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... a posté 1920 avis et 348 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Bingo, les aventures d'un enfant africain  posté le 18/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis réalisé après la lecture du premier tome (mais je jeterai un oeil aux autres si j'en ai l'opportunité).

Au dos de l’album, un avis nous informe que cette bande dessinée est mise gracieusement à la disposition des enseignants qui l’utiliseraient comme base de discussions générales concernant des situations vécues dans le tiers-monde.

J’étais donc prévenu : cet album se veut avant tout didactique, et s’adresse à de jeunes élèves.

Très naïf tant dans sa forme que sur le fond, il convient effectivement mieux aux jeunes lecteurs qu’aux adultes. Je dirais cependant que, dans son genre, il est pas mal.

Premier atout : son auteur. Mongo Sisé est africain, et sait donc de quoi il parle. Son trait simple et naïf est très lisible et ne dépareillerait pas dans un magasine tel que Spirou. Tant la narration que le graphisme sont fluides et (donc) très accessibles pour les jeunes lecteurs.

Deuxième atout : l’angle de vue. En évoquant le problème de la migration des jeunes africains des villages vers les villes, cet album aborde le problème africain sous un angle trop peu souvent utilisé. Cette vision des choses suscitera sans aucun doute une réflexion plus nuancée et moins convenue de la part du jeune lecteur.

Troisième atout : sa longueur. Avec trente planches, l’album dispose d’assez d’espace pour développer son sujet mais reste suffisamment court pour ne pas lasser le jeune lecteur.

Ceci dit, j’ai tout de même quelques reproches à formuler. Pour commencer, le ton fataliste si fréquemment employé en Afrique m’énerve. Mais il s’agit d’une différence culturelle, et je ne peux pas reprocher à l’auteur de faire montre de réalisme en l’employant. Ensuite, le caractère très gentil de l’univers du héros me parait peu réaliste. Il ne lui arrive rien de grave, en somme, alors que j’imagine bien plus violents les dangers auxquels un jeune africain s’expose lorsqu’il quitte son village pour atterrir en ville (délinquance et prostitution en tête). Mentionner ces dangers (même avec pudeur et retenue) aurait été, à mes yeux, judicieux.

D’un niveau insuffisant pour satisfaire le lecteur adulte à la recherche d’une analyse des problèmes rencontrés par les jeunes africains (naïveté des propos, manque de profondeur de l’analyse, narration simple, voire enfantine), cet album n’en atteint pas moins son objectif. Il pourra, à mon avis, agréablement servir de base de discussion dans une classe de primaire (entre 8 et 11 ans), ce qui était l’objectif avoué.

Pas mal, donc.

(Avis rédigé sur base de la version en noir, rose et blanc).

Nom série  Pirates  posté le 17/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’adore les histoires de pirates, et cette série disposait donc d’un argument de choix pour me plaire.

En outre, je l’ai lue sous la forme de l’intégrale au format réduit, et au prix très attractif. Ce format ne gâche pas spécialement le beau graphisme de Terpant, qui demeure agréablement lisible. Certes, j’ai confondu, à l’occasion, l’un ou l’autre personnage secondaire, mais il semble que d’autres lecteurs ont souffert du même mal quand bien même ils avaient lu la série dans son format normal.

Le scénario, par contre, s’il est agréable à suivre, tombe très régulièrement dans le cliché. Rien de bien grave en soi, mais il faut bien avouer que la surprise n’est jamais au rendez-vous (et la conclusion de la série ne déroge pas à cette règle).

Je trouve également que le début de la série manque de liant. Mais cet aspect disparaît assez rapidement, dès que les auteurs ont fini d’installer leur univers.

La galerie de personnage, à nouveau très conventionnelle, m’a bien plu grâce à la complémentarité des trois héros principaux. Pour une fois, nous n’avons pas à faire avec le pirate parfais, à la fois maître es escrime, grand navigateur et meneur d’homme mais à trois personnages qui, en fonction des circonstances, se partagent la vedette.

Les nombreux seconds rôles apportent également leur contribution au charme de la série, surtout au travers des (nombreux) rôles féminins.

Une bonne série, donc, mais qui ne révolutionnera pas le genre.

Un petit 4/5. Bien, tout simplement (et achat conseillé sous la forme de l'intégrale à bas prix).

Nom série  Petrus Barbygère  posté le 17/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a une chose que je n’ai vraiment pas aimée dans cet album : son lettrage. Celui-ci est tout simplement difficile à déchiffrer et il m’aura fallu à plus d’une reprise poser mon nez sur la planche pour y parvenir.

C’est regrettable.

D’autant plus que l’histoire imaginée par Dubois est plutôt amusante, et que le dessin de Sfar lui apporte une dimension grandguignolesque bien plaisante. L’univers des deux compères se révèle riche en personnages et en rebondissements, véritables points forts de cet album. Les hommages et références se multiplient au fil des planches sans jamais sembler y avoir été plaqués d’une manière artificielle.

La narration, très présente, et aux tournures de phrases parfois alambiquées, ne m'aurait sans doute pas déplu sans ce problème de lettrage. Dubois connait son univers, et a tendance à étaler sa culture comme d'autres la confiture. Cela risque d'en déranger plus d'un, mais, connaissant le personnage, je savais à quoi m'attendre et m'accomode assez aisément de ce verbiage.

Dommage, cet indéchiffrable lettrage.

Nom série  La Demeure des Gomez  posté le 17/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au début, j’ai vraiment cru que cette histoire d’héritage allait me séduire.

Au terme de cette lecture, je reste sur ma faim.

Si la mise en bouche avait tout pour me plaire (notamment, cette petite clause lors de la lecture du testament), j’ai rapidement trouvé que le scénario de Prado tombait dans le gros cliché. Tout, jusqu’à la conclusion, est facilement prévisible. De plus (du fait de la traduction ?), la narration n’est pas assez pétillante pour retenir mon attention.

Reste le dessin de l’artiste. Le trait de Prado m’a bien plu sans atteindre des sommets. Ses visages sont expressifs et son trait est efficace et lisible. L’ensemble est plaisant à l’œil et agréablement mis en couleur. Un travail très correct, donc, mais pas révolutionnaire.

Une petite déception, donc, pour un album qui oscille entre le mièvre « bof » et le gentillet « pas mal ». Dispensable, quoiqu’il en soit.

Nom série  Shutter Island  posté le 17/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je l’avoue, je m’attendais à quelque chose de plus original.

Toutefois, j’ai trouvé cette adaptation (d’un roman que je n’ai pas lu) assez prenante et bien menée. L’ambiance est présente dès les premières planches et ce climat plutôt oppressant est pour beaucoup dans mon appréciation d’ensemble.

Au travers de mon expérience professionnelle, j’ai l’occasion de côtoyer régulièrement différents schizophrènes (mais aucun criminel). Le portrait dressé par Dennis Lehane m’a bien plu par sa crédibilité, même s’il manque souvent de nuance.

La révélation finale m’a, par contre, semblé très rapidement prévisible. A un point tel que je ne voulais pas croire que Lehane aurait recours à une aussi grosse ficelle.

Au niveau du graphisme, le trait de De Metter convient très bien pour illustrer cette sombre intrigue. L’artiste a l’intelligence de travailler avec un nombre limité de couleurs, privilégiant les tons bruns et noirs. Un sombre dessin pour une sombre intrigue, donc.

Ce choix aura cependant causé chez moi un petit désagrément : dans les passages les plus obscurs, j’ai du mal à reconnaître le personnage dont il est question. Et, à de rares occasions (je tiens à le préciser), il m’aura fallut faire montre d’une grande attention et de l’un ou l’autre retour en arrière pour bien comprendre quel personnage était en action dans tel ou tel passage.

Malgré ces quelques faiblesses, ce récit m’a bien plu, et devrait plaire à plus d’un lecteur amateur d’histoires policières très sombres flirtant avec l’épouvante.

Nom série  Les Villes Tentaculaires  posté le 17/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette bande dessinée d’Erwin Sels est en fait l’adaptation d’un roman symbolique flamand de Georges Rodenbach.

Si, à l’époque (fin du XIXème), ce roman correspondait totalement à la mentalité flamande et bourgeoise, et répondait aux règles de moralité en vigueur, le moins que l’on puisse dire est que le récit a mal vieilli, et semble aujourd’hui hors propos.

Malgré cela, et à condition de faire un petit effort d’imagination, ce récit pourrait encore être prenant. Malheureusement, Erwin Sels ne parvient pas à restituer toute la densité du roman de Rodenbach. La ville de Bruges, et ses habitants, bourgeois et rigoristes, ne sont plus aussi présents que dans l’œuvre initiale. Par conséquent, le drame vécut par Hugues Viane n’a pas la profondeur nécessaire, et me laisse hors du coup.

Le fait de devoir résumer un roman aussi dense en seulement 45 pages impose des raccourcis qui transforment plus d’un personnage en une réelle caricature.

Ces éléments combinés font que la déception est de mise au terme de cet album.

Reste l’élégant graphisme de Sels. Son trait réaliste précis et fin mérite à mes yeux une seconde chance. Je ne connais malheureusement pas d’autres œuvres de l’artiste, mais je n’hésiterai pas à jeter un œil sur une autre de ses productions, si le scénario en vaut la peine.

Nom série  Le Chemin de l'Amérique  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais s’il s’agit d’une histoire vraie ou d’une pure fiction, mais ce parcours d’un jeune et talentueux boxeur algérien est criant de réalisme.

Souvent, je reproche aux biographies leur raideur, et, parfois, aux récits fictifs leur manque de crédibilité. Baru parvient à l’équilibre parfait. C’est le maître atout de cet album.

Je me suis attaché à Saïd Boudiaf, ce jeune sportif victime d’une époque (nous sommes en plein conflit franco-algérien), que l’histoire rattrapera malgré lui.

Mais si le portrait est prenant, et la narration agréable, le trait de Baru ne m’a que peu convaincu. Déjà en temps normal, il ne figure pas parmi mes préférés, mais, dans le cas présent, je l’ai trouvé peu abouti. Les personnages ont des traits peu stables, et il m’est arrivé de les confondre. De plus, la colorisation de l’artiste (un de ses points forts, de nos jours) est ici très mièvre.

Du fait de ce graphisme moyen, ma cote ne dépassera pas le 3/5, mais l’album vaut vraiment la peine d’être lu.

Nom série  La Débauche  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Du Tardi comme je l’aime !

L’artiste a encore une fois réussi à dégoter un récit cyniquement drôle. Son trait gras, sa maitrise des expressions du visage et ses talents d’adaptateur peuvent alors pleinement s’exprimer dans cet univers dont il semble tant se délecter.

Le scénario est, dans un premier temps, très prévisible et je craignais le pire quant au suspense de l’intrigue. Heureusement, la seconde partie du récit m’a donné tort en orientant le propos dans une autre direction.

En fait, entre enquête policière, critique sociale et galerie de portrait, ce récit virevolte gaiement. Le suspense insoutenable n’est jamais au rendez-vous, la critique n’est guère approfondie et la galerie est plutôt stéréotypée, … mais les trois associés donnent naissance à un bien plaisant récit.

A noter que la colorisation est l’une des mieux réussies par Tardi. J’ai même du mal à imaginer ce récit en noir et blanc. Les teintes ne sont en rien exceptionnelles, mais je ne crois tout simplement pas que ce récit se prêtait au noir et blanc cher à l’artiste. Un choix judicieux, donc.

Nom série  Raoul Taburin  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’hésite, j’hésite. Avons-nous ici à faire avec un livre illustré ou avec une bande dessinée ?

