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... a posté 1938 avis et 355 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Mérite maritime  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon ! J’ai du mal avec le dessin de Riondet, mais qu’est-ce que j’aime les histoires imaginées par Dubois ! Surtout dans le premier tome (mais le deuxième est encore très bon, et le troisième (qui ne propose qu’une histoire complète) demeure d’excellente facture).

J’ai réellement savouré la galerie des personnages (de grandes gueules au cœur tendre, solidaires en cas de coup dur mais prêts à se mordre le nez en toutes autres circonstances, et qui ne cessent de se charrier à toute occasion), une galerie qui a, en plus, le mérite de m’apparaître comme plausible (à défaut d’être réaliste).

Ensuite, j’adore cet univers de marins de la marine marchande. On est loin des grands voiliers et des paysages paradisiaques. Le monde de nos valeureux navigateurs sent bien plus le diesel et l’huile rance (sur le bateau), le parfum bon marché et l’alcool (sur les ports) que les fleurs de vanillé.

Malheureusement, la première nouvelle du premier tome n’est pas la meilleure (loin s’en faut), et risque de décourager certains lecteurs. Mais les suivantes sont tout bonnement excellentes. Elles sont variées mais typiques de l’univers des marins, et laissent la part belle à l’humanité des personnages. C’est de la sensibilité du type « brut de coffrage », comme je l’aime (oui, je suis un ours au cœur tendre). Si la structure des aventures peut être qualifiée de « policière », les aventures en question constituent avant toute chose autant de profils de personnages. L’humain est toujours mis en avant, même si l’intrigue est régulièrement très bien construite et bénéficie, à l’occasion, de petites idées de génie (dont un cercueil incinéré (dit comme ça, cela peut paraître incongru, mais si vous lisez l’histoire en question, vous comprendrez mieux)).

Je préfère les courtes nouvelles à la longue histoire du tome 3, car Dubois a vraiment l’art de la concision, et parvient à créer une véritable atmosphère en peu de planches, alors qu’a contrario, il me semble se perdre un peu dans sa dernière aventure (qui reste cependant bien écrite et agréable à lire, mais nettement moins jubilatoire).

Mention spéciale aux dialogues, qui sont souvent excellents !

Enfin, comme je le disais au début de cet avis, le dessin de Riondet n’est pas celui que je préfère. Son trait est trop carré à mon goût et je confonds régulièrement plusieurs des personnages (heureusement, leurs caractères sont suffisamment typés pour que cette confusion demeure dans le domaine de l’apparence). Par contre, ce style a l’avantage d’être très agréable pour les décors et parvient à bien restituer l’ambiance des bars, des cafés, des bateaux rouillés, des cales poisseuses tout en restant d’une grande lisibilité (hormis ce problème au niveau des visages).

Très bien, franchement !

Nom série  Comanche  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour la période « moderne », illustrée par Michel Rouge, je me cantonnerai à dire que je n’ai jamais réussi à digérer le choc dû au passage de Herman à ce (pourtant talentueux) artiste. Résultat : je n’ai jamais réussi à réellement entamer un de ces albums. Cependant, et j’insiste, Michel Rouge est un illustrateur de talent, mais son style très « froid » ne m’attire pas.

En ce qui concerne l’époque « Herman », je ne peux que souligner la qualité de la série … du moins durant neuf tomes, car « le corps d’Algernon Brown », s’il bénéficie d’un honnête scénario, est un réel foutage de gueule au niveau graphique. Herman multiplie volontairement les inepties, en intégrant dans le décor, tantôt un sosie de Lucky Luke, tantôt une montre à quartz. Qu’il n’avait plus envie de travailler sur la série est une chose, qu’il se moque du lecteur qui le nourrit en est une autre !

Restent donc les neuf premiers tomes.

Ils sont excellents, à mes yeux.

Très classiques pour des westerns, ils nous offrent des personnages charismatiques (Red Dust et Comanche en tête), des univers fidèles à notre imaginaire (de vastes espaces arides, le chemin de fer, les indiens rebelles, les bandits sans foi ni loi, et cette civilisation qui ne cesse d’avancer, au grand désespoir de l’ours qu’est Red Dust), et des aventures bien ficelées. On pourra toujours reprocher à Greg le côté très convenu de ses scénarios, mais le gaillard avait l’art de ficeler des histoires captivantes sans aller chercher midi à quatorze heure. C’est simple et efficace, ce qui convient finalement très bien à ce genre plutôt brut qu’est le western.

