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Nom série  Tony Chu Détective Cannibale  posté le 25/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les couvertures et l'idée de base de ce comics me laissait croire à une série assez noire, avec un héros désabusé et des situations glauques. Mais nous sommes ici plutôt dans un mélange de déconne, de fantastique et de polar. Et le ton est léger même si un peu grinçant quand même.

C'est une lecture plaisante, souvent drôle, qui met en scène des personnages assez originaux et des idées qui sortent des sentiers battus. J'aime bien ces différentes capacités faisant le lien entre les pouvoirs psychiques et la bouffe. Et je trouve amusant ce cadre d'Etats-Unis où la volaille est prohibée comme peuvent l'être la drogue ou l'alcool avant elle.
Sur la base de chapitres en histoires presque indépendantes se met en place une intrigue divertissante et agréable. Le dessin est lui aussi du même acabit, plein de personnalité et sympathique.

Le seul reproche que je pourrais faire tient dans la longueur de la série car les idées originales du départ s'épuisent au fil des tomes et je pense que j'aurais préféré une série plus courte.

Nom série  Kasane  posté le 25/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Kasane est un récit d'horreur fantastique asiatique à l'ancienne, inspiré d'une légende japonaise. On est dans une histoire de fantômes, de possession et de vengeance post-mortem, un peu déjà-vue mais assez bien menée.

Ce manga date des années 2000 mais son ton et son graphisme donnent l'impression d'un ouvrage plus ancien. Son style parait en effet désuet, peu moderne et rappelant certains Gekiga des années 70. Le graphisme est soigné et les planches assez jolies mais austères, presque académiques.

La narration est lente, cherchant à laisser l'ambiance s'installer. Elle devient légèrement confuse dans les moments clés car, pour insister sur certains passages qui doivent être surprenants ou angoissants, elle m'a donné l'impression de traîner en longueur, voire d'effectuer des petits retours en arrière pour représenter plusieurs fois la même scènes sous des angles différents. Quand à cela s'ajoutent des hallucinations, j'étais parfois légèrement perdu entre le vrai et le faux, le passé et le présent.

J'ai apprécié la plongée dans le Japon de l'ère Edo et la retranscription de l'atmosphère et du déroulé de cette légende effrayante japonaise à l'ancienne. Les personnages sonnent plutôt justes et réalistes même si on voudrait parfois les voir réagir plus vivement. J'ai par contre été assez déçu par la toute fin de l'histoire qui est trop convenue, trop prévisible. J'aurais aimé que l'auteur prenne un peu plus de liberté par rapport à une légende qui ressemble à ce stade à beaucoup d'autres récits d'horreur folklorique asiatique.

Nom série  Assassin's Creed  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si je n'ai pas joué à tous les jeux, je commence à assez bien connaître la saga ludique Assassin's Creed et son univers sous le charme duquel je finis par tomber peu à peu. Fort de ces connaissances et de cet intérêt, je pensais pouvoir apprécier une adaptation de cet univers en BD. Mais cette série de Corberyan et Defali est tout simplement médiocre. Elle surfe sur l'univers du jeu sans jamais s'en imprégner et offre une intrigue plate et bancale. J'y vois l'exemple notable d'une oeuvre commerciale de commande.

Le dessin de Defali ne présente un aspect correct que de loin. Quand on s'y attarde, on constate le manque de soin qui y est apporté, comme un concours de vitesse pour produire de la planche aussi vite que possible. Les visages sont moches, changeants et souvent peu différentiables. Les décors sont régulièrement vides ou juste laids, seules quelques rares cases ayant les honneurs d'un paysage plus travaillé. La colorisation, les effets et les incrustations informatiques ainsi que les ombrages semblent nettement avoir pour but de masquer les faiblesses du trait.

