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Nom série  RAS  posté le 10/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant de devenir auteur de Bande dessinée, Lénaïc Vilain a connu quelques expériences professionnelles. Il a par exemple travaillé plusieurs années comme gardien de nuit dans un hôtel de la région parisienne. C’est de cette période que l’auteur a trouvé matière à nous distraire : RAS retrace donc le quotidien de Lénaïc Vilain, veilleur de nuit dans un hôtel.

L’essentiel de ce petit album se déroule durant une nuit de garde – la première !, mais on voit bien que l’auteur y a condensé la plupart des anecdotes marquantes de ses six années à arpenter les couloirs sombres de cet hôtel.

C’est souvent amusant – même si les sourires sont plus au rendez-vous que les rires, c’est clair. Vilain utilise l’autodérision, et nous montre bien les côtés absurdes, angoissants, voire ennuyeux de ce métier « obscur » (il vit des aventures clairement moins emballantes que celles décrites par Igor dans Chambre 121 !).

Et c’est ce que l’on peut regretter. C’est que finalement, en nous montrant qu’il ne se passe pas grand-chose, le lecteur finit un peu par se lasser. En effet, Lénaïc Vilain se concentre sur lui – même si ses collègues (étrangers et peu communicants !) apparaissent de manière furtive : il aurait pu rendre plus vivant et dense l’album en développant des anecdotes dans lesquelles il n’a pas forcément été partie prenante, mais qui auraient pu varier le récit.

Au final, si je ne suis pas déçu de mon achat (2 euros d’occasion) et que je trouve que cet auteur a de réelles qualités, je vous conseille de jeter un coup d’œil avant d’investir.

Nom série  Titeuf  posté le 09/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parmi la pléthorique liste de séries qui visent le public des jeunes, Titeuf n'est pas celle qui s'en sort le plus mal.

Les quelques albums que j'ai eu l'occasion de lire n'étaient pas mauvais. C'est juste qu'il ne faut pas en lire trop à la suite, et que je ne suis pas le cœur de cible. Et que je n'aime pas plus que cela le dessin.
J'avoue aussi que le lancement des derniers albums, vendus par palettes entières dans les supermarchés, n'a pas fait pour me rendre plus amoureux que ça de ce petit bonhomme et de ses compagnons de cours de récréation.

Mais pour vos enfants, vous pouvez envisagez l'achat d'un ou deux albums. Je m'en abstiendrai personnellement.

Nom série  Make my day punk !  posté le 09/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Terreur Graphique a tenu pendant un an un blog, avec chaque jour une page d’une éphéméride assez olé olé. Cet album reprend une partie (la moitié des jours de l’année environ) de cette éphéméride, du coup un peu moins éphémère…

« Chaque jour, un pain dans la gueule ! » annonçait Terreur Graphique lors du début de publication sur le blog. Le moins que l’on puisse dire c’est que le pari est tenu. En tout cas, si ce n’est le lecteur, du moins le bon goût prend-t-il toute une boulangerie dans sa gueule.

En effet, sous un dessin épuré mais la plupart du temps explicite, une légende volontairement cynique, voire atroce fait voler en éclat ce fameux bon goût. Ce mauvais goût est assumé, voire revendiqué, mais c’est réussi et souvent très drôle.

C’est de l’humour noir, souvent trash et scato, avec des variantes qui ne sont QUE cons et débiles. Clairement pour amateurs de délires type Hara Kiri ou alors Paf et Hencule. Les âmes sensibles et les jeunes lecteurs encore plein d’illusions ou croyant au Père Noël ou à la sacro-sainte famille feraient mieux de s’abstenir pour ne pas perdre un peu de leurs repères.

A noter que Manu Larcenet se fend d’un court texte de présentation…

Nom série  Cité des anges  posté le 09/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai encore en tête et dans les yeux le Los Angeles de certains films, comme « Chinatown » (mais l’action se déroulait dans les années 1930), et surtout le très bon « L.A. Confidential », se déroulant lui dans les années 1950, donc contemporain de cet album, qui ne remet pas en cause cet imaginaire.

Marc Villard a construit un scénario très classique, très proche des romans noirs de Raymond Chandler. C’est poisseux, ça avance lentement, les morts se succèdent, comme les pépés – qu’elles soient infirmières et autres bombes hollywoodiennes, dans le lit du héros, photographe (comme Romain Slocombe d’ailleurs).

Contacté par une starlette pour des photos, puis par deux hommes sensés la connaître, le personnage principal, Ray Barker, se trouve mêlé à une affaire louche lorsqu’on retrouve le cadavre de la starlette.

L’intrigue se poursuit de manière classique, c’est d’ailleurs plutôt un polar d’ambiance, un peu rétro, mais plutôt réussi. Le dessin de Slocombe est lui aussi classique et réussi, dans un Noir et Blanc collant bien au récit.

La fin est par contre un peu bâclée je trouve. Mais les amoureux de polars de la Série Noire des années 1950 y trouveront à coup sûr leur compte.

Nom série  Histoires inavouables  posté le 07/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection Erotix de Delcourt commence à s'étoffer, et continue à publier des albums mettant de côté le trash ou le "trop hard". Un érotisme juste "un peu" pornographique (même si les scènes explicites existent).

Sensées être tirées d'anecdotes connues par l'ex-hardeuse et coscénariste Ovidie, les histoires qui composent cet opus sont généralement sympas, même si cela reste un peu retenu. Le dessin y est peut-être pour quelque chose, très simple (avec décors quasi absents). En tout cas, chacune reste "crédible"...

C'est un album sympa donc, mais je suis moins enthousiaste que les posteurs précédents. A lire (à deux pourquoi pas) quand même!

Nom série  Julius Corentin Acquefacques  posté le 05/11/2012 (dernière MAJ le 06/08/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
A l’occasion de la lecture du sixième opus, « Le décalage », je reviens mettre à jour mon avis sur cette série extraordinaire (dans tous les sens du terme !), pour crier – que dis-je ? pour hurler au génie, et éventuellement tenter de lui mettre une sixième étoile !!!
Car c’est encore et toujours le même émerveillement qui est au rendez-vous. Et c’est – encore et toujours ! – surprenant. Il y a là l’humour noir qui attirait André Breton ou Marcel Duchamp. Quelle claque ! De celles qui réveillent en donnant la pêche !

En effet, voilà le type même de bande dessinée qui courait le risque de tomber dans la prise de tête intello, la performance accessible aux happy few capables d’en saisir les tenants et aboutissants, et par là-même d’être inintelligible. Et ce du fait même que l’auteur s’impose des contraintes, plus ou moins fortes, dans la construction de chaque album de la série.

Dans la lignée de l’oubapo, M.A.M. donne à réfléchir sur ce qu’est une bande dessinée, un espace, le temps… C’est une des plus fortes et brillantes réflexions sur le médium BD, ses possibilités. Et une merveilleuse démonstration du potentiel de cet outil au service d’une imagination débordante !

Mais la véritable performance, ce qui est somme toute bluffant, c’est qu’en plus de l’exploit « technique » (différent et réussi pour chacun des albums de la série), les qualités de conteur de M.A.M. sont indéniables. L’histoire n’est pas sacrifiée, loin de là.

Julius évolue dans un univers oppressant, au milieu d’une architecture et d’une « domotique » fonctionnelles, fascisantes (ou staliniennes) et fascinantes. On y retrouve l’univers de « 1984 », de « Brazil » ou de Kafka, Julius ajoutant à ce côté absurde mais angoissant une faculté à ne pas dévier du chemin tracé pour lui par d’autres. Il est fonctionnaire – dans toute l’acceptation caricaturale que l’on donne souvent (à tort !?) à ce terme, un rouage d’un monde qui traque les grains de sable.
Si certaines histoires m’ont un peu plus emballé que d’autres, j’ai vraiment beaucoup aimé l’ensemble des albums de la série, qui se renouvelle, qui surprend toujours – et agréablement.

C’est brillant, cela donne à réfléchir, c’est à lire absolument (chaque tome est indépendant des autres). Culte, oui, pour l’ambition, et pour sa réalisation, qui « donnent à voir », au sens où l’entendaient Eluard et les surréalistes.

Nom série  L'Unambule  posté le 05/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un auteur et une série qui s’écartent franchement des sentiers battus, et qui ont sans doute eu du mal à rencontrer leur lectorat – et j’espère qu’en la signalant sur le site certains auront la curiosité d’aller la découvrir.

