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... a posté 2141 avis et 454 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Arctica  posté le 21/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si la collection Série B n’existait pas, il faudrait l’inventer pour cet Arctica. Le scénario de Pecqueur est en effet une merveille du genre, et multiplie clichés faciles, personnages stéréotypés et scènes d’action invraisemblables.

Personnage stéréotypé ? Je n’en citerai qu’un : le héros. D’abord, le pauvre a perdu sa fille à cause d’un déchet radioactif. Ce drame a eu raison de son couple, et, depuis, il consacre ses loisirs à détruire les satellites qui menacent de s’écraser sur terre. Ensuite, pour financer ces opérations, il collabore avec les services armés de son pays dans des missions diverses et à hauts risques. Son papa et sa maman sont de braves fermiers respectueux de l’environnement. Lui-même est un baroudeur accompli, maniant aussi bien le lance-roquettes le plus perfectionné que le modeste couteau, est capable de piloter n’importe quel appareil (volant ou non) ou d’enfiler une tenue de plongée. Il possède une voiture de sport du genre « Ferrari » et une Harley futuriste. C’est tellement énorme que ce ne peut être que volontaire dans le chef d’un auteur aussi talentueux que le créateur de « Thomas Noland ».

Et, personnellement, je dois bien avouer que la série comble mes attentes. Il est vrai que je la considère comme un parfait vide-cerveau. Je me laisse guider par ces personnages aux comportements extrêmement prévisibles dans une course poursuite bordélique mais prenante (pourvu que l’on n’y réfléchisse pas de trop).

Graphiquement parlant, le style de Kovacevic est efficace mais risque de vite se démoder. Son trait et sa colorisation sont, en effet, dans l’air du temps, multipliant classiques cadrages cinématographiques et couleurs vives et tranchées. Je crains franchement que l’ensemble manque de personnalité et ne résiste aux passages de mode.

Commercial ? Sans nul doute ! Créatif, original ? Non !

Efficace comme un feuilleton américain d’action. Sans prise de tête et avec la certitude d’y trouver sa dose d’action et de bons sentiments. Une série B, en somme …

Nom série  Terres d'Ombre  posté le 21/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon triptyque que celui proposé par ces Terres d’Ombre. Rien de révolutionnaire, cependant, avec ces deux camps opposés, ce duo de héros constitué d’un voleur profiteur et de son complice musclé et spirituel (son langage en bulles illustrées étant l’élément humoristique le plus présent), avec cette sorcière diabolique et cet étrange personnage en quête du pouvoir absolu.

Les ingrédients sont donc très classiques, et mijotent dans une sauce héroïc-fantasy assez sombre quoique non dépourvue d’humour (grâce au complice de notre voleur). Les rebondissements ne manquent pas mais le caractère prévisible de cette intrigue ne laisse guère de doute quant à son issue. Quelques éléments, très sombres, m’auront cependant sorti de cette routine, avec la mort de quelques personnages d’importance.

La narration est de qualité et le récit est bien structuré. L’histoire est prenante, les divers éléments trouvent leurs places avec naturel, l’ensemble est facilement compréhensible, sans tomber dans le simpliste.

Par contre, le style graphique de Benoît Springer est loin de figurer parmi mes préférés. Il est vrai que l’univers décrit est très sombre, tant dans l’ambiance que dans l’univers. La plupart des scènes de la série se déroulent de nuit, et ces teintes peu nuancées, ces colorisations très uniformes ne favorisent pas la lisibilité du trait. Mais, même sans cet aspect, je trouve le style de Springer peu net. La surabondance de traits brouille plus ces planches qu’elle ne lui apporte de profondeur.

Je n’aurais sans doute jamais découvert la série si on ne me l’avait offerte, tant ce trait est peu engageant, à mes yeux. C’eut été regrettable, au vu de la qualité de ce classique scénario d’héroïc-fantasy.

Pas mal, franchement pas mal … je la conseille aux amateurs du genre.

Nom série  Julie Julie  posté le 21/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
N’importe quoi ! Et avec des éléments racoleurs parfois détestables …

Le personnage de Julie (peut-on parler d’héroïne dans le cas présent ?), déjà, est difficile à accepter. Cette adolescente sans personnalité, qui se fait grimper par tout ce qui bouge, que rien ne semble atteindre, cette mineure fugueuse en quête du prince charmant, peu importe son nom et ses envies pourvu qu’il puisse satisfaire sa soif de paraître, cette gamine, donc, est inintéressante au possible, et moralement peu fréquentable. Les auteurs cherchent à nous la décrire comme une malheureuse victime, mais je ne vois en cette gamine qu’un personnage racoleur, stéréotypé, puéril et superficiel.

Ensuite, ce scénario, qui combine un « casse » qui tourne mal et l’errance de la gamine en question, jusqu’à ce que tout ce beau monde se retrouve dans une villa isolée pour une sanglante conclusion, est d’une platitude extrême. Les rebondissements se voient venir de loin et la conclusion finale est des plus stéréotypées.

De plus, la série multiplie les maladresses, les raccourcis faciles et les clichés désolants. A un point tel que la gamine, après s’être faite agressée par trois blousons noirs (qui lui arrachent son chemisier) puis violée par un camionneur (qui lui arrache le reste) apparaît dans la séquence suivante calme et détendue au comptoir d’un marchand ambulant et vêtue de ses effets miraculeusement remis à neuf, pour repartir avec un nouveau client qui, oh surprise, deviendra son amant.

Lorsque je me relis, je me demande si certains ne risquent pas de prendre cette série pour un album X, tant le scénario que je décris ressemble à ceux généralement exploités par ce style. Je me dois de les décevoir (eux aussi). Certes, l’album est racoleur, certes, son héroïne y apparaît régulièrement dénudée, mais l’absence de scènes réellement pornographiques ou même de passages réellement érotiques en font une bande dessinée finalement peu sexy. Le fait que son héroïne soit mineure constitue également un frein, à mes yeux, car je ne peux pas ressentir de l’attirance pour une gosse (même si son physique est déjà bien en formes).

Restent les aspects positifs : le récit est bien structuré et le dessin de Merezette, quoique très typé années 80, est agréable à l’œil (sans être exceptionnel pour la cause). Cela demeure malheureusement très insuffisant.

Mauvais, bourré de clichés, racoleur et moralement détestable, … à éviter.

Nom série  Lili Moutarde en bandes dessinées  posté le 17/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Drôle d’objet que celui-ci. Avec « Lili Moutarde en bandes dessinées », les éditions « Petit à Petit » nous proposaient une comédie musicale destinée aux jeunes enfants, qui utilise le support visuel (sous la forme d’une bande dessinée) mais aussi le support auditif, sous la forme d’un CD joint au présent album. Et, comble du comble, l’objet propose même la partition musicale aux parents mélomanes capables de gratter une guitare … et de lire une partition (ce qui n’est pas mon cas, malheureusement).

Dans le genre, c’est pas mal fait, et les deux médias se complètent relativement bien. Le trait de Bernadette Desprès est bien sympathique et sa simplicité, mais aussi sa naïveté m’ont rapidement tapé dans l’œil. Ce style convient bien à ce genre d’histoire et à ce jeune public. Je lui reprocherais cependant un certain manque de stabilité, les personnages ayant une certaine tendance à grossir ou à maigrir en fonction des cases et des angles de vue. Mais ces différents acteurs sont si typés que cet aspect passera certainement au-dessus de la tête du jeune lecteur, véritable public-cible de l’album.

La comédie en elle-même exploite une idée très courante dans les contes modernes pour enfant. L’histoire de la petite fille unique, qui s’ennuie toute seule, puis qui regrette l’arrivée de ses petits-frères (il faut reconnaître qu’elle hérite de triplés plutôt turbulents) au point de les expédier au diable, n’est guère originale. Son traitement, par contre, n’est pas dépourvu de fantaisie, et l’histoire est bien menée, amusante, et respecte une certaine morale.

Quant à la partie musicale, même si je n’ai pas trop accroché, je la crois bien faite et, en tous cas, adaptée à son public. Je parle d’expérience, car je connais un bambin de 5 ans qui l’apprécie au point d’en réclamer la diffusion en voiture (si, encore, ça l’endormait … mais non ! Il reprend les refrains avec entrain et à tue-tête …)

Pas mal, donc, franchement pas mal ! A essayer, si vous en avez l’occasion (et les enfants qui vont avec (et si vous n’en avez pas, faites comme moi, empruntez ceux de vos proches (mais évitez la voiture ...))).

Nom série  Immergés  posté le 17/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier tome d’une série qui a tout pour me plaire (j’adore l’univers clos des sous-marins), cette introduction ne m’a cependant pas totalement convaincu.

En cause, la difficulté que j’ai eue à reconnaître et à différentier les multiples protagonistes. Pourtant, Nicolas Juncker nous les présente adroitement au début du récit, mais son trait brut et ses cadrages suggestifs ne me permettent pas de « fixer » tous les acteurs. Il me faudra donc un long temps d’adaptation pour en reconnaître les principaux, et, à l’heure actuelle, j’ai encore du mal avec certains rôles secondaires.

Mais si je ne peux passer sous silence cette difficulté, je me dois de souligner que ce récit n’en est pas inintéressant pour autant. L’ambiance mise en place par l’auteur est excellente, et le point de départ de cette série est captivant. J’ai vraiment envie de savoir comment l’humeur va évoluer à bord de ce sous-marin.

Du point de vue graphique, je ne fais pas partie des fans de l’artiste. Son style brut manque de nuance, à mon goût. Par contre, son expressivité est manifeste et ce style contribue à la création de cette pesante ambiance.

J’attends la suite avec curiosité, mais c’est surtout cet univers des U-boot, et ce contexte politique d'immédiat avant-guerre qui me raccrochent à la série. Le scénario de ce premier tome se résume à une longue, mais prometteuse, introduction, et le style graphique de Juncker n’est pas de ceux que j’affectionne, malgré la qualité de ses ambiances.