L'intrigue se scinde pour le moment en deux cycles de trois tomes ayant pour protagoniste principal un personnage différent mais ils sont à peu près interchangeables tant ils manquent de personnalité et d'intérêt. Le scénario est une suite de péripéties confuses et répétitives, trahisons, courses poursuites et autres bagarres meurtrières, avec pour fil rouge la recherche d'un artefact peu passionnant. Outre plusieurs aperçus superficiels et clins d'oeil à des personnages et moments des premiers jeux Assassin's Creed, l'Animus de la série nous emmène dans le passé à l'époque romaine puis musulmane mais là encore c'est le même schéma de trahisons, courses poursuites et autres bagarres meurtrières comme dit plus haut.
Le scénario n'est absolument pas prenant, pas bien mené et n'emporte jamais le lecteur dans une envie de savoir la suite. Il déborde en outre de clichés, facilités et autres coïncidences. Et j'imagine d'ailleurs qu'il serait en grande partie incompréhensible pour quelqu'un ne connaissant pas auparavant l'univers d'Assassin's Creed.
C'est juste du divertissement à la chaîne pour un produit dérivé commercial.

Nom série  A Silent voice  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avant de lire cette série, j'avais survolé quelques avis préliminaires et j'avais retenu à tort qu'il s'agissait d'un récit sur le harcèlement à l'école. Ce sujet, s'il est bien abordé, n'est qu'une étape initiale de l'intrigue qui va au final aborder une grande palette de thématiques intelligentes et intéressantes. Handicap, intégration, jugement des autres, psychologie, comportements sociaux, relations amicales, repentir et finalement romance. Dit ainsi, on dirait une série sérieuse et ennuyeuse mais ce serait mal exprimé sa justesse et comment on s'attache et s'intéresse aux personnages.

J'ai avant tout apprécié la maturité et la justesse du récit et des relations entre protagonistes. Ni mièvrerie ni pathos, nous sommes dans un réalisme très agréable et on a une véritable envie de suivre ces personnages et d'espérer le meilleur pour eux. Je salue également le côté imprévisible du récit avec de vrais développements, de nouveaux éléments qui changent la donne et ajoutent complexité et intérêt.
Il y a aussi le dessin qui est excellent. Dans un style indéniablement manga, il dispose de sa propre personnalité et se révèle soigné et très maîtrisé.

C'est indubitablement un très bon manga plein d'intelligence, d'émotion et de sensibilité.

Nom série  Old Pa Anderson  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Old Pa Anderson, c'est une histoire assez classique, celle d'un vieux noir dans le Mississipi raciste des années 60 qui décide un jour de venger la mort de sa fille quand il a enfin la possibilité de découvrir qui en est responsable. Et c'est bien sûr aussi le récit de la chasse au nègre implacable que les locaux blancs vont lancer à son encontre.

Le graphisme d'Hermann y est plaisant mais pas à son meilleur niveau. L'ambiance graphique et les couleurs directes rappelleront beaucoup d'autres de ses œuvres des quinze dernières années. Et comme à son habitude, on retrouve des bouilles un peu caricaturales et des femmes très peu féminines.
Le scénario ne brille pas par son originalité mais il est plutôt bien mené, réaliste et assez prenant. Les personnages sont bien campés et pas manichéens, à part les blancs racistes cons et méchants. C'est du déjà-vu, un peu trop rabattu même, mais je trouve plutôt agréable de voir le personnage principal ne pas être exempt de défauts mais être touchant quand même.
Les pages de texte en fin d'album accompagnées de photos et de témoignages sur le racisme et les lynchages de l'époque sont également assez édifiantes et amplifient l'impact du récit.

Ce n'est pas une BD qui marquera les mémoires mais il fait ressentir avec force l’écœurement qu'on peut éprouver à penser au racisme et à la ségrégation qui régnaient dans le sud des Etats-Unis jusqu'aux années 1960.

Nom série  Liselotte et la forêt des sorcières  posté le 23/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis forcé à aller jusqu'à la fin du tome 2 mais je ne peux pas aller au-delà : les défauts inhérents au style shojo sont trop présents dans cette série et m'ennuient fortement.

Ce manga s'inspire des légendes occidentales et se donne une ambiance assez germanique. L'héroïne est une jeune fille d'origine noble, exilée de sa demeure familiale et ayant choisi de vivre seule avec deux jeunes domestiques dans une petite maison éloignée de toute civilisation et voisine d'une forêt qu'on dit peuplée de sorcières. Et effectivement, très vite, les sorcières, leurs familiers et les réminiscences du trouble passé de la jeune fille vont se mêler à sa vie et y apporter action, humour et romance.