L’histoire contée par Sempé n’utilise que rarement les phylactères au profit d’une narration plus littéraire située en dessous du dessin. De plus, en ne proposant qu’un seul dessin (exceptionnellement deux) par planche, l’artiste accentue encore cette impression de livre illustré. Cependant, dessin et narration sont complémentaires et l’un n’est totalement compréhensible que grâce à l’autre (et vice versa).

Quoiqu’il en soit, l’histoire de ce Raoul Taburin est bien plaisante à lire. Le personnage est attachant, l’idée de départ est originale et son traitement tout en tendresse est des plus réussis.

J’appréciais déjà le trait fin de l’artiste, je découvre ici un conteur talentueux.

Cependant, tout n’est pas parfait. De par sa présentation, l’album se lit vite, mais (paradoxe) il ne parvient pas à éviter certaines longueurs (surtout dans le dernier quart de l’album). Mais il s’agit d’une bien petite gêne, par rapport à toute la poésie qui se dégage de l’ensemble.

Bien plaisant, et à lire en famille.

Nom série  Les Contes de Mortepierre  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mes amis vous le confirmeraient sans doute : il suffit qu’apparaisse dans mon champ de vision une jeune fille (ou, mieux encore, une jeune femme) rousse aux yeux verts pour que je perde une bonne part de mes capacités de jugement.

Oui, mais, bon, il y a quand même des limites !

Les contes de Mortepierre illustrent la jeunesse imaginaire de Florie, une sorcière alors excessivement douée que l’on retrouvera « amoindrie » dans « Mortepierre ». Selon les auteurs, cet étrange phénomène est dû au fait que les sorcières perdent leurs pouvoirs pour les récupérer un peu plus tard. Mettons ça sur le compte d’une adolescence perturbée et n’en parlons plus.

La série multiplie les raccourcis faciles et les incohérences. Pourtant, les albums se lisent sans peine. C’est principalement dû à l’élégance du trait de Christian Verhaeghe, un trait que je trouve très abouti quoique fort conventionnel dans le petit monde de l’Héroïc-Fantasy à l’européenne. L’artiste respecte les règles du genre lorsqu’il s’agit d’illustrer la chaumière d’une sorcière ou le délirant arbre refuge de lutins. Ses scènes d’action sont dynamiques et ses personnages sont joliment croqués. Tout cela manque peut-être de personnalité, mais on ne peut nier la qualité d’ensemble.

Par contre, les scénarios, comme je l’ai dit, multiplient les maladresses. Pour exemple, au début du premier récit, Florie se réfugie en compagnie d’un brigand dans le socle d’une statue. Celle-ci s’enfonce du fait de l’apport pondéral des deux personnages, ce qui leur permet de se soustraire au regard de leurs poursuivants. Comment la statue remonte ensuite pour leur permettre de s’extraire de leur refuge demeure à ce jour un mystère …

Le plus absurde reste cependant que Florie évite d’utiliser ses pouvoirs en public, alors que tout le monde semble être au courant de ses dons de sorcière. Brice Tarvel ne semble vraiment pas capable de jongler avec les contraintes causées par ses postulats initiaux, et patauge donc régulièrement dans l’incohérence la plus totale. Le problème, c’est que c’est le lecteur qui se ramasse le coup de massue.

Dommage, car les intrigues, pour conventionnelles qu’elles fussent, n’en sont pas moins plaisantes et auraient pu donner naissance à des récits autrement prenants. Mais il aurait fallut pour cela éviter d’utiliser un personnage aussi défini que Florie, au profit d’une nouvelle héroïne vierge de ce si encombrant futur.

Nom série  Un Western dans la poche  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile de parler de cette intrigue sans trop en dire. Personnellement, je l’ai trouvé bien construite, riche en rebondissements tout en conservant un classicisme certain. La galerie de personnages (du vieux sheriff au maire arriviste, en passant par les truands sans scrupule ou la mère éplorée) est typique de l’univers du western. Les rebondissements ne manquent pas et les colts sont mis à rude usage, comme le veut la tradition.

Graphiquement, l’album est également plutôt réussi. Sa mise en couleur, surtout, m’aura bien plu car elle couvre cet album d’une chape de plomb de chaleur. Mais l’artiste maitrise également les physiques de ses personnages, tout comme ses paysages arides et ses décors de saloon.

A la réflexion, je ne vois pas de réels reproches à faire à ce prenant western. Franchement bien, donc.

Nom série  La Belette  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Aaaahhh, … les Hautes-Fagnes, ses mystères et ses légendes.

Comès est du coin, et connaît donc bien cet esprit campagnard où religion et superstition sont si étroitement liés qu’il est difficile de les dissocier. Mais je soupçonne également Comès d’être un grand amateur des films angoissants des années 60 (« les Oiseaux », « Rosemary’s Baby », « Psychose »).

La Belette combine adroitement ces deux influences. Le cadre campagnard est bien construit, avec cet inquiétant curé, ces voisins curieux mais secrets ou ce culte étrange à la déesse mère. Le climat angoissant est bien amené, conservant une logique très pragmatique pour pas mal d’éléments, mais s’autorisant quelqu’écart fantastique du meilleur goût.

Graphiquement, l’artiste maîtrise son sujet. L’évocation campagnarde est très réussie, son bestiaire est toujours aussi proche de la perfection (j’adore ce mélange de simplicité et de mystère) et ses personnages sont, dans l’ensemble, eux aussi, plutôt bien réussis. Leurs yeux me posent toujours problème, mais je m’habitue vite en cours de lecture.

Les jeux d’ombre sont toujours aussi convaincants, tout comme les cadrages. Ces deux éléments contribuent grandement à l’ambiance angoissante qui se dégage de l’album.

Sa conclusion, pour classique qu’elle soit, est tout à fait adéquate à mes yeux, et une autre fin m’aurait autrement déçu.

Franchement bien, … vraiment.

Nom série  El Gaucho  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album a, pour moi, deux énormes qualités. D’une part, le dessin séduisant de Manara, qui nous régale de quelques plans sensuels plutôt émoustillants. D’autre part, la qualité de l’évocation historique de Pratt, qui nous replonge dans une époque trouble de la colonisation amérindienne.

L’histoire ne manque pas de rebondissements et aura retenu mon attention tout du long. Mais une attention finalement relative, tant je regrette le caractère très prévisible de quelques unes de ces péripéties. De plus, les héroïnes de Manara sont si troublantes qu'elles m'auront, à plus d'une reprise, distrait de ma lecture.

La conclusion de l’album est également trop classique pour réellement m’émouvoir.

La colorisation de Manara est une de celles qu’il a le mieux réussies, et a étonnamment bien résisté aux outrages du temps.

Finalement, j’hésite entre « franchement bien » et simplement « pas mal ».

Nom série  Les Chevaliers de la Cloche  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Chevaliers de la Cloche, une série scénarisée par Didier Convard (Neige, Finkel) et illustrée par Juvin, n’a rien à voir avec le film éponyme de 1937, mais met en scène les aventures de deux enfants des rues dans un Paris de la fin du XIXème.

J’aime vraiment bien le deuxième tome de cette série trop vite abandonnée.

Le premier tome pêche par excès de dialogues, mais propose cependant une intrigue bien construite et riche en rebondissements. Le second conserve les qualités du premier tout en proposant une intrigue originale, un cadre étrange et une narration fluide quoique par moment encore assez maladroite (les monologues du clown).

Le dessin de Juvin est assez passe-partout mais très lisible. Sa colorisation, par contre, a mal vieilli. Ce dernier point n’est cependant pas suffisant pour gâcher mon plaisir.

"Les chevaliers de la cloche" aurait pu donner naissance à une série agréable se déroulant à une époque romanesque par essence (la fin du XIXème) et menée par un jeune duo plutôt sympathique. Il n’en fut rien, mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à jeter un œil sur ce Clown à la Hache bien plaisant sans être révolutionnaire.

Nom série  Les Chroniques de l'Impossible  posté le 10/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une petite série découverte au fond d’un bac dans une solderie, et qui m’aura apporté bien plus de satisfactions que je n’en espérais.

Les histoires tournent autour d’intrigues fantastiques teintées d’ésotérisme et ont pour cadre différentes villes de France et de Belgique (dans l’ordre : Bruges, Saint-Malo, Strasbourg) et leurs environs.

Je ne connais pas Strasbourg, mais, manifestement, les auteurs se sont documentés avec soin sur le lieu de leurs intrigues. Cette rigueur participe d’ailleurs grandement au plaisir de ma lecture (que plaisir de voir la belle place de Veurne (Furnes, pour les francophones) apparaître dans une bande dessinée).

L’état d’esprit des auteurs est à chercher du côté du franco-belge de la grande époque. Ils nous mitonnent, en effet, des intrigues fantastico-policières généreusement saupoudrées d’un humour gentillet (un état d’esprit finalement assez proche d’un « Jérome K Jérome Bloche »).

Si elles pêchent par moment par un excès de naïveté et certains raccourcis maladroits, ces histoires ont néanmoins à mes yeux le mérite d’être relativement originales et agréablement construites.

Ne vous attendez cependant pas à des chefs-d’œuvre, la série reste dans une honnête moyenne mais accumule tellement de poncifs qu’elle risque d’en dégouter plus d’un.

Le dessin de Claude Laverdure n’est pas le plus abouti que je connaisse, et certains personnages auraient vraiment mérité un plus grand soin. Cependant, lorsqu’il s’applique, cet artiste réussit de très beaux portraits féminins, et sa colorisation, directement issue d’une boîte métallique de crayons (du moins, c’est l’impression qu’elle me donne), a un charme certain.

Si la dernière histoire est très moyenne, les deux autres atteignent un niveau tout à fait acceptable. 3/5, par conséquent (et achat recommandé si vous trouvez ces albums en solderie).

Nom série  Hate Jazz  posté le 10/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Album emprunté sur l’unique base d’un aspect visuel, ma fois, plutôt tentant, ce « Hate Jazz » s’est finalement révélé bien anodin.

L’histoire des membres de ce groupe de jazz new-yorkais se déroule peu avant un 11 septembre devenu référentiel. Chaque musicien bénéficie de sa propre petite histoire (mais une histoire commune pour la section rythmique composée de deux frères). Au cours de ces aventures, les musiciens montrent leur vrai visage, fidèle reflet de leurs façons d’aborder la musique. Nous avons donc droit à un pianiste lâche et sans personnalité, à un saxophoniste passionné et torturé et à un couple batteur/contrebassiste très lié.

Cette approche originale aurait été intéressante si les aventures en question avaient été plus inventives. Malheureusement, leur développement est linéaire et sans surprise.

Au niveau graphique, le trait de Jorge Gonzàlez est plutôt séduisant. C’est un « jeté » impulsif qui convient bien à ce type d’univers, merveilleusement servi par une mise en couleur très lumineuse. L’artiste parvient à rester très lisible malgré le côté très brouillon de certaines planches. Je crains cependant que ce style, pour le moins spontané, ne plaise pas à tout le monde.

3/5, quand même, l’album se laisse lire et son graphisme a accroché mon attention. Mais, au final, ce « Hate Jazz » m’aura bien plus plu par son graphisme particulier et lumineux que par son intrigue trop banale.

Nom série  Guerrero - La flèche et le feu  posté le 10/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En règle générale, je reproche aux récits historiques leur caractère scolaire trop prononcé, leurs nombreux raccourcis, leur manque de nuances. Cet album évite ce piège (du moins dans sa première partie) du fait qu’il se centre sur un seul événement : l’affrontement de Montezuma et de Cortès, influencé par la participation de Guerrero. De plus, grâce à une synthèse introductive bien écrite, le profane que je suis (je n’ai rien d’un historien) comprend les tenants et aboutissants du conflit.

J’ai, par contre, nettement moins apprécié la seconde partie de ce récit, qui retrace, vite fait bien fait, le parcours de Guerrero sur le continent américain. J’y retrouve, en effet, tous les défauts que je mentionnais ci-dessus.

Dans l’ensemble, l’album souffre également d’une narration peu passionnante et très « datée ».

D’un point de vue graphique, je trouve l’album plutôt réussi. Le trait est simple mais très lisible, les décors me semblent fidèles à la réalité de l’époque, et les planches représentant les différents protagonistes me semblent réalisées avec toute la rigueur que l’on est en droit d’attendre de ce genre d’opus.

Un bon album, donc, dans une catégorie que je n’affectionne guère. 3/5 est donc une cote objective, là où ma subjectivité m’aurait plutôt poussé à ne mettre qu’un 2/5. La réalité se situe peut-être finalement entre les deux

Nom série  Grimion gant de cuir  posté le 07/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Dieu, que cette lecture m’est devenue pénible !

« Grimion gant de cuir » est l’exemple type de la série qui a mal vieilli. Si, déjà à l’époque son dessin très gras et sa colorisation très terne m’avaient laissé sur ma faim, la relecture que je viens d’effectuer me laisse un goût amer en bouche. En cause : le ton très grandiloquent employé par Makyo. L’artiste n’hésite pas à étaler généreusement la confiture sur les accents dramatiques du récit. Les multiples personnages qui peuplent la série prennent tous des airs d’acteurs de la Comédie Française lors de la représentation d’un drame antique. Dieu ! Que c’est lourd …

L’idée de départ de Makyo demeure intéressante, et l’évolution de Grimion pourrait encore fonctionner aujourd’hui, mais cette volonté de créer un drame digne de l’antiquité rend l’album aujourd’hui très pénible à mes yeux.

Je n’aime plus du tout …

Nom série  Les Démons d'Alexia  posté le 07/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le premier cycle de 4 tomes :

La série semble surfer sur le succès de Harry Potter, mais a le mérite de nettement s’écarter de l’univers de ce dernier. Pas d’école de sorciers ici, mais une étrange fondation au financement occulte et multinational, destinée à combattre les forces diaboliques grâce à une équipe de « scientifiques » aux dons particuliers (nécromancie, exorcisme et autres joyeusetés au menu).

Nous avons donc à faire avec Alexia, une jeune femme mi-sorcière, mi-exorciste, nouvellement engagée par ce fameux centre, et opposée aux forces du mal. Mais le mal n’est pas toujours là où l’on pense. Ce principe récurent permet de jouer sur l’ambigüité de l’univers dans lequel se meut la jolie donzelle. Les démons ont parfois de bonnes raisons de l’être, les forces du bien se conduisent parfois bien mal, et l’héroïne même n’est pas une sainte, tiraillée qu’elle est entre ses aspirations d’exorciste et son héritage de sorcellerie.

Si chaque histoire propose une intrigue qui lui est propre, la série est vraiment « à suivre », car une énigme commune relie les différents tomes : le mystère de la zone 85.

Si la série s’adresse aux adolescents, elle ne prend pas ces derniers pour des crétins. L’univers est riche, dense et des termes techniques peu courants sont utilisés (je songe à la prophylaxie, notamment) et expliqués. Certains regretteront peut-être ce côté démagogique, mais c’est l’effet inverse chez moi, tant je trouve les séries adolescentes fréquemment vides de références culturelles. Ce genre de série me fait du bien !

La série se veut gentiment angoissante, mais n’est pas vraiment effrayante. Pas de monstres hideux mais l’horreur se cache parfois là où l’on ne pensait pas la trouver. C’est bien fichu, et la rareté des notes d’humour permet de conserver cette ambiance stressante.

Tout n’est cependant pas parfait. La série a parfois tendance à user de grosses ficelles et d’une certaine emphase pour créer ou conserver son climat. Certains personnages sont très caricaturaux (mais ils sont moins nombreux que dans bien des séries), certaines explications sont simplistes et certains passages n’apportent rien à l’intrigue.

Mais ce que je retiens avant tout, c’est le positif. J’ai vraiment aimé cette manière d’opposer le bien et le mal, cette ambigüité constante, cette faculté à créer des personnages ni tout blancs ni tout noirs, à faire fréquemment évoluer les acteurs dans des directions inattendues.

Le dessin est bien dans la lignée de la maison Dupuis. Il découle du franco-belge de la grande époque, mais est plus proche du style réaliste, et fait montre d’une finesse bien séduisante. Il convient bien à l’esprit de la série, se révèle dynamique, très lisible et donc accrocheur. La richesse des planches est cependant variable, mais la qualité est en moyenne d’un très haut niveau pour ce genre de production.

A noter : le dossier présent à la fin du quatrième tome. Un dossier troublant qui tend à prouver que ce fameux centre de recherche et de lutte contre le paranormal n’est pas si fantaisiste que cela.

Voici la preuve que l’on peut profiter d’un courant à la mode (la sorcellerie et l’opposition du bien et du mal avec une frontière mal définie, à l’image de Harry Potter) pour créer une série tout à fait originale tant dans son univers que dans son intrigue. Du bien bel ouvrage !

Du fait de certaines longueurs, j’hésite entre le « pas mal » et le « franchement bien ». Allez ! Cette série présente trop de qualités pour que je m’attarde sur ses défauts.

Nom série  Le Jardin des glaces  posté le 07/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alain Hubert est une célébrité en Belgique. Inquiet de l’évolution de notre planète, très concerné par les modifications climatologiques, il est un habitué des pôles et dirige la nouvelle mission belge en Antarctique (une mission cent pour cent écologique à l’empreinte environnementale réduite à 0). Cet aventurier des temps moderne a inspiré à Jean-Claude Servais ce "jardin des glaces". Mais on est loin d’une biographie. Cet album est une pure fiction, bien dans l’esprit de ce grand amoureux de la nature qu’est Jean-Claude Servais.

J’ai adoré toutes les planches qui concernent le jardin bio du personnage central. Cette chronique est simple, vivante et merveilleusement illustrée. Intéressé par ce domaine, j’ai été heureux de retrouver plusieurs grands principes de cette conception de la culture jardinière. Ce (très grand) jardin est celui de mes rêves, et je remercie l’auteur de m’y avoir promené une saison durant.

Mais cet album ne se résume pas à une chronique jardinière. Il propose aussi, et surtout, un portrait d’un vieil homme rongé par la maladie et par le pénible souvenir d’un drame survenu lors d’une tentative de traversée du Pôle. Si Servais structure intelligemment son récit, et distille les révélations avec finesse, son académisme rend ce récit peu surprenant et très moralisateur.

D’un point de vue graphique, comme je l’ai dit, les planches illustrant le jardin sont, à mes yeux, tout simplement admirables (dans le sens où je peux les admirer des heures durant). A contrario, je trouve les planches illustrant la traversée du Pôle peu agréables à l’œil. Servais conserve tout son académisme et sa précision, mais je trouve que cet univers ne se prête pas à son dessin, si riche de multiples détails, si plein de vie. De plus, se déroulant en partie dans la pénombre, ce passage du récit ne bénéficie pas de la chaleur des couleurs du jardin. Il y a certainement une volonté de la part de l’auteur de créer ce décalage entre la luxuriance du jardin et la froide aridité du désert de glaces, et il y parvient parfaitement, mais cet univers désolant n’est pas ce que je préfère, et je lis avant tout les albums de Servais pour son dessin.

En résumé : un bon album, trop prévisible à mon goût, mais qui propose certaines planches tout simplement magnifiques.

PS : personnellement, je trouve la couverture hideuse, avec ce personnage au regard torve et diabolique, qui ne cadre absolument pas avec l’esprit de l’album.

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