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... a posté 801 avis et 149 séries (Note moyenne: 3.16)

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Nom série  Le Chat  posté le 14/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Après avoir pioché dans différents albums et souvent fait le même constat négatif (malgré quelques vignettes bien senties qui ont réussies à me faire marrer, je reste plutôt hermétique à l'humour de Geluck) je me suis quand même lancé dans la lecture de son dernier opus "La Bible selon le chat" pour en avoir le cœur net. Et là, j'avoue que la consternation qui m'a frappé m'a rapidement terrassé... Amen...

Ca partait plutôt bien avec un petit format à l'italienne original et une promo qui m'avait laissé entendre et fait espérer un petit côté sulfureux sur le sujet parodié. Mais j'ai vite déchanté...
L'intro calamiteuse donne le ton : Dieu se cogne dans le noir et se dit qu'il aurait mieux fait de créer le tabouret après avoir créé la lumière... Mwahaha ! Comment ça déchire ! Le gag de ouf ! Voilà voilà voilà... Tout est dit... Violente envie de reposer cette brique sur les pauvres ruines d'un humour qui avec Geluck va ici finir par rejoindre l'imagerie d'Epinal qui colle à l'humour belge.

Et con comme je suis, j'ai persévéré. Mais là, pas de sortie du tunnel, on s'enfonce plutôt pathétiquement au fil de gags lourdingues et de jeux de mots à 2 balles. La seule chose qui m'ait fait marrer c'est l'éclair de lucidité et de cynisme où Geluck se met lui même en scène, rencontre Dieu, et justifie ainsi produits dérivés et merchandising sur son personnage de BD... Belle mise en abîmes où il finit par nous perdre...
Au moins ses ayants droits ne pourront pas la lui faire parce qu'il a perdu la boule... Pour le lecteur par contre, c'est autre chose, on s'est bien foutu de nous...

Nom série  Topless  posté le 12/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un album qui ne brille pas par la réussite de sa couverture, enfin pour ce qui est de mes goûts en tout cas... Entre un Saint Christophe bariolé de rose fluo, une ombre de stripteaseuse noyée dans des volutes de fumée et un titre un peu racoleur "topless" mais qui finira par prendre en sens au fil de la lecture, je m'attendais au pire...

C'est finalement une lecture plutôt sympathique et agréable que j'ai appréciée au fil des pages. Si le scénario n'est pas d'une originalité folle, il a le mérite d'être bien conduit. Une narration impeccable servie par un dessin original et inspiré.
Mais ce qui fait le piquant de cet album, ce sont ses personnages, et le ton incisif et cynique du pianiste narrateur. Derrière sa fausse naïveté, Martin cache bien son jeu et sait saisir les opportunités quand elles se présentent. Lui qui n'a jamais su choisir entre la cigarette et la musique (dixit la 4e de couverture) finit par composer sa propre partition et se la jouer freejazz...

Un road movie qui se lit tout seul, tenu par une très bonne identité graphique, mais dont il ne faudra pas attendre une grande originalité du côté du scénario.

Nom série  Insekt  posté le 11/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etrange BD que cet "Insekt" de Sascha Hommer... La couverture donne le ton, avec ce style graphique si particulier, et le fond n'est pas en reste...

Cette BD tout en noir et blanc, uniquement nuancé par des trames, prends un parti pris tranché, surtout que le dessin de Hommer est plutôt minimaliste. J'avoue que j'ai eu du mal à rentrer dedans et que je me suis un peu forcé pour poursuivre ma lecture.
Pas vraiment captivé par le graphisme, l'histoire à tout de même fini par m'intéresser, malgré le côté "banalité quotidienne" mis en avant par l'auteur. C'est ce contraste avec les mystères qui apparaissent en filigrane qui est intéressant. Le problème c'est que ces mystères resteront entier... Quelle est l'origine de cette pollution envahissante ? Quelle est l'origine de ces mystérieux insectes ? Pourquoi sont-ils séparés et éloignés des humains ? On ne le saura jamais...
Et puis ce il y ce personnage principal, Pascal, ce "petit garçon" aux réactions déconcertantes... Ou plutôt cette façon si dérangeante de tout laisser glisser sur lui malgré la gravité des événements auquel il est confronté... Ça laisse tout aussi perplexe que cette fin d'album tout aussi imperméable que Pascal... Un mystère de plus...

Bref, une étrange lecture, pas mauvaise, mais qui m'a laissé sur ma fin sur trop de points pour être convaincu. A découvrir pour les curieux uniquement...

Nom série  Victor Hugo, Aux frontières de l'exil  posté le 29/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Maître PAco par l'odeur alléché, tenait dans son bec une BD... (j'la raconte comme je veux d'abord !)
Oui, oui, j'avoue que ce sont les avis plutôt élogieux que j'ai pu lire ici qui m'ont incité à cette lecture. Mais tel un certain corbeau en fin de partie, je ressors plutôt déçu...