Sauf que tout cela est raconté sur un ton très fleur bleue, assez niais, avec une narration très délayée, confuse et ennuyeuse. Ça tire en longueur, c'est très artificiel et convenu, dès qu'il y a un peu d'action on n'y comprend pas grand chose et pour couronner le tout, il n'y a quasiment aucune originalité dans ce scénario empli de déjà-vus dans de nombreux autres shojos. Par chance, les personnages sont plutôt sympathiques et pas trop cruches ce qui fait qu'on peut quand même apprécier un peu sa lecture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.

A noter en outre que la publication originale est arrêtée au tome 5 depuis quelques ans suite à des problèmes de santé de son auteur (auteur par ailleurs de la série Fruits Basket) : je ne sais donc pas s'il y aura une suite.

Nom série  Soliman le Magnifique  posté le 22/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Alors que le dessin de cette BD est plutôt bon, j'ai été déçu par sa narration.
J'étais pourtant intéressé car je connaissais très mal le personnage de Soliman le Magnifique et en apprendre davantage sur lui par le biais d'une BD historique au ton et au graphisme moderne avait tout pour me plaire. Mais j'ai été très vite noyé dans un récit confus et trop haché.

Les auteurs ont fait le choix de ne pas inclure de texte narratif ni d'introduction. Seules les pages d'accompagnement, en texte et illustrations, expliquent en détail la situation historique et la complexe biographie de Soliman. Mais la BD elle-même, qui se lit avant ce texte, n'apporte aucune description du contexte, des lieux et des personnages. Il faut tout deviner, essayer de comprendre.
Et même si le dessin rend très bien, il n'aide pas à s'y retrouver avec des personnages visuellement proches, en turbans, barbes et moustaches, qu'on en vient rapidement à confondre.

Au final, j'ai eu l'impression d'observer une succession hachée de passages de la dernière partie du règne de Soliman, déchiffrant par-ci par-là des bribes de ce qu'il se passe et de l'état d'esprit du protagonistes, mais à aucun moment je n'ai été plongé dans l'histoire de Soliman. Et je crois bien que je ne retiendrai pas grand chose de cette lecture qui m'a été parfois légèrement pénible quand j'en avais marre de sauter d'une époque à une autre sans transition.

Nom série  Gengis Khan  posté le 15/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En s'attachant à raconter la biographie du futur Gengis Khan, de sa jeunesse au moment où il finit par gagner ce fameux titre de "souverain universel" après avoir réunifié toute la Mongolie sous ses ordres, cette BD m'a permis d'en apprendre beaucoup sur un personnage et un contexte historique complexes.

J'avais déjà lu la série Cinjis Qan abordant le même sujet, et il existe aussi au moins une autre série sur ce personnage, Le Khan, mais cet album là a l'avantage d'être clair et concis. En 56 pages seulement, il nous raconte de manière très compréhensive, à quelques noms difficiles à retenir près, tous les événements qui ont forgé non seulement la grandeur politique et militaire du Khan mais aussi sa manière de penser et son caractère. C'est une narration bien menée, rendant compréhensible des situations compliquées, et qui sait raconter beaucoup de choses sans trop les survoler ni se faire trop dense et indigeste.

Le dessin m'a moyennement convaincu. Son apparence globale est plutôt belle et moderne. Les couleurs sont sobres et réussies. Par contre, le dessin lui-même n'est pas à mon goût. Il n'est pas assez détaillé et soigné. Les visages sont esquissés seulement, changeants, usant souvent d'artifices comme des ombres pour qu'on en voit le moins possible. J'y ressens un manque de maîtrise. Disons que c'est un type de dessin qui donne bien vu de loin mais sur lequel il ne faut pas trop s'attarder. Mais son aspect assez moderne permet de ne pas donner à cet album une allure de vieux documentaire historique et au contraire de lui donner une ambiance assez aventureuse et exotique qui rend sa lecture agréable.

Nom série  L'Etranger  posté le 11/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La lecture du roman de Camus quand j'étais jeune ne m'avait pas enthousiasmé. J'avais juste retenu son intéressante représentation de la vie en Algérie Française dans les années 30. J'étais tout de même curieux de voir son adaptation en bande dessinée par Ferrandez car lui aussi excelle dans la représentation de l'Algérie de l'époque coloniale, notamment dans sa série Carnets d'Orient.

L'adaptation du roman est réussie. Le texte y est et il est dense, mais la mise en scène et la taille de l'album permet de ne pas rendre la lecture trop lourde.
Les décors et les personnages de cette Algérie française sont superbes. Le trait de Ferrandez est vraiment bon dans cet exercice et on sent qu'il a acquis une vraie connaissance de ces lieux et de cette époque. Il n'y a que la chaleur, chose qui m'avait marqué au moment de la scène cruciale sur la plage, que je n'ai pas ressentie autant à la vue des images qu'à la lecture du roman. Et puis la seconde moitié de l'histoire se déroulant en prison et au tribunal, c'est tout de suite nettement moins intéressant sur le plan graphique.
Un peu plus que quand j'avais lu le roman, j'ai pu constater l'état d'esprit si spécial du héros de l'histoire. Etranger oui, indifférent au monde qui l'entoure, on observe bien son décalage avec la société dans laquelle il vit et comment son procès à la fin est celui de sa façon de vivre et de penser, la dénonciation du fait qu'il est trop différent et que la société ne peut pas l'accepter ainsi. C'est intéressant sur le plan social et philosophique.
Je n'arrive cependant toujours pas à cerner ce personnage et le comprendre. Quand il s'exprime pour de bon en fin de récit, je n'arrive pas à saisir où se situe sa colère et ce qu'il veut vraiment dire. Du coup, le message de cet album, comme celui du roman, n'arrive pas à me toucher et du coup je dois dire que la seconde partie de la BD m'a légèrement ennuyé.

Nom série  Violette autour du Monde  posté le 11/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Violette autour du Monde s'appelle Viola Giramondo en version originale. Cette série, créée en 2013, est l'oeuvre de deux auteurs italiens issus de l'école Disney. Si elle garde la tendresse et l'optimisme forcené des œuvres du fameux studio, elle possède son âme et sa personnalité propres. Elle a su en tout cas séduire Frédéric Brrémaud qui a assuré sa traduction et son adaptation en français pour les éditions Dargaud.
Et elle m'a fortement séduit également.

Se déroulant à la fin du XIXe siècle, elle met en scène une jeune fille de bientôt douze ans, membre d'un cirque regroupant comme une grande et belle famille des individus de toutes origines. Avec eux, elle voyage partout dans le monde et fait des rencontres et des découvertes pleines d'humour et de poésie. C'est ainsi qu'elle croisera notamment la route du peintre Toulouse-Lautrec à Paris, du compositeur Dvořák en Amérique ou encore qu'elle parcourra les étendues enneigées d'Asie Centrale. A chaque fois, ce seront des occasions de partager avec des cultures différentes, des points de vue philosophiques empreints d'ouverture au monde et de poésie.

Le dessin de Stefano Turconi est très beau. Coloré, rond et orienté vers la jeunesse, son style est très maîtrisé, agréable et charmant. Il ajoute à l'âme du récit et en accentue l'attrait par une esthétique chaude et douce. J'apprécie notamment beaucoup son travail sur la couleur.

Officiellement, les histoires s'adressent à des enfants de 8 à 12 ans. Je dirais qu'elles conviennent peut-être plus à des lecteurs un peu plus âgés ou adultes car l'action y laisse souvent la place à la discussion et à la contemplation. Il y a beaucoup de dialogues qui tiennent de la philosophie ou de la poésie. C'est beau, c'est très juste, mais cela pourrait ne plaire qu'aux jeunes lecteurs les plus romantiques. A l'inverse, cela parlera beaucoup à des lecteurs adultes à condition qu'ils puissent passer outre un léger côté édulcoré.
En effet, dans cette série, outre les sourires permanents de la majorité des personnages, il y a un aspect "tout le monde est beau, tout le monde est gentil" qui pourrait rebuter certains lecteurs. Mais cela contribue à une ambiance qui finalement sait se rendre charmante. La série aborde des sujets parfois graves mais en ressort toujours avec une vision positive. C'est une fenêtre ouverte vers l'optimisme et la découverte de la beauté du monde et des êtres humains.

Une belle bouffée de fraîcheur colorée et de tendresse intelligente.

Nom série  L'Autoroute sauvage  posté le 09/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Autoroute sauvage est un récit post-apocalyptique assez classique dans son genre. France dévastée par une catastrophe mondiale, des petits groupes qui essaient de faire survivre un semblant de civilisation, des bandes de pillards sauvages sans scrupules, cannibales et violeurs, et des solitaires aguerris qui parcourent les routes. Depuis Mad Max, Jeremiah, Simon du fleuve, la Route et plein d'autres récits du genre, on a vu ça en long en large et en travers.
Mais si elle ne brille pas par son originalité, cette BD là est quand même bien foutue et se lit agréablement.

Le dessin de Xiaoyu Zhang est d'un très bon niveau technique. Réaliste, son style donne une ambiance un peu trop éloignée des classiques européens pour ce récit se passant entre la Provence et Paris. Avec son trait et ses personnages, on a plus l'impression d'être dans un manga tel que Mother Sarah que dans un cadre bien français. J'ai eu un petit peu de mal à m'y faire mais au bout du deuxième tome, cela passe bien et on profite des planches soigneusement travaillées.

L'histoire est bien construite et sa fluidité permet de retenir le lecteur malgré le peu d'originalité. Ce n'est qu'à partir de la fin du deuxième tome que quelques surprises attisent la curiosité pour savoir ce qu'il y a vraiment à Paris, ville objectif des protagonistes. Je lirai donc la suite et fin quand j'en aurai l'occasion.

Nom série  Florange, une lutte d'aujourd'hui  posté le 09/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cet album, nous sommes véritablement dans le reportage documentaire. C'est la motivation d'un homme, Tristan Thil, photogaphe et réalisateur de courts-métrages engagés, et ses origines lorraines, qui vont l'amener à séjourner aux côtés des employés d'abord de l'aciérie de Gandrange en 2008 puis de ceux de Florange en 2012. Là où Gandrange, malgré les promesses de Nicolas Sarkozy, finit par fermer complètement, les salariés de Florange vont se battre, espérant l'aide de François Hollande, pour que leur site ne connaisse pas le même sort.

On est dans le récit des faits : comment l'auteur a rencontré les syndicalistes de ces aciéries, ce qu'il a observé à leurs côtés, comment il a vu les choses se dérouler, ses discussions avec les uns ou les autres. Il y ajoute une légère touche personnelle en racontant en parallèle le combat de sa propre mère contre le cancer, même si ce sujet là n'est abordé que de loin.
Le dessin est simple, peu élaboré mais assez efficace pour rendre la lecture fluide. La mise en scène est sobre, voire un peu morne.

La lecture est assez instructive car je dois dire que moi-même entre Gandrange et Florange, j'avais peu suivi ces affaires et les confondais allègrement. La façon dont les choses se sont passées est intéressante mais pas passionnante, je dois dire. C'est réaliste et on voit bien l'écart entre les promesses et paroles des politiques et la réalité des faits. Mais ça, cela ne nous apprend pas grand chose.
Avec le recul, je vois aussi un certain décalage entre la fin assez pessimiste de la BD où le combat est perdu, et l'épilogue en texte de l'auteur en fin d'album et les informations plus récentes que j'ai pu glaner sur Internet. Car oui, les hauts fourneaux ont fermé et il y a eu de la casse sociale, mais l'aciérie elle-même a survécu et semble finalement s'être relativement bien adaptée à la nouvelle conjoncture industrielle et économique (je précise que je n'y connais rien et ne sais pas si c'est une information réelle ou de la politique marketing). Et l'épilogue de la BD indique que les salariés croisés au cours de l'album ne s'en sont finalement pas si mal sortis.

Bref, j'ai appris diverses choses avec cet album et pu voir l'intérieur du conflit social de Florange. Mais l'émotion n'en est pas vraiment sorti et je n'ai pas été plus captivé que cela par cette lecture.

Nom série  Tild, mage à louer  posté le 08/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très influencée par le manga, cette série est un récit d'heroïc-fantasy pour de rire avec pour héroïne une jeune magicienne au sale caractère qui est une vraie calamité sur pattes.

