Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 1967 avis et 368 séries (Note moyenne: 2.95)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une chouette petite bande dessinée !

Zidrou a composé l’ensemble des scénarios de l’album (oui, il s’agit de courtes nouvelles) et a confié l’illustration de ceux-ci à une multitude d’auteurs que je ne connaissais absolument pas. Ces artistes officient dans des styles différents mais tous font preuve d’une réelle sensibilité.

Cette sensibilité, cette douceur (tant au niveau des scénarios que des dessins) est l’atout maître de l’album. Elle est … palpable. Les histoires sont pourtant toutes simples, mais Zidrou a l’art de saisir le moment juste, celui où l’émotion surgit, tout en gardant une immense pudeur. Les récits ne sont pas démonstratifs, et les personnages ne sont pas exubérants, au contraire. Ils « jouent » tout en retenue, et j’adore cela. La narration est fluide, le ton employé est doux et légèrement humoristique, mais jamais je n’ai eu le sentiment de lire de la « guimauve ». C’est tout simplement bien écrit, bien illustré et le petit format de l’objet ne s’avère pas spécialement réducteur.

Simple et sensible, mais un réel coup de cœur !

Nom série  Vitesse moderne  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’avais encore rien lu de Blutch, … et je ne lirai rien d’autre de lui avant un certain temps. Non que l’artiste soit dénué de qualités, mais son univers ne correspond pas au mien.

Cet album n’est qu’un long rêve (ou cauchemar) sans logique apparente dans lequel l’héroïne se débat. Je me suis cru dans un vieux Jean-Claude Forest (et pas le meilleur).

Tous, nous avons déjà fait ce cauchemar d’une fuite dans laquelle nous ne parvenons pas à semer nos poursuivants. Nos jambes sont lourdes. Nos ennemis surgissent là où on ne les attend pas. Nos angoisses refont surface. Et nous sortons de ce rêve trempés de sueur.

Et bien, ce Vitesse moderne m’a donné le sentiment que l’auteur a cherché à illustrer une histoire analogue. Malheureusement, l’émotion ne passe pas. Le récit ne fait pas peur, il n’émeut pas plus, et sa conclusion n’est même pas la fin du rêve ou du cauchemar.

Ajoutez à cela que le style graphique spontané et raide de l’auteur ne figure pas parmi mes préférés et vous comprendrez pourquoi je ne peux dire que : « bof ! »

Nom série  La Nuit des frelons  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La nuit des frelons est une œuvre de jeunesse du duo Marc Renier – Dewamme, deux artistes issus de la génération des Servais et autres Raives.

Graphiquement, Marc Renier maîtrise son sujet, même si je trouve les bouches de ses personnages trop souvent closes (même lorsqu’elles parlent). Mais les dessins de l’artiste sont très figés. D’une esthétique parfaite, ils manquent de naturel, de fluidité. C’est beau, c’est très beau, mais c’est figé. Cependant (et je me répète) pris comme autant de tableaux, ces planches réussissent à me convaincre tant en tant qu’évocation historique du moyen-âge qu’au niveau de ses foutrement séduisants personnages féminins.

Au niveau du scénario, je suis encore d’un avis mi-figue mi-raisin. L’évocation historique me plait. Les personnages me paraissent plausibles jusque dans les multiples rapports de force qu’ils entretiennent. C’est vraiment du chacun pour soi, et le naïf candide n’a que peu de chance de survivre dans pareil univers (ce qui, historiquement, me parait réaliste).

Par contre, la narration manque de fluidité, de naturel (une remarque que j’avais déjà fait au niveau du dessin). Mais, surtout, j’ai l’impression que des coupes sombres ont été faites dans ce scénario qui, par conséquent, et surtout en fin de récit, perd de sa logique. Le héros a, dans la dernière partie de l’histoire, un comportement que rien que je puisse lire ne justifie. J’ai vraiment l’impression que le scénario a été amputé de quelques planches (et c’est malheureux).

Mon opinion, logiquement, oscille entre le « bof » et le « pas mal », une dernière cote que je vais privilégier pour le trait fin et élégant de Marc Renier, et sa jolie évocation d’un moyen-âge aussi crasseux que séduisant.

Nom série  Piscine Molitor  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Piscine Molitor retrace rapidement la vie de Boris Vian, un personnage que je ne connaissais finalement que de nom.