Une très bonne série jusqu’au tome 9.
Un tome 10 que je trouve honteux.
Une transition entre deux dessinateurs que je n’ai jamais su assimiler à partir du tome 11.
Voilà qui est difficile à coter.

Je dirai 4/5, mais à condition de se limiter à la première époque.

Nom série  Colin Colas  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Colin Colas était une sympathique petite série d’aventures destinée aux jeunes adolescents. Son trait est typique de ce style littéraire : un dessin plutôt rond, de gros nez, des attitudes exagérément expressives, des décors suffisants mais souvent simplistes. Une bonne qualité d’ensemble dont le dynamisme est l’atout majeur, et le manque de personnalité le défaut principal.

Les aventures vécues par cet audacieux (et astucieux) mousse sont, dans l’ensemble plutôt divertissantes, mais d’une qualité inégale. On a droit au classique univers des pirates, avec ses chasses aux trésors, ses abordages, ses destinations exotiques (la Jamaïque) ou étranges (les Sargasses). La série offre donc des cadres diversifiés, mais respecte rigoureusement l’univers de la piraterie. L’Empereur des Sargasses et le Monstre de Drumnadrochit sont, à mes yeux, les deux meilleurs tomes de la série, et le fait qu’Yvan Delporte en soit le scénariste n’est sans doute pas un hasard. A contrario, l’Ile aux Trésors est tout à fait dispensable, à mon humble avis. Les autres tomes oscillant entre le « bof » et le « pas mal ».

A réserver à un jeune public (fan de « Pirates des Caraïbes », par exemple) et à choisir en fonction de vos affinités avec tel ou tel scénariste.

Pas mal, mais sans surprise …

Nom série  Les Feux d'Askell  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Si cette série n’est pas une des plus grandes œuvres de la bande dessinée universelle, elle constitue néanmoins une légende à elle seule. Et à ce titre, elle peut prétendre au qualificatif de « culte ».

Cette saga d’héroïc-fantasy à l’improbable quatrième tome avait tout de même de fameux atouts à faire valoir.

Tout d’abord, le dessin de Mourier est d’une belle qualité. Très « liquide » (opposé d’un trait sec), très souple et tout simplement envoutant dès qu’il s’agit de mettre Cybil en évidence, il constitue un fameux atout.

Ensuite, les scénarios de Arleston sont, ma fois, bien plaisants à suivre, quand bien même ils ne font pas montre d’une grande originalité.

Enfin, ne soyons pas hypocrites, en associant sexe, exotisme, humour et violence, la série répond à une certaine demande de la part d’un lectorat qui cherche avant toutes choses à s’évader de son quotidien. Un lectorat dont, à l’occasion, je fais partie, je tiens à le souligner !

Mais surtout, oui, surtout parce que la série s’est brutalement interrompue au terme d’un troisième album au dénouement frustrant, elle est devenue culte, au même titre qu’un « sasmira ».

Le monstre du Loch Ness engendre la fascination …

Nom série  Le Tour des géants  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je trouve regrettable que cet album soit paru à l’époque où se déroulait le Tour de France 2009. En effet, en choisissant cette date, l’éditeur nous laisse croire à une manœuvre bassement commerciale, alors que le récit de Nicolas Debon mérite vraiment l’attention des « vrais » amateurs de bande dessinée.

L’œuvre est en effet attachante à plus d’un titre.

Tout d’abord : le sujet. Le tour de France de 1910 n’a pas grand-chose à voir avec le cyclisme de notre époque. Des étapes de 320 km de moyenne, une assistance interdite (le coureur doit se débrouiller seul, tant pour son ravitaillement que lors de chutes ou de bris matériel), des mécaniques fragiles pour des sentiers inhospitaliers (pas de dérailleur, ou alors expérimental, des boyaux très sensibles, même le frein n’en est qu’à ses balbutiements).