Non pas que je me sois fait embrouiller par plus malin que moi, mais j'ai trouvé cet album long et passablement ennuyeux... L'enquête qui sert de fil conducteur est plutôt molle et certains passages m'ont laissé plutôt pantois par leur manque de crédibilité... Je pense au face à face avec Vidocq surtout ; on nous apprend de plus dans le carnet qui suit que Vidocq était ruiné, ce qui ne fait pour le coup que renforcer mon étonnement...
Bref, d'une façon générale j'ai trouvé l'histoire un peu trop dispersée, comme voulant présenter toutes les facettes d'un auteur. Sauf que du coup, la ligne conductrice perd en efficacité et dilue un propos et un point de vue intéressants.

Dommage, car le dessin de Laurent Paturaud est vraiment impressionnant. Moi qui ne suis pas spécialement un grand fan du dessin très réaliste, j'avoue avoir pris plaisir à admirer ses planches. Il est vrai que Daniel Maghen nous habitue à des albums de très grande qualité au niveau graphisme. J'ai également beaucoup apprécié le parti pris de la colorisation à dominante sépia qui rend parfaitement hommage au Paris de cette fin XIXe, finement rendu, tant dans les décors que l'architecture. On sent l'énorme travail de recherche qu'il y a derrière.

C'est donc plus une note de 2.5/5 due à une histoire qui n'a pas su m'emballer, mais le très bon travail graphique permet à cet album de trouver un petit équilibre dans ma note.

Nom série  Aspic Détectives de l'étrange  posté le 28/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'étais complètement passé à côté de cette série, et c'est la sortie du troisième tome qui m'a permis de la découvrir. Moi qui avait adoré Le Codex angélique, voilà que je retrouve un Thierry Gloris aux manettes d'une série bien alléchante, accompagné de Jacques Lamontagne, qui malgré moult séries chez Soleil était jusqu'ici passé à travers les mailles de mes lectures.

Et le résultat est plutôt concluant, voire très bon ! J'ai déjà énormément apprécié le dessin de Jacques Lamontagne. Très riche et réaliste dans les décors, les détails ou encore dans l'architecture, il se lâche et s'amuse avec ses personnages, à la limite de la caricature, mais surtout très expressifs. De plus, la période choisie pour contextualiser tout cela, la fin XIXe lui permet d'exploiter toute la riche panoplie de costumes de l'époque, de Paris en plein expansion ou encore de tous ces objets du quotidien.
Je rajoute quand même que la mise en couleur des deux premiers tomes assurée par le dessinateur m'a beaucoup plus plu que celle réalisée par Lorien Aureyre dans le troisième. On passe de tons un peu surannés tranchés par quelques cases agrémentées de couleurs pétantes quand il le fallait (les spectres par exemple), à des tons beaucoup plus peps dans l'ensemble qui sont beaucoup moins à mon goût.

Quant au récit que nous concocte Thierry Gloris, on sent que môssieur s'amuse et se fait plaisir. Il joue avec les codes et les références riches que lui proposent l'époque et nous y introduit deux personnages principaux un brin décalés où derrière ces enquêtes insolites et plus ou moins surnaturelles, s'invite un humour qui fonctionne plutôt bien, tant dans les dialogues que dans les situations.
sa construction en diptyque ou deux enquêtes s'entremêlent fonctionne bien et permet de casser la linéarité de ses récits tout en permettant à des personnages secondaires de refaire leur apparition.
J'attends donc maintenant la conclusion de ce deuxième cycle avec impatience...

Une très bonne série dont je conseille l'achat.

Nom série  Candy Mountains  posté le 11/10/2012 (dernière MAJ le 17/11/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vous aimez l'angoisse et l'hémoglobine ? Vous allez être servi ! Candy Mountains vous embarque dans un huis clos sanglant et mystérieux dans un hôpital sordide et glauque où la mort violente peut surgir à chaque coin de couloir...

Ce premier tome d'un diptyque annoncé commence sur les chapeaux de roue. Pas de temps à perdre en préliminaires. On taille direct dans le vif du sujet histoire de nous immerger d'emblée dans ce thriller : ici, le chirurgien qui opère a tout à fait la gueule de l'emploi, sauf qu'il y a sans doute erreur sur le cursus, même s'il a du décrocher son CAP boucherie/charcuterie avec mention... Le décor campé est glauque et angoissant à souhait, surtout vu comment nous y sommes parachuté. On est où là ???!!!
Passé cette intro choc, Nikko (le scénariste, qui a eu la chance de collaborer ici avec Luc Brunschwig) nous renvoie dans l'univers plus classique d'un hôpital "normal", et installe ensuite tranquillement ses personnages, jusqu'à l'accident qui fera rebasculer nos 2 héroïnes dans l'univers découvert en début d'album.
C'est bien construit, la narration est très bien menée et on finit cet album d'une traite en attendant la suite et fin avec impatience.

Du côté du dessin, c'est aussi une première pour Benoît Bernard. Et ça se sent un peu par moment. Si certaines cases font un peu vides dans la première partie du récit (surtout en extérieur), il gère très correctement le reste. Il impose de manière réussie une angoisse latente qui exacerbe "merveilleusement" les scènes d'action et d'horreur. Je préfère également sa gestion des couleurs dans cette partie du récit plutôt que dans le "monde normal". Les contrastes y sont hyper efficaces et nous maintiennent en tension ; l’atmosphère oppressante qu'il développe est palpable ; thriller n'est pas ici un mot creux.
Une seule remarque concernant son trait, j'ai trouvé que les visages des personnages étaient un peu trop ressemblant et pouvaient par moment prêter à confusion. Mais une fois familiarisé avec ceux-ci, on est vite happé par le récit.

Voici donc un premier tome très réussi et qui ne demande qu'une suite d'aussi bonne facture pour parfaire un premier essai de très bonne facture. A suivre avec attention pour les amateurs du genre.

Je pars donc sur une note de 3.5/5 en attendant de voir comment ce conclut tout cela, en espérant monter ma note à 4 si elle le mérite.

**** Lecture du tome 2 ****

Après un premier tome très enthousiasmant, voilà la suite que j'attendais depuis quelque temps, qui vient conclure ce récit en deux tomes.

Un petit mot déjà pour dire que le format 2 tomes de cette collection Hostile Holster de chez Ankama est vraiment appréciable et que je l'apprécie de plus en plus. Un format bien pensé qui jusqu'ici donne des résultat plutôt concluants en donnant juste ce qu'il faut pour développer des récits qui ne s'éternisent pas en longueur.

On retrouve donc dans ce deuxième opus Maya et sa mère Alice, toujours plongées au cœur de l'horreur. Tout comme dans le premier tome, on nous prend d'emblée à la gorge. Ça commence par un laconique "Tue-le !"... et le rythme imposé dans le premier tome ne change pas : cardio à 120 !
L'alternance entre l'hôpital réel et cet "autre" hôpital sordide où rôde cette monstruosité assassine se perpétue, mais le mystère s’éclaircit petit à petit... Reste ensuite à savoir si nos protagonistes s'en sortiront... mais je ne vais pas vous gâcher le suspense en vous en disant davantage...

C'est donc au final un récit qui ne déçoit pas et plutôt bien ficelé, surtout dans un genre qui parfois tombe souvent à plat. Ici pas de scénario creux qui sert de faire valoir à des scènes assez gores. "Candy Mountains" tient ses promesses jusqu'au bout et les amateurs de thriller et d'horreur ne devraient pas être déçus !

Une note finale de 4

Nom série  Pawnee  posté le 17/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu sur la ligne des derniers avis postés, j'avoue avoir été un peu déçu par cette suite qui en est bien une sans être annoncée telle quelle... Autant j'avais été séduit par le graphisme et l'histoire de Frenchman, autant l'histoire de cet album m'a paru plutôt mince...

Si le plaisir de retrouver le talent de Patrick Prugne au pinceau est intact, j'ai trouvé son récit trop ténu ; si l'aquarelle est bien dosée c'est l'histoire qui est trop diluée... Il ne se passe franchement pas grand chose sur l'étendue de ces pages ; on est un peu comme un bison largué de son troupeau au milieu des grandes plaines... "Tiens, un indien..."
Alors oui, c'est beau, voire magnifique pour certaines planches et le talent graphique est là. Mais on est à la limite plus proche de l'illustration que de la BD. A vouloir nous en mettre plein les yeux et nous immerger dans ces ambiances grandioses de nature sauvage américaine, Patrick Prugne perd un peu le rythme de sa narration au risque de laisser le lecteur en plan.

Dernier point qui m'a encore un peu énervé, comme pour la fin du premier album Frenchman, on voit bien qu'une suite nous pend au nez, mais rien n'est annoncé comme tel... Car ce "Pawnee" est clairement la suite de Frenchman (je vois pas ce que comprendrait un lecteur qui ne lirait que le second, ou pire qui lirait Frenchman ensuite) et la fin de ce second tome laisse encore pas mal de choses en suspens...

Alors, à lire pour les curieux qui ont lu Frenchman, et ceux qui aiment les très belles illustrations...

Nom série  Ma révérence  posté le 12/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà, voilà j'arrive ! Oui, ba m'a fallu un peu de temps pour récupérer cet album dont l'appréciation a fait l'unanimité sur le site d'une part, et qui est aussi scénarisé par Wilfrid Lupano dont je suis le travail depuis un certain temps maintenant avec beaucoup de plaisir, tant ses albums sont variés sur la forme, mais toujours aussi bons dans le fonds.

Et "Ma révérence" ne fait pas exception.
Encore un très bon moment de lecture, qui, en nous collant aux basques de deux loosers première classe, nous donne un polaroid pertinent de notre société et de ses travers, le tout avec une bonne dose d'humour cynique.
Car côté dialogue on est plutôt bien servi, le patron nous a à la bonne. Ça postillonne, ça fuse, ça ventile... Nos deux lascars aussi crédibles en maitres es Braco que Dupont et Dupond en flics de choc n'ont par contre pas la langue dans leur poche et moi j'aime ça quand ça sonne vrai.
Et heureusement que côté grande gueule on rigole bien, car quand faut passer à l'action c'est un peu la misère et un premier prix de la scoumoune toutes les 2 planches pour ces deux là qui n'ont qu'un dieu : Pierre Richard... Et de balle dans le pied en catastrophe nos aminches amochés avancent quand même dans leur projet, tout en croisant une panoplie de personnages à la fois attachants et tristes à mourir...
Et c'est cette tranche de vie finement ciselée dont on ne fait qu'une bouchée qui est si plaisante, tant le ton et les personnages qu'on nous dépeint sont criants de vérité et d'humanité. Une humanité non pas toute blanche ou toute en saloperie, mais avec ses demi teintes, ses vices mais aussi ses possibles et ses joies.

Et tout ça nous est servi par un dessin que certains ont trouvé quelconque mais que j'ai pour ma part beaucoup apprécié. Le trait de Rodguen colle parfaitement à ce récit, et rien que les trognes de nos deux compères - surtout Gaby - sont parfaites. Ce duo improbable a de la gueule dans tous les sens du terme.

Alors pas d'hésitation à avoir, c'est encore un album dont je vous conseille très fortement la lecture !

Nom série  Silas Corey  posté le 12/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une trèèèèèèèès bonne série scénarisée par Fabien Nury ! Presque un Label à lui tout seul ce Fabien ! Mais ici, le dessin n'est pas en reste, et Pierre Alary dont je ne connaissais pas le travail, donne au scénario de Nury le souffle et la finesse nécessaire pour nous embarquer complètement dans cette intrigue alambiquée, mais qui fait plus que retomber sur ses pattes...

C'est sur fonds de Grande Histoire que vient s'insérer cette aventure digne des grands romans d'espionnage. En pleine Première Guerre mondiale, les puissants de l'époque (politiques ou économiques) sont tous à la recherche d'un courrier dérobé qui pourrait changer le cours des événements... C'est là que notre personnage principal, Silas Corey, dandy suffisant et d'une assurance à toute épreuve, accompagné de son "majordome", entrent en jeu...
Nouveau pion sur l'échiquier, aux manières peu académiques mais qui vont forcément porter leurs fruits - quelques-uns un peu blettes resteront au passage sur le carreaux, et alors... - au cours d'une enquête mouvementée et aux rebondissements intéressants.

C'est fluide, nerveux, les personnages même secondaires sont étoffés : on est rapidement happé par cette Histoire revisitée de façon originale, et ce Silas Corey a tout pour devenir un classique de la BD.
Dernière chose, les couleurs de Bruno Garcia sont justes parfaites et donnent au récit les ambiances et lumières nécessaire pour nous immerger encore plus dans cet imbroglio détonnant. Une très belle réussite que ce diptyque, qui je l'espère en appellera rapidement d'autres !

A lire les yeux (presque) fermés

Nom série  Le Royaume suspendu  posté le 12/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un album ramené de mon petit périple à St Malo lors du festival Quai des Bulles : c'est en passant au stand d'Akileos que j'ai été attiré par la couverture très réussie de ce premier album et que je me suis arrêté discuter avec le dessinateur Mickaël Ribaltchenko, dont je découvrais le travail.
Rencontre très sympa au demeurant

Cet album alléchant avait tout pour me plaire, grand fan de SF et de steampunk que je suis. Et c'est ma fois un pari plutôt réussi pour cette "première" que nous proposent ce duo d'auteurs.

L'univers proposé par Hepken au scénario fourmille de partout et se révèle au fil de l'album d'une grande richesse, tant dans les grandes lignes que dans les détails ; son découpage de la société, les personnages, le cadre dans lequel tout ce petit monde évolue : on sent que ce ne sont pas les idées qui manquent pour rendre ce petit monde vivant et étayer sa construction.
C'est à la rigueur principal reproche que je pourrai faire à cet album : la trop grande quantité d'informations qu'on nous distille au fil des pages. Ok, c'est un tome introductif qui doit poser le cadre de l'univers qu'on nous propose, mais attention à ne pas perdre le cap et noyer la narration sous trop d'info.