Les biographies ne sont pas mes thèmes de prédilection, mais je trouve que les auteurs s’en sortent plutôt bien. Bien sûr, on n’évite pas la présentation chronologique, avec dates et lieux, mais la narration est très fluide, et le personnage est suffisamment intéressant pour maintenir mon attention. Le portrait s’attarde principalement sur l’état d’esprit, sur la mentalité du personnage. On découvre donc un personnage blasé, angoissé, snob, curieux, audacieux. Pour parvenir à ce résultat, les auteurs favorisent les anecdotes significatives plutôt que les faits marquants et les résultats chiffrés, un choix judicieux à mon avis.

Je n’ai, par contre, que peu apprécié l’aspect graphique du présent album. Ce trait est trop minimaliste pour me satisfaire. Attention ! L’artiste est doué et lorsqu’il s’attaque à un personnage célèbre, sa caricature est réussie et respectueuse (on n’est pas dans le grotesque). Il s’agit donc bien plus de mon propre ressenti que d’une quelconque lacune de la part du dessinateur.

En résumé : pas mal.

Nom série  Le Piège Malais  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne suis pas fan des croyances hindoues, pas plus que des histoires opposant colons anglais et rajah indien. Cet album ne parvient pas à me faire changer d’avis.

Le dessin de Conrad est de qualité. Ses personnages féminins sont séduisants et ses personnages masculins très expressifs. Les décors sont simples mais bien détaillés. C’est du beau travail, même si, personnellement, je n’aime pas les phylactères colorés dans des teintes proches de la toile de fond (car j’ai bien souvent du mal à la lire, par manque de contraste). Le style de l’artiste le rapproche du franco-belge humoristique alors que …

… l’histoire est loin d’être drôle. On est ici dans la traditionnelle histoire de statue païenne pourvue d’un étrange pouvoir destructeur. Le héros est un jeune anglais balloté tout au long du récit et qui se retrouve sous l’emprise de la statue. A ses côtés, une prostituée indienne l’utilise (le héros, hein ! Pas la statue) autant qu’elle l’aime, essaye de le prévenir du danger de la statue. Mais, elle-même ne semble pas comprendre grand-chose aux événements dont le couple est la victime.

Et moi non plus, d’ailleurs. Certains personnages ont, à mes yeux, des comportements absurdes, trop tordus pour que je les accepte.

Bien sûr, on pense à « Les Innommables », mais l’humour moins présent et le scénario parfois confus de Conrad ne permettent pas à ce Piège Malais d’atteindre le niveau de la série culte.

Alors, pour le dessin, c’est pas mal, mais pour le scénario (sur un thème qui ne m’attire pas) je dirai : « bof ! ».

Nom série  Un peu de fumée bleue...  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais découvert Pellejero il y a déjà quelques années sur la série des « Dieter Lumpen » (une série que je vous recommande vivement). Dans le présent album, l’artiste retrouve ce qui, à mon avis, constitue son style le plus personnel. Avec un encrage beaucoup plus épais que sur la série précitée, mais aussi avec quelques libertés dans ses perspectives et une colorisation très brute, sa façon de faire le rapproche à mes yeux du mouvement fauviste en peinture, tout en gardant une grande lisibilité. Ce graphisme n’est pas « extrême » et ne devrait pas vraiment rebuter le lecteur … mais tous ne tomberont pas non plus sous son charme particulier.

Dans mon cas, le charme opère. J’aime ce style pour sa pureté et sa spontanéité … et pour les visages « à plat » de son héroïne.

Au point de vue scénaristique, j’ai dévoré cette belle et triste histoire d’amour et d’attente. Une histoire d’attente car, comme le dit la jolie héroïne, sa vie ressemble à une cigarette allumée qu’elle regarde se consumer dans un voile de fumée bleue. Au fil des pages, on découvre la vie de Laura, toujours en attente (d’un sens à sa vie, du grand amour, du retour de son amant). La narration de Denis Lapière est vraiment excellente, et l’impact du récit est encore accentué par le contexte historique choisi par les artistes. C’est … poignant, vraiment.

Malheureusement, les cinq dernières planches de l’album sont de trop. Plutôt que d’apporter quelque chose à l’histoire, elles la démythifient à mes yeux en utilisant ce gros boulet scénaristique. C’est dommage, et je suis convaincu qu’un final plus simple aurait été bien plus efficace.

Franchement très bien, jusqu’à cinq planches du terme … (mais je garde un bon souvenir de ma lecture).

Nom série  Martin Milan  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Martin Milan est un héros pour lequel j’avais, étant jeune, une sincère affection. Le personnage est intéressant à plus d’un titre. D’abord, il a une « gueule », ensuite il est aviateur (ce qui sous-entend aventure et exotisme), enfin il est faussement blasé, amer. Ce dernier point est très particulier, car, à l’époque (et encore aujourd’hui, me semble-t-il) rares étaient les héros destinés à un public jeune qui faisaient montre d’autant de cynisme.

Les histoires, au début résolument humoristiques, allaient, avec le temps, acquérir un ton doux-amer qui en faisaient une série vraiment à part.

Les tomes ne sont pas tous du même niveau (loin s’en faut), mais certains valent vraiment le détour. Dans un style purement humoristique et loufoque, j’aime beaucoup « Destination Guet-Apens », tandis que dans un style plus doux-amer, « Une Ombre est passée » (qui est également très loufoque) et « l’Ange et le Surdoué » sont très bons.

A noter que certains tomes étant des rééditions, ils se retrouvent au milieu de la série alors qu’ils datent de plus longtemps (à la manière d’une série comme « Chick Bill »). Une façon assez facile de différencier anciens et récents albums consiste à regarder le dessin. Les albums aux traits les plus franco-belges (version humoristique et relativement ronde) sont les plus anciens, l’artiste faisant évoluer son dessin dans un style plus raide, plus semi-réaliste et plus moderne au fil du temps.

Quoiqu’il en soit, cette série est certainement à essayer, mais, du fait de l’inconstance de la qualité des tomes, je n’en conseille pas l’achat et reste dans une moyenne très neutre pour ma cote.

Nom série  Le Retard  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En lisant cet album, j’ai pensé à Etienne Davodeau. Le point commun entre celui-ci et Barbara Yelin ? Leur volonté d’aller triturer les sentiments de leurs personnages, des individus qui parlent très peu d’eux-mêmes, mais dont on finit quand même par comprendre les douleurs, les blessures.

Cet art de tourner autour du pot constitue le point fort de cet album. Il nous faudra du temps pour parvenir à cerner les personnages, qui y gagnent autant en mystère qu’en humanité.

Il faut dire que l’artiste fait fort, puisque, dès le début du récit, elle laisse le lecteur dans l’ignorance la plus totale. Cinq trentenaires se retrouvent réunis dans une vieille maison à la campagne, et attendent un sixième. Pourquoi ? On ne le découvrira qu’après bien des planches, même si, inévitablement, on pense à un héritage (mais avons-nous raison ?)

Cet album est traduit de l’allemand au français. Je n’ai pas lu la version originale (et mon allemand approximatif ne m’aurait pas permis de me faire une opinion). Ceci dit, la version française me semble bien écrite mais lourde à lire. Il faut dire que l’ambiance générale de l’album est assez lourde. Les différents protagonistes se connaissent et s’apprécient mais ne semblent pas avoir grand-chose à se dire. Par moment, l’album se traine, et le lecteur que je suis s’ennuie. L’artiste aurait sans doute gagné en efficacité avec un peu plus de concision et moins de développements verbaux plutôt pompeux.

Reste le point qui fâche : le dessin.

Celui-ci n’est pas dénué de qualités, mais manque incontestablement de maîtrise, surtout pour les personnages. A l’occasion, ceux-ci semblent sortis des marges d’un cahier d’élève même pas doué pour le dessin. C’est vraiment très maladroit. Par contre, et particulièrement lorsque le format s’agrandit, l’artiste fait montre d’une réelle sensibilité. Mais j’ai bien plus apprécié ses décors, et plus particulièrement ses arbres, que ses personnages (malheureusement fort présents).

Pour ces multiples raisons, cet album ne m’a pas convaincu, mais l’artiste a manifestement « quelque chose à dire », elle dispose d’une réelle sensibilité qu’une plus grande maturité technique lui permettra sans doute d’exprimer à l’avenir (c’est tout le mal que je lui souhaite).
A revoir …

Nom série  Dieu n'a pas réponse à tout (mais Il est bien entouré)  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est composé de plusieurs courts chapitres, qui constituent autant de petites scénettes.

L’idée de départ était amusante. Face à une âme en peine, Dieu choisit parmi ses « locataires » (demeurant au Paradis) la personne à même de l’aider et la réexpédie sur terre le temps d’une journée. Charge pour ladite personne d’aider le pauvre mortel dans sa quête de bonheur.

Malheureusement, les auteurs ne parviennent pas à créer des histoires dignes d’un concept aussi prometteur. On oscille constamment entre le « bof » et le « pas mal » sans jamais atteindre le franchement bien (à mon avis). L’ensemble demeure cependant sympathique, et le trait de Barral contribue à cette bonne appréciation.

L’artiste maîtrise bien ses personnages, très expressifs, et même s’il ne soigne pas assez ses décors à mon goût, parvient à produire des planches agréables à regarder, car très immédiates.

Pas mal, en résumé, mais je demeure convaincu qu’il y avait moyen de mieux faire avec une idée de départ aussi originale.

Nom série  La Dernière des Salles Obscures  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien, moi, j’ai bien aimé cette autobiographie mensongère. Lapière parvient à nouveau à créer un personnage intéressant à mes yeux. Ce vieux cinéaste odieux dont on découvre la vie au fil des pages se révèle en définitive touchant et … humain.

La structure du récit est intéressante sans être très originale (sous la forme de flash-back), et le dessin de Gillon convient parfaitement pour illustrer cette histoire. Son trait réaliste, précis et très lisible est toujours agréable à lire et ses personnages féminins toujours agréables à regarder. Bien sûr, ce style est un peu passé de mode, mais il demeure, à mes yeux, joliment efficace.

Mais, surtout, cette autobiographie est un beau prétexte pour survoler un siècle de cinéma et d’histoire. Ce balayage, effectué au travers du regard d’un cinéaste, permet un éclairage légèrement décalé et intéressant (la vision de « un chien andalou » étant un fait historique plus marquant à ses yeux que la guerre du Vietnam, par exemple. C’est logique, et intéressant).

Enfin, je tiens à souligner le soin avec lequel Aire Libre avait édité ce diptyque. Le premier tome était fourni avec une interview des deux auteurs agrémentée de quelques esquisses, et le second était fourni avec une double couverture cartonnée (qui permet de ranger les deux tomes ensemble) qui proposait en outre une biographie de Gillon, un artiste reconnu mais sans doute mal connu de la jeune génération des lecteurs. Cette présentation donne à n’en pas douter une réelle plus-value à l’objet, et contribue certainement (même inconsciemment) à mon appréciation d’ensemble.

Entre le « pas mal » et le « franchement bien », j’hésite … Allez ! Je dirai franchement bien pour l’édition originale …

Nom série  Le Masque de fer  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Récit historique mêlant habillement personnages réels et héros de roman, ce « Masque de fer » aurait pu me séduire si … un souffle épique l’avait parcouru.

Malheureusement, et malgré un bon premier tome, la série tombe rapidement dans le dessin illustré. La narration est trop présente, peu passionnante (à mon avis) et trop scolaire, du genre « trucmuche couche avec machin et qui enfante par un beau jour de juin » avec, dans une première case trucmuche qui couche avec machin et dans la seconde un nouveau-né dans les bras de machin. Rien de passionnant à mes yeux.

En fait, la série se centre avant tout sur les luttes d’influence autour de Louis XIV, un sujet qui ne me passionne pas. Tout passe par la langue de bois, le persiflage, les fausses rumeurs, sans qu’il n’y ait vraiment d’action. Rien à faire, et malgré le beau travail de Cothias (qui mélange avec talent éléments historiques et légendes romanesques), je m’ennuie.

Reste le travail de Marc-Renier. Un travail très inégal, à mes yeux. L’artiste a un trait réaliste fin et élégant qui doit être « habillé » pour totalement me convaincre. Je veux dire par là que lorsqu’il simplifie son trait, lorsqu’il oublie ses décors, l’auteur perd toute sa force. Hors, à partir du milieu du deuxième tome jusqu’à la fin du quatrième, Marc-Renier simplifie exagérément son trait. Ce choix est sans doute dû à un souci de productivité (5 ans entre le premier et le deuxième tome, puis trois tomes qui s’enchainent en trois années), mais il est vraiment peu judicieux à mon avis. A partir du cinquième tome, la qualité est de retour et le sixième est vraiment très beau. Malheureusement, je crains que beaucoup de lecteurs aient déjà décroché à ce moment là.

Résultat : parce que le sujet ne m’a pas semblé très intéressant, parce qu’il est exposé d’une manière trop scolaire, parce que le dessin connaît en cours de route une énorme perte de qualité, je ne peux dire que « bof ! »

Nom série  Eddy l'Angoisse  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca gigote, ça s’agite, ce n’est pas vraiment drôle, pas vraiment ennuyant non plus. Ca se laisse lire, en somme, mais souvent d’un œil distrait, tant le propos est anecdotique. Le style graphique simpliste de l’artiste n’est pas un obstacle en soi. Au contraire, son accessibilité immédiate permet au lecteur de ne pas décrocher.

Non, en fait, c’est surtout le manque d’émotions qui se dégagent de ce récit (et ce malgré le ton doux amer souvent employé) qui me fait finalement dire : pas mal, sans plus …

Mais cette histoire séduira sans doute le lecteur qui partagera les mêmes rêves que le héros de l’histoire, à savoir devenir une star du rock. Car ce récit, que je n’ai que moyennement apprécié, est loin d’être dénué de qualités. Graphisme simple et efficace, narration fluide et vivante, humour doux amer permanent. C’est son nombrilisme qui m’aura bloqué, et uniquement cela.

A essayer.

(un petit 3/5).

Nom série  Jolies ténèbres  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mwouais, bof …

Jolies ténèbres est une œuvre qui a créé la polémique sur ce site. Je m’attendais donc à trouver une œuvre que soit j’aurais détesté, soit j’aurais adoré.

Au final, je me suis ennuyé …

L’histoire met en scène des « esprits » enfantins aux comportements extrêmes. Cela se voudrait très sombre, l’artiste cherchant à enfanter chez le lecteur un sentiment de malaise, d’insanité, un sentiment encore accentué par le style graphique très naïf (et, donc, en décalage avec le propos), que Kerascoët emploie majoritairement.

En fait, et c’est le grave problème, je n’ai ressenti aucunes émotions. Ni dégoût, ni jubilation, les gesticulations de ces petits personnages m’emmerdent (voilà, c’est dit). Tous ces personnages manquent tellement de maturité tout en affichant une telle autosuffisance que je ne parviens pas à m’y attacher. Cette absence d’empathie est, à mon avis, la cause principale de mon rejet de l’œuvre.

De plus, à la longue, le style choisi par Kerascoët finit par me lasser, et je suis heureux lorsque, au détour d’une page, l’artiste opte pour un style plus réaliste. Pourtant, au début, je trouvais cela joli et intéressant … mais, à la longue … pffffff …

Reste la très belle couverture (car, là ! Il faut reconnaître que c’est la grande classe !)

Nom série  Black Hills  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne sais pas si les carnets mentionnés dans ce récit sont réels ou s’il s’agit d’une invention, mais cet élément apporte indéniablement une dimension réaliste à la série. Le souci de crédibilité de l’œuvre (tout en restant dans un style très épique) est d’ailleurs à souligner.

En s’intéressant à la sombre période de l’histoire de l’Amérique qui vit les indiens définitivement perdre leur lutte pour la survie de leurs valeurs et de leurs croyances, le duo Swolfs/Marc Renier aborde un sujet qui ne pouvait que me passionner.

Reste qu’il faut encore pouvoir rendre l’œuvre intéressante. Et le duo y parvient en évitant de tomber dans la stricte évocation historique tout en étant très réaliste à mes yeux (les carnets ont fait leur œuvre !)

La galerie des personnages est très conventionnelle du genre, avec ce duo blanc-bec/vieux de la vieille, ces indiens révoltés ou résignés et ces bandits sans scrupules. J’ai donc retrouvé ce que j’espérais, sans surprises (bonnes ou mauvaises).

L’intrigue se centre sur une histoire de vengeance (comme bien souvent) qui permet d’illustrer cette sombre période sous un angle original. Les événements des Black Hills sont autant un décor qu’un acteur de cette série, et c’est, à mes yeux une belle réussite.

Le dessin de Marc Renier est excellent à mes yeux (sans doute les plus belles planches réalistes de l’artiste). Il est toujours aussi fin, aussi élégant, mais il a ici une profondeur, une « matière » que je ne retrouve pas toujours chez l’artiste (voir « Le Masque de fer » et sa qualité fluctuante). Sa colorisation est soignée, même si le choix des couleurs n’est pas celui que j’aurais personnellement effectué (car souvent très ternes).

En résumé : un bon western, très conventionnel (comme souvent avec Swolfs) mais prenant et s’intéressant à une période et à des événements finalement peu exploités.

A découvrir !

Nom série  La Caverne du souvenir  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’habitude, je préfère Andréas dans son noir et blanc. Je trouve cependant que sa colorisation est ici très bien réussie. Ses teintes de bleu sont particulièrement envoutantes selon moi.

Le lettrage d’un des personnages (oui ! le lettrage diffère en fonction des acteurs !), par contre, m’aura souvent été assez pénible à déchiffrer. C’est le seul reproche que je peux formuler au niveau du graphisme de cet album. Car, pour le reste, Andréas officie toujours dans son style traditionnel très anguleux mais diantrement séduisant.

L’histoire, par contre, lorsqu’on la débarrasse de son verni de mystère, est finalement assez simple, voire simpliste. L’auteur m’avait habitué à une plus grande complexité et j’ai donc, de ce point de vue, été quelque peu déçu.

Mais, d’un autre côté, le caractère conventionnel de l’intrigue et la luminosité des couleurs rendent ce récit agréablement rafraichissant.

Une œuvre mineure de l’artiste, mais qui reste d’un niveau tout à fait acceptable.

Nom série  Outlaw  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plaisant, indéniablement plaisant ce petit western décalé, qui bénéficie du savoir-faire de deux valeurs sures de la bande dessinée actuelle.

Au scénario : Dieter, un artiste que je connaissais mieux pour ses récits sombres (dont ses nombreuses associations avec Moynot), mais qui m’avait déjà convaincu par le passé de ses qualités « humaines » et « émotionnelles » grâce au merveilleux « Julien Boisvert ».

Avec Outlaw, on peut dire que l’artiste se lâche ! Ce western déjanté n’hésite pas à flirter avec l’absurde, et les personnages dont l’artiste peuple son récit ne sont pas piqués des vers. On est souvent proche de la grosse farce, mais à aucun moment le récit ne tombe dans le grotesque. Dieter est toujours attentif à l’humanité de ses personnages, qui, par conséquent, sont non seulement amusants mais aussi, selon moi, attachants.

L’intrigue est intelligemment développée, et permet de revisiter tous les standards du western (et des hors-la-loi) en quatre petits tomes. Cette œuvre tient donc autant de l’hommage que de la parodie, … et n’hésite pas à intégrer des éléments pour le moins saugrenus.

Aux crayons : Fourquemin, un artiste au style incomparable qui a très rapidement fait école. Le trait de l’artiste est on ne peut plus expressif. Ses visages sont très caricaturaux, mais ils gardent une certaine candeur qui ne cesse de me charmer. Ses décors ne sont pas avares de détails et bénéficient de cette même souplesse du trait. L’ensemble est aussi riche que lisible, et c’est souvent un régal d’un peu s’attarder sur une planche (un peu, seulement, car le scénario de Dieter ne tarde pas à nous rappeler à l’ordre).

La colorisation est particulière, et favorise les teintes monochromes, ce qui donne à la série un style vieillot très agréable. Un peu comme si cette histoire nous était contée à partir de vieilles photos jaunies aux teintes sépia, choix judicieux qui ne peut qu’engendrer une grosse bouffée de nostalgie (alors que l’histoire est plutôt déjantée, je vous le rappelle).

Une réussite, incontestablement !

Nom série  Le Roman de Malemort  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série peut être séparée en deux périodes distinctes … et aurait indéniablement gagné à mes yeux à ne se limiter qu’à une seule : la première.

Au début, nous avons donc droit à une séduisante héroïne, prostituée de son état, rêvant de preux chevaliers défendant de nobles causes, et qui se retrouve embarquée dans une aventure qui la dépasse. Les personnages qui l’accompagnent gardent longtemps une belle part de secrets durant ce premier cycle, et l’opposition entre le bien et le mal y gagne en ambiguïté. De plus, la série bénéficie du trait d’Eric Stalner. L’artiste excelle dans les décors médiévaux et les héroïnes à la plastique avantageuse. Mais encore, dans la première partie, Eric Stalner prend vraiment le temps de soigner ses planches, qui sont par conséquent vraiment très agréables à regarder.

Malheureusement, la seconde partie du récit n’est vraiment plus captivante. Les compagnons de notre séduisante putain ont perdu tout leur mystère et, malgré sa tentative de raviver la flamme via un pseudo grand secret, l’artiste ne parvient plus à m’intéresser.

Comble de tout, je trouve ses planches moins bien finies que dans la première partie. Cette seconde partie est donc tout à fait dispensable à mes yeux.

A emprunter ? Certainement !
A posséder ? Je ne crois pas, la série ayant du mal à sortir du ventre mou de ce style médiéval si souvent exploité.

Nom série  Le Curé  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le trait de Christian De Metter convient très bien pour illustrer des romans noirs. Mais il ne brille pas par son dynamisme. Heureusement, cette série est très « statique » et l’artiste peut donc exploiter les plus belles facettes de son indéniable talent. Attention ! Ce style, maintenant bien connu des bédéphiles, n’a pas que des qualités (manque de netteté, noirceur des planches, effets flous), mais pour ce qui est de créer une ambiance, il est d’une efficacité indéniable !

Reste que, si, graphiquement parlant, l’œuvre est plutôt réussie, le scénario de Laurent Lacoste et de Christian De Metter ne m’aura que très moyennement convaincu. Pourtant, le début du récit est très bon, mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, l’ennui grandit.

Lassitude de ce style graphique particulier ? Chute dans l’intensité dramatique ? Profil psychologique des acteurs mal développé ?

Un peu de tout, sans doute, aura contribué au fait que je fus finalement heureux d’arriver au bout de ces deux tomes.

Entre le « bof » et le « pas mal », malgré un très bon début.

Nom série  Naciré et les machines  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première chose qui m’a frappé dans cette série (très logiquement, me direz-vous, puisque c’est la première chose que l’on voit), ce sont les couvertures. Elles me font inévitablement penser à Enki Bilal. La forme des visages et la palette des couleurs sont frappantes à ce propos.

Et, tout le long du récit, cette filiation me sera parue comme une évidence, sans que je puisse parler de plagiat, car Frédéric Pontarolot possède sa touche personnelle, tant du point de vue graphique que du point de vue scénaristique.

Quoiqu’il en soit, ce trait m’a bien plu, même s’il peine a être réellement dynamique. Nous sommes plus souvent face à une image arrêtée qu’en action. Heureusement, le scénario de l’artiste se prête assez bien à ce style, raison (je pense) de ma bonne appréciation d’ensemble.

Et l’histoire ?

Pas mal … pas révolutionnaire, non dépourvu de certaines longueurs, mais pas mal.

On est ici dans une SF qui m’aura, dans ses meilleurs passages, fait penser à des films comme Brazil ou Delicatessen (il y a pire comme références !) Les personnages sont sympathiques et originaux, mais il leur manque un peu de charisme, un peu de personnalité. L’univers inventé est intéressant mais, lui aussi, manque de profondeur, de complexité.

Finalement, cette histoire se laisse lire, mais sans engendrer chez moi une quelconque forme de passion. Sympathique et agréable à regarder, sans plus (mais c’est déjà pas mal).

A emprunter ? Certainement !
A posséder ? Je n'en suis pas convaincu ...

Nom série  La Fille du Yukon  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un western comme il y en a tant (une ruée vers l’or au cours de laquelle une jeune et belle bourgeoise suit son amant, un aventurier de petite envergure), dont l’atout principal tient plus dans son cadre inhabituel que dans son intrigue. La série est agréable à suivre et ne m’aura jamais lassé, mais elle ne m’aura jamais surpris non plus.

La fin du récit est un peu précipitée à mon goût, mais, d’un autre côté, on évite ainsi ces fins à rallonge que je déteste.

Le cadre, comme je l’ai dit, est vraiment bien choisi, et la reconstitution historique me parait très crédible. C’est incontestablement le point fort de la série à mes yeux.

Le dessin de Sinisa Radovic est sans grande originalité, mais il convient bien au thème et fait montre d’une belle lisibilité. La qualité est constante le long des trois tomes et la mise en couleurs est tout à fait adéquate.

Pas mal, en résumé, mais rien d’extraordinaire non plus …

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 72 80 90 99 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque