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Nom série  Famille nombreuse  posté le 18/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Est-ce que Marjane Satrapi a influencé une génération de femmes d'origine orientale et auteures de BD décidées à raconter leur histoire familiale dans un graphisme noir et blanc légèrement naïf avec des grands aplats de noir ? Je dis ça parce que depuis Persepolis sur l'Iran, on a pu aussi voir les ouvrages de Zeina Abirached sur le Liban (Mourir Partir Revenir, le Jeu des Hirondelles, ...) et maintenant celui de Chadia Chaïbi Loueslati sur sa famille nombreuse d'origine Tunisienne.
Oui ça ressemble à quelque chose de déjà vu, mais pour autant, non, ce n'est pas désagréable du tout.
C'est même une lecture très plaisante.

C'est donc l'histoire du père de Chadia qui est venu travailler en France dans les années 60 puis qui, grâce au regroupement familial, a pu faire venir sa femme et ses premiers enfants. Je dis ses premiers enfants car au fil des ans, c'est dans une famille de 11 enfants que la jeune Chadia va grandir. Et c'est la vie quotidienne de cette famille très nombreuse qu'elle va nous raconter, telle que ses frères, ses soeurs et elle s'en souviennent durant toute sa petite jeunesse jusqu'à la fin de l'école primaire.
La vie au départ coincés dans un petit studio comme des sardines dans une boite. Puis l'organisation dans un appartement plus grand mais qui va rapetisser au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux enfants. La queue pour aller aux toilettes, les petites hontes enfantines à l'école où l'on cumule les défauts d'être non seulement fille d'immigrée mais en plus membre d'une famille aussi nombreuse, et en même temps la bonne humeur, une mère très entrepreneuse et débrouillarde et autres bons souvenirs.

C'est une lecture aussi plaisante qu'intéressante, mise en image avec un dessin simple mais parfaitement efficace, et avec des dialogues qui sentent bon l'authenticité. Une bonne bouffée de souvenirs en bande dessinée.

Nom série  La Chute de la Maison Usher (Corben)  posté le 17/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
D'un côté, je ne suis pas fan du tout du style graphique de Richard Corben. Et d'un autre côté, j'aime la plupart des nouvelles d'Edgar Poe mais la Chute de la Maison Usher est celle, parmi les plus célèbres, que je connais le moins bien. J'étais donc curieux de la redécouvrir en espérant qu'une adaptation en BD la rendrait claire et facilement assimilable. Et en même temps, j'espérais que malgré mes appréhensions, Corben saurait lui apporter une originalité et une personnalité graphique pour accentuer son impact à la lecture.

Mais ça n'a pas du tout marché pour moi.
Graphiquement, ça ne m'a pas plu. Le graphisme manque de finesse et est parfois assez illisible. Les effets de narration de l'auteur n'arrangent rien et parfois j'ai vraiment eu du mal à comprendre ce qu'il se passait.
Et comme l'histoire elle-même mélange le rêve, les hallucinations et la réalité, j'ai été perdu et je n'ai absolument pas accroché. J'ai trouvé l'histoire juste médiocre telle que racontée ici.

Puis viennent deux autres adaptations plus courtes.
Celle d'un poème visiblement, et franchement une suite d'images illustrant un poème un peu abscons, ça ne marche vraiment pas en BD pour moi.
Puis celle d'une histoire courte se terminant en queue de poisson et qui ne m'a pas plus convaincu.

Non vraiment, cet auteur n'est pas pour moi et cet album encore moins.

Nom série  Les Dirigeables de l'Amazone  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série ne manque pas d'originalité.
Le postulat de base est plaisant puisqu'il s'agit de l'organisation d'une course de dirigeables jusqu'aux sources de l'Amazone, avec tout d'abord la création des fameux dirigeables puis le voyage vers les lieux et la course elle-même, tous ponctué de compétition, de péripéties diverses et de sabotages entre concurrents.
Mais là où réside surtout la spécificité de la série, c'est dans l'univers dans lequel il se déroule. C'est une Terre parallèle où les lieux ressemblent plus ou moins à la France et à l'Amazonie mais dans une ambiance de merveilleux et d'étonnant. Les gens y vivent en collectivités de type familiales, les usines y ressemblent à des fabriques de magie, les jardins y sont plantés d'arbres aux propriétés fantastiques, on s'y déplace en véhicule volants à pédales portés par des ballons, les chats y montent la garde, les indiens volent, les dauphins parlent, etc... C'est un cocktail surprenant d'utopie collectiviste, de science-fiction post-moderne, de steampunk et de merveilleux.

Le dessin met cela en image de belle manière. Le style de Sanahujas est soigné et assez charmant. Son souci du détail convient parfaitement pour mettre en scène ces décors imaginaires si variés et originaux. Il se débrouille aussi parfaitement bien pour les personnages.

Les auteurs prennent aussi grand soin de rendre leurs personnages très humains et pas manichéens. Ils ont tous leurs motivations, peuvent changer d'avis ou changer de camp, et les relations entre eux sont pleines de sentiments, parfois rancœurs et vengeance mais aussi souvent affection et amour.
J'avoue avoir par contre eu un peu de mal à m'y retrouver au départ dans tous ces protagonistes. Ils font partie de communautés où tout le monde se connait mais ce n'est pas le cas du lecteur qui met du temps à savoir qui est qui et quels sont leurs passifs. C'est un peu la confusion, on ne sait pas clairement combien il y a de camps en présence, et ce n'est que vers la fin du premier tome que cela devient plus clair et qu'on rentre mieux dans le récit.
Le ton alterne aussi parfois entre quelques moments se voulant durs et d'autres bien plus naïfs où les anciens adversaires se jettent dans les bras l'un de l'autre. On y retrouve là aussi ce côté utopique rappelant vaguement l'idée de communautés hippies autonomes où tout le monde peut vivre heureux en bonne entente avec les gens et la nature.
Cette atmosphère un peu mièvre atténue l'attractivité de l'intrigue car elle en réduit la crédibilité et il y a du coup assez peu de suspens et de motivation à lire la suite, si ce n'est justement de découvrir davantage où l'imagination des auteurs va nous mener. C'est peut-être cela qui a fait que la série n'a pas rencontré le succès et a été abandonnée.

Nom série  Voyage au bout de la ville  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'ai eu un mal fou à lire cette BD sans qu'elle me tombe des mains.
Elle a été publiée dans Circus en 1979 et il s'en dégage l'ambiance typique d'alors. Le décor est parisien, les personnages sont des hommes d'âge indéterminé vêtus à la mode de l'époque et nombreuses sont les affiches et autres marques de produits ancrant précisément le récit dans la fin des années 70. Et cela a plutôt mal vieilli.

Le dessin est très inégal. On sent une passion de la part de l'auteur pour les décors urbains et les véhicules en particulier. Les rues de Paris ne sont pas mal dessinés et les voitures et autres trains le sont encore mieux, même si les perspectives ne sont pas toujours parfaites. Par contre, le dessin des personnages est à la limite de l'amateurisme, ou plutôt à la limite du professionnalisme et sans réussir à l'atteindre, à vrai dire. Ils sont raides, dans des postures sans aucun naturel et leurs expressions faciales sont parfois risibles. A cela s'ajoutent des couleurs plutôt laides qui aplatissent encore plus le dessin.

Ce ne serait rien si le scénario était bon. Mais je l'ai trouvé illisible.
La mise en scène est ratée. Les dialogues sont mauvais, à la limite du ridicule. Il n'y a aucun rythme. On ne sait souvent pas qui est qui. Les personnages se ressemblent parfois beaucoup trop au point de les confondre. Pour ne rien arranger, ils sont quasiment tous véhiculés dans de petites voitures telles 2CV, 4L et autres Coccinelle Volkswagen qui se ressemblent elles aussi et ajoutent encore à la confusion. Et de manière générale, il m'a été impossible de rentrer dans ce récit qui m'a ennuyé dès les premières pages et où j'ai peiné pour aller jusqu'au bout et voir où l'auteur souhaitait nous emmener.

Un album trop amateur et sans aucune maîtrise même si on sent une passion sincère de son auteur.

Nom série  Ernie Pike  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont de courts récits de la Seconde Guerre Mondiale et un peu aussi la Guerre de Corée racontés comme autant de témoignages rapportés par des narrateurs différents.

Ils sont dessinés dans un style s'éloignant un peu de celui plus connu de Pratt pour Corto Maltese. Ici, le trait est plus sec, moins souple et en même temps un peu plus réaliste. Il a moins de charme mais il fonctionne correctement.

J'ai apprécié la variété, le réalisme et la concision de ces histoires. Ce ne sont jamais les mêmes personnages, et les décors sont souvent très différents. Cela se déroule sur tous les fronts, dans tous les pays, en Europe, Afrique, Asie ou dans le Pacifique, et sont mis en scène des combattants de tous les camps.
On est dans du récit guerrier qui à la fois montre la cruauté de la guerre mais met aussi en exergue l'esprit de courage et de sacrifice des combattants. Autant la mort règne en maîtresse dans chacun de ces récits, autant la guerre y parait plus propre que les horreurs de la guerre moderne ou de celle des tranchées. Du coup, cela élève les nombreux personnages parfois anonymes de ces histoires courtes au rang de héros oubliés et c'est plutôt sympathique malgré le ton amer qui se dégage.
De bons récits de guerre à l'ancienne, crédibles et intéressants.

Nom série  Mémoires de Marie-Antoinette  posté le 13/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mémoires de Marie-Antoinette où la reine elle-même se livre et raconte sa vie, de sa jeunesse à Vienne jusqu'à son exécution durant la Révolution, en passant bien sûr par son mariage avec Louis XVI et la vie à la cour de Versailles.