Au dessin, Mickaël Ribaltchenko est assez étonnant. Si la représentation de ses personnages sont un peu moins juste sur certaines cases, l'ensemble est plus que bon ! J'ai adoré l'expressivité qu'il fait passer à ses personnages rien qu'avec le dessin des mains, ou encore la façon dont il s'amuse à composer ses planches avec de la machinerie ou une rose pour agrémenter ses cases de texte. Ce sont tous ces petits détails et son magnifique travail sur l'architecture ou les machineries qui donnent corps à ce monde steampunk.

Un premier tome prometteur dont j'attends maintenant la suite avec attention.

Nom série  Le Havre  posté le 11/02/2013 (dernière MAJ le 11/11/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Amis du polar noir dans la grande tradition, ce Havre (non pas de paix) devrait vous plaire ! Une couverture très réussie déjà, qui donne le ton et envie de pousser plus loin.

Dans un noir et blanc très efficace, le dessinateur JAY nous plante un port du Havre noir à souhait pour un récit que Jean-Blaise Djian distille de façon efficace, comme un bon spiritueux qu'on aurait bien laissé vieillir.
C'est pesant à souhait, les personnages sont justes, sans avoir besoin d'aller chercher dans l'original, et le quotidien tranquille de notre serveur du bar "Au buveur d'étoile" s'émaille petit à petit pour se rapprocher dangereusement du sol et de l'impact, qui soit le réveillera ou le laissera mariner dans ses flaques boueuses.
C'est ce fil du rasoir qui tient l'album de bout en bout, qui de résignation en curiosité, mène notre Jacques Daniel (ça s'invente pas...) sur une pente de plus en plus glissante au milieu d'une faune urbaine qu'il faut savoir gérer. Qui se sert de qui dans cette partie de dés pipés ? La chute reste à venir...

Un premier album convaincant, même si j'ai trouvé certains passages de la voix du narrateur un peu bavards ; certaines planches tiennent d'ailleurs plus de l'illustration de texte que de la BD.
En tout cas, j'attends la suite avec curiosité pour savoir quels méandres va emprunter cette sombre histoire et quel en sera le dénouement.
Un bon 3.5/5 pour le moment.

**** Lecture du second tome ****

Voilà le second et dernier tome de cette série qui m'avait bien accroché avec un premier opus plutôt bien mené et réalisé.

Du côté de la forme, on ne change pas une formule qui fonctionne. Un noir et blanc tranché et efficace versé dans un réalisme très réussi ; des planches composées comme des illustrations à un texte dont la mise en page est aussi travaillée qui viennent s’immiscer dans une composition plus classique ; le tout servi dans un format moyen (17x24) souple, que j'ai trouvé fort agréable à manipuler...

Et pour ce qui est de l'histoire, on avance toujours à ce rythme posé et imposé par Djian, jusqu'à cette chute qui clôturera dans le sang, comme il se doit, ce polar des familles. Car oui, si forcément au début, rien ne semble rentrer dans les cases, chaque pièce du puzzle trouve petit à petit sa place.
Et le monde est toujours finalement bien petit, surtout dans ces grèves nocturnes où viennent s'échouer toutes les strates de notre bienveillante société. Et le Buveur d’Étoile est un peu comme ces plages reculées où viennent s'épandre tous les déchets que la mer aura réussi à recracher. Le pire comme le meilleur s'y agglutinent, mais rarement le meilleur...
Et c'est l'un des point fort de cette série qui nous sert toute une brochette de personnages biens sentis et bien poussés au niveau de la psychologie. Ce second tome m'a vraiment fait apprécié ce Jaques Daniel. Un peu couillon, voire con au début, la disparition de sa copine va finalement lui permettre de faire un peu de ménage dans sa tête au bon moment... Le "connard de première" reprend du galon et laisse apparaître un pan de sa personnalité qui fait plutôt chaud au cœur... Quelqu'un d'humain dans le fond... Comme nous tous ? Va savoir...

C'est donc un deuxième tome qui clos de belle façon cette série et qui ravira les amateurs du genre et des factures réalistes et "classiques".

Nom série  La Peur Géante  posté le 08/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un peu frustré que je repose ce premier tome de "La peur géante", titre de la collection "Les univers de Stefen Wul" qu'on a du mal à rater sur les étals de nos épiceries fines en ce moment... J'ai eu l'impression de finir ma lecture en ayant lu 20 pages... alors que l'album en compte 48 (Et puis franchement, ces 6/7 pages de pub pour la collection en fin d'album, c'est plutôt minable... on croit avoir encore une 10zaine de pages à lire et... ah ba non, c'est fini... :/ )

Si l'objet est beau (très belle couverture je trouve), la collection intéressante, le dessin agréable et l'histoire prenante, j'ai quand même eu l'impression qu'il ne se passait pas grand chose dans ce premier tome.
On fait bien la connaissance des différents protagonistes et on est très rapidement confronté (enfin surtout eux...) aux catastrophes naturelles qui vont bouleverser la Terre... Tient, c'est marrant, car moi qui viens également de boucler ma lecture de UW2, on a deux premiers tomes qui quelque part on un pitch un peu similaire... Mais là où j'ai un peu peur, c'est que si UW2 est annoncé en 6 tomes, "La peur géante" n'est prévu qu'en deux... et je me dis que le second tome va devoir être sacrément efficace...
On verra bien.

