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... a posté 823 avis et 154 séries (Note moyenne: 3.17)

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Nom série  Le Bois des Vierges  posté le 21/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui commence par vous happer d'emblée par la qualité de son graphisme et l'idée originale de cette cohabitation humains/animaux, mais qui malheureusement perd un peu de sa superbe au fil des albums.

Car si Béatrice Thilliez s'impose comme une auteure de talent et sait séduire son lecteur, aidé d'un Jean Dufaux qui nous plante un récit où il s'amuse à jouer avec les réminiscences de nos contes classiques, on déchante un peu tome après tome.
Que ce soit la trame scénaristique ou même le dessin aussi (surtout dans le dernier tome), on a l'impression que tout s'emballe un peu et qu'il a fallu boucler ça comme on peut... L'intrigue qu'on nous a vendu au tome 1 avec cette alliance humains/animaux impossible passe au second plan et nous amène sur une fin assez convenue.

Dommage, j'attendais mieux de cette série, surtout après un premier tome si engageant. Heureusement que le dessin de Thilliez a réussi à me tenir en haleine.

Nom série  Nassao  posté le 18/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Envie de soleil ? De moiteur ? D'une île lointaine peuplée de vahinés vivant entre elles et prêtes à sauter sur le premier mâle de passage ? Ça tombe bien, Nassao vous offre tout ça !

Nassao, à la fois le nom de cette île et celui de la guérisseuse et chef de cette tribu de jeunes femmes, mais aussi la destination imprévue d'une triplette de scientifiques entomologistes venus s'échouer par accident sur cet îlot. Ce n'est pas vraiment les petites bêtes qu'ils étaient venus chercher qu'ils vont découvrir, mais les bougres ne s'en sentiront pas malheureux pour autant !

Ruben Del Rincon nous propose un univers chaud et ensoleillé propice à de belles parties de jambes en l'air, le tout servi avec beaucoup d'humour pour pimenter le tout. Son dessin et le ton qu'il déploie sont raccord et donne une très bonne cohérence à son récit.
Et puis graphiquement, c'est très bien maitrisé dans un style semi réaliste, qui vient se poser sur des planches très bien foutues, avec de très bons découpages qui servent l'humour et les situations de façons pertinentes.

Une BD "pour adultes" au ton léger et ensoleillé, qui sans se prendre au sérieux propose un travail de bonne qualité.

Nom série  Anju et Selma  posté le 18/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Toujours curieux de trouver de nouvelles séries jeunesse intéressantes et originales, c'est ici la couverture qui m'a tapé dans l’œil et incité à l'achat.

Aux dessin Pat Ryu ; au scénario Sandrine Bonini. Deux auteurs que je découvre avec cet album.
Après ma lecture, si l'histoire m'est apparue assez simpliste pour l'adulte que je suis, elle se révèlera pour le jeune public plutôt intéressante. Car cette BD s'adresse pour moi à un public 6/10 ans, et garde donc l'essentiel pour proposer une narration efficace.
On joue sur l'exotisme de la Chine et les codes de l'aventure classique pour mener le jeune lecteur a bon port avec une happy end de circonstance, tout en maintenant le mystère sur la disparition de Selma pour les prochains épisodes à venir.

Du côté du dessin, j'ai trouvé que le dessin de Pat Ryu était bon, mais qu'il manquait encore juste un peu d'assurance dans son trait et que ses cases épurées étaient parfois un peu vides. Mais par contre, j'ai beaucoup aimé sa mise en couleur, très sobre et tranchée par quelques touches de couleur plus vives.

Un album loin d'être mauvais à mon goût, avec encore peut-être quelques menus défauts qui ne demandent qu'à être gommés pour proposer aux plus jeunes une série agréable à lire.

Un dernier regret quand même, le prix (13,50 EUR) pour un album jeunesse... Un peu cher à mon goût pour un 44 pages vite lu...

(2.5/5)

Nom série  Légendes de Troy - Ploneïs l'incertain  posté le 17/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ploneïs l'incertain nous plonge dans une nouvelle partie de l'univers de Troy : les abords du fleuve Pourpre, dont les méandres bordent une jungle épaisse où aventuriers et tribus anthropophages se côtoient.

C'est dans ce cadre que nous faisons la connaissance de deux aventuriers, Mahalon et Ploneïs, qui après avoir tiré d'un marché fructueux avec une tribu de sauvages une somme rondelette, vont dépenser leurs gains dans une maison des plaisirs réputée pour la beauté des femmes qu'on y trouve...