C’est en tout cas tout à l’honneur de certaines petites maisons d’éditions, comme ici 6 Pieds Sous Terre, de publier ce genre d’œuvre.
A noter que lors de la publication des deux tomes que j’avise, le site de l’éditeur annonçait un troisième tome. Etant donné le temps écoulé depuis la publication des deux premiers tomes, on peut craindre que ce troisième opus ne paraisse pas et que la série peut être considérée comme abandonnée (même si cette « absence » ne gêne pas la lecture des deux premiers opus).

Résumer cette série est une gageure et n’est d’ailleurs pas plus souhaitable que réalisable. Techniquement, il y a une histoire, puisqu’un personnage vit des « aventures », rencontrant d’autres protagonistes (un chat, des hommes masqués, un certain nombre d’autres animaux, Emma Cyprine, qui donne son nom au second album paru, etc…).

Mais plus que l’intrigue elle-même, qui défie les lois de la narration, c’est son traitement qui rend cette série originale – mais qui risque aussi peut-être de rebuter certains lecteurs.
En effet, on est ici en terre de surréalisme, puisque nous lisons, nous voyons, nous respirons à plein poumon une sorte de récit de rêve. Texte et dessin relèvent sûrement en grande partie de l’écriture automatique. Ce sont donc les images et leur rapprochement, voire leur confrontation, qui nous mènent jusqu’au bout d’un récit onirique.
Le dessin – dans un Noir et Blanc très heurté, véritable feu d’artifice d’images, titille l’imagination comme le récit. Là aussi, peu de points « reconnaissables » pour situer les décors, qui participent plus du « stupéfiant image » que du cadre spatio-temporel peut-être plus rassurant, mais quand même ouvrant moins sur l’horizon des rêves.

De petits albums à découvrir donc, en lâchant la bride à son imagination, comme l’auteur a su le faire avec la sienne en nous invitant à participer à son voyage intérieur. Un poème noir et lyrique que les amateurs de surréalisme apprécieront forcément !

Nom série  Ainsi soient-ils (journal d'un inventaire)  posté le 03/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans les 96 pages de l’album, Lénaïc Vilain nous livre une série de strips d’une à une dizaine de cases par page, dans lesquels interviennent une dizaine de personnages plus ou moins récurrents. Certains gags se suivent, le tout permettant d’en connaître un peu plus sur la personnalité de chacun de ces personnages.

Les décors sont minimalistes, voire quasi absents, le dessin des personnages est lui aussi peu développé (et pas forcément beau) : tout est donc basé sur les dialogues entre les différents protagonistes. Vilain se sert des petites ou grandes misères du quotidien, des petits moments de solitudes de la vie quotidienne, en famille ou au boulot.

Le ton général est à l’humour un peu con et absurde (mais pas trop), avec une vision assez sèche, noire et parfois cynique de la société et des rapports que nouent les individus entre eux. Je trouve que le style d’humour est proche de ce que fait James par exemple.

Ces strips sont inégaux. Beaucoup ont été publiés sur un blog, d’autres dans Psikopat. Inégal donc, mais globalement plutôt bon, et en tout cas pouvant justifier un achat.

Nom série  Célébritiz  posté le 30/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, là, je crois être plutôt sympa dans ma notation, car c'est vraiment à l'arrache que je mets cette deuxième étoile à un album que je n'ai pas aimé. Les deux étoiles sont pour l'embryon d'idée à la base de l'album, et pour le début, qui peut se laisser lire.

Mais sur la durée, c'est vraiment du n'importe quoi ! Je ne rejette pas en bloc et a priori le foutraque, mais à condition qu'il y ait du poétique, de l'humour, un je ne sais quoi qui puisse le transcender. Ici, j'avoue franchement que le n'importe quoi n'est enrobé par rien qui puisse me le faire passer. Y compris ce personnage limite psychopathe et acteurophobe, vraiment lourdingue à force. Trondheim ne devrait pas faire éditer tous ses fonds de tiroir ! Il a du talent, mais là, ça ne passe pas.

Enfin, cerise pourrie sur ce mauvais gâteau, je n'ai pas aimé le dessin, lui aussi brouillon, semblant bâclé.

Bref, pas une grande réussite de mon point de vue !

Nom série  Idées Noires  posté le 01/11/2012 (dernière MAJ le 30/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Les Idées Noires sont, étaient celles de Franquin à un moment de sa vie et à une époque donnée, qui s'éloigne de nous. Il y a fait passer son blues et ses convictions, et les débats de son époque.

Ce qui fait la force de Franquin, c'est que, pas mal d'années après, ces Idées Noires font autant rire qu'au temps de leur publication. Il y a là la preuve d'un génie, qui traverse le temps et les catégories puisque, sans être trash, il donne dans un humour sacrément noir en gardant son coup de crayon, génial et reconnaissable entre tous - même au milieu de ses nombreux imitateurs.

On y retrouve beaucoup d'idées déjà traitées dans Gaston, mais dans une perspective plus agressive, sans bien sûr qu'il soit question ici d'établir une hiérarchie: les deux font partie de mes souvenirs d'enfance et d'adolescence, souvenirs que j'entretiens par une relecture de ces petits chefs-d’œuvre d'humour.

L'ensemble est inégal, mais d'un niveau toujours élevé, que ce soit pour traiter d'un thème sérieux ou d'une absurdité profonde.

J'en recommande très fortement la lecture, sans modération ! Et ce d'autant plus qu'une récente et énième relecture me pousse à lui attribuer les cinq étoiles que cette série mérite vraiment !

Nom série  Victor (Delcourt)  posté le 26/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un très gros bof pour ce Victor!

Je précise que je n'ai lu que le premier tome, seul à me tomber sous la main en vacances. Mais il ne m'a pas vraiment donné envie d'aller voir les deux suivants.

En effet, à part le dessin, plutôt bon, je n'ai pas trouvé grand chose à sauver de cet album. J'ai trouvé l'histoire insipide et convenue, les dialogues sans surprise et peu intéressants, et les personnages falots, transparents.

Je suis d'autant plus déçu que les albums de Jean-Luc Loyer que j'avais eu l'occasion de lire m'avaient tous plu ! Il est vrai sur un tout autre sujet et registre (le monde des mines du Nord de la France).

Nom série  La Digue  posté le 09/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un petit album bien réjouissant, et une agréable découverte ! Une histoire qui pourrait paraître désespérée et désespérante, mais que j’ai au contraire trouvée franchement marrante et très poétique.

Corbeyran développe ici un univers que j’ai beaucoup apprécié. Un album très influencé par le film Brazil (c’est d’ailleurs le nom de la barque où Paul fait connaissance de celle qui va l’accompagner dans sa quête). C’est un univers totalement absurde, désensibilisé, fataliste, qui se rapproche aussi fortement de celui développé par le génial Marc-Antoine Mathieu dans sa série Julius Corentin Acquefacques - en particulier dans l’album « La Qu… ».

On se trouve dans une société sclérosée, froide, un système dictatorial indéfini dans lequel domine le loufoque, l’ennui. Au milieu – de quoi en fait ?, une digue, LA digue, dont on ne saisit pas vraiment l’utilité ni les extrémités.

La chute est amusante – et apporte un grand vent de fraicheur dans cette aventure étrange. Et nous donne une version surprenante de l’histoire de Paul et Virginie (même si j’avais un peu vu venir la chose en faisant le lien avec les deux prénoms).

Pour finir, il faut dire que le dessin en Noir et Blanc d’Alfred est excellent, tant pour les personnages « à trognes » des scrutateurs (entre autres) que pour les lignes éperdues des décors – essentiellement la digue et les quelques constructions qui la jalonnent.

Un vrai coup de cœur pour cet univers kafkaïen !

Nom série  Quasar contre Pulsar  posté le 08/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album franchement inclassable, et difficile à résumer, donc à présenter. Je vais pourtant m’y essayer !

C’est d’abord un visuel parfois violent, qui déborde de cases quasiment inexistantes, qui prend souvent le pas sur l’histoire proprement dite : on est là finalement assez proche de ce que pouvait faire Philippe Druillet dans ses albums inspirés comme les Lone Sloane ou le déchirant La Nuit.

C’est très psychédélique, parfois kitchissime, avec des couleurs roses seventies à la fois pétantes, mais aussi « sages », puisque « cadrées » par le contour des formes : un dessin stylisé, finalement assez froid au milieu de ces couleurs chaudes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le parti pris esthétique est assez radical !

Les dialogues – souvent au style indirect, et les commentaires en off se baladent un peu partout dans les pages, avec un texte utilisant tailles et formes différentes (j’avoue que c’est parfois difficile à lire !) : ici aussi le côté final de feu d’artifice qui domine, ça explose dans tous les sens !

L’intrigue quant à elle – car il y en a une, pas toujours discernable, au milieu de l’explosion des couleurs et des cases, eh bien l’intrigue est elle aussi un peu foutraque. Grosso modo, il y a une opposition entre Quasar, roi de l’origami interstellaire, capable de tout plier (mais qui n’arrive pas à assumer ses nombreux succès auprès de la gente féminine), et un scientifique surpuissant et mégalomane, Pulsar, qui rêve de recréer l’univers. Là aussi, ça part dans tous les sens, et c’est difficilement résumable. Cela mélange l’onirisme pur, la création expérimentale et la simple caricature de la SF à papa. Improbable ! Mais qu’ont pris les auteurs pour stimuler leur inspiration ?

Voilà le genre d’album qui en rebutera beaucoup, mais qui est plein de folie, de créativité, l’imagination des auteurs ayant débordé des cases pour nous sauter aux yeux ! Si son prix est relativement élevé, il faut aussi voir l’originalité du projet, et le souci qu’ont eu les éditions 2024 d’en faire un bel objet. Le prix de la rareté, de la beauté, qui n’a pas de prix.

Nom série  Nash  posté le 08/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier cycle de trois albums est plutôt sympa à lire et relativement réussi : un bon mixe de SF et d’aventure, auquel je reprocherais quand même un dessin un peu « grossier » et un positionnement temporel flou (l’évolution technologique ne correspond pas à la relative proximité dans le temps de cet univers par rapport à nous).

Le quatrième album se déroule dans un univers à la fois plus proche et crédible, mais développe aussi une histoire nettement moins intéressante et originale je trouve. Un peu d’aventure qui sent le déjà vu. Et qui n’est que de manière fragile relié au reste de la série.

Dans le troisième cycle (albums 5 à 7), le dessin s’est amélioré par rapport au début. Mais je n’ai pas été très emballé par le scénario où le fantastique domine, dans une ambiance série B qui pour le coup colle à la collection Delcourt qui accueille cette série.

Le dernier cycle de trois albums nous replonge dans la Science-Fiction pure, sur et autour de Mars, et clôt la série. Le dessin est encore meilleur, et l’intrigue est elle aussi meilleure que dans les quatre albums précédents, sans être transcendante non plus.

Avis d’ensemble plus que mitigé donc, et un achat dont on peut se dispenser, les pérégrinations de Nash Tulsa m’ayant un peu lassé.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Docteur Peste  posté le 07/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que voilà un album original ! D’abord par le format et la reliure. En effet, on a un format intermédiaire pour la taille et une reliure avec agrafes (comme le font parfois les éditions Lapin).

Mais c’est surtout le sujet qui est intéressant : la peste. La peste noire, celle-là même qui a éliminé une partie de la population européenne à la fin du moyen-âge (et qui a continué à sévir plus sporadiquement ensuite).

A noter qu’une longue introduction présente cette épidémie, ses modes de propagation, ses vecteurs (avec un plaidoyer pour les puces !). C’est très sérieux, puisque fait par Pierre Kerner, chercheur en génétique évolutive, maître de conférences en biologie des organismes. J’avoue avoir vérifié cette info, ne connaissant pas le bonhomme, et connaissant le caractère assez « déconne » des éditions Lapin. Mais là c’est du sérieux !

Après cette introduction – et caution morale, l’auteur (dont c’est la première œuvre que je lis), décline en une cinquantaine de pages, découpées en petites histoires d’une à 6 pages les (més)aventures de médecins au milieu du fléau et de ses pestiférés de victimes.
Enfin, médecins au sens où on le comprenait à l’époque, c’est-à-dire ici surtout plus éboueurs qu’autre chose. C’est-à-dire que ne connaissant pas les causes, le Docteur Peste est souvent obligé d’évacuer les cadavres sans avoir pu tenter de leur éviter la mort – qui de toute façon est le choix divin…

C’est quasi muet. Des dessins dans des phylactères font office de dialogue. Seules deux petites scènes se voient gratifiées de réels dialogues, lorsqu’apparaît un commentateur contemporain !?

J’ai vraiment bien aimé le dessin en Noir et Blanc. L’ambiance générale est assez drôle. Pas de francs éclats de rire (même si le gag du jeu de morpion est marrant), mais j’ai trouvé intéressantes les déambulations de ces médecins à long bec, au milieu des rats et des cadavres.

A découvrir !

Nom série  Le Bon, la Vieille et les truands  posté le 04/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne production de la collection Comix du Cycliste je trouve.

Sans être un chef d’œuvre, l’album se lit très bien – et très vite aussi c’est vrai ! Les truands en questions sont vraiment très cons, et leur vieille de mère n’est douée que pour les jeux vidéo (aux toilettes) et la conduite sportive.

En face, un commissaire sur les nerfs entouré d’excités de la gâchette. C’est bref mais violent (et drôle aussi), et donc plutôt sympa à lire.

La fin est par contre assez brutale, au point que j’ai cru au début qu’il manquait une ou des pages à mon exemplaire…

Nom série  Splendeurs & misères du verbe  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quatre petites histoires qui se suivent vaguement et qui se lisent très rapidement, comme souvent pour les Patte de mouche, à fortiori lorsque l’album est muet comme celui-ci (quelques dessins dans des phylactères font office de dialogue, parfois).

Le dessin est minimaliste, mais Ibn al Rabin réussit tout de même à rendre assez expressifs cette dame et ce monsieur qui sont les uniques personnages d’un « dialogue de sourds ». Et faire un album muet sur les splendeurs du verbe, ça reste quand même une gageure ! Mais Ibn al Rabin réussit son pari.

« Au commencement était le verbe » est-il écrit dans la Bible. Ibn al Rabin en fait ici un simple outil d’attirance, de « drague », avec quelques chutes assez humoristiques.

Pour finir sur les deux personnages, le monsieur n’a pas vraiment le beau rôle, et se prend quelques vestes, rejeté ou roulé qu’il est par madame (qui n’en est d’ailleurs pas toujours une…).

Patte de mouche intéressante, d’un auteur inégal mais capable de fulgurances comme Les Miettes que vous devez IMPERATIVEMENT découvrir !

Nom série  Vite et Bien  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un petit album à l’italienne de Thiriet que je ne connaissais pas. Il est constitué de dessins occupant chacun une page, avec – très rarement – un mot ou deux glissés dans un phylactère, parfois une légende au-dessus ou en dessous du dessin qui lui donne sens. Parfois le dessin se suffit à lui-même.

C’est un album qui relève globalement de l’humour absurde, parfois noir. C’est assez inégal, cela ne déclenche pas vraiment de fou rire, mais c’est quand même intéressant. Le dessin, en Noir et Blanc est sans fioriture – mais je ne l’ai pas trouvé transcendant (même si ce n’est pas la priorité dans ce genre d’album).
c'est parfois proche de Serre, et aussi du "Catalogue des objets introuvables" de Carelman.

A découvrir, mais plutôt en l’empruntant ou en le feuilletant avant d’envisager un achat.

Nom série  Magnum Photos  posté le 02/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les commémorations du soixante-dixième anniversaire du débarquement allié en Normandie ont entraîné une prolifération de publications sur ce sujet. Cet album s'en démarque et sort quand même du lot.

En effet, l'opération Overlord est vue au travers de Robert Capa, immense photographe (et "ancêtre" de tous les reporters de guerre), ses actions, son questionnement, etc.

Outre ce fameux jour J qui a scellé le sort de la seconde guerre mondiale, l'album retrace aussi les mésaventures subies par les clichés que Capa a pu faire sur la plage d'Omaha (qui ont pour la plupart disparu. Et on apprend aussi la disparition des photos d'un collègue, ce qui a rendu les siennes encore plus "uniques"). On voit aussi comment la légende a tôt fait de modifier la réalité !
C'est aussi la suite et la fin de la vie de Capa qui est retranscrite.

Le dessin est vraiment bon (et la page dépliable qui offre une vue panoramique d'Omaha est réussie).

A noter qu'en fin de volume, un dossier mêlant textes et photographies complète la partie bande dessinée.

Plutôt une réussite donc.

Nom série  Au coeur du monde  posté le 02/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais déjà lu deux albums de Fabio, publiés aux éditions du Seuil, où celui-ci narrait déjà les mésaventures d’une sorte de loup filiforme. Je n’avais pas été très emballé.

Si pour cette Patte de Mouche je suis plus indulgent dans ma notation, c’est que le style de Fabio est plus adapté à un format très court, et supporte difficilement un format plus traditionnel et plus long. Du minimalisme jusqu’au bout ou rien…

Sinon, sa bestiole est ici toujours une illustration du struggle for life, version looser. Même si un léger vent d’optimisme et de chaleur humaine souffle en fin d’album pour le loup…

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