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... a posté 2008 avis et 383 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Les Tribulations d'une Caissière  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grâce à cette série, un petit vent de fraicheur souffle sur la bd humoristique ! Il faut dire que, dans le genre, je reste sur deux déceptions de dimension, et que, par conséquent, j’ai sans doute revu mes exigences à la baisse.

Cependant, la série a, à mes yeux, le mérite de proposer un dessin simple et agréable à l’œil. Il me faut légèrement penser aux œuvres de Jim, la colorisation criarde en moins. Le style est très expressif, surtout au niveau des faciès, mais beaucoup moins déjanté que celui évoqué, ce qui n’est pas plus mal.

D’autre part, les gags proposés ont l’originalité de s’appuyer sur un univers encore peu exploité. Les histoires de caissières sont jusqu’à présent encore rares dans le domaine de la bande dessinée.

La série s’inspire manifestement de faits réels, et les mitonnent à la sauce humoristique. En règle générale, la cible est atteinte et j’ai souvent souri lors de ma lecture. Pourtant, rarement, je n’aurai ri, car on demeure dans l’anecdote sans réel trait de génie, sans réel choc humoristique. C’est drôle mais très prévisible.

Pas mal quand même, et même franchement bien par rapport à mes dernières lectures …

Je crains cependant que le sujet ne s’épuise vite et éviterai, à la place des auteurs, de commettre trop d’albums.

Nom série  La Petite Reine  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais lu cet album lors de sa parution en noir et blanc, dont un exemplaire m’avait été prêté par un collègue estudiantin sur le simple prétexte qu’il travaillait occasionnellement dans un café souvent représenté dans l’album (je ne vous raconte pas ma vie, mais ça y ressemble …)

J’en gardais un souvenir confus de thriller campagnard au graphisme élégant et au scénario quelque peu tiré par les cheveux.

J’ai redécouvert l’album dans sa version colorisée et, première constatation, il y perd au change. Non que cette colorisation soit de mauvais goût, mais Servais avait conçu son album pour le noir et blanc, multipliant les hachures et les détails, et la colorisation ne fait qu’obscurcir l’ensemble et occulter les détails. Heureusement, le grand format de l’album permet de limiter la casse, mais, si vous avez le choix, je vous invite à privilégier la version en noir et blanc.

Deuxième constatation : Servais a quand même l’art de reproduire le théâtre de ses histoires avec une grande authenticité. La ville de Virton ici représentée correspond pleinement aux souvenirs que j’en garde. Du collège Saint-Joseph à l’Hôtel de Ville, en passant par « le Chalet », tout est authentique, jusque, et y compris, les trajets des personnages. Ce souci d’authenticité, qui caractérise l’artiste, en irritera peut-être certains, mais il constitue à mes yeux un de ses atouts les plus charmeurs.

Troisième constatation : le scénario de cette Petite Reine (rien à voir avec le cyclisme) reste très capillotracté, mais également prenant. Son point fort réside dans l’ambiance de la petite ville, où le moindre incident peut prendre des proportions démesurées. C’est amené d’une manière très réaliste, et la psychose qui s’empare de Virton me parait tout à fait envisageable dans ce genre de circonstances. Mais d’autre part, l’intrigue politico-policière me parait forcée, et certains de ses éléments artificiels (comme le personnage du chanteur, par exemple). De plus, l’artiste ne peut s’empêcher de placer de ci de là des scènes très mélodramatiques qui m’exaspèrent quelque peu. L’album n’y gagne rien en émotion tant les poses sont exagérées.

Vous l’aurez compris, mon appréciation de l’ensemble reste mi-figue mi-raisin. Je conseille l’emprunt en bibliothèque car j’ai lu ce thriller campagnard avec plaisir, mais les faiblesses évoquées m’empêchent de dire autre chose que « pas mal » (ce qui est déjà bien).

Nom série  Goutatou et Dorochaux  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que « la puce à l’oreille » mais j’en garde un souvenir on ne peut plus correct. Le dessin humoristique à gros nez de Guy Mouminoux est plutôt sympathique, et très lisible dans sa version en noir et blanc. Quant au scénario, il est assez prévisible mais fait montre d’une certaine fraicheur.

