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Nom série  Dieter Lumpen  posté le 16/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un de mes personnages préférés et une de mes séries fétiches. Dieter Lumpen, glandeur à l’élégance désabusée, embarqué à son corps défendant dans les aventures les plus variées, et s’en sortant rarement avec tous les honneurs, est un parfait antihéros de série d’aventures. Et si sa morale est parfois discutable, le personnage est doté d’un grand cœur et d’une belle humanité.

De plus, les aventures en question sont on ne peut plus variées. Souvent exotiques, courtes la plupart du temps (les deux premiers tomes sont des recueils de nouvelles, le troisième propose, lui, une histoire complète mais pas vraiment linéaire), parfois policières, parfois plus proches du drame intime, souvent prétexte à une critique sur la colonisation et, plus particulièrement, sur le regard supérieur posé par les européens sur les autres peuples de la terre, parfois teintées (et même plus) de fantastiques, elles garantissent un plaisir de lecture toujours renouvelé.

Côté dessin, Pellejero fait montre d’une belle dextérité. Son encrage est plus fin que sur ses œuvres plus récentes. L’ensemble peut donc sembler moins personnel mais j’aime ce style réaliste soigné, dynamique et expressif. Seule la colorisation m’est apparue, au début, quelque peu étrange. Je m’y suis cependant vite fait, et cette colorisation fait finalement partie de ces petites étrangetés qui confèrent à la série son style unique.

La narration est l’incontestable point fort de la série, qui recèle de quelques répliques de haut vol. Je tiens donc à souligner la qualité du travail des différents traducteurs qui se sont penché sur la série. Bravo à eux (et à elles).

Et puis, il y a ce troisième tome, au merveilleux délire logique, où toute la personnalité du dandy peut s’exprimer en toutes libertés. Là, j’ai été embarqué dans un bazar, mes amis, un bazar étrange, déroutant, mais que j’ai adoré tant j’aime être surpris par un scénario inventif fait avec un grand sérieux mais qui ne se prend pas au sérieux.

Déjà, les deux premiers tomes étaient franchement bien, mais ce troisième, c’est du grand art ! S’il n’y avait eu que lui, j’aurais attribué « culte » à la série mais le « franchement bien » me parait plus justifié pour l’ensemble.

Attention, si vous désirez acquérir la série, il semblerait que le tome édité chez Magic Strip ne reprend qu’une nouvelle (en noir et blanc) déjà présente sur le deuxième tome édité chez Casterman. Il serait donc sans doute judicieux d’en oublier l’achat. Remerciez Miranda pour le tuyau.

Pour le reste, n’hésitez pas !

Nom série  Replay  posté le 16/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me souvenais d’avoir lu cette série il y a déjà quelques années et d’être resté sur une impression plus que mitigée. Devant les avis, dans l’ensemble, positifs, je me suis décidé pour une relecture.

Et j’ai bien fait.

Etais-je de bonne humeur cette fois-ci ? Etais-je mal luné lors de ma découverte ? Je n’en sais rien mais l’histoire de ce joueur superstitieux et peu scrupuleux m’a bien plus plu lors de cette relecture.

Déjà, l’originalité de la présentation. Chacun des trois tomes débute de la même manière. La planche d’introduction proposée est identique et dès le début, on sait où la série finira. Non seulement, cette présentation est originale, mais, de plus, elle titille ma curiosité tant quant à savoir comment le personnage central en arrivera là, mais aussi comment tout cela se terminera.

Ensuite, ce personnage central, pourtant détestable par bien des côtés, m’est apparu très attachant. Tout le mérite en revient à Zentner dont les talents de « portraitiste » s’expriment une fois de plus à pleine mesure. Les autres personnages bénéficient également de ce savoir-faire mais demeurent à mes yeux des faire-valoir par rapport au premier.

Enfin, le dessin n’est pas de ceux que j’affectionne particulièrement. Au début, je lui reproche même certaines planches trop sombres. Toutefois, pris par l’histoire, j’ai commencé à apprécier ce trait flouté. Et si je regrette son manque de netteté, je lui octroie une réelle personnalité et lui concède une lisibilité dans l’ensemble plus qu’acceptable.