Cet ouvrage respectueux de la véracité historique se lit comme un récit d'aventure, d'histoire et de romance au ton moderne et dynamique.
La narratrice est Marie-Antoinette elle-même et découvrir sa vision des choses est intéressante et permet de se rapprocher d'elle plus facilement. D'emblée, elle se présente avec honnêteté comme étant certes gentille mais aussi très futile et superficielle, s'ennuyant dès lors qu'il n'y a pas de fêtes, de rires et de danses. Et pourtant, grâce à la façon dont le lecteur est placé au plus près de ses pensées, on finit par lui pardonner son insouciance et ses dépenses somptuaires et presque à la plaindre quand les choses finissent par mal tourner. Ça donne vraiment l'impression d'une brave personne dans une prison dorée qui n'a pas les moyens de se rendre compte que ses actes de petite fille gâtée ne peuvent qu'attiser la haine du peuple et l'amener à sa perte en même temps que celle du royaume.

Sur le plan historique, le récit est en outre bien instructif. On y découvre de l'intérieur un pan des rouages du fonctionnement du royaume, de la cour et de la société française de l'époque, même si cet aperçu est forcément incomplet puisque vu par les yeux d'une reine qui souhaiterait éviter autant que possible de s'impliquer dans la politique. J'ai apprécié en tout cas de voir sous un autre angle les événements et personnages rencontrés dans le prenant manga La Rose de Versailles.

Et l'ensemble est rendu d'autant plus plaisant à lire que le dessin est très agréable. Le trait est doux, frais et fin. Les personnages sont bien rendus. Et si les paysages d'ensemble manquent un peu de détails, les décors plus rapprochés comme les couloirs et jardins de Versailles sont de belle qualité. Et surtout j'ai beaucoup apprécié les couleurs qui donnent une atmosphère jeune et lumineuse au récit, lui permettant de s'éloigner encore plus d'une BD historique trop académique.

C'est un plaisir de découvrir l'Histoire de France de cette manière.

Nom série  Le Port de la Lune  posté le 13/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une jeune héroïne sourde mais pas muette et vivant très bien son handicap, l'équipe de flics bordelais au sein de laquelle elle travaille et les différentes enquêtes sur lesquels ils travaillent tous ensemble. Voilà le cadre réaliste et quand même plutôt original sur lequel s’entame ce diptyque. Et voilà que l'intrigant et le surprenant viennent se mêler au réalisme quand ils vont découvrir que toutes leurs investigations, portant pourtant sur des affaires et suspects différents, convergent vers les habitants d'un seul et même immeuble.

J'ai bien accroché à la majorité de ce récit.
Je trouvais au départ un peu factice le fait d'avoir une handicapée comme héroïne car autant la narration aimait à rappeler qu'elle était sourde, autant les faits faisaient bien rarement sentir son handicap et je m'étonnais notamment de voir certaines scènes où les gens lui tournent le dos pour lui parler mais où elle comprend quand même sans problème ce qu'on lui dit sans l'aide de la lecture labiale. Mais je trouve l'intention louable et finalement c'est plutôt une bonne chose que le scénario n'utilise pas son handicap comme ressort narratif à aucun moment, ni comme un défaut ni comme un avantage secret pour réussir ses enquêtes.
Le réalisme des enquêtes policières de ce petit groupe est également plaisant. On est pas dans l'esbrouffe à l'américaine et le déroulement des événements tient plutôt bien la route.
Le dessin est un petit peu froid avec des décors épurés, un encrage pas toujours bien formé et une colorisation informatique qui ne m'a pas trop convaincu. En outre, les cadrages se focalisent beaucoup sur les personnages en plan à l'américaine comme si le récit était avant tout une suite de dialogues. Bref, je ne suis pas enthousiasmé par ce graphisme mais il reste appréciable et ne nuit pas au récit.

Mais c'est sur la fin de ce diptyque que j'ai été déçu. La conclusion joue trop la carte de la facilité et d'une vision stéréotypée et pas crédible de la folie. L'explication qui est donnée aux mystères soulevés par le scénario ne tient pas la route si on y réfléchit, ou alors ça parait trop artificiel. Difficile d'en dire plus sans dévoiler la clé de l'énigme mais le dénouement de ces multiples enquêtes ne m'a pas convaincu et a gâché le plaisir que j'ai eu à lire le reste de la série. Dommage...

Nom série  Capitaine Cormorant  posté le 13/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Capitaine Cormorant rappelle beaucoup Corto Maltese par l'aspect aventures marines, le héros débonnaire et souriant qui connait à peu près tout le monde, et le décor des îles d'Océanie et du Pacifique. Pourtant on y sent nettement une moins belle maîtrise narrative et moins de maturité dans le récit.

Le dessin est typique de Pratt, et on retrouve ses aventuriers, ses bateaux à voiles et les vues marines avec ses mouettes fétiches. Mais le trait est un peu plus raide et moins charmant que celui de Corto.

Capitaine Cormorant laisse la part belle à l'action. Le récit forme une histoire longue mais se scinde dans la pratique en plusieurs séquences d'aventure comme autant d'épisodes à suivre dans un magazine périodique. On saute donc d'une péripétie à la suivante et l'ambiance ne s'installe pas facilement. C'est tout de même plaisant car l'exotisme et le goût de la liberté sont bien présents. Et les personnages ont des personnalités intéressantes et variées.
Donc c'est pas mal, mais c'est du sous-Corto Maltese à mes yeux.

Nom série  Le Meilleur Ami de l'homme  posté le 11/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vincent Renard semble vivre une vie tranquille de médecin aisé, avec une femme aimante et une intelligente petite fille. Mais sa vie de couple n'est qu'une façade car il est instance de divorce d'avec sa femme qui abuse de son autorité envers lui et menace de demander la garde de leur fille s'il ne lui obéit pas rigoureusement. Et voilà qu'il retrouve par hasard un ancien ami un peu loser qui lui rappelle soudain son amour de jeunesse dont il aimerait bien retrouver la trace. Sauf que cet ami se révèle être une vraie plaie qui va bouleverser ce qui reste de stabilité dans sa vie.

A la trame un peu classique du couillon pot-de-colle qui va aligner les gaffes et les quiproquos. s'ajoute une histoire un peu plus complexe d'amour contrarié et de tentative de rattraper les erreurs du passé.
Le rythme narratif est bon, prenant et on ne voit pas passer les 140 pages de l'album. L'ensemble est dessiné par Nicoby dans un style efficace et agréable.

Le personnage de l'ami Kévin est un peu ambigu. Il peut agacer par l'aspect cliché de ses gaffes qu'on pourrait lui pardonner car il a bon fond. Mais son fond est-il si bon ? Car quand on apprend ce qu'il a fait il y a plus de vingt ans, on peine à comprendre comment le héros ne réagit pas plus violemment. De même, on s'irrite de voir l'attitude insupportable de la femme de Vincent, son collègue de travail lourdingue et comment il se laisse un peu tout le temps mener par le bout du nez. Et on peut se lasser de voir ainsi le scénario prendre la tournure trop banale d'un récit où les bévues d'un autre vont empirer la situation d'un héros qui résiste trop mollement à ce qui lui tombe dessus. Heureusement qu'il se lâche parfois et vocifère un peu, mais c'est pour mieux ensuite de nouveau se faire embarquer dans le petit jeu de Kévin la Winne. C'est assez frustrant...
De ce fait, je ne suis pas vraiment tombé sous le charme de cette intrigue qui pourtant tient assez bien la route et se révèle intéressante, parfois inattendue et dans l'ensemble divertissante.

Nom série  Roji!  posté le 11/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Manga destiné à de jeunes lecteurs, cette série nous emmène dans une douce ambiance de fantastique urbain à tendance merveilleux. On y suit deux soeurs et leurs amis dans leurs aventures semi-poétiques dans les ruelles de leur ville où ne semblent vivre que des enfants, des animaux et quelques créatures surnaturelles.
Le récit est structuré en courts chapitres qui sont la plupart du temps des histoires indépendantes même si certaines se suivent. On s'aperçoit cependant à partir du tome 2 que le récit évolue peu à peu et qu'il se crée une trame narrative de fond tandis que les héroïnes découvrent les mystères de leur ville.

Le ton du récit est assez enfantin. Il ne s'embarrasse pas vraiment de logique et de réalisme.
Le dessin est un peu trop simple et trop épuré à mon goût, avec des couleurs pastels un peu mièvres.
Chaque chapitre ou presque se conclut sur une note théoriquement humoristique mais je n'ai quasiment jamais trouvé ça drôle en ce qui me concerne.
Par contre, j'étais curieux de voir quelle nouvelle idée amenait chaque nouvel épisode, car l'auteur fait preuve d'une imagination assez sympathique et de sujets variés et plutôt gais dans l'ensemble.
Et comme l'ambiance du récit et les caractères des personnages sont agréables, ce fut une lecture que j'ai trouvée assez plaisante. Mais je n'en conseille pas forcément l'achat...

Nom série  La Femme aux cartes postales  posté le 11/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée est un sympathique roman graphique mettant en scène une jeune québécoise bien décidée à devenir chanteuse de jazz à la fin des années 50. Et en parallèle, nous suivons un homme dans les années 2000 qui s'interrogent sur ses origines après avoir appris qu'il avait un frère jumeau sans le savoir. Bien évidemment, les deux récits vont finir par se recouper.

J'ai bien aimé la façon dont les auteurs font revivre le Montréal de 1957, sa scène musicale et ses boites de jazz à l'époque. C'est un univers que j'ai découvert et qui est intéressant. Et le panorama historique s'élargit quand les protagonistes quittent le Québec pour visiter les Etats-Unis puis Cuba à l'époque de la révolution castriste.
Le scénario tient bien la route, entre récit intime et fresque historique, secret de famille et leçon de vie. La toute fin est un peu dure et légèrement artificielle dans sa conclusion tragique mais elle n'est pas mauvaise.
Le dessin est lui aussi très agréable, un trait semi-réaliste, doux et rond, en teintes de gris.