L’album se singularise principalement par son verbiage très présent, la majeure partie de la force humoristique de ce récit résidant avant tout dans les dialogues.

Pour résumer, c’était pas mal, et à réserver à un public jeune qu’un peu plus de lecture que de coutume ne fait pas fuir.

Nom série  Père Noël & fils  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Deuxième fois d’affilé, après Le Flagada (Glénat) insipide, que je découvre une série de Bercovici franchement lamentable. Pas une seule fois je n’ai ri aux aventures de ces Pères Noël (de père en fils), et j’ai quatre doigts en trop dans ma main pour compter le nombre de fois où j’aurai souri.

C’est monstrueux de médiocrité.

Les auteurs parviennent même à réaliser l’exploit de créer le gag en une planche … sans chute. Je dois cependant reconnaître que le gag en une planche n’est pas le plus fréquent dans ces albums, mais, malheureusement, lorsque l’histoire … euh … drôle ( ?) s’étale sur plusieurs planches, le niveau atteint n’est pas spécialement meilleur. Dans certains cas, je me suis réellement demandé où se cachait l’instant censé être comique.

Le gag récurent, quant à lui, est basé sur la mère Noëlla qui sert du café (hilarant, isn’t it ?)

Manifestement, le sujet n’a pas inspiré les auteurs. En tous les cas, j’espère qu’il s’agit d’un travail de commande, et que les talentueux (ils l’ont prouvé auparavant) De Groot et Bercovici n’ont pas épuisé toute leur réserve de créativité.

Je n’ai qu’un seul conseil à vous donner, à vous, lecteurs potentiels mais aussi à vous deux, artistes manifestement désorientés : FUYEZ CETTE SERIE !

Nom série  Petzi  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Alors oui ! Petzi, c’est culte.

Cette série m’a fait aimer la lecture. J’ai dévoré ces histoires pleines d’humour, de tendresse et d’aventure. Petzi, c’est une bénédiction pour les très jeunes enfants.

Le dessin est simple et très lisible.
Les histoires sont simples et très lisibles.
Les dialogues sont simples et très lisibles.
Les personnages sont simples et … attachants.

L’ensemble est gentil, joyeux et, bien sûr, incroyablement naïf.

Cette série était (et est peut-être encore) on ne peut mieux adaptée aux plus jeunes de nos têtes blondes. Petzi, ça donnait envie de voyager, de jouer, de créer, de découvrir, d’apprendre, de rêver (oui, moi aussi, quand je serai grand, je construirai un bateau et j’irai faire le tour du monde avec mon ami Riki, na !)

Et lorsque je me promène sur une brocante, je ne résiste pas au plaisir de jeter un œil à l’intérieur des tomes que je découvre.

Que du bonheur ! Merci, Petzi, de m’avoir appris à lire (snif, snif, nostalgie, quand tu nous tiens).

Sans doute, d’autres séries sont elles mieux adaptées au jeune lectorat actuel, mais, pour les souvenirs qui me rattachent à Petzi, je ne peux dire qu’un mot : CULTE !

(avis garanti 100 % subjectif)

Nom série  Yalek  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série que j’aimais vraiment bien lire étant jeune, mais qui n’a pas résisté aux affres du temps.

Le duo Yalek-Pocket fonctionne à l’image de tant d’autres, avec un héros courageux et audacieux dont les origines indiennes lui permettent de réaliser des prouesses extraordinaires, et un faire-valoir gaffeur et sympathique, toujours là pour donner un coup de main ou pour fournir le prétexte d’un gag au scénariste.

La série s’aventure fréquemment dans le fantastique et ne s’encombre pas trop des problèmes d’une éventuelle vraisemblance. Elle reprend les thèmes qui étaient chers aux lecteurs de l’époque (soucoupes volantes, menace de destruction atomique et civilisations englouties en tête) et les assaisonnent avec une sauce très classique faite d’exotisme et d’aventure.

Les scénarios de Duchateau sont malheureusement, comme bien souvent chez cet auteur, toujours construits sur le même canevas. De ce fait, les péripéties vécues par nos deux journalistes deviennent rapidement très prévisibles et seul le cadre exotique de ces aventures nous offre encore un certain intérêt.

Le trait de Denayer n’est pas encore aussi précis et dépouillé qu’à l’heure actuelle. Et c’est une bonne chose, car ce style nerveux et un peu plus confus (mais déjà très lisible, rassurez-vous) convient mieux à cet univers.

Petit détail graphique : j’adorais le look de Yalek, avec ce fin bandeau dans les cheveux, très « in » alors (souvenez-vous de « Staying Alive »). Aaarghh, toute une époque …

A partir du tome 8, Denayer cède le pinceau à Géron. Le trait de ce dernier me plait moins, et j’avoue avoir abandonné la lecture de ces albums à l’époque. Un essai à l’heure actuelle s’avère toujours peu concluant. Je ferais la même remarque que pour Denayer, mais en sens inverse : ce trait est trop dépouillé pour me convaincre dans ce genre d’univers.

A réserver aux enfants et jeunes adolescents … d’une autre époque. Je crains donc que plus grand monde ne trouve d’intérêt à la lecture de ces aventures. Mais, par nostalgie, j’attribuerai un « pas mal » à la série.

Si vous voulez vous y risquer, privilégiez les tomes du début, tout en oubliant les deux premiers encore très approximatifs.

Nom série  Saint Hubert (Le Grand Cerf Blanc)  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Première chose : ayant lu la version originale, je regrette la couverture et le titre de cet album. En effet, ce récit retrace toute la légende de Saint Hubert, dont la rencontre avec le cerf blanc n’est finalement qu’une péripétie. D’un autre côté, il est vrai que mettre un cerf blanc en couverture avait plus de cachet que d’y illustrer un saint d’une autre époque. L'auteur s'est sans doute fait la même réflection que moi, puisque la nouvelle couverture offre un beau compromis entre les deux extrêmes, et que le titre de l'album a été modifié.

Deuxième chose : je regrette le côté très chrétien de ce récit. D’accord, le personnage est devenu un saint selon l’église catholique mais je pense que le récit aurait été autrement interpellant si l'auteur s’était attardé sur la dimension humaine du personnage plutôt que sur sa dimension religieuse et miraculeuse.

Ceci précisé, le récit est cependant intéressant pour un amateur de légendes locales. La destinée de Saint Hubert a profondément marqué la région que j’habite, le personnage laissant des traces de son passage de Liège à … Saint-Hubert. J’ai donc appris énormément de choses au fil de ces pages. Je trouve donc que retracer toute l’existence de Saint Hubert sans s’arrêter à l’anecdote du cerf est très bien vu de la part de Philippe Glogowski.

Graphiquement, l’album est réussi. Et c’est rare pour des productions locales de ce type. Le trait de Philippe Glogowski rappelle celui de l’école réaliste flamande. Il fait montre d’une grande précision, d’une certaine finesse et d’une belle lisibilité.

Je reste malheureusement bloqué par la vision trop chrétienne de cette biographie, raison de ma cote sévère. D’autre part, je pense que les lecteurs peu concernés par le personnage et sa région ne trouveront pas non plus d’intérêt à cette lecture.

A réserver donc au lecteur dévot et du coin.

Nom série  La Légende de la Gatte d'Or  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le château de Logne, niché au cœur des Ardennes belges et au sud de la province de Liège, est sans doute l’un des plus plaisants à visiter en Belgique. Non qu’il soit grand ou bien conservé (il ne s’agissait que d’un petit donjon, et il fut totalement rasé par Charles Quint qui, vexé de ne pouvoir prendre cette place forte autrement qu’à coups de canons, interdit à quiconque de le reconstruire), mais sa configuration particulière et l’extrême lisibilité de ses ruines le rendent à la fois instructif et distrayant.

Grande particularité de ce château : ses grottes. Celles-ci, nichées sous le château, et qui le traversent de part en part via un tortueux boyau, jouent un rôle d’importance dans la légende locale, sujet du présent album : la légende de la gatte d’or.

Charmé par ma visite, j’ai acquis cet album, qui présentait l’attrait supplémentaire à mes yeux de proposer un cahier explicatif du site, des fouilles entreprises et des découvertes réalisées.

Ce cahier explicatif est malheureusement pour le bédéphile que je suis aussi, la partie la plus intéressante de l’album.

