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... a posté 2132 avis et 447 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Le Jardin d'hiver  posté le 15/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intrigué par le graphisme étrange et poétique (du moins, à mes yeux) de Grazia La Paluda, je me suis lancé dans ce récit sans trop savoir à quoi m’attendre.

J’en ressors avec un sentiment mitigé. D’une part, la poésie est bien présente, de l’autre l’histoire proposée manque de profondeur.

J’ai cependant parcouru (et dans « parcouru », il y a « couru » qui donne une indication de la vitesse à laquelle cet album peut se lire) ces planches avec plaisir. La petite chronique sociétale est bien plaisante et (surtout) bien servie par l’étrange graphisme de l’artiste italienne. Je craignais un peu ces petits personnages à grosse tête, mais Grazia La Paluda parvient à les doter d’un réel charme et d’une certaine humanité.

Les décors sont également très réussis et, dès la première planche, j’ai senti l’écrasante présence de cette ville déshumanisée peuplée d’anonymes anodins. Cette vision de nos sociétés urbaines, point de départ du récit, m’a franchement bien plu et son illustration graphique est pour beaucoup dans mon appréciation de cet album.

L’élaboration des planches est également très soignée, et n’hésite pas à fragmenter des instants en plusieurs cases, qui permettent au lecteur que je suis de « sentir » le temps passer. Ce procédé, que j’aime à faible dose, est malheureusement un peu trop présent à mon goût. Cette redondance, qui finit par ressembler à une facilité scénaristique, m’a lassé, à terme.

Mais le plus décevant est finalement le manque de profondeur du personnage central, dont on ignorera encore beaucoup au terme de l’album. Qu’il garde une part de mystère, je l’approuve, mais à ce point !? Je me demande surtout s’il n’est pas réellement insignifiant tant son profil m’apparaît superficiel.

Un agréable moment de lecture, cependant, mais cet album manque un peu de profondeur.

Franchement pas mal bien ! (scénario : un petit 3/5 – dessin : un bon 4/5).

Nom série  Le 36ème Juste  posté le 14/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série ne m’a pas emballé, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le dessin de Dumouilla m’est apparu assez vide et approximatif. Ses personnages manquent de profondeur et ses décors manquent de détails et de précision. La colorisation manque de subtilité et l’ensemble ne parvient pas à me satisfaire.

Ensuite, les péripéties vécues par Omraam ne m’ont guère passionné, tant elles combinent fréquemment raccourcis faciles et séquences sans réel intérêt. Attention ! L’ensemble se laisse lire … mais regorge de facilités. Par exemple, un bras droit impitoyable utilise à longueur de temps une sarbacane avec une dextérité jamais prise en défaut. Mais, lors du combat final, cette sarbacane reste étrangement inutilisée. Pourquoi ? Je me le demande encore (sinon parce qu’il était plus facile de « tuer » ce personnage s’il se défend avec maladresse, ce qui ne cadre pas du tout avec le reste de l’histoire).

De plus, alors que cette bande dessinée semble vouloir promouvoir la tolérance et l’acceptation de l’autre, elle prend surtout faits et causes pour la religion juive, sans faire montre de tolérance vis-à-vis des autres croyances. J’ai vraiment tiqué sur le parti politique oppresseur symbolisé par un boucher à tête de chat. Peut-être s’agit-il d’un clin d’œil à « Maus », mais j’y ai surtout vu un amalgame entre les mangeurs de viande (et de viande porcine en particulier) et les oppresseurs. Et j’en suis arrivé à me demander si le message délivré n’était finalement pas : « j’accepte l’autre pourvu qu’il pense comme moi … »

J’ai tiqué pareillement à la vue de l’impitoyable tueur ennemi de notre héros. Celui-ci arbore un look qui ne laisse aucun doute sur ses origines égyptiennes. Pour une série dédiée à la tolérance, pareille stigmatisation, pareil cliché me semble maladroit et certainement pas de nature à calmer les esprits.

Car, et c’est bien là tout le problème, cette série se veut avant tout fantaisiste. Certes, elle s’inspire de la tradition juive mais décrit une époque et une société imaginaires. Pourquoi, dès lors, reprendre autant de clichés « historiques » (le parti politique très national-socialiste, les méchants mangeurs de viande de porc, les cruels égyptiens, et le pauvre juif persécuté à cause de son nez crochu (un bec d’oiseau, dans le cas présent)) ?

Mais, en contrepoint, j’ai apprécié certaines idées, et notamment la volonté pacifiste de Omraam à un moment crucial de l’histoire.

A cause d’un dessin auquel je ne suis pas sensible et des nombreux amalgames que je trouve maladroits ou déplacés, je ne dirai que « bof », mais je pense que la série pourra plaire aux amateurs de paraboles fantastiques.

Nom série  Les pétanqueurs  posté le 14/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof !

Mais ça s’est joué à peu de chose, tant cette série est dispensable. J’avoue, de plus, n’avoir lu que les deux premiers tomes et n’avoir aucune envie de découvrir la suite.

Le grave problème de la série se résume à son thème. Dédier 4 albums à un sujet aussi propice aux clichés, mais également aussi pauvre en possibilités de variations scénaristiques était franchement casse-gueule. Et, dès le premier tome, les auteurs se la cassent. J’avais espéré qu’ils tiennent ne fusse que l’espace de 48 planches, mais, non, ils ne parviennent pas à faire montre d’une quelconque originalité …

Les dialogues « avé l’assent du sud » ne sont pas de nature à améliorer les choses, tant ils me semblent manquer de naturel, ou, du moins, de spontanéité et de poésie (n’est pas Pagnol ou Fernandel qui veut …) Or, au vu de la pauvreté du thème abordé, c’est là que devait se situer la vraie richesse de la série. Et de richesse, et bien, il n’est vraiment pas question !

Ajoutez à cela que les strips sont mal construits tant ils annoncent la chute dès les premières cases et vous comprendrez mon faible engouement.

Le dessin de Curd Ridel n’est pas mauvais en soi, mais il manque cruellement de personnalité. C’est du « Bamboo » typique ! Il reste cependant d'une bonne qualité dans ce style et sauve la série du 1/5.

Sans intérêt, à mes yeux du moins …

Nom série  On éteint la lumière, on se dit tout  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rien à faire ! Cet album de bandes dessinées, qui pourrait constituer une réelle arnaque aux yeux de certains lecteurs (au même titre qu’un roman intitulé « mémoires d’un amnésique »), demeure parmi mes préféré du prolifique Jim.

J’accroche aux albums de cet artiste selon que j’apprécie, ou non, son idée de départ. Et, dans le cas présent, j’accroche ! Et si c’est de la fainéantise que naissent certaines idées de génies, Jim doit figurer parmi ces fainéants créatifs.

De plus, la caricature fonctionne en plein, et je me reconnais à intervalle régulier dans les gags de cet album.

Au niveau graphique … warf, warf, warf, parlons d’autre chose … Ceci dit, les phylactères parviennent régulièrement à illustrer les propos d’une manière efficace. Mais, bon, de là à parler de graphisme, il y a, à mon humble avis, encore de la marge.

Un album gag, comprenant des gags d’une honnête qualité, mais qui vaut surtout par son idée de départ. Proche de l’arnaque, mais réussi. Lecture recommandée, mais pas l’achat, une relecture n’ayant plus la même saveur que celle engendrée par la découverte du procédé.

Franchement pas mal bien !

Nom série  La Thune (ces p'tites combines pour en gagner un max)  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Gngngngngnème album consacré par Jim aux petits travers humains, « la thune » est loin de figurer parmi mes préférés.

Si le trait de l’auteur reste agréablement dynamique et expressif, si sa colorisation demeure toujours très … euh … visible, ses idées de départ sont malheureusement souvent quelconques. Je n’ai rien contre la caricature, au contraire, lorsqu’il s’agit de se moquer de nos propres petits travers, mais le trait est ici trop forcé pour que je me reconnaisse (ou pour que je reconnaisse l’un ou l’autre « ami »). Or, sans identification, la caricature ne peut fonctionner.

De plus, mais c’est une constance dans cette collection, la construction des gags valorise avant tout l’idée de départ, au détriment de chutes, souvent insipides. Imaginez mon sentiment lorsque je trouve l’idée de départ très moyenne, et la chute médiocre ! Il ne me reste que quelques dialogues pour espacer mes bâillements, ce qui n’est pas suffisant.

Médiocre, cet album ne mérite pas que vous lui consacriez une thune …

Nom série  Le Tour du monde en quatre-vingts jours  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deuxième album que je lis dans cette collection que les éditions Adonis consacrent aux grands romans classiques, cette adaptation d’un roman de Jules Verne n ‘égale pas en qualité le très bon « Robinson Crusoë » de Defoe.

La déception vient prioritairement du scénario/résumé proposé par Chrys Millien. Celui-ci n’est pas mauvais en soi mais il contient vraiment trop de raccourcis faciles pour me convaincre. J’ai bien conscience qu’il est difficile, sinon impossible de résumer le tour du monde en 80 jours en seulement 48 pages d’une bande dessinée, mais les nombreuses ellipses disséminées dans ce scénario m’ont vraiment gêné, dans le cas présent. Ce roman, comme bien d’autres œuvres du célèbre écrivain, mérite un long développement qui pourrait s’étaler sur 6 ou 7 tomes, au minimum. En dessous de ce nombre, je crains que, systématiquement, l’adaptation ne retombe dans une trop grande simplification multipliant raccourcis et ellipses (comme c’est le cas présentement).

L’ensemble se laisse cependant lire sans générer un réel ennui, mais le mérite en revient au roman original, qui était bien pensé, et bien construit.

Graphiquement parlant, l’album est très valable. Le trait du même Millien émarge au style « ligne claire ». Il est très classique, très lisible, agréable (quoiqu’un peu pauvre) dans ses décors et expressif au niveau de ses personnages. Pas de réels reproches à formuler donc, sinon un certain manque de personnalité.

Le dossier joint est simple et instructif. Il combine une biographie de Jules Verne avec un rappel du contexte historique de l’époque à laquelle le roman a été écrit. Une analyse du roman est également proposée, ainsi que quelques extraits choisis, et un petit lexique. Enfin un CD reprenant l’intégralité du roman est joint à l’album, qui permettra au lecteur enthousiaste de découvrir le roman dans sa forme originale. Un très bon dossier, une fois encore, qui aborde les pistes principales sans tomber dans le didactique rébarbatif.

Bof, pour sa partie « bande dessinée » et « franchement bien ! » pour l’initiative et le dossier. Pas mal, en résumé.

Cet album constitue un bon outil pour les enseignants, mais je n'irai pas jusqu'à en recommander l'achat.

Nom série  Robinson Crusoë  posté le 10/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellente surprise que cette adaptation de qualité du roman de Defoe !

Bien sûr, on n’échappe pas à quelques raccourcis frustrants (format de 48 pages oblige) mais ce scénario/résumé est une réussite et parvient à contenir les péripéties principales sans surcharger le récit, et évite même de trop le syncoper. La narration est fluide et agréable. Les dialogues sonnent juste et respectent l’esprit du roman.

Le dessin de Jean-Christophe Vergne est une autre agréable découverte offerte par cet album. Son trait est simple et très lisible mais dégage une certaine personnalité. Ses décors sont soignés, sans être exceptionnels, mais j’ai plus particulièrement apprécié sa colorisation. Elle est peut-être un peu trop lumineuse, mais j’avoue craquer sur ses teintes de bleu (je me sens les pieds dans l’eau à la lecture des cases « marines »).

Et si j’ai déjà lu le roman de Defoe, j’avoue en avoir encore une fois savouré la trame et la qualité du développement psychologique de Robinson. Cet aspect, qui risque de choquer le jeune lecteur, qui ne prendrait pas conscience de l’époque à laquelle ce roman a été rédigé, est, en fait, l’élément central du récit.

Les éditions Adonis ont l’intelligence de joindre à cet album un petit dossier extrêmement bien fait. Celui-ci reprend, outre une biographie de l’auteur, un chapitre historique qui resitue l’œuvre dans son époque et dans son contexte, ainsi que certains extraits choisis (en langue anglaise et dans sa traduction française) du texte original. Plus anecdotique, mais bien amusant : une sélection de mots représentatifs du roman est traduite dans cinq langues différentes. Enfin, un CD reprenant l’intégralité du roman dans sa version originale, ainsi que dans sa version française, est joint à l’album.

L’ensemble constitue donc une belle approche du roman de Defoe, et peut sans conteste servir de base à l’étude du roman dans un cadre scolaire. Pour cette initiative réussie, et même si le volet « bande dessinée » vaut plus un « pas mal » qu’autre chose, je vais dire « franchement bien ! ». Cet album atteint ses objectifs, en proposant une bande dessinée de qualité, en offrant un dossier instructif, accessible aux adolescents et non rébarbatif, et en laissant la possibilité aux jeunes lecteurs enthousiastes de découvrir l’œuvre initiale, grâce au CD fourni.

Je ne m’y attendais pas, mais ne peux que féliciter les éditions Adonis pour cette belle réussite !

Nom série  Louis la Guigne  posté le 09/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Louis la Guigne est un de mes personnages préférés. Ce gaillard, toujours du côté des perdants, plein de bonne volonté, têtu et solide, est on ne peut plus attachant.

Les scénarios de Giroud ont le mérite de nous promener dans un monde alors proche de l’explosion, et de s’intéresser à quelques épisodes de cet entre-deux-guerres troublé (les mouvements anarchistes, la montée du fascisme et la guerre civile en Espagne, plus particulièrement, mais cette liste est loin d’être exhaustive). La qualité historique de la série est incontestable et les scénarios proposés permettent de combiner cet aspect avec des aventures prenantes et bien construites.

Petit bémol, toutefois : une narration très présente, qui alourdit la lecture. Les tomes sont denses et nécessitent que l’on s’y consacre totalement pour réellement les apprécier. Une lecture rapide et distraite est, par conséquent, à éviter.

D’un point de vue graphique, j’ai une appréciation d’ensemble plus partagée. Le style de Dethorey, au début de la série, est loin de figurer parmi mes préférés. Le trait est, par moments, confus voire brouillon et certaines perspectives sont franchement foireuses. Mais, surtout, la colorisation est proche de l’horrible, tant elle dégouline de fadeur. Toutefois, ce trait présente déjà certaines qualités, dont son expressivité. Ces qualités prendront alors une autre dimension lorsque l’artiste changera de style pour en venir à une couleur directe tout simplement magnifique. Le talent de Dethorey éclate alors au grand jour, et, autant je n'appréciais que très modérément l'ancien, autant j'avoue être un grand fan de ce dernier !

La majeure partie de la série est cependant illustrée dans le style « ancien », ce qui est regrettable.

Franchement bien, tout de même, et malgré ce bémol, Louis la Guigne vaut la peine qu’on s’y attarde pour son contexte historique et politique, son attachant personnage central et ses aventures mouvementées.

Nom série  Victor Sackville  posté le 09/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Victor Sackville est, à mes yeux, une série très inégale au niveau de ses intrigues, mais d’une précision chirurgicale en matière d’illustration (d’un lieu et d’une époque).

Cette précision, ce souci de véracité, cette qualité dans la documentation sont les réels points forts de la série. Et si cet aspect ne vous enthousiasme pas, je pense sincèrement que vous pouvez dès à présent passer à autre chose.

Les scénarios, des récits d’espionnage, ne font pas réellement preuve d’originalité et ont, au fil des épisodes, de plus en plus de mal à se renouveler. De ce point de vue, la série pèche clairement.

Graphiquement parlant, Victor Sackville évolue dans un style « à la Jacobs ». Le trait de Carin est d’une précision exemplaire, d’une lisibilité parfaite et d’un dynamisme … très relatif. Ses expressions de visage manquent de nuance, ce qui me déçoit quelque peu. Par contre, ses décors sont proches de la perfection et j’ai pu vérifier de la profonde qualité de ceux-ci lors de mes lectures du Loup des Ardennes (une histoire ayant Spa et sa région pour théâtre). L’évocation de la ville durant cet épisode est incroyable et fascinante. J’ai lu et relu cet album rien que pour cet aspect, et le plaisir de reconnaître certains endroits est similaire à celui que je ressens lorsque je découvre d’anciennes cartes postales de ma région. De plus, les divers trajets des acteurs de ce récit ont le mérite d’être logiques. Les chemins empruntés, les distances entre les lieux et le temps nécessaire pour accéder à tel ou tel endroit sont plus que réalistes. Ils sont réels !

Je pense que cette qualité est d’application dans tous les tomes de la série, mais, n’ayant pas visité les multiples théâtres de ces aventures, je ne peux le certifier. Toutefois, j’ai pu vérifier que l’épisode se déroulant à Ypres propose, lui aussi, certaines séquences du même acabit.

Très bon au niveau de ses décors et très moyen au niveau de ses intrigues (avec quelques chouettes scénarios tout de même), pas mal donc.

Nom série  La Patrouille des Castors  posté le 09/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est toujours facile de critiquer ces longues séries sur plusieurs aspects (le fait que les personnages ne vieillissent pas dans un monde en constante évolution, le côté démodé des scénarios les plus anciens, les similitudes entre plusieurs de ces scénarios, le sentiment de toujours lire la même histoire), mais la Patrouille des Castors dispose de suffisamment de qualités pour ne pas s’arrêter sur ces points faibles typiques du genre (relisez Buck Danny ou Michel Vaillant pour vous en convaincre).

Et une des principales qualités de la série provient de son style graphique. Rarement une série aussi ancienne aura bénéficié, dès son premier tome, d’une telle qualité graphique ! En effet, encore au jour d’aujourd’hui, cette première aventure propose un dessin moderne (mais plus dans l’air du temps, je le concède).

De plus, Mitacq n’aura de cesse de se perfectionner, avec parfois certains ratés (comme son bref passage vers une ligne claire) mais surtout de grandes réussites. Un des aspects que je préfère, dans son style, c’est l’audace de ses cadrages, et plus particulièrement de ses contre-plongées que je trouve souvent magnifiques. Et si l’époque « Charlier » n’échappe pas au gaufrier classique, Mitacq se libérera de ce carcan dès son départ, pour nous proposer des planches plus variées dans leur composition.

Dans l’ensemble, son trait réaliste extrêmement classique, précis et riche en détails m’aura constamment séduit. Je le rapprocherai d’un Leloup, mais Mitacq dispose de plus de souplesse, de plus de rondeur dans son dessin. Ses décors, plus particulièrement, m’auront charmé.

En matière de scénario, je retrouve les tics de Charlier dans la manière de construire ses intrigues. La structure des récits n’est d’ailleurs pas sans rappeler Buck Danny, avec beaucoup de diptyques et un Tapir dans le rôle de Sonny Tuckson.

Le départ de Charlier n’offrira pas un second souffle à la série. Les scénarios de Mitacq et de Wasterlain, s’ils ont le mérite de moderniser la série, souffrent de certaines carences dans leur élaboration, et plus spécialement au niveau du suspense distillé. Par contre, ils sont plus réalistes du point de vue des capacités physiques de ces jeunes scouts qui, il faut bien l’avouer, ressemblaient à de petits génies athlétiques à l’époque de Charlier.

Mes récits préférés sont clairement ceux qui se passent en Europe et qui proposent des séquences de spéléologie ou d’alpinisme (deux pratiques fort appréciées de Mitacq, et cela se ressent dans son dessin). Les plus pénibles sont, toujours à mes yeux, ceux se déroulant sur le continent africain (mais j’ai toujours eu du mal avec cet univers, quelle que soit la série, Tintin ou Spirou inclus).

Le côté très moralisateur (très boy-scout, serais-je tenté d’écrire) risque de déplaire à certains. Personnellement, je dois avouer que je n’aimais pas la Patrouille des Castors à l’époque de ma propre adolescence, en partie à cause de cet aspect, mais que j’ai franchement apprécié ma récente relecture. En effet, cette morale bienpensante, comme d’autres aspects (sa vision politique, par exemple, ou son univers peu féminisé), évolue au fil des épisodes et une relecture a posteriori permet d’en mieux cerner les nuances. La série se transforme alors en témoignage illustré d’une certaine évolution de la société, et, à ce titre, propose également un réel intérêt.

Restent cependant ces fameuses B.A. et ce sens du pardon trop beaux pour être honnêtes. C’est bien sûr une vision idéalisée, mais ces héros sans peur et sans reproches ne sont pas parmi mes préférés. Heureusement, Tapir et, dans une moindre mesure, Faucon sont là pour nuancer cette appréciation d’ensemble. Mais j’aurai souvent eu envie de foutre des claques à Poulain pour sa mentalité de parfait … boy-scout.

Un dernier aspect, enfin : le fait que ces adolescents ne vieillissent pas ne m’a pas spécialement choqué. Il est vrai que je viens de relire la série sur une courte période. Je crois cependant que l’absence de famille (comme pour Buck Danny, et contrairement à Michel Vaillant) permet de garder ces personnages hors du temps.

Pour son graphisme, et pour certains épisodes (dont l’excellent diptyque « 20 milliards sous la terre – El Demonio »), je serais tenté de mettre « franchement bien ». Malheureusement, trop de tomes faiblards viennent refroidir mon enthousiasme, et je me contenterai d’un modeste « pas mal », mais en ne décourageant pas l’achat.

La série est cependant passée de mode, et intéressera sans doute plus le « vieux » lecteur qu’un adolescent des années 2010.

A titre indicatif, mes tomes préférés portent les numéros 6, 8, 12, 13, 14, 19 et 20.

Nom série  Basket Dunk  posté le 08/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que le premier tome … mais n’irai pas plus loin.

Basket Dunk est une série humoristique de plus. Point. Elle ne propose rien d’original, sinon sa thématique (le basket-ball), et encore … au vu de la profusion de séries se proposant d’illustrer l’un ou l’autre sport.

Donc, nous avons droit à la bande de copains, tous très typés (le spitant, le fade, le gros, le maladroit, le fan absolu, etc …), dingues de basket, sinon pour le sport du moins pour son univers.

On n’échappe pas au gag récurant du joueur qui se retrouve la tête ou le cul dans le panier. D’autres gags auraient pu convenir à n’importe quelle série avec un minimum d’adaptation. Et seuls deux ou trois m’ont fait réellement sourire.

La narration, par contre, est souvent de qualité, et m'a permis d'atteindre le terme de l'album.

Le dessin est semblable aux autres du genre (pour les comparaisons, voyez chez bamboo), mais se situe dans la bonne moyenne. Propre, net, très lisible, dynamique et gentiment expressif, il n’est pas original à franchement parler mais quand même agréable à l’œil.

A lire pour s’aérer le cerveau, mais tout de même loin d’être hilarant.

Nom série  Lolo et Sucette  posté le 08/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je croyais que l’univers des fleurs de trottoir allait fournir au corrosif Yann des idées de gag bien plus originales que celles qu’il nous propose dans la présente série. De ce point de vue, la série est une vraie déception, les gags proposés ne font pas vraiment preuve d’originalité et cette série peut figurer parmi toutes ces séries d’humour peu innovantes traitant de l’un ou l’autre métier.

Ceci dit, le savoir-faire de l’artiste assure toutefois une certaine qualité à l’ensemble de la série. Les personnages sont très bien typés, les gags sont bien construits et les thèmes abordés sont suffisamment diversifiés pour éviter un trop rapide sentiment de redondance.

Le trait de Hardy convient bien à la série. Il est très dynamique et expressif. De plus, son aspect « gribouillé » lui donne un petit côté underground qui colle bien avec thème abordé.

Pas mal fait dans son genre, même si j’en attendais plus …

Nom série  L'Oeil du diable  posté le 08/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La grande qualité de ce récit provient de son scénario, qui nous sort complètement de la structure traditionnelle des récits de pirates, tout en conservant beaucoup de principes du genre. C’est, de ce point de vue, une belle réussite.

Le récit est bien mené, très logique dans ses développement et ne manque pas de rebondissements. Je regrette qu’il ne s’agit que d’un one-shot tant l’intrigue proposée par Wander Antunes m’a plu.

Graphiquement parlant, je suis moins enthousiaste. Le trait de Tirso est assez simple et très lisible. Mais, à mes yeux, il manque de profondeur. De plus, sa colorisation ne m’a pas plu du tout. Je l’ai trouvée très « synthétique », très passe-partout, ce qui ne cadre pas du tout avec l’originalité du scénario. Un peu plus d’ambition, un peu plus d’audace de ce point de vue aurait vraiment été bienvenue.

Finalement, et malgré ce problème de colorisation, mon impression reste très bonne. Je ne peux que recommander la lecture, et même l’achat pour les amateurs de récits de piraterie.

Franchement bien !

Nom série  Les Chasseurs de Rêves  posté le 08/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai cru que cette série allait me plaire, et j’en attendais sans doute trop, raison de ma relative déception.

Il est vrai que cette collection m’a valu bien des désillusions et celle-ci ne fait certainement pas partie des plus grandes. Je crois que ce sentiment redondant provient du fait qu’il se dégage de la maquette une impression de haute qualité, souvent démentie par les séries proposées. Celles-ci sont, la plupart du temps, d’une qualité moyenne, et leurs scénarios ne révolutionnent pas vraiment le genre.
Dans le cas qui nous occupe présentement, « les chasseurs de rêve » propose une histoire fantastique très typée fin XIXème, début XXème (avec des personnages ayant réellement existé, tels que Alceister Crowley ou Sigmund Freud en prime). Les comparaisons, en matière de bande dessinée, nous mèneront vers un « Carland Cross » ou un « Harry Dickson ».

Et, si je compare la série aux deux précitées, je dois bien admettre qu’elle soutient relativement bien la comparaison, sans atteindre le niveau de la première, toutefois. Les amateurs de machines étranges, de recherches expérimentales « à la Frankenstein » apprécieront l’univers proposé, mais n’y trouveront pas de réelle originalité.

Et, si l’ambiance est plutôt réussie, le scénario souffre de plusieurs approximations. Le personnage de Freud est sous-employé, celui de Crowley est mal employé (il est transformé en un vrai magicien doté de pouvoirs étranges, ce qui ne cadre pas avec l’aspect « scientifique » du reste de l’intrigue). Une romance entre deux personnages se crée avec un empressement suspect et certains « retournements de situation » sont trop faciles pour être honnêtes.

Enfin, la série propose un final très précipité qui a, encore un peu plus, terni mon appréciation d’ensemble. C’est surtout le peu d’émotion qui se dégage des principaux acteurs alors que l’une de leurs proches connaît alors un destin tragique qui m’aura choqué.

Graphiquement parlant, le travail d’Arnaud Leterrier est très agréable à l’œil. Il propose deux styles différents en fonction des circonstances. Le trait « courant » est simple et proche du style des frères Stalner. Les illustrations des rêves sont, quant à elles, réalisées dans un style « crayonné » en noir et blanc d’une grande finesse, et proposent souvent des décors torturés, effrayants et labyrinthiques mais d’une grande lisibilité. En clair, elles sont très belles. Je regrette d’ailleurs que le scénario n’offre pas plus d’espace à ces passages visuellement très réussis.

Parce que j’aime ce genre d’univers, je suis presque tenté de dire « pas mal » mais cette série propose un scénario trop précipité, manquant vraiment de développements pour me convaincre, et ce malgré ses qualités esthétiques.

Nom série  Les Royaumes engloutis  posté le 07/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album propose quelques idées originales mais présente également quelques inepties de dimension.

Pour l’originalité, je citerai sa manière de revisiter le mythe des anges et des démons avec une certaine adresse. Pas de quoi crier au génie, mais plutôt plaisant, ce concept nous change des routines habituelles.

Pour les inepties, je n’en citerai qu’une : le plan concocté pour l’évasion de la pauvre famille prisonnière des méchants démons. Textuellement, il se résume à : 1° Siori, accompagnée d’un chevalier novice plutôt maladroit, se rend sur place (une forteresse isolée) et repère où les prisonniers sont enfermés – 2° Siori, toujours accompagnée du boulet, libère les prisonniers et revient. Ca, c'est élaboré, comme plan ! Et vachement bien détaillé ... Franchement, il n’y a qu’Obélix ou un troll de troy pour trouver ce « plan » bien conçu. Et le pire, c’est que tout se déroule sans la moindre anicroche (ou presque). Là, on est quand même proche du grotesque.

Pour le reste, la série propose beaucoup de stéréotypes du genre, à commencer par l’équipe des personnages principaux. Le coup de la vieille amitié qui unit deux personnages qui s’opposent n’est pas très original non plus, pas plus que le principe de la petite équipe qui parvient à elle seule à sauver tout l’univers.

J’aurais sans doute abandonné ma lecture si la série avait été plus longue. Je ne regrette cependant pas de l’avoir menée à son terme, car, comme je le dis, certains passages sont plaisants, et le final fait partie de ces bons moments.

Graphiquement, on est clairement dans le style manga « à l’européenne » / dessin d’animation. C’est bien fait mais ce n’est pas ma tasse de thé. Le trait est trop lisse, les yeux sont disproportionnés et les expressions de visages sont sur-accentuées. Par contre, j’ai trouvé les décors plutôt bien soignés et le trait d’Elias Sanchez ne manque pas de dynamisme. C’est donc du bon travail, et mon opinion mitigée provient bien uniquement de mes goûts personnels et non d’un manque de talent de la part de l’artiste.

J’hésite entre le bof et le pas mal. J’opte finalement pour la première option, à cause des trop grosses facilités scénaristiques que la série propose.

Nom série  Stam & Pilou (les aventures involontaires de)  posté le 04/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Drôle de bazar que ce bazar.

« Les aventures involontaires de Stam et Pilou » est une bande dessinée destinée à la jeunesse et éditée par divers éditeurs pour le compte de … la Poste belge. Forte de son succès, la série compte aujourd’hui plus de 20 tomes. Et, si les premiers scénarios offraient un lien assez direct avec cette institution publique, les auteurs s’écarteront rapidement de ce schéma rigoureux pour proposer des aventures moins thématiques, plus « libres » mais toujours axées sur l’aventure, l’humour et la fantaisie.