Jusqu'ici rien de bien folichon, on est bien dans l'univers classique de Troy, avec ses personnages, ses créatures, ses jeux de mots plus ou moins sentis et le graphisme qui va avec... Heureusement, la bonne idée que nous proposent Arleston et Sala au scénario, vient un peu prendre le troll à rebrousse poil et mettre le doigt sur l'image de la femme et sa condition. Sujet assez cocasse et inattendu dans un univers où la gente féminine est souvent réduite à des formes généreuses et quelques menus bouts de tissus...
En effet, la tenancière de l'établissement de charme a pour étrange pouvoir de transformer les hommes en femmes. Les si merveilleuses hôtesses de ce lupanar ne sont en fait que des hommes tombés sous la coupe de Lyrä. Et c'est le sort qui est réservé à l'un de nos deux malheureux aventuriers... Ploneïs va devenir... Ploneïa !

La suite de l'album va donc nous raconter comment ils se tireront de ce mauvais pas, tout en soulignant plus ou moins efficacement les désagréments du "sexe faible". Si je dis plus ou moins, c'est que je regrette juste que nos deux scénaristes n'aient poussé un peu plus loin cette idée, en sortant par exemple de certains clichés qui collent aux deux sexes. Mais bon, on reste ici dans du divertissement grand public, cela fonctionne très bien, avec en plus une petite touche de réflexion sur un sujet de société complètement d'actualité.
Alors, ne boudons pas notre plaisir, et profitons de cet album réussi et assez drôle que le dessin de Eric Hubsch met plutôt bien en valeur. On retrouve un monde de Troy foisonnant et haut en couleur, où faune et flore finissent toujours par nous étonner, tout comme ce sujet inattendu.
Une bonne surprise au final !

(3.5/5)

Nom série  Médée (Le Callet / Peña)  posté le 16/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est d'Angoulême que je ramène cette nouvelle série de Nancy Peña. Moi qui ai beaucoup apprécié sa série Le Chat du kimono, ce fut une agréable surprise de découvrir cet album que je n'avais pas vu sortir.

Elle s'associe ici à Blandine Le Callet au scénario, pour nous proposer le récit de Médée, ce personnage de la mythologie grecque associé à la Toison d'Or. Pour en avoir discuté avec Nancy Peña, il s'agit en fait à l'origine d'un roman qui n'a pas trouvé à se faire éditer et qui du coup a été retravaillé pour nous proposer une série BD qui s'annonce en 5 tomes. Prometteur !

Nos deux auteures ont en effet comme elles l'annoncent en fin d'album, dans l'idée de raconter sa véritable histoire... Vaste programme. Et ce premier tome pose les jalons d'une histoire bien construite sur les bases d'une trame mythologique bien chargée. On découvre ici l'enfance et l'adolescence de Médée, en Colchide où elle habite avec sa famille. L'insouciance laisse rapidement la place aux responsabilités, et Médée en fille très intelligente a du mal à trouver sa place au milieu des intrigues distillées tant par son père, le roi de ce territoire, que par son entourage.

Nancy Peña donne à cet univers une vitalité étonnante grâce à son coup de crayon toujours aussi fin. Sa façon de composer ses pages donne au récit l'élan nécessaire à sa narration. On rentre progressivement dans celui-ci ; le rythme s'installe doucement et monte petit à petit en puissance, comme la conscience de ce qui entoure la jeune Médée. Un coup de chapeau au passage à la très bonne colorisation réalisée par Sophie Dumas et Céline Badaroux-Denizon. Elle renforce de façon très efficace toutes les ambiances qui parsèment les pages de cet album ; chaleur et lumière du bassin méditerranéen, tempête, complot, etc.

Ce premier tome m'a donc plutôt convaincu et plu ; j'attends la suite avec curiosité pour voir comment tout cela va évoluer et j'espère relever davantage ma note.

(3.5/5)

Nom série  Succombe qui doit  posté le 14/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
BAAMMM !!! 2e coup de cœur que je ramène d'Angoulême cette année !

Le hasard de mes rencontres m'aura mené vers des sentiers un peu torturés (cf. Sin Titulo de Cameron Stewart) peuplés de personnages tous plus imprévisibles et dérangés les uns que les autres, mais quand c'est aussi bien mené et traité que ces deux albums, on va pas se priver pour en profiter et faire tourner ! Pas tous les jours qu'un bourrier chargé comme ça vous passe sous le nez, alors on tire fort dessus - Kofff, koffffff, kof...-, on bloque sa respiration, et c'est parti pour une sacrée montée !