La partie bande dessinée, réalisée par une artiste locale (Muriel), ne m’aura, quant à elle, guère convaincu. Le trait est souvent incertain, et, comble de tout, l’histoire maladroitement contée. Je regrette toujours de devoir me montrer aussi sévère avec une œuvre locale réalisée avec sincérité et bonne volonté, mais Muriel manque manifestement de maîtrise technique (tant graphique que scénaristique) pour atteindre le niveau auquel un bédéphile accompli peut s’attendre.

Attention, pris séparément, certains dessins sont plaisants au regard, et je n’oserais dire que Muriel est dépourvue de tout talent, bien au contraire.

Quoiqu’il en soit, cet album est à réserver aux amateurs de places fortes, et vaut plus pour son dossier archéologique que par l’illustration de la légende. Et, en tous les cas, une visite sur place est préférable à l’achat de cet album.

Nom série  Terre-Neuvas  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour des raisons personnelles, l’univers que décrit Chabouté dans cet album m’interpelle et m’attire. Ce fut également le cas pour « Le Coeur en Islande », un autre album, de Makyo celui-là, qui utilisait l’univers de la pêche en haute mer il y a plus ou moins 100 ans.

Il faut dire que les rudes (pour ne pas dire inhumaines) conditions d’existence de ces marins ont de quoi créer un cadre idéal pour toutes sortes de récits dramatiques. En effet, il faut bien avouer que l’on est loin de « Petzi » dans cette vision de la navigation, tant chaque acte semble issu d’un mélange de résignation, de courage, de fatalisme et d’inconscience.

D’office, la mort rode sur ces campagnes de pêche et utiliser ce cadre pour un huis clos était donc bien vu, selon moi. D’ailleurs l’artiste n’est pas le premier a avoir eu cette idée, ce qui donne malheureusement un arrière-goût de déjà-vu à l’intrigue. Par contre, et plus rare, Chabouté exploite intelligemment dans son récit la légendaire rivalité qui existait entre le paysan et le marin, chacun snobant méprisamment l’autre.

Résultat : cet album est excellent jusqu’à la 100ème page, moment d’une révélation finale très décevante. C’est dommage car, jusqu’alors, le récit est vraiment bon, prenant, angoissant, touchant, haletant, édifiant.

Cette bonne impression d’ensemble n’est pas seulement due au cadre choisi ou au scénario construit. Le dessin de Chabouté est pour beaucoup dans la réussite de ses œuvres. Son noir et blanc est naturellement cause d’angoisse, et son travail sur les regards et les silences des acteurs est d’une incroyable finesse. Seul bémol, j’ai trouvé que plusieurs personnages se ressemblaient dans cet album, au point d’en confondre certains à l’occasion. Mais globalement, l’album est une fois de plus une grande réussite graphique.

Du fait de ce goût de déjà-vu et de cette fin trop fade et trop facile, je reste sur une impression moyenne, raison d’une cote plutôt sévère pour un album qui m’aura pourtant tenu en haleine durant une centaine de pages (sur les cent-vingt qui le composent).

PS : une fois de plus l’œuvre se lit très vite … en première lecture. Mais elle se déguste agréablement lors des lectures suivantes. C’est pour moi la preuve que ce récit vaut bien plus pour son ambiance, son cadre et son graphisme que pour son suspense.

Nom série  Spabello  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Editée lors des Euro Race de 1995 organisées par l’intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps, cette bande dessinée avait pour but … je ne sais pas trop quoi, finalement …

En fait, je croyais tomber sur un album qui allait nous présenter les différentes formules présentes lors de ce week-end. Il faut savoir que les Spa Euro Race sont, depuis un bon paquet d’années maintenant, un ensemble de courses organisées durant un week-end entier et qui donne la part belle aux formules de promotion et de tous horizons (F2, GT, coupe Clio, Mégane, Yaris, Punto, Cox, de Belgique, d’Allemagne, d’Italie ou de France, et bien d’autres formules encore, en fonction des années), un programme riche et varié qui pouvait, il est vrai, servir de support à une bd dans la lignée d’un « Michel Vaillant » (qui, quoiqu’on en dise, demeure la référence en matière de bd illustrant le monde de la compétition automobile).

Je pensais également que les auteurs profiteraient de l’album pour nous détailler le circuit (que je connais par cœur), afin de mieux guider les spectateurs vers des emplacements parfois plus éloignés mais plus spectaculaires. J’espérais même qu’ils en profiteraient pour nous décrire la région dans un rapide survol.

Malheureusement, l’album se contente de nous conter les débuts d’un jeune pilote (Spabello) doué et travailleur … et (souci de réalisme) dont les parents ne semblent pas craindre les fins de mois. Le gamin commence par participer à quelques courses en kart (sur le petit circuit situé le long de son grand frère, et qui ressemble à n’importe quel circuit de karting), pour ensuite disputer deux manches en coupe Clio sur l’anneau ardennais.

On n’échappe pas non plus à la sempiternelle histoire d’amour, avec la petite copine qui ne peut s’empêcher d’allumer le grand rival en s’offrant comme enjeu pour un souper aux chandelles. Ce genre d’histoire, déjà trop souvent archi-exploitée, n’apporte vraiment rien dans le cas présent.

Au terme de ma lecture, j’ai donc le sentiment que cet album n’a atteint aucun de ses objectifs. Il ne détaille pas les différentes compétitions présentes, ne présente pas le circuit, ni la région et propose une histoire fade aux séquences de courses automobiles très réduites.

Je ne peux pas dire que j’ai détesté, non, le dessin est acceptable et très ressemblant dès qu’il s’agit d’illustrer un lieu ou un personnage existant. J’ai même apprécié le clin d’œil à Michel Vaillant fait via les illustrations en blanc sur fond bleu de l’intérieur de couverture, mais je n’ai vraiment trouvé aucun intérêt au contenu même de cet album.

Anodin.

Nom série  Kaamelott  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jouant sur le ressort parodique mais aussi, et surtout, sur l’anachronisme né du décalage entre le langage des acteurs et l’époque de l’action, cette série ne m’aura pas convaincu immédiatement.

Je trouve en effet le premier tome assez pénible car franchement lourdingue. De plus le dessin de ce premier opus est trop raide à mon goût. Il faut dire que j’ai souvent des problèmes avec les caricatures qui se veulent trop réalistes, ce qui est le cas de cet album. A mes yeux, une caricature doit aller à l’essentiel (à l’essence, dirais-je même) d’un personnage, sans s’encombrer de fioritures. Vouloir être trop réaliste engendre bien souvent un dessin figé, trop proche de la photographie qui a servi à sa réalisation.

Heureusement, à partir du deuxième tome, si le dessin demeure loin de mes préférés, il gagne cependant en fluidité. Mais, surtout, le scénario de cet album est bien plus convaincant. L’idée de ces sièges de transport, et son exploitation burlesque me rappelle les Monty Python (toutes proportions gardées). C’est vraiment très drôle, par moments.

Le troisième tome, moins original, reste cependant d’un bon niveau, et le dessin est en constante progression, devenant de plus en plus relâché.

Divertissante sans être révolutionnaire, cette série m’aura fait passer un bon moment. J’en recommande l’emprunt, mais pas l’achat. Les tomes sont de valeur trop inégale à mon goût.

Nom série  Le Local  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bonne surprise que ce local. Pourtant, l’idée de base est identique à « Eddy l'Angoisse », un album qui ne m’avait que très moyennement convaincu.

Si Gipi m’a séduit par la qualité de son travail, il le doit avant tout à deux choses. Tout d’abord la qualité de sa narration. Rarement, j’ai eu droit à un album « étranger » (Gipi est italien) dont la narration coulait aussi naturellement. Le texte est excellent, fluide, spontané et riche de nuances et de véracité. C’est vraiment bien écrit, sans être démonstratif ou littéraire.

Ensuite, il y a la colorisation. Celle-ci m’a fait penser à « Lulu Femme Nue », une sensation encore accentuée par le fait que Gipi a un trait qui le rapproche de Davodeau. En effet, son trait réaliste est très dépouillé et d’apparence « facile », comme celui du talentueux Etienne.

La colorisation, aux teintes « passées », est donc très réussie à mes yeux. Par contre j’ai un petit souci avec les nez des personnages (oui, je sais, c’est saugrenu). Ces nez sont trop schématiques pour me convaincre. Avoir un style dépouillé, c’est bien, mais il y a des limites !

Reste l’histoire, qui s’attache surtout à définir les profils de différents personnages. Et, si voir l’un d’entre eux s’extasier sans dérision devant une affiche de Hitler m’a fait craindre le pire, les profils des acteurs sont suffisamment fins pour permettre au lecteur que je suis d’accepter ce personnage.

Vraiment une très bonne surprise !

Pas mal, franchement pas mal … bien même, franchement bien ! (je suis de bonne humeur aujourd’hui) Culte ? Non, faut pas pousser …

Nom série  Gorr, le loup et autres récits fantastiques d'après Marcellin La Garde  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une lecture qui m’a ravi (si, si …)

Tout d’abord, j’adore qu’on me parle de mon nombril (c’est toujours flatteur). Et les contes illustrés dans le présent album sont localisés dans mon jardin (ou presque). J’ai barboté dans le fonds de Quarreux, visité à maintes reprises les grottes de Remouchamps, emmené mes conquêtes dans les ruines du château d’Emblève (pour de chaleureux pique-niques, tant le point de vue y est magnifique et la pierre chaude dès que le soleil fait son apparition). Quant au château de Franchimont, et bien j’ai passé six longues années de mon existence à ses pieds (mon ancienne école étant située en bas de sa colline). J’ai donc gaiment retrouvé les lieux, mais aussi les légendes de mon enfance, pour ce rapide rappel d’une émouvante part de mon patrimoine culturel. Et c’est pourquoi je regrette un peu que Counhaye se soit si peu renseigné sur la situation du château d’Emblève. Il aurait pu alors mieux visualiser (et exploiter) cet impressionnant à-pic au bord duquel le donjon était bâti (mais ce n’est finalement qu’un détail).

Ensuite, j’aime bien le trait de Counhaye. Découvert au travers des aventures du Professeur Stratus, il montre ici les mêmes qualités que dans les premiers tomes de cette série : un trait simple, très lisible mais peu avare en détails. Je ne sais d’où vient, mais un charme étrange se dégage de ce style, qui n’est pas loin de me rappeler celui d’un Fourquemin (dans l’esprit, du moins).

Enfin, ces contes sont bien agréables à lire. Ils sont bien sûr traditionnels dans ma région, et les multiples interventions du grand cornu en sont un trait caractéristique, mais je trouve que Counhaye parvient à rendre ces récits très vivants, en mélangeant habilement mystère, humour et drame.

Le « local » que je suis a franchement bien apprécié.

Nom série  Pour toi Sandra  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La démarche à l’origine de cet album est des plus louables, et si cette œuvre a réussi à faire éviter le pire à ne fusse qu’une seule personne, alors elle doit être qualifiée d’indispensable.

Réalisé dans le but d’expliquer les mécanismes qui peuvent conduire une personne dans le piège de la prostitution, cet album bénéficie de deux gros atouts.

Tout d’abord, il peut s’appuyer sur l’expérience d’une association qui, depuis longtemps, « traine » dans ce milieu. Le mouvement du nid a contribué à la réalisation de ce scénario, qui y gagne en crédibilité. Habitué, de par mon cadre de travail, à côtoyer divers mouvements sociaux, j’ai pu vérifier l’exactitude de certains des engrenages décrits mais aussi des séquelles (souvent irrémédiables) dont souffrent les ex-prostitués. J’ai, depuis longtemps, cessé de me voiler la face et j’ai bien conscience qu’il y a autant de prostitué(e)s qui font ce métier par envie qu’il y avait de soldats qui se réjouissaient d’être dans les tranchées de Verdun.

Ensuite, l’album bénéficie de la lisibilité et de l’élégance du trait de Derib. Si je le préfère dans ses grands espaces (Buddy Longway), je dois reconnaître que ses personnages sont toujours aussi attachants (graphiquement parlant).

Bien sûr, l’album n’est pas parfait, et son ton très moralisateur irritera le lecteur lambda. De plus, sa conclusion, très optimiste, voire utopique, cadre mal avec la réalité du terrain. Mais je veux croire que certaines personnes concernées par ce problème seront touchées par l’album, et que d’autres éviteront de tomber dans cette spirale qui se révèle trop souvent (pour ne pas dire toujours) destructrice.

D’un strict point de vue artistique, c’est pas mal, sans plus …
Mais c’est franchement bien d’effectuer ce genre de démarche, raison de ma cote généreuse (et, je le répète, l’album n’est pas raté).