C'est donc une bonne lecture, qui ne marque pas peut-être fortement les esprits mais qui fait passer un bon moment.

Nom série  Les Enfants loups  posté le 06/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Ce manga est l'adaptation en 3 tomes du film d'animation Ame et Yuki, les Enfants Loups. Le scénario, les dialogues et le déroulé du film y sont rigoureusement respectés. Et à part une très petite histoire courte et un rapide épilogue, le manga n'apporte rien de nouveau. En fait, l'histoire y est même un peu moins dense, avec quelques passages coupés ou raccourcis.

Donc ceux qui connaissent le film ne découvriront concrètement rien de bien neuf par rapport à lui. Mais l'adaptation est très bien réalisée, avec une lecture fluide et rythmée. Le dessin est de belle qualité, même si forcément, comme il est en noir et blanc et en style manga, il ne peut pas être aussi beau que les fresques joliment peintes du film qui est globalement superbe. Mais si l'ambiance est moins touchante du fait de l'absence de musique, c'est quand même l'occasion de retrouver et apprécier ce scénario plein de sensibilité et intelligemment mené.

Et du coup, pour ceux qui n'ont pas vu le film, c'est un bon moyen de pouvoir savourer cette histoire en 3 tomes dont la lecture vous occupera une bonne soirée. Il y a peu d'action, davantage de dialogues et de moments de silence, et beaucoup d'affection entre une mère et ses enfants. C'est un récit qui parle avant tout aux parents et comme pour le film, j'ai eu du mal à ne pas laisser l'émotion me submerger vers la fin.

Nom série  Les Mange-bitume  posté le 03/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela faisait longtemps que je cherchais à dénicher cet immanquable de BDthèque qui manquait à ma culture. J'étais très curieux de lire cet album de science-fiction tout en étant un peu dubitatif car à lire les extraits je craignais qu'il ait mal vieilli.

Et effectivement, j'ai eu un peu de mal à passer outre son côté désuet. Il y a le dessin qui est très daté, un peu raide et figé, profondément ancré dans le style des années 70. Et il y a la forme de ce récit d'anticipation qui ne correspond plus vraiment à ce qu'est devenu le monde actuel. Les voitures n'ont plus la même présence dans la société moderne, elles ne sont désormais que des outils bien moins omniprésents que les ordinateurs et autres smartphones. La BD date de juste avant la crise pétrolière et la problématique de la pollution mondiale. Et il est devenu difficile d'imaginer après celles-ci une société humaine de voitures roulant en permanence. Et nombre de détails de ce récit font surannés et dépassés, comme la méthode pour faire ses courses et le mode de vie de ces mange-bitumes. Sans parler de certaines problématiques de science-fiction abordées dans cet album et largement déjà vues dans d'autres récits de SF. Et puis le récit est assez bavard et manque un peu de rythme.

Mais malgré cela, force m'est d'avouer qu'il y a de bonnes idées dans ce récit et qu'elles sont traitées avec intelligence. Cela aborde l'évolution de la société humaine, sa déshumanisation, la société moderne comme un carcan dont il est difficile de s'échapper, la vie des hommes laissée à la merci de l'administration informatique et des machines, etc. C'est un récit d'anticipation bien pensé, pas toujours parfaitement crédible mais qui aborde des sujets intéressants et fait réfléchir le lecteur. Le fait d'avoir un album scindé en chapitres qui abordent des thèmes légèrement différents et variés permet de ne pas ennuyer le lecteur et de faire évoluer peu à peu le récit pour montrer les différentes facettes inquiétantes d'une société faussement parfaite.
Le monde futur qui y est imaginé ne correspond plus à un futur du monde actuel car celui-ci a évolué vers une autre direction, notamment du fait d'Internet, de l'informatique domestique et des télécommunications. Mais à peu de choses près il est quand même possible de faire la transposition et de réaliser que certaines critiques de la société et certains sujets abordés peuvent s'adapter à ce que nous sommes devenus et peut-être nous faire réagir.

C'est bien fait et intelligent donc, avec pas mal de bonnes idées. Mais il n'est pas garanti de pouvoir passer facilement outre le fait que l'album a beaucoup vieilli et ne correspond plus vraiment aux goûts du jour dans la forme, et au monde tel qu'il est devenu dans les idées.

Nom série  Les Nouvelles Aventures de Lapinot  posté le 03/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il m'a fallu un peu de temps à l'époque mais j'avais fini par vraiment aimer la série Les Formidables Aventures de Lapinot et à être touché comme beaucoup de monde par son arrêt brutal dans le tome "La Vie comme elle vient" quand le héros subissait une fin tragique et totalement inattendue. Je me disais que c'était une belle fin, originale et forte, mais évidemment en même temps j'étais triste de savoir qu'il n'y aurait plus de suite et qu'on ne saurait pas comment continuerait à évoluer le quotidien attachant, drôle et souvent empli de loufoque et d'une touche de fantastique de ce personnage atypique chaussant du 88.
Jusqu'à ce que Trondheim décide de faire revivre la série chez L'Association et donc de ressusciter Lapinot. Comment ? Par un artifice balayé d'une pichenette dès les premières cases, comme quoi le Lapinot mort serait celui d'une dimension parallèle et que dans cette série là il n'a jamais été tué. Artifice inutile évidemment car le lecteur s'en moque du moment qu'il puisse avoir à nouveau sa dose d'aventures de Lapinot.

Et pour un premier tome, c'est un chouette tome. Parfaitement dans la lignée des albums typiques de la série, avec le même ton légèrement décalé, cette vision intelligente et tendre de la vie humaine et des aventures au coin de la rue. S'il n'y avait pas un nouvel éditeur, un format un tout petit peu différent et une couverture qui diffère au touché de celles de Dargaud, on serait persuadé d'avoir en main le tome 10 des Formidables Aventures de Lapinot et d'être heureux de la voir ainsi perpétuée avec la même qualité, le même agréable dessin et toujours de bonnes idées mises en scène avec finesse et humour par Trondheim.
J'en veux encore !

Nom série  Eagle - L'Aigle à deux têtes  posté le 01/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eagle et Adler - L'Aigle à deux têtes sont deux séries jumelles, un concept original se déroulant dans le milieu de l'aviation de la première à la seconde guerre mondiale. C'est l'histoire de deux jeunes hommes, d'un côté un américain fils d'un riche industriel ancien pilote de guerre, et de l'autre un allemand fils d'un simple soldat mort dans les tranchées mais qu'il va imaginer être lui aussi un héros de l'aviation au point de croire fermement à son mensonge. L'un a l'esprit ouvert, découvre les prémices du nazisme lors d'un séjour de quelques ans à Berlin et s'oppose aux liens trop proches de son père avec le régime d'Hitler. L'autre est enfermé dans son mensonge, éprouve un sentiment puissant d'amour/haine pour les femmes juives et s'épanouit dans la Luftwaffe nazie. Jusqu'au jour où un événement fantastique leur fera échanger leur place...

Dans Eagle, nous suivons donc le jeune Américain, James, de 1918 à 1942. Studieux et l'âme belle, il poursuit des études brillantes et pourrait faire le bonheur de son père s'il n'était pas foncièrement en désaccord avec ce dernier sur le plan éthique. James parle Allemand depuis son séjour à Berlin et la romance qu'il y a vécu. Mais c'est pour s'éloigner de son père qu'il s'engage dans l'air Force et devient pilote de bombardier.
C'est ce que nous raconte ce premier tome. Un récit qui s'étale donc sur des années sur un rythme parfois un peu rapide. Les ans s’enchaînent en effet vite et le lecteur n'a pas vraiment le temps de s'attacher au personnage.
Pourtant la mise en scène des Etats-Unis et de l'Europe de l'époque est bien rendue. La relation douteuse de certains industriels américains avec le régime Nazi est notamment clairement mise en scène. C'est un récit intéressant. D'autant plus intéressant qu'on peut découvrir son pendant Allemand dans la série sœur, Adler.
Le dessin est lui aussi très plaisant. Les planches sont impeccables. Le trait est fin et très soigné. Les couleurs sont lumineuses et réussies même si on peut leur reprocher une légère froideur informatique.

Et puis vient l’événement fantastique à la base du concept de la série. Et là on se demande vraiment où les auteurs vont nous amener. Mais nous n'en saurons pas plus avant la suite.

Nom série  Adler - L'Aigle à deux têtes  posté le 01/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adler et Eagle - L'Aigle à deux têtes sont deux séries jumelles, un concept original se déroulant dans le milieu de l'aviation de la première à la seconde guerre mondiale. C'est l'histoire de deux jeunes hommes, d'un côté un américain fils d'un riche industriel ancien pilote de guerre, et de l'autre un allemand fils d'un simple soldat mort dans les tranchées mais qu'il va imaginer être lui aussi un héros de l'aviation au point de croire fermement à son mensonge. L'un a l'esprit ouvert, découvre les prémices du nazisme lors d'un séjour de quelques ans à Berlin et s'oppose aux liens trop proches de son père avec le régime d'Hitler. L'autre est enfermé dans son mensonge, éprouve un sentiment puissant d'amour/haine pour les femmes juives et s'épanouit dans la Luftwaffe nazie. Jusqu'au jour où un événement fantastique leur fera échanger leur place...

Dans Adler, nous suivons le jeune Allemand, Hans, de 1918 à 1942. Ce dernier n'a pas eu une enfance très facile, notamment du fait de la perte de son père durant la guerre. Le mensonge qu'il se crée autour de ce dernier va faire de lui un écorché vif aux réactions parfois brutales. Avec lui, on verra se mettre en place le nazisme et la haine d'une partie des allemands envers les juifs. Pourtant dans son cas, difficile de savoir si c'est une vraie haine ou plutôt une passion frustrée. Cela ne l'empêche cependant pas de faire souffrir beaucoup autour de lui et de devenir un fier pilote de chasse nazi durant la seconde guerre mondiale.