La couverture nous crucifie déjà avec ce poing fermé bandé, serti de magnifiques clous 18 carats acier inoxydables aux articulations ; sur le bandage le titre "Succombe qui doit". On est prévenu...
Il ne m'en fallait pas plus pour me motiver, surtout que cela faisait déjà quelques semaines que je voyais cette couverture me passer sous le nez sur les réseaux sociaux... Il m'aura suffit à Angoulême de tomber sur une file d'attente vide le dimanche matin à l'ouverture, pour aller me chercher cet album et taper un brin de causette avec le sieur Rica le temps d'une dédicace.

On ouvre l'album et d'emblée, les trois premières planches m'ont complètement scotché ! La claque graphique, ou comment en trois planches visser son lecteur sur un rail qu'il ne lâchera pas avant le terminus. On sait d'emblée qu'on va être gâté et qu'on va manger froid.
Rica impose un découpage dynamique et des cadrages recherchés qui vont maintenir la tension narrative de bout en bout. Son coup de patte semi réaliste rehaussé de couleurs tranchant sur le noir de son trait et qui alternent couleurs froides et d'autres plus flashy sur certaines planches, donnent à cet album son cachet si particulier : âpreté et froideur sourdent poisseusement de ce récit concocté par Antoine Ozanam.

Car si graphiquement on en prend plein les dents, nos esgourdes ne sont pas en reste. J'ai eu peur à un moment de tomber sur un banal récit de casse foireux. Alors oui, on a bien cette trame comme base du récit, mais heureusement, Antoine Ozanam ne s'en est pas contenté et a su étoffer son récit en donnant à ses personnages principaux une lourde consistance psychologique. Qu'on ne s'étonne pas après que la violence et la mort imprègnent chaque planche quand on commence à connaître le passé de ces personnages... Un récit impitoyable pour des êtres imprévisibles qui le sont tout autant...

Ça cogne, ça gueule, ça gicle, ça bute... la liste pourrait être longue. Y'a qu'un truc que vous ne trouverez pas : le pardon.

Nom série  Mad in China  posté le 13/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange album que voici parmi la production actuelle !

Construit comme un recueil de courtes nouvelles fantastiques, c'est autour d'une boutique chinoise du genre bazar que tout va s'articuler. Chaque petite histoire commence par la trouvaille ou le choix d'un objet dans ce joyeux capharnaüm par un client. Et comme l'assène inévitablement le vieil asiatique qui tient l'échoppe : "Ca c'est très bon choix !". Débute alors le récit de ces objets aux pouvoirs plus ou moins bénéfiques auxquels vont se retrouver confrontés leurs acquéreurs...

Du point de vue du dessin comme du concept, ça n'a pas été sans me rappeler les Caza ou Moebius des années 70' ou encore Boucq pour le côté absurde et fantastique qu'il fait passer avec un Jérôme Moucherot. C'est graphiquement très soigné et la narration très efficace.

Après, ce genre d'ouvrage a aussi les inconvénients de ses avantages... Des séquences courtes et qui font qu'on a vite avalé l'album, en laissant un léger arrière goût de trop peu. Et puis, les transitions entre histoires en revenant à la boutique systématiquement sont un brin répétitif.
Mais tout ça reste du pinaillage, car dans l'ensemble c'est un album de très bonne tenue, surtout graphiquement, et si certaines histoires sont un poil en dessous, l'ensemble est bon et se laisse avaler d'une traite.

(3.5/5)

Nom série  Tsunami  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai entamé cet album en m'attendant à m'immerger dans un récit faisant "la part belle" à la tragédie qui a frappé l'Indonésie il y a quelques années. Alors oui, ce funeste tsunami est bien présent, mais au lieu d'en être la focale, il reste trame sur laquelle vient s'inscrire une autre histoire, plus intime et personnelle, qui tient davantage de l’enquête que du récit catastrophe.

Romain débarque en Indonésie 10 ans après la tragédie pour retrouver sa sœur. Venue au lendemain du drame pour porter secours à la population locale, elle disparaît au bout de quelques mois sans laisser signe de vie. C'est là qu'on nous débarque, un peu comme une boue bien grasse résiduelle, collé aux basques de ce jeune homme un peu paumé en quête d'une réponse à la disparition de sa sœur.
La narration à la première personne joue parfaitement son rôle et nous découvrons l'Indonésie et les séquelles du tsunami au travers des yeux de Romain. On est tout de suite plongé dans l'ambiance vive de ce pays, avec ses paysages et sa population, et les rencontres intéressantes ne tardent pas.
Romain va rapidement remonter les traces qui lui permettront de retrouver la trace de sa sœur, et le récit en faisant une petite incartade du côté du fantastique livrera la réponse qu'il était parti chercher.

Le dessin et la mise en couleur de Jean-Denis Pendanx apporte beaucoup à cet album qui nous en mets plein les yeux. On a l'impression d'être du voyage et de baigner tout aussi bien dans cette mer cristalline que dans la lumière qui baigne ses planches. Un régal pour les yeux.
C'est plus du côté de l'histoire que je ressors un brin déçu. J'ai trouvé la fin un brin convenue et attendue, même si elle est bien amenée. C'est le manque de surprise et quelques facilités pour Romain à remonter les fils d'une piste bien refroidie et que la police locale a déjà exploré sans succès qui peut faire tiquer.
Mais ne boudons pas notre plaisir, "Tsunami" reste en soi un très bel album, malgré ces menus défauts.

A lire, rien que pour la lumière qui s'en dégage. (3.5/5)

Nom série  Sin Titulo  posté le 10/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Sin Titulo", c'est le genre de thriller qui vous accroche d'emblée en vous chopant par le colbac pour vous trainer jusqu'à la fin d'un récit vécu comme une plongée dans un monde hypnotique qu'on ne maîtrise pas, où tout est dans l'ambiance et le ressenti.

C'est prenant, flippant, un peu comme un Lynch mal digéré au p'tit dej et qui vous prend aux tripes. Cameron Stewart pause son style, impose son rythme avec une narration maîtrisée des plus efficaces et s'appuie pour ça sur une gaufrier de 8 cases qu'il ne lâche pas de bout en bout. Il vient le loger dans un format à l'italienne que j'affectionne énormément et qui donne son cachet à l'album.
Graphiquement il développe un noir et blanc racé, tout en ligne claire où viennent se poser des aplats de noir profond et de sépia pour toute colorisation. Ambiance assurée !

Maintenant que je vous ai posé le cadre, attaquons le fond. Derrière une mise en bouche très réaliste, Cameron Stewart nous lance sur les pas d'Alex Mackay qui apprend le décès de son grand-père au bout d'un mois. A la suite de cette nouvelle des questions commencent à apparaître et le mystère à s'installer pour ne plus nous lâcher. Tout le monde plonge... Le rêve (ou cauchemar ?) semble rattraper la réalité pour aller flirter avec le fantastique... ou pas. Alex s'embourbe ; hypnotisés nous suivons, tout aussi largués que lui alors que tout s'accélère. On s'accroche, on résiste, on veut savoir...
Et ? Et la réponse tombe. Ou plutôt une réponse... Je n'en dirais pas plus. Les amateurs d'histoires un peu alambiquées ou torturées y trouveront plus que leur compte. Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié le voyage, et je crois que je vais rapidement attaquer une seconde lecture pour en apprécier toute les subtilités.

Hostile Holster a décidément de très bonnes cartouches en magasin ! On est loin des pétards mouillés que certains thrillers montés en épingle à coup de marketing nous offrent malheureusement trop souvent... Un vrai plaisir que cette lecture que je ramène d'Angoulême, en ayant même eu la chance de rencontrer Cameron Stewart le temps d'une dédicace.

Je ne peux qu'en recommander chaudement la lecture !

Nom série  L'Ombre blanche  posté le 15/03/2013 (dernière MAJ le 07/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un duo d'Antoine efficace et surprenant !
Ozanam, que j'avais apprécié dans un tout autre registre chez Ankama dans la non moins surprenante série Doggybags, puis adoré dans King David avec Guillaume Singelin chez KSTR ; Carrion aux dessin, que je découvre avec cet album...

C'est donc sur une trame faussement fantastique que nous nous retrouvons catapulté en pleine période médiévale dans un royaume dont le roi se meurt, mais où comme bien souvent, les prétendants à sa succession sont légions, et bien décidés à s'octroyer par tous les moyens possibles, surtout les pires, ce trône qu'ils convoitent.
En effet, si le début du récit mené par Ozanam nous laisse croire un temps à une chasse à la bête monstrueuse, on comprends vite de quoi il retourne. Et sans rien dévoiler de l'intrigue, cette habile mise en scène donne encore plus de saveur au récit. S'il faut un certain temps pour se familiariser avec les nombreux prétendants, cela n'en rajoute pas moins aux fausses pistes et écheveaux qui composent cette intrigue.

Carrion, quant à lui impose un style nerveux au trait fin, épuré et hachuré pour les ombrages qui, s'il surprend un peu au début, est très efficace et juste. Sa mise en couleur est aussi bien gérée et colle parfaitement à l'ambiance du récit. Du bon boulot !

Un premier tome qui pose donc les bases d'un récit ancré dans une intrigue accrocheuse, qui donne envie d'en savoir plus. Espérons que la suite soit du même ressort et qu'on accouche pas d'une souris...

(3.5/5 en attendant de voir comment tout cela évolue)

*** Lecture du 2nd tome ***

Et bien, voilà un essai très bien transformé ! Je passe ma note à 4/5 après le lecture de ce second tome, qui, s'il clôt l'intrigue principale, ne semble pas non plus fermer la porte à une suite qui nous permettrait d'approfondir cet univers si riche que nous a concocté Antoine Ozanam...

Déjà, Carrion nous gratifie pour ce second tome d'une couverture sublime ! Une seule envie à sa vue, plonger à corps perdu et retrouver cette meute qui cours après cet os : le pouvoir... Mais avant de se taper la moelle, il faudra s'arranger de la barbaque et du sang qui l'habillent. Et les costumes de certains vont prendre cher !
Le rythme s'accélère, les masques tombent et des vérités se font souvent au fil de la lame, et tout prends petit à petit forme pour notre plus grand plaisir. A nous lecteur de rester vigilent et de ne pas se laisser piéger ou égarer, car la lecture qu'Ozanam nous propose demande toute notre attention. Ce qui n'est pas un mal dans un genre qui tombe souvent dans la facilité scénaristique et s'assoie régulièrement sur l'originalité et la complexité pour se contenter de formules éculées...

On nous ouvre une nouvelle porte, sachons en profiter et s'émerveiller de ce bol d'air frais dans la fantasy que nous proposent Ozanam et Carrion, en espérant que celle-ci ne se referme pas trop vite et que nous aurons rapidement droit à un nouveau développement en ce Royaume d'Etelkoz...

Nom série  Justice  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour être honnête, moi qui n'ai jusqu'ici pas vraiment accroché à ce que proposait la mosaïque de Wakfu, c'est la première fois que je sors de la lecture d'un album plutôt convaincu.

Alors oui, la trame de l'histoire n'a rien de novatrice et n'a pas inventé le fil à couper le Ber' (private joke inside, désolé, ce sont les relents Angoulême 2014...), mais elle sait être efficace, tout en réussissant à introduire quelques clins d’œil bien sentis du côté du comics avec les personnages qu'on nous propose.
Efficacité à défaut d'originalité, c'est déjà très bien, surtout quand la narration est très bien menée comme c'est le cas ici.

Surtout que c'est le graphisme de Faouz B. qui m'a agréablement surpris, et même carrément plu. C'est beau, nerveux, très travaillé au niveau composition des planches, tant au niveau des cadrages que du découpage ; bref, ça a vraiment de la gueule et du caractère !
Comme quoi, aller au delà de ses a priori ça a vraiment du bon, et permet de revoir ses positions. Et même si ce genre de série ne s'adresse pas franchement à moi mais plutôt à un public ado, j'ai été agréablement surpris au sortir de cette lecture.

Un album à découvrir, et un dessinateur que je vais suivre de près...

Nom série  Kililana Song  posté le 03/04/2012 (dernière MAJ le 06/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Watchaw ! Dans la famille "album qui fait briller les yeux" je demande la paire ! A quand la sortie du second albuuumm !!! Rhalala... Bande de feignasse d'auteur à toi tout seul Môssieur Ben Flao !!!

C'est ça ! C'est pas humain de nous laisser comme ça, la bave aux lèvres, suspendus au regard si vivant de Naïm comme son frère à ses talons ! On est là comme deux ronds de flan à se remettre de ce qu'on a pris dans les mirettes pendant près de 140 pages...
Couleurs chaudes et chatoyantes qui rendent à merveille l'ambiance de cette région d'Afrique si lointaine et inconnue pour ce qui me concerne ; pleines doubles pages vives et élancées quand l'envie lui en prend, cadrages intelligents et mise en page soignée : l'a bouffé du lion le Benjamin Flao ! C'est tellement vivant, le quotidien filtre à travers son trait et ses dialogues : ça sent le vécu ! Et J'en redemande ! Et j'en reveux ! Et j'en re-REVEUX !
Rien que la couverture te donne envie de clouer cet album au mur tellement elle en jette ! Et dire que l'intérieur est du même tenant ! On est là à se balader, à suivre ces destins malicieusement amenés à se croiser, pour quelque chose de plus grand, qui prend racine dans les légendes de la corne africaine et qu'on découvre insidieusement au fil des pages...

Alors môsssieur Flao, merci pour ce voyage, merci pour ce bout de rêve partagé ! C'est bien, mais c'est pas le moment de mollir et de nous laisser moisir ! A vos crayons, pinceaux, bout de branche ou tout ce que vous voulez, et que l'esprit de Kililana vous mène à bon port, pour nous sortir de la transe dans laquelle vous nous avez plongé !

***** Après lecture du second tome ***** (je monte la note à 5/5)

Ba voilà, une série de plus qui rentre dans mon petit panthéon des séries cultes !

Franchement, rien à redire à ce second tome qui clôt magnifiquement ce diptyque. Benjamin Flao réussit quand même le tour de force de me surprendre en poussant du côté sombre de son histoire. Les démons de l'Afrique moderne prennent corps de façons multiples (terrorisme, drogue, mondialisation...) et donnent à ce récit force et réalisme, tout en préservant cet aspect si chaleureux et magique de la tradition qu'avait introduit le premier tome.
Le seul petit reproche que je ferais concerne certaines planches que j'ai trouvées un brin moins travaillées que l'ensemble que compose le premier opus. Mais vu les planches magnifiques et tout simplement hallucinantes qui viennent donner cet élan tout en couleur au récit, je m'incline.

Une série en deux tomes qu'il ne faut surtout pas manquer, tant par la qualité de son graphisme que par la force de son récit.

Nom série  Charly 9  posté le 06/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas vraiment attiré par la BD à caractère historique, ce sont les critiques glanées par ici, le nom de Jean Teulé et la couverture très réussie de l'album qui ont fini de me convaincre de me pencher sur cet album.

Et franchement je ne le regrette pas ! L'approche de ce tragique épisode de notre histoire est vraiment réussie, et Richard Guérineau a vraiment su retranscrire le ton d'écriture que je connais de Jean Teulé (même si je n'ai pas lu celui-ci). Le cynisme et l'humour noir donnent toute sa saveur caustique à cet album qui relate la faiblesse qui conduira Charles IX dans les affres d'une folie qui lui sera fatale.

Ajoutez à cela un graphisme clair, expressif et une colorisation très maitrisée qui sait parfaitement rendre les ambiances et les tensions qui nous sont proposées au fil de l'album, et vous ne pouvez que plonger dans ce récit sans pouvoir le lâcher avant son terme. Guérineau s'amuse, jouant à faire évoluer son graphisme de façon intelligente, en y glissant quelques clins d’œil, et au final, ce qui dans le fond est plutôt tragique, concourt à nous proposer un album assez jouissif à la lecture.

Un album à ne pas manquer !

Nom série  Le Chien qui louche  posté le 05/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui ne suis pas forcément un inconditionnel de l'auteur, mais qui suis sa production depuis un moment, j'étais curieux de voir ce qu'allait donner son dernier album en date.

"Le chien qui louche", album de commande annuel du Louvre, tout en laissant entière liberté à l'auteur choisi, impose donc quand même une thématique : le Louvre... Étrange, non ^^

Restait à trouver un angle d'attaque pour construire une histoire qui plaise et permette au Louvre de trouver une place naturelle dans ce récit, sans trop s'imposer non plus et ne plus apparaitre comme un prétexte flagrant.
Etienne Davodeau, s'il se plie à l'exercice de façon efficace, n'a pas non plus réussi à m'emporter complètement, comme il avait su le faire dans certains de ses autres albums, comme "Rural", Lulu Femme Nue ou Les Ignorants. L'histoire se laisse lire, l'idée de cette "société secrète" est amusante, mais ça ne va pas plus loin. Heureusement les questions sur la place de l'art, sur l'artiste et son œuvre ou encore sur le regard du public, qui émaillent cet album donnent un peu de consistance au tout.
Côté dessin, pas de surprise, on aime ou on n'aime pas le style de Davodeau. Moi il me convient.

Un album sympa mais sans plus, qui n'est pas son meilleur à mon goût.

Nom série  La Beauté à Domicile  posté le 05/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est le premier album de Jean-Claude Denis qui me passe par les mains, et ma foi j'ai été assez déçu.

Si les personnages qui composent cette histoire sont intéressants, (surtout la clé de voute de tout cela, Angela) la chute est décevante. On reste sur sa faim, sans vraiment avoir trouvé de réponses aux questions qui restent en suspens, surtout concernant l'énigmatique Angela.
Jean-Claude Denis creuse pourtant le côté psychologique de chacun de façon approfondie, construit son album sur une narration originale, mais voilà, moi j'ai besoin d'un minimum de réponses aux questions qu'on me lance... et là je n'ai pas mon compte.

Concernant le dessin, c'est pas spécialement ce que je préfère même si je reconnais l'efficacité du trait. La colorisation n'est pas non plus ce que j'ai trouvé de plus attrayant. Reste une composition narrative efficace...

Bref, poussé par la curiosité de lire un auteur que je n'avais pas encore eu l'occasion de lire, je ressors déçu de cette première approche. Je retenterai avec un autre album, en espérant être plus enthousiaste.

Nom série  Le Fils de la Perdition  posté le 09/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Amateur de fantastique, autant j'ai pu apprécier le savoir faire de Christophe Bec dans d'autres de ses séries, autant là je me demande bien où il a voulu en venir...

Dommage, car c'était plutôt prometteur. Belle couverture de Andreae Mutti, dont j'avais déjà apprécié le dessin dans Ghost et qui a pour le genre un coup de crayon qui colle même très bien ; une colorisation de Paolo Francescutto au diapason de cette ambiance ténébreuse ; un album conséquent de près de 80 pages, d'un seul tenant ne partant pas sur 36 tomes...

Mais voilà, ça a beau être "joli", encore faut-il que l'histoire avance et qu'elle nous mène quelque part. Et là, c'est LONGGGgggggg, ça se trainnnnnnnneeee et ça part en couille à la fin... Bref, d'une je me suis ennuyé assez lourdement pendant ma lecture tant j'ai trouvé le rythme de la narration poussif et tant il donne l'impression qu'il ne se passe rien; deuxièmement, j'ai trouvé la fin qu'on nous servait d'une platitude plutôt affligeante...

Bref, grosse déception...

Nom série  Les Jumeaux de Conoco Station  posté le 20/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Autant j'ai apprécié le trait de Frantz Duchazeau, autant l'histoire m'est apparue aussi chiante que devait l'être la vie dans le sud de l’Amérique profonde des années 50'.

C'est vraiment dommage car j'apprécie énormément son graphisme et les ambiances qu'il arrive à retranscrire. Mais là, j'ai vraiment du faire un effort pour aller au bout de ma lecture. Le contexte et l'ambiance sont, là, mais j'ai vraiment eu du mal avec les personnages et leur histoire... Ces deux neuneus de jumeaux et leur frangin qui placent leur foie et leur vie dans la country alors que le rock'n roll débarque et fait le plein aux Etats Unis m'ont vite fatigué. Et idem des personnages annexes qui papillonnent autour d'eux...

On en apprend quand même pas mal sur le contexte et la vie de l'époque, mais ça n'a pas suffi à emporter mon enthousiasme pour apprécier cet album.

Nom série  Monkey Bizness  posté le 20/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Mawahahahaha ! Quelle tranche de rigolade mes aminches ! Voilà longtemps que je n'étais pas tombé sur une série aussi hystérique, débridée et déjantée, qui ne sait pas faire dans la demi mesure !

Pour un duo de choc, ça, certains vont en prendre plein la gueule et y laisser quelques molaires ! Car nos deux compères, qui m'ont également fait penser au duo Travolta/Jackson de Tarantino dans "Pulp Fiction", n'ont pas pour habitude de s'emmerder avec des préliminaires ou ce qui pourrait approcher de la diplomatie. Quand faut cogner, ça cogne, quand faut baiser ça baise, et ensuite on devise autour d'une bonne boutanche au pied du mobil home qui leur tient lieu de QG. Elle est po belle la vie ?!

El Diablo nous offre en effet un univers complètement barré qui sied à merveille à la collection Label 619 de chez Ankama. L'humanité a fini par se tirer une bombe dans le pied et a quasi disparu de la surface du globe ? Qu'à cela ne tienne ! Le règne animal prend la relève et remet le couvert, pour le pire et... c'est tout ! On change juste une équipe qui perd !
Dans le tome 1, on découvre donc que l'espèce humaine survit quant à elle comme elle peut, reléguée près du point 0 de l'explosion qui ravagea la planète... C'était compter sans son "sauveur", un loser d'astronaute qui (re)débarque sur Terre comme sur une planète étrangère... la prise de conscience est rude, mais il n'est pas au bout de ses déconvenues, comme nous le révèle le second tome.
Un second tome qui creuse d'ailleurs un peu plus du côté de la psychologie des personnages (huhuuhu, j'en entends qui ricanent...) et qui nous plonge dans le passé de plusieurs de ses acteurs principaux. Cela donne d'ailleurs lieu à de surprenantes digressions graphiques, que j'ai ma foi beaucoup apprécié.

Car ce qui fait aussi la spécificité de cette série, c'est son graphisme. Rude, tranché, brouillon au premier contact, Pozla nous en met aussi plein la gueule ! (Rien que les 2 couv' donnent le ton !) J'avoue que j'ai vraiment été surpris par son style et que j'ai du m'accrocher lors de ma première immersion dans son univers graphique. Mais passé le premier chapitre ou épisode, j'ai dévoré le reste et me suis envoyé ma dose de délire survitaminé en enchainant les 2 tomes.

Alors, amis du grand n'importe quoi qui tient plus que la route, ne passez pas à côté de cet OVNI dantesque, "Monkey Bizness" est là pour vous réveiller et vous en coller une bonne derrière le cigare !
Un must de l'humour décalé.

Nom série  Mauvais genre  posté le 19/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une très bonne BD dont j'avais un peu raté la sortie, et que le bouche à oreille m'a permis de ne pas manquer complètement.
C'eut été dommage, car cet album de Chloé Cruchaudet est vraiment une réussite. Réussite d'une part par le sujet traité et la façon dont elle l'aborde, et graphiquement ensuite, j'ai beaucoup aimé son coup de crayon et la narration qu'elle impose pour mener à bien son histoire.

Avec "Mauvais genre", Chloé Cruchaudet revient sur les horreurs de la première guerre mondiale, et comment certains soldats ont tout fait pour fuir les horreurs du front. Je connaissais les automutilations, les magouilles, les désertions, là, elle nous rapporte un cas peu banal (mais inspiré de faits réels), celui d'un soldat qui pour échapper à ses obligations après s'être déjà auto-mutilé d'un doigt, déserte, commence par se cacher, et finit par se déguiser en femme pour pouvoir sortir de la chambre où il loge ; Paul devient, Suzanne... Suzy.
Tout semble simple, mais Suzy se prends un peu trop au jeu et devient à Boulogne le phœnix de ses bois... Louise, sa compagne, le soutient et le suit tant bien que mal, finit elle aussi par rentrer dans ses jeux, jusqu'à 10 ans plus tard l’amnistie des déserteurs...
Mais ces 10 ans et la guerre auront transfiguré notre Paul, et son identité lui échappe peu à peu ainsi que la raison.

Cette histoire est en plus intelligemment construite et mise en scène par Chloé Cruchaudet, avec une mise en page habile. J'aime aussi cette absence de cadre à ses cases (refus de l'enfermement ?) et son coup de crayon qui joue sur un contraste de trait fin et d'une modeste colorisation charbonneuse rehaussée dans certaines cases de rouge, qui pour un foulard, qui pour une robe. L'ambiance de ces années folle est par ce coup de crayon très bien rendu et étaye parfaitement cette histoire rondement menée et mise en page.

Une très bonne lecture que je conseille vivement.

Nom série  Melvile  posté le 19/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhhh...!!! Voilà le genre d'album qui, tout aussi bon qu'il soit, m'a "déçu" à cause de tout le bien que j'avais pu en entendre. Un peu frustré quoi... On s'attend au chef d’œuvre, mais c'est "juste" très bien...

Déjà, le truc qui vous saute à la gueule, c'est la beauté du dessin et des planches que nous balance Romain Renard. Quelle intensité dans les ambiances qu'il nous retranscrit ! Chaleur, angoisse, passion, peur... Émotions et atmosphères prennent vie à travers sa palette et sa gestion de la lumière d'une façon assez unique. Tout est dans le ressenti et les états d'âme qu'il couche sur le papier avec une si grande justesse.
Ajoutez à cela une écriture ciselée, qui joue avec les planches, rythme parfaitement la narration, et vous obtenez un album très réussi, qu'on a du mal à lâcher avant d'en arriver au bout.
En fait, tout est très très bien réalisé... C'est juste le sujet, un peu bateau, qui m'a déçu. Le coup de l'écrivain, fils d'écrivain en mal d'inspiration, bon, ça m'a fait un peu peur au début. Heureusement, Romain Renard vient glisser dans son récit un ressort intéressant qui insuffle une touche d'originalité salvatrice.

Et puis, l'autre point original de cet album tient à son supplément interactif, à sa réalité augmentée...
Augmentée en rien pour moi, qui d'une part ne suis pas équipé en smartphone ou tablette adéquate, et qui requiert en plus d'être l'heureux possesseur d'un matériel apple... quid des autres... Si le contenu proposé semble très intéressant (supposition au vu de sa présentation en fin d'album) il aurait pu être judicieux de le rendre accessible à toute sorte de smartphone ou tablette...

Voilà donc un album dont je vous recommande la lecture, rien que pour la beauté de ses planches et des ambiances qui en transpirent, malgré une histoire qui pêche somme toute par son manque d'originalité.

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