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... a posté 907 avis et 286 séries (Note moyenne: 3.38)

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Nom série  Batman - Sombre Reflet  posté le 16/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je précise que je suis un gros fan de l’univers Batman, sans pour autant être un spécialiste incollable. J’étais donc impatient de m’y replonger avec cet album qui semble plaire.

Mon avis est mitigé. C’est un bon Batman, très moderne, pas de doute. La psychologie des personnages est remarquable. L’intrigue est prenante, les sauts narratifs dans le temps sont maitrisés, et Gotham est présenté comme un personnage à part entière.

Mais je me retrouve beaucoup dans les avis plus modérés. La construction de l’histoire me semble un peu alambiquée. Je l’ai suivie relativement facilement, mais une fois la lecture terminée, je me retrouve bien incapable de la résumer. Pas dans les moindres détails en tout cas. Elle est d’autant plus assez longue, même si cela ne se ressent pas trop à la lecture.

Et puis je dois avouer que j’ai eu du mal à me faire à ce nouveau Batman, non incarné par Bruce Wayne. De plus certaines scènes d’action me paraissent un peu ratées (elle sort d’où cette caisse, dans l’avion, vers le début ?) et pas toujours lisibles (je pense notamment à un passage dans le sous-marin).

En conclusion, une bonne histoire de Batman, mais pas la meilleure que j’ai lue. A lire quand même…

Nom série  Douce France  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album qui laisse un goût amer. La construction d’un mémorial sur la résistance semble être une cause tellement noble, et pourtant le fourmillement d’activités qui entourent ce projet est nauséabond au possible. Les personnes en charge se foutent royalement de la résistance, et ne pensent qu’à leur carrière et leur réputation. Le résistant vedette imposant sa vision sur ce projet a quant à lui les mains sales, et est entouré de gaillards bien peu recommandables. Le personnage principal se laisse absorber par cette histoire au point de délaisser sa femme enceinte. Bref, un tableau peu glorieux, on en vient presque à oublier les héros de la résistance.

Graphiquement, l’album interpelle. Le style graphique ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais il faut avouer que les planches sont belles et fluides.

Par contre j’ai un peu décroché sur la fin. Celle-ci me semble un peu confuse, et se termine un peu soudainement.

Un bon album malgré tout.

Nom série  Mirador, tête de mort  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Mirador, tête de mort » nous fait plonger dans le milieu des skinheads d’extrême droite, tout en nous rappelant que ce mouvement né en Grande Bretagne dans les années 60 n’était originellement pas raciste ni même politisé. Certaines branches skinheads actuelles sont d’ailleurs toujours pacifistes. L’album est autobiographique, l’auteur ayant trainé dans les milieux skinhead dans sa jeunesse. Le récit est bien entendu édifiant, et nous présente une brochette de personnages tous aussi détestables les uns que les autres.

Il est d’ailleurs presque (je dis bien presque) comique de voir différentes factions de fascistes se détester et se tirer dans les pieds : les skinheads, les lepénistes, les hooligans nazies etc. Je dois avouer que ces nuances subtiles m’ont échappé. Un facho reste un facho.

L’intrigue même, articulée autour du meurtre en début de récit, est prenante et bien construite, même si elle ne réserve pas de grande surprise.

Un album intéressant et édifiant - terme récurrent dans cet avis, mais parfait pour décrire le contenu. A découvrir.

Nom série  Cendres  posté le 26/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Cendres » est à ma connaissance le premier album de Álvaro Ortiz traduit en français. Les éditions Rackham ont du flair, ce jeune auteur espagnol a du talent.

La lecture est fluide et prenante au possible. On se demande vraiment où l’intrigue va nous mener. Que vont trouver nos protagonistes une fois arrivés à leur destination (le X sur la carte) ? La fin est belle et satisfaisante, même si j’imagine que certains la verront venir. En cours de route, on ne s’ennuie pas : passages racontant la jeunesse des personnages, beaucoup d’humour, de l’action, des engueulades, et des pages sur l’histoire de la crémation venant s’intercaler habillement dans l’histoire. Bref, on ne voit pas les 180 pages passer.