C'est ce que nous raconte ce premier tome. Un récit qui s'étale sur des années sur un rythme qui m'a semblé un peu plus rapide que celui de Eagle. Après une entame relativement douce, les ans s’enchaînent ensuite très vite, si vite que j'ai parfois eu un léger doute sur le fait de suivre le même personnage tant il avait changé. Difficile de vraiment s'attacher à lui, du coup.
Le récit sur cette époque historique m'a paru un peu plus convenu que celui plus instructif et varié de Eagle. Par contre, le caractère de Hans est plus original car on le sent torturé malgré le masque de façade de dur sans pitié qu'il affiche à ceux qui le regardent.
On sent en tout cas bien la différence radicale entre ce jeune homme et son pendant Américain de la série sœur, Eagle, et cela rend plus alléchant l'idée de les voir échanger leurs places.
Le dessin m'a un peu moins plu que celui d'Eagle que j'avais lu juste avant. Son aspect d'ensemble est tout à fait correct et ses couleurs de bon niveau, mais j'ai trouvé le trait plus imprécis et moins attrayant, même s'il s'affine sur la seconde moitié du premier tome.
J'ai bien aimé par contre la BD dans la BD avec les planches de cet ersatz de Flash Gordon au style bien rétro et bien réussi.

Et puis vient l’événement fantastique à la base du concept de la série. Et là on se demande vraiment où les auteurs vont nous amener. Mais nous n'en saurons pas plus avant la suite.

Nom série  Sa majesté le chat  posté le 30/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2,5/5

Combien de mangas existe-t-il où l'auteur raconte sa passion pour les chats et plus particulièrement son ou ses propres chats ? Et où comme ici il raconte son quotidien avec ces fameux chats. Oh, comme il est mignon, comme il est rigolo quand il fait le foufou, oh qu'il est audacieux de se comporter en maître chez nous et comme nous agissons comme des carpettes face à ses moindres exigences. Oh et puis il fait ses petites crottes là, trop mignon, et il crache ses boules de poils là, trop chou...
Autant dire qu'à moins d'être soi-même passionné de chat et mourir d'envie d'apprendre que la vie d'un chat d'appartement ressemble à s'y méprendre à celle d'un autre chat d'appartement, cet album n'apporte rien de neuf dans sa grande totalité.

Il y a tout de même quelque chose dans cet album que les autres récits de gagas de chats n'ont pas, c'est qu'ici l'histoire commence avec l'arrivée du premier chat de ce couple et qu'il s'arrête à la mort de maladie et de vieillesse de l'un des chats en question. La fin de vie est donc mise en scène et c'est fait assez suffisamment de justesse pour être intéressant et pour transmettre une petite dose d'émotion.
A noter également que le dessin est dans un style épuré et clair qui n'est pas désagréable du tout et dont la narration graphique fonctionne bien.

Bref, cela se lit correctement et si la première moitié est ennuyeuse pour qui n'éprouve pas de passion pour les chats domestiques, la seconde moitié n'est pas inintéressante.

Nom série  Séki, mon voisin de classe  posté le 30/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'idée de base de ce manga est amusante pour entamer un récit. C'est l'histoire de deux lycéens ou collégiens, une fille et un garçon, tous deux installés au dernier rang dans leur salle de classe. Et si la fille essaie de travailler studieusement, elle est en permanence déconcentrée par son voisin qui passe ses journées à ne pas écouter du tout les cours et à organiser à la place des jeux et autres bricolages souvent extravagants sur son pupitre. On ne parle pas de parties de morpion ou de petits bavardages mais de véritables parcours de dominos, des constructions sans aucune discrétion, des animaux ramenés en classe ou des mises en scènes théâtrales. Et tout ça sans que les professeurs ne voient jamais rien.

Le manga est scindé en petits chapitres qui sont autant d'histoires indépendantes. Et à chaque fois, que ce soit en salle de classe ou parfois dehors lors des cours de sport ou fêtes de l'école, Séki invente de nouvelles activités loufoques dans son coin sous les yeux éberlués de sa voisine.
Si l'idée peut être plaisante sur quelques chapitres voire sur un album, je m'attendais quand même à ce qu'un récit plus dans la longueur se mette en place au fil des tomes, 9 parus à ce jour. Mais non ! Rien ne change ou à peine, et ce sont toujours des histoires indépendantes.

Et je dois dire que sur la longueur, c'est lassant car le schéma est trop répétitif.
OK on est curieux à chaque fois de voir ce qu'a inventé Séki à chaque fois mais la manière dont sa studieuse voisine se fait à chaque fois happer par son imaginaire et s'invente ses propres histoires sur les jeux et mises en scène de son voisin sonne un peu faux et naïf. Je n'ai pas réussi non plus à m'attacher aux personnages, à cause d'une voisine dont le caractère n'évolue pas au cours de la série, et à cause d'un Séki au comportement trop autistique et qui ne parle pas ou quasiment pas. Et comme il n'y a à peu près aucun autre protagoniste à part de simples figurants, on a vite fait le tour.
Bref, à petite dose, ce n'est pas déplaisant. Mais j'ai du mal à comprendre qu'autant de tomes aient pu paraître sans que le lectorat ait souhaité voir le récit évoluer et une vraie histoire se mettre en place.