Car malgré ces remarques, ce premier tome fonctionne pourtant très bien et sait nous tenir en haleine. Le dessin de Mathieu Reynes a de la gueule et de la personnalité et la colorisation assez peps donne à l'ensemble juste ce qu'il faut pour parfaire la cohésion graphique de cet univers.
On se fait accrocher par un dessin et une histoire, mais un peu tacler en plein élan... J'espère donc que le second tome qui doit clore cette série tiendra la route pour développer et clore cette intrigue tout juste dévoilée...
A suivre avec attention...

Nom série  Anuki  posté le 06/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout simplement une des meilleures séries très jeune public que j'ai lues ! Vraiment un gros coup de cœur pour ce Anuki !

C'est beau, intelligent, subtil et divertissant... Que demander de mieux pour se mettre à la BD ?! Car cette série, avec 3 titres à son actif aujourd'hui, réussit le pari de captiver son lecteur grâce aux aventures d'un petit indien, le tout sans texte, grâce à une excellente narration graphique.

Stéphane Sénégas au dessin et Frédéric Maupomé au scénario forment un duo plus qu'efficace et qu'il faudra suivre attentivement ! Car derrière ce petit Anuki aux allures assez simplistes se cache beaucoup de talent. Que ce soit dans la narration ou l'expressivité des personnages (humains ou animaux) on est rapidement conquis par cet univers proposé, et on saute sur l'album suivant pour retrouver Anuki, sa tribu et son environnement.

Une BD jeunesse à offrir ou s'offrir sans se poser de questions !

Nom série  Celle qui réchauffe l'hiver  posté le 06/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On dirait que la série des bonnes surprises continue !
Je suis tombé sur cet album un peu par hasard, et c'est le titre et cette couverture intrigante qui m'ont poussé à aller plus loin.

Bien m'en a pris ! Car cette plongée en terre inuit est réalisée de la plus belle des manières, tant narrativement que graphiquement. Pierre Place, à la fois à la plume et au pinceau, nous prend tranquillement par la main pour nous faire basculer dans une histoire où réalité et légendes s’interpénètrent. Le ton est plaisant, limite décalé avec ces inuits qu'on pourrait croire un peu loin de notre réalité, mais dont les dialogues très acérés et contemporains relèvent le récit et pimentent les interactions.

J'ai aussi énormément apprécié cette frontière floue entre légendes et réalité. Pour cela Pierre Place joue tant sur le fond que la forme. D'une part, son scénario amène ses personnages à croiser la route et les demeures de personnages légendaires, mais il accentue également cela en jouant sur sa façon de représenter les animaux et les divinités. Du coup, on se retrouve véritablement immergé dans cet univers, un peu comme si nous y évoluions avec un regard d'inuit, ce qui nous fait glisser sur les plus de 200 pages de cet album tout en douceur pour en pénétrer les subtilités et la rudesse.

Un très bon album dont je recommande chaudement la lecture !

Nom série  Le Sourire de Mao  posté le 03/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et si... Oui, avec des "si" on en ferait des choses... Là, c'est la Belgique qui change de face. Après une séparation de ses états, elle bascule dans le communisme totalitaire, avec à sa tête un despote à la vision bien particulière du communisme...

A partir de ce postulat, Jean-Luc Cornette installe un scénario intéressant, mais avec quelques ficelles un peu grosses à mon goût par moment. Dommage, car ça fourmille de bonnes idées et de personnages intéressants, tout cela servi par une intrigue au rythme soutenu et une très bonne narration.
Le dessin de Michel Constant, que je découvre avec cet album, m'a un peu surpris au début, oscillant entre réalisme et une ligne claire épurée. Une fois rentré dans l'histoire, ça devient même plaisant et en parfaite adéquation avec l'histoire qu'on nous propose. Même si je ne suis pas d'habitude hyper fan de ce genre, j'avoue m'être laissé embarquer par ce coup de crayon et trouvé la colorisation de Béa Constant inspirée ; toute travaillée dans une dominante camaïeu de marron (Alix s'en serait inspiré pour notre merveilleux site de BDthèque), elle donne à l'album une ambiance particulière que j'ai beaucoup apprécié.

Alors, au final, avec toutes ces remarques, on referme un album au graphisme plaisant, qui déroule une idée elle aussi intéressante qui amène à réfléchir mais un peu gâché par des ficelles un peu grossières à certains moments clés de l'album.
A lire par curiosité plus qu'autre chose...

2.5/5

Nom série  Maori  posté le 31/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà que le célèbre romancier Caryl Férey, très remarqué pour ses polars "Haka", "Utu" ou "Zulu" se lance dans la bande dessinée. Comme dans ces deux premiers, Caryl Férey, grand voyageur, nous propose avec "Maori" un polar en BD dont l'action va se situer en Nouvelle-Zélande.

On est d'emblée confronté à l’ambiguë et torturé personnage principal de Jack Kenu. Tout policier de son état qu'il est, Férey est loin de nous embarquer dans un récit au manichéisme convenu. Les frontières légales ont vite fait d'être transgressées et donne à ce personnage une identité forte. Maori, flic et un peu paumé dans sa vie, ce Jack Kenu nous accroche rapidement et nous embarque dans une enquête sur le meurtre d'une jeune femme retrouvée morte sur une plage et qui n'est autre que la fille d'un des deux prétendant à l'élection présidentielle qui bat son plein...
Passer de la mort d'une inconnue à celle de la fille d'un des candidats va forcément changer la donne de cette enquête...
Un premier tome assez prenant, qui pose de très bonne bases à une intrigue qui peux sembler convenue, mais dont le cadre Néozélandais apporte une richesse culturelle intéressante et loin d'être fortuite dans la trame scénaristique. J'attends donc la suite et fin annoncée dans un second tome pour affiner ma notation, même si tout cela me parait assez bien parti. Tient au passage, on retrouve même Luc Brunschwig en soutient à l'écriture et au découpage

Du côté dessin, on retrouve l'auteur italien Giuseppe Camuncoli qui évolue par ailleurs pas mal Outre-Atlantique dans des parutions comics de chez DC ou Marvel, et ça fait plus que se sentir. C'est même plutôt agréable et ce trait un peu anguleux, aux lignes très marquées signe la personnalité de son dessin, loin d'y imposer rigidité ou un côté statique.

Alors, en attendant d'avoir le fin mot de ce thriller, "Maori" se révèle pour l'instant être un bon premier tome qui n'appelle qu'une conclusion à la hauteur des très bons jalons qui sont ici posés.

3.5/5 en attendant la conclusion...

Nom série  La Colère de Fantômas  posté le 30/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
BAMM !

Ahhh que j'aime ces petits moments de bonheurs intense où l'on sent qu'on est en train de lire quelque chose de vraiment formidable ! Trrrès bon feeling sur ce coup là, mon instinct ne m'a pas joué de tour. C'est en vadrouille au festival Quai des Bulles de St Malo le weekend dernier que je suis (re)tombé sur cet album et que je suis rentré avec. Je dis "re", car même sans avoir eu l'occasion de l'avoir en main, j'avais vu passer sur BDthèque cette couverture bien percutante et sa critique en me disant "Tient, ça à l'air bien sympa ça..."
Là, j'ai même eu la chance de pouvoir m'installer au stand Dargaud pour discuter avec les auteurs, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau. Moment très agréable avec une très belle dédicace en prime

Restait à dévorer la bête, et voir ce que cette colère de Fantomas avait dans le ventre...

Et ma fois, c'est comblé que je referme le premier tome de cette série prévue en trois opus. OK, je partais avec quelques avantages en nature : Fantomas a toujours été un personnage qui m'a intrigué et dont je gardais de très bon souvenirs. Après, c'est comme tout, suffit pas d'avoir les bons ingrédients, encore faut-il savoir en faire quelque chose de digeste et présentable pour éviter le mal de tête et/ou l'indigestion.
Et là, on est plus que gâté ! L'esprit de Fantomas, "Maître du Crime", "Prince de l'Effroi" reprends corps ! Fini les plans au flan grand-guignolesques version Louis de Funès, Fantomas est ici méchant. Je dis bien MECHANT ! Il m'a un peu rappelé le Joker dans le Batman de Christopher Nolan : un être imprévisible, l'incarnation du chaos. Olivier Bocquet a su pertinemment digérer ce personnage machiavélique pour nous mitonner un récit aux petits oignons, tout en intensité, où intrigue et personnages (même secondaires) conjuguent corps et énergie de bout en bout. Impossible de lâcher cet album avant d'en arriver à son terme !

Et tout cela est servi de la plus belle des manières par le dessin de Julie Rocheleau, dont je découvre le talent avec cet album. Tout simplement sublime ! Y'avait longtemps que je n'avais pas pris une si bonne claque graphique. Rien que pour l'originalité et la personnalité de son dessin et de sa colorisation son album vaut le détour.
Difficile d'en définir le genre ou les influences, tant son trait et sa palette de couleurs sont particuliers. Ça m'a fait penser à du Lorenzo Mattotti passé à la moulinette Art-Déco... Oui, je sais ça doit pas vouloir dire grand chose, mais c'est ce qui me vient à l'esprit...
En tout cas, c'est vraiment le genre d'album que je peux ouvrir à n'importe quelle page et scotcher sur une case... apprécier ensuite la composition globale de la planche : cadrages bien pensés, des découpages pertinents, le tout toujours bien équilibré...

