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Nom série
Bullwhite
posté le
24/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Même si le scénario est assez naïf, j’ai été très agréablement surpris par ce « Bullwhite ». J’avais acheté l’album sur base du nom de leurs auteurs, dont j’avais fort apprécié Le Bar du vieux français. Il s’agit cependant ici d’une œuvre de jeunesse, avec les qualités et les défauts du genre.
Qualités ?
D’abord, l’idée originale. Lors d’un combat, le boxeur Ervin Foster tue accidentellement son adversaire. Il ne remontera plus jamais sur un ring. Mais la raison n’est peut-être pas aussi évidente qu’il n’y paraît.
Ensuite, la structure. Car, en parallèle avec cette histoire de boxeur se développe l’histoire d’un scénariste, figurant sur la liste noire de Hollywood (nous sommes en plein maccarthysme) et désireux de retracer la vie de ce fameux Bullwhite.
Enfin, le contexte. Cette époque trouble de l’histoire de Hollywood est assez rarement utilisée. Je trouve que Lapière l’exploite ici assez habilement, sans en faire le thème central du récit.
Défauts ?
Comme je l’ai déjà dit : une très grande naïveté dans le développement.
Un dessin en ligne claire un peu simpliste (entre De Moor et Goffin) qui ne favorise pas le dynamisme de l’ensemble, mais que, paradoxalement, je préfère aux œuvres plus récentes de Stassen.
Une fin décevante, car trop facile.
Au final, une œuvre plaisante mais dispensable.
A emprunter à l’occasion, si vous avez apprécié d’autres œuvres de Lapière. |
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Nom série
L'Autre Monde
posté le
24/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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En voilà, une bd qu’elle est chouette !!!
Avec l’autre monde, Rodolphe nous sortait une œuvre atypique, originale, poétique, fraiche, savoureuse, créative, … (euh, je manque de vocabulaire, là !) Il me faudra bien quelques pages pour totalement rentrer dans cet univers (au moins trois), mais dès cet instant, ce divin scénario m’obsèdera au plus haut point. Des cigognes aux pères Noël en passant par les provinces saisonnières, cet autre monde est d’une richesse créative incroyable. Le pire est que cet univers est totalement cohérent et que la révélation finale est tout simplement prodigieuse.
La bd profite également du talent de Florence Magnin. Son coup de pinceau, qui tient autant de l’illustration pour enfants ou du dessin de conte de fées que de la bd traditionnelle, est on ne peut plus adéquat dans le cas présent. J’adore ses maisons, ses véhicules, ses paysages et ses planches où les cases disparaissent dans un enchevêtrement de poutres. Seule la colorisation des premières pages, trop terne à mon goût, ne m’aura pas totalement convaincu.
La narration est, à l’image de l’ensemble, d’une très belle qualité. Elle laisse une grande place à l’humour et accroit le caractère désuet de ce monde imaginaire.
Bon, ben je vous laisse là et vais m’empresser de la relire, cette merveilleuse bd.
Patron ! Un Ti-Punch, s’il vous plait. |
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Nom série
Nuit Noire
posté le
24/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Excellent roman noir que cet album.
Chauvel expérimente ici la même structure que celle qu’il utilisera pour Flag. Il multiplie en effet les flash-back et la narration est très présente. Je préfère cependant cette « Nuit noire » au précité. Je la trouve plus limpide, plus prenante et débarrassée de ce côté documentaire qui m’ennuyait dans Flag.
L’histoire en elle-même est assez crédible. Cette plongée en enfer dans laquelle tout s’enchaine trop vite pour un pauvre type partagé entre son sens de l’amitié, son immaturité et ses valeurs morales m’est apparue sinon réaliste du moins plausible.
Les personnages sont attachants malgré leurs actes. C’est un réel exploit à mes yeux, atteint grâce à la belle dose d’humanité présente tout au long de l’album.
Le dessin me laisse plus dubitatif. Je regrette quelque peu le côté très dépouillé des décors ainsi que le trait plutôt gras employé pour les personnages. L’ensemble ne m’a cependant pas choqué. Certains regards sont très expressifs et apportent un réel plus à l’ensemble. Mais ce n’est que trop rarement que j’ai eu un réel plaisir à m’attarder sur le graphisme d’une planche.
Un bon album dans l’ensemble, à lire. |
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La grosse qualité de ce récit réside dans sa narration. Christin divise son scénario en de multiples fragments supposés illustrer l’histoire sous des angles différents. C’est assez amusant à défaut d’être réellement efficace.