Nom série  Tous fourbes  posté le 28/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quand je suis tombé par hasard sur cet album, j'ai cru à une belle surprise. D'abord parce que c'est un petit tirage assez rare, d'abord publié chez Magic Strip en 1984 puis réédité récemment chez La Vache qui Médite avec un cahier graphique inédit supplémentaire. Ensuite parce que le dessin est très attrayant.

Jean-François Biard a en effet étudié aux Beaux-Arts de Saint-Étienne avec Yves Chaland et son graphisme dans cet album est dans le plus pur style Atome de ce dernier. J'aime ce style qui mêle élégance, dynamisme et clarté. Ici les planches sont très esthétiques. La mise en scène n'est par contre pas toujours réussie, avec des cadrages et des positionnements de personnage qui embrouillent un peu la narration.

Ce problème narratif, on le retrouve dans le découpage de l'histoire. Les enchaînements d'une case à la suivante ne sont pas fluides. On dirait parfois même qu'il y a quelques soubresauts dans le déroulé de l'histoire, comme un disque rayé.
Et j'ai noté à plusieurs moments des petits instants de suspense en bas de certaines planches, avec des "Oh !" de surprise comme si l'histoire était publiée en épisodes dans un magazine à suivre et qu'il fallait créer chez le lecteur l'envie de lire la suite au plus vite. Mais ce suspens est complètement ignoré dès la première case de la page suivante, comme si la case précédente en question n'avait tout simplement rien à voir avec l'intrigue elle-même et était zappée. Ça sonne faux, comme si l'auteur s'amusait et se moquait un peu du lecteur.

Pour en revenir au scénario, ce sont des histoires courtes ayant des cadres assez variés. La Chine en 1908, les faubourgs de Bruxelles dans la seconde moitié du 20e siècle, et autres croisière transatlantique durant la seconde guerre mondiale.
La lecture du premier récit surprend car on croit partir sur l'entame d'une assez longue aventure exotique, et puis blam, cela s'arrête abruptement sur une fin dramatique inattendue mais aussi un peu artificielle.
C'est le point commun de ces récits : ils finissent mal, avec un soupçon de sadisme ou du moins d'humour noir. Mais comme la narration, ces conclusions cyniques sonnent assez faux. Il y a une dose de facilité dans leur contenu, et trop de brusquerie dans leur réalisation qui fait qu'on y croit pas et que ça ressemble à de la méchanceté gratuite.

Bref, c'est dommage car le graphisme est chouette et l'idée de base de ces récits pouvait amener quelque chose de bon, mais les scénarios et leur mise en scène sont décevants.

Nom série  Les Arméniens  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hoviv, de son vrai nom René Hovivian, est un dessinateur de presse dont la famille est d'origine Arménienne. Qui d'autre que lui était donc mieux placé pour parler en bande dessinée de la diaspora Arménienne en France et de comment elle s'est intégrée tout en gardant de nombreux traits spécifiques à ses origines ?

Par le biais de gags en un dessin, en strips ou en une planche, il nous présente cette communauté à la fois aussi moderne que n'importe quel français et en même temps très attaché à de vieilles valeurs qui leur donne une touche parfois un peu rétrograde. Il les met en scène avec une causticité pleine d'affection. Tel qu'on les y découvre, il est facile de faire le rapprochement entre cette diaspora Arménienne et la diaspora Juive. Mais probablement est-ce parce que toutes les diasporas se ressemblent. Une tradition forte qui empiète parfois sur une vie qu'on pourrait vouloir simple et comme tout le monde. Un désir fort de faire survivre une culture, quitte à mettre la pression aux enfants pour qu'ils n'épousent que d'autres arméniens. Une fierté qui pousse à chercher le nom d'autres arméniens dans tous les génériques de film, dans les noms célèbres à la télé ou dans la show-business, etc... Et à cela s'ajoute le lourd passif avec la Turquie et, quand ce ne sont pas des manifestations pour exiger les excuses du gouvernement Turc, ce sont sans arrêt des piques envers les Turcs eux-mêmes.

Je ne connaissais pas grand chose des arméniens-français, à part évidemment de grands noms comme Charles Aznavour. Je n'imaginais pas vraiment leur communauté comme elle est décrite ici. Mais j'ai trouvé ces gags assez amusants, même s'ils paraissent un peu datés dans leur ton. J'ai cru lire un album datant des années 70-80 alors qu'il est paru en 2001. Ce n'est pas toujours hilarant mais l'humour n'est pas mauvais et le ton de l'auteur qui se moque gentiment de sa propre communauté en montrant ses petits travers est plutôt plaisant.

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