Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 4645 avis et 1791 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Captain America (Marvel Monster Edition)  posté le 05/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mais que c'est caricatural ! Voilà l'archétype du comics de super-héros de divertissement à peu de frais. Des scénarios qui tiennent en une phrase, des ficelles scénaristiques grosses comme des câbles, des rebondissements ultra-prévisibles, des histoires tellement clichés qu'elles en deviennent risibles.

Le dessin est de qualité acceptable mais il est tellement formaté que n'importe quel membre d'un studio marvel ou DC aux US doit être capable de produire strictement la même chose.

Quant aux récits, ils sont... inintéressants au possible. C'est de la production de masse destinée à alimenter un marché de lecteurs captifs, les faisant patienter jusqu'au prochain évènement éditorial ou au prochain gros cross-over Marvel. Les personnages sont pitoyables de superficialité et les scènes n'ont aucune crédibilité. Alignements de super méchants qui viennent attaquer les uns à la suite des autres le super-gentil Captain America, amenant chacun leur super-plan-secret destiné à "dominer le monde, mouhahaha", et le super-patriote Captain America, non sans avoir sauvé au passage du danger une petite famille d'innocents, fonce dans le tas en résolvant tous les problèmes à coups de poings et de son super bouclier boomerang. C'est tellement caricatural que c'en est ridicule. Un détracteur des comics de super-héros pourrait utiliser ce recueil comme inventaire de tout ce qui rend tout sauf justice aux meilleurs récits du genre.

Et pourtant cela se laisse lire. Le rythme est plutôt bon, du coup, cette lecture permet de passer malgré tout un moment de divertissement sans trop d'ennui. Et le coup classique des cliff-hangers de fin de chapitre maintient un léger intérêt et une curiosité pour la suite. Mais franchement, vous pouvez très largement vous passer de cette lecture de masse et sans âme.

Nom série  Skim  posté le 04/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors qu'au vu de la couverture, je m'attendais à un manwha un peu ennuyeux, je me suis retrouvé avec une bande dessinée occidentale sur des adolescentes canadiennes dans une ambiance très américaine.
La thématique en est la vie d'une jeune fille de 16 ans, pas bien dans sa peau, et ses atermoiements d'ado, entre ses petits trips de sorcières shamaniques avec sa copine, un amour particulier naissant pour une autre personne, et une histoire qui fait du bruit dans son lycée, celle du suicide de l'ex petit ami d'une fille qu'elle connait à peine.
Le tout est narré à la manière d'un journal intime, avec le langage d'une ado. J'ai d'ailleurs trouvé ça un peu pénible au départ. Ce genre de considérations adolescentes immatures et mi-dépressives m'agace plus que cela me touche.

En outre, je n'ai pas trop accroché au dessin non plus. L'auteure est davantage une illustratrice qu'une dessinatrice de BD. Son style est donc assez typé, avec des personnages que je trouve plutôt moches. Ce dernier point est probablement voulu, le récit insistant sur son réalisme, l'héroïne est plutôt laide (à mon goût) et obèse, les gens qui l'entourent, à part les stars du lycée, sont assez moches, etc. Mais c'est plus au style de représentation des personnages que je n'ai pas accroché. On dirait que les visages sont régulièrement déformés.

Ces quelques reproches que je fais à cette BD ont rendu assez morne ma lecture des deux premiers tiers du récit. Je ne trouvais pas les personnages attachants, leurs histoires m'ennuyaient un peu, et leurs pensées et soucis d'adolescentes me semblaient aussi éloignés que possibles de mes centres d'intérêt.
Ce n'est que vers la fin, quand l'héroïne finit par communiquer avec la fille dont l'ex s'est suicidé, que le récit a commencé à devenir un peu plus intéressant à mon goût, un peu moins renfermé sur lui-même en même temps que l'héroïne aussi s'ouvrait un peu plus au monde. Du coup, là, j'ai commencé à être un peu captivé et à voir l'intérêt de cette longue mise en place précédente permettant de mieux saisir les atermoiements de l'esprit d'une adolescente comme l'héroïne, pour mieux saisir l'intérêt de sa rencontre avec une autre qui a des soucis différents d'elle mais qui les rapprochent toutes les deux.

Cette BD met donc bien en scène une certaine facette du mal-être adolescent et la fin a su un tout petit peu me toucher, mais je n'en conseille pas vraiment l'achat pour autant.

Nom série  Le Jour du Loup  posté le 04/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne m'attendais pas du tout à une histoire gentillette de loups-garous en entamant ce manga. Ca m'a surpris mais, comme je préfère nettement les histoires fantastiques aux simples polars, j'aurais pu être séduit. D'autant que le dessin est plaisant, dans un style manga occidentalisé un peu comme celui de Taniguchi.
Ce ne fut cependant pas le cas car le scénario est ici vraiment trop léger. On se croirait dans une piètre série B, un téléfilm de seconde partie de soirée.

Le scénario pourrait se résumer à une suite de courses-poursuites, du mouvement du mouvement pour ne pas laisser le temps au lecteur de réfléchir.
Mais les comportements des personnages sont caricaturaux. Toute l'intrigue est cousue de fil blanc, artificiellement menée par l'auteur pour lui faciliter les choses. Les coïncidences et les incohérences sont trop nombreuses.
A tel point que là où il y aurait dû y avoir un divertissement, je me suis plutôt ennuyé tant ça ne m'intéressait pas.

Nom série  One of Us  posté le 04/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai vraiment pas été séduit par la lecture de ce premier tome.

Le dessin m'a rebuté d'emblée. Je n'aime pas du tout la texture de ces personnages dont le trait me fait penser à de la main levée sur Paintshop ou sur tablette graphique. Visages inexpressifs, figés, anguleux, froids, brrr... A cela s'ajoute des décors tracés à la règle et un nombre impressionnant de perspectives linéaires dans les architectures et autres arrière-plans, ce qui ajoute encore à cette impression d'angles et de froideur qui me déplait.

Quant à l'histoire, il s'agit pour moi ni plus ni moins qu'une banale histoire de gars qui se découvre des super-pouvoirs latents dont il se passerait bien. Ca lui donne des migraines, il a l'impression d'entendre des voix, ça lui fait mal, ça l'énerve, mais ô miracle ça lui permet aussi de lire les pensées, ressentir les émotions des autres ou, bien pratique, de faire preuve d'une force telle qu'il en explose les murs autour de lui lors de ses crises. Un petit Tetsuo en gestation, donc.
Ca pourrait être bien si ce n'était pas traité avec autant de sérieux et de clichés. On voit les ficelles scénaristiques se mettre en place de manière trop prévisible. On devine très vite le groupe secret de gens qui connaissent et exploitent les pouvoirs de gens comme le personnage principal. On entrevoit aussi rapidement une magouille ou un conflit à venir avec un mouvement politique extrémiste dont le meneur a tout de la caricature.
Qui plus est, je n'ai pas aimé les comportements des personnages. Je trouve qu'ils manquent de maturité, de naturel. Les dialogues à base de psycho me sont apparus pénibles et artificiels. On dirait des extraits de cours de fac.

Bref, je n'ai pas accroché du tout à ce premier tome qui n'est qu'une courte introduction, et je n'ai pas envie de lire la suite.

Nom série  Thorinth  posté le 03/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis tout au long de la lecture de cette série a un peu oscillé mais je salue en tout cas l'originalité et la personnalité de son ensemble.

L'auteur, seul aux commandes, nous crée ici un univers assez étonnant. Quelque part entre science-fiction, fantasy et fable onirique, le monde de Thorinth est à la fois gothique et léger.
C'est l'histoire d'un homme à la recherche de sa femme enfermée dans une tour gigantesque dont on ne ressort pas. Mais c'est aussi toute l'histoire de ce monde cruel et fou qui s'est créé au sein de celle-ci. Et c'est pour finir l'histoire d'un plan fantastique ourdi depuis la nuit des temps par une femme décidée à transcender l'humanité elle-même, quitte à manipuler les hommes et à écraser les opposants.
L'ensemble forme un tout assez hétéroclite à l'ambiance particulière et assez marquée. Une véritable création.

D'autant que le graphisme est tout aussi personnel. Grandes fresques, un peu gothiques, un peu SF, un peu fantasy, elles tiennent souvent davantage de la peinture que du dessin de BD classique. Le style va d'ailleurs évoluer sensiblement de tome en tome, se rapprochant doucement d'un genre infographique, notamment à partir du tome 3.
Certains décors sont vraiment très réussis. La créature nommée garde-fous est aussi rendue de belle manière. J'apprécie en outre grandement les textures des couleurs. A noter surtout un "bleu sogrom" assez hypnotisant, quelque part entre le Bleu de Klein et la poudre indigo.
Cependant, malgré les qualités du graphisme dans son ensemble, je regrette que les personnages en eux-mêmes soient souvent assez ratés. Quand il ne s'agit pas de personnages fantasques, aux allures volontairement grossières et bouffonnes, l'auteur a du mal à représenter les humains typiques, notamment le héros et sa jeune compagne de voyage. Leurs visages sont changeants et assez plats. C'est dommage.

J'ai accroché dès le début de ma lecture à l'ambiance et à l'intrigue particulière de cette série. J'ai été agréablement étonné d'y trouver un mélange d'aventure fantasy assez classique avec quelques notions innovantes de conte onirique et aussi une bonne dose d'humour. La légèreté du récit trouve son apogée dans le tome 2 où certaines scènes sont purement humoristiques.
Le scénario prend cependant un tour différent à partir du tome 3. Le héros passe momentanément au second plan, presque éliminé. Il se met également en place à partir de ce tome une intrigue de complot et de pouvoir qui m'est apparue comme présentée de manière assez abrupte, comme si j'avais manqué un ou deux épisodes pour passer du contenu du tome précédent à celui-ci. L'ensemble devient plus sombre, plus sérieux, plus mégalomane. J'ai un petit peu décroché.
Mais comme l'ensemble se tient et forme un tout cohérent et toujours aussi original malgré une fin classique, je trouve que cette bande dessinée sort du lot et mérite nettement la lecture.

Nom série  Le Bois des vierges  posté le 02/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ca fait plaisir de voir une bande dessinée d'une telle qualité, avec autant de soin apporté au graphisme et à l'originalité du scénario. C'est une très bonne fable qui s'entame ici, dans un décor novateur et intéressant, mélangeant heroic-fantasy, ambiance renaissance et conflit entre stricts humains et créatures animalières.

Le dessin de Béatrice Tillier est impressionnant de travail et de finesse. Personnages, costumes, décors ; un même soin et un même souci du détail est apporté à chaque élément. Pour autant, la lecture reste fluide et les scènes dynamiques. Les couleurs sont très belles. Et j'ai surtout été séduit par la réussite des expressions animalières : les visages des hommes-loups sont parfaitement rendus, avec des expressions canines très palpables et parlantes.
C'est beau et efficace.

Le scénario n'est pas en reste car, quoiqu'il soit structuré de manière assez classique, il est prenant et parfois très réjouissant. J'aime le parallèle entre les situations chez les humains et chez leurs ennemis, animaux de haute taille. Le récit qui mêle ambiance historique, fable un peu moraliste et récit d'aventure et de magie est original et bien monté.
J'ai hâte de savoir la suite.

Nom série  La Saison de la Couloeuvre  posté le 01/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans l'attente de la suite de cette série, j'ai encore quelques appréhensions : paraitra-t-elle bien, ne va-t-elle pas tourner au délirant, sera-t-elle à la hauteur ? Mais pour le moment, le premier tome de cette bande dessinée m'a séduit.

Bel objet éditorial, grande couverture, papier épais, je partais sur un bon a priori.
Le dessin m'a également plu même si je lui trouvais des visages un peu figés et des accoutrements parfois, volontairement ou non, un peu ridicules (la tenue de kendo sportif pour les gardes par exemple). Mais certains costumes, l'ambiance et l'exubérance graphique de certains passages m'ont un peu rappelé Moebius d'une part, tandis que certaines mises en page et une certaine manière de représenter les décors m'ont un peu rappelé Andreas. Deux bonnes références pour moi.
Quant à la couleur, son aspect monochrome ne m'a pas dérangé dans les premières pages, et c'est pour mieux contraster avec l'arrivée de la couloeuvre sur la fin.
Bref, graphiquement, j'aime bien.

C'est aussi dès les premiers dialogues que j'ai été séduit. J'ai trouvé les textes très bien écrits : vivants, crédibles, intelligemment simples. Ils donnent à eux seuls une belle épaisseur aux personnages.
Quant à l'univers imaginé là, il est... très chouette. Un peu foufou par certains aspects, je trouve qu'il ne manque pas d'humour. C'est de la SF débridée, tout un petit univers qui se crée avec sa population hétéroclite, parfois amusante. Les personnages sont variés et attachants. Le background space-opera avec de nombreuses créatures et civilisations ainsi qu'un réseau de transport bien particulier, avec sa propre culture à la fois sereine et serviable, est également original et bien trouvé.
Une intrigue pleine de mystère se met en place très rapidement, fournissant un récit dense et prenant.

Je n'ai qu'une légère crainte : au vu de la tournure assez folle que prennent les évènements durant "la couloeuvre", j'espère que la suite du récit ne va pas partir dans un délire un peu psychédélique comme j'en ai trop vu dans des récits SF des années 70-80. Mais le retour au calme de la fin du premier tome me laisse penser que les auteurs maîtrisent leur ouvrage.
A quand la suite, donc ?

Nom série  Mattéo  posté le 31/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série s'annonce comme la saga d'un homme à travers le début du 20e siècle, des prémices de la première guerre mondiale jusqu'à ceux de la seconde. Pour le moment, le tome 1 se concentre sur la seule guerre des tranchées.

Le dessin de Gibrat est toujours aussi plaisant. Avec une excellente technique, il offre des paysages chaleureux et des personnages pleins de vie. J'avoue n'être pas totalement tombé sous le charme pourtant. Les visages de ses personnages me paraissent un peu étranges, comme ressortant trop par rapport au reste du dessin. Et certains paysages un peu épurés m'ont déçu, comme ceux du port de Collioure par exemple dont les bâtiments semblent esquissés et tracés à la règle plutôt que représentés avec vie.
Ce n'est pas bien grave.

Ce qui m'a un petit peu plus gêné, c'est que j'ai eu la nette impression qu'un tel dessin ne collait véritablement pas avec un récit de guerre et d'horreur comme celui des tranchées. L'ensemble fait trop propre, trop sympathique, trop joli.
Du coup, davantage qu'un récit de guerre, ce sont davantage les bluettes amoureuses qui le composent qui ont marqué mon attention dans cette bande dessinée. Si je voulais caricaturer l'effet que me fait ce premier tome, je dirais que comparer cette BD à C'était la guerre des tranchées de Tardi, ce serait à mes yeux comme comparer "Sissi Impératrice" à "Guerre et Paix" : dans les deux cas un récit historique se rapprochant de la fresque épique, mais d'un côté un récit romantique et doux-amer et de l'autre un récit réaliste et fataliste.
Du coup, mieux vaut ne pas les comparer. Il vaut mieux lire Mattéo comme ce qu'il est : un récit romantique, celui d'un jeune homme d'origine espagnole balloté par la vie, la guerre et ses sentiments encore un peu immatures.

C'est plaisant, assez dépaysant, mais je ne suis pas vraiment tombé sous le charme.

Nom série  Animal - Les aventures d'André le Corbeau  posté le 29/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée me fait l'effet d'être une version pour lecteurs plus âgés de Sibylline de Macherot. On y retrouve en effet un univers où, pour les premières histoires, les personnages animaliers possèdent à la fois un caractère purement animal tout en ayant des comportements anthropomorphiques, puis ces mêmes animaux deviendront de plus en plus humanisés, vivant au final dans de vraies maisons et non plus les terriers des premières pages.

Le héros est un corbeau, amoureux d'une ourse dont il partage la vie mais qui se retrouve sans elle durant l'hibernation de cette dernière. Entre le moment où il se retrouvera plus ou moins seul durant l'hiver puis durant les mois qui suivront le réveil de son aimée, il va vivre des aventures diverses assez psychologiques et sociologiques. Il sera exposé aux dangers de la nature, de la rencontre avec les hommes, puis ensuite à des mouvements sociaux et des réflexions psychologiques qui se rapprochent de la vie des hommes et des réflexions sur la vie et ses complications qui sont celles que peuvent vivre les hommes eux-mêmes.

Le dessin est sympathique, d'un graphisme qui se rapproche un peu de la ligne claire.

La narration n'est pas inintéressante mais l'ensemble est un peu trop confus et trop hétéroclite. Entre le début et la fin de cette longue bande dessinée, tout le contexte semble évoluer et les petites aventures que vive le héros corbeau est un peu trop divers, cela manque de suivi, d'un fil rouge. C'est comme une série parue en épisode dans un journal (probablement Pilote) où l'auteur n'avait pas trop l'idée d'où il allait mener son histoire.

Nom série  Le Promeneur  posté le 28/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu L'Homme qui marche mais j'avais bien apprécié Le Gourmet solitaire qui possédait déjà une structure narrative similaire à celle du Promeneur. On y voyait également un homme errer au hasard des rues de la ville, redécouvrir de vieilles sensations et nous faire découvrir le Japon par sa cuisine et sa nourriture. J'avais été très touché par certains de ces courts chapitres.
Mais avec le Promeneur, je n'ai tout simplement rien ressenti.

Pourtant, la plupart des éléments qui auraient pu me plaire étaient là. La flânerie solitaire, la découverte d'endroits un peu oubliés, de choses typiquement japonaises, modernes ou traditionnelles. Le dessin est le même, celui soigné et assez occidental de Taniguchi.
Mais ce récit ne m'a vraiment pas parlé, pas touché. Les récits sont courts, tombent à plat. Les morceaux de Japon mis en scène ici sont sans intérêt, n'arrivent pas à éveiller l'intérêt ou l'émotion chez moi. Rien...

Je me suis ennuyé et n'ai su ressentir ni poésie, ni nostalgie, ni curiosité. Rien...

Nom série  Astro Boy (Anthologie)  posté le 28/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Belle édition pour cette série anthologique qui rend hommage à l'oeuvre la plus connue d'Osamu Tezuka en publiant les meilleures histoires d'Astro, le petit robot.

J'ai cru, en entamant ce manga, que cela allait me permettre de découvrir les origines de ce personnage que je connaissais mal. Ce n'est qu'à moitié le cas.
En effet, l'album s'entame par une histoire courte résumant la création du petit robot et ses débuts, mais il ne s'agit pas à proprement parler de la première histoire publiée par Tezuka sur ce personnage. De même, les histoires qui suivent ne forment pas une chronologie de ses premières aventures mais sont plutôt une sélection, au suivi d'ailleurs parfois assez décousu, des histoires que Kana considère comme les meilleures du personnage.
En réalité, c'est seulement à la lecture de la dernière histoire courte du premier tome que j'ai appris les véritables origines d'Astro le robot. Tezuka s'y met en effet en scène pour raconter lui-même la première apparition d'Astro dans une série où il n'était qu'un personnage secondaire et sans vie, puis les évènements éditoriaux qui vont l'amener à créer une série qui lui sera consacrée. Le texte épilogue de ce premier tome raconte également comment Astro en est venu à être renommé au Japon et de par le monde par le biais de son dessin animé davantage que par son manga.

Alors qu'en est-il des histoires contenues dans cette édition anthologique ?
Cinq récit composent le premier tome. Un soin particulier y a été apporté. Le premier d'entre eux est en grande partie colorisé ce qui le rend très attrayant. Les couleurs permettent en outre de mettre davantage en avant la ressemblance du trait de Tezuka de l'époque avec celui des productions Disney. Certaines planches m'ont d'ailleurs grandement rappelé l'école Disney italienne qui apparaitra de nombreuses années plus tard.
Ces histoires se révèlent pleines de rythme et dotées de scénarios très variés et souvent originaux. Les intrigues sont denses et suffisamment imprévisibles pour intéresser un lecteur adulte.
Le style scénaristique se révèle tout de même très enfantin. Les ficelles scénaristiques sont très grosses, et les incohérences flagrantes sont parfois tellement légion qu'elles gâchent une bonne partie du plaisir. Un adulte aura du mal à laisser passer certains rebondissements trop faciles ou trop abracadabrants. Comment ne pas réagir quand on voit Astro se rendre sans raison dans un Mexique mâtiné d'Egypte Ancienne pour se mettre au service d'un professeur inconnu et mauvais ? Ou quand on voit ce Pôle Sud qui tient plus de l'Afrique du Sud de l'Apartheid où on se balade en bras de chemise à côtés des pingouins ? Il faut pour cela se focaliser sur la seule aventure et son rythme assez prenant, et ne pas trop chercher la cohérence de l'ensemble.
J'aurais aimé en outre un petit texte introductif permettant de mieux situer chacune des histoires regroupées dans ce recueil, connaitre leur date de publication et éventuellement les évènements pouvant expliquer leur contexte. Certains récits commencent en effet de manière assez abrupte et le néophyte pourra facilement être pris au dépourvu.

En ce sens, cette anthologie s'adresse à deux publics à mon avis.
Le premier, les amateurs d'histoire du manga, soucieux de se procurer une belle édition d'un monument historique dans l'histoire de la bande dessinée japonaise. Ils y découvriront une bonne sélection de ce qui a marqué le jeune lectorat du Japon dans les années 60.

Les seconds, les enfants ou leurs parents désireux de leur faire lire des aventures relativement désuètes de nos jours mais qui ont probablement de quoi encore captiver les jeunes lecteurs à la manière d'une bonne histoire du journal de Mickey ou d'autres publications jeunesse.

Nom série  Columbia  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un sentiment mi-figue mi-raisin suite à la lecture de cette BD et j'hésite à en conseiller l'achat.
Pourtant, j'ai apprécié parcourir ses planches.

Le dessin est simple mais attrayant. Je trouve les décors un peu épurés, les personnages un peu trop simplifiés et les visages manquant d'expression, mais malgré ces légers défauts je m'y suis très vite fait et je n'ai pas de réel reproche à faire au graphisme.

La narration est fluide, la lecture agréable. Les personnages sont attachants, l'idée assez originale. Faire arriver un bébé au sein d'une brigade de soldats de l'espace bons-enfants, mettre en scène son adoption puis la vie quotidienne avec elle du Commandant Papa quand il doit quitter l'armée. Ce monde de science-fiction un peu enfantine empli de sympathiques aliens est amusant. Les intrigues sont légères et assez vite résumées, mais elles sont bien menées.
Mais là où je suis un peu perplexe, c'est sur le public visé par cette série sensée être destinée à la jeunesse. En effet, j'ai trouvé que ses thématiques (vie à la caserne, adoption et vie avec un enfant) se destinaient un peu plus aux adultes, aux parents. De même, l'humour m'a amusé, moi, mais je doute qu'il fasse vraiment rire un enfant. Et pour dire les choses simplement, ma fille a refusé de lire la BD pour elle-même, le feuilletage ne l'ayant vraiment pas attirée.

Pourtant, c'est sympathique, léger, souvent assez amusant. Mais du coup, je suis un peu partagé sur le fait d'en conseiller davantage que la simple lecture pour le plaisir.

Nom série  L'Etrangleur de Boston  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Etrangleur de Boston était un véritable serial-killer comme on en voit dans les séries policières, le genre tellement psychologiquement dérangé et cause de tellement de morts qu'on peine à l'imaginer réel. C'est en effet aux alentours de 1962 qu'il a étranglé successivement une douzaine de femmes, non sans les avoir au préalable violées, léchées ou encore mordues parmi d'autres sévices sexuels et violents. Totalement impulsif, ce n'est que par un grand hasard que la police a fini par mettre la main dessus, et encore sans preuve permettant de le juger en bonne et due forme.

C'est le récit de cette enquête qu'Elie Chouraqui et Serge Fino mettent ici en scène.
Le dessin de cet album est de qualité. Réaliste et soigné, quoiqu'un peu froid et dépouillé, il est plaisant à lire et représente avec réussite le sérieux du récit.
La narration et la mise en page sont classiques mais très bien maîtrisées. C'est la première BD scénarisée par Elie Chouraqui, plus connu pour son rôle dans le cinéma, mais on sent une bonne technique du récit séquentiel de la part des deux auteurs.

De manière fluide et sans accroc, j'ai appris ainsi un pan de l'Histoire policière, le déroulement du début à la fin d'une enquête sur un meurtrier d'exception.
Ceci étant dit, j'ai tiqué à quelques reprises lors de ce récit. Le passage avec le voyant me parait assez aberrant de nos jours. J'ai l'impression qu'il y aurait lieu là de toute une enquête dans l'enquête : ce voyant avait-il été payé pour désigner un coupable idéal en faisant sa fausse révélation ?
De même, la double personnalité du tueur (qu'on confond à tort avec la schizophrénie) me rend sceptique.
A noter qu'il existe un film homonyme de Richard Fleischer avec Tony Curtis et Henry Fonda, sorti en 1968, qui reprend le même sujet et la même enquête. Ce dernier mettait l'accent sur l'interrogatoire final de l'Etrangleur et le trouble psychologique que cela engendrait pour le personnage joué par Tony Curtis se découvrant assassin à son insu.
Or, j'en viens à me demander si cette bande dessinée ne serait pas davantage une adaptation du récit du film que de celui de la véritable enquête. Les informations véridiques qui ressortent de l'enquête et des témoignages et études qui ont suivi montrent en effet quelques doutes sur le fait qu'Alberto De Salvo, arrêté et ayant avoué ces crimes, en soit réellement le coupable. L'ADN retrouvé sur les victimes, notamment, ne correspondait pas. Ces faits n'apparaissent pas dans la BD où le personnage est montré du début à la fin comme étant clairement le seul et unique coupable. Et dans ces conditions, l'hypothèse d'une véritable "double personnalité", théorie psychologique à laquelle j'avoue ne croire qu'à moitié, n'est pas une solution un peu facile pour expliquer les évènements.

Quoiqu'il en soit, il n'est pas question ici de refaire l'enquête. La bande dessinée, L'Etrangleur de Boston, en elle-même est de bon niveau, plaisante à lire et intéressante. Elle m'a en tout cas permis de découvrir toute une histoire policière véridique dont je ne connaissais rien.
Seul regret, cette bande dessinée se révèle certes instructive mais je doute la relire un jour donc n'en conseille pas particulièrement l'achat.

Nom série  Naïve  posté le 26/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été circonspect en entamant cet album car j'avais du mal à saisir de quoi il s'agissait exactement. Des dessins psychédéliques et cucul-la-praline pour les premières, puis un brusque changement de style pour emprunter un encrage plus gras et plus rond sans être totalement réaliste pour autant, puis alternances de moments de "la vraie vie" et de rêveries à l'eau de rose, et puis aussi d'autres passages plus réalistes encore avec un alter-ego dépressif de l'héroïne... Un drôle de mélange dont il m'a fallu un moment avant de m'imprégner.

Au final, cette bande dessinée raconte d'une manière assez originale une année dans la vie d'une adolescente. Son mal-être malgré une vie assez heureuse, ses rêves qui rappellent qu'elle est à peine sortie de l'enfance et rêves de princesses roses, et une sorte de double plus réaliste et plus déprimé qui représente probablement la part de noirceur et de possible désespoir au fond de son âme pas encore suffisamment sûr d'elle-même et de sa maturité.

L'auteur utilise trois styles de dessins différents pour chacune de ses portions de récits, à la fois proche et différente. L'ambiance graphique est quand même assez légère, un peu infantile, un peu trop contrasté à mon goût avec le propos qui se veut parfois sérieux ou du moins évocateur.

Finalement, j'ai fini par m'attacher à cette petite Naïve (ou bien est-elle Néva en réalité ?) et j'ai suivi sans déplaisir cette lecture. Mais j'ai bien peur que quelque chose m'ait échappé. Je n'ai pas compris la finalité de ce récit. Que faut-il en déduire ? Qu'au bout d'une année, la jeune ado a acquis un petit peu plus d'assurance et part sur de meilleures bases pour la suite ? Peut-être...
Le véritable souci pour moi, c'est que je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture. Même si je trouvais l'héroïne sympathique, je n'ai pas éprouvé d'empathie pour elle, pour sa vie. Je m'en suis senti assez détaché, témoin froid, sans être touché par aucune éventuelle émotion.
Comme une histoire vaine...
Mais peut-être aurais-je été davantage touché si j'avais été une fille, si j'avais vécu une telle adolescente. Ce n'est pas le cas...

Nom série  La loi du chaos  posté le 26/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le lien entre cette BD et l'univers de Warhammer saute aux yeux. On sent vraiment les joueurs fans d'elfes noirs et de dieux du Chaos façon Games Workshop qui n'avaient pas le droit de reprendre véritablement tels quels les noms et l'univers copyrightés mais qui ont quand même pompé au maximum plutôt que d'imaginer un décor heroic-fantasy personnel. Toute la trame de base est donc connue des joueurs de Warhammer : des elfes noirs méchants qui ravagent les côtes à bord de leurs nefs et font autant d'esclaves que possibles pour les sacrifier à leurs dieux en leurs sombres cités, des adeptes de la torture "élégante", des conflits internes et autres coups de poignards dans le dos. Rien de neuf.
Seul intérêt apporté par l'intrigue de cette BD, des rivalités entre dieux assez spéciales, ces derniers étant représentés de manière plutôt étrange. Ils sont loin d'être omnipotents, mais ressemblent plutôt à de puissantes créatures humanoïdes, dotées de pouvoirs magiques mal définis, nourries par les âmes qui leur sont sacrifiées et liées par des lois spécifiques qui régissent leurs vies et leurs combats.

Cela pourrait donner quelque chose de plaisant à lire mais l'ensemble manque trop de maturité.

Le dessin a des allures amateurs. La technique n'est vraiment pas au rendez-vous. Visages de pleine face ou de profil la majorité du temps pour éviter les angles difficiles, postures raides, anatomies approximatives et autres décors aussi simples que possibles. Le pire, c'est que le personnage le plus raté est précisément le héros du récit. De même quand on ne sait pas, mais vraiment pas, dessiner une ville imposante vue du ciel, on évite d'en faire une grande double page comme celle du premier tome qui met d'autant plus en avant les défauts techniques. Le graphisme s'améliore au fil des tomes mais de toute façon je ne l'aime tout simplement pas.

Quant au récit, il se laisse lire mais suinte lui aussi d'immaturité technique comme narrative. Les ficelles scénaristiques sont prévisibles, les personnages caricaturaux et dotés d'une psychologie sans profondeur ni intérêt. Et comme dit plus haut, cela ressemble davantage à un fan-fiction banale dans un univers Warhammer à peine modifié qu'à une oeuvre personnelle.
C'est un divertissement qui fait passer le temps mais qui s'oublie aussi vite qu'il est lu.

Nom série  Les Voies du Seigneur  posté le 25/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Voies du Seigneur est une série en quatre tomes qui s'entame sur un postulat que je trouve très accrocheur en tant qu'amateur d'Histoire et de ses éventuelles revisites. Le fil conducteur de celle-ci est un parchemin fictif, une carte dessinée à l'époque par Leif Eriksonn suite à sa découverte du Vinland, ce qui deviendra l'Amérique. Les autorités religieuses chrétiennes ayant entendu parler de ce parchemin croient y voir la carte qui mène à l'Eden et vont tenter d'influencer les évènements historiques majeurs de leur époque pour mettre la main dessus.
Cela commence lors de l'invasion de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, que l'Eglise va tenter de maîtriser par divers artifices afin de récupérer le parchemin qui est entre les mains du roi Harold.
Cela se poursuivra ainsi probablement de siècles en siècles jusqu'au voyage de Christophe Colomb.

Le dessin de Jaime Calderon est de qualité tout à fait appréciable. Le soin apporté aux détails, le soucis du réalisme historique et la colorisation me rappellent la bonne qualité graphique de la série Le Trône d'argile, quoique je trouve la technique de Calderon un peu moins bonne et les personnages pas toujours très plaisants par moments.

J'ai beaucoup aimé la documentation historique dont font preuve les scénaristes. Toutes les manigances et les actions relatées dans cette bande dessinée sont mises en scène pour aboutir aux évènements et conséquences tels qu'ils se sont réellement passés d'après les historiens. Les choses sont présentées comme si c'était véritablement cette quête du parchemin mystérieux qui avait causé la tempête qui a retardé l'armada de Guillaume le conquérant, véritablement causé la mort du roi Harold en pleine bataille d'Hastings, etc... C'est une amusante revisite des faits qui auraient entrainé l'Histoire telle qu'on l'a connait.

Le récit n'est cependant pas seulement une fiction historique car il fait preuve, plutôt discrètement mais à plusieurs reprises quand même, d'éléments purement fantastiques. Ces derniers ne sont pas indispensables au récit et auraient probablement pu être remplacés par des solutions plus complexes mais plus crédibles, mais ils ne gâchent en rien le récit et permettent d'accélérer son rythme.
Car ce rythme est assez élevé. Chaque tome forme l'équivalent d'une histoire complète à une époque donnée, histoire plutôt dense avec ses propres personnages et son contexte géopolitique. Ca implique une narration assez rapide et pas mal d'ellipses. Du coup, il est difficile de s'attacher aux personnages, ce qui a particulièrement réduit mon plaisir de lecture.

Mais dans l'ensemble, c'est plutôt bien mené et c'est avec plaisir que je lirais la suite pour voir où l'idée de départ des auteurs saura nous conduire.

Nom série  Ewen  posté le 25/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier album des éditions Daniel Maghen que je lis, j'ai aussitôt été assez surpris par le grand format de cet ouvrage. Grande couverture, planches sensiblement plus grandes que le grand format classique, papier épais, etc. L'accent est clairement mis sur la qualité de l'objet, certainement pour justifier son prix élevé (à moins que ce ne soit l'inverse ?).

Ca m'aurait plu si j'avais accroché au graphisme, mais ce n'est pas vraiment le cas. Car ce format un peu plus grand que d'habitude accentue la taille des cases ce qui, d'une part, les rend moins faciles à lire à mes yeux et, d'autre part, met également davantage en avant les menus défauts du dessin.
Ces défauts sont mineurs car Arinouchkine est sans conteste un illustrateur de qualité. Certaines de ses planches sont admirables. J'aime ses couleurs, la majorité de ses décors et certains traitements très réussis comme ceux de l'eau et autres paysages forestiers. J'aime moins l'aspect photo-réaliste et figé de ses visages. J'aime encore moins les effets de flou qui affectent la quasi totalité de ses décors. Je trouve son découpage perfectible et pas toujours très plaisant à lire. Et je n'accroche pas à l'ensemble car je lui trouve un aspect que je qualifierais de légèrement "pompier" à mon goût.

Je n'ai pas vraiment accroché non plus à l'histoire. Elle se présente comme un récit heroic-fantasy assez typique, avec un peuple guerrier qui opprime un peuple plus pacifique, un héros combattant qui serait l'élu qui va sauver les opprimés, et une quête d'un petit groupe autour de cet élu pour aller chercher ce qui va permettre la libération du peuple soumis.
Là où l'intrigue gagne en originalité, c'est dans le fait que le "héros sauveur élu" est un vrai salaud : imbu de sa personne, brutal, dangereux, n'hésitant pas à violer la femme qu'il déclare être sienne bien malgré elle. Et pourtant comme c'est l'élu, ceux qui subissent son autorité et son arrogance l'aident malgré tout dans sa quête, ayant à la fois à affronter les dangers que ça implique et les dangers que leur sauveur fait peser sur eux.
Mais pour le moment, cette originalité ne permet pas de sortir vraiment ce récit du lot et je ne suis guère captivé ni motivé à l'idée de lire la suite.

Nom série  L'Encyclopédie des prénoms  posté le 25/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
"Je ne savais pas quoi t'offrir alors je t'ai acheté ça... Tu t'appelles bien Léon au fait ?"
L'alarme à l'ouvrage commercial retentit à plein à l'approche de ces BDs.
Cela donne parfois quelque chose de potable malgré tout, mais là, non.

Chaque album se consacre ici à un prénom, en commençant bien évidemment par les prénoms les plus courants pour avoir le plus d'acheteurs potentiels. Le plus simple est de prendre les prénoms des saints du calendrier, comme ça cela permet d'entamer chaque tome par un résumé en quelques pages de la vie du saint en question.
Et par la suite sont illustrés les animaux, couleurs, pierres et autres végétaux fétiches associés à ce prénom. Je me suis toujours demandé (sans y prêter le moindre intérêt soit dit en passant) d'où pouvaient bien sortir ces associations aussi arbitraires que stupides d'un prénom avec tel ou tel caillou et autres.
Puis viennent les mises en image des proverbes, maximes et autres traits de caractères censés être partagés par tous ceux qui portent tel ou tel prénom. Prenez garde, si vous vous appelez Zébulon, car chacun sait que tous les Zébulon ont tendance à être montés sur ressort et à tournicoter comme des aliénés ! Sauf ! Sauf si vous êtes nés dans le premier décan de la constellation du castor à poil ras affilié à Vénus dans sa phase ascendante !...
Bref, j'y crois...

Il serait faux de dire que les graphismes de chaque dessinateur qui se sont attelés aux différents albums sont mauvais. Non, il y a des dessinateurs tout à fait corrects et professionnels dans cet ensemble. Leur style est toujours bien typé humour franco-belge mais certains n'ont pas à démériter. D'autres par contre, dans le lot, me semblent franchement médiocres et offrent des albums de piètre qualité visuelle.

Mais ce ne serait rien si l'humour qui accompagnait ces planches était potable.
Ce n'est pas le cas !
Tous ces albums, tous ces gags, suintent l'artificiel, le gag monté de toutes pièces pour coller aux mots et phrases associés à chaque prénom. C'est lourdingue, prévisible, téléphoné, niveau tarte à la crème, tout ce que vous voulez, mais ce n'est pas drôle. Tant et si bien que passées quelques pages, on en vient très vite à feuilleter les albums puis à les refermer sans les avoir à peine entamés.

Super cadeau... Priez pour avoir un nom original et ne pas vous en voir offrir un.

Nom série  Alerte sur Ooxia  posté le 24/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
S'il y a bien une BD qui est culte pour Altaïr, c'est Alerte sur Ooxia. Aussi m'a-t-elle mis de force cet album entre les mains pour que je le lise et partage avec elle ce grand moment du 9e art !
Et ô joie ! Ô félicité ! J'ai enfin pu goûter au nirvana littéraire !

Hum... Non.
En fait, cette BD est une oeuvre mi publicitaire mi éducative diffusée par planete-energies.com, un site d'information appartenant au groupe Total. Son objectif, présenter les différentes sources d'énergie existant sur Terre et utilisables. Au passage, elle présente les avantages et les inconvénients de chacune d'entre elles, notamment en terme de dégâts sur l'environnement d'une Terre dont nous, les humains, croyons avoir acquis la propriété par l'usucapion. Et étonnamment, d'ailleurs, les défauts et les déchets de l'énergie pétrolière sont relativement peu abordés ici...

Jacques Lerouge s'est chargé d'écrire le scénario de cet album. Et il a laissé le soin du dessin de chaque chapitre successif à différents auteurs, dont certains hélas très amateurs et parfaitement inconnus alors et depuis.
Ce qui m'a poussé à lire cet album, c'est la présence parmi eux de noms qui me plaisaient nettement plus, à savoir Killofer et Libon. Mais les deux pages de Killofer sont très décevantes, même si on retrouve quelques légers éléments de son Donjon monsters dans les paysages sous-marins qu'il dessine ici (et d'ailleurs quel rapport avec une quelconque énergie ce passage dans les abysses ?). Et les pages de Libon, même si je souris toujours à la bouille de ses personnages, ne forment que la conclusion d'une bande dessinée médiocre de bout en bout.

Le scénario est puéril, tout droit sorti d'un mauvais magazine BD pour la jeunesse. Les intrigues successives vont dans tous les sens, jamais crédibles, toujours artificielles. Ce n'est pas drôle, pas prenant du tout et l'ensemble parait très immature.
Ce n'est pas complètement nul car cette lecture a rafraichi un peu mon inventaire des nombreuses sources d'énergies, renouvelables ou non, développées par l'homme (même si certaines comme l'éolien, la géothermie et autres sont à peine évoquées en une seule petite image). Mais même pour une lecture jeunesse, c'est assez mauvais.

Nom série  L'Héritage du Diable  posté le 23/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès la couverture, le lien avec Indiana Jones est fait. Et le contenu de cette BD le confirme : nous avons là une aventure où il n'aurait pas été surprenant de voir intervenir Junior et son papa, pourchassés par les méchants nazis à la poursuite d'un pouvoir surnaturel caché depuis les débuts de la chrétienté.
Mais mine de rien, je réalise qu'il existe bien peu de BD de bon niveau qui exerce dans le même domaine qu'Indiana Jones. Or celle-ci en est une, quoiqu'on en dise sur ses quelques petites défauts.

Le décor est planté. Classique pour les amateurs du genre, il est bien mis en scène. Un jeune héros peintre et amoureux d'une femme mystérieuse et disparue, à ses côtés une belle jeune rousse garçon manqué qui fait tout pour ne pas retourner vivre dans la rue qu'elle a quittée, et face à eux un couple fraternel aux allures sadomasochistes, au service des nazis pour traquer le trésor et tuer sans pitié ceux qui se dressent sur leur chemin. Et dans l'ombre, une petite société secrète qui semble manipuler les uns et les autres.
Le trésor, il reste encore mystérieux au début de cette histoire. Les auteurs oblitèrent rapidement la fausse piste d'un parchemin sensé prouver l'inexistence du Christ : c'est une bonne chose et un clin d'oeil, voulu ou non, aux nombreux clones du Da Vinci Code. Non, le véritable trésor que poursuivent les protagonistes serait, parait-il, un parchemin donnant "un pouvoir fantastique" à son possesseur... Certes... Nous n'en saurons pas plus pour le moment.

Le dessin est de bonne qualité même si j'avoue ne pas accrocher aux mimiques de certains visages. Les couleurs sont simples mais réussies. La mise en page est efficace et permet une lecture fluide et agréable.

J'ai regretté la présence d'un peu trop de facilités scénaristiques. Les coïncidences et les personnes présentes au bon moment au bon endroit sont un peu trop fréquentes. C'est dommage car cela retire de la qualité au scénario.
Mais quand on passe outre ces détails, on se retrouve avec une lecture très accrocheuse. Le rythme est maintenu à chaque page. Le mystère et l'action garantissent une attention de tous les instants. La documentation des auteurs sur le mystère de Rennes-le-Château leur permet d'offrir un background ésotérique et historique de qualité.
Et surtout, arrivé en fin de premier album, j'en ai été à bien vérifier s'il n'y avait aucune page restante tant j'avais envie de savoir la suite.

Voilà donc une BD dans la pure veine des bons Indiana Jones, avec une trame très accrocheuse, où l'on ne peut que déplorer quelques facilités scénaristiques un peu gênantes pour le lecteur pointilleux. Mais ceux à la recherche d'un bon divertissement seront ravis.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 233 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque