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... a posté 1948 avis et 362 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  La Fille du Yukon  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un western comme il y en a tant (une ruée vers l’or au cours de laquelle une jeune et belle bourgeoise suit son amant, un aventurier de petite envergure), dont l’atout principal tient plus dans son cadre inhabituel que dans son intrigue. La série est agréable à suivre et ne m’aura jamais lassé, mais elle ne m’aura jamais surpris non plus.

La fin du récit est un peu précipitée à mon goût, mais, d’un autre côté, on évite ainsi ces fins à rallonge que je déteste.

Le cadre, comme je l’ai dit, est vraiment bien choisi, et la reconstitution historique me parait très crédible. C’est incontestablement le point fort de la série à mes yeux.

Le dessin de Sinisa Radovic est sans grande originalité, mais il convient bien au thème et fait montre d’une belle lisibilité. La qualité est constante le long des trois tomes et la mise en couleurs est tout à fait adéquate.

Pas mal, en résumé, mais rien d’extraordinaire non plus …

Nom série  Rwanda 1994  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le génocide qui eut lieu au Rwanda au cours des années ’90 est bien resté gravé dans nos mémoires. Mais je pense qu’il est difficile pour un spectateur éloigné (comme moi) de bien cerner toute l’horreur de ce massacre, et d’en saisir les raisons.

En lisant cette série, j’espérais trouver des réponses à mes questions. Et, autant le dire de suite, ce ne fut que très partiellement le cas.

En cause : un scénario confus, qui part tous azimuts (on suit différents personnages en même temps) et des explications que je ne peux que juger simplistes (notamment en ce qui concerne les réactions (ou absences de réactions) des militaires français présents sur place, et que les auteurs chargent sans nuances). J’ai le sentiment que les auteurs n’ont pu faire abstraction de leurs sentiments personnels, et si les faits relatés sont très certainement exacts, ils ne nous sont expliqués que d’un seul point de vue. Ce manque d’objectivité, ce manque de vision globale (que je peux comprendre, les auteurs ayant été pris par la dimension humaine du drame) me frustre dans mes attentes.

A la fin de ma lecture, je ne comprends toujours pas les raisons de ce massacre.

Maintenant, d’un strict point de vue émotionnel, cet album est loin d’être raté. Les auteurs parviennent à créer des passages choquants, qui nous font ressentir toute l’horreur de cette guerre. Le graphisme de Pat Masioni est de qualité (dans un style réaliste très conventionnel). Il est très lisible et agréablement mis en couleurs.

Je me cantonnerai à une cote de 2/5, parce que la série n’a pas répondu à mes attentes, mais je suis convaincu que d’autres lecteurs y trouveront leur compte. Si vous êtes à la recherche d’émotions, si vous êtes dans l’empathie plutôt que dans l’analyse et à la recherche d’explications, cet album répondra sans doute à vos attentes.

A essayer, avant d’acheter.

Nom série  Necrolympia  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange mais non dénué de qualités, ce premier tome se révèle assez accrocheur. Le dessin de Marc Jailloux y est pour beaucoup. Son style, ici expressif et anguleux, se rapproche de celui de Bodart pour « Green Manor ». Ses personnages, surtout, sont joliment croqués.
Les décors sont également très valables mais leur charme provient bien plus encore du travail de la coloriste (Corinne Billon), qui parvient à créer une ambiance lumineuse en parfaite adéquation avec le sujet de la série.

Le sujet ? Je préfère ne pas trop vous en dire. Disons qu’il y a « necro » dans le titre, que le personnage central est un « privé » et que l’esprit est à chercher du côté de « Green Manor » (mais en moins drôle).
Une œuvre dont j’aurais conseillé l’achat si j’étais sûr qu’elle bénéficiera d’une suite (bien que cet album puisse être lu comme un one-shot). L’univers mis en place par Stéphane Beauverger est prometteur, mais nécessite encore quelques développements pour totalement me convaincre. Malheureusement, le premier tome est sorti en 2005, et, comme sœur Anne, je ne vois rien venir pour une suite éventuelle.

Pas mal et prometteur, mais (peut-être) trop vite abandonné.

Nom série  Monsieur Jean  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Monsieur Jean, c’est vous et moi … ou presque, car le gars ne semble pas trop devoir se préoccuper de problèmes d’argent. Un bobo, en somme, mais un bobo encore accessible.

Pour le reste, monsieur Jean vit dans un immeuble dont certains voisins sont pénibles, d’autres plutôt sympathique. Monsieur Jean a des amis, parfois pénibles, parfois sympathiques (et parfois les deux en même temps). Monsieur Jean est à la recherche du grand amour, qu’il tarde à trouver, alors que son horloge biologique ne cesse de se manifester. Monsieur Jean trouve le grand amour, ce qui est loin de le déstresser.

En fait, je me demande si un chanteur comme Bénabar aurait autant de succès aujourd’hui si Dupuy et Berberian n’avaient pas préparer le terrain avec leur anti-héro. Car monsieur Jean, c’est ça : un personnage quelconque dont le quotidien, les rêves, les tracas sont relatés avec humour et gentillesse.

Et c’est très réussi, car monsieur Jean est une série très agréable à lire. La simplicité de ses histoires (dans lesquelles chacun se reconnaitra à l’occasion) et de son graphisme (qui va droit à l’essentiel, sans s’encombrer d’effets de style) m’ont convaincu depuis longtemps. Je ne peux donc que vous encourager à découvrir ce sympathique personnage.

Moins profond que « Le Combat ordinaire » de Larcenet, mais franchement bien quand même !

Nom série  Atalante  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m’attendais au pire … et j’ai été plutôt agréablement surpris.

Première remarque : alors que les couvertures me faisaient craindre l’horreur (avec ce style très proche du dessin d’animation), le contenu s’est avéré bien plus séduisant. Les personnages sont joliment croqués, et les décors sont d’une richesse à laquelle je ne m’attendais pas.

Ensuite : la série revisite le mythe de Jason d’une manière simpliste mais bien plaisante. Il est clair que l’auteur prend beaucoup de libertés vis-à-vis de l’original, mais ce n’est pas plus mal. L’œuvre s’adresse avant tout aux adolescents, et dispose de bien des atouts pour les séduire : la plastique avantageuse des personnages féminins, la profusion de rebondissements, des mises en page dynamiques et cinématographiques, des dialogues réduits à l’essentiel, des jeux de mots assez basiques.

Humour et aventure, donc, au menu de cette série, qui n’a d’autre but que de nous distraire. L’objectif est atteint. Pas mal, donc …

Nom série  Le Poids de l'ombre  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof, pas terrible ce truc.

Déjà, j’ai l’impression que les auteurs ont réécrit le début du récit lorsqu’ils se sont rendu compte des énormes zones d’ombre de celui-ci.

Mais aussi, alors que l’histoire se veut sentimentale (avec une belle et grande histoire d’amour intemporelle), le personnage principal saute sur tout ce qui bouge. Cette attitude n’est pas très romantique à mes yeux, un peu comme si je disais : « Oui, je suis à la recherche du grand amour ! J’ai le sentiment que ce n’est pas toi, mais … tu couches ? » (Vous imaginez ce genre de réplique dans Love Story, vous ?)

Ensuite, le scénario est très ambitieux, se veut métaphysique, mais débouche sur … pas grand-chose. La fin est tordue et peu (mais alors, vraiment très peu) convaincante.

De plus, en cours de récit, plus d’un raccourci sera emprunté. Mais surtout, la narration très envahissante étouffe l’histoire. A nouveau, j’ai le sentiment que les auteurs, n’arrivant pas à exprimer simplement leurs idées, ont eu recours à cette encombrante narration, sensée éclairer les zones obscures du récit, mais sans parvenir à un résultat convaincant (à mes yeux).

Enfin, le dessin de Beja est très froid. Les personnages sont élégants et la lisibilité de l’œuvre est maximale, mais l’ensemble manque d’âme. Peut-être ce sentiment provient-il de la colorisation, ou des décors de l’artiste, mais j’ai vraiment le sentiment qu’il manque une prise, une émotion, une âme à ce dessin.

Je ne peux pas dire que je n’ai vraiment pas aimé, mais je n’ai pas accroché, tout simplement, et malgré d’élégantes plastiques féminines.

Nom série  Finkel  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien, moi qui ne suis pas un grand fan de science-fiction, je considère ce Finkel comme un des meilleurs récits de bande dessinée d’aventure. Je le préfère même à l’œuvre majeure du duo dont il est ici question (Neige).

L’univers créé par Convard est à la fois simple, cohérent et riche. Bien sûr, on a encore une fois droit à une confrontation entre le bien et le mal, mais la présentation des deux camps permet de joliment nuancer cet aspect de prime abord très manichéen. Les rebondissements ne manquent pas et les cinq premiers tomes (qui constituent le premier cycle) ne laissent pas au lecteur le temps de reprendre son souffle. Chaque tome apporte en effet sa part de révélations plus ou moins surprenantes. Seule, une grosse facilité scénaristique m’aura déçu en fin de ce premier cycle. Mais je suis convaincu que cette « facilité » était prévue dès l’entame de la série, je la trouve donc juste trop évidente (et non pas amenée artificiellement).

Le second cycle s’annonce inférieur au premier mais semble rester d’un très bon niveau. Malheureusement, après deux tomes, les auteurs ont laissé Esta (une des héroïnes principales) entre la vie et la mort, … et cette situation perdure depuis de trop nombreuses années à mon goût. Et le lecteur impatient que je suis commence à se lasser (à quand le tome 8 ?)

Ceci dit, je préfère que Giné prenne son temps et demeure dans une qualité graphique comparable aux cinq premiers tomes, plutôt qu’il ne se précipite. En effet, j’ai constaté une baisse de qualité dès l’entame du second cycle. Le trait de Giné n’est pas mon préféré, mais, au début, je lui ai trouvé une chaleur et une « substance » que je ne lui connaissais pas. Ses décors, mais aussi ses personnages étaient non seulement élégants mais également chaleureux, charismatiques (une qualité que je ne décèle pas dans la série de « Neige »).

Malheureusement, comme je l’ai dit, je trouve les deux derniers tomes plus froids, moins denses (graphiquement parlant) et donc plus artificiels. L’émotion ne passe plus aussi bien. Par conséquent, il vaut peut-être mieux que Giné prenne son temps et trouve un créneau horaire qui lui permette de fignoler ses planches.

Quoiqu’il en soit, Finkel est une très bonne série, dont je recommande vivement l’achat du premier cycle, … et la prudence pour la suite.

Nom série  Sam Bracken  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici une série d’aventure assez conventionnelle et loin d’être indispensable.

Reproche majeur : le nombre élevé de coïncidences heureuses qui balisent le chemin de Sam Bracken, un avocat au profil de super-héros.

Mais ce n’est pas tout : ce type, qui tire comme un dieu, se bat comme Tyson, manie le sabre mieux qu’un samouraï, saute, court, lance mieux qu’un décathlonien m’énerve quelque peu (soyons clair). De plus le personnage n’a que peu d’humour et se croit sorti de la cuisse de Jupiter.

Mais pour en revenir aux coïncidences, vous devez savoir que lorsque le personnage de Sam recherche une importante somme d’argent, un oncle richissime apparaît, lorsqu’il a besoin d’un commando pour une opération paramilitaire, de vieux amis se rendent immédiatement disponible, lorsqu’il a besoin d’un pilote de Canadair, sa collègue de travail, avocate de formation, se rappelle que son papa en pilotait un, et empoigne l’appareil comme j’empoigne un avion en papier. Seul, le personnage du hacker/génie de l’informatique est amené d’une manière « naturelle », le reste ressemble à mes yeux à des « collages » maladroits.

Un autre reproche, encore : la galerie des personnages. Tous les acteurs sont stéréotypés, et constituent des caricatures des personnages classiques de ce type de récit d’aventure. A plus d’une reprise, je me suis cru dans un film de Steven Seagal … et pas le moins mauvais.

Reste un point fort : le dynamisme de la série. Les rebondissements s’enchainent, les scènes explosives se suivent (et se ressemblent), l’action est au rendez-vous (c’est le moins que l’on puisse écrire). Le lecteur n’a pas le temps de souffler (mais, malheureusement pour lui, bien celui de réfléchir … )

Pas faite pour moi, je crains que cette série ne satisfasse que très superficiellement les amateurs du genre.

Oups … j’ai rien dit sur le dessin. Sans doute parce qu’il n’y a pas grand-chose à en dire. C’est propre, mais sans imagination, très lisible, dynamique mais sans personnalité. Correct, en somme.

En résumé ? Bof, bof, bof …

Nom série  Les Chroniques de Panchrysia  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est très ambitieuse, et ses auteurs n’ont pas cherché la facilité dans son élaboration. En effet, les Chroniques de Panchrysia abordent les thèmes ésotériques et alchimistes avec une volonté de quête spirituelle affirmée.

Chaque tome se réfère à un élément différent (l’air, l’eau, la terre, le feu et … le phlogiston) ;
Chaque tome propose une structure différente, parfois très classique (l’envol), parfois très déroutante (les statues) ;
Chaque tome fait référence à une civilisation différente (fin du XIXème, puis médiévale, puis de la Grèce Antique, puis de l’époque des pyramides) tout en restant dans une époque bien déterminée ;
Chaque tome progresse dans sa dimension dramatique (de l’innocence à l’acte odieux).

C’est … spécial. Au début, je croyais avoir à faire avec un classique récit d’aventure. Mais au fur et à mesure, j’ai dû revoir mon opinion : cette série est tout sauf classique. Personnellement, je ne suis pas grand fan de science-fiction et certains éléments du scénario s’en rapprochent furieusement, me laissant plutôt dubitatif. Par contre, lorsque le souffle épique de l’aventure reprend le dessus, je me laisse emporter par cette histoire, bien aidé par le gracieux graphisme de Ferry.

A propos du graphisme, je l’ai vraiment bien aimé. Il est très fin, très lisible, élégant, généreux dans ses décors et précis pour ses personnages. Les couleurs semblent un peu « délavées », mais ces teintes conviennent parfaitement à l’intrigue. Petite critique : certaines moues des personnages ne sont pas très réussies à mes yeux.

Déroutant mais non dénuée d’intérêt, cette série s’adresse à un lectorat « aventureux », prêt à pardonner certaines maladresses pour ne retenir que ses aspects les plus positifs.

Pas mal, en somme …

Nom série  Clara  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Elle est bien sympathique, cette petite Clara, parachutée détective privée et résidente d’un immeuble aux voisins envahissants et … pittoresques.

Les scénarios de Lapière (comme bien souvent chez cet auteur) font preuve de beaucoup d’humanité. Clara n’est pas dénuée d’émotion, pas plus qu’elle n’est une wonder woman initiée aux techniques de combat les plus raffinées. Elle n’est pas, non plus, incroyablement intelligente, mais possède ce sixième sens si prisé qu’est l’intuition (ce qui est bien utile lorsque l’on veut s’improviser détective privé).

Les enquêtes sont variées, allant du traditionnel serial killer au type étrange convaincu d’être protégé par Dieu. Comme je l’ai dit, elles laissent tout l’espace nécessaire au développement des personnages, et les multiples seconds couteaux de la série sont un réel atout pour celle-ci. La galerie pourra paraître stéréotypée à plus d’un lecteur, mais je l’ai franchement bien aimée (et plus particulièrement la catcheuse digne d’une fête foraine).

Le dessin de Chauzy transpire la sincérité. Son trait est spontané, assez brut, et, grâce à celui-ci, son auteur parvient à nous faire ressentir bien des émotions.

Pas mal, vraiment pas mal …

Nom série  Mérite maritime  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon ! J’ai du mal avec le dessin de Riondet, mais qu’est-ce que j’aime les histoires imaginées par Dubois ! Surtout dans le premier tome (mais le deuxième est encore très bon, et le troisième (qui ne propose qu’une histoire complète) demeure d’excellente facture).

J’ai réellement savouré la galerie des personnages (de grandes gueules au cœur tendre, solidaires en cas de coup dur mais prêts à se mordre le nez en toutes autres circonstances, et qui ne cessent de se charrier à toute occasion), une galerie qui a, en plus, le mérite de m’apparaître comme plausible (à défaut d’être réaliste).

Ensuite, j’adore cet univers de marins de la marine marchande. On est loin des grands voiliers et des paysages paradisiaques. Le monde de nos valeureux navigateurs sent bien plus le diesel et l’huile rance (sur le bateau), le parfum bon marché et l’alcool (sur les ports) que les fleurs de vanillé.

Malheureusement, la première nouvelle du premier tome n’est pas la meilleure (loin s’en faut), et risque de décourager certains lecteurs. Mais les suivantes sont tout bonnement excellentes. Elles sont variées mais typiques de l’univers des marins, et laissent la part belle à l’humanité des personnages. C’est de la sensibilité du type « brut de coffrage », comme je l’aime (oui, je suis un ours au cœur tendre). Si la structure des aventures peut être qualifiée de « policière », les aventures en question constituent avant toute chose autant de profils de personnages. L’humain est toujours mis en avant, même si l’intrigue est régulièrement très bien construite et bénéficie, à l’occasion, de petites idées de génie (dont un cercueil incinéré (dit comme ça, cela peut paraître incongru, mais si vous lisez l’histoire en question, vous comprendrez mieux)).

Je préfère les courtes nouvelles à la longue histoire du tome 3, car Dubois a vraiment l’art de la concision, et parvient à créer une véritable atmosphère en peu de planches, alors qu’a contrario, il me semble se perdre un peu dans sa dernière aventure (qui reste cependant bien écrite et agréable à lire, mais nettement moins jubilatoire).

Mention spéciale aux dialogues, qui sont souvent excellents !

Enfin, comme je le disais au début de cet avis, le dessin de Riondet n’est pas celui que je préfère. Son trait est trop carré à mon goût et je confonds régulièrement plusieurs des personnages (heureusement, leurs caractères sont suffisamment typés pour que cette confusion demeure dans le domaine de l’apparence). Par contre, ce style a l’avantage d’être très agréable pour les décors et parvient à bien restituer l’ambiance des bars, des cafés, des bateaux rouillés, des cales poisseuses tout en restant d’une grande lisibilité (hormis ce problème au niveau des visages).

Très bien, franchement !

Nom série  Comanche  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour la période « moderne », illustrée par Michel Rouge, je me cantonnerai à dire que je n’ai jamais réussi à digérer le choc dû au passage de Herman à ce (pourtant talentueux) artiste. Résultat : je n’ai jamais réussi à réellement entamer un de ces albums. Cependant, et j’insiste, Michel Rouge est un illustrateur de talent, mais son style très « froid » ne m’attire pas.

En ce qui concerne l’époque « Herman », je ne peux que souligner la qualité de la série … du moins durant neuf tomes, car « le corps d’Algernon Brown », s’il bénéficie d’un honnête scénario, est un réel foutage de gueule au niveau graphique. Herman multiplie volontairement les inepties, en intégrant dans le décor, tantôt un sosie de Lucky Luke, tantôt une montre à quartz. Qu’il n’avait plus envie de travailler sur la série est une chose, qu’il se moque du lecteur qui le nourrit en est une autre !

Restent donc les neuf premiers tomes.

Ils sont excellents, à mes yeux.

Très classiques pour des westerns, ils nous offrent des personnages charismatiques (Red Dust et Comanche en tête), des univers fidèles à notre imaginaire (de vastes espaces arides, le chemin de fer, les indiens rebelles, les bandits sans foi ni loi, et cette civilisation qui ne cesse d’avancer, au grand désespoir de l’ours qu’est Red Dust), et des aventures bien ficelées. On pourra toujours reprocher à Greg le côté très convenu de ses scénarios, mais le gaillard avait l’art de ficeler des histoires captivantes sans aller chercher midi à quatorze heure. C’est simple et efficace, ce qui convient finalement très bien à ce genre plutôt brut qu’est le western.

Une très bonne série jusqu’au tome 9.
Un tome 10 que je trouve honteux.
Une transition entre deux dessinateurs que je n’ai jamais su assimiler à partir du tome 11.
Voilà qui est difficile à coter.

Je dirai 4/5, mais à condition de se limiter à la première époque.

Nom série  Colin Colas  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Colin Colas était une sympathique petite série d’aventures destinée aux jeunes adolescents. Son trait est typique de ce style littéraire : un dessin plutôt rond, de gros nez, des attitudes exagérément expressives, des décors suffisants mais souvent simplistes. Une bonne qualité d’ensemble dont le dynamisme est l’atout majeur, et le manque de personnalité le défaut principal.

Les aventures vécues par cet audacieux (et astucieux) mousse sont, dans l’ensemble plutôt divertissantes, mais d’une qualité inégale. On a droit au classique univers des pirates, avec ses chasses aux trésors, ses abordages, ses destinations exotiques (la Jamaïque) ou étranges (les Sargasses). La série offre donc des cadres diversifiés, mais respecte rigoureusement l’univers de la piraterie. L’Empereur des Sargasses et le Monstre de Drumnadrochit sont, à mes yeux, les deux meilleurs tomes de la série, et le fait qu’Yvan Delporte en soit le scénariste n’est sans doute pas un hasard. A contrario, l’Ile aux Trésors est tout à fait dispensable, à mon humble avis. Les autres tomes oscillant entre le « bof » et le « pas mal ».

A réserver à un jeune public (fan de « Pirates des Caraïbes », par exemple) et à choisir en fonction de vos affinités avec tel ou tel scénariste.

Pas mal, mais sans surprise …

Nom série  Les Feux d'Askell  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Si cette série n’est pas une des plus grandes œuvres de la bande dessinée universelle, elle constitue néanmoins une légende à elle seule. Et à ce titre, elle peut prétendre au qualificatif de « culte ».

Cette saga d’héroïc-fantasy à l’improbable quatrième tome avait tout de même de fameux atouts à faire valoir.

Tout d’abord, le dessin de Mourier est d’une belle qualité. Très « liquide » (opposé d’un trait sec), très souple et tout simplement envoutant dès qu’il s’agit de mettre Cybil en évidence, il constitue un fameux atout.

Ensuite, les scénarios de Arleston sont, ma fois, bien plaisants à suivre, quand bien même ils ne font pas montre d’une grande originalité.

Enfin, ne soyons pas hypocrites, en associant sexe, exotisme, humour et violence, la série répond à une certaine demande de la part d’un lectorat qui cherche avant toutes choses à s’évader de son quotidien. Un lectorat dont, à l’occasion, je fais partie, je tiens à le souligner !

Mais surtout, oui, surtout parce que la série s’est brutalement interrompue au terme d’un troisième album au dénouement frustrant, elle est devenue culte, au même titre qu’un « sasmira ».

Le monstre du Loch Ness engendre la fascination …

Nom série  Le Tour des géants  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je trouve regrettable que cet album soit paru à l’époque où se déroulait le Tour de France 2009. En effet, en choisissant cette date, l’éditeur nous laisse croire à une manœuvre bassement commerciale, alors que le récit de Nicolas Debon mérite vraiment l’attention des « vrais » amateurs de bande dessinée.

L’œuvre est en effet attachante à plus d’un titre.

Tout d’abord : le sujet. Le tour de France de 1910 n’a pas grand-chose à voir avec le cyclisme de notre époque. Des étapes de 320 km de moyenne, une assistance interdite (le coureur doit se débrouiller seul, tant pour son ravitaillement que lors de chutes ou de bris matériel), des mécaniques fragiles pour des sentiers inhospitaliers (pas de dérailleur, ou alors expérimental, des boyaux très sensibles, même le frein n’en est qu’à ses balbutiements).

Ensuite, le dessin de Debon convient merveilleusement pour illustrer ce genre de récit. Grace à sa naïveté et à sa colorisation désuète, je le trouve en parfaite adéquation avec le sujet traité. Les personnages sont facilement reconnaissables, alors que rien ne ressemble plus à un cycliste moustachu sur un vélo qu’un cycliste moustachu sur un vélo. Les planches sont travaillées et très soignées au niveau de la mise en page. J’avais un peu peur en commençant le récit (ce n’est pas le genre de dessin qui m’attire, de prime abord) mais mes craintes se sont rapidement dissipées et j’ai succombé au charme de ce trait.

Enfin, le scénario est bien écrit. Divisé en 15 courts chapitres (un par étape), ce script parvient aussi bien à nous narrer des anecdotes (parfois dramatiques) de l’époque, à nous restituer le climat ambiant, mais aussi à nous captiver par le suspense d’une course au vainqueur incertain jusqu’à la dernière étape.

Un très bel hommage au tour de France d’autrefois, mais surtout à ces aventuriers coureurs au caractère bien trempé.

Une réussite !

Nom série  Téléfaune  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
C’est en relisant ce genre de série que l’on se rend compte de la superficialité et du caractère éphémère du monde de la télévision.

Téléfaune est une série qui se voulait drôle, et qui traitait du monde impitoyable de la télévision. Les cibles principales sont, dans l’ordre, TF1 et monsieur Bouygues, les présentateurs TV, les responsables de programmation, les autres chaines de télévision.

Avec le recul, la plupart des gags tombent complètement à plat. En fait, je me demande même s’ils étaient drôles à l’époque.

Le dessin de Bercovici, un artiste que pourtant j’apprécie en temps normal, ne me convainc pas du tout. Tout appliqué à caricaturer des personnages réels de telle sorte qu’on puisse facilement les reconnaître, il en oublie sa qualité principale : sa spontanéité. Le dessin perd en dynamisme, en expressivité. En fait, il perd tout ce qui, d’ordinaire, le rend si efficace.

Un univers qui, déjà, en temps normal, est loin de me passionner. (Qu’est-ce que j’en ai à f.. que Patrick Sabatier ait eu des problèmes avec le fisc ?)
Des gags qui, avec le recul, tombent presque à chaque coup à plat.
Un dessin qui manque d’expressivité et de dynamisme.

Un bide, en résumé.

Nom série  Aux heures impaires  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un dessin de qualité et un éditeur au goût certain ne sont pas toujours des garanties suffisantes pour me convaincre de l’intérêt d’un album de bande dessinée.

La preuve est donnée par ce « Aux heures impaires ».

Malgré le beau graphisme d’Eric Liberge (certaines planches sont un réel régal pour l’œil), l’histoire qu’il nous conte ici ne m’aura vraiment pas passionné.

Déjà, l’incohérence totale du scénario est un obstacle pour moi. Deux types de veilleurs de nuit. Les uns sont traditionnels tandis qu’un autre s’occupe de l’âme des tableaux (jusque là : pas de problème). Tous se connaissent et se croisent, mais le veilleur particulier a la faculté de « sortir » du temps lorsque les œuvres d’art méritent un traitement particulier (bon, d’accord). Cette dernière intervient aux heures impaires (d’où le titre de l’album), et durant ce laps de temps, les veilleurs normaux ne se souviennent de rien ! Ben là, je calle. Les veilleurs normaux se souviennent de ce qu’ils ont fait jusqu’une heure du matin, puis reprennent conscience vers 5h00, 6h00 et ne s’inquiètent de rien. Tout leur paraît normal ( ?!?)

Ensuite, le personnage de Bastien est détestable. Le gaillard prétend être amateur d’art, mais refuse de se rendre dans le local prévu à cet effet pour manger son casse-croute dégoulinant et gras ! Dès cet instant, situé en début de récit, le Bastien, je ne peux plus le saquer. Et ses manœuvres d’intimidation, ses rapports avec sa copine, ses amis, tout chez lui confirmera cette première impression : je ne l’aime pas.

Enfin, l’histoire se résume à vraiment peu de chose, et la magie qui est sensée se dégager des œuvres d’art ne m’atteint pas tant elle est traitée de manière superficielle. J'attendais que ce récit me permette de découvrir le Louvres, ou du moins certaines de ses oeuvres, sous un angle original. Il n'en est rien et cette histoire aurait tout aussi bien pu se passer dans n'importe quel musée, zoo ou parc d'attraction ou parc automobile.

Reste un très beau graphisme, mais c’est ici insuffisant pour me satisfaire.

Nom série  Pinocchia  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Erotisme et dérision au menu de cette amusante adaptation de Pinocchio par le duo Gibrat-Leroi.

Le trait de Gibrat n’est pas encore aussi abouti qu’à ce jour, mais l’artiste maitrise déjà joliment la morphologie de ses héroïnes. Les traits des faciès de ses personnages masculins sont plus proches de la caricature qu’à ce jour, mais cela convient très bien au présent album. Les décors ? Je ne peux pas vous dire, je n’y ai pas fait gaffe, absorbé que j’étais par les gracieuses chorégraphies de la charmante Pinocchia …

La narration décalée de Leroi apporte son lot d’humour au récit. Le ton badin employé est plaisant, et j’ai autant lu cet album que je l’ai regardé. Ce qui n’est pas le cas de tous les albums à caractère érotique que j’ai eu entre les mains.

Enfin, en respectant les grandes lignes de l’histoire de Pinocchio, mais en les réinterprétant à leur manière (légèrement épicée et très délirante), les artistes parviennent à concevoir un album qui ne figurera jamais au panthéon de la bande dessinée, mais qui m’aura plu et amusé à plus d’une reprise.

Drôle et coquin ! Finalement, pas mal réussi dans son genre …

Nom série  Candide Caméra (Projection privée)  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oui, bon, ben là on est loin des meilleures œuvres de Manara.

Cet album est un assemblage maladroit de courtes séquences vaguement érotiques et parfois proches du ridicule dont le seul intérêt réside dans le graphisme de l’auteur. Ses personnages féminins sont toujours aussi impudiquement séduisants. Normal, diront les mauvaises langues, puisque Manara dessine toujours la même femme. N’empêche, elles sont quand même foutrement bien foutues !

Mais, bon, c’est un peu léger pour justifier la lecture de cet album, puisque nous pouvons retrouver les mêmes héroïnes exposées dans des histoires autrement émoustillantes.

Sans intérêt. Je vous invite à privilégier d’autres œuvres de l’artiste.

Nom série  Wayne Redlake  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un bon western spaghetti, très classique et fortement inspiré par les films de Sergio Leone. Les personnages sont des grands classiques du genre : un vieux cow-boy, fine gachette, qui cherche à se ranger ; un implacable desperado mexicain ; un militaire arrogant et obstiné ; une soi-disant journaliste dont le physique agréable nous inspire un passé plus sulfureux (d’ailleurs, je doute fort qu’il y ait eu des femmes journalistes à cette époque et dans ce pays encore sauvage).

Vous mélangez le tout, placez la préparation au cœur du désert, ajoutez un macchabé meilleur ami de notre cow-boy solitaire et descendu par le desperado lors d’une sombre transaction et vous obtenez … quelque chose de très classique.

Le graphisme de Fabrice Lamy contribue à la réussite de l’album. Son trait dynamique, ses paysages arides et dépouillés, ses gros plans de personnages et ses cadrages cinématographiques rendent à nouveau hommage au savoir-faire de Sergio Leone (pour preuve ce jeu d’ombre au début du récit, qui nous cache le visage, et le regard, de June Mac Allan)

Très classique, donc, mais très bien réalisé, cet album satisfera l’amateur du genre. En tous les cas, il m’a fait passer un très agréable moment de lecture.

Allez ! 4/5 ... mais quand même excessivement classique.

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