Franchement pas mal bien !

Nom série  Les Fées noires  posté le 12/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je reste sur une impression très mitigée. A tous points de vue, la série n’est jamais parvenue à totalement me convaincre mais je l’ai quand même suivie jusqu’à son terme.

Tout d’abord, le dessin m’est apparu trop sombre. L’univers ne favorisait pas sa lisibilité mais même lorsque le scénario l’autorisait, le trait, l’encrage et la colorisation n’ont jamais évolué vers une plus grande clarté. De plus, le dessin est constamment mouvant durant ces trois tomes, mais sans que je ne puisse le trouver en progression. Il s’agit bien plus d’option esthétique que de progrès.

Ensuite, je n’aime pas les séries qui utilisent un personnage réel dans un contexte fantastique. Et c’est le cas ici avec un Alexandre Dumas fils dont je me demande ce qu’il vient faire là.

De plus, le ton employé évolue du drame sombre à plus de légèreté, dans le chef des deux héros, au fur et à mesure que l’intrigue devient de plus en plus … sombre. En fait, les personnages me semblent faire le chemin inverse du scénario, faisant preuve de plus en plus de détachement et d’insouciance au fil d’un récit qui se veut pourtant de plus en plus angoissant.

Enfin, la série recèle pas mal de maladresses. L’ennemie est présentée comme la dernière représentante d’une ancienne race mais sa sœur apparaîtra en cours de récit, et sera évoquée dès le début de celui-ci. D’autre part, il m’a souvent été difficile de suivre le fil de l’intrigue et d’en comprendre les enjeux. J’en cerne bien certains mais d’autres me sont constamment resté hermétiques. La narration est peu claire et je regrette que les auteurs ne nous précisent pas dès le début du récit le contexte historique sur lequel cette fiction se greffe. Un lieu, une date, un petit rappel du contexte politique auraient vraiment été les bienvenus pour débuter cette série.

Et malgré cela, je suis arrivé au bout de ce triptyque. Essentiellement grâce à une après-midi pluvieuse et à la sympathie éprouvée pour les deux personnages principaux. Mais aussi un peu grâce à la manière dont le suspense est maintenu tout le long du récit.

Bof, quand même … et je n’en recommande même pas l’emprunt (même par un après-midi pluvieux).

Nom série  Le Grand Duc  posté le 12/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série, sans aucun doute. Et cette collection Cockpit est décidément une belle réussite chez l’éditeur.

Premier point fort : l’originalité de l’univers présenté. Dans un contexte de seconde guerre mondiale pourtant déjà tant et tant exploré, les auteurs parviennent à me surprendre en abordant des sujets originaux et en mettant en scène des véhicules et avions rarement présentés. Original, le kettenkrad (une espèce de moto à chenilles sur laquelle le passager regarde vers l’arrière), original, le Grand Duc, avion spécialisé dans la chasse de nuit, originales les aviatrices russes engagées sur le front de l’Est, et original ce front de l’Est si peu exploité dans la bande dessinée du genre.

Second point fort : le dessin ! La qualité des décors et des engins illustrés est incroyable. Et si je regrette un peu le côté lisse de ce trait, surtout sur ses personnages, les planches de combats aériens sont d’une telle beauté que j’en oublie les mauvais moments.

Troisième point fort : un scénario solide à défaut d’être franchement original. Les destins croisés de pilotes allemands et russes sont agréables à suivre, et bien racontés.

Tous ces éléments, et bien d’autres encore, contribuent à mon appréciation d’une série qui, a contrario, offre également quelques maladresses.

Et parmi ces maladresses, plusieurs m’irritent au point de ne pas pouvoir dire mieux qu’un « pas mal du tout ». Tout d’abord, les personnages féminins ont des plastiques trop racoleuses. De plus, Romain Hugault privilégie régulièrement les angles de vue qui nous permettent de plonger dans leurs décolletés. Ce racolage excessif est d’autant plus malheureux que la série n’a pas besoin de ça pour m’intéresser. Ensuite, l’opposition entre un soldat allemand au comportement noble et un nazi arriviste n’est pas des plus originales. Enfin, la tentative d’insérer une dimension onirique dans ce récit historique m’est apparue assez maladroite. Heureusement pour moi, la série ne verse jamais dans le fantastique total et reste toujours suffisamment réaliste pour que je ne décroche pas.

