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Nom série  L'Oeil du diable  posté le 08/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La grande qualité de ce récit provient de son scénario, qui nous sort complètement de la structure traditionnelle des récits de pirates, tout en conservant beaucoup de principes du genre. C’est, de ce point de vue, une belle réussite.

Le récit est bien mené, très logique dans ses développement et ne manque pas de rebondissements. Je regrette qu’il ne s’agit que d’un one-shot tant l’intrigue proposée par Wander Antunes m’a plu.

Graphiquement parlant, je suis moins enthousiaste. Le trait de Tirso est assez simple et très lisible. Mais, à mes yeux, il manque de profondeur. De plus, sa colorisation ne m’a pas plu du tout. Je l’ai trouvée très « synthétique », très passe-partout, ce qui ne cadre pas du tout avec l’originalité du scénario. Un peu plus d’ambition, un peu plus d’audace de ce point de vue aurait vraiment été bienvenue.

Finalement, et malgré ce problème de colorisation, mon impression reste très bonne. Je ne peux que recommander la lecture, et même l’achat pour les amateurs de récits de piraterie.

Franchement bien !

Nom série  Les Chasseurs de Rêves  posté le 08/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai cru que cette série allait me plaire, et j’en attendais sans doute trop, raison de ma relative déception.

Il est vrai que cette collection m’a valu bien des désillusions et celle-ci ne fait certainement pas partie des plus grandes. Je crois que ce sentiment redondant provient du fait qu’il se dégage de la maquette une impression de haute qualité, souvent démentie par les séries proposées. Celles-ci sont, la plupart du temps, d’une qualité moyenne, et leurs scénarios ne révolutionnent pas vraiment le genre.
Dans le cas qui nous occupe présentement, « les chasseurs de rêve » propose une histoire fantastique très typée fin XIXème, début XXème (avec des personnages ayant réellement existé, tels que Alceister Crowley ou Sigmund Freud en prime). Les comparaisons, en matière de bande dessinée, nous mèneront vers un « Carland Cross » ou un « Harry Dickson ».

Et, si je compare la série aux deux précitées, je dois bien admettre qu’elle soutient relativement bien la comparaison, sans atteindre le niveau de la première, toutefois. Les amateurs de machines étranges, de recherches expérimentales « à la Frankenstein » apprécieront l’univers proposé, mais n’y trouveront pas de réelle originalité.

Et, si l’ambiance est plutôt réussie, le scénario souffre de plusieurs approximations. Le personnage de Freud est sous-employé, celui de Crowley est mal employé (il est transformé en un vrai magicien doté de pouvoirs étranges, ce qui ne cadre pas avec l’aspect « scientifique » du reste de l’intrigue). Une romance entre deux personnages se crée avec un empressement suspect et certains « retournements de situation » sont trop faciles pour être honnêtes.

Enfin, la série propose un final très précipité qui a, encore un peu plus, terni mon appréciation d’ensemble. C’est surtout le peu d’émotion qui se dégage des principaux acteurs alors que l’une de leurs proches connaît alors un destin tragique qui m’aura choqué.

Graphiquement parlant, le travail d’Arnaud Leterrier est très agréable à l’œil. Il propose deux styles différents en fonction des circonstances. Le trait « courant » est simple et proche du style des frères Stalner. Les illustrations des rêves sont, quant à elles, réalisées dans un style « crayonné » en noir et blanc d’une grande finesse, et proposent souvent des décors torturés, effrayants et labyrinthiques mais d’une grande lisibilité. En clair, elles sont très belles. Je regrette d’ailleurs que le scénario n’offre pas plus d’espace à ces passages visuellement très réussis.

Parce que j’aime ce genre d’univers, je suis presque tenté de dire « pas mal » mais cette série propose un scénario trop précipité, manquant vraiment de développements pour me convaincre, et ce malgré ses qualités esthétiques.

Nom série  Les Royaumes engloutis  posté le 07/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album propose quelques idées originales mais présente également quelques inepties de dimension.

Pour l’originalité, je citerai sa manière de revisiter le mythe des anges et des démons avec une certaine adresse. Pas de quoi crier au génie, mais plutôt plaisant, ce concept nous change des routines habituelles.

