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... a posté 2048 avis et 406 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Airborne 44  posté le 27/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Jarbinet signe avec cet album une œuvre majeure dans la catégorie des récits de guerre. Son diptyque concilie brillamment rigueur historique, action, romance et suspense et est servi par un trait d’une incroyable maîtrise.

De plus, Philippe Jarbinet a eu la bonne idée de situer son récit à deux pas de chez lui … qui se trouve être à deux pas de chez moi. Par conséquent, et même si peu de lieux sont réellement reconnaissables, les décors (et particulièrement l’architecture des bâtiments) me sont familiers, ce qui ne fait que conforter mon excellente appréciation d’ensemble.

Et il faut bien avouer qu’une région magnifique restituée sous un trait magnifique par un artiste talentueux, … c’est magnifique.

Mais le talent de Jarbinet ne se limite pas à la restitution du décor. Ses scènes d’action sont très bien maîtrisées, ses personnages sont on ne peut plus séduisants et la construction des planches est aussi classique qu’adéquate.

Autre particularité de l’album : la diversité des uniformes militaires proposés. Celle-ci est une preuve manifeste du souci de crédibilité de l’artiste et un incontestable enrichissement pour la série.

Enfin, je voudrais insister sur les passages enneigés. La neige est un élément très difficile à maîtriser selon moi, et les planches de Jarbinet sont parmi les plus réussies qu’il m’ait été donné d’admirer. Le sentiment de froid, mais aussi la substance, la matérialité de cet élément m’ont semblé palpable.

Ajoutez à cela sa maîtrise de la couleur dans un univers pourtant très austère, et vous comprendrez mon enthousiasme débridé.

Mais il n’y a pas de bonne bande dessinée sans un bon scénario. Et celui que Philippe Jarbinet nous propose est d’une richesse indiscutable, et satisfera le lecteur le plus exigeant, tout en demeurant d’un classicisme rassurant.

Rarement il m’a été donné de lire une œuvre aussi riche, aussi rigoureuse, aussi classique, aussi élégante, aussi bien construite, aussi évidente que cet Airborne 44, raison de ma cote enthousiaste.

… et oui, CULTE !

Nom série  Le Passager  posté le 27/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas grand amateur de récit fantastique, mais je me suis cependant laissé séduire par cette petite intégrale du fait de son merveilleux graphisme.

Vink s’est amusé à déformer la morphologie de ses personnages pour obtenir d’étranges adultes aux traits allongés et enfantins. C’est très particulier et plutôt réussi selon moi. Les décors bénéficient, eux aussi, du savoir-faire de l’artiste. L’ensemble est à la fois fouillé et précis, élégant et étrange.

Mais la plus grande réussite graphique de cet album, c’est la compagne de l’auteur qui la signe. La colorisation de Cine est tout simplement magnifique de luminosité et de nuance.

Si graphiquement, l’œuvre est donc on ne peut plus réussie, j’avoue n’avoir été que moyennement emballé par cette intrigue, un peu trop anecdotique à mon goût. Les personnages ne m’ont pas paru spécialement attachants et je suis resté très à l’extérieur de l’histoire. La narration est cependant très fluide, et l’ensemble se lit sans déplaisir.

A mon avis, un amateur de récit fantastique et de mondes étranges pourrait bien adorer ce genre d’album, mais pour moi, cela reste simplement pas mal (mais graphiquement très réussi).

Nom série  Ypres, 1916-1918 (Le Cahier)  posté le 27/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert Philippe Glogowski dans son interprétation de la légende de Saint-Hubert (Saint Hubert (Le Grand Cerf Blanc)). Son trait réaliste élégant et très classique m’avait séduit, et je m’étais juré de jeter un œil sur ses autres productions.

« Ypres » est donc la deuxième œuvre que je lis de cet artiste, et elle confirme ma bonne appréciation initiale. De plus, l’univers de la grande guerre semble mieux lui convenir, et la structure de son scénario est bien mieux réussie que pour « Saint-Hubert ».

Très classique, ce scénario utilise le principe du journal intime rédigé par un soldat anglais, acteur malgré lui et spectateur de cet épouvantable carnage. Au fil des pages, j’ai appris certaines choses que j’ignorais encore, malgré le fait que ce sujet m’intéresse depuis longtemps. Par conséquent, je ne peux que louer la qualité de la recherche historique réalisée par Glogowski.

Dans l’ensemble, cet album m’a donc vraiment bien plu même si certains aspects sont moins réussis. Tout d’abord, le trait de Glogowski est, à la limite, trop propre pour illustrer la guerre des tranchées. Il est vrai que lorsque l’on aborde ce sujet par le biais de la bande dessinée, la comparaison avec l’œuvre de Tardi est immédiate, et il est clair que l’auteur ne parvient pas au niveau de l’artiste français. Ce qui n’est pas une injure, tant ce niveau était élevé. Philippe Glogowski n’a tout simplement pas autant de personnalité que Tardi, mais cela n’enlève rien à son talent propre.

Ensuite, l’album est très court (32 pages), ce qui empêche de longs développements. L’auteur se centre donc sur le journal de son héros, et omet de nous donner une vision globale du conflit (même limité dans la région). C’est assez frustrant, surtout lorsque l’on ne connaît pas toute la problématique de Ypres. Le lecteur novice risque donc de ne pas comprendre l’acharnement réciproque à tenir cette position, et c’est regrettable.

Finalement, le site de Ypres aurait mérité un plus long développement. Et cet album aurait alors été un excellent premier tome introductif. En tant que one-shot, il se révèle un peu limité mais n’en demeure pas moins une œuvre honnête et intéressante, réalisée avec talent et dans un style peut-être un peu trop sage.

A lire par tous les amateurs de récits historiques, mais sans doute pas une œuvre majeure. Je salue toutefois la performance de l’artiste, qui a réussi un bien bel album dans un espace aussi restreint (32 pages, je le rappelle).

(… et en plus, l’auteur est intéressant et réalise de belles dédicaces …)

Nom série  Berlin (Les Sept Nains)  posté le 23/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A l’époque de sa sortie, l’album souffrait à mes yeux de sa trop grande similitude avec un film qui était à l’affiche des cinémas peu auparavant. Aujourd’hui, je dois cependant reconnaître que je me souviens mieux de l’album que du film. Par conséquent, j’en viens à me demander si celui-ci n’est pas finalement supérieur à celui-là.

Mais je suis là pour vous parler de bd, et pour vous conseiller la lecture de ces sept nains. Car l’album est excellent.

Graphiquement, Marvano est loin d’être mon auteur préféré. En cause, des personnages aux visages peu engageants. Par contre, ses décors, dans leur style, sont souvent très bons, et les scènes d’aviation, sans qu’elles fassent preuve d’une précision de trait à me couper le souffle, me plaisent par leur mise en scène, qui privilégie l’ambiance au détriment de la reconstitution pure et dure.

Mais c’est surtout la narration qui est bonne dans cet album. Elle combine intelligemment reconstitution historique, suspense et émotion. L’utilisation d’un narrateur n’est pas neuve (loin de là), mais c’est un excellent moyen d’impliquer le lecteur que je suis. Les narrations à la première personne me parlent souvent bien plus qu’un simple exposé. Le principe du flash-back n’est pas neuf non plus, mais il est bien utilisé dans le cas présent, et est un vecteur d’émotion important pour le final de l’album.

Les anecdotes et informations historiques foisonnent tout le long du récit, et sont un autre pôle d’attraction à mes yeux. J’ai finalement appris pas mal de chose durant cette lecture, sans jamais avoir l’impression de suivre une leçon d’histoire.

Une très agréable lecture, donc, même si le trait de Marvano n’est guère élégant et si l’histoire manque d’originalité.

Mieux qu’un simple « pas mal », sans que je puisse dire « franchement bien », mais bien quand même …

Nom série  L'Hermione  posté le 23/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La première chose qui m’a marqué lors de cette lecture, c’est la qualité de sa reconstitution historique. Tant l’architecture (navale ou terrestre) que le contexte m’ont été dévoilé avec un talent rare.

Graphiquement, je rapprocherai Delitte de Pellerin (« L'Epervier »). Ces deux artistes disposent d’un trait précis et d’une rigueur proche de la maniaquerie dans leur souci de véracité. Mais Delitte supplante Pellerin dans la composition de ses planches. Certaines doubles planches sont vraiment superbes. Elles permettent de mieux saisir l’aspect colossal des navires de l’époque tout en aérant la lecture.

La narration est, elle aussi, très bonne. Il n’est pourtant pas évident de rendre vivante pareille reconstitution historique. Le nombre de personnages, leur influence dans le contexte de l’époque, les bâtiments présentés tout au long du récit, tout nous est expliqué avec clarté sans alourdir inutilement la lecture et tout en conservant un aspect romanesque à l’ensemble (alors, là ! Moi, je dis « chapeau ! »)

Le scénario, en lui-même est le seul point faible à mes yeux. Delitte s’attarde sur les quais de Rochefort et ne laisse finalement que peu de place à l’aspect « histoire de corsaire » de cette aventure. Le combat final se résume vraiment à très peu de chose et des séries comme « Barbe-Rouge » ou même « Surcouf » m’ont bien plus rassasié de ce point de vue.