C'est une histoire qui pourra plaire aux jeunes lecteurs, plutôt pré-adolescents je dirais. Le ton est léger, un peu immature ou du moins jeune d'esprit, et cela se retrouve aussi dans le manque de maturité technique. Le dessin fait souvent preuve de ses limites, la narration graphique manque de fluidité et est parfois un peu lourde, au même titre que l'humour qui est très convenu et parfois péniblement amené, avec notamment le gag stéréotypé de l'héroïne qui s'énerve, casse tout et engueule les gens autour d'elle même quand la faute incombe à elle-même (c'est-à-dire tout le temps).

Bref, pour un lecteur adulte, ce n'est ni très drôle ni très imaginatif. Mais l'ambiance reste bon enfant et assez sympathique malgré tout. Du coup, cela se laisse lire pour un moment de détente.

PS: J'apprends en cherchant à me renseigner sur l'auteur qu'il a finalement trouvé un nouvel éditeur pour la série. A partir d'Avril 2016 sortira donc à nouveau le tome 1 mais avec des cases, couleurs et dessins retouchés, suivi des tomes 2 et 3 dont le dessin est déjà achevé.

Nom série  Une tragédie américaine  posté le 08/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En lisant les avis ci-dessous, j'ai l'impression d'avoir abordé ma lecture en sens inverse de mes prédécesseurs. En effet, d'emblée, j'ai constaté qu'il s'agissait d'un récit portant sur l'histoire de l'animation Américaine, de ses tous débuts avec Winsor McCay puis son essor dans les années 30-40, époque où Disney n'était qu'un studio parmi d'autres s'aventurant dans ce domaine nouveau et populaire, puis l'ère plus moderne et en même plus enfantine dominée par Disney. Et pour aborder ce thème, on suit notamment les errements psychologiques d'un homme puis d'un autre qui sont comme possédés par l'esprit assez démoniaque d'un personnage d'animation s'apparentant à un mélange de Félix le chat et de Fritz the Cat.
Mais là où mes prédécesseurs, après s'être accrochés pour suivre le récit, ont finalement apprécié d'y découvrir l'état d'esprit du monde de l'animation de l'époque, ses anecdotes et ses travers, moi j'ai été trop rebuté par la narration très décousue, des personnages peu attachants et des sauts chronologiques dans tous les sens.

J'avoue ne pas comprendre ce choix narratif qui semble être fait exprès pour embrouiller le lecteur. Les personnages se ressemblent, et sont d'ailleurs dessinés de manière assez laides à mes yeux, on passe d'une époque à une autre sans transition, et la folie et les hallucinations de certains personnages rendent les choses encore plus confuses.
Alors c'est vrai qu'on a droit successivement aux recoupements des points de vue de plusieurs protagonistes, que ça permet de voir les dessous souvent peu reluisants de l'industrie de l'animation de l'époque, de ceux qui la composaient et de son évolution. Mais ma lecture a été pénible et je ne l'ai pas appréciée.

Nom série  Nicolas Eymerich Inquisiteur  posté le 03/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier roman de la série Nicolas Eymerich Inquisiteur et je n'ai pas été trop enthousiasmé même si je lui trouvais une certaine originalité et une personnalité. Avec la BD, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de voir ce récit mis en image. Mais je ne suis pas tellement plus convaincu.

Le graphisme de David Sala a lui aussi une personnalité assez marquée mais il ne me plait qu'à moitié. J'aime bien son côté peinture gothique et toute en ambiance. Par contre, je trouve ses cadrages trop rapprochés, trop claustrophobiques et lui permettant de ne dessiner qu'un minimum de décor. On est transporté de lieux en lieux mais cela ne se voit pas car on ne voit presque toujours que les visages des personnages. Et ces mêmes personnages ont des allures assez fantomatiques qui ne permettent pas bien de discerner les protagonistes concrets des visions auxquels le scénario les confrontent. Du coup, pour une lecture où j'espérais pouvoir apprécier la vue des décors de la complexe Espagne médiévale et de son contrepoint futuriste, je suis déçu.

L'adaptation du roman quant à elle est très fidèle même si elle se révèle du coup un soupçon trop dense, avec un texte qui prend le dessus sur la narration graphique. J'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit au départ car l'ambiance est lourde et l'intrigue pas encore très prenante. C'est vers la fin du premier tome et sur la suite que j'ai davantage accroché, en même temps que le graphisme devenait plus lumineux. Mais comme à la lecture du roman, je n'ai pas vraiment accroché à ces histoires de mystérieuses intrications temporelles, d'impacts de la psyché sur la réalité et autres visions mystiques.
Une lecture en demi-teinte donc, mais qui vaut quand même un peu par son ton assez original.

Nom série  La Grande évasion - Tunnel 57  posté le 02/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deuxième album de la série concept La Grande Evasion, c'est avec Tunnel 57 que j'ai appris qu'il s'agissait d'histoires vraies ou au moins basées sur des faits historiques.
Nous sommes ici à Berlin en 1964, quand un groupe de jeunes allemands de l'Ouest décide de creuser un tunnel sous le Mur pour permettre à des membres de leurs familles et amis bloqués à l'Est de passer à l'Ouest. On les suit ici, apprenant d'abord de quelle manière ils ont été motivés à se lancer dans cette expédition, puis comment s'est déroulé le creusage et enfin l'opération d'évasion elle-même. C'est assez édifiant et d'autant plus prenant quand on réalise qu'il s'agit d'étudiants et des dangers qu'ils ont encourus.

Le dessin ne m'a pas plus au départ. Je n'aime pas ce style qui rappelle le dessin au crayon de papier, réaliste et triste. J'ai fini par m'y faire mais j'ai continué à confondre les visages des 3 protagonistes principaux qui sont bâtis sur le même moule.

L'histoire est intéressante et instructive sur une époque et sur l'état d'esprit des jeunes allemands dans ces années étranges. On frissonne un peu quand on les voit faire leurs premiers pas en territoire Est-allemand une fois le tunnel abouti. Mais je n'ai pas totalement accroché pour autant, m'étant peu attaché aux personnages.
Lecture intéressante donc, mais pas exactement ma tasse de thé.

Nom série  La Grande évasion - Biribi  posté le 02/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Biribi est le premier album que je lis de cette série concept, La Grand Evasion. J'ai découvert avec lui un récit d'aventure militaire à l'ancienne, comme les vieux films d'action historique. Le cadre est celui d'une prison militaire française particulièrement dure dans le désert Marocain fin 19e siècle. On y trouve un prisonnier qui refuse de plier sous le joug du chef de camp ultra-violent puis qui organise son évasion comme le nom de la série l'indique.

Le graphisme est très appréciable, clair et joliment colorisé. La majorité des protagonistes sont habillés de lambeaux et crâne rasé donc il est possible de les confondre un peu. La scène de bagarre du début d'album notamment m'a un peu perdu car je n'ai pas su immédiatement qui tapait qui. Mais à part ça, le graphisme rend bien l'esprit d'aventure et la chaleur marocaine. J'ai bien aimé.

L'ambiance des prisons de l'armée française du 19e siècle est intéressante aussi. Il y a de la dureté manifeste mais aussi un esprit de camaraderie qui persiste malgré tout.
L'histoire se révèle simple même si elle est bien menée. J'aurais aimé un petit peu plus d'originalité qui aurait pu davantage marqué mon esprit. Mais cela reste une bonne lecture.

Nom série  Rayons pour Sidar  posté le 01/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rayons pour Sidar est une transposition du colonialisme français, avec une vision à l'ancienne, dans un cadre de science-fiction. Nous sommes placés sur une planète où les humains sont venus apporter la civilisation à des peuples peu évolués, mais qu'ils doivent quitter pour laisser la place à une autre civilisation technologique à qui ils ont accepté de céder la planète. Vu l'époque où le roman de Stefan Wul a été écrit, on imagine très bien les Français évacuant l'Indochine ou l'Algérie pour laisser la place aux Russes par exemple.
Dans ce cadre, un colon humain accompagné de son guide indigène, couillon mais bien brave, traverse les dangereuses contrées sauvages de cette planète à la recherche de son robot dont il dit avoir besoin pour "sauver Sidar", sans qu'on ait plus d'explication à ce sujet avant le dernier quart du récit.

Le premier tome est un récit d'aventure exotique, avec traversée de la jungle, combats contre des créatures dangereuses et rencontres avec des peuplades indigènes étranges et dépaysantes.
Le second tome met en scène le retour vers la civilisation et la mise en place du plan pour "sauver Sidar".

Le graphisme de Civiello donne une touche très personnelle au récit. Comme à son habitude, son style s'approche plus de la peinture à grand spectacle que du dessin classique. Il fait ici le choix d'utiliser des couleurs très variées et chatoyante qui accentuent l'aspect pittoresque et exotique des décors sauvages. C'est joli à regarder mais pas toujours évident à lire, avec quelques scènes peu compréhensibles parfois.

L'histoire, quant à elle, se laisse lire mais n'est pas très captivante.
Le premier album se lit comme un périple à l'ancienne dans l'Afrique sauvage même si les noirs sont remplacés par des extraterrestres et si les animaux sauvages sont plus exubérants et dangereux. Rien de très original et des personnages et un contexte auquel il n'est pas très facile de s'attacher.
Le second album attise un peu plus la curiosité quand on constate qu'on va comprendre pourquoi le héros cherchait tant son robot et ce qu'ils avaient prévu de réaliser. Mais là encore, le déroulement peine à décoller et on a souvent des impressions de déjà-vu, de récit désuet sans grande surprise. La toute fin apporte une touche un peu plus moderne et légèrement amusante avec sa scène finale, mais ça reste juste pas mal sans être une lecture indispensable.

Nom série  Docteur Radar  posté le 01/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Docteur Radar, c'est une enquête policière et d'action dans le Paris de 1920 qui n'est pas sans rappeler les récits classiques de la littérature policière populaire du début du 20e siècle tels que Fantomas. C'est l'histoire d'un gentleman détective qui se lance à la poursuite d'un mystérieux tueur de savants. Enquêtes dans les milieux interlopes du Paris populaire, avec le peintre libertin Pascin comme acolyte, et méchants de cirque avec postiches, hypnose, scorpions et cobras dans son arsenal.
L'ambiance rétro y est.

Le dessin de Bézian donne aussi un ton très personnel à la BD. Virtuose du trait, il crée une atmosphère à part et excelle dans les mouvements et la gestuelle des personnages. Je regrette cependant son côté sombre, certains détails difficiles à déchiffrer et des visages pas toujours reconnaissables.

L'histoire est sérieuse et bien menée. Les protagonistes sont bons et intéressants. L'intrigue tient en haleine et évite le manichéisme, les solutions faciles et les rebondissements prévisibles. Je suis quand même un peu déçu par sa fin que je trouve trop abrupte comme si elle appelait immédiatement une suite qui ne viendra pas. J'aurais aimé une conclusion plus consistante.

Nom série  Péchés Capitaux  posté le 27/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est l'histoire d'un godemichet magique héritier des pouvoirs d'un dieu Inca du sexe. C'est aussi l'histoire d'une jeune femme très réservée et en quête du grand amour qui est choisie un jour par le fameux godemichet pour devenir un super héraut de la baise, diffusant autour d'elle des phéromones qui excitent tous les hommes.

Coiffeur pour Dames est un petit collectif formé avec la bénédiction d'Arthur de Pins et de Maïa Mauzarette qui avaient imaginé le personnage de Supersexy dans la série Péchés mignons. En créant ce spin-off spécialement dédié à cette dernière, il reprend aussi le style graphique d'Arthur de Pins. On retrouve donc ses petites bonnes femmes potelées et sexy dans un environnement urbain au dessin informatisé. J'aime bien ce style mais je trouve qu'il y a dans les planches de cet album beaucoup moins de sensualité visuelle que dans celles d'Arthur de Pins. Ses femmes sont moins attirantes, moins attachantes, et les personnages sont parfois très raides. Du coup l'érotisme passe moins bien.

Et il passe nettement moins bien aussi dans le récit qui se révèle sans saveur. L'humour tombe souvent à plat quand il n'est pas simplement lourdingue. L'histoire ne cherche pas à être très profonde mais, en plus de ne pas casser trois pattes à un canard, elle est également assez ennuyeuse. Et une fois l'introduction achevée, quand l'héroïne assume son rôle de Supersexy, les gags en une page qui s'ensuivent sont très loin du côté drôle et excitant des Péchés mignons.
Bref, bof, et j'imagine qu'il n'y aura pas d'autres tomes.

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