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... a posté 1014 avis et 236 séries (Note moyenne: 3.18)

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Nom série  Les Ogres-Dieux  posté le 07/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Se lancer dans la lecture des "Ogres-Dieux" c'est retrouver le plaisir ambigüe des contes cruels de notre enfance. Et quel plaisir ici, tant l'univers proposé est riche, tant dans le contenu que dans la forme !

En effet, la collection "Métamorphose" de chez Soleil cultive l'art du bel objet, et cette série ne fait pas exception à la règle. Il n'est qu'à voir le format de ces albums ! Rien ne semble assez grand pour faire rentrer ces ogres-dieux dans les cases. Ensuite, le trait remarquable de Bertrand Gatignol et sa somptueuse gestion des noirs donne à cette série toute la force et la noirceur nécessaire pour parfaire ces sombres histoires. Enfin, le découpage narratif en chapitres entrecoupés de courtes récits écrits nous relatant l'histoire ancienne de personnages ayant eu un rôle important dans cet univers apporte encore un plus à cette série en étoffant de manière originale l'histoire de ces ogres tout puissants.

A ce jour deux tomes constituent cette saga dantesque. "Petit", le premier tome, piochait allègrement du côté du Petit Poucet avec l'histoire de ce fils d'ogre qui nait "tout petit" et dont le père veut se débarrasser. Tous les ingrédients sont déjà là, du graphisme soigné aux décors majestueux où s'égayent ces ogres-dieux consanguins tous plus ou moins dégénérés à la cruauté sans pareil. Après un tel premier tome, la suite se faisait forcément attendre au tournant, et "Demi-sang" relève allègrement le pari de faire encore plus fort que "Petit". En effet, on retrouve ces décors démesurés alliant baroque et gothique qui confère à cet univers toute la noirceur et la grandeur, tout en attachant encore plus d'importance à la psychologie des personnages que l'on découvre ici, notamment celle de Yori, le personnage principal. Si le scénario est à mon sens encore plus affuté que le premier, le dessin n'est pas en reste et gagne lui aussi en puissance.

Tout cela conjugué nous donne au final une série d’une rare richesse et puissance graphique comme on en lit trop peu souvent à mon goût. Un "must have" qui frise à mes yeux la perfection ; si la suite prévue est du même tenant, cette série basculera sans aucun doute dans mon petit panthéon des séries cultes.

Nom série  Otto, l'homme réécrit  posté le 31/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et voilà le dernier Marc Antoine Mathieu ! Après avoir marqué la BD avec Julius Corentin Acquefacques, il est un peu toujours attendu au tournant.

L'objet est déjà magnifiquement présenté dans un étui cartonné qui révèle un album formaté à l'italienne. Moi qui suis assez fan de ce format, ça partait plutôt bien. Deuxième bon point, MAM prend pour personnage principal un artiste. Chouette, on va parler art ! Et en effet, c'est en se basant sur les performances artistiques de cet homme que MAM va développer toute une réflexion sur l'identité. Une quête universelle et intemporelle qui trouve un support approprié avec l'art et les performances de cet artiste : Otto.
Comme souvent chez MAM, mots et images vont jouer un jeu de miroirs, d'images et ici tisser l'Oeuvre à laquelle Otto va finir par vouer sa vie.

Alors si l'objet est beau et bien pensé, j'ai trouvé la narration un peu pesante. Cette voix off quasi omniprésente tout au long de l'album finit par être un peu lourde ; on est quasi à la limite du livre illustré par moment. Dommage car j'ai trouvé que ce déséquilibre faisait perdre de la force au propos et aux réflexions qu'il développe. La bande dessinée est un art où l'équilibre récit, réflexion et dessin doit être subtile pour pleinement fonctionner ; ici j'ai eu l'impression que MAM se perdait un peu dans ses réflexions philosophiques sur l'art et l'identité au risque de voir le lecteur décrocher.

Alors, malgré cette remarque, je pense que je relirais cet album et qu'il mérite le détour même si ce n'est pas pour moi le meilleur que MAM ai pu produire.

(2.5/5)

Nom série  Sept Cannibales  posté le 26/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Sept cannibales" s'affiche pour moi comme le plus réussi des derniers albums de cette collection.

En effet, Sylvain Runberg nous propose un scénario dur et sans concessions dans un environnement contemporain qui accentue encore le malaise que peut susciter certaines scènes. Cette bande de mâles accrocs à tous les excès possibles qui une fois l'an se retrouve pour faire (t)ripaille fait légèrement froid dans le dos...

Au fil des nombreux flashbacks qui jalonnent la narration, on reconstitue petit à petit l'escalade de violence qui conduit ces 7 là à ces orgies annuelles qui ne sont que le prétexte à ce festin final. Sauf que cette fois-ci, rien ne va se passer comme prévu...
Le trait de Tirso que j'avais déjà bien apprécié dans Les Chroniques de Légion cadre parfaitement avec ce récit. Son dessin semi réaliste riche en détails, tant dans les décors que par exemple dans les tenues vestimentaires, donne corps et tenu à une histoire campée dans notre quotidien. Et c'est d'ailleurs ce contraste entre cette réalité que l'on connait et la monstruosité des actes de nos sept lascars qui donne cette force à ce récit.

Un album qui donne un bon coup de nerf à cette collection inégale à mon goût.
(3.5/5)

Nom série  Les Brumes de Sapa  posté le 16/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album qui tout comme notre jeune protagoniste vietnamienne se laisse apprivoiser lentement mais surement.

"J'étais partie me chercher et je l'ai trouvé elle" : voilà la phrase qui résume parfaitement ce parcours de vie. Lolita, jeune parisienne de 22 ans, ne sait pas quoi faire de sa vie et décide de faire un voyage au Vietnam pour tenter de donner un sens à sa vie et de se trouver. C'est à cette occasion qu'elle va faire la rencontre de Lo Thi Gôm, une jeune vietnamienne issue d'une des minorités opprimées du pays. Tout les oppose, mais pourtant cette rencontre va être le point de départ d'une relation durable qui va mine de rien changer la vie de chacune de ces jeunes femmes.

Appuyé sur un dessin assez minimaliste, tout au trait, sans couleur ni aucune case, le récit de la vie de Lolita et de ses allers-retours au Vietnam pendant dix années a fini par accaparer ma curiosité et mon intérêt. Ces deux destins emplis d'incertitudes, mais pour des raisons complètement différentes, se retrouvent liés de façon improbable que ce soit de par leurs relations amoureuses ou leurs parents. A ce sujet, l'album a d'ailleurs pris un éclairage encore différent quand, rendu aux trois quart de sa lecture, j'ai réalisé qui en était "véritablement" l'auteure ; la quête identitaire, moteur de cette BD, prend alors une nouvelle dimension.

Alors, si quelques menues longueurs peuvent se ressentir à sa lecture (vite oubliées par ailleurs), cette BD reste des plus agréable à lire grâce à la qualité de la retranscription des questionnements et des rencontres proposés, tout cela dans un style graphique épuré qui colle parfaitement au récit.
Je recommande !

Nom série  B.P.R.D. - Origines  posté le 16/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec cette nouvelle série tournant autour de Hellboy, Mike Mignola élargit encore l'univers qu'il a créé en s'entourant d'une prestigieuse brochette d'auteurs de comics. Il retrace les origines de ce fameux B.P.R.D. et nous propulse dans une suite d'histoires courtes où l'occulte et le fantastique sont les ressorts de cette nouvelle série.

Au sortir de la seconde Guerre Mondiale, le Pr. Trevor Buttenholm, détective de l'occulte et tuteur de Hellboy, fonde le Bureau de Recherches et de Défense sur le Paranormal. Il va s'entourer de soldats aux parcours atypiques et se lancer dans des missions toujours plus périlleuses.
Le premier volume de cette série le lancera sur les traces du Projet Vampir Sturm développé par Hitler quand celui-ci, conscient de sa défaite imminente veut lâcher à la surface de la Terre une armée de vampires pour éradiquer le genre humain. Quitte à perdre, autant ne pas être le seul... Pour ce faire, Mignola aidé de Joshua Dysart au scénario, s'entoure de trois dessinateurs, Paul Acaceta, Fabio Moon et Gabriel Ba, qui nous livrent un dessin dans la droite lignée de l'univers composé par Mike Mignola, tout en y apportant leur patte personnelle.
Le second tome, parachève d'installer un univers complexe, fantastique et riche en personnages charismatiques, secondé cette fois-ci de John Arcudi à la plume. On retrouve au dessin Ba et Moon ainsi que Max Fiumara. La série s'installe tranquillement mais avec assurance. J'ai été littéralement happé par ce récit et ces aventures fantastiques dans tous les sens du terme. La narration impeccablement construite autour d'un dessin parfaitement adapté au genre lui donne force et caractère pour faire de cette série une lecture qu'on a du mal à lâcher avant la dernière page.

J'attends donc la suite de ces aventures avec impatience, et même sans connaître Hellboy on se laisse facilement prendre par ces histoires pour peu qu'on soit sensible au genre. A lire !

Nom série  La Manufacture des belles enveloppes  posté le 07/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon bon bon... Que dire...
Si ma note parle d'elle même, je vais quand même tenter d'argumenter cet avis défavorable.

Loin d'être réfractaire aux BD un peu borderline ou qui sortent des sentiers battus, j'avoue qu'avec cet album de Chris Oliveros, je suis resté complètement hermétique au récit qu'il propose.
Cette histoire de fabrique d'enveloppes dans les années 50' qui coule doucement suite aux évolutions technologiques de l'époque m'a ennuyé profondément. La narration m'a paru un peu poussive, du fait d'un dessin que je n'ai pas apprécié. Les personnages sont fatigants et je ne vois vraiment pas où veut en venir l'auteur dans son histoire...

Je me suis quand même forcé à finir cet album, des fois que la fin aurait offert une surprise de taille pour relever le tout... mais non...

Un album que je ne devrais pas avoir de mal à oublier rapidement

Nom série  Wonder  posté le 01/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
François Bégaudeau et Élodie Durand nous livrent avec "Wonder" un album assez surprenant, tant par la forme que par la façon d'aborder mai 68.

C'est au travers du regard de Renée, jeune ouvrière à l'usine de piles Wonder que nos auteurs vont poser leur regard et nous faire partager sa progressive émancipation. Sans s’attarder plus que ça sur les événements, les manifs et les aspects politiques de ce moment historique, c'est plus sur les enchainements inopinés dans le quotidien de la jeune femme qu'on va ressentir et partager son cheminement progressif vers ses nouveaux choix de vie. Elle va en effet se voir entraîner dans tout ça un peu de façon imprévue et côtoyer des gens qu'elle n'aurait jamais rencontrés si mai 68 n'était pas passé par là.

C'est fin, subtil, tant dans la narration que dans le traitement graphique soigné d'Elodie Durand. On se laisse tranquillement embarquer, comme notre jeune "héroïne" rebaptisée Wonder par ses compagnons d'émancipation, et tout comme elle, on passe de cette vie toute tracée, morose et noire, à une vie où tout semble possible et à conquérir. Les découpages et les partis pris de la colorisation donnent à cet album toute la force nécessaire pour soutenir pleinement ce récit avec une originalité des plus appréciable.

Nom série  La Bande à Renaud  posté le 01/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les éditions Delcourt remettent le couvert et rééditent dans un seul tome l'ensemble de ces chansons illustrées par des grands noms de la BD déjà éditées en 1986 et 1988, agrémentées de trois nouveaux titres.

Au delà du personnage grand amateur de BD, cet exercice de la mise en image est plus ou moins réussi selon les auteurs qui auront selon l'inspiration pris plus ou moins de liberté ou simplement collé aux textes des chansons. Il est vrai que la brochette d'auteurs ici réunie est impressionnante ; Cabane, Loisel, Margerin, Vicomte ou encore Boucq pour ne citer qu'eux, s'en donnent à cœur joie, chacun dans son style, et rendent un hommage réussi au grand amateur et collectionneur de BD qu'est Renaud.

L'album se lit tranquillement, et s'apprécie d'autant mieux quand on connait déjà les chansons. Un achat à conseiller aux amateurs du chanteur ou aux curieux.

Nom série  Le Testament du Capitaine Crown  posté le 26/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une histoire de pirates me direz-vous... Mais de bonne engeance vous répondrais-je !

Car si ce genre a trop souvent tendance à partir en couille pour se siroter comme un canada dry édulcoré, "Le Testament du Capitaine Crown" tient la marée et fleure bon le rhum qui vous traverse la couenne et ravigote son bonhomme !

Déjà parce que l'histoire concoctée par Tristan Roulot est très bien foutue, et fait parfaitement son boulot sur ces deux tomes. Il a su tirer l'essence des récit du genre pour en garder l'épique, des personnages hauts en couleurs, l'Esprit de l'aventure et les rebondissement inhérents à toute bonne histoire de pirates.
Et pour cela, le travail graphique de Patrick Hénaff est plus qu'à la hauteur. Ne serait-ce que pour les trognes des personnages qui composent cette fresque familiale peu banale. Comme disait l'autre, "On choisit ses copains, mais rarement sa famille", et là, on est plutôt servi ! Car notre bon vieux Capitaine Crown n'était à priori pas du genre à faire mentir la maxime des marins "une femme dans chaque port"... sauf que ses rejetons ont de qui tenir, et que le trésor du paternel va aiguiser certaines dents...

Bref, tout est là pour nous servir une grande fresque d'aventure où rebondissements et traîtrises vont cimenter un récit auquel on ne pourra que reprocher sa concision. Pas de bâclage non plus, mais un troisième tome aurait je pense permis d'étoffer la psychologie des personnages et de donner un élan supplémentaire à l'ensemble.

En tout cas, à lire absolument pour tout amateur du genre.

Nom série  Star Wars - Icones  posté le 24/03/2016 (dernière MAJ le 26/09/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amateur de la saga j'étais plutôt curieux de voir ce que nous réservait cette nouvelle série consacrée aux icônes de cette série.

Après l'agréable surprise d'une couverture que je trouve plutôt réussie, la déception n'a ensuite été que plus grande. Comme malheureusement trop souvent dans le comics, la couverture est trompeuse et le graphisme intérieur n'a rien à voir. C'est ici d'autant plus vrai que la couverture est réalisée par Tsuneo Sanda, qui n'apparait comme auteur dans aucune des 6 nouvelles qui composent cet album...

Six nouvelles, avec des auteurs différents à chaque fois et une chronologie assez compliquée à situer malgré les titres un peu lourdingues de chaque chapitre "Ce récit se situe environ X mois avant/après Star Wars : Episode VI Un nouvel Espoir". Franchement, à moins d'être un inconditionnel, ces précisions me semblent bien superflues, surtout au vu de ce qu'il s'y passe...
Car outre le dessin très irrégulier, voire passable pour certains épisodes, les histoires ne sont franchement pas des plus prenantes, pour ne pas dire ennuyeuses. Mis à part la très courte dernière histoire de Haden Blackman illustrée par Sean Murphy qui m'a plu de par son originalité, j'ai vraiment pas accroché aux autres.

Dommage, car si l'idée d'approfondir certains personnages de la série en leur dédiant un tome était intéressante, le résultat est ici plutôt décevant ; trop de disparité entre les auteurs et malheureusement des histoires qui n'apportent pas grand chose à la légende qu'on semblait vouloir ériger...

*** Tome 2 ***

Ce second tome consacré à la Princesse Leia change un peu la donne. Si on retrouve ce principe de plusieurs histoires courtes situées chronologiquement (5 pour cet album), leur contenu est beaucoup plus intéressant par rapport au premier consacré à Han Solo. Ces petits récits permettent d'en apprendre un peu plus sur le personnage, qu'il s'agisse de son caractère, de son passé ou encore de sa famille.
Outre cet aspect factuel, j'ai trouvé le dessin (là aussi chaque histoire a son scénariste et dessinateur propre) de bien meilleure facture. Et si le style graphique change toujours d'un récit à l'autre, l'ensemble se tient très bien et me réconcilie avec cette série que je voyais assez mal partie.

Je remonte donc ma note à 3 en attendant la suite et j'en conseille donc l'achat, surtout pour ce second tome.

Nom série  L'anniversaire de Kim Jong-Il  posté le 21/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Aurélien Ducoudray et Mélanie Allag signent ici un album fort, touchant et instructif.

C'est à travers le regard du tout jeune Jun Sang, âgé de 8 ans, que l'on va découvrir les coulisses et le quotidien de cette mystérieuse et menaçante Corée du Nord, qui régulièrement fait les gros titres de l'actualité.
Ce jeune garçon, né le même jour que le "père bien aimé" dans le pays où on ne souhaite pas les anniversairses, nous fait découvrir comment la population est dès son plus jeune âge formatée à la "toute-puissance" et "bienveillante" patrie nord-coréenne, face aux "cochons du sud" ou ces "chiens d'américains". Mais la vie de notre jeune Jun Sang qui paraissait toute tracée va finir par sortir de ces rails un brin trop rectilignes pour nous faire découvrir la triste réalité de ce régime, cachée derrière ces images d’Épinal officielles.

Aurélien Ducoudray, armé de sa solide expérience de photographe de presse nous propose encore un album qui fait mouche, appuyé par le trait étonnant de Mélanie Allag que je découvre ici. Son coup de crayon en parfait adéquation avec le point de vue narratif choisit (celui de ce jeune enfant de 8 ans) sait imposer cette touche de légèreté propre à l'innocence de la jeunesse, tout en faisant ressortir de façon très expressive les travers et exactions de cette dictature.
Au fil des pages, l'expressivité des personnages rehaussé d'un jeu sur les couleurs judicieux nous laisse sans voix face à la stupidité sans nom de ce régime qui écrase et affame son peuple. La prise de conscience progressive de cet état de fait par notre jeune "héros" et les événements qui vont pousser sa famille à fuir sont emmenés progressivement dans une narration impeccable jusqu'à la conclusion intelligente et bien trouvée qu'on nous propose.

Un album brillant et subtil qui s'impose comme un incontournable pour entrapercevoir l'autre côté du miroir de ce régime tyrannique nord coréen.

Nom série  La Différence invisible  posté le 21/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une BD qui ne m'a pas laissé indifférent !

"La différence invisible" aborde un sujet trop souvent mis de côté dans notre société normalisée et policée d'une façon simple mais d'une grande efficacité. L'auteure, la première concernée, nous raconte en effet son difficile quotidien jusqu'à la découverte de sa différence, de son mal être : le syndrome d'Asperger.
Cette forme d'autisme est en effet relativement méconnue de par sa faible visibilité et prise en charge, surtout en France. Julie nous narre simplement sa vie quotidienne compliquée, que ce soit au travail, en couple ou pour aller à une simple soirée entre copains. C'est à 27 ans qu'elle va découvrir qu'elle est atteinte de cette forme d'autisme et ENFIN mettre des mots et trouver des explications à sa perception perturbée de son environnement et ses difficultés sociales pour enfin trouver des solutions et adapter sa vie à son état. Reste alors à faire comprendre et accepter sa maladie à son entourage, ce qui, malgré ce diagnostic, est loin d'être une sinécure...

Tout cela est magnifiquement traduit grâce au trait simple et tout en rondeur de Mademoiselle Caroline et à sa colorisation. Ce coup de crayon minimaliste surprend à l'ouverture de cet album, mais il se marie parfaitement au récit de cette tranche de vie et c'est rapidement qu'on se laisse embarquer dans ce parcours du combattant journalier de notre "déviante". Situations cocasses, affligeantes ou incompréhension de l'entourage s'enchainent et nous font appréhender cette existence différente mais pourtant tout à fait possible avec un minimum d'efforts partagés.
J'ai beaucoup apprécié les transpositions graphiques des ressentis de Julie ; Mademoiselle
Caroline a parfaitement su trouver des codes simples mais efficaces pour nous faire partager tout cela et rendre la lecture de cette BD fluide et intelligible.

Ajoutez à cela en fin d'album un petit dossier simple et concis pour nous expliquer ce qu'est l'autisme et plus particulièrement le syndrome d'Asperger, qui n'a rien de rébarbatif, et vous sortez de votre lecture en vous sentant un peu moins con.

Un album parfait pour faire découvrir cette maladie et nous ouvrir un peu plus sur la tolérance et l'acceptation de la différence.

Nom série  Les Dragons de la Cité Rouge  posté le 16/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est sans connaître le roman d’Erik Wietzel que je me suis lancé dans la lecture de son adaptation par le scénariste Nicolas Jarry et le dessinateur David Jouvent.
Si je suis assez difficile avec la fantasy, vu l’étendue de la production et le peu de séries sortant vraiment du lot, c’est plutôt agréablement surpris que je referme cet album.
Le premier point fort tient au dessin de David Jouvent, qui dans un style réaliste donne vraiment corps à cette histoire, grâce à la minutie qu’il accorde à son travail. Décors, personnages, costumes et créatures posent un cadre dans lequel on finit par se laisser bercer malgré la narration un peu éclatée du début de récit qui installe les différents protagonistes.
Ce premier album nous permet de faire la connaissance d’Alec Daraan, un officier tombé en disgrâce et devenu chasseur de prime, aidé d’un succube avec laquelle il a passé un sombre pacte. C’est au cours d’une mission dirigée par un petit seigneur local que son passé va le rattraper…
Si l’intrigue est intéressante et bien menée, je n’ai pu m’empêcher de sentir le travail de coupe nécessaire à cette adaptation en bande dessinée. Je ne pourrais pas comparer n’ayant pas lu le roman, mais c’est le manque d’approfondissement psychologique de certains personnages et certains enchainements rapides qui m’ont donné cette impression.
En tout cas, ce premier tome se laisse lire tranquillement et même agréablement grâce à la qualité du dessin. J’attends donc la suite pour peaufiner ma note.

Nom série  Star Wars - La Menace fantôme  posté le 16/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une bien triste adaptation du premier opus de la "prélogie" de Star Wars.

En effet, si le dessin très orienté "dessin animé" (qui a dit Disney ???) issu d'un collectif - dont il faut aller chercher la liste en fin d'album pour avoir une idée des auteurs - de ce travail (rien sur la couverture ni sur la page de garde) est correct ; si les cadrages et le découpage sont également très inspirés d'un travail cinématographique et donnent à l'ensemble un rendu assez agréable, c'est dans le travail d'adaptation que ça pêche.

Car, c'est en connaissant plus que bien le scénario que je me suis lancé dans cette lecture, et là les coupes sont plutôt franches, pour ne pas dire drastiques... Et à moins d'avoir déjà vu le film, on est en droit de se demander ce que comprendras un jeune lecteur découvrant cette histoire avec cette BD.
Ok, la narration reprends les points importants de la trame... mais c'est quasi tout ce qu'elle reprends. Ce qui donne un côté un peu décousu à l'ensemble nous donnant l'impression de sauter de points clés en point clés, sans transition aucune ni ce qui étoffe un récit et lui donne de la consistance.

Alors, à mon avis, si vous voulez faire découvrir cet univers à vos enfant, je vous conseille de leur présenter l'original plutôt que cette pale adaptation.

Nom série  Sept Héros  posté le 05/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà sans doute l'album le plus intéressant que j'ai lu dans les dernières parutions de cette collection. Mathieu Salvia (au scénario) nous propose une histoire très agréable et fluide, agrémentée du dessin de Philippe Briones, efficace et en complète adéquation avec le scénario.

Alors oui, certains diront que ces super héros en âge de retraite c'est pas vraiment nouveau et que le sujet a déjà été traité, mais c'est ici fait de façon fort juste avec des personnages intéressants.
Ce que j'ai apprécié également, c'est que ce "7" ne s'impose pas d'emblée. Il faudra attendre une bonne partie de l'album afin de recomposer cette dream team sur le retour. Mathieu Salvia nous évite également la présentation personnage par personnage un peu fastidieuse et surtout gourmande en planches pour un récit qui tient en 62 pages. Tout prend place petit à petit pour nous proposer une histoire bien menée et agréable à lire et ma foi, ces super héros grisonnants sont plutôt attachants.

(3.5/5)

Nom série  A marée haute  posté le 29/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant longtemps habité à Nantes, c'est avec curiosité que je me suis lancé dans cette lecture. Surtout que j'ai bien connu la transformation de la ville que nous relatent les auteurs.

En effet, Aurélien Boulé nous raconte de façon plus ou moins autobiographique, la transformation du quartier qui abritait les chantiers navals de Nantes, aujourd'hui connu pour ses nefs et son éléphant géant des Machines de l'Île, en faisant le parallèle avec la dégradation de la santé de sa grand mère touchée par la maladie d’Alzheimer.

L'idée est intéressante et se veut plus universelle que le simple cas de la ville de Nantes, et j'ai beaucoup apprécié les cadrages et la narration proposée par Paulette Taecke. Par contre, je n'ai malheureusement pas vraiment aimé le style graphique de cette auteure. Ce côté photo minimaliste repassée sous photoshop c'est pas vraiment ma tasse de thé, même si certaines pages ou cases sortent du lot et sont intéressantes graphiquement. Mais dans l'ensemble j'ai trouvé ça trop froid à mon goût.

Dommage, car l'ensemble est plutôt bien mené ; on sent l'influence du parcours cinématographique d'Aurélien Boulé dans sa façon de nous proposer cette histoire initialement prévue pour un court métrage.

Au final, on se laisse prendre par le récit mais il m'a manqué un petit quelque chose graphiquement pour pleinement rentrer dans cet album.

Nom série  Rantanplan  posté le 15/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
ah... Rantanplan...

Autant sa bêtise absolue pouvait me faire sourire dans Lucky Luke, autant là c'est d'un affligeant... Rien à garder.
Les gags (peut-on encore appeler ça comme ça ???) sont d'un convenu, d'une lourdeur et d'une médiocrité assez indescriptibles, ce qui pour un album de courtes histoires et de strips laisse plutôt pantois ! Après avoir parcouru trois ou quatre albums, sans avoir décroché le moindre sourire, je ne vais pas pousser la plaisanterie plus loin, j'ai bien d'autres choses à lire pour passer du bon temps !

Alors franchement, pas la peine de faire le curieux si vous tombez sur ces albums, contentez vous de la série mère si vous aimez le personnage. Celle-ci est juste à la hauteur de la stupidité de son personnage devenu principal...

Nom série  East of West  posté le 13/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Prenez une bonne tranche de Akira, quelques louches de Game of Throne, tassez très fort dans un mortier et pilonnez bien fort pour servir bien chaud et saignant façon Comics et vous commencez à avoir une petite idée de ce que vous réserve East of West.

Car cette série a de sérieux atouts pour me plaire ! Déjà, l’uchronie de départ est intéressante : la Guerre de Sécession américaine n’a pas été gagnée par le Nord, mais interrompue par la chute d’un corps céleste en plein milieu des Etats Unis. Cet événement va forger un nouveau futur et découpage du territoire. Sept Super Etats vont émerger de ce cataclysme et se partager pouvoir et espaces. Sauf que, et oui il faut toujours un « mais », naît au même moment une nouvelle religion annonçant la fin du monde, avec pour « ambassadeurs » les Quatre Chevaliers de l’Apocalypse.

Tout cela peut paraître un brin capilotracté au début et un peu fouillis, mais tout se met en place petit à petit au fil de ces quatre premiers tomes pour donner une solide assise à ce récit. Les différentes sociétés qui ont plus ou moins prospéré dans chaque état ont chacune leurs caractéristiques qui leur confère avantages militaires, économiques ou sociétaux. Mais ce sont surtout les personnages qui sont à la tête de ces états qui m’ont vraiment plu ! Tout comme les Trois Chevaliers de l’Apocalypse d’ailleurs… Oui, on en a perdu un en route ^^ Le scénario accorde la part belle à ces personnages que j’ai trouvé vraiment bien approfondis et qui donne toute la saveur à ce comics.

Nom série  Le Rapport de Brodeck  posté le 13/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Encore une fois, Manu Larcenet place la barre très haute avec cette adaptation du roman de Philippe Claudel. Quelle claque graphique ! Et quelle narration !

Au sortir de « Blast » on aurait pu se dire qu’il allait être très dur de remettre en forme et de coucher sur le papier quelque chose d’aussi efficace et magnifique, mais il faut croire que le texte de Claudel était fait pour Larcenet et son noir et blanc. Car à bien y réfléchir on y retrouve la plupart des thèmes de prédilection traités dans Blast : les exclus, la folie humaine, la survie, la lâcheté, le meurtre, la beauté de la nature, l’art, le mensonge, la vérité…

Tout autant de thèmes qu’on retrouve, par un biais différent, mais toujours avec la même force que lui confère son dessin qui balance entre l’impressionisme et l’hyperréalisme. C’est cette technique particulière qui lui permet d’imposer ces ambiances si singulières : très éthérées, à la limite du magique quand il s’agit de dépeindre cette nature si imposante et majestueuse ; très lourde au contraire dans les relations humaines avec les drames qu’on découvre au fil du récit. Et puis viennent les soldats… Wow ! Quelle force graphique dans cette représentation !!! C’est juste énorme de justesse et de ton. Ce côté monstrueux rendu au final de façon simple mais tellement évocatrice ! L’effroi a un visage… La monstruosité universelle de l’espèce humaine trouve son incarnation dans ces créatures plus proches de l’ogre que de l’homme et nous fait prendre la mesure terrifiante de ce dont nous sommes capables ou justement incapables.

C’est donc encore du très grand Manu Larcenet qui nous sont livrés au travers de ces deux magnifiques tomes, d’autant que la présentation et le format à l’italienne (j’adore ce format) sont un plus non négligeables : deux très beaux objets au contenu non moins puissant, terrifiant et/mais magnifique.

Nom série  Salam toubib  posté le 04/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Salam toubib" nous propose de jeter un oeil dans le rétro du côté de l'Algérie et de ses "événements" comme on a longtemps dit.

C'est au cours d'un voyage en train dans les années 80' que Pauline, jeune fille de 18 ans, va découvrir le passé de son père qui l'accompagne. En effet, suite à une agression à la gare avant de monter dans le train, le père de Pauline va mettre en déroute l'agresseur et susciter la curiosité de sa fille quant à ses connaissances en self défense. C'est en faisant son devoir militaire en tant que médecin en Algérie qu'il a appris tout cela. Leur voyage en train sera l'occasion pour Pauline de découvrir un pan longtemps caché de la vie de son père, personnage secret et taciturne.

Ce roman graphique largement inspiré de la vie personnelle de Claire Dallanges a l'intérêt de présenter de façon assez objective les différents points de vue de l'époque. En effet, c'est pour se faire une opinion plus juste que Gilles Tardieu (le père de Pauline) décide de partir au plus près des événements en tant que médecin. Au gré de ses affectations et des rencontres qu'il fera, on nous brosse un panorama plutôt exhaustif de ce que vivent les militaires, les locaux et les pieds noirs.

On se laisse rapidement porter par le quotidien de ce médecin et les situations cocasses ou dramatiques qu'il vit grâce à une narration simple mais très efficace. Le dessin de Marc Védrines assure parfaitement le rendu de cette tranche de vie étalée sur quatre ans. Le seul bémol que je relèverais tient aux visages, et surtout à sa façon de dessiner les yeux de ses personnages. J'ai vraiment du mal avec ces grands yeux qui à mon sens fausse les proportions des visages et qui en plus ne cadrent pas vraiment avec ce côté réaliste et historique du récit.

Mais sorti de cette remarque, le travail de nos deux auteurs est remarquable et nous permet d'appréhender un conflit qui a profondément diviser la société française et algérienne.

3.5/5

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