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... a posté 2023 avis et 388 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Fée et tendres Automates  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Féérique … et cauchemardesque à la fois.

Ce triptyque m’a totalement convaincu et sans une petite baisse de qualité dans le deuxième tome, et avec une conclusion plus marquante je l’aurai sans doute qualifié de « culte ».

Tout d’abord, la beauté graphique des personnages est indiscutable. Mais les auteurs ont également réussi à créer un ensemble architectural très réussi. Pour ces décors, je comparerais la série avec « Le Réseau Bombyce », mais pour ses personnages, je songerais plus facilement à « MangeCoeur ». Quoiqu’il en soit, c’est tout simplement excellent. D’autant plus que la composition des planches est également inventive et très bien pensée.

L’histoire est, par contre, un peu plus conventionnelle, mais très émouvante. Je me suis rapidement attaché aux personnages, et à leur histoire d’amour. J’aurais cependant apprécié un peu plus de profondeur pour l’aspect général de l’univers créé. Le deuxième tome, en dehors du couple vedette, ne nous offre finalement qu’une longue poursuite trop prévisible, alors que les auteurs bénéficiaient alors de suffisamment d’espace pour densifier leur univers. C’est le seul (petit) reproche que je peux leur faire.

Le troisième tome est étonnamment bon. Je craignais le pire du fait du changement de dessinateur, mais la transition se fait en douceur, sans réelle perte de qualité. La conclusion est prévisible mais satisfaisante, et n’aura pas rompu le charme dans mon cas.

Franchement bien ! Vraiment !

Nom série  Liens de Sang  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tout d’abord, j’aime particulièrement Hermann pour la qualité de ses décors, et la beauté de ses couleurs. Malheureusement, ce récit se passe principalement de nuit, dans des univers très confinés, et privilégie les personnages au détriment des décors. Par conséquent, je n’ai pas retrouvé un théâtre propice à me satisfaire, graphiquement parlant. Hermann reste un très grand dessinateur, et ses planches sont techniquement proches de la perfection, mais je ne l’aime pas trop dans ce genre d’univers.

Ensuite le scénario de Yves H. est trop artificiel à mon goût. Sous prétexte d’une dimension fantastique, l’auteur se permet de composer un univers sans aucune logique, sans aucune cohérence. C’est bien beau de balader son lectorat, mais à condition qu’à la fin de la lecture celui-ci soit convaincu qu’il y a une logique sous-jacente à tout cela. Or, au terme de ma lecture, je suis resté circonspect. Soit le synopsis se résume à peu de chose, soit je n’ai rien compris.

Décevant, sans être détestable. Mais il est clair que je ne relirai jamais cet album.

Nom série  Mon ami Grompf  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal, ce Grompf, pas mal mais sans plus, et c’est bien regrettable après la surprenante et séduisante Mamette.

Premier regret : le trait de Nob est clairement destiné aux jeunes lecteurs. L’artiste use et abuse de visages aux gros yeux, d’expressions sur-accentuées et d’effets dynamiques exagérés. De plus, la colorisation, si réussie pour Mamette, est ici d’une banalité affligeante. L’ensemble est donc bien moins réussi à mes yeux que la série précitée, mais devrait toutefois plaire au jeune lecteur par sa fraicheur et son dynamisme.

Ensuite, l’humour n’offre clairement ici qu’un niveau de lecture, celui des plus jeunes lecteurs. Mais si je n’ai (malheureusement) plus l’âge de rire de ces gags visuels et prévisibles, je suis tout de même convaincu qu’un enfant les appréciera. Par conséquent, je pense que, dans son genre, la série est réussie, mais doit être réservée aux lecteurs les plus jeunes.

Enfin, je n’ai pas retrouvé de niveau de réflexion et de pertinence dans le développement des histoires de Grompf. Cette série sert donc uniquement à divertir, sans susciter les neurones de nos chères têtes blondes.

Pas mal, donc, mais vraiment sans plus.

Emprunt en bibliothèque conseillé pour les jeunes lecteurs, histoire de se distraire une petite demi-heure (par tome).

Nom série  Le Journal de mon père  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album constituait à mes yeux ma dernière tentative dans le domaine du manga. J’avais pris soin de sélectionner un récit qui avait tout pour me plaire. Un récit intimiste servi par un trait simple et précis et présenté sous sa forme occidentale (lecture de gauche à droite). S’il ne m’avait pas convaincu, j’aurais pu faire un deuil de ce genre littéraire.

Résultat du test ? C’est franchement bien … malgré quelques détails.

Avant toutes choses, et c’est finalement ce que je retiens le mieux de ma lecture, c’est la sensibilité, l’émotion, la pudeur et le ressenti qui se dégagent de ce récit. Jiro Taniguchi a réussi à installer un climat à la fois serein et lourd en émotion qui, après une vingtaine de planches d’acclimatation (ben, oui …) a réussi à me happer au point que je n’ai plus quitté l’album. La progression narrative est excellente et nous permet de saisir la profondeur du thème proposé. Ce thème du ressentiment expliqué a posteriori était un vrai challenge, parfaitement réussi par l’artiste.

Chapeau, monsieur Taniguchi !

Restent les détails qui ennuient, ces petits riens qui, au bout du compte forment comme une petite gêne, pour citer un immense écrivain.

Le premier détail est l’ordre de lecture des phylactères. Il n’est pas toujours évident de savoir par lequel commencer, tantôt c’est celui de gauche (mais en bas), tantôt c’est celui en haut (mais à droite). Ce détail n’est pas essentiel, certes, mais tout de même gênant en première lecture.

Ensuite, Taniguchi use dans son récit d’une photographie aussi admirable qu’impossible (sans mise en scène). Je croyais ce récit autobiographique et mon premier réflexe fût de ne pas pardonner cette fantaisie (j’avais le sentiment que l’auteur me mentait). Heureusement, dans son postface, l’artiste explique que ce récit est une fiction. De mensonge, la photo devient une simple erreur technique et est par conséquent bien plus pardonnable. Maintenant j’invite monsieur Taniguchi à prendre en photo de trois quart arrière et avec du recul deux coiffeurs et leurs clients travaillant sur deux fauteuils séparés d’environs un mètre cinquante, et d’avoir leurs reflets dans la glace. C’est techniquement impossible car, pour avoir ce reflet dans la glace, le coiffeur ne peut pas être en face du miroir. Ce genre de composition demande donc une mise en scène qui exclu toute spontanéité, or l’auteur prétend que cette photo a été prise sur le vif, raison de ma gêne.

Enfin, s’il est élégant, réaliste et très lisible, le noir et blanc de Taniguchi ne figure pas parmi mes préférés. La composition des planches est sobre mais peu imaginative. Ce trait est bien plus au service de l’histoire qu’un élément artistique supplémentaire. En clair, on est loin des Andreas et autres Comès, et ce style se justifie plus par des soucis de productivité que par une démarche artistique.

Mais je veux avant tout retenir les meilleurs aspects de ce récit sensible, humain, pudique et propice à l’empathie du lecteur que je suis.

Franchement bien ! (et puis c’est tout !)

Nom série  Missions Kimono  posté le 07/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellente série que voilà ! Et qui ravira les amateurs d’aviation en général, et de « Buck Danny » en particulier.

Jean-Yves Brouard maitrise son sujet. J’ai senti toute la volonté de crédibilité technique de l’auteur, et s’il a parfois recours à un « heureux hasard » dans ses rebondissements, il parvient cependant à garder son aspect « réaliste » tout le long de cette série.

Ses aventures ont, de plus, l’avantage de pouvoir s’étaler sur plusieurs tomes. La série y gagne en complexité et il faut parfois s’accrocher pour démêler les fils de ces intrigues. Dans une collection combinant intrigue politique et comportement militaire, je trouve que c’est plutôt un atout que cette complexité. Mais il est clair qu’on ne lit pas un « Mission Kimono » comme on lit « Natacha ». La narration est dense, les personnages multiples et les explications techniques affichent constamment un profond souci d’exactitude (et si Jean-Yves Brouard me dit qu’il n’a jamais lu les « Buck Danny », j’aurais vraiment du mal à le croire).

En fait, ce genre d’écriture m’a fait penser à l’album de Buck Danny scénarisé par De Houet, un album que j’avais bien apprécié par, justement, cette combinaison d’éléments politiques et militaires.

Maintenant, tout n’est pas parfait, et je regrette le manque de charisme des personnages principaux, ainsi que leur humour parfois lourdingue. Mais nous sommes en face de personnages très réalistes, des militaires appliqués et non face à des amuseurs publics. Leur comportement sans réelle fantaisie et leur humour « pas très drôle » sont donc une autre composante de l’aspect réaliste de la série.

Coté graphique, je retrouve un peu du style d’Eric Loutte (« Biggles »). Le trait est précis, agréablement réaliste quoiqu’un peu raide pour les personnages et excellent dans les domaines les plus techniques.

A découvrir, sans conteste !

Nom série  Quelques Mois à l'Amélie  posté le 07/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai été très déçu par cette lecture pour la simple raison que je n’ai ressenti aucune émotion.

Le personnage central est inintéressant à mes yeux. Il faut dire que ce type d’écrivain en panne d’inspiration, dépressif et aigri a déjà été tellement utilisé qu’il aurait vraiment fallu faire montre de beaucoup d’imagination pour encore m’intéresser à un tel personnage.

J’aurais pu accrocher à ses usurpations d’identité, mais celles-ci se passent si aisément qu’elles perdent toute crédibilité à mes yeux. Non, décidément, je n’ai pas réussi à « rentrer » dans ce récit.

La structure en flash-back ne m’aura pas non plus convaincu. A l’occasion, je suis même parvenu à m’égarer entre les multiples époques représentées. Mais ces erreurs sont sans doute avant tout dues à ma propre distraction, née de mon ennui, plutôt qu’à une mauvaise narration.

Les dialogues très anodins sont agréables à faible dose, mais lassant à force d’emploi.

Le trait de Jean-Claude Denis n’est pas désagréable en soi, mais c’est le genre de graphisme qui se met au service de l’histoire. Par conséquent lorsque je n’accroche pas au scénario, je sais que le dessin ne sauvera pas mon appréciation d’ensemble. Je me dois toutefois de souligner la jolie colorisation, sans doute l’une des mieux réussies dans la carrière de l’artiste.

Mais, bon, étant donné que je me suis franchement ennuyé à la lecture de cette histoire, je ne peux dire que « bof ».

Nom série  Chroniques absurdes  posté le 07/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis passé par plusieurs états d’âme lors de ma lecture de ces chroniques absurdes.

Le rejet, dans un premier temps. Je trouve en effet les premières histoires trop gratuitement spectaculaires. Bien sûr, c’est toute l’idée de Prado que de nous exposer les absurdités de notre société via ces scénettes exagérément démonstratives. Je ne pense cependant pas qu’il y avait lieu de systématiquement arracher les membres de ses personnages pour parvenir à nous transmettre ses idées.

A force de tomber dans le spectaculaire démonstratif, le style de l’artiste en devient caricatural, ce qui dessert ses propos. Pourtant, le potentiel est là. Le trait de l’artiste n’est pas désagréable, son sens de l’observation est réel (mais mal exploité), et sa colorisation est même des plus réussies.

Ensuite, j’ai trouvé que certaines situations étaient tout de même bien observées. Et les histoires les plus absurdement pertinentes m’ont fait revoir ma position. Malheureusement, on ne sortait pas encore du « bof » ou, dans le meilleur des cas, du « pas mal », une appréciation moyenne avant tout due à l’exagération injustifiée de certaines séquences (aaarghh, ces membres arrachés, cette violence totalement gratuite !)

Au début du troisième tome (admirez au passage mon obstination vis-à-vis d’une série peu convaincante à mes yeux), je tombe enfin sous le charme. Certaines des premières histoires sont tout simplement excellentes de pertinence et de joyeux délire. Malheureusement, ce pic d’excellence sera de courte durée et, bien vite, la série retombera dans ses travers. La violence gratuite reprendra le dessus sur la critique absurde, et, à nouveau, j’oublierai la pertinence de l’artiste pour ne retenir que ses tendances trop démonstratives.

En moyenne, je reste entre le « bof » et le « pas mal », sans plus, mais Prado a un potentiel manifeste, tant du point de vue graphique que scénaristique. Une plus grande subtilité et un style moins démonstratif à l’avenir devraient lui permettre de franchir un fameux palier.

Nom série  Loup Noir  posté le 07/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet avis ne porte que sur le premier tome.

Loup Noir est l’exemple-type de série conçue pour être publiée dans un magazine. L’album se divise en plusieurs courts chapitres aux introductions très schématiques, ceci afin de parvenir le plus rapidement possible au cœur du sujet. Ce manque de progression narrative constitue la grosse faiblesse de l’album. Les intrigues se résument à peu de chose et ne permettent pas au lecteur que je suis de s’immerger dans l’album.

Et c’est regrettable, car, pour le reste, je n’ai pas de véritables critiques à formuler envers cette série. Le personnage de Loup Noir est crédible, l’univers amérindien décrit également. Les péripéties vécues par les héros sont typiques (trop peut-être) de l’univers du Far-West. Le ton emphatique employé ne me dérange pas (j’ai été initié à la bande dessinée par les Charlier et autre Greg, qui n’étaient pas mal dans leur genre). Le dessin, dans l’ensemble, est d’une belle qualité. Je regrette juste que l’auteur maitrise mal une petite part de son bestiaire, et plus particulièrement ses lynx.

Bien des qualités, en somme, pour un personnage qui aurait sans doute pu donner naissance à une belle série si les auteurs avaient pu prendre le temps de « poser » leurs histoires, afin de nous amener d’une manière plus fluide au cœur de cet univers amérindien.

Entre le « bof » et le « pas mal », j’hésite. Mais le manque de souffle épique dans une série d’aventure me pousse à favoriser la première de ces deux cotes.

Nom série  Le P'tit bout d'chique  posté le 07/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien gentil, ce p’tit bout d’chique.

Ses histoires à longueur variable sont pleines de tendresse, mais aussi du sens de la répartie légendaire des liégeois. En effet, l’humour de la série fonctionne autant, sinon mieux, grâce aux dialogues que via des gags visuels.

Pourtant, visuellement parlant, il n’y a rien à redire. Le trait de Walthéry et de Mittéï est typique du franco-belge humoristique. Très rond et très expressif, il est un atout incontestable pour la série, même si je regrette les poses très théâtrales des personnages lorsque ceux-ci « tombent des nues ».

Les histoires ont clairement recours à des anecdotes réelles, dont certaines ont réveillé de vieux souvenirs dans ma mémoire. A commencer par ce guidon de vélo utilisé en guise de pipe, mais aussi cette évocation du Sapin Ardent si cher aux habitants de Liège.

Vous ne savez pas ce qu’est « le Sapin Ardent » ? Et bien lisez donc le troisième tome de la série, Mittéï est bien meilleur conteur que moi ! Sachez juste qu’à l’heure actuelle, les petits liégeois continuent à offrir des jouets neufs ou en bon état à leur camarades moins chanceux, durant la période de Noël.

Sans doute, cette évocation régionaliste, cette vision de choses est-elle responsable à mon appréciation d’ensemble, mais je ne peux m’empêcher de dire que ce p’tit bout d’chique est bien binamé !

Pas mal, donc, franchement pas mal …

(Achat conseillé pour les jeunes lecteurs fans de Jojo)

Nom série  Racines  posté le 07/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Au début, j’ai vraiment cru que la série allait totalement me séduire, mais j’ai revu mon opinion au fur et à mesure que les planches défilaient.

Premier reproche : le dessin. Soigné au début, il deviendra de plus en plus négligé au fil des planches. C’est d’autant plus regrettable que, lorsqu’il s’applique, Vincent Dutreil a un trait vraiment séduisant. Malheureusement, certaines cases manquent cruellement de finition, et cette tendance va en s’accentuant tout le long de ces deux albums.

Et lorsqu’il s’applique à faire preuve de créativité dans la composition de ses planches, le manque de finition du dessin tend à faire rechuter l’ensemble comme le soufflé de Bertrand Labévue (pour les amateurs de Gaston Lagaffe).

Deuxième reproche : la profusion de thèmes. En omettant de se concentrer sur un thème central, l’artiste a tendance à s’égarer. Chaque personnage vit sa propre histoire, qui y perd en profondeur et en intensité. Au terme du deuxième tome, Vincent Dutreil tâche de rassembler toutes ses idées, mais le résultat est bancal et peu convaincant. Je ne sais pas si la série offrira un jour une suite, mais la conclusion de ce deuxième est très expéditive.

Troisième reproche, qui découle directement des deux premiers : l’absence de charisme des personnages. Peu soignés graphiquement (très regrettable pour la belle Sarah), peu développés du point de vue psychologiques (Jérémy et Xhiti, entre autres, auraient mérité plus d’attention), les personnages ne parviennent pas à m’émouvoir. Leurs aventures perdent donc directement en intérêt à mes yeux.

Quatrième reproche : les nombreux clichés disséminés dans ces péripéties. Un peu plus d’originalité à ce niveau aurait été le bienvenu. L’artiste parvient à créer un univers original, et c’est regrettable d’ensuite faire vivre à ses personnages des histoires aussi prévisibles.

Par contre, j’ai bien apprécié la personnalité de Taüt, l’être-arbre au comportement ambigu.

Au final, vous l’aurez compris, la série m’a déçu. Pourtant le potentiel de l’artiste est incontestable. A lui de s’appliquer à chaque case afin d’enfin me convaincre.

Nom série  Déesse blanche, déesse noire  posté le 05/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec Déesse blanche, déesse noire, Servais se propose de remonter aux racines des légendes ardennaises, et de les confronter au monde actuel. Le projet était ambitieux et, à mon avis, très délicat à réussir. L’opposition entre le bien et le mal est, par nature, très manichéenne, et Servais ne s’encombre pas de nuances. Cet aspect rebutera plus d’un lecteur mais c’est toute la thématique de ce récit. Personnellement, je me suis donc lancé dans ce diptyque en connaissance de cause … et en craignant le pire.

Pourtant, la première partie de cette histoire aura plutôt tendance à me séduire. Certes, ce n’est pas très original, mais les destins parallèles des deux héroïnes sont plaisants à suivre. Le récit est bien mené et bénéficie, comme de coutume du trait élégant de l’auteur.

Malheureusement, dès l’entame du second tome, le récit bascule totalement dans le fantastique basique. Et, si l’artiste avait réussi à m’amener aux portes de ce monde féérique, il ne parvient pas à me les faire franchir. En cause, une transition trop abrupte et des passages de fantastique de bazar. Le récit se fait trop démonstratif, et la fusion entre les deux mondes (le réel et le fantastique) échoue par manque de subtilité. Les explications philosophiques qui servent de conclusion à ce récit ne sont pas non plus de nature à me convaincre. Honnêtement, je les trouve même plutôt lourdingues.

Reste quelques belles créations graphiques, comme la fameuse déesse, et ses filles. Mais, à coté de cela, il y a aussi d’autres créatures étrangement ratées, comme ces touffes d’herbes.

Résultat : malgré un bon début, et malgré une très belle couverture, Servais n’est pas parvenu à me convaincre avec cet album.

Nom série  L'Arbre-coeur  posté le 05/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai trouvé ce récit trop démonstratif et trop bavard. De plus le trait de Comès est bien moins séduisant dans le cas présent que dans ses meilleurs récits. Je l’ai trouvé moins net, moins tranchant. Et ses jeux d’ombres, que l’intrigue aurait du favoriser, sont peu et mal exploités. Cette critique peut paraître sévère mais l’artiste m’a déjà si souvent séduit par son graphisme que je me fais exigeant avec ses productions.

