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Nom série  L'Astragale  posté le 26/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Albertine Sarrazin était une écrivaine, morte à moins de 30 ans en 1967 après avoir été la première à raconter dans trois romans semi-autobiographiques sa vie de prostituée, de délinquante et son expérience en prison pour femmes dans la France d'après-guerre. Cette bande dessinée est l'adaptation de l'un des ces trois livres, celui où elle raconte l'histoire d'une jeune rebelle qui se casse la cheville en s'évadant d'une prison pour femmes et se fait recueillir par un beau voyou dont elle tombe amoureuse.

Ce n'est pas le genre d'histoire qui me plait. Les histoires de rebelles entre romantisme et matérialisme désabusé m'ennuient. Et qui plus est l'ambiance des voyous d'après-guerre m'est totalement étrangère et ne m'a jamais intéressé.

Néanmoins, je dois admettre que cette BD est joliment dessinée et plutôt bien racontée.
Le graphisme est assez personnel, esthétique et offrant souvent de beaux aplats noirs. Le trait est souple et maîtrisé. Il réussit à donner une bonne atmosphère au récit.
La narration est plutôt fluide, même si certains dialogues emplis de sous-entendus et d'ambiance de petits malfrats des années 50 ne me sont pas toujours parfaitement clairs. On peut plutôt bien s'attacher à cette jeune et belle héroïne. Et pourtant sa situation se révèle assez désespérante car on ne voit pas trop comment elle peut s'en sortir avec le passé qu'elle a, l'impossibilité de s'épanouir puisqu'elle est en cavale et son enfermement dans une passion amoureuse qu'on imagine impossible sans virer au drame.

Pour résumer, je dirais que c'est un joli album avec une ambiance plutôt réussie et une histoire bien menée, mais ce n'est pas une intrigue qui m'a passionné et un livre que je relirais.

Nom série  Les Décastés d'Orion  posté le 24/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série en deux tomes est l'adaptation d'un roman (La Croix des Décastés) basé sur l'idée des Mondes Rétros de Julia Verlanger (connue également sous le pseudonyme de Gilles Thomas), le même thème présent dans les séries Soltrois et Horlemonde, autres adaptations de romans de la même auteure. Ces mondes sont des planètes anciennement colonisées par les humains mais qui ont oublié leur passé technologique et ont régressé à un niveau médiéval d'inspiration heroïc-fantasy. Et ces mondes sont surveillés depuis l'espace par les humains restés technologiquement avancés qui veillent à leur évolution et à ne pas interférer.

Concrètement, le résultat s'apparente à de la Science-Fantasy, quand des éléments de science-fiction s'immiscent dans un décor de fantasy médiévale, ici un monde organisé en castes, guerriers, prêtres, chasseurs et autres marchands. C'est un thème déjà grandement visité et traité ici de manière classique et peu originale. Seule petite particularité, la narration est placée du côté des habitants médiévaux pour qui ceux venus de l'espace sont des mystères qu'ils essaient de découvrir. Mais hormis cela, rien de bien surprenant dans le scénario.

Le graphisme est réaliste et de bonne qualité. Personnages et décors sont tous soignés et maîtrisés. La narration est impeccable, la lecture fluide et plaisante.

L'histoire ne marquera pas par son originalité mais elle se laisse lire et divertit le lecteur. On passe un agréable moment, comme à la lecture d'un roman de SF-Fantasy bien mené mais un peu désuet.

Nom série  Brune Platine  posté le 23/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Globalement, j'ai trouvé cette BD sympathique mais j'ai été déçu par sa fin.

Au départ, j'ai trouvé un peu factice et aguicheur de prendre pour héroïne une jolie lesbienne qui accumule les conquêtes sexuelles. Mais finalement, elle n'est pas désagréable à suivre et son associée est sympathique. Et puis le récit de leur enquête tient bien la route et est relativement original et intéressant. Quant au dessin, il est plaisant et la lecture et fluide.

Bref, j'aimais plutôt bien cet album et, jusqu'à ses dernières pages, j'étais disposé à en conseiller l'achat.
Mais pourquoi avoir fait une telle fin dramatique qui tombe comme un cheveu dans la soupe ?
Non seulement je la trouve inutile mais surtout elle n'est pas bien amenée. Pourquoi agit-il ainsi ? La folie est une explication trop simple et trop basique. En outre, elle laisse forcément sur sa faim car ça ne peut pas en rester là puisque l'associée est informée. Il manque une vraie fin ou une suite.
J'ai ressenti frustration et agacement à cause de ces cinq dernières pages alors que je me serais presque contenté d'une histoire se terminant juste avant elles, même s'il manquait certes une petite dose d'action et de suspens.

Nom série  Hotel Particulier  posté le 23/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j'apprécie le graphisme de Sorel, je suis en général assez réservé sur ses scénarios. C'est le cas pour cet album que je trouve sympathique sans plus.

C'est l'histoire d'une femme qui se suicide dans la baignoire de son appartement et se retrouve fantôme à hanter son immeuble, découvrant les secrets des appartements des voisins et ayant pour confident un chat qui peut la voir et lui parler. Au fantastique de la thématique du fantôme s'ajoute celui de différents phénomènes surnaturels qui composent le mystère de certains des appartements en question. La jolie fantôme se contente généralement d'être témoin des événements mais va aussi tenter de s'impliquer autant qu'elle puisse, puisque théoriquement personne ne la voit ni ne la sent.

A l'instar du graphisme, le ton est un peu gris et sombre.
Ayant vu ce que Sorel peut produire avec des couleurs, comme dans Algernon Woodcock, je suis toujours frustré de le voir peindre en noir et blanc, ou en couleurs un peu sépia comme ici. Je trouve ce style triste et morne. Pourtant son trait est assez excellent et il y a un vrai soin apporté au graphisme, mais je ne suis pas sous le charme.
Le ton du récit au départ est assez distant, assez contemplatif. On a droit à des extraits de poème en guise de narration, une héroïne à laquelle on ne s'attache pas vraiment et des situations qui ressemblent un peu à une suite de saynètes, appartement après appartement. Ce n'est que peu à peu que l'atmosphère s'humanise un peu, que l'ensemble s'imbrique un peu mieux et qu'on finit par s'attacher aux personnages qui participent enfin pour de bon à l'action.
Néanmoins, l'atmosphère reste romantique-artistique, sombre et mélancolique, et je dois dire que ce n'est pas trop ma tasse de thé dans le cas présent.

Nom série  Raymond Capp  posté le 22/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est regrettable que les auteurs de cette BD n'aient pas écrit où que ce soit dans leur album une référence montrant un hommage clair à Moebius, un remerciement ou un clin d'oeil honnête. Car sans cela, cela ressemble à un pompage éhonté, essentiellement du John Difool de L'Incal mais aussi d'autres oeuvres et illustrations de Moebius, mâtiné de Raymond C... handler et d'autres influences diverses telles que Star Wars, Cyberpunk, etc.

Malgré ce melting-pot montrant un manque réel de personnalité de l'imaginaire des auteurs, je trouvais le début de cette BD plutôt pas mauvais, sans doute justement parce que j'aime l'univers de Moebius.
Le graphisme n'est évidemment pas au niveau du maître mais il n'est pas mauvais du tout. A part des physionomies de visages parfois assez changeantes, dont un nez à géométrie variable pour le héros, personnages et décors sont réussis. A noter des femmes assez pulpeuses et sexy, où l'on sent l'esprit italien des auteurs.
L'histoire, façon polar noir assez classique dans un cadre futuriste, n'est pas très surprenante mais tient la route.
Le souci, c'est que l'intrigue traîne en longueur et qu'on sent que les auteurs s'y perdent et ne savent pas trop où ils vont. Beaucoup de scènes se révèlent gratuites et inutiles. On ressent une dose d'esbroufe où les auteurs semblent vouloir montrer "Vous avez vu ? Je sais aussi dessiner cet autre type de scène à la Moebius !".
Bref, au fil des pages, j'ai fini par m'ennuyer un peu et à m'exaspérer de tant de déjà vu, et donc ce n'est pas un album que je conseillerais.

Nom série  Quatre couleurs  posté le 21/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre et la couverture de cet album ne me laissaient pas du tout présager de son contenu. Je croyais que j'allais lire un récit un peu esthétisant et artistique sur la mode féminine ou autres. Mais rien à voir. Les quatre couleurs en question sont celles du stylo d'un étudiant à la fac dont les magouilles universitaires et amoureuses vont le mener au drame.

C'est l'histoire d'un jeune homme imbu de lui-même, séducteur et flemmard, qui décide d'échanger son identité et un de leurs cours avec son meilleur ami pour tricher et valider son année. Sauf que le stratagème commence à battre de l'aile quand une de ses ex rejoint son cours et s'étonne de le voir se faire appeler d'un nom qui n'est pas le sien.

La narration et le graphisme jouent sur les quatre couleurs du fameux stylo, l'ensemble étant dessiné en noir, rouge, vert et bleu. Le résultat est assez joli et présente une personnalité intéressante. La mise en page est également très efficace et la lecture claire et fluide.

C'est une histoire sympathique et plutôt prenante. L'intrigue tient la route et est finalement plutôt dense. Le héros, antipathique dans l'ensemble car vraiment trop égocentrique, se révèle finalement assez juste dans son ton, car il est visiblement conscient de ses défauts et finalement assez honnête quand il refuse de faire croire à une fille qu'il aime.
Un bon petit album.

Nom série  L'Ile aux femmes  posté le 21/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si l'on voulait résumer en quelques mots le thème de cette BD, on pourrait dire que c'est une confrontation entre une vision arrogante et profiteuse de la masculinité contre une vision intellectualisante et romantique de la féminité. C'est l'histoire d'un séducteur égocentrique qui se retrouve naufragé sur une île où une société d'amazones s'est organisée dans le rejet des hommes dont elle se méfie fortement, n'en gardant qu'un vieux pour la reproduction. Mais, alors qu'il est initialement décontenancé et malmené par les femmes qui ne voient en lui qu'un animal dangereux, le naufragé va trouver une combine pour gagner leur confiance et si possible leur amour en leur récitant des récits romantiques.

C'est une histoire relativement originale et plutôt agréable à la lecture. Le dessin est simple mais sympathique.
J'ai plutôt bien aimé cet album même si le héros est assez antipathique sur le fond, au moins jusque vers le fin où il commence à changer et à devenir plus plaisant. Les personnages féminins manquent un peu de profondeur mais on comprend d'où cela vient à la fin de l'album quand on voit qui raconte tout cela.
Bref, c'est un album divertissant et plutôt sympa, mais pas un indispensable pour moi.

Nom série  Un bruit étrange et beau  posté le 19/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit beau et assez contemplatif qui s'éloigne fortement de ce que le grand public connait de l'oeuvre de Zep.

L'idée de mettre en scène un moine Chartreux qui rompt 24 années de solitude et de dévotion en monastère pour assister malgré lui à l'ouverture du testament d'une tante vivant à Paris est assez originale. Le sujet est simple mais plein d'intérêt.

Zep nous offre pour commencer de belles planches de paysages montagnards emplis de beauté et de silence. La vie monacale qu'il met en scène parait rude mais pure.
Puis il y a le retour à la civilisation, le train et Paris. Pour chaque étape, le dessin est très réussi, aéré et agréable, tant pour les décors que pour les personnages.

L'histoire quant à elle est juste et intelligente. Elle aborde l'esprit humain d'un point de vue assez neuf et doux. J'ai pris plaisir à la lire et l'ai trouvé relativement touchante. J'aurais aimé une fin plus originale et avec davantage d'envergure mais je trouve que c'est un bel album.

Nom série  L’Homme qui ne disait jamais Non  posté le 18/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’Homme qui ne disait jamais Non est une BD amusante et assez originale sur le thème pourtant si banal du héros amnésique.
Ici le héros se réveille amnésique dans un avion, ne sachant plus qui il est, ne se reconnaissant même plus dans un miroir. Et c'est une hôtesse de l'air fan de psychologie qui va se décider à le suivre et à l'aider à retrouver la mémoire. Leur petite aventure va les emmener à retrouver le domicile du héros puis à partir à Quito, en Equateur.

Le ton est léger, l'histoire emplie de petits sourires à droite à gauche même si elle ne tombe jamais dans le domaine de l'humour et que certains éléments de son récit sont assez graves.
Le dessin d'Olivier Balez fonctionne très bien pour appuyer ce ton entre réalisme et désinvolture. Il est agréable et réussi. Il donne aussi une belle vision de la capitale équatorienne.
C'est d'ailleurs amusant de voir Tronchet nous emmener à nouveau dans cette ville où il a vécu et qu'il nous a fait découvrir dans Vertiges de Quito. Revoir la ville ici lui donne un aspect exotique et un peu aventureux qui donne envie de s'y rendre.

J'ai bien aimé même si l'intrigue reste un peu trop légère pour marquer véritablement le lecteur.

Nom série  Sandman - Ouverture  posté le 18/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Sandman est l'une de mes rares séries culte. Elle me transporte par son fantastique néo-gothique, son imaginaire infini, sa puissance d'évocation, son érudition et l'intensité de sa sensibilité poétique. Autant dire que quand j'ai appris que Neil Gaiman, son auteur, m'offrait la possibilité de faire vivre encore un peu plus ce personnage et cet univers, j'ai bondi sur l'occasion.

Sandman - Ouverture se déroule (en partie) en 1915, juste avant le début de la série Sandman. La trame principale de son histoire permet d'expliquer comment le seigneur du Rêve s'est retrouvé si épuisé et sans force qu'il s'est laissé emprisonner dans le tout premier épisode de ses aventures. Et en même temps, elle permet de révéler de nombreux secrets sur Sandman, les Éternels et les différents fils narratifs de la série mère. Oserais-je vous dire notamment qu'on y découvre qui sont les parents des Éternels ?

Si j'ai un peu hésité à classer cet album au rang de culte, c'est uniquement car sa trame principale manque un peu de force et sa fin est un peu convenue. Neil Gaiman a su faire preuve de bien davantage d'imagination et d'impact émotionnel par ailleurs. Il donne l'impression de s'être un peu retenu car s'il était allé plus loin il aurait pu déborder du cadre amenant au simple début de la série telle qu'on la connait.
Mais au-delà de cette hésitation, bien des éléments de cet ouvrage tiennent du chef d'oeuvre.

A commencer par le graphisme de J.H. Williams III. Neil Gaiman adore son style et le dessinateur, en retour, est un tel admirateur de l'auteur qu'ils ont tous les deux donné le meilleur d'eux-mêmes pour plaire l'un à l'autre. Ouverture est une débauche visuelle, un merveilleux recueil de talent graphique et de mise en page narrative. Les essais visuels que comportent chaque chapitre sont innombrables, avec des styles variés et tous impressionnants, des réflexions intenses sur la manière de présenter chaque scène pour leur faire transmettre émotions et impressions. C'est éclatant de force graphique et d'esthétisme.
Parmi bien des merveilles, je retiens tout particulièrement la représentation de l'étoile folle que je trouve extrêmement réussie.
Et je n'oublie pas au passage le travail de Dave Stewart sur les couleurs qui est grandiose.

Ensuite il y a l'univers de Sandman qu'on retrouve ici intact. Son style gothique sombre et beau, cruel et envoûtant. Il y a l'imaginaire infini de Gaiman. Il y a la finesse avec laquelle il nous fait découvrir des secrets qui transforment doucement la vision que les lecteurs pouvaient se faire de la série originale. Il y a les interactions de la fratrie des Éternels les uns avec les autres. Il y a la poésie, la profondeur du fond du récit. Il y a aussi l'originalité de la narration.

Bref, il y a dans cet album tout ce que j'aime dans la série Sandman, avec peut-être un tout petit peu moins de noirceur. Et il y a l'intense envie que cet album m'a donné de la relire et de relire Sandman - Nuits Éternelles dont le récit sur Rêve fait fortement écho à quelques-uns de ses passages clés.

Nom série  Le Voyage d'Akai  posté le 15/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors que le début du premier tome ne m'avait pas charmé du tout, je me suis peu à peu attaché à cette BD au fil des pages et surtout grâce au second tome.

Cela commence en effet de manière un peu déplaisante à mon goût. Graphisme et histoire me faisaient penser à un Webcomics de jeunes auteurs qui veulent montrer à leurs amis qu'ils peuvent faire une histoire cool comme les pros, avec des personnages classes, et des situations qui les mettent en valeur. Un jeune et beau héros super fort qui traîne son arrogance tout nu ou en tenue débraillée montrant ses abdos, un entourage qui le vénère comme leur seigneur et maître, un décor d'inspiration manga avec une ambiance un peu post-apocalyptique qui fait très fan-manga d'amateur de shonen, et une intrigue à base de prophétie pour l'élu qu'est forcément le héros... D'autant que comme dans d'autres séries des mêmes auteurs, ils s'amusent à jouer sur l'aspect bisexuel ambigu du héros, séduit à la fois par un jeune garçon et par de jolies filles... Bof bof...

Mais à partir de la deuxième moitié du premier tome et sur le second, le ton change pour se transformer en un road-movie de la petite bande du héros parcourant les petites villes et la campagne japonaise et rencontrant successivement différentes créatures issues du folklore japonais, Yokais et autres Kappas. Et là, les personnages ont fini par devenir relativement attachants et l'histoire agréable et plutôt prenante. J'ai bien aimé ce mélange entre le ton narratif vigoureux des auteurs italiens

Le graphisme a suivi la même évolution. Il ne me plaisait pas trop dans les premières planches car les décors urbains étaient sans charme et je n'aimais pas trop la façon dont les personnages étaient dessinés. Mais d'une part, je me suis habitué au style des personnages et surtout par la suite les décors ruraux m'ont nettement plus plu. Soignés, joliment colorisés, ils se sont révélés esthétiques et pleins d'atmosphère.

Bref, arrivé à la fin du deuxième tome, j'avais bien envie de lire le troisième et dernier. Malheureusement, je viens de reclasser la série en série abandonnée car les 2 premiers tomes sont parus en 2009 et 2010, le dernier message des auteurs sur Facebook au sujet du tome 3 date de 2012 et montraient des story-boards de quelques planches en disant que l'album allait bientôt sortir, mais depuis plus aucune nouvelle et le dessinateur s'est consacré à une autre série. J'imagine qu'on ne verra jamais la fin de cette histoire et du coup je suis déçu.
Dommage car, même si elle a mis un peu de temps à monter, la mayonnaise avait fini par bien prendre avec moi.

Nom série  Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island  posté le 14/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ouvre un comics de Warren Ellis, j'espère toujours retrouver le plaisir que j'ai eu à lire des séries comme Transmetropolitan, Planetary ou encore Desolation Jones. Mais trop souvent ces derniers temps, je suis déçu par ses autres oeuvres que je trouve quelconques.

Ce one-shot a le mérite d'être relativement original dans son contexte et ses personnages, mais très vite il sombre dans le récit d'action très banal et sans surprise.
Nous sommes placés dans un cadre inspiré du steampunk. L'Angleterre du début 19e siècle qui y est représentée est historiquement réaliste, avec même un petit cours d'histoire sur les origines des policiers de Londres (Bobbies ou Peeleers) et leur opposition aux Bow Street Runners, forme un peu plus archaïque des forces de police professionnelles Londoniennes qui ont été actifs en même temps qu'eux à l'époque. Mais le fantastique apparaît rapidement avec un groupe secret bénéficiant de merveilles de la science qui est confronté à un parti infiltré au pouvoir et profitant d'une pierre extraterrestre aux pouvoirs surnaturels.

Une fois ce contexte placé, on était en droit d'espérer une histoire prenante et originale mais il n'y a là pas de quoi s'enthousiasmer.
Le graphisme est correctement réalisé mais pas trop ma tasse de thé. Il se pare d'un aspect un peu rétro, rappelant parfois les anciennes gravures. Si sur la forme, c'est assez beau, sur le fond les mises en scènes sont encombrées et manquent de clarté. Il faut s'attarder sur chaque case pour la déchiffrer correctement et cela impacte un peu la fluidité de lecture. Et les couleurs trop sombres n'arrangent pas l'affaire.
Quant au scénario, comme dit plus haut, une fois le contexte posé il devient très basique et sans profondeur. Le héros rejoint le camp des gentils, affronte un gros méchant puis tous les gentils vont attaquer la base des méchants, gagnent et le héros embrasse la belle. Voilà, c'est presque tout.

Il y a donc du bon et du plus décevant dans cet album qui ne marquera pas les mémoires et ne vaut que parce que son contexte n'est pas mauvais et qu'il est relativement divertissant mais sans plus.

Nom série  Tebori  posté le 12/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai été très agréablement surpris par cette série mélangeant très logiquement la thématique des yakuzas et celle des tatouages et des légendes japonaises.

Pour commencer, le graphisme est très bon. Le trait de Marcial Toledano m'a fait penser à celui de Ralph Meyer que j'aime beaucoup. Maîtrisé, dynamique et clair, il est beau. Il excelle dans le dessin des corps des personnages et c'est parfait pour cette histoire autour de tatouages vraiment élégants et soignés. Il n'y a que le choix de représentation des lèvres féminines qui ne m'a pas trop convaincu même s'il donne une certaine personnalité à son style.

Au départ, l'histoire m'a paru très banale, avant des combats de gangs à motos au Japon qui rappellent immédiatement Akira. Mais très vite, on abandonne les combats de rue pour la thématique bien plus sage des tatouages traditionnels. Et peu à peu s'engage une intrigue autour de yakuzas, de légendes folkloriques, d'une étrange créature surnaturelle et d'un mystérieux tueur. Pendant longtemps on ne sait pas s'il y a du fantastique dans ce scénario ou si tout n'est qu'imagination et illusion.
C'est très bien raconté, les personnages sont plutôt attachants et sans manichéisme et l'histoire est accrocheuse.
Vraiment une bonne surprise qui a en outre le bon goût de se terminer en trois tomes.

Nom série  La Grande Aventure du Journal Tintin  posté le 12/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3,5/5

Je ne suis pas un véritable ancien lecteur du journal Tintin et je n'en connais qu'une courte période datant du tout début des années 80. J'aime cependant retrouver les ambiances de "BD à papa" qu'on peut ressentir dans ce type de recueil d'anciens périodiques jeunesse datant de la seconde moitié du 20e siècle. C'est souvent toute une époque qui resurgit devant les yeux du lecteur, celles des goûts et aspirations des jeunes d'antan et des œuvres anciennes d'artistes qui sont parfois devenus très célèbres.

Je salue l'ambition de cet ouvrage de nous faire découvrir en 777 pages la rétrospective complète de toute la vie du journal Tintin en incluant pour chaque période des extraits ou histoires courtes de séries emblématiques. Cela permet à la fois de découvrir ou redécouvrir l'histoire du journal de ses débuts à sa fin et de savourer des bandes dessinées de chaque époque, avec tous leurs styles différents.
Ces choix de planches sont plutôt bons, avec des épisodes permettant de se faire une idée assez bonne d'à quoi ressemblaient les séries en question. J'en connaissais un bon paquet sans vraiment les connaître et d'en lire des extraits essentiels était plutôt agréable et intéressant. C'est très instructif côté culture générale en matière de bande dessinée et ça m'a donné envie de découvrir plus avant certaines d'entre elles. Et puis il y en a tellement à voir sur toutes les pages de cet énorme album qu'on en a clairement pour son argent.

Je suis par contre un peu déçu par l'aspect éditorial de cet album, qui est pourtant capital ici.
Outre les pages d'introduction de l'album dans son ensemble qui ne sont pas mauvaises, c'est au niveau des textes introduisant chaque période du journal (périodes composées à chaque fois de 2 années consécutives) que je suis un peu circonspect. Car si ces quelques pages incluent des extraits du journal de l'époque, réponses au courrier des lecteurs et autres petites publicités internes, elles contiennent aussi du texte éditorial récent datant de 2016. Et ce texte, destiné à résumer ce qu'il se passait dans le journal à chacune de ces époques, est assez rébarbatif à lire et n'a pas su me transmettre clairement la substantifique moelle de l'esprit de ces périodes.
En outre, tout est écrit avec des polices de caractère assez similaires de telle sorte qu'il n'est pas évident de discerner si certains textes ont été écrits tout récemment ou si ce sont des extraits d'époque. Notamment, tout le fil rouge autour de "Tintin reporter", ce journal qui a très brièvement pris la relève du journal Tintin après sa disparition, a été pour moi si confus que je me suis demandé si c'était une tentative de lancer ou relancer ce journal de nos jours suite à la publication de ce gros recueil.

En définitive, je suis tout à fait satisfait de mon achat de cet album car il m'a offert un panorama de la vie du journal Tintin des 1946 à 1988 et m'a permis de découvrir un très grand nombre de séries publiées à l'époque dans ses pages. Mais ces séries ne sont pas toutes formidables, et surtout j'aurais aimé un travail éditorial un peu plus clair et décrivant un peu mieux l'ambiance de chaque période de la vie du journal.

Nom série  L'Adoption  posté le 05/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je commence à m'habituer aux histoires toutes douces et jolies de Benoît Zidrou. M'y habituer au point que je finis par les trouver un peu prévisibles.
J'attends de les voir mettre en place doucement leur récit plein d'humanité, de voir les personnages devenir de plus en plus attachants et finalement l'émotion s'installer sans faille.

Une fois de plus, il est aidé en cela par un très bon dessinateur qui nous offre des planches justes et belles, avec des personnages pleins de vie. Bon, le coup de gros yeux ronds de la petite fille pour la rendre plus mignonne et touchante, c'est facile mais ça marche toujours. Et c'est avec ce joli dessin qu'on a envie de se laisser bercer par une histoire toute en émotion.

Sauf que là, je m'y attendais un peu trop, trop habitué que j'étais, et je n'ai pas su me laisser autant touché que j'aurais pu l'espérer. Un peu trop de passages convenus.
Par chance, la fin du premier tome apporte une vraie surprise à laquelle je ne m'attendais qui relance le scénario d'un coup. D'autant plus que je croyais lire un one-shot mais qu'il appelle effectivement le second tome encore à paraître.

Nom série  Morgane  posté le 05/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD dispose d'un graphisme très appréciable et qui vaut le coup d'oeil. Tout en teintes de pourpre et de bleu légèrement turquoise, il est très élégant et plein de charme. Outre les jeux de couleurs, son style mélange les influences picturales d'agréable manière. On notera notamment quelques références appuyées à Klimt. Seuls les visages dentus des personnages et le côté grosse brute idiote de la plupart des hommes ne me plait pas trop.

Il faut dire que c'est largement le sujet de l'histoire, une trame féministe qui oppose une Morgane pleine d'esprit et d'envie de liberté à des hommes rustres, idiots et profitant de leur force. Le fond du récit n'est pas faux. Si l'on excepte la belle légende des chevaliers purs et sans reproche, le rude guerrier médiéval était probablement brutal, arrogant et méprisant envers les femmes. Et quand une femme de tête aussi belle et douée que Morgane devait apparaître, elle devait être fort frustrée et haineuse de la main-mise des hommes. Mais de là à en faire tous des couillons innommables, on tombe dans la caricature inverse et du coup le récit perd en subtilité pour devenir un peu basique. Seul Merlin, absolument pas exempt de défauts pour autant, et surtout le père de Morgane sortent un peu du lot.

C'est ainsi que ce beau dessin m'a permis de parcourir avec plaisir une histoire qui, de son côté, ne m'a que moyennement convaincu. J'aurais aimé davantage d'esprit, de profondeur et moins de manichéisme.

Nom série  Une vie d'amour  posté le 04/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD concept qui se lit trop vite pour valoir vraiment son achat mais qui n'est pas mal dans la forme et le resultat.
Il s'agit de mettre en scene la vie amoureuse/sexuelle d'un couple depuis son premier baiser adolescent jusqu'a ses derniers instants de vieillesse. C'est vite raconte en globalement 5 ou 6 scenes cles a differentes etapes de leur vie. Le dessin et la mise en scene sont assez bons.
Mais comme je l'ai dit, ca se lit trop vite et s'oublie aussi un peu vite.

Nom série  La Dernière Chevauchée  posté le 30/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce western en deux tomes aurait pu être pas mal.
Car la trame du scénario n'est pas mauvaise, parce que les personnages sont plutôt bons et parce que le dessin m'a bien plu (à part sur une quinzaine de pages au milieu du second tome où il semble changer brusquement de style en abandonnant ses hachures et ses ombrages pour devenir plus rond : j'ai presque cru que Crisse avait repris le crayon à ce moment là). Il y a une ambiance Western Spaghetti brutal et sans concession qui est assez réussie.

Mais le problème, c'est que ça ne marche pas parce que la narration est très confuse et l’enchaînement des péripéties est raté.
Le rythme est très rapide, il se passe plein de choses, on saute d'un lieu à un autre rapidement, et tout est mal mis en scène. On s'y perd très vite, et j'ai dû revenir plusieurs fois en arrière pour comprendre ce qu'il se passait, qui était qui et pourquoi ils agissaient ainsi. Trop de personnages qui se ressemblent, trop de réactions incohérentes et gratuitement violentes, et des scènes d'action où ça défouraille dans tous les sens mais où on a bien du mal à comprendre ce qu'il se passe vraiment. Et de manière générale, le scénario pourrait se résumer ainsi à une succession de massacres au pistolet et à la carabine où ça tire dans tous les sens et où les cadavres d'innocents et de moins innocents finissent éparpillés un peu partout.
Et l'histoire se termine sur un nouveau festival de coups de fusils et de morts dans tous les sens, dont j'ai eu bien du mal à comprendre la motivation.

Bref, j'ai relativement bien savouré l'ambiance et le dessin de cette série, mais l'histoire n'est qu'un ensemble embrouillé et violent qui tient difficilement la route.

Nom série  Le Chant de mon Père  posté le 30/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Keum Suk Gendry-Kim est coréenne, installée à Paris depuis de nombreuses années. A l'occasion de la venue de sa mère, elle se souvient de sa jeunesse et de l'histoire de sa famille en Corée du début années 70 aux années 90. Alors qu'ils vivaient à la campagne, correctement mais chichement, ils ont décidé d'aller s'installer à Séoul alors en pleine croissance. Mais la confrontation avec la réalité citadine du pays à l'époque sera loin d'être facile.

L'auteure met son récit en scène avec un graphisme rappelant la peinture asiatique à l'encre de Chine. S'il est assez basique pour les personnages, il présente une certaine élégance dans ses décors et fonctionne bien.

L'histoire est intéressante car elle permet de découvrir la vie en Corée dans le dernier quart du XXe siècle. J'ai appris pas mal de choses sur le développement à deux vitesses du pays à l'époque, entre ceux qui en profitaient et ceux qui trimaient dans la misère. Les réactions des personnages, marqués par leur culture familiale et les mœurs sociales coréennes, sont également intéressantes.
Si j'ai trouvé le récit instructif et plutôt bien mené, je n'ai pas non plus été particulièrement captivé ni touché. On apprend des choses et on comprend l'état d'esprit de la femme qu'est devenue l'auteure et de l'enfant qu'elle était, mais ce n'est pas un album que je relirai.

Nom série  Taïpi - Un paradis cannibale  posté le 29/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit qui a le souffle des romans d'aventure exotique du 19e siècle. Il met en scène deux marins américains, membres d'équipage d'un baleinier, qui décide de fuir le bord de ce dernier pour trouver refuge à l'intérieur des terres des îles Marquises alors encore sauvages. Mais s'étant perdus et blessés, ils se retrouvent recueillis par une tribu indigène cannibale dont ils ont toutes les peines du monde à comprendre les motivations : sont-ils prisonniers ? Sont-ils en sécurité ? Vont-ils être mangés ?

Le cadre et le contexte sont assez originaux pour attirer l'intérêt. La relation entre simples pêcheurs américains et militaires français en 1842 n'est pas un sujet souvent vu, pas plus que l'intégration de ces mêmes américains au sein d'une tribu indigène dont la culture mêle une évidente sagesse bien terre à terre tout en pratiquant le cannibalisme. On est rapidement dépaysé et c'est agréable.

Le dessin est assez simple, tout en crayonnés façon Nouvelle Bande Dessinée. Même s'il est efficace et clair, j'avoue ne pas être tombé sous son charme. Notamment, certaines grandes cases pour montrer la végétation sauvage de l'île sont assez décevantes car elles m'ont donné l'impression de voir simplement de plus grosses hachures crayonnées.

L'histoire m'a intéressé mais la mayonnaise n'a que moyennement pris. Il se dégage peu d'émotions hormis la curiosité de voir cette société indigène complexe et plutôt sympathique au final. La conclusion du récit est également un peu plate, sans grande surprise ni réel développement.
Bref, c'est une lecture plaisante et intéressante mais il lui manque quelque chose pour marquer la mémoire.

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