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... a posté 4954 avis et 1915 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Grot le gobelin amoureux  posté le 14/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD raconte l'histoire légère d'un gobelin canaille et sale qui tombe un jour amoureux d'une jolie fée et décide de changer pour la séduire.

Le dessin est dans un style naïf et personnel à la fois, agrémenté d'ombrages intéressants rappelant un peu le fusain. Le tout est coloré dans une palette dé-saturée également assez originale.

L'histoire est agréablement menée mais j'ai trouvé qu'elle s'étirait un peu en longueur, au fil des étapes un peu répétitives de la transformation du héros gobelin. C'est une lecture assez agréable mais je n'ai pas été captivé tout du long.
J'ai par contre été agréablement surpris par la conclusion du récit et sa morale qui n'est pas bête du tout.

C'est cette conclusion et la personnalité du graphisme qui font que je trouve cet album pas mal. Mais c'est à mes yeux un achat dispensable car je doute le relire et mes enfants n'ont pas accroché pour leur part.

Nom série  La Peau du Rhinocéros  posté le 14/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Peau du Rhinocéros est un petit conte animalier de Rudyard Kipling du type de celui où il expliquait l'origine de la trompe des éléphants. Sur un ton humoristique, il raconte ici comment la peau des rhinocéros est devenue rugueuse et plissée et d'où vient leur mauvaise humeur permanente.
Le dessin est simple, coloré et agréable. La narration fluide.
C'est une sympathique lecture mais trop vite lue à mon goût et pas férocement amusante. J'ai juste bien aimé le maillot de bain du rhino quand il va se baigner.
Hormis cela, c'est une lecture peu mémorable à mes yeux, même si ma fille l'a également trouvée sympa.

Nom série  C'est toi ma maman ?  posté le 14/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'avais relativement apprécié Fun Home : Une tragicomédie familiale. Malgré son côté morose et lent, j'avais trouvé cet album intéressant. Aussi pensais-je trouver dans C'est toi ma maman ? un récit similaire et probablement intéressant lui aussi. Mais j'ai déchanté dès les premières pages.

J'ai trouvé cette bande dessinée illisible.
Illisible à cause de sa narration embrouillée d'une part, à cause de son texte surabondant qui lui donne parfois des allures de mémoire littéraire accompagné d'images en annexe, mais aussi et surtout parce que c'est particulièrement rébarbatif.
Il s'agit ni plus ni moins que de la psychanalyse de l'auteure mise en scène sur 300 pages. Elle cherche ses mots, elle raconte les choses comme elles lui viennent, elle raconte ses rêves et leur cherche des symboles. Et en même temps qu'elle raconte ses pensées au moment même où elle écrit cet ouvrage, elle raconte aussi de manière très éclaté des bribes de son passé et elle mélange à tout ça la biographie du psychanalyste Donald Winnicott tout en faisant sans arrêt de longues références aux thèses psychanalytiques.

C'est d'une lourdeur incroyable.
Une fois très péniblement lues les cinquante premières pages, j'ai commencé à survoler la suite en espérant que ça devienne moins ennuyeux, lisant des extraits de quelques pages par-ci par-là, mais ça reste accablant d'ennui et d'inintérêt si vous n'êtes ni un passionné de psychanalyse ni l'auteure elle-même ou très éventuellement sa mère.
Et j'ai voulu voir où tout cela était sensé nous mener en lisant la fin, mais j'ai dû la relire tant elle se termine en queue de poisson.

Rien, je n'ai vraiment rien trouvé qui m'intéresse dans cet album.

Nom série  La Propriété  posté le 13/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre à l'instant que cette série a gagné le Prix Spécial du Jury au dernier festival d'Angoulême. J'en suis un peu surpris car autant c'est une BD intéressante et agréable, autant elle ne sort quand même pas vraiment du lot.

Elle met en scène une jeune femme et sa grand-mère, Israéliennes toutes deux, qui viennent en Pologne dans le but initial de réclamer la propriété familiale qui leur a été spoliée plusieurs dizaines d'années auparavant, durant la Seconde Guerre Mondiale. Traumatisme pour la grand-mère qui revient là pour la première fois et prend de plein fouet les souvenirs de ce qu'elle y a vécu, même si elle a quitté le pays avant le début de la guerre. Découverte de la ville et de ses habitants pour la jeune femme mais aussi difficile soutien apporté à sa grand-mère dont elle ne comprend pas bien le comportement qui cache visiblement quelque chose. Sans compter cet ami de la famille rencontré, par hasard ou non, dans l'avion vers Varsovie et qui depuis colle un peu trop aux basques de la jeune femme.