Au niveau de l’intrigue, utiliser la schizophrénie était une bonne idée mais son traitement est trop peu nuancé pour me convaincre. L’artiste avait-il peur de ne pas être compris ? C’est possible, mais il se fait ici tellement démonstratif que le récit perd tout aspect mystérieux. De plus, ses explications finales sont franchement inutiles, le lecteur moyennement intelligent que je suis ayant compris depuis longtemps le comment du pourquoi des créations du cerveau malade de l’héroïne.

Décevant …

Nom série  Marzi  posté le 05/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne surprise que cette Marzi !

Tout d’abord, découvrir la réalité du quotidien d’une gamine du peuple dans la Pologne d’avant Glasnozt est très amusant. Nous connaissions l’existence des files devant les magasins, des tickets de rationnement pour l’essence, de la présence d’une pression morale et politique apte à briser toute volonté dissidente (du moins durant un certains temps), mais les voir au travers de yeux d’une gamine nous ouvre les nôtres bien mieux que n’importe quel discours.

Ensuite, le ton employé est très agréable. Marzi ne se plaint pas de sa condition. Son existence est telle qu’elle est, avec ses bons côtés et ses mauvais. On est loin d’un discours larmoyant sur la pauvre condition des habitants de l’Est, car ces récits sont avant tout tendres et amusants.

Enfin, le trait de Savoia est intelligemment naïf. Grâce à ce style, je « crois » à cette petite Marzi.

Reste une narration très présente, qui risque de décourager certains lecteurs. Personnellement, je l’ai trouvé très agréable, et son aspect documentaire, couplé à la simplicité de son style ont suffit à gommer les effets néfastes de son omniprésence.

Lecture chaudement conseillée (pour une série qui devrait être présente dans toutes les bibliothèques scolaires).

Nom série  … A la folie  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai du mal à aviser cet album tant je suis partagé entre deux sentiments contradictoires.

D’une part, j’ai envie de dire que cet album est franchement bien. Sa narration est excellente, la progression vers le drame est bien dosée, l’emploi de personnages animalier permet à la fois de garantir l’universalité des propos et l’anonymat de ses acteurs et la conclusion est convaincante et dramatique.

D’autre part, cet album cherche à expliquer les mécanismes qui mènent un couple dans cette spirale de la violence acceptée. Si l’homme est certainement le moins excusable, la femme représentée ici n’en est pas moins coupable elle aussi. Non des faits que lui reproche son mari, qui sont autant de prétextes pour évacuer ses frustrations, mais dans son souci de l’apparence (elle s’occupe plus du « qu’en dira t’on » que d’une réelle recherche de solution). Ce souci de crédibilité de la part des auteurs est louable mais a pour résultat qu’au final, je ne comprends aucun des personnages. Pire encore, aucun ne m’est paru attachant, pas même la femme battue (et je ne vous parle même pas de sa détestable mère). Ce manque d’attachement, ce manque d’empathie fait que je suis resté plus révolté qu’ému par ma lecture.

Quoiqu’il en soit, cet album interpelle le lecteur sur ce sujet sensible. Pour l’ensemble de ses qualités je vais dire « franchement bien », mais je reste avec une gêne : celle de ne toujours pas pouvoir admettre le personnage féminin (je crains de ne jamais rien comprendre aux femmes …)

Nom série  Lipstick  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série … à rallonge.

J’ai, en effet, le sentiment que cette série change d’intrigue au fur et à mesure de ses développements. On démarre avec une prostituée qui tente de quitter le milieu après un gros coup, et on se retrouve avec une aventurière qui trempe dans une drôle de magouille au cœur de l’Amazonie. Ajoutez à cela un petit génie des échecs, deux portes-flingues plutôt crétins, un sénateur véreux, un médecin scrofuleux et vous comprendrez peut-être mieux mon sentiment d’une série fourre-tout sans réel fil conducteur, d’une série maintenue artificiellement en vie grâce à l’adjonction de nouveaux éléments plus improbables les uns que les autres.

Ceci dit, la série se laisse lire. Le trait est agréable quoiqu’un peu chiche à mon goût (j’aurais apprécié, à l’occasion, plus de détails). Les rebondissements ne manquent pas (plus improbables les uns que les autres) et l’héroïne est plutôt agréable à regarder. Bon, les deux gardes du corps belges sont plutôt lourds et le génie des échecs est, au début du moins, franchement tête à claque (il a même, à mes yeux, tendance à le rester jusqu’à la fin), mais je me suis laissé prendre par cette courte série vide-cerveau.

Proche d’un « Sam Bracken » dans ses incohérences et ses facilités scénaristiques, mais finalement plus plaisant grâce à une héroïne plus attachante et un ton plus léger dans l’ensemble.

Pas mal, sans plus … et à réserver aux amateurs du genre.

Nom série  Les Tribulations d'une Caissière  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grâce à cette série, un petit vent de fraicheur souffle sur la bd humoristique ! Il faut dire que, dans le genre, je reste sur deux déceptions de dimension, et que, par conséquent, j’ai sans doute revu mes exigences à la baisse.

Cependant, la série a, à mes yeux, le mérite de proposer un dessin simple et agréable à l’œil. Il me faut légèrement penser aux œuvres de Jim, la colorisation criarde en moins. Le style est très expressif, surtout au niveau des faciès, mais beaucoup moins déjanté que celui évoqué, ce qui n’est pas plus mal.

D’autre part, les gags proposés ont l’originalité de s’appuyer sur un univers encore peu exploité. Les histoires de caissières sont jusqu’à présent encore rares dans le domaine de la bande dessinée.

La série s’inspire manifestement de faits réels, et les mitonnent à la sauce humoristique. En règle générale, la cible est atteinte et j’ai souvent souri lors de ma lecture. Pourtant, rarement, je n’aurai ri, car on demeure dans l’anecdote sans réel trait de génie, sans réel choc humoristique. C’est drôle mais très prévisible.

Pas mal quand même, et même franchement bien par rapport à mes dernières lectures …

Je crains cependant que le sujet ne s’épuise vite et éviterai, à la place des auteurs, de commettre trop d’albums.

Nom série  La Petite Reine  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais lu cet album lors de sa parution en noir et blanc, dont un exemplaire m’avait été prêté par un collègue estudiantin sur le simple prétexte qu’il travaillait occasionnellement dans un café souvent représenté dans l’album (je ne vous raconte pas ma vie, mais ça y ressemble …)

J’en gardais un souvenir confus de thriller campagnard au graphisme élégant et au scénario quelque peu tiré par les cheveux.

J’ai redécouvert l’album dans sa version colorisée et, première constatation, il y perd au change. Non que cette colorisation soit de mauvais goût, mais Servais avait conçu son album pour le noir et blanc, multipliant les hachures et les détails, et la colorisation ne fait qu’obscurcir l’ensemble et occulter les détails. Heureusement, le grand format de l’album permet de limiter la casse, mais, si vous avez le choix, je vous invite à privilégier la version en noir et blanc.

Deuxième constatation : Servais a quand même l’art de reproduire le théâtre de ses histoires avec une grande authenticité. La ville de Virton ici représentée correspond pleinement aux souvenirs que j’en garde. Du collège Saint-Joseph à l’Hôtel de Ville, en passant par « le Chalet », tout est authentique, jusque, et y compris, les trajets des personnages. Ce souci d’authenticité, qui caractérise l’artiste, en irritera peut-être certains, mais il constitue à mes yeux un de ses atouts les plus charmeurs.

Troisième constatation : le scénario de cette Petite Reine (rien à voir avec le cyclisme) reste très capillotracté, mais également prenant. Son point fort réside dans l’ambiance de la petite ville, où le moindre incident peut prendre des proportions démesurées. C’est amené d’une manière très réaliste, et la psychose qui s’empare de Virton me parait tout à fait envisageable dans ce genre de circonstances. Mais d’autre part, l’intrigue politico-policière me parait forcée, et certains de ses éléments artificiels (comme le personnage du chanteur, par exemple). De plus, l’artiste ne peut s’empêcher de placer de ci de là des scènes très mélodramatiques qui m’exaspèrent quelque peu. L’album n’y gagne rien en émotion tant les poses sont exagérées.

Vous l’aurez compris, mon appréciation de l’ensemble reste mi-figue mi-raisin. Je conseille l’emprunt en bibliothèque car j’ai lu ce thriller campagnard avec plaisir, mais les faiblesses évoquées m’empêchent de dire autre chose que « pas mal » (ce qui est déjà bien).

Nom série  Goutatou et Dorochaux  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que « la puce à l’oreille » mais j’en garde un souvenir on ne peut plus correct. Le dessin humoristique à gros nez de Guy Mouminoux est plutôt sympathique, et très lisible dans sa version en noir et blanc. Quant au scénario, il est assez prévisible mais fait montre d’une certaine fraicheur.

L’album se singularise principalement par son verbiage très présent, la majeure partie de la force humoristique de ce récit résidant avant tout dans les dialogues.

Pour résumer, c’était pas mal, et à réserver à un public jeune qu’un peu plus de lecture que de coutume ne fait pas fuir.

Nom série  Père Noël & fils  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Deuxième fois d’affilé, après Le Flagada (Glénat) insipide, que je découvre une série de Bercovici franchement lamentable. Pas une seule fois je n’ai ri aux aventures de ces Pères Noël (de père en fils), et j’ai quatre doigts en trop dans ma main pour compter le nombre de fois où j’aurai souri.

C’est monstrueux de médiocrité.

Les auteurs parviennent même à réaliser l’exploit de créer le gag en une planche … sans chute. Je dois cependant reconnaître que le gag en une planche n’est pas le plus fréquent dans ces albums, mais, malheureusement, lorsque l’histoire … euh … drôle ( ?) s’étale sur plusieurs planches, le niveau atteint n’est pas spécialement meilleur. Dans certains cas, je me suis réellement demandé où se cachait l’instant censé être comique.

Le gag récurent, quant à lui, est basé sur la mère Noëlla qui sert du café (hilarant, isn’t it ?)

Manifestement, le sujet n’a pas inspiré les auteurs. En tous les cas, j’espère qu’il s’agit d’un travail de commande, et que les talentueux (ils l’ont prouvé auparavant) De Groot et Bercovici n’ont pas épuisé toute leur réserve de créativité.

Je n’ai qu’un seul conseil à vous donner, à vous, lecteurs potentiels mais aussi à vous deux, artistes manifestement désorientés : FUYEZ CETTE SERIE !

Nom série  Petzi  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Alors oui ! Petzi, c’est culte.

Cette série m’a fait aimer la lecture. J’ai dévoré ces histoires pleines d’humour, de tendresse et d’aventure. Petzi, c’est une bénédiction pour les très jeunes enfants.

Le dessin est simple et très lisible.
Les histoires sont simples et très lisibles.
Les dialogues sont simples et très lisibles.
Les personnages sont simples et … attachants.

L’ensemble est gentil, joyeux et, bien sûr, incroyablement naïf.

Cette série était (et est peut-être encore) on ne peut mieux adaptée aux plus jeunes de nos têtes blondes. Petzi, ça donnait envie de voyager, de jouer, de créer, de découvrir, d’apprendre, de rêver (oui, moi aussi, quand je serai grand, je construirai un bateau et j’irai faire le tour du monde avec mon ami Riki, na !)

Et lorsque je me promène sur une brocante, je ne résiste pas au plaisir de jeter un œil à l’intérieur des tomes que je découvre.

Que du bonheur ! Merci, Petzi, de m’avoir appris à lire (snif, snif, nostalgie, quand tu nous tiens).

Sans doute, d’autres séries sont elles mieux adaptées au jeune lectorat actuel, mais, pour les souvenirs qui me rattachent à Petzi, je ne peux dire qu’un mot : CULTE !

(avis garanti 100 % subjectif)

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