Le graphisme est maitrisé, et se rapproche de ce que l’on trouve dans le comix indépendant américain, mais en couleur. C’est simple, c’est élégant.

Un road movie prenant et original. Un album que je recommande chaudement.

Nom série  Mermoz  posté le 22/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel album, quelle aventure... et surtout quel personnage : Jean Mermoz fut un aviateur français très connu, un véritable héros ayant accompli de nombreux exploits aériens. Je vous laisse découvrir sa page Wikipédia.

Micheluzzi est fils d’officier aviateur, et on sent qu’il a beaucoup donné à cette œuvre. Il y a un travail de documentation considérable, et surtout une passion qui ne s’invente pas, l’auteur vénère clairement Mermoz. Le récit est très prenant, et nous fait voyager dans le nord de l’Afrique, puis en Amérique du sud… Dépaysement et danger garantis.

Graphiquement, son « graphisme élégant et nerveux, inspiré des maîtres américains » (je cite la bio de l’éditeur) sert parfaitement le récit.

Je ferai un seul reproche : l’auteur avoue dans la préface s’être beaucoup inspiré du roman « Mermoz » de Joseph Kessel, au point d’en avoir emprunté de nombreux textes. Et je trouve que cela se ressent un peu sur la narration, un peu chargée textuellement. Rien de bien grave cependant.

Un album passionnant et au contenu conséquent (118 pages remplies à craquer) qui devrait ravir les amateurs d’aviation, mais aussi d’Histoire et de grandes aventures de manière plus générale.

Nom série  Cachés  posté le 10/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sur le principe cet album me rappelle un peu "En chienneté - Tentative d’évasion artistique en milieu carcéral", paru récemment chez le même éditeur. Soit un auteur de BD qui anime un atelier artistique dans un milieu difficile, sauf que les « élèves » sont ici des « adultes présentant des problèmes psychologiques ou intellectuels » (autisme etc.) et non des détenus.

Mirranda Burton a selon moi trouvé le ton parfait pour raconter son histoire. Elle parvient à nous faire pénétrer dans l’univers de ces patients sans pour autant en faire des bêtes de cirque… à nous toucher sans verser dans le larmoyant. Une justesse pas facile à atteindre avec un sujet un peu casse-gueule. L’histoire m’a beaucoup intéressé et touché, malgré des textes parfois un peu trop présents. L’aspect graphique est très sobre mais efficace, rien à signaler de ce côté.

Un album passionnant, qui a d’ailleurs reçu le prix du meilleur roman graphique australien en 2011 (Aurealis Awards). A découvrir !

Nom série  Mattéo  posté le 08/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Matteo voyage beaucoup, et nous emmène dans ses aventures, dans les tranchées tout d’abord, puis en Russie lors de la révolution de 1917, avec une escale à Paris, le tout en 2 albums seulement !

Toute la partie sur les tranchées est bonne mais sent un peu le réchauffé – il faut dire que j’ai lu pas mal de BD sur le sujet ces derniers temps, et je commence à saturer un peu. Par contre la partie sur la révolution Russe m’a passionné. Il faut dire que je ne me souviens plus trop de mes cours d’Histoire sur ce sujet. J’ai d’ailleurs révisé un peu sur Wikipedia pour me familiariser avec la situation politique de l’époque avant d’entamer la lecture de ce tome 2.

Je ne surprendrai personne si je dis que le dessin est bien entendu superbe. Par contre il faut avouer que toutes les femmes de Gibrat se ressemblent un peu, ça fait bizarre de voir et revoir autant de Cécile, tant d’années après Le Sursis

Voilà, une grande aventure romantique et passionnée, remplie d’idéaux et de désillusions. Il me tarde de lire la suite (un mot à la fin de l’intégrale des deux premiers tomes annonce maintenant 5 tomes, et non 4 comme originellement prévu).

Nom série  Ainsi se tut Zarathoustra  posté le 30/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album se termine avec la mention « Ainsi se tut Zarathoustra est une œuvre de fiction inspirée de faits réels », qui fait référence à l’assassinat de Kasra Vafadari en 2005 en France, et au procès qui s’en est suivi. Kasra Vafadari (presenté ici sous le pseudo Cyrus Yazdani) était un spécialiste zoroastrien, et c’est cette ancienne religion ainsi que tout un pan de l’Histoire de l’Iran qui nous sont contés dans cette BD.

Dans la première partie de l’album Nicolas Wild se rend en Iran pour l’ouverture d’un centre culturel crée par Cyrus. Les amateurs du Kaboul Disco seront ravis, on y retrouve un Nicolas Wild en pleine forme (avec son humour bien particulier) lors d’un voyage touristique dépaysant au possible.

La deuxième partie, elle, s’intéresse au procès du meurtrier présumé. A ce titre la narration est beaucoup plus sédentaire voire encyclopédique, mais cette partie du récit m’a passionné. On en apprend beaucoup sur le Zoroastrisme, mais aussi sur la situation actuelle en Iran. Le gouvernement islamiste n’apprécie guerre les ouvertures culturelles vers d’autres religions, et est soupçonné d’être le commanditaire de l’assassinat de Cyrus (même si ça ne sera sans doute jamais prouvé).

Une histoire passionnante, très instructive et souvent édifiante… un album essentiel à ranger aux côtés de Persepolis pour celles et ceux qui souhaitent en apprendre plus sur cette région du monde.

Nom série  Hänsel et Gretel (Le Hir)  posté le 26/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il s’est passé plus de 200 ans depuis la première publication de Hansel et Gretel par les frères Grimm. Inutile de dire que l’histoire est connue et qu’elle a été adaptée moult fois, ne serait-ce que en BD (déjà 3 albums postés sur le site). Une question se pose donc d’emblée : à quoi bon adapter ce conte une énième fois ?

L’histoire est fidèle à l’original, et le travail d’adaptation est parfaitement maitrisé – pas de surcharges textuelles, pas d’omissions maladroites. Le rythme est parfait, et le découpage sur 48 planches adapté.

Le Hir père et fils m’avaient déjà ébloui graphiquement en 2012 avec le superbe Clown. Leur travail sur « Hänsel et Gretel » est encore une fois réussi. Les planches sont magnifiques, et le style apporte une touche moderne à ce conte ancien.

Voilà, l’histoire est connue, mais parfaitement racontée, et superbement mise en image. Avis aux amateurs !

Nom série  L'Entrevue  posté le 26/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime les histoires de science-fiction un peu intello, qui me divertissent et me font réfléchir. « L’entrevue » entre pile poil dans cette catégorie, avec son background social intéressant, et cette remise en question du model familial sur lequel repose notre société actuelle. Le début m’a beaucoup plu, et puis… sur la longue, je dois avouer que je n’ai pas trop saisi le sens de l’histoire, qui part un peu dans tous le sens, surtout sur le dernier tiers. Je ne vois pas où l’auteur a voulu en venir. Ma lecture a été plaisante, et certains passages font vraiment réfléchir, mais je n’en ai retiré aucun message particulier.

Graphiquement l’album est intéressant, avec ces personnages aux traits particuliers et ces manifestations aux formes géométriques insaisissables. Le noir et blanc ajoute un certain cachet à l’ensemble.

Finalement j’ai pris cette histoire comme un conte un peu onirique, mais je ressors de ma lecture avec la furieuse impression de ne pas avoir tout saisi. Je conseille néanmoins l’achat aux amateurs d’anticipation.

Nom série  Toi au moins tu es mort avant  posté le 25/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le contexte historique et politique m’avait pourtant l’air intéressant, mais je dois avouer que je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet album.

La faute à la nature même de l’histoire : Chrònis Mìssios se fait trimballer de prison en prison, et son histoire, aussi poignante soit-elle, est répétitive au possible, avare en action et rebondissements, et tire en longueur (192 pages quand même).

Il faut aussi accrocher à ce genre de personnage. Moi, foutre sa vie en l’air et briser le cœur de sa mère pour défendre symboliquement une position politique, ça me dépasse un peu je dois avouer. Dire qu’il aurait pu mettre fin à son calvaire à tout moment en signant un bout de papier… Du coup j’ai eu du mal à m’attacher à Chrònis, ce qui n’aide pas la lecture.

A part ça la BD est bien réalisée. L’adaptation semble habile (je n’ai pas lu le roman), et certains passages sont quand même bien vus. Mais globalement je suis passé à côté de cet album… à réserver aux révolutionnaires dans l’âme ?

Nom série  Fragments  posté le 22/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Fragments » est une chronique de la vie en Italie pendant la seconde guerre mondiale, mais aussi plus récente. Il ne faut pas chercher une analyse poussée de la situation historique. L’auteur s’intéresse surtout au quotidien des gens, le ton est nostalgique, l’histoire est remplie de souvenirs d’enfance, de petits détails et autres anecdotes. Puis il nous explique que la fin de la guerre fut aussi le début de la modernisation, voire américanisation du pays, pour le meilleur ou pour le pire.

Graphiquement l’album est superbe, avec de magnifiques pleines pages et une mise en couleur aquarelle élégante.

Si je devais faire un reproche je dirais que la narration est parfois confuse. On passe un peu du coq à l’âne, d’une époque à une autre... mais rien de bien gênant.

« Fragments » est un « roman graphique » ancré dans un contexte historique et géographique intéressant. Une chouette découverte.

Nom série  Only Skin  posté le 11/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le souci avec ces résumés d’éditeurs qui vantent le « suspense » de l’intrigue et comparent l’atmosphère de l'album à « La route » de Cormac Mc Carthy et le dessin à celui de Craig Thomson (Blankets), c’est qu’il est difficile de ne pas être déçu !

« Only Skin » est pourtant une histoire sympa, très typée « comics US indépendant » avec son dessin noir et blanc épuré et aux perspectives pas toujours maitrisées, ce bled paumé où se trame quelque chose de pas clair, et cette touche de fantastique intéressante. Je n’irai pas jusqu’à parler de « suspense », mais il faut avouer que l’intrigue est relativement prenante, et que son dénouement tient la route, malgré un côté un peu abracadabrant, voire burlesque.

La petite touche de fantastique fonctionne, surtout sur cette fin très belle et touchante. Ah, cette dernière case avec le petit fantôme dans la voiture. A découvrir…

Nom série  L'Immeuble d'en face  posté le 25/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre cette oeuvre phare du catalogue de La Boîte à Bulles avec la sortie de l’intégrale : 500 pages de quotidien et de petits soucis, j’imagine que les allergiques au genre vont partir en courant.

Je suis friand de « roman graphique », et pourtant moi aussi j’ai eu du mal avec le début de cette histoire. J’ai vraiment du me forcer pour ne pas abandonner lors des 100 premières pages. Un autre posteur parle de « vacuité », le terme peut sembler dur, mais il décrit parfaitement les scénettes insignifiantes des habitants de l’immeuble.

Et puis je ne sais pas si je me suis habité aux personnages, ou si le niveau s’améliore au fils des pages, mais j’ai fini par me prendre au jeu. Je trouve que les situations relations entre personnages deviennent plus intéressantes. Le dessin claire, presque typé manga, sert parfaitement l’histoire.

Bon, attention, ça reste du quotidien poussé à l’extrême. A réserver aux amateurs du genre.

Nom série  Sang noir - La catastrophe de Courrières  posté le 22/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
1099 morts, dont 242 enfants. Des familles entières décimées. Dans le genre catastrophe humaine, on a rarement vu plus terrible.

Jean-Luc Loyer nous raconte cette tragédie, mais aussi tout ce qui l’entoure : la situation politique et économique de l’époque, et les conséquences de ce drame pour toute une région, voire tout un pays : grèves, revendications, manifestations violentes, et une prise de conscience collective des conditions de travail dans les mines. L’auteur s’est beaucoup documenté, et parle de la réaction des journalistes de l’époque (dont un certain Jean Jaurès) ainsi que le l’attitude du reste de la population, qui éprouve bien peu de sympathie pour les mineurs (c’est vrai quoi, on a besoin de charbon pour vivre, ils font chier les mineurs).

L’accident même et la galère des survivants essayant de s’échapper de cet enfer sont bien entendu aussi racontés de façon très détaillés, car basés sur des témoignages réels. La gestion de la crise et l’organisation des secours par la compagnie minière sont aussi montrées du doigt.

Une lecture édifiante, surtout si on considère que des enfants descendent toujours dans des mines, ailleurs dans le monde, pour enrichir les autres et faire tourner la machine industrielle.

Nom série  Au vent mauvais  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Au vent mauvais » est un road-movie pure souche, véritable fuite en avant d’un gars qui sort juste de prison, et qui se retrouve embarqué dans une quête improbable : ramener le téléphone portable perdu d’une femme qu’il ne connait pas partie pour l’Italie.

La lecture est paisible et lascive, le texte en « voix off » se fait discret au profit de grandes vignettes ressemblant un peu à des photos retouchées. Abel nous parle de son enfance, fait des rencontres au gré du hasard, et partage avec nous ce sentiment de liberté retrouvé, sentiment exaltant pour le lecteur.

La fin est inattendue, et pour tout dire un peu bizarre, mais après tout pourquoi pas… Un chouette moment de lecture, à la fois mélancolique et revigorant.

Nom série  Kongo  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Kongo » est une biographie de Joseph Conrad, auteur britannique d’origine polonaise renommé, qui a notamment publié « Au cœur des ténèbres » en 1899. Ce bouquin ne vous dit peut-être rien, mais il a pourtant été souvent adapté en films (« Apocalypse Now » de Coppola !), séries télé, pièces de théâtre et même jeux vidéo. L’histoire du bouquin est basée sur un voyage traumatisant effectué par l’auteur au Congo, et c’est ce voyage que nous raconte cette BD.

Les thèmes centraux sont bien entendu les véritables enjeux de la colonisation du Congo par la Belgique, et surtout la bêtise humaine. Vraiment quelle macabre défilé. Entre la bêtise violente des envahisseurs et les sauvageries des tribus locales (sacrifices rituels, guerres entre tribus), on s’accroche avec peine à l’idéalisme de Konrad : la colonisation, oui, mais à condition qu’elle soit noble. Il pensait participer à « l’émancipation » d’un peuple, mais se retrouve au milieu d’un pillage de ressources organisé et de massacres de « nègres ». Edifiant. Il sera rapatrié en Angleterre après quelques semaines seulement, malade des fièvres africaines, mais surtout traumatisé à vie. Tout un programme ! Un petit documentaire en fin d’album vient d’ailleurs éclaircir de nombreux points sur la vie de l’auteur et sur cette période sombre de l’histoire belge.

Le dessin en noir et blanc est absolument magnifique, élégant et détaillé au possible, même si un peu de couleur aurait selon moi transcendé certains paysages congolais.

Un album passionnant !

Nom série  Markheim  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A force de traduire le catalogue d’auteurs Italiens, Toppi en tête, on en oublierait presque que Mosquito publie aussi des nouveautés. « Markheim » (a priori aucun lien avec la nouvelle éponyme de Robert Louis Stevenson) est un one-shot réalisé par deux géants de la BD franco-belge. On ne présente plus Rodolphe (L'Autre Monde entre autre), mais l’œuvre de Philippe Marcelé est malheureusement beaucoup moins connue. Ce dernier avait d’ailleurs déjà travaillé avec Rodolphe sur Gothic.

« Markheim » propose une histoire onirique construite sur un concept intriguant : un personnage jeune rêve qu’il est vieux, et le vieux rêve qu’il est jeune. Où se situe la réalité ? Qui rêve l’autre ? Je me garderais bien d’en dire plus, mais sachez que plus l’intrigue avance, plus on y voit claire, jusqu’à un final extrêmement bien vu. J’ai trouvé la lecture stimulante et jubilatoire, impossible de reposer l’album (enfin l’iPad sur le coup) avant de l’avoir terminé !

L’histoire elle-même n’est pas en reste et nous présente un pays (d’Europe de l’Est ?) où une guerre est sur le point de débuter (ou qui fut gagnée il y a longtemps, en fonction du « point de rêve »). L’univers mis en place est intéressant, même si l’intrigue reste simple et se focalise surtout sur le personnage central.

Le graphisme en noir et blanc de Marcelé est magnifique, je vous laisse admirer les planches dans la galerie.

Une histoire qui m’a beaucoup marqué, j’ai fini ma lecture hier soir, et j’y repense beaucoup depuis. Un coup de cœur !

Nom série  Dick Turpin  posté le 20/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album présente un bref portrait de Dick Turpin, bandit de grand chemin britannique du 18eme siècle (je vous laisse lire la suite sur Wikipédia). On ne peut pas dire que son histoire soit passionnante ou se prête à ce genre de biographie BD. Dick Turpin est donc un bandit, il se cache dans la forêt, pille des voyageurs, viole des femmes (qui ne sont pas bien farouches et aiment presque se faire « prendre » par un vrai bandit). Voilà, j’ai fait le tour, les 64 pages sont avalées rapidement et assez facilement, mais on ne peut pas dire que l’histoire soit passionnante ou marquante.

Le dessin est maitrisé, les planches sont belles. Il faut savoir que Lele Vianello fut l’assistant de Pratt et travailla entre autre sur Corto Maltese. Il y a pire comme CV !

Un album à mon humble avis assez mineur dans le catalogue de Mosquito, à réserver aux complétistes de cet auteur.

Nom série  Le Nao de Brown  posté le 20/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Deux avis 5/5 passionnés suivi d’un cinglant 1/5, il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité. J’ai immédiatement commandé cet album du britannique Glyn Dillon, fils du grand Steve Dillon (dessinateur de Preacher et Punisher entre autre). Et le moins qu’on puisse dire c’est que le fiston ne va pas se morfondre dans l’ombre du papa : non seulement il se positionne sur un créneau différent, mais surtout la qualité est au rendez-vous !

« Le Nao de Brown » est un roman graphique racontant le quotidien de Nao, jeune anglaise vivant à Londres et souffrant de violentes obsessions morbides (par exemple en voyant une femme enceinte elle imagine planter un couteau dans son ventre, puis se torture mentalement, se demande quelle personne ignoble imaginerait une chose pareille). Le sujet peut sembler sombre, et certains passages sont effectivement durs et poignants, mais l’humour est aussi très présent. La mise en scène pour orchestrer la rencontre avec Gregory, puis la rencontre elle-même, sont à mourir de rire, de même que les anecdotes croustillantes de son collègue Steve.

Graphiquement, c’est magnifique. La couleur rouge omniprésente (jusqu’à la tranche du bouquin) donne vraiment un cachet à l’album, et les planches sont très jolies.

Deux bémols en ce qui me concerne : le conte asiatique qui vient se greffer sur la trame de base est certes joli, mais je n’en ai pas bien compris la signification. Contrairement à d’autres lecteurs je n’ai pas réussi à faire le lien entre les deux histoires. Je dois être trop terre-à-terre. Et puis j’ai trouvé la fin un peu confuse. J’ai dû la relire deux fois, puis demander des précisions sur le forum. Ça casse un peu la magie. C’est d’autant plus dommage que cette fin est très belle.

J’ai néanmoins passé un excellent moment de lecture. Les déboires de Nao m’ont énormément touché, le ton est juste, l’auteur a parfaitement dosé les différents ingrédients de son histoire.

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