Puissant maléfice alchimique qu'ont su là nous concocter ce duo !

Il n'y a plus maintenant qu'à espérer que le suite annoncée soit du même tenant pour faire de cette série un must.

A lire sans modération à vous en faire péter la panse !

Nom série  Les Aphrodites  posté le 18/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Autant le dessin d'Emmanuel Murzeau est agréable et stylé, autant sa scénarisation de l’œuvre libertine d'Andréa de Nerciat "Les Aphrodites ou Fragments Thali-Priapiques" parue en 1793, rate son objectif à mon goût.
Je comprends qu'il ait voulu garder le phrasé de l'époque pour donner à sa série un certain côté authentique, mais du coup, c'est la narration qui prend cher... Loin d'être légère et fluide comme le devrait être ce genre d'ouvrage (sans rien y voir de péjoratif), on peine à avancer dans notre lecture...

Autre point faible de cette narration, la semi transparence de certaines bulles. Sans doute pensées ainsi dans un soucis d'adoucir leur présence, elles sont pour le coup parfois à peine lisibles, et le fléchage s'embrouille parfois au point de se demander qui parle...

Alors heureusement, le dessin est bon, avec ce style particulier en semi crayonné rehaussé d'une colorisation monochrome dans les tons bleu-gris qui donne son charmes à cette série. Emmanuel Murzeau connaît son anatomie, et donne ici libre cours à sa fantaisie pour nous mettre en image les parties de jambe en l'air les plus folles que savait organiser l'ordre des Aphrodites.
C'est bien fait, bien composé au niveau des planches et des cadrages et l'atmosphère libertine de l'époque transpire de ses pages .

Alors, dommage qu'un trait aussi singulier soit gâché par une plume que j'ai trouvé mal adaptée au format BD. Il aurait à mon sens mieux valu taillé dans le vif de cette écriture du XVIIIe et lui redonné un peu de fraîcheur pour rendre à la narration le souffle et la fluidité dont elle manque ici cruellement.

Nom série  Le Vaillant soldat de plomb  posté le 18/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Moi qui avait découvert Olivier Supiot avec Le Dérisoire dans la collection Carrément BD de Glénat (un régal), je le retrouve aujourd'hui dans cette collection de chez Bamboo que je découvre par la même occasion.

L'idée est en soi sympa : adapter un conte classique en BD pour les plus jeunes qui ne savent pas encore lire (BD muette), proposer d'apprendre à dessiner un personnage et finir par le conte originel.

Alors forcément, pas de surprise du côté de l'histoire, on respecte ici la trame d'origine. Et pour ce qui est du dessin, j'avoue avoir du faire face à une bonne dose de déception. Olivier Supiot qui avait su m'envouter par son coup de patte et sa mise en couleur dans Le Dérisoire, s'inscrit ici dans un graphisme minimaliste. Alors, oui on s'adresse à un public qui ne maîtrise pas forcément les codes narratifs de la bande dessinée, mais ce n'est pas une raison pour tomber dans le minima et les codes un peu clichés.

Dommage, car le talent de cet auteur n'est pas ici valorisé quand on sait de quoi il est capable.
Au demeurant, cette adaptation plaira peut-être aux plus jeunes, pour qui une palette un peu flashy est parfois très attrayante.

Nom série  Dent d'ours  posté le 18/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas franchement un adepte de la BD historique, c'est plus par curiosité et attiré par la couverture du premier album de cette série que je me suis lancé dans cette lecture.

Au premier contact, j'ai apprécié le dessin fin et soigné de Alain Henriet. D'emblée cette scène de combat aéronaval dans le Pacifique nous plonge dans l'ambiance et la tragédie. Entre ce dessin efficace et le réalisme tranchant de cette guerre, l'entrée en matière est percutante et se révèle une accroche réussie.
Vient ensuite le premier flashback, qui va nous permettre de découvrir les trois protagonistes de cette série. Deux jeunes garçons, une jeune fille, habitants la Silésie, zone tampon et historiquement disputée par les états ; l'un d'entre eux est d'origine juive polonaise, et l'arrivée du nazisme va bouleverser leur quotidien fait de rêve de pilotage et d'aviation...
Si j'ai trouvé l'introduction et le postulat de départ intéressant, le reste m'a vite déçu. On va d'incessants aller-retour à coups de flashbacks n'avancer que très lentement dans une intrigue qui se révèle assez banale et qu'on voit venir de loin. 50 pages, pour en arriver là, c'est plutôt frustrant.
Espérons que le second tome de cette série brouille un peu des pistes trop balisées et que le suspens pointe un peu son nez...

un 2.5/5 pour faire honneur au belles planches de Alain Harriet, en espérant que le scénario finisse par décoller un peu au prochain album.

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