Il n’en demeure pas moins que, dans son genre historique et rigoureux, cet album est tout simplement excellent, et m’a vraiment donné l’envie de découvrir « Black Crow », une autre série du même auteur qui se déroule à la même époque et dans le même milieu.

Nom série  Docteur Bonheur  posté le 22/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Série plutôt déjantée dans laquelle un docteur arrive à la rescousse de clients désespérés. L’humour y fonctionne grâce au décalage existant entre les propos et les actes souvent ignobles du docteur et l’aspect flegmatique des personnages issus du crayon de Turk. En cela, la série m’a rappelé les histoires à lunette de Clarke.

Malheureusement, je me suis vite lassé de cette lecture, du fait de situations initiales trop passe-partout. De plus, lorsqu’on a compris comment fonctionne la série, on devine rapidement la chute de ces courtes histoires.

Heureusement, ces scénettes s’étalent sur plusieurs planches, et l’humour ne se limite pas à la dernière case. Beaucoup de dialogues, et surtout certaines réflexions du docteur Bonheur, m’auront fait sourire, voire rire.

Malheureusement, les auteurs tombent souvent dans la facilité, avec des allusions sexuelles et une vulgarité que je considère comme gratuite.

Le dessin de Turk est toujours agréable à regarder, très lisible et rond. Il se rapproche ici de son travail sur Clifton et, comme je l’ai dit, apporte un contre-pied bienvenu à la narration plus « trash » (mais un « trash très raisonnable, cependant) de Clarke.

Malgré certaines qualités, je me suis trop souvent ennuyé durant mes lectures que pour accorder plus qu’un 2/5. La série a cependant le mérite de sortir des carcans habituels pour nous proposer quelque chose de neuf (à défaut d’être vraiment original) et je ne déconseillerais pas sa location en bibliothèque.

Nom série  Harry est fou  posté le 22/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un plaisant petit livre pour enfant à l’esprit très british.

Le dessin naïf de Rabaté n’est pas exceptionnel mais plutôt frais. Par contre, sa colorisation est très passe-partout. Je regrette franchement que l’artiste n’a pas réalisé l’ensemble de l’album dans le style dont il s’est servi pour la couverture.

L’histoire en soi est plaisante à lire, sans pour autant déborder d’originalité. Le perroquet est très sympathique et de bonne composition (il est corvéable à souhait), et je regrette l’absence de morale au terme de la lecture. Car s’il y a une morale à l’histoire c’est que quand vous avez sous la main quelqu'un qui sait tout faire, demandez lui de le faire à votre place (cuisine, devoirs, répondre au téléphone, etc …), ce qui n'est guère éducatif à mes yeux.

En fait, ce roman (puisqu’il s’agit d’une adaptation) aurait très bien pu être le tome introductif d’une longue série dont Harry et Madison (son perroquet) auraient été les héros. L’auteur aurait alors pu mieux étoffer son univers et développer certaines valeurs morales totalement absentes du présent album.

Malgré ces remarques, j’ai tout de même passé un agréable moment de détente, et je pense sincèrement qu’un jeune enfant appréciera grandement cette histoire. L’état d’esprit de l’album, très britannique, très pince-sans-rire, m’a particulièrement séduit.

Par conséquent, je dirai « pas mal ». L’album est anodin et manque de profondeur, mais il est adapté à un jeune public et développe un humour pince-sans-rire bien plaisant.

Nom série  Secrets : Pâques avant les Rameaux  posté le 21/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tout d’abord, je n’ai que très peu apprécié le dessin de Marianne Duvivier. Pour les personnages, cela passe encore, mais ses véhicules sont vraiment moches. Encore heureux que les auteurs précisent qu’une des voitures représentées est une Lotus, car, sans cela j’aurais qualifié ledit véhicule de Gogomobile.

Et si, pour les personnages, hormis leurs nez démesurés, je leur reconnais une certaine harmonie, la ressemblance entre eux est telle que, dans un premier temps, je croyais que le secret en question était un lien de parenté entre une belle-mère et sa bru (mais cela me semblait trop évident).

Ensuite, le scénario manque cruellement d’originalité. Ce secret, c’est le secret de famille le plus fréquemment illustré que je connaisse. Les auteurs s’en sont sans doute rendu compte, puisqu’ils axent tout le suspense de l’intrigue sur sa structure plutôt que sur le mystère en lui-même. Mais là aussi, ce n’est guère convaincant. Cette heureuse guérison d’une amnésique est bien trop artificielle. Le personnage se souvient des événements dans un ordre chronologique parfait, en remontant sans cesse dans le temps, avant de se souvenir du dernier élément qui, lui, s’est passé après tous les autres et aurait donc dû logiquement être le premier dont elle se serait souvenue. C’est totalement absurde et donc bien trop artificiel à mes yeux.

J’aurais cependant pu aimer cet album si l’analyse psychologique du personnage principal avait été mieux réussie. Là, avec ce personnage fragile et instable, je pense que les auteurs tenaient quelque chose, mais ils n’ont malheureusement pas réussi à m’expliquer ce personnage, qui finalement m’apparait bien plus ennuyeux, pitoyable et inexcusable que touchant.

Un échec, selon moi.

Nom série  La Quête de l'Oiseau du Temps  posté le 21/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
C’est parfait, tout simplement …

Le duo Loisel / Le Tendre nous prend par la main pour un grand voyage riche en émotion. Après un départ mouvementé et quasiment burlesque (l’humour est omniprésent au début de cette série), la quête gagnera en émotion et en profondeur tout le long de ces quatre tomes pour se terminer d’une manière incroyablement touchante (j’en ai encore les yeux embués).

L’univers créé par le duo d’artistes est d’une merveilleuse richesse et d’une belle inventivité. Les personnages secondaires sont souvent excellents (le Rige, par exemple) et peu d’éléments de cette quête me semblent gratuits tant chacun contribue à la construction du récit.

Bien sûr, le thème de la quête est tellement classique que les auteurs n’évitent pas certains clichés, mais ils parviennent à les détourner. Et le plus bel exemple en est donné par ce Mystérieux Inconnu, l’élément humoristique du début, le maladroit qui se met toujours dans des situations inextricables et qui quittera cette quête empli de maturité et de sagesse.

Graphiquement, le premier tome est encore assez brouillon à mes yeux. Le trait de Loisel est encore incertain et les planches sont couvertes de traits, au détriment de leur lisibilité. Mais l’artiste allait rapidement évoluer vers un style plus net tout simplement excellent. Ses créations graphiques sont majestueuses et permettent au lecteur que je suis de rentrer dans ce monde à la fois fantastique et proche du nôtre.

Que dire d'autre que "culte" ?

Nom série  Jazz Maynard  posté le 21/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A mon avis, si vous n’aimez pas les films de Quentin Tarentino, vous risquez fort de n’apprécier que très modérément ce Jazz Maynard.

Car il faut bien avouer que cette série fonctionne avant tout grâce à son dynamisme jamais pris en défaut, par sa structure en multiples flash-back, et par quelques répliques humoristiques servies au bon moment.

Personnellement, j’ai eu du mal avec ces multiples scènes de découpage en tranche (à la Kill Bill), mais j’admets que l’ensemble est très bien réalisé et très efficace, à défaut d’être vraiment original.

Peu original, parce que le coup du gangster invincible qui revient se planquer au pays, mais que de vieilles connaissances tentent de réactiver, on me l’a déjà souvent fait. Peu original encore parce que la secte de tueurs/gardes du corps maîtres en maniement du sabre, c’est également du déjà-vu. Peu original toujours, ce politicien véreux (mais y en a-t’il d’autres ?), cette journaliste intègre, ce trio d’amis d’enfance dont l’un s’est éloigné des deux autres pour finir par s’opposer à ceux-ci, ou, enfin, cette jeune fille trop naïve qui rêvait de devenir artiste et qui se retrouve … prostituée (houlala … quelle surprise …)

La sauce aurait sans nul doute été indigeste s’il n’y avait eu ce côté « assumé » de la part des auteurs. Tout est cliché, tout est exagéré, tout est prévisible, mais c’est volontaire de la part de Raule (du moins je l’espère) et l’ensemble fonctionne à la manière d’un hommage, d’une parodie (façon Tarantino, on y revient).

Graphiquement, plusieurs choses m’auront gêné durant ma lecture.

Tout d’abord, les poitrines féminines (surtout au début du récit) sont à la fois extrêmement généreuses et incroyablement laides. J’ai conscience que ce dessin est stylisé, mais tant qu’à faire, Roger aurait pu nous offrir de belles poitrines plutôt que ces espèces de gros traversins coincés sous les t-shirt de ces dames.

Ensuite, la colorisation (à nouveau très stylisée) est loin d’être à mon goût tant je la trouve terne. Le brun, j’aime bien mais à faible dose (question de goût personnel, et je sais qu’ici, sur bdthèque, certains adorent cette couleur).

Enfin, et en règle générale, je trouve décidemment ce trait trop simplifié, trop épuré. Par contre les cadrages et les perspectives « illogiques » sont très bien réussis.

Je reste donc d’un avis mitigé sur la série, mais elle ravira certainement le jeune lectorat actuel (de préférence fan de Tarantino en général et de Kill Bill en particulier).

Pas mal dans son genre, ... mais pas ma tasse de thé (un petit 3/5).

Nom série  Michaël Logan  posté le 21/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Série d’aventure très classique, ce Michaël Logan n’en est pas moins plutôt agréable à lire … si vous êtes fans du genre.

En fait, ici, tout est très (trop ?) classique, et ces scénarios d’aventure, à la structure convenue, à l’humour léger, à l’emphase dramatique, m’auront fortement fait penser à ceux de Greg (époque « Les Naufragés d'Arroyoka »). Ne vous attendez donc pas à de grandes trouvailles scénaristiques, mais l’écriture est d’une qualité suffisante pour retenir mon attention. Il faut dire que Jean Van Hamme a collaboré à certains des scénarios proposés, ce qui est tout de même un gage de (relative) qualité. Cependant, les scénarios de Beautemps sont tout aussi bons, et même plus originaux (mais moins fluides).

Un gros regret cependant : la faible longueur de ces histoires (nous sommes dans des formats de 26 planches, ou plus court encore) ne permet pas de long développement. C’est d’autant plus regrettable que ce genre de série se prête parfaitement au développement d’histoires en plusieurs tomes. Mais Michaël Logan date d’une époque où la parution en magazine prévalait sur l’édition d’albums, et ceci explique certainement cela.

A propos d’André Beautemps (scénariste et dessinateur de cette série), sa rapide disparition (il est mort avant ses 30 ans) est selon moi une réelle perte pour le monde de la bande dessinée. A l’image d’un Claude Auclair (lui aussi trop tôt disparu), ce véritable artiste maîtrisait le style réaliste franco-belge d’une très belle manière. Les planches sont riches de traits et pourtant très lisibles. Je le rapprocherais même d’un Hermann pour sa capacité à « rendre » les mouvements de ses personnages.

Finalement, j’ai bien des louanges à faire à Michaël Logan, dont la série s’est malheureusement arrêtée avec le décès de son papa. Sans cela, qui sait si ce héros ne serait pas devenu l’égal d’un Bernard Prince (avec lequel je retrouve certaines similitudes).

Nom série  Le Miracle de la Vie  posté le 21/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Première remarque : cet album a depuis été intégré dans les « Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)», suite au remaniement de cette série par les éditions Dupuis.

Deuxième remarque : cet album n’est pas le meilleur de la série.

Cependant, j’aime bien l’humour de Clarke, et, plus particulièrement, le décalage entre ses propos et l’air impassible de ses personnages. Je dois toutefois reconnaître que, le sujet de l'enfantement ayant été traité à tant de reprises, aucun de ces gags ne m’aura franchement surpris. Le résultat est que j’aurai rarement ri durant ma lecture.

De plus, certains gags ne fonctionnent tout simplement pas. Je trouve d’ailleurs que c’est une constante chez cet artiste, capable d’alterner le très bon et le médiocre. Heureusement, les mauvais gags ne s’enchainent pas au point de me dégouter de ma lecture, et un gag réussi me remotive à lire la suite.

Je ressorts de cet album de relativement bonne humeur. Je ne peux donc pas dire que c’est mauvais, même si c’est trop souvent prévisible.

Achat déconseillé, tant sous cette forme que sous la forme remaniée intégrée dans la série des histoires à lunettes (seule la couverture change).

Nom série  Les Fous de Monk  posté le 19/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur base d’une histoire très classique de vengeance à travers le temps, le duo Roels – Di Giorgio nous emmène dans un inquiétant village breton.

La narration est bonne, la progression dramatique également. Malheureusement, ce genre de récit m’a déjà été si souvent conté que je vois le coup venir dès le début de l’album. C’est vraiment son gros point faible, car pour le reste, c’est bien fait.

Graphiquement, je retrouve avec plaisir Benoit Roels, dont cet album doit figurer parmi ses premiers. J’aime son style réaliste économique et clair. Ses visages sont réalisés avec une économie de traits qui, et plus particulièrement pour ses personnages féminins, m’a toujours séduit. De plus, ce style est adéquat pour illustrer le climat étrange des lieux.

J’ai lu l’album avec plaisir et ne peut qu’en conseiller la location. Dommage, vraiment dommage, ce cruel manque d’originalité …

Nom série  L'Appel de Madame la Baronne  posté le 19/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n’est pas évident du tout de s’immerger dans cet univers fantasmagorique inspiré à Servais tant par l’univers de Julos Beaucarne que par sa propre collection de masques et de sculptures d'amis artistes.

Personnellement, je dois avouer être resté très en dehors de ce récit, savourant bien plus l’univers graphique que l’histoire en elle-même.

Au niveau du récit, j’ai vraiment le sentiment de n’avoir pas pu saisir toutes les subtilités de ce scénario. En cause, sans doute, ma très mauvaise connaissance de l’univers de Julos Beaucarne, mais aussi un style narratif très évasif. Le résultat à mes yeux, c’est que j’ai face à moi un personnage qui, répondant à l’appel d’une baronne disparue dont il est épris, s’enfonce dans un univers étrange propice à de multiples rencontres.

Au niveau graphique, ces multiples rencontres sont autant d’occasions pour Servais de démontrer une fois de plus toute sa maîtrise technique. Les personnages, directement inspirés à l’artiste par des sculptures et des masques qu’il possède réellement, sont souvent attirants, séduisants esthétiquement parlant. Et l’association du trait précis, académique et réaliste de l’auteur avec ces créations bien plus fantaisistes est la cause principale de ma relativement bonne appréciation d’ensemble.

Etrange tout de même … et pas totalement convaincant.

Nom série  Zélie nord-sud  posté le 19/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous le prétexte de nous narrer le retour au pays d’une jeune burkinabé, Cosey nous décrit la situation d’un pays rongé par le Sahel, et la bonne volonté de quelques entreprises de coopération au développement.

L’ensemble est gentil, très optimiste mais manque cruellement de profondeur selon moi. Zélie, l’héroïne n’est finalement confrontée à aucune réelle difficulté, les coopérants suisses semblent réussir toutes leurs entreprises et je finis ma lecture en me disant que le Burkina n’est finalement pas si mal loti que cela, et qu’avec un peu de bonne volonté, on parviendrait à reboiser le désert.

Cet aspect trop militant a peut-être pour but d’encourager des vocations parmi les jeunes lecteurs mais ne convainc pas l’adulte désillusionné que je suis.

D’un strict point de vue technique, la bd est cependant réussie (d'où cette cote de "pas mal"). L’héroïne, même si elle reste très en retrait, est attachante, tout comme les personnages secondaires. La narration est très fluide et permet une lecture aisée. Les passages plus didactiques se font en douceur, même s’ils ralentissent le rythme du récit (mais, avec Cosey, le rythme en question ne risquait de toute façon pas d’être haletant). Le style graphique de l’artiste est toujours très efficace lorsqu’il s’agit de créer une ambiance douce et Cosey maitrise toujours aussi bien ses non-dits.

A titre personnel, j’aurais préféré que l’artiste s’attarde sur le ressenti de Zélie lors de ce retours au pays, mais cet album me semble vraiment avoir pour but premier de faire connaître au grand public l’action suisse pour l’aide au développement du Burkina.

C’est un choix …

Nom série  Sorcelleries  posté le 16/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série bénéficiait d’un a priori positif dans mon esprit. En cause, le dessin très expressif et sympathique de Juanjo Guarnido et le fait que les scénarios étaient assuré par Teresa Valero, qui n’est autre que l’épouse de Juan Diaz Canales, le scénariste de Blacksad.

J’ai bien déchanté depuis, étant péniblement parvenu au terme de ces deux insipides albums.

Tout d’abord (commençons par le moins négatif), si le trait de Guarnido est dynamique et sympathique, il tombe très vite dans le caricatural sans âme et ses décors se résument vraiment à trop peu de chose. Par exemple, l’antre d’une sorcière recèle dans mon imaginaire de mille et une fioles, de toiles d’araignées, de meubles étranges, baroques, de créatures étranges, d’alambics, etc. Chez Guarnido, le décor se résume bien souvent à un fond blanc.

Ensuite, et c’est le gros point faible, les scénarios de Teresa Valero sont un ramassis de mauvais clichés. Je croyais trouver une histoire fantastique et humoristique, je n’ai trouvé ni l’un ni l’autre. L’humour n’a jamais fait mouche, du fait de dialogues mal écrits (problème de traduction ?) et de caricatures trop faciles (le très présent beau-fils humain avide qui tente d’implanter la culture télé dans ce monde de sorcières me gonfle furieusement, et ne m’amuse jamais). Le côté aventure fantastique pêche par un rythme très décousu, des personnages peu ou mal développés, et une intrigue simpliste au possible. La narration prend tant de place qu’elle ne laisse plus beaucoup de place ni à l’action ni à l’humour de situation.

Un bon exemple de ces dialogues ratés, ce sont les échanges verbaux en rime des fées. Dans cette catégorie, les références me ramènent soit vers les auteurs classiques (Molière, La Fontaine, Rostand), soit, à l’époque actuelle, vers la merveilleuse série « De Cape et de Crocs ». En comparaison, « Sorcelleries » est incroyablement médiocre. Des rimes de mirliton et des vers au nombre de pied aléatoire sont la règle pour ces auteurs (ou du moins leur traducteur).

Finalement, sans réel rejet de ma part, je dois confesser m’être cruellement ennuyé à la lecture de ces insipides aventures.

Bof, et encore, grâce au dessin.

Nom série  Dusty Dawn  posté le 15/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Que dire de ce Dusty Dawn ?

Un dessin sympa plutôt humoristique. Le personnage principal est lui-même une espèce de caricature graphique de Clint Eastwood. Les décors sont souvent bien travaillés. La colorisation est assez vive mais pas vraiment criarde. Graphiquement l’ensemble est donc d’une qualité très honorable et plaira aux amateurs de ces séries mêlant aventure et humour (dérision, pour être plus exact).

Un univers très proche de celui des Ghostbusters. En effet, la terre imaginée par Christophe Alvès est peuplée de créatures démoniaques qui cohabitent vaille que vaille avec les humains. Certains de ces derniers (dont notre héros) sont cependant appelés à la rescousse lorsqu’un de ces démons dépassent les bornes. Un théâtre guère original, donc, mais propice à une belle série d’aventures d’où l’humour ne serait pas exclu.

Un ton résolument humoristique, qui laisse un peu trop de côté la dimension « aventure » de la série, selon moi. En effet, les enquêtes menées par Dusty Dawn manquent cruellement d’originalité et de suspense, tant tout est prévisible, c’est le premier gros reproche que je ferai à la série. Le second a rapport avec le genre d’humour pratiqué. Celui-ci est franchement lourdingue, et, à force d’insistance, il devient même pénible à la longue (surtout dans le chef de l’amuseur attitré de la série, un petit démon adjoint du héros et très fatiguant). Par ailleurs, certains gags sont tellement mal amenés que je n'en ai pas compris la chute.

Des « méchants » bien trop peu machiavéliques selon moi. C’est le troisième et dernier gros reproche que je ferai. En effet, l’absence d’efficacité manifestée par ses ennemis est telle que jamais on ne s’inquiète du sort de Dusty Dawn. Bien sûr, au vu du ton employé, on a vite compris que le héros se sortira toujours indemne de ces aventures, mais les situations tendues dans lesquelles les auteurs le plongent sont si fades que l’on a l’impression qu’un enfant de 3 ans s’en sortirait sans trop de problème.

Bof, donc… ou pas mal dans son genre, mais sans plus et si vous êtes de vrais amateurs du genre en question.

Nom série  La Lettre de feu  posté le 15/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime beaucoup le trait de Martin Jamar, que j’avais découvert sur la série des « Voleurs d'Empires ». Son trait réaliste est à la fois riche et dépouillé, précis et élégant. Si cette œuvre est antérieure à la série susmentionnée, l’artiste officiait déjà à l’époque dans ce style que j’affectionne tant. Graphiquement, l’album est donc très réussi à mes yeux, malgré quelques raideurs (œuvre de jeunesse oblige).

L’histoire imaginée par Yves Charlier n’est pas pour me déplaire, non plus. Certes, elle n’est pas des plus originales, mais elle nous est fort bien contée. Les révélations arrivent crescendo, et l’on ne comprendra qu’au fil de ce récit toute la force dramatique et héréditaire qui relie le personnage principal à son père. La dimension dramatique est donc bien amenée, d’un air badin serais-je presque tenté de dire. Certains lecteurs risquent donc de s’ennuyer, du fait d’un manque certain d’action, mais ce genre de progression très lente me plait.

De plus, si la trame n’est guère originale, le décor l’est bien plus. Les auteurs nous emmènent en effet au Paraguay dans un campement tenu par des jésuites. Je regrette cependant que Charlier n’ait pas plus exploité ce cadre, qui ne sert finalement que de théâtre mais qui aurait pu bien mieux nourrir le récit.

Finalement, le grand reproche que je fais à ce récit, c’est sa longueur. Sur 48 pages, les auteurs nous content une belle histoire mais doivent précipiter la conclusion du récit, alors que l’univers mis en place aurait tenu le lecteur que je suis en haleine durant au moins trois tomes. Le décor est donc sous-exploité, certains personnages auraient mérité plus d’attention, et la fin du récit aurait mérité un meilleur développement et une autre conclusion. Et aucun de ces défauts n’est vraiment imputable aux auteurs, mais bien au format de ce one-shot.

A découvrir, pour les amateurs de bd historique très classique.

Achat conseillé si, comme moi, vous le trouvez à bas prix.

Nom série  Brougue  posté le 14/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout d’abord, je dois vous avouer être un grand amateur du trait de Franz. La richesse de ses planches et la finesse de son trait m’ont séduit depuis longtemps. Ses personnages sont toujours incroyablement charismatiques, ses héroïnes sont toujours incroyablement séduisantes, ses chevaux me paraissent toujours aussi vivants, et ses décors recèlent constamment de petites richesses que je ne découvre que lors de mes relectures. Pour compléter le tableau, je dirai encore que ses expressions de visage sont souvent excellentes et plus particulièrement lorsqu’il fait prendre un air ahuri à son héros ou lorsque ses personnages féminins font la moue.

Charmé par le trait, je l’ai souvent été également par le ton des albums de ce grand artiste trop tôt disparu. Je retrouve constamment dans ses séries un cocktail d’aventure, d’humour et de tendresse dont je me régale … jusqu’à l’ivresse …

… et Brougue m’a enivré.

Car, outre les qualités précitées, la série m’offre encore un élément d’importance : un sujet original. Franz nous décrit dans cette série une ville, un carrefour, un lieu de rencontre et d’échange. D’abord fermée au monde extérieur, la ville devra par la force des choses s’ouvrir aux autres cultures, guidée en cela par une sorte de Léonard de Vinci débonnaire. Mais les luttes d’influence, l’obscurantisme, les influences politiques ou commerciales sont toujours bien présentes et nourrissent cette série de multiples péripéties rocambolesques.

Malheureusement, la série sera abandonnée après seulement trois tomes, et en laissant le lecteur dans l’expectative la plus totale.

Je ne sais pas si vous êtes amateurs de ces jeux vidéo dans lesquels votre mission est de créer une société et de la faire prospérer, mais, personnellement, j’en raffole ! Et, pour moi, Brougue, c’est ça aussi ! Une ville qui croit et se développe, des personnages qui murissent et apprennent au contact des autres … et une coupure de courant au moment où cette ville commençait enfin à profiter de toute ces influences dont elle se nourrissait.

Fabuleux, mais terriblement frustrant …

Je n'ai pas pour habitude de conseiller l'achat d'une série abandonnée, mais, devant une telle profusion de qualités, je ne saurais vous le déconseiller.

Nom série  Pacush Blues  posté le 14/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pacush Blues est à mon avis une excellente série dans laquelle Ptiluc parvient à recréer une société cohérente empruntant beaucoup d’éléments de la nôtre et en les intégrant dans un univers original.

Après deux premiers tomes plutôt expérimentaux, la qualité va aller crescendo pour atteindre les sommets dès « le Mal de Mer », un album culte à mes yeux (tout comme le suivant, d’ailleurs). Après ce très haut pic, la série se maintient à un très bon niveau malgré une certaine perte d’originalité (mais n’est-ce pas dû à ma propre lassitude ?)

La grande force des scénarios de Ptiluc tient dans son art de la fusion des genres. De l’humour, des drames, une réflexion sur notre propre société, un univers à part, un ton décalé, tous ces éléments se retrouvent constamment entremêlés dans ses histoires. L’auteur n’hésite pas à se mettre lui-même en scène dans « la logique du pire », critique acide du monde de la création et de l’édition.

Le trait de l’artiste est excellent dans son genre. Très expressif et lisible malgré une première impression un peu brouillonne, ce style permet de doter chaque acteur d’une personnalité propre et de parer les décors d’une grande profondeur.

J’adore cet univers, car je ne sais jamais vers quoi l’auteur va m’emmener mais je suis toujours sûr d’y retrouver une critique pertinente et très cynique de notre propre société. Mais cette critique, souvent acerbe voire agressive ne me rebute jamais car Ptitluc prend toujours soin de l’enrober avec beaucoup d’humour en la présentant sur un ton totalement décalé.

Original, distrayant et interpellant dans ses meilleurs tomes, ce Pacush Blues mérite vraiment toute votre attention !

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