C'est une lecture intéressante car elle présente avec sincérité une famille israélienne en voyage à l'étranger et en même temps sur les traces d'un passé resté en partie mystérieux. Le caractère des deux femmes est bien rendue. L'une accumule les stéréotypes de la vieille juive, que ce soit vis-à-vis de l'argent mais aussi de la rigueur de comportement, tandis que l'autre est plus moderne et un peu tiraillée entre deux cultures, celle de sa grand-mère et la culture occidentale. Les deux sont rendues attachantes même si on a un peu de mal à comprendre au départ pourquoi la grand-mère est aussi peu communicative et réagit aussi bizarrement.
La narration est très fluide et on ne s'ennuie pas du tout.
Le dessin est un peu simple mais efficace, même si je ne suis pas très fan de son trait un peu faible techniquement, notamment en ce qui concerne les expressions des visages et les lèvres dès qu'elles sont un peu pulpeuses.

Au final, c'est une lecture plaisante, bien menée et pas inintéressante. Un bon album, même s'il ne mérité pas forcément un prix à Angoulême.

Nom série  Le Bestiaire amoureux (Grand Vampire)  posté le 12/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'étais persuadé d'avoir déjà lu ou au moins feuilleté les albums de Grand Vampire, mais c'est en lisant l'intégrale Vampire qui les regroupe tous ainsi que des dessins et planches inédites que j'ai constaté que ce n'était pas le cas.

Ce fut une lecture relativement plaisante, pas véritablement ma tasse de thé mais pas ennuyeuse. Le ton de la série est assez original puisqu'il mélange un peu tout : fantastique, gothique, enquêtes policières, aventures mais avant tout et surtout histoires romantiques ou de coucheries. La narration est également étonnante puisqu'elle semble parfois non linéaire, comme improvisée, avec parfois des digressions ou des sauts du coq à l'âne qui font qu'on ne sait jamais trop où on va aller et à quelle thématique s'accrocher.

J'ai (approximativement) retenu une citation de l'un des albums de cette série : "l'amour, c'est comme la nourriture, il ne faut pas s'en tenir au même plat tous les jours, il faut varier les repas". En effet, les personnages de cette série partagent une morale amoureuse très libre où il semble idiot d'être fidèle et de ne pas embrasser le ou la première venue dès qu'il ou elle nous plait, qu'on soit déjà en couple ou pas, d'ailleurs ça n'a aucune importance l'important c'est d'"aimer". Sauf que cette vision égoïste de l'"amour" n'est pas la mienne et qu'elle a plutôt tendance à m'agacer au départ puis à me lasser sur la longueur.
C'est un état d'esprit que j'ai retrouvé dans la majorité de l'oeuvre de Sfar. Et comme c'est un auteur qui aime à étaler sa philosophie dans ses œuvres, avec beaucoup de dialogues métaphysiques ou donnant des leçons de vie, je n'y accroche pas.

De même qu'on retrouve l'état d'esprit typique de Sfar dans cette série, on y retrouve aussi énormément de personnages de ses autres œuvres : Professeur Bell, Paris-Londres, Petit Vampire, La Fille du professeur, Le Petit Monde du Golem, un chat rappelant celui de Rabbin, des clins d'oeil à la musique Klezmer... et j'en ai peut-être encore manqué. On dirait que l'auteur cherchait à se créer un univers imaginaire que se partagerait une grande partie de ses récits. Je trouve ça assez sympa même si ça donne aussi l'impression qu'on n'est que témoins superficiels de bribes de vie de personnages qui nous échappent, comme un recueil de private jokes.

A côté de cela, le graphisme n'est pas ma tasse de thé non plus. Il est en fait très variable. Majoritairement, c'est le trait tremblotant et peu soigné d'un Sfar qui cherche à aller à l'essentiel pour raconter son histoire. Ce trait là, je ne l'aime pas, il ne me séduit pas, surtout quand dans les planches les plus récentes, il s'apparente de plus en plus à des croquis volontairement gribouillés et aux couleurs improbables. Quelques fois pourtant, il fait montre d'une belle maîtrise et prouve son talent de dessinateur par quelques corps, visages ou décors très bien rendus. D'autres fois, il change aussi de technique, le temps d'une case ou plus, et ça peut aussi donner de beaux résultats. Et puis dans les inédits et dessins à la fin de l'intégrale, on trouve quelques planches plus anciennes ou dessins préparatoires au style beaucoup plus classique qui prouvent que Sfar a vraiment de la technique et qu'il aurait pu, s'il l'avait voulu, fournir des planches bien plus soignées, voire réalistes. Mais il ne le veut pas... ce n'est pas ou plus sa philosophie... Tant pis si moi, ça ne me convainc pas tellement.