Ensuite, le dessin de Debon convient merveilleusement pour illustrer ce genre de récit. Grace à sa naïveté et à sa colorisation désuète, je le trouve en parfaite adéquation avec le sujet traité. Les personnages sont facilement reconnaissables, alors que rien ne ressemble plus à un cycliste moustachu sur un vélo qu’un cycliste moustachu sur un vélo. Les planches sont travaillées et très soignées au niveau de la mise en page. J’avais un peu peur en commençant le récit (ce n’est pas le genre de dessin qui m’attire, de prime abord) mais mes craintes se sont rapidement dissipées et j’ai succombé au charme de ce trait.

Enfin, le scénario est bien écrit. Divisé en 15 courts chapitres (un par étape), ce script parvient aussi bien à nous narrer des anecdotes (parfois dramatiques) de l’époque, à nous restituer le climat ambiant, mais aussi à nous captiver par le suspense d’une course au vainqueur incertain jusqu’à la dernière étape.

Un très bel hommage au tour de France d’autrefois, mais surtout à ces aventuriers coureurs au caractère bien trempé.

Une réussite !

Nom série  Téléfaune  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
C’est en relisant ce genre de série que l’on se rend compte de la superficialité et du caractère éphémère du monde de la télévision.

Téléfaune est une série qui se voulait drôle, et qui traitait du monde impitoyable de la télévision. Les cibles principales sont, dans l’ordre, TF1 et monsieur Bouygues, les présentateurs TV, les responsables de programmation, les autres chaines de télévision.

Avec le recul, la plupart des gags tombent complètement à plat. En fait, je me demande même s’ils étaient drôles à l’époque.

Le dessin de Bercovici, un artiste que pourtant j’apprécie en temps normal, ne me convainc pas du tout. Tout appliqué à caricaturer des personnages réels de telle sorte qu’on puisse facilement les reconnaître, il en oublie sa qualité principale : sa spontanéité. Le dessin perd en dynamisme, en expressivité. En fait, il perd tout ce qui, d’ordinaire, le rend si efficace.

Un univers qui, déjà, en temps normal, est loin de me passionner. (Qu’est-ce que j’en ai à f.. que Patrick Sabatier ait eu des problèmes avec le fisc ?)
Des gags qui, avec le recul, tombent presque à chaque coup à plat.
Un dessin qui manque d’expressivité et de dynamisme.

Un bide, en résumé.

Nom série  Aux heures impaires  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un dessin de qualité et un éditeur au goût certain ne sont pas toujours des garanties suffisantes pour me convaincre de l’intérêt d’un album de bande dessinée.

La preuve est donnée par ce « Aux heures impaires ».

Malgré le beau graphisme d’Eric Liberge (certaines planches sont un réel régal pour l’œil), l’histoire qu’il nous conte ici ne m’aura vraiment pas passionné.

Déjà, l’incohérence totale du scénario est un obstacle pour moi. Deux types de veilleurs de nuit. Les uns sont traditionnels tandis qu’un autre s’occupe de l’âme des tableaux (jusque là : pas de problème). Tous se connaissent et se croisent, mais le veilleur particulier a la faculté de « sortir » du temps lorsque les œuvres d’art méritent un traitement particulier (bon, d’accord). Cette dernière intervient aux heures impaires (d’où le titre de l’album), et durant ce laps de temps, les veilleurs normaux ne se souviennent de rien ! Ben là, je calle. Les veilleurs normaux se souviennent de ce qu’ils ont fait jusqu’une heure du matin, puis reprennent conscience vers 5h00, 6h00 et ne s’inquiètent de rien. Tout leur paraît normal ( ?!?)

Ensuite, le personnage de Bastien est détestable. Le gaillard prétend être amateur d’art, mais refuse de se rendre dans le local prévu à cet effet pour manger son casse-croute dégoulinant et gras ! Dès cet instant, situé en début de récit, le Bastien, je ne peux plus le saquer. Et ses manœuvres d’intimidation, ses rapports avec sa copine, ses amis, tout chez lui confirmera cette première impression : je ne l’aime pas.

Enfin, l’histoire se résume à vraiment peu de chose, et la magie qui est sensée se dégager des œuvres d’art ne m’atteint pas tant elle est traitée de manière superficielle. J'attendais que ce récit me permette de découvrir le Louvres, ou du moins certaines de ses oeuvres, sous un angle original. Il n'en est rien et cette histoire aurait tout aussi bien pu se passer dans n'importe quel musée, zoo ou parc d'attraction ou parc automobile.

Reste un très beau graphisme, mais c’est ici insuffisant pour me satisfaire.

Nom série  Pinocchia  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Erotisme et dérision au menu de cette amusante adaptation de Pinocchio par le duo Gibrat-Leroi.

Le trait de Gibrat n’est pas encore aussi abouti qu’à ce jour, mais l’artiste maitrise déjà joliment la morphologie de ses héroïnes. Les traits des faciès de ses personnages masculins sont plus proches de la caricature qu’à ce jour, mais cela convient très bien au présent album. Les décors ? Je ne peux pas vous dire, je n’y ai pas fait gaffe, absorbé que j’étais par les gracieuses chorégraphies de la charmante Pinocchia …

La narration décalée de Leroi apporte son lot d’humour au récit. Le ton badin employé est plaisant, et j’ai autant lu cet album que je l’ai regardé. Ce qui n’est pas le cas de tous les albums à caractère érotique que j’ai eu entre les mains.

Enfin, en respectant les grandes lignes de l’histoire de Pinocchio, mais en les réinterprétant à leur manière (légèrement épicée et très délirante), les artistes parviennent à concevoir un album qui ne figurera jamais au panthéon de la bande dessinée, mais qui m’aura plu et amusé à plus d’une reprise.

Drôle et coquin ! Finalement, pas mal réussi dans son genre …

Nom série  Candide Caméra (Projection privée)  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oui, bon, ben là on est loin des meilleures œuvres de Manara.

Cet album est un assemblage maladroit de courtes séquences vaguement érotiques et parfois proches du ridicule dont le seul intérêt réside dans le graphisme de l’auteur. Ses personnages féminins sont toujours aussi impudiquement séduisants. Normal, diront les mauvaises langues, puisque Manara dessine toujours la même femme. N’empêche, elles sont quand même foutrement bien foutues !

Mais, bon, c’est un peu léger pour justifier la lecture de cet album, puisque nous pouvons retrouver les mêmes héroïnes exposées dans des histoires autrement émoustillantes.

Sans intérêt. Je vous invite à privilégier d’autres œuvres de l’artiste.

Nom série  Wayne Redlake  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un bon western spaghetti, très classique et fortement inspiré par les films de Sergio Leone. Les personnages sont des grands classiques du genre : un vieux cow-boy, fine gachette, qui cherche à se ranger ; un implacable desperado mexicain ; un militaire arrogant et obstiné ; une soi-disant journaliste dont le physique agréable nous inspire un passé plus sulfureux (d’ailleurs, je doute fort qu’il y ait eu des femmes journalistes à cette époque et dans ce pays encore sauvage).

Vous mélangez le tout, placez la préparation au cœur du désert, ajoutez un macchabé meilleur ami de notre cow-boy solitaire et descendu par le desperado lors d’une sombre transaction et vous obtenez … quelque chose de très classique.

Le graphisme de Fabrice Lamy contribue à la réussite de l’album. Son trait dynamique, ses paysages arides et dépouillés, ses gros plans de personnages et ses cadrages cinématographiques rendent à nouveau hommage au savoir-faire de Sergio Leone (pour preuve ce jeu d’ombre au début du récit, qui nous cache le visage, et le regard, de June Mac Allan)

Très classique, donc, mais très bien réalisé, cet album satisfera l’amateur du genre. En tous les cas, il m’a fait passer un très agréable moment de lecture.

Allez ! 4/5 ... mais quand même excessivement classique.

Nom série  Mary : Par une nuit de novembre  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album illustre, d’une manière romancée, une courte tranche de la vie de Mary Shelley, l’auteure de « Frankenstein ».

Le personnage est intéressant et l’évocation du milieu littéraire de l’époque est digne d’attention. Malheureusement, la narration d’Etienne Schréder m’est apparue peu captivante, tant elle manque de passion. Pourtant les événements qu’il fait vivre à ses personnages sont souvent morbides et/ou traumatisants. Par contre, grâce à l’évocation de ces événements, l’auteur parvient très bien à nous faire comprendre la genèse du roman de Mary Shelley. C’est la le point fort de l’album.

Au niveau graphique, le trait de l’auteur, s’il est très lisible et dégage une certaine élégance, manque de profondeur et se fait avare en détails (ce qui me parait peu adéquat lorsqu’on illustre un récit d’inspiration gothique). J’ai, par conte, bien aimé la colorisation « délavée » qui confère à l’album un aspect ancien très a propos.

Pas désagréable, mais loin du chef d’œuvre. Pas mal, sans plus.

Nom série  Sur la route de Selma  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec la «Berceuse assassine », « Sur la route de Selma » est le deuxième récit policier et sombre que je possède d’un scénariste plus connu pour ses œuvres humoristiques. Et, à nouveau, cette histoire est excellente.

Certes, le scénario est très classique, avec cette opposition entre un contremaître blanc, violent et raciste et un jeune noir trop instruit à la recherche de 6.000 dollars pour sortir son frère de prison (le tout, bien entendu, se passant dans l’Alabama des années ’60-'70), mais la narration à la première personne (un point fort de ce scénariste) est tellement bonne que l’on se retrouve aspiré par cette histoire, tel un petit canard en plastique par le puissant tourbillon d’une baignoire.

Cette narration, et ses dialogues avec un chien quelque peu collant, nous permettent de comprendre les motivations d'un Clément Brown qui, au lieu de prendre ses jambes à son cou, préfère mettre ce dernier sous de redoutables canines en se jetant dans la gueule du loup. Le personnage me semble cohérent et dégage un charisme indiscutable.

Le graphisme extrêmement limpide de Berthet convient parfaitement à l’illustration de cette histoire aux décors horizontaux. Grands espaces, routes interminables, motels et cimetière d’avions constituent le théâtre de ce drame classique. De plus, l’artiste croque joliment ses personnages féminins, ce qui apporte un soupçon de charme sensuel au récit.

En résumé : un polar extrêmement classique, très bien mené, très bien conté et très joliment illustré. Que demander de plus ?

Nom série  L'Innocente  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une de mes bandes dessinées préférées du duo Warnauts-Raives.

Cette chronique de la vie d’une jeune femme allemande de la fin du second conflit mondial à la fin des années ’40 a beau être très décousue, je n’en suis pas moins tombé sous le charme.

Raisons principales :

Tout d’abord, le contexte historique. Il est rare qu’une bande dessinée s’intéresse à cette tranche d’histoire sous cet angle de vue. En effet, nous suivons ici une « innocente » allemande (d’où le titre). D’abord peu concernée par les idéologies politiques (elle ne cherche qu’à rejoindre sa tante à Berlin et à vivre le plus calmement possible la fin de la guerre), elle va, au fil du temps, des rencontres, mais aussi après le procès de Nuremberg, développer une vrai conscience politique et morale tout en gardant cette volonté d’innocence. Grâce à ce personnage atypique et à cet angle de vue original, la traversée de cette trouble période devient passionnante.

Ensuite, et c’est une constante dans les œuvres du duo, le dessin de Raives est à nouveau séduisant de finesse et de précision. Et ses nombreux nus, s'ils ne se justifient pas toujours d'un point de vue strictement scénaristique, n'en demeurent pas moins très accrocheur pour l'oeil masculin en ma possession (on n'est pas que des bêtes, mais quand même ...). Mais, contrairement à des œuvres plus récentes, j'ai trouvé le style de Raives plus fluide et moins froid ici. La colorisation est, certes, plus terne qu’à l’heure actuelle, mais, dans un contexte tel que celui abordé dans cet album, elle me parait tout à fait opportune.

Reste le point faible de l’album : une histoire d’amour compliquée et inutile. Warnauts a, de plus, la maladroite idée de clore son récit sur cette histoire. La fin de l’album est donc sans intérêt.

N’empêche, un très bon album !

Nom série  Le Vagabond  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deuxième album que je lis de ce brillant illustrateur, et à nouveau, la même constatation vient à mon esprit : le scénario n’est pas à la mesure du talent de Jorge Gonzàles. Il est toutefois nettement supérieur à celui de « Hate Jazz », et aura capté mon attention jusqu’à son terme.

Si l’histoire n’est pas la plus originale que j’ai lue, sa narration à la première personne et les multiples zones d’ombre de son intrigue sont d’incontestables points forts. Le mystère est remarquablement maintenu durant les deux tiers du récit. Ensuite, l’intensité tombe quelque peu pour un final qui ne m’a pas convaincu.

Au vu du pedigree des auteurs, la version française doit être une traduction de l’œuvre originale. Cette traduction est d’une belle qualité. C’est un point que je tenais à souligner, car ce n’est pas toujours le cas (loin s’en faut).

Du point de vue graphique, il est clair qu’il faut aimer ce style lumineux, brut et vif pour tomber sous le charme de la bande dessinée. Personnellement, et malgré quelques grosses approximations, je suis conquis.

Au final : un bon album. A découvrir.

Un bon 3/5.

Nom série  Equatoriales  posté le 19/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans ce recueil de cinq courtes nouvelles, Warnauts laisse un maximum d’espace à son complice. Le dessin de Raives est en effet, et encore plus que dans les autres productions du duo, mis en évidence.

Pour ceux qui aiment son trait, l’album est réussi, privilégiant les paysages de carte postale et les corps dénudés et sensuels. Pour ma part, je reprocherai toujours à ce trait une certaine froideur (qui, je pense, provient du regard des personnages) et un aspect trop figé. Je reconnais cependant la qualité d’ensemble, et chaque case prise individuellement est esthétiquement irréprochable. De plus, et comme d'habitude avec cet artiste, la colorisation illumine merveilleusement ses planches.

Côté scénario, Warnauts ne s’est pas trop foulé. Ses histoires d’amour sont extrêmement convenues et respectent tous le principe du genre : amour sous l’équateur = moiteur, sensualité et passion, qui rime souvent avec trahison.

La surprise n’est donc jamais au rendez-vous, mais, comme je l’ai dit, l’accent a délibérément été placé sur le dessin de Raives. Et, sous cet angle, l’album est réussi, d’où ma cote de 3/5.

Nom série  Le Monde merveilleux des Papillons  posté le 19/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette courte bande dessinée complète la visite d’un Musée des Papillons situé dans la province de Liège. Son intérêt est tout relatif tant son propos est puéril.

Tout au plus permettra-t-elle au jeune lecteur de se remémorer certains principes de base sur le monde des papillons, mais, avec seulement huit planches d’une histoire romancée, ces principes ne peuvent qu’être survolés.

Reste l’agréable graphisme de Derus. Son trait est, certes, assez amateur et peu sûr mais dégage une certaine poésie. Sa colorisation lumineuse aurait, à l’occasion, mérité un plus grand soin, mais je la trouve d’une qualité tout à fait acceptable.

Trop enfantin, trop amateur et trop superficiel, je trouve finalement cet album tout à fait dispensable, et je déconseille son achat (mais pas la visite du musée).

Nom série  Fleurs d'ébène  posté le 19/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Décidément, le duo Warnauts-Raives a vraiment du mal à me convaincre. Après La Contorsionniste et L'envers des rêves, voici un troisième album qui ne m’emballe que très moyennement.

Son point fort ? Son dessin. Les couleurs de Raives sont chaudes et envoûtantes, son trait réaliste est élégant, la plastique de ses personnages féminins est fort séduisante et malgré l’aspect figé de ses personnages, les qualités de l’artiste suffisent à capter mon attention.

Le scénario, par contre est... vide. Les personnages semblent indifférents aux événements qu’ils vivent, comme résignés. Cette situation engendre chez moi l’ennui. L’enquête policière, prétexte à cet album, est d’une platitude infinie. Extrêmement prévisible et linéaire, elle n’engendre, elle aussi, que l’ennui.

Quant aux histoires d'amour du personnage central, elles n'ont à mes yeux pas d'autre intérêt que celui de dévoiler quelques beaux corps féminins, ce qui est largement insuffisant lorsque l'émotion n'est pas au rendez-vous.

L’analyse des derniers moments d’une colonie au seuil de son indépendance est finalement l’aspect scénaristique que j’aurai préféré. Malheureusement, cette analyse est trop superficielle et manque également d’émotion. Si Warnauts le mentionne, son scénario ne parvient pas à faire comprendre à quel point les colons étaient attachés à cette terre, qui était devenue la leur, et à ses habitants avec qui ils entretenaient des rapports plus qu’ambigus.

J’ai vraiment apprécié que tous les colons ne soient pas montrés comme des racistes primaires. Cette vision nuancée me paraît très réaliste. Malheureusement, si la vision d’ensemble me semble réaliste, chaque personnage pris individuellement est proche de la caricature. Un peu plus d’ambiguïté dans la psychologie des personnages aurait été bienvenue.

Finalement, malgré toute la sincérité des auteurs, et leur connaissance du sujet, je ne retiens pas grand-chose de cette lecture sinon un sentiment d’ennui que l’élégant dessin de Raives ne parvient pas à dissiper.

Nom série  Trolls De Troy  posté le 05/02/2009 (dernière MAJ le 19/08/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série, déjantée et pas prise de tête, est à mon avis l'hommage le plus appuyé qu'Arleston ait fait à Goscinny et Astérix. Une première page présentant les principaux héros, un village de gentils cerné par des méchants, des baffes "en veux-tu en voilà", des jeux de mots sur le nom des protagonistes, et même un album dédié aux jeux olympiques (et j'en passe, et j'en oublie).

Arleston n'a cependant pas le talent de Goscinny, notamment au niveau de la lecture à deux niveaux (ce mélange d'humour de situation qui plait aux plus jeunes et d'humour plus adulte, au niveau des réflexions par exemple, qui classe ce scénariste parmi les génies de la bd). Non, avec Arleston, on reste très souvent au raz des pâquerettes, mais c'est très bien fait. Les histoires sont rythmées et amusantes, les héros sont franchement rigolos, les dialogues font souvent mouche et des petites trouvailles par ci par là (comment récupérer une mèche de cheveux d'un ennemi, si celui-ci est chauve ?) éclairent les récits d'une étincelle de génie (j'ai bien dit une étincelle, pas un feu de forêt). J'ai particulièrement apprécié la traduction littérale des paroles des Rolling Stones pour l'album Rock'n'Troll Attitude, qui ne peut malheureusement pas être comprise par la nouvelle génération (à moins d'avoir un papa fan des Stones, bien évidemment).

Au fil des albums, la qualité des scénarios a quand même tendance à chuter et on est proche du remplissage pour certains tomes. Le premier cycle était cependant très bon et je le conseille à l'achat. Pour le reste, voyez au cas par cas, selon votre sensibilité (personnellement, je trouve "Trollympiades" totalement dispensable).

Il me parait également important de souligner que, depuis quelques tomes ("les Prisonniers du Darshan", pour être plus précis) la série donne la vedette aux Trolls les plus jeunes. Ce choix ravira sans doute les plus jeunes, mais ne satisfait que moyennement le lecteur que je suis. Je reconnais toutefois qu’il permet de renouveler un peu la série mais je regrette la quasi disparition de Pröfi (mon personnage préféré de la série).

De plus, depuis "les Prisonniers du Darshan", et si l’on ne tient pas compte de l’opportuniste et très dispensable "Trollympiades", la série semble s’orienter vers une structure en diptyques, un format agréable, qui permet de longs développements. Malheureusement, Arleston sombre par moments (je dis bien : par moments) dans le remplissage inutile et sa série perd alors ce dynamisme rigolo qui fait tout son charme.


Je n'ai rien dit du dessin parce qu'il n'y a rien à en dire. Mourier a fait beaucoup mieux mais ici son trait est simple, efficace et dans l'air du temps. Un trait simplifié qui doit lui permettre une production plus rapide que son travail sur Les Feux d'Askell. C'est bon mais impersonnel et passe-partout.

J'aurais mis un 4 si certains numéros de la série n'avaient pas été commis. Dommage, cette surproduction.

Nom série  Bingo, les aventures d'un enfant africain  posté le 18/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis réalisé après la lecture du premier tome (mais je jeterai un oeil aux autres si j'en ai l'opportunité).

Au dos de l’album, un avis nous informe que cette bande dessinée est mise gracieusement à la disposition des enseignants qui l’utiliseraient comme base de discussions générales concernant des situations vécues dans le tiers-monde.

J’étais donc prévenu : cet album se veut avant tout didactique, et s’adresse à de jeunes élèves.

Très naïf tant dans sa forme que sur le fond, il convient effectivement mieux aux jeunes lecteurs qu’aux adultes. Je dirais cependant que, dans son genre, il est pas mal.

Premier atout : son auteur. Mongo Sisé est africain, et sait donc de quoi il parle. Son trait simple et naïf est très lisible et ne dépareillerait pas dans un magasine tel que Spirou. Tant la narration que le graphisme sont fluides et (donc) très accessibles pour les jeunes lecteurs.

Deuxième atout : l’angle de vue. En évoquant le problème de la migration des jeunes africains des villages vers les villes, cet album aborde le problème africain sous un angle trop peu souvent utilisé. Cette vision des choses suscitera sans aucun doute une réflexion plus nuancée et moins convenue de la part du jeune lecteur.

Troisième atout : sa longueur. Avec trente planches, l’album dispose d’assez d’espace pour développer son sujet mais reste suffisamment court pour ne pas lasser le jeune lecteur.

Ceci dit, j’ai tout de même quelques reproches à formuler. Pour commencer, le ton fataliste si fréquemment employé en Afrique m’énerve. Mais il s’agit d’une différence culturelle, et je ne peux pas reprocher à l’auteur de faire montre de réalisme en l’employant. Ensuite, le caractère très gentil de l’univers du héros me parait peu réaliste. Il ne lui arrive rien de grave, en somme, alors que j’imagine bien plus violents les dangers auxquels un jeune africain s’expose lorsqu’il quitte son village pour atterrir en ville (délinquance et prostitution en tête). Mentionner ces dangers (même avec pudeur et retenue) aurait été, à mes yeux, judicieux.

D’un niveau insuffisant pour satisfaire le lecteur adulte à la recherche d’une analyse des problèmes rencontrés par les jeunes africains (naïveté des propos, manque de profondeur de l’analyse, narration simple, voire enfantine), cet album n’en atteint pas moins son objectif. Il pourra, à mon avis, agréablement servir de base de discussion dans une classe de primaire (entre 8 et 11 ans), ce qui était l’objectif avoué.

Pas mal, donc.

(Avis rédigé sur base de la version en noir, rose et blanc).

Nom série  Pirates  posté le 17/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’adore les histoires de pirates, et cette série disposait donc d’un argument de choix pour me plaire.

En outre, je l’ai lue sous la forme de l’intégrale au format réduit, et au prix très attractif. Ce format ne gâche pas spécialement le beau graphisme de Terpant, qui demeure agréablement lisible. Certes, j’ai confondu, à l’occasion, l’un ou l’autre personnage secondaire, mais il semble que d’autres lecteurs ont souffert du même mal quand bien même ils avaient lu la série dans son format normal.

Le scénario, par contre, s’il est agréable à suivre, tombe très régulièrement dans le cliché. Rien de bien grave en soi, mais il faut bien avouer que la surprise n’est jamais au rendez-vous (et la conclusion de la série ne déroge pas à cette règle).

Je trouve également que le début de la série manque de liant. Mais cet aspect disparaît assez rapidement, dès que les auteurs ont fini d’installer leur univers.

La galerie de personnage, à nouveau très conventionnelle, m’a bien plu grâce à la complémentarité des trois héros principaux. Pour une fois, nous n’avons pas à faire avec le pirate parfais, à la fois maître es escrime, grand navigateur et meneur d’homme mais à trois personnages qui, en fonction des circonstances, se partagent la vedette.

Les nombreux seconds rôles apportent également leur contribution au charme de la série, surtout au travers des (nombreux) rôles féminins.

Une bonne série, donc, mais qui ne révolutionnera pas le genre.

Un petit 4/5. Bien, tout simplement (et achat conseillé sous la forme de l'intégrale à bas prix).

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