A lire, mais pas à posséder sinon par tous les centres jeunes et les bibliothèques scolaires.

PS : cet album s’adresse avant tout à un public féminin et adolescent, et je serais curieux de connaître le point de vue d’une de ces lectrices au sujet de cet album.

Nom série  Colby  posté le 25/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vous souvenez-vous de cette période où Buck Danny et ses complices, démobilisés, vécurent certaines aventures mélangeant exotisme et intrigue policière ?

Et bien, Colby, c’est un peu ça. Trois aviateurs démobilisés et inséparables qui décident de créer une agence de détective dans l'immédiat après-guerre, et dans l’attente de fonder leur propre compagnie aérienne.

Mais, première différence, le passé d’aviateur des héros ne leur servira que fort peu dans leurs aventures. Colby et ses acolytes sont très terriens.

Ensuite, et c’est le plus grave à mes yeux, la série manque de soin. Elle aurait pu atteindre un niveau honnête si une relecture avait été effectuée rigoureusement avant publication. Cette relecture aurait évité certaines erreurs grotesques (au niveau de la narration principalement) qui transforment à l’occasion des « papiers » en « paniers » (et le pauvre lecteur que je suis de chercher de quels paniers les personnages sont en train de parler …). Ce genre d’erreur, uniquement imputable à un manque de soin, à un manque de rigueur, a le don de m’horripiler.

Pour le reste, la série offre des aventures policières « à la Greg ». C’est bien construit, agréable à lire (lorsqu’on fait abstraction des erreurs précitées), très emphatique et classique. Malheureusement, les personnages, fort caricaturaux, manquent de charisme. En fait, c’est toute la série qui manque de personnalité.

Clairement, cette série ne figure pas parmi les grandes réussites de Greg.

Reste l’agréable graphisme de Blanc-Dumont. Très classique, il plaira aux fans du genre. Mais, à nouveau, je ferai le même genre de remarque : ce trait manque de personnalité !

En résumé, et du fait du manque de rigueur des auteurs, je dirai : bof …

Nom série  Mamette  posté le 25/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Oooohhh, la jolie surprise que voilà !

Je ne connaissais pas Mamette et c’est en furetant dans le rayon Tchô de ma bibliothèque municipale que je l’ai découverte, attiré par ces couvertures tout en rondeur et en chaudes couleurs.

Et le premier point fort de la série est incontestablement son graphisme. Bien sûr, l’influence de Zep est évidente, mais, à mes yeux, Nob doit également être un grand amateur de Geerts. Sa colorisation, plus particulièrement, m’a fait penser à « Monde Cruel ! » Mais son style, en général, le rapproche vraiment de celui du créateur de « Jojo ».

La filiation avec cette dernière série ne s’arrête d’ailleurs pas là. Le ton doux, l’humour omniprésent et la tendresse qui transpirent de ces planches sont également de la même veine. Mais, s’il y a filiation, il n’est absolument pas question d’un plagiat. La série développe son propre univers, ses propres personnages. Des personnages qui, à coup sûr s’entendraient à merveille avec la famille de Jojo, mais dont les aventures sont bien originales.

De plus, la série touchera un public plus large, grâce à certaines réflexions plus adultes de son auteur. Celui-ci n’hésite pas à utiliser certains gags qui nous feront réfléchir, comme ces cadeaux inutiles du fils à sa vieille mère. Des cadeaux destinés à le déculpabiliser de ses nombreuses absences, mais qui nous montrent cruellement combien il ne la connaît plus. La série n’en devient pas triste pour la cause mais juste, par moment, et toujours avec une certaine tendresse, un peu plus cruelle.

S’il n’y avait eu cette volonté d’aboutir à un gag en fin de chaque planche, la série aurait été proche de la perfection à mes yeux. Malheureusement, à l’image d’une série comme « Les Nombrils », Mamette propose souvent une structure hybride, avec de longs chapitres s’étalant sur plusieurs pages, dont chacune se termine par un gag. Les contraintes de ce procédé sont telles que certaines chutes sont forcées. Toutefois, Nob s’en sort nettement mieux que Maryse Dubuc (sur la série précitée) et la série ne souffre finalement que légèrement de cette structure.

Une surprise, une très jolie surprise …

Nom série  Hamster Jovial  posté le 24/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un des multiples petits albums humoristiques de Gotlib, mais pour celle-là j’éprouve un réel faible. Il faut vous dire que la musique de la fin des années ’60 et du début des années ’70, et bien c’est en grande partie celle que j’écoute encore aujourd’hui, et que les allusions que l’auteur y fait tout le long de la série me font bien souvent hurler de rire !

Le trait toujours aussi « évident », simple, caricatural et expressif de Gotlib est, comme à son habitude, excellent.

Hamster jovial, ce gentil crétin est souvent hilarant. Mais surtout, lire une bande dessinée qui se moque intelligemment du mouvement scout (et de la morale bien pensante qu’il véhicule) n’est pas pour me déplaire.

Non, vraiment, j’adore, même si tous les gags ne sont pas réussis, et si certaines allusions m’échappent.

Nom série  Dix de der  posté le 24/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour une fois, je n’ai pas réussi à entrer dans l’univers étrange proposé par Comès. Par manque d’explications, je ne comprends pas pourquoi ce gamin, ce jeune soldat, ce bleu, parvient à communiquer avec tous ces morts. Pas plus que je ne comprends pourquoi certains morts se sont réincarnés en corbeaux. Cet univers me parait vraiment trop artificiel, comme si l’artiste avait créé des personnages en fonction de ses besoins, mais sans s’inquiéter d’une quelconque logique de leur présence.

Alors, oui, graphiquement, l’album est, une fois de plus, une belle réussite en noir et blanc. Oui, les illustrations de neiges tombantes sont parmi les plus convaincantes qu’il m’ait été donné d’admirer.

Mais, ne parvenant pas à me plonger dans cet univers, je ne peux dire que « bof » (à mon grand regret, car Comès fait partie de ces auteurs dont j’apprécie l’originalité et la personnalité de l’œuvre).

Nom série  Dixie Road  posté le 24/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Elle m’a bien plu, cette route. Une route qu’emprunte Dixie, en compagnie de ses parents, toujours en fuite. Il faut dire que la petite famille est poursuivie par deux camps rivaux, aux objectifs diamétralement opposés.

En fait, l’histoire est assez classique, puisqu’à la base, Dufaux nous fait le coup de « la belle, jeune et gentille héritière qui s’enfuit avec un voyou ». Mais, en situant son histoire dans l’Alabama des années ’30, il signe, à mes yeux, un bien joli point. Cette tranche de l’histoire des USA est naturellement dramatique. Et, depuis Tom Sawyer, bien des auteurs l’auront exploitée, mais rares sont ceux qui se seront servi de ce théâtre pour créer un road movie aussi musclé.

D’autre part, j’ai bien apprécié le personnage du père, un rôle ambigu pour un père que j’ai autant envie de gifler que de respecter.

Pour le reste, l’intrigue est bien menée, riche en rebondissements et joliment illustrée par Hugues Labiano. Son trait, réaliste et clair, convient bien pour cet univers « sudiste ».

Oui, franchement, j’ai bien aimé, et j’ai dévoré les quatre tomes d’une traite, sans ressentir une quelconque lassitude.

Franchement bien, donc.

Nom série  Havank (Une aventure de)  posté le 23/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Du problème de la traduction dans le domaine littéraire …

Cet album résume à lui seul toute la problématique. En effet, il souffre (et le mot est faible) d’une traduction francophone insipide et inadéquate. La langue de Vondel est riche en expressions imagées, et les traduire mot à mot est un non-sens absurde.

Du fait de cet aspect des choses, je n’ai pas apprécié cet album comme il l’aurait mérité.

Oui, comme il l’aurait mérité car, d’une part, l’intrigue tient honnêtement la route, même si elle n’a rien d’extraordinaire, et, d’autre part, le graphisme est remarquable et séduira à coup sûr n’importe quel fan de franco-belge humoristique.

A revoir. La série nécessite soit un dialoguiste audacieux qui n’hésitera pas à s’éloigner du texte original, soit un scénariste francophone. Mais cette traduction approximative et inadéquate, tant qu’elle perdurera, demeurera une réelle épée de Damoclès pour Havank.

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