L’histoire en elle-même est très anodine. Cet aller-retour entre l’Egypte et l’Angleterre ne m’a pas spécialement passionné. Le contexte historique était pourtant intéressant mais le ton badin employé rompt tout esprit d’aventure. On se doute rapidement que rien de bien fâcheux ne peut arriver aux principaux protagonistes.
Les personnages sont parfois intéressants (la jeune copte ou le diamantaire, en particulier), parfois énervants et parfois sans intérêt.
Le dessin, lui, m’a déçu du début à la fin. Trop épuré, trop simpliste, trop figé, le trait de Puchulu n’est vraiment pas fait pour dynamiser cet album.
Une petite déception au final, mais comme je n’attendais pas grand-chose de cet album … |
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Nom série
Marie Rose and Co
posté le
23/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Amis du mauvais goût, de la vulgarité gratuite et de l’humour douteux, bonjour.
Si vous aimez les histoires très grasses, très vulgaires, pleines de femmes toute nues mal dessinées, de scènes d’inceste, de violence conjugale ou d’ivrognerie, mais pour rire, cette série pourrait vous plaire.
Personnellement. Je demeure circonspect. Certains gags m’ont vaguement fait sourire, mais l’ensemble était vraiment de trop mauvais goût pour me plaire. Je pense que l’on peut rire de tout, encore faut-il le faire avec talent. Et avec d’autant plus de talent que le sujet est grave.
Pour le dessin, c’est du sous Reiser.
Cette série a quand même reçu un prix, preuve que ce genre d’humour peut plaire. Je vous laisse donc juger par vous-même, mais ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. |
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Nom série
Minik
posté le
23/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Ma première étoile ira à ce dessin, d’apparence artisanale, d’aspect griffonné et d’une qualité indéniable. Le trait est expressif, vivant et semble pris sur le vif, ce qui dans une bd comme « Minik » est un atout non négligeable. Cela rajoute incontestablement au côté authentique et humain de l’œuvre.
Une deuxième étoile sera décernée au thème en lui-même. L’importation d’allochtones par les pays occidentalisés (Europe ou Amérique du Nord) à des fins d’analyse a été pratiquée de tout temps. Je suis même convaincu que si nous devions un jour trouver un extraterrestre, nous nous empresserions de le ramener sur terre et le transformerions en objet de curiosité, la nature humaine est ainsi faite. Mais cette pratique n’en demeure pas moins très discutable, voire détestable.
Le scénario, quant à lui, reste très classique, même si de qualité. L’histoire est plaisante à lire mais somme toute très prévisible. Les personnages, eux-mêmes, correspondent à ceux qu’on s’attend à trouver dans ce genre de récit. Mais l’ensemble est bien rythmé et comprend suffisamment de rebondissements pour me tenir en haleine. Pas d’étoile donc mais un travail plus que correct.
Une troisième étoile cependant pour la fin du récit, certes prévisible, mais ne tombant pas dans le sentimental à outrance.
Une très belle œuvre, en résumé. |
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Nom série
Apocalypse Mania
posté le
23/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Si je peux faire montre d’une grande souplesse lorsqu’il s’agit de décrire des comportements humains parfois à la limite de l’absurde, j’ai beaucoup plus de mal à accepter l’incohérence dans les domaines plus techniques. Par conséquent, lorsqu’une œuvre repose sur la technique et l’anticipation, il lui faut beaucoup de qualités pour me convaincre, pour que je la trouve crédible.
Apocalypse mania, n’y parvient pas, mais alors pas du tout.
Je m’explique.
Tout le récit repose sur quatre rayons émis depuis l’espace et porteurs d’un message que les plus éminents scientifiques (dont l’homme le plus intelligent du monde, rien que ça) essayent de comprendre.
A aucun moment (je répète : à aucun moment) ces scientifiques s’interrogent sur la provenance du rayon. Jamais le moindre télescope ne sera utilisé pour connaître l’émetteur. Personnellement, si je me ramasse une boule de neige dans le cou, mon premier réflexe est de me retourner pour voir qui a bien pu me l’envoyer. Je ne dois, par conséquent, pas être très intelligent.