A suivre, sans aucun doute.

Achat conseillé. La série est maintenant terminée.

Nom série  H.H. Holmes  posté le 12/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après ma lecture de « Les Caméléons », j’avais écrit de Fabrice Le Henanff que, malgré son talent manifeste, son style ne s’accordait pas à la bande dessinée. Que de progrès parcourus depuis lors !

Tout n’est pas encore parfait, mais la lisibilité a été grandement améliorée, et le trait de l’artiste est dorénavant parmi les plus prometteurs que je connaisse. Restent cependant à améliorer trois points. Tout d’abord, certaines planches nécessiteraient bien l’usage d’une lampe de poche pour les éclairer tant elles sont sombres. Cette remarque vaut principalement pour le premier tome, et a été partiellement corrigée dans le deuxième. Ensuite, ce trait est surtout d’une grande beauté lorsqu’il est soigné jusque dans ses moindres détails. Dès que Le Henanff fait montre d’un brin de précipitation, le charme s’évapore, la lisibilité chute et cette fragile beauté devient tout simplement mocheté innommable. Dans le deuxième tome, à l’une ou l’autre reprise, cette situation s’est présentée, principalement dans le soin apporté aux vêtements des protagonistes. Enfin, la disposition de phylactères est encore à travailler tant il m’est fréquemment arrivé de les lire dans le mauvais ordre. Dans une moindre mesure, la construction des planches souffre du même mal, mais j’y ai cependant décelé une certaine logique au fil de ma lecture.

Au niveau du scénario, Henri Fabuel est, lui aussi en progrès. Son intrigue me semble plus intéressante. L’étau se resserre autour de ce tueur en série, et j’ai envie de savoir comment tout cela va finir. Les personnages sont intéressants, tout comme l’époque et le contexte. Par contre, et c’est la grosse faiblesse de cette série, qu’est ce que c’est mal raconté ! Les dialogues sonnent très souvent faux (mais, alors là, quand je dis « faux » ...) et la narration est très maladroite, elle aussi. Placer de temps à autre un « plus tard », un « au même moment » ne ferait pas de tort. Et arrêter de jouer constamment sur des ellipses trop faciles serait une option on ne peut plus judicieuse. Enfin, toutes les transitions sont à travailler. J’ai trop souvent eu du mal à suivre les événements tant cette série saute du coq à l’âne.

A ces conditions, tant scénaristiques qu’esthétiques, la série pourrait franchement devenir intéressante. Mais en attendant, et malgré les progrès réalisés par rapport à leur première œuvre, je ne peux dire que « bof ».

Courage les gars, vous êtes sur la bonne voie mais il reste encore du travail !

Nom série  Jour de grâce  posté le 12/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n’ai pas aimé la manière dont ce scénario est construit. Les auteurs, en effet, nous font rentrer dans cette intrigue avec un minimum de connaissances. On ne sait rien de l’époque ni du lieu, ni même des personnages qui se meuvent devant nous. Et tout le caractère mystérieux du récit provient justement de cette absence de renseignements.

Au fur et à mesure que le récit progresse, je me suis rendu compte que ce scénario n’offrait rien de dense, d’original ou même de mystérieux. L’histoire est d’une affligeante banalité et d’une platitude sans nom. Les incohérences ne nous sont pas épargnées non plus.

Et si, au début, je ne savais rien du passé des personnages principaux, à la fin du récit, beaucoup de zones d’ombre subsistent. Mais, cette fois, et contrairement au début, je m’en moque ! Ces personnages, pour le peu que les auteurs ont bien voulu m’en dire, me sont apparus sans une once d’intérêt.

Graphiquement, l’œuvre est agréable à lire. Le style lorgne un peu du côté de Berthet. C’est très lisible, agréablement expressif et dynamique lorsque le scénario l’exige. Malheureusement, le scénario en question m’a tellement peu emballé que je n’ai pas su profiter du dessin.

