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Nom série  Le Bleu est une couleur chaude  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est un ensemble de thèmes très délicats qu’aborde Julie Maroh dans ce présent (et copieux) récit, et, même si tout n’est pas à mon goût, je trouve que, dans l’ensemble, elle s’en sort très bien.

Les points forts ? Tout d’abord un dessin qui m’a tapé dans l’œil. L’artiste réalise un très beau travail tant dans la sensualité du trait que dans l’humanité des regards mais, surtout, son travail sur la couleur est formidable (oui, je sais, je m’emballe). Dominances de gris et fulgurance du bleu dans les (très nombreux) flash-back, et couleurs d’une parfaite douceur pastelle dans l’époque présente. C’est du point de vue esthétique, tout à fait à mon goût.

Ensuite, aborder le sujet de l’homosexualité (ou plus exactement la recherche d’une identité sexuelle) est devenu un sujet bateau, mais l’artiste parvient à intégrer beaucoup de nuances dans son portrait (il est vrai qu’elle prend le temps de le développer, l’album comptant près de 160 planches).

Enfin, j’ai vraiment bien aimé la manière dont Julie Maroh traite du sujet de l’acceptation du regard de l’autre et de soi-même. La période de l’adolescence est une période on ne peut plus délicate durant laquelle le besoin de se trouver mais aussi celui d’être accepté(e) par les autres est essentiel (existentiel, même), et l’artiste parvient à bien faire ressortir tous ces questionnements.

Mais l’album contient également quelques gros points faibles. A commencer par les nombreux « bouhouhouh » présents dans ces planches. Est-il nécessaire qu’un pleur soit aussi sonore ? Au risque de me faire lyncher, je dirais qu’il s’agit là d’un défaut typiquement féminin. Le grave problème est que ce genre de scène (de larmes) m’exaspère bien plus qu’il ne m’émeut. Les personnages me semblent tellement dire « regardez-moi, comme je suis triste » que j’ai du mal à croire à la sincérité de leurs émotions, toute préoccupées que sont ces filles par la recherche d’attention de leur entourage (« je hurle pour qu’on me regarde et non parce que je suis triste »). Heureusement, d’autres scènes sont jouées en retenue, et fonctionnent bien mieux avec moi.

Ensuite, cette quête amoureuse nous offre un long passage de déchirures-réconciliations-déchirures-réconciliations-déchirures-réconciliations-etc… aussi répétitif que gonflant. Là, à nouveau, ma vision masculine de l’amour et de la relation amoureuse m’empêche de comprendre et de m’émouvoir à ces multiples hésitations. J’aime ou je n’aime pas – point barre. Et voir ces deux jeunes femmes dans l’incapacité de faire face à leurs sentiments énerve mon cerveau reptilien de mâle primitif.

Enfin, l’artiste y va franco dans ses passages sensuels et, sans tomber à aucun moment dans le vulgaire, flirte tout de même avec le racolage. Ceci dit, les scènes d’amour lesbien sont plutôt agréables à regarder et s’intègrent logiquement dans le récit (je ne suis pas convaincu que mon sentiment aurait été identique dans le cas d’amours gays).

Dans l’ensemble, et malgré les faiblesses évoquées, cet album me laisse donc une bonne impression. Mieux que pas mal mais pas encore tout à fait franchement bien. A découvrir par les amateurs du genre, et à éviter par les personnes qui s’attendent à tomber sur un récit érotique. Il s’agit bel et bien ici d’un portrait intime d’une jeune femme en quête d’elle-même.

Parce que cela semble être une première œuvre, je tranche pour la cote supérieure. Mon coup de cœur, lui, concerne la beauté graphique de l’ensemble.

Nom série  Mélodie au crépuscule  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Renaud Dillies nous ressort la même recette que pour son très bon « Betty Blues » et nous sert une excellente « Mélodie au Crépuscule ». J’ai grandement apprécié le rythme narratif, qui offre énormément de respirations (ne vous attendez pas à un récit haletant avec cet auteur) et même si le thème est archi-connu et souvent exploité, cette quête du sens de la vie par un personnage brisé suite à une rupture amoureuse m’a touché par sa justesse de ton.

Les personnages animaliers de l’artiste sont très réussis. Leur anthropomorphisme me permet de m’y identifier, et leur animalité me permet de lire ce récit comme je le ferais d’un conte (en fait, c’est la technique utilisée depuis la nuit des temps par plus d’un conte de fées).

Plus encore que dans Betty Blues, j’ai aimé ce trait qui me semble devenir de plus en plus dépouillé au fil des albums de l’artiste. Le découpage, lui, demeure excellent.

Attention toutefois à la répétition, tant dans les thèmes que dans les effets de style. Je crains en effet qu’à force de m’offrir toujours la même chose, l’artiste finisse par me lasser.

Peu importe dans le cas présent, c’était franchement bien !

Nom série  Betty Blues  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bon récit d’ambiance, qui conte les déboires amoureux d’un trompettiste de jazz. Chez Dillies, tout est une question d’atmosphère. Le ton est résolument mélancolique et l’histoire « prend son temps ». Le découpage des planches est très aéré et il n’est pas rare qu’une planche, divisée en plusieurs cases, n’offre en fait qu’une seule illustration. De plus, la narration est loin d’être omniprésente et les moments de silence total ne sont pas rares.

Tout ceci pour dire qu’un livre de Dillies peut se lire très vite mais il peut aussi se contempler car le trait de l’artiste dégage un charme … auquel je ne suis pas insensible. Pourtant, en règle générale, je ne suis pas friand des personnages animaliers, ni des hachures (très présentes dans l’album) mais, ici, le charme opère, les personnages ont des « bonnes bouilles » et, surtout, le découpage captive mon regard. Je lis rapidement ou m’attarde sur une planche, en fonction du découpage et du dessin proposés, et ce rythme, qui m’est ainsi suggéré, correspond pleinement avec le rythme du récit.

Seul petit reproche : un dessin encore fort hachuré. En comparaison (et sur des thèmes fort proches), j’ai préféré le dessin plus épuré de « Mélodie au crépuscule ».

Nom série  Esteban (Le Voyage d'Esteban)  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai vraiment bien aimé le premier tome de la série, qui nous plonge dans l’univers de baleiniers du temps de la marine à voile. Le récit se résume à peu de choses et les personnages sont très classiques pour le genre (un pauvre orphelin qui découvre cet univers et un capitaine intrépide et intransigeant, unis par le souvenir d’un être cher (la maman du petit Esteban)) mais Matthieu Bonhomme parvient à nous offrir un récit riche dans son univers et son atmosphère. Cet album sent bon les embruns et le sel, les personnages, pour stéréotypés qu’ils soient, n’en sont pas moins attachants, la narration est fluide et très bien servie par un dessin accrocheur, expressif et vivant mais précis au besoin. Le monde de la pêche en haute mer aux temps héroïques y est bien décrit. C’est du tout bon.

Malheureusement la suite n’est pas tout à fait du même tonneau. Cela reste très agréable à suivre (grâce principalement au dessin et à la narration) mais le côté très prévisible du scénario commence à peser sur l’ensemble. Heureusement, je suis friand de cet univers et l’ambiance créée par Bonhomme maintient toute mon attention.

J’espère que cette série ne deviendra pas « à rallonges » mais je recommande ces trois tomes dont le premier est franchement bien et les deux suivants franchement pas mal bien.

Nom série  Le Fluink  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais depuis longtemps repéré l’objet dans la bédéthèque. Ces petits personnages en noir et blanc (et inversement) avaient titillé ma curiosité tout en me rappelant ceux que Franquin utilisait dans ses « Idées Noires ». Je m’étais juré de jeter un œil (et même deux) à l’occasion et lorsque Pierig me l’a fournie (qu’il en soit remercié) je n’ai fait ni une ni deux.

Et c’est un fait que le concept est génial, original et innovant. Le dessin est sympa, très lisible et, définitivement, me fait penser à Franquin.

Malheureusement, l’histoire ne m’a pas vraiment convaincu. En cause, une certaine confusion dans le fil du récit, un final assez banal et, surtout, une narration parfois trop présente pour ce type d’histoire.

Et pourtant, je ne saurai pas résister longtemps à l’achat de l’objet car je suis convaincu qu’une relecture s’avèrera encore plus intéressante que cette première lecture (ne fusse que pour prendre le temps de lire d’abord toute l’histoire du dessus avant de découvrir celle du dessous, puis l’inverse, ensuite pour m’attarder (à nouveau) sur le graphisme).

Franchement pas mal bien ! A découvrir en tous les cas.

Nom série  Le Parfum de l'Invisible  posté le 16/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le dessin de Manara est toujours agréable, mais l’histoire est vraiment insipide. Sa variation sur le thème de l’homme invisible ne fournit que peu de bonnes idées érotiques, je n’ai donc été qu’exceptionnellement troublé (ce qui est pourtant le but recherché lorsque l’on se lance dans la lecture de ce genre d’album).

Un grand bof d’ennui …

Nom série  Névé  posté le 16/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série menée par un personnage principal attachant à la destinée pour le moins perturbée. Il arrivera à Névé, en effet, plus d’un malheur mais l’enfant deviendra adulte en traversant ces multiples épreuves.

La montagne sert généralement de toile de fond et la série s’offre régulièrement des instants contemplatifs. Ce dernier aspect permet une lecture rapide de ces tomes, au détriment de scénarios réellement complexes. En règle générale, ceux-ci se résument à peu de chose et font montre de peu d’originalité. Mais Dieter excelle, par contre, dans la création de personnages, et je me suis attaché à ce Névé.

Au niveau du dessin, on est loin du niveau aujourd’hui atteint par Lepage. L’encrage est encore imprécis et les personnages ont souvent les traits du visage efféminés. Par contre, l’artiste fait déjà montre d’une belle sensibilité, et ses planches contemplatives sont bien construites et agréable à voir (même si, souvent, elles manquent de netteté).

Pas mal, donc. Une série à emprunter et même à posséder si vous êtes sensible à ce genre d’histoire d’adolescent au destin tragique.

Nom série  Jess Long  posté le 15/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série qui ne m’a jamais emballé. Le personnage de Jess Long y est trop classique. Il ne dispose pas de cette petite touche personnelle qui l’aurait distingué des autres (sinon le fait que cet agent américain fume la pipe et non la cigarette).

Les intrigues sont des plus classiques également. Elles sont l’œuvre d’une foultitude de scénariste, dont Tillieux et Raes sont peut-être ceux qui offrent les récits les plus intéressants. Malheureusement, les intrigues se présentent souvent sous la forme de courtes nouvelles et l’enquête est donc expédiée en deux temps trois mouvements. Cauvin fournit également quelques scénarios plus humoristiques, publiés à l’époque dans des numéros spéciaux du journal de Spirou. Là aussi, on reste dans le quelconque.

Le dessin réaliste de Piroton est d’une bonne qualité mais est passé de mode. Ce style, très prisé dans les années 60-70, parait très daté à l’heure d’aujourd’hui.

Bof, franchement bof !

Nom série  Le Cadavre et le Sofa  posté le 14/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un étrange album, au graphisme étonnant et séduisant. Je dirai même étonnamment séduisant. En effet, je suis tombé sous le charme de ce trait spontané, instable, fin, immature. Les planches semblent improvisées, le dessin y est « jeté » sans qu’une quelconque logique préparatoire apparaisse, et pourtant l’ensemble m’est apparu beau, étrange et harmonieux.

De plus, ce style convient bien à l’histoire qui nous est contée. Une histoire … étrange, vous vous en doutez. Le climat de l’album est assez malsain. Pour les amateurs de cinéma, je rapproche ce climat à celui qui règne dans le "Tideland" de Terry Gilliam avec un mort omniprésent et des enfants apparemment insouciants, curieux de la mort autant que de la vie, et prêts à se réfugier dans leurs rêves pour fuir une réalité trop dérangeante.

Malheureusement, au fil des pages, le récit s’enlise et la lecture devient ennuyeuse … avant de redémarrer pour un final surprenant mais inadéquat à mes yeux.

En fait, je trouve que Tony Sandoval est un très bon conteur mais ce récit dégage une telle impression d’improvisation qu’il ne répond pas aux promesses de qualité qu’il avait laissées entrevoir.

Pas mal, prometteur, mais, pour totalement fonctionner, ce récit aurait du bénéficier d’une meilleur préparation pour atteindre une finition parfaite.

Mais là, j’ai l’impression d’avoir à faire avec un diamant brut de la bande dessinée underground, une impression que « Nocturno », autre œuvre de l’auteur, ne m’avait pas procurée.

Nom série  La Vérité sur...  posté le 14/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Honnêtement, je ne les ai pas tous eu entre les mains, mais j’ai dû en feuilleter une dizaine et en lire trois ou quatre. Le dernier en date, hier soir, avait pour titre « la vérité sur le camping ».

Après pareille introduction, vous subodorez sans doute que la série ne figure pas parmi mes préférées. C’est un fait, et la raison est autant imputable au dessin (trop simpliste), aux gags (trop prévisibles et répétitifs), qu’au concept (opportuniste en diable, au point de sortir un « la vérité sur les ch’tis » dont la raison d’être n’est pas, je le crains, l’amour intemporel que voue l’auteur à cette région de France).

Alors, pourquoi est-ce que je lis ce genre de série ?

Pour m’endormir, tout simplement. D’habitude, ces albums se révèlent d’une efficacité redoutable. Ce ne fut pas le cas hier, mais l’album n’y est pour rien puisqu’il se révéla aussi insipide que les autres (dont je ne retrouve le nom que grâce à la liste de la fiche, vous dire s’ils me sont restés en mémoire).

Allez, hop ! Retour à la bibliothèque. Moins cher que la pharmacie et souvent aussi efficace.

Soporifique !

Nom série  Un poing c'est tout  posté le 13/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’aime bien le style dessiné de Krèstchan. Par contre, je dois bien avouer être totalement insensible à son humour (du moins dans cet album).

Commençons par le positif : le dessin. Je situerai celui-ci dans la lignée d’un Mouminoux. Il est agréablement caricatural et expressif, fait montre de dynamisme en cas de besoin et offre quelques belles tronches. L’ensemble reste constamment lisible dans un noir et blanc qui se justifie plus par un souci d’économie que par une quelconque recherche esthétique. C’est, pour moi, un bon dessin d’humour, qui pourrait servir de support à beaucoup de séries d’aventures humoristiques et rocambolesques.

Au niveau des gags, et bien, j’ai trouvé la plupart d’entre eux mauvais, tout simplement. Soit ils sont trop convenus et sans surprise, soit ils ne sont tout simplement pas drôle. Enfin, certains ne sont pas même des gags puisqu’ils représentent notre héros boxeur face à des adversaires de légende dans une illustration qui se veut hommage (sans doute issue de photographies célèbres mais, étant inculte en matière de boxe, je ne peux le certifier).

Bof, donc, mais un dessinateur que j’aurai autant de plaisir à retrouver dans un salon de la bd que sur … une autre série, mieux scénarisée (du moins pour moi).

Nom série  Le Sourire du clown  posté le 13/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moins crédible mais aussi prenant que « Le Pouvoir des innocents », ce sourire du clown s’est révélé être un bon récit … quelque peu tiré par les cheveux. Et je navigue vraiment entre deux idées contradictoires au moment d’écrire cet avis.

D’une part, j’ai trouvé le récit très prenant. Les personnages sont attachants et/ou complexes. Le récit est en constante progression (je ne me suis jamais ennuyé). La structure n’est pas toujours évidente (multiples flash-back) mais contribue à la richesse de l’ensemble (de plus, avec un minimum de concentration, le récit est relativement aisé à suivre). Le cadre d’une banlieue en crise est bien choisi et permet de créer un huis-clos crédible et original. Et lorsque le récit s’attarde sur l’un ou l’autre des personnages (et plus particulièrement sur les deux clowns dans le troisième tome), cela se fait avec pertinence et sensibilité. En règle générale, d’ailleurs, je continue à adorer la manière dont Luc Brunschwig construit et nourrit le profil psychologique de ses personnages.

A contrario. Le scénario flirte régulièrement avec l’incroyable. J’ai du mal à croire, en effet, à ce curé manipulateur (ce n’est pas l’idée qu’un curé puisse être manipulateur qui me dérange, bien au contraire, mais bien la façon dont il s’y prend pour manipuler son entourage). Idem, la messe finale qui tourne à la farce grotesque, si elle est amusante, perd toute sa crédibilité par son caractère exagéré.

Au niveau du dessin, j’ai été plus qu’agréablement surpris. Celui-ci constituait à mes yeux le point faible du Pouvoir des Innocents, mais ce n’est pas du tout le cas de la présente série. Le travail de Laurent Hirn m’a autant plu par sa finesse que par sa colorisation. Finis les dessins parfois confus, finie la colorisation trop contrastée, bienvenue dans un monde d’harmonie, dans un dessin d’une grande lisibilité, dans une colorisation nuancée.

Pas mal dans l’ensemble même si, là, je trouve que Luc Brunschwig pousse quand même le bouchon fort loin.

Nom série  Arrivederci Amore  posté le 13/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé le dessin, très soigné. La colorisation efface toute trace de construction et donne à la série un fini impeccable. Ce soin permet d’effacer les petites erreurs anatomiques parfois présentes.

Au niveau du scénario, je suis plus dubitatif. Le premier tome n’est pas des plus passionnants. Le personnage central s’y révèle aussi détestable que peu intéressant. Sa vie se résume à user de son charme ou de son flingue, en fonction des circonstances mais sans passion, sans envie … et sans que les auteurs ne nourrissent le personnage d’une psychologie complexe. Ce premier tome se résume donc à une succession de séquences dépourvues d’émotions.

Le second tome offre un scénario moins « rouf rouf ». Les auteurs prennent le temps de nous présenter la préparation d’un casse, avant de nous narrer ses tentatives pour récupérer une « honorabilité » plus que douteuse auprès des autorités italiennes. J’ai donc mieux apprécié ce second tome, même si je trouve son final expédié et que le personnage central manque cruellement de profondeur.

Ce diptyque s’avère être l’adaptation d’un roman et je crains que le passage du roman à la bande dessinée soit en grande partie responsable du manque de profondeur accordé au personnage central. Je suis même convaincu que, dans le roman, les motivations, les interrogations et les hésitations du personnage central sont très détaillées. Et, comme le dit très bien Arzak dans son avis ci-dessous, que le final prend une autre dimension dans sa version originale.

Un petit pas mal, car la série n’est pas désagréable à lire et que le dessin est très soigné, mais je préconise la location plutôt que l’achat (ou alors l’achat du roman).

Nom série  O'Boys  posté le 13/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me méfiais du dessin (malgré les très belles couvertures), trop « américain » à mon goût. L’encrage très sombre et très présent n’est en effet pas de ceux que j’apprécie habituellement. A la fin du deuxième tome, mon sentiment perdure : je n’aime pas particulièrement le dessin. Cependant je le trouve d’une très bonne qualité technique et jamais il ne m’a rebuté au point de me faire décrocher du récit.

Au niveau du scénario, j’avoue avoir franchement bien aimé le premier tome, dont l’esprit et la narration m’ont fait penser au « Shamrock Song » de Franz (la jeunesse de Lester Cockney) : même légèreté dans la gravité, même richesse dans les péripéties, même fluidité dans la narration. Je me suis donc jeté sur le deuxième tome et là, grosse déception ! J’ai eu du mal à le finir tant il ne se passe rien ! Une narration omniprésente et inutile alourdit une lecture qui n’offre pour seul intérêt que de nous décrire la vie des vagabonds du rail durant les années ’30.

Du coup, je ne sais pas si je vais lire le troisième tome. J’y jetterai certainement un coup d’œil mais ne l’achèterai pas les yeux fermés.

Pas mal pour l’ensemble des deux premiers tomes mais j’ai peur pour la suite.

Nom série  L’Oeil était dans la tombe  posté le 13/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne ambiance, très sombre, très maladive, pour un polar au scénario classique, aux raccourcis nombreux et au final peu crédible : une fois de plus, De Metter ne parvient pas totalement à me convaincre.

Pourtant, j’ai lu cet album avec plaisir. Les personnages sont bien typés, le propos est original (très bonne idée, cet œil dans la tombe) et, surtout, le dessin (la peinture, plus exactement) de l’artiste s’avère d’une froide et redoutable efficacité. C’est certainement un des rares dessins figés que j’apprécie pleinement !

Pas mal, plaisant à lire malgré certaines maladresses, ... et très vite oublié.

Nom série  Brel (en bande dessinée)  posté le 13/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai à nouveau eu droit à une liste de participants assez prestigieuse pour cette adaptation de chansons, du Grand Jacques dans le cas présent. Le plus surprenant de ces noms étant celui de Peyo. Malheureusement, son adaptation de « Rosa » figure parmi les moins intéressantes de l’album (au côté du très convenu « Madeleine » de Laudec).

D’autres auteurs ont, par contre réussi à me séduire, soit par une adaptation belle et soignée bien dans leurs styles (Ryssack, Will), soit par un dessin sombre qui s‘adapte parfaitement à la chanson mais éloigne l’artiste de ses traditionnelles plates-bandes (Bedu), soit par une adaptation étrange, audacieuse et finalement plus subtile qu’il n’y parait (Tibet pour un « plat pays » très Ric Hochesque). A ranger au rayon des bons moments les adaptations de Geerts et de Severin, peu originales, pas particulièrement soignées mais bien dans l’esprit et de la chanson et du style graphique de ces artistes.

L’adaptation de Mitacq me laisse une sensation mi-figue mi-raisin. Le dessin et la colorisation sont très soignés mais l’adaptation ne correspond pas à ma propre vision de la chanson. Même remarque pour l’adaptation de Dany.

Enfin, parmi les adaptations que j’ai retenues figurent celles de Fred et de Aidans, pas mal, mais trop convenues à mon goût.

Peyo, Laudec, Ryssack, Will, Bedu, Tibet, Geerts, Severin, Mitacq, Dany, Fred, Aidans. Lorsque je vous parlais d’une liste de participants impressionnante (et je m’excuse auprès des artistes que j’ai oublié de citer, soit parce que je n’ai pas retenu leur nom, soit parce que leur histoire ne m’a pas marqué) ! J’ai également apprécié le fait que les artistes belges soient massivement représentés dans un album dédié au plus célèbre des chanteurs belges.

Par le soin apporté à cet album, pour la qualité des intervenants, parce que la plupart de ces adaptations m’ont bien plu tant graphiquement que conceptuellement, et parce que je suis un grand amateur de Jacques Brel, je considère cet album comme un des meilleurs de sa catégorie (les adaptations de chansons).

Pas mal du tout !

Nom série  Vasco  posté le 09/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vasco, c’est le petit frère d’Alix. Le style de la série se rapproche en effet grandement de celui du héros de Jacques Martin, avec les mêmes faiblesses à mes yeux, mais aussi les mêmes points forts.

Faiblesses : une narration omniprésente et très académique, très professorale et des histoires au dynamisme tout ce qu’il y a de plus relatif, peu voire pas d’humour et un héros peu charismatique.

Points forts : un dessin d’une grande précision, surtout dans les décors, un cadre historique très crédible, des intrigues souvent bâties sur des réalités historiques instructives.

Au final, et tout comme pour Alix, mon avis est partagé. Le soin accordé à la série est indiscutable mais après avoir lu un album je n’ai pas vraiment envie de me plonger dans le suivant tant c’est pesant à lire.

Pas mal mais à consommer à faible dose, selon moi. Je recommanderais l'emprunt plutôt que l'achat.

Nom série  Rataplan  posté le 09/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série jeunesse très typée années 60 mais que j’ai toujours du plaisir à relire (avec une bonne dose de nostalgie il est vrai).

L’univers de l’armée napoléonienne est, en soi, relativement original même si ce théâtre est bien plus un prétexte à des histoires pleines de rebondissements qu’un décor à la quelconque rigueur historique. Les rebondissements, justement, et bien ils ne manquent pas mais l’ensemble de la série baigne dans une telle naïveté, un tel classicisme dépassé que le lecteur actuel risque de ne pas aimer. Les multiples campagnes napoléoniennes permettent de promener le duo aux quatre coins du monde (de l’Egypte jusqu’en Russie, … avec un étrange crochet par l’Amérique du Nord), ce qui garantit un certain exotisme à la série, et un décor toujours renouvelé.

Le dessin de Berk est déjà à l’époque très agréable à voir. Il est propre, expressif, dynamique et bien dans la lignée du franco-belge humoristique de l’époque. Les couleurs sont parfois baveuses mais c’est l’époque (et les limites du matériel d’alors) qui veut ça.

Une série à mettre aux côtés du Vieux Nick, même si elle lui est un peu inférieure. Pas mal quand même.

Achat conseillé pour les amateurs de moisi.

Nom série  Outre Tombe  posté le 09/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange série, qui oscille entre hommage, exercice de style et parodie (surtout dans son premier tome).

En effet, ce premier tome propose une histoire digne des films de zombies destinés au jeune public américain. Des cadavres qui pleuvent, beaucoup d’humour, un peu d’érotisme (très soft, censure américaine oblige), des personnages convenus, jeunes et beaux (plus une grosse de service). Je l’ai lu sans déplaisir mais en me demandant vraiment s’il s’agissait d’un hommage ou d’une parodie.

Les tomes suivants permettent de mieux définir le style de la série. L’humour et l’horreur y sont toujours présent mais on s’éloigne de l’hommage pour obtenir une série plus originale, plus personnelle, quoique toujours influencée par l’univers du cinéma d’épouvante. Les personnages principaux gagnent en personnalité et la série s’avère alors d’un honnête niveau.

Les auteurs, s’ils continuent à visiter l’univers du cinéma d’épouvante, ont l’intelligence de changer de registre et autant le premier tome était typé « zombies », autant le second sera typé « loups-garous ». Quant au troisième, le plus original, selon moi, il oscille entre Ghostbuster et … Shinning (avec une petite pointe de Freddy Krueger).

Finalement, j’ai retrouvé un peu les éléments qui ont fait le succès de Spoon & White, mais un cran en dessous. L’humour y est plus convenu, moins déjanté.

Le dessin intensifie encore cette filiation, mais s’avère moins expressif, moins explosif. Il demeure cependant d’un bon niveau, très immédiat, propre et net, et il n’est pas dénué de dynamisme.

Une bonne série, donc, divertissante à défaut d’être franchement hilarante. A emprunter et peut-être même à posséder si vous êtes ados et amateur de ce genre de cinéma d’épouvante américain. Le fait qu'il n'y ait que trois tomes, de plus aux univers différents, est un autre argument pour conseiller l'achat.

Nom série  Cassio  posté le 09/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le début de la série m’a énormément plu. Un crime commis durant l’antiquité romaine sur un étrange avocat guérisseur, voilà qui avait de quoi m’intriguer. D’autant plus que ce premier tome se centre vraiment sur l’idée d’une enquête archéologique.

Malheureusement, la suite m’a quelque peu déçu (tout en restant un travail soigné et correct). Plusieurs raisons à cela.

Tout d’abord, la série retombe dans un style plus traditionnel. L’archéologue se retrouve confrontée à deux groupes « ennemis » décidés à s’emparer du secret du fameux Cassio. De plus, Desberg ne peut s’empêcher de relier son intrigue avec la chrétienté. Et, franchement, de ce côté-là, je commence à saturer. Il serait temps d’oublier le da Vinci Code, Le Décalogue, Le Triangle Secret et tous les autres.

Ensuite, les tomes offrent des scénarios plus complexes, mais d’une complexité artificielle, selon moi. Desberg essaie de nous égarer avec des fausses pistes mais son intrigue en devient confuse et je ne sais plus alors qui est qui et qui dit quoi. Ce sentiment, je l’ai surtout ressenti dans le deuxième tome où les fausses pistes sont multiples mais aussi peu opportunes.

Le dessin de Réculé n’est pas mauvais mais fort froid. De plus, je n’ai pu m’empêcher de voir dans le troisième tome certaines similitudes entre le « Dieu des sables » et … Darth Vador (graphiquement parlant). Cet aspect, pour le moins déstabilisant et certainement involontaire, a perturbé ma lecture (je ne pouvais continuer à lire « sérieusement » à chacune des apparitions de la statue de l’idole, perdant alors ma concentration et « sortant » de l’histoire).

L’ensemble demeure cependant prenant et j’ai vraiment voulu connaître le fin mot de l’histoire mais le fait que l’on finisse par se retrouver en terrain connu (deux clans opposés, un complot lié à la chrétienté, de mystérieuses fioles) constitue tout de même une grosse déception.

Pas mal, mais trop dans l’air du temps pour totalement me convaincre.

Achat conseillé pour les amateurs du genre, que la surproduction actuelle n'aurait pas encore dégoutés.

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