, l'empereur actuel, et que certains veulent faire revenir en grâce, mais on s'y perd facilement dans les personnages et leurs motivations. Je n'ai pas compris notamment qui était cette mère qui veut marier sa fille à ce prisonnier et pourquoi.

Bref, j'ai été charmé par la beauté du dessin, scènes et personnages, j'ai été intéressé par le cadre historique et géographique très original, mais il me manque une intrigue claire capable de rendre la lecture vraiment prenante et surtout il me manque la certitude qu'il y aura une suite car le premier tome ne se suffit pas à lui-même.

Nom série  Eternum  posté le 17/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette série, on retrouve les éléments chers à Christophe Bec : récits à très grand spectacle ne s’embarrassant pas de réalisme, événements à l'échelle planétaire voire au-delà, mystères insondables, le tout dans une mise en scène très Hollywoodienne. Comme souvent avec ce scénaristes, l'histoire emprunte beaucoup des éléments déjà-vus au cinéma ou ailleurs. Ici, les influences les plus marquantes à mes yeux sont la saga Alien mais aussi le plus récent Prometheus. Et c'est vrai qu'il y a aussi un peu de Outland avec cette colonie minière sur une lune lointaine.

On retrouve aussi une grande part de ses défauts narratifs même si je les ai trouvés un peu moins accentués que dans d'autres séries comme Carthago ou Prométhée. Ces défauts proviennent avant tout d'une narration décousue, abusant des flash-backs et des ellipses, faisant sauter le lecteur d'un cadre à un autre, de personnages à d'autres, sans transition, au point de très facilement perdre le lecteur ou l'embrouiller inutilement. Il est très difficile de s'attacher à un personnage en particulier, d'autant plus qu'il est ici encore facile de les confondre.
Pourtant le dessin de Jaouen est bon et bien adapté au grand spectacle. Il pêche cependant lui aussi au niveau de la narration puisque la mise en page n'est pas toujours évidente et qu'il m'est arrivé à quelques reprises de lire certaines cases dans le mauvais ordre.

Ça en fait des reproches et c'est sûr que je suis facilement sévère avec les séries de Christophe Bec qui m'a plusieurs fois déçu par le passé. Mais si je passe outre les défauts cités ci-dessus, nous avons quand même un récit accrocheur, avec un bon dessin, une curiosité nettement titillée et l'envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite et de comprendre la clé du mystère. Pour autant, je reste sur mes gardes et j'attends de voir la suite pour constater si la série vaut l'achat ou non.

Nom série  Roi Ours  posté le 16/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Roi Ours est une fable chamaniste de bonne qualité et dotée d'un beau dessin.

Cela se déroule dans le cadre d'une forêt qui pourrait bien être durant la préhistoire ou tout simplement imaginaire. Et les hommes y idolâtrent des dieux animaux qui existent pour de bon. L'équilibre entre hommes et dieux va être modifié quand le dieu Ours décide de sauver la jeune fille offerte en sacrifice au dieu Caïman et doit alors subir les conséquences de cette décision.

Le dessin de Mobidic est très bon. Aux couleurs et au trait, il semble venir de l'animation, pas très éloigné du style Disney. J'aime son encrage et ses élégants pleins et déliés.

L'histoire, quant à elle, est sympathique et bien menée. Je l'ai cependant trouvée un peu vaine. Elle se déroule avec fluidité mais sa fin m'a laissé un peu sur ma faim. Cela manque de consistance, et aussi un petit peu d'originalité.
Pourtant, c'est une bonne lecture et un bel album. Il peine juste un peu à marquer l'esprit.

Nom série  Le Caravage  posté le 16/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est rare que j'apprécie autant une BD de Manara. Autant je trouve son dessin superbe, autant ses séries m'ont toujours plus ou moins déçu parce que trop faciles, trop racoleuses ou trop de violence gratuite quand il aborde des sujets historiques comme dans Borgia (même si cette dernière vient en réalité du scénario de Jodorowsky). Mais avec cette série, Le Caravage, nous avons les qualités indéniables de Manara sans presque aucun défaut en contrepartie.

Alors oui, les filles sont souvent nues et leurs corps sont trop parfaits et trop sensuels pour ne pas y voir une touche racoleuse très italienne et très habituelle chez Manara. Mais cette nudité et l'érotisme de ces femmes s'accordent plutôt bien au récit historique.
Et pour ce qui est de ce dernier, c'est excellent.
Manara met en scène une Italie du 16e siècle et surtout une ville de Rome assez grandioses dans leur beauté et leur dépaysement historique. On y sent de nombreuses influences, gravures romantiques ou dessins de Piranese, et le tout est parfaitement digéré par son style graphique impeccable et envoûtant. Et en même temps, le réalisme est bien présent.
L'histoire du jeune peintre surdoué qu'on connaîtra plus tard sous le nom de Caravage est pleine de vie, de dynamisme et d'intérêt. On sent la fougue du personnage, sa passion, ses emportements et la vie complexe et mouvementée qui s'ensuit. Il n'est pas forcément attachant, mais il est indéniablement intéressant et le suivre ainsi ressemble presque à un récit d'aventures sans céder à la biographie ennuyeuse.

De la belle ouvrage à même de plaire aux amateurs d'Histoire, d'Art et de récits impétueux !

Nom série  Héléna  posté le 12/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si j'étais très objectif, je dirais que cette BD n'est pas si mal. Le dessin de Lounis Chabane est bon même si ses filles se ressemblent trop. Ça se lit assez bien, c'est bien construit...

Mais, décidément, je ne suis pas amateur des scénarios de Jim. J'ai l'impression de voir régulièrement la même intrigue, le même gars marié ou au moins complètement engagé qui succombe à la tentation ou à un amour de jeunesse. Et pendant 2 tomes, ça tourne autour du pot, du gars qui se triture les méninges, se pose des questions, sur sa vie, son amour, ce qu'il doit faire... Non seulement, je n'ai aucun sentiment d'attachement envers le héros mis en scène, il m'agacerait même plutôt, mais surtout je n'ai aucune affinité avec ses questionnements et ses tentations. La fille qui l'attire, comme celle dans les autres récits similaires de Jim, est parfaite physiquement mais je ne ressens aucun intérêt pour elle, c'est même plutôt le genre de filles que je fuirais sans hésiter. Et de manière générale, je me sens indifférent à leur relation et à la petite vie égocentrique du héros.

Je peux me considérer heureux de ne pas avoir été purement et simplement énervé comme j'avais pu être à la lecture des séries Une nuit à Rome ou Le Sourire de la babysitter, mais cette lecture m'a ennuyé plus qu'autre chose.

Nom série  Guiby  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série étonne un peu quand on la découvre car elle met en scène un bébé de 3 ans et demi qui se comporte comme un adolescent bagarreur dans un univers nocturne où rôdent monstres et dangers mortels. On se demande un peu quel est le public visé, jeunesse ou adulte ? Après lecture, j'estime que c'est une série tous publics car je l'ai trouvée bien agréable même si sa légèreté permet de plaire également à de jeunes lecteurs.

Guiby, c'est donc un bébé, oui mais un bébé qui n'a peur de rien. Et c'est quand le monstre qui vit dans son placard décide de lui faire peur qu'il va sortir de son lit avec sa tétine et son sweat à capuche, donner une bonne raclée au monstre et finalement décider de le poursuivre dans les souterrains de la ville, aidé en cela par un rat vagabond et débrouillard. Guiby va ainsi découvrir que sa ville est scindée en 3 zones où règnent des clans qui se détestent et s'affrontent : le clan des chats, celui des rats et celui des monstres. Et chacun présente de vrais dangers au travers desquels Guiby serpente comme une anguille agile et capable de rendre coups pour coups.
Ce n'est pas un récit pour très jeunes enfants. Le bébé Guiby s'y comporte plus comme un adolescent et très vite il va se découvrir un vrai don pour le Parkour et la bagarre et se comportera un peu en héros justicier, n'ayant pas peur d'affronter des créatures qui terrorisent même les autres êtres de la nuit.

Le ton est léger, la narration est rythmé. Nous sommes dans l'aventure et l'action, avec une bonne dose de fantastique.
Le graphisme est un peu inégal. Je n'apprécie pas l'utilisation abusive de l'informatique pour les couleurs et certains décors. Je n'aime pas trop non plus le fait que certaines cases ou parties d'une même case semblent zoomées ou dézoomées par rapport à d'autres, avec un encrage de taille variable. Mais hormis cela, le trait est plutôt bon, la mise en page impeccable et la lecture très fluide.

Au final, malgré quelques réticences au départ à voir pour héros un bébé à tétine qui se comporte comme un ado de banlieue, j'ai trouvé la série bien plaisante et j'en conseille sans hésiter la lecture.

Nom série  La Crampe  posté le 06/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La Crampe est une sorte de polar ayant pour cadre la banlieue sordide de Buenos Aires et pour personnages des policiers corrompus et deux crève-la-faim qui vivent de boulots de misère et de coups minables. L'originalité, c'est que les crève-la-faim en question ont soif de sang, car ce sont des vampires. En effet, dans cette Argentine fictive, les humains côtoient les vampires mais ces derniers n'ont aucune noblesse. Ils n'ont quasiment aucun pouvoir autre que l'immortalité, trompent leur soif de sang en mangeant du boudin et vivent comme des minables surveillés par la police.

On suit ainsi plusieurs personnages en parallèle. Ces deux vampires sans-le-sou qui se retrouvent avec un bébé kidnappé sur les bras. Deux policiers ripoux qui profitent de leur statut tout en étant obligé d'enquêter sur cet enlèvement. Et une jeune femme travaillant dans un école et qui subit les tentatives de drague d'un des policiers mais aussi d'un jeune garçon qui est en réalité bien plus âgé qu'il n'y parait.

Le dessin est en noir et blanc, un peu crasseux, dans le style BD underground américaine. Je n'ai pas été séduit.
L'histoire quant à elle se laisse lire mais la mayonnaise ne prend pas. Malgré l'originalité du contexte, ça reste assez plat et guère passionnant.
C'est le genre de lecture que je lis et puis oublie assez vite, je dois dire.

Nom série  Terra Prime  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2,5/5

J'ai bien aimé le début du premier tome de cette série et je trouvais qu'il y avait un vrai potentiel. Et puis peu à peu les déceptions se sont accumulées à mes yeux.

On est dans un pur récit de Planet-Fantasy, la découverte d'une nouvelle planète par des explorateurs et colons humains, mais avant cela il y a une grosse et intéressante introduction qui nous place dans l'énorme vaisseau-monde humain avant son arrivée sur la planète.
C'est cette partie qui m'a plu. On y découvre une société qui vit depuis des générations dans ce vaisseau et qui a su conserver un cadre de vie très agréable et civilisé mais où couve un conflit latent entre traditionalistes et progressistes.
Déjà là, certains éléments m'ont un peu fait tiqué comme l’extrémisme des leaders des deux camps opposés. Comme dit l'héroïne, il y a d'un côté un tyran illuminé et de l'autre un savant fou. Cette extrémisme, ainsi que le comportement de moutons de la populace qui suit l'un ou l'autre, a commencé à faire glisser le scénario vers un manichéisme agaçant qui allait s'accentuer par la suite.
Mais pour le moment, le récit restait crédible et plutôt intelligent. Quant au dessin, il est soigné et bien colorisé, pas toujours totalement maîtrisé sur le plan technique mais pas désagréable du tout.

Et puis avec l'arrivée sur la fameuse planète à explorer, les défauts, stéréotypes et facilités ont commencé à empirer. Le manichéisme s'est fait encore plus pesant, avec force décisions autoritaires sur les choix de vie des autres. Les clichés grossiers se sont mis en place avec cette société intolérante et son racisme idiot et démagogue. Et puis d'énormes facilités sont apparues avec un peuple qui non seulement parle la langue humaine mais en plus est génétiquement compatible. De telles invraisemblances donnent parfois à l'histoire des allures de scénarios de magazines pour enfants.
Et c'est bien embêtant parce que cela contraste avec quelques bonnes idées et un récit ambitieux qui s'étale sur des années et se permet d'être plutôt dense et de belle envergure.
Au final, je ne conseille pas l'achat de cette série mais peut-être que la suite retrouvera le bon niveau que laissait espérer le début du premier tome.

Nom série  The Infinite Loop  posté le 04/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Financé via la plateforme participative Ulule, ce comics réalisé par deux auteurs français a réussi à se faire publier aux USA chez IDW début 2015 avant de paraître en France chez Glénat. Sous l'apparence d'un récit de science-fiction à base de voyages temporels et de chasse aux paradoxes, il aborde en réalité en priorité des thèmes tels que le libre-arbitre et l'amour homosexuel.

Le cadre est celui d'une Terre où les voyages dans le temps sont devenus très faciles pour une population du futur et où des équipes de sécurité sont chargées d'éliminer toutes les anomalies temporelles créées par des voyageurs imprudents ou malveillants. Les anomalies, ce sont des objets ou des animaux qui apparaissent à une époque où ils n'ont pas lieu d'être. Et l'héroïne du récit, Teddy, est chargée de les faire disparaître avant qu'ils n'engendrent de "paradoxe temporel dont l'issue engendrerait une réaction en chaîne qui pourrait déchirer le tissu même du continuum espace-temps", pour citer le Doc. Jusqu'au jour où elle tombe sur une anomalie qui a la forme d'une jolie jeune femme et qu'elle tombe sous son charme, enfreignant de fait les règles de sécurité temporelle.

Le graphisme d'Elsa Charretier est élégant et plaisant. Il rappelle le style des comics pseudo-rétro de Darwyn Cooke avec une touche de modernité dans la mise en page, les couleurs acidulées et l'insertion d'éléments visuels issus du Web 2.0. Cependant j'ai tendance à trouver ses planches un peu froides, trop épurées et ses décors trop rectilignes.

Mais finalement, c'est le scénario qui ne m'a pas convaincu. Je l'ai trouvé trop léger et trop convenu dans sa thématique. J'ai eu le sentiment qu'on pouvait résumer l'intrigue complète en très peu de lignes. Si l'on remplaçait la relation homosexuelle qu'il contient par la classique relation d'un héros viril avec une belle ingénue, on sombrerait dans une histoire de science-fiction très clichée avec un héros qui se rebelle par amour contre un ordre établi. Quant à tout ce qui tourne autour des voyages temporels, des paradoxes et des univers multiples, on est à la fois dans l'extrême facilité et dans l'inutile complexité Facilité parce qu'on saute d'une époque à une autre comme un jeu, des objets apparaissent et sont forgés comme on le veut, l'héroïne a des pouvoirs qui ressemblent à des Deus Ex Machina et malgré l'idée de départ du récit on se fiche bien des paradoxes visiblement... Complexité avec ces univers parallèles et ces doubles sortis du chapeau du scénariste. On est plus dans la métaphore symbolique éprise de liberté que dans une science-fiction où l'on peut au moins s'accrocher à un semblant de logique cohérente.
Au niveau de la cohérence d'ailleurs, je n'ai pas trop compris l'histoire des forgeurs : si ceux qui créent les anomalies sont ceux qui se dévoilent en fin de tome 1, comment la première Ano est-elle apparue ?

A noter également que la bande dessinée elle-même se clôture une bonne vingtaine de pages avant la fin du tome 1, le reste étant consacré à du texte éditorial et des planches de croquis et dessins.
Cela ajoute encore à l'impression de légèreté, de vide que j'ai ressenti à la lecture de cette BD qui n'a vraiment pas su me convaincre et me captiver. Elle manque de densité, de consistance et de véritables idées innovantes à mes yeux.

Nom série  Mon ami Dahmer  posté le 04/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon ami Dahmer est un mélange assez novateur entre autobiographie et documentaire/enquête journalistique. Il faut dire que ça doit faire quelque chose d'apprendre qu'un adolescent qu'on a côtoyé pendant toute sa jeunesse est devenu ensuite un tueur en série. Et quand on a les moyens de raconter cela par la bande dessinée, comme c'est le cas de Derf Backderf, on a là un intéressant sujet de récit tout trouvé.

C'est donc ainsi que l'auteur a effectué une enquête approfondie en interrogeant des proches, lisant et regardant des reportages, rapports d'enquêtes et interviews sur le sujet, recoupant les informations avec ses propres souvenirs. Cela donne un récit qui ressemble à la fois à une autobiographie de l'auteur quand il était collégien puis lycéen, et à la biographie de ce fameux Jeff Dahmer même s'il reste des points d'ombre rappelés par l'auteur qui se fait narrateur.
Là où les choses sont intéressantes, c'est que non seulement on observe une partie des conditions qui ont amené un jeune perturbé psychologiquement à devenir un tueur en série, mais on est aussi témoin du comportement d'un tel jeune au milieu d'autres jeunes, et comment les gens réagissaient autour de lui avant qu'il devienne ce qu'il est devenu.
Qu'est-ce que cela fait de côtoyer un futur monstre ? Est-ce qu'il était vraiment différent ? Pouvait-on se douter de ce qu'il deviendrait ? Y avait-il quelque chose qu'on pouvait faire ou ne pas faire pour ne pas qu'il devienne ainsi ? Et si ç'avait été nous, aurions-nous vu quelque chose ou agi différemment ?

Intéressante lecture donc, mais quand même pas passionnante à mes yeux.
Je n'aime pas trop le dessin de Backderf. Ses personnages sont raides, comme s'ils avaient un balai dans le... dos, et pas seulement Dahmer. Et dans l'ensemble, je ne suis pas fan de son style proche des comics underground américain.
Et je n'ai pas réussi à être complètement plongé dans le récit, à m'attacher ou m'intéresser pour de bon aux personnages, ni à ressentir d'émotion particulière si ce n'est un peu de curiosité et une touche de dégoût mêlée de pitié.
C'est une lecture intéressante pour son aspect documentaire et l'originalité de son point de vue semi-autobiographique, mais ce n'est pas un album qui me marquera vraiment.

Nom série  Traquemage  posté le 03/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'aime bien cette idée d'un récit sur une base de quête d'heroic-fantasy, avec mages et dragons, sauf que le héros est un berger bien plouc accompagné de sa brebis et d'une fée poivrote et grande gueule. Ça détourne les classiques du genre de manière rafraîchissante et amusante.

Le ton est à l'humour, un humour parodique mais aussi un peu ironique voire gentiment noir par moment. J'ai trouvé ça drôle.
Le dessin fonctionne bien également dans cette optique, donnant des bouilles bien marrantes à la brebis Myrtille et à la fée Pompette quand elle est bourrée. En même temps, il est soigné et ne manque pas de personnalité.
L'histoire n'est pas très captivante pour ce premier tome mais elle se lit très bien et amène régulièrement rires et sourires.
C'est une lecture très agréable et je lirai la suite sans aucun doute.

Nom série  Boulard  posté le 02/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si je trouve Les Profs sympathiques, Boulard est loin d'être le personnage de cette série qui m'a le plus intéressé. Il y a bien la prestation de Kev Adams dans le film qui n'est pas mauvaise, mais hormis cela je n'étais pas persuadé de l'intérêt de faire un spin-of centré sur ce cancre type, surtout quand il existe déjà une série comme L'Elève Ducobu sur le même thème.
Là où je me trompais, c'est que Ducobu est un écolier, tandis que Boulard est un lycéen en Terminale, donc un grand adolescent (d'autant plus grand qu'il a redoublé maintes fois). Du coup, la série Boulard adresse des thèmes plus matures (ou disons plutôt moins enfantin), parlant davantage aux adolescents et jeunes adultes.
Et la série ne garde pas pour seul cadre le lycée de Boulard mais aussi largement sa vie familiale, ses amis et sa vie amoureuse.

Du coup, ce n'est plus vraiment les "aventures d'un cancre" que l'on suit, mais plutôt les "aventures d'un ado un peu rebelle". Il n'y a donc plus de spécificités particulières. Ce n'est plus une BD à thème, si ce n'est peut-être l'adolescence dans son ensemble. Et du coup, elle aborde beaucoup de sujets sans s'attacher à un en particulier. Et la lecture ne marque pas vraiment.

Le dessin de Mauricet est sympa dans un style franco-belge d'humour.
La narration est très fluide.
Le personnage d'adolescent qu'est Boulard n'est pas désagréable, avec ses qualités et ses défauts, et on finit par s'y attacher. Il pourra parler aux jeunes lecteurs de son âge mais aussi ne pas déplaire à des lecteurs plus âgés.
Le regret, c'est que beaucoup de gags sont sans grande saveur, certains étant même pas mal déjà-vus et donnant l'impression d'avoir été écrits pour "produire du gag".
Il y a pourtant quelques petites fulgurances, quelques chutes qui font mouche et sont vraiment drôles. Mais elles sont un peu perdues dans un ensemble qui ne marque pas les esprits par ailleurs.
La lecture reste plaisante mais loin d'être indispensable.

Nom série  Great Pacific  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce comics part d'une idée originale, celle d'un jeune héritier milliardaire rebelle décidé à construire une nouvelle nation sur le "continent de plastique" formé par le vortex de déchets du Pacifique nord. On est dans une idée irréaliste puisque ce vortex n'a de "continent" que le surnom, que le plastique en question flotte le plus souvent sous la surface de l'eau et qu'il n'est pas possible de s'installer à sa surface.
Pour son implantation, notre héros a une arme magique : le Hero, engin capable de transformer les produits pétroliers et plastiques en eau (et de réaliser le procédé inverse semble-t-il également).


Le premier tome est orienté vers l'action, celle du héros qui simule sa mort (sans que j'en comprenne l'intérêt) après avoir détourné des fonds de la société dont il a hérité et qui commence à prendre possession de son nouveau pays.
Le second tome se passe un an plus tard, alors que le Nouveau Texas est véritablement installé, avec une population de quelques centaines d'habitants et que notre héros s'occupe d'en gérer la politique interne et internationale tout en ayant des visées encore plus ambitieuses.

Ça aurait pu être une lecture intéressante ou simplement amusante mais e ne fut pas le cas pour moi. J'ai eu l'impression de lire un scénario d'adolescent immature.
Le premier tome frise souvent le ridicule, avec son poulpe mutant, ses bombes nucléaires, ses indigènes et ses pirates sortis du chapeau. Sans parler de la fameuse invention, le Hero qui se transforme en objet magique qui semble pouvoir créer et décréer la matière selon le bon vouloir du héros. Qui plus est, le tout est structuré en chapitres péniblement ponctués des monologues intérieurs du héros répétant sans cesse ses "Je suis Chas Worthington, je suis le fils de mon père, et bla bla bla et bla bla bla...".
Le second tome parait plus structuré puisqu'il se passe dans un contexte un peu plus évolué avec la gestion d'une nouvelle société humaine et des négociations internationales. Mais c'est tout aussi immature et encore une fois assez ridicule notamment avec l'apparition de cette sorte de Capitaine Nemo encore une fois complètement sorti du chapeau. Et surtout le récit est très décousu, avec de mauvaises transitions d'un chapitre au suivant et j'ai fini par décrocher tant c'est difficile à suivre si ce n'est de manière superficielle.
Pour ne rien arranger, le dessin n'est vraiment pas terrible, très formaté et lourdement assisté de l'ordinateur.

Bref, je n'ai pas aimé.
S'il y avait eu de l'humour, ça aurait pu passer mais j'ai l'impression que les auteurs se prennent au sérieux et veulent passer des messages écologiques et sociétaux tout en montrant des scènes d'action qui auraient "trop la classe". C'est raté, à moins d'être un lecteur adolescent qui se contenterait d'un récit au premier degré sans crédibilité et mal raconté.

Nom série  Minuscule  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai commencé ce manga, j'ai cru que j'allais être rebuté par sa mièvrerie et son côté kawai. On y suit en effet des petites bonnes femmes toutes rondes, toutes mignonnes, façon lutines ou elfettes qui vivent joyeusement dans la nature et s'émerveillent de tout et de rien.
Mais finalement, plutôt que mièvre, cette série est simplement douce et agréable. J'y ai retrouvé un peu de l'ambiance cosy et optimiste que j'avais appréciée dans la série Le Vent dans les Saules.

Les albums sont composés d'histoires courtes qui se suivent plus ou moins.
On y suit les deux héroïnes, amies vivant ensemble, et on découvre peu à peu leur vie, les lieux qu'elles visitent, leurs rencontres et leurs nouveaux amis.
Ce sont des histoires simples, sans méchants ni véritables épreuves, juste des moments doux ou un peu plus mouvementés. Même si tout le monde y est gentil, ce n'est pas naïf pour autant et il se dégage une certaine intelligence et maturité des récits.
Le dessin est maîtrisé, très détaillé et très joli. Il y a un grand soin apporté aux décors qui fait plaisir.
Il manque peut-être un soupçon d'intrigue globale histoire de captiver pour de bon l'attention, mais c'est une lecture très plaisante, reposante et attachante.

Nom série  Seuls  posté le 09/03/2007 (dernière MAJ le 29/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Seuls est une des rares séries actuellement en cours de publication que je considère comme Cultes. J'attends chaque nouveau tome avec impatience et surtout une grande curiosité, très désireux de savoir où les auteurs vont nous emmener.

J'aime beaucoup le dessin de Gazzotti et je suis un grand fan des scénarios de Vehlmann, je partais donc sur un à-priori positif sur cette BD. Pourtant, j'avais des craintes au tout début de la série car la trame était au départ assez simple et légèrement vide. Elle s'est néanmoins énormément étoffée, prenant à chaque nouveau tome davantage d'ampleur et d'originalité, tout en maintenant une narration parfaitement impeccable et très prenante.

Le postulat de départ est une thématique SF assez courante : que se passerait-il si nous nous retrouvions seuls sur Terre, si tous les êtres humains disparaissaient d'un coup sauf nous ? Seule originalité, quoiqu'elle rappelle fortement le livre "Sa Majesté des mouches", les survivants sont ici des enfants. Par la suite, cependant, ce cadre un peu post-apocalyptique prend une tournure vraiment innovante et surprenante qui se développe encore plus à partir du second cycle.

Excellente narration, bons dialogues, très bon dessin, j'ai tout de suite été pris dans le récit. Celui-ci se déroule sans anicroche, avec réalisme mais aussi légèreté car il n'oublie pas qu'il s'adresse autant aux adultes qu'aux jeunes lecteurs. Il s'offre en outre le luxe de dispenser quelques moments d'humour qui m'ont bien fait rire ou au moins sourire.
C'est prenant, bien raconté. Et on s'attache rapidement à chacun des membres de ce petit groupe d'enfants.

Bref, après un premier tome introductif, un second tome plus tourné vers l'action mais à nouveau fort bien construit, les tomes 3 et 4 introduisent de nouveaux personnages et font tout doucement avancer l'intrigue globale, y apportant des éléments clés qu'on comprendra mieux plus tard.
Et c'est à partir du tome 5 que se dévoile une énorme part du mystère qui va modifier grandement la donne. La révélation est forte et l'intrigue va énormément gagner en ampleur par la suite.
Plus les tomes avancent et plus les réponses amènent de nouvelles questions et de nouveaux mystères. Ce sont sans arrêt de éléments nouveaux qui donnent clairement envie de lire la suite. A cela s'ajoute une ambiance survival-horror au ton léger qui me donne parfois l'impression de lire une version pour adolescents de Walking Dead, tout aussi captivant tout en offrant une intrigue nettement plus axée sur le fantastique et avec des idées souvent étonnantes.

Tout se tient et c'est bien foutu, carrément prenant.
Clairement un must, pour les jeunes comme les moins jeunes !

Nom série  Ralph Azham  posté le 27/03/2011 (dernière MAJ le 29/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Les 7 premiers tomes de la série Ralph Azham forment son premier cycle d'une histoire qui m'aura fait davantage vibrer de tome en tome. Depuis la fin de la saga Donjon, c'est cette série là qui m'apporte la bouffée d'heroic-fantasy, d'aventure débridée et de fantaisie tout court dont j'ai besoin.

Tout d'abord, cette bande dessinée séduit par son graphisme. Le style de Trondheim y est comme à son habitude, rond, faussement enfantin et en tout cas très plaisant à mes yeux. Je m'amuse à y retrouver beaucoup de tics graphiques de l'auteur tels que ses lunes, arbres, rochers et personnages animaliers. Il s'y ajoute en plus les excellentes couleurs de Brigitte Findakly qui rehaussent superbement les pages et les couvertures de l'album.
Du beau boulot !

Quant au récit, après un premier tome de mise en place, il s'entame pour de bon à partir du second album.
Le personnage de Ralph Azham est original même si son côté anti-héros peut paraître frustrant, limite agaçant. Ses aventures et misères dans son village natal manquent un peu d'envergure, on a envie d'en savoir davantage sur tout le monde qui l'entoure. Et de l'envergure, le récit en prend très vite dès le début du second tome, avec un récit dense et prenant.
Trondheim y crée et entretient un vrai mystère autour de ces jeunes qui "bleuissent" en gagnant des pouvoirs aléatoires, de cette étrange quête de l'Elu et surtout sur les raisons pour lesquelles certains semblent s'y opposer dangereusement.
Au fil des tomes, le scénario gagne en ampleur. Les intrigues de chacun d'entre eux sont denses, le rythme ne ralentit pas et la donne change souvent radicalement d'un épisode au suivant, tout en conservant un fil rouge prenant et qu'on constate d'autant mieux construit quand on lit la série d'emblée. Il se passe beaucoup de choses et la trame d'ensemble se tisse agréablement et sûrement. Lewis Trondheim maîtrise son scénario et, à part une toute petite incohérence sur un bracelet magique qui parfois permet de soulever un troll géant ou tirer un bateau et d'autres fois est bloqué par les bras de simples soldats, tout se tient du début à la fin de la série.
Et pour finir, les amateurs de cet auteur y retrouveront son ton légèrement caustique, son humour qui pointe le bout de son nez en permanence et sa hantise des intrigues attendues et stéréotypées.

Pour la considérer parmi mes séries cultes, j'attendais une conclusion qui viendrait la clore en beauté le premier cycle, m'apportant, je l’espérais, la même dose de nostalgie que j'ai pu avoir sur le final d’œuvres telles que La Quête de l'Oiseau du Temps. Le tome 7 m'apporte cette conclusion, en tout cas cette fin de cycle, avec une intrigue dense et mouvementée se terminant comme je l'aime. Il y a un peu moins d'émotion que je l'espérais, Trondheim n'étant pas un grand expansif, mais c'est une très bonne fin, tout à fait satisfaisante, et je suis resté un moment sur la grande dernière case et ses belles couleurs.

C'est désormais une série que je range soigneusement auprès de mes séries cultes et je pense me faire le plaisir de la relire très bientôt.


Ajout après lecture du tome 8 :

Avec ce 8e tome, Lewis Trondheim entame un nouveau cycle pour Ralph Azham. Ce ne seront pas des histoires en un tome comme je l'imaginais au départ mais bien une nouvelle intrigue à suivre.
Nous retrouvons notre héros dans la situation qu'il avait réussi à se construire en fin de cycle précédent, qui n'était pas vraiment un happy-end mais plus un intéressant compromis. Assumant ses nouvelles responsabilités, Ralph fait pourtant le choix de continuer à voyager beaucoup et c'est ainsi qu'il va tomber sur une menace nouvelle et étonnante.
On replonge immédiatement dans l'ambiance de la série qui garde son ton si spécial, un peu désabusé, un peu ironique et en même temps enclin à la grande aventure de l'heroïc-fantasy. J'y ai retrouvé ce que j'aime dans les scénarios de Trondheim : le fait qu'il sait toujours nous prendre par surprise, ne jamais suivre les chemins tous tracés et les intrigues convenues. C'est bien foutu, prenant, attisant la curiosité, les personnages ont une vraie consistance et on a envie de voir ce qu'il va se passer après. A noter en outre que Ralph commence à s'entourer d'une équipe de plus en plus conséquente aux pouvoirs intéressants.
C'est donc toujours une série dont j'attends avec impatience la parution de chaque nouveau tome.

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