Continuons. Ces quatre rayons frappent la terre en un point précis selon un angle précis (si l’endroit ou l’angle devaient changer, les auteurs en parleraient). Par conséquent, ils ne peuvent être émis que depuis une orbite géostationnaire à la terre. Une telle orbite existe, c’est sur elle que se trouvent tous les satellites de communication, entre autres. Elle n’est pas très éloignée de la terre et facilement observable. Mais le rayon semble venir de plus loin. Par conséquent, en tenant compte que la lune tourne autour de la terre, que la terre tourne sur elle-même, qu’elle-même tourne autour du soleil, au même titre que 7 autres planètes autour desquels gravitent 164 satellites, que le système solaire lui-même est loin d’être statique et que l’espace est en expansion, traversé par de multiples comètes, et que le rayon ne peut pas traverser la matière, une orbite géostationnaire à la terre qui se trouverait au fin fond de l’espace de laquelle serait émis quatre rayons qui parviendraient jusqu’à la terre sans jamais rencontrer le moindre obstacle est tout simplement totalement irréaliste.
De plus, le message est transmis via un rayon lumineux. Ce qui signifie qu’il se déplace à la vitesse de la lumière. S’il est émis depuis la nébuleuse d’Orion (très proche de notre système solaire), cela signifie que nous étions en 500 après Jésus-Christ au moment de cette émission. Ce n’est plus de l’anticipation, c’est du n’importe quoi.
Ajoutons à cela la transmission de donnée via une disquette 3’1/4 en 2009, le fait que cette disquette puisse disparaître dans une cuvette de toilette (elle devait être soluble, je suppose), que lorsque des milliers d’ordinateurs sont mis en réseau au fin fond de grottes quasi inaccessibles, chacun d’eux est muni d’un écran (au cas où une chauve-souris voudrait regarder la TV, suppose-je toujours), qu’un mouchard d’un centimètre carré collé dans le cou d’un personnage ne sera pas découvert par ce dernier (s’il ne se lave pas, n’a aucun contact avec qui que ce soit et ne se regarde jamais dans une glace, c’est réaliste).
La liste est encore longue, …
Autre chose :
Une réflexion de Régis Loisel lors d’une interview (que l’on peut consulter sur ce site) m’avait interpellé. Il parlait de l’amalgame que le lecteur pouvait faire entre une œuvre ou un héros qu’il avait apprécié et le créateur de ceux-ci, espérant le trouver à l’image de son œuvre, et par conséquent déçu lorsque cet auteur se révélait de mauvaise humeur ou grincheux. Dans le cas présent, je n’ai pu m’empêcher de faire cet amalgame entre le héros (l’homme le plus intelligent de la terre, je vous le rappelle) et le scénariste de la série (qui multiplie les références pseudo-scientifiques), ce qui n’aura fait qu’accroitre mon rejet de cette série au scénario puéril.
Désolé … mais je n’ai vraiment pas aimé. |
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Nom série
Groom Lake
posté le
23/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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La première partie du récit m’a vraiment bien plu. C’est rythmé, rempli de rebondissements. Les personnages sont complexes. Le scénario a l’air bien documenté et part finalement dans une direction fantastique totalement inattendue, dont j’ai accepté le postulat sans trop de difficulté. Je me suis jeté sur la seconde partie, qui m’aura bien plu jusqu’aux deux-tiers, car là, je me suis demandé si l’auteur connaissait la fin de son récit avant de le commencer. Je crains que non et finalement, je me suis dit : « Tout ça pour ça ? »
Dommage, cette fin vraiment trop décevante même si l’ensemble reste de bonne qualité.
Le dessin, lui reste bon du début à la fin, multipliant les plans cinématographiques. Il est très classique pour ce genre de récit en ne révolutionnera certainement pas le genre, mais je ne lui ai trouvé aucune faiblesse. De plus, la composition des planches est souvent originale, augmentant le dynamisme de l’ensemble, et elle aura largement contribué à ma bonne appréciation générale.
Une assez bonne surprise, finalement.
Un bon 3/5. |
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Nom série
Saigon-hanoi
posté le
23/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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La structure employée par Cosey dans le présent ouvrage est originale. Alors que les images se rapportent la plupart du temps à un reportage, les dialogues sont ceux d’une conversation téléphonique entre les deux personnages principaux. Bien sûr, il y a un lien entre ces deux histoires et chacune s’enrichit de l’autre.
Je n’ai cependant pas le sentiment d’avoir compris le but profond de la manœuvre, et le sens profond de cette histoire. L’ensemble me parait finalement très anodin.
Un point par contre qui m’aura bien ennuyé, c’est le personnage de la gamine de 11 ans, drôle, spirituelle, cultivée et se posant de graves questions existentialistes. Désolé, mais je n’adhère pas. Si déjà elle n’avait eu que 13 ou 14 ans, je l’aurais trouvée très précoce, mais alors, 11 ans ! Ce n’est certes qu’un détail mais il change mon regard sur cette héroïne, qui devient subitement bien plus tête à claques car je n’ai jamais pu sentir les miss Je-sais-tout.
Le dessin de Cosey reste égal à lui-même mais je préfère les paysages enneigés aux vues du Vietnam. C’est tout à fait personnel mais j’ai quand même le sentiment que les premiers sont ceux que Cosey maîtrise le mieux, et ce depuis toujours. |
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Nom série
La Danse de l'ours
posté le
23/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Divisée en trois chapitres, cette bande dessinée m’est parue bien anecdotique.
S’il ne s’agit ni de contes ni de légendes illustrées, les histoires de ces deux jeunes paysans ne sont quand même pas très originales.
Je retiendrai principalement le dessin de Marc-Renier, très fin, surtout lorsqu’il s’agit d’illustrer des visages féminins, domaine dans lequel il excelle. Le souci de recréer un moyen-âge réaliste est également à souligner. Une illustration de vannerie est par exemple assez réaliste. Le vanneur est bel et bien en train de faire une tresse à trois brins, malheureusement, son osier n’est pas nettoyé (il reste des fourches à la branche). Et croyez-moi, je sais de quoi je parle. Je sors d’un stage.
Marc-Renier profite de la dernière partie (la meilleure) pour rendre un hommage à Pieter Breughel, sans que cela apporte quoi que ce soit au récit.
Anecdotique, vraiment.
A feuilleter à l’occasion.
A lire si le trait vous séduit.
Certainement pas à acheter. |
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Nom série
Le saumon
posté le
23/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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J’ai le sentiment de m’être fait avoir.
Patrick Cothias aurait-il profité de ce saumon pour nous facturer sa propre psychanalyse ?
Le héros de l’histoire est en effet un scénariste de bd ayant connu son heure de gloire avec des séries telles que « le masque vert » ou « les neuf vies du balbuzard » mais qui multiplie ensuite les séries à rallonge, au point de perdre son public. Cela me rappelle furieusement quelqu’un.
Nous avons alors droit à une véritable psychanalyse du héros, partagé entre son droit à la libre création, son droit à « péter plus haut que son cul » (selon ses propres termes) et sa volonté de reconnaissance, qui ne peut passer que par un succès public.
Là-dessus, le héros reçoit une proposition de contrat au montant mirobolant sans qu’aucune contrepartie ne soit immédiatement exigée. Et voilà le pauvre écrivain tout angoissé à cette idée.
Trois albums pour vivre les angoisses d’un gars à qui tout réussi sans qu’il n’ait rien à faire, bien souvent meublés de passages inutiles et de femmes dénudées.
J’ai le sentiment de m’être fait avoir.
Mention spéciale au dessin de Wachs, que j’ai bien apprécié, grâce à une mise en couleurs subtile au service d’un trait simple et précis. |
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Une fois de plus, Cosey nous propose une histoire de rencontres. Deux femmes que rien ne semble rapprocher mais qui souffrent toutes deux d’un manque intérieur qu’elles ne peuvent expliquer, se rencontrent, s’apprivoisent et finissent par s’apprécier.
Rien de bien original mais l’histoire est bien menée. Cosey multiplie les non-dits et les cases sans paroles aux regards évocateurs sont légions tout au long du récit. C’est agréable à lire, résolument optimiste et bien dans la lignée des autres récits de l’auteur.
Je regrette cependant cette fin trop facile à mon goût.
Un bon petit Cosey, sans plus. |
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Nom série
Soleil Cou Coupé
posté le
23/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Délicat sujet que celui ici traité.
Un homme en manque d’amour à donner se lie avec trois travestis en manque d’amour à recevoir. Les liens sont ambigus, les personnages ne savent pas trop comment s’y prendre pour parler de leurs envies, de leurs sentiments, de leurs espérances. L’amour est vu ici au sens large et peut tout aussi bien prendre la forme de l’amitié que de l’amour charnel. Le thème central est en fin de compte bien plus le problème de l’acceptation de l’autre tel qu’il est qu’une analyse du monde des travestis.
Très pudique, cette bd n’est cependant pas très émouvante. L’histoire est sombre, désolante, déprimante. Et le dessin de Lax contribue à ce sentiment, surtout par sa colorisation, très terne et par conséquent, elle aussi déprimante.
Audacieux, mais pas vraiment réussi à mes yeux, Soleil Cou Coupé me laisse une bien pâle impression au final. |
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Nom série
Le Tour de Valse
posté le
20/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Une belle histoire d’amour sur un fond historique intéressant. Le trait de Pellejero, une fois de plus, me séduit. Faussement naïf, excellent dans ses jeux d’ombres et de lumières, il est en plus extrêmement efficace dans l’expression des visages.
Le cadre historique, à savoir les camps de travail sibériens après la seconde guerre mondiale, m’a interpellé. J’ai senti chez Lapierre un souci d’authenticité très appréciable. L’auteur s’est, à mon avis, bien documenté avant de se lancer dans ce récit. Et celui-ci y gagne en sincérité. L’histoire d’amour, elle, est très classique. Elle ne déborde pas d’originalité mais reste prenante.
Un bel album, au final, qui vaut plus par son cadre et son illustration que par l’intrigue centrale, mais qui m’a laissé une très bonne impression. |
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Nom série
Chito Grant
posté le
20/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Classique western que ce Chito Grant. Classique mais décevant par un final bien trop gentil. Sinon, le scénario est plutôt bien construit et agréable à suivre, sans être très original. Le cowboy solitaire à la recherche de son passé, le sheriff cruel, lâche et violent, la bande de frères truands, et la femme de caractère, qui tente de contrôler tout ce beau monde d’une poigne d’acier. On est bien plus proche d’un hommage que d’une œuvre novatrice.
Au niveau du dessin, je serai plus nuancé.
Le premier tome est très proche du dessin d’animation, ce qui n’est pas ma tasse de thé. Il n’est cependant pas dénué de qualité et surtout, dans ses meilleurs moments, prometteur pour la suite. Le deuxième tome confirme mes espérances. Il est excellent dans son style et Etien se permet quelques clins d’œil de bon aloi. A la huitième planche de ce deuxième opus, par exemple, un regard d’acier ne peut que nous faire penser à Charles Bronson dans « Il était une fois dans l’Ouest ». C’est bien fait et cela reste discret. Le travail des visages est plus complexe, et les gros plans sont souvent excellents. La colorisation est également à la hauteur et l’ensemble m’a séduit sans être dans un style que j’apprécie habituellement. Mais le troisième tome semble avoir été fait à la va-vite. On retombe dans une espèce de dessin d’animation simplifié, sinon simpliste. De plus, la colorisation est trop flashante pour me plaire. Une énorme déception que le graphisme de ce troisième album, qui me laisse sur une mauvaise impression finale.
Dommage, car le potentiel tant scénaristique que graphique était présent. A revoir, en d’autres circonstances, car ce duo pourrait bien nous surprendre positivement à l’avenir. |
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Nom série
Effleurés
posté le
20/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Si vous voulez apprécier cet album, il vous faudra accepter le postulat de départ. Christophe, un des deux principaux protagonistes, est un gros con balourd que le passé de sa nouvelle copine n’intéresse absolument pas. J’ai du mal à y croire. En tout cas, personnellement, je ne saurais pas avoir une relation sérieuse avec une personne dont le parcours me laisse tellement indifférent que je préfère l’ignorer.
Malgré cela, et dès que l’on a accepté ce point de départ, Effleurés est vraiment un très bel album. Le ton est personnel, le rythme agréable, l’analyse des comportements est fine et Fleur est très attachante. J’ai adoré certains dialogues et l’ensemble respire la spontanéité, la simplicité et la fraîcheur.
Quant au dessin … on s’y fait. Ce n’est pas un style que j’affectionne, car le graphisme est assez simpliste, mais il est très bon au niveau des visages, expressifs au possible. Les couleurs ne sont pas non plus ce que j’ai vu de plus beau, mais elles conviennent finalement assez bien à l’ambiance du livre. Vraiment, je ne saurais mieux dire que ce « on s’y fait » qui peut paraître péjoratif ou réducteur mais qui convient parfaitement à mon sentiment. Il ne m’a pas séduit mais ce dessin aura contribué à mon appréciation de l’ensemble.
Au final, cet album m’a bien plu jusque dans son titre, très joliment choisi.
Mais comment peut-on prétendre aimer quelqu’un sans s’appliquer à l’écouter ? |
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Nom série
Sapiens
posté le
20/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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C’est son graphisme qui m’aura incité à découvrir ce Sapiens. Beau, chaud et original, il est à mes yeux presque envoutant. Il illustre en tous les cas de fort jolie manière cette fable onirique et inventive traitant de la dérive de notre planète. Surproduction de déchets, surexploitation de nos ressources, disparition des espèces sont autant de thèmes abordés de manière originale par un artiste à l’imagination féconde. L’humour est présent sans dominer l’esprit du récit. La poésie, elle, est omniprésente. L’ensemble donne un album étrange mais agréable à lire. Une belle découverte pour un moment d’évasion. |
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Nom série
Calypso
posté le
20/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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L’idée de départ était intéressante, et ce prologue fantastique me laissait présager d’un traitement envoutant. Il m’a fallut quelque peu déchanter. Les relations entre les différents protagonistes sont à l’image du graphisme : froides. Ils paraissent sans âme. De ce récit se dégage une langueur finalement ennuyeuse.
Pourtant, par moment, le charme opère mais l’ensemble manque de consistance, de chaleur et retombe dans l’ennui.
De plus, pour un spadois, l’itinéraire de l’héroïne au sein de cette ville est des plus farfelu, ce qui gâche encore plus la lecture. Quitte à reproduire fidèlement un lieu, autant reconstruire également un parcours logique, qui tiendrait compte, et de la chronologie des lieux traversés et du temps nécessaire à les joindre.
J’ai par contre apprécié le clin d’œil à Olivier Strelli, célèbre créateur de mode belge, sans trop comprendre le rapport avec le reste de l’œuvre. Une private joke, sans doute.
Au final, un album qui m’aura déçu, tant dans le traitement de l’idée initiale que dans le dessin (où finalement les mosaïques reproduites sont mes œuvres graphiques préférées). Un bon 2/5, mais guère plus. |
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Nom série
Le vieux Ferrand
posté le
20/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Un thriller campagnard au scénario assez léger. C’est bien fait mais trop simpliste pour vraiment me passionner. La psychologie des différents acteurs, et surtout du vieux Ferrand, n’est pas assez étoffée. Pourtant, il y avait de quoi faire et la galerie de personnage s’annonçait prometteuse. Gibelin tombe malheureusement trop souvent dans la facilité et plusieurs protagonistes (le vieux Ferrand, sa seconde épouse, la voisine ou le maire, par exemple) perdent en crédibilité du fait de cette approche directe, voire stéréotypée.
De plus, le scénario semble hésiter entre la farce et le thriller et me laisse le cul entre deux chaises. Trop léger pour créer une réelle angoisse, mais pas vraiment drôle non plus, ce récit navigue au final dans des eaux bien trop calmes.
Le dessin est à l’image du scénario : peu étoffé. Il est de qualité, très lisible mais un peu trop lisse à mon goût. Et il faudra attendre le troisième tome pour avoir enfin droit à une agréable colorisation. Les deux premiers tomes étant, de ce point de vue, assez quelconques.
Plus anecdotique mais amusant est le clin d’œil à la série télévisée « Magnum » via un hélicoptère et son propriétaire bien connu. Enfin, anecdotique ? Je dirais plutôt symptomatique de cette constante hésitation entre la farce et le thriller dont je fais mention ci-dessus.
Ce vieux Ferrand se lit finalement très vite sans laisser une trace indélébile dans ma mémoire. A lire à l’occasion, mais sans doute pas à acheter. Un bon 2/5 |
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Là, on a droit à du lourd. Je ne veux pas dire par là que le scénario est d’une densité incroyable, mais bien que sa structure est digeste comme un parpaing. Au service d’Auclair, Greg pondait avec ses Naufragés d’Arroyoka un scénario comme il en avait le secret.
Un conseil, si vous êtes allergiques à Comanche ou à Bernard Prince, fuyez !
Et il n’est même pas sûr que si vous appréciez les séries susnommées, il en sera de même pour le présent opus.
Mais, personnellement, je me suis fait avoir. L’histoire, découpée en plusieurs chapitres, m’a paru prenante et je suis arrivé au bout de ma lecture sans m’être ennuyé une seconde. C’est très classique, les personnages sont caricaturaux, le scénario, comme les monologues à la façon du chef, sont sans surprise. Est-ce la raison de son charme ? Ce sentiment d’être en pays de connaissance, de sécurité tant narrative que graphique, qui fait que je tourne les pages avec un plaisir nostalgique ? Je n’en sais rien, et reste partagé entre ma certitude que cette bd manque cruellement de créativité, et ma conviction qu’elle comble parfaitement mes attentes.
L’archétype de la bande dessinée d’aventure telle qu’elle existait dans les années ’70. Et c’était bien. |
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