Pas mal, et à suivre …

Nom série  Lumière froide  posté le 17/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon petit triptyque, bien servi par un dessin soigné, quoiqu’un peu trop daté à mon goût, et par un scénario « qui coule tout seul » mais qui ne propose rien de bien original pour autant.

J’avais craint le pire au sujet de ce fameux scénario, avec ces personnages très caricaturaux (la belle au magnétisme irrésistible et l’amoureux, champion d’aïkido, au physique plutôt avantageux) mais l’ensemble évolue bien. Les explications très obscures du début se simplifient au fil de l’album tout en gardant une certaine logique et une véritable cohérence. Quelques notes d’humour humanisent le personnage central masculin en le dotant de petits travers mesquins.

Cependant, quelques idées sont très convenues, et la série n’évite pas quelques gros clichés désolants (le coup de la fille cachée se sent venir de loin). Mais le gros reproche que je ferai, c’est que la série se clôt en laissant beaucoup de questions sans réponses. Je me trompe peut-être, mais j’ai vraiment l’impression que les auteurs ont cherché à forcer la parution d’un second cycle en laissant ces questions en suspend et en sous-exploitant certains personnages. Je ne crois cependant pas qu’un nouveau cycle aurait été digne d’intérêt. Par conséquent, je trouve que certaines explications et certains éclaircissements auraient été nécessaires dès la fin de ce troisième tome, et sans tabler sur un hypothétique second cycle.

Graphiquement, comme je l’écrivais plus haut, je ne suis qu’à moitié séduit. Certes le trait d’Eugenio Sicomoro est excellent sur les personnages, mais je trouve cette technique, qui exploite beaucoup les hachures (pour un style aussi réaliste), très typée « années ‘80 », ce que la colorisation ne peut que confirmer. De plus, les décors manquent de profondeur, lorsque je les compare aux personnages. Son héroïne principale est cependant très bien réussie, et son magnétisme est manifeste. Elle n’avait cependant pas spécialement besoin de ce regard de braise pour me séduire, son verso étant lui-même très (gloups) attirant.

Une série divertissante, donc, mais très convenue et qui se clôt sur trop de questions sans réponses à mon goût.

Pas mal, sans plus. A lire, à l'occasion, mais sans en attendre monts et merveilles.

Nom série  Chansons de Téléphone en bandes dessinées  posté le 17/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Rien à faire ! Selon moi, les textes de chanson ne se prêtent pas au format de la bande dessinée. Et ce « Téléphone illustré » ne déroge pas à la règle.

Et, même si les paroles de Téléphone sont très représentatives des sentiments de colère et de dépit d’une jeune génération qui croyait alors son horizon complètement bouché, les mettre en image ne fonctionne pas. Ces textes perdent toute leur hargne et une bonne part de leur acidité en même temps que leur support musical.

J’ai donc essayé de lire ces histoires en écoutant leur version musicale. Et là, je me suis rapidement rendu compte que j’écoutais Aubert, Bertignac et leurs deux comparses sans plus faire attention à la bande dessinée, ou presque.

Sauf exception (au singulier), aucune version graphique de ces titres ne m’a surpris. De plus, je connais bien le répertoire du groupe et aucune chanson ne m’était inconnue, ce qui est un désavantage.

Restent quelques dessinateurs inconnus pour retenir mon attention. Malheureusement, dans le cas présent, pas un ne m’a vraiment tapé dans l’œil.

Ennuyeux …

Seule, la partie biographie (chaque chanson est reliée à la carrière du groupe via un petit texte introductif) aura satisfait mes attentes, mais sans apporter d’éléments neufs à mes propres connaissances (pourtant plus proches de celles d’un amateur éclairé que de celles d’un fanatique). Cette « biographie anecdotique », comme j’ai tendance à la qualifier, et qui est présente sur tous les autres albums de la collection (sauf erreur de ma part, car j’avoue ne pas les avoir tous lus), constitue le seul point positif de la collection. J’en apprécie l’originalité et la légèreté. Mais sans un réel intérêt pour la partie bande dessinée, cet aspect isolé ne me permet pas d’accrocher à la collection.

L’ensemble demeure donc plus que moyen et aura du mal à se trouver un public.

Un très petit 2/5 ...

Nom série  Les Fonctionnaires  posté le 17/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Beaucoup de blagues circulent (entre autre, sur le net) au sujet des fonctionnaires. Il suffisait donc de puiser dans ce vivier pour alimenter une série le temps de deux ou trois tomes. Ajoutez à cela tous les stéréotypes rattachés à la soi-disant fainéantise des dits fonctionnaires et les divers profils proposés par la série ne vous surprendront absolument pas. Mais, au delà de ces deux, trois premiers volumes, le risque de devoir nous servir des blagues éculées ou d’une qualité plus que moyenne devient très élevé.

La série « les Fonctionnaires » en est à son … dixième tome.

Alors, oui, j’ai bien apprécié les premiers tomes, même s’ils n’avaient rien d’exceptionnel. Mais, passé le tome 4, j’avoue être arrivé à saturation. Les auteurs ont, selon moi, épuisé le sujet et feraient mieux de passer à autre chose.

En ce qui concerne les premiers épisodes, et malgré leur côté très « cliché », j’ai vraiment bien aimé certains gags. Les planches sont souvent bien construites et les dialogues font montre du minimum de bagout nécessaire. Le trait de M’Duc n’a rien d’exceptionnel, mais il convient à ce genre de série humoristique. Malheureusement, comme trop souvent, les décors sont trop peu soignés et n’offrent pas de gags d’arrière-plan, si appréciables en cas de relecture. L’ensemble m’inspire plus d’un sourire mais ne parvient qu’exceptionnellement à me faire rire.

Sympathique, à ses débuts.
Lassant, depuis longtemps.

Bof, quoi, mais lecture des premiers tomes conseillée pour les amateurs du genre (et fonctionnaires, de préférence).

Nom série  Nos pires fêtes foireuses  posté le 17/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les amateurs de Jim ne risquent pas d’être surpris par ce recueil. En effet, l’artiste ne change pas sa recette et nous sert donc une volée de gags dont chaque décrit un cas particulier de fête foireuse.

Les situations représentées pourront rappeler des souvenirs à certains d’entre vous. Etant un enfant sage et un adulte responsable, je ne me suis que très rarement reconnu … bon, ça va, je déconne. Certaines situations sont effectivement bien tapées et certains profils ne peuvent que réveiller quelques souvenirs.

Ceci dit, cet opus est loin de figurer parmi mes préférés de Jim. En cause : des caricatures sans réelle créativité et des dialogues faiblards. Je crains qu’à force de sortir des albums toujours calibrés sur le même schéma, l’artiste ait fini par épuiser le filon. Je sais trop à quoi m’attendre et l’effet de surprise ne joue plus en sa faveur. De plus, le thème des fêtes foireuses n’est pas de nature à m’emballer, de prime abord. Son univers, trop spécifique, ne laisse pas beaucoup de liberté aux artistes, et la série tourne rapidement en rond. Enfin, ses dialogues, qui initialement m’amusaient par leur côté impulsif, excessif, speedé et d’jeuns, finissent par me lasser et me laissent maintenant trop souvent de marbre.

Graphiquement parlant : pas de surprise non plus. Le style demeure dynamique, expressif à l’outrance et coloré pareil. C’est très chouette à faible dose, mais saoulant à force …

Bof, donc. Emprunt conseillé pour les fêtards, mais je ne recommanderai certainement pas l’achat.

Nom série  Le Jardin d'hiver  posté le 15/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intrigué par le graphisme étrange et poétique (du moins, à mes yeux) de Grazia La Paluda, je me suis lancé dans ce récit sans trop savoir à quoi m’attendre.

J’en ressors avec un sentiment mitigé. D’une part, la poésie est bien présente, de l’autre l’histoire proposée manque de profondeur.

J’ai cependant parcouru (et dans « parcouru », il y a « couru » qui donne une indication de la vitesse à laquelle cet album peut se lire) ces planches avec plaisir. La petite chronique sociétale est bien plaisante et (surtout) bien servie par l’étrange graphisme de l’artiste italienne. Je craignais un peu ces petits personnages à grosse tête, mais Grazia La Paluda parvient à les doter d’un réel charme et d’une certaine humanité.

Les décors sont également très réussis et, dès la première planche, j’ai senti l’écrasante présence de cette ville déshumanisée peuplée d’anonymes anodins. Cette vision de nos sociétés urbaines, point de départ du récit, m’a franchement bien plu et son illustration graphique est pour beaucoup dans mon appréciation de cet album.

L’élaboration des planches est également très soignée, et n’hésite pas à fragmenter des instants en plusieurs cases, qui permettent au lecteur que je suis de « sentir » le temps passer. Ce procédé, que j’aime à faible dose, est malheureusement un peu trop présent à mon goût. Cette redondance, qui finit par ressembler à une facilité scénaristique, m’a lassé, à terme.

Mais le plus décevant est finalement le manque de profondeur du personnage central, dont on ignorera encore beaucoup au terme de l’album. Qu’il garde une part de mystère, je l’approuve, mais à ce point !? Je me demande surtout s’il n’est pas réellement insignifiant tant son profil m’apparaît superficiel.

Un agréable moment de lecture, cependant, mais cet album manque un peu de profondeur.

Franchement pas mal bien ! (scénario : un petit 3/5 – dessin : un bon 4/5).

Nom série  Le 36ème Juste  posté le 14/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série ne m’a pas emballé, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le dessin de Dumouilla m’est apparu assez vide et approximatif. Ses personnages manquent de profondeur et ses décors manquent de détails et de précision. La colorisation manque de subtilité et l’ensemble ne parvient pas à me satisfaire.

Ensuite, les péripéties vécues par Omraam ne m’ont guère passionné, tant elles combinent fréquemment raccourcis faciles et séquences sans réel intérêt. Attention ! L’ensemble se laisse lire … mais regorge de facilités. Par exemple, un bras droit impitoyable utilise à longueur de temps une sarbacane avec une dextérité jamais prise en défaut. Mais, lors du combat final, cette sarbacane reste étrangement inutilisée. Pourquoi ? Je me le demande encore (sinon parce qu’il était plus facile de « tuer » ce personnage s’il se défend avec maladresse, ce qui ne cadre pas du tout avec le reste de l’histoire).

De plus, alors que cette bande dessinée semble vouloir promouvoir la tolérance et l’acceptation de l’autre, elle prend surtout faits et causes pour la religion juive, sans faire montre de tolérance vis-à-vis des autres croyances. J’ai vraiment tiqué sur le parti politique oppresseur symbolisé par un boucher à tête de chat. Peut-être s’agit-il d’un clin d’œil à « Maus », mais j’y ai surtout vu un amalgame entre les mangeurs de viande (et de viande porcine en particulier) et les oppresseurs. Et j’en suis arrivé à me demander si le message délivré n’était finalement pas : « j’accepte l’autre pourvu qu’il pense comme moi … »

J’ai tiqué pareillement à la vue de l’impitoyable tueur ennemi de notre héros. Celui-ci arbore un look qui ne laisse aucun doute sur ses origines égyptiennes. Pour une série dédiée à la tolérance, pareille stigmatisation, pareil cliché me semble maladroit et certainement pas de nature à calmer les esprits.

Car, et c’est bien là tout le problème, cette série se veut avant tout fantaisiste. Certes, elle s’inspire de la tradition juive mais décrit une époque et une société imaginaires. Pourquoi, dès lors, reprendre autant de clichés « historiques » (le parti politique très national-socialiste, les méchants mangeurs de viande de porc, les cruels égyptiens, et le pauvre juif persécuté à cause de son nez crochu (un bec d’oiseau, dans le cas présent)) ?

Mais, en contrepoint, j’ai apprécié certaines idées, et notamment la volonté pacifiste de Omraam à un moment crucial de l’histoire.

A cause d’un dessin auquel je ne suis pas sensible et des nombreux amalgames que je trouve maladroits ou déplacés, je ne dirai que « bof », mais je pense que la série pourra plaire aux amateurs de paraboles fantastiques.

Nom série  Les pétanqueurs  posté le 14/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof !

Mais ça s’est joué à peu de chose, tant cette série est dispensable. J’avoue, de plus, n’avoir lu que les deux premiers tomes et n’avoir aucune envie de découvrir la suite.

Le grave problème de la série se résume à son thème. Dédier 4 albums à un sujet aussi propice aux clichés, mais également aussi pauvre en possibilités de variations scénaristiques était franchement casse-gueule. Et, dès le premier tome, les auteurs se la cassent. J’avais espéré qu’ils tiennent ne fusse que l’espace de 48 planches, mais, non, ils ne parviennent pas à faire montre d’une quelconque originalité …

Les dialogues « avé l’assent du sud » ne sont pas de nature à améliorer les choses, tant ils me semblent manquer de naturel, ou, du moins, de spontanéité et de poésie (n’est pas Pagnol ou Fernandel qui veut …) Or, au vu de la pauvreté du thème abordé, c’est là que devait se situer la vraie richesse de la série. Et de richesse, et bien, il n’est vraiment pas question !

Ajoutez à cela que les strips sont mal construits tant ils annoncent la chute dès les premières cases et vous comprendrez mon faible engouement.

Le dessin de Curd Ridel n’est pas mauvais en soi, mais il manque cruellement de personnalité. C’est du « Bamboo » typique ! Il reste cependant d'une bonne qualité dans ce style et sauve la série du 1/5.

Sans intérêt, à mes yeux du moins …

Nom série  On éteint la lumière, on se dit tout  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rien à faire ! Cet album de bandes dessinées, qui pourrait constituer une réelle arnaque aux yeux de certains lecteurs (au même titre qu’un roman intitulé « mémoires d’un amnésique »), demeure parmi mes préféré du prolifique Jim.

J’accroche aux albums de cet artiste selon que j’apprécie, ou non, son idée de départ. Et, dans le cas présent, j’accroche ! Et si c’est de la fainéantise que naissent certaines idées de génies, Jim doit figurer parmi ces fainéants créatifs.

De plus, la caricature fonctionne en plein, et je me reconnais à intervalle régulier dans les gags de cet album.

Au niveau graphique … warf, warf, warf, parlons d’autre chose … Ceci dit, les phylactères parviennent régulièrement à illustrer les propos d’une manière efficace. Mais, bon, de là à parler de graphisme, il y a, à mon humble avis, encore de la marge.

Un album gag, comprenant des gags d’une honnête qualité, mais qui vaut surtout par son idée de départ. Proche de l’arnaque, mais réussi. Lecture recommandée, mais pas l’achat, une relecture n’ayant plus la même saveur que celle engendrée par la découverte du procédé.

Franchement pas mal bien !

Nom série  La Thune (ces p'tites combines pour en gagner un max)  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Gngngngngnème album consacré par Jim aux petits travers humains, « la thune » est loin de figurer parmi mes préférés.

Si le trait de l’auteur reste agréablement dynamique et expressif, si sa colorisation demeure toujours très … euh … visible, ses idées de départ sont malheureusement souvent quelconques. Je n’ai rien contre la caricature, au contraire, lorsqu’il s’agit de se moquer de nos propres petits travers, mais le trait est ici trop forcé pour que je me reconnaisse (ou pour que je reconnaisse l’un ou l’autre « ami »). Or, sans identification, la caricature ne peut fonctionner.

De plus, mais c’est une constance dans cette collection, la construction des gags valorise avant tout l’idée de départ, au détriment de chutes, souvent insipides. Imaginez mon sentiment lorsque je trouve l’idée de départ très moyenne, et la chute médiocre ! Il ne me reste que quelques dialogues pour espacer mes bâillements, ce qui n’est pas suffisant.

Médiocre, cet album ne mérite pas que vous lui consacriez une thune …

Nom série  Le Tour du monde en quatre-vingts jours  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deuxième album que je lis dans cette collection que les éditions Adonis consacrent aux grands romans classiques, cette adaptation d’un roman de Jules Verne n ‘égale pas en qualité le très bon « Robinson Crusoë » de Defoe.

La déception vient prioritairement du scénario/résumé proposé par Chrys Millien. Celui-ci n’est pas mauvais en soi mais il contient vraiment trop de raccourcis faciles pour me convaincre. J’ai bien conscience qu’il est difficile, sinon impossible de résumer le tour du monde en 80 jours en seulement 48 pages d’une bande dessinée, mais les nombreuses ellipses disséminées dans ce scénario m’ont vraiment gêné, dans le cas présent. Ce roman, comme bien d’autres œuvres du célèbre écrivain, mérite un long développement qui pourrait s’étaler sur 6 ou 7 tomes, au minimum. En dessous de ce nombre, je crains que, systématiquement, l’adaptation ne retombe dans une trop grande simplification multipliant raccourcis et ellipses (comme c’est le cas présentement).

L’ensemble se laisse cependant lire sans générer un réel ennui, mais le mérite en revient au roman original, qui était bien pensé, et bien construit.

Graphiquement parlant, l’album est très valable. Le trait du même Millien émarge au style « ligne claire ». Il est très classique, très lisible, agréable (quoiqu’un peu pauvre) dans ses décors et expressif au niveau de ses personnages. Pas de réels reproches à formuler donc, sinon un certain manque de personnalité.

Le dossier joint est simple et instructif. Il combine une biographie de Jules Verne avec un rappel du contexte historique de l’époque à laquelle le roman a été écrit. Une analyse du roman est également proposée, ainsi que quelques extraits choisis, et un petit lexique. Enfin un CD reprenant l’intégralité du roman est joint à l’album, qui permettra au lecteur enthousiaste de découvrir le roman dans sa forme originale. Un très bon dossier, une fois encore, qui aborde les pistes principales sans tomber dans le didactique rébarbatif.

Bof, pour sa partie « bande dessinée » et « franchement bien ! » pour l’initiative et le dossier. Pas mal, en résumé.

Cet album constitue un bon outil pour les enseignants, mais je n'irai pas jusqu'à en recommander l'achat.

Nom série  Robinson Crusoë  posté le 10/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellente surprise que cette adaptation de qualité du roman de Defoe !

Bien sûr, on n’échappe pas à quelques raccourcis frustrants (format de 48 pages oblige) mais ce scénario/résumé est une réussite et parvient à contenir les péripéties principales sans surcharger le récit, et évite même de trop le syncoper. La narration est fluide et agréable. Les dialogues sonnent juste et respectent l’esprit du roman.

Le dessin de Jean-Christophe Vergne est une autre agréable découverte offerte par cet album. Son trait est simple et très lisible mais dégage une certaine personnalité. Ses décors sont soignés, sans être exceptionnels, mais j’ai plus particulièrement apprécié sa colorisation. Elle est peut-être un peu trop lumineuse, mais j’avoue craquer sur ses teintes de bleu (je me sens les pieds dans l’eau à la lecture des cases « marines »).

Et si j’ai déjà lu le roman de Defoe, j’avoue en avoir encore une fois savouré la trame et la qualité du développement psychologique de Robinson. Cet aspect, qui risque de choquer le jeune lecteur, qui ne prendrait pas conscience de l’époque à laquelle ce roman a été rédigé, est, en fait, l’élément central du récit.

Les éditions Adonis ont l’intelligence de joindre à cet album un petit dossier extrêmement bien fait. Celui-ci reprend, outre une biographie de l’auteur, un chapitre historique qui resitue l’œuvre dans son époque et dans son contexte, ainsi que certains extraits choisis (en langue anglaise et dans sa traduction française) du texte original. Plus anecdotique, mais bien amusant : une sélection de mots représentatifs du roman est traduite dans cinq langues différentes. Enfin, un CD reprenant l’intégralité du roman dans sa version originale, ainsi que dans sa version française, est joint à l’album.

L’ensemble constitue donc une belle approche du roman de Defoe, et peut sans conteste servir de base à l’étude du roman dans un cadre scolaire. Pour cette initiative réussie, et même si le volet « bande dessinée » vaut plus un « pas mal » qu’autre chose, je vais dire « franchement bien ! ». Cet album atteint ses objectifs, en proposant une bande dessinée de qualité, en offrant un dossier instructif, accessible aux adolescents et non rébarbatif, et en laissant la possibilité aux jeunes lecteurs enthousiastes de découvrir l’œuvre initiale, grâce au CD fourni.

Je ne m’y attendais pas, mais ne peux que féliciter les éditions Adonis pour cette belle réussite !

Nom série  Louis la Guigne  posté le 09/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Louis la Guigne est un de mes personnages préférés. Ce gaillard, toujours du côté des perdants, plein de bonne volonté, têtu et solide, est on ne peut plus attachant.

Les scénarios de Giroud ont le mérite de nous promener dans un monde alors proche de l’explosion, et de s’intéresser à quelques épisodes de cet entre-deux-guerres troublé (les mouvements anarchistes, la montée du fascisme et la guerre civile en Espagne, plus particulièrement, mais cette liste est loin d’être exhaustive). La qualité historique de la série est incontestable et les scénarios proposés permettent de combiner cet aspect avec des aventures prenantes et bien construites.

Petit bémol, toutefois : une narration très présente, qui alourdit la lecture. Les tomes sont denses et nécessitent que l’on s’y consacre totalement pour réellement les apprécier. Une lecture rapide et distraite est, par conséquent, à éviter.

D’un point de vue graphique, j’ai une appréciation d’ensemble plus partagée. Le style de Dethorey, au début de la série, est loin de figurer parmi mes préférés. Le trait est, par moments, confus voire brouillon et certaines perspectives sont franchement foireuses. Mais, surtout, la colorisation est proche de l’horrible, tant elle dégouline de fadeur. Toutefois, ce trait présente déjà certaines qualités, dont son expressivité. Ces qualités prendront alors une autre dimension lorsque l’artiste changera de style pour en venir à une couleur directe tout simplement magnifique. Le talent de Dethorey éclate alors au grand jour, et, autant je n'appréciais que très modérément l'ancien, autant j'avoue être un grand fan de ce dernier !

La majeure partie de la série est cependant illustrée dans le style « ancien », ce qui est regrettable.

Franchement bien, tout de même, et malgré ce bémol, Louis la Guigne vaut la peine qu’on s’y attarde pour son contexte historique et politique, son attachant personnage central et ses aventures mouvementées.

Nom série  Victor Sackville  posté le 09/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Victor Sackville est, à mes yeux, une série très inégale au niveau de ses intrigues, mais d’une précision chirurgicale en matière d’illustration (d’un lieu et d’une époque).

Cette précision, ce souci de véracité, cette qualité dans la documentation sont les réels points forts de la série. Et si cet aspect ne vous enthousiasme pas, je pense sincèrement que vous pouvez dès à présent passer à autre chose.

Les scénarios, des récits d’espionnage, ne font pas réellement preuve d’originalité et ont, au fil des épisodes, de plus en plus de mal à se renouveler. De ce point de vue, la série pèche clairement.

Graphiquement parlant, Victor Sackville évolue dans un style « à la Jacobs ». Le trait de Carin est d’une précision exemplaire, d’une lisibilité parfaite et d’un dynamisme … très relatif. Ses expressions de visage manquent de nuance, ce qui me déçoit quelque peu. Par contre, ses décors sont proches de la perfection et j’ai pu vérifier de la profonde qualité de ceux-ci lors de mes lectures du Loup des Ardennes (une histoire ayant Spa et sa région pour théâtre). L’évocation de la ville durant cet épisode est incroyable et fascinante. J’ai lu et relu cet album rien que pour cet aspect, et le plaisir de reconnaître certains endroits est similaire à celui que je ressens lorsque je découvre d’anciennes cartes postales de ma région. De plus, les divers trajets des acteurs de ce récit ont le mérite d’être logiques. Les chemins empruntés, les distances entre les lieux et le temps nécessaire pour accéder à tel ou tel endroit sont plus que réalistes. Ils sont réels !

Je pense que cette qualité est d’application dans tous les tomes de la série, mais, n’ayant pas visité les multiples théâtres de ces aventures, je ne peux le certifier. Toutefois, j’ai pu vérifier que l’épisode se déroulant à Ypres propose, lui aussi, certaines séquences du même acabit.

Très bon au niveau de ses décors et très moyen au niveau de ses intrigues (avec quelques chouettes scénarios tout de même), pas mal donc.

Nom série  La Patrouille des Castors  posté le 09/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est toujours facile de critiquer ces longues séries sur plusieurs aspects (le fait que les personnages ne vieillissent pas dans un monde en constante évolution, le côté démodé des scénarios les plus anciens, les similitudes entre plusieurs de ces scénarios, le sentiment de toujours lire la même histoire), mais la Patrouille des Castors dispose de suffisamment de qualités pour ne pas s’arrêter sur ces points faibles typiques du genre (relisez Buck Danny ou Michel Vaillant pour vous en convaincre).

Et une des principales qualités de la série provient de son style graphique. Rarement une série aussi ancienne aura bénéficié, dès son premier tome, d’une telle qualité graphique ! En effet, encore au jour d’aujourd’hui, cette première aventure propose un dessin moderne (mais plus dans l’air du temps, je le concède).

De plus, Mitacq n’aura de cesse de se perfectionner, avec parfois certains ratés (comme son bref passage vers une ligne claire) mais surtout de grandes réussites. Un des aspects que je préfère, dans son style, c’est l’audace de ses cadrages, et plus particulièrement de ses contre-plongées que je trouve souvent magnifiques. Et si l’époque « Charlier » n’échappe pas au gaufrier classique, Mitacq se libérera de ce carcan dès son départ, pour nous proposer des planches plus variées dans leur composition.

Dans l’ensemble, son trait réaliste extrêmement classique, précis et riche en détails m’aura constamment séduit. Je le rapprocherai d’un Leloup, mais Mitacq dispose de plus de souplesse, de plus de rondeur dans son dessin. Ses décors, plus particulièrement, m’auront charmé.

En matière de scénario, je retrouve les tics de Charlier dans la manière de construire ses intrigues. La structure des récits n’est d’ailleurs pas sans rappeler Buck Danny, avec beaucoup de diptyques et un Tapir dans le rôle de Sonny Tuckson.

Le départ de Charlier n’offrira pas un second souffle à la série. Les scénarios de Mitacq et de Wasterlain, s’ils ont le mérite de moderniser la série, souffrent de certaines carences dans leur élaboration, et plus spécialement au niveau du suspense distillé. Par contre, ils sont plus réalistes du point de vue des capacités physiques de ces jeunes scouts qui, il faut bien l’avouer, ressemblaient à de petits génies athlétiques à l’époque de Charlier.

Mes récits préférés sont clairement ceux qui se passent en Europe et qui proposent des séquences de spéléologie ou d’alpinisme (deux pratiques fort appréciées de Mitacq, et cela se ressent dans son dessin). Les plus pénibles sont, toujours à mes yeux, ceux se déroulant sur le continent africain (mais j’ai toujours eu du mal avec cet univers, quelle que soit la série, Tintin ou Spirou inclus).

Le côté très moralisateur (très boy-scout, serais-je tenté d’écrire) risque de déplaire à certains. Personnellement, je dois avouer que je n’aimais pas la Patrouille des Castors à l’époque de ma propre adolescence, en partie à cause de cet aspect, mais que j’ai franchement apprécié ma récente relecture. En effet, cette morale bienpensante, comme d’autres aspects (sa vision politique, par exemple, ou son univers peu féminisé), évolue au fil des épisodes et une relecture a posteriori permet d’en mieux cerner les nuances. La série se transforme alors en témoignage illustré d’une certaine évolution de la société, et, à ce titre, propose également un réel intérêt.

Restent cependant ces fameuses B.A. et ce sens du pardon trop beaux pour être honnêtes. C’est bien sûr une vision idéalisée, mais ces héros sans peur et sans reproches ne sont pas parmi mes préférés. Heureusement, Tapir et, dans une moindre mesure, Faucon sont là pour nuancer cette appréciation d’ensemble. Mais j’aurai souvent eu envie de foutre des claques à Poulain pour sa mentalité de parfait … boy-scout.

Un dernier aspect, enfin : le fait que ces adolescents ne vieillissent pas ne m’a pas spécialement choqué. Il est vrai que je viens de relire la série sur une courte période. Je crois cependant que l’absence de famille (comme pour Buck Danny, et contrairement à Michel Vaillant) permet de garder ces personnages hors du temps.

Pour son graphisme, et pour certains épisodes (dont l’excellent diptyque « 20 milliards sous la terre – El Demonio »), je serais tenté de mettre « franchement bien ». Malheureusement, trop de tomes faiblards viennent refroidir mon enthousiasme, et je me contenterai d’un modeste « pas mal », mais en ne décourageant pas l’achat.

La série est cependant passée de mode, et intéressera sans doute plus le « vieux » lecteur qu’un adolescent des années 2010.

A titre indicatif, mes tomes préférés portent les numéros 6, 8, 12, 13, 14, 19 et 20.

Nom série  Basket Dunk  posté le 08/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que le premier tome … mais n’irai pas plus loin.

Basket Dunk est une série humoristique de plus. Point. Elle ne propose rien d’original, sinon sa thématique (le basket-ball), et encore … au vu de la profusion de séries se proposant d’illustrer l’un ou l’autre sport.

Donc, nous avons droit à la bande de copains, tous très typés (le spitant, le fade, le gros, le maladroit, le fan absolu, etc …), dingues de basket, sinon pour le sport du moins pour son univers.

On n’échappe pas au gag récurant du joueur qui se retrouve la tête ou le cul dans le panier. D’autres gags auraient pu convenir à n’importe quelle série avec un minimum d’adaptation. Et seuls deux ou trois m’ont fait réellement sourire.

La narration, par contre, est souvent de qualité, et m'a permis d'atteindre le terme de l'album.

Le dessin est semblable aux autres du genre (pour les comparaisons, voyez chez bamboo), mais se situe dans la bonne moyenne. Propre, net, très lisible, dynamique et gentiment expressif, il n’est pas original à franchement parler mais quand même agréable à l’œil.

A lire pour s’aérer le cerveau, mais tout de même loin d’être hilarant.

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