La série demeure principalement localisée en Belgique, et exploite les particularités de ses différentes régions pour fournir des thèmes assez diversifiés. De l’Ardenne à la Côte belge, en passant par Bruxelles, les petits héros profiteront de leurs pérégrinations pour vivre diverses aventures rocambolesques.

A noter que certains tomes sont, en fait, des recueils de gags en une ou, exceptionnellement, plusieurs planches.

Et, en définitive, cela donne une sympathique petite série destinée aux jeunes lecteurs. L’esprit est à associer aux séries flamandes du type « Bob et Bobette » ou, mieux encore, « Kikeboe » (une série jamais traduite en français, mais qui bénéficie d’un réel succès en Flandres et aux Pays-Bas). C’est joyeux, naïf et très bon enfant. Les personnages centraux sont deux enfants espiègles et débrouillards, toujours prêts à faire des bêtises. Ils sont accompagnés par un papy gâteau, ancien facteur, et, bien sûr, râleur au cœur tendre, et d’une maman séduisante et futée. Les méchants sont plus bêtes que méchants et le happy end est, bien entendu, de rigueur.

La série ne révolutionnera certainement pas le genre, et pêche par un manque de charisme dans le chef des personnages principaux. De plus, et c’est le plus regrettable, sa traduction en langue française est parfois maladroite. Pour vous en faire une idée, j'ai repris les textes de présentation des divers tomes pour la rubrique "série" sur le site des auteurs.

L’ensemble est cependant digne d’intérêt, et devrait plaire aux 8-10 ans.

Une curiosité, vendue à un prix relativement démocratique (5€/pièce), et qui exploite le territoire belge d’une manière plaisante et variée, à défaut d’originalité. Pas mal, en somme, mais à réserver aux jeunes lecteurs.

Nom série  Un homme est mort  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un récit qui s’attarde sur un « fait divers » historique très révélateur d’une époque et d’un état d’esprit. Mais, en s’intéressant à ces oubliés de l’histoire qu’est Edouard Mazé (l’homme mort du titre) et à ses camarades de lutte, le duo formé de Kris et de Davodeau signe un récit incroyablement poignant. Car ce que je retiendrai avant tout de cette lecture, au-delà de l’évocation historique, c’est l’émotion qui s’en dégage.

De ce point de vue, le charme du récit doit beaucoup à la qualité « émotionnelle » du trait de Davodeau (ahhh, … ces visages délicieusement expressifs !), mais aussi à son humour simple toujours présent, même si en arrière-plan. Les auteurs (car il faut associer Kris, dans ce cas-ci) ont l’art de sortir l’anecdote tantôt touchante, tantôt drôle, qui humanise un récit qui aurait pu n’être qu’historique. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive avec Davodeau, mais je me suis vraiment senti « à l’intérieur » du récit. Au point de finir par militer à ses côtés.

Et c’est heureux, car cela me permet « d’ignorer » le parti-pris dépourvu de nuances (le pouvoir et les flics sont tous des salauds, tandis que les manifestants sont tous des anges et des victimes) développé par les auteurs.

Une œuvre militante, une de plus pour Davodeau, qui fonctionne merveilleusement bien grâce à l’émotion qu’elle parvient à dégager. Cependant, l’absence de nuance dans les propos fait que je ne parviens pas à accorder une grande valeur historique à ce récit.

Franchement bien, quand même, pour sa qualité émotionnelle, pour son graphisme sensible et pour sa structure captivante (il n’était pas évident de rendre aussi prenante ce qui n’était finalement « que » un fait divers lors de la réalisation et la diffusion d’un film militant).

Nom série  Mon année  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention : chef-d’œuvre en puissance !

La première chose qui me vient à l’esprit, lorsque je songe à ce premier tome, c’est que, soit Morvan est concerné au premier chef par le problème du handicap mental en général, et de la trisomie en particulier, soit il s’est très bien documenté. Car, moi qui suis dans le milieu de par ma profession, j’ai pu juger de toute la pertinence de nombreuses séquences du récit (sinon toutes). J’ai particulièrement apprécié le personnage du père, qui ne peut se résoudre à accepter le handicap de sa fille. Un personnage ambigu dans ses sentiments, tellement réaliste et tellement humain. Il risque de déplaire à certains lecteurs (et surtout à certaines lectrices), mais, pour quelqu’un « du milieu », il est incroyablement convainquant.

Deuxième grande qualité de ce récit : le trait de Taniguchi, et, plus particulièrement encore, sa colorisation. Je connaissais de l’artiste son style en noir et blanc très lisible, très précis, très net, mais aussi la qualité de ses regards, par lesquels il parvient à faire passer beaucoup d’émotion. Je retrouve ici toutes ces qualités (et aussi ce petit défaut qui rend ses visages masculins fort semblables), mais agrémentés d’une colorisation tout en finesse, que j’imagine issue d’une vieille boîte de crayons de couleur. Magnifique, tout simplement, et exhalant un tel parfum de douceur et de tendresse qu’il ne pouvait que magnifier ce genre de récit.

Et lorsque le talent de l’un s’associe à celui de l’autre, cela donne ces petites cases presqu’anodines dans lesquelles les artistes parviennent à nous transmettre la manière dont Capucine « ressent » ses proches.

Il est de bon ton, à notre époque, de dire que les personnes handicapées mentales sont plus fines dans la manière de ressentir les émotions de leurs proches. Je crois surtout que, handicapés par leurs facultés cognitives déficientes, ces personnes se fient beaucoup plus à leurs propres émotions et à leur capacité à l’empathie (une capacité qui, elle, n’est pas déficiente chez elles) pour se gorger des émotions environnantes, telles des éponges. Cet état est très bien traduit, graphiquement, dans les premières séquences, et confirme mon sentiment quant à la qualité de la documentation utilisée par Morvan.

Autre force du récit : le fait que si Capucine est le personnage central du récit, elle n’en est pas le moteur, mais bien le « démarreur ». Le scénario est très riche et s’attarde avec intelligence sur beaucoup d’aspects de la vie quotidienne de la personne handicapée et de son environnement.

Et le petit plus en plus provient du grain de la couverture et du papier, qui rend encore plus physique, plus tactile, … plus touchant le récit.

Je sais déjà que je ne prêterai pas cet album à certain(e)s de mes ami(e)s, car je suis sûr, dans le cas contraire, de ne jamais le récupérer.

Mais je ne peux que conseiller l’achat … sauf si vous êtes allergiques à ce genre de récit réaliste jouant sur la corde sensible.

Vivement la suite …

(PS : si je ne mets pas « culte », c’est pour la seule et unique raison qu’il s’agit ici d’un premier tome. Il me paraît par conséquent précipité d’accorder la note maximale à un récit qui n’en est qu’à ses balbutiements).

Nom série  Kaleunt  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un très classique mais très efficace récit de guerre, et de U-boot, pour être plus précis.

A titre personnel, c’est ma première incursion dans les récits historiques de Dimitri évoquant la seconde guerre mondiale. Une chose est sûre : ce n’est pas ma dernière !

Pourtant, et comme je l’ai dit, ce récit est très classique. Il regroupe en un album tous les principes du genre. Imaginez une histoire de sous-marin allemand durant la guerre 40-45, la plupart de vos idées sont présentes dans ce court album. Mais la grande qualité de ce récit, c’est justement de parvenir à intégrer tous ces ingrédients dans ces quelques planches tout en gardant une énorme fluidité, et en distillant une grande émotion.

Il est vrai que je suis fan du genre, et donc un public facile à satisfaire, mais je crois que tous les amateurs de récits de guerre seront également convaincus par cet album. Et si vous avez aimé « Das Boot » (le film), vous ne pourrez que tomber sous le charme de ce « Kaleunt ».

Le personnage du Kaleunt, justement, est pour beaucoup dans la réussite de l’album. Le profil de cet officier allemand, courageux et généreux, prend le contrepied de l’opinion publique actuelle, qui considère tous les officiers allemands de l’époque comme des nazis sans âme. Oui, je peux croire qu’à l’époque, et dans un univers aussi spécifique que celui de la mer et des marins, un certain respect mutuel était d’application (comme il était d’application en matière d’aviation durant la première guerre mondiale). Et plusieurs récits de guerre de l’époque confirment même cette idée. Bien sûr, la vision est ici très romanesque, mais elle ne m’a pas heurté, au contraire.

Graphiquement, qu’il soit réaliste (comme ici) ou non, le style de Dimitri n’est pas parmi mes préférés. Toutefois, sa lisibilité, son expressivité (au niveau des personnages), son dynamisme (oui, même dans ce récit se déroulant presqu’exclusivement à l’intérieur d’un sous-marin) et sa sobriété sont autant d’éléments au service du présent récit.

Très classique, mais franchement bien !

Nom série  La Déesse aux Yeux de Jade  posté le 01/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique petite œuvre de jeunesse du duo qui donnera naissance à l’excellent « Julien Boisvert », cette déesse aux yeux de jade s’adresse principalement aux jeunes lecteurs. Ceux-ci trouveront sans doute un certain plaisir à la lecture de cette histoire remplie d’humour, de rebondissements et d’exotisme.

La recette n’a rien d’original, et les différents personnages contribuent à ce grand classicisme. Les rebondissements sont très prévisibles pour un lecteur blasé dans mon genre, les scènes sont parfois un peu décousues, mais l’ensemble demeure agréable à lire, grâce à la narration très fluide de Dieter et au dessin rond et coloré de Plessix.

Tant l’esprit que le style graphique rapprochent cet album du premier tome de Julien Boisvert. Il ne manque en fait que la dimension introspective pour atteindre le même niveau. Cet œuvre constitue donc à mes yeux une réelle ébauche, mais de qualité.

Un objet de curiosité pour les fans de Julien Boisvert, et bon petit album d’aventure pour un jeune lecteur. Je dirai donc « pas mal », malgré les maladresses et le manque d’originalité.

A lire ? Pourquoi pas !
A acheter ? Uniquement si vous êtes fan de Julien Boisvert et atteint de collectionnite aigüe, l'oeuvre demeurant dans le domaine de l'anecdotique.

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