Un très mauvais achat pour moi. Je vous invite à éviter cet album.

Nom série  Toute la Poussière du Chemin  posté le 11/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
USA, après le crash de 1929, la misère s’empare des personnes les plus précaires. Faillites bancaires, émigration, précarité d’emploi, hausse du chômage, cette situation n’est pas sans rappeler celle vécue par bien des personnes de nos jours.

Sur cette base historique redevenue d’actualité, les auteurs nous proposent une galerie de portraits, un assemblage de mini-récits qu’une intrigue centrale permet de relier. L’auteur du scénario n’est pas un inconnu. Wander Antunes est également le scénariste de « Big Bill est mort » ou de « Un Paradis distant ». Il explore ici le même genre d’univers.

Et c’est super bien fait ! Les historiettes sont souvent touchantes, les personnages m’ont régulièrement ému par leur vulnérabilité et l’intrigue centrale relie le tout avec autant de logique que d’émotion. L’ensemble n’offre pas de moments creux, la lecture est prenante, émouvante et fluide.

Au niveau du dessin, je me retrouve entre Pellejero et …Léo Beker. Ne me demandez pas pourquoi ce nom m’est venu à l’esprit devant ces planches, mais je trouve une réelle filiation, surtout au niveau de la restitution des mouvements mais aussi au niveau de certaines expressions de visage, entre Jaime Martin et l’auteur de l’excellent Louison Cresson. Mais son encrage et son découpage, eux, font bien plus penser au talentueux Pellejero.

Enfin, j’accorde une mention spéciale à la traduction de Jean-Louis Floc’h et au lettrage de Philippe Glogowski. Ces deux aspects, qui peuvent paraître secondaires face au travail du scénariste et du dessinateur, sont très importants à mes yeux dès qu’il s’agit d’une traduction. En effet, si ces deux aspects ne permettent en aucun cas d’accentuer la qualité de l’ensemble, une mauvaise traduction ou un lettrage approximatif suffisent souvent à dévaloriser un récit par ailleurs d’une qualité irréprochable. Les dialogues adaptés par Floc’h m’ont paru très naturels tandis que je n’ai pas décelé la moindre faute d’orthographe ou autre coquille dans le travail de Glogowski.

Une lecture que je ne peux que chaudement recommander.

Nom série  Paroles de taulards  posté le 09/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis portant sur "Paroles de taulards".

Je me méfiais énormément des histoires que ces détenus allaient m’offrir au fil des pages de ces « Paroles de taulards ».

Je craignais un certain apitoiement sur soi-même, une révolte immature face à un système ou encore un positionnement entant que victime de la part de ces personnes jugées coupables par la société.

A de rares exceptions, il n’en fut rien. Les courtes histoires proposées font avant tout montre d’humanité. Entendez par là qu’elles permettent d’entrapercevoir l’homme derrière le détenu. Pas toujours très fréquentable, pas toujours très futé, rarement innocent, mais tout de même humain.

Le talent des illustrateurs n’est pas pour rien dans la réussite de l’album. La plupart d’entre eux, en effet, parvient à donner une forme adéquate aux propos.

Je n’achèterais jamais ce genre d’albums, mais je n’ai pas le sentiment d’avoir perdu mon temps en le lisant. J’en conseille donc l’emprunt.

Nom série  Renaud - BD d'enfer  posté le 09/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir été agréablement surpris par l’album que la collection consacre à J.J. Goldman, je me suis risqué à lire celui-ci. Je m’y suis risqué d’autant plus facilement que j’aimais bien le Renaud d’avant 1990 et que je pensais que ses chansons pouvaient offrir matière à la rédaction de divertissantes histoires illustrées.

Même si tout n’est pas mauvais, je ressors tout de même de cette lecture avec un avis nuancé.

Au niveau des points positifs :
- Le casting des auteurs est assez impressionnant.
- Certains d’entre eux offrent une vision originale et intéressante de la chanson.
- La plupart d’entre eux respectent bien plus l’idée que le texte.

Mes adaptations préférées sont signées Boucq, Margerin, Geerts et Arno. Ces quatre adaptations respectent l’esprit de la chanson (mais sans reprendre le texte), font montrent d’originalité et sont signées par des dessinateurs dont j’apprécie le style.

Au niveau des points négatifs :
- Certaines adaptations respectent trop le texte. Elles n’offrent alors plus rien de personnel aux illustrateurs et sont, donc, sans grand intérêt mes yeux.
- Certaines adaptations font montre d’une vulgarité gratuite que je trouve totalement inadéquate.

Parmi les grosses déceptions, je citerai André Juillard, Tronchet ou Cabanes. Le premier me semble peu à l’aise avec l’univers des bistrots de Renaud, le deuxième m’est apparu gratuitement vulgaire et le troisième respecte trop le texte pour n’offrir qu’une vision très passe-partout de Mistral gagnant.

Les autres auteurs m’ont offert des adaptations souvent intéressantes mais auxquelles il aura toujours manqué un petit supplément d’âme pour parvenir à totalement me convaincre. Certains pêchent par excès d’originalité (Loisel), d’autre par une trop grande concision (Tome et Janry).

Enfin, Dany et Uderzo ne proposent qu’une illustration sans réel intérêt du chanteur.

Pas mal dans son genre, tout de même. A lire si vous êtes amateurs de l’artiste, mais sans doute pas à posséder. Mention spéciale pour l’épaisseur du tome qui, avec 22 chansons illustrées assure une longue lecture.

Nom série  Jari  posté le 09/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oulahhh, le vieux bazar. Bon, j’avoue, je n’en ai lu que deux et n’en possède plus qu’un, en très mauvais état, d’ailleurs.

Au niveau du dessin, Raymond Reding travaille dans un style analogue à celui de Jean Graton. D’ailleurs, Jari et Jimmy Torrent accueilleront Michel vaillant dans leurs histoires, et feront également, à leur tour, une petite apparition dans la série de « Michel Vaillant ».

Ce style réaliste, précis et propre, offrait, à l’époque, l’énorme avantage de demeurer très lisible même lorsque la mise en couleur était baveuse (un problème fréquent alors). Aujourd’hui, je continue à bien aimer ce style.

Les scénarios, eux, sont des classiques du genre. L’univers sportif sert de cadre à des intrigues assez convenues. Les ficelles sont relativement grosses mais ces intrigues sont construites d’une manière très correcte.

L’ensemble est très correct mais assez anecdotique. De plus, la série a mal vieilli et ne ravira sans doute pas un jeune lecteur actuel. En cause : avant toutes choses la morale très naïve et très boy-scout, qui ne cadre absolument plus avec l’esprit d’aujourd‘hui.

Assez moyen, donc. Entre le bof et le pas mal. Les deux tomes que je connais sont d’ailleurs représentatifs de ces cotes. J’opte pour le pas mal au bénéfice du doute, mais la série doit être réservée aux vieux lecteurs.

Nom série  Graine de Jockey (les aventures de Christopher)  posté le 09/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Œuvre de jeunesse de Franz scénarisée par un des artisans les plus productifs de l’époque (Yves Duval), ce tome aurait pu être le premier d’une longue série. Cependant, cette graine de Jockey sera l’unique aventure de Christopher.

Qu’en retenir ?

Au point de vue du scénario, on se retrouve dans une série d’aventures assez banale. Seul l’univers des courses hippiques offre un aspect un peu original. Mais les thèmes développés sont ceux auxquels on s’attend avec pareil concept.

Au niveau du dessin, Franz Drappier (il signe encore sous son vrai nom, à l’époque) est loin d’avoir atteint son meilleur niveau. L’artiste est manifestement doué (et c’est encore plus facile de l’affirmer a posteriori) mais les erreurs sont encore fréquentes, dont, principalement, un encrage épais et imprécis. Par contre, son amour des chevaux et son trait dynamique sont déjà présents.

Finalement, la série me parait dispensable mais sympathique à lire par les vieux amateurs de moisi dans mon genre. Elle est, en tous les cas, un bon exemple de ces récits de seconde importance qui meublaient les périodiques à l’époque (plutôt du style Tintin que du style Spirou, dans le cas présent).

Pas mal, sans plus à l’époque.
Bof, pour le lecteur d’aujourd’hui.
Pas mal pour le vieux nostalgique. Le plaisir de retrouver ce genre de trace compensant largement la faiblesse des récits et les erreurs de jeunesse.

Nom série  La Prodigieuse Epopée du Tour de France  posté le 09/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Projet ambitieux que cet album de Duval. La prodigieuse épopée du Tour de France se proposait en effet d’en résumer l’histoire depuis sa création jusqu’à nos jours, mais en insistant sur les origines.

Enfin, jusqu’à nos jours … jusqu’au début des années 70 pour être plus précis.

Grave problème : l’étendue de la période à couvrir. Cette trop grande période oblige le scénariste à se limiter à quelques anecdotes et lieux communs. Mais, avec le recul, la période alors moderne offre une agréable dimension historique. La dernière partie du récit m’a donc relativement bien plu pour son caractère archéologique.

La majeure partie de l’album se concentre cependant sur les raisons de la création du tour de France, et sur sa période la plus légendaire. C’est parfois instructif, mais pour un amateur de cyclisme, une grosse majorité des informations divulguées est déjà bien connue.

L'ensemble demeure par conséquent trop pauvre et surtout trop schématique pour me convaincre.

Au niveau du dessin, j’ai retrouvé, en compagnie d'Edouard Aidans, une vieille connaissance mais dans un style que je ne lui connaissais pas. C’est en effet Marc Hardy qui s’y colle, mais dans un style réaliste sobre et agréablement lisible. Un travail tout à fait correct même si ses caricatures ne sont pas toujours très ressemblantes.

Finalement, cet album réalisé avec soin m’a déçu du fait qu’il ne m’a pas appris grand-chose sur cette grande institution qu’est le Tour de France. Mais le fait qu’il ait été réalisé il y a près de 40 ans lui apporte une dimension historique amusante.

Bof, mais à lire par les amateurs de moisi (j’en connais).

Nom série  Toi+moi.org  posté le 09/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la lignée de leurs précédentes collaborations, Gilles Dal et Frédéric Jannin nous offrent un regard cynique sur la société moderne. La cible du jour : les sites de rencontre et leurs utilisateurs.

L’humour, plus moqueur que méchant, est d’une agréable qualité. Les auteurs ont un bon coup d’œil et savent faire ressortir la dimension tragicomique de situations quotidiennes (avec un chouia d’exagération ou de délire). Il y a beaucoup à lire, et ça, ce n’est pas pour me déplaire ! Par contre, l’idée vraiment originale n’est pas au rendez-vous. Les gags sont ceux auxquels on s’attend pour ce type de concept.

Le dessin de Jannin est de plus en plus épuré. Ici, nous sommes vraiment face à ce que j’appelle un dessin de presse. C’est très spontané, agréablement expressif mais tout de même franchement minimaliste.

Pas mal, mais fort dans l’air du temps. Je crains que l’album ne résiste pas aux passages de mode. Mais si vous avez aimé « 300 millions d'amis », cet album devrait vous assurer un agréable petit moment de détente.

A emprunter plutôt qu’à acheter, mais honnêtement divertissant.

Nom série  Eric Castel  posté le 09/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série assez moyenne, à mes yeux, qui, de plus, comprend vraiment trop de tomes. En effet, j’aimais bien les premières histoires d’Eric Castel, même si le personnage était trop propre sur lui pour totalement me convaincre (heureusement, Pablito offrira constamment un agréable contrepoids à cette situation). Mais, passé les quatre, cinq premiers tomes, je me suis complètement lassé de ce joueur de foot trop parfait.

Le dessin de Raymond Reding, par contre, me plait toujours autant. Dans un style réaliste très précis et d’une accessibilité immédiate, il n’est pas sans rappeler Jean Graton, mais avec l’avantage d’offrir des visages plus variés. C’est très classique, très académique, mais ce style m’a toujours plu et me plaira toujours. Par contre, l’artiste n’excelle pas dans le domaine de la caricature. Certains personnages réels sont franchement ratés, selon moi, ce qui est assez regrettable … mais pas dramatique pour autant, la série étant avant tout une fiction.

Nom série  L'Enragé  posté le 08/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Baru, c’est le bédéiste de la ville et des banlieues, des durs au cœur tendre, et cet Enragé s’inscrit parfaitement dans la lignée.

J’ai bien aimé le parcours de ce jeune boxeur, prêt à tout pour sortir de sa banlieue, quitte à se fâcher avec ses amis ou sa famille. Le premier tome est vraiment très bon, très prenant.

Le second tome est plus décevant. Je n’ai pas apprécié cette marche à travers la France que j’ai trouvée peu crédible. De plus, le retour du fils prodigue m’est également apparu comme relevant d’une ficelle trop grosse pour totalement me convaincre. Ceci dit, j’ai quand même continué à lire ce récit avec plaisir.

Le dessin de Baru est ce qu’il est : du brut de coffrage. Et, personnellement, j’aime bien ce style, qui convient parfaitement à son univers. J’apprécie particulièrement son expressivité et l’art de Baru à croquer des « gueules » marquantes.

Efficace comme un bon uppercut, mais un petit 4/5 car la deuxième partie m’a un peu déçu par son côté exagérément démagogique.

Nom série  Le Vieux Nick et Barbe-Noire  posté le 08/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Vieux Nick est une de ces vieilles séries dont les personnages sont connus de bien des bédéphiles. Pourtant, les scénarios n’ont rien d’exceptionnel. Ils n’offrent que des péripéties assez répétitives issues des traditionnelles histoires de pirates et généreusement saupoudrées d’humour.

Oui, mais voilà, la galerie de personnages est très réussie, avec ce fabuleux Barbe-Noire en tête, et, surtout, il se dégage de ces planches une réelle bonne humeur, une jubilation palpable. Marcel Remacle devait prendre beaucoup de plaisir à dessiner ces aventures et parvenait systématiquement à me transmettre cette joie.

Mais pourquoi est-ce que je parle au passé ? J’ai relu récemment les tomes 2, 3, 11 et 14 et cela m’a toujours autant amusé. Et ce n’est pas seulement de la nostalgie, j’en suis convaincu. Le vieux Nick, c’est amusant, divertissant, et les scénarios simples et accessibles sont tout à fait adaptés à un jeune lectorat sans rebuter pour autant un vieux bédéphile dans mon genre.

Et puis, il y a le dessin simple, dynamique, rond, expressif, immédiat de Remacle. Du pur franco-belge humoristique de la grande époque mais quel plaisir de le retrouver !

Personnellement, je préfère les tomes plus anciens mais la cause en est bien plus ma propre lassitude qu’une baisse de qualité de la série.

Franchement pas mal bien ! A réserver toutefois à un jeune public pour une première découverte, mais la série plaira aussi aux vieux lecteurs amateurs de franco-belge humoristique classique.

Nom série  Vincent Larcher  posté le 08/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série intéressante que ce Vincent Larcher, œuvre de Raymond Reding. L’auteur a toujours été attiré par le sport, en général, et par le football en particulier. Vincent Larcher ne fait pas figure d’exception de ce point de vue puisqu’il est lui-même footballeur.

Par contre, la série évolue rapidement vers le fantastique, ce qui est déjà plus original. Et si les scénarios sont très prévisibles dans leurs rebondissements, ils font montre d’une certaine originalité dans leurs univers. A un point tel que Vincent Larcher sera finalement vite relégué au second plan au profit d’Olympio, un mutant musclé au grand cœur.

Le dessin de Reding est un bel exemple du dessin réaliste des années 70. Je le trouve d’une belle qualité. Lisible, précis, fin, dynamique, vraiment ce trait figure dans le haut du panier du genre.

Maintenant, comme je l’ai déjà dit, il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’extraordinaire. Ces histoires fantastiques sont fort proches de celles que l’on avait l’habitude de découvrir à cette époque, avec ses savants fous, ses mondes parallèles et ses radiations étranges.

Une relecture qui a plu au nostalgique que je suis. Pas mal mais daté.

Nom série  Les fabuleux exploits d'Eddy Merckx  posté le 08/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah ! Eddy Merckx, le plus grand sportif belge de tous les temps, le cannibale, le dieu de la petite reine. Cet homme, c’est une légende vivante en Belgique, et d’autant plus déconcertante que, alors qu’il pourrait se la péter grave, il est toujours resté d’une simplicité et d’une disponibilité confondante.

Cet album retrace sa carrière cycliste, de ses premiers succès significatifs en tant qu’amateur, jusqu’à son record de l’heure à Mexico. Il n’échappe pas aux défauts du genre (la biographie). D’autant moins que le brave Eddy a un palmarès long comme une semaine sans pain (oui, je sais, d’habitude, on dit un jour, mais dans le cas présent, une semaine me parait plus réaliste). Aussi, les raccourcis sont ils nombreux.

Le dessin n’est pas sans rappeler certains vieux Michel Vaillant, surtout dans ses décors. Et pour cause, puisque Christian Lippens a longtemps collaboré avec Jean Graton. J’ai bien aimé ce style réaliste simple et efficace. La colorisation, elle, est horrible mais c’est malheureusement assez symptomatique de l’époque.

La structure se présente sous la forme d’une succession strictement chronologique de faits marquants de la carrière du coureur. Et, au vu de la richesse du palmarès, l’auteur n’a pas vraiment le temps de s’attarder sur une période.

Et c’est vrai que j’aurais aimé qu’Yves Duval développe un peu plus la facette psychologique de cette carrière. En effet, à force de tout vouloir gagner, et d’y parvenir fréquemment, Eddy Merckx a dû en dégoutter plus d’un (adversaires, journalistes ou simples amateurs). Cet aspect n’est jamais réellement abordé, et je le regrette.

Reste donc une bande dessinée biographique sans originalité mais réalisée avec soin.

A lire à l’occasion, mais sans plus.

Nom série  Wen  posté le 08/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Recueil de courtes histoires parues à l’époque dans le journal de Tintin, ce Wen ne me convainc pas plus aujourd’hui qu’hier (enfin, qu’avant-hier, pour être plus exact).

La cause principale de mon rejet vient de la narration lymphatique de Stoquart. Dieu ! Que tout cela est mou ! Pourtant ces histoires fantastiques ne sont pas dépourvues d’une certaine atmosphère, d’une relative poésie, mais le manque de dynamisme est, pour moi, un écueil infranchissable.

En clair, je m’emmerde …

Et le dessin n’est pas de nature à modifier mon appréciation. Non qu’il soit mauvais, mais il est simplement dans l’air du temps … de ce temps-là. De plus, la précision n’est pas son fort, et la colorisation est, elle aussi, d’époque (et clairement, ce n’est pas ce qui se faisait de mieux à l’époque, déjà). Je retiendrai juste quelques créations graphiques réussie et, à nouveau, certains passages « d’ambiance » plutôt pas mal.

Bof, franchement bof …

Nom série  Dani Futuro  posté le 08/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une des premières séries de science-fiction que j’ai lue. Elle me laisse un avis assez partagé. En cause : son ambiance étrange, pour ne pas dire bizarre.

J’étais, je pense, trop jeune pour apprécier cet univers à l’époque où je l’ai découvert. J’ai relu récemment deux des tomes de la série et je les ai bien plus appréciés qu’à l’époque (je zappais alors purement et simplement ces pages dans mon « Tintin »).

Les scénarios font montre d’un certain second degré qui m’avait échappé à l’époque et qui est pour beaucoup dans mon appréciation actuelle.

Par contre, quelque chose qui continue à ne pas bien passer, c’est le dessin de Carlos Gimenez. Je le trouve toujours confus, embrouillé. Son encrage demeure imprécis à mes yeux et ses couleurs sont plutôt criardes. Sans doute cette impression vient-elle en partie de cet univers très riche, trop riche serais-je même tenté d’écrire.

Je conçois aisément que les amateurs du genre trouvent leur compte à la lecture de ces originales histoires (car l’inventivité et la créativité des auteurs ne peut être remise en question), mais ce style ne fait pas partie de mes préférés.

Pas révolutionnaire et esthétiquement peu attirant à mes yeux donc, mais à essayer par tout « vieil » amateur de science-fiction.

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