Pour les inepties, je n’en citerai qu’une : le plan concocté pour l’évasion de la pauvre famille prisonnière des méchants démons. Textuellement, il se résume à : 1° Siori, accompagnée d’un chevalier novice plutôt maladroit, se rend sur place (une forteresse isolée) et repère où les prisonniers sont enfermés – 2° Siori, toujours accompagnée du boulet, libère les prisonniers et revient. Ca, c'est élaboré, comme plan ! Et vachement bien détaillé ... Franchement, il n’y a qu’Obélix ou un troll de troy pour trouver ce « plan » bien conçu. Et le pire, c’est que tout se déroule sans la moindre anicroche (ou presque). Là, on est quand même proche du grotesque.

Pour le reste, la série propose beaucoup de stéréotypes du genre, à commencer par l’équipe des personnages principaux. Le coup de la vieille amitié qui unit deux personnages qui s’opposent n’est pas très original non plus, pas plus que le principe de la petite équipe qui parvient à elle seule à sauver tout l’univers.

J’aurais sans doute abandonné ma lecture si la série avait été plus longue. Je ne regrette cependant pas de l’avoir menée à son terme, car, comme je le dis, certains passages sont plaisants, et le final fait partie de ces bons moments.

Graphiquement, on est clairement dans le style manga « à l’européenne » / dessin d’animation. C’est bien fait mais ce n’est pas ma tasse de thé. Le trait est trop lisse, les yeux sont disproportionnés et les expressions de visages sont sur-accentuées. Par contre, j’ai trouvé les décors plutôt bien soignés et le trait d’Elias Sanchez ne manque pas de dynamisme. C’est donc du bon travail, et mon opinion mitigée provient bien uniquement de mes goûts personnels et non d’un manque de talent de la part de l’artiste.

J’hésite entre le bof et le pas mal. J’opte finalement pour la première option, à cause des trop grosses facilités scénaristiques que la série propose.

Nom série  Stam & Pilou (les aventures involontaires de)  posté le 04/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Drôle de bazar que ce bazar.

« Les aventures involontaires de Stam et Pilou » est une bande dessinée destinée à la jeunesse et éditée par divers éditeurs pour le compte de … la Poste belge. Forte de son succès, la série compte aujourd’hui plus de 20 tomes. Et, si les premiers scénarios offraient un lien assez direct avec cette institution publique, les auteurs s’écarteront rapidement de ce schéma rigoureux pour proposer des aventures moins thématiques, plus « libres » mais toujours axées sur l’aventure, l’humour et la fantaisie.

La série demeure principalement localisée en Belgique, et exploite les particularités de ses différentes régions pour fournir des thèmes assez diversifiés. De l’Ardenne à la Côte belge, en passant par Bruxelles, les petits héros profiteront de leurs pérégrinations pour vivre diverses aventures rocambolesques.

A noter que certains tomes sont, en fait, des recueils de gags en une ou, exceptionnellement, plusieurs planches.

Et, en définitive, cela donne une sympathique petite série destinée aux jeunes lecteurs. L’esprit est à associer aux séries flamandes du type « Bob et Bobette » ou, mieux encore, « Kikeboe » (une série jamais traduite en français, mais qui bénéficie d’un réel succès en Flandres et aux Pays-Bas). C’est joyeux, naïf et très bon enfant. Les personnages centraux sont deux enfants espiègles et débrouillards, toujours prêts à faire des bêtises. Ils sont accompagnés par un papy gâteau, ancien facteur, et, bien sûr, râleur au cœur tendre, et d’une maman séduisante et futée. Les méchants sont plus bêtes que méchants et le happy end est, bien entendu, de rigueur.

La série ne révolutionnera certainement pas le genre, et pêche par un manque de charisme dans le chef des personnages principaux. De plus, et c’est le plus regrettable, sa traduction en langue française est parfois maladroite. Pour vous en faire une idée, j'ai repris les textes de présentation des divers tomes pour la rubrique "série" sur le site des auteurs.

L’ensemble est cependant digne d’intérêt, et devrait plaire aux 8-10 ans.

Une curiosité, vendue à un prix relativement démocratique (5€/pièce), et qui exploite le territoire belge d’une manière plaisante et variée, à défaut d’originalité. Pas mal, en somme, mais à réserver aux jeunes lecteurs.

Nom série  Un homme est mort  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un récit qui s’attarde sur un « fait divers » historique très révélateur d’une époque et d’un état d’esprit. Mais, en s’intéressant à ces oubliés de l’histoire qu’est Edouard Mazé (l’homme mort du titre) et à ses camarades de lutte, le duo formé de Kris et de Davodeau signe un récit incroyablement poignant. Car ce que je retiendrai avant tout de cette lecture, au-delà de l’évocation historique, c’est l’émotion qui s’en dégage.

De ce point de vue, le charme du récit doit beaucoup à la qualité « émotionnelle » du trait de Davodeau (ahhh, … ces visages délicieusement expressifs !), mais aussi à son humour simple toujours présent, même si en arrière-plan. Les auteurs (car il faut associer Kris, dans ce cas-ci) ont l’art de sortir l’anecdote tantôt touchante, tantôt drôle, qui humanise un récit qui aurait pu n’être qu’historique. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive avec Davodeau, mais je me suis vraiment senti « à l’intérieur » du récit. Au point de finir par militer à ses côtés.

Et c’est heureux, car cela me permet « d’ignorer » le parti-pris dépourvu de nuances (le pouvoir et les flics sont tous des salauds, tandis que les manifestants sont tous des anges et des victimes) développé par les auteurs.

Une œuvre militante, une de plus pour Davodeau, qui fonctionne merveilleusement bien grâce à l’émotion qu’elle parvient à dégager. Cependant, l’absence de nuance dans les propos fait que je ne parviens pas à accorder une grande valeur historique à ce récit.

Franchement bien, quand même, pour sa qualité émotionnelle, pour son graphisme sensible et pour sa structure captivante (il n’était pas évident de rendre aussi prenante ce qui n’était finalement « que » un fait divers lors de la réalisation et la diffusion d’un film militant).

Nom série  Mon année  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention : chef-d’œuvre en puissance !

La première chose qui me vient à l’esprit, lorsque je songe à ce premier tome, c’est que, soit Morvan est concerné au premier chef par le problème du handicap mental en général, et de la trisomie en particulier, soit il s’est très bien documenté. Car, moi qui suis dans le milieu de par ma profession, j’ai pu juger de toute la pertinence de nombreuses séquences du récit (sinon toutes). J’ai particulièrement apprécié le personnage du père, qui ne peut se résoudre à accepter le handicap de sa fille. Un personnage ambigu dans ses sentiments, tellement réaliste et tellement humain. Il risque de déplaire à certains lecteurs (et surtout à certaines lectrices), mais, pour quelqu’un « du milieu », il est incroyablement convainquant.

Deuxième grande qualité de ce récit : le trait de Taniguchi, et, plus particulièrement encore, sa colorisation. Je connaissais de l’artiste son style en noir et blanc très lisible, très précis, très net, mais aussi la qualité de ses regards, par lesquels il parvient à faire passer beaucoup d’émotion. Je retrouve ici toutes ces qualités (et aussi ce petit défaut qui rend ses visages masculins fort semblables), mais agrémentés d’une colorisation tout en finesse, que j’imagine issue d’une vieille boîte de crayons de couleur. Magnifique, tout simplement, et exhalant un tel parfum de douceur et de tendresse qu’il ne pouvait que magnifier ce genre de récit.

Et lorsque le talent de l’un s’associe à celui de l’autre, cela donne ces petites cases presqu’anodines dans lesquelles les artistes parviennent à nous transmettre la manière dont Capucine « ressent » ses proches.

Il est de bon ton, à notre époque, de dire que les personnes handicapées mentales sont plus fines dans la manière de ressentir les émotions de leurs proches. Je crois surtout que, handicapés par leurs facultés cognitives déficientes, ces personnes se fient beaucoup plus à leurs propres émotions et à leur capacité à l’empathie (une capacité qui, elle, n’est pas déficiente chez elles) pour se gorger des émotions environnantes, telles des éponges. Cet état est très bien traduit, graphiquement, dans les premières séquences, et confirme mon sentiment quant à la qualité de la documentation utilisée par Morvan.

Autre force du récit : le fait que si Capucine est le personnage central du récit, elle n’en est pas le moteur, mais bien le « démarreur ». Le scénario est très riche et s’attarde avec intelligence sur beaucoup d’aspects de la vie quotidienne de la personne handicapée et de son environnement.

Et le petit plus en plus provient du grain de la couverture et du papier, qui rend encore plus physique, plus tactile, … plus touchant le récit.

Je sais déjà que je ne prêterai pas cet album à certain(e)s de mes ami(e)s, car je suis sûr, dans le cas contraire, de ne jamais le récupérer.

Mais je ne peux que conseiller l’achat … sauf si vous êtes allergiques à ce genre de récit réaliste jouant sur la corde sensible.

Vivement la suite …

(PS : si je ne mets pas « culte », c’est pour la seule et unique raison qu’il s’agit ici d’un premier tome. Il me paraît par conséquent précipité d’accorder la note maximale à un récit qui n’en est qu’à ses balbutiements).

Nom série  Kaleunt  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un très classique mais très efficace récit de guerre, et de U-boot, pour être plus précis.

A titre personnel, c’est ma première incursion dans les récits historiques de Dimitri évoquant la seconde guerre mondiale. Une chose est sûre : ce n’est pas ma dernière !

Pourtant, et comme je l’ai dit, ce récit est très classique. Il regroupe en un album tous les principes du genre. Imaginez une histoire de sous-marin allemand durant la guerre 40-45, la plupart de vos idées sont présentes dans ce court album. Mais la grande qualité de ce récit, c’est justement de parvenir à intégrer tous ces ingrédients dans ces quelques planches tout en gardant une énorme fluidité, et en distillant une grande émotion.

Il est vrai que je suis fan du genre, et donc un public facile à satisfaire, mais je crois que tous les amateurs de récits de guerre seront également convaincus par cet album. Et si vous avez aimé « Das Boot » (le film), vous ne pourrez que tomber sous le charme de ce « Kaleunt ».

Le personnage du Kaleunt, justement, est pour beaucoup dans la réussite de l’album. Le profil de cet officier allemand, courageux et généreux, prend le contrepied de l’opinion publique actuelle, qui considère tous les officiers allemands de l’époque comme des nazis sans âme. Oui, je peux croire qu’à l’époque, et dans un univers aussi spécifique que celui de la mer et des marins, un certain respect mutuel était d’application (comme il était d’application en matière d’aviation durant la première guerre mondiale). Et plusieurs récits de guerre de l’époque confirment même cette idée. Bien sûr, la vision est ici très romanesque, mais elle ne m’a pas heurté, au contraire.

Graphiquement, qu’il soit réaliste (comme ici) ou non, le style de Dimitri n’est pas parmi mes préférés. Toutefois, sa lisibilité, son expressivité (au niveau des personnages), son dynamisme (oui, même dans ce récit se déroulant presqu’exclusivement à l’intérieur d’un sous-marin) et sa sobriété sont autant d’éléments au service du présent récit.

Très classique, mais franchement bien !

Nom série  La Déesse aux Yeux de Jade  posté le 01/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique petite œuvre de jeunesse du duo qui donnera naissance à l’excellent « Julien Boisvert », cette déesse aux yeux de jade s’adresse principalement aux jeunes lecteurs. Ceux-ci trouveront sans doute un certain plaisir à la lecture de cette histoire remplie d’humour, de rebondissements et d’exotisme.

La recette n’a rien d’original, et les différents personnages contribuent à ce grand classicisme. Les rebondissements sont très prévisibles pour un lecteur blasé dans mon genre, les scènes sont parfois un peu décousues, mais l’ensemble demeure agréable à lire, grâce à la narration très fluide de Dieter et au dessin rond et coloré de Plessix.

Tant l’esprit que le style graphique rapprochent cet album du premier tome de Julien Boisvert. Il ne manque en fait que la dimension introspective pour atteindre le même niveau. Cet œuvre constitue donc à mes yeux une réelle ébauche, mais de qualité.

Un objet de curiosité pour les fans de Julien Boisvert, et bon petit album d’aventure pour un jeune lecteur. Je dirai donc « pas mal », malgré les maladresses et le manque d’originalité.

A lire ? Pourquoi pas !
A acheter ? Uniquement si vous êtes fan de Julien Boisvert et atteint de collectionnite aigüe, l'oeuvre demeurant dans le domaine de l'anecdotique.

Nom série  Le Complot  posté le 01/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet est très intéressant, et Will Eisner réussit un brillant exercice de vulgarisation avec cet album.

Ceci dit, si je ne conteste absolument pas l’importance du sujet, je dois avouer que son traitement graphique, très statique, n’est pas de nature à provoquer mon implication en tant que lecteur/acteur. En clair, j’ai lu cet album comme je lis un article intéressant de mon journal. Ce livre, c’est de l’information et non de l’émotion. Et l’émotion, c’est justement ce que je recherche dans la bande dessinée.

Alors, oui, c’est important de parler de ces protocoles de Sion, et Will Eisner en résume très bien l’histoire et les conséquences. Oui, graphiquement parlant, le trait de l’artiste est de qualité. Très lisible, agréablement expressif, il permet de vulgariser les propos en en simplifiant la lecture graphique. Et, oui, je comprends que ce sujet tient au cœur de l’auteur.

Malheureusement, ce manque d’émotion ressentie m’empêche de donner une très bonne cote à cet album. Toutefois, je ne peux qu’en conseiller la lecture. Je trouve même que ce genre de lecture devrait figurer dans tout bon programme scolaire (pour les 14-16 ans, de préférence).

Important, mais (d’un strict point de vue artistique) pas assez émouvant à mon goût (le sujet ne s’y prêtant pas).

Nom série  Chansons de Dutronc en bandes dessinées  posté le 01/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Rien à faire ! Pour moi, illustrer un texte de chanson par le biais de la bande dessinée, ça ne marche pas, ou alors exceptionnellement. La cause ? Et, bien, et c’est une lapalissade, un texte de chanson est conçu pour être chanté et non pour être illustré, sa structure est donc totalement différente d’un texte de bande dessinée.
- pas de dialogues (sauf rares exceptions) ;
- des passages répétés (sous forme de refrain) ;
- pas d’histoire mais plutôt des états d’âme (dans la plupart des cas) ;
- pas de progression dramatique, mais plutôt des points de vue à un moment donné (sauf rares exceptions).

De plus, ce genre d’album démarre avec le handicap que je connais déjà le texte illustré. Le seul plaisir que je peux donc retirer de ce genre de lecture vient de son illustration. Soit, j’y trouve des dessinateurs intéressants, soit la vision des adaptateurs me semble originale et/ou pertinente.

Dans le cas présent, je me suis laissé tenter par la location de l’album pour trois raisons.

Tout d’abord, cette collection se propose de retracer la vie du chanteur concerné via de courts textes proposés au début de chaque chanson. Cette petite biographie m’avait bien plu dans le cas de Maupassant, et je n’étais pas contre une nouvelle expérience via un Jacques Dutronc à la personnalité intéressante, de prime abord. J’avoue cependant avoir essuyé une petite déception de ce point de vue. Les grandes lignes retracées sont sans surprise et la vie de l’artiste ressemble finalement à un long fleuve trop tranquille pour me passionner.

Ensuite, après un rapide feuilletage de l’album, il m’avait semblé entrapercevoir certains dessinateurs intéressants. Et là, effectivement, ce rapide survol ne m’avait pas trompé. J’ai aimé le style graphique de plusieurs de ces dessinateurs et n’hésiterai pas à rejeter un œil à la production de certains d’entre eux.

Enfin, les textes de Dutronc me semblaient intéressants, de prime abord. Et là, grosse déception : je connaissais la plupart des chansons illustrées, d’une part, et les (rares) autres ne proposent finalement rien de réellement passionnant. De plus, ces textes, dépouillés de l’interprétation de l’artiste, m’ont semblé vides et sans âme.

Restent l’une ou l’autre adaptation qui, en prenant le contre-pied du texte, m’auront proposé une vision originale de chansons. A ce titre, « Paris s’éveille » et « la Fille du Père Noël » m’ont autant surpris que plu.

Insuffisant cependant pour justifier l’achat, ou même la lecture. A feuilleter vite fait, à la rigueur … mais rien de plus.

Bof, donc …

Nom série  Les Petits Adieux  posté le 30/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon scénario, qui s’attache surtout à dresser le profil psychologique du personnage central, mais qui conserve difficilement tout son mystère tant j’ai senti certains rebondissements venir de loin.

La narration est cependant suffisamment agréable pour capter mon attention, mais, surtout, il se dégage de cet album une humanité qui m’aura bien plu.

Graphiquement parlant, le trait de Magda risque de déplaire à certains tant il est net. Il s’en dégage une impression de simplicité que certains pourraient traduire par … du vide. Je ne fais pas partie de ceux-ci, et j’ai vraiment apprécié cette netteté, cette lisibilité malgré la relative froideur qui s’en dégage. Par rapport à « Charly » (autre série de l’artiste), j’ai trouvé le style de Magda plus fin et plus abouti.

Pas révolutionnaire (certainement pas), mais plutôt plaisant, cet album m’a fait passer un agréable moment de lecture, dont je n’ai pu me décrocher avant son terme, du fait d’un personnage central touchant et d’une agréable narration.

Nom série  Monsieur Noir  posté le 30/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il se dégage de ce diptyque un charme certain, produit de la parfaite adéquation entre le trait « Disneyèsque » de Griffo (qui, décidemment, me semble pouvoir varier son style à volonté), sa colorisation, plus sombre que celle généralement employée par la maison évoquée, et ce conte noir imaginé par un Dufaux que j’ai rarement connu aussi inspiré.

L’histoire allie, avec talent, humour et drame, pour basculer totalement dans celui-ci lors de sa conclusion. C’est très bien construit, très prenant, accrocheur, … très bon, en somme.

Les personnages sont agréablement variés, tout en répondant aux principes du genre. Nous avons droit aux sympathiques absurdes, aux séduisants inquiétants, aux brutaux effrayants, au jeune voyou ambigu et à l’héroïne aux allures d’Alice. Les rebondissements ne manquent pas, et l’idée de départ est, à la fois, simple et originale.

Je n’ai, finalement, que deux petits reproches à formuler : tout d’abord, cette histoire se lit relativement vite, malgré son grand nombre de pages. Ensuite, certains personnages auraient mérité un plus grand développement psychologique.

Faibles reproches par rapport à la qualité d’ensemble. Je recommande vivement la lecture, et même l’achat pour les amateurs du genre (conte noir).

Nom série  Tosca  posté le 30/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une honnête « superproduction » que celle-ci. Desberg et Vallès sont deux artistes réputés dans le monde de la bande dessinée, et cette série musclée jouant sur le thème des infiltrés est à prendre pour ce qu’elle est : un pur divertissement.

On est cependant loin du chef-d’œuvre, car la série n’évite pas certaines grosse incohérences (la liste des invités au mariage en est un très bel exemple), certains raccourcis faciles (comment infiltrer un clan mafieux en deux temps trois mouvements, et certaines scènes sexy sont très racoleuses) ni certains rebondissements surexploités (la romance archi-classique). Toutefois, le rythme effréné auquel les auteurs soumettent le lecteur suffit à gommer cet aspect.

L’aspect graphique est conforme à mes attentes. Le trait de Vallès est propre et net, ses scènes d’actions sont dynamiques et ses personnages sont assez typés pour éviter les confusions.

Une histoire que j’ai le sentiment d’avoir déjà lu mille et mille fois, mais que le talent des auteurs rend toujours divertissante. Trop anodin pour que j’en conseille l’achat, mais suffisamment divertissant pour en recommander la location à un lecteur amateur de ce genre d’univers.

Nom série  Nestor Burma  posté le 30/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les premiers tomes de la série sont tout simplement excellents, et « 120, Rue de la Gare » figure, sans conteste, parmi mes albums préférés, tous styles confondus.

J’avais déjà lu quelques romans de Malet avant de découvrir la série, et je craignais un manque de surprise lors de ces relectures. Ce fût le cas, mais très partiellement, car Tardi s’approprie totalement le personnage et réécrit ces récit avec un style unique, situé à mi-chemin entre son univers propre et celui de Léo Malet. Mais, surtout, ces histoires prennent une dimension supplémentaire sous la baguette de l’artiste. Son trait épais, son gras noir et blanc conviennent à merveille à cet univers. C’en est un régal.

Le personnage de Nestor Burma plaira à coup sûr aux amateurs de romans policiers noirs. Ce détective cynique, désabusé, cet inconditionnel tombeur, ce fonceur qui se prend finalement plus de coups qu’il n’en donne, ce héros (n’ayons pas peur des mots) synthétise à lui seul bien des aspects du détective privé idéalisé.

Les enquêtes imaginées par Léo Malet sont souvent tordues et nous mènent en bateau durant la majeure partie de ces récits, avant des révélations finales à la logique implacable.

Le changement de dessinateur ne m’a pas dérangé en matière de trait. Moynot a un style assez comparable à Tardi, reprend assez bien ses personnages et ce genre d’univers sombre lui convient bien. Le passage à la couleur me perturbe autrement, et je trouve que cette colorisation enlève bien plus à la série qu’elle ne lui apporte. Ces adaptations restent cependant d’un bon niveau et plairont toujours aux amateurs.

Un indispensable dans son genre, mais les petites faiblesses rencontrées lors des derniers tomes m’empêchent d’attribuer la cote maximale à la série.

Franchement bien quand même, et achat chaudement recommandé (surtout pour les premiers tomes).

Nom série  Shirley et Dino  posté le 30/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof … (et encore, je suis généreux).

Pourtant, à faible dose, j’aime assez ce duo comique, mais je crains qu’il ne soit pas suffisamment intéressant pour servir de sujet à un album de bande dessinée.

De plus, j’ai un grave problème avec le profil des deux personnages tels que les décrit Margerin. L’auteur les profile comme deux gentils crétins naïfs. Et si ce sont bien les deux personnages qu’ils jouent sur scène, j’ai bien plus de peine à croire qu’ils soient cons à ce point dans la vie quotidienne. Et c’est bien cette vie quotidienne que Margerin se propose d’illustrer ici. Durant tout l’album, j’ai, par conséquent, eu le sentiment d’assister à un mauvais sketch, et non à une évocation humoristique des débuts du duo.

Ensuite, il faut bien avouer que les anecdotes choisies sont très plates. J’espère en tous les cas qu’elles sont véridiques (et je veux le croire) car, dans le cas contraire, ce serait vraiment pitoyable.

Si ces anecdotes ne sont pas drôles, elles ont le mérite de dégager une certaine naïveté et une certaine gentillesse, qui cadrent bien avec les personnages tels que je les imagine. C’est la raison pour laquelle j’ai finalement décidé de mettre un « bof » plutôt qu’un « pas aimé du tout ». Mais cela s’est joué à peu de chose.

Graphiquement parlant, je dois bien avouer ne pas être grand fan de Margerin, dont le choix des couleurs criardes m’a toujours rebuté. Toutefois, l’artiste se défend plutôt bien dans le domaine de la caricature, et il réussi ici à brosser deux physiques très réussis sans devoir en faire des tonnes. Shirley et Dino sont joliment croqués et les lecteurs qui connaissent ces personnages les reconnaitront, eux et leur univers scénique, sans aucune équivoque possible. De ce point de vue, et même si ce n’est pas ma tasse de thé, l’album est relativement bien réalisé.

Insuffisant, cependant, pour justifier ne fusse que la lecture de cet album.

Nom série  Sea sex and sun  posté le 25/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avis sur l'intégrale Sea Surf & Sun :

C’est sympa de faire un gros album de près de 100 pages.
Ce qui est nettement moins sympa, c’est d’en fixer le prix au double de celui d’une production « normale ».
Maintenant, personnellement, je m’en moque. J’ai emprunté le présent album et, après lecture, je n’ai aucune intension de l’acquérir.

Objectivement, tout n’est cependant pas à jeter dans cet album, et certains gags m’auront fait sourire franchement. Ils sont minoritaires, certes, mais ont le mérite d’exister. La majorité se situe cependant au niveau du banal et du déjà-vu.

Album estival par destination, il a souvent recours à des blagues sexys ou du moins à connotation sexuelle. Les filles sont régulièrement dénudées (plages et chambres d’hôtel oblige) et les hommes se plaisent à parler sexe. Tout cela reste cependant très soft et le trait de Gürsel est trop anodin pour que cet aspect « sexy » justifie à lui seul l’achat (ou même la simple lecture) de cet album.

A propos du trait, justement, je l’ai trouvé assez « avare » (exception faite des poitrines féminines qui, elles, débordent de générosité). Le style est chiche en détail et en décors, mais, surtout, il manque de dynamisme. Heureusement, les visages sont souvent agréablement expressifs, ce qui compense quelque peu les lacunes précitées.

Un album de plage, dans tous les sens du terme, à lire d’un œil distrait …

J’aurais dit « pas mal » avec un meilleur rapport qualité/prix. Mais, à partir du moment où ce double album, dont plus d’un gag sent vraiment le réchauffé, coûte le double du prix d’un album normal, je suis moins emballé.

Bof, donc …

Nom série  Tucker  posté le 25/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique série d’aventure, qui respecte beaucoup des principes du genre tout en ayant une petite note d’originalité.

Les principes du genre :
1° Un aviateur virtuose en guise de héros ;
2° De l’exotisme, avec une intrigue qui se déroule en Amérique du Sud ;
3° De l’aventure sous la forme d’une chasse au trésor ;
4° Les habituels compagnons d’aventure (un mécano sympa, une fiancée blonde platine, un mystérieux client) ;
5° Les rebondissements habituels, avec des atterrissages d’urgence qui réussissent au millimètre près, des « méchants » surgis de nulle part, et les gentils indiens d’Amazonie, qui viennent au secours de notre héros au bon moment ;
6° Les fréquentes notes d’humour, qui dédramatisent le récit.

L’originalité : le Flying Circus. Ce cirque volant est un très bon prétexte, qui justifie beaucoup des éléments de départ de la série.

L’ensemble se lit avec plaisir, mais a un arrière-goût de déjà-vu assez prononcé. Qu’importe, je suis friand de ce genre d’aventure et ce récit est suffisamment bien mené pour capter mon attention.

Graphiquement, j’ai été assez surpris. Je connaissais Walther Taborda pour d’autres œuvres, et son style ne m’avait, alors, pas spécialement convaincu. Dans le cas présent, je le trouve bien plus efficace. Certes, les hachures sont encore un peu trop présentes à mon goût, mais son trait est bien plus souple que sur « Un Paradis distant ». Ses décors sont régulièrement très bons et ses avions sont d’une qualité appréciable, sans chercher la précision technique absolue.

Pas mal, franchement pas mal.

Seul regret : on abandonne notre héros à un moment crucial, au terme de cette première partie … et je crains ne jamais connaître la fin de l’aventure. Ce premier tome commence à dater et les éditions Paquet sont réputées pour le nombre de leurs séries abandonnées. C’est la raison pour laquelle je ne conseille pas l’achat.

Nom série  Drôle de Cirque  posté le 25/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nous retrouvons sur cette série le même duo que celui sévissant sur « Les Chasseurs », à savoir Roger Windelocher à la confection des gags et Lesca pour sa transcription graphique. Je n’ai pas lu cette série, mais ce « Drôle de Cirque » ne m’a vraiment pas donné l’envie d’en savoir plus.

La cause principale provient du graphisme de Lesca. Non que cet artiste soit maladroit, mais ses planches manquent cruellement de profondeur et de décors. Le rendu est désespérément vide, et alors que ce genre d’univers se prête volontiers à l’illustration de gags d’arrière plan, Lesca reste obstinément braqué sur ses avants plans, daignant à l’occasion intégrer une camionnette, une cage ou un chapiteau dans ses décors (mais jamais les trois à la fois).

La colorisation hyper conventionnelle des studios Leonardo n’est certainement pas de nature à pouvoir gommer ce vide, mais je ne suis pas sûr que quelqu’un d’autre y serait arrivé.

Les scénarios de Windelocher ne parviennent pas à relever le niveau, mais ils sont tout de même conformes à mes attentes. Je sais par expérience que ce genre de série donne rarement naissance à des chefs-d’œuvre et je ne m’attendais donc pas à des gags hilarants et d’une grande originalité. Et si ces gags sont occasionnellement amusants, si certains sont même originaux, l’ensemble n’a rien d’exceptionnel.

Des gags entre le « bof » et le « pas mal » très mal servis par un dessin trop pauvre, cela ne peut pas donner naissance à une bonne série humoristique. Bof, franchement bof …

Nom série  Les Sixties  posté le 25/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Et un recueil de gags en une planche de plus, un !

Celui-ci a comme prétexte thématique les années 60 et tous les bouleversements culturels qu’elles ont engendrés. Mwouais, bof, pourquoi pas ?

Oskar trouve en tous les cas suffisamment de sujets pour éviter de tomber dans la redondance dès ce premier tome. Je crains cependant qu’il n’évite ce piège si un second album devait paraître. Mais, bon, même s’il ne tombe pas dans la redondance, ses gags ne sont pas des plus hilarants. J’aurai souri à certains, mais serai resté très distrait à la majeure partie de ceux-ci.

Graphiquement, on a droit à un trait classique pour ce genre de production, à savoir une variation sur le franco-belge à gros nez de la grande époque. Dans cette catégorie, Davide Barzi fait du beau boulot. Son trait est clair et précis, et ses planches sont assez riches (si on les compare aux autres productions du genre).

Pas mal, pour le dessin et bof pour les gags. Une bonne série vide-cerveau, en somme, mais rien qui vaille l’achat.

Nom série  Serre  posté le 25/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Est-ce de la bande dessinée ? A l’image des œuvres de Mordillo, les albums de Serre regroupent des dessins humoristiques souvent en une seule case et sans paroles. J’ai donc du mal à parler de bande dessinée dans le sens courant du terme.

Ceci dit, les albums de cet artiste sont souvent bien plaisants à feuilleter. Serre a un œil avisé lorsqu’il s’agit de faire montre d’humour noir. De ce point de vue, il s’éloigne grandement de Mordillo pour se rapprocher de l’esprit « Fluide glacial ».

Le contraste entre son trait précis, les physionomies sérieuses de ses personnages, et les situations absurdes qu’il décrit est pour beaucoup dans la réussite de ses albums. Et, pris séparément, plus d’un m’aura fait hurler de rire.

A forte dose, comme bien souvent avec ce type d’œuvre, la consommation se révèle moins digeste, mais mon sourire revient tout de même très régulièrement.

Pas mal, donc, pour les amateurs d’humour noir, mais ceci n’est pas de la bande dessinée.

A emprunter à l'occasion, et à acquérir sous forme d'affiches si vous êtes vraiment fans. Par contre l'achat de ces recueils me parait plus dispensable.

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