En définitive, une lecture pas désagréable, assez variée, mais à laquelle je n'accroche pas vraiment.

Nom série  Le Voyage des Pères - L'Exode selon Yona  posté le 05/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais déjà beaucoup aimé Le Voyage des Pères et j'ai retrouvé dans l'Exode selon Yona ce qui m'y avait plu, voire un petit peu plus au niveau des décors qui sont un peu plus variés et colorés.

Une fois de plus, je me suis beaucoup amusé de cette vision modernisée et un peu iconoclaste de la mythologie biblique. Les dialogues et les situations sont excellents, les gags bien amenés.

Le dessin est très agréable, plus maîtrisé à mes yeux que dans la série précédente, notamment au niveau de l'encrage et de la colorisation que j'apprécie davantage.

Je dois dire que j'ai plus apprécié les deux premiers tomes, qui m'ont beaucoup fait rire, que les deux derniers où l'humour est un peu plus dispersé. Mais la conclusion tient la route donc cela me convient, quoique la toute fin me soit parue un tout petit peu expédiée.
Je ne rejette rien de la série dans son ensemble et j'en conseille sans hésiter la lecture.

Nom série  Léonard & Salaï  posté le 04/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Léonard & Salaï met en scène la biographie de Léonard de Vinci à partir de 1490, date de l'entrée à son service du jeune Gian Giacomo Caprotti da Oreno, dit Salaï. La bande dessinée met ici l'accent sur la vie intime de Léonard et notamment sa romance ambiguë avec Salaï, présenté très ouvertement comme étant son amant en plus d'être son modèle et un disciple singulièrement insolent.

C'est ainsi qu'on les suit dans leurs errances entre Milan, Mantoue, Venise, Florence puis probablement en France dans le second tome. On y aperçoit les différentes grandes œuvres sur lesquelles le génie créateur a travaillé et peiné durant ces années, ses difficultés personnelles, ses conflits et les différents exils ou contrats qui se sont succédés pour lui. On y découvre notamment que malgré son immense talent, sa vie artistique n'a pas été des plus faciles.
Mais au-delà de cet aspect historique et artistique, la thématique de ce diptyque est en priorité la relation amoureuse entre Léonard et Salaï, romance bientôt rendue plus complexe avec l'apparition d'un troisième élément, le jeune Francesco Melzi, à la fin du premier tome.

L'accent est également mis sur le graphisme. C'est en effet un dessin à quatre mains. Benjamin Lacombe entame le story-board, ensuite aidé par Paul Echegoyen. Puis ce dernier dessine les décors. Et enfin Benjamin Lacombe y inclut les personnages puis ajoute la colorisation.
Décors et couleurs sont inspirés par l'oeuvre de De Vinci et par les illustrations d'époque. C'est ce qui m'a le plus séduit dans cet ouvrage. Les paysages, vues en extérieur et décors intérieurs sont beaux et très soignés.
A l'inverse, j'ai hélas été rebuté par la représentation des personnages. Je n'accroche pas du tout au style de Benjamin Lacombe qui leur donne des allures proches du manga avec des corps très androgynes et des visages aux yeux de biche démesurés. Je me suis trop souvent cru en train de lire un pauvre yaoi caricatural alors que le même récit, avec exactement la même narration mais avec des personnages plus réalistes m'aurait nettement plus charmé.
A noter aussi, et c'est important, que les pages de la bande dessinée sont régulièrement entrecoupées par des grandes illustrations en une ou deux pages directement inspirées de célèbres tableaux de De Vinci avec l'insertion de la touche personnelle de Benjamin Lacombe. Là aussi je n'apprécie pas trop les yeux énormes des personnages mais j'ai néanmoins trouvé très belles la majorité de ces peintures. Elles sont très soignées et on y sent l'admiration de l'auteur pour l'oeuvre de De Vinci. Elles apportent surtout une belle touche esthétique et d'ambiance supplémentaire à l'ouvrage.

Au final, même si j'ai eu un peu de mal avec le côté légèrement yaoi du récit causé par le style graphique des personnages et par une légère mièvrerie dans la relation entre Léonard et Salaï, c'est une histoire intéressante et instructive qui nous est contée là, et le graphisme vaut le coup d’œil pour ses représentations personnelles des œuvres de De Vinci et pour ses décors.

Nom série  Sortie des artistes (Lucie Lomova)  posté le 04/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sortie des artistes est une enquête policière dans la veine la plus classique du genre. Il y a un peu d'Agatha Christie dans son ton avec une touche de modernité plus actuelle. Le récit prend en outre pour cadre le monde du théâtre, des acteurs et des critiques.

C'est une lecture sans grande surprise mais plutôt agréable. On suit la déroulement son enquête avec plaisir, même si l'on s'y perd un peu dans les personnages dans les premières pages. Le format à l'italienne est un peu original pour un tel type de récit même s'il n'apporte pas grand chose au final si ce n'est un album agréable en main. Le graphisme, quant à lui, est tout aussi classique, s'approchant parfois presque de la ligne claire, avec une certaine rondeur dans le trait.

C'est une lecture plaisante, qui ne marquera pas les esprits par son originalité ou sa force, mais elle fait passer un bon moment et tient bien la route.

Nom série  Justice League - L'Autre Terre  posté le 27/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire avait déjà été en France chez Soleil en 2000 en tant que premier tome de sa série JLA, sous le titre Terre 2, traduction directe de son titre original Earth-2.

Grant Morrison y imagine un univers parallèle où absolument tout est inversé au niveau du Bien et du Mal, où Alexandre Luthor combat les méchants qui forment le CSA (Crime Syndicate of Amerika) mais où au-delà de ça, tout le reste du monde est également inversé (Adolf Hitler est considéré comme un bienfaiteur de l'Angleterre, Angleterre qui a déclaré la sécession des USA dont elle était la colonie en 1790, Owlman (alias Batman méchant) cherche avec l'aide d'un parrain de la Mafia du nom de Boss Gordon à se venger de son père commissaire de Gotham City qui n'est autre que Bruce Wayne lui-même, etc...).
Un monde qui n'aurait pas été inintéressant de creuser et de découvrir plus en profondeur, ainsi qu'une réflexion sur le Bien et le Mal qui aurait pu porter ses fruits, mais hélas trop vite gâchés par de stupides combats entre super-gentils contre super-méchants, d'utilisations de super-pouvoirs, de rebondissements et d'action sans réelle originalité. C'est comme un fond de scénario pas mauvais qui aurait malheureusement tourné à la super-production hollywoodienne idiote.

Le dessin pour sa part n'est pas mauvais. Frank Quitely a un style à la fois proche des standards du comics de super-héros des années 90 tout en ayant une légère touche bien à lui, avec un peu plus de rondeur dans le trait notamment.

Au final, malgré une idée de base sympathique qu'on aurait aimé explorer plus en détails, il se développe en un simple divertissement d'action sans prétention ni envergure. Ça se laisse lire mais c'est un achat dispensable.

Nom série  Before Watchmen - Le Hibou  posté le 27/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Hibou et Rorschach sont des personnages de Watchmen que j'aime beaucoup, je ne pouvais donc pas passer à côté de l'album décrivant les débuts du premier, la rencontre entre les deux et quelques-unes des premières aventures de ce duo justicier bien particulier.

Et j'ai eu ce que je voulais.
Le personnage du Hibou est présenté de manière intéressante et assez attachante. Sa relation avec Hollis Mason, le Hibou originel est bien rendue. La rencontre avec Rorschach est un peu abrupte mais OK. Leurs premières aventures en duo sont présentées brièvement mais soit. J'ai bien aimé la rencontre et la relation avec la Dame du Crépuscule. Et l'intrigue finale qui forme le fil rouge du récit n'est pas mal.
Le tout est mis en image dans un graphisme agréable même si l'encrage initial d'un Joe Kubert très vieillissant n'a pas toujours été à mon goût. Son remplacement par Bill Sienkiewicz à partir des deux tiers de l'album ne m'a pas dérangé mais là non plus, je n'en suis pas un grand fan.

En définitive, ce fut une lecture agréable mais pas mémorable. J'espérais bien plus de ce duo de personnages. Là, nous sommes dans le convenu, ne sortant jamais des rails bien tracés par Alan Moore dans son oeuvre initiale, et offrant au final une histoire un peu plate qui manque d'impact tant narratif qu'au niveau du contenu. Les auteurs n'ont pas su sublimer leur extrait de la création de Moore. Ils n'y apportent pas grand chose de plus que de l'attendu et rien qui touche autant que les mêmes personnages du Hibou et de Rorschach tels que mis en scène dans Watchmen.
Pas mal mais malheureusement dispensable, même si j'en retiendrais quand même la romance entre la Dame du Crépuscule et Dan Dreiberg.

Nom série  Skandalon  posté le 24/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quand j'ai emprunté cette BD sans la feuilleter, je croyais à voir la couverture qu'il s'agissait d'un récit se déroulant dans la Grèce Antique. Aussi ai-je été surpris d'y lire un récit moderne n'ayant strictement rien à voir avec ce décor à part au niveau métaphorique puisqu'en Grec Antique, le titre Skandalon fait référence au scandale et à quelqu'un poussant au pêché.
L'intrigue met en effet en scène un jeune rocker au succès international qui part complètement à la dérive en alignant provocations sur provocations.

J'ai trouvé la mise en scène de cet errance et du succès qui détruit assez réussie. Même s'il est rendu détestable, le personnage principal est bien rendu et l'ambiance malsaine de déréliction et de scandale l'entourant est bien foutue.
Le graphisme par contre ne m'a pas franchement plu, notamment pour les visages un peu agaçants des personnages et les anatomies bizarres aux jambes trop courtes et raides.

Malgré ma curiosité pour le personnage et l'envie d'essayer de comprendre comment il en était arrivé et ce qu'il désirait véritablement, j'attendais cependant que l'histoire démarre pour de bon.
Mais voilà, elle se termine pour moi complètement en queue de poisson. Quoi, c'est tout ? Tout ça pour ça ?
J'ai eu le net sentiment d'une histoire qui n'avait pas pris son envol et qui demandait à prendre de la consistance et s'est arrêté avant même d'avoir commencé. Je sors donc déçu de cette lecture.

Nom série  Mr. Nobody  posté le 21/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Ce seinen souffle le chaud et le froid.

C'est un polar fantastique assez glauque et sombre avec une bonne dose d'action.
Au rayon de ses qualités, il y a une histoire qui tient en trois tomes seulement et qui ne va donc pas s'éterniser et s'essouffler. Il y a aussi un graphisme réaliste soigné et qui appuie efficacement l'ambiance du récit. Enfin il y a une intrigue complexe et mystérieuse qui attise la curiosité.

Mais je ne suis pas tombé sous le charme.
D'abord parce que cette intrigue mystérieuse fleure un peu le déjà-vu et laisse deviner des histoires d'expériences militaires sur le vivant ou de manipulations mentales dont je crains qu'elles manquent de crédibilité et paraissent faciles après coup.
Mais c'est surtout la narration qui m'a déplu. Elle est très confuse. Le graphisme sombre et empli de plans rapprochés est étouffant et ne facilite pas la compréhension des scènes d'action. Les personnages se confondent trop facilement. Paradoxalement et à l'inverse je n'avais pas la certitude que l'un d'entre eux avait vraiment le même visage que le héros car leurs traits changeaient un peu à chaque case.

Bref, même si c'est un récit de qualité acceptable et au graphisme de bonne tenue, j'ai eu du mal à entrer dedans et je le trouve assez convenu malgré l'aspect dramatique qu'il cherche fortement à prendre.
Peut-être que la suite relèvera mon intérêt mais je ne suis pas encore convaincu.

Nom série  Une Histoire d’hommes  posté le 17/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une histoire d'hommes... ouais... une histoire sérieuse en tout cas où Zep nous joue le couplet des anciens amis qui se retrouvent près de 20 ans plus tard pour faire semblant de passer un moment d'amusement mais où ils s'agit surtout de revenir sur leur passé commun et d'essayer de panser une plaie encore ouverte. L'origine de ce mal est dévoilé peu à peu même si on comprend très vite que tout tourne autour du fait que le groupe rock qu'il formait à l'époque s'est brisé du jour au lendemain et que seul l'un d'entre eux a ensuite eu un véritable succès artistique, plongeant en contrepartie son propre frère dans un marasme dont il n'est pas encore sorti.

Avec ce thème tournant autour du rock et d'adultes qui ont gardé un esprit un peu adolescent, on retrouve l'univers qu'affectionne Zep. Son graphisme y sert très bien l'histoire et son semi-réalisme fait tout à fait oublier sa lointaine parenté avec le style de Titeuf.
L'intrigue n'est pas mauvaise mais je dois avouer qu'elle ne casse pas trois pattes à un canard. Je n'ai pas trouvé les personnages particulièrement attachants et l'intrigue elle-même a un tout petit peu titillé ma curiosité mais sans me captiver pour autant.
Le résultat est un récit qui sonne assez juste et n'est pas mal au final, mais ce n'est pas une lecture qui me marquera.

Nom série  Famille Pirate  posté le 17/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Famille Pirate est un dessin animé que mes enfants, ma femme et moi aimons bien. On s'y retrouve dans cette petite famille même si en guise de crocodile de compagnie, nous c'est plutôt un lapin nain. Les personnages sont sympas, l'ambiance marrante, les dialogues et les situations nous font rire, bref on passe un agréable moment.
J'ai cependant moins accroché à la BD malgré quelques indéniables qualités.

J'aime le dessin de Fabrice Parme... en général en tout cas. Car pour cette série là, autant j'apprécie retrouver son trait frais et dynamique et ses couleurs lumineuses, autant j'ai un peu de mal avec ses visages. Je n'y retrouve pas exactement les traits des personnages que j'aimais dans le dessin animé. Je le trouve plus rugueux, plus grossier. C'est surtout le visage de la mère qui a beaucoup moins de charme que dans l'animé, je trouve.

Côté scénario, c'est bien la même ambiance qu'à la télé. Mais j'ai trouvé qu'il y avait un problème de rythme. La narration coule de manière saccadée je trouve et l'humour passe moyennement. Je n'ai pas réussi à rentrer pour de bon dans les intrigues.
Ça reste sympa, mais j'espérais mieux.

Nom série  Robert Moses - Le Maître caché de New York  posté le 16/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais absolument pas ce fameux Robert Moses. Je ne savais même pas du tout qu'une si grande partie de l'aménagement et des constructions du New York du XXe siècle était dû à la volonté d'un seul homme ayant œuvré durant près de 40 ans au service de la ville.

Cet album est donc instructif puisqu'il met en scène la biographie complète de ce personnage et nous apprend comment il en est venu à travailler à l'urbanisme de la ville de New York, par quoi il a commencé, quelles ont été ses réalisations successives et comment s'est terminé sa carrière. On y découvre un personnage impressionnant, à l'oeuvre gigantesque, mais aussi un être humain assez froid et autoritaire. Les auteurs insistent sur le fait qu'il n'était pas exempt de défauts comme un probable racisme ou une paradoxale misanthropie envers les démunis qui contraste avec ses innombrables constructions pour les loisirs et le confort de vie des classes moyennes.
Le tout est soutenu par un graphisme élégant et agréable.

C'est donc une lecture instructive mais aussi un petit peu rébarbative. Il n'y a pas de véritable rythme, d’accroche particulière. Même si les faits sont bien racontés, nous ne sortons guère du cadre du documentaire ou de la biographie bien documentée. Il faut être intéressés par le sujet de l'histoire de la ville de New York et par l'urbanisme pour véritablement apprécier l'ouvrage.

Avec cet album, j'aurais appris pas mal de choses à commencer par l'existence même de Robert Moses et son oeuvre considérable, un sujet très intéressant, mais j'aurais apprécié une narration plus prenante et une lecture plus marquante.

Nom série  Les Aventures de Buck Danny (classic)  posté le 15/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si je n'ai jamais été un grand fan, j'appréciais plutôt la série Buck Danny et ses classiques de l'époque Charlier et Hubinon. A l'inverse, j'ai complètement décroché de ses albums les plus récents et trop modernes. Aussi est-ce avec un bon à-priori que je voyais ce retour vers l'authenticité des récits historiques d'aviation de Buck et ses deux compères.

Le dessin d'Arroyo fait preuve d'une grande classe et se conforme parfaitement au style classique du franco-belge des années 50-60. Les personnages sont un tout petit peu raides mais les décors et évidemment les avions sont très bien rendus et réalistes.

Le scénario de ce renouveau des aventures de Buck Danny est bien construit et rythmé. On sent vraiment la proximité avec les scénarios de Charlier. A tel point ceci dit que j'ai hélas eu une sensible impression de déjà-lu, comme à la découverte d'un savant cocktail de plusieurs de ses intrigues existantes, qu'elles proviennent de la série Buck Danny ou d'autres de cet scénariste prolifique. C'est bien, c'est sympathique mais le résultat est sans grande surprise malgré quelques passages un peu plus forts comme le survol de la frontière chinoise ou l'accroche de fin d'album.

Voilà donc un retour vers les classiques de Buck Danny qui plaira aux fans de la série et d'aviation historique et militaire en général. J'aurais aimé un peu plus d'originalité dans le scénario et son déroulement pour véritablement accrocher. Pour le moment, on roule (ou vole-t-on ?) sur des chemins un peu trop usités. Mais c'est de la belle ouvrage quoiqu'il en soit.

Nom série  Les Campbell  posté le 15/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Campbell est une sympathique BD de pirate et d'humour grand public.
Elle met en scène le fringant pirate à la retraite Campbell et sa petite famille. Par le biais d'une narration par flash-back avec d'un côté le passé d'aventure et de romance du pirate Campbell et de l'autre sa vie actuelle, plus moderne et humoristique dans l'esprit, où il a pris sa retraite anticipée pour élever ses deux filles, nous découvrons petit à petit le passé des protagonistes et ce qui les a amenés à leur situation actuelle, à la mort de la mère et au conflit entre les deux frères.

La bande dessinée est constituée d'histoires courtes plus ou moins suivies qui ont permis une pré-publication en une ou deux fois à chaque fois dans le journal de Spirou. Ces histoires sont séparées chacune par une illustration en une page dans l'édition en album.

Le ton n'est pas réaliste, il est même parfois ouvertement anachronique. Il y a un peu de ce qui faisait le charme de la série Le Vieux Nick et Barbe-Noire de Remacle dans l'humour et les personnages. Mais avec une indéniable touche de modernité également, ainsi qu'une ouverture vers un public assez large, au risque de s'égarer parfois un petit peu vers trop d'élargissement d'ailleurs.

On y retrouve le graphisme très dynamique de Munuera. J'aime beaucoup son encrage, ses décors et le soin qu'il apporte à ses planches. Je lui reproche souvent d'être trop dynamique à mon goût, comme si les personnages ne tenaient pas en place, mais je trouve son style un peu plus posé au fil du temps. J'ai cependant un peu de mal avec ses nombreux personnages à nez retroussé et bouche en coin qui font trop "petite souris" à mes yeux, héritage manifeste des studios Disney. C'est le cas ici de toute la petite famille Campbell, mère disparue inclus. C'est mignon au départ mais je m'en lasse très vite car ça tourne aux tics graphiques à force, d'autant que c'est le style qu'on retrouve dans la quasi totalité des autres œuvres de Munuera dont les épisodes de Spirou et Fantasio qui ne m'ont pas plu. En outre, je trouve que le physique de trois personnages principaux, Campbell, son frère Inferno mais aussi Carapepino, se ressemble trop et j'ai tendance à les confondre. Heureusement, je suis bien plus amateur des personnages secondaires plus caricaturaux et variés qu'il inclut au fil des pages.

Les histoires sont plaisantes et les personnages plutôt attachants, surtout les deux filles de Campbell à qui leur mère manque. L'humour n'est pas formidable mais les récits se lisent avec le sourire et font passer un moment agréable. Le fil rouge de la découverte du passé des Campbell permet en outre de maintenir l'intérêt du lecteur au fil des pages.
Bref, c'est une bonne série d'aventure et d'humour.

Nom série  Maggy Garrisson  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Maggy Garrisson est une série assez originale dans le genre polar.
D'abord parce que son héroïne n'est ni flic, ni journaliste, ni enquêtrice. C'est une femme un peu paumée que le hasard a seulement mené à trouver très temporairement un petit boulot de secrétaire chez un détective privé minable.
Ensuite parce que le ton de ses aventures est très désabusé, très réaliste. Maggy n'est vraiment pas un canon de beauté ni une héroïne populaire. C'est une brave femme, mais elle traîne sa déprime dans les rues grises de Londres, fume, boit et cherche de quoi gagner un peu de sous qui lui manquent sérieusement. Elle aimerait bien rencontrer l'amour mais elle n'y croit pas trop. Autrement dit, elle est très humaine et du coup forcément attachante.

Le graphisme de Stéphane Oiry s'adapte bien à cette ambiance. Il fait ressortir les gris, les ombres et l'humidité des rues britanniques. Il met en scène le réalisme du récit et de son héroïne. Et en même temps il garde un soupçon de légèreté qui fait écho à l'humour pince-sans-rire dont est adepte Lewis Trondheim.

Ce dernier offre une structure narrative intéressante en petits chapitres à suivre qui convenaient très bien à sa pré-publication dans le journal de Spirou. La mise en scène est excellente et le rythme est bon malgré le cafard que semble se traîner l'héroïne la plupart du temps. Le scénario manque un petit peu d'envergure car il reste dans le réalisme pur et dur, mais il est assez original dans son déroulement grâce à des personnages intéressants. Et comme à son habitude, Trondheim distille ses subtiles touches d'humour un peu caustique par le biais de dialogues et de situations parfois savoureuses.

C'est une lecture agréable et bien menée. On s'attache à son héroïne, et son décor anglais, entre Londres et Brighton pour le premier tome, est assez dépaysant. Une bonne série qui pourrait me plaire encore davantage à la longue si les tomes suivants sont d'un aussi bon acabit.

Nom série  Le Guide du Mauvais Père  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etant père de deux enfants, je me suis très vite senti concerné par cette lecture. Je m'y suis souvent retrouvé dans ma façon de me comporter avec eux.

Et la lecture du premier album a très bien commencé car j'ai franchement rigolé à la plupart des premières petites histoires. Vraiment drôles. J'aime ce petit mélange de conduite indigne et de traits d'humour noir envers ses propres enfants qu'on aime à titiller.
Cependant, le reste des histoires du premier tome m'est apparu un peu plus plat, comme si l'auteur peinait à trouver de nouvelles pointes d'humour véritablement efficaces et se contentait d'un soupçon de remplissage.

Le second tome a commencé sur le même ton. Je lisais les histoires avec plaisir et le sourire, mais pas de rire franc. A part une histoire sur la fin qui de nouveau m'a vraiment fait rire.

Bref, il y a dans ces recueils d'histoires courtes du très bon mais aussi du moins passionnant. L'ensemble est donc moyen et ce n'est que parce que les albums ne sont pas très chers, même si assez vite lus, que j'en conseille quand même l'achat.

Nom série  Lap ! - Un roman d'apprentissage  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lap = Lycée Autogéré de Paris. Il existe une petite poignée de ce type de lycée et collège en France, des établissements où l'éducation est très différente des lycées traditionnels, où toutes les décisions sont prises en réunion par les profs, les élèves et les agents, où tous participent à la vie du lycée, à son entretien et à l'éducation elle-même, où l'objectif éducatif est libre et où les élèves peuvent choisir ou non de viser à passer le Bac ou se contenter d'apprendre d'autres choses comme les arts, la cuisine, ou simplement la vie en communauté.
Aurélia Aurita a décidé et demandé l'autorisation de passer une année dans ce fameux Lap en simple observatrice et ce sont les deux ou trois premiers mois de ce séjour qu'elle raconte dans cette bande dessinée. Elle participe à quelques cours, observe les lycéens, discute avec les profs et les agents, rentre un peu dans l'intimité des élèves, tout le monde étant traité sur un pied d'égalité.

C'est une lecture instructive. Je connaissais vaguement ce type de lycée autogéré mais c'est intéressant de découvrir de plus près comment il fonctionne. On sent que l'auteure est rapidement fascinée par ce lieu étonnant et, comme le lecteur, elle a du mal à se former une véritable opinion tant les choses y sont différentes de ce que l'on connait de plus classique. Certes le niveau scolaire y est assez médiocre, certes il y a pas mal de jeunes je-m'en-foutiste qui y traînent ou y mettent le bazar, certes les profs se disputent et semblent passer largement plus de temps en réunions diverses qu'en cours. Mais d'un autre côté, ce type d'éducation libre est l'une des dernières ressources de certains élèves qui seraient totalement désocialisés sans cela, la liberté qu'elle offre forge le caractère, la maturité et l'esprit des élèves, ceux qui visent véritablement le succès se prennent en main d'eux-mêmes grâce à cette liberté et atteignent leurs buts sans avoir à subir le cadre trop rigide et trop banal de l'éducation traditionnelle, et enfin c'est une belle expérience de société et d'éducation presque utopique qui persiste depuis plus de 30 ans et on peut voir en fin d'album qu'elle a bien réussi à la plupart des anciens du lycée qui reviennent le visiter par la suite.
Bref, c'est intéressant même si je ne m'en suis pas senti proche du tout tant j'aurais du mal à me plaire dans cet environnement où fourmillent gauchistes, socialistes et autres anarchistes. J'ai notamment franchement tiqué à la discrimination faite envers la jeune candidate lycéenne qui a avoué vouloir être policière plus tard.

Par contre, la façon dont Aurélia Aurita raconte cela m'a un peu ennuyé. Le ton est plat et peu abouti à mes yeux. L'auteure insiste lourdement sur la fascination qu'elle éprouve mais elle n'a pas réussi à me la transmettre. Il n'y a pas eu d'émotion, pas de rythme, rien qui sorte véritablement du témoignage documentaire banal et un peu amateur. D'autant plus que son graphisme au trait trop lâché n'est pas ma tasse de thé.
Bref, j'ai appris diverses choses grâce à cette lecture qui m'a permis de découvrir en parte l'intérieur d'un lycée autogéré mais la bande dessinée en elle-même n'est pas passionnante et ne